• Les diabétiques peuvent vivre plusieurs années sans s’apercevoir de leur hyperglycémie. Pourquoi, et comment peut-on poser le diagnostic d'un diabète ? 

     
     Auteur : jeudi 28 août 2014 14:32

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  • Le staphylocoque, une bactérie potentiellement mortelle

    Très répandu, le staphylocoque doit sa notoriété à sa faculté à provoquer chez l'être humain des maladies très diverses, de gravité variable : intoxications alimentaires, panaris, septicémie... Doctissimo fait le point sur les infections à staphylocoque, une bactérie potentiellement dangereuse.

    QU'EST-CE QU'UN STAPHYLOCOQUE ?

    staphylocoqueUn staphylocoque est une bactérie que l’on trouve sur la peau et les muqueuses, mais également dans l'environnement (l'eau, l'air, le sol) et parfois dans les aliments ou sur les objets. Nul besoin d'être malade pour être porteur de staphylocoques, puisqu'on en retrouve chez environ 30 % des personnes en bonne santé. Il existe une quarantaine de types de staphylocoques :

    • Le plus connu est le staphylocoque doré : c’est le germe le plus fréquemment impliqué dans les infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital) et la deuxième cause bactérienne d'intoxications alimentaires en France après les salmonelles.
    • Une autre catégorie de staphylocoque s'attaque à la peau et aux muqueuses : Staphylococcus epidermidis ou staphylocoque blanc. Naturellement présente chez la quasi-totalité des individus, cette bactérie devient pathogène en cas de déficit immunitaire ou d’implantation d’un matériel étranger (cathéter, prothèse, pacemaker…).
    • Staphylococcus saprophyticus est quant à lui responsables des cystites aigües chez les jeunes femmes, indemnes de toute maladie par ailleurs. Ce staphylocoque représente la seconde cause d’infection urinaire après Escherichia coli.

    QUELLES SONT LES INFECTIONS À STAPHYLOCOQUES ?

    Les staphylocoques peuvent être responsables d’un très grand nombre d'infections.

    • Les infections alimentaires à staphylocoques

    Ces infections se caractérisent par des vomissements violents et répétés, qui s’accompagnent dediarrhées et de douleurs abdominales. Ces symptômes durent deux jours, au terme desquels la guérison survient sans séquelles.

    • Les infections cutanées à staphylocoques

    Les manifestations cutanées des infections à staphylocoque peuvent prendre plusieurs formes :furoncles, folliculites, panaris, impétigo ou abcès mammaires chez les femmes qui allaitent.

    Même chose lorsque l’atteinte concerne les muqueuses : la maladie dépend alors de sa localisation. Au niveau des yeux, les staphylocoques provoquent des conjonctivites, et des otites au niveau des oreilles. S’ils touchent les parties génitales, ils peuvent entraîner endométrite ou salpingite. Enfin, ils peuvent aussi toucher les voies respiratoires et provoquer pneumonies et pleurésies.

    Toutes les infections à staphylocoques sont susceptibles de se compliquer lorsque ces bactéries se multiplient dans le sang et y déversent de grandes quantités de toxine : on parle alors de septicémie, une infection du sang potentiellement mortelle. Une fois dans la circulation sanguine, les staphylocoques peuvent également migrer et aller se fixer sur un organe (rein, cerveau, poumon…), sur une articulation ou même sur des dispositifs implantables (cathéter, prothèse, pacemaker…), où ils provoqueront de nouvelles infections distinctes de celle de départ.

    Le staphylocoque blanc peut lui aussi être responsable de diverse maladies, mais seulement si l’organisme est affaibli : on parle d’ailleurs d’infections opportunistes. Ce type d’infections survient chez des personnes dont le système immunitaire est affecté soit par une maladie (le sida et le cancernotamment), soit par ses traitements (radiothérapie, chimiothérapie), ou chez des patients qui ont subi l'implantation de corps étrangers (prothèses ou cathéters par exemple). Dans ces cas-là, les souches bactériennes peuvent engendrer des méningites, des endocardites ou des septicémies, pour la majorité d’origine nosocomiale. Ces infections, très difficiles à traiter en raison d’une forte résistance de cette souche bactérienne aux antibiotiques, posent de vrais défis de santé publique.

    COMMENT SE TRANSMETTENT LES STAPHYLOCOQUES ?

    Que ce soit à l'hôpital ou en dehors, les staphylocoques peuvent se transmettre d'un individu à l'autre (si l'un des deux a du pus sur la peau par exemple), mais aussi via les objets contaminés (serviettes, oreillers, téléphones, ordinateurs…). Très résistants, ils peuvent survivre plusieurs jours en dehors du corps, même dans des endroits très secs et à des températures très élevées.

    Enfin, ils peuvent se transmettre par l'alimentation, en se multipliant dans certains aliments, là où ils développent des toxines.

    QUELS TYPES DE PATIENTS TOUCHENT-ILS ?

    Le staphylocoque doré est présent chez 30 % des gens en bonne santé. Porteurs de la bactérie, ils ne développent pas d’infection et ne présentent donc aucun symptôme.

    A l'hôpital, les infections à staphylocoques touchent surtout les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies ou lorsque la barrière de leur peau ou de leurs muqueuses se fracture, permettant alors l'entrée dans l'organisme de souches transportées par le personnel soignant ou par d'autres patients.

    QUEL EST LE TRAITEMENT DES STAPHYLOCOQUES ?

    La prévention reste le meilleur moyen d'éviter les infections à staphylocoques. Car une fois contractées, ces maladies sont très difficiles à traiter, les antibiotiques se heurtant de plus en plus souvent à des résistances accrues des germes, ce qui entraîne leur inefficacité.

    A l’hôpital, le personnel soignant doit avoir une hygiène irréprochable, avec des mesures diverses comme l'isolement des patients, le change et le nettoyage régulier du linge de toilette, des draps… Des pratiques qui doivent s’appliquer aussi en dehors des établissements de soins pour limiter les risques : veillez ainsi scrupuleusement à vous laver régulièrement les mains, à ne pas échanger certains objets (brosses à dents, rasoir, …), à avoir du linge de toilette propre, etc.

    Questions à Tarek Msadek, chercheur à l’Institut Pasteur.

    Doctissimo : Pourquoi constate-t-on une augmentation de l'incidence des infections ?

    Tarek Msaedek : Cette augmentation va avec celle du nombre croissant de personnes dont le système immunitaire est affaibli, mais aussi par le développement des procédures qui touchent la peau ou les muqueuses : opérations, poses de cathéters ou de sondes, implantations de prothèses.

    Doctissimo : Quelles sont les pistes pour envisager un meilleur traitement des conséquences engendrées par les staphylocoques ?

    Tarek Msaedek : Plusieurs sociétés pharmaceutiques mènent des recherches sur des vaccins. Par ailleurs, des molécules susceptibles de cibler spécifiquement les staphylocoques sont à l’étude, mais pour l’instant, aucune date n’est annoncée pour une mise sur le marché.

    Véronique Chaouat
    Créé le 21 août 2014.

    Source : Tarek Msadek, Directeur de recherche responsable du groupe "Signalisation et pathogenèse des staphylocoques", unité de biologie des bactéries pathogènes, département de microbiologie Institut Pasteur. 

    Véronique Chaouat

    Créé le 18 août 2014

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  • L’utilisation combinée de deux vaccins antipolio paraît être la clé pour parvenir à éradiquer cette infection qui menace encore la population mondiale, selon les résultats d’un essai clinique jugé essentiel pour mieux comprendre les effets protecteurs optimums.

     

    Une campagne de vaccination en Afghanistan, le 18 août 2014. © AFP PHOTO, Noorullah SHIRZADA

    Une campagne de vaccination en Afghanistan, le 18 août 2014. © AFP PHOTO, Noorullah SHIRZADA 

    Une étude clinique publiée jeudi 21 août dans la revue américaine Science a été menée en Inde auprès de plusieurs centaines d’enfants et de nouveau-nés. Elle a montré que le fait d’administrer levaccin de Salk (IPV) à des sujets ayant déjà eu plusieurs doses du vaccin oral de Sabin (OPV) conférait une immunité plus importante. L’IPV, qui contient un virus mort, est injecté tandis que l’OPV, confectionnée avec un poliovirus vivant, mais affaibli, est administré oralement. Cette recherche confirme les résultats d’une autre étude faite aussi en Inde parue en ligne en juillet dans le journal médical britannique The Lancet.

    « Ces essais cliniques ont révolutionné notre compréhension de l’IPV et la manière de l’utiliser dans nos efforts d’éradication mondiale de la polio en assurant que les enfants bénéficieront de la meilleure protection et ce, le plus rapidement contre cette maladie », souligne Bruce Aylward, directeur général adjoint pour la polio de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Le vaccin IPV doit être utilisé pour accélérer l’éradication du virus dans les populations avec un accès limité à la vaccination », relève le chercheur Hamid Jafari, un autre responsable de l’OMS et principal auteur de cette dernière étude clinique.

    L’OPV, un vaccin peu coûteux, mais nécessitant plusieurs doses

    Depuis la mise au point des deux vaccins antipolio dans les années 1950, les tentatives d’élimination de cette infection pouvant entraîner une paralysie définitive et la mort reposaient surtout sur l’OPV. Ce vaccin oral, qui induit une immunité plus importante des muqueuses intestinales, est facile à administrer et coûte nettement moins cher que l’IPV donné seulement par injection, expliquent ces experts. 

    Mais l’immunité des muqueuses qu’il confère et par lesquelles se transmet le virus par de l’eau ou des aliments contaminés, diminue rapidement, ce qui nécessite plusieurs doses. Cela complique les campagnes de vaccination dans des zones reculées ou en guerre comme l’Afghanistan, le Nigeria et le Pakistan, les trois seuls pays où l’infection est endémique. En outre, le vaccin OPV n’empêche pas la survie du virus dans les selles posant un risque de dissémination.

    Cet enfant présente une amyotrophie du membre inférieur droit due à la poliomyélite. Malheureusement il n’existe pas de traitement curatif. La vaccination est un bon moyen de se protéger contre cette maladie.
    Cet enfant présente une amyotrophie du membre inférieur droit due à la poliomyélite. Malheureusement il n’existe pas de traitement curatif. La vaccination est un bon moyen de se protéger contre cette maladie. © CDC, Wikimedia Commons, DP

    233 cas de polio en 2012 contre 360.000 en 1988

    L’essai clinique en Inde a montré que les enfants qui avaient reçu l’IPV avaient moins de poliovirusdans leurs selles ce qui réduit le risque de propagation, un facteur essentiel pour éradiquer le virus. Et une seconde dose de ce vaccin a induit une immunité de la muqueuse intestinale plus forte chez les sujets ayant déjà reçu deux doses d’OPV. Étant donné le risque d’épidémie présenté par le vaccin OPV, il faudra cesser de l’utiliser lorsque l’éradication sera proche, expliquent ces scientifiques. Dans cette perspective, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un appel à tous les pays pour qu’ils recourent au moins à une dose d’IPV dans leurs campagnes d’immunisation d’ici fin 2015. Mais, pour le moment, « les deux vaccins se complètent et devraient être utilisés pour briser les dernières chaînes de transmission du virus et parvenir à un monde sans polio plus rapidement », insiste Roland Sutter, coordinateur de la recherche à l’OMS.

    En 2012, seuls 223 cas de polio avaient été recensés contre encore 360.000 en 1988 lorsque l’ONU a lancé une campagne pour éliminer la maladie. Sur ces 223 cas, tous excepté six étaient au Nigeria (122), au Pakistan (58) et en Afghanistan (37). L’effort d’éradication mondiale de la polio risque d’être compromis à cause de ces derniers bastions du virus, car il pourrait de nouveau s’étendre à des pays sans polio, mais fragilisés par des systèmes de santé défaillants ou touchés par un conflit, mettent en garde ces experts.

    L’OMS a regretté la violence entourant les campagnes de vaccinations au Nigeria et au Pakistan, où le vaccin est accusé par des personnalités religieuses et politiques de contenir du porc, impropre à la consommation selon l’Islam, ce qui alimente la rumeur d’un complot occidental pour stériliser les musulmans..

    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/maladie-polio-eradication-vue-association-deux-vaccins-54986/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20140826-%5BACTU-Polio-:-une-eradication-en-vue-avec-l-association-de-deux-vaccins%5D

     

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  • Acide gras linolénique ALA


     

    Les meilleures sources d’acide gras linolénique

     

    Aliments

    Portions

    (g)            

    1

    Huile de lin

    15 ml (1 c. à table)

    7,7 g

    2

    Noix cendrées, déshydratées

    60 ml (1/4 tasse)

    2,7 g

    3

    Graines de lin

    15 ml (1 c. à table)

    2,5 g

    4

    Bernarche du Canada (outarde), viande et peau, rôtie

    100 g (3 ½ oz)

    1,0-1,5 g

    5

    Huile de noix

    15 ml (1 c. à table)

    1,4 g

    6

    Agneau américain, coupes diverses, cuit

    100 g (3 ½ oz)

    1,3 g

    7

    Huile de canola

    15 ml (1 c. à table)

    1,3 g

    8

    Haricots de soya cuits

    250 ml (1 tasse)

    1,1 g

    9

    Boeuf, coupes diverses, cuit

    100 g (3 ½ oz)

    1,1 g

    10

    Huile de germe de blé

    15 ml (1 c. à table)

    1,0 g

    11

    Huile de soya

    15 ml (1 c. à table)

    0,9 g

    12

    Noix de Grenoble déshydratées

    15 ml (1 c. à table)

    0,7 g

    13

    Tofu nature, ferme, (préparé avec sulfate de calcium)

    100 g (3 ½ oz)

    0,6 g

    14

    Graines de soya rôties

    60 ml (1/4 tasse)

    0,5 g

    15

    Fromage Roquefort (bleu)

    50 g (1 ½ oz)

    0,4 g

    16

    Haricots de soya rôtis à sec

    60 ml (1/4 tasse)

    0,4 g

    17

    Pacanes rôties dans l’huile ou à sec

    60 ml (1/4 tasse)

    0,3 g

    18

    Graines de radis germées

    250 ml (1 tasse)

    0,3 g

    19

    Noix de pins (pignons), déshydratées

    60 ml (1/4 tasse)

    0,2-0,3 g

    20

    Beurre non salé

    15 ml (1 c. à table)

    0,2 g

    Choix des aliments : voir nos critères

    Vos besoins quotidiens en acide gras linolénique

                              

    Apport suffisant (AS)

    Bébés 0-6 mois

    0,5 g

    Bébés 7-12 mois

    0,5 g

    Bébés 1-3 ans

    0,7 g

    Enfants 4-8 ans

    0,9 g

    Garçons 9-13 ans

    1,2 g

    Filles 9-13 ans

    1,0 g

    Garçons 14-18 ans

    1,6 g

    Filles 14-18 ans

    1,1 g

    Hommes 19-50 ans

    1,6 g

    Femmes 19-50 ans

    1,1 g

    Hommes 50 ans et +

    1,6 g

    Femmes 50 ans et +

    1,1 g

    Femmes enceintes

    1,4 g

    Femmes qui allaitent

    1,3 g

     

     http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=acide_gras_linolenique_ala_nu

     

    Important

     

     

    Pour plus d’information concernant l’apport suffisant en acide gras linolénique (ALA), consulter la fiche Acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6).

     

     

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  • Voir le document  Les règles douloureuses (dysménorrhée)

     

     

    Une nouvelle perspective se présente aux femmes en âge de procréer : avoir ou pas des menstruations. Mais les menstruations sont-elles nécessaires? Quels avantages aurait-on à les supprimer? Cet article présente différents points de vue sur l’impact que peut avoir la suppression des règles sur la santé des femmes.

     

    L'automne dernier, l'hebdomadaire américain TIME disait d'un produit appelé Seasonale®1 que c'était l'une des inventions les plus chouettes de l'année (« coolest inventions »). Accessible sur ordonnance, le boîtier Seasonale® contient 84 pilules contraceptives à prendre quotidiennement suivies de sept pilules inertes — un programme qui permet à l'utilisatrice de surseoir à ses menstruations pendant 12 semaines.

    Bien que la compagnie pharmaceutique ait orchestré la mise en marché de son produit de façon telle qu'on ait pu croire à une grande découverte, le phénomène n'est pas nouveau : depuis l'avènement de la pilule contraceptive il y a plus de 40 ans, les femmes savent qu'elles peuvent retarder leurs menstruations tant qu'elles prennent une pilule active par jour. Plusieurs en ont profité à l'occasion, au moment de vacances ou de compétitions sportives, par exemple. Certaines ont même, avec l'aval de leur médecin, pratiqué la pilule en continu sur de longues périodes.

    La systématisation de cette pratique grâce à Seasonale® — une seule période de menstruation par trois mois, soit quatre par année — a, évidemment, soulevé plusieurs questions, dont la plus sensationnelle : « Les menstruations sont-elles nécessaires? ».

    « Les menstruations sont-elles nécessaires? »

    Il n'y a pas de « nécessité physiologique » pour qu'une personne sous anovulants ait ses règles, nous confirme Dre Sylvie Dodin2, professeure au Département d'obstétrique et gynécologie de l'Université Laval. « De toute façon, les menstruations provoquées à l'arrêt des pilules sont purement artificielles. Dans un cycle menstruel classique, les menstruations sont déclenchées pour décaper l'utérus quand la fécondation n'a pas eu lieu. Mais comme les anovulants empêchent l'ovulation et l'épaississement de l'utérus, le saignement qui survient lorsqu'on cesse la prise de pilules actives ne remplit plus cette fonction. » D'ailleurs, la norme établie au départ des 7 pilules inertes sur 21 actives n'avait pour rôle que de donner l'impression aux femmes que tout se déroulait « comme d'habitude ».

    Il existe quand même trois arguments s'opposant à la suppression des menstruations.

    • Premièrement, le saignement menstruel donne de l'information sur le métabolisme. D'une part, l'absence de saignement (ce qu'on appelle l'aménorrhée) peut signaler un problème de santé sous-jacent plus grave, tels un trouble alimentaire ou une maladie endocrinienne. Les caractéristiques du flot sanguin (couleur, odeur, abondance) sont également révélatrices.
    • Deuxièmement, les règles ou leur absence demeurent le meilleur moyen pour une femme de savoir si elle est enceinte ou pas; sans elles, une grossesse peut rester non diagnostiquée pendant quelques mois. On s'inquiète particulièrement des dangers que cela représente pour les jeunes filles.
    • Troisièmement, certains médecins affirment que les menstruations constitueraient un « système de nettoyage », permettant notamment d'éliminer les excès de fer; par conséquent, leur suppression serait dommageable3. Cette objection est peu fréquente. (Malheureusement, elle évoque aussi une idée antique et durable selon laquelle le sang menstruel serait chargé de déchets et la femme menstruée, impure.)

    Des menstruations par centaines

    À l'opposé, des médecins n'hésitent pas à dire que le nombre très élevé de périodes de menstruations que connaissent les Occidentales aujourd'hui serait désavantageux pour leur santé. Car si les femmes qui mettent plusieurs enfants au monde et les allaitent longuement peuvent ne connaître qu'une centaine de menstruations durant leur vie, ce nombre passe facilement à 450 ou plus pour celles qui n'ont qu'un enfant. Le Dr Elsimar Coutinho, lui aussi professeur de gynécologie et d'obstétrique, a même affirmé dans son livre Is Menstruation Obsolete?4 que ce processus mensuel est inutile et malsain (« unhealthy ») parce qu'il provoque d'innombrables problèmes physiques et psychologiques.

    Il est vrai que pour un nombre important de femmes, les menstruations sont particulièrement douloureuses ou affaiblissantes. Il faut également compter celles qui souffrent des différentes manifestations du syndrome prémenstruel (SPM), et parfois de périodes dépressives. Dans leurs cas, la réduction du nombre de menstruations représente un soulagement majeur. Mentionnons également que des chercheurs ont émis l'hypothèse qu'une réduction de la fréquence des menstruations et des ovulations pouvait réduire les risques de cancers du sein, de l'endomètre et des ovaires.

    Mais de là à déclarer, comme le fait le Dr Coutinho, que les menstruations sont « un gaspillage de ressources » et devraient être supprimées chez toutes les femmes… Bien évidemment, celles et ceux qui s'opposent à une médecine mécaniste s'insurgent.

    « C'est une véritable hérésie! », clame l'homéopathe, naturopathe et herboriste Mona Hébert5, qui se spécialise dans le soin des femmes. « Ne pas être menstruée, ce n'est pas normal! Et il faut bien regarder les choses en face : les menstruations provoquées artificiellement lorsqu'on prend la pilule, ce n'est pas normal non plus. Dans toute cette approche, on cherche à régulariser le « féminin », à mettre le corps des femmes dans une boîte standard pour qu'il fonctionne rondement. Je crois que se priver de menstruations entraîne des répercussions négatives dans plusieurs aspects de notre vie, car le cycle menstruel a un sens et il est utile aux femmes, tant psychiquement que physiquement. »

    Plus d'hormones, plus de danger?

    L'autre question soulevée par la pilule en continu concerne la quantité additionnelle d'hormones ingérées : « Est-ce dangereux pour la santé? ». On sait que de nombreuses hypothèses scientifiques voient dans la consommation excessive d'hormones une des causes de l'accroissement des maladies contemporaines, dont les maladies auto-immunes et certains cancers. Or, prendre des anovulants en continu représente une consommation additionnelle pouvant aller jusqu'à 30 %.

    Et si on supprimait les menstruations?

     

    Mona Hébert fait remarquer comment les « bonnes » raisons de prendre des hormones ne cessent de s'additionner. « Permettre la contraception a été une excellente raison mais, pour ça, il y a d'autres moyens moins nocifs, dont ceux qui s'adressent aux hommes. Depuis, s'est rajouté le désir de réduire les inconforts de la ménopause, de soigner l'acné et autres problèmes, et maintenant de limiter les menstruations! On sait pourtant que la consommation d'hormones est néfaste pour la santé. Pendant ce temps, les compagnies pharmaceutiques font des milliards. »

     

    Le danger pour la santé de cet excès d'hormones semble impossible à quantifier. En plus, il ne concerne pas que les femmes sous ordonnance : toute la population est affectée par les produits de synthèse libérés dans la nature — dont les oestrogènes évacués par l'urine des femmes sous contraceptifs — qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire. « Une fois ingérées bien malgré nous, ces substances agissent comme un cocktail explosif d'hormones et donnent des signaux perturbateurs à notre système endocrinien, soutient Mona Hébert. Pire, l'impact se transmet génétiquement à nos descendants. »

    Dre Dodin s'inquiète également de cette quantité accrue d'oestrogènes dans le métabolisme féminin. « Les cellules mammaires sont peut-être soumises à trop d'oestrogènes. » Elle fait également remarquer que, tant dans un cycle normal que dans celui qui est réglé par des anovulants, il y a toujours quelques jours où le niveau d'oestrogènes auquel est exposé le tissu mammaire est beaucoup plus faible (début du cycle menstruel ou semaine sans anovulants). « Peut-être que cette pause est nécessaire. On ne le sait pas. »

    À notre connaissance, la seule recherche scientifique sur les anovulants en continu a été menée auprès de 1 400 femmes sur une période d'un an avec le produit Seasonale® en cycle de 91 jours. Elle n'a révélé aucune augmentation des risques pour la santé par rapport à la prise conventionnelle d'anovulants du même type par cycle de 28 jours6.

    Prudence

     

    Selon Dre Sylvie Dodin, il faut regarder chaque situation individuellement. « Il existe des cas, certainement, où les avantages sont assez importants pour justifier la prise d’anovulants en continu : quand les menstruations sont très irrégulières, à l'approche de la ménopause par exemple — bien qu'on ne mesure pas encore bien les effets à long terme des anovulants chez les femmes de plus de 40 ans. On parle également de cas où les menstruations sont très difficiles ou quand la personne se retrouve dans un contexte contraignant, comme lors d’une randonnée dans le désert… ». Elle-même n'hésite pas à recommander la prise d’anovulants en continu à l'occasion, mais généralement pour de courtes périodes.

     

    Le produit Seasonale® n'a été autorisé par l'agence américaine Food and Drug Administration qu'en septembre 2003 et, au moment d'écrire ces lignes, il n'était pas encore disponible au Canada ou en France. Auparavant, la pratique de la pilule contraceptive en continu n'était pas tellement répandue. Nous n’avons donc pas, d’après l’avis de Dre Dodin, le recul nécessaire pour savoir si la suppression des menstruations pourrait entraîner des problèmes à moyen ou long terme. « Et nous n'aurons pas ce recul avant au moins 10 ou 15 ans », croit-elle.

    Par contre, on sait que tous les effets secondaires habituels des anovulants se produisent aussi, évidemment, avec la prise en continu. Ils incluent, rappelons-le, un risque très faible d'athérosclérose, d'attaques cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux.

    Si l'American College of Obstetricians and Gynecologists n'a pas officiellement pris position sur Seasonale, le National Women's Health Network, un organisme américain indépendant, a émis un avis selon lequel il soutenait l'accessibilité aux pilules contraceptives à cycle étendu pour les femmes qui le désiraient7, tout en insistant sur la nécessité de prendre une décision réfléchie. Les rédactrices de l'avis prennent la peine de préciser : « La discussion entourant la décision de prendre des anovulants en continu ne doit exagérer ni la nécessité médicale de cette option, ni ses bénéfices, quels qu'ils soient. Il ne faut surtout pas laisser croire qu'une réduction des menstruations est bénéfique pour la santé, parce que la recherche ne soutient rien de tel. Et il ne faut pas, non plus, transmettre aux jeunes filles une perception négative des menstruations et du cycle féminin. »

     

    Pour en savoir plus

    Site des Laboratoires Barr, fabricant de Seasonale® : www.barrlabs.com

    Museum of Menstruations and Women’s Health : www.mum.org

    O'Grady Kathleen. Review Essay of the book Is Menstruation Obsolete? How Suppressing Menstruation Can Help Women Who Suffer from Anemia, Endometriosis, or PMS, Museum of Menstruation and Women's Health Web Site. www.mum.org/ismenob.htm

     

    Recherche et rédaction : Lucie Dumoulin
    Le 22 mars 2004

    Références

    Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

    Notes :

    1. Comme tous les anovulants, Seasonale® contient des progestatifs et des oestrogènes; également susceptible de provoquer l'arrêt des menstruations, le Depo-Provera® n'est pas un anovulant et son utilisation n'entraîne pas les mêmes phénomènes.
    2. Dre Sylvie Dodin, professeure au Département d'obstétrique et gynécologie, Université Laval; gynécologue-obstétricienne, Hôpital Saint-François d'Assise (CHUQ); titulaire de la chaire Lucie et André Chagnon pour l'avancement d'une approche intégrée en santé. Entretien réalisé le 16 mars 2004.
    3. Doctissimo. Santé, La contraception - Vos règles quatre fois par an, Doctissimo. [Consulté le 18 mars 2004]. www.doctissimo.fr
    4. Coutinho Elsimar Dr. Is Menstruation Obsolete? How Suppressing Menstruation Can Help Women Who Suffer from Anemia, Endometriosis, or PMS, Oxford University Press, Royaume-Uni, 1999.
    5. Mona Hébert, homéopathe, naturopathe et herboriste, auteure du recueil La Médecine des femmes - Une vision naturelle de la santé au féminin, éd. du Roseau, Canada, 2003. Entretien réalisé le 16 mars 2004.
    6. Anderson FD, Hait H. A multicenter, randomized study of an extended cycle oral contraceptive.Contraception. 2003 Aug;68(2):89-96.
    7. National Women's Health Network. Publications, Fact sheets – Seasonale (Septembre 2003),NWHN. [Consulté le 18 mars 2004]. www.womenshealthnetwork.org/seasonale.htm

     

    http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/ArticleInteret.aspx?doc=menstruations_perspectives_dumoulin_l_2004_pm

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    • La première patch pompe à insuline, sans tubulure
    • Le Pod: petit, léger et étanche
    • Intuitive et facile d’utilisation
    • Insertion de la canule souple automatisée et presque indolore
    • Lecteur de glycémie intégré

    Le mylife OmniPod constitue une nouvelle forme inédite de thérapie par pompe à insuline. Il s’agit d’un système ne comprenant que deux éléments : le Pod et le PDM (Personal Diabetes Manager).

    Le petit Pod compact représente le coeur du système : il combine réservoir d’insuline, ensemble de perfusion et pompe en une seule unité. Collé directement sur la peau, il alimente le patient en insuline pour une durée allant jusqu’à trois jours sans ensemble de perfusion.

    Sans fil, le Pod est commandé à partir du PDM, qui fait également fonction d’indicateur de glycémie.

    OmniPod est une marque déposée d’Insulet Corporation.

    http://fr.mylife-diabetescare.ch/mylife-omnipod-presentation.html?utm_source=mylife+Diabetescare

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  • Cette recette se compose de feuilles de brick et de chèvre frais aromatisé aux herbes de Provence. Si l'on souhaite éviter la cuisson en friture, il est possible de les faire cuire au four pendant 10 minutes à 180 °C. 

    Ingrédients (pour 4 personnes) :

    1 paquet de 10 feuilles de brick 
    1 bûche de chèvre frais
    Herbes de Provence
    Huile pour friture

    Préparation :

    • Couper chaque feuille de brick en deux. Découper le fromage de chèvre en 8 rondelles. Déposer une rondelle de chèvre au centre de chaque demi-feuille de brick. Saupoudrer d’herbes de Provence. Replier pour doubler la feuille.
    • Dans une poêle, mettre un fond d’huile. Lorsque l’huile est chaude, y placer les feuilles de bricks farcies, les faire cuire sur les deux faces environ 10 minutes.
    • Les poser sur du papier absorbant avant de laisser refroidir.
    • Les placer ensuite au frais dans une boite hermétique.


    Valeur nutritionnelle par personne : Protéines : 15,5 g - Lipides : 22 g - Glucides :   24 g - soit  356 kcal

    Équivalence (pour m’aider à l’intégrer dans ma ration) : 50 g de pain, 150 g de pâtes cuites.

    Crédit photo : © M.studio - Fotolia.com

     

    Auteur : Nicole Kucharski
    Diététicienne nutritionniste diplômée
    Site internet

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  • Par: rédaction 
    4/08/14 - 16h57  Source: Belga
      © thinkstock.

    Les premières poires limbourgeoises ont fait leur apparition dans les magasins grâce aux conditions météorologiques exceptionnellement favorables. Les poires ont deux à trois semaines d'avance, a-t-on appris lundi lors d'une conférence de presse à Borgloon. La taille et la qualité des poires, de même que leur grand volume, ont battu des records. Les premières poires sont des Corina, une variété mutante de la poire Conférence, qui arrivent généralement à maturité trois semaines plus tôt.

    La poire Corina est cultivée sur une surface de 100 hectares environ par 38 agriculteurs limbourgeois. Ces poires sont vendues en Belgique et aux Pays-Bas et sont exportées par Bel Export en Grande-Bretagne et en Scandinavie. 1,6 million de kilos de cette poire sont prévus.

    D'ici trois semaines, les poires Conférence seront disponibles à la consommation. 300 millions de kilos sont attendus; un véritable record. 

    Grâce au conditions météorologiques clémentes accompagnées de pluies suffisantes, de gel limité et de jours chauds, la récolte de poires est importante et les fruits sont juteux. La production totale belge devrait être supérieure de 8% cette année.

     

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1524/Cuisine/article/detail/1980111/2014/08/04/Les-nouvelles-poires-exceptionnellement-grandes.dhtml

     

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  •  Selon une étude publiée dans la revue Nature, la concentration de mercure serait anormalement élevée dans les eaux profondes d'Atlantique du Nord ! Une fois dans l'eau, ce métal est absorbé dans l'organisme du poisson qui se retrouve après dans nos assiettes. Au cours de plusieurs expéditions, les chercheurs ont analysé les eaux des océans Arctiques, ceux du Sud, ainsi que le Pacifique et l'Atlantique."La concentration globale de mercure a augmenté de 150% et le niveau de mercure a triplé à la surface des eaux", écrit l'équipe de scientifiques. Selon eux, cela serait principalement dû à la pollution humaine et industrielle.

    Des risques de troubles neurologiques

    A forte dose, le mercure peut s'avérer toxique pour le système nerveux des humains . Une étude rapportée par l'ANSES a démontré que des personnes ayant consommé des poissons contaminés au mercure ont été atteints de troubles neurologiques.

    Y-a-t-il un risque sanitaire en France ?

    Depuis ces découvertes inquiétantes, l'ANSES a mis en place un système "pour évaluer le risque sanitaire lié à la consommation de poissons contaminés par le mercure." Sur son site l'agence en conclut que "la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé." Néanmoins, elle recommande pour les femmes enceintes et allaitantes "de limiter leur consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés à 150g par semaine. Et 60g par semaine pour les enfants de moins de 30 mois."

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  • La fin de l'été et l'automne sont les saisons de cueillette de champignons, mais peut-être avez-vous peur de vous tromper et d'en cueillir des vénéneux ? Ce dossier est fait pour vous.

    Les champignons : apprendre à les reconnaître, les cueillir, les cuisiner 

    Cueillir les champignons pour se préparer de savoureux petits plats - C. Hochet - Rustica.

    Reconnaître les champignons

    Chapeau, lamelle, pied, chair, volve… Le champignon a des traits caractéristiques qu'il est important de connaître avant de se lancer : c'est grâce à eux que vous ferez la différence entre une coulemelle ou une lépiote déguenillée, par exemple. Pour cela, étudiez le schéma dans Comment identifier les champignons.
    Une fois l'anatomie du champignon intégrée, munissez-vous de paniers et couteaux, et lancez-vous, en gardant à l'esprit quelques règles de bon sens.

    Les champignons stars

    Voici une sélection des champignons les plus faciles à rencontrer et à identifier, et les plus appréciés en cuisine. Vous les trouverez en forêt, en lisière des bois, dans les près… Chaque fiche vous en donne une description précise, vous indique où les trouver exactement et à quelle période – qui peut varier selon la région –  et vous avertit s'il a un "faux-frère" toxique.

    Et si vous vous sentez une âme de chercheur passionné, partez à la recherche de 7 espèces étonnantes et comestibles.

     

    Que faire des champignons ?

    De bons plats bien sûr ! Pour cela, trouvez l'inspiration dans nos recettes à base de champignons. Et si votre cueillette a dépassé toutes vos espérances, que tous les repas d'ici Noël paraissent ne pas y suffire et que vous avez peur de faire une overdose… suivez nos méthodes de conversation des champignons.



    Par Marie-Alix de LA TAILLE  

    http://www.rustica.fr/articles-jardin/biodiversite/champignons-apprendre-a-reconnaitre-cueillir-cuisiner,5262.html

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  • Les principaux troubles de la vision

    Myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie. Bien que connus de tous, connaissez-vous la signification de ces troubles de la vision ? Parce qu'un dessin vaut parfois mieux qu'un grand discours, Doctissimo vous aide à y voir plus clair grâce à une petite animation.

     

    La vision normale

    vision-normale

    La vision normale est le résultat de la focalisation des rayons lumineux exactement sur la rétine. Schématiquement, les rayons de lumière entre dans l'oeil, à travers la cornée, puis la pupille située au centre de l'iris (partie colorée de l'oeil). Les rayons atteignent ensuite le cristallin qui en fonction de la distance de l'objet regardé va modifier sa forme pour focaliser les rayons au niveau de la rétine, où l'énergie lumineuse va être convertie en influx nerveux traduits par le cerveau.

    La myopie

    myopie

    L'allongement du globe oculaire a pour conséquence de bomber la cornée et le cristallin. Les rayons lumineux convergent alors non pas directement sur la rétine, mais légèrement en avant. L'image transmise au cerveau par le nerf optique n'est qu'imparfaitement restituée et le myope a une vision floue du monde qui l'entoure.

    L'hypermétropie

    hypermetropie

    L'hypermétropie est un trouble fréquent de la réfraction oculaire, qui représente en quelque sorte l'inverse de la myopie. Les rayons lumineux convergent en arrière de la rétine, d'où une vision floue de près alors que la vision de loin est correcte. Dans d'autres cas, un cristallin trop plat ou une cornée pas assez bombée sont en cause car ils focalisent mal les images.

    L'astigmatisme

    astigmatisme

    Ce défaut de la vision est du à une anomalie de courbure de la cornée, qui au lieu d'être ronde est plutôt ovale. La vision des astigmates est imprécise aussi bien de près que de loin. Par exemple, ils ont du mal à différencier les contrastes entre les lignes horizontales et verticales ou à distinguer un M d'un N ou d'un H, le B du D, le O du 8. Il peut en résulter une fatigue visuelle et des maux de tête. Ce trouble est rarement isolé et est souvent associé à une myopie ou une hypermétropie.

    David Bême
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  • Les glucides communément appelés sucres sont composés d’hydrogène, de carbone et d’oxygène c’est pourquoi on les appelle également hydrates de carbone.

    Il existe 2 types de glucides :

    ♦ Les glucides simples : ce sont des glucides de petite taille. Entrent dans la classe des glucides simples :

    • Les monosaccharides constitués d’une seule molécule tels que le glucose, le fructose ou le galactose.
    • Les disaccharides constitués de 2 molécules telles que le saccharose (glucose + fructose), le lactose (glucose + galactose), le maltose (glucose + glucose).

    ♦ Les glucides complexes : ils sont formés de longues chaînes linéaires de glucoses liés les uns aux autres. Chaque glucide complexe peut contenir de 100 à 20 000 glucoses. Entrent dans la classe des glucides complexes :

    • Les polysaccharides digestibles que sont les amidons ou féculents
    • Les polysaccharides non digestibles que sont les fibres alimentaires (cellulose)

    Les glucides ont un rôle énergétique. En effet, la principale fonction des glucides est de fournir de l’énergie. Ils libèrent 4 kcal/g. Le corps humain utilise les glucides sous la forme du glucose : tous les glucides que nous mangeons sont transformés en monosaccharides lors de la digestion pour pouvoir passer dans le sang. Les monosaccharides assimilés autre que le glucose sont ensuite transformés en glucose par le foie.

    Le glucose se répartit dans l’organisme pour être directement utilisé par toutes les cellules (les muscles, le cœur…) et surtout les cellules nerveuses. Le glucose est l’unique source d’énergie du cerveau (ce dernier ne peut pas utiliser les graisses à cet effet). C’est pour cette raison que le taux de glucose sanguin (ou glycémie) doit être maintenu au-dessus d’un niveau minimum. Les glucides sont également transformés et stockés dans le foie et les muscles sous forme de glycogène constituant une réserve d’énergie immédiatement mobilisable.

    Les glucides simples sont reconnaissables « au goût sucré ». On les trouve essentiellement pour le…:

    • Glucose Fruits, Légumes, confiseries, sirops de glucoses
    • Fructose Miel, fruits, légumes
    • Saccharose fruits, sucre ajouté : sodas, sirops, denrées de biscuiteries, viennoiserie, patisserie, chocolat, glaces, entremets lactés, yaourts sucrés, fromages blancs sucrés
    • Lactose : Laits, yaourts, fromages blancs frais

    Les boissons  » light  » au goût sucré ne contiennent pas de glucides

    Les glucides complexes digestibles (féculents ou amidon) sont présents principalement dans :

    • les céréales (blé, avoine, orge, seigle, maïs, sarrasin) et leurs dérivés : farine (pizzas, quiches…), pains, biscottes et produits équivalents
    • les pommes de terre, châtaignes, marrons
    • les légumineuses : lentilles, haricots secs, pois, soja en grains
    • les légumes et les fruits secs (dattes, abricots, figues, pruneaux, raisins…)
      * les cacahuètes contiennent très peu de glucides et beaucoup de lipides (graisses)

    Les fibres (sucres complexes non digestibles)

    On trouve de grande quantité de fibres dans tous les légumes et les fruits ainsi que dans les graines oléagineuses (amande, noix, noisette etc…).
    zharcos
    Les glucides doivent représenter environ 55 % de la ration alimentaire totale. La répartition des différents types de glucides doit être globalement la suivante :

    • 80-85% de glucides complexes digestibles ou féculents (soit 45% de la ration alimentaire totale) : Les glucides complexes contenus dans les céréales, le pain, les pâtes, le riz, les pommes de terre et de nombreux légumes fournissent de l’énergie et rassasient. Ils doivent être privilégiés et un des repères nutritionnels du P.N.N.S précise qu’il convient d’en consommer une portion à chacun des 3 repas de la journée.
    • 15-20% de glucides rapides ou produits sucrés (soit 10% de la ration alimentaire totale) : Seuls 1/5 de la ration en glucides devraient provenir des glucides simples. Un des repères nutritionnels du P.N.N.S mentionne de limiter leur consommation autant que possible d’autant plus qu’ils sont souvent associés avec des matières grasses (crèmes glacées, viennoiseries, pâtisseries, barres chocolatées…)

    Les fibres devraient représenter 25 à 30g / j soit l’équivalent selon le repère nutritionnel du P.N.N.S de 5 portions de fruits et légumes par jour.

     

    http://www.tasanteenunclic.org/nutrition/les-glucides/

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  • Les vertus diététiques de l'escargot

    Manger des escargots a des vertus bénéfiques pour notre santé.

    C'est un mollusque terrien qui se rapproche des coquillages et des bigorneaux. L'escargot est peu calorique (70kcal/100g) et contient 75% de protéines d'excellente qualité, 15% de matières grasses et un faible pourcentage de glucides. Il est une source intéressante de fer, de calcium, de phosphore et de cuivre.  En dehors du plaisir que sa dégustation peur fournir, sa richesse en magnésium est exceptionnelle.

    Riches en acide gras polyinsaturés oméga 3 et dépourvus de cholestérol, les escargots feraient partie des aliments qui réduiraient le risque de maladies cardiovasculaires. Ils sont d'ailleurs largement consommés dans les régimes méditerranéens.

    Valeur nutritionnelle

    100 gr d’escargots contiennent 70kcal.

    Eau : 79 gr. Protéines : 16 gr. Glucides : 2 gr. Lipides : 1gr. Cholestérol : 0 gr. Potassium : 0 mg. Magnésium : 250 mg. Phosphore : 0 mg. Calcium : 170 mg. Zing : 2,5 mg. Cuivre : 0,4 mg, Iode : 6 microgr. Fer : 3,5 mg. Vitamine B1 : 0 mg. 2317/Vitamine B2 : 0 mg. Vitamine B6 : 0 mg. Niacine : 0 µg. Folates : 0 µg. Vitamines B12 : 0 mg. Vitamine C : 15 mg.

    http://www.escargots.info/fr/les-escargots-petits-gris-de-namur/les-vertus-dietetiques-de-l-escargot-2

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  • Que ce soit en prévention du diabète ou en traitement, avoir un bon équilibre alimentaire est fondamental pour l’hygiène de vie d'un diabétique. Pour cela, le Dr Patrick Serog va prodiquer de précieux conseils nutritionnels à Pierre, 25 ans, qui vient de découvrir sa maladie.
     

    Les réponses du Dr Patrick Serog, 
    médecin nutritionniste à Paris

     



    Le diabétique peut-il manger du sucre ?

    Les édulcorants peuvent-ils être de bons substituts au sucre ? 

    Est-il possible de faire régresser un diabète ? 

    Comment structurer son alimentation quand on est diabétique ? 

    Le magnésium est- il un bon moyen de prévention du diabète ?

    Les féculents, doit-on les supprimer ?

    Quelle attitude un diabétique doit-il avoir vis-à-vis de l’alcool ?

     

    pourquoi-docteur: Je suis diabétique, puis-je  manger du sucre ?

    Dr Patrick Serog: Oui, pendant très longtemps, le diabétique a été privés de sucre. Et nous savons aujourd'hui qu'il peut en manger. Bien sûr, il ne s'agit pas de consommer de grandes quantités de sucre. Mais rien n'empêche par exemple de mettre un peu de confiture sur le pain ou d'avoir un dessert sucré.

     

     

    Les édulcorants peuvent-ils être de bons substituts au sucre ? 

    Dr Patrick Serog: Quand on est diabétique et qu'on ne peut pas manger des quantités comme on le voudrait d'aliments sucrés, l'édulcorant effectivement est un bon substitut car il est agréable. La seule précaution qu'il faut prendre, c'est de ne pas en consommer de trop grandes quantités. Mais on peut en utiliser à dose quotidienne aussi bien pour sucrer un aliment que pour sucrer une boisson, par exemple un café.  

     

     

    Est-il possible de faire régresser un diabète ? 

    Dr Patrick Serog: Pour vous, nous parlons d'un diabète de type 2, c'est-à-dire le diabète qui intervient quand on grossit, avec l'avancée en âge. Il peut même arriver chez des jeunes qui ont pris énormément de poids. Quand un diabète débute, c'est le meilleur moment pour essayer de l'éradiquer. Lorsqu'on a un surpoids, il faut absolument maigrir, et le fait de perdre du poids permet aussi de diminuer les chiffres de la glycémie, et ainsi soit de retarder pendant très longtemps l'apparition d'un diabète, soit même carrément d'éliminer le début de la maladie. Et pour faire baisser cette masse graisseuse, rien de mieux que l'exercice physique. Un diabétique doit en faire tous les jours car la pratique d'un sport lui fera utiliser le sucre dans son sang et il va grâce à ça diminuer les risques de son diabète.

     

     

    Comment structurer mon alimentation ? 

    Dr Patrick Serog: Un diabétique doit faire des repas, au moins 3 par jour, car il a besoin d'un approvisionnement en nutriments de manière très régulière vu son insulino-résistance. Il aura donc un petit déjeuner qui va se composer de pain, vu ses besoins en glucides. Il pourra ensuite manger une protéine (yaourt, fromage blanc, tranche de jambon) et une boisson. 
    Concernant son repas, il doit comporter une petite entrée, avec des crudités assaisonnées par exemple. Ensuite, il aura une viande, un poisson, ou bien des oeufs. Mais il faudra aussi qu'il mange moitié féculents, moité légumes verts, avec un laitage et un fruit. Il fera la meme chose  le soir en changeant ses aliments de manière à ce que ce soit agréable. Mais cette structuration de l'alimentation et la régularité avec laquelle il va la suivre lui permettront de réduire de beaucoup les risques vasculaires de son diabète. 

     

     

    Le magnésium est- il un bon moyen d'éradiquer un diabète ?

    Dr Patrick Serog: Dans la littérature, un certain nombre de papiers ont montré que lorsqu'on prenait du magnésium à forte dose, on pouvait faire baisser les effets du diabète. Mais, on ne peut pas compter sur ce minéral pour éradiquer le diabète, malheureusement non. Lorsqu'un diabète de type 2 est déjà installé, il n'y a que des médicaments puissants pour essayer de faire rentrer le sucre dans les cellules. Donc franchement, je pense que le magnésium n'est pas la solution au traitement du diabète.

     

     

    Les féculents, doit-on les supprimer ?

    Dr Patrick Serog: Un diabétique doit consommer des féculents. Il faut qu'il en prenne environ 200 grammes par jour, avec un petit morceau de pain en plus. Ca correspond quand même à une quantité de sucre très importante. Et  contrairement à ce que pensent les gens, le diabétique doit en consommer aussi le soir. Pourquoi ? Parce qu'au cours de la nuit, il y a une consommation de sucre très importante et si le corps n'a pas de ravitaillement il va devoir en produire. C'est la raison pour laquelle on voit les diabétiques augmenter leur glycémie le matin à jeun, car le foie est obligé de produire beaucoup de sucre étant donne qu'il n'en a pas suffisamment eu le soir.  

     

     

    Quelle attitude un diabétique doit-il avoir vis-à-vis de l’alcool?

    Dr Patrick Serog: Le diabétique ne peut pas consommer des quantités importantes d'alcool, ça c'est sûr, car cela risque d'être peu à peu délétère à son diabète. Il peut prendre de manière conviviale un verre de vin de temps en temps quand il sort. Mais, il ne peut pas prendre régulièrement des consommations alcooliques 

     

     

    Propos recueillis par Bruno Martrette

     

     

    http://www.pourquoidocteur.fr/J-ai-un-diabete-de-type-2--comment-structurer-les-repas--2444.html

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  • VIDÉO - Une trentaine de Français vont pouvoir bénéficier d'une rétine artificielle permettant de leur rendre une vision partielle grâce à une vidéo miniature.

     

    La rétinopathie pigmentaire se manifeste par une perte progressive de la vision périphérique, jusqu'à la cécité. Quelques 40.000 personnes seraient touchées en France par les différentes formes de cette dégénérescence rétinienne. Aucun traitement n'existe, mais la Sécurité sociale prend désormais en charge un outil innovant appelé Argus II, grâce auquel quelques malades, répondant à des critères précis, peuvent récupérer une partie de leur vision.

    Développé par la société américaine Second Sight, la prothèse bionique se compose de lunettes munies d'une micro-caméra, d'un petit ordinateur portable à la ceinture et d'un implant rétinien. L'ordinateur permet de traduire les images perçues par la caméra en instructions transmises à l'implant rétinien, où elles sont retraitées en signaux électriques à destination du cerveau par le nerf optique. Cela induit la reconstruction cérébrale de formes visuelles, que le patient apprend à interpréter. Les malades ayant montré les meilleurs résultats ont pu percevoir des mouvements, s'orienter et se déplacer, reconnaître des objets comme des fruits ou des couverts, et lire des caractères, selon une étude publiée cette année dans le British Journal of Ophtalmology.

    » Explication animée du fonctionnement d'Argus II (en français):

    Lire la suite...

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  • Les consommateurs sont susceptibles de manger de la viande de descendants d’animaux clonés sans en être informés. La Commission européenne veut développer la traçabilité.
    Viande issue d’animaux clonés : l'Europe se bat pour la traçabilité
    GILE MICHEL/SIPA
     

    Actuellement, il n’est pas possible de savoir si la viande ou le lait que l’on consomme sont issus de descendants d’animaux clonés ou non. La Commission européenne travaille à un nouveau « paquet législatif » sur ce sujet, qui devrait être proposé la semaine prochaine. Il y a deux ans, la Commission et le Parlement européens ainsi que les gouvernements avaient connu un premier revers, échouant au bout de trois années de négociation à trouver un terrain d’entente.


    Interdiction possible du clonage à but alimentaire

    Il faut savoir que les animaux clonés ne sont pas destinés à la consommation humaine – car notamment très coûteux – mais les embryons et les semences qui en sont issus sont commercialisés et leurs descendants, destinés à l’alimentation humaine. La France et l’Allemagne, « partisans déclarés de la traçabilité des produits du clonage », devraient passer à l'offensive. La volonté serait d'imposer l’étiquetage de ces produits. Toutefois, le combat risque d'être difficile : en effet, si la Commission bannissait viande et produits issus d'animaux clonés, elle fermerait alors la porte à ses partenaires commerciaux américains...  Par ailleurs, la Commission devrait « proposer d'interdire le clonage animal à but alimentaire dans l'Union européenne, qui n’est quasiment pas pratiqué à l'exception du Danemark ».


    Moins d’antibiotiques dans les élevages aux Etats-Unis

    Actuellement, les descendants des animaux clonés sont principalement élevés en Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Uruguay) et aux Etats-Unis. Les Américains viennent par ailleurs de faire un pas en avant en ce qui concerne l’utilisation des antibiotiques dans les élevages. Ils ont dévoilé jeudi 12 décembre avoir intimé l'ordre à l’industrie pharmaceutique vétérinaire de « modifier les conditions d’utilisation de certains antibiotiques afin qu’ils ne soient utilisés qu’à des fins thérapeutiques », a rapporté La Croix. Rappelons que les antibiotiques y sont actuellement utilisés aux Etats-Unis en tant que facteurs de croissance, et non uniquement pour prévenir les maladies ou soigner les animaux dans les cheptels. L’Europe a de son côté aboli cette pratique depuis 2006.

     

    http://www.pourquoidocteur.fr/Viande-issue-d-animaux-clones---l-Europe-se-bat-pour-la-tracabilite-4712.html

     
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  • Principaux faits

    • 347 millions de personnes sont diabétiques dans le monde.(1)
    • En 2004, on estimait que 3,4 millions de personnes étaient décédées des conséquences d'une glycémie élevée à jeun.(2)
    • Plus de 80% des décès par diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.(3)
    • L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde.(4)
    • Un régime alimentaire sain, une activité physique régulière, le maintien d’un poids normal et l’arrêt du tabac permettent de prévenir ou de retarder l’apparition du diabète de type 2.

    Qu'est-ce-que le diabète?

    Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang. L’hyperglycémie, ou concentration sanguine élevée de sucre, est un effet fréquent du diabète non contrôlé qui conduit avec le temps à des atteintes graves de nombreux systèmes organiques et plus particulièrement des nerfs et des vaisseaux sanguins.

    347 millions de personnes sont diabétiques dans le monde. En 2004, on estimait que 3,4 million de personnes étaient décédées des conséquences d’une glycémie élevée à jeun. En 2010, le nombre de décès a été comparable. Plus de 80% des décès par diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

    Diabète de type 1

    Le diabète de type 1 (précédemment connu sous le nom de diabète insulino-dépendant ou juvénile) est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette dernière. La cause de diabète de type 1 n'est pas connue, et en l'état des connaissances actuelles, il n'est pas évitable:

    Les symptômes sont les suivants: excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue. Ces symptômes peuvent apparaître brutalement.

    Diabète de type 2

    Le diabète de type 2 (précédemment appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité) résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.

    Ses symptômes peuvent être les mêmes que ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

    Récemment encore, ce type de diabète n’était observé que chez l’adulte mais on le trouve désormais aussi chez l’enfant.

    Diabète gestationnel

    Le diabète gestationnel est une hyperglycémie apparue ou décelée pour la première fois pendant la grossesse.

    Les symptômes du diabète gestationnel sont les mêmes que ceux du diabète de type 2. Il est très souvent diagnostiqué au cours du dépistage prénatal et non pas suite à des symptômes.

    Altération de la tolérance au glucose et de la glycémie à jeun

    L’altération de la tolérance au glucose et de la glycémie à jeun sont des affections intermédiaires qui font la transition entre normalité et diabète. Les personnes qui en sont atteintes sont exposées à un risque élevé d’évolution vers un diabète de type 2, même si ce dernier n’est pas inévitable.

    Quelles sont les conséquences habituelles du diabète?

    Avec le temps, le diabète peut endommager le coeur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs.

    • Le diabète augmente le risque de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral. 50% des diabétiques meurent d’une maladie cardio-vasculaire (principalement cardiopathie et accident vasculaire cérébral).
    • Associée à une diminution du débit sanguin, la neuropathie qui touche les pieds augmente la probabilité d’apparition d’ulcères des pieds, d’infection et, au bout du compte, d’amputation des membres.
    • La rétinopathie diabétique est une cause importante de cécité et survient par suite des lésions des petits vaisseaux sanguins de la rétine qui s’accumulent avec le temps. Un pour cent de la cécité dans le monde peut être attribuée au diabète.
    • Le diabète figure parmi les principales causes d’insuffisance rénale.
    • La rétinopathie diabétique est une cause importante de cécité et survient par suite des lésions des petits vaisseaux sanguins de la rétine qui s’accumulent avec le temps. Un pour cent de la cécité dans le monde peut être attribuée au diabète.
    • Le risque général de décès chez les diabétiques est au minimum deux fois plus important que chez leurs pairs qui n’ont pas de diabète.

    Comment réduire la charge de morbidité du diabète?

    Les mesures ci-dessous devraient être accompagnées d’un régime alimentaire sain, de la pratique régulière d’une activité physique, du maintien d’un poids normal et de l’arrêt du tabac.

    Prévention

    On a montré que des mesures simples modifiant le mode de vie pouvaient être efficaces pour prévenir ou retarder le diabète de type 2. Pour prévenir ce diabète et ses complications, les gens doivent:

    • parvenir à un poids corporel normal et le maintenir;
    • faire de l’exercice physique – au moins 30 minutes par jour d’une exercice régulier d’intensité modérée. Une activité physique plus intense est nécessaire pour perdre du poids;
    • avoir un régime alimentaire sain composé de trois à cinq fruits et légumes par jour et réduire l’apport en sucre et en graisses saturées;
    • arrêter le tabac – la cigarette augmente le risque de maladie cardio-vasculaire.
    Diagnostic et traitement

    On peut poser un diagnostic précoce à l’aide d’un test sanguin relativement peu coûteux.

    Le traitement du diabète impose l’abaissement de la glycémie et la réduction des autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins. L’arrêt du tabac est également important pour éviter les complications.

    Les interventions économiques et réalisables dans les pays en développement sont les suivantes:

    • contrôle de la glycémie modérée. Les personnes atteintes de diabète de type 1 ont besoin d’insuline; celles atteintes de diabète de type 2 peuvent être traitées par une médication par voie orale, mais peuvent également avoir besoin d’insuline;
    • contrôle de la tension artérielle;
    • soin des pieds.

    Les autres interventions économiques comprennent:

    • le dépistage de la rétinopathie (qui provoque la cécité);
    • le contrôle des lipides sanguins (afin de réguler les concentrations de cholestérol);
    • le dépistage des premiers signes d’une maladie rénale liée au diabète.

    Activités de l'OMS pour prévenir et combattre le diabète

    L’OMS vise à susciter et à soutenir l’adoption de mesures efficaces de surveillance, de prévention et de lutte contre le diabète et ses complications, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. À cette fin, elle:

    • fournit des lignes directrices scientifiques sur la prévention du diabète;
    • établit des normes et des critères de soins pour cette maladie;
    • sensibilise à l’épidémie mondiale de diabète, notamment en partenariat avec la Fédération internationale du Diabète pour la célébration de la Journée mondiale du diabète (14 novembre);
    • assure la surveillance du diabète et de ses facteurs de risque.

    La Stratégie mondiale de l’OMS pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé vient compléter les travaux de l’OMS sur le diabète en se concentrant sur des approches à l’échelle des populations visant à promouvoir un régime alimentaire sain et un exercice physique régulier, réduisant ainsi le problème mondial toujours plus grand posé par le surpoids et l’obésité.


    * Définition des diabètes utilisée pour les estimations: glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L (126 mg/dl) ou patient sous traitement.

    Références

    (1) Danaei G, Finucane MM, Lu Y, Singh GM, Cowan MJ, Paciorek CJ et al. National, regional, and global trends in fasting plasma glucose and diabetes prevalence since 1980: systematic analysis of health examination surveys and epidemiological studies with 370 country-years and 2.7 million participants. Lancet, 2011, 378(9785):31–40.

    (2) Global health risks. Mortality and burden of disease attributable to selected major risks. Geneva, World Health Organization, 2009.

    (3) Mathers CD, Loncar D. Projections of global mortality and burden of disease from 2002 to 2030. PLoS Med, 2006, 3(11):e442.

    (4) Global status report on noncommunicable diseases 2010. Geneva, World Health Organization, 2011.

    (5) Definition, diagnosis and classification of diabetes mellitus and its complications. Part 1: Diagnosis and classification of diabetes mellitus. Geneva, World Health Organization, 1999 (WHO/NCD/NCS/99.2).

    (6) Morrish NJ, Wang SL, Stevens LK, Fuller JH, Keen H. Mortality and causes of death in the WHO Multinational Study of Vascular Disease in Diabetes. Diabetologia 2001, 44 Suppl 2:S14–S21.(7) Global data on visual impairments 2010. Geneva, World Health Organization, 2012.

    (8) Roglic G, Unwin N, Bennett PH, Mathers C, Tuomilehto J, Nag S et al. The burden of mortality attributable to diabetes: realistic estimates for the year 2000. Diabetes Care, 2005, 28(9):2130–2135.

    http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs312/fr/

     

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  • L’Inserm organise, à l’occasion de ses 50 ans, en collaboration avec de nombreuses associations, des rencontres « Les chercheurs accueillent les malades » et ouvre ses laboratoires aux patients et à leurs familles. Cette initiative permettra aux malades de mieux comprendre comment fonctionne la recherche.

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