• Comment bat votre horloge interne ?

    Pierre Schoffers

    Pierre Schoffers

    dimanche 31 mars 2013 à 08h44

    © COST

     

    Les scientifiques n’ont pas de doute là-dessus : les « vespéraux » s’adaptent plus facilement au passage à l’heure d’été. Logique, puisque le surplus de clarté justifie leur propension à profiter plus longuement de la journée et à retarder leur entrée dans la chambre à coucher. A l’inverse, ce week-end sera-t-il un mauvais moment à passer pour les matinaux ? Pas sûr.

    « L’homme s’adapte comme le soleil nous met à l’heure tous les jours », lâche poétiquement le Pr Daniel Rodenstein, spécialiste du sommeil à Saint-Luc (Bruxelles). Le sempiternel débat sur les changements d’heure, leurs avantages et inconvénients, éclipse une question beaucoup plus globale : nos horaires journaliers sont-ils adaptés à notre horloge interne ? Car il y en a une, sous la forme d’un programme génétique qui bat son rythme dans chacune de nos cellules. « Déroger à son rythme, qui est strictement personnel, cela a un prix, en termes de vie sociale et familiale », observe le spécialiste louvaniste. Tous, nous savons – ou ne savons pas (1) – que nous sommes « du matin » ou « du soir ». Les chronobiologistes nous distinguent ainsi selon des modèles d’activité, d’éveil et de somnolence. Les matinaux s’éveillent à l’aube, sont le plus actif le matin et ne font pas de grasses soirées. Les vespéraux attendent littéralement la lumière du jour pour se réveiller sans signal extérieur, travaillent le mieux pendant l’après-midi et, logiquement, vont se coucher tard.

    Ces rythmes sont-ils conditionnés par nos habitudes et nos contraintes sociales ? « Non, c’est inné, on ne choisit pas, stoppe tout net le Dr Rodenstein. Tout comme le hibou dort le jour et vit la nuit, l’homme vit le jour et dort la nuit. Ce sont des lois de la nature. Autrement dit, ne pas s’y conformer est contre-nature. Donc mauvais pour la santé des espèces concernées. » Une vérité élémentaire largement bafouée dans le biotope humain. Une enquête mondiale, d’origine allemande, basée sur un questionnaire auprès de 150 000 personnes, livre ainsi un résultat surprenant (2) : la plupart des répondants ont une horloge « tardive » et sont astreints à des horaires trop « précoces ». La sonnerie du réveil matinal qui les déloge de leur nirvana perturbe ainsi la succession normale des différentes phases de leur sommeil et les prive d’une partie de leur régénération naturelle. Ils accumulent un déficit de repos qu’un bonus durant le week-end n’arrivera pas à compenser totalement.

    Le Pr Rodenstein fait une analogie avec la « croyance » des vacanciers qui pensent pouvoir compenser durant les congés leur déficit chronique de sommeil pendant le reste de l’année : « Une erreur qui ne tient pas compte des besoins récurrents de notre corps. » Et de rappeler une vérité... économique : « Toute dette se paie. » 
    Quand l’horloge sociale et l’horloge interne ne battent pas à l’unisson, les chronobiologistes parlent de « jetlag social ». Qui se concrétise par une fatigue diurne et se manifeste par un manque d’attention ou de la somnolence. Celle-ci est une tendance largement naturelle en début d’après-midi, mais le non-respect de nos rythmes intimes peut l’accentuer inutilement. Voire dangereusement. « Regardez les statistiques des accidents de la route. On y constate un pic à 14 heures. Pour ma part, je n’irai jamais signer un contrat chez un notaire à cette heure-là », note, malicieusement, le spécialiste de l’UCL qui sait bien que le diable se cache dans ces détails qui peuvent échapper aux assoupis.

    Pour savoir si une somnolence est « normale » ou « pathologique », on utilise un test australien, appelé le score d’Epworth (voir ci-contre). Et pour déterminer un véritable trouble nécessitant un diagnostic précis et un traitement, les centres du sommeil font passer d’autres tests à leurs patients. « Il convient de distinguer une maladie d’une simple mauvaise hygiène de sommeil, observe le Dr Benny Mwenge (UCL), qui cite précisément, à ce dernier titre, les horaires conduisant au jetlag, le retard de la période principale de sommeil, l’incapacité de s’endormir à des heures socialement acceptables ou l’avance de la phase de sommeil.

    Quelquefois, une exposition optimale à la lumière peut partiellement rapprocher les aiguilles de nos horloges biologique et sociale. Pour ne pas vous réveiller trop tard, les spécialistes décrètent qu’il faudrait permettre à la lumière de signaler à votre corps qu’il fait jour. Mission techniquement impossible compte tenu des variations saisonnières, sauf à l’aide de volets ou de stores automatiques réagissant, eux aussi, à la lumière. Et pour ne pas veiller trop tard le soir, préférez la pénombre. Les écrans de télévision et d’ordinateur ont tendance à réprimer la mélatonine, l’hormone de sommeil.

    Une « désinchro » légère n’a pas beaucoup d’influence et il n’existe pas de science du nombre d’heures de sommeil souhaitables. Les données statistiques permettent seulement d’établir que le nombre moyen d’heures de sommeil des humains se situe aux alentours de sept heures et trente minutes. Tout dépend des besoins de chacun, certaines personnes sont en parfaite condition après cinq heures de sommeil, d’autres ont besoin du double. « La seule règle est d’écouter son corps, ses besoins et ses rythmes biologiques », conclut le Pr Rodenstein. Un corps qui, manifestement, vit sa vie indépendamment de nos décisions. Ce que confirme aussi la récente étude américaine indiquant que dormir trop peu risque de mener à du surpoids. Et donc que le meilleur moyen de garder sa ligne est, partiellement, de bien et assez dormir.

    Au-delà du problème individuel, les scientifiques qui considèrent que le jetlag social est un problème de société, proposent aussi des solutions. C’est ainsi que l’expert allemand Till Roenneberg (université Ludwig-Maximilian, Münich) préconise la flexibilisation des horaires de travail dans les entreprises : « Elles devraient instaurer la journée de seize heures comportant un tronc commun de quatre heures pendant lesquelles tous les collaborateurs devraient être présents. En dehors de celles-ci, chacun devrait pouvoir travailler quand il le veut. Un tel système serait favorable à la santé, à la productivité et à la qualité de la vie. » 

     

     

     

    Mesurez votre somnolence

    Vous arrive-t-il de somnoler ou de vous endormir dans les situations suivantes, en vous référant aux derniers mois ? 
    Indiquez un chiffre de 0 à 3 signifiant :

    = jamais de somnolence 
    1 = faible chance de m’endormir 
    2 = chance moyenne de m’endormir 
    3 = forte chance de m’endormir

    Situations

    - Assis en train de lire 
    - En train de regarder la télévision 
    - Assis, inactif, dans un endroit public (au théâtre ou en réunion) 
    - Comme passager dans une voiture roulant sans arrêt pendant une heure 
    - Allongé l’après-midi pour se reposer lorsque les circonstances le permettent 
    - Assis en train de parler à quelqu’un 
    - Assis calmement après un repas sans alcool 
    - Dans une auto immobilisée quelques minutes dans un embouteillage

    Scores

    0-11 : normal 
    > 11 : pathologie anormale

    http://www.levif.be/info/actualite/sante/comment-bat-votre-horloge-interne/article-4000271617920.htm?nb-handled=true&utm_medium=Email&utm_source=Newsletter-31/03/2013&utm_campaign=Newsletter-RNBDAGLV

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  • Formation multidisciplinaire|25 mai 2013
    La personne malade chronique,
    au cœur d'un réseau
    Pour la troisième année consécutive, le RML-B et la FAMGB ont le plaisir de vous inviter à leur matinée de formation multidisciplinaire, La personne malade chronique au cœur d’un réseau, qui se déroulera
    le samedi 25 mai 2013.

    Cet événement a pour objectif de réunir un public et des orateurs multidisciplinaires autour de préoccupations communes. Une prise en charge de qualité est une prise en charge sans tabou constituera la thématique de l'édition 2013.
    La réflexion sera alimentée par différents exposés suivis d’échanges avec les participants et ponctués de témoignages de patients. 
    Pour accéder au programme détaillé de la formation ainsi qu’aux informations pratiques, cliquez-ici.
     
    N'hésitez pas à diffuser cette information
    aux personne susceptibles d'être d'intéressées
    ainsi que via votre site internet et/ou périodique.
    www.rmlb.be
    02.375.12.97
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  • Créatif comme un oeuf...

    27 mars 2013 - Auteur : Françoise Plume

    Qui dit Pâques, dit oeufs. Pas cher et savoureux, l'oeuf est un véritable atout santé. Peu calorique, il constitue une excellente source de protéines, regorge de vitamines A, B, D, E et de sels minéraux. Et puis, surtout, il se prépare de mille façons...

    OEUFS POCHÉS AU FENOUIL ET TUILES AUX LARDONS

    Pour 4 personnes

    80 g de beurre, 3 blancs d'oeufs, 75 g de farine, 50 g de lardons en lamelles, sel et poivre du moulin, 4 bulbes de fenouil, 2 c. à s. d'huile d'olive, 1/2 c. à s. de vinaigre balsamique, 1 c. à s. de vinaigre blanc, 4 oeufs.

    1. Préchauffez le four à 180°C.

    2. Faites fondre 70 g de beurre et laissez-le tiédir.

    3. Fouettez les blancs d'oeufs. Ajoutez le beurre fondu, la farine, les lardons, le sel et le poivre. Mélangez jusqu'à obtention d'une pâte lisse.

    4. Recouvrez la plaque du four de papier sulfurisé et beurrez-le.

    5. Déposez des petits tas de pâte sur la plaque en les espaçant bien. Étalez-les avec le dos d'une cuillère à soupe humide. Enfournez et faites cuire 10 min.

    6. Sortez la plaque du four et décollez les tuiles avec une spatule en métal. Posez-les bien à plat sur une planche pour les laisser refroidir.

    7. Coupez la base et les extrémités des tiges des fenouils. Coupez-les en tranches dans la hauteur et lavez-les. Mettez-les dans le panier d'un cuit vapeur et faites-les cuire 15 min.

    8. Dans un bol, mélangez l'huile d'olive, le vinaigre balsamique, le sel et le poivre.

    9. Portez une grande casserole d'eau à ébullition avec le vinaigre blanc.

    10. Cassez un oeuf dans une tasse.

    11. Aux premiers frémissements de l'eau, baissez le feu au minimum et versez délicatement l'oeuf dans l'eau. Laissez cuire 4 min environ puis retirez l'oeuf de la casserole à l'aide d'une écumoire. Posez-le sur du papier absorbant. Recommencez avec les autres oeufs.

    12. Répartissez le fenouil dans chaque assiette, arrosez-le légèrement de vinaigrette, posez un oeuf poché dessus et recouvrez d'une tuile aux lardons. Servez immédiatement.

     

     

    COCOTTES D'OEUFS AUX ANCHOIS

    Pour 4 personnes

    Quelques feuilles de roquette, 1 tomate, 1 c. à s. de câpres, 8 filets d'anchois à l'huile, du beurre, 4 oeufs.

    1. Lavez, séchez et hachez grossièrement la roquette.

    2. Ébouillantez la tomate quelques secondes. Pelez-la, coupez-la en deux, ôtez les pépins et hachez la chair grossièrement.

    3. Égouttez les câpres.

    4. Lavez les anchois, séchez-les avec du papier absorbant et coupez-les en deux.

    5. Beurrez 4 ramequins et cassez un oeuf dans chacun. Battez-les légèrement.

    6. Remplissez une lèchefrite avec de l'eau et disposez-y les ramequins. Faites cuire au four à 200° C pendant environ 10 min. Il faut surveiller et sortir les oeufs du four dès que les blancs sont pris.

    7. Répartissez la roquette, les câpres, les anchois et les tomates dans les ramequins et servez.

     

    GÂTEAU AUX POMMES À LA CRÈME VANILLÉE, CHANTILLY ET... ADVOCAAT

    Pour 1 moule à tarte de 28 cm de diamètre ou pour 8 parts

    6 pommes acidulée, 3 c. à s. de jus de citron, 1 rouleau de pâte brisée, 200 ml de crème vanille prête à l'emploi, 250 ml d'advocaat, 125 ml de jus de pomme, 100 g. de sucre, 2 c. à s. de maïzena, 200 ml de crème chantilly, 1 sachet de sucre vanillé.

    1. Préchauffez le four à 180° C (chaleur tournante).

    2. Épluchez les pommes, ôtez les pépins et coupez-les en quartiers puis en tranches. Arrosez avec le jus de citron.

    3. Tapissez un moule avec la pâte en formant un bord.

    4. Mélangez la crème vanillée avec 200 ml d'advocaat, le jus de pomme, le sucre et la maïzena puis ajoutez les pommes. Répartissez le tout sur la pâte et enfournez pendant 1 heure.

    5. Laissez refroidir dans le moule de préférence pendant une nuit.

    6. Montez la crème en chantilly avec le sucre vanillé. Disposez délicatement sur la tarte.

    7. Versez le restant de liqueur dans un petit sac à congélation. Découpez un coin et tracez des lignes sur la chantilly.

    8. Avant de servir lavez une pomme et séchez-la. Coupez-la en rondelles fines sans enlever les pépins. Arrosez les rondelles d'un peu de jus de citron et posez-les sur le gâteau avec délicatesse.

     

    BURGER D'OMELETTE AU FROMAGE FRAIS, AU JAMBON CRU ET AUX ÉPINARDS

    Pour 4 personnes

    4 brins de ciboulette, 1 poignée de pousses d'épinards, 2 tranches de jambon cru, 12 oeufs, sel et poivre du moulin, 30 g de beurre, 200 g de fromage frais.

    1. Lavez, séchez et ciselez la ciboulette.

    2. Lavez et séchez les pousses d'épinards.

    3. Coupez les tranches de jambon en deux dans la longueur.

    5. Battez les oeufs en omelette, ajoutez la ciboulette, salez et poivrez.

    6. Faites fondre une noix de beurre dans une grande poêle, placez-y deux cercles métalliques de 8 cm de diamètre et de 4 cm de hauteur. Versez les oeufs à mi-hauteur des cercles, faites cuire 2 minutes, retirez le cercle et retournez-les. Poursuivez la cuisson 1 minute. Faites cuire ainsi les autres burgers d'omelette.

    7. Placez un burger sur l'assiette, ajoutez une cuillère à soupe de fromage frais, le jambon en ruban, décorez de pousses d'épinards, ajoutez un deuxième burger. Servez aussitôt.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-1319-Creatif-comme-un-oeuf.html_0?m_i=t9qt2Ilq6qwauFk_DlwXU0mHKYXRsvtZh4vVdpjAs1oBBJ9ZV

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  • Des champignons et des hommes

    La peau et les muqueuses sont des terrains d'accueil de nombreux champignons. Normalement inoffensifs, ces hôtes profitent des ratés de notre système immunitaire pour parfois devenir très envahissants.

    Loin des cueillettes bucoliques, certains champignons se trouvent dans des endroits peu enviables.

    Gare aux infections fongiques !

    Mycoses champignonsSelon leur morphologie, les champignons se répartissent en levures, moisissures ou champignons dimorphes. Certains sont à l'origine de la levée du pain, de la fermentation de la bière ou du bleu de nos fromages. D'autres ont l'habitude de proliférer sur notre peau où ils se nourrissent de kératine. Ils peuvent y vivre en bonne harmonie avec notre organisme mais dans certains cas, ils se révèlent être des hôtes réellement indésirables en provoquant des infections de la peau ou des muqueuses. Ainsi, parmi les champignons, une centaine d'espèce est pathogène. Les plus fréquents sont connus sous les noms de : Candida, Pitirospore ou Aspergillus.

    Ces champignons entraînent le plus souvent des atteintes superficielles, au niveau de la peau ou des muqueuses. Les mycoses profondes ne touchent généralement que les personnes dont les défenses immunitaires sont diminuées (patient sous traitement immunodépresseur ou chimiothérapie, malade du sida, héroïnomane.).

    Connaître les facteurs favorisants

    Même si les facteurs favorisants peuvent légèrement différer d'un champignon à un autre, le développement des mycoses est facilité par :

    • Des conditions locales : humidité, chaleur, manque d'hygiène, transpiration excessive, macération dans les chaussures.
    • Des conditions médicamenteuses : prise de certains traitements (antibiotiques, corticoïdes, somnifères, immunosuppresseurs, chimiothérapie, contraceptifs oraux.) ;
    • Des conditions générales : abaissement des défenses immunitaires dû à l'état de santé du patient (sida, greffé.), élévation trop importante de la glycémie (les mycoses vaginales sont un des signes du mauvais contrôle du diabète, de même que la balanite du gland est un souvent signe d'un diabète méconnu).

    L'infection se fait fréquemment suite à un contact direct : vestiaire, piscine, chaussures, vêtements, alimentation, rapports sexuels pour les formes génitales, limes contaminées.

    Les différents types de mycoses

    Selon le terrain sur lequel les champignons prolifèrent, les atteintes peuvent être superficielles ou plus profondes.

     

    Formes cutanées

    Dans ces formes, les lésions touchent les grands plis (on nomme cette pathologie intertrigo) en raison des facteurs de macération et d'humidité. De même, la mycose peut toucher les ongles.

    Chez le nourrisson, les atteintes de la peau sont assez fréquentes. Se manifestant en particulier par des lésions anales ou fessières, elles doivent être vite et bien traitées.

    Formes muqueuses

    Dans ces formes, les atteintes concernent les muqueuses, comme par exemple l'oropharynx avec, en particulier, le muguet buccal. Celui-ci débute par une rougeur de la muqueuse, qui se recouvre ensuite rapidement d'un enduit blanchâtre. Le muguet est rarement douloureux. Le champignon peut également envahir l'intestin. Diarrhées, douleurs abdominales et ballonnements constitueront les arguments de sa recherche dans les selles.

    Pourtant, les mycoses les plus fréquentes sont aussi les plus désagréables : les candidoses génitales avec vulvo-vaginite chez la femme. Démangeaisons intenses, brûlures, douleurs au moment des rapports sexuels, pertes épaisses et blanchâtres. en sont les principaux symptômes. Le traitement permet le plus souvent d'en venir à bout, mais les récidives sont fréquentes (10 %). Chez l'homme, il s'agit de la balanite. Elle associe une rougeur, des pustules et un enduit blanchâtre au niveau du gland avec, de façon variable, douleurs et démangeaisons.

    Formes profondes

    Dans ces candidoses profondes (ou systémiques, ou viscérales), les notions de terrain, de circonstances hospitalières et de déficits immunitaires sont fondamentales. Elles constituent l'équivalent d'une septicémie, puisque la levure est présente dans le sang, et peut atteindre différents organes. Elles nécessitent une prise en charge hospitalière avec parfois une possibilité de suivi en ville.

    Superficielle ou profonde, les mycoses doivent être identifiées par leur aspect clinique et par un prélèvement. Une fois le diagnostic posé, le traitement fongicide le plus adapté pourra être choisi.

    David Bême

    Forum Mycoses

     

    Formes cutanées

    Dans ces formes, les lésions touchent les grands plis (on nomme cette pathologie intertrigo) en raison des facteurs de macération et d'humidité. De même, la mycose peut toucher les ongles.

    Chez le nourrisson, les atteintes de la peau sont assez fréquentes. Se manifestant en particulier par des lésions anales ou fessières, elles doivent être vite et bien traitées.

    Formes muqueuses

    Dans ces formes, les atteintes concernent les muqueuses, comme par exemple l'oropharynx avec, en particulier, le muguet buccal. Celui-ci débute par une rougeur de la muqueuse, qui se recouvre ensuite rapidement d'un enduit blanchâtre. Le muguet est rarement douloureux. Le champignon peut également envahir l'intestin. Diarrhées, douleurs abdominales et ballonnements constitueront les arguments de sa recherche dans les selles.

    Pourtant, les mycoses les plus fréquentes sont aussi les plus désagréables : les candidoses génitales avec vulvo-vaginite chez la femme. Démangeaisons intenses, brûlures, douleurs au moment des rapports sexuels, pertes épaisses et blanchâtres. en sont les principaux symptômes. Le traitement permet le plus souvent d'en venir à bout, mais les récidives sont fréquentes (10 %). Chez l'homme, il s'agit de la balanite. Elle associe une rougeur, des pustules et un enduit blanchâtre au niveau du gland avec, de façon variable, douleurs et démangeaisons.

    Formes profondes

    Dans ces candidoses profondes (ou systémiques, ou viscérales), les notions de terrain, de circonstances hospitalières et de déficits immunitaires sont fondamentales. Elles constituent l'équivalent d'une septicémie, puisque la levure est présente dans le sang, et peut atteindre différents organes. Elles nécessitent une prise en charge hospitalière avec parfois une possibilité de suivi en ville.

    Superficielle ou profonde, les mycoses doivent être identifiées par leur aspect clinique et par un prélèvement. Une fois le diagnostic posé, le traitement fongicide le plus adapté pourra être choisi.

    David Bême

    Forum Mycoses

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/mycoses/articles/7983-champignons-mycoses-hommes-02.htm

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  • Un nouveau traitement contre le fibrome utérin

    La panoplie des traitements du fibrome utérin vient de s'élargir, avec l'arrivée sur le marché français d'un nouveau médicament : un modulateur des récepteurs à la progestérone, agissant exclusivement sur le fibrome et non sur le muscle utérin alentour. Efficace, le médicament serait en outre beaucoup plus rapide à agir que les autres traitements médicamenteux. Les explications du Pr Nathalie Chabbert-Buffet, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Tenon (Paris).

    Environ un tiers des femmes ont un fibrome utérin, mais beaucoup l'ignorent : cette tumeur bénigne n'est en effet symptomatique que dans un tiers des cas. Mal informées des symptômes, elles ne sont que 68 % à se faire suivre par un médecin.

    Le fibrome utérin, une tumeur bénigne et fréquente

    Esmya fibrome"Le fibrome utérin est une prolifération de cellules musculaires lisses qui s'enroulent les unes sur les autres", explique le Pr Chabbert-Buffet1. Il s'agit de la tumeur féminine bénigne la plus fréquente, puisqu'elle touche entre 20 et 40 % des femmes. Le risque est doublé lorsque sa mère est atteinte.

    Les médecins ont adopté une nouvelle classification des fibromes en 2011, distinguant trois types selon leur disposition dans l'utérus :

    • Les fibromes sous-muqueux (0, 1 et 2)
    • Les fibromes intramuraux, accrochés à la paroi utérine (3 et 4)
    • Les fibromes sous-séreux, débordant à l'intérieur de l'utérus (5, 6 et 7).

    Seules 30 % des femmes touchées présentent des symptômes, soit, au final, environ 9 % des Françaises. Une enquête menée auprès de 2 500 femmes entre 30 et 55 ans2 montre les principaux symptômes ressentis : des règles abondantes (47 %), des crampes dans le ventre en dehors des règles (47 %), des saignements en dehors des règles (42 %) et des douleurs.

    Mais ces symptômes, assez peu spécifiques, restent très subjectifs et ne représentent pas toujours, aux yeux des femmes, un motif de consultation, souligne le Pr Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. "Beaucoup de femmes ne perçoivent pas que leurs règles sont anormalement abondantes". Les médecins ont donc élaboré un score sur la base du nombre de changes quotidien lors des règles, pour les aider à objectiver l'importance des saignements.

    Fibrome : un traitement dans 38 % des cas

    L'absence de symptômes très spécifiques conduit à des retards de diagnostic et de prise en charge. Selon l'enquête, les premiers signes sont généralement apparus 4 à 5 ans avant le diagnostic du fibrome. Il s'agissait, pour la plupart, de saignements abondants (36 %) ou en dehors des règles (37 %). D'ailleurs, dans un tiers des cas, le fibrome a été dépisté au hasard d'un examen de routine. Le diagnostic repose essentiellement sur un examen clinique, l'échographie tridimensionnelle permettant ensuite de mieux voir les lésions et de définir le type de fibrome selon la classification reconnue. L'IRM n'est nécessaire que dans un cas sur dix, principalement pour discuter la voie d'abord en cas d'intervention chirurgicale, précise le Pr Chabbert-Buffet.

    La pose d'un diagnostic ne garantit pas pour autant une prise en charge. En effet, 32 % des femmes présentant un fibrome ne sont pas suivies. Et parmi celles qui le sont, seules 38 % sont traitées : antalgiques (17 %), anti-inflammatoires non stéroïdiens (11 %), progestatifs (10 %)... L'impact de leur fibrome sur leur vie sexuelle, professionnelle et même sociale est pourtant très important, en témoigne le score de qualité de vie anormalement bas que les patientes s'attribuent. Un constat qui traduit "une carence d'efficacité de nos prises en charge actuelles", selon le Pr Chabbert-Buffet.

    Les traitements du fibrome

    Il n'existe à ce jour aucun traitement curatif du fibrome. La prise en charge est symptomatique, elle vise à soulager la douleur et à réduire les saignements. Pour cela, les médecins ont à leur disposition tout un arsenal thérapeutique :

    • Traitements médicamenteux : il s'agit soit de progestatifs, soit d'analogues de la GnRH. Ces derniers suppriment toute sécrétion d'estrogènes et créent ainsi une ménopause qui réduit de moitié la taille des fibromes après trois mois de traitement, et réduit ou supprime les saignements au bout d'un mois.
    • L'embolisation : cette intervention, pratiquée par un radiologue, est contre-indiquée chez les femmes qui souhaitent avoir un enfant car elle peut provoquer des complications utérines susceptibles d'altérer la fertilité.
    • Les ultrasons : abandonnée à Tours mais toujours pratiquée au CHU de Bordeaux, cette stratégie coûte cher (5 000 €) pour une efficacité peu satisfaisante.
    • Les traitements chirurgicaux : la myomectomie, qui consiste à retirer les fibromes, préserve la fertilité ; l'hystérectomie, en revanche, est réservée aux femmes qui ne désirent plus de grossesse.

    Toutes ces approches peuvent cependant entraîner des effets secondaires ou des complications immédiates et à plus long terme, souligne le Nathalie Chabbert-Buffet. C'est le cas notamment des analogues de la GnRH qui, en induisant une ménopause, provoquent des bouffées de chaleur et augmentent le risque d'ostéoporose.

    Esmya®, en attente d'une AMM en France

    Des méthodes thérapeutiques alternatives se sont développées, comme la destruction par ultrasons (une méthode étudiée à Tours, aux critères d'inclusion très précis, mais dont le rapport bénéfices/risques n'est pas positif, indique la spécialiste), la destruction par radiofréquence ou la destruction par cryoablation peropératoire ("une technique moins avancée et plus à risques").

    Au niveau médicamenteux, des molécules de la même famille que les analogues de la GnRH sont à l'étude. Leur avantage : ils agiraient plus vite que les médicaments actuellement disponibles, mais leur forme injectable et la fréquence des injections en font un traitement contraignant.

    Un modulateur des récepteurs de la progestérone (Esmya ®, Gedeon Richter Plc.), capable d'agir de façon sélective sur le fibrome et d'épargner le muscle utérin alentour, semble le traitement le plus prometteur. Deux études ont montré son efficacité à réduire la taille du fibrome et l'importance des saignements, et ce dans un délai nettement plus court que les autres traitements médicamenteux (7 jours contre 3 semaines). Sa prise par voie orale, associée à une rémanence très longue (le médicament serait pris pendant 3 mois et son effet persisterait pendant 3 mois supplémentaire), sont d'autres aspects positifs qui séduisent les spécialistes. Par ailleurs, n'induisant pas de carence en estrogènes, il est dénué des effets indésirables de la ménopause. Le médicament n'est pas encore commercialisé en France mais il l'est déjà dans plusieurs pays d'Europe (dont l'Allemagne) où il a obtenu une AMM3 en 2012 dans le traitement préopératoire des fibromes symptomatiques modérés à sévères, avant (voir notre article sur le sujet). Le laboratoire est en discussion avec les autorités sanitaires françaises pour une demande d'AMM dans cette indication. Seul le recul permettra de dire si ce médicament est suffisamment efficace pour rendre inutile une intervention chirurgicale.

    Amélie Pelletier, le 21 mars 2013.

    Sources :

    1 - "Femmes et fibromes utérins en France en 2013", Conférence de presse organisée par Gedeon Richter France le 27 février 2013.
    2 - Enquête menée de novembre 2012 à janvier 2013 par Kantar Health pour Gedeon Richter France, division Santé de la femme, auprès de 2 498 femmes âgées de 30 à 55 ans, représentatives de la population féminine française.
    3 - AMM européenne d'Esmya.

    Les fibromes

    Fibrome utérin : Esmya, un nouveau médicament révolutionnaire ?

    Forum Problèmes gynécologiques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fibromes/15809-esmya-fibrome.htm?estat_svc=s%3D08013%26svc_mode%3DN%26svc_campaign%3DNL-Gen%26svc_partner%3D2013-03-25%26svc_position%3Dsante%26svc_misc%3Dart1

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  • Les algues, délicieux légumes de la mer

    23 juillet 2009 - Auteur : Ariane De Borger

    Aujourd'hui, elles sont tendance et c'est tant mieux, parce qu'elles sont excellentes pour la santé !

     

    «Les algues sont composées de cellules à structure identique alors que les végétaux marins se composent de plusieurs types de cellules aux fonctions distinctes», explique Joost Bogemans, botaniste chez Intellicrops. « Le réchauffement climatique entraîne la salinisation des régions côtières, or elles se prêtent à la culture de végétaux marins. » Après les légumes acides, sucrés et amers, voici les végétaux salins...

    NE SONT-ELLES PAS TROP RICHES EN SEL ?

    Algues et légumes marins sont riches en nutriments facilement assimilables par l'organisme humain. Ils contiennent : iode, fibres, vitamine C, minéraux et sodium.

    Les végétaux marins stockent assez facilement les métaux lourds contenus dans l'eau de mer. C'est plutôt positif pour le milieu marin qui, grâce à leur présence, est purifié mais cela pose un problème au niveau de la chaîne alimentaire. «Heureusement, ce n'est dangereux que dans le cas d'une récolte sauvage, tempère Joost Bogemans. La culture des aliments marins vendus dans le commerce et servis dans les restaurants est soumise à une législation stricte et ne présente aucun risque sanitaire.»

    SÉCHÉES, C'EST BON AUSSI

    Les algues sont souvent présentées sous forme séchée, pour les sushis, pour réduire le temps de cuisson d'un aliment, comme le kombu (ou laminaire) qu'on ajoute aux lentilles. Le wakamé donne une saveur d'huître aux aliments. La dulse, la laitue de mer et les spaghettis de mer relèvent potages et omelettes. Le nori est utilisé pour ses propriétés amincissantes, car il gonfle dans l'estomac, contribuant au sentiment de satiété.

    LES LÉGUMES MARINS

    «L'épinard de mer appartient à la famille des laitues, chicons et salsifis, la criste marine à la famille du fenouil et le chou de mer à la famille des crucifères. La différence avec les végétaux terrestres ? Ils sont immergés deux fois par jour dans l'eau de mer, lors des marées.»

    La salicorne (ou asperge de mer) pousse entre terre et mer. Cette plante grasse se vend désormais toute l'année au rayon poissonnerie. « Elle est facile à préparer, se cuit au wok en trois minutes.»

    L'épinard de mer ou aster maritime pousse plus loin à l'intérieur des terres. Jadis, en cas de famin, la population vivant en bord de mer s'en nourrissaient.

    Ces végétaux freinent aussi la division cellulaire et la tuberculose, grâce à leur haute teneur en saponines. Elles accompagnent idéalement un plat de moules ou d'huîtres et cuisent très vite. L'aster maritime se trouve dans le commerce dès la mi-mars.

    L'AVENIR DE NOS ASSIETTES

    «A côté de ces végétaux marins bien connus, d'autres espèces savoureuses font leur apparition, poursuit Joost Bogemans : la criste marine ou fenouil de mer »

    Cette plante riche en arômes, pousse entre les rochers et contient pas moins de 38 huiles essentielles ! Le Mertensia maritima (ou plante-huître), originaire de Scandinavie et d'Islande, est, lui aussi, un condiment marin, qui se signale par son goût d'huître, d'où son nom. Il fait merveille entre les mains d'un chef talentueux ! »

    Le chou marin (crambe maritime), que l'on récolte sur les plages de galets, est riche en glucosinates, substances qui protègent, entre autres, du cancer du côlon. Le chou marin ressemble au brocoli, a un léger goût de chou.

    Joost Bogemans teste la culture de la betterave de mer « On peut l'incorporer à une omelette, où son petit goût de noix fait merveille, mais nous devons encore réduire sa teneur en sel.»

    L'avenir semble radieux pour les végétaux maritimes !

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-593-Les-algues-delicieux-legumes-de-la-mer.html?m_i=gOfgNVqHS9njWhzGCYqGVPOYoxK_hagMsTa6wm%2B0v8AjE%2BRMR

     

    EN SAVOIR PLUS ,
     
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  • Parmesan ou "parmigiano reggiano"

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    Parmesan ou "parmigiano reggiano"

    Parmesan ou "parmigiano reggiano" : Intérêt nutritionnel

    Comme l’ensemble des fromages, le parmesan ou « parmigiano reggiano » est reminéralisant et apporte de nombreuses protéines.
    Riche en minéraux : 100g de parmesan apportent 1228mg de calcium, 804mg de phosphore, 551mg de sodium, 118mg de potassium, de l’iode, du zinc, du magnésium…
    Riche en vitamines : 100g de parmesan fournissent au corps des vitamines B2, B5, B, de la vitamine A et D.
    Riche en calories : comptez tout de même 384 calories pour 100g de parmesan car pour le même poids le fromage contient également 27.4g de lipides (graisses) et 83mg de cholestérol.


    Parmesan ou "parmigiano reggiano" : Son histoire

    Il était déjà apprécié dans la Rome antique. En Italie d’où il est originaire, il a pour nom : « parmigiano reggiano ». En France on le connaît sous le nom de parmesan. Il serait apparu en Toscane au XIe siècle. Il est prisé en Europe depuis le moyen-âge et aurait été introduit en France par la Duchesse de Parme à l’époque de Louis XIV. Il est désormais apprécié dans le monde entier. 
    La  dénomination « parmigiano reggiano » est protégée en Europe depuis le 12 juin 1996 grâce à une AOP (Appellation d’Origine Protégée).
    Depuis 2008 selon la cour de justice européenne, le « parmesan » ne peut être que du… « parmigiano reggiano » fabriqué en Emilie-Romagne (Italie).
    Il ne doit pas être confondu avec le grana panado, très proche en saveur et d’aspect, mais dont le lait de vache provient d’origines diverses.


    Famille

    Le parmesan est un fromage à pâte pressée cuite.

    Parmesan ou "parmigiano reggiano" : Sa production

    Le parmesan est fabriqué à base de lait cru tiré d’une race de vache particulière du nom de "reggiana". 
    Il est produit en Italie en Emilie-Romagne.
    Avec la mozzarella, c’est le fromage Italien par excellence.

    Saison

    Autrefois produit durant seulement quelques mois, le parmesan est désormais vendu toute l’année et consommé 12 mois par an.

    Conseils d'achats et d'utilisation

    Le parmesan présente une pâte friable. Son goût est fruité. Il est légèrement piquant.
    Mais attention, le parmesan est aussi un fromage, et en tant que tel, c’est un aliment riche en lipides, en graisses saturées notamment, et en calories. Pas de consommation abusive donc, sous peine de prise de poids et d’accroissement des risques cardio-vasculaires.

    Recettes

    -Salade césar au poulet et à l’avocat

    -Aubergines au parmesan
    -Lasagnes aux épinards

    http://sante.planet.fr/dictionnaire-de-la-nutrition-parmesan-ou-parmigiano-reggiano.304504.380.html?xtor=EPR-26-309683%5BMedisite-A-la-Une%5D-20130324
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  • Pourquoi s'ennuyer nous fait du bien !

    L'ennui n'a pas bonne presse et pour cause ! Notre société frénétique semble ne plus vouloir lui donner sa place, pas le temps ni l'envie de s'ennuyer... Pourtant c'est souhaitable, voire salutaire. Le point sur l'ennui, ses vertus et comment s'y mettre.

    Nous n'avons guère le temps de nous ennuyer, c'est indéniable ! Nos emplois du temps surchargés semblent avoir éradiqué "l'un des nouveaux tabous de nos sociétés surmenées" affirme Odile Chabrillac* qui lui consacre un essai. Mais après tout qui s'en plaindrait ? Souvent inconfortable, il est peu recherché et s'il pointe le bout de son nez, nous aurions même tendance à l'éviter. Cet espace-temps encore estampillé "rasoir, barbant, morose" dérange ! Un retour à l'ennui pourrait pourtant nous faire le plus grand bien !

    Un ennui salutaire

    Ennui"La notion de contrôle et d'une gestion du temps au cordeau a pris une telle ampleur dans notre société, que je me suis posé la question : ai-je vraiment besoin de faire autant de choses pour me sentir exister ?" se souvient l'auteur. Elle a trouvé des réponses dans l'ennui ! Entre planche de salut et antidote à un mode de vie aux allures de course folle, ralentir est devenu nécessaire... S'ennuyer est un art que revendique d'ailleurs un nouveau courant émergeant, laslow life.

    Mais alors qu'est-ce que s'ennuyer véritablement ? "Différent de la paresse, dans laquelle on peut se glisser parfois même avec langueur, l'ennui n'est pas forcément agréable, il est plutôt âpre" détaille Odile Chabrillac. Il serait synonyme d'un temps qui s'étire, jusqu'à on ne sait pas trop quand et plus inquiétant encore, d'une disparition de nos envies.

    Et c'est bien là le problème ! "Nous qui avons pris le contrôle de bien des aspects de notre existence n'avons aucune prise sur l'ennui" décode notre expert.

    Les vertus de l'ennui

    Sous son apparente âpreté, l'ennui est pourtant doté de nombreuses vertus. "En premier lieu, s'ennuyer ouvre (enfin) la voie d'un retour sur soi, sur ses désirs véritables" affirme Odile Chabrillac. Très occupés à de multiples tâches, absorbés par autant de sollicitations extérieures, nous avons perdu ce lien précieux avec notre intériorité. Ce temps "hors du temps" pourrait se révéler un véritable rendez-vous avec soi.

    Les bénéfices immédiats ? Une réelle détente à échapper enfin, aux nombreuses injonctions que nous nous sommes fixés et qui nous épuisent. Pour accéder aux vertus à long terme de l'ennui, il faut toutefois passer par "le chas de l'aiguille" !

    "Accepter que derrière le non-faire, quelque chose se met en place" conseille l'auteur. Accepter de se mettre en jachère, comme le fait un agriculteur avec son champ... "Ensuite peut-être va s'ouvrir un espace de création de soi ou d'un projet" ajoute-t-elle. A condition bien sûr de ne pas le programmer comme un résultat escompté. Il ne peut jaillir que d'un "vide", non d'une sollicitation permanente, ni intérieure.

    Comment s'ennuyer ?

    L'ennui ne se provoque pas, il s'invite. Odile Chabrillac est formelle : "Il faut d'abord en accepter la possibilité. Ensuite avoir le courage de laisser tomber nos nombreuses béquilles activistes". A commencer par le téléphone mobile (pour ne pas le citer), que ce soit dans les transports en commun ou bien les files d'attente.

    Sans rechercher la compagnie de l'ennui, à toute force, essayez toutefois quand il se présente, de ne pas chercher à y remédier illico presto !

    Convoquez l'ennui à ses côtés demande une certaine vigilance, vis-à-vis de nos automatismes. "Plongez-vous dans vos agendas surchargés et traquez les tâches de type occupationnel" recommande notre experte. Faites le tri entre ce qui est véritablement prioritaire ou bien de l'ordre du remplissage temporel. Vous pourrez ainsi libérer un espace sans chercher à le combler.

    Démasquez vos freins inconscients

    S'ennuyer n'est pas si aisé, soyons franc ! Il y a en effet de fortes chances que se présente assez rapidement un indésirable, à savoir : la rumination mentale. En effet, nous nous racontons des tas d'histoires… A peine cessons-nous de nous agiter que nous voilà en prise avec la réflexion que nous a faite ce matin notre moitié, le coup de fil que nous n'avons pas passé à notre mère, le shampoing que nous avons encore oublié d'acheter...

    "C'est un obstacle de taille, mais qui est passager, soyez-en sûr" assure l'auteur. Le plus important est de ne pas céder à la tentation du "faire" pour l'éviter. D'autres obstacles peuvent surgir, comme nos peurs, celles masquées en grande partie par nos comportements compulsifs. Et plus particulièrement notre peur du vide, symptomatique d'une société où le remplissage - du temps, de la maison, de l'estomac, de l'esprit - est devenu un sport national.

    A ce titre, s'ennuyer peut s'apparenter à une vraie discipline et reste une des voies majeure pour basculer du "faire" et de "l'avoir" à "l'être". Vous reprendrez bien une petite louche d'ennui ?

    Catherine Maillard, mis à jour en avril 2012

    * Auteure de "C'est décidé, je pense à moi" et "les aliments qui rendent intelligents" (Ed. Plon) et cofondatrice du site Thedifferentmagazine.com, un webzine holistique et alternatif.

    Petit éloge de l'Ennui : Ou la slow côté psycho 
    D'Odile Chabrillac 
    Editions Jouvence 
    128 pages 
    Prix : 6,50 euros



    Développement personnel

    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_dans_sa_peau/15479-eloge-ennui.htm

     

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  • Arrêtez de vouloir être parfait

    Le culte de la performance bat son plein dans nos sociétés modernes, où le dépassement de soi reste la valeur en vogue. Des défis quotidiens que nous payons chers parfois, nous condamnant à une frustration permanente. Ne serait-il pas temps d'apprendre à nous accepter imparfaits ?

    La nécessité d'être le meilleur en tout marque délibérément notre époque. Au bureau, avec son enfant, comme sous la couette, la performance marque de son sceau la moindre de nos actions. On est même sommé de choisir la meilleure lessive, comme la crème la plus experte. Le culte de la performance fait de nous des perfectionnistes voués à la compétition, et repoussant toujours les limites d'un bonheur impossible à atteindre. En réalité, chercher à devenir le meilleur parent, amant ou employé entraîne nombre de frustrations. Dans son ouvrage "L'apprentissage de l'imperfection", le professeur de psychologie positive Tal Ben-Shahar, estime que "lâcher la perfection permet d'accepter ce que la vie vous offre et d'en tirer le meilleur parti".

    Qui sont les perfectionnistes ?

    Quête perfectionChaque fois qu'ils agissent, ils se demandent s'ils en font assez. Sans forcément chercher à en faire un portrait par trop caricatural, force est de constater que les perfectionnistes ont nombre de traits en commun. A savoir : "Le perfectionniste cherche avant tout à être le meilleur et à se montrer d'une redoutable efficacité. Peu importe les moyens et ce qu'il éprouve, seul compte le résultat" énonce le philosophe Fabrice Midal, éditeur de Tal Ben-Shahar.

    Il refuse tout ce qui s'écarte de sa vision idéalisée, d'où sont absents les défauts et autres défaillances. Sa volonté de tout contrôler lui donne un sentiment de toute puissance, qui, à bien y regarder, est en réalité factice. Au fond et bien qu'il s'en défende, il souffre chaque fois qu'il reste en-deçà de ses critères élevés.

    Les dangers de la quête de perfection

    S'imposer des objectifs plus ou moins impossibles à atteindre n'apporte pas que du bonheur, loin de là. "Ce comportement peut même vous rendre très malheureux" s'attache à démontrer Tal Ben-Shahar dans son livre. Le problème est que le perfectionniste ne tire de ses réussites aucun bénéfice. Une fois l'objectif atteint, la nécessité de relever un nouveau défi s'impose. "Avec à la clé une insatisfaction chronique et un sentiment de frustration permanent" ajoute Fabrice Midal. 

    Par ailleurs, sa vie dans un univers fantasmé où les pensées douloureuses n'existent pas, entraîne un déni de la réalité qu'il paie très cher, car elle le conduit à l'angoisse. La peur d'échouer menace en permanence, tel un spectre, ou une ombre attachée à ses souliers, dont il ne peut se débarrasser.

    C'est vrai qu'un échec pourrait dans certains cas se solder par la faillite de son monde...

    Apprendre l'imperfection

    Le désir de s'améliorer fait partie de la nature humaine, et il nous rend bien souvent service. Toutefois poussé à l'extrême, il fait plus de mal que de bien. "La manière dont nous avons projeté la volonté de perfection nous rend aveugle, et il y a un vrai travail à faire pour nous défaire de cette croyance", insiste Fabrice Midal, en écho à l'enseignant en psychologie positive. Plus qu'à nous montrer sans défaut, il s'agirait de chercher à faire de notre mieux et de l'accepter. Dans une vision "imparfaite et acceptable", les émotions douloureuses font partie de la vie. On peut se sentir nerveux avant un entretien, c'est bien normal !

    D'après Tal Ben-Shahar, il y a une différence entre l'acceptation active de ses émotions, qui permet d'apprendre à en tirer le meilleur parti et l'interdiction de les ressentir, qui nous inhibe. Quant à l'échec s'il survient, on peut en tirer des leçons. Au final, c'est le chemin, ou notre parcours, plus que la destination ou le résultat qui a toute son importance.

    Mieux apprécier sa vie

    Accepter d'être imparfait repose sur une idée essentielle : apprendre à apprécier notre vie, plutôt que la défier en permanence. D'après une étude menée par les psychologues Robert Emmons et Michael McCullough*, les personnes qui signalent quotidiennement les cinq choses, petites ou grandes, pour lesquelles ils se sentent reconnaissants (des personnes qui ont un donc un sens développé de la gratitude) déclarent se sentir mieux que ceux qui ne le font pas. Pour quelles raisons ? "Quand on développe de la gratitude, nous n'avons plus besoin d'événement particulier pour être heureux. Ce sont des choses simples qui peuvent nous toucher" répond le philosophe.

    Son conseil : notez chaque jour 3 ou 5 choses que vous avez appréciées.

    L'autre aussi est imparfait

    Souvent coincé entre la peur de l'échec et l'obligation de résultat, le perfectionniste se montre souvent intolérant avec les autres. Le moindre accroc peut remettre en cause la relation même. L'apprentissage de l'imperfection passe d'une part par l'acceptation du conflit, qui est un pas pour aller plus loin. D'autre part, il demande d'abandonner des attentes vis-à-vis d'autrui totalement irréalistes, pour lui en préférer d'autres plus en contact avec vos propres besoins, et le respect des siens.

    A plus d'un titre, l'apprentissage de l'imperfection pourrait bien se révéler celui d'un retour à notre humanité.

    Catherine Maillard, le 09 août 2010
    Mis à jour le 29 juin 2011

    * Etude publiée en 2002 dans l'ouvrage "Merci ! Quand la gratitude change nos vies" de Robert Emmons, Edition Belfond, 2008.

    L'apprentissage de l'imperfection 
    De Tal Ben-Shahar 
    Edition Belfond. 
    300 pages 
    18 euros



     

    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/dossiers/developpement-personnel/14595-quete-perfection.htm

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  • Les microbes : petit lexique de l’infiniment petit

    Les microbes sont présents partout dans la nature : dans l’eau, dans l’air, la terre, dans et sur les êtres vivants. Mais impossible de les voir à l’oeil nu. Alors pour tout savoir sur les virus et autres bactéries, suivez-nous.

    Les plus petits microbes sont les virus. Leur taille se mesure en millionième de millimètre (1 million de fois plus petit qu'un millimètre). Inutile d'essayer de les apercevoir avec une loupe ou un microscope habituel (appelé microscope optique), c'est impossible : ils ne sont visibles que grâce au microscope électronique. Au contraire, les bactéries et les champignons microscopiques, mille fois plus grands que les virus, sont visibles avec un simple microscope. Leur taille se mesure en millième de millimètre, c'est à dire en micromètre ou micron, mille fois plus petit qu'un millimètre. Quant aux parasites, certains sont également microscopiques.

    Les bactéries

    Les bactéries ont été les premiers êtres vivants sur terre, il y a plusieurs milliards d'années. Elles sont formées d'une seule cellule. Notre peau, notre bouche et nos intestins hébergent des millions de bactéries, et un seul gramme de terre en contient des milliards. Certaines bactéries sont indispensables à la vie sur terre, d'autres vivent en bonne entente avec nous et certaines déclenchent des maladies : les infections bactériennes. Le tétanos est une infection bactérienne, tout comme la tuberculose, les furoncles, la scarlatine, la coqueluche, etc. Pour lutter contre une infection bactérienne, on utilise, si nécessaire, les antibiotiques(de anti = contre et bio = vie). Schématiquement, les antibiotiques tuent les bactéries et permettent au corps de venir à bout de l'infection.

    Les virus

    Les virus ne sont pas vraiment des être vivants car il sont incapables d'avoir des descendants tout seul. Pour se multiplier, ils utilisent la machinerie d'un être vivant, en la détruisant en partie. Les virus peuvent être responsables de nombreuses infections chez l'homme, chez les plantes et les animaux : la grippe, la varicelle, l'herpès, l'hépatite virale, le Sida, etc. Ils sont également responsables des verrues ou de certains cancers comme le cancer du col de l'utérus. Pour lutter contre les virus les antibiotiques sont inutiles, seuls peuvent être efficaces les antiviraux. L’une des meilleures façon de lutter contre les virus est de se faire vacciner quand le vaccin est disponible.

    Les champignons microscopiques

    Les champignons microscopiques sont responsables également d'infections appeléesmycoses (du grec mukês = champignon). Ces infections sont surtout fréquentes sur la peau, les cheveux et les ongles. Les médicaments qui luttent contre les mycoses sont appelés antimycosiques ou antifongiques (fongus = champignon).

    Comment distinguer une infection due à un virus de celle due à une bactérie ? C'est souvent difficile. Les rhumes sont dus à des virus et 9 fois sur 10 les bronchites et les angines sont également dues à des virus. Face à une infection virale, le patient n’a pas besoin d'antibiotiques, trop souvent prescrits inutilement.

    Les maladies dues aux parasites sont nombreuses : amibe, paludismeoxyure (les vers dans les selles des enfants), etc. Ces maladies se soignent avec des médicaments appelés antiparasitaires.

    Comment attrape-t-on une infection ?

    Le plus souvent en entrant en contact avec une personne ou un animal porteur du microbe. La maladie est alors contagieuse, elle se transmet par contact de personne à personne. Vous pouvez aussi vous infecter en respirant dans un endroit chargé de microbes ou bien en vous baignant dans une eau polluée, en mangeant un aliment, en buvant de l'eau, etc.

    Dr Emmanuel Zinski

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  • Clubs du rire : le raz de "marrer" !

    Nous ne rions pas assez : moins de 6 minutes par jour ! Pourtant, détendre ses zygomatiques a des vertus santé reconnues ! Pour nous aider à nous dérider, des "clubs du rire" ont même fait leur apparition. Peut-on se soigner par l'hilarité ? Des informations à prendre au sérieux...

    L'hilarité a le vent en poupe et chacun s'accorde à trouver au rire de nombreux bienfaits ! Pourtant, le rire n'a jamais été aussi peu pratiqué...

    Retrouver le rire enfantin

    Rire : une drôle de thérapie !Depuis un an de drôles de clubs se créent aux quatre coins de l'hexagone : des clubs de rire. Fondés en Inde par le Dr Kataria, la formule s'exporte avec succès un peu partout dans le monde : aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie, au Danemark... et en France. La méthode, mise au point par ce médecin indien, combine exercices respiratoires empruntés au yoga et différents types de rire. En début de séance, on se dit bonjour sans parler mais en riant, ensuite les petits mimes et mises en situation se succèdent. Chacun de ces exercices a un nom : le rire des gens pressés, du téléphone portable, du lion etc. Au fur et à mesure que la séance avance, les rires, moins forcés, sortent plus facilement et éclatent en de franches explosions. Et c'est parfait. Le but étant de retrouver ce rire, spontané, enfantin qui jaillit sans raison et qui fait tant de bien au corps et à la tête.

    L'humour médicament

    Car le rire fait du bien. Si de façon empirique chacun a pu l'expérimenter, il a fallu attendre les années 70  pour que les bienfaits du rire sur le stress, le sommeil, la douleur soient précisés et expliqués scientifiquement. Tout a commencé aux Etats-Unis avec l'histoire de Norman Cousin. Atteint d'une spondylarthrite ankylosante (maladie qui atteint la colonne vertébrale), ce journaliste américain était perclus de douleurs et cloué dans un fauteuil roulant. Regardant  la télévision, il tombe par hasard sur un film comique qui le fait rire et oublier ses souffrances. Il renouvelle l'expérience jusqu'à sa guérison qu'il racontera dans un livre resté célèbre Outre-Atlantique, intitulé "La volonté de guérir". En effet, le rire stimule la sécrétion d'endorphines des opiacés naturels, qui  euphorisent et permettent d'atténuer temporairement la douleur, le stress et les angoisses. Apaisant, calmant, le rire déclenche dans le corps une onde musculaire, sorte de gymnastique douce qui  tour à tour permet de contracter et de décontracter les yeux, la bouche, le diaphragme, les abdominaux, les cuisses, les épaules... Un massage intérieur qui tonifie les organes et stimule les défenses immunitaires. Les praticiens et thérapeutes du développement personnel ont intégré le rire à leur arsenal thérapeutique. Et peu à peu le rire est entré dans les hôpitaux, comme un complément de soins.

    On ne rit pas de tout !

    Non seulement tout le monde s'accorde à reconnaître des vertus au rire mais depuis une vingtaine d'années la société s'est déridée. Aujourd'hui  plus besoin d'être sérieux comme un pape en toutes circonstances pour montrer son efficacité et son sens des responsabilités. En politique par exemple la comparaison entre un Chirac jovial et un Jospin austère tourne à l'avantage du premier. Associé parfois à tort à la tristesse, le sérieux ennuie une société de loisirs prônant un hédonisme à tout crin. De même, souvent moqueur le rire était perçu comme une arme dangereuse pouvant faire souffrir les autres. Il convenait donc de le surveiller et de le brider. Là encore, dérision et auto-dérision sont entrées dans les moeurs même si les blagues, et l'humour se doivent de rester politiquement corrects. On ne rit pas de tout ou alors pas avec n'importe qui. La moquerie surtout à l'encontre des maîtres du monde ou des faibles agit comme une soupape de sécurité qui permet à chacun de se rassurer.

    6 minutes par jour

    Bref que des bonnes nouvelles : le rire excellent  pour notre santé tant physique que morale n'est plus diabolisé ! Et pourtant d'après les statistiques on rit de moins en moins : 18 minutes par jour en 1939,  6 en l'an 2000 !

     

    Or les gens qui vont bien rient naturellement dans leur vie quotidienne : un quart d'heure par jour serait l'idéal. On en est loin. Au banc des accusés l'individualisme et l'isolement dans lequel beaucoup de citadins et de campagnards vivent. D'après le dernier recensement le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 ans : en 1999 un ménage sur 3 est composé d'une seule personne. L'environnement familial s'est lui aussi réduit : rares sont les familles au sens large vivant dans la même ville.

    Et quant on vit seul, les occasions de rire sont moins nombreuses. Or le rire a aussi ceci de magique : il rassemble les gens et leur permet de partager un moment agréable. Outre ses vertus thérapeutiques gageons que c'est également une des raisons du succès rencontré par les clubs de rire : les contacts y sont faciles et l'ambiance conviviale. Un bon moyen de se faire du bien !

    Hélène Huret - Mis à jour le 9 mai 2011

    Remerciements à Bernard Raquin, thérapeute et auteur de "Rire pour vivre", aux Editions Dangles et au Dr Henri Rubinstein, neurologue et auteur de "La psychosomatique du rire", aux Editions Robert Laffont.

    Doctissimo TV santé

    Des clubs pour rire de bon coeur

    Pour connaître les adresses des clubs du rire : 
    Tél : 06 25 15 40 24 
    Web : www.clubdurire.com

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  • Les moisissures

    Les moisissures sont des microorganismes de la vie quotidienne : leurs spores sont omniprésentes dans l’air que nous respirons. Si certaines peuvent être utiles à l’homme, d’autres peuvent s’avérer toxiques.

    MoisisssuresLa majorité des moisissures passeraient presque inaperçues. Mais certaines présentent l’intérêt pour l’homme, soit comme aliment (roquefort, bleus…), soit comme médicament (antibiotique ou autre). Elles deviennent dangereuses lorsqu’elles libèrent des métabolites toxiques, appelées mycotoxines ; ce sont principalement les moisissures alimentaires et celles qui envahissent les habitations.

    Les moisissures peuvent agir sur la santé de diverses façons. Une forte concentration dans l’air peut déclencher des maladies des voies respiratoires : sinusitesasthme bronchialbronchiolites. Les toxines des moisissures provenant des aliments sont une cause fréquented’empoisonnement alimentaire mais peuvent aussi, par dissémination aérienne, provoquer des maux de tête, des douleurs musculaires, des irritations des muqueuses et une fragilité accrue aux infections.

    Pour qu’il y ait moisissure, il faut que certaines conditions de température et d’hygrométrie soient remplies, mais il faut aussi une source d’alimentation suffisante. Lorsque qu’une spore de moisissure arrive dans un milieu propice, elle donne naissance à une structure composée de longs filaments ramifiés qui s’étendent en cercle. La croissance est très rapide et les moisissures recouvrent rapidement d’importantes superficies.

    Que faire face aux moisissures ?

    Pour éviter que les champignons infestent les lieux habités, aérer souvent. Placer les meubles à cinq, voire dix centimètres des murs. Il existe aussi des peintures anti-moisissures.

    L’intérieur du réfrigérateur est un milieu propice au développement des champignons. Toujours couvrir les aliments ou les envelopper dans un film étirable. Les moisissures affectionnent les déchets organiques – il vaut donc mieux ne pas les garder trop longtemps dans la cuisine. Si les confitures, les fruits, le yaourt ou le pain ont des traces de moisi, ne pas les manger. C’est particulièrement flagrant dans le cas du pain : les filaments l’envahissent entièrement de l’intérieur avant qu’on ne distingue la trace de la moisissure à l’extérieur. On peut toutefois consommer les pommes, pommes de terre, oignons ou autres gros fruits ou légumes après avoir enlevé les petites traces de moisissures en débordant bien au-delà de la partie touchée.

    Source : Dossier Arte.tv

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  • Les quatre secrets d’une vie saine

    Quelques conseils d’hygiène de vie permettent de prévenir les complications du diabète, voire d’enrayer l'apparition du diabète de type 2 à un stade ultérieur.

    En un siècle, nos styles de vie ont radicalement changé pour le meilleur mais également pour le pire… L’industrialisation s’est accompagnée de son lot de stress, de fast-food et de sédentarité, qui sont autant de facteurs de risque dans le développement du diabète de type 2 et de complications des diabètes de type 1 et II.

    Diabète et art de vivre au nouveau millénaire

    Que vous soyez atteint ou non, adopter un style de vie sain peut diminuer le risque d’apparition de la maladie ou en limiter les complications. Selon votre état de santé et le type de diabète qui vous affecte, une médication (insuline, comprimés, etc.) peut être utile.

    Toute personne atteinte de diabète peut aujourd’hui mener une vie normale en gérant au mieux sa condition, grâce à quatre points : un régime alimentaire équilibré, de l’exercice physique, des conseils médicaux appropriés et une meilleure gestion du stress.

    Un régime alimentaire équilibré

    Il n’existe pas à proprement parlé de "régime pour personne diabétique" mais plutôt des conseils d’hygiène alimentaire profitables à tous. Grâce à une alimentation équilibrée, vous pourrez contrôler votre glycémie (taux de sucres dans le sang) mais également stabiliser votre poids et servir d’exemple à l’ensemble de votre entourage.

    Pour atteindre cet objectif :

    • Réduisez la quantité de graisses dans votre alimentation en limitant son usage pour cuisiner. Préférez les aliments grillés, bouillis ou cuits à la vapeur aux aliments frits,
    • Evitez les gâteaux, les biscuits ou les bonbons,
    • Manger moins de sel, et préférez d’autres exhausteurs de goût comme les herbes, les épices ou le citron,
    • Limiter votre consommation d’alcool,
    • Ne sautez pas de repas et veillez à manger à heures régulières.

    Le sport, c’est la santé !

    Nos modes de vie moderne ne favorisent pas l’exercice physique. Cédant à une vie trop sédentaire, la balance entre la consommation des sucres contenus dans le sang et leur stockage penche trop souvent du mauvais côté. Une activité physique régulière permet d’abaisser la quantité de sucre dans le sang et d’améliorer l’action de l’insuline.

     

    Pour tirer un maximum de bénéfices d’une activité sportive :

    • Choisissez une activité sportive qui vous motive et que vous pourriez pratiquer en compagnie,
    • Préférez les escaliers à l’ascenseur,
    • Privilégiez les promenades après les repas,
    • En métro, descendez une station avant votre destination finale et marchez un peu,
    • Faites la même chose en garant votre voiture quelques mètres avant votre rendez-vous.

    Suivez les conseils de votre médecin

    Indispensable au contrôle de la glycémie, l’insuline est essentielle pour le diabète de type 1 . Lorsque le corps ne peut fabriquer cette hormone, les diabétiques ont besoin de plusieurs injections de substitution par jour. Les contrôles sanguins réguliers basés sur une auto surveillance permettent aux malades de contrôler leur glycémie et si nécessaire de s’injecter la dose adéquate d’insuline.

    Chez les diabétiques de type 2, la quantité d’insuline produite est trop faible et peut nécessiter dans près d’un tiers des cas des injections pendant une période donnée ou durant la totalité du traitement. Des conseils médicaux avisés permettront aux diabétiques de maîtriser cette maladie au long cours et de vivre normalement.

    Eviter le stress

    Le stress peut être un facteur important de déclenchement du diabète. Afin de le limiter, veillez à ne pas négliger votre vie sociale et à vous détendre avec des amis ou en famille.

    David Bême

    Le site de la Fédération Internationale du Diabète permet de connaître le programme des prochaines journées mondiale du diabète, les modalités pour y participer ainsi que des informations générales sur la maladie.

    Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/3617-diabete-vie-saine.htm

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  • Reconnaître la schizophrénie

    Comme de nombreux troubles mentaux, la schizophrénie est une maladie difficile à identifier. C'est souvent à l'entourage de reconnaître le trouble et d'en parler. Mais de nombreuses idées reçues circulent sur les signes et les manifestations de ce problème. Doctissimo fait le point sur les symptômes d'une maladie très étudiée mais encore mal connue.

    La schizophrénie est un trouble qui touche l'organisation de la pensée. Ses manifestations sont très diverses. Les principaux symptômes sont les suivants :

    Des troubles de la pensée : Les pensées sont désorganisées, incohérentes, inadaptées, accélérés ou ralenties… Le malade ne parvient pas à hiérarchiser l'information et synthétiser ce qu'il veut dire.

    Les symptômes de la schizophrénie Des délires : Les idées délirantes sont le fait que la personne croit des choses fausses. Cela peut revêtir différents aspects : croire que l'on est la réincarnation d'une personne célèbre, que l'on parle aux extraterrestres, que l'on est victime d'un complot… Il est extrêmement difficile de convaincre le schizophrène que ses idées sont fausses.

    Des hallucinations : Il existe principalement des hallucinations auditives (entendre des voix ou des sons inexistants). Elles sont présentes chez 2/3 des patients. Mais il peut également y avoir des fausses perceptions au niveau sensoriel (impression d'être touché quand il n'y a personne par exemple), visuel, olfactif ou gustatif.

    Des émotions négatives : On rencontre souvent une perte d'intérêt, un manque de volonté, une absence de motivation… Le malade se referme sur lui-même. Il peut y avoir également des émotions qui surviennent de manière inappropriée (rire sans aucune raison ou lors d'un événement dramatique par exemple).

    Des troubles du comportement : Le malade peut avoir des moments d'agitation aiguë ou au contraire des états de stupeur. Il va avoir des attitudes ou des mouvements souvent exagérés. Dans les cas de crises aiguës, des agressions mineures et des actes violents peuvent survenir, mais restent rares. Des automutilations peuvent également survenir et le risque de crise suicidaire existe.

    Tous les malades n'expriment pas tous ces symptômes, et l'intensité varie selon les personnes. C'est d'ailleurs pourquoi on parle de schizophrénies au pluriel.

    De nombreuses idées fausses

    De nombreuses idées reçues circulent sur la schizophrénie. Ainsi, on croit souvent que les malades souffrent tous d'un dédoublement de la personnalité. Or ce n'est généralement pas le cas. Il est également courant de penser que le schizophrène est violent et peut devenir dangereux pour son entourage. Pourtant, les problèmes d'agressivité surviennent rarement, et uniquement lors de crises aiguës. En outre, il est important de ne pas oublier que la schizophrénie reste une maladie, qui nécessite à ce titre une prise en charge médicale, et que la seule volonté du patient ou son changement d'environnement ne suffiront pas à résoudre les troubles.

    Alain Sousa
    Mis à jour le 6 janvier 2011

    Union nationale des amis et familles de malades mentaux (UNAFAM) 
    12, Villa Compoint 
    75017 Paris

    Tél. : 01 53 06 30 43 
    Fax : 01 42 63 44 00

    Service Ecoute - Famille : 01 42 63 03 03

    Fédération Nationale des Associations de Patients et ex-patients Psy (FNAP PSY) 
    24, Rue de Maubeuge 
    75009 Paris

    Tél. : 01 45 26 08 37 
    Fax : 01 42 82 14 17

     Les psychotropes

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  • Défibrillateurs, pacemakers : les sondes disparaissent

    Les troubles du rythme cardiaque (fibrillation auriculaire, ventriculaire, tachycardie…) et les maladies qui leur sont associées provoquent 50 000 décès par an. L'une des approches thérapeutiques de ces arythmies repose sur l'implantation de stimulateurs (pacemakers) ou de défibrillateurs cardiaques automatiques (DCI). Ces techniques, qui datent respectivement de 1958 et de 1981, ont depuis fait l'objet d'un certain nombre de progrès : le plus récent date de 2010, avec l'intégration de la fonction de télétransmission à tous les appareils. Mais les choses ne devraient pas s'arrêter en si bon chemin puisque se profilent à l'horizon des dispositifs implantables sans sonde !

    En France, 250 000 patients sont actuellement équipés de pacemakers ou de défibrillateurs implantables - dont environ 200 000 portent un pacemaker. Ces dispositifs sont composés d'un petit boîtier générateur d'impulsions, placé sous la peau et relié par des fils électriques intraveineux à des électrodes positionnées dans le coeur. Problème : "En repoussant la mortalité des personnes concernées, les dispositifs durent plus longtemps et les exposent à divers problèmes", explique le Pr Philippe Ritter, président du 18ème congrès mondial d'électrophysiologie et de techniques cardiaques Cardiostim, qui s'est déroulé à Nice du 13 au 16 juin 2012. Et le cardiologue bordelais de citer l'obstruction des veines d'accès, l'altération des sondes cardiaques allant jusqu'à leur rupture, et, plus rare mais bien plus grave, une infection chronique ou aiguë (endocardite, septicémie). Des complications qui imposent le retrait du dispositif, une procédure risquée pour le patient. Pour le Pr Ritter, "il faut trouver un système sans fil, plus simple à mettre en place. Les dispositifs sans sonde sont donc la réponse".

    Le défibrillateur automatique implantable sans sonde

    Défibrillateurs, pacemakers sans sondeLe défibrillateur automatique implantable (DCI) permet la surveillance permanente du rythme cardiaque. Il est notamment indiqué chez des patients ayant déjà subi des anomalies du rythme ou en prévention primaire chez des patients jeunes qui n'ont pas encore fait d'événement grave mais dont le risque d'arythmie est connu, en raison d'une cardiopathie identifiée ou d'une maladie génétique conduisant à une arythmie. Au moindre trouble, il en fait l'analyse et réagit en fonction de sa nature :

    • S'il s'agit d'une fibrillation auriculaire, celle-ci ne présente pas de risque mortel, le défibrillateur n'intervient pas.
    • S'il s'agit d'une fibrillation ventriculaire, le risque de mort subite est tel que le DCI va envoyer un choc électrique (40 Joules au maximum) pour rétablir un rythme cardiaque normal.
    • En cas de ralentissement du rythme (bradycardie), le DCI dispose également de la fonction de stimulation cardiaque.

    Sans faire disparaître la sonde, une start-up américaine, Cameron Health, a conçu des DCI implantés directement sous la peau et non plus à l'intérieur du cœur, baptisés S-ICD®. Présenté au congrès mondial Cardiostim, il a reçu le "prix de l'innovation" dans la prise en charge des pathologies rythmiques. Le boîtier qui permet de détecter une arythmie est placé sous la peau au niveau de l'aisselle, tandis que la sonde longe la côte puis remonte verticalement vers le coeur sans être introduite dans les veines. Les résultats des études menées sur ce dispositif innovant montrent "une bonne discrimination des troubles du rythme, entre les troubles potentiellement mortels et ceux qui ne nécessitent pas une prise en charge immédiate", ainsi qu'une bonne efficacité des chocs délivrés, souligne le Pr Ritter. Surtout, ajoute le cardiologue, ils montrent la disparition des complications vasculaires potentiellement graves.

    D'autres progrès attendus par les porteurs de DCI

    Pour Jean-Luc Hamelin, président de l'Association des POrteurs de DEfibrillateurs Cardiaques (APODEC), qui compte 1 100 adhérents (sur les 12 000-14 000 patients implantés en France), les DCI sans sonde sont "un bon début… mais il y a toujours une sonde ! Et la grosseur du boîtier continue à poser problème". S'il salue l'avancée technique, il souligne que l'implantation sous l'aisselle où l'on a peu de chair est loin d'être la panacée. "La forme et la grosseur du boîtier doivent être améliorés", confie-t-il à Doctissimo, en marge du congrès Cardiostim.

    Par ailleurs, l'analyse des paramètres cardiaques serait moins bonne qu'avec une sonde endocavitaire, selon lui. "On perd en finesse d'analyse. En outre, le choc doit être plus fort pour pouvoir défibriller", provoquant de fortes douleurs aux patients. Son intensité, de 65 à 80 Joules, est en effet jusqu'à deux fois supérieure à celle des DCI conventionnels, avec sonde intracardiaque. Des progrès sont donc attendus sur ces différents aspects, mais déjà ces nouveaux dispositifs témoignent des efforts menés pour améliorer la vie des patients implantés.

    Une AMM aux États-Unis avant fin 2012

    Deux grosses études sont actuellement en cours :

    • L'une devrait permettre à la société Boston Scientific, qui vient d'acquérir la start-up Cameron Health, d'obtenir son autorisation de mise sur le marché (AMM) américain de la part de la FDA (Food and Drug Administration, l'agence du médicament américaine) avant la fin de l'année, indique à Doctissimo Pierre Chauvineau, vice-président de Cameron Health.
    • L'autre est un registre d'un millier de patients visant à évaluer, en plus des aspects cliniques du DCI S-ICD ®, son coût ainsi que la qualité de vie des patients implantés.

    Pour l'instant, s'il dispose d'un marquage CE, le défibrillateur cardiaque implantable en sous-cutané S-ICD® n'a pas encore obtenu d'autorisation de mise sur le marché français. Des discussions sont en cours pour déterminer un éventuel remboursement. En France, un accord a été passé avec le CHU de Bordeaux pour qu'il dispose de 12 appareils. D'autres centres français devraient également en bénéficier d'ici quelques mois. Au total, 500 patients sont implantés avec ce dispositif au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis.

    Les stimulateurs implantables sans sonde

    En ce qui concerne les stimulateurs cardiaques sans sonde, les choses ne sont pas aussi avancées. Les études scientifiques n'ont pour l'instant porté que sur l'animal. Il faudra attendre l'automne 2013 pour les 1ères implantations chez l'homme ; ce sera, là encore, au CHU de Bordeaux, qui fait figure de pionnier en matière de traitement des troubles du rythme.

     

    L'appareil, mis au point par la société Medtronic, est un cylindre de titane long de 25 mm pour un diamètre de 8 mm et un poids de 2 g. Une taille relativement importante mais sa miniaturisation est d'ores et déjà prévue alors même que le dispositif n'est pas encore commercialisé.

    Philippe RitterSon arrivée sur le marché est très attendue tant ses avantages sont énormes : sa pose s'effectuera sur simple anesthésie locale au niveau de l'aine, puisqu'il sera mis en place via la veine fémorale et amené jusqu'au ventricule droit. Là, il sera arrimé par 4 crochets. Au niveau clinique, les résultats sont tout aussi époustouflants : il réduit à néant le risque de thrombose, de déplacement de la sonde et limite drastiquement celui d'infection. "On attend avec impatience ce système-là, indique le Pr Ritter. Ses indications sont multiples puisqu'il répond à tout ce qui provoque l'arrêt de la fonction cardiaque. En outre, ses performances électriques sont les mêmes quel que soit son emplacement".

    Totalement autonome, sa durée de vie est de 7 ans. Les informations sont transmises par télécardiologie à un centre hospitalier qui renvoie, si besoin, le tracé au centre d'implantologie. Un médecin est ainsi prévenu toutes les 24 heures d'une éventuelle anomalie et peut intervenir rapidement, soit en réglant le boîtier, soit en adaptant le traitement médicamenteux.

    Dans les années à venir, la chirurgie robotique devrait probablement jouer un rôle important dans le développement de cette technique, en permettant d'aborder de manière précise la paroi externe du ventricule gauche pour appliquer un ou plusieurs stimulateurs sans sonde, nécessaire(s) à la resynchronisation cardiaque.

    Amélie Pelletier, juin 2012

    Sources :

    - Interview de Pierre Chauvineau, vice-président de Cameron Health, en marge de Cardiostim, le 14 juin 2012.
    - Interview du Pr Philippe Ritter, président du 18ème congrès mondial d'électrophysiologie et de techniques cardiaques Cardiostim, en marge de Cardiostim, le 14 juin 2012.
    - Interview de Jean-Luc Hamelin, président de l'Association des POrteurs de DEfibrillateurs Cardiaques (APODEC), en marge de Cardiostim, le 14 juin 2012.

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  • Nos médicaments fabriqués à bas prix

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    Saviez-vous que la plupart de nos médicaments sont 'made in China' ou 'made in India', et que votre paracétamol est produit en Asie? 

    Objectif: réduire les coûts de fabrication quitte à mettre en danger notre santé! Sites de production trop peu contrôlés, médicaments falsifiés, risque de rupture de stocks… Medisite vous dévoile les dessous du business de la fabrication de vos médicaments.

    80% des principes actifs viennent désormais de Chine et d’Inde

     

    principe actif medicament chine inde
    'A ce jour, 80 % des substances actives pharmaceutiques utilisées en Europe sont fabriquées hors de l’Espace économique européen […] essentiellement en Chine et en Inde', ont expliqué des spécialistes présents à une conférence organisée par l’Académie nationale de pharmacie en avril 2011.
    Trente ans plus tôt, le chiffre était de 20%. Pourquoi? Parce que la pression sur les prix et les coûts a été telle que les laboratoires ont dû se tourner vers ces pays qui produisent ‘low cost’. Selon les intervenants 'les coûts de main d’oeuvre sont environ 55 % moins importants en Chine que dans la Zone ICH (Japon, Europe, USA)'. L’économie est donc tentante!

     


    En 2008, une forme frelatée d'héparine provenant de Chine (plus gros producteur mondial) fait 80 morts en Allemagne et aux Etats-Unis. En septembre 2011, l’UFC-Que-Choisir alerte de nouveau sur lesconditions de fabrication douteuses de l’anticoagulant en Chine et laisse planer le doute sur un retour de la vache folle. Composés de sucre, de farine, de substances dangereuses, sur ou sous dosés en principes actifs, les médicaments contrefaits peuvent faire courir de graves dangers aux consommateurs. Même si les autorités font des contrôles réguliers, 'les falsificateurs sont très imaginatifs', reconnaît Anne Carpentier, Directrice des affaires pharmaceutiques du LEEM et membre de l'Académie nationale de pharmacie. Et à l'arrivée,1 à 3% des médicaments vendus via une filière légale dans le monde seraient quand même falsifiés.
    ‘Par choix économique, l’industrie pharmaceutique va s’approvisionner dans des pays où les productions sont moins chères, pays où le niveau de bonnes pratiques de fabrication n’est pas en rapport avec nos normes’, réagit Jacques Morenas, Pharmacien général de santé publique et titulaire de l’Académie nationale de pharmacie. Pour Georges France, également membre de l’Académie : 'Les industriels n’ont pas pris la mesure des enjeux et de l’ampleur de la globalisation. […].' Pourtant, il y a 'peu de prise face à des organisations criminelles'.

    A savoir: 
    Au cours du second semestre 2010, le Conseil de l’Europe a suspendu 14 certificats de conformité à la pharmacopée européenne et en a retiré 5. 75% d’entre eux correspondaient à des sites localisés en Inde ou en Chine.

    Des sites trop peu contrôlés

    medicament site production fabrication pas assez contrôlés

    C’est une réalité, tous les sites qui fabriquent nos médicaments ne sont pas contrôlés. 'Chez Sanofi-Aventis, nous réalisons annuellement 1500 audits de fournisseurs. En dépit de ce travail important,certains fournisseurs ne sont jamais audités ni même inspectés', indique Thierry Bourquin, membre titulaire de l’Académie nationale de pharmacie. Autre constat inquiétant: les sites européens seraient inspectés en moyenne 5 fois plus que les sites chinois ou indiens, selon d’autres spécialistes invités par l’académie en avril 2011.

    Comment les sites sont-ils contrôlés?
     En France, l’Afssaps déclare contrôler les sites de fabricants au moins tous les deux ans. 'Au sein de l’Europe, les laboratoires sont également obligés d’aller auditer leurs sites fournisseurs à des fréquences régulières: tous les ans, tous les deux ans, tous les trois ans selon la nature des produits', ajoute Anne Carpentier, Directrice des affaires pharmaceutiques du LEEM. A l'étranger, ce sont les autorités européennes et internationales qui surveillent les sites de production. Mais c'est parfois compliqué. 'La Chine montre une volonté claire de placer progressivement ses standards au niveau des standards internationaux, notamment en termes d’inspection. En revanche, pour l’Inde, il existe une volonté très nette de ne participer à rien au niveau international', explique Jacques Morenas, pharmacien général de santé publique. Or, les normes de ces pays diffèrent de celles de l'Europe. Pour réduire les risques de fabrication 'certains grands laboratoires développent des filiales dans les pays émergents pour surveiller la production de leurs usines', indique Anne Carpentier.

    A savoir: 'Il y a une dizaine d’années, les sites de fabrication des principes actifs étaient audités selon le bon vouloir du fabricant du médicament, aujourd’hui la surveillance est renforcée puisque le fabricant est obligé d’auditer son fournisseur', explique Anne Carpentier, Directrice des affaires pharmaceutiques du Leem. Une avancée rassurante pour l’utilisateur. 

    Nous ne sommes plus à l'abri de rupture de stock

     

    medicament rupture de stock
    Antalgiques, corticoïdes, statines, anti hypertenseurs… Et si vos médicaments étaient en rupture de stock? Cela pourrait très bien arriver puisque beaucoup de médicaments vendus en France sont importés. Sachez par exemple que 20.9% de nos médicaments viennent d’Allemagne, 16.6% des Etats-Unis, 8.8% de Belgique, 7.7% de Suisse ou encore 6.8% du Royaume-Uni (LEEM, 2010). Une dépendance qui a des risques. 'La sécurité de la fourniture de principes actifs n’est plus assurée, notamment elle ne prend pas en compte les risques naturels. 50 sites de chimie pharmaceutique sont à l’arrêt suite au Tsunami au Japon, la Chine concentre 40 à 50 % de la production des principes actifs génériques du marché européen', expliquent des spécialistes du marché pharmaceutique lors d'une conférence de presse organisée par l'Académie nationale de pharmacie en avril 2011. 

    A savoir: Certains grossistes (intermédiaires entre les industriels et les pharmaciens) préfèrent vendre les médicaments dans d’autres pays que la France car ils les vendent plus chers (jusqu’à 20% de plus en Allemagne par exemple). Ce marché augmente le risque de pénurie pour la France.

    1 générique sur 2 vient de Chine

    medicament generique chine

    Comme les médicaments de marque, les génériques peuvent être fabriqués dans des pays hors de France tels que l’Allemagne, la Suède, le Brésil, la Chine ou l’Inde. Lors d’une conférence de presse organisée par l’Académie nationale de pharmacie en avril 2011, on apprenait ainsi que 40 à 50% de la production des principes actifs génériques du marché européen est concentré en Chine.

    Comment leur production est-elle contrôlée? 'Tous les établissements pharmaceutiques fabricants opérants sur le territoire français sont inspectés par les inspecteurs de l’Afssaps au moins tous les 2 ans quels que soient les médicaments fabriqués, princeps ou génériques', expliquait Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l’Afssaps en mai 2009.
    En dehors de la France, ce sont les autorités européennes et locales qui vont contrôler les sites, sans oublier les laboratoires qui doivent surveiller leurs fournisseurs. Mais la complexité est la même que pour les médicaments classiques. La mondialisation multiplie les acteurs intervenant dans la fabrication ce qui complique les contrôles. Dans ce contexte, 'la coopération européenne et internationale revêt une grande importance', rappelait Fabienne Bartoli.

    Y a-t-il plus de fraudes sur les génériques? En mars 2010, l’Afssaps rappelle des médicaments fabriqués en Inde à base de clopidogrel (génériques de l’anticoagulant Plavix). Cause : 'Plusieurs manquements aux bonnes pratiques de fabrication des médicaments' relevés lors d’une inspection sur le site de production. Le cas semble isolé. 'La qualité des génériques circulant sur le marché national à l’heure actuelle est globalement satisfaisante. Il n’existe pas de différence significative entre les groupes princeps et génériques', déclarait l’Afssaps en juillet 2006 après sept années de contrôles.

    Génériques: pourquoi ils coûtent moins chers!

     

    generique coutent moins chers
    'Je vous donne le générique, c’est pareil'. Vous avez probablement entendu cette phrase dans la bouche de votre pharmacien. Et bien c’est faux! 'Un médicament générique n'est pas la copie conforme du médicament de référence, car certaines différences sont tolérées', indiquait ainsi Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’Afssaps en mai 2009.

    Quelles différences avec le médicament de référence?

    - le conditionnement: un médicament sous forme comprimé peut être génériqué sous forme de gélule
    - la composition en excipients: les substances autres que la substance active peuvent différer, ce qui peut entraîner de nouveaux effets indésirables et contre-indications (allergies…). 


    Pourquoi ils coûtent moins chers?
     Les médicaments génériques sont des copies de médicaments originaux dont le brevet d'invention est tombé dans le domaine public. La spécialité principale (paracétamol pour Doliprane® par exemple) a déjà été testée et approuvée pour la mise sur le marché. La firme qui décide de se lancer dans la production du générique n'a aucun frais de recherche ni de développement... ce qui réduit le coût de fabrication, donc le prix de vente.

    Une chaîne de production éclatée dans le monde

     

    fabrication medicament monde

    Avec la mondialisation du marché pharmaceutique, les différentes étapes de fabrication d’un médicament ont éclaté dans le monde entier. Ainsi, la fabrication, l’assemblage et le conditionnement d’un médicament peuvent se dérouler dans des sites de production différents, de pays différents. 'Les substances actives de nos médicaments peuvent provenir d’Europe ou d’Asie (site installé à Singapour). Pour les excipients, c’est principalement Europe et Etats-Unis. Quant au conditionnement, il peut se faire dans les pays européens et émergents comme le Brésil, le Mexique, l’Afrique, la Chine ou l’Inde', nous explique ainsi le groupe Sanofi. En tout, le réseau industriel du fabricant s’établit sur 5 continents, dont 40 pays, et fait travailler 80 usines à l’étranger (activités pharmaceutiques, vaccins, santé animale, maladies rares). Ce décuplement de la chaîne de production qui diminue les coûts de fabrication complique cependant les contrôles et augmente les risques de défaut de qualité du médicament.

    Comment savoir d’où vient mon médicament?

     

    emballage fabrication medicament
    Vous voulez savoir où a été fabriqué votre médicament? Impossible! 'Il y a eu une proposition lors de la discussion au Parlement du paquet pharmaceutique* sur la possibilité de mentionner l’origine du principe actif sur l’emballage extérieur des médicaments. Cela n’a pas été retenu car non pertinent', a expliqué Isabelle Clamou, membre de la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA) en avril 2011. Motif: les différentes étapes de synthèse d’une matière active peuvent être réalisées dans différents pays donc il serait trop compliqué et pas assez compréhensible pour l'utilisateur de tout lui noter… Conclusion: nous devons nous contenter de faire confiance aux autorités et agences sanitaires. 

    *Paquet pharmaceutique: texte publié par la Commission européenne le 1er juillet 2011 autorisant l’industrie pharmaceutique à communiquer directement auprès des patients sur les médicaments soumis à prescription.

    Comment sont fabriqués les médicaments ?

     

    etape fabrication medicament

    La production d'un médicament se déroule en 6 étapes :
    1. Pesage du principe actif en poudre.
    2. Mélange aux excipients.
    3. Séchage de la poudre destinée aux formes solides (pour les comprimés uniquement : compression, enrobage, dragéification.)
    4. Conditionnement primaire (encapsulage pour les gélules, mise sous blisters, en sachets, flacon, ampoule...).
    5. Conditionnement secondaire : mise en boîte, collage des vignettes.
    6. Mise sur palettes, stockage en attendant l’envoi aux grossistes.
    Le contrôlé de qualité doit être effectué à chaque étape de fabrication. Comme nous l’avons vu, dans certains pays émergents, ce n’est pas toujours le cas.






    Fabriquer des médicaments à l’étranger, est-ce toujours rentable? 

    fabriquer medicament pays etrangers pas rentable

    Les laboratoires français (comme ceux de l’Europe en général) ont préféré produire en Chine ou en Inde pour faire des économies. Malheureusement pour eux, le système semble de moins en moins rentable et compétitif. 'La synthèse du paracétamol a été exportée au départ pour en diminuer les coûts. Or, dorénavant le coût du paracétamol, qui n’est plus fabriqué en Europe, augmente', souligne Jean Louis Robert, directeur du laboratoire national de contrôle de Luxembourg et correspondant européen de l’Académie nationale de pharmacie. Par ailleurs 'les pays occidentaux se retrouvent dans une situation de moindre croissance économique', font remarquer des spécialistes invités par l’académie en avril 2011. Or, ceux-ci importent 80% des substances actives de leurs médicaments. Résultat: 'L’Europe est devenue totalement dépendante de l’étranger', constate M. Robert. Et ça ne lui coûte plus forcément moins cher...

    A lire aussi

    - Les médicaments sous haute surveillance
    - Médicaments: les plus gros scandales
    - Anti-inflammatoires: leurs dangers

    Sources

    Matières premières pharmaceutiques, Mondialisation et Santé publique, Compte-rendu de séance, Académie nationale de pharmacie, 20 avril 2011
    La France se prépare à une pénurie de médicaments, Medisite, 7 septembre 2011
    Pénurie de médicaments: les industriels mis en cause, La Tribune, 4 août 2011
    Le médicament générique, Association GEMME
    L'action de l'Afssaps en matière de médicaments génériques, Afssaps, 28 mai 2009
    Médicaments génériques, CHUPS Jussieu
    Fabrication de médicaments: de l'origine à la pharmacie, LEEM, 5 mai 2011
    - Répartition des importations françaises de médicaments par zone géographique en 2010, LEEM









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  • Des OGM pour nourrir la planète

    De tout temps, l'agriculture a cherché à augmenter ses rendements. Or les OGM pourraient représenter un formidable progrès. La solution pour nourrir les 10 milliards d'habitants qui peupleront la Terre en 2050 ? Le doute subsiste.

    Selon un récent sondage, 63 % des Français ne sont pas d’accord pour encourager l’utilisation de la biotechnologie moderne dans la production de nourriture. Même si les risques pour la santé ne sont pas démontrés, c’est plutôt un sentiment de risque inutile qui prédomine dans l’esprit du public, déjà échaudé par d’autres sagas alimentaires comme la vache folle ou les toxines du poulet. Pourtant, les OGM peuvent présenter une réelle amélioration pour le grand public, et pour les firmes qui les produisent…

    Dix milliards d'êtres humains en 2050

    Les prévisions de la FAO font état d’un doublement de la population pour 2050. Cette augmentation démographique touchera principalement les pays les moins développés. Du fait de cette pression, les surfaces cultivables vont aller en diminuant. Ainsi, l’agriculture devra relever un impressionnant défi : nourrir une population en constante augmentation avec de moins en moins de terres exploitables.

    Evolution de la population mondiale
    Source : FAO

    Surface de terre arable
    Source : FAO

    Pour les experts de la Banque Mondiale, seule une seconde révolution verte initiée par les derniers développements du génie génétique permettrait d’assurer au plus grand nombre une sécurité alimentaire1 acceptable. Augmenter les rendements, obtenir des cultures résistantes aux parasites et ce, quelles que soient les conditions climatiques, n’est-ce pas ce que nous promet le génie génétique ?

    Entre principe de précaution et pressions économiques

    Mais au-delà de cette finalité altruiste qui guiderait le développement des OGM à grande échelle, les biotechnologies sont perçues comme un des enjeux-clés de l’économie des prochaines années. Ainsi, le grand public et les associations écologistes soupçonnent les Etats de passer outre le principe de précaution2, pour se placer dans le trio de tête des nations qui jouent un rôle dans cette appropriation du vivant.

    Si les pays leaders sur les OGM peuvent offrir une perspective de solution à de nombreuses crises alimentaires, ils pourraient, de fait, bénéficier d’un puissant moyen de mise sous tutelle des agriculteurs et des pays qui ne disposent pas de ces technologies.

    Terminator contre les pirates

    Aux Etats-Unis, les semences modifiées font l’objet d’un brevet. Lors de l’achat de semences transgéniques, les agriculteurs doivent s’engager à ne pas replanter les graines récupérées après récolte, ce qui les oblige à se réapprovisionner chaque année. Après avoir encouragé la dénonciation des planteurs d’ "OGM pirates", la firme Monsanto semblait avoir trouvé la parade et la solution ultime pour se rendre incontournable pour ses clients : "la technologie dite Terminator". L’ajout d’un gène stérilise les graines après la première récolte. Sous les pressions écologistes, les tollés des agriculteurs et des associations de défense du tiers-monde (la plupart des paysans des pays les plus pauvres réutilisent leurs graines car ils n’ont pas les moyens d’en acheter d’autres). Finalement, la firme Monsanto renonce à son projet de gène stérilisant en octobre 1999.

    Même la productivité des OGM, qui constitue son principal argument de vente, a été remise en cause par une étude de l’Université du Wisconsin. Dans cette étude, en effet, les rendements des différentes variétés de soja des neuf Etats du MidWest ont été évalués et… dans sept d’entre eux, les rendements des graines produites à l’hectare par les espèces transgéniques sont inférieurs à ceux des plantes naturelles. Une autre étude portant sur 8 200 essais pratiqués en 1998 dans les universités américaines arrive à une conclusion similaire : le rendement du soja transgénique est inférieur de 6 % à celui des plantes classiques. 

    Alain Sousa et David Bême - Mis à jour le 29 janvier 2009

    1 - Comme définie par la FAO, la sécurité alimentaire consiste à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin. (Source : Food & Agriculture Organization, 1983).

    2 - Le principe de précaution revient à instaurer, devant le doute, des dispositions favorables à l’homme, à l’animal ou à l’environnement. Dans le cas des OGM, ce principe recommande donc la prudence tant que les risques de contamination par fécondation croisée des autres espèces  et  la dissémination des gènes introduits dans les plantes transgéniques ne sont pas évalués de manière précise.

    Forum OGM

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag0630/nu_1930_avantages.htm

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  • Les menaces qui pèsent sur l'eau

    Préserver les ressources en eau

    Ce n’est pas pour rien si l’eau est surnommée l’or bleu. Car des milliards de personnes n’ont pas accès à des ressources d’eau potable. Pourtant, les gaspillages sont nombreux, et mettent en péril les réserves de plus en plus rares. De l’eau de boisson aux plages, découvrez les menaces qui pèsent sur ce bien précieux.

    Quelle eau boire ?

    L’eau est la seule boisson indispensable à la vie. C’est pourquoi il faut préserver sa qualité de tous les contaminants et autres polluants. Pourtant, les consommateurs font de moins en moins confiance en l’eau qui vient du robinet. Peut-on la boire sans risque ?

    Economiser les ressources en eau

    Non seulement il est essentiel de ne pas polluer l’eau, mais il faut aussi l’économiser. Comment préserver les ressources, afin de ne pas épuiser les nappes phréatiques ? Petit bilan des réserves hydriques et des moyens de mieux les gérer pour mieux les protéger.

    Dans quelle eau se baigner sans risque ?

    La qualité des eaux de baignades dépend de nombreux facteurs. Sur certaines plages, les risques de contamination ou de pollution sont parfois bien réels. Comment choisir les lieux les plus adaptés ? Quels sont les labels fiables ? A lire avant de choisir son lieu de villégiature.

    Nos articles pour en savoir plus
    Faire comprendre aux enfants le fonctionnement des océans

    En discuter sur nos forums
    Forum Economies d’eau
    Forum Produits toxiques
    Forum Astuces et conseils : les petits gestes pour la planète 
    Forum Labels bio et écologiques

    http://environnement.doctissimo.fr/eau/ressources/

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