• Les multiples ingrédients que les fabricants ajoutent aux yaourts aux fruits rendent ceux-ci souvent moins avantageux pour la santé que le yaourt blanc maigre à la base de la recette, ressort-il mardi d'une enquête de Test-Achats.

    © Thinkstock

    Le sucre est le principal malfaiteur, ajoute l'organisation de défense des consommateurs. Test-Achats a analysé 30 yaourts aux fraises de marques différentes. Tous les yaourts examinés contiennent entre 10,9 et 16,6% de sucre. Leur teneur en matières grasses n'est pas négligeable non plus. "C'est ainsi qu'un produit sain devient mine de rien très riche en calories", dénonce Test-Achats. 

    L'organisation déplore aussi la présence de sorbate de potassium, un conservateur, dans six yaourts. Des colorants ont été trouvés dans 25 produits, ce qui n'est pas non plus sans risque pour la santé. Dans sept cas, il s'agit de cochenille, un colorant qui peut provoquer des réactions allergiques ou une intolérance.

    Test-Achats relève encore la très faible quantité de fraises des yaourts analysés, bien en-deçà de ce que laissent penser les illustrations sur les emballages. Leur proportion descend jusqu'à 6%, ce qui représente une demi-fraise de taille moyenne par pot de 125 grammes. Le manque de vrais fruits est souvent masqué par l'ajout de colorants et d'arômes. Seuls six produits passés au crible ne contiennent aucun arôme, et ont donc un goût authentique.

     

    http://weekend.levif.be/tendance/culinaire/actualite-culinaire/les-additifs-font-perdre-aux-yaourts-aux-fruits-leurs-bienfaits/article-4000608304797.htm?nb-handled=true&utm_source#

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Qu'est-ce qu'un fruit ? Qu'est-ce qu'un légume ? Quelles différences botaniques ? Une tomate est-elle vraiment un légume ? Et un avocat ou un grain de blé ? Les uns se consomment-ils toujours en dessert, et les autres, en version salée ? Tiens, c'est vrai... Et si on se fixait un peu mieux les idées ?

    Fruit sucré, légume "salé" ? Pas si simple...

    Dans le langage courant, la différence paraît évidente : un fruit, c'est plutôt sucré, un légume, ça se déguste généralement dans un plat salé. Et la plupart du temps, avec cette clé de lecture, on est dans le vrai : les fruits, riches en glucides, ont la plupart du temps une saveur sucrée, les légumes, moins, raison pour laquelle on ne les consomme guère en dessert. Mais parfois, on n'est plus très sûr de cette définition simpliste : la tomate, par exemple, est souvent qualifiée de "légume-fruit" ; quant à l'avocat, on sent bien que ce n'est pas vraiment un légume... Et que dire de la patate douce, si sucrée au palais ? On le voit bien : il faut creuser un peu plus et se tourner vers la botanique pour trouver la vraie définition, la différence officielle entre un fruit et un légume.

    Fruit : à l'origine, une fleur

    Concombre : fleur et jeune fruit

    Concombre : la fleur fécondée donne... un fruit

    Pour les botanistes, les choses sont très claires : un fruit est un organe végétal constitué de la graine (ou de l'ensemble des graines) et éventuellement de ses enveloppes, charnues ou sèches. Le fruit se forme à partir du pistil de la fleur, avec ou sans fécondation. 
    Donc, parmi les fruits, on peut classer la pomme (et ses pépins), la pêche (et son noyau), la banane (et ses petits grains noirs stériles), le grain de raisin (et ses pépins), laclémentine (qui n'a pas de pépins, donc pas de graines viables, les fleurs n'ayant pas connu de fécondation), mais aussi l'olive (et son noyau), la tomate (et ses graines), l'aubergine (et ses graines), la courgette (et ses "pépins"), lepoivron (et ses graines) ou encore le haricot vert (la gousse non mature et les grains, c'est à dire les futurs haricots "secs" qu'elle contient)... Et, si l'on suit cette définition, un grain de blé, c'est aussi un fruit, de même qu'un grain de maïs ou de riz ! 
    La famille des fruits est donc plus vaste que prévu ! Les botanistes ont mis de l'ordre dans cette diversité : on distingue par exemple :

    • Les fruits charnus (baie comme le raisin ou la groseille, drupe comme la cerise, l'olive ou l'abricot, hespéride comme l'orange ou le citron...) ;
    • Les fruits secs déhiscents (ceux qui s'ouvrent naturellement une fois mûrs : gousse du haricot ou du pois, silique du colza ou autres crucifères...) ;
    • Les fruits secs indéhiscents (qui ne s'ouvrent pas naturellement à maturité : akène de la châtaigne ou de lanoisette, caryopse des céréales...).

    Et pour aller plus loin...
    pour certains fruits, c'est un peu plus compliqué : ainsi, une fraise, une framboise, une figue ou unananas sont des fruits "multiples", composés en réalité de plusieurs fruits accolés. La pomme et la poiresont des "faux-fruits", c'est à dire que la partie comestible n'est pas issue du pistil mais du réceptacle floral... Mais ne compliquons pas les choses : pour faire simple, un fruit est issu d'une fleur.

    Légume : toute partie comestible de la plante en dehors de la graine

    Artichaut : fleur épanouie

    Artichaut : fleur épanouie

    En botanique, le mot "légume" n'a pas de sens précis. Autrefois, il désignait le fruit des légumineuses, c'est-à-dire les gousses des Fabacées (haricot, pois, fève...), mais aujourd'hui, cette restriction d'usage n'a plus lieu d'être. On peut considérer que si l'on veut coller le plus possible à la botanique, un légume, c'est n'importe quelle partie comestible d'une plante potagère (et donc cultivée), en dehors de la graine ou de l'organe qui la porte. 
    Un légume, cela peut donc être la feuille (épinardsalade,fenouil), la tige (bette, cardon, asperge), le bulbe (oignon,ail), la fleur avant qu'elle ne donne un fruit (artichautbrocoli), la racine (carotteradisnavet), le rhizome ou le tubercule (topinambourcrosne, pomme de terre). Encore que : pour les nutritionnistes, la pomme de terre n'est pas considérée comme un légume, mais plutôt comme un féculent !
    La notion de légume n'existe donc que dans le langage courant. On a tendance à parler de légume pour la courgette, l'aubergine ou la citrouille et, si l'on se place d'un point de vue consommation ou alimentation, ce n'est pas une erreur.

    Et les champignons ?
    Si l'on considère que le champignon de Paris est une plante cultivée, alors oui, le champignon est un légume, à en croire les dictionnaires (cependant, botaniquement, les champignons ne sont pas des plantes : ils constituent un règne à part, au même titre que les végétaux, les animaux, ou encore les bactéries). De même, certaines algues cultivées pour être consommées peuvent être classées parmi les légumes, même si, en l'occurrence, le potager est marin !

    Fruit ou légume, la différence se joue finalement dans l'assiette !

    Les puristes devront bien se faire une raison : ils ne trouveront pas les tomates ni le riz au rayon des fruits, et auront bien du mal à faire admettre qu'un guacamole se déguste en dessert. Et puis, il y a toujours des explorateurs culinaires intrépides qui n'hésiteront pas à vous proposer des tartelettes tomate-caramel ou de la confiture de potimarron... Inversement, un tajine se prépare souvent avec  Fraise, salade et fromage frais

    dés fruits sèches et que dire du boudin aux pommes ou du chutney de figue ? On le voit : fruit, légume, sucré, salé, tout est finalement question de circonstances, de goûts, voire de culture gastronomique ou de traditions... L'essentiel étant de se régaler avec les produits du verger et du potager !

     

    http://www.gerbeaud.com/jardin/decouverte/fruit-legume-differences-definition,739.html

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • CLINIQUES ET HÔPITAUX

    Hôpitaux publics, privés, cliniques universitaires, etc. le choix est vaste dans la capitale. Ils offrent tous des consultations de médecine spécialisée et des soins résidentiels. 
    Les hôpitaux généraux publics et privés (certains au statut universitaire) fonctionnent avec des équipes de médecins de toutes spécialités qui sont attachés à l'institution, soit qui pratiquent également à l'extérieur de celle-ci, dans leur cabinet privé.

    Tarifs et pratiques

    En Belgique il n’existe pas de différence de qualité entre les hôpitaux publics et privés. Certains hôpitaux sont plus spécialisés dans certains domaines. Votre médecin généraliste est le mieux à même de vous conseiller l’un ou l’autre hôpital et pourra servir de lien entre l’hôpital et le suivi médical à domicile.
    Par contre, il peut exister des différences tarifaires importantes selon les hôpitaux et selon :

    • votre couverture d’assurance sociale : si vous êtes en ordre d’assurance maladie-invalidité belge, l’hôpital facture directement à votre mutualité les coûts supportés par l’assurance obligatoire soins de santé. Le montant qui restera à votre charge dépendra de votre statut d’assuré ordinaire ou de bénéficiaire de l’intervention majorée (BIM ou Omnio). Si vous êtes ressortissant d’un des 27 pays de l’Union européenne et que vous êtes en possession de la « carte européenne d’assurance maladie » ou si vous êtes couvert par un autre système d’assurance sociale, le remboursement des frais et formalités dépendent de celui-ci. Renseignez-vous auprès de votre caisse.
    • La déclaration d’admission est un formulaire intitulé « Choix de chambre et conditions financières ». Il reprend les informations financières relatives à votre hospitalisation. Cette déclaration permet de connaitre en partie les éléments qui auront un impact sur votre facture finale. Ainsi, si vous choisissez une chambre commune (souvent des chambres à deux lits) ou une chambre particulière, les coûts diffèreront fortement. Les forfaits par jours et les honoraires des médecins peuvent également varier. Cette déclaration d’admission n’est pas un devis et ne permet pas d’estimer le montant exact qui vous sera facturé. À savoir : certaines assurances hospitalisation complémentaires privées n’acceptent plus de couvrir tous les frais supplémentaires demandés pour les chambres particulières. Renseignez-vous donc bien.
    • la période d’hospitalisation
    • si les médecins sont conventionnés ou pas, etc. Il est donc important de discuter avec le médecin de l’hôpital des coûts de votre hospitalisation.

    En cas d'hospitalisation, il vous faudra payer une caution à l'entrée et fournir la preuve de votre affiliation à une mutuelle (carte SIS ou « carte européenne d’assurance maladie » ).

    Dans certains hôpitaux, un proche (parent, conjoint…) peut loger soit dans la chambre soit dans un lieu d’hébergement proche de l’hôpital. Dans la plupart des services pédiatriques, un parent peut passer la nuit dans la chambre d'un enfant hospitalisé. Les coûts varient d’un lieu à l’autre.

    La plupart des grands hôpitaux et cliniques disposent également d'un service d'urgence pour les problèmes sévères de médecines spécialisées. Le 112 est un numéro d'appel d'urgence européen que vous pouvez utiliser, dans tous les États membres de l'Union européenne, en cas d'accident, d'agression, ou dans toute autre situation de détresse. En Belgique vous pouvez joindre les « urgences » en appelant le « 100 ». Le pdf « Hôpitaux bruxellois » reprend la liste des principaux hôpitaux bruxellois disposant d'un service « d’urgences » relié au service 100. Pour un aperçu complet des hôpitaux bruxellois et belges, veuillez consulter le site www.hospitals.be  

    Le site www.hospichild.be informe sur les divers aspects administratifs, économiques, sociaux, scolaires et professionnels de l’hospitalisation d’un enfant de moins de 16 ans à Bruxelles.

    Après une hospitalisation, une convalescence, une revalidation ou des soins et aides à domicile sont parfois nécessaires. L’ensemble des services et associations du secteur santé et social en Région bruxelloise (dont les hôpitaux, services d’urgence, services d’aide et soins à domicile, etc.) sont repris sur le site www.bruxellessocial.be.

     

    http://www.blbe.be/fr/node/1097

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Animaux domestiques : que ne feraient-ils pas pour nous ?

    Le Vif

    Source: BodyTalk
    vendredi 18 avril 2014 à 14h27

    Sales, dangereux, vecteurs de maladies... les temps sont durs pour les animaux domestiques. Pourtant, ils n’ont jamais autant fait pour nous !

    © Thinkstock

    Dans le quartier du Parc Josaphat, à Schaerbeek, Yeuse est une célébrité. Inséparable de Claire, sa maîtresse en chaise roulante, ce beau golden retriever ne la quitte jamais des yeux, même quand il joue avec d’autres chiens. Mais Yeuse n’est pas seulement un compagnon fidèle et un défenseur inébranlable. Comme en témoigne le dossard jaune et bleu de l’association Dyadis, qui tranche sur la blancheur de son poil, c’est aussi un chien d’assistance, et plus précisément un chien d’aide. 

    Par les yeux du chien 


    « À côté des chiens de métier – pisteurs, policiers, sauveteurs, antidrogue, etc. – il y a les chiens d’assistance, formés pour faciliter la vie aux personnes en difficulté, explique Françoise Sion, administratrice déléguée d’Ethologia Plus. Les plus connus sont les chiens-guides, destinés aux déficients visuels. » 

    Des chiens qui coûtent très cher : l’éducation d’un chien-guide dans une des écoles de la Belgian Assistant Dog Federation nécessite environ 700 heures de travail réparties sur deux ans, soit un minimum de 17.600 €, pour lesquels les instances officielles n’interviennent même pas pour un tiers. Mais en vertu d’une convention d’usage international, ces chiens doivent être offerts aux non-voyants. « D’où l’importance des dons et du bénévolat, souligne Joëlle Huart, directrice de l’asbl Entrevues. Mais ça en vaut la peine, car les maîtres de chiens-guides ont beaucoup moins peur de la rue que la plupart des déficients visuels. Non seulement le chien-guide peut repérer les obstacles latéraux ou en hauteur qui échappent à la canne de locomotion, mais il peut désigner à la demande les passages pour piétons, arrêts de bus, etc. et il est capable de mémoriser toute une série d’itinéraires ! » 

    Le bébé pleure !

    Si les chiens-guides travaillent surtout à l’extérieur, les chiens d’aide aux handicapés, comme Yeuse, prestent la plupart de leurs services à l’intérieur : ils ouvrent et ferment les portes, allument la lumière, ramassent sur le sol les objets – clés, document, couteau, lunettes... – que leur maître laisse tomber, lui apportent le téléphone... « Il existe également des chiens pour malentendants, qui réagissent à certains bruits : la sonnerie du téléphone, la sonnette, le bébé qui pleure... remarque Françoise Sion. Et, ces dernières années, on voit apparaître d’autres catégories de chiens d’assistance, comme les chiens pour personnes souffrant d’épilepsie. La plupart sont des ‘seizure response dogs’, entraînés à donner l’alarme en cas de crise, à aller chercher les médicaments de leur maître, etc. Mais certains, qui possèdent une sorte de sixième sens, deviennent des ‘seizure alert dogs’ : ils ‘sentent venir’ la crise, parfois longtemps à l’avance, et en avertissent leur maître, qui a le temps de prendre des mesures... » 

    Émotion...

    Parce qu’ils acceptent tout le monde, quels que soient l’âge, l’état de santé, l’apparence physique ou l’intelligence, les animaux domestiques ont leur place partout. Avec sa cinquantaine de « référents » bénévoles et sa centaine de chiens, chats et cobayes, l’association Activ’Dog, fondée en 2003 sur le modèle de Zoothérapie Québec, organise quotidiennement, dans les milieux les plus divers, des activités assistées par l’animal (AAA). « Chez les jeunes ‘à problèmes’ et les handicapés, les AAA stimulent le sens de la responsabilité et la confiance en soi, souligne Marie-Paule Daniels, la coordinatrice de l’asbl. Avec les aînés dépendants, elles permettent de travailler la motricité fine par le jeu et les câlins, mais aussi de stimuler la mémoire. Ceux qui ont eu un chien se rappellent des anecdotes drôles ou émouvantes, on rit, on pleure, la seule présence de l’animal encourage au partage des émotions... Et rien n’apaise mieux les personnes confuses que de leur mettre un chat sur les genoux... » Certaines maisons de repos et de soins envoient d’ailleurs les membres de leur personnel se former avec leurs chiens chez Activ’Dog. Car, même si elles n’ont d’autre ambition que d’améliorer la qualité de vie, les AAA ne s’improvisent pas : les chiens doivent être testés et les référents suffisamment expérimentés pour « retomber sur leurs pattes » en toutes circonstances. 

    Villa Samson 


    Même les hôpitaux commencent à entrouvrir leurs portes. Ainsi, à Liège, le service de pédiatrie du CHR de la Citadelle accueille les bénévoles de l’asbl Un chien pour un sourire pour des séances de cynothérapie qui aident les enfants hospitalisés à oublier un moment la maladie et les traitements. « L’accompagnateur est toujours présent, mais il a pour instruction de se tenir en retrait, souligne Françoise Sion. Certains enfants se contentent de caresser les chiens, ou de leur raconter leurs petits secrets sans être en demande par rapport à l’adulte. La compagnie du chien les apaise et les détend... » 

    Et il en va de même dans les services de soins palliatifs, notamment à l’AZ Sint-Lucas de Gand, où la tâche principale du golden Dali consiste à offrir aux patients tendresse et réconfort. « Grâce à Dali, des malades fatigués d’être manipulés retrouvent le plaisir de toucher, de caresser, d’étreindre, commente Françoise Sion. Parce qu’il n’a rien à voir avec la souffrance et la mort, il est un compagnon d’évasion privilégié... » 

    Les responsables d’un autre hôpital flamand de la capitale, l’UZ Brussel, l’ont si bien compris qu’ils ont décidé la construction d’une annexe pas comme les autres : la Villa Samson, où les patients hospitalisés pourront recevoir la visite de leurs animaux domestiques. 

    Travail invisible

    En psychologie aussi, les animaux peuvent faciliter la création du lien entre l’enfant et le thérapeute. « Mes chiens, mes chats, mon cochon d’Inde, mon lapin ou ma calopsitte me servent de cothérapeutes, explique la psychologue Sandra Van De Wiele, qui s’est lancée dans la thérapie assistée par l’animal (TAA) après une formation à l’Institut français de Zoothérapie. C’est une alternative thérapeutique, pas une obligation – les parents peuvent la refuser – mais la présence de l’animal rassure les enfants. Certains commencent même par se confier à lui, et je me retrouve dans une position d’observatrice. Mais je ne m’en plains pas, car les histoires qu’ils élaborent avec les animaux sont souvent des mises en scène très révélatrices de ce qu’ils vivent ailleurs... » 

    Mais nos animaux à nous, ceux qui vivent oisifs dans nos maisons, ils ne servent donc à rien ? « Bien sûr que si, tranche Vinciane Despret, philosophe, psychologue et éthologue de l’Université de Liège. Mais ils font un travail invisible, qui s’apparente au travail domestique : celui que l’on ne remarque que lorsqu’il n’est pas fait. Votre chien, par exemple, est à la fois entraîneur sportif, coach social – vous faites des rencontres au fil de ses promenades – et gardien sécuritaire, même si c’est un chihuahua, parce qu’en vous obligeant à sortir, il vous force à voir la ville telle qu’elle est et non telle que vous la craignez... » 

    Partenaires bizarres

    Dans les villes, pourtant, les animaux, et les chiens en particulier, sont de plus en plus mal vus. « Et pourtant, beaucoup de gens sont en bonne santé et bien intégrés socialement parce qu’ils vivent avec un chien, constate Vinciane Despret. Bien sûr, il y a des incidents et même des accidents, et il arrive que les réactions de nos propres animaux nous étonnent et nous déconcertent, mais qui d’entre nous ne s’est jamais surpris lui-même ? L’idée d’une subjectivité unifiée est aussi absurde pour les animaux que pour les humains : comme nous, ils sont différents par moments, et parfois très imprévisibles. Tantôt ils suivent nos règles du jeu, tantôt ils en suivent d’autres, que nous ne comprenons pas, ce qui fait d’eux, selon l’expression du philosophe français Jean-François Lyotard, ‘des partenaires bizarres’. » 

    Une bizarrerie qui nous enrichit, car elle nous confronte à l’altérité, mais que les pouvoirs publics ont tendance à sanctionner en multipliant les interdictions. « Ils utilisent l’argument de l’hygiène, qui est à la fois imparable et injustifié car, si les gens qui ont des animaux domestiques tombaient plus facilement malades que les autres, ça se saurait ! remarque Vinciane Despret. Au lieu de les prendre de front, je suggère de chercher l’inspiration dans des initiatives comme celle de Geneviève Bernardin, qui travaillait au service propreté de Lyon. Pour que la réflexion autour du vivant en ville ne tourne pas uniquement autour des déjections – celles des chiens et des pigeons – elle a organisé, une fois par semaine, une traversée de Lyon pour les maîtres et leurs chiens, accompagnés pour l’occasion par des éducateurs canins. Semaine après semaine, les Lyonnais ont attendu le passage de la promenade avec une sympathie croissante. Peu à peu, d’autres initiatives sont apparues, et les pouvoirs publics en sont venus à se demander s’il ne se passait pas là quelque chose d’important... »

     Par Marie-Françoise Dispa 

    http://www.levif.be/info/actualite/sante/animaux-domestiques-que-ne-feraient-ils-pas-pour-nous/article-4000597074867.htm?nb-handled=true&utm_source=Newsletter-18/04/2014&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBGEZHNFR

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Diverticules coliques

    Qu'est-ce que c'est ?

    Le diverticule est une hernie de la muqueuse à travers la paroi musculaire du colon. Son volume est variable d'un grain de mil à celui d'une cerise.

    La diverticulose résulte de la présence d'un nombre variable (5 à 20 en moyenne) de ces diverticules dont la paroi est saine.

    L'inflammation de la paroi des diverticules réalise la diverticulite. La muqueuse est alors ulcérée avec suppuration.

    LA DIVERTICULOSE

    La diverticulose colique est très fréquente surtout après 60 ans.

    La cause est inconnue. Une alimentation pauvre en fibres alimentaires serait un facteur favorisant.

    La maladie est souvent latente (ne donnant aucun symptôme) et découverte à l'occasion d'un examen radiologique ou provoque des troubles du transit colique : constipation banale, signes de colopathie.

    Le lavement baryté pratiqué avec prudence et sans insufflation permet le diagnostic.

    La coloscopie peut être indiquée, ainsi que la tomodensitométrie.

    Bien que la tolérance soit souvent très bonne, les patients doivent cependant être prévenus de l'existence des diverticules car certains médicaments doivent être utilisés avec précaution : corticoïdes (risque de perforation, d'abcès), anticoagulants (risque d'hémorragie).

    Le traitement est celui de la colopathie avec constipation quand elle existe.

    • éviter, traiter éventuellement la constipation (régime riche en fibres alimentaires, céréales);
    • hygiène alimentaire.

    LA DIVERTICULITE

    Le colon sigmoïde est la zone la plus fréquemment atteinte.
    La sigmoïdite débute brutalement.
    Les signes cliniques sont ceux d'une appendicite mais à gauche :

    • Douleur dans la fosse iliaque gauche avec envies d'uriner fréquentes et difficultés pour y parvenir ;
    • Syndrome rectal : fausses envies, ténesme, émissions de glaires, constipation ou fausse diarrhée ;
    • Fièvre à 38° ;
    • Malaise général, amaigrissement, perte de l'appétit.

    A l'examen il y a une défense de la fosse iliaque gauche et parfois une tuméfaction profonde allongée en boudin. L'abdomen est ballonné.

    La numération formule sanguine montre des signes infectieux (hyperleucocytose à polynucléaires).

    L'examen radiologique avec lavement baryté confirme le diagnostic et élimine un cancer du sigmoïde. Coloscopie, coelioscopie, tomodensitométrie sont parfois nécessaires.

    L'évolution est variable.

    Des complications sont possibles :

    • Occlusion intestinale ;
    • Péritonite par perforation d'un diverticule ;
    • Abcès après une perforation en péritoine cloisonné ;
    • Fistules entre le sigmoïde, l'intestin, la vessie, le vagin...
    • Les hémorragies intestinales de sang rouge abondantes sont fréquentes.

    Souvent le traitement médical (diète hydrique, régime sans résidu, antibiotiques : ciprofloxacine, et métronidazole) permet la guérison en 3 à 8 jours.

    L'intervention chirurgicale en période aiguë doit être évitée et si elle est indispensable mieux vaut la pratiquer, si c'est possible, après quelques semaines : en cas de récidives fréquentes : colectomie segmentaire en dehors d'une poussée.

    Le risque de récidive n'est pas négligeable.

    Diagnostic différentiel

    • Colites inflammatoires (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) ;
    • Cancer infecté du sigmoïde ;
    • Endométriose sigmoïdienne ;
    • Tuberculose ;
    • Pyélonéphrite aiguë...

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_945_diverti_coliq.htm

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Cet été, Sanofi Diabète a soutenu un défi sportif unique à l’initiative de World Diabetes Tour, une association regroupant des diabétiques de Type 1 du monde entier fondée par Delphine Arduini. Du 30 août au 5 septembre 2013, un groupe constitué de 12 diabétiques de Type 1 de 7 nationalités différentes, accompagné d’un staff médical et logistique, s’est élancé dans l’ascension du Kilimanjaro, le plus haut sommet africain, qui culmine à 5895 mètres d’altitude.

    L’équipe a réussi son pari et a atteint le sommet du Kilimanjaro ! Nous espérons que cette aventure pourra donner confiance et motiver d’autres patients diabétiques dans le monde entier.

    Visionner le film de cette aventure sportive et humaine, en version courte (6min) ou en version longue (20 min),ainsi que le témoignage de Simon Evrard, diabétique de type 1 ayant participé à l’expédition.

    Version courte du film Kilimandjaro

     

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Image: FreeDigitalPhotos.net

    Voilà une nouvelle maladie, venue suite aux différentes crises alimentaires et à la mise en avant du bien manger et des aliments santé, l'orthorexie est l'obsession d'avoir une alimentation correcte, saine. Les personnes atteintes d'orthorexie deviennent des maniaques d'une alimentation correcte. L'orthorexie est parfois assimilée aux troubles des conduites alimentaires ou aux troubles obsessionnels compulsifs, mais elle n'est pas répertoriée dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-V).

    L'orthorexique présente un trouble alimentaire, la nourriture qu'il ingère doit être saine. Cette idée de nourriture saine dépend de chaque orthorexique et de la définition qu'il en donne. Cette idée de nourriture saine est poussée à l'extrême, il peut s'agir d'une nourriture pauvre en matière grasse, en sel, en sucre, sans gluten, sans lactose, bio, avec des fruits cueillis 30 minutes avant la consommation (ce qui est difficile pour les personnes habitant en ville)... Autant de critères spécifiques et différents à chacun.

    Les orthorexiques considèrent leur corps comme un temple qui doit bénéficier uniquement des aliments bons pour la santé. Par le côté obsessionnel, l'orthorexique est proche de l'anorexique. A la différence des anorexiques ou boulimiques qui sont obsédés par la quantité, l'orthorexique, lui, est obsédé par la qualité des aliments. Les aliments pour lui sont devenus des alicaments. Une personne atteinte de TOC et un orthorexique présentent des similarités : besoin incessant de planifier, d'organiser ou de tout faire par soi-même.

    Les orthorexiques finissent souvent par s'isoler, tellement il leur est difficile d'entretenir une relation normale avec les autres. L'orthorexique passe énormément de temps à sélectionner les aliments qu'il va ingérer. Il écarte les aliments qui contiennent des additifs, des conservateurs, des colorants, trop de sucre, trop de sel, trop de graisses et de mauvaises graisses. L'orthorexique est au final en recherche incessante du régime idéal.

    La limite entre manger de façon saine et l'orthorexie est mince. Il est facile de basculer dans l'orthorexie. L'orthorexique a toujours un discours idéologique pour justifier sa manie. Le comportement des orthorexiques vient du désir d'être parfaits ainsi que des différentes crises alimentaires et de la peur des maladies. Ils contrôlent le contenu de leur assiette et comme les anorexiques cela leur procure un sentiment de toute-puissance sur soi.

    Afin de savoir si une personne est orthorexique, le docteur Bratman a mis en place un test, appelé le test de Bratman.

    • Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
    • Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l'avance ?
    • La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster ?
    • La qualité de votre vie s'est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s'est améliorée ?
    • Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?
    • Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
    • Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d'aliments "sains" ?
    • Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
    • Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
    • Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

    Si les réponses à toutes ces questions sont affirmatives, Il faut penser à consulter. Si 4 ou 5 réponses sont positives, il est important d'adopter une attitude plus souple vis à vis de l'alimentation.

    En cas de problèmes d'orthorexie, il est important d'aller consulter un psychiatre, un psychologue ou un psychothérapeute car les risques de carences alimentaires sont importants.

    Plus d'informations:

    Auteur : Sophie Thise

     

    http://www.oivo-crioc.org/show_doc.php?doc=7095&lang=FR

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Tiques, le retour

    06 avril 2014 - Auteur : Kari Van Hoorick

    Le printemps est là, et avec lui les tiques. Nos voisins néerlandais ont mis sur pied depuis quelques années la “Semaine des tiques”, une campagne de prévention destinée à attirer l’attention sur les dangers liés à la morsure des tiques. Ce cousin de l’acarien (la tique appartient à la famille des arachnidés) peut être vecteur de plusieurs maladies.
    La plus connue est la maladie de Lyme (borréliose de Lyme) causée par une bactérie, Borrelia burgdorferi. En général, on en guérit vite et bien. Mais, dans certains cas, l’infection peut être plus grave et s’accompagner de séquelles.

     

     

    La tique peut aussi être porteuse d’une bactérie responsable de l’anaplasmose. Le nombre de cas d’anaplasmose humaine détectés en Belgique reste faible, mais il dépasse de loin les statistiques européennes : entre 2000 et 2008, 366 cas ont été enregistrés, contre une centaine de cas pour l’ensemble des pays d’Europe sur la même période.

    Les symptomes d’une anaplasmose surviennent 5 à 15 jours après la morsure et ressemblent à ceux d’une grippe : forte fièvre (39°C ou plus), douleurs musculaires, maux de tête, avec parfois des douleurs articulaires. Contrairement à la maladie de Lyme, les éruptions cutanées sont rares. Au bout de quelques jours, le patient se rétablit en général de lui-même. En Belgique, il est exceptionnel que l’on assiste à des complications graves. Les immuno-déficients et les personnes âgées sont un peu plus à risque. Comme la maladie de Lyme, l’anaplasmose se traite avec des antibiotiques (cure de 10 à 14 jours).

    COMMENT PUIS-JE PRÉVENIR L’INFECTION ?

    1. Contrôlez tout !
    Les tiques peuvent mordre et se fixer n’importe où. Elles ont une préférence pour l’aine, l’arrière des genoux et des oreilles, les aisselles, les plis fessiers et la racine des cheveux dans la nuque. Vérifiez que des tiques ne sont pas accrochées à vos vêtements, à la nappe du pique-nique, à des essuies ou des draps de bain. Utilisez une loupe au besoin. Demandez à quelqu’un de contrôler votre peau aux endroits plus difficiles à voir ou servez-vous d’un miroir. Si vous ne parvenez pas à détacher les tiques de vos vêtements, nettoyez-les à 60°C ou passez-les au sèche-linge. 


    2. Ôtez rapidement la tique 
    Plus une tique reste longtemps sous la peau, plus elle risque de transmettre des agents infectieux. N’utilisez ni alcool, ni iode, pas plus que de l’huile, de l’ouate ou du savon avant d’avoir retiré la tique. Agrippez solidement la tête de la tique avec une pince à bout pointu, puis tirez lentement. S’il reste un morceau dedans, rassurez-vous : c’est sans danger. Vous vous servez d’un autre instrument ? Respectez bien le mode d’emploi. Désinfectez ensuite la blessure. 


    3. Consulter le médecin ?
    Si vous n’êtes pas sûr que la tique a séjourné moins de 24 heures sous votre peau, consultez votre généraliste, qui vous prescrira peut-être un traitement. Vous avez retiré la tique endéans les 24 heures ? Surveillez la zone pendant trois mois après la morsure. Soyez vigilant si vous voyez apparaître un cercle rouge ou tout autre symptôme de la maladie de Lyme. Vous avez des douleurs ? Prenez rendez-vous chez le médecin et expliquez-lui que vous avez été mordu par une tique.

     

    EN SAVOIR PLUS ,

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-10138-Tiques-le-retour.html

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  • Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Dans ses recommandations, la Haute Autorité de santé reconnaît que les objectifs glycémiques doivent être mieux adaptés au profil du patient. 

    Diabète de type 2: des objectifs sur mesure pour la glycémieDavid Proeber/AP/SIPA


    Etre diabétique de type 2, c’est vivre avec un objectif en tête : réduire le plus possible le taux de sucre dans le sang, la glycémie. Un indicateur phare est sous la surveillance des médecins, l’indice d’hémoglobine glyquée (HbA1c), un repère qui permet d’ajuster les traitements. Chez une personne non diabétique, ce taux est compris entre 4 et 6%.  La règle d’or était de faire baisser le plus possible ce taux chez les diabétiques, afin de les faire passer sous le seuil fatidique des 6,5 %. « Lower is better », disaient les spécialistes dans les congrès médicaux. Et cette règle était reprise dans les recommandations. 

     


    Mais ce dogme est en train de tomber. « Pour la plupart des patients diabétiques de type 2, l’objectif glycémique recommandée est d’avoir un taux d’HbA1c inférieur ou égale à 7% »,  a indiqué ce jeudi la Haute Autorité de santé. Ces nouvelles recommandations dans la stratégie médicamenteuse du contrôle glycémique du diabète de type 2 sont issue des travaux d’un groupe de travail à la HAS qui a passé en revue toutes les données connues sur la maladie. 
    « Le point majeur de ces recommandations, c'est d'individualiser le plus possible les objectifs en fonction de l'état du malade, précise le professeur de médecine générale, Hector Falcoff, qui a coprésidé le groupe de travail à la HAS. 
    Ainsi, pour les personnes dont le diabète est nouvellement diagnostiqué, dont l’espérance de vie est supérieur à 15 ans, et sans antécédent cardio-vasculaire, un objectif inférieur ou égal à 6,5% reste recommandé. Mais cet objectif doit changer au cours du temps, l'idée, c'est qu'il ne faut plus le maintenir coûte que coûte ».

    Cette évolution des recommandations s'appuie sur les résultats de plusieurs études qui ont montré que trop faire baisser le taux d'HbA1c pouvait être contre productif, voire dangereux pour les malades. L'étude ACCORD en 2008 a montré que les décès augmentaient chez les malades traités intensivement pour faire baisser l'hémoglobine glyquée, rappelle le Pr Hector Falcoff. « C’est une mesure de bon sens, c’est plus conforme au risque, l’hypoglycémie sévère peut être mortelle chez le diabétique coronarien, explique le Dr Philippe Cornet, généraliste à Paris et qui a fait partie du comité de relecture de ces recommandations de la HAS. Les études sur la réduction de la morbi-mortalité cardiovasculaire ont montré qu’on était plus efficace avec des scores d’HbA1c aux alentours de 7. » 
    Ce chiffre n’est qu’un repère. « La recommandation n'est pas binaire, la gamme des gris doit supplanter l’alternative blanc ou noir, plus de 7 ou moins de 7», souligne le Pr André Grimaldi, diabétologue, ancien chef de service à la Pitié Salpétrière.

    « Ces nouvelles recommandations sont plus en lien avec la vraie vie, explique Claude Sokolowski, responsable de la maison du diabète de Saint Maur des Fossés, membre de l’association française du diabète (AFD), qui a participé au groupe de travail de la HAS. C’est une bonne nouvelle car parfois les médecins fixent objectifs inatteignables, 
    Il n’y a pas si longtemps, raconte-t-il, une dame de plus 80 ans est venue nous voir  paniquée parce que son médecin tenait absolument à ce que son seuil d’hémoglobine glyquée soit inférieur à 6,5%, alors qu’il était déjà autour de 7%. C’était inutile de lui compliquer la vie, de lui ajouter des médicaments pour qu’elle atteigne cet objectif… »

    Ecouter Claude Sokolowski, membre de l’AFD. « C’est tout à fait important d’arriver à des cibles plus raisonnables, et d’éviter les cascades médicamenteuses. »

     

    Les médicaments  à utiliser 
    Pour atteindre l’objectif glycémique, le groupe de travail  de la HAS a choisi quatre critères : les données de morbi-mortalité, l’effet sur le taux d’HbA1c, les critères de tolérance, de sécurité et de coût. Résultat : la metformine est le médicament de première intention en monothérapie, et l’association metformine plus sulfamine est la bithérapie à privilégier. 
    Ensuite, l’insuline est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d’atteindre l’objectif glycémique. « La règle, c'est de ne pas se jeter sur la nouveauté, précise le Pr Hector Falcoff. Avec les molécules plus anciennes nous avons plus de recul en terme de tolérance et de sécurité, nous pouvons mieux évaluer la balance bénéfices/risques. Les molécules récentes peuvent paraître plus séduisantes sur le plan physiopathologique mais on s'aperçoit ensuite que leur profil de tolérance ou de sécurité n'est pas optimum. Ainsi, plusieurs molécules ont perdu leur AMM ou leur indication dans le diabète en raison de leurs effets secondaires ». 

    Les règles hygiéno-diététiques indispensables
    «Mais les médicaments ne sont qu'un des trois piliers de la lutte contre la maladie, rappelle le Pr Hector Falcoff. Une stratégie médicamenteuse n'a pas de sens sans un effort sur l'alimentation et sans une pratique régulière de l'activité physique, ce ne serait qu'une dangereuse fuite en avant ».  

    Ainsi, le respect des règles hygiéno-diététiques est « un préalable indispensable avant tout traitement médicamenteux »,  rappellent les experts de la HAS. Repas à heures régulières, menus allégés, petits extras à calculer et à compenser systématiquement... 

    Et l'activité physique est plus que conseillée : une étude publiée en 2006 a démontré une diminution moyenne de 0,6 % de l’hémoglobine glyquée chez les diabétiques qui font de l'exercice physique (endurance), à raison de 3 fois 1 heure par semaine, sur une durée de 2 à 12 mois. « Là aussi, toutes ses règles doivent se définir entre le malade et le médecin en partenariat », ajoute le Pr Hector Falcoff. C'est la clé pour faciliter l'observance du malade car il n'est pas facile d'avoir une hygiène de vie irréprochable, 24 heures sur 24, 365 jours par an… Mais l’enjeu est important pour les 2,7 millions de diabétiques de type 2 traités en France. C’est le seul moyen d’éviter de tomber dans le cercle infernal des complications. 

    En France, le diabète chronique est la première cause de cécité avant l’âge de 65 ans, et le responsable d’un tiers des insuffisances rénales traitées par dialyse. « La principale difficulté est là », reconnaît Claude Sokolowski, diabétique depuis 40 ans, qui aimerait que l'éducation thérapeutique soit plus soutenue en France. 

    http://www.pourquoidocteur.fr/Diabete-de-type-2--des-objectifs-sur-mesure-pour-la-glycemie-2048.html

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • En Australie, des médecins ont diagnostiqué un diabète de type 2 chez une petite fille issue d’une communauté aborigène. Ce type de diabète concerne plutôt le sujet âgé.

    DURAND FLORENCE/SIPA


    Il survient d’habitude chez des personnes de plus de 50 ans. Le diabète de type 2, encore appelé diabète gras ou non insulino-dépendant, apparaît généralement chez des sujets en surpoids, qui présentent des facteurs héréditaires.  Mais là, il a été diagnostiqué en Australie chez une fillette de 5 ans.

     

    L’enfant accompagnait sa maman en consultation  pour son diabète. Elle signale des blessures étranges. Sa fille présente en effet des lésions qui ne cicatrisent pas sur les cuisses. Comme l’enfant était obèse  (36 kg pour 1,23 m), des tests de glycémie ont été réalisés.

    Ils ont révélé des concentrations de sucre dans le sang bien au dessus de la normale (3,5 g/l contre environ 1g/l habituellement) et un taux hémoglobine glyquée très élevée (près de 12% au lieu de 4 à 6% normalement).

    Une alimentation riche en sucres et des facteurs génétiques
    Une fois le diabète de type 1 écarté, le diagnostic de diabète de type 2 s’est imposé.

    La fillette fait partie d’une population aborigène en Australie. Ces populations éloignées ont peu de revenus et les produits frais coûtent. Ce qui explique une alimentation déséquilibrée, riche en sucres, à l’origine de son surpoids. 
    De plus, l’enfant était née avec une macrosomie (4,5 kg), après une grossesse compliquée par un diabète gestationnel non contrôlé. Elle avait également de forts antécédents familiaux de diabète de type 2.

    Selon les auteurs de l’article paru dans le Lancet, qui rapporte ce cas, les inégalités socio-économiques, les facteurs génétiques et une exposition in utero à l’hyperglycémie contribuent à augmenter le diabète de type 2 chez les enfants.

     

    http://www.pourquoidocteur.fr/Un-diabete-de-type-2--diagnostique-chez-une-fillette-de-5-ans-6057.html

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Le diabète insulino-requérant aussi appelé diabète insulino-nécessitant est un diabète de type 2 nécessitant une insulinothérapie autrement dit un traitement par insuline car le traitement de départ par anti-diabétiques oraux ne suffit plus.

    Il se différencie du diabète insulino-dépendant (diabète de type 1) car il ne nécessite par de traitement par insuline à vie mais seulement de façon provisoire. Le terme de diabète non insulino-dépendant désignant autrefois le diabète de type 2 a d’ailleurs été abandonné car le diabète de type 2 devient de plus en plus un diabète insulino-requérant qui nécessite un traitement par insuline.

    Causes du diabète insulino-requérant

    Pour ce diabète , on parle d’une maladie intercurrente car elle survient pendant que le diabète de type 2 est déjà installé mais pas encore traité par l’insuline. Cette insulino-réquerance survient souvent après un accroissement progressif de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) systématiquement supérieure à 8,5% voire comprise entre 10 et 14%. Cette situation montre la nécessité d’une insulinothérapie pour faire redescendre la glycémie moyenne.

    Traitement du diabète insulino-requérant

    Quand le diabète de type 2 évolue vers un diabète insulino-réquérant, le traitement est très similaire à celui du diabète de type 1 à savoir un traitement par insuline quotidien par injections ou par pompe, ainsi que des contrôles de la glycémie plusieurs fois par jour.

    Une alimentation équilibré, de l’exercice physique et une bonne hygiène de vie en générale reste nécessaire pour le bon équilibre du diabète et pour limiter le risque de complication.

    A la différence du diabète de type 1, le traitement par insuline reste provisoire le temps de rééquilibrer le diabète. Cependant, si le traitement n’est pas bien suivi ou si le diabétique n’a pas une bonne hygiène de vie et que le diabète ne retrouve pas son équilibre, le patient diabétique devra continuer l’insulinothérapie jusqu’à obtenir des résultats satisfaisants à l’hémoglobine glyquée (sous 7%) et montrer un bon équilibre du diabète.

     

    http://www.diabeteinfo.fr/diabete-insulino-requerant/

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Natation

    Tout ce qui a l'eau pour théâtre évoque immédiatement la suppression du surmenage et du stress pour entrer dans l'univers serein de la détente. L'eau, élément sensuel par excellence est intimement lié au plaisir et au jeu. Qu'elle soit sport de loisir ou compétition, toute activité dans l'eau ou sur l'eau réconcilie le corps avec le mouvement.

    Bien-être

    L'allègement du poids du corps en immersion étant de 80 %, l'activité physique en milieu aquatique est la forme la plus complète qui soit. L'eau permet des mobilisations articulaires amples, des efforts musculaires en douceur (pas de tassements vertébraux) et une respiration plus profonde.

    Relaxation

    Natation piscineDélivré des efforts de l'orthostatique (tenir debout), le baigneur ressent une profonde détente musculaire, voire une détente totale en faisant la planche et en s'aidant de petits flotteurs placés sous la nuque et sous les tendons d'Achille. Cet état d'apesanteur peut durer 20 à 30 minutes. Bénéfice : relâchement des tensions musculaires et rééquilibre du rythme biologique et mental. Un atout supplémentaire : bouger dans l'eau provoque un effet centrifuge, véritable auto-massage qui pulvérise le stress.

    Natation

    Ne pas savoir nager est une ignorance provisoire. On apprivoise l'eau à tout âge ! S'inscrire à un cours collectif stimule et l'apprentissage est très rapide. Il est intéressant d'apprendre plusieurs nages, ce qui autorise la maîtrise du souffle et le travail de nombreux groupes musculaires. Pour améliorer force et vitesse, rien de tel que la musculation des grands dorsaux, et extensions de bras, pompes et traction arrière des bras sur banc. Le but : être aussi fort derrière que devant. Ne surtout pas forcer en se fixant des objectifs de distance et de durée excessifs.

    Apprendre à inspirer hors de l'eau, à expirer sous l'eau. Et à faire varier le temps de l'expiration et son débit. Se rappeler que les mouvements lents utilisent mieux la résistance de l'eau.

    La brasse : idéale pour tonifier pectoraux et muscles des bras.

    Le dos crawlé : recommandé pour ceux qui souffrent de la colonne vertébrale.

    Le crawl : c'est la nage qui permet le déplacement le plus rapide, mais exige de synchroniser respiration et mouvement des bras.

    La nage papillon réclame une grande coordination de tout le corps.

    Performance

    Développer la force et la souplesse du buste augmente les capacités du nageur. Avec un programme bien élaboré de musculation à l'appui, l'équilibre musculaire peut être renforcé par des marches et des courses bien conçues.

    Une séance d'aérobic est une alternative au travail des épaules, tendons et articulations des nageurs. Par ailleurs, travailler avec des haltères et faire de la bicyclette augmente le tonus des jambes, et par conséquent permet de progresser dans la technique de la nage. A condition de préserver la souplesse pied/cheville. Utiliser le coup de jarret du nageur pour assouplir les chevilles précisément.

    Certains accessoires freinent l'avancement dans l'eau (lièges attachés à la ceinture ou aux pieds), soit le facilitent (paddles, palmes qui aident à acquérir plus de résistance et une technique plus affirmée).

    Attention aux voussures vertébrales que connaissent certains nageurs, surtout s'ils pratiquent les nages sur le dos.

    Contre-courant

    En position verticale, la pression de l'eau est beaucoup plus forte au niveau des chevilles que sur le reste du corps. Et si l'on ajoute à cette pression naturelle un contre-courant (de nombreuses piscines en sont équipées), on multiplie la dynamique du flot et on accroît le travail musculaire de toutes les zones corporelles.

    Contre-indications : états fébriles, certaines maladies de peau, fracture non consolidées, affections pulmonaires aiguës et post-phlébites récentes.

    Geneviève Pons

    En savoir plus avec notre partenaire Sports.fr :
    La rubrique natation de Sports.fr

    http://www.doctissimo.fr/html/forme/sports/natation.htm

     
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  • Quels sont les aliments riches en magnésium ?

    Pour éviter les carences en magnésium, il faut manger varié et équilibré. Quelles sont les meilleures sources en cet oligo-élément ? Quels aliments privilégier ? Nos conseils.

    Où trouver le magnésium ?Comment faire le plein de magnésium ? Suivez le guide.

    Des apports en magnésium insuffisants

    On trouve le magnésium dans beaucoup d'aliments, une alimentation équilibrée et suffisante couvre théoriquement les besoins quotidiens. Pourtant la majorité des adultes ont des apports en magnésium inférieurs aux recommandations. Pire, 25 % des femmes et 20 % des hommes souffrent de carences en magnésium (moins de 2/3 des apports nutritionnels conseillés).

    Les sources de magnésium

    Les principales sources de magnésium sont les suivantes :

    • Les légumes verts ;
    • Les céréales complètes ;
    • Les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes…)
    • Les légumes secs (haricots blancs, lentilles, pois cassés)
    • Le chocolat ;
    • Certaines eaux minérales.

    Evitez le snacking et diminuez les produits raffinés, privilégiez les céréales complètes et les légumes verts, et vous éviterez les carences en magnésium !

    Teneurs en magnésium de quelques portions d'aliments
    Portion d'alimentsTeneurs en mg
    Deux tranches de pain complet (40g) 32
    Une portion de riz complet cuit (125g) 54
    Une portion de lentilles (200g) 64
    Une assiette d'épinards (200g) 92
    Une banane 45
    5 à 6 pruneaux (50g) 20
    Une poignée d'amandes (30-40g) 90
    Une barre de chocolat noir (30g) 34
    Hépar (litre) 110
    Contrex (litre) 86
    Badoit, Arvie, Quézac (litre) 85 à 95

    Répertoire Général des Aliments - CIQUAL, 1996.

    Louis Asana

    Sources :

    Centre de recherche et d'informations nutritionnelles.

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Vivre avec la maladie

    L’entourage peut-il s’apercevoir du glaucome ?

    En dehors du glaucome congénital, qui survient chez le petit enfant, il n’est pas possible d’identifier une personne ayant un glaucome. Chez le petit enfant, l’œil est élastique et a tendance à grossir lorsque la pression oculaire augmente.

    Chez l’adulte, le glaucome chronique n’entraîne pas de modification de taille ou de forme du globe oculaire. Les yeux bougent normalement dans les orbites, il n’y a pas de strabisme induit. Par contre, l’œil peut être parfois rouge en cas d’irritation liée aux collyres ou dans certaines formes de glaucome, tel que le glaucome aigu à angle fermé.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    A un stade avancé de la maladie, l’handicap fonctionnel devient gênant dans la vie courante. L’entourage peut alors prendre conscience de la réduction du champ de vision et d’une maladresse visuelle dans certaines situations: conduite automobile, descente des escaliers,…

     

    Changement de l’acuité visuelle ou vision des couleurs

    Le glaucome retentit essentiellement sur le champ visuel, gênant la vision sur les côtés mais pas devant soi. La vision centrale est longtemps conservée, le patient gardant une acuité visuelle de 10/10° jusqu’à un stade avancé de la maladie.

    Cependant, la conservation de la vision centrale ne doit pas rassurer car il arrive qu’un patient puisse déchiffrer des caractères de petite taille présentés devant lui sans voir l’espace autour !

    La vision des couleurs est également épargnée, une atteinte de la perception colorée évoquant plutôt une cataracte, souvent associée au glaucome après 70 ans. A un stade très évolué de la maladie, assez rare en fait, la vision centrale chute, entraînant une diminution de la perception colorée.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    Devenir aveugle

    Le glaucome est une maladie très fréquente mais, heureusement, le risque de devenir aveugle est très faible.

    Depuis des années, l’amélioration de la prise en charge de la maladie ainsi que le développement de nouveaux médicaments efficaces et mieux tolérés permettent d’empêcher une évolution funeste et e limiter l’handicap visuel.

    Dans quelques cas graves, de plus en plus rares actuellement, l’aboutissement de cette maladie peut malheureusement conduire à la cécité.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    Évolution défavorable du champ visuel chez un
    patient glaucomateux (superposition de champs visuels)

     

    Aliments, compléments alimentaires ou vitamines pour empêcher l’aggravation du glaucome

    Il n’existe aucun aliment, aucune vitamine susceptible de prévenir ou retarder un glaucome.

    Certains compléments alimentaires ont montré leur efficacité dans la prévention de certaines maladies rétiniennes, tels que la dégénérescence maculaire liée à l’âge, mais aucune étude ne démontre une efficacité identique pour lutter contre le glaucome.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    Par contre, il est possible de les prescrire pour contribuer à la santé générale et protéger la rétine des effets nocifs de la lumière.

    Les effets du tabac, alcool et autres produits de consommation

    Il est connu que le tabac ainsi que le café augmentent d’une façon transitoire la pression oculaire. Une consommation excessive de café est déconseillée chez une personne ayant un glaucome, mais il n’est pas nécessaire de lui interdire une consommation normale.

    Certains alcools (comme le whisky) et le cannabis font baisser la pression oculaire mais ne sont évidemment pas conseillés dans le glaucome. De plus, l’alcool a tendance à faire baisser la pression artérielle, ce qui n’est pas recommandé dans le glaucome.

     

    Télévision ou travail sur ordinateur peuvent-ils entraîner ou aggraver un glaucome ?

    La télévision ou le travail sur un écran d’ordinateur ne peuvent pas être responsable d’un glaucome. Cependant, une personne ayant un handicap visuel peut présenter des difficultés à concentrer son attention sur un écran informatique pendant plusieurs heures, et à lire des caractères de petite taille. On conseille alors de fractionner le travail sur écran, de limiter le temps passé devant son téléviseur, afin de reposer les yeux.

    La fatigue visuelle est directement proportionnelle au temps passé devant l’ordinateur. La sensation de picotements oculaires ou d’œil sec est due au clignement moins fréquent lorsque l'on fixe un écran, mais peut être le révélateur d’autres troubles de la réfraction, comme l’hypermétropie ou l’astigmatisme.

     

    Une maladie invalidante

    Les grands handicaps visuels provoqués par le glaucome sont aujourd’hui de plus en plus rares ; les cécités par glaucome sont exceptionnelles.

    Ceci pour deux raisons :

    • le dépistage plus précoce , la prévention et la meilleure connaissance des facteurs génétiques de cette maladie,
    • l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des traitements : collyres, lasers, nouvelles chirurgies.

    En résumé, les glaucomes détectés et traités tôt puis bien surveillés ont un pronostic remarquablement meilleur qu’autrefois.

     

    Rééducation visuelle pour améliorer la vue

    En général, la rééducation avec l’aide d’une orthoptiste ne peut pas améliorer la fonction visuelle d’un glaucomateux.

    Le nerf optique lésé par le glaucome ne transmet plus normalement les images au cerveau et le tissu nerveux abîmé ne peut être réparé par une rééducation.

    Cependant, une forme particulière de rééducation: la rééducation « basse vision » peut, dans certains cas, de glaucome très évolué, aider le patient à utiliser au mieux les possibilités du champs visuel qui lui reste.

    Malheureusement les systèmes d’aide visuelle que l’on apprend à utiliser au cours de ces rééducations ( loupes, systèmes télescopiques, caméras de télévision,…) sont plus efficaces dans d’autres maladies de la rétine centrale, ne sont pas d’un grand secours dans le glaucome et souvent les résultats sont décevants.

     

    Reclassement professionnel

    Le reclassement professionnel n’est pas nécessaire la plupart du temps en cas de glaucome.

    Le médecin du travail de l’entreprise est le plus habilité à conseiller le patient, en particulier si ses yeux sont très sollicités par son activité quotidienne (travail de précision, attention très soutenue sur écran,…).

     

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

    Le cas échéant, il pourra contacter l’ophtalmologiste traitant (avec l’accord du patient) pour mieux cerner les difficultés que qu’il peut rencontrer et mieux connaître les contraintes de traitement journalier.

     

    Ainsi, pourront être envisagées les possibilités d’aménagement de poste de travail ou de reclassement professionnel dans l’entreprise.

     

     

    Reconnaissance du handicap visuel : rôle de la MDPH en France

    Le glaucome ne figure pas sur les listes des trente affections de longue durée donnant droit à un remboursement des soins à 100%.

    Seule, une procédure exceptionnelle permet une prise en charge complète au cas par cas au titre de la 31° maladie, si votre glaucome est considéré comme « grave et invalidant ».

    Le dossier rempli par le médecin référent (et non plus par l’ophtalmologiste) sera examiné par l’organisme de sécurité sociale qui statuera sur le dossier constitué.

    La MDPH (maison départementale des personnes handicapées) a pour rôle de statuer sur le retentissement du glaucome selon la profession exercée, et peut éventuellement octroyer une RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapés).

    La MDPH statuera sur le taux d’incapacité du patient. Si celui-ci dépasse les 80% selon le guide du barème, il peut être accordé une carte d’invalidité et les droits sociaux y attenant.

    Faire du sport, la plongée, de l’alpinisme avec un glaucome

    Faire du sport est tout à fait possible et même conseillé car la pression oculaire baisse légèrement pendant celui-ci.

    Aucun sport n’est formellement contre indiqué; cependant, il faut éviter toute pratique sportive dans le mois qui suit une intervention chirurgicale pour glaucome et en particulier tout choc direct sur l’œil opéré, tout contact avec de l’eau de mer ou de piscine. Certains sports très violents ou extrêmes doivent être écartés de façon plus prolongée ou définitive en fonction du type d’intervention subie. La question est à poser à votre chirurgien.

    Le glaucome pigmentaire peut constituer un cas particulier et la pression oculaire peut augmenter dans cette forme de glaucome en cas d’activité physique intense.

    Pour ce qui est de la plongée sous marine, celle-ci soumet l’organisme à de grandes variations pressionnelles, obligeant le plongeur à équilibrer ces pressions au cours des changements de profondeur. Ceci permet d’éviter les augmentations de pression sur l’œil. En cas d’accident ou d’inexpérience, les yeux peuvent être soumis à de fortes pressions (plaquage du masque). Les sujets prédisposés au glaucome par fermeture de l’angle doivent bénéficier d’une prévention par laser ou chirurgie avant de pratiquer la plongée.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    L’alpinisme n’est pas une contre indication en cas de glaucome sauf dans les conditions extrêmes d’hypoxie (raréfaction de l’oxygène dans l’air en très haute altitude), où les conséquences sur le nerf optique sont mal connues et où il vaut mieux recommander la prudence.

     

    Conduire avec un glaucome

    En général, dans la plupart des cas de glaucome dépistés à temps et traités, la conduite est possible et le demeure.

    Ce n’est qu’en cas de glaucome très évolué avec un champs visuel binoculaire très dégradé que la conduite devient difficile et dangereuse.

     

    Source : Société Française du Glaucome – 2011

     

    Si le patient constate par lui-même des difficultés de vision centrale (lecture des panneaux dans la rue) ou si il voit mal sur les côtés, s’il a du mal à se déplacer seul, à descendre des escaliers, à s’orienter, il lui est recommandé d’en parler à son ophtalmologiste et éventuellement de se soumettre à un examen spécialisé vérifiant son aptitude à la conduite automobile.

    Il ne faut pas oublier  qu’après une consultation d’ophtalmologie où la pupille est dilatée pour l’examen, il est impossible de reprendre son véhicule pendant quelques heures.

     

    http://www.leglaucome.fr/sinformer/vivre-avec-la-maladie/

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires