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  • Zoom sur la mycose du pied

    Extrêmement fréquent, le pied d’athlète est une mycose qui ne touche pas uniquement les sportifs… Cette infection entraîne une inflammation de la peau, des coupures au niveau des plis, en particulier entre les orteils, ainsi que des lésions squameuses sur la plante des pieds avec démangeaisons et inconfort.

    Les mycoses des pieds sont extrêmement répandues. Ce serait même la maladie cutanée la plus fréquente.

    Symptômes

    Pieds athlèteCette maladie se caractérise par des rougeurs et des cloques entre les orteils, qui finalement se transforment en fissures ou en crevasses. L’espace entre le 4e et le 5e orteil est généralement le plus touché, l’espace y étant plus restreint. L’infection peut se propager à la plantes des pieds ou aux ongles. Des démangeaisons peuvent également intervenir. Ces manifestations cutanées sont fréquentes chez les sportifs, les pêcheurs ou toutes personnes portant deschaussures fermées favorisant la transpiration et la macération.

    Causes et conséquences

    Ces mycoses sont dues à des champignons dermatophytes ou des levures (du genre Candida). La contamination peut se faire dans des atmosphères humides (piscines, sauna, douches publiques…) ou dans des chaussures entraînant des milieux chauds et humides. Ces infections sont favorisées en cas de lésions du pied ou de mauvaise irrigation des extrémités.

    Même si les conséquences d’une telle mycose ne sont pas très handicapantes, elle doit être traitée pour éviter la propagation de l’infection à d’autres zones cutanées ou d’autres personnes et parce que la perturbation de la zone cutanée va favoriser des infections bactériennes plus problématiques (streptocoques par exemple). Enfin, la prudence est de rigueur chez le diabétique, car une mycose des pieds peut évoluer vers des plaies chroniques graves.

    Diagnostic

    Outre l’aspect clinique caractéristique, le dermatologue pourra également demander un prélèvement des squames. Analysés au microscope, ces échantillons pourront être mis en culture afin d’identifier le champignon responsable de l’infection.

    Traitement

    Le traitement repose sur des bains antiseptiques, une désinfection et des crèmes antifongiques à appliquer deux fois par jour pendant deux à six semaines. En cas d’extension de cette infection, un traitement oral pourra également être prescrit pendant une durée variable. Mais une fois le traitement achevé, plusieurs conseils permettront de prévenir les récidives.

    Conseils anti-récidives

    •  Respecter une hygiène rigoureuse des pieds ;
    •  Après les douches et les bains, séchez soigneusement vos pieds, y compris l’espace entre les orteils ;
    •  Eviter autant que possible la transpiration et la macération (en privilégiant notamment les chaussettes en fibres naturelles…) ;
    •  Eviter les échanges de chaussures ou de chaussettes avec d’autres personnes ;
    •  Ne sautez pas l’étape du pédiluve avant et après vous être promené sur les bords des piscines ;
    •  Au bord des piscines, dans les vestiaires, les saunas et les douches publiques, prévoyez de vous munir de sandalettes.
    Luc Blanchot

     

    Forum Mycoses

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/mycoses/articles/9254-pied-athlete.htm

     

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  • Le diabète, une maladie dangereuse pour le coeur et les vaisseaux

    Environ 3 % des Français sont atteints de diabète, une affection qui tend actuellement à se répandre. Or, cette maladie expose à l'apparition précoce de complications cardiovasculaires, qui peuvent être graves.

    Par définition, le diabète correspond à un excès de glucose dans le sang. Dans plus de 9 cas sur 10, il s'agit d'un diabète de type 2, que l'on rencontre chez des adultes ayant dépassé la cinquantaine, souvent sédentaires et en surpoids. Le diabète de type 1 est moins fréquent et on peut le diagnostiquer dès l'enfance ou l'adolescence. Mais, dans les deux formes de diabète, on observe des altérations des gros et des petits vaisseaux sanguins.

    Les grosses artères du coeur, de la jambe et du cerveau sont souvent touchées

    DiabèteEn raison de l'hyperglycémie chronique et/ou de son association à d'autres facteurs de risque cardiovasculaire comme l'excès de triglycérides sanguins, l'obésité, l'hypertension artérielle, la sédentarité..., le diabète favorise le développement de plaques graisseuses (athérosclérose) au niveau des grosses artères (macroangiopathie).

    Le vieillissement accéléré des artères coronaires du coeur détermine ainsi une mortalité prématurée chez les diabétiques, en particulier chez les femmes, habituellement protégées contre les maladies cardiovasculaires jusqu'à la ménopause.

    • La probabilité de développer un infarctus du myocarde est multipliée par deux à quatre chez un diabétique en comparaison d'un non diabétique et ces infarctus sont deux fois plus souvent mortels.
    • Les diabétiques sont deux fois plus enclins que les personnes non diabétiques à développer une artérite des membres inférieurs, un risque encore accru s'ils fument beaucoup.
    • Enfin, ces patients sont plus souvent victimes d'accidents vasculaires cérébraux et ces problèmes sont, en général là aussi, plus graves que chez les non diabétiques.

    Mais, les petits vaisseaux sont également concernés

    Si l'atteinte des gros vaisseaux fait la gravité de la maladie diabétique (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), celle des petits vaisseaux comme les artérioles et les capillaires induit des complications propres au diabète. Cette microangiopathie est directement en rapport avec l'hyperglycémie. L'atteinte des petits vaisseaux irriguant la rétine détermine ainsi des altérations visuelles, qui passent longtemps inaperçues mais peuvent aboutir à une cécité. La circulation sanguine est également souvent moins bonne au niveau des vaisseaux des pieds. Ceci aggrave les conséquences d'une éventuelle atteinte des grosses artères des jambes et explique la nécessité de recourir parfois à une amputation des orteils lorsque ceux-ci ne sont plus suffisamment irrigués. De plus, le diabète expose à des lésions précoces des petits vaisseaux irriguant les reins, avec le risque de voir se développer une insuffisance rénale.

    Comment limiter les risques pour le coeur et pour les vaisseaux ?

    De nombreux diabétiques, en particulier de type 2, présentent de nombreux facteurs de risque dont les effets négatifs se renforcent mutuellement. S'il est fondamental de normaliser le taux de glucose sanguin grâce au régime alimentaire et à la prise de médicaments anti-diabétiques oraux ou d'insuline, il est également essentiel d'éliminer dans le même temps ces paramètres de risque supplémentaire.

     

    Ces mesures passeront par la correction d'un surpoids, d'une alimentation trop riche en graisses ou en alcool et la pratique régulière d'une activité physique. Bien sûr, la découverte d'un diabète doit également conduire à se débarrasser définitivement du tabac. Enfin, une bonne hygiène des pieds est indispensable pour prévenir l'apparition d'infections au niveau des orteils, qui aggraveraient les lésions vasculaires des extrémités. Il faudra en outre normaliser autant que possible les chiffres de la tension artérielle et corriger d'éventuelles anomalies lipidiques, qui ont persisté après diminution des apports en graisses. Ce qui peut nécessiter la prise de médicaments anti-hypertenseurs ou hypolipémiants.

    Des malades bien suivis sur le plan cardiovasculaire

    Les diabétiques doivent être attentivement suivis sur le plan cardiovasculaire. Il est habituel de pratiquer un électrocardiogramme pour déterminer si les artères coronaires sont atteintes par l'athérosclérose. Néanmoins, les atteintes coronaires s'accompagnent moins souvent de signes électriques au repos chez les diabétiques que chez les autres malades coronariens. De ce fait, on a tendance à demander plus volontiers chez eux une épreuve d'effort ou une échographie-Doppler pour vérifier l'état du coeur, ou même à pratiquer une coronarographie lorsque l'on redoute une sténose, c'est-à-dire le rétrécissement, des artères coronaires. Une échographie-Doppler sera également prescrite, lorsque l'on pense que les artères des jambes ou les artères carotides du cou sont envahies par l'athérosclérose. Enfin, la réalisation régulière d'un fond d'oeil permettra de vérifier la qualité de la circulation rétinienne. La capacité de filtration des reins sera appréciée indirectement en regardant le taux sanguin de créatinine ainsi que la quantité d'albumine qui passe dans les urines.

    Des traitements spécifiques en cas d'anomalie cardiaque ou artérielle

    Hors les médicaments anti-angineux, le traitement des anomalies coronaires repose sur la chirurgie (pontage) ou, de plus en plus souvent, sur l'angioplastie, une technique qui consiste à élargir le diamètre des artères coronaires obstruées en y introduisant un ballonnet puis en le gonflant. Un petit ressort ou "stent" sera ensuite laissé en place. Reste que chez les diabétiques, le risque de rétrécissement secondaire ou "resténose" est particulièrement important, même en présence de stent, car les lésions d'athérosclérose sont souvent longues et multiples. Pour limiter l'ampleur de ce problème, on discute donc aujourd'hui la possibilité d'utiliser prioritairement chez ces malades des stents recouverts de substance anti-sténose, comme le "sirolimus". Malheureusement, si ces stents actifs sont très efficaces, ils ont aussi l'inconvénient d'être très onéreux ! Quant aux lésions des artères des jambes ou des artères carotides, elles se traitent, soit par chirurgie ou angioplastie.

    Dr Corinne Tutin

    Sources :

    Gu K, Cowie CC, Harris MI. Diabetes and decline in heart disease mortality in US adults. JAMA 1999;281:1291-1297.
    Kannel WB, McGee DL. Diabetes and cardiovascular disease: the Framingham study. JAMA 1979;241:2035-2038.
    Manson JE, Colditz GA, Stampfer MJ, et al. A prospective study of maturity-onset diabetes mellitus and risk of coronary heart disease and stroke in women. Arch Intern Med 1991;151:1141-1147.
    Wingard DL, Barrett-Connor E. Heart disease and diabetes. In: Harris MI, Cowie CC, Stern MP, Boyko EJ, Rieber GE, Bennett PH, eds. Diabetes in America. 2nd ed. Bethesda, Md.: National Institutes of Health, 1995:429-48. (NIH publication no. 95-1468.)
    Panzram G. Mortality and survival in type 2 (non-insulin-dependent) diabetes mellitus. Diabetologia 1987; 30: 123-31.



     

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  • Bonjour à tous, Depuis trois semaines je n'ai plus accès à ce blog sur mon Pc mais surprise mes editifiants fonctionnent sur l'IPhone! Un article qui pourrait vous intéresser : http://lasanteauquotidien.e-moniste.com/médias/files/le-guide-de-l-homéopathie-spécial-enfants.pdf
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  • Les abcès dentaires : stopper l'infection sans attendre

    Infection bactérienne souvent douloureuse, l'abcès dentaire se caractérise par des gonflements de la gencive et s'accompagne d'un état fébrile et de difficultés de mastication. Non traité, il peut entraîner des complications graves.

    Consultez dès les premiers symptômes et n'hésitez pas à vous rendre aux urgences en cas de forte fièvre ou si vous avez de grandes difficultés à vous alimenter.

    Abcès dentaire : les symptômes

    Abcès dentaireL'abcès dentaire est une infection bactérienne dont on en distingue deux types, explique le Dr Marc Baranes, spécialisé en chirurgie orale à Saint-Mandé (94) : 

    • L'abcès parodontal, qui provient de la gencive et concerne le plus souvent des patients souffrant de déchaussement dentaire. En cause également, l'évolution clinique des dents de sagesse avant ou après extraction. 
    • L'abcès apical, systématiquement lié à des douleurs à la mastication, est, quant à lui, provoqué par la fracture d'une dent, de caries profondes ou par une dent pas soignée depuis longtemps. Les bactéries vont alors proliférer au niveau des nerfs de la dent.

    L'abcès dentaire se manifeste par une gencive gonflée qui devient rouge, une sensation de chaleur, des saignements, le tout entraînant des problèmes de mastication accompagnés de fièvre et de fatigue. Trois ou quatre jours après, du pus se forme en réaction à l'infection. À ne pas confondre avec une réaction strictement inflammatoire causée par exemple par un aliment resté coincé entre les dents (syndrome du septum) ou un œdème post-opératoire après extraction des dents de sagesse, prévient le Dr Baranes.

    Abcès dentaire : quel traitement ?

     "Il faut surtout continuer à se brosser les dents malgré les saignements et la douleur, prendre éventuellement du paracétamol et consulter un dentiste rapidement, explique le chirurgien-dentiste.Et surtout ne pas crever ou inciser l'abcès avec une aiguille ou une lame, et éviter de prendre desanti-inflammatoires type Voltarène ou ibuprofène qui vont augmenter la propagation de l'infection en masquant son évolution, en agissant seulement sur la douleur". Chez l'enfant, la propagation de l'infection est beaucoup plus rapide. Dès qu'il y a gonflement de la joue, il faut aller aux urgences, conseille le spécialiste.

    Deux types de traitements sont possibles, indique le Dr Baranes :

    • "Un traitement local, indispensable, réalisé par le chirurgien-dentiste, qui consiste à réaliser le drainage de l'infection : soit par l'ouverture de la dent pour accéder à l'extrémité des racines, soit par l'extraction de la dent. Une prescription d'antibiotiques et d'antalgiques est associée", explique le Dr Baranes.
    • Si l'abcès provient plutôt de la gencive, un drainage ou un curetage permettent de nettoyer l'infection. "Si l'abcès s'est extériorisé à la gencive et qu'une collection de pus s'est formée, on va ouvrir cette poche et drainer le pus. Cela va diminuer la pression et soulager le patient".

    Abcès dentaire : des complications graves, parfois mortelles

    Non soigné, un abcès dentaire peut mener à de sérieuses complications. A un stade plus avancé, le gonflement va se voir extérieurement, des ganglions peuvent apparaitre sous la mâchoire : l'infection se propage alors au niveau des tissus mous comme la joue, la peau, les muscles. On parle decellulite infectieuse. Le pus se fraie un chemin à travers les tissus et perce un orifice de sortie (lafistule), qui aboutira sur la gencive ou parfois à l'extérieur, sur la peau du visage (joue, menton). 
    Parmi les complications de l'abcès dentaire : 

    • Une perte de la dent peut survenir : l'abcès peut infecter l'os qui tient la dent et le détruire (parodontite). Dans 90 % des cas avancés, la dent infectée sera retirée.
    • Une infection unilatérale des sinus : les racines des molaires du haut sont localisées près des sinus. Si l'abcès dentaire génère du pus, les sinus peuvent alors se remplir de ce pus, ce qui va engendrer une douleur à l'appui sur les pommettes ou lorsque la tête est projetée en avant, un écoulement purulent unilatéral et une sensation de mauvaise odeur dans le nez.
    • L'endocardite bactérienne : les bactéries issues de l'abcès dentaire atteignent le cœur à travers les vaisseaux sanguins. Ces bactéries arrivant au cœur peuvent infecter les valvules et conduire à des conséquences parfois mortelles.
    • Plus qu'exceptionnel, l'abcès du cerveau : l'infection pourrait se propager des dents jusqu'au cerveau à travers les veines. Une infection du cerveau peut mener à un coma.
    • Chez les patients immunodéprimés (diabète non équilibré par exemple), une cellulite se diffuse de la joue au cou à la poitrine, puis provoque une nécrose de tous les tissus avec pour conséquence une septicémie. Malgré la prise en charge médicale, le pronostic vital est engagé.
    • L'angine de Ludwig : cette infection sérieuse, parfois fatale, touche les parties situées sous la langue et sur le côté. Elle risque de bloquer les voies respiratoires et de provoquer la mort par étouffement. Une trachéotomie doit alors être pratiquée en urgence.

    Selon le Dr Banares, pour stopper l'infection et éviter des complications graves, il faut consulter dès les premiers symptômes, et se rendre aux urgences si la fièvre dépasse les 38°C et qu'il devient difficile de déglutir et de s'alimenter.

    Isabelle Frenay

    Créé le 29 janvier 2013

    Sources :

    - Interview du Dr Marc Banares, chirurgien-dentiste à Saint-Mandé (94)
    - Document de la Société française de médecine d'urgence (SFMU) 2011 sur les cellulites cervico-faciales (téléchargeable sur Internet).

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  • Dossier diabète Le diabète est la quatrième cause de décès dans les pays développés. Dans le monde, on compte près de 200 millions de diabétiques, dont 90 % souffrent d'un diabète de type 2, appelé aussi diabète sucré, gras ou de la maturité. On dit du diabète que c’est une maladie silencieuse. C’est vrai quel que soit son type (1, ou 2). Mais contrairement aux idées reçues, il peut aussi se manifester par des symptômes bruyants. Explication Tout vient du pancréas. Cette glande située dans l'abdomen, a notamment pour rôle de fabriquer des hormones : le glucagon, qui fait monter le taux de sucre dans le sang, et l'insuline qui, à l'inverse, le baisse. Cette fabrication se fait dans un petit nombre de cellules regroupées en îlots, appelés les îlots de Langerhans. L'insuline Lorsque l'on mange des aliments sucrés, y compris ceux qui seront transformés en sucre lors de la digestion (pain, pommes de terre, pâtes, riz...), le pancréas sécrète immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. Le glucose est alors transporté par le sang vers le cerveau, les reins, les muscles et tous les tissus, où il est stocké. A jeûn, il se passe le phénomène inverse : moins d'insuline est sécrétée, le sucre ressort donc des cellules pour être utilisé. Ainsi, le taux de sucre dans le sang, que l'on appelle glycémie, reste stable à toutes heures de la journée. Les différents types de diabète Dans le diabète de type 1, appelé aussi diabète maigre ou diabète insulinodépendant, qui touche les plus jeunes, les cellules sécrétant l'insuline sont détruites par un mécanisme que l'on connaît mal. Quand trop de cellules sont ainsi éliminées, l'organisme manque d'insuline et la maladie apparaît. Dans le diabète de type 2, appelé diabète gras ou non-insulinodépendant, il se produit un double phénomène : d'une part, la sécrétion d'insuline diminue, et d'autre part, cette dernière est moins efficace et les cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles y deviennent moins sensibles. Dans les deux cas, le taux de sucre dans le sang monte et l'on constate des "hyperglycémies". Les causes du diabète Le diabète de la maturité est associé dans 60 % des cas à une surcharge pondérale ou une obésité. Pour 50 % des malades, il est lié à une hypertension artérielle, et pour un peu plus de 30 %, à un taux de graisses trop élevé dans le sang (de cholestérol en particulier). Or toutes ces maladies sont liées au moins pour partie à nos modes de vie occidentaux actuels : alimentation déséquilibrée trop riche en sucres rapides (douceurs, confiseries…) ou en graisses saturées animales, et sédentarité plus ou moins prononcée. Pour rappel : il est vivement conseillé de marcher au moins une demi-heure par jour. Les symptômes du diabète Le diabète peut se manifester par une triade de symptômes bien connue des médecins : Le besoin de boire beaucoup d’eau (ou d’autres boissons rafraîchissantes) de façon très fréquente (polydipsie). L’envie de manger fréquemment et en quantité importante (polyphagie), qui, dans le cas du diabète de type 1, s’accompagne paradoxalement d’un amaigrissement. La nécessité d’uriner beaucoup et de manière très récurrente (polyurie). Conséquence logique de la polydipsie, elle est aussi liée à la forte concentration du sucre dans le sang que l’organisme tente d’éliminer. Quatre symptômes indépendants, plus discrets que les précédents, doivent aussi alerter : Une fatigue (asthénie) se manifestant par un essoufflement (dyspnée) et une accélération du rythme cardiaque au moindre effort physique (en montant des escaliers, par exemple). Des troubles de l’érection chez l’homme. Une tendance fréquente à développer des furoncles ou abcès. Des infections urinaires (cystites) fréquentes. Traitements Il s'agit essentiellement d'un suivi de règles alimentaires strictes et de prise de médicaments, dont l'injection d'insuline qui permet au malade de réguler son taux. Il faut rappeler que ce sont les "à-coups hyperglycémiques" qui sont dangereux pour les artères : celles du cœur (le risque de maladie cardiaque est multiplié par quinze chez les diabétiques), des reins (10 % des dialysés sont des diabétiques non traités), des jambes (5 000 amputations chaque année sont également liées à un diabète non traité) et des yeux (le diabète est la première cause de cécité chez l'adulte). Ces complications apparaissent insidieusement en cas de diabète gras, alors que le diabète maigre se manifeste très vite. Tant qu'il n'y a pas de complications, les diabétiques ne se sentent pas malades et ont donc souvent du mal à accepter le suivi et les traitements nécessaires. Même quand la maladie est évoluée, le suivi reste difficile. Dépistage Le dépistage est indispensable. Il est simple et fiable : une prise de sang suffit, qui mesure la glycémie (le taux de sucre dans le sang) à jeûn. Par la suite, le prélèvement doit être refait régulièrement. Doivent notamment se faire dépister dès 40 ans : les personnes qui ont des parents diabétiques, une hypertension, trop de cholestérol ou trop de triglycérides, et donc un surpoids. Les femmes qui ont donné naissance à des bébés qui pesaient plus de4 kg doivent également se faire dépister. De plus, du fait de l'"épidémie" d'obésité, le diabète touche des personnes de plus en plus jeunes. Les diabétologues souhaiteraient donc voir se développer des tests pour les jeunes. Il faut rappeler que le taux d'enfants en surpoids est passé de 3 % il y a quarante ans à plus de 16 % en 2004. Concernant les facteurs génétiques, on sait que quand un parent est diabétique, le risque pour les descendants est de 30 %, alors qu'il n'est que de 6 % dans la population générale. Si les deux parents sont diabétiques, ce taux passe à 50 % et la maladie apparaît plus tôt, dès 30-40 ans. Quand aux vrais jumeaux, si l'un est diabétique, le risque pour l'autre est de 90 %. http://dfrancais.voila.net/dossier_diabete.html

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  • Les leucodystrophies, des maladies aux manifestations variées

    Maladies rares, neurodégénératives, d'origine génétique, les leucodystrophies se déclarent majoritairement dans l'enfance. Elles paralysent alors peu à peu toutes les fonctions et sont souvent fatales. En France, elles concernent environ une naissance sur cinq mille, soit trois à six par semaine.

    Les leucodystrophies se manifestent de façon extrêmement variée ce qui, associé à leur rareté, retarde d'autant leur diagnostic. Évolutives, elles obligent les familles à revoir leurs priorités et constamment s'adapter. Heureusement, la recherche avance. Le point avec deux mamans et le Pr Odile Boespflug-Tanguy*, neuropédiatre et généticienne, coordinatrice nationale du centre de référence des leucodystrophies.

    Les leucodystrophies, des maladies neurodégénératives aux manifestations variées

    Leucodystrophie"Leucodystrophies" vient du grec "leukos" (blanc), "dys" (trouble) et "trophê" (nourriture). Le point commun de ces maladies génétiques rares, le plus souvent sans histoire familiale, est d'affecter la myéline, une "gaine" qui protège les fibres nerveuses dans la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. "Les leucodystrophies touchent un carrefour où passent toutes les informations nerveuses, précise le Pr Boespflug-Tanguy. Toutes les fonctions peuvent être atteintes entraînant des handicaps moteurs, sensoriels et cognitifs, des troubles des apprentissages et du comportement".

    Les leucodystrophies sont regroupées en fonction des structures cellulaires affectées par l'anomalie génétique (péroxysomales, lysosomales, cavitaires, hypomyélinisantes...). Plus d'une vingtaine ont été caractérisées génétiquement. Les autres - environ 40 % - sont dites "indéterminées". Prises dans leur ensemble, elles concernent une naissance sur 5 000, soit trois à six par semaine en France. La leucodystrophie la plus fréquente - l'adrénoleucodystrophie (ou adrénomyéloneuropathie chez l'adulte) - touche moins de 1 000 personnes dans notre pays. Les plus rares moins d'une dizaine.

    Les leucodystrophies peuvent survenir à tout âge. Certaines formes débutent dès la naissance et conduisent au décès en quelques jours seulement. D'autres surviennent chez le senior et évoluent en quelques années ou par paliers sur des dizaines d'années. Il existe presque autant de leucodystrophies que de personnes atteintes. La plupart apparaissent toutefois dans l'enfance.

    Les leucodystrophies, un parcours semé d'embûches avant même le diagnostic

    Bébé, Samuel ne présentait aucune particularité. "Le premier signe visible de ce "mauvais présage" était un périmètre crânien très élevé. Puis, Samuel a marché vers 1 an, de façon un peu particulière mais il restait dans les normes. Il avait 4 ans lorsque nous avons appris le nom de sa maladie : une leucodystrophie mégalencéphalique (MLC1). Les médecins pensaient qu'il ne survivrait pas", se souvient sa mère. Beaucoup de parents décrivent des enfants "normaux" qui se développent comme les autres et commencent par présenter des problèmes moteurs (position des pieds particulière à la marche, chutes fréquentes, maladresse...). Difficultés qui, au départ, n'inquiètent pas les médecins.

    Chez Thibault, cependant, la leucodystrophie s'est d'abord manifestée par une surdité : "À 18 mois, il ne parlait pas, je le trouvais différent de son grand frère, explique Emmanuelle, sa maman. Nous avons découvert qu'il était sourd en maternelle puis qu'il voyait très mal un peu plus tard." Thibault avait 6 ans lorsque les tests génétiques ont permis de dépister la leucodystrophie à l'origine de ses troubles : un syndrome de Refsum infantile. Il avait déjà trois heures d'orthophonie et une heure de psychomotricité par semaine.

    L'annonce d'une maladie grave est toujours un traumatisme, a fortiori lorsqu'elle concerne son enfant : "Nous étions totalement anéantis… Puis, bien obligés de reprendre la route pour le retour. Et pourquoi ne pas prendre le premier arbre venu ? Mais finalement, non. La vie vaut la peine d'être vécue", témoigne la maman de Samuel.

    Évolutives, les leucodystrophies demandent de toujours s'adapter

    Thibault voit son kinésithérapeute chaque semaine et a besoin d'étirements le matin pour se "dérouiller" mais, pour l'instant, ça ne le handicape pas et il est scolarisé en milieu ordinaire. Emmanuelle et son mari se battent pour qu'il ait les mêmes activités que les enfants de son âge malgré son handicap. La maman explique : "Il porte deux implants cochléaires qui limitent sa surdité, mais il voit très mal, pas au-delà d'un mètre, avec une pastille nette au centre et rien autour. Peu à peu, son champ de vision se rétrécit et nous savons qu'à terme, c'est la cécité." Au collège, Thibault utilise un ordinateur, une mini caméra et un micro porté par les professeurs. Il est aidé par une assistante de vie scolaire et voit un psychomotricien trois fois par semaine. En dehors des cours, il joue au badminton, fait du VTT, va à la piscine, prends des cours de batterie... L'approche de l'adolescence inquiète un peu Emmanuelle : "Thibault a du mal à suivre les conversations de ses camarades qui ne peuvent pas toujours tout répéter. Il le vit mal et va sans doute vivre quelques années difficiles." À 14 ans, Thibault rêve d'un emploi dans les travaux publics comme conducteur de machine.

    D'abord peu perceptibles, les troubles de la marche se sont accentués chez Samuel qui, dès 6 ans, a dû utiliser un fauteuil roulant et entrer en établissement spécialisé. Aujourd'hui, à 25 ans, il est opérateur de saisie en milieu ordinaire. Une réussite dont il peut être fier car il est très fatigable et a beaucoup de mal à se concentrer. Il regrette toutefois de ne pas avoir pu passer son permis de conduire et vit toujours chez ses parents. Sa plus grande peine est de ne pas connaître de vie amoureuse. "Samuel a dû renoncer à beaucoup de choses, commente Cécile. Mais le plus difficile, finalement, c'est que le handicap n'est jamais installé. Du coup, on guette. Et dès qu'il a quelque chose, on s'interroge : est-ce la leucodystrophie qui progresse ? Une maladie bénigne mais qui va peut-être amplifier son handicap ?" Les familles doivent constamment s'adapter : à l'évolution des troubles moteurs et sensoriels qui nécessitent d'aménager l'habitation et de recourir à diverses aides techniques, mais également à l'évolution des troubles cognitifs et du comportement, souvent moins bien compris et plus difficiles à prendre en charge.

    Ajouter de la vie aux jours* et profiter du moment présent

    Certains enfants perdent en quelques années la marche qu'ils viennent d'acquérir, la station assise, la parole et tous leurs sens. Paralysés, condamnés à vivre allongés, en environnement stérile, ils peuvent être parfaitement conscients de leur état et souffrir physiquement (crises d'épilepsie, douleurs neurologiques, troubles digestifs...). Les parents sont parfois contraints d'abandonner toute activité, y compris professionnelle, pour s'en occuper.

    Plutôt que de se morfondre, beaucoup de familles choisissent de profiter du moment présent. Cécile explique : "Samuel s'intéresse beaucoup aux autres et mène une vie très riche. Une énorme logistique est nécessaire en amont afin d'aller directement à l'essentiel le moment venu, par exemple pour s'assurer de l'accessibilité des hôtels lorsque nous voyageons. Au final, c'est rarement parfait mais on s'adapte". La famille relativise les moments difficiles. Et lorsque Samuel doit être hospitalisé sur Paris pour le suivi de la leucodystrophie, elle prévoit systématiquement de finir la journée par un spectacle ou un dîner chez des amis.

    "La vie est ce qu'on veut bien en faire, résume Cécile. La seule chose qui me mine vraiment, c'est l'administration. Toute cette paperasserie pour avoir droit aux aides. Il faut constamment se justifier sur des points de détails, être convoqué et reconvoqué parce que notre enfant n'entre pas dans les cases. Tout est fait pour nous décourager." Pour trouver du soutien face aux difficultés quotidiennes et aux angoisses soulevées par la maladie, y compris ses implications génétiques (transmission, crainte de voir ses autres enfants atteints...), les familles se retrouvent sur Internet, notamment via les forums et réseaux sociaux, et lors de rencontres associatives. En France, et dans les pays frontaliers, l'association européenne contre les leucodystrophies (Ela) est la plus importante. Il ne s'agit pas de rester entre soi mais de sentir compris par d'autres qui connaissent le même type de difficultés.

    Quels espoirs du côté de la recherche et des médicaments ?

    Mis à part la greffe de moelle osseuse, lourde et possible uniquement chez les très jeunes enfants dans certaines leucodystrophies, il n'existe pas, actuellement, de traitement capable de guérir ou même ralentir la progression de ces maladies. Le Pr Boespflug-Tanguy* s'intéresse aux leucodystrophies depuis les années 80. À l'époque, les médecins ne comprenaient pas ce qui se passait au niveau du cerveau. Alors qu'ils peuvent désormais envisager des pistes thérapeutiques, cette spécialiste distingue trois grandes approches : "La thérapie génique concerne encore peu de maladies mais les techniques sont de plus en plus diversifiées. Parallèlement, nous trouvons en effet des moyens de ne toucher que les cellules ou tissus concernés, en l'occurrence les cellules gliales du cerveau. Plusieurs stratégies sont évaluées chez l'animal avec beaucoup d'espoir. La thérapie cellulaire permettrait quant à elle d'apporter des cellules capables de fabriquer de la myéline - ou de stimuler sa fabrication - aux endroits où elle manque. Il s'agit d'un gros challenge mais qui semble particulièrement intéressant sur le plan expérimental. Enfin, l'approche médicamenteuse pourrait empêcher les conséquences de la maladie. Il s'agit alors d'apporter des molécules qui protégeraient le cerveau du stress et l'aideraient à trouver suffisamment d'énergie. Les recherches sont particulièrement nombreuses dans ce domaine sachant que toutes les maladies neurodégénératives pourraient en bénéficier (sclérose en plaques, maladies d'Alzheimer et de Parkinson...). Certains régimes et cocktails d'antioxydants spécifiques sont d'ailleurs déjà utilisés. Ces nouveaux médicaments seront très importants dans les dix ans qui viennent".

    Audrey Plessis

    Créé le 25 juin 2013

    Sources :

    Interviews réalisées en mai 2013 :

    - Le Pr Odile Boespflug-Tanguy est neuropédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris, AP-HP), professeur de génétique médicale (Université Denis-Diderot - Paris 7), coordinatrice nationale duCentre de référence des leucodystrophies Tél : 01 40 03 40 20 (secrétariat), Email : marie-louise.vendeville@rdb.aphp.fr (infirmière coordonnatrice).
    * "Lorsqu'on ne peut plus ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours", Pr Jean Bernard, médecin et académicien français (1907-2006). La phrase est reprise par l'association européenne contre les leucodystrophies (Ela) pour encourager les familles.

    ELA, Association Européenne contre les Leucodystrophies

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  • Nos fiches conseilCouronne dentaire et inlay core

    La couronne dentaire est une prothèse fixée, de la forme d’une dent, qui est fixée sur la dent originelle antérieurement taillée.

    La couronne dentaire est comme un chapeau : elle ressemble à une dent mais elle est creuse. Tout comme le chapeau recouvre la tête, la couronne est collée sur un reste de dent (moignon) antérieurement taillé dans ce but.

    La couronne sert à renforcer et recouvrir une dent endommagée par une carie ou une fracture. En effet, la couronne, en reconstituant la forme de la dent originelle, lui rend son esthétisme, sa taille, sa force et sa fonction dans la bouche.

    La couronne peut servir à :

    • pour empêcher une dent affaiblie de se fracturer
    • restaurer une dent cassée ou très usée
    • restaurer une dent dévitalisée à la suite d’un traitement endodontique afin d’éviter sa fracture verticale (dans le cas d’une dent dévitalisée, l’inlay core(faux moignon) peut être utilisé pour un meilleur maintien de la couronne)
    • recouvrir une dent fortement cariée qui n’a plus beaucoup de matière dentaire saine
    • recouvrir une dent malformée ou qui présente des colorations dentairessévères
    • recouvrir un implant dentaire

     

    La pose d’une couronne se fait dans plusieurs étapes :

    • Le dentiste examine la dent, enlève le tissu carieux et décide s’il est nécessaire de dévitaliser la dent.
    • La dent est taillée géométriquement (tronc de cône renversé) avec une fraise diamantée pour qu’elle ait une forme compatible avec l’insertion d’une couronne (moignon).
    • Une empreinte très précise est réalisée.
    • La teinte que la couronne aura est choisie en fonction des dents voisines.
    • Le dentiste envoie ces informations au laboratoire pour que le prothésiste réalise la couronne sur mesure.
    • Une couronne temporaire en acrylique est posée. Cette couronne est fragile et il faut éviter les aliments collants, très durs, de mastiquer du côté de la bouche où elle se trouve. Elle reste en bouche jusqu’au prochain rendez-vous chez le dentiste, une fois que la couronne permanente est confectionnée par le laboratoire.
    • Une fois la couronne temporaire enlevée, la couronne permanente est testée en bouche pour vérifier la teinte, la forme, l’occlusion et les points de contact avec les dents voisines.
    • Elle est fixée en bouche grâce à une colle ou un ciment.

    Il existe aujourd’hui une technique plus rapide Cela consiste à la prise d’uneempreinte électronique et, grâce à une assistance par ordinateur, la conception et la préparation de la couronne en porcelaine se fait en quelques minutes seulement au cabinet du dentiste. Cette technique a l’avantage d’être rapide mais le résultat obtenu n’est pas toujours aussi beau que celui du laboratoire.

    De plus, lorsque la dent à couronner est jugée trop fragile pour accueillir une couronne, un inlay core est installé afin de maintenir la couronne.

    inlay core

     La pose d’un inlay core est nécessaire lorsque la dent est beaucoup trop abîmée. La dent a donc besoin d’un solidifiant supplémentaire en plus de la couronne : l’inlay core.

    C’est une petite pièce métallique formée d’une tige que l’on insère dans la racine de la dent (préalablement dévitalisée) et d’un « chapeau » qui recouvre la partie restante de la dent. On a ainsi un « faux moignon » dont la forme permet unancrage suffisamment solide pour supporter la mise en place d’une couronne sur la dent.

    Notamment, les incisives, canines et prémolaires peuvent nécessiter un inlay core car elles ont un rôle important lors de la mastication. Les molaires qui sont plus grandes et ont un volume dentaire plus important peuvent, généralement, se passer d’inlay core.

    Tant que la racine de la dent ne se fracture ou ne se détériore pas, l’inlay core reste intact. Il peut donc avoir une durée de vie illimitée.

    Une couronne dentaire peut tenir en bouche entre 5 et 20 ans. Sa durée de vie dépend de l’hygiène dentaire, de l’entretien, des matériaux qui rentre dans sa composition, ainsi que des habitudes orales. Par exemple, le bruxisme ou le fait de se ronger les ongles peuvent causer la fissure de la couronne ou son délogement.

    Finalement, la couronne dentaire est synthétique et ne craint pas les caries mais il n’en est pas de même de la dent sur laquelle elle est fixée. Une très bonne hygiène dentaire est donc requise (brossage des dents et nettoyage des espaces interdentaires) afin de prévenir les caries et les maladies parodontales. Il convient de se rendre chez le dentiste au moins tous les ans pour un contrôle.

    Il existe différents types de couronnes:

    les couronnes céramo-métalliques

    Ces couronnes ont une armature en métal (ou en or). Contrairement à ce que le nom pourrait évoquer, elles sont très esthétiques car les couches de céramique sont cuites sur le métal le cachant ainsi. Au niveau de la gencive, le métal peut cependant parfois apparaître.

    Ce sont les couronnes les plus fréquemment posées de nos jours.

    les couronnes ceramiques

    Ces couronnes sont encore plus esthétiques que les couronnes céramo-métalliques. Le travail du prothésiste est alors un vrai art qui consiste à créer une dent. Les résultats peuvent être tout à fait trompeurs.

    Les couronnes en or

    L’or est un matériau extrêmement solide et peu être préfère pour la fabrication de la une couronne d’une molaire. Les couronnes en or ont cependant un aspect peu esthétique.

    Posté dans la catégorie : Prothèse dentaire
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  • Nos fiches conseilProthèse dentaire fixée

    La prothèse dentaire fixée est utilisée pour renforcer une dent fragilisée ou remplacer une ou plusieurs dents manquantes.

    La prothèse est dite" fixée" car elle est immobilisée (scellée) dans la bouche, par opposition à la prothèse amovible (appareil dentaire)

    Il existe différents types de prothèse fixée. Il y a les prothèses qui servent à renforcer et reconstituer une dent (facettes, inlay onlay, couronnes, couronne sur inlay core), et celles utilisées pour remplacer une ou plusieurs dents (couronne sur implant, bridge, prothèse sur implant).

    Facette

    La facette dentaire est une mince enveloppe qui recouvre le devant des dents. Elle sert à cacher un aspect peu esthétique d’une dent très visible (dent de devant). 

    Inlay ou inlay-onlay

    L’inlay, l’inlay-onlay, ou incrustation, est une technique d’obturation composée d'une petite pièce prothétique dont le but est  de combler une cavité de la dent. Il peut être en métal précieux (or), en composite ou céramique.

    Couronne

    La couronne dentaire est de la forme et de la taille d’une dent. Elle sert à recouvrir une dent originelle en étant fixée dessus. La dent naturelle est taillée dans ce but.

    couronne sur inlay core

     L’inlay core ou faux moignon  sert à renforcer le maintien de la couronne sur une dent très fragilisée. L’inlay core est composé d'un tenon qui s'insère dans le canal de la dent et une partie haute sur laquelle est fixée la couronne. Le canal de la dent étant la partie de la dent où se trouve la pulpe dentaire, l’inlay core peut seulement être posé sur une dent dévitalisée.

    Couronne sur implant

    Lorsqu’il n’y a plus de dent naturelle, l’implant dentaire sert de racine artificielle à la couronne. L’implant est posé dans l’espace édenté et la couronne est fixée dessus. L’illusion qu’une vraie dent est ainsi créée.

    Bridge

    Le bridge est formé de couronnes soudées les unes aux autres. Il sert à combler un édentement. Il est fixé sur les dents adjacentes à l’espace édenté. Ces dents sont taillées afin d’accueillir les couronnes des extrémités du bridge, ce sont les piliers du bridge.

    Bridge sur implants

    Le bridge sur implants n’a pas besoin de piliers dentaires et permet ainsi de préserver les dents adjacentes. Les implants jouent le rôle de piliers et maintiennent le bridge en place. Ainsi plusieurs dents manquantes peuvent être remplacées.

    Prothèse fixée sur implants

    On peut utiliser des implants pour maintenir en place des prothèses de grande étendue. On peut ainsi coller ou visser une prothèse complète sur des implants pour augmenter sa rétention (l'empêcher de bouger).

    http://pascal-granville-470211.pagesmed.com/fiches-conseil/171

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  • Nos fiches conseilTraumatismes des dents permanentes

    Les traumatismes des dents antérieures sont particulièrement fréquents, car ces dents sont présentes sur l’arcade dentaire dès l’âge de 6 ans, et les différentes activités ludiques et sportives, liées à l’enfance, l’adolescence et la jeunesse en sont souvent la cause.

    Les traumatismes dentaires sont très fréquents et sont une cause importante de consultation d’urgence au cabinet dentaire. Il arrive souvent que l’on se cogne fortement les dents par accident. Dans la plupart des cas, les dents de devant, lescanines et les incisives sont les victimes car elles sont très exposées, contrairement aux molaires. La grande majorité des accidentés sont des enfantsqui tombent dans la cour de récréation.

    Lorsqu’une dent est soumise à un choc important, elle peut ne montrer aucun signe mais devenir douloureuse (contusion). Elle peut également se fracturer de différentes manières, être déplacée de sa position initiale ou tomber.

    Contusion

    La contusion dentaire correspond à un traumatisme de la dent. Lorsque la dent a subi un choc violent, il se peut que la pulpe dentaire en soit affectée. La dent devient alors douloureuse, il faut se rendre au cabinet dentaire pour évaluer l’état la pulpe. De l’extérieur, rien n’est visible, mais il est possible que la dent commence à mourir de l’intérieur. La pression dans la chambre pulpaire augmente, la pulpe se nécrose (meurt), il faut alors  procéder à la dévitalisation de la dent (on enlève la pulpe).

    Il est difficile de prévoir de quelle manière la santé de la pulpe dentaire va évoluer suite à un accident. C’est pour cela que la surveillance régulière est nécessaire et qu’éventuellement des médicaments peuvent être prescrits.

    Fracture

    La dent peut se fracturer de manière plus ou moins grave. Elle peut n’avoir que des conséquences esthétiques ou peut mener à l’infection ou la nécrose de la pulpe dentaire.

    Lorsque seuls l’émail et la dentine sont fracturés ou fissurés, sans que la pulpe dentaire ne soit mise à nu, la santé de la dent n’est pas en danger. Seule l’esthétique doit  être restaurée par une reconstitution de la dent (facette, obturation…).

    Si la dent a été fracturée de manière à exposer la pulpe dentaire aux bactéries de la bouche, il faut dévitaliser la dent pour éviter une infection plus importante.

    La dent peut se fracturer au niveau de la couronne ou au niveau de la racine. Si la racine est cassée en deux, généralement, la dent doit être extraite.

    L’os qui soutient la dent peut également être fracturé dans certains cas.

    Déplacement

    Le choc, s’il ne fracture pas la dent, peut la déplacer. C’est à dire que la dent n’est plus dans sa position normale.

    La dent peut être « enfoncée » dans l’os qui la soutient, on parle alors d’intrusion. S’il s’agit d’une dent de lait, l’intrusion n’est grave que si le germe de la dent définitive sous la dent de lait a été affecté.

    Lorsqu’il s’agit de la dent définitive d’un enfant, celle-ci reprend généralement sa place initiale au bout de quelques semaines, à condition qu’elle ne soit ni fracturée ni nécrosée. Sinon, et si la dent intruse est mature, alors un traitement orthodontique qui implique des forces de traction, peut la ramener à sa place d’origine.

    La dent peut être basculée vers l’avant, l’arrière ou le côté , de même l’os qui soutient la dent peut être fracturé. Le chirurgien replace alors la dent et installe un système qui immobilise la dent et réduit ainsi les déplacements osseux.

    La dent peut être plus ou moins sortie de son emplacement (alvéole) mais reste attachée à l’os (extrusion).

    Expulsion

    L’expulsion dentaire est la perte de la dent suite à l’accident, le dentiste essaie alors de réimplanter la dent mais cela n’est possible que si la dent n’est pas sèche. C’est pour cela qu’il est primordial de garder la dent dans un verre de lait stérilisé ou de sérum physiologique et de consulter d’urgence. Il est également important de garder intact l’enduit jaunâtre que l’on peut voir sur la racine car c’est le ligament alvéolo-dentaire qui sert à relier la dent à l’os.

    Si la réimplantation est possible, alors la dent sera maintenue dans la bouche pendant plusieurs semaines par un système prenant appui sur les dents voisines (contention).

    http://pascal-granville-470211.pagesmed.com/fiches-conseil/641

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  • La dénutrition chez les 70-plus demeure un problème majeur

    25 août 2013 - Auteur : Leen Baekelandt

    45% des personnes âgées ont un véritable risque de dénutrition, et 12% des personnes dépistées étaient en état de dénutrition. Voici les résultats inquiétants d'une étude récente chez 3641 personnes âgées de plus de 70 ans. Une détection précoce et un traitement efficace sont indispensables pour que les personnes puissent rester indépendantes plus longtemps à leur domicile.
    Au mois de février 2013, 3641 personnes âgées de plus de 70 ans ont participé à une action de dépistage de la dénutrition. Les résultats de cette étude, qui porte le nom de NutriAction II, sont aujourd’hui dévoilés: 45% des personnes âgées ont un véritable risque de dénutrition, et 12% des personnes dépistées étaient en état de dénutrition.
    L'étude appuie également sur le lien de causalité entre la dénutrition et la perte de mobilité / fonctionnalité. Une constatation importante, sachant que la perte de mobilité est l’une des raisons principales d’une admission dans une maison de repos et de soins. Cette nouvelle étude montre également que le risque de dénutrition augmente lors d’une hospitalisation récente, de dépression ou de démence.

    UN CERCLE VICIEUX

    Le Prof Dr. M. Vande Woude, représentant de la Société Belge de Nutrition Clinique au sein du Comité Scientifique de NutriAction, à l'Université d'Anvers / ZNA d'Anvers: "La dénutrition va de pair avec une perte de mobilité et de fonctionnalité. Par conséquent, les personnes âgées deviennent plus vulnérables et une perte d'autonomie est fortement constatée. Dans ce cas, une mise en maison de repos et de soins est la seule solution. Une perte d'autonomie mène souvent à la dépression et à la détérioration de la qualité de vie, c’est un véritable cercle vicieux. Le lien de causalité entre la dénutrition et la fonctionnalité devrait servir de base aux interventions et combiner un soutien nutritionnel avec des exercices physiques".
    Un bon état nutritionnel permet aux personnes âgées de rester indépendantes plus longtemps à leur domicile. Ils conservent leurs forces musculaires et guérissent plus rapidement en cas de maladie ou d'hospitalisation. Malheureusement, la dénutrition est toujours trop peu reconnue et traitée.

    UN DÉPISTAGE PRÉVENTIF RÉGULIER VIA DES MÉTHODES HOMOLOGUÉES

     

    Il est extrêmement important de détecter la dénutrition rapidement de façon à débuter le traitement le plus tôt possible d’autant plus que la dénutrition et l'affaiblissement sont fortement associés. L'importance du dépistage systématique quel que que soit l’environnement (domicile, maison de repos et de soins) n’est jamais assez soulignée. Ce dépistage doit être effectué via des méthodes homologuées afin de détecter le risque de dénutrition et y trouver une solution adaptée. 

    L'étude montre en effet, que le « regard clinique » par les professionnels de la santé n’est souvent pas suffisant. 54% des patients en clinique souffrant de dénutrition ne sont pas dépistés par les professionnels de la santé. La situation est encore pire concernant les patients eux-mêmes: 87% des patients souffrant de dénutrition ne réalisent pas qu’ils en souffrent!

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8787-La-denutrition-chez-les-70-plus-demeure-un-probleme-majeur.html

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  • Retravailler après une longue période de maladie

    23 août 2013 - Auteur : Jocelyne Minet

    Il est difficile de reprendre le travail auprès du même employeur après une longue période de maladie. Recommencer à mi-temps pourrait être une solution.

    On parle beaucoup ces derniers jours des malades de longue durée qui perçoivent une indemnité de leur mutualité. Le professeur Lode Godderis (KULeuven) déclarait ce 21 août dans De Standaard qu’ « une personne qui a été malade a tout intérêt à reprendre le travail aussi vite que possible car la chance de pouvoir reprendre le travail auprès du même employeur s’amenuise au fur et à mesure que la période d’incapacité de travail s’allonge. »

    Beaucoup souhaite retravailler mais reprendre ses activités professionnelles à temps plein est souvent trop dur. Une reprise à temps partiel peut être une solution. Mais attention, ce n’est pas vous qui avez les cartes en main.

    Il existe un système de « travail autorisé » où il est permis de combiner une allocation de maladie et un salaire. Ce système existe aussi pour les indépendants. Il faut toutefois répondre à certaines conditions.

    LES CONDITIONS

    • Vous avez besoin de l’autorisation de votre mutualité. Une attestation de votre médecin traitant en suffit : vous devez obtenir l’autorisation formelle du médecin conseil de votre mutualité pour entrer dans le système de « travail autorisé ». Il est important de demander cette autorisation à l’avance ; fournissez au médecin conseil toutes les informations relatives au travail que vous voulez effectuer : nature du travail, jours et nombre d’heures que vous souhaitez prester, etc.
    • Votre employeur doit évidemment marquer son accord sur votre reprise de travail à temps partiel. Vous ne pouvez pas lui imposer le système du travail autorisé. Votre employeur peut, par exemple, fixer une durée maximum. Vous devez aussi convenir avec lui de la nature de vos prestations.
    • Vous ne pouvez pas être « trop guéri » ! Vous devez être en incapacité de travail médicale d'au moins50 % parce que, sous ce seuil, vous êtes considéré apte au travail et ne pouvez plus percevoir d’indemnité de maladie

    BON À SAVOIR La plupart des médecins conseils en déduisent que le travail peut être repris au maximum à 50% (à mi-temps), mais cela ne figure pas tel quel dans la loi. Bon à savoir en cas de discussion avec votre médecin conseil. Vous pouvez bien entendu travailler moins : quelques heures par semaine, par exemple, c’est possible aussi.

    • La loi n’impose aucune durée maximum au système de travail autorisé. Rien ne vous oblige donc en principe à repasser dans un régime de travail à temps à un moment donné. Mais certains médecins conseils sont d’avis que le but est bien celui-là. Informez-vous bien auprès du médecin conseil de votre mutualité.

    LES CONSÉQUENCES

     

    • Vous pouvez combiner votre salaire et votre indemnité de maladie, du moins dans certaines limites. Votre revenu professionnel est en effet imputé sur vos indemnités de maladie, suivant certaines tranches de revenus: une première tranche est exonérée, une deuxième est imputée à 20 %, une troisième est imputée à 50 % et la quatrième est prise en compte à raison de 75%. L’influence sur le montant de votre indemnité de maladie augmente donc à mesure que votre revenu professionnel s’élève.
    • Si vous retombez malade, votre employeur ne doit plus payer de salaire garanti.
    • La période pendant laquelle vous reprenez le travail à temps partiel est assimilée pour votre future pension.
    • Vous ne pouvez pas combiner un double pécule de vacances et votre indemnité de maladie. Il s’agit du montant versé en plus du simple pécule de vacances (salaire qui continue à être versé pendant un nombre de jours non prestés). Vous pouvez combiner ce simple pécule de vacances et votre indemnité de maladie .
    • Vos jours de congé sont attribués sur base du régime dans lequel vous travaillez, et donc sur base d’un temps partiel.
    • Côté impôts, le calcul se fait l’année qui suit celle où vous avez effectué vos prestations dans le cadre du « travail autorisé » et prend en compte l’ensemble de vos revenus (salaire + indemnité). Ce qui peut conduire à une désagréable surprise en raison du cumul.
    • Puisque vous reprenez le travail, vous perdez votre statut Omnio. Autrement dit, vous n’avez plus droit auremboursement majoré de vos frais médicaux.

    EN PRATIQUE

    Si le médecin conseil approuve votre demande de reprendre le travail à mi-temps (maximum), vous recevrez une confirmation écrite de sa part. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous pouvez reprendre effectivement le travail. Lorsque que vous aurez recommencé à travailler, vous devrez transmettre chaque mois vos données salariales à votre mutualité. Pour ce faire, vous demanderez à votre employeur de compléter le formulaire «Déclaration de revenus d’une activité autorisée, adaptée à l’état de santé». Vous pouvez le télécharger surwww.inami.fgov.be.

    ATTENTION ! Si vous passez volontairement d’un temps plein à un temps partiel, en dehors du système du travail autorisé et que vous tombez à nouveau malade, vos indemnités seront calculées sur base de votre salaire à temps partiel.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8777-Retravailler-apres-une-longue-periode-de-maladie.html

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  • Prescrire demande une refonte du système du médicament

    Manque d'indépendance des autorités chargées de l'évaluation des médicaments, conflits d'intérêt des experts, pharmacovigilance laissée aux firmes pharmaceutiques, formation et information assurées par ces mêmes firmes, lobbying politique… les critiques pleuvent à l'égard du système français du médicament qui pourrait être éventuellement réformé suite à l'affaire du Médiator.

    C'est en tout cas ce que souhaitent Bruno Toussaint, médecin et directeur de la rédaction de la revue Prescrire, à l'origine de "l'affaire Mediator", et avec lui l'ensemble des professionnels de santé, dont le syndicat des médecins généralistes (SMG) qui s'adresse au ministre de la Santé dans une lettre ouverte diffusée le 4 janvier 2011.

    La revue Prescrire, 30 ans de vigilance sur les médicaments vendus en France

    Prescrire refonte système médicament"Par définition, tout médicament est dangereux, mais tout est question de balance bénéfices/risques et de progrès", estime Bruno Toussaint. "Or, la plupart des médicaments qui arrivent sur le marché n'apportent aucun progrès thérapeutique, critère qui n'est pas exigé pour uneautorisation de mise sur le marché (AMM)". Selon ce médecin généraliste, ce système n'est donc pas bénéfique pour le patient, il crée la confusion en donnant à croire à une efficacité supérieure du nouveau médicament et il entretient le déficit de l'Assurance maladie qui doit rembourser ces nouveaux produits, souvent plus coûteux que ceux déjà sur le marché.

    Véritable poil à gratter des laboratoires pharmaceutiques, empêcheurs de tourner en rond de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)… la revue Prescrire est en quelques semaines devenue incontournable pour qui s'intéresse peu ou prou à la santé. Elle est pourtant loin d'être nouvelle : cela fait 30 ans que les médecins, pharmaciens et infirmiers qui la composent passent chaque mois au crible des dizaines de médicaments, dont ils évaluent la balance bénéfices/risques à partir de quatre sources d'informations (celles fournies par le laboratoire, celles de l'Afssaps, la littérature scientifique et les publications des autres bulletins indépendants).

    Trois nouveaux médicaments sur le banc des accusés

    Après avoir pointé dès 1997 l'inefficacité et les dangers potentiels du Mediator ®, pointage qui a abouti seulement 12 ans plus tard à son retrait du marché par l'Afssaps, Prescrire désigne trois autres médicaments, toujours sur le marché malgré la connaissance de leurs risques depuis plusieurs années :

    • Le nimésulide (Nexen ® ou autre), un anti-inflammatoire anti-stéroïdien (AINS) accusé de doubler le risque d'atteintes hépatiques graves et de multiplier par 2,5 celui d'hospitalisation pour atteinte hépatique aiguë ;
    • La vinflunine (Javlor ®), un anticancéreux commercialisé pour certains cancers de la vessie, "très peu efficace, qui présente beaucoup d'effets indésirables, qui est autorisé et pris en charge malgré un prix disproportionné" (4 fois plus élevé que celui du traitement de référence) ;
    • Le buflomédil (Fonzylane ® ou autre), un vasodilatateur dont les effets indésirables sont largement supérieurs à l'efficacité, laquelle n'a pas été démontrée.

    Pour Bruno Toussaint, médecin et directeur de la rédaction de Prescrire, il n'y a pas d'alternative : "ces médicaments ne devraient pas être utilisés et mis sur le marché".

    Le buflomédil pourrait d'ailleurs être très prochainement retiré de la vente. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a indiqué que ce médicament était effectivement en cours de réévaluation du bénéfices-risques depuis plusieurs mois. Selon Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l'Afssaps, une décision pouvant aller jusqu'au retrait ou à la suspension sera prise "dans les premières semaines de 2011". Sans effet thérapeutique démontré, il a des effets indésirables doses-dépendants neurologiques et cardiaques, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l'insuffisance rénale, dénonce Prescrire, qui souligne que son usage a déjà conduit à deux décès. Connus depuis 2006, ces effets indésirables, les situations à risque et l'absence de bénéfice clinique du buflomédil n'ont cependant entraîné qu'un retrait du dosage fort plutôt que son retrait total, regrette la revue.

    La pharmacovigilance biaisée par l'industrie pharmaceutique et l'Afssaps ?

     

    Outre ces trois exemples, la revue Prescrire pointe du doigt toute une série de dysfonctionnements dans le circuit du médicament actuel. A commencer par le système de pharmacovigilance. Celui-ci repose à la fois sur les professionnels de santé qui signalent tout effet indésirable à l'un des 31 centres régionaux de pharmacovigilance chapeautés par l'Afssaps, et sur les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes, qui doivent fournir des rapports régulièrement. Déjà à ce niveau, il y a un conflit d'intérêt évident aux yeux du responsable de Prescrire, qui dénonce l'influence excessive des firmes pharmaceutiques sur les agences françaises et européennes du médicament.

    Les informations collectées sont alors évaluées, analysées et, si besoin, font l'objet d'enquêtes complémentaires. C'est le cas pour le buflomédil, dont l'enquête est en cours. "Les résultats sont ensuite présentés à la Commission Nationale de Pharmacovigilance qui est chargée de proposer au Directeur général de l'Afssaps les mesures appropriées. Celles-ci peuvent aller de la modification des informations délivrées sur le médicament en cause à la suspension de sa commercialisation, en fonction de la gravité des effets signalés et de l'estimation de son rapport bénéfice/risque", peut-on lire sur le site des Entreprises du médicament (Leem).

    Pour Bruno Toussaint, s'il existe évidemment des professionnels qui font bien leur métier à tous ces niveaux, "tout cela est sous-équipé, sous-valorisé, sous-financé". Mais les critiques les plus virulentes, le rédacteur de Prescrire les réserve à l'Afssaps : "l'Afssaps privilégie les intérêts économiques des firmes pharmaceutiques plutôt que la sécurité des patients", assène-t-il. "L'Afssaps a accès aux mêmes informations que [Prescrire], et même davantage dans la mesure où les laboratoires sont obligés de répondre à ses demandes". Elle aboutit pourtant beaucoup plus rarement aux mêmes conclusions. Il existe donc un problème de fonctionnement interne et de service rendu, poursuit Bruno Toussaint, regrettant que "l'essentiel de l'activité de l'Afssaps soit de rendre service aux firmes pharmaceutiques qui demandent une autorisation de mise sur le marché (AMM), une extension d'AMM, une prolongation d'AMM…" "Paradoxalement, il est plus difficile d'obtenir le retrait d'un médicament que de déposer une demande d'AMM", souligne-t-il, ajoutant que, comme tout le monde, "Prescrire s'interroge sur les causes de surdité des autorités politiques".

    Que faire pour améliorer le système du médicament ?

    Selon Bruno Toussaint et la revue Prescrire, des améliorations sont donc à apporter à tous les niveaux :

    • Les professionnels de santé, en tant que prescripteurs, ont un rôle à jouer en s'informant auprès de sources fiables, autres que les AMM et les résumés des caractéristiques des produits (RCP) ;
    • Les firmes pharmaceutiques, de leur côté, doivent exercer une plus grande responsabilité et être plus transparentes ;
    • Les autorités sanitaires, enfin, doivent prêter plus d'attention aux signaux de pharmacovigilance et penser davantage à l'intérêt des personnes qu'à celui des firmes.

    Le système doit donc être repensé dans son intégralité, si l'on ne veut pas assister à de nouveaux scandales sanitaires dans les mois ou années à venir. Les demandes du SMG adressées à Xavier Bertrand vont d'ailleurs dans le même sens que celles de Prescrire : "il faut développer la recherche publique et renforcer l'évaluation indépendante des médicaments avant leur mise sur le marché. Il faut modifier les législations européennes et françaises pour que les nouveaux médicaments aient à démontrer leur intérêt thérapeutique par rapport au médicament de référence. Il faut rendre les agences du médicament indépendantes des firmes pharmaceutiques que ce soit financièrement ou en termes d'expertises et renforcer la pharmacovigilance. Il faut mettre en place une formation des soignants indépendante des firmes…".

    D'autant que "les cas identifiés par la pharmacovigilance ne sont que la pointe de l'iceberg", affirme Bruno Toussaint, qui espère que l'affaire du Mediator aura suscité une prise de conscience générale. "Il est très rare qu'on ait une idée du nombre de décès liés à un médicament. En France, on estime qu'entre 10 000 et 20 000 morts par an sont dus aux effets indésirables des médicaments".

    Ces appels à la réforme du système actuel d'information et de formation sur les médicaments seront-ils entendus ? En tout cas, le ministre de la santé Xavier Bertrand s'est engagé à renforcer la pharmacovigilance et déclare attendre les conclusions du rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales)  mi-janvier pour engager une éventuelle adaptation du système actuel.

    Amélie Pelletier

    Créé le 04 janvier 2011

    Sources :

    - Conférence de presse organisée par Prescrire, le 4 janvier 2011. (Site Internet)
    - Lettre ouverte du SMG au ministre de la Santé, le 4 janvier 2011 (accessible en ligne).
    - " Buflomédil : retrait possible (Afssaps)", lefigaro.fr, 4 janvier 2010 (accessible en ligne)
    - Pharmacovigilance sur le site du Leem (accessible en ligne)
    - Source Xavier bertrand



     

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  • Comment naissent les médicaments

    Un médicament est rarement le fruit des élucubrations d'un chercheur isolé dans son laboratoire. Il provient au contraire, le plus souvent, de stratégies bien établies, où l'automatisation et l'informatique occupent une grande place.

    L'arrivée sur le marché de médicaments véritablement nouveaux est un événement relativement rare. Cela n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que le développement d'un médicament requiert en moyenne douze ans et que sur des dizaines de milliers de molécules testées, une seulement donnera naissance à un médicament.

    Schématiquement, deux méthodes sont possibles pour parvenir au développement d'un médicament.

    Screening systématique…

    Naissance d'un médicamentLa première, certes peu élégante, mais qui a fournit de nombreux traitements originaux, consiste à soumettre des milliers de molécules à une batterie de tests systématiques, afin d'étudier leurs propriétés chimiques et pharmacologiques. Cette étape permet de repérer celles qui pourraient avoir un intérêt thérapeutique. Toutes les molécules subissent les tests initiaux, pour effectuer un premier tri. Celles qui répondent aux critères recherchés sont étudiées par une seconde série de tests, plus poussés et ainsi de suite jusqu'à ce que soit sélectionnés les substances dont les propriétés pharmacologiques paraissent suffisamment intéressantes pour faire l'objet d'études pré-cliniques, chez l'animal, et cliniques, chez l'homme. Cette méthode, que l'on appelle le screening, est encore la plus souvent employée. Elle permet d'évaluer un très grand nombre de molécules au moyen de tests automatisés et de simulation informatique, avant d'étudier les effets de certaines d'entre elles sur des cellules animales (tests in vitro) et, enfin, de quelques-unes unes sur des animaux vivants (tests in vivo).

    .ou modélisation ?

    La deuxième méthode, plus rationnelle, consiste à identifier précisément l'anomalie biochimique à l'origine d'une maladie, puis à concevoir une molécule capable de la corriger. Ce procédé repose sur une théorie aujourd'hui bien acceptée : c'est en se fixant sur un récepteur, généralement une protéine, qu'un médicament exerce son effet thérapeutique. Une fois la cible (le récepteur) identifiée, il s'agit de synthétiser une molécule s'y adaptant parfaitement, pour pouvoir se fixer dessus et, ainsi, l'inhiber ou la stimuler, selon les cas. La recherche de cette molécule se fait sur ordinateur.

    Toutes les données concernant la configuration tridimensionnelle de la cible sont traitées informatiquement pour parvenir à modéliser une molécule dont la composition chimique et la configuration dans l'espace permettent un accouplement parfait. Le décryptage du génome, en ouvrant la voie à l'étude des gènes liés aux maladies et des protéines correspondantes, devrait fournir une multitude de nouvelles cibles pour la recherche pharmacologique.

    Bienfaisante nature

    Pourtant, si cette approche rationnelle est la plus satisfaisante pour l'esprit, c'est le screening systématique qui fournit encore le plus grand nombre de candidats pour de futurs médicaments.

    Mais d'où viennent toutes les molécules testées ? Pour beaucoup de la nature, du monde végétal, mais aussi animal, source inépuisable de molécules les plus diverses. De l'acide salicylique, issue de l'écorce du saule, qui a conduit à la synthèse de notre déjà vieille Aspirine, aux récents taxoïdes, substances anticancéreuses très puissantes extraites à l'origine de l'écorce et des feuilles de l'if, de nombreux médicaments viennent du monde vivant, même s'ils sont reproduits ensuite par synthèse chimique.

    Il y a quelques années, le screening de molécules extraites d'un échantillon de terre ramassé sur un haut plateau norvégien a permis de découvrir la ciclosporine, un immunosuppresseur aujourd'hui traitement de référence contre les rejets de greffe.

    Des robots à toutes les étapes

    La chimie combinatoire, qui permet de produire à l'infini des molécules à tester, est la seconde grande source d'approvisionnement pour le screening. Cette technique de synthèse permet, en une seule opération, de créer des centaines de molécules, en rassemblant des structures de bases selon toutes les combinaisons possibles, comme les pièces d'un mécano, de manière robotisée.

    Il reste ensuite à passer toutes ces molécules au crible du screening. La chimie combinatoire permet d'obtenir de milliers de molécules en très peu de temps. Ce rendement impressionnant n'aurait pas d'intérêt si l'on n'avait développé parallèlement une méthode de screening extrêmement performante : le criblage à haut débit. Ce sont des robots miniaturisés qui effectuent toutes les opérations autrefois réalisées par des manipulateurs (dilution, pipetage, répartition des molécules et des réactifs dans des puits creusés dans des microplaques, lecture des résultats).

     

    Au début des années 1990, avec les méthodes classiques un opérateur pouvait tester, en éprouvette, 2 000 composés par an. Aujourd'hui, le criblage à haut débit permet de tester des milliers de molécules par jour. Les tests réalisés dépendent, bien sûr, des hypothèses formulées sur les mécanismes de la maladie que l'on désire traiter. Si le screening est réalisé de manière systématique, il ne se fait pas au hasard, mais est orienté selon les recherches réalisées en amont.

     

    Les enseignements des médecines traditionnelles

    D'autres médicaments ne sont pas radicalement nouveaux, mais résultent simplement de la modification d'une molécule déjà existante. On peut rapprocher de ces "copies améliorées" les médicaments issus des médecines traditionnelles. Les recettes des anciens fournissent des pistes que les pharmacologues peuvent exploiter pour développer de nouvelles familles thérapeutiques. Hippocrate préconisait déjà les décoctions d'écorce de saule pour faire baisser la fièvre et l'étude de remèdes africains a permis de découvrir les vertus anticancéreuses de deux alcaloïdes présents dans la pervenche de Madagascar.

    Très loin de cette pharmacopée ancestrale, il est difficile d'ignorer les bouleversements apportés par les biotechnologies, qui ont ouvert la voie à de nouveaux modes de traitement. Les principes actifs n'y sont plus de simples composés chimiques, mais des anticorps monoclonaux, des cellules administrées pour réparer des lésions (thérapies cellulaires) ou des gènes transmis par un vecteur (thérapie génique).

    Dr Chantal Guéniot

     

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  • Quand faut-il cueillir les fruits ?

    La question peut paraître idiote... Pourtant, il n'est pas toujours évident de s'assurer qu'un fruit est mûr avant de l'avoir goûté. Voici donc quelques conseils pour apprendre à détecter les signes qui indiquent que la récolte doit commencer.

    Abricots

    Quand récolter ?

    Cueillette des abricotsSelon les variétés et les régions, les abricots se récoltent de juin à début août. Lorsqu'il est mûr, l'abricot devient moelleux et dégage son arôme puissant. 

    La cueillette

    Les fruits sont récoltés sur l'arbre en les tirant légèrement dans un mouvement rotatif pour casser le pédoncule. Il faut procéder en plusieurs fois car tous ne sont pas mûrs en même temps.

    Cerises

    Quand récolter ?

    Globalement, la récolte des cerises a lieu environ 40 jours après la floraison, entre mai et juillet selon les variétés. Les signes qui annoncent le bon moment : 

    • la couleur et le calibre des fruits deviennent homogènes
    • les pédoncules (les queues) des fruits se détachent facilement des rameaux
    • des fruits tombent de l'arbre

    Le plus simple bien entendu est de faire un test en goûtant quelques fruits pour apprécier leur maturité. 

    La cueillette

    Détacher la cerise avec la queue en la tirant délicatement dans un mouvement rotatif. La cerise ne se conserve pas longtemps en l'état une fois cueillie. Il est souvent préférable de faire la cueilletteen plusieurs fois, au fur et à mesure de la consommation.

    Figues

    Quand récolter ?

    Les figues peuvent être récoltées de juillet à octobre selon les variétés et les régions. Lorsqu'elle est bien charnue, que la peau devient très fine et surtout qu'elle est moelleuse au toucher, la figue est mûre. Parfois elle se fissure et laisse échapper un suc, signe qu'elle doit être dégustée sans tarder. Les fruits peuvent également être cueillis légèrement avant ce stade, lorsqu'ils sont encore fermes, puisqu'ils continuent leur maturation une fois récoltés. 

    La cueillette

    Selon le degré de maturité, la cueillette est plus ou moins aisée. Lorsque les figues sont encore un peu ferme, le pédoncule est cassant et un léger mouvement sur le côté suffit à le faire céder. En revanche, le pédoncule des figues bien mûres devient mou et risque d'arracher un morceau du fruit si on tire dessus. Il faut donc bien le pincer avec les ongles, ou mieux, le sectionner avec un petit couteau. Attention lors de la récolte : les feuilles du figuier peuvent provoquer des démangeaisons et des brûlures au contact de la peau.  

    Fraises

    Quand récolter ?

    Récolte de fraisesToutes les fraises ne sont pas mûres en même temps! La couleur peut être différente selon les variétés, mais dans tous les cas elle devient homogène lorsque le fruit est prêt à être cueilli. 

    La cueillette

    Il faut éviter de tirer sur le fruit car on risque alors d'arracher une partie du plant voire même le pied entier. La fraise est un fruit très fragile. Ne la prenez pas directement entre les doigts, mais saisissez le fruit par le pédoncule et exercer une pression pour le casser et recueillir ainsi délicatement la fraise dans la main. 

    Framboises, mûres

    Quand récolter ? 

    La récolte des framboises commence en juin. Pour les variétés remontantes, une deuxième récolte a lieu en septembre et se prolonge tardivement. La récolte des mûres s'étale d'août à octobre selon les variétés et les régions. Les signes qui annoncent le bon moment : 

    • Les framboises sont parfaitement rouge ou jaune selon les variétés. Les mûres doivent être bien noires
    • Les fruits se détachent très facilement de leur réceptacle (le petit cône blanc). 

    La cueillette

    Prenez le fruit entre les doigts sans trop le serrer et tirer légèrement vers le bas pour le désolidariser de son réceptacle. Que ce soit pour les mûres ou pour les framboises, les fruits sont très fragiles et doivent être manipulés avec beaucoup de précaution lors de la cueillette. Un fruit abîmé se gâte très rapidement. Il faut bien étaler les fruits en attendant de les manger car les mûres et les framboises s'écrasent facilement.  

    Groseilles, cassis

    Quand récolter ?

    Récolte des groseillesLa plupart des variétés de groseillearrivent à maturité en juillet. Pour les cassis, la période s'étale de fin juin à début septembre pour les variétés les plus tardives. Dans les deux cas, lorsque toutes les baies sur une même grappe sont colorées, la grappe est prête à être récoltée. Pour le cassis, la concentration en sucre dans les fruits est encore supérieure une semaine après la coloration complète et la chair sera moins acide. 

    La cueillette

    Vous pouvez récolter les grappes entières en cassant la base des tiges à la main ou en la sectionnant à l'aide de petits ciseaux. Pour les plus minutieux, il est possible de récolter directement les baies une à une à l'aide d'un peigne à myrtilles

    Cueillez le matin !

    Tous les fruits gagnent à être récoltés tôt le matin, avant d'être chauffés par le soleil. Non seulement les fruits sont conserveront mieux, mais surtout la qualité aromatique des fruits est supérieure à ce moment de la journée. 

    Melons

    Quand récolter ?

    La récolte des melons a lieu tout l'été dans les régions les plus chaudes. Elle débute seulement à partir de la fin du mois d'août ailleurs et peut se prolonger jusqu'à fin septembre. Le melon est mûr lorsque la couleur de sa peau devient plus claire et qu'il dégage son puissant arôme. On observe également souvent une fissure au niveau du pédoncule. 

    La cueillette

    La récolte consiste à couper le pédoncule à l'aide d'un couteau ou d'un sécateur. Laissez environ 2 centimètres de pédoncule sur le fruit. Il est préférable de laisser ensuite le melon finir sa maturation pendant 2 ou 3 jours avant de le déguster. 

    Noisettes

    Quand récolter ?

    Cueillette des noisettesLa récolte a lieu d'août à novembre selon les variétés. Lorsque l'involucre (l'enveloppe verte qui protège la coquille) se dessèche et s'ouvre pour libérer la noisette, cela signifie que le fruit arrive à maturité. 

    La cueillette

    La cueillette consiste tout simplement à ramasser les fruits au sol, voire à détacher ceux qui restent sur l'arbuste

    Noix

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu en septembre-octobre, lorsque les noix tombent naturellement de l'arbre

    La cueillette

    On ramasse les noix au sol, sans leur brou (l'enveloppe verte et molle). Attention, les brous mais aussi les coques qui étaient à son contact sont très tachants. 

    Pêches, brugnons, nectarines

    Quand récolter ?

    PêcherLes pêchesbrugnons etnectarines sont mûrs entre juillet et début septembre selon les variétés. Lorsque les fruits arrivent à maturité, ils dégagent leurs arômes, deviennent tendres et se colorent franchement sur toute leur surface (ne pas se fier uniquement à la tache colorée autour du pédoncule). 

    La cueillette

    Même méthode que pour les abricots. Attention, les pêches, brugnons et nectarines sont des fruits très sensibles aux coups. Magniez-les avec délicatesse. 

    Pommes et poires d'été

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu de juillet à septembre. Les pommes et poires d'été sont des variétés à déguster rapidement après la cueillette (contrairement aux récoltes d'automne qui peuvent se conserver longtemps). Tournez légèrement le fruit. Si le pédoncule casse facilement et sans forcer, alors le fruit est prêt à être dégusté. Il ne faut pas attendre que les fruits tombent pour les récolter. 

    La cueillette

    Exercer une torsion sur le pédoncule en tournant le fruit légèrement à la main. 

    Prunes

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu entre juillet et septembre selon les variétés, lorsque les fruits se mettent à chuter naturellement de l'arbre. 

    La cueillette

    La cueillette est en fait le simple ramassage au sol des fruits tombés de l'arbre. 

    Raisin de table

    Quand récolter ?

    Le raisin de table est récolté entre août et octobre selon les variétés. Il faut attendre que tous les fruits de la grappe soient bien colorés pour entamer la cueillette. Il est conseillé de goûter au préalable pour apprécier la teneur en sucre. 

    La cueillette

    La cueillette se fait au sécateur à l'aide duquel on sectionne la rafle (tige qui relie la grappe au sarment). Récoltez au fur et à mesure de la maturité et de votre consommation car les grappes laissées sur le pied continuent leur maturation. 

    Thibault

    Crédit photos : The Shopping Sherpa - flickr.com / Sara's Kitchen - flickr.com / Sonia Belviso - flickr.com / ParaScubaSailor - flickr.com / CaptPiper - flickr.com

    SUJETS : 
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    Vers la fin des lunettes ?

    Myopes, hypermétropes, astigmates… vous pourriez bientôt ranger vos lunettes au placard. En effet, le laser, la robotique et l'informatique ont véritablement révolutionné la chirurgie ophtalmologique. Pourra-t-on pour autant corriger tous les défauts de la vue ?

     

    Avec la généralisation des lasers, la chirurgie ophtalmique est aujourd'hui capable de véritables prouesses. Simplifiée et parfaitement maîtrisée, elle permet de corriger de nombreux troubles de la vue et pourrait même augmenter l'acuité visuelle.

    Les prouesses du laser

    La fin des lunettes ?Attention, tout le monde ne peut pas bénéficier de ces nouvelles techniques. Elles s'adressent aujourd'hui à des patients souffrant d'anomalies visuelles qualifiées de faible à moyenne. Le défaut de vision ne doit pas être évolutif, la vision doit être stabilisée (en particulier pour la myopie). Enfin, au rang des contre-indications, on note certaines maladies oculaires : glaucome, lésions oculaires dues au UV ou herpès oculaire. L'opération est également déconseillée aux femmes enceintes.

    Quelques minutes sous anesthésie locale sont suffisantes pour corriger les anomalies du globe oculaire à l'origine de la myopie, de l'astigmatisme ou de l'hypermétropie. La récupération visuelle est quasi-immédiate et la guérison prend une à deux semaines.

    Le coût de ces opérations varie de 1 500 à 3 000 €uros. Et plusieurs centaines de milliers d'actes de ce type sont menées chaque année en Europe.

    Son efficacité est telle que certaines personnes fortunées envisagent aujourd'hui d'y recourir pour améliorer leur vue au-delà de la normale…

    Deux techniques principales : le Lasik et le PKR

    Les deux principales techniques sont la chirurgie par Lasik et la photokératectomie réfractive (PKR). Ces deux techniques visent à corriger la courbure de la cornée ou à régulariser sa surface. Le but est d'améliorer la focalisation des images au niveau de la rétine.

    • Le lasik n'entraîne pas de douleurs post-opératoires. Le délai entre l'opération de chaque oeil est ainsi raccourci et peut être inférieur d'une semaine ;
    • Le PKR est à l'origine d'une douleur post-opératoire qui peut perdurer de 48 à 72 heures. La récupération visuelle n'est pas immédiate et varie de 1 à 6 mois. Le délai d'opération entre chaque oeil est d'environ un mois.
    • Dernière-née, la technique du laser femtoseconde ou intralaser est la première opération 100 % laser depuis la découpe d'une lamelle de cornée jusqu'à sa modification.

    Des opérations bilatérales simultanées sont réalisées Outre-Atlantique mais en France, on préfère conserver un délai de sécurité. Offrant de plus larges possibilités thérapeutiques ainsi que des suites opératoires très légères tout en bénéficiant de plusieurs années d'utilisation, le lasik a encore la faveur des spécialistes.

    En quelques mots, les principaux défauts de la vue et le but des corrections sont :

     

      Origine du défaut Traitement par le Lasik
    La myopie La vue d'un objet est floue car les images se forment en avant de la rétine. Le patient voit mal de loin et bien de près La correction vise à aplatir le centre de la cornée pour diminuer la "longueur" de l'oeil.
    L'astigmatisme L'image manque de précision de près comme de loin. La cornée est bombée de manière anormale, le traitement au laser permet de revenir à une forme normale.
    L'hypermétropie La vue est imparfaite de près et de loin car les images se forment en arrière de la rétine. Contrairement à la myopie, le traitement vise à accentuer le bombement central de la cornée.
    La presbytie Le cristallin perd de sa souplesse avec l'âge et devient moins déformable sous l'action des muscles ciliaires situés à son pourtour. La distance minimum à laquelle les yeux voyaient net augmente. Le traitement par laser n'est pas actuellement validé. Les techniques sont en cours de développement.

     

    Traitement au Laser

    La myopie :

    La correction vise à aplatir le centre de la cornée pour diminuer la "longueur" de l'oeil.

    L'astigmatisme :

     La cornée est bombée de manière anormale, le traitement au laser permet de revenir à une forme normale.

    L'hypermétropie :
    Contrairement à la myopie, le traitement vise à accentuer le bombement central de la cornée

    La presbytie

    Le traitement par laser n'est pas actuellement validé. Les techniques sont en cours de développement.



    Les effets secondaires sont rares mais ils existent. Des sous-corrections peuvent apparaître. Il existe des accidents. D'autre part comme pour toutes les techniques récentes, on manque de recul sur les effets à long terme. Aussi tous les patients devront bénéficier d'une information claire et objective.

     


    Les implants réfractifs

    Pour les fortes myopies et hypermétropies, des lentilles intraoculaires (implants) peuvent être placées devant l'iris ou en arrière de l'iris devant le cristallin. Par rapport à la chirurgie par laser, la solution des implants est réversible. La récupération visuelle est rapide mais des questions demeurent quant à leur tolérance sur le long terme. Pour cette raison, leur utilisation reste limitée et nécessite une surveillance régulière. Néanmoins, cette technique connaît des progrès constants et devrait prochainement voir s'élargir son champ d'application.

    Les grandes variations de prix entre hôpitaux publics et cliniques privées font de ces techniques un investissement important qui, actuellement n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie.

    David Bême
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  • Cataracte : une chirurgie en évolution

    L’opération de la cataracte a connu de grands progrès au cours des dernières années, avec notamment le développement de nouvelles méthodes d’extraction du cristallin. Des complications restent toutefois possibles, heureusement le plus souvent mineures.

    L’opération de la cataracte est devenue l’intervention chirurgicale la plus fréquente chez les personnes âgées. La technique en est aujourd’hui bien maîtrisée et les résultats sont, dans l’immense majorité des cas, très satisfaisants. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale, sans hospitalisation. Il n’existe donc aucune limite d’âge à son utilisation, bien au contraire, car la restauration d’une vision satisfaisante permet souvent à des personnes très âgées de retrouver une certaine autonomie.

    Une maladie plus fréquente avec l’âge

    Cataracte et chirurgieOn estime que la cataracte atteint plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans, plus d’une sur trois à partir de 75 ans et près de deux sur trois à partir de 85 ans. Cette affection est due au développement d’opacités sur le cristallin, la lentille transparente qui permet l'accommodation. Ces opacités empêchent les rayons lumineux de passer, entraînant une diminution de la vision qui peut être très importante.

    Le seul traitement est le recours à la chirurgie. Il consiste à enlever le cristallin devenu opaque et à le remplacer par un implant.

    Une évolution très variable

    Les cataractes n’évoluent pas de manière uniforme. Certaines se stabilisent. D’autres n’évoluent qu’après de nombreuses années vers une perte de vision. C’est donc au patient aidé et informé par son ophtalmologue, de décider du moment de l’intervention, en fonction de la gêne ressentie. Les études montrent que, lorsque la baisse de l’acuité visuelle est importante, l’intervention a des effets bénéfiques sur la qualité de vie et, souvent aussi, sur les autres maladies liées à l’âge.

    La technique la plus souvent utilisée est l’extraction extracapsulaire du cristallin. Une petite incision est réalisée dans la cornée, puis le noyau du cristallin est retiré, en laissant la capsule en place.

    Cette intervention est généralement réalisée aujourd’hui par une méthode appelée phacoémulsification. Le cristallin est fragmenté en petits morceaux par des ultrasons puis aspiré à travers une toute petite incision. La cicatrisation est plus rapide et le risque de complications plus faible.

    Des implants multifocaux

    Dans presque tous les cas un implant est ensuite introduit à l’intérieur de la capsule pour remplacer le cristallin. Cet implant peut être plié, ce qui permet de l’introduire sans difficulté à travers l’incision. En cas de phacoémulsification, il n’est même pas toujours nécessaire de suturer.

    Ces implants ont permis de mettre au rebut les verres épais, inesthétiques que portaient autrefois les personnes opérées de la cataracte. Cependant, ils ne peuvent se déformer pour permettre l'accommodation. Ils sont donc focalisés sur un type de vision, généralement sur la vision de loin, ce qui impose le port de lunettes pour la lecture.

    Des lentilles multifocales sont en cours de développement. Elles auraient l’avantage de permettre la vision de près et de loin. L’avantage serait précieux pour les personnes opérées. Pour certains patients, cependant, ayant d’autres maladies oculaires associées, la pose d’un implant est contre-indiquée et le port de verres correcteurs reste nécessaire.

    Les complications graves de la chirurgie de la cataracte sont rares. Les infections intraoculaires, ou endophtalmies, restent exceptionnelles (un cas sur plusieurs milliers). Elles peuvent entraîner une perte totale de la vision de l’oeil atteint.

    Dans 2 à 4 % des cas, des complications moins dramatiques (glaucome, oedèmes maculaires ou décollement de la rétine) mais pouvant avoir dans un certain nombre de cas des conséquences sérieuses, se produisent. Elles sont plus fréquentes en cas de maladie oculaire ou d’autres affections associées (diabète, maladie cardiaque...). Parfois une nouvelle intervention est nécessaire.

    Cataractes secondaires

    Mais la complication la plus fréquente est la survenue d’opacifications sur la capsule postérieure du cristallin laissée en place. Cette cataracte secondaire est responsable d’une gêne visuelle chez environ la moitié des patients au bout de deux à cinq ans, ce qui justifie un suivi ophtalmologique régulier.

    Heureusement, lorsque la gêne est importante, les opacifications peuvent être traitées en réalisant une incision dans la capsule postérieure (capsulotomie) à l’aide d’un laser Yag. Ce traitement est réalisé au cabinet de l’ophtalmologiste. Il entraîne, dans environ deux cas sur cent, un décollement de la rétine. Il est donc déconseillé de le réaliser à titre préventif après l’ablation du cristallin.

    Faut-il opérer le deuxième oeil ?

    La cataracte atteint presque toujours les deux yeux. Actuellement tous les spécialistes s’accordent pour ne pas faire de différence entre le premier et le second oeil, car l’opération du second oeil apporte un bénéfice réel au patient. Toutefois si le premier oeil est aveugle le patient doit être averti du risque de cécité en cas de complication grave.

    Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement préventif de la cataracte. Cependant des études ont montré que l’exposition au soleil augmente le risque de cataracte. Il semble donc logique de se protéger, même si aucune étude n’a démontré l’efficacité du port de lunettes de soleil.

    Dr Chantal Guéniot

     

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  • Asthme en vacances : j'oublie tout... sauf mon traitement !

    En vacances, les personnes allergiques ou asthmatiques ont tendance à oublier leur traitement. Attention à ce "summer break" qui loin d'être anodin peut handicaper le contrôle de ces maladies chroniques. Tous nos conseils pour un été sans crise !

    On dénombre en France 3,5 millions de personnes asthmatiques et cet asthme est d'origine allergique dans 70 à 80 % des cas1. Pour ces personnes, le départ en vacances est souvent synonyme de rupture avec le quotidien, de détente et d'envie d'oublier ses soucis. Une insouciance qui se traduit par l'aspiration à mettre entre parenthèses son traitement. Attention, cette négligence n'est pas sans conséquence.

    Asthme, allergie : bien gérer sa maladie

    Asthme en vacancesPas facile de prendre régulièrement un traitement pendant les vacances, durant lesquelles le patient aspire à plus de liberté et à oublier sa maladie. Or pour les asthmatiques, ce comportement n'est pas sans conséquence sur le contrôle de l'asthme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 % des personnes souffrant de maladie chronique n'observent pas correctement leur traitement2. Chez les personnes asthmatiques, ce manque d'observance est très variable, mais peut aller jusqu'à 60 % voire 80 % selon les populations et les critères utilisés3.

    "Les personnes asthmatiques ont souvent des difficultés à accepter qu'ils souffrent d'une maladie chronique. En effet, la maladie étant parfois silencieuse et marquée par des crises plus où moins fréquentes, ils éprouvent des difficultés à se résigner à prendre un traitement au long cours. Pourtant cette bonne observance est une des clés d'un contrôle optimal" rappelle le Pr Marc Humbert, pneumologue à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart. Il est dès lors nécessaire de bien expliquer au patient la physiopathologie de l'asthme qui implique des périodes d'absence de symptômes mais qui nécessite cependant un traitement régulier4.

    Afin d'aider le patient à bien vivre avec son asthme pendant l'été, Novartis et l'association Asthme & Allergies lancent une campagne d'information pour sensibiliser le patient et lui prodiguer des conseils utiles pour partir en vacances en toute sérénité.

    N'abandonnez pas votre traitement pendant l'été !

    "Non seulement le patient ne dispose plus des repères habituels qui sont associés à la prise du traitement, mais il aspire à se libérer de cette contrainte pour apprécier l'insouciance des vacances ! La période des pollens terminée, le climat chaud et sec de l'été, un stress moindre peuvent d'ailleurs contribuer à une sensation de mieux être qui motivent le patient à être moins observant" explique le Pr Marc Humbert. Résultat : avec moins de symptômes, certains patients négligent leur traitement5.

    Mais au-delà de ses causes psychologiques et physiologiques, ce sont parfois des raisons pratiques qui motivent cet arrêt : renouvellement de l'ordonnance avant de partir, provision suffisante de traitement... Ainsi, Michel Vergé avoue qu'entre l'interruption de son séjour à l'étranger sans possibilité de trouver son traitement et le retour à la maison, il a fait le choix des vacances... Résultat "Au mois de novembre, j'ai ressenti une forte exacerbation de mon asthme sévère d'origine allergique. Ma capacité respiratoire avait diminué de moitié et ma toux avait repris". Le risque est de subir à la rentrée un retour de bâton.

    Conseils pour vacancier asthmatique

    "Le patient évoque spontanément cet arrêt de traitement estival en consultation à son retour de vacances, car il n'en ressent pas encore les effets. Or, cet arrêt temporaire provoque non seulement au bout de quelques semaines une diminution du contrôle de l'asthme, qui coïncide alors avec la période automnale plus humide et le retour au stress de la vie quotidienne, qui viennent accentuer ces symptômes" souligne le Pr Marc Humbert.

    Pour éviter ce problème, le médecin doit dialoguer avec le patient avant son départ, pour lui prodiguer quelques conseils pour profiter des vacances sans négliger son asthme :

    • Dans la liste des bagages, penser à emporter son ordonnance et ses médicaments habituels ;
    • Pendant le séjour, veiller aux situations à risque : effort physique, environnement intérieur du lieu de villégiature (acariens, poils d'animaux, moisissures, tabac...) et cadre extérieur (pollens, pollution...) ;

    En conclusion, les vacances sont synonymes de repos et de détente, raison de plus pour continuer à prendre soin de soi ! "Les traitements de fond sont dans la plupart des cas très efficaces. Les asthmatiques sont soulagés, se sentent mieux, ont tendance à oublier leur maladie et la tentation d'arrêter le traitement est très forte. C'est d'autant plus vrai en période de vacances, moment de détente par excellence où l'on limite les contraintes. Il n'est pas toujours facile d'intégrer la notion que l'on doit se traiter lorsque l'on va bien... pour éviter d'aller mal !" conclut Christine Rolland, directrice de l'association Asthme & Allergies.

    Luc Blanchot

    Mis à jour le 15 juillet 2011

    1 - Programme de prévention de l'asthme - Ministère de l'emploi et de la solidarité 2002-2005
    2 - WHO 2003 ; Horne R.2003
    3 - Anaes - Recommandations pour le suivi médical des patients asthmatiques adultes et adolescents
    4 - Chest Rob Horne 2006


     

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