• Bonjour à tous !

    J'espère que ces quelques lignes vous trouveront en pleine forme ...où que vous soyez sur notre Belle Planète !

     

    P'tit article pour vous présenter notre tout nouveau site Internet

    www.planete-insuline.com

    Nos Bonhommes 

    "PLANETE INSULINE" s'adresse aux diabétiques de type I, aux type II sous insuline, aux type III (parents, conjoints, frère et soeur) qui vivent à nos côtés, mais également à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur notre fidèle (et parfois pot de colle) compagnon de route. A vous de venir l'enrichir avec vos retours d'expérience (voyages, rando, trek, sports ...quotidien, trucs et astuces, recettes, évènements que vous organisez, auxquels vous participez), car nous avons tous à apprendre de l'Autre ! Et, ensemble nous sommes plus forts ! N'hésitez pas à rejoindre notre communauté !

     Contact: delphine@planete-insuline.com

     

    Passons aux présentations ...

    - "Association" : on y présente ce que nous faisons et le pourquoi du comment de notre association World Diabetes Tour (WDT), créée avant notre Tour du Monde en sept 2008.

    - "Diabète" : ce qu'est le diabète, car au final même si beaucoup de personnes ont déjà entendu le mot "diabète", peu connaissent la différence entre type I, type II ... notre traitement, nos contraintes quotidiennes, nos joies de nous surpasser ... enfin, bref : comment on vit avec 24/24. L'occasion de laisser la parole aux diabétiques, mais aussi aux type III.

    - "Voyage" car les voyages sont l'une de nos passions (ah oui ? ) ! L'occasion de vous faire voyager à travers quelques unes de nos photos (www.regarderauloin.com), de donner quelques retours d'expérience de Globe Trotters ... ou de proposer quelques destinations bien sympathiques dans les mois à venir !

    - "Sport" ... trucs et astuces pour quelques foulées le dimanche, ou plus si affinités ! 

    -"Alimentation" car l'équilibre de notre glycémie au quotidien (et du coup le bien être de notre diabète) se joue aussi dans notre assiette ! 

    2011 va s'accompagner de rencontres (dîners, cours de cuisine, sorties voile, marche, courses à pieds ... plongée...). Pour vous inscrire à la Newsletter (promis le but n'est pas d'inonder votre boîte mail!) - un p'tit mail ... à delphine@planete-insuline.com

     

    Diabétiquement vôtre, 

    Christophe & Delphine

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  • Chers Membres,

    Nous sommes de plus en plus nombreux à nous retrouver sur le tchat http://www.dextro.fr
    alors afin de répondre aux attentes de tous les membres et de parfaire l'échange entre diabétiques,
    Le Tchat www.dextro.fr a remodelé ses salles de discussion.


    A l'attention des parents d'enfants D.I.D.

    Un espace, tout particulièrement, dédié aux parents d'enfants diabétiques, a été créé : salle "Parents de DID".
    Vous pouvez vous y retrouver à chaque instant, à savoir que, tous les mardis soirs, à partir de 20h30 (heure française), cette salle sera animée par Min2, modératrice sur www.dextro.fr
    pour partager vos inquiétudes, vos astuces et vos sourires.
    Premier rendez-vous , Mardi 30 Novembre, pour la grande première.


    A l'attention des diabétiques de type 2.

    La salle "Soyons positifs T2" sera un espace d'échange, de partage et ciblé afin de mieux accepter son diabète.
    André Positif se tiendra à votre disposition tous les mercredis de 10 h à 11 h 30 (heure française) pour partager vos inquiétudes et vous redonner le sourire.
    Si le jour ou l'heure ne vous convenait pas et que vous souhaiteriez partager un moment avec André Positif, il est toujours possible de
    convenir d'un rendez-vous, sur cette salle, en adressant un e-mail à l'association : dextroenfete@free.fr
    André se fera un plaisir de vous répondre et fera son possible pour vous satisfaire en fonction de ses impératifs et du décalage horaire France/Canada.
    Rendez-vous à partir de MERCREDI 8 DÉCEMBRE dans la joie et la bonne humeur pour fêter l'ouverture de cette salle, en compagnie d'André Positif, modérateur sur www.dextro.fr

    Salles consacrées à la recherche.

    Lors de vos prochaines connexions vous remarquerez également la création de divers salles auxquelles nous ne pourrons pas avoir accès, à savoir que, ces salles sont des espaces mis à la disposition
    de chercheurs, qui viendront faire des exposés de leurs recherches sur le tchat, lors de soirées à thème, lorsque celles-ci porteront sur le diabète.

    En espérant que les nouveautés apportées à l'espace discussion saura vous combler et vous satisfaire.
    Au plaisir de vous retrouver sur www.dextro.fr


    Réseau de diabétiques avec blogs, photos, vidéos, messenger, musiques, forum, ... sur http://www.lasdepic.fr


    Merci à notre à notre partenaire "La Ligue Rein et santé" pour la soirée du 26 Novembre.



    www.dextro.fr

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  •  
     

    Ingrédients pour la recette de Escalopes de bar en marinière :



    2 kg de bar en filet
    100 g de beurre
    2 échalotes
    cerfeuil
    1 tomate
    huile d'olive

    5 litre de moules

    2 litre de vin blanc sec
    1 cuillerée à soupe de beurre clarifié
    3 échalotes
    2 feuilles de laurier
    1 branche de thym
    poivre en grains

    Préparation de la recette de Escalopes de bar en marinière :


    Faire lever les filets de bar par votre poissonnier.

    Laver et triez les moules. Préparez la marinière dans un grand faitout, faites revenir, sans coloration, les échalotes avec le beurre clarifié, ajoutez le thym, le laurier, le poivre, le vin blanc et les moules.

    Faites cuire à couvert, en remuant de temps en temps, pendant 6 minutes. Décortiquez les moules, filtrez le jus.

    Dans un peu d'huile d'olive, saisissez les escalopes de bar durant 2 minutes de chaque côté.

    Four à 120°C (th 4). Dans la poêle, ajoutez les échalotes ciselées, puis le jus de la marinière, laissez bouillir 2 minutes et incorporez le beurre hors du feu, puis les moules.

    Dressez l'escalope au centre de l'assiette, nappez de sauce, décorez de dés de tomate et de pluches de cerfeuil.

    http://recettes.doctissimo.fr/escalopes-de-bar-en-mariniere.htm

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  • Anémie de Biermer et anémies macrocytaires et mégaloblastiques

     

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Ce sont des anémies macrocytaires (les globules rouges sont plus gros que la normale) liées à une carence en acide folique ou en vitamine B12.

    Elles sont mégaloblastiques : présence dans la moelle d'érythroblastes (cellules souches à l'origine des globules rouges) anormaux appelés mégaloblastes.

    Anémies macrocytaires et mégaloblastiques par carence en vitamine B12

    [?] Causes et facteurs de risque

    Elles sont dues à une carence en vitamine B12 :

    • Absence de facteur intrinsèque (anémie de Biermer, gastrectomie totale); le facteur intrinsèque est une protéine du suc gastrique qui permet l'absorption de la vitamine B12 par l'organisme ;
    • Malabsorption élective de vitamine B12 (maladie d'Imerslund ) ;
    • Consommation exagérée de vitamine B12 dans l'intestin (botriocéphalose , syndrome de l'anse borgne) ;
    • Régime carencé ou besoins augmentés.

    [?] Les signes de la maladie

    L'anémie de Biermer est une anémie par carence en vitamine B12 liée au déficit en facteur intrinsèque gastrique. La maladie survient après 40 ans. Il existe une prédisposition génétique. L'association à d'autres maladies auto-immunes est fréquente.

    C'est une anémie chronique d'installation lente.

    D'autres symptômes traduisent la carence en vitamine B12 :

    • Glossite (inflammation de la langue) atrophique de Hunter: la langue est lisse, luisante ;
    • Perte d'appétit, vomissements, douleurs abdominales ;
    • Signes neurologiques : syndrome neuro-anémique ( fourmillements dans les jambes, troubles de la sensibilité profonde…) s'accompagnant parfois de troubles psychiques.

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Le diagnostic repose sur

    • La numération formule sanguine : anémie normochrome, macrocytaire, arégénérative avec neutropénie (diminution du nombre des polynucléaires neutrophiles) et thrombopénie (diminution des plaquettes) ;
    • Le dosage de la vitamine B12 diminué dans le sang ;
    • Fer sérique élevé ;
    • Ponction de moelle : nombreux mégaloblastes ;
    • Etude du liquide gastrique par tubage : absence d'acide chlorhydrique (achlorhydrie), absence de facteur intrinsèque ;
    • Fibroscopie : gastrite atrophique ;
    • La recherche d'anticorps anti-estomac dans le sang ;
    • Le test de Schilling (diminution de l'absorption intestinale de la vitamine B12 marquée aux radio-isotopes).

    [?] Evolution de la maladie

    L'évolution est favorable sous traitement.

    Trois complications sont possibles :

    • La survenue d'atteinte neurologique ;
    • Le retentissement cardiaque de l'anémie ;
    • La survenue d'un cancer de l'estomac.

    [?] Traitement

    Le traitement consiste à injecter par voie intramusculaire tous les jours ou 3 fois par semaine, puis toutes les semaines et enfin tous les mois de l'hydroxocobolamine (vitamine B12) durant toute la vie. Un traitement martial (fer) et des transfusions sanguines sont parfois nécessaires.

    L'acide folique est ici contre-indiqué car il pourrait favoriser un syndrome neuro-anémique.

    Anémies macrocytaires et mégaloblastiques par carence en acide folique

    [?] Causes et facteurs de risque

    Elles sont dues à une carence en acide folique, provoquée par :

    • Les grandes résections digestives ;
    • Les syndromes de malabsorption (sprue) ;
    • Les grossesses répétées ;
    • La malnutrition, l'alcoolisme ;
    • Les traitements par médicaments antifoliques (méthotrexate...).

    [?] Les signes de la maladie

    • Ceux de l'affection causale ;
    • Les mêmes à peu près que dans l'anémie de Biermer mais ici il n'y a pas de syndrome neuro-anémique.

    La numération formule sanguine montre des résultats analogues, bien que la macrocytose soit moins nette.

    Les folates sériques et érythrocytaires sont diminués, le test de Schilling montre que l'absorption de la vitamine B12 est normale.

    [?] Traitement

    Le traitement de la cause s'impose si possible et l'apport en acide folique (Spéciafoldine...) et vitamine B12 est indispensable.

    Vous avez peur de souffrir de carences ou surveillez vos apports alimentaires ?

    Venez échanger vos conseils sur notre forum.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
    Forum Psychologie
    Forum Nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1559_anemie_biermer.htm

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  • Le gastro-entérologue, spécialiste de l’appareil digestif

    Ballonnements, coliques, brûlures d’estomac ou simplement digestion difficile… Nombreuses sont les personnes qui souffrent régulièrement de ces maux. Qu’il s’agisse de symptômes digestifs passagers ou persistants, une consultation chez un gastro-entérologue s’impose parfois.

    1 - Qu’est ce que la gastro-entérologie ?

    La gastro-entérologie se consacre à l’étude de l’appareil digestif et au traitement des maladies qui s’y rapportent. Elle traite les organes (oesophage, estomac, intestin grêle, gros intestin, rectum, anus) ainsi que les glandes digestives (foie, voies biliaires, pancréas). L’hépatologie (foie) et la proctologie (rectum et anus) sont ses deux principales spécialités.

    2 - Quand faut-il aller voir un gastro-entérologue ?

    gastro-entérologueVotre médecin traitant pourra vous orienter vers un gastro-entérologue face à des signes digestifs inhabituels. En cas de vomissement rouge sang ou de selles noires, il faut consulter sans délai au cas où il s’agirait d’une hémorragie digestive. Les douleurs aiguës et persistantes doivent aussi amener à consulter rapidement, en cas d’occlusion, de perforation intestinale ou de calculs biliaires.

    3 - A quel moment consulter ?

    Dans un premier temps, il est préférable de consulter d’abord votre médecin généraliste. C’est dans le cas où la situation demande des examens plus poussés qu’il vous recommandera un gastro-entérologue. Cette discipline étant de plus en plus spécialisée, demandez conseil à votre médecin généraliste qui vous orientera vers la personne la plus à même de traiter votre cas. Si la situation se veut soudaine et très douloureuse, appelez votre généraliste immédiatement ou rendez vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche.

    4 - Quelles sont les personnes les plus à risque ?

    Les personnes aux antécédents personnels et familiaux. De manière générale, la plupart des maladies du tube digestif ne sont pas liées à l’âge. La seule vraie menace reste cependant le cancer, notamment celui du côlon surtout passé 55 ans. Il est alors conseillé de pratiquer un dépistage tous les deux ans. Les autres examens préventifs recommandés à tout âge sont le dépistage de l’hépatite C (en cas de transfusion sanguine ou de toxicomanie) et le toucher rectal pour les hommes dès 50 ans, afin de vérifier l’absence d’anomalies à la prostate ou au rectum.

    5 - Que faut-il préparer pour sa première consultation ?

     Les antécédents personnels et familiaux : médicaux, mais pas seulement ceux du tube digestif. Notez les antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques et bien sûrs les cas de cancers dans la famille proche ;

     Les examens antérieurs : munissez-vous de vos dernières analyses biologiques et bilans hépatiques ;

     Les ordonnances : listez les médicaments pris actuellement ou ces derniers mois.

    6 - Comment se déroule la première consultation ?

    La consultation dure en moyenne 30 minutes avec une grande partie réservée à l’interrogatoire : quels médicaments prenez-vous ? De quoi vous plaignez vous et depuis quand ? Le plus important est de ne pas hésiter à expliquer ses gênes avec des mots simples (taches anormales sur les vêtements, gaz à répétition, incontinence…). Ensuite, le spécialiste palpe le foie, la rate, ausculte le ventre en cas de grosseurs ou de hernies et le coeur. Un examen complet peut aussi inclure un toucher rectal, une échographie abdominale et parfois une endoscopie.

    7 - Les mots clés à connaître

     La cirrhose est une maladie chronique du foie qui se traduit entres autres par une sclérose du tissu hépatique et par le développement d’un réseau de cicatrices fibreuses. Les causes sont multiples : alcoolisme, hépatite B, C, D ou d’origine inconnue ;

     Les calculs biliaires sont de petits cailloux qui se forment dans les voies biliaires à partir de pigments biliaires cristallisés et de sels de calcium. Ils peuvent provoquer une jaunisse, des douleurs abdominales droites et une obstruction/inflammation de la vésicule biliaire(réservoir de bile sous le foie) ;

     La colite et colique. Le terme colique est couramment utilisé pour désigner une douleur tandis que la colite est une inflammation du côlon. Elles se traitent par voie médicamenteuse ;

     L’endoscopie est un examen qui consiste à détecter les ulcérations ou les tumeurs et à effectuer des prélèvements et faire des sutures sans opération chirurgicale. Un tuyau doté d’une caméra est inséré dans le tube digestif pour voir l’intérieur de certains organes. Si le tuyau est introduit par la bouche, c’est une gastroscopie, s’il est entré par l’anus, c’est une coloscopie ;

     Le toucher rectal. Totalement indolore, il consiste à palper à travers l’anus pour détecter des anomalies. Il demande de se placer en position foetale ;

     Le reflux gastro-oesophagien est une remontée d’acide dans l’oesophage causé par un détraquement du sphincter (clapet) qui le sépare de l’estomac.

    8 - la gastro-entérologie en chiffres

    • La France compte environ 3 300 gastro-entérologues ;
    • Les chances de guérison sont de 90 à 100 % pour un cancer du côlon traité à ses débuts ;
    • Il existe environ 800 maladies de l’appareil digestif ;
    • La cirrhose représente près du tiers des décès dus aux maladies de l’appareil digestif en France.

    Emilie Lefèvre - Le 1er avril 2005


    Découvrez notre lexique de gastro-entérologie dans notre dictionnaire médical

    Attention aux diarrhées 
    En finir avec la constipation

     Forum Mal de ventre

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/medecins-specialistes/gastro-enterologue.htm

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  • Vomissements, fièvre, maladies...


    Des nausées ou des vomissements, de la fièvre en relation avec une infection, ou une maladie n'entraînant pas de fièvre, peuvent conduire le diabétique à une situation critique : hypoglycémie ou décompensation.


    Que faire en cas de nausées ou vomissements ?

    Les nausées et vomissements posent deux problèmes :

    • d'une part, celui de la signification des vomissements : est-ce que les vomissements sont dus à une décompensation du diabète, ou est-ce que les vomissements sont dus à une autre cause (indigestion ou maladie de l'estomac par exemple) ?

    • d'autre part, le problème des conséquences des vomissements sur l'équilibre du diabète, puisque l'on ne peut plus manger normalement.


    Schématiquement, deux situations peuvent se présenter :

    • Si la glycémie est élevée, avec glycosurie et acétonurie franche, il s'agit d'un début de décompensation du diabète.

    Dans ce cas, que le diabète soit insulinodépendant ou non, vous n'arriverez pas seul à redresser la situation car il faut des perfusions pour corriger la déshydratation et apporter le sucre et l'insuline nécessaires pour réorienter le fonctionnement du corps vers une utilisation du sucre au lieu des graisses de réserve. Une hospitalisation est donc nécessaire sans tarder.

     

    Vomissements + hyperglycémie + acétonurie

    => Hospitalisation sans
     tarder


    • Si la glycémie est normale ou presque, sans acétone ou avec des traces d'acétone dans les urines, les vomissements ne sont pas dus à un début de décompensation du diabète, mais à une autre cause, et le problème est le risque d'hypoglycémies.

    Si le diabète est traité par des comprimés, on peut baisser le nombre de comprimés, voire les arrêter transitoirement en cas d'hypoglycémie confirmée, mais il faut savoir que les comprimés continuent d'agir un certain temps après leur arrêt. Autrement dit, en cas de vomissements avec hypoglycémies malgré l'arrêt des comprimés, une hospitalisation est nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver et traiter la cause des vomissements.

    Si le diabète est traité par l'insuline, il faut diminuer les doses, mais il ne faut jamais arrêter les injections car l'organisme à besoin d'insuline même si on ne mange pas (schématiquement, environ la moitié de la dose d'insuline quotidienne est nécessaire au fonctionnement du corps, et l'autre moitié est nécessaire pour la prise en charge des repas). Si les choses ne s'arrangent pas rapidement, il faut consulter votre médecin pour trouver la cause des vomissements et la soigner. Dans certains cas, une hospitalisation peut être nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver la cause des vomissements.

     

    Vomissements sans hyperglycémie ni acétonurie franche :

    => Ne jamais arrêter l'insuline, même si on ne mange pas, mais adapter les doses d'insuline selon les glycémies. Selon les cas, il peut être nécessaire de diminuer les doses, ou de les augmenter. Ce
     sont les glycémies qui commandent et non ce que l'on avale.

    => Consultation médicale indispensable si la situation ne s'arrange pas rapidement (car cause à
     traiter).


    Que faire en cas de fièvre ou de maladie ?

    Toutes les maladies, avec ou sans fièvre, peuvent être une cause de déséquilibre du diabète :
    • par leurs effets propres (insulinorésistance),
    • ou par les entraves qu'elles peuvent entraîner pour le traitement ou l'alimentation.

    Schématiquement, quatre situations peuvent se présenter :
    • soit la maladie est évidente et entraîne un déséquilibre du diabète,
    • soit la maladie n'est pas au premier plan, mais un déséquilibre inexpliqué du diabète la fait découvrir,
    • soit le déséquilibre du diabète aggrave l'évolution de la maladie, surtout des infections,
    • soit le traitement de la maladie peut majorer les besoins en insuline (cortisone par exemple).

    Dans toutes ces situations, il faut :
    • faire des glycémies au doigt plus souvent,
    • faire des contrôles urinaires (glycosurie et acétonurie) si la glycémie est élevée,
    • maintenir son alimentation, au besoin en avalant des glucides facilement digestibles : jus de fruits, compotes de pommes, confitures, glaces...
    • adapter les doses d'insuline selon ces contrôles (parfois réduire l'insuline, plus souvent l'augmenter, jamais l'arrêter),
    • consulter rapidement son médecin pour le diabète, mais aussi pour le diagnostic et le traitement de la maladie qui déséquilibre le diabète.


    Est-ce que les antibiotiques élèvent la glycémie ?

    Ce ne sont pas les antibiotiques qui influencent la glycémie, c'est l'infection contre laquelle les antibiotiques ont été prescrits. En cas de fièvre, ou de maladie, l'insuline sécrétée par le pancréas ou injectée sous la peau a moins d'effets, ce qui élève la glycémie (on parle d'insulinorésistance transitoire, le temps que l'infection ait été maîtrisée).

    Pour remédier à cela, si on est traité avec des injections, il suffit de majorer transitoirement les doses d'insuline. Ce sont en effet les glycémies qui commandent l'adaptation des doses, pas ce que l'on mange, et d'ailleurs même si on ne mange pas il n'est pas rare qu'il faille malgré tout augmenter les doses à un niveau supérieur à celui que l'on utilisait auparavant quand on n'était pas malade et que l'on mangeait.

    Si on est traité uniquement avec des comprimés, on pourrait être tenté d'augmenter le nombre de comprimés, mais cela ne donne pas des résultats très satisfaisants car en l'absence d'infection il faut un certain nombre de jours pour obtenir les effets d'une nouvelle dose, et plus encore en cas d'infection. D'autre part, une infection ne dure habituellement pas très longtemps, et lorsque l'infection est maîtrisée la dose de comprimés est excessive (hypoglycémie) et il faut aussi un certain nombre de jours pour obtenir l'effet d'une réduction de doses. Par contre, il est indispensable de surveiller la glycémie pour savoir si on doit utiliser transitoirement de l'insuline le temps que l'infection soit maîtrisée. Cette surveillance est importante car les glycémies très élevées gênent la guérison de l'infection.

    Quant au fait que certains antibiotiques ont un goût sucré, bien souvent il est dû à un édulcorant, et quand il est dû à la présence de sucre, la quantité présente est toujours très faible : au pire si le sachet ou la cuillère d'antibiotique était constituée uniquement de sucre (ce qui n'est pas le cas) cela ne correspondrait au volume que d'un morceau de sucre, c'est-à-dire 5 grammes, c'est-à-dire ce qui est contenu dans une tranche de pain d'un centimètre d'épaisseur.

    http://www.diabsurf.com/Mnl/AccMnl/FrMnl.php

     


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  • Miel, confiture, chocolat : vous avez dit sucré ?

    Si vous réduisez votre consommation de sucre, avez-vous pensé à tous ces mets qui en renferment une grande quantité ? Bonbons, gâteaux, sodas, glaces… Doctissimo fait le point sur les aliments sucrés, pour éviter les excès !

     

    Nous avons tous du sucre en poudre dans notre cuisine. Il s'agit de saccharose pur qui est assimilé en quelques minutes et complètement utilisé par l'organisme. C'est l'aliment de l'énergie, celui qui permet un effort immédiat. Mais d'autres mets renferment de grandes quantités de sucre.

    Attention au sucre raffiné

    Les aliments sucrés sont ceux du plaisir, que l'on consomme même sans avoir faim, d'autant plus que le goût sucré entraîne une sécrétion d'insuline qui redonne de l'appétit. Ce sont des aliments très digestes (le travail digestif qu'ils demandent est insignifiant), et ils apportent également une incontestable impression de bien-être et de plaisir. Le sucre raffiné ne devrait pas représenter, dans une alimentation équilibrée, plus de 10 à 15 % de la ration énergétique glucidique, soit 6 à 8 morceaux de sucre. Or cette consommation est beaucoup plus importante, sous forme détournée : produits laitiers aromatisés ou "aux fruits", glaces, ketchup , boissons sucrées diverses... Les sucres cachés sont dans les bonbons, gâteau, sucreries, sodas, boissons sucrées, glaces. Un litre de soda fruité équivaut à 24 morceaux de sucre (un morceau de sucre n°4 = 5 g).

    Richesse en sucre de certaines boissons

    Boisson (100 ml)
    Sucre (en g)
    Jus de raisin
    19
    Sodas, colas, limonades
    12
    Boissons aux fruits, jus d'orange non sucré
    10
    Jus de citron non sucré
    9
    Jus de carotte
    6
    Jus de tomate
    4

    Des rations caloriques vite atteintes...

    Un enfant de deux ans qui mangerait une bouillie sucrée le matin, un yaourt sucré au goûter, un entremet le soir, une poignée de bonbons et deux verres d’une boisson sucrée absorberait 100 g de sucre soit 400 Kcal, c’est-à-dire le tiers de sa ration calorique quotidienne.

    Miel : le nectar des fleurs

    Le miel est un produit sucré constitué par le nectar des fleurs, recueilli, transformé et stocké par les abeilles. Il contient surtout du levulose et du glucose, un peu de saccharose, son pouvoir sucrant est plus grand que celui du sucre, son prix de revient est aussi bien supérieur. Cette différence n'est pas justifiée par un intérêt nutritionnel particulier.

    Chocolat : n'exagérons rien !

    Le chocolat est constitué de sucre et de beurre de cacao. Il contient en outre de très nombreux composants dont seule une trentaine sont bien connus à l'heure actuelle. La phényléthylamine est une des amines biogènes du chocolat (3 à 12 mg/kg de chocolat) et pendant longtemps, on a cru que cette molécule qui peut stimuler la sécrétion par l'organisme d'endorphines ou "molécules du plaisir" était à l'origine des vertus supposées anti-dépressives du chocolat. En réalité, les quantités de cette substance sont trop faibles pour avoir la moindre activité stimulante sur le psychisme et l'humeur. Le chocolat contient également de la théobromine qui a une action légèrement excitante. L'action néfaste du chocolat sur le foie ne repose sur aucun fondement scientifique même si comme tout aliment riche en graisses, le chocolat ralentit l'évacuation de l'estomac et peut ainsi provoquer des troubles digestifs. Sa consommation doit être limitée.

    Confiture : moins de vitamines

    Les confitures "pur fruit, pur sucre" contiennent 70 % de sucre, dont 5 % seulement proviennent du fruit, qui garde sa valeur minérale (fer, calcium, sodium, potassium), mais moins ses vitamines.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Venez échanger vos conseils alimentation et santé sur notre forum.

    Venez découvrir nos recettes de cuisine.

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/bien_manger/produits_sucres.htm

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  •  

    Manger bio, est-ce vraiment meilleur pour la santé ?

    Querelle d'experts autour des produits bio et de leurs atouts pour la santé : des scientifiques français viennent de publier deux actualisations plutôt contradictoires du rapport consacré à ce thème par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments en 2003. Le point sur les enseignements des dernières études.

    Les aliments biologiques sont-ils réellement meilleurs sur le plan nutritionnel ? Sont-ils vraiment épargnés par les nitrates et les pesticides ?

    Bénéfices nutritionnels : un pavé dans la mare en 2009

    Une publication anglaise de 2009, s'appuyant sur l'analyse de dizaines d'études réalisées depuis 50 ans1, a semé le doute, ne reconnaissant aucun bénéfice nutritionnel aux aliments issus de l'agriculture biologique, comparés aux produits issus de l'agriculture conventionnelle.

    Toutefois le Dr Denis Lairon, chercheur de l'Inserm qui avait coordonné le rapport de l'Afssa2 en 2003, relativise cette publication3 : "dans un premier rapport compilant 162 études internationales, les experts britanniques avaient conclu, comme les Français, à divers atouts des aliments biologiques. C'est ensuite, en éliminant une centaine d'études pour n'en retenir que 55, qu'ils n'ont plus trouvé de différence significative. Or, pour qu'une revue de synthèse ait une valeur scientifique, elle doit prendre en compte suffisamment d'études".

    Depuis 2003, de nouveaux travaux ont été réalisés. Les résultats de l'étude européenne QLIF4 et de recherches françaises de l'INRA sont en cours de publication, mais on dispose déjà de données sur des aliments produits pas trop loin de nos frontières, en Suisse et en Allemagne notamment.

    Pourtant les aliments bio contiennent des nutriments intéressants

    Selon le Dr Denis Lairon, qui a publié en 2009 dans la revue Agronomy for Sustainable Development une synthèse de ces données  récentes5,6, les légumes bio contiennent davantage de matière sèche (jusqu'à 20%), et donc moins d'eau. Certains apportent un peu plus de minéraux : magnésium, fer, ou zinc. La pomme de terre et la tomate bio sont souvent plus riches en vitamine C. Si ces données sont parcellaires, parce que tous les minéraux et toutes les vitamines ne sont pas étudiés, ils sont encourageants quand on sait que la densité nutritionnelle des végétaux de l'agriculture conventionnelle intensive peut être amoindrie par l'épuisement des sols.

    Le point fort des fruits et légumes bio est leur teneur généralement plus élevée en polyphénols. En l'absence de pesticides de synthèse, ces composés s'accumulent dans les végétaux, pour leur permettre de lutter contre les insectes et autres agresseurs. Dans notre organisme, ils ont une action anti-oxydante, retardant le vieillissement cellulaire, et contribuant à la prévention des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers.

    Le lait et la viande bio seraient plus riches en omega 3

    Les viandes de vaches, agneaux, porcs, et volailles bio semblent moins grasses, toujours selon le Dr Denis Lairon3,5,6. Par exemple, dans une étude citée par ce même chercheur, des poulets bio abattus à 91 jours étaient 3 fois plus maigres que leurs congénères élevés en batterie abattus à 42 jours. Le mode d'élevage bio imposant l'accès des animaux à des pâturages ou des parcours, on peut penser qu'ils se dépensent plus et emmagasinent moins de réserves de graisses. Autre bon point, la viande des bovins et des volailles bio serait plus riche en oméga 3, ces bonnes graisses cardio-protectrices qui font défaut dans notre alimentation. Quant au lait bio, il fournirait plus d'oméga 3 et de caroténoïdes anti-oxydants (bêta-carotène, lutéine, xéaxanthine).

    Mais ces atouts sont également contestés

    Moins optimistes, Léon Guéguen et Gérard Pascal, membres du groupe de travail "Agriculture biologique" de l'Académie d'Agriculture de France, estiment que "les faibles différences observées dans les teneurs en quelques nutriments ou micro-constituants anti-oxydants n'ont pas de conséquences significatives sur la couverture des besoins nutritionnels ou de la santé. De plus, les réactions d'auto-défense des plantes attaquées par des insectes ou autres parasites provoquent la formation de composés autres que les polyphénols dont l'effet sur l'homme est mal connu"7.

    Denis Lairon reconnaît qu'effectivement les données scientifiques sont encore limitées3 : "l'engouement du grand public pour l'agriculture biologique est tout récent : ce mode de production a longtemps été considéré comme une niche". Il paraît toutefois convaincu de l'intérêt pour la santé de manger bio, notamment les fruits, légumes et produits céréaliers, recommandés à chaque repas.

    Moins de nitrates et de pesticides dans les produits bio

    Obtenus sans utilisation d'engrais chimique, les végétaux bio renferment peu de nitrates5. Ces derniers sont des composés toxiques pour les enfants de moins de 6 mois et suspectés d'être cancérigènes chez les plus grands (une fois transformés dans l'organisme en nitrosamines).

    Les produits bio sont également exempts, quasiment à 100 %, de résidus de pesticides5. Or d'après le dernier plan de surveillance de la Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), 52 % des fruits et légumes de l'agriculture conventionnelle en contiennent à une dose quantifiable8. Ces pesticides inquiètent scientifiques et organisations écologistes. On leur attribue de sérieuses perturbations de l'écosystème et de la reproduction des animaux, ainsi que diverses maladies professionnelles des agriculteurs (les premiers exposés), telles que cancers et atteintes neurologiques. Qualifiés de perturbateurs endocriniens, ils seraient aussi en cause dans la baisse de fertilité masculine.

    Mais là encore, les études manquent. On sait que certains résidus de pesticides peuvent s'accumuler dans l'organisme humain, mais on n'en connaît pas encore les effets à long terme. Les femmes enceintes ou qui allaitent sont toutefois reconnues comme groupe à risque par les experts de l'Observatoire des Pesticides9.

    Au total, des éléments plutôt encourageants

    Toutes ces données, même si elles ne montrent pas de bénéfice net sur la santé, sont tout de même en faveur de la consommation de ces aliments, dépourvus ou presque de nitrates et de pesticides et paraissant contenir des nutriments intéressants.

    De plus leur culture respecte davantage l'environnement, atout non négligeable à l'heure où les pouvoirs publics s'interrogent, par exemple, sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes en Bretagne,  directement liée à l'utilisation massive d'engrais azotés par les agriculteurs

    Privilégier les végétaux de saison

    Il est possible manger bio sans se ruiner, à condition de rééquilibrer les repas vers plus de végétal (céréales, légumineuses, fruits, légumes) et moins d'animal (viandes, poissons) : une recommandation commune au Programme National Nutrition Santé et aux partisans écologistes du bio. Il faut également se limiter aux fruits et légumes de saison, achetés si possible directement aux producteurs.

    Quand on n'achète pas bio, on peut minimiser l'ingestion de résidus de pesticides en préférant les végétaux de saison produits en pleine terre (et non en serre), en les lavant, et en les pelant le cas échéant, avant de les consommer.   

    Florence Daine, le 01 juin 2010

    Sources :

    1 - Nutritional quality of organic food : a systematic review. A. Dangour et al. Am. J. Clin. Nut. 90 : 680-85. 2009, résumé en ligne
    2 - Evaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture biologique, Afssa, 2003, téléchargeable en ligne (à partir du site du syndicat national des entreprises bio)
    3 - Entretien téléphonique avec le Dr Denis Lairon, mai 2010
    4 - QLIF pour Quality Low Imput Food (site du QLIF)
    5 - Nutritional quality and safety of organic food. A review. D. Lairon. Agron. Sustain. Dev. 30 : 33-41. 2009, téléchargeable en ligne
    6 - Intérêts nutritionnels et sanitaires des produits bio, D. Lairon. Conférence lors du salon professionnel de la nutrition Dietecom, mars 2010
    7 - Le point sur la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture biologique. L. Gueguen, G. Pascal. Cahiers de Nutrition et de Diététique, avril 2010, résumé en ligne
    8 - Plan de surveillance et de contrôle des résidus de pesticides dans les denrées d'origine végétale. Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes. Rapport 2007, résumé en ligne 

    Nos dossiers pour en savoir plus :

    Manger bio

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  • Le vécu du diabète de type 2


    L'annonce du diabète de type 2

    L'annonce d'un diabète de type 2 a rarement les répercussions psychologiques de l'annonce d'un diabète de type 1, ceci pour plusieurs raisons :

    Absence de symptômes

    Il n'y a généralement pas à ce moment de symptômes de maladie, et la découverte, souvent fortuite, d'une glycémie élevée est souvent simplement perçue comme un chiffre anormal sur une feuille de résultats de laboratoire, et non comme un processus conduisant à des conséquences graves.

    Il n'est d'ailleurs pas rare de constater que dans l'esprit du public «Avoir du sucre» et «Avoir du diabète», ce n'est pas la même chose : «J'ai du sucre depuis une vingtaine d'années, mais du diabète seulement depuis trois ou quatre ans» comme si «Avoir du sucre» était une particularité biologique, et «Avoir du diabète» une maladie de par la présence de symptômes.

    Dans le même ordre d'idée, la phrase «Il paraît que j'ai du diabète» qui est initialement beaucoup plus fréquemment utilisée que la phrase «J'ai du diabète» est probablement significative de l'absence de conviction d'être atteint d'un processus conduisant à des conséquences graves.

    Diabète dans la famille

    Assez souvent il y a d'autres cas de diabète dans la famille, et si ces personnes connues comme diabétiques n'ont pas, ou n'avaient pas eu, de conséquences graves du diabète, l'annonce de la découverte du diabète est perçue comme étant «dans la logique des choses de l'hérédité».

    Age

    Le diabète de type 2 est généralement découvert aux alentours de la cinquantaine, c'est-à-dire à un âge où le vécu psychologique des aléas de la vie se fait souvent avec moins d'acuité douloureuse que chez l'adulte jeune.

    Excès de poids

    Pour beaucoup, diabète de la cinquantaine ou diabète gras sont synonymes d'excès alimentaires qu'il suffira de modérer en fréquence ou en abondance pour faire disparaître l'anomalie. D'autre part, en cas d'existence d'un excès de poids, la nécessité de devoir modifier son alimentation avait souvent déjà été antérieurement envisagée.

    Environnement

    La personne à qui on annonce la découverte d'un diabète de type 2 a souvent des amis ou des collègues de travail de même âge, ayant aussi un diabète gras, qui ne s'en portent apparemment pas plus mal même en ne respectant pas les conseils hygiénodiététiques donnés par leur médecin.

    Pas de nécessité d'insuline dans l'immédiat

    Très souvent dans l'esprit du public, un diabète qui ne nécessite pas d'injections d'insuline est un diabète beaucoup moins grave qu'un diabète nécessitant des injections d'insuline.

    Ou même, le mot diabète évoque uniquement deux situations, soit une non-maladie (particularité biologique), soit une maladie qui se traite parfaitement par de l'insuline, sans intermédiaire entre les deux, ni même conscience que la première situation peut conduire aux mêmes complications que la seconde bien avant que l'insuline soit nécessaire.

    Par contre, la perception des choses devient différente lorsqu'un parent ou un ami, également «diabétique aux comprimés», a eu une amputation du pied, est devenu aveugle ou doit subir trois séances de dialyse par semaine.

     

    Le diabète de type 2 est souvent perçu comme une non-maladie


    Le diabète de type 2 qui échappe au traitement oral maximum

    Le vécu psychologique est différent lorsqu'après un certain temps de traitement par des comprimés, un traitement par l'insuline devient nécessaire pour obtenir un contrôle glycémique satisfaisant.

    Il n'y a pas déni de l'évolution du diabète, ni révolte vis-à-vis de cette évolution, car le diabète existe depuis de nombreuses années et le plus souvent la dégradation glycémique a été progressive, mais il y a souvent opposition «Je sais que j'ai besoin d'insuline, mais je n'en veux pas» et marchandage. Des écarts alimentaires sont mis en avant pour expliquer la dégradation glycémique et l'assurance est donnée d'y mettre bon ordre afin que l'insulinothérapie ne soit pas nécessaire. Dans certains cas l'opposition est très vive, sans marchandage, le refus de l'insuline est catégorique, et le soignant doit faire preuve de beaucoup de psychologie pour convaincre.

    Cette hostilité vis-à-vis de l'insuline dans le diabète de type 2 qui n'est plus maîtrisé par un traitement oral maximal a plusieurs composantes :

    Perception soudaine d'une gravité

    Bien souvent, le diabétique de type 2 s'est peu ou prou réconforté pendant de nombreuses années en se répétant «Ce n'est pas grave» et à ses yeux la meilleure justification a été «D'ailleurs je n'ai pas besoin d'insuline».

    L'absence d'autre solution que l'insulinothérapie pour maîtriser les glycémies vient alors totalement bouleverser les schémas de pensée qui prévalaient depuis de nombreuses années : d'une part il y a sentiment de trahison «Toutes ces années de médicaments et de diététique ... pour en arriver là !», d'autre part il y a soudainement perception de la gravité de la maladie qui avait jusqu'ici pu être relativisée par le fait que l'insulinothérapie n'était pas nécessaire, et le raccourci «Tant que je n'aurai pas d'insuline, mon diabète ne sera pas grave» n'est pas loin.

    Absence de symptômes

    Lorsque l'insulinothérapie devient nécessaire pour maîtriser les glycémies, il n'y a habituellement pas plus de symptômes de maladie que lors de la découverte du diabète une dizaine d'années auparavant, et l'insulinothérapie paraît donc être une réponse théorique à un problème théorique (la correction de chiffres sur une feuille de résultats de laboratoire) et non une nécessité puisqu'il n'y a pas apparition de symptômes à soigner.

    Environnement

    Les parents ou amis, diabétiques de type 2, n'étant pas sous insuline bien qu'ayant des glycémies tout aussi élevées, ou même plus élevées, confortent également dans l'idée que l'insuline n'est pas indispensable.

    Idées fausses sur l'insuline

    Il y a parfois aussi connaissance d'une ou plusieurs personnes chez qui a été débutée une insulinothérapie à l'occasion d'une complication, ou chez qui des complications sont apparues après avoir débuté une insulinothérapie, ce qui conforte également dans l'idée fausse qu'il vaut mieux éviter l'insuline «Tant que je n'aurai pas d'insuline, je n'en serai pas au stade des complications». Ceci sans parler des insulinothérapies mal vécues amenant certains diabétiques à déconseiller l'insulinothérapie «Ne faites pas comme moi, ne vous laissez pas imposer l'insuline. Vous ne pourrez plus l'arrêter, et de toute façon cela ne permet pas d'éviter les complications».

    La notion, communément répandue, d'une impossibilité de pouvoir arrêter une insulinothérapie lorsqu'elle a été débutée, contribue également au refus de l'insulinothérapie. Cette notion est sous-tendue par le fait que l'insulinothérapie ne peut pas être arrêtée en cas de diabète de type 1, et probablement aussi par les similitudes entre l'utilisation quotidienne de seringues et une toxicomanie. Elle est cependant inexacte en cas de diabète de type 2, où l'arrêt de l'insulinothérapie ramène au niveau de contrôle glycémique qui aurait existé si l'insulinothérapie n'avait pas été débutée.

    Les contraintes, souvent supposées majeures, en matière d'horaires d'injection et de repas, de conservation de l'insuline, de contrôles glycémiques capillaires fréquents, ainsi que la crainte de malaises hypoglycémiques, voire d'injections douloureuses, sont également des éléments de réticence.

    Enfin, il y a aussi des aphorismes qui ont la vie dure : «Le diabète gras n'a pas besoin d'insuline», «L'insuline n'est indispensable que si on a fait un coma diabétique». Et le langage médical a été lui-même pendant longtemps le moteur de ces aphorismes en classant les diabètes en DID (diabète insulinodépendant) et DNID (diabète non insulinodépendant) alors que l'insuline n'est qu'un outil permettant de soigner efficacement les deux types de diabète.

    En résumé

    Le diabétique dont les glycémies ne sont plus maîtrisées par un traitement oral n'a habituellement pas de symptômes rendant l'insuline à l'évidence nécessaire, et a par contre un long passé de «diabète vaincu sans insuline» et de nombreuses «bonnes raisons» pour refuser l'insulinothérapie.

    Mais, contrairement au diabète de type 1 dont l'apparition place de fait le diabétique dans un sentiment d'infériorité et de dépendance par rapport aux autres, ainsi que dans un sentiment d'altération de l'image de soi, le diabétique de type 2 dont les glycémies ne sont plus maîtrisées par un traitement oral refuse l'insulinothérapie pour ne pas se laisser envahir par le sentiment d'infériorité et de dépendance par rapport aux autres, et par le sentiment d'altération de l'image de soi.

     

    Le diabétique de type 2 est réticent vis-à-vis de l'insuline car elle suscite à tort des sentiments d'infériorité, de dépendance, et d'altération de l'image de soi.

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FHypoSy.php

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  • Légumes frais ou en conserve : des atouts nutritionnels semblables

    Plusieurs études, dont certaines menées par l'Inra ont comparé les légumes frais, en conserve, et surgelés. Elles concluent à des apports quasi-équivalents en vitamines et autres nutriments. De quoi justifier la recommandation du programme national nutrition santé de "consommer 5 fruits et légumes par jour sous toutes leurs formes".

     

    La consommation des légumes est incontournable en raison de leur richesse en nutriments protecteurs : vitamines C et B9, bêta-carotène, polyphénols (anti-oxydants), fibres, potassium, calcium, magnésium et autres minéraux.

    Légumes : des nutriments fragiles

    Entre la récolte et la consommation, certains composés des légumes peuvent parfois être altérés. Ils nécessitent, pour être au mieux préservés, des précautions.

    • Légumes en conserveLes vitamines C et B9, sont globalement sensibles à l'oxydation par contact avec l'oxygène de l'air (surtout après l'épluchage), et à la chaleur (essentiellement la vitamine C), lorsque la conservation se fait à température ambiante, et durant la cuisson. Elle sont aussi hydrosolubles,  et peuvent donc se perdre dans les eaux de trempage ou de cuisson. Le bêta-carotène et ses congénères les caroténoïdes, peuvent être dégradés par oxydation. La cuisson améliore en revanche leur assimilation (c'est le cas par exemple pour le lycopène des tomates) ;
    • Certains polyphénols sont également oxydables. D'autres, solubles dans l'eau, sont mieux conservés par une cuisson vapeur ;
    • Les fibres ne sont globalement pas altérées par les différentes étapes de transformation des légumes ;
    • Les minéraux, tels que le calcium, le phosphore, le fer, sont en revanche assez stables, et ne bougent pas beaucoup avec les transformations. Toutefois, certains sont hydrosolubles et peuvent se retrouver en faible proportion dans l'eau de cuisson

    Les légumes feuilles comme les épinards ou les salades, dont la surface de contact avec l'air ou l'eau est grande, sont les plus exposés aux pertes nutritionnelles. Les légumes racines, (carottes, navets...) sont les plus stables. Les légumes fruits (tomates, haricots verts...) et les légumes fleurs (brocoli, chou-fleur...) sont intermédiaires.

    Légumes en conserve : des qualités nutritionnelles avérées

    Différentes études, notamment une expertise collective de l'Inra, ont comparé les apports en vitamines et autres nutriments des légumes frais et des légumes transformés, en conserve ou surgelés, au stade de la consommation.
    Et le résultat n'est pas forcément celui qu'on croit : les légumes frais, soumis aux aléas du stockage chez le grossiste, le détaillant, et le consommateur, ont parfois des teneurs inférieures aux légumes prêts à l'emploi !
    Conditionnés en 5 heures environ suivant leur récolte, les légumes destinés à être mis en conserve ou congelés présentent l'avantage d'être cueillis à maturité : c'est le moment où les légumes fruits, tomates, poivrons, haricots verts, petits pois, présentent des apports optimaux en vitamine C, B9, bêta-carotène, polyphénols, nutriments qui s'accumulent tout au long du développement. Avant d'être stérilisés, ces légumes sont stabilisés par un blanchiment, un rapide traitement thermique qui inactive les enzymes susceptibles de dégrader les vitamines. Il est possible de blanchir les légumes à la vapeur, ce qui limite les pertes de nutriments hydrosolubles tels que la vitamine C.

    Bien consommer les légumes en conserve

    Les légumes en conserve sont conditionnés dans des boîtes ou bocaux étanches qui les protègent de l'air. Ils subissent une stérilisation, qui détruit tout microbe éventuel. Ce traitement thermique affecte la vitamine. C sensible à la chaleur. Attention aux nutriments hydrosolubles (notamment les vitamines et certains minéraux) : ils se retrouvent parfois à plus de 50 % dans le jus de cuisson, qu'il est donc conseillé de consommer.
    Les légumes en conserve se gardent en général 3 ans à partir de leur date de conditionnement. Pour préserver leurs qualités nutritionnelles, l'idéal est de les stocker dans un endroit frais, et de les manger avant leur date limite d'utilisation optimale DLUO.

    Florence Daine

    Merci à Catherine Renard, directrice de recherche à l'Inra d'Avignon.

     Forum Alimentation et santé
     Forum Fruits & légumes

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/aliments/fruits-legumes/articles/12011-legumes-conserve-atouts-nutritionnels.htm

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  • Contre le rhume, mangez !

    Pour passer un hiver sans se moucher, éternuer et être fatigué, inutile de vous bourrer de médicaments et de superposer les pulls ! Il suffit d’avoir les bons réflexes alimentaires… Car certains plats peuvent améliorer vos défenses immunitaires et renvoyer le rhume aux oubliettes ! Des recettes de grands-mères approuvées par la science…

     

    Pour éviter le rhume, quels aliments privilégier ?

    N’oubliez pas les vitamines

    Pour garder votre système immunitaire au top, il faut bien sûr éviter les carences de toutes sortes. C’est pourquoi une alimentation équilibrée et variée est essentielle. Vous ne devez pas manquer de vitamines, minéraux et autres oligo-éléments. Fruits et légumes, laitages, viandes, céréales… doivent faire partit de votre quotidien. Et dès les premiers froids, insistez particulièrement sur deux types de vitamines : A et C. En effet, elles semblent essentielles à la bonne défense de l’organisme. La vitamine B9 (aussi appelée acide folique ou folates) est également importante.

    Source de Vitamine A

    Source de Vitamine C

    Source de Vitamine B9

    Huile de foie de morue
    Foie d’agneau
    Beurre
    Jaune d’oeuf
    Thon
    Roquefort

    Poivron
    Orange
    Citron
    Kiwi
    Fraise
    Chou-fleur

    Cresson
    Noix
    Brie
    Foie
    Epinards
    Laitue

    Zoom sur les probiotiques

    Il est possible également de renforcer son système immunitaire par la consommation de probiotiques. Ces "bonnes" bactéries se trouvent dans les yaourts et lait fermentés et possèdent de nombreuses vertus santé. Certaines sont particulièrement efficaces pour lutter contre les virus et infections de l'hiver. A consommer tous les jours durant la saison froide.

    Contre le rhume, mangez !Faites le plein de protéines

    Les protéines sont une catégorie d’aliments essentielle au bon fonctionnement de votre système immunitaire. Une carence entraînera une fragilité et une sensibilité plus forte aux microbes. C’est pourquoi vous devez absolument faire le plein ! Les nutritionnistes recommandent de consommer 1 à 1,5 g de protéines par kilo de poids et par jour. Par exemple, si vous pesez 80 kg, vous devez en manger au minimum 80 à 120 g par jour. A vous bien sûr de choisir son origine : poisson, boeuf, volaille, lait, oeufs, etc. Sans oublier les protéines d’origine végétale : céréales, soja, lentilles, haricots…

    Manger de l’ail ?

    On prête à l’ail des vertus médicinales depuis la nuit des temps. Or la recherche semble confirmer ces propriétés. En effet, cet aliment possèderait de nombreuses vertus. Il est notamment cité dans les produits bénéfiques du régime méditerranéen. Mais il possèderait également des propriétés anti-infection importantes. De nombreuses recherches ont souligné son pouvoir antibiotique. Il serait l’ennemi des bactéries ! Mais l’ail s’attaquerait aussi à certains virus. Bien sûr l’effet secondaire est la mauvaise haleine tout l’hiver ! Mais n’oubliez pas que vous garderez la santé… et que vous n’aurez pas à vous inquiéter des vampires ! Plus sérieusement, l’ail est aussi un fluidifiant, donc à utiliser avec modération si vous souffrez de problèmes de coagulation. De plus il pourrait entraîner dans certains cas des problèmes de reflux gastro-esophagiens.

    Des compléments utiles ?

    De nombreux compléments alimentaires vous promettent de vous protéger contre les maux de l’hiver. Mais parmi toute la panoplie existante, lesquels choisir ? Bien sûr vous pouvez opter pour des suppléments de vitamines C et E. Mais apparemment, il serait intéressant d’y ajouter quelques oligo-éléments. Ainsi, optez pour du Zinc et du sélénium. En prise régulière, ceux-ci semblent offrir une petite protection contre le rhume et les affections respiratoires en général*. Une petite cure pour l’hiver peut ainsi être utile.

    Quand le rhume est là…

    Si malgré toutes ces précautions, vous avez attrapé un rhume qui traînait, rien n’est perdu ! Votre alimentation peut vous aider à oublier bien vite ce petit désagrément. La vitamine C qui aurait dû éloigner les microbes vous permettra de vous en débarrasser plus rapidement. Mais la principale mesure à prendre est de bien s’hydrater, surtout si vous avez de la fièvre. Alors n’hésitez pas à boire abondamment. Vous pouvez opter pour les fameux grogs et autres soupes. Ajoutez un peu de jus de citron, pour la vitamine C, mais juste avant de boire, car elle craint la chaleur.

    Louis Asana

    * Nutrition Reviews, novembre 1997 ; vol. 55 : p. 400-404.

     Que faut-il manger quand on est enrhumé ?

    Vitamines et minéraux
    Les fruits et légumes
    Résistez aux maladies de l'hiver !

    Forum Alimentation et santé

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  • La grippe A(H1N1) n'est pas la peste !!!
    Dr H. Raybaud - 01/05/2009 - www.pandemiedegrippe.com


    L'hystérie frappe encore : de communiqué en communiqué, de cas suspectés en cas avérés, la peur s'installe dans le monde
    Certes la pandémie est possible (probable ?) mais c'est une grippe.... pas la peste ou le choléra !!

    La grippe humaine A(H1N1) entraîne habituellement les mêmes symptômes que la grippe saisonnière.
    Après une période d‘incubation moyenne de 2 à 3 jours, la grippe (ou influenza) débute habituellement soudainement et peut se manifester par les symptômes suivants:

    • Fièvre (souvent élevée)
    • Mal de tête
    • Fatigue extrême
    • Toux sèche
    • Mal de gorge
    • Écoulement nasal ou congestion
    • Douleurs musculaires
    • Symptômes digestifs, comme nausées, vomissements et diarrhée peuvent aussi se produire mais ils sont plus fréquent chez les enfants.

    Pour être au courant.... [Lire] et liens

    NB NB NB

    Selon certaines sources, la grippe A(H1N1) ne serait pas plus grave que la grippe saisonnière et une majorité de patients ne seraient pas particulièrement en danger.
    La plupart des personnes se rétabliront en moins de 2 semaines, habituellement en quelques jours.
    La caractère inquiétant demeure la particularité de ce virus (cf infra) et la probable absence de toute immunité au niveau mondial ce qui va largement augmenter le pourcentage de la population atteinte [Lire] ce qui justifie les mesures pour en éviter la diffusion. Rappelons que la grippe saisonnière est la maladie infectieuse qui tue le plus de français.

    Grippe: virus moins virulent que redouté
    Les derniers chiffres officiels publiés au Mexique ne font plus état que de 15 décès confirmés, contre 159 estimés initialement. La frayeur (panique ?) initiale semble donc retomber... sauf pour France 2, qui estime toujours que "30 à 50 % de la population mondiale" pourrait être affectée ! Chaud devant... Politis nous rappelle subtilement que chaque année, l’épidémie hivernale de grippe traditionnelle entraîne dans le monde entre 300 000 et 500 000 morts (chiffres OMS). Et, concernant le paludisme, ce sont environ un million et demi de personnes qui trépassent tous les ans.
    [le Figaror et [Agoravox]


    Quelles sont les complications de la grippe A(H1N1)?

    La plupart des personnes se rétabliront en moins de 2 semaines, habituellement en quelques jours.

    Certaines personnes peuvent développer des complications graves suite à la grippe. Environ 5% à 20% de la population fait la grippe à chaque année. Une moyenne de 36 000 personnes meurent chaque année aux États-Unis d’une maladie reliée à la grippe et 200 000 doivent être hospitalisées.

    Au Québec, le nombre de décès du à une complication de la grippe est d’environ 1000 à 1500 personnes par année. Les personnes âgées de plus de 65 ans, celles avec des conditions médicales particulières (comme l’asthme, le diabète, ou une maladie cardiaque), les femmes enceintes et les jeunes enfants sont plus à risque de faire une complication de la grippe.
    Les pneumonies, les bronchites, les sinusites et les otites sont des exemples de complications de la grippe.

    La grippe peut aussi aggraver une condition médicale chronique pré existante. Par exemple, les personnes asthmatiques peuvent souffrir de crises d’asthme lorsqu’elle ont la grippe et les personnes avec une insuffisance cardiaque peuvent peuvent voir leur état se décompenser.

    Si les symptômes de la grippe A(H1N1) sont semblables à ceux de la grippe saisonnière alors pourquoi s’inquiéter?

    La grippe humaine A(H1N1), comme toute les grippes pandémiques, a la particularité d’infecter des personnes qui sont habituellement épargnées par le virus de la grippe, c’est-à-dire les jeunes adultes d’environ 20 à 45 ans.

    Parmi ce groupe d’âge, ceux qui feront la grippe humaine A(H1N1) auront une proportion plus grande de complications que ce qui est habituellement observé avec la grippe saisonnière. Étant donné que le virus A H1N1 est un nouveau virus et que personne dans la population n’est immunisé contre ce virus, il est prévisible que beaucoup plus de personnes que le 5% à 20% annuel seront infectés lors d’une pandémie de grippe.

    Par exemple au Québec, s’il y a environ 1 500 décès par année lors que 5% à 20 % de la population est infecté, si 50% de la population est infecté ceci risque de faire augmenter le nombre de morts à plus de 3000 cas.

    Quelle est l’incubation de la grippe A(H1N1)?

    Le temps d’incubation, c’est-à-dire le temps qui s’écouler lorsqu’une personnes est en contact avec le virus de la grippe et les temps où il présente ses premiers symptômes est d’environ 2 à 3 jours avec un maximum de 7 jours.

    Pendant combien de temps une personne infectée par le virus de la grippe porcine H1N1 reste-elle contagieuse?

    La période de contagiosité de la grippe porcine A H1N1 s’étend habituellement de 24 heures avant le début des symptômes jusqu’à 5 jours après le début des symptômes chez l’adulte.
    Chez les enfants, la durée de la contagiosité peut se prolonger jusqu’à 10 jours après le début des symptômes. L’excrétion virale peut même durer au-delà de 10 jours chez les très jeunes enfants..
    Elle peut aussi être prolongée chez les personnes âgées ou les personnes affectées par une immunodépression.

    Quid du traitement

    Les antibiotiques sont inutiles pour ce virus. Par contre, il existe des antiviraux comme le Tamiflu (oseltamivir) qui pourrait être efficaces [Lire}.
    Selon le Figaro des chercheurs américains et français s'inquiètent de l'émergence de ces souches H1N1 massivement résistantes au Tamiflu [Lien]

    La consommation de viande de porc cuite n’est absolument pas à risque de transmettre la grippe porcine.

    Texte complet : http://www.pandemiedegrippe.com

    http://www.esculape.com/2009/grippe-porcine-faq.html
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  • Où se trouvent les oméga 3 ?

    Comment faire le plein d'oméga 3 ? Ce nutriment aux vertus incontestées se trouve par exemple dans le colza, le soja ou le poisson. Mais il ne suffit pas de savoir où il se cache ! Il faut aussi équilibrer ses apports en acides gras et connaître ses besoins. Alors pour ne pas faire d'erreur, suivez le guide !

     

    Selon les études SUVIMAX et INCA, les Français manquent d'oméga 3 ! Voici quelques conseils pour mettre ces acides gras au menu.

    Oméga 3 - AlimentsRespecter les besoins

    Les oméga 3 sont des acides gras dits "essentiels" : notre corps est incapable de les fabriquer. C'est pourquoi il faut absolument qu'ils soient apportés par l'alimentation. Tout du moins, il faut consommer le principal d'entre eux, l'acide alpha-linolénique (ALA). Grâce à différentes enzymes de notre organisme, l'acide éicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosahexaénoïque (DHA), peuvent éventuellement être fabriqués à partir de l'ALA mais en petites quantités.

    C'est pourquoi les apports recommandés en EPA et DHA sont moins élevés qu'en ALA :

    Apports nutritionnels conseillés en acides gras oméga 3

     

    Hommes

    Femmes

    Acide alpha-linolénique - ALA

    2,5 g/jour

    2 g/jour

    l'acide docosahexaénoïque - DHA

    0,25 g/jour

    0,25  g/jour


    Source : AFSSA

    Mais attention : d’autres acides gras ont aussi un rôle important et notamment les oméga 6 (acide linoléique) que l’on trouve dans l’huile de tournesol. Il ne doit pas y avoir de déséquilibre entre les oméga 6 et les oméga 3. Le rapport idéal entre oméga 6 et oméga 3 est de 5. Nous devons donc consommer environ 10 g par jour d’oméga 6 (AL) et 2 g par jour d’oméga 3 (ALA).

     


     

    Où se cachent-ils ?

    Il existe des oméga 3 d'origine végétale, d'autres, d'origine marine. Les premiers sont présents dans les huiles de colza, de noix, de soja ou bien entendu dans les margarines qui contiennent ces huiles végétales. Les oméga 3 d'origine marine sont présents dans le poisson, en particulier dans les poissons gras tels que le maquereau, le hareng, le saumon. Pour profiter pleinement de ces sources d'oméga 3, deux solutions :

    • Privilégier les matières grasses d'origine végétale en tartines ou dans la préparation de vos plats (cuisson, assaisonnement, patisserie...). Certaines margarines proposent même une double source d'oméga 3 ;
    • Penser poisson ! Grillé, à la plancha, en papillote... Il existe de très nombreuses façons de le cuisiner. Prenez de bonnes habitudes en instituant au moins deux fois par semaine des repas à base de produits marins.

    Aliments apportant des Oméga 3 *

    Aliments Portion  % ANC pour les femmes  % ANC pour les hommes  
    Huile de Noix 10 ml 60 % 48 % (ALA)
    Huile de Colza 10 ml 40 % 32 % (ALA)
    Noix sèche 20 g 60 % 48 % (ALA)
    Graine de lin 10 g 100 % 80 % (ALA)
    Margarine riche en Oméga 3 20 g 30 % 24 % (ALA)
    Margarine double source d'Oméga 3  20 g 30 % 24 % (ALA)
      14,4 %   (DHA)
    Saumont cuit 100 g 385 %   (DHA)
    Thon cuit 100 g 385 %   (DHA)
    Cresson, Choux 150 g 20 % 16 % (ALA)
    Epinards 150 g 10 % 8 % (ALA)

    * Sources: CIQUAL, AFSSA, OCL (E.Gontier et al(2004), 11, p106)
    ** Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) en Oméga 3 : 2g / jour pour ALA et 120 mg / jour pour DHA

    Mais attention, n'oubliez pas qu'une alimentation contenant des oméga 3 doit aussi contenir des oméga 6. Ceux-ci se cachent dans l'huile de tournesol ou de maïs, la viande… Par exemple, si vous mangez beaucoup de poissons gras (riches en oméga 3), il faudra prendre un peu d'huile de tournesol (et inversement).

    Découvrez les aliments les plus riches en acide linoléique, principal oméga 6

    Aliments

    Teneur (en g/100 g)

    Huile de pépins de raisin
    Huile de tournesol 
    Huile de noix
    Huile de maïs
    Huile de germes de blé
    Huile de soja

    50 à 70

    Huile de sésame
    Margarine au tournesol
    Margarine allégée

    30 à 50

    Huile de colza
    Huile d'arachide
    Huile de noisette
    Graisse de poulet

    10 à 30

    Huile d'olive vierge
    Oeuf entier 
    Beurre
    Huile de foie de morue

    1 à 10


    Source : AFSSA/CIQUAL

    Avant de vous précipiter sans discernement sur tous les produits dits "riches en oméga 3", lisez les étiquettes et regardez attentivement la teneur réelle en oméga 3 et en oméga 6, de même que le rapport oméga 3/oméga 6 qui doit être proche de 5. Tous les produits ne se valent pas.

    Alain Sousa - Septembre 2003
    Mis à jour le 29 mars 2010

    Source : Acides gras de la famille oméga 3 et système cardiovasculaire : intérêt nutritionnel et allégations – rapport de l’Afssa – 2003 (accessible en ligne)

     Forum Oméga 3
     Alimentation et santé
    Cholestérol
     Maladies cardiovasculaires

     

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2003/mag0919/dossier/nu_7055_omega3_aliments.htm
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  • Apnées : le sommeil à bout de souffle

    Les apnées du sommeil sont un phénomène fréquent : le dormeur voit sa respiration s’arrêter plusieurs fois par heure. Et ces interruptions peuvent durer quelques dizaines de secondes. Responsable de fatigue, d’irritabilité et à long terme de problèmes cardiovasculaires, ce trouble doit être traité au plus vite. Le point sur un ennemi du sommeil… et de la santé.

    Les apnées du sommeil sont un problème relativement fréquent. Elles toucheraient 4 % de la population. Certaines études avancent même le chiffre de 10 %.

    Des origines diverses

    Apnées du sommeilL’apnée du sommeil se traduit, plusieurs fois par nuit, par l’arrêt de la respiration. La définition exacte parle d’interruptions de la respiration d’au moins 10 secondes, se reproduisant 5 fois par heure de sommeil au moins. Lors du relâchement musculaire pendant des phases dites de sommeil profond, le voile du palais, la luette, la langue et les amygdales bloquent le passage de l’air. Cet étouffement provoque le réveil du dormeur.

    Qui est touché ?

    La victime type de l’apnée du sommeil est un homme de 30 à 60 ans, qui a des problèmes de poids. En effet, les kilos superflus entraînent une obstruction plus facile des voies respiratoires. Le fait de boire de l’alcool est aussi un facteur qui entre en jeu : le relâchement musculaire est alors plus grand.

    Signaux d’alarme…

    Le dormeur ne se rend pas forcément compte de ce problème. Souvent, c’est le conjoint qui s’inquiète des arrêts respiratoires. Outre ces manifestations nocturnes, plusieurs signes peuvent faire penser à un problème d’apnées du sommeil :

    • Fatigue excessive ;
    • Somnolence durant la journée ;
    • Ronflements de plus en plus bruyants ;
    • Sommeil de mauvaise qualité ;
    • Pertes de mémoire ;
    • Maux de tête au réveil ;
    • Parfois hypertension artérielle.

    Attention, ce n’est pas parce que vous ronflez que vous souffrez forcément d’apnées du sommeil ! Les deux problèmes peuvent être indépendants. Si vous avez des soupçons, le diagnostic sera confirmé par une consultation dans un centre du sommeil : en y passant la nuit, vous pourrez avoir un enregistrement de différents paramètres de votre sommeil. Un problème d’apnée sera ainsi détecté facilement.

     

       
     

    Un problème à soigner absolument !

    L’apnée du sommeil n’est pas un problème à négliger. Car les insomnies, la somnolence ou la fatigue ne sont pas les seules conséquences possibles de ce trouble. A long terme, la mauvaise oxygénation de l’organisme va entraîner des troubles cardiaques, de l’hypertension artérielle et même des risques d’infarctus. C’est pourquoi il est important de consulter son médecin et de traiter au plus vite le problème.

    Le masque du dodo…

    Dans les cas bénins, le fait d’adopter une bonne hygiène de vie suffit parfois à éliminer les symptômes. Ainsi, il est conseillé aux malades de réduire leur consommation d’alcool et de cigarette. Une mesure efficace est la perte de poids, qui va permettre de faire disparaître la gêne de la respiration. Mais si ces changements ne suffisent pas, le traitement de référence est la ventilation "en pression positive". Il s’agit d’un petit compresseur qui envoie de l’air sous pression dans un masque. La personne le met avant de se coucher, ce qui empêche les apnées pour toute la nuit. Pour le conjoint, le bruit du ronflement est en revanche remplacé par celui de l’appareil…

    Quand opérer ?

    Si l’emploi du masque n’est pas possible, une autre solution est l’opération. Effectuée sous anesthésie générale, elle consiste à libérer les voies respiratoires, en enlevant ce qui gêne ! Ainsi, la luette et une partie du voile du palais sont retirées. Les amygdales peuvent éventuellement faire aussi l’objet d’une ablation. L’opération peut également se faire à l’aide d’un laser : en brûlant à certains endroits, on va retendre les tissus. Dans ce cas, l’anesthésie n’est que locale. Mais, par chirurgie ou par laser, les suites de l’opération sont souvent douloureuses. De plus, le problème revient généralement après une période plus ou moins longue.

    Attention, il existe des cas d’apnée du sommeil beaucoup plus rares, provoqués par des problèmes neurologiques. Dans ce cas, le traitement est différent, principalement médicamenteux.

    Alain Sousa - Mis à jour le 14 octobre 2009

    Du ronflement banal à l'apnée du sommeil

     Apnées du sommeil

    Forum Problèmes de sommeil

    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2002/mag1004/ps_5954_apnees_sommeil_02.htm

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  • Peut-on encore se fier aux calories ?

    Longtemps utilisée comme mesure de référence pour calculer nos apports énergétiques alimentaires, la notion même de la calorie est aujourd'hui remise en question par de nombreux diététiciens. Valeur dépassée ou phénomène de mode ?

     

    En fait, le plus compliqué n'est pas de définir ce qu'est une calorie, mais de mesurer la densité énergétique (DE) d'un repas et de la dépense réellement nécessaire pour brûler ces fameuses calories. D'après certains chercheurs français, récemment réunis lors de la dernière Journée annuelle de nutrition et diététique1, l'estimation des calories dans notre assiette n'est pas aisée, y compris par les professionnels !

    Une unité basée sur des calculs ancestraux bien pratiques

    Actuellement, la densité énergétique d'un aliment est comptabilisée en kcalories ou en kjoules pour 100 grammes de produit. Elle prend en compte la teneur en eau et en nutriments. Ainsi, les lipides apportent 9 kcal par gramme, les protéines et les glucides 4 kcal par gramme.

    Le comptage des calories s'effectue selon une méthode mise en place par le chercheur américain Wibur Olin Atawer à la fin du XIXe siècle. Il calculait l'énergie contenue dans un aliment en le brûlant. Sa méthode repose sur la dépense énergétique du corps en soustrayant l'acide urique et les déchets organiques. Et pourtant, ces calculs utilisés depuis des décennies ne seraient pas justes, tout simplement car l'organisme n'utilise pas que des aliments "brûlés". Considérant ce mode de calcul obsolète, la société Weight Watchers a récemment modifié ses programmes.

    Calorie ou dépense énergétique réelle ?

    D'autres facteurs sont à prendre en compte tels que le mode de cuisson, le temps de digestion ou encore la teneur en fibres d'un aliment donné. Au final, en intégrant toutes ces valeurs au calcul de la dépense énergétique réelle, la valeur énergétique d'un aliment peut varier de 5 à 25 % par rapport à sa valeur référence. En particulier, les fibres, substances non énergétiques, ajoutent du poids et du volume mais pas de calories. Elles contribuent donc à faire baisser la densité énergétique d'un aliment. Ainsi la valeur énergétique d'un aliment riche en fibres peut passer de 2 kcal à 1,5 kcal avec ce nouveau mode de calcul2.

    Et pourtant, parce que "la densité énergétique globale d'un repas est difficile à définir, à quantifier et à interpréter notamment en physiologie humaine et en nutrition, la calorie reste tout de même une valeur bien pratique" précise Xavier Leverve, directeur scientifique "Nutrition humaine et sécurité des aliments" à l'INRA et directeur de l'unité Bioénergétique Fondamentale et Appliquée à l'Inserm3.

    Enfin, il faut savoir que la densité énergétique ne prend pas en compte les boissons consommées au cours du repas. "Il n'y a donc rien de bien nouveau dans cette approche, sinon de savoir que l'on peut effectivement manger davantage (en volume) tout en ingérant moins d'énergie" conclut France Bellisle, directrice de recherche à l'Inra.

    Quand notre inconscient s'arrange avec les calories…

    L'évaluation du nombre de calories est également sujette à caution à cause de notions plus subjectives. D'après Pierre Chandon, spécialiste de psychologie alimentaire à l'Insead de Fontainebleau, l'estimation des calories est sujette à trois biais systématiques et inconscients :

    • Les calories des aliments bons pour la santé sont systématiquement sous-estimées. Un biais qui est aujourd'hui renforcé par le fait que le light devient un argument de vente. Ainsi, on a plus tendance à consommer 50 % en plus de produits lights4. En clair, au lieu de manger 100 g de biscuits normaux, on s'enfile 150 g de biscuits allégés ;
    • Le fait d'inclure un aliment bon pour la santé fait baisser toutes les calories du repas. les chercheurs ont montré que la commande d'un plat perçu comme "bon pour la santé" entraîne un coupable relâchement sur les à-côtés : les boissons et desserts contiennent alors jusqu'à 131 % de calories en plus comparés à ceux qu'ils auraient commandés avec un autre plat principal5.
    • Les calories sont faiblement surestimées pour les petites portions mais fortement sous-estimées pour les grandes portions6. En clair, une petite portion de glace va être perçue comme plus riche en calories qu'elle ne l'est vraiment. A l'inverse, si c'est le pot entier qui est victime de notre gourmandise, nous allons avoir tendance à largement sous-estimer les calories ingérer. Histoire de ne pas trop culpabiliser… Conclusion : optez pour de petites portions et des parts individuelles.

    Au pays des calories, tout serait donc une histoire de perception… On comprend ainsi la difficulté à évaluer la teneur en calories d'un repas, de plats préparés ou d'un menu pris au restaurant.

    Déjouez les pièges des calories

    Pour minimiser les effets indésirables de notre inconscient, il est ainsi recommandé :

    • d'estimer les calories par portion, plus facilement quantifiables ;
    • d'opter pour de petites portions, quitte à vous resservir si vraiment vous n'êtes pas repu.
    • Par ailleurs, ne prenez pas pour argent comptant toutes les allégations santé que vous pourrez trouver sur les emballages et examinez au scanner l'étiquette (teneur en lipides, dont acides gras saturés, en glucides, en protéines, etc.).
    • Enfin, plutôt que de tout miser sur l'aspect qualitatif (aliments perçus comme sain), n'oubliez pas de rester raisonnable sur la quantité !

    La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) a réuni l'année dernière un groupe international de nutritionnistes pour statuer sur l'avenir de la fameuse "calorie". Mais en dépit de ces nombreuses découvertes, ces données ne sont toujours pas validées par l'agence des aliments. Il faudra donc encore quelque temps garder la calorie comme repère.

    Nadine Ker Armel, le 23 juin 2010

    1 - 50e Journée annuelle de nutrition et de diététique.
    2 - "Energy values of unavailable carbohydrate and diets: an inquiry and analysis", Livesey G. American Journal of Clinical Nutrition, Vol 51, 617-637, 1990.
    3 - Les calories, de l'assiette à la cellule, Xavier Leverve, présentation lors de la 50e Journée annuelle de nutrition et de diététique, janvier 2010
    4 - Markers of the Validity of Reported Energy Intake, Livingstone M. B. E., Journal of Nutrition, Mars 2003
    5 - The Biasing Health Halos of Fast-Food Restaurant Health Claims: Lower Calorie Estimates, Chandon P., Wansink B.
    6 - Calories perçues, l'impact du marketing" par Pierre Chandon, présentation lors de la 50e Journée annuelle de nutrition et de diététique, janvier 2010

    Le site de la 50e Journée annuelle de nutrition et de diététique

    Les régimes de A à Z

    Brûlez vos calories !
    Quels sont vos besoins en calories ?

    Forum Alimentation et santé

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/sante-assiette/articles/14539-calories.htm

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  • Les clés de la médecine chinoise

    Selon les principes de la médecine chinoise, une mauvaise circulation de l’énergie et c’est l’équilibre du corps qui est menacé. De l’acupuncture, au Qi Gong, cette discipline regorge de ressources thérapeutiques destinées à rétablir l’harmonie au sein des flux d’énergie.

    En Chine, on est souvent médecin de père en fils. Plus on a de générations de médecins derrière soi, plus on est respecté. La médecine chinoise, vieille de 5 000 ans s’intéresse surtout à la communication entre les différentes fonctions organiques.

    Cinq branches pour une forêt de connaissances

    La médecine chinoiseCelles-ci sont étroitement liées les unes aux autres par un courant d’énergie, appelé le "chi". Cette énergie est à la base de l’approche médicale chinoise. Selon ce principe, la maladie résulte de blocages ou de déséquilibres énergétiques. Tout l’art médical consiste alors à rétablir l’harmonie au sein de ces flux d’énergie. Pour cela, cette médecine dispose de trois grandes disciplines : la phytothérapie, l’acupuncture et les thérapies manuelles. A ces trois techniques fondamentales viennent s’ajouter la diététique avec son effet curatif et préventif et bien sûr les gymnastiques énergétiques basées sur la circulation harmonieuse du chi : Tai-chi, Qi gong... Le médecin se spécialise dans une des cinq branches citées.

    Recharger ses accus par l’acupuncture

    Véritable chirurgie de l’énergie, l’acupuncture va permettre de rétablir un nouvel équilibre. Les textes médicaux chinois disent que le corps humain est parcouru par des lignes énergétiques nommées méridiens, au nombre de douze, chacun correspondant à un organe. Par l’intermédiaire de points situés sur leur trajet, on peut agir directement sur les organes visés (estomac, rate, intestin, etc.). Si la rate est surchargée ou le foie engorgé, les problèmes surviennent. Les aiguilles plantées sur des points précis stimulent ou inhibent leur fonctionnement selon les besoins.

    La phytothérapie pour ne pas se planter…

    Avec des indications pour plus de 80 % des maladies, la phytothérapie est la discipline reine. Aujourd’hui, elle exploite plus de quatre cents espèces végétales. Le traitement consiste en l’administration de formules composées de racines, d’écorces ou de feuilles sous forme de décoction ou de pilules. La principale différence avec l’Occident réside dans la prescription. Le choix des plantes et la posologie dépendent, non pas de l’origine du problème, mais de "l’état énergétique" du patient. On privilégie celles qui vont le régulariser.

    Ca passe ou ça masse…

    L’histoire du massage thérapeutique est très ancienne, et plusieurs styles se développent dans les différentes régions de la chine. Le plus répandu, le tui Na, massage à vocation thérapeutique, est couramment utilisé dans les hôpitaux. Son principe est simple : toute altération de la mobilité articulaire, consomme une certaine quantité d’énergie et freine son passage, entraînant ainsi des maladies. Par des manipulations, le masseur va chercher à régler ce problème. A l’inverse, des perturbations internes (troubles de la digestion, stress) peuvent se manifester par des tensions et des blocages corporels. Il existe une autre forme très appréciée en Occident : il s’agit du shiatsu.

    Un régime à ne pas "rater"

    Par contraste avec notre culture, les règles d’hygiène alimentaire de base n’ont pas changé en Chine depuis des millénaires. La thérapie par la diététique ne consiste pas à suivre un régime de façon stricte mais s’adapte à l’âge, la constitution, l’état de santé et aux conditions de vie de chacun. Dans ce cadre, l’estomac et la rate apparaissent comme les deux principaux organes de la digestion. Les thérapeutes chinois insistent sur la nécessité d’acheminer jusqu’à l’estomac une nourriture qui soit digestible, à la température "correcte", à intervalles réguliers et dans les bonnes quantités. Cinq éléments essentiels en matière de diététique chinoise, dont l’observation constitue la clé d’une bonne santé.

     

     

    Les clés de la médecine chinoise

    Avec le Qi-gong, mettez un tigre dans votre moteur

    Ancré dans la tradition populaire chinoise, le Qi-gong permet de maîtriser l’énergie vitale pour atteindre l’équilibre du corps et de l’esprit. Il est très apprécié par les médecins chinois car chaque posture a une vocation thérapeutique précise. Transmises au travers d’images poétiques et naturalistes elles sont facilement mémorisables. Pour en finir avec le stress, on peut faire le tigre et pousser le ciel avec ses bras. Autre point fondamental : la gym orientale est une activité de détente et non de performance. Il faut se détendre pour permettre à l’énergie du corps de circuler.

    Catherine Maillard

    "Se soigner par la médecine chinoise". Hachette.

    Forum Médecine chinoise
    Forum Acupuncture


    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0914/dossier/sa_4555_cles_medecine_chinoise.htm  
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  • Diabète : Mieux informer sur la pompe à insuline

    Caractérisée par une trop faible production d'insuline, le diabète nécessite de compenser ce déséquilibre. Parmi les traitements proposés, la pompe à insuline offre une amélioration de la qualité de vie à près de 25 000 patients. Mais 70 000 pourraient potentiellement en bénéficier. Face à ce constat, l'Association française des diabétiques s'engage.>

    Depuis 30 ans, les patients diabétiques peuvent bénéficier des pompes à insuline. Ce dispositif fiable et fonctionnel améliore la vie quotidienne des malades. Pourtant, leur usage reste peu répandu en France. Découvrez les avantages et les inconvénients de cette prise en charge.

    L'AFD milite en faveur de la pompe à insuline

    "Plusieurs études ont retrouvé un meilleur équilibre du diabète chez les patients traités par pompes par rapport à ceux traités par injection (…) La pompe à insuline constitue une option thérapeutique de choix pour retrouver liberté des horaires et souplesse des rythmes" déclare le Dr Jean-Pierre Riveline, diabétologue1.

    Dès que la communauté scientifique et médicale a démontré le bénéfice de la thérapie par pompe à insuline, l'Association française des diabétiques (AFD) s'est engagée pour rendre accessible au plus grand nombre ce progrès médical. "Dès 2000, nous sommes intervenus auprès du ministère de la santé pour que les pompes externes soient prises en charge par l'Assurance maladie. Puis nous avons participé à l'élaboration d'un cahier des charges pour l'inscription à la Liste des produits et prestations remboursables (LPPR). La négociation, parfois difficile, a duré quelques années, mais a abouti en août 2006" témoigne Gérard Raymond, président national de l'AFD1.
    "La pompe à insuline constitue un traitement spécifique qui ne convient pas à tous : des indications et des contre-indications médicales ont été mises en évidence par les études" précise le Dr Jean-Pierre Riveline, diabétologue1.

    Indications

    Les patients doivent remplir les critères suivants :
    - Etre préalablement en programme intensifié (au moins 3 injections par jour, 3 autocontrôles par jour et une consultation spécialisée tous les trois mois)
    - Un équilibre glycémique mauvais sous ce traitement intensif (HBA1c>7% ou 2 hypoglycémie sévères ou 4 hypoglycémie modérées)
    - Un besoin de flexibilité (besoin en insuline variable dans la journée, infections chroniques, neuropathie douloureuse, intolérance aux injections).

    Contre indications

    - Manque de motivation : le patient doit souhaiter ce traitement après y avoir mûrement réfléchi.
    - L'existence de troubles psychiatriques graves peut rendre le maniement de la pompe ou le suivi médical difficile.
    - Une rétinopathie évolutive constitue une contre-indication temporaire le temps de stabiliser l'état ophtalmique.

    La décision du passage sous pompe doit dans tous les cas être mûrie par le patient et l'équipe médicale doit s'assurer de sa motivation.

    Indications et avantages de la pompe à insuline

    Les avantages de la pompe sont nombreux. Grâce à la pompe à insuline externe, le nombre de piqûres passe de 150 piqûres par mois à 10 seulement. Cette thérapie permet l'amélioration de l'équilibre glycémique, une meilleure adaptation à l'insulinothérapie fonctionnelle, une adaptation plus grande aux activités de la vie quotidienne, traitement des nouveau-nés…
    Mais certains inconvénients ne sont pas à négliger : la pompe nécessite une hospitalisation pour l'initiation du traitement par pompes, elle nécessite une certaine compréhension de la technologie ; le port de la pompe se fait 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ; elle peut constituer pour certains un signe extérieur de maladie ; les contrôles glycémiques doivent être nombreux (au moins 3 par jour) parce que les risques d'accidents hypoglycémiques sont plus importants. Enfin, les pompes ne sont pas automatiques (pas d'autorégulation), elles demandent donc une grande participation du porteur de pompe pour l'adaptation des doses, la conduite à tenir en cas de pannes, d'hyperglycémies inexpliquées…
    Aujourd'hui, 24 500 patients sont porteurs d'une pompe à insuline en France alors que 70 000 pourraient potentiellement en bénéficier2. L'AFD constate ainsi que de fortes inégalités d'accès à ce traitement subsistent en France. Selon les régions, le nombre de centres prescripteurs varie de 1 à 6, avec comme corollaire, une proportion de patients équipés très variable selon le lieu de vie.

    Où s'informer sur la pompe à insuline ?

    Une étude qualitative réalisée par l'AFD lors de la première campagne "Eclairer sur la pompe" en 2007, montre que les patients souhaitent avoir plus d'informations, autant du point de vue médical et technique, que sur le plan de la vie quotidienne avec la pompe.
    Face à cette demande, vous pouvez vous informer via différents canaux :

    • Il est important de demander des informations à votre médecin afin de savoir si un tel traitement est possible dans votre cas. Plusieurs questions peuvent initier un tel dialogue : Un traitement par pompe pourrait-il me convenir ? Est-ce qu'une pompe se garde jour et nuit ? Pour ma vie intime, la pompe ne risque-t-elle pas de me gêner ? Comment choisir celle qui me convient ?...
    • Depuis février 2010, un site internet créé par l'AFD "Eclairer sur la pompe" permet d'améliorer la connaissance des patients diabétiques et de leur entourage.
    • Plusieurs rencontres gratuites3 sont ainsi organisées par l'AFD à travers toute la France pour en savoir plus sur ce traitement. Découvrez le programme complet sur le site "Eclairer sur la pompe".
    • Redécouvrez le dossier de Doctissimo consacré à la pompe à insuline.

    Enfin, si vous souhaitez en savoir plus sur la pompe, les traitements du diabète et échanger vos expériences, n'hésitez pas à vous confier sur notre forum Diabète.

    Luc Blanchot, le 6 avril 2010

    1 - Dossier de presse "Eclairer sur la pompe" - AFD - Janvier 2010
    2 - Statistiques CnamTS, décembre 2009
    3 - L'AFD organise plus de 40 rencontres gratuites à travers toute la France en 2010. Les fabricants de pompe à insuline (Medtronic, Novalab, Roche Diagnostics) ainsi que les prestataires de santé à domicile (Dinno Santé, Nestlé HomeCare, Orkyn, VitalAire) s'associent à cette opération.


    Pompe à insuline : des diabétiques gonflés à bloc !

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/14352-diabete-information-pompe-insuline.htm

     

     

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  • Diabète : Un enfant qui boit et urine beaucoup doit consulter

    En progression chez l'enfant, le diabète de type 1, anciennement appelé insulinodépendant, est encore souvent diagnostiqué trop tardivement, lorsque le jeune patient souffre d'une acidocétose dont les conséquences peuvent être fatales. Pour sensibiliser les parents à l'urgence de la prise en charge, la campagne Diabète Enfant et Adolescent est lancée le 14 novembre 2010, lors de la Journée mondiale du diabète.

    Votre enfant se met à boire énormément, sans que sa soif ne semble étanchée ? Il se rend souvent aux toilettes et se remet à faire "pipi au lit" ? Peut-être souffre-t-il d'un diabète de type 1, comme 15 000 autres enfants de moins de 15 ans. Pour lever le doute, consultez rapidement un médecin qui procédera à un dépistage de sucre dans ses urines. Avec ce test simple, vous éviterez à votre enfant des complications potentiellement graves.

    15 000 jeunes diabétiques en France

    Campagne diabète enfant et adolescentLe diabète de l'enfant et de l'adolescent est une maladie auto-immune au cours de laquelle les cellules β du pancréas ne fabriquent plus d'insuline. Cette carence en insuline provoque l'accumulation de sucre dans le sang. Au-delà d'un certain seuil et en l'absence de traitement, l'hyperglycémie va provoquer la production de corps cétoniques par le foie : c'est ce qu'on appelle la cétose. Elle se manifeste par l'apparition de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales. L'acidocétose correspond à l'acidification du sang due à l'accumulation excessive de ces corps cétoniques. Cet état provoque une fatigue intense, des troubles respiratoires et des troubles de la conscience. Il menace surtout le pronostic vital de l'enfant.

    A ce jour, on estime que 15 000 jeunes Français de moins de 15 ans souffrent d'un diabète, pour la grande majorité de type 1 (95 %). Chaque année, on dépiste 1 700 nouveaux cas, mais le plus inquiétant aux yeux des spécialistes, c'est que cette incidence s'accroît particulièrement vite chez les tout-petits, chez lesquels elle est deux fois plus élevée que la moyenne (+ 7,59 % par an, contre 3,34 %). Au total, les moins de 4 ans représentent ¼ des cas de diabète de l'enfant et de l'adolescent, les 5-9 ans 33 % et les 10-14 ans 37 %.

    Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette augmentation du nombre de cas, dont la plus solide est l'hypothèse infectieuse, explique le Dr Myriam Rosilio, directrice médicale de Lilly Diabète France. "L'agression par un pathogène induirait une sur-réaction des mécanismes de défense et le développement des auto-anticorps. Dans les pays du Nord, où la prévalence du diabète de type 1 est élevée, les chercheurs ont établi un lien entre la fréquence des infections par entérovirus et le diabète".

    40 % des enfants arrivent à l'hôpital en acidocétose

    Si l'on ne peut pas encore prévenir le diabète de type 1, on peut toutefois prévenir les complications de l'hyperglycémie par une vigilance accrue à l'égard de ses premières manifestations. Selon l'Observatoire National du Diabète, dont les résultats reposent sur les  données de 139 services de pédiatrie, les deux signes révélateurs d'un diabète sont la polyurie (l'envie fréquente d'uriner) et la polydipsie (une soif intense) dans 98 % des cas. L'énurésie ("pipi au lit") ne survient que dans 40 % des cas et n'est pas caractéristique chez le petit enfant, tandis que la fatigue et la perte de poids surviennent plus tard, indique Carine Choleau, chargée de missions scientifiques à l'Aide aux Jeunes diabétiques (AJD).

    Or, dans 40 % des cas, l'enfant est conduit aux urgences alors qu'il présente déjà une acidocétose. Cette complication grave du diabète, qui peut évoluer vers un coma voire un décès, est d'autant plus rapide que l'enfant est jeune, survenant parfois en quelques heures. "L'acidocétose est plus importante chez les enfants âgés de 0 à 4 ans, qui passent plus rapidement du stade d'hyperglycémie à celui d'acidocétose. En revanche, les cas sévères sont plus fréquents chez les 10-14 ans, chez lesquels les symptômes alarment peu les parents", précise Corine Choleau.

    Campagne Diabète Enfant Adolescent 2010-2011

    Forte de ce constat, l'Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) a donc décidé de lancer une campagne nationale d'information 2010-2011 "pour prévenir l'acidocétose lors du diagnostic de diabète chez l'enfant et l'adolescent". Car plus le diagnostic de diabète est posé tôt, plus il est facile d'initier une prise en charge et un traitement par insuline dans de bonnes conditions, en dehors d'un contexte d'urgence vitale, extrêmement stressant pour les parents.

    Intitulée "Campagne Diabète Enfant et Adolescent", elle est soutenue par les ministères de la Santé et de l'Éducation nationale, ainsi que par la Fédération de la Mutualité Française, les Ordres des médecins, pharmaciens et infirmiers.  Elle s'adresse à la fois aux parents, qui n'ont pas suffisamment conscience de l'urgence de la prise en charge, mais aussi aux médecins, pédiatres et professionnels de santé de l'éducation nationale, pour qu'ils réagissent rapidement en pratiquant une mesure de la glycosurie et de la glycémie, et en dirigeant immédiatement les familles vers les centres hospitaliers.

    Amélie Pelletier, le 8 novembre 2010

    Sources :

    - Conférence de presse organisée par l'Aide aux Jeunes Diabétiques, en partenariat avec le laboratoire Lilly Diabète France, novembre 2010
    - Observatoire  National du Diabète. Réseau pédiatrique AJD. Étude en cours. Données actualisées sur le site de l'AJD.

    Tout sur le diabète
    Vivre au quotidien avec son diab

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/14771-diabete-enfant-urine-beaucoup-soif.htm

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  • Quelles sont les complications du diabète ?

    Insidieuse pendant de nombreuses années pour le diabète de type 2, la maladie peut avoir des conséquences très importantes. Cécité, cataracte, thrombose, néphropathie, les conséquences du diabète non-traité sont variées et dévastatrices. Avant la découverte de l'insuline, son issue était fatale en cas de diabète de type 1 . Mais aujourd'hui, des traitements existent et permettent aux malades de vivre normalement.

     

    Dans les pays occidentaux, le diabète est la principale cause de cécité et de recours à un rein artificiel ou la greffe rénale.

    Complications dégénératives

    L'hyperglycémie chronique des diabétiques endommage progressivement les petits vaisseaux sanguins des reins et des yeux ainsi que les nerfs. Les vaisseaux s’obstruent et si certaines parties de notre corps ne sont plus assez irriguées, elles peuvent mourir. L’excès permanent de sucre dans le sang engendre donc des complications telles la cécité, les insuffisances rénales, les neuropathies (atteintes des nerfs) des jambes pouvant provoquer des "maux perforants plantains", des atteintes des nerfs commandant le sexe.

    Complications dermatologiques

    Si leur glycémie est mal traitée, les diabétiques sont plus sensibles que la moyenne aux infections cutanées, buccales et gynécologiques parce que les bactéries "aiment" le sucre. Les pieds sont particulièrement fragiles et les plaies mal soignées peuvent conduire à des abcès voire des gangrènes, donc des amputations.

    Complications aiguës

    Les complications aiguës du diabète de type 1 sont parfois des malaises ou des comas par hyperglycémie et acidocétose, mais beaucoup plus souvent par hypoglycémie, dues respectivement à une insuline non injectée ou mal dosée.

    • L’acidocétose survient quand l’organisme ne peut plus du tout utiliser le glucose comme carburant (le sucre ne pénètre plus dans les cellules à cause de l’absence d’insuline). Les cellules s’attaquent alors aux graisses, provoquant leur dégradation anormalement massive en corps cétoniques, déchets toxiques pour l’organisme. Non traitée, l’acidocétose évolue vers le coma et la mort.
    • L'hypoglycémie, accident de loin le plus fréquent, peut n’entraîner qu’une gêne légère, mais non traitée, elle peut aussi conduire au coma avec séquelles neurologiques irréversibles.
    • Le coma hyper-osmolaire, accident rare, survient surtout chez le sujet de plus de 60 ans à la suite d’une forte déshydratation lors d'infections, de diarrhées ou de prise de diurétiques. La glycémie est alors très élevée et l’hospitalisation immédiate. La mortalité est lourde (50 % des cas) et survient par baisse brutale de la tension artérielle malgré le traitement à l’insuline administré en urgence.

    Le diabète lié à un déclin mental

    Encore une bonne raison de garder votre corps en bonne santé ! Le diabète et l'hypertension artérielle souvent associés à des problèmes d'inactivité physique sont désormais liés à une diminution rapide des capacités cognitives. Cette découverte publiée dans la revue Neurology est basé sur l'estimation des capacités mentales de 10 963 personnes âgées de 47 à 70 ans à six ans d'intervalle. Les résultats témoignent d'un déclin mental chez l'ensemble des participants mais chez les patients souffrant d'hypertension artérielle et de diabète la diminution est beaucoup plus importante. Le diabète aurait une influence néfaste quel que soit l'âge, alors que l'hypertension artérielle semble initier son action néfaste qu'à partir de 58 ans. Le tabagisme et de fort taux de cholestérol ne semblent pas influer sur le devenir de nos capacités mentales.
    Les chercheurs pensent que le diabète et l'hypertension artérielle pourraient, sans en être la cause, rendre les personnes plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer.

    David Bême

    * Neurology 2001 ; 56 :42-48

     

    Une vie normale grâce au suivi du traitement

    Les complications ne sont pas une conséquence inévitable de la maladie. Elles interviennent parce que la teneur en sucre du sang est restée trop élevée trop longtemps. Un diabétique qui se soigne bien et équilibre sa glycémie dans des limites correctes court à peine plus de risques de telles complications que quiconque.

    L’hyperglycémie chronique, éventuellement associée au cholestérol, à l’hypertension artérielle ou au tabac, "encrasse" progressivement les grosses artères de l’organisme. Elle peut provoquer l’infarctus au niveau du coeur, l’artérite au niveau des jambes ou bien une hémiplégie si des artères du cerveau sont obstruées.

    Ces fiches ont été réalisées par l'Association Française des Diabétiques (AFD) dont l'objectif est de tout mettre en oeuvre pour aider, défendre et informer les personnes diabétiques.

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/895-diabete-complications.htmForum Diabète

     

     
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  • "Le traitement du diabète doit inclure celui des troubles érectiles"

    Interview du Dr Pierre Desvaux, et sexologue

    Alors que le diabète est une des principales causes des troubles de l'érection, la prise en charge de ces problèmes intimes restent insuffisamment prise en compte. Pourtant, cette négligence peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie globale du patient. Le Dr Pierre Desvaux, andrologue et sexologue, nous en dit plus.

     

    Doctissimo : Quels sont les liens entre diabète et troubles de l'érection ?

    Dr Pierre Desvaux : Le diabète peut entraîner des atteintes vasculaires, nerveuses et hormonales. Mais la principale cause des troubles érectiles est tissulaire et métabolique. Chez les patients diabétique, les corps caverneux ont tendance à moins libérer d'oxyde nitrique à l'origine du relâchement tissulaire, étape indispensable pour que ces tissus se remplissent de sang et permettent une érection. Par ailleurs, la qualité même de ces tissus est moins importante en cas de glycémie mal contrôlée.

    Enfin, les patients diabétiques (en particulier après 50 ans) sont plus susceptibles d'avoir des taux de testostérone en dessous de la normale. L'hypogonadisme peut entraîner des troubles de la libido et des dysfonctions érectiles.

    Doctissimo : Quelles sont les conséquences de ces problèmes intimes sur le traitement du diabète ?

    Diabète troubles érectilesDr Pierre Desvaux : Une étude d'un urologue américain, le Dr Benjamin H Lowentritt, a montré en 2004 que les troubles de l'érection peuvent conduire à un moins bon suivi du traitement d'une maladie chronique. C'est vrai pour le diabète mais aussi pour l'hypertension, la dépression, le cholestérol… Le patient diabétique pense que le traitement est à l'origine de ces troubles de l'érection et va donc l'abandonner, alors qu'il n'y a pas de lien entre cette molécule et ces problèmes intimes.

    Il est donc particulièrement important de prendre en compte ce trouble intime afin d'améliorer l'investissement des patients à la prise en charge de leur diabète et au respect des règles hygiéno-diététiques, qui sont par ailleurs des facteurs déterminant de prévention de ces troubles.

    Doctissimo : La prise en charge du diabète doit-elle inclure un interrogatoire sur ces problèmes intimes ?

    Dr Pierre Desvaux : C'est plus que souhaitable d'une part, on l'a vu, pour s'assurer d'un bon suivi du traitement de cette maladie chronique mais également parce que ces troubles peuvent préfigurer d'autres maladies vasculaires plus graves. Schématiquement, les mécanismes à l'oeuvre au niveau des corps caverneux est sensiblement le même pour les autres artères de l'organisme. S'il existe des facteurs de risque cardiovasculaire (le diabète en est un) et qu'on note la présence de troubles érectiles, on doit alors être prudent quant au risque cardiovasculaire du patient. Cela ne veut pas dire pour autant que tous les diabétiques qui ont des troubles de l'érection auront de gros problèmes cardiaques, heureusement… Mais mieux vaut prévenir.

    Doctissimo : Quelle est la prise en charge de ces troubles chez le patient diabétique ?

    Dr Pierre Desvaux : Le patient diabétique peut parfois être psychologiquement affecté par sa maladie, il peut être en rupture de traitement, ne plus suivre son régime… La prise en charge des troubles de l'érection peut se révéler être un moyen de le rendre de nouveau acteur de sa prise en charge. Je dis ainsi souvent à mes patients : "Je veux bien vous aider pour ces troubles mais il va également falloir m'aider un peu en essayant d'équilibrer ce diabète".

    Doctissimo : Concrètement, quelle est la prise en charge ?

    Dr Pierre Desvaux : Elle repose sur les facilitateurs d'érection, les IPDE-5. On dispose aujourd'hui de trois molécules différentes (tadalafil, vardénafil et sildénafil) qui donnent toutes de bons résultats. Ces résultats sont d'autant plus satisfaisants que la testostérone est normalisée (une prise en charge peut être nécessaire pour hypogonadisme), que la glycémie est équilibrée et que les conditions de prise sont respectées. La prescription peut être adaptée en fonction des souhaits du patient et des résultats obtenus.

    En cas d'échecs de ces médicaments, les injections intracaverneuses peuvent également constituer une alternative, même si on comprend aisément qu'elles apparaissent moins "séduisantes".

    Par ailleurs, n'oublions pas que le diabétique est avant tout un homme. En cela, je veux dire que la cause de ces troubles peut être le diabète mais pas forcément…

    Doctissimo : Les diabétologues sont-ils sensibilisés à la prise en charge de ces problèmes intimes ?

    Dr Pierre Desvaux : Les diabétologues posent de plus en plus la question à leurs patients. Ils peuvent ainsi le cas échant, prescrire eux-mêmes les médicaments adéquats ou envoyer leurs patients vers un spécialiste s'ils ne se sentent pas à l'aise avec cette prise en charge ou si la première prescription n'a pas donné de bons résultats.

    En matière de développement personnel continu (dont l'obligation vient d'être récemment soulignée par la loi HPST), les andrologue et sexologues sont particulièrement dynamiques. La création récente du Conseil national professionnel de sexologie a notamment favorisé la mise au point de modules de formation continue à destination des généralistes et/ou des spécialistes.

    Propos recueillis par David Bême, le 21 octobre 2010

     Forum Problèmes d'érection
     Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/troubles_erectiles/14751-traitement-diabete-troubles-erectiles.htm

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