• Le diabète et l'expatriation

     

    Le diabète n'est pas incompatible avec l'expatriation à condition que le diabète soit bien équilibré et que le départ soit bien préparé. Suivez nos conseils pour partir sans risques.

    Avant de partir

    La visite médicale

    Cette visite avec votre médecin traitant est indispensable et fournit l'occasion d'une mise au point complète sur les points suivants : 

    Votre état diabétique : équilibre optimal, bilan des complications, fixation des objectifs glycémiques. Demandez à votre praticien d'établir un compte-rendu médical en anglais (taux d'HbA1c, dernier FO, ECG, etc.) que vous emporterez avec vous. Les prescriptions de médicaments liés aux maux du voyage: paludisme (la chloraquine est à éviter en cas de rétinopathie diabétique et la prévention des piqûres de moustiques doit être un souci constant), diarrhée, mal des transports. Vérifiez avec le médecin les éventuelles contre-indications. Les vaccinations liées à votre destination (hépatite, fièvre jaune ). 

    Il n'y a pas de contre-indications vaccinales pour un diabète équilibré. 

    Évoquez en détail les conditions de vie, d'alimentation et de travail prévues sur votre lieu d'expatriation afin d'optimiser les mesures préventives. Dans certains cas, l'expatriation peut être contre-indiquée : Les contre-indications liées à la personne : Le diabète instable ou décompensé, le manque d'autonomie, les complications vasculorétiniennes, le diabète non-insulino dépendant à risque (obésité). 

    Les contre-indications liées à l'activité sur place : Dépenses physiques inhabituelles, changements majeurs d'alimentation.

    Le matériel nécessaire

    Préparez avec soin votre trousse de médicaments avec les éléments suivants:

    • Insuline habituelle + insuline ordinaire-Glucagon.
    • Seringues adaptées à l'insuline usuelle et en cas de perte, bris ou vol, adaptées à celle du pays de destination (la graduation est parfois différente: 40 en France, le plus souvent 100 à l'étranger).
    • Stylos à insuline.
    • Cartouches + seringues de dépannage.
    • Bandelettes glycémiques, glycosuriques, cétosuriques, autonémiques.
    • Lancettes.
    • Compresses imbibées d'antiseptique (sachets individuels).
    • Flacon, type thermos pour l'insuline.
    • Lecteur automatique de glycémie et ses batteries, autopiqueur.

    Attention! Tout le matériel injectable doit rester dans votre bagage à main: les suspensions d'insuline doivent rester à température et pression constante.

    Les papiers et les formalités

    Conservez les documents suivants dans votre bagage à main et prévenez le personnel de bord de votre état diabétique :

    • Passeport, visas, carnet de vaccinations.
    • Carte de diabétique ou bracelet.
    • Consignes en cas de malaise (bilingue).
    • Numéro de téléphone de votre médecin traitant et d'éventuels correspondants médicaux.
    • Certificat médical bilingue (port de seringue, ou de pompe, ou de lecteur).
    • Ordonnance de secours bilingue. Nom des médicaments correspondants dans le pays de destination.
    • Certificat d'assistance internationale et Numéro de téléphone correspondant, si vous avez souscrit une assurance rapatriement sanitaire.
    • Fiche Destination comportant les coordonnées de l'ambassade ou du consulat et des médecins francophones sur place (www.cfe.fr -rubrique "Aides et prévention: prévention et actualités").

    Le voyage


    Les conditions climatiques et le décalage horaire doivent conduire à des précautions supplémentaires. Ayez toujours une collation et un traitement à portée de main.

    La température sur place

    S'il fait chaud - L'insuline doit être conservé durant le voyage dans une pochette isotherme. Il faut éviter de l'exposer aux rayons du soleil et mieux vaut la conserver sur place dans un réfrigérateur. 

    S'il fait froid - Ne laissez surtout pas l'insuline geler: placez les stylos et cartouches dans les poches intérieures des vêtements. 

    Attention! Des températures extrêmes peuvent perturber le fonctionnement du lecteur de glycémie.

    Le décalage horaire

    Un voyage ayant plus de 3h de décalage nécessite une modification du traitement. 

    L'adaptation de l'insulinothérapie lors d'un voyage qui comporte un décalage horaire doit se faire le jour du voyage pour vivre, dès l'arrivée, à l'heure locale. Pour un décalage de 3h ou moins, on peut jouer sur les horaires d'injection sans modifier le protocole. Au-delà de 3 heures, il faut compenser le décalage. Il vous faut donc connaître l'heure de départ, l'heure d'arrivée, la durée du trajet et le nombre d'heures de décalage horaire. 

    Pour bien déphaser vos repas, il est préférable de partir le matin ou le soir. Ne changez pas l'heure de votre montre avant votre arrivée et votre premier repas dans le pays de destination afin de suivre la durée d'action de votre insuline et répartir les prises alimentaires. 

    Lors des escales ajoutez une injection d'insuline ordinaire représentant 1/4 de vos besoins quotidiens habituels, associée à la prise des repas (à prévoir toutes les 6 heures). Les collations à bord, très régulières, sont une bonne sécurité pour éviter les hypoglycémies. N'hésitez pas à contrôler votre glycémie toutes les 6 heures, et corrigez si besoin avec un ajout d'insuline ordinaire si votre avion prend du retard. 

    En pratique, pour un voyage d'est en ouest, il faut ajouter une injection d'insuline ordinaire équivalente à de la dose totale d'insuline pour compenser l'allongement de la journée. 

    D'Ouest en Est, au contraire, la journée est réduite. On remplace l'insuline d'action intermédiaire du soir du départ par une insuline ordinaire. 

    En cas de diabète de type 2, respectez l'intervalle habituel entre deux prises médicamenteuses, en faisant suivre chacune d'elle d'une prise alimentaire. Si le décalage est trop contraignant, sautez une prise plutôt que d'enchaîner deux prises trop rapprochées (voyage vers l'est).

    Précautions sur place

    Le soin des pieds

    Il devra être accru, notamment dans les pays chauds avec une inspection complète, deux fois par jour :

    • Vérifiez les cors, callosités, ongles incarnés.
    • Séchez les pieds et les espaces inter-digitaux.
    • Usez d'émollients sur les peaux sèches.

    Préférez les chaussettes en coton, les chaussures en cuir et faites à votre pied plutôt que les baskets ou les chaussures neuves. Ne marchez pas pieds nus. Vérifiez qu'il n'y ait pas de corps étrangers dans vos chaussures lorsque vous les mettez. 

    Les lésions doivent être nettoyées avec de l'eau, du savon, des compresses sèches et des pansements. Si la guérison est lente, consultez un médecin. Une fois par an pensez à montrer vos pieds à votre médecin afin de dépister les risques de lésions. 

    La rétinopathie diabétique

    L'excès de sucre dans le sang endommage les petits vaisseaux qui irriguent la rétine ce qui peut entraîner une perte de la vue, c'est souvent invisible et indolore et touche la moitié des diabétiques. Il est conseillé d'effectuer une fois par an un contrôle chez un ophtalmologue.

    L'alimentation

    Ne buvez que de l'eau en bouteille, ouverte devant vous. Évitez les glaçons et la glace qui peuvent être fabriqués à partir d'eau impropre et ne consommez pas de légumes crus. Préférez le riz: il existe dans toutes les cultures, et son apport glucidique est stable. Attention aux fruits tropicaux souvent riches en sucre. 

    Activité physique


    En cas d'effort physique, soyez vigilants. Adaptez votre traitement (diminution de l'insulinothérapie ou de la dose de sulfamides avant l'effort) et prévoyez des collations ou du glucagon et des bandelettes. Évitez la plongée sous-marine avec bouteilles, surtout pour les diabétiques de type 1.

    Les complications à long terme se développant de manière silencieuse, il est de la plus grande importance que chaque diabétique se soumette à une surveillance médicale attentive.



    *La Caisse des Français de l'Étranger (CFE) rembourse les actes médicaux selon les règles habituelles et dans la limite des tarifs pratiqués en France.

     

     

    https://www.cfe.fr/pages/votre-sante/fichessantes.php?id=7887

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  • Le diabète est une maladie qui fait souvent l'objet de nouveautés. Récemment, des dispositifs ont fait la Une des médias pour aider les malades à contrôler leur insuline.

    Par La rédaction d'Allodocteurs.fr

    Rédigé le 01/11/2016, mis à jour le 31/10/2016 à 15:56

     

    Diabète : des innovations pour contrôler son insuline

     

    Voir la vidéo sur le  site https://www.allodocteurs.fr/maladies/diabete/diabete-des-innovations-pour-controler-son-insuline_20704.html

    Lire la suite...

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  • nouveau travail

     

     

    Ça y est, le grand jour approche, vous changez de boulot ! Nouvelle équipe, nouveau boss : entre stress et curiosité, vous vous posez de nombreuses questions concernant l’arrivée dans cette entreprise encore inconnue. Au-delà de l’aspect professionnel, vous vous interrogez également sur la place que doit prendre votre diabète dans cette page professionnelle qui s’ouvre ? Faut-il en parler ? À qui ? Nous vous donnons quelques réponses.

    FAUT-IL PARLER DE SON DIABÈTE À SON NOUVEL EMPLOYEUR ?

    Vous pouvez informer votre employeur de votre diabète, mais ce n’est pas une obligation.

    Si vous souhaitez rester discret à votre arrivée dans l’entreprise, sachez que vous pouvez transmettre une attestation de carte vitale sans divulguer d’information sur votre état de santé. En effet tout est prévu par la loi et les systèmes informatiques de votre caisse primaire d’assurance maladie : demandez à votre CPAM une attestation anonymisée, c’est-à-dire n’indiquant pas l’ALD (Affection de Longue Durée) comme motif de votre prise en charge à 100% (1).

    Cependant, informer votre employeur peut vous permettre d’instaurer une relation de confiance avec lui. Il sera peut-être plus à même de comprendre les contraintes liées à la maladie ou encore les absences que peuvent nécessiter votre traitement ou le suivi de votre diabète. (1)

    Dans tous les cas, la décision d’en parler ou pas vous appartient !

    FAUT-IL DIRE À SES COLLABORATEURS QU’ON A UN DIABÈTE ?

    Si vous choisissez d’en parler sur votre lieu de travail, il peut être pertinent d’informer 1 ou 2 collaborateurs proches, qui pourront vous apporter une aide précieuse, notamment en cas d’hypoglycémie (1,2). Mais il est sans doute préférable d’attendre d’avoir établi une relation de confiance avec ces personnes avant de les informer de votre diabète.

    Quelles informations leur transmettre ? Indiquez-leur les symptômes pouvant être ressentis en cas d’hypoglycémie : sueurs, pâleur, fringale, vision floue, tremblements, sensation de faiblesse ou encore troubles de l’humeur.

    Il est également important de les informer sur les bons gestes à adopter si vous n’êtes pas en mesure d’agir seul(e) (3) :

    • Si vous êtes conscient (e), une personne peut vous resucrer avec 15 grammes de glucides. C’est-à-dire, 15 cl de jus de fruit ou de soda non light (15 cl) ou 3 morceaux de sucre, 1 cuillère à soupe de confiture ou de miel (3).
    • Si vous êtes inconscient(e), votre entourage doit savoir qu’il ne faut pas vous alimenter (risque d’étouffement) mais qu’il faut pratiquer une injection de glucagon. Si la personne ne peut pas réaliser cette injection, elle doit appeler le 15 ou le 112. (3)

    POURQUOI PARLER DU DIABÈTE AVEC LE MÉDECIN DU TRAVAIL ?

    Encore une fois, la loi favorise le secret médical et ne vous contraint pas à informer le médecin du travail de votre maladie. Mais le médecin du travail est un interlocuteur clé de la vie professionnelle, il est donc conseillé de lui faire part de votre diabète. Informé, le médecin du travail pourra ainsi s’assurer de la compatibilité de votre poste avec les contraintes liées à la maladie. Il pourra aussi être sensibilisé à l’éventuelle nécessité d’un temps partiel (1,2).

    A quelle occasion rencontrer le médecin du travail ? Les rendez-vous ont lieu avant l’embauche ou à la fin de la période d’essai, puis une fois tous les cinq ans maximum (Le délai est raccourci à trois ans si le salarié est considéré comme travailleur handicapé, travailleur de nuit ou mineur). Au-delà de ces entretiens systématiques, vous pouvez également demander à rencontrer le médecin du travail pour bénéficier d’un examen médical. Ce rendez-vous peut être l’occasion d’aborder votre maladie (1).

    COMMENT RÉUSSIR SES PREMIERS JOURS ?

    Avoir un diabète ne minimise pas pour autant l’enjeu principal de ce nouveau travail : réussir et s’épanouir professionnellement ! Pour cela, voici nos 3 conseils :

    • Prenez confiance en vous et montrez-vous sous votre meilleur jour.
    • Créez votre réseau en interne, ne soyez pas timide et présentez-vous aux autres collaborateurs de l’entreprise.
    • Appropriez-vous votre nouveau bureau et n’hésitez pas à poser des questions, même logistiques : il est toujours important de savoir où se trouvent les stylos et le café !

    La réussite est au bout du chemin… Bonne rentrée !

    Références bibliographiques :

    1. Fédération Française des Diabétiques. Guide Diabète et Travail – avril 2013 remis à jour en avril 2016.

    2. Ameli.fr. Diabète et vie professionnelle. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/vie-pratique/diabete-vie-professionnelle. Site consulté le 29/09/2017.

    3. Fédération Française des Diabétiques.

    Ma glycémie. Comment faire face à une hypoglycémie?

    https://www.federationdesdiabetiques.org/diabete/glycemie/hypoglycemie 

     

    INSTIT0707ADC341e-Novembre 2017

     

    https://www.freestylediabete.fr/diabete/nouveau-boulot-reussir-le-grand-saut

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