Bienvenue chez N.Quinn, D.Thomas, P.Robert, N.Dellis et MT Van der Maeren tous bénévoles et diabétiques. Nous faisons partie du Conseil des Patients de la Maison ABD Bruxelles Les décès de notre groupe : Axel Dierckx qui était le président du Conseil des Patients Brigitte Secat qui a été administratrice de notre association et de Noëlla Dellis
Pour la première fois, l’autorité sanitaire américaine valide un traitement non médicamenteux sous la forme d'une petite puce implantée sous la peau pour vaincre cette maladie auto-immune. Une avancée qui pourrait changer la vie de nombreux patients, même si son efficacité à long terme reste encore à confirmer.
Car si les mécanismes précis restent encore mal compris, les études accumulées au fil du temps convergent : activer ce nerf réduit l’inflammation systémique et la douleur. Deux dimensions centrales dans la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune chronique qui s’attaque aux articulations, provoquant douleurs, gonflements et, à terme, déformations irréversibles des membres.
usqu’ici, son traitement reposait uniquement sur des médicaments immunosuppresseurs, souvent lourds et pas toujours efficaces. Beaucoup de patients voient leur maladie résister aux thérapies de fond. C’est ce qui explique l’intérêt suscité par une approche totalement différente : utiliser des signaux électriques plutôt que des molécules chimiques pour calmer l’inflammation.
L’idée a émergé il y a quelques années, avec de premiers résultats présentés dès 2019 lors d’un congrès international. Mais c’est la société américaine Set Point Medical qui a pris une longueur d’avance en développant un implant sous-cutané dédié à la polyarthrite rhumatoïde. Cet été, l’annonce a fait grand bruit : la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, a donné son feu vert à cette innovation. Pour la première fois, un traitement non médicamenteux est autorisé contre cette maladie.
Concrètement, il s’agit d’une petite puce de 2,5 cm implantée chirurgicalement sous la peau du cou. Chaque jour, pendant une minute, elle envoie au nerf vague des impulsions électriques destinées à réguler l’activité inflammatoire de l’organisme. Une stratégie qui s’inspire directement de l’interface complexe entre système nerveux et système immunitaire.
Avant d’obtenir cette approbation, Set Point Medical avait conduit une étude de phase 2 baptisée RESET-RA, présentée en 2023 au congrès américain de rhumatologie. Sur environ 250 patients suivis un an après la pose de l’implant, plus de la moitié ont rapporté une amélioration notable de leur état de santé. Mieux encore, près de trois quarts d’entre eux ont pu arrêter leur traitement médicamenteux.
Des résultats jugés suffisamment prometteurs pour convaincre la FDA. Selon des informations relayées par le New York Times, le dispositif coûterait moins cher qu’une année de certains traitements actuels et sa durée de vie pourrait atteindre dix ans. Un argument économique qui s’ajoute à la perspective d’une meilleure tolérance pour des patients déjà éprouvés par des traitements lourds.
Cette approbation marque malgré tout un tournant : pour la première fois, une maladie auto-immune chronique dispose d’un traitement validé qui ne repose pas sur un médicament mais sur une stimulation nerveuse. Si l’implant de Set Point Medical confirme ses promesses, il pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de thérapies où l’électricité se substitue aux molécules pour contrôler l’inflammation.
Un changement de paradigme que de nombreux chercheurs suivent de près, car derrière la polyarthrite rhumatoïde, d’autres affections inflammatoires chroniques pourraient un jour bénéficier du même principe. Le nerf vague, longtemps discret acteur de notre physiologie, pourrait bien devenir la star des thérapies du futur.
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