Bienvenue chez N.Quinn, D.Thomas, P.Robert, N.Dellis et MT Van der Maeren tous bénévoles et diabétiques. Nous faisons partie du Conseil des Patients de la Maison ABD Bruxelles Les décès de notre groupe : Axel Dierckx qui était le président du Conseil des Patients Brigitte Secat qui a été administratrice de notre association et de Noëlla Dellis
En France, l’explosion des restaurants japonais est relativement récente : nos accointances avec le pays nippon remontent surtout aux années 1980, et le nombre de restaurants japonais a depuis fortement augmenté, ete principalement ceux proposant des sushis. En province, on trouve aussi plus facilement qu’auparavant des épiceries asiatiques, ce qui peut donner l’impression au consommateur français que le sushi est une mode récente(1).
Le sushi existe pourtant depuis très longtemps, comme l’indique Ole Mouritsen, biophysicien à l’Université du Danemark Sud et spécialiste du sujet(2). Dans une sorte de biographie du sushi, écrite après trente ans d’étude, il explique que la préparation remonte même à plus de mille ans.
Elle avait un but de conservation des aliments, du poisson particulièrement, en Chine, au IIe siècle avant J.-C. L’acide et le sel faisaient fermenter le poisson frais, qui était ensuite recouvert de riz dont la saveur plus sucrée contrebalançait l’acidité du poisson.
Le riz servait à recouvrir le poisson et le protéger, et surtout travailler l’umami, le goût de la viande.
3. Sushi n’est pas synonyme de poisson cru
Le mot sushi fait référence à l’assaisonnement du riz, une préparation comportant un ingrédient acide comme le vinaigre de riz, du sucre et du sel. Rien à voir donc avec le poisson cru.
Le sushi est la préparation de riz assaisonné. À l’heure actuelle on utilise également le mot pour désigner la préparation complète. L’autre ingrédient courant est l’algue nori, souvent rôtie.
La boulette de riz recouverte de poisson cru est en fait le nigiri sushi, et non le sushi. Le maki, lui, est entouré d’algue. Ce qu’on appelle sushi californien est l’inverse : l’algue est à l’intérieur du rouleau. Le futomaki est un large rouleau, et présenté soit sous forme de gros maki, soit sous forme de gros californien.
Bonne nouvelle pour les végétariens : on peut sans problème concevoir des sushis végétariens.
Le fameux thon rouge, toujours menacé, doit sa couleur aux myoglobines, qui transportent l’oxygène aux muscles du poisson utilisés pour nager doucement. Dans le cadre du poisson blanc, ces muscles ne reçoivent pas autant d’oxygène car le poisson nage plus vite. On considère d’ailleurs le saumon comme un poisson blanc selon ces critères, il ne doit sa couleur orangée qu’à son régime fort en crustacés.
Le wasabi, wasabia japonica, est une plante rare en dehors du Japon, qui doit être consommée rapidement après avoir été cueillie. Le vrai wasabi est très cher. Ce que l’on trouve partout ailleurs est en fait une pâte épicée composée de raifort et de moutarde, avec du colorant vert.
Non, ça n’est probablement pas du wasabi que vous voyez sur cette photo en arrière-plan © Shutterstock
Au Japon, on a pensé le sushi comme nourriture parfaire à emporter et manger rapidement à la main tout en profitant d’un spectacle. Les sushis se vendaient uniquement dans la rue jusqu’au tremblement de terre de 1923, qui a poussé les chefs à s’installer dans des bâtiments.
On arrachait les algues des poteaux et des bateaux avant de les presser et les faire sécher au soleil. À l’heure actuelle, on les cultive dans des fermes.
Le fugu ! Ce poisson peut être mortel s’il n’est pas bien préparé. En raison des risques encourus, l’Empereur du Japon n’avait qu’une loi à respecter, celle de ne pas manger de sushi au fugu.
Au Japon, on n’utilise pas toujours les feuilles de nori pour rouler les maki, mais également du lanières de riz ou de soja, de concombre ou encore de’omelette. Plusieurs recettes sont possibles.
Des sushis (au poisson frais… après décongélation) © Shutterstock
Les maîtres créateurs de sushi japonais sont entraînés à éviter les problèmes de parasites dans le poisson. Pour des raisons d’hygiène, les lois européennes et nord-américaines rendent obligatoire la surgélation du poisson, qui doit être gardé 24 heures à -20 degrés Celsius en Europe.
Alors qu’en Europe, on aiguise un couteau des deux côtés, pour les sushis on va aiguiser le couteau uniquement d’un côté.
Pour commencer un repas, on va plutôt présenter du tamago, une omelette japonaise, qui donne une bonne idée des capacités d’un chef.
Les Japonais aiment beaucoup le yuzu par exemple, mais on peut également utiliser du jus de citron, ou même une préparation à base d’orange.
En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/sushi-cg/3#HDvtWTPMK7OJwKyG.99