• Diabète : Lilly rompt son accord avec Adocia

    C’est un coup dur pour la biotech française, qui s’est effondrée en Bourse.

    L'annonce a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Le géant américain du diabète Eli Lilly a dénoncé vendredi son accord avec la biotech française Adocia pour le développement d'une insuline ultrarapide dénommée BioChaperone Lispro. C'est un coup très dur pour la société lyonnaise dont le cours de Bourse a perdu plus de 31 % vendredi. Les partenaires s'apprêtaient à lancer l'essai clinique de phase III de ce projet phare.

     

    En réalité, Lilly menait deux projets d'insuline ultrarapide en parallèle, développant aussi un produit maison. Adocia le savait mais estimait avoir de l'avance. Une avance qui a cependant fondu en 2016, Lilly ayant reporté d'un an le démarrage de la phase III de l'essai avec Adocia. « En choisissant son produit maison, Lilly perd les 50 millions versés à la signature mais il économise jusqu'à 500 millions qu'il aurait pu nous verser progressivement ainsi que les royalties en cas de succès commercial », explique Gérard Soula, PDG d'Adocia. Chez Lilly, on confirme que le choix tient bien à une décision de réallocation des ressources en faveur du projet maison.

    Trouver un nouveau partenaire

    Pour réaliser une phase III, Adocia doit maintenant trouver un nouveau partenaire. Si le danois Novo Nordisk a une insuline ultrarapide maison en préparation, Sanofi lui n'en a pas et des fabricants de biosimilaires comme l'indien Biocon ou le chinois Gan & Lee pointent leur nez. S'ils veulent obtenir leur part des 7 milliards de dollars du marché de l'insuline, il leur faut une insuline ultrarapide car ce sera bientôt le nouveau standard de traitement. « Dans ce contexte, le couple prix-innovation sera déterminant, explique Gérard Soula. O r nous pouvons apporter un produit innovant au prix des produits actuels. »

    Adocia a d'autres projets, notamment une combinaison de deux insulines et des produits spécifiquement destinés aux diabétiques de type I (d'origine génétique). Avec 58 millions en caisse, il peut se financer deux ans.

    Catherine Ducruet, Les Echos


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