• l est désormais possible de connecter son smartphone à son coeur

    Une équipe du CHRU de Lille a implanté pour la première fois un moniteur cardiaque connecté à un téléphone, via une application dédiée. Placé pour trois ans sous la peau, il permet aux médecins de mieux diagnostiquer l’arythmie du patient.

    Par Arthur Laffargue

    Rédigé le 10/08/2017

    Il est désormais possible de connecter son smartphone à son coeurUne application permettra désormais de détecter l'arythmie cardiqaue de certains patients.

    Puisque nous passons de plus en plus de temps accroché à notre smartphone, des médecins de l'Institut Coeur Poumon de Lille ont imaginé une fonctionnalité bien utile pour les victimes d’arythmie cardiaque : un appareil connecté pour enregistrer la fréquence cardiaque. Grâce à une application, le patient sur qui l’objet a été implanté peut déclencher l’enregistrement au moment où il ressent des palpitations ou des symptômes potentiellement précurseurs d’une syncope. Le moniteur lui-même peut automatiquement détecter ces symptômes et consigner les données cardiaques. Il le fera par exemple lorsque le cœur observe une pause de quatre secondes ou plus entre deux battements, lorsqu’il bat à plus de 200 pulsations par minute ou quand il repère un rythme trop lent, moins de trente battements à la minute.


     

    "Jusqu’à aujourd’hui, les contrôles à distance traditionnels en matière de cardiologie se faisaient via des émetteurs encombrants, limitant la facilité à les transporter", écrit l’Institut Cœur Poumon de Lille dans un communiqué. Le Dr Laurence Guesdon, cardiologue dans cet institut, salue une innovation qui permet de diagnostiquer "des patients qui ont des symptômes mais pas suffisamment fréquemment pour qu’on utilise des moniteurs externes". Dorénavant, après une opération pour placer l’engin sous le thorax, le patient dispose de trois ans, la durée de vie de la pile, pour envoyer à son médecin des données sur son arythmie.

     

    L’appareil décele aussi les causes des AVC inexpliqués jusqu’alors

    L’application est "très sécurisée" certifie le Dr Guesdon. Un seul smartphone, ou une seule tablette, peut être appareillé avec le moniteur. Celui-ci crypte ses communications quand il les envoie, par bluetooth, au téléphone du patient. Le médecin consulte les données envoyées sur un site conçu pour ce système et sécurisé lui aussi. "Ce sont des données sensibles, souligne la cardiologue lilloise. On a mis en place des protocoles d’appareillement et d’authenfication pour que seuls les patients et les médecins y aient accès."

    L’enregistreur s’avère également utile en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) inexpliqué. "Ces AVC sont souvent dus à des troubles du rythme cardiaque", affirme le Dr Guesdon. Pour en avoir le cœur net, le moniteur placé dans le corps de la victime d’un AVC va enregistrer en continu ses battements de cœur et ne stocker que les données qui semblent pathologiques. Elles sont ensuite envoyées toutes les nuits sur le site dédié pour ne pas encombrer la mémoire du téléphone.

    Supporter l’appareil ne pose aucun problème selon Laurence Guesdon : "On a choisi une pile qui prend le moins de place possible." Ses trois ans de durée de vie laissent "largement le temps pour établir un diagnostic".

    http://www.allodocteurs.fr/maladies/coeur/il-est-desormais-possible-de-connecter-son-smartphone-a-son-coeur_23058.html#xtor=EPR-1000002224

     

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