• A quoi ressemblera la pharmacie du futur?

    23 septembre 2013 - Auteur : Nicolas Evrard

    Ces dernières années, le métier de pharmacien a connu une importante mutation : le 'simple' délivreur de médicaments est devenu un véritable interlocuteur pour les soucis de santé du quotidien. Et, si le métier évolue, il en ira bientôt de même pour l’officine !

    Aujourd'hui, un patient qui pousse la porte d'une pharmacie ne vient plus nécessairement que pour s'approvisionner en médicaments : souvent, il vient aussi y poser des questions et chercher des conseils relatifs à sa santé. Le pharmacien est de plus en plus vu comme un interlocuteur privilégié, un véritable acteur de soins, apte à répondre aux interrogations les plus variées. Dans une pharmacie, mieux vaut donc prévoir des espaces où il pourra s’informer… et se confier en toute intimité.

    Partant de ce principe, le réseau LloydsPharma a récemment présenté un nouveau concept de pharmacie dans l’une de ses officines, située place Schweizer à Berchem-Sainte-Agathe. Impossible, à l'heure actuelle, de savoir si l'idée fera école, mais il pourrait bien s'agir là de la pharmacie du futur, telle qu'on la verra partout en Belgique d'ici quelques années...

    Oubliez l'officine traditionnelle, ne contenant qu’un simple comptoir perdu au milieu des étagères. Ici, l’espace est divisé en îlots thématiques : en plus du comptoir 'traditionnel', on retrouve deux zones, l'une réservée à la dermatologie, l'autre à la douleur chronique. « Dans le futur, d’autres thématiques devraient s’ajouter, explique-t-on chez Lloyd Pharma. Ceci dit, la douleur et les problèmes de peau constituent deux des principales préoccupations des clients des pharmacies ».

    Chaque îlot est géré par des personnes de référence, pharmaciens ou assistants, spécialement formées. Plusieurs écrans tactiles sont mis à disposition des patients, pour leur permettre de dénicher rapidement des informations claires et univoques sur leurs pathologies, sur les produits et traitements disponibles...

    CARTOGRAPHIE CUTANÉE

    Le comptoir dermatologique dispose en outre d’une machine d’analyse composée d’une micro-caméra et de sondes… Semblant sortis d’un film de science-fiction, ces appareils permettent de déterminer la sécheresse de la peau, son taux de sébum, son élasticité, etc. en quelques minutes. A la fin de l’analyse, une fiche reprenant les principales informations et quelques conseils personnalisés est remise au patient. L’intérêt est ici esthétique – il permet de savoir comment prendre soin de sa peau, en tenant compte de ses caractéristiques – mais a aussi un intérêt thérapeutique. « L’analyse permet de favoriser l’efficacité de certaines pommades ou produits de soins, explique une démonstratrice. Par exemple, un taux important de peaux mortes sur la peau limite la pénétration des principes actifs, il est donc bon de savoir si l’on est concerné… »

    Et, puisque certains problèmes dermatologiques ne se situent pas toujours sur les bras ou le visage, ou simplement parce que certains patients préfèrent poser leurs questions de manière plus intime, une salle de confidentialité – séparée du reste de la pharmacie – est également prévue. 

    UN JOURNAL DE LA DOULEUR

    Le comptoir 'douleur' propose pour sa part, en plus des traditionnels médicaments, tout un appareillage pour simplifier la vie des personnes souffrant de douleurs chroniques, comme l’arthrite par exemple.  Neuro-stimulateurs externes pour stopper la douleur, ouvre-boîtes adaptés, tourne-clés… Généralement disponibles en bandagisterie, ces ustensiles font donc leur apparition en pharmacie. 

    Il est aussi proposé au patient de répondre à un questionnaire interactif pour évaluer son niveau de souffrance et de tenir un « journal de la douleur ». Très utilisé en milieu hospitalier, ce document à remplir au jour le jour pendant deux semaines permet au patient d’exprimer la douleur ressentie sur une échelle de 0 à 10, tout en indiquant ses activités, les médicaments pris… L’objectif ? Permettre d’affiner au mieux le traitement de la douleur chronique,  de déterminer les gestes ou activités à éviter, etc.

    RENVOYER VERS LE MÉDECIN SI NÉCESSAIRE

    La pharmacie serait-elle en train de devenir un cabinet de diagnostic, au dépend de la consultation médicale ? Chez LloydsPharma, on réfute directement cette idée. « L’objectif n’est absolument pas de remplacer le médecin : le patient sera directement renvoyé vers son généraliste ou son dermatologue si nécessaire… Notre objectif est plutôt complémentaire : il s'agit de donner une information la plus complète possible au patient sur sa pathologie. Il faut savoir que beaucoup de patients ne savent pas exactement pourquoi ils prennent tel ou tel médicament, sur quoi il agit. En les informant correctement, ceux-ci seront davantage tentés de suivre correctement leur traitement. » Grincement de dents en vue chez les médecins, qui estiment le plus souvent fournir une information suffisante aux patients ?

    Quoiqu’il en soit, le principe de pharmacie 'nouvelle génération' devrait s'étendre à l'ensemble des officines Lloydspharma d'ici quelques années.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-9023-A-quoi-ressemblera-la-pharmacie-du-futur.html

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  • NEW YORK - Un dépistage par coloscopie tous les 10 ans pourrait diminuer de 40%  les 1,2 millions de cas de cancer colorectal diagnostiqués chaque année.  Cette étude a été réalisée par la Harvard School of Public Health et publiée en septembre 2013 dans le New England Journal of Medicine.  En France le cancer colorectal tue 17 500 personnes (chiffres de 2011) et aux Etats-Unis plus de 50 000 personnes vont mourir de ce cancer en 2013 (sources: CBSNews).

    La coloscopie est un examen visuel du côlon effectué grâce à une sonde. En général cet examen est réalisé sous anesthésie générale. Dans la prévention du cancer colorectal, la coloscopie aide à identifier des polypes et à les supprimer immédiatement. Grâce à cette technique on réduit la probabilité de développer un cancer du côlon. La coloscopie est donc une méthode de diagnostic mais aussi de thérapie permettant de supprimer les polypes et autres tissus tumoraux. 

    Dans cette étude d'Harvard, les chercheurs ont analysé les données de deux grandes études portant sur près de 90 000 participants, ceux-ci devaient remplir un questionnaire chaque 2 ans sur leur état de santé et mentionner s'ils avaient effectué ou non une coloscopie. Ces 2 grandes études ont été réalisées entre 1988 et 2008.

    Pendant cette période, on a compté près de deux mille cas de cancer colorectal et 474 décès. Tant la sigmoïdoscopie (un examen plus rapide mais moins efficace) que la coloscopie, qui permettent d'observer les tumeurs dans la partie inférieure du côlon et du rectum, sont associées à une diminution du nombre de décès et de cas de cancer colorectal.

    Notons qu'uniquement la coloscopie  est capable de protéger contre les tumeurs qui se développent dans la partie supérieure du côlon et du rectum. "Selon nos calculs - écrivent les auteurs - si tous les participants avaient été soumis à une coloscopie il y aurait 40% moins de diagnostic de ces tumeurs."

    Les chercheurs recommandent d'effectuer une coloscopie chaque 10 ans après l'âge de 50 ans, sauf avis médical (certaines personnes doivent effectuer ce test avant 50 ans, par ex. en  cas de cancer dans la famille).

    Une prise de vitamine D, un contrôle du poids, une alimentation saine et équilibrée riche en fruits et légumes et la pratique régulière d'exercice sont également des bons moyens de prévention du cancer colorectal, selon le Dr Ogino, qui a participé à l'étude et intervenant sur le média américain CBSNews.

    26 septembre 2013, par Xavier Gruffat, pharmacien (ETH Zurich, Suisse) - Copyright photo: Fotolia.com

     

    Informations sur l'étude (meta donnés)

     

    Nom original de l'étude (en général en anglais)

    Date de publication

    Média

    Institution, université

    Long-Term Colorectal-Cancer Incidence and 
    Mortality after Lower Endoscopy

     

    http://www.creapharma.fr/news/coloscopie-chaque-10-ans-prevention-cancer-colorectal-431.htm

    19 septembre 2013

    New England Medical Journal 

    Harvard School of Public Health (USA)

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  • Patients diabétiques

    Certains patients diabétiques peuvent recevoir des soins coordonnés via la conclusion d’un Trajet de soins diabète de type 2 (site web spécifique).

    Les patients qui n’ont pas conclu de trajet de soins peuvent éventuellement bénéficier de certaines prestations dispensées par des diététiciens et des podologues, via le passeport du diabète.

    Qu’est-ce que le passeport du diabète ?

    Le passeport du diabète est un document dont le patient diabétique peut en faire gratuitement la demande. Ce document lui permet de se faire rembourser (en grande partie) certaines prestations de l’assurance maladie.

    Remboursements dans le cadre de l’assurance maladie via le passeport du diabète

    Les remboursements portent sur les prestations suivantes :

    • « usage du passeport du diabète par le généraliste agréé »
    • certains soins dispensés par des diététiciens et podologues

    Usage du passeport du diabète par le généraliste agréé

    « L’usage du passeport du diabète par le généraliste agréé » implique que le médecin généraliste :

    • parcoure avec le patient les objectifs de l’accompagnement du patient diabétique
    • note ces objectifs dans le passeport du diabète et dans le dossier médical global

    Le médecin généraliste demande 17,93 EUR (à partir du 1/1/2009) pour cette prestation. Le patient diabétique se voitrembourser l’entièreté de ce montant ; il ne paie donc pas de ticket modérateur.

    Attention :

    • Outre le passeport du diabète, le patient diabétique doit donc disposer d’un dossier médical global.
    • Cette prestation n’est remboursée qu’une seule fois par patient diabétique, par année civile.

    Soins dispensés par les diététiciens et podologues

    Il s’agit des soins suivants :

    • évaluation diététique individuelle et/ou intervention (suivi nutritionnel)
    • examen podologique individuel ou soins podologiques (soins du pied).

    Ces soins sont, sous certaines conditions, en grande partie remboursés. Le patient diabétique ne paie par conséquent qu’une petite partie du ticket modérateur : voir les tarifs :

    Comment demander le passeport du diabète ?

    Chaque patient diabétique peut demander un passeport du diabète :

    Chaque mutualité dispose de son propre passeport du diabète dont le texte de base (PDF - 82 KB) est identique.

    Objectif des mesures

    Les mesures relatives au passeport du diabète font partie du « projet de rénovation en matière de soins du diabète ». Ces mesures visent entre autres à :

    • améliorer la communication entre le patient diabétique et le dispensateur de soins
    • responsabiliser le patient diabétique (préciser quels examens doivent régulièrement être effectués)
    • améliorer l’accès aux soins diététiques et de podologie pour le patient diabétique

    Cadre légal

    Voir également les sites suivants :

    http://www.inami.fgov.be/citizen/fr/medical-cost/specific/diabete/index.htm

     

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  • Bonjour à tous, Depuis trois semaines je n'ai plus accès à ce blog sur mon Pc mais surprise mes editifiants fonctionnent sur l'IPhone! Un article qui pourrait vous intéresser : http://lasanteauquotidien.e-moniste.com/médias/files/le-guide-de-l-homéopathie-spécial-enfants.pdf
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  •  

     

    Groupe des personnes diabétiques de Bruxelles

     

    Le jeudi 26 septembre 2013

     

    Au siège de l’ABD

    A 14H30

    Table ronde : « Et si nous parlions de nous ? »

     

    Le samedi 19 octobre 2013

    Au siège de l’ABD

    A 10H00

    Nouvelles règles concernant le permis de conduire : information pour les actuels et futurs conducteurs/-trices

    Par Viviane de LAVELEYE, directrice de l’ABD

    Pour la bonne organisation de la matinée, inscription souhaitée au :

    tél : 02 374 31 95 ou par mail à :

    abd.diabete@diabete-abd.be

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  • Bien choisir son lecteur de glycémie

    Evaluer le taux de sucre dans son sang, c'est le quotidien des patients diabétiques. Répété plusieurs fois par jour, ce geste permet de mieux gérer sa maladie. Pour minimiser les contraintes de cette autosurveillance, les lecteurs de glycémie sont de plus en plus pratiques. Grâce à nos conseils, choisissez le bon !

    Selon l'Organisation mondiale de la santé, 180 millions de personnes sont atteintes de diabète dans le monde et ce chiffre devrait doubler d'ici 2030 ! La France n'est pas épargneé avec plus de deux millions de malades. Face à cette maladie chronique caractérisée, le patient est souvent acteur de sa prise en charge en surveillant lui-même son taux de sucre dans le sang. Une auto-surveillance qui a longtemps été perçue comme une contrainte supplémentaire pour le malade. Mais aujourd'hui, des lecteurs de glycémie nouvelle génération facilitent la vie des diabétiques. Encore faut-il choisir le bon !

    L'intérêt de la surveillance glycémique

    L'autosurveillance glycémique (ASG) est apparue dans les années 1970. Elle consiste pour le patient diabétique à mesurer lui-même son taux de sucre dans le sang, à l'aide d'un appareil appelélecteur de glycémie. C'est un élément central de l'éducation thérapeutique et donc de la prise en charge des personnes diabétiques.
    Pour les diabétiques de type 1, ces résultats sont très importants car ils permettront d'adapter ou d'ajuster le traitement par insuline. Chez les diabétiques de type 2, cette surveillance de la glycémie est également recommandée chez les patients pour lesquels l'insuline est envisagée à court ou moyen terme selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
    Indispensable à la prise en charge du diabète, l'autosurveillance glycémique est parfois ressentie comme une contrainte ou un facteur d'angoisse. Au contraire, elle est un outil pour mieux vivre avec son diabète. Encore faut-il pouvoir bénéficier de lecteurs de glycémie fiable et simple associé à un autopiqueur très doux.

    Comment fonctionne l’analyse de la glycémie ?

    En ce qui concerne les lecteurs avec lecture par bandelette réactive, c'est le sang déposé sur cette dernière qui va déclencher une réaction chimique proportionnelle à la quantité de sucre dans le sang. Attention, cette valeur peut être affichée dans deux unités différentes sur certains lecteurs. Dans ce cas, choisissez celle que votre médecin aura indiquée et surtout n'en changez pas en cours de suivi. Pour faire l'analyse, le lecteur et la bandelette ne se suffisent pas, il faut l’associer à un autopiqueur utilisant des lancettes. Chaque marque de lecteur et d’autopiqueur est compatible avec un type de consommables.

    Des lecteurs de glycémie de nouvelle génération

    Au-delà des efforts concernant l'éducation thérapeutique du patient, les fabricants ont intégré aux lecteurs de glycémie de très nombreux progrès technologiques. En 1974, le premier lecteur de glycémie pesait près d'un kilo, et le premier lecteur de glycémie "portable" date de 1981, mais il nécessitait une quantité de sang importante, une "grosse" goutte de 15 à 20 microlitres et un délai d'attente de plusieurs minutes pour vérifier le résultat. Aujourd'hui, les lecteurs sont plus petits, plus maniables, faciles à transporter et plus rapides.

    Les lecteurs de glycémie plus récents permettent de se passer de bandelettes car ils mesurent le sucre dans le sang au moyen d’une électrode qui déclenche une réaction électrochimique directe, qui génère des micro-courants interprétés dans le lecteur.

    Que la mesure soit faite par bandelettes ou par électrode, de plus en plus de lecteurs permettent, grâce à un logiciel, de télécharger les glycémies sur l’ordinateur. Ces données permettront d’analyser statistiquement les variations, mais elles ne remplacent pas le carnet d’autosurveillance, recommandé pour mieux suivre sa situation.

    Certains éléments sont à prendre en compte avant l'achat de votre lecteur de glycémie :

    • Le confort : Les derniers lecteurs nécessitent des volumes de sang de plus en plus faibles, ce qui permet des piqûres tout en douceur selon les modèles d’autopiqueur. Vous devrez également vous assurer que le réglage de l'appareil n'est pas trop compliqué ;
    • La rapidité et la précision : Le temps de lecture de la glycémie est également à prendre en compte, il est moins contraignant d'attendre quelques secondes que plusieurs minutes... Pensez à vous renseigner sur la précision de l'appareil. Certains modèles peuvent signaler si le volume de sang est insuffisant, prendre en compte les facteurs extérieurs comme l'humidité ou la température ainsi que le taux d'hématocrite (taux de globules rouges, un indice important pour pouvoir suivre la glycémie pendant une grossesse) et même reconnaître les bandelettes périmées pour empêcher leur utilisation ;
    • L'ergonomie : Les petits modèles permettent une prise en main rapide. Leur look peut séduire les plus jeunes patients, chez qui la surveillance de glycémie est parfois mal vécue. Du côté pratique, si vous avez des difficultés à lire les petits caractères, vérifiez la taille de l'affichage ;
    • La navigation : Certains appareils électroniques permettent une navigation simple entre les analyses récentes ou anciennes. Des fonctionnalités diverses sont proposées selon la marque : écran tactile et navigation intuitive, carnet de surveillance automatisé, calculateur d’insuline… Pensez à vous renseigner sur la compatibilité de l’appareil avec un ordinateur si vous souhaitez tenir un carnet informatique de vos données. Ce sont autant d'atouts pour mieux suivre et ajuster le traitement.

    Dans tous les cas, le lecteur doit répondre à vos attentes. Il n'y a pas de bon choix générique car chaque personne a des désirs et des utilisations différentes. Etablissez une liste de ce qui est important pour vous et voyez avec votre médecin et votre pharmacien pour faire le meilleur choix. Dans tous les cas, n'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit aux professionnels de santé. Il est important pour vous de connaître parfaitement votre futur lecteur et son utilisation.

     

    La Haute Autorité de Santé recommande que lors de la prescription d’un dispositif d’autosurveillance glycémique, il est indispensable que le médecin explique à son patient les enjeux et organise les modalités de l’autosurveillance : fréquence, fixation des horaires, objectifs glycémiques, mais aussi décisions thérapeutiques à prendre en fonction des résultats.

    Bien utiliser son lecteur de glycémie

    Le bon usage du lecteur est ensuite indispensable. Première recommandation : vérifiez régulièrement que votre lecteur est bien réglé et que les résultats qu'il indique sont fiables. Pour cela, vous pouvez utiliser les solutions de contrôle fournies par les laboratoires. Autre possibilité, utiliser des bandelettes qui permettent un contrôle visuel de la valeur de la glycémie grâce à la couleur.
    Vérifiez également que vos bandelettes ne sont pas périmées, elles risqueraient dans ce cas de vous induire en erreur. Elles ne doivent pas être humides et conservées à une température raisonnable. 
    Ne désinfectez pas le bout de votre doigt, ne touchez pas la bandelette sur sa partie réactive, cela pourrait également fausser le résultat. Vérifiez régulièrement les piles ou batteries ainsi que la propreté de votre appareil.

    Et s'il fait trop chaud ou trop froid, prenez des précautions. En effet, les réactifs et bandelettes supportent mal les grandes chaleurs et les grands froids mais également les brusques variations de températures. Si vous devez transporter ces réactifs, conservez-les dans leurs emballages d'origine et choisissez la solution des pochettes isothermes sans y ajouter de glace ou autre.

    Anne-Aurélie Epis de Fleurian
    Luc Blanchot

    Mis à jour le 26 février 2013

    Sources :

    • Message d'information pour les patients utilisateurs de lecteurs de glycémie concernant les unités de mesure de la glycémie capillaire - AFSSAPS - mai 2007
    • Vous et votre suivi glycémique à l'aide d'un lecteur de glycémie en cas de vague de chaleur et de froid - AFSSAPS 2005
    • Bandelettes d’autosurveillance glycémique – AMELI – 26 avril 2012

     

     

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  • Diab Bruxelles fait partie du Conseil des Patients de la Maison ABD Bruxelles.

    Nous sommes tous bénévoles, Nadine Quinn est webmaster de ce blog 

    Brigitte Secat , Florentine Rossi, Stephan Rosenbaum, Axel Diercks, Dan Thomas, Pierre  Robert, Noella 

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  • Sachez ce que vous mangez

    04 septembre 2013 - Auteur : Leen Baekelandt

    La nouvelle banque de noms de marques en ligne de Nubel propose une information détaillée sur un grand nombre de denrées alimentaires disponibles sur le marché belge, soit près de 7000 produits différents.

    La banque de données de Nubel nous renseigne sur plus de 30 valeurs nutritionnelles, comme par exemple le nombre de calories et la teneur en graisses, sucres et protéines, mais aussi la teneur en cholestérol, en sodium et en calcium. Grâce à l’utilisation des poids et mesures standard du Conseil supérieur de la Santé, il est tout à fait possible de comparer les valeurs nutritionnelles de différents aliments.

    La banque de noms de marques est particulièrement pratique pour les personnes qui doivent suivre un régime précis, comme les patients diabétiques. Le moteur de recherche permet de filtrer les produits présentant une teneur minimale ou maximale pour certaines substances nutritives, et permet ainsi au consommateur de savoir avec précision quels sont les aliments qui conviennent à son régime alimentaire.

    Cette banque de données, qui comprend des produits de base et de marque, est donc un instrument très utile pour les particuliers qui veulent manger et vivre sainement, et pour les professionnels de l'alimentation comme les diététiciens. 

    Pour accéder à ces informations, il suffit de s'enregistrer gratuitement sur www.internubel.be

     

    Nubel a vu le jour en 1990 et vise à offrir au consommateur une information nutritionnelle scientifique correcte afin de lui permettre de faire des choix réfléchis en matière d'alimentation. L'asbl se compose de partenaires du secteur public (SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, Institut Scientifique de Santé publique) et du secteur privé (Fédération de l'industrie alimentaire (FEVIA) et Boerenbond).

    Le Conseil scientifique de Nubel est composé d'experts dans le domaine de l'alimentation, provenant de toutes les universités et tous les centres de recherche en Belgique.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8847-Sachez-ceque-vous-mangez.html

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  • A quoi sert la nutrition ?

    La nutrition est la discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l'organisme. C'est un élément clé de la santé : certaines maladies sont directement liées à ce que l'on mange. Le point sur une science à l'importance croissante.

    L’importance d’une bonne nutrition n’est pas une idée nouvelle... Déjà 400 ans avant JC Hippocrate disait que "l’alimentation était notre première médecine", et selon la médecine chinoise millénaire, les aliments sont aussi des remèdes dont il importe de respecter un mode d’emploi bien précis pour prévenir et même traiter les maladies.

    Des carences et des hommes

    Au siècle dernier, on a démontré le lien entre les carences alimentaires et des maladies graves. Ces différentes formes de la malnutrition restent de nos jours des problèmes de santé publique dans les pays en développement, comme la cécité due à la carence en vitamine A ou le crétinisme dû à la carence en iode. Cependant, c’est bien après la disparition des grandes carences nutritionnelles en Europe qu’est née l’idée qu’en dehors de toute malnutrition certaines maladies pouvaient être liées à des facteurs nutritionnels, et depuis les années 60, la recherche sur les liens entre alimentation et santé a fait d’énormes progrès.

    Un problème de santé publique

    Il est maintenant prouvé que les deux plus grandes causes de décès en France - maladies cardio-vasculaires et cancers - sont liées à notre façon de manger. On sait aussi que les facteurs alimentaires sont associés à la survenue de bien d’autres maladies très répandues comme le diabète, l’ostéoporose ou l’obésité et qu’une "bonne" nutrition est un facteur clé pour une "bonne" santé. Par exemple l’athérosclérose, phénomène de durcissement de la paroi des artères, commence parfois tôt dans la vie et peut être stoppée voire inversée si on limite les acides gras saturés dans l’alimentation. De même on peut être prédisposé génétiquement au diabète mais ne jamais être touché par la maladie si on maintient un poids acceptable. Enfin on connaît l’importance de consommer des fibres alimentaires pour diminuer le risque de cancer du colon.

    Aliments et performance

    Mais au-delà du rôle protecteur ou à l’inverse "à risque" de certains nutriments (vitamines bénies, cholestérol banni !), la notion d’une meilleure alimentation garante d’une meilleure santé au sens large a fait son chemin. Le rôle des aliments eux-mêmes et des comportements alimentaires sur les performances physiques et intellectuelles, sur la résistance aux infections ou encore dans la lutte contre le vieillissement sont communément admis. Il est également clair que la nutrition seule n’est pas l’unique gage pour une meilleure santé ou pour une vie plus longue, mais qu’elle intervient en complément de la pratique régulière d’exercice physique, de la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, du contrôle du stress, d’une limitation de l’exposition aux risques environnementaux et autres facteurs d’amélioration de la qualité de vie.

    Trouver un équilibre

    La base d’une bonne nutrition repose sur l’équilibre, la variété et la modération de notre alimentation. Pour rester en bonne santé le corps a besoin d’une certaine proportion de glucides, de lipides et de protéines et aussi de vitamines et de minéraux. Or l’alimentation moderne urbaine est souvent déséquilibrée, voire déstructurée et va de paire avec une vie de plus en plus sédentaire. Le rétablissement de bonnes pratiques est plus difficile qu’il n’y paraît et l’éducation nutritionnelle doit commencer très tôt, surtout lorsqu’on voit l’obésité infantile augmenter dans des proportions inquiétantes ces dernières années.

    Des perspectives d’avenir

    Aujourd’hui la science nutritionnelle est devenue plus importante que jamais, et à côté du développement de nouvelles connaissances scientifiques se multiplient des théories plus ou moins valides sur les vertus des aliments et régimes miracles ou au contraire diaboliques. En dehors de l’argument de fond parfois commercial ou par souci de simplification rassurante pour le consommateur, l’attribution de tant de bienfaits ou de tant de maux à l’aliment a tendance à raccourcir et à déformer des vérités scientifiques longues et difficiles à établir sur les liens entre alimentation et santé. Ainsi, même si certains aliments sont meilleurs que d’autres aucun d’entre eux n’est mauvais en soi car il s’agit toujours d’équilibre, de variété et de modération.

    Bonnes pratiques alimentaires

    Dans l’état actuel des connaissances, on a mis en évidence le rôle de certains aliments comme facteurs de risque ou en contraire comme protecteurs face aux maladies. La diététique recommande les "bonnes pratiques alimentaires" pour tout le monde et des mesures spécifiques pour les malades ou pour ceux qui souhaitent perdre quelques kilos. Pourtant la nutrition reste un énorme domaine scientifique à explorer et la recherche bat son plein à travers le monde sur des sujets complexes tels que les besoins nutritionnels de l’organisme, le rôle des facteurs génétiques sur l’état nutritionnel ou le mode d’action des nutriments et leur effet spécifique sur l’apparition des maladies.

    C’est pourquoi dans les années à venir les recommandations en matière de nutrition sont appelées à prendre encore plus d’importance et à devenir de plus en plus précises en terme de prévention et de traitement des maladies.

    Dr Béatrice Sénemaud

    Mis à jour le 13 août 2010

     

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  • Une étude danoise s’est penchée sur la température de cuisson des aliments. Ainsi 74 femmes, en surpoids ou obèses, ont suivi des régimes distincts suivant le mode de cuisson des aliments. Deux groupes ont été formés : l’un se caractérisait par une consommation d’aliments cuits à haute température (rôtis, frits, grillés et du pain), l’autre par des aliments cuits à basse température (bouillis, cuits à la vapeur, et avec du pain sans la croûte).

    Le but était de regarder l’influence de certains résidus de protéines modifiées par le glucose, nommés produits de glycation avancée (PGA) particulièrement présents dans les aliments cuits à haute température. Les PGA ont une influence sur le vieillissement ou l’insuffisance rénale.


    Au bout de quatre semaines d’étude, le groupe « basse température » avait consommé plus de protéines, de sucres mais moins de graisses, et l’IMC, le tour de taille et le poids des participantes avaient plus diminué que dans le groupe « haute température », où l’excrétion urinaire de PGA est plus important.
    Enfin on a constaté que le taux d’insuline à jeun et la résistance à l’insuline  sont plus importants dans le groupe « haute température ». Le groupe « basse température » montre un index de sensibilité à l’insuline plus faible.


    Ainsi, cuire les aliments à faible température améliore le métabolisme du glucose. Néanmoins cette étude demande des confirmations sur un plus grand nombre de participants et sur une plus longue période.

    Source : Diabetes Care 19 Août 2013. 
    Consumption of a Diet Low in Advanced Glycation Endproducts for 4 weeks Improves Insulin Sensitivity in Overweight Women.
    Mark AB, Poulsen MW, Andersen S, Andersen JM, Bak MJ, Ritz C, Holst JJ, Nielsen J, de Courten B, Dragsted LO, Bügel S

    Auteur : Loïc Leroux
    Crédit photo : © FOOD-micro - Fotolia.com

     

    http://www.afd.asso.fr/actualites/les-aliments-cuits-basse-temperature-seraient-benefiques-pour-sensibilite-insuline-003239?utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%20N%2082%20Septembre&utm_content=Newsletter%20N%2082%20Septembre%20Version%20A%20CID_3769f4550e3fe69137f62ec73b39d13e&utm_source=Routages%20email&utm_term=LIRE%20LA%20SUITE

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  • Les abcès dentaires : stopper l'infection sans attendre

    Infection bactérienne souvent douloureuse, l'abcès dentaire se caractérise par des gonflements de la gencive et s'accompagne d'un état fébrile et de difficultés de mastication. Non traité, il peut entraîner des complications graves.

    Consultez dès les premiers symptômes et n'hésitez pas à vous rendre aux urgences en cas de forte fièvre ou si vous avez de grandes difficultés à vous alimenter.

    Abcès dentaire : les symptômes

    Abcès dentaireL'abcès dentaire est une infection bactérienne dont on en distingue deux types, explique le Dr Marc Baranes, spécialisé en chirurgie orale à Saint-Mandé (94) : 

    • L'abcès parodontal, qui provient de la gencive et concerne le plus souvent des patients souffrant de déchaussement dentaire. En cause également, l'évolution clinique des dents de sagesse avant ou après extraction. 
    • L'abcès apical, systématiquement lié à des douleurs à la mastication, est, quant à lui, provoqué par la fracture d'une dent, de caries profondes ou par une dent pas soignée depuis longtemps. Les bactéries vont alors proliférer au niveau des nerfs de la dent.

    L'abcès dentaire se manifeste par une gencive gonflée qui devient rouge, une sensation de chaleur, des saignements, le tout entraînant des problèmes de mastication accompagnés de fièvre et de fatigue. Trois ou quatre jours après, du pus se forme en réaction à l'infection. À ne pas confondre avec une réaction strictement inflammatoire causée par exemple par un aliment resté coincé entre les dents (syndrome du septum) ou un œdème post-opératoire après extraction des dents de sagesse, prévient le Dr Baranes.

    Abcès dentaire : quel traitement ?

     "Il faut surtout continuer à se brosser les dents malgré les saignements et la douleur, prendre éventuellement du paracétamol et consulter un dentiste rapidement, explique le chirurgien-dentiste.Et surtout ne pas crever ou inciser l'abcès avec une aiguille ou une lame, et éviter de prendre desanti-inflammatoires type Voltarène ou ibuprofène qui vont augmenter la propagation de l'infection en masquant son évolution, en agissant seulement sur la douleur". Chez l'enfant, la propagation de l'infection est beaucoup plus rapide. Dès qu'il y a gonflement de la joue, il faut aller aux urgences, conseille le spécialiste.

    Deux types de traitements sont possibles, indique le Dr Baranes :

    • "Un traitement local, indispensable, réalisé par le chirurgien-dentiste, qui consiste à réaliser le drainage de l'infection : soit par l'ouverture de la dent pour accéder à l'extrémité des racines, soit par l'extraction de la dent. Une prescription d'antibiotiques et d'antalgiques est associée", explique le Dr Baranes.
    • Si l'abcès provient plutôt de la gencive, un drainage ou un curetage permettent de nettoyer l'infection. "Si l'abcès s'est extériorisé à la gencive et qu'une collection de pus s'est formée, on va ouvrir cette poche et drainer le pus. Cela va diminuer la pression et soulager le patient".

    Abcès dentaire : des complications graves, parfois mortelles

    Non soigné, un abcès dentaire peut mener à de sérieuses complications. A un stade plus avancé, le gonflement va se voir extérieurement, des ganglions peuvent apparaitre sous la mâchoire : l'infection se propage alors au niveau des tissus mous comme la joue, la peau, les muscles. On parle decellulite infectieuse. Le pus se fraie un chemin à travers les tissus et perce un orifice de sortie (lafistule), qui aboutira sur la gencive ou parfois à l'extérieur, sur la peau du visage (joue, menton). 
    Parmi les complications de l'abcès dentaire : 

    • Une perte de la dent peut survenir : l'abcès peut infecter l'os qui tient la dent et le détruire (parodontite). Dans 90 % des cas avancés, la dent infectée sera retirée.
    • Une infection unilatérale des sinus : les racines des molaires du haut sont localisées près des sinus. Si l'abcès dentaire génère du pus, les sinus peuvent alors se remplir de ce pus, ce qui va engendrer une douleur à l'appui sur les pommettes ou lorsque la tête est projetée en avant, un écoulement purulent unilatéral et une sensation de mauvaise odeur dans le nez.
    • L'endocardite bactérienne : les bactéries issues de l'abcès dentaire atteignent le cœur à travers les vaisseaux sanguins. Ces bactéries arrivant au cœur peuvent infecter les valvules et conduire à des conséquences parfois mortelles.
    • Plus qu'exceptionnel, l'abcès du cerveau : l'infection pourrait se propager des dents jusqu'au cerveau à travers les veines. Une infection du cerveau peut mener à un coma.
    • Chez les patients immunodéprimés (diabète non équilibré par exemple), une cellulite se diffuse de la joue au cou à la poitrine, puis provoque une nécrose de tous les tissus avec pour conséquence une septicémie. Malgré la prise en charge médicale, le pronostic vital est engagé.
    • L'angine de Ludwig : cette infection sérieuse, parfois fatale, touche les parties situées sous la langue et sur le côté. Elle risque de bloquer les voies respiratoires et de provoquer la mort par étouffement. Une trachéotomie doit alors être pratiquée en urgence.

    Selon le Dr Banares, pour stopper l'infection et éviter des complications graves, il faut consulter dès les premiers symptômes, et se rendre aux urgences si la fièvre dépasse les 38°C et qu'il devient difficile de déglutir et de s'alimenter.

    Isabelle Frenay

    Créé le 29 janvier 2013

    Sources :

    - Interview du Dr Marc Banares, chirurgien-dentiste à Saint-Mandé (94)
    - Document de la Société française de médecine d'urgence (SFMU) 2011 sur les cellulites cervico-faciales (téléchargeable sur Internet).

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  • Dossier diabète Le diabète est la quatrième cause de décès dans les pays développés. Dans le monde, on compte près de 200 millions de diabétiques, dont 90 % souffrent d'un diabète de type 2, appelé aussi diabète sucré, gras ou de la maturité. On dit du diabète que c’est une maladie silencieuse. C’est vrai quel que soit son type (1, ou 2). Mais contrairement aux idées reçues, il peut aussi se manifester par des symptômes bruyants. Explication Tout vient du pancréas. Cette glande située dans l'abdomen, a notamment pour rôle de fabriquer des hormones : le glucagon, qui fait monter le taux de sucre dans le sang, et l'insuline qui, à l'inverse, le baisse. Cette fabrication se fait dans un petit nombre de cellules regroupées en îlots, appelés les îlots de Langerhans. L'insuline Lorsque l'on mange des aliments sucrés, y compris ceux qui seront transformés en sucre lors de la digestion (pain, pommes de terre, pâtes, riz...), le pancréas sécrète immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. Le glucose est alors transporté par le sang vers le cerveau, les reins, les muscles et tous les tissus, où il est stocké. A jeûn, il se passe le phénomène inverse : moins d'insuline est sécrétée, le sucre ressort donc des cellules pour être utilisé. Ainsi, le taux de sucre dans le sang, que l'on appelle glycémie, reste stable à toutes heures de la journée. Les différents types de diabète Dans le diabète de type 1, appelé aussi diabète maigre ou diabète insulinodépendant, qui touche les plus jeunes, les cellules sécrétant l'insuline sont détruites par un mécanisme que l'on connaît mal. Quand trop de cellules sont ainsi éliminées, l'organisme manque d'insuline et la maladie apparaît. Dans le diabète de type 2, appelé diabète gras ou non-insulinodépendant, il se produit un double phénomène : d'une part, la sécrétion d'insuline diminue, et d'autre part, cette dernière est moins efficace et les cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles y deviennent moins sensibles. Dans les deux cas, le taux de sucre dans le sang monte et l'on constate des "hyperglycémies". Les causes du diabète Le diabète de la maturité est associé dans 60 % des cas à une surcharge pondérale ou une obésité. Pour 50 % des malades, il est lié à une hypertension artérielle, et pour un peu plus de 30 %, à un taux de graisses trop élevé dans le sang (de cholestérol en particulier). Or toutes ces maladies sont liées au moins pour partie à nos modes de vie occidentaux actuels : alimentation déséquilibrée trop riche en sucres rapides (douceurs, confiseries…) ou en graisses saturées animales, et sédentarité plus ou moins prononcée. Pour rappel : il est vivement conseillé de marcher au moins une demi-heure par jour. Les symptômes du diabète Le diabète peut se manifester par une triade de symptômes bien connue des médecins : Le besoin de boire beaucoup d’eau (ou d’autres boissons rafraîchissantes) de façon très fréquente (polydipsie). L’envie de manger fréquemment et en quantité importante (polyphagie), qui, dans le cas du diabète de type 1, s’accompagne paradoxalement d’un amaigrissement. La nécessité d’uriner beaucoup et de manière très récurrente (polyurie). Conséquence logique de la polydipsie, elle est aussi liée à la forte concentration du sucre dans le sang que l’organisme tente d’éliminer. Quatre symptômes indépendants, plus discrets que les précédents, doivent aussi alerter : Une fatigue (asthénie) se manifestant par un essoufflement (dyspnée) et une accélération du rythme cardiaque au moindre effort physique (en montant des escaliers, par exemple). Des troubles de l’érection chez l’homme. Une tendance fréquente à développer des furoncles ou abcès. Des infections urinaires (cystites) fréquentes. Traitements Il s'agit essentiellement d'un suivi de règles alimentaires strictes et de prise de médicaments, dont l'injection d'insuline qui permet au malade de réguler son taux. Il faut rappeler que ce sont les "à-coups hyperglycémiques" qui sont dangereux pour les artères : celles du cœur (le risque de maladie cardiaque est multiplié par quinze chez les diabétiques), des reins (10 % des dialysés sont des diabétiques non traités), des jambes (5 000 amputations chaque année sont également liées à un diabète non traité) et des yeux (le diabète est la première cause de cécité chez l'adulte). Ces complications apparaissent insidieusement en cas de diabète gras, alors que le diabète maigre se manifeste très vite. Tant qu'il n'y a pas de complications, les diabétiques ne se sentent pas malades et ont donc souvent du mal à accepter le suivi et les traitements nécessaires. Même quand la maladie est évoluée, le suivi reste difficile. Dépistage Le dépistage est indispensable. Il est simple et fiable : une prise de sang suffit, qui mesure la glycémie (le taux de sucre dans le sang) à jeûn. Par la suite, le prélèvement doit être refait régulièrement. Doivent notamment se faire dépister dès 40 ans : les personnes qui ont des parents diabétiques, une hypertension, trop de cholestérol ou trop de triglycérides, et donc un surpoids. Les femmes qui ont donné naissance à des bébés qui pesaient plus de4 kg doivent également se faire dépister. De plus, du fait de l'"épidémie" d'obésité, le diabète touche des personnes de plus en plus jeunes. Les diabétologues souhaiteraient donc voir se développer des tests pour les jeunes. Il faut rappeler que le taux d'enfants en surpoids est passé de 3 % il y a quarante ans à plus de 16 % en 2004. Concernant les facteurs génétiques, on sait que quand un parent est diabétique, le risque pour les descendants est de 30 %, alors qu'il n'est que de 6 % dans la population générale. Si les deux parents sont diabétiques, ce taux passe à 50 % et la maladie apparaît plus tôt, dès 30-40 ans. Quand aux vrais jumeaux, si l'un est diabétique, le risque pour l'autre est de 90 %. http://dfrancais.voila.net/dossier_diabete.html

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  • Les leucodystrophies, des maladies aux manifestations variées

    Maladies rares, neurodégénératives, d'origine génétique, les leucodystrophies se déclarent majoritairement dans l'enfance. Elles paralysent alors peu à peu toutes les fonctions et sont souvent fatales. En France, elles concernent environ une naissance sur cinq mille, soit trois à six par semaine.

    Les leucodystrophies se manifestent de façon extrêmement variée ce qui, associé à leur rareté, retarde d'autant leur diagnostic. Évolutives, elles obligent les familles à revoir leurs priorités et constamment s'adapter. Heureusement, la recherche avance. Le point avec deux mamans et le Pr Odile Boespflug-Tanguy*, neuropédiatre et généticienne, coordinatrice nationale du centre de référence des leucodystrophies.

    Les leucodystrophies, des maladies neurodégénératives aux manifestations variées

    Leucodystrophie"Leucodystrophies" vient du grec "leukos" (blanc), "dys" (trouble) et "trophê" (nourriture). Le point commun de ces maladies génétiques rares, le plus souvent sans histoire familiale, est d'affecter la myéline, une "gaine" qui protège les fibres nerveuses dans la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. "Les leucodystrophies touchent un carrefour où passent toutes les informations nerveuses, précise le Pr Boespflug-Tanguy. Toutes les fonctions peuvent être atteintes entraînant des handicaps moteurs, sensoriels et cognitifs, des troubles des apprentissages et du comportement".

    Les leucodystrophies sont regroupées en fonction des structures cellulaires affectées par l'anomalie génétique (péroxysomales, lysosomales, cavitaires, hypomyélinisantes...). Plus d'une vingtaine ont été caractérisées génétiquement. Les autres - environ 40 % - sont dites "indéterminées". Prises dans leur ensemble, elles concernent une naissance sur 5 000, soit trois à six par semaine en France. La leucodystrophie la plus fréquente - l'adrénoleucodystrophie (ou adrénomyéloneuropathie chez l'adulte) - touche moins de 1 000 personnes dans notre pays. Les plus rares moins d'une dizaine.

    Les leucodystrophies peuvent survenir à tout âge. Certaines formes débutent dès la naissance et conduisent au décès en quelques jours seulement. D'autres surviennent chez le senior et évoluent en quelques années ou par paliers sur des dizaines d'années. Il existe presque autant de leucodystrophies que de personnes atteintes. La plupart apparaissent toutefois dans l'enfance.

    Les leucodystrophies, un parcours semé d'embûches avant même le diagnostic

    Bébé, Samuel ne présentait aucune particularité. "Le premier signe visible de ce "mauvais présage" était un périmètre crânien très élevé. Puis, Samuel a marché vers 1 an, de façon un peu particulière mais il restait dans les normes. Il avait 4 ans lorsque nous avons appris le nom de sa maladie : une leucodystrophie mégalencéphalique (MLC1). Les médecins pensaient qu'il ne survivrait pas", se souvient sa mère. Beaucoup de parents décrivent des enfants "normaux" qui se développent comme les autres et commencent par présenter des problèmes moteurs (position des pieds particulière à la marche, chutes fréquentes, maladresse...). Difficultés qui, au départ, n'inquiètent pas les médecins.

    Chez Thibault, cependant, la leucodystrophie s'est d'abord manifestée par une surdité : "À 18 mois, il ne parlait pas, je le trouvais différent de son grand frère, explique Emmanuelle, sa maman. Nous avons découvert qu'il était sourd en maternelle puis qu'il voyait très mal un peu plus tard." Thibault avait 6 ans lorsque les tests génétiques ont permis de dépister la leucodystrophie à l'origine de ses troubles : un syndrome de Refsum infantile. Il avait déjà trois heures d'orthophonie et une heure de psychomotricité par semaine.

    L'annonce d'une maladie grave est toujours un traumatisme, a fortiori lorsqu'elle concerne son enfant : "Nous étions totalement anéantis… Puis, bien obligés de reprendre la route pour le retour. Et pourquoi ne pas prendre le premier arbre venu ? Mais finalement, non. La vie vaut la peine d'être vécue", témoigne la maman de Samuel.

    Évolutives, les leucodystrophies demandent de toujours s'adapter

    Thibault voit son kinésithérapeute chaque semaine et a besoin d'étirements le matin pour se "dérouiller" mais, pour l'instant, ça ne le handicape pas et il est scolarisé en milieu ordinaire. Emmanuelle et son mari se battent pour qu'il ait les mêmes activités que les enfants de son âge malgré son handicap. La maman explique : "Il porte deux implants cochléaires qui limitent sa surdité, mais il voit très mal, pas au-delà d'un mètre, avec une pastille nette au centre et rien autour. Peu à peu, son champ de vision se rétrécit et nous savons qu'à terme, c'est la cécité." Au collège, Thibault utilise un ordinateur, une mini caméra et un micro porté par les professeurs. Il est aidé par une assistante de vie scolaire et voit un psychomotricien trois fois par semaine. En dehors des cours, il joue au badminton, fait du VTT, va à la piscine, prends des cours de batterie... L'approche de l'adolescence inquiète un peu Emmanuelle : "Thibault a du mal à suivre les conversations de ses camarades qui ne peuvent pas toujours tout répéter. Il le vit mal et va sans doute vivre quelques années difficiles." À 14 ans, Thibault rêve d'un emploi dans les travaux publics comme conducteur de machine.

    D'abord peu perceptibles, les troubles de la marche se sont accentués chez Samuel qui, dès 6 ans, a dû utiliser un fauteuil roulant et entrer en établissement spécialisé. Aujourd'hui, à 25 ans, il est opérateur de saisie en milieu ordinaire. Une réussite dont il peut être fier car il est très fatigable et a beaucoup de mal à se concentrer. Il regrette toutefois de ne pas avoir pu passer son permis de conduire et vit toujours chez ses parents. Sa plus grande peine est de ne pas connaître de vie amoureuse. "Samuel a dû renoncer à beaucoup de choses, commente Cécile. Mais le plus difficile, finalement, c'est que le handicap n'est jamais installé. Du coup, on guette. Et dès qu'il a quelque chose, on s'interroge : est-ce la leucodystrophie qui progresse ? Une maladie bénigne mais qui va peut-être amplifier son handicap ?" Les familles doivent constamment s'adapter : à l'évolution des troubles moteurs et sensoriels qui nécessitent d'aménager l'habitation et de recourir à diverses aides techniques, mais également à l'évolution des troubles cognitifs et du comportement, souvent moins bien compris et plus difficiles à prendre en charge.

    Ajouter de la vie aux jours* et profiter du moment présent

    Certains enfants perdent en quelques années la marche qu'ils viennent d'acquérir, la station assise, la parole et tous leurs sens. Paralysés, condamnés à vivre allongés, en environnement stérile, ils peuvent être parfaitement conscients de leur état et souffrir physiquement (crises d'épilepsie, douleurs neurologiques, troubles digestifs...). Les parents sont parfois contraints d'abandonner toute activité, y compris professionnelle, pour s'en occuper.

    Plutôt que de se morfondre, beaucoup de familles choisissent de profiter du moment présent. Cécile explique : "Samuel s'intéresse beaucoup aux autres et mène une vie très riche. Une énorme logistique est nécessaire en amont afin d'aller directement à l'essentiel le moment venu, par exemple pour s'assurer de l'accessibilité des hôtels lorsque nous voyageons. Au final, c'est rarement parfait mais on s'adapte". La famille relativise les moments difficiles. Et lorsque Samuel doit être hospitalisé sur Paris pour le suivi de la leucodystrophie, elle prévoit systématiquement de finir la journée par un spectacle ou un dîner chez des amis.

    "La vie est ce qu'on veut bien en faire, résume Cécile. La seule chose qui me mine vraiment, c'est l'administration. Toute cette paperasserie pour avoir droit aux aides. Il faut constamment se justifier sur des points de détails, être convoqué et reconvoqué parce que notre enfant n'entre pas dans les cases. Tout est fait pour nous décourager." Pour trouver du soutien face aux difficultés quotidiennes et aux angoisses soulevées par la maladie, y compris ses implications génétiques (transmission, crainte de voir ses autres enfants atteints...), les familles se retrouvent sur Internet, notamment via les forums et réseaux sociaux, et lors de rencontres associatives. En France, et dans les pays frontaliers, l'association européenne contre les leucodystrophies (Ela) est la plus importante. Il ne s'agit pas de rester entre soi mais de sentir compris par d'autres qui connaissent le même type de difficultés.

    Quels espoirs du côté de la recherche et des médicaments ?

    Mis à part la greffe de moelle osseuse, lourde et possible uniquement chez les très jeunes enfants dans certaines leucodystrophies, il n'existe pas, actuellement, de traitement capable de guérir ou même ralentir la progression de ces maladies. Le Pr Boespflug-Tanguy* s'intéresse aux leucodystrophies depuis les années 80. À l'époque, les médecins ne comprenaient pas ce qui se passait au niveau du cerveau. Alors qu'ils peuvent désormais envisager des pistes thérapeutiques, cette spécialiste distingue trois grandes approches : "La thérapie génique concerne encore peu de maladies mais les techniques sont de plus en plus diversifiées. Parallèlement, nous trouvons en effet des moyens de ne toucher que les cellules ou tissus concernés, en l'occurrence les cellules gliales du cerveau. Plusieurs stratégies sont évaluées chez l'animal avec beaucoup d'espoir. La thérapie cellulaire permettrait quant à elle d'apporter des cellules capables de fabriquer de la myéline - ou de stimuler sa fabrication - aux endroits où elle manque. Il s'agit d'un gros challenge mais qui semble particulièrement intéressant sur le plan expérimental. Enfin, l'approche médicamenteuse pourrait empêcher les conséquences de la maladie. Il s'agit alors d'apporter des molécules qui protégeraient le cerveau du stress et l'aideraient à trouver suffisamment d'énergie. Les recherches sont particulièrement nombreuses dans ce domaine sachant que toutes les maladies neurodégénératives pourraient en bénéficier (sclérose en plaques, maladies d'Alzheimer et de Parkinson...). Certains régimes et cocktails d'antioxydants spécifiques sont d'ailleurs déjà utilisés. Ces nouveaux médicaments seront très importants dans les dix ans qui viennent".

    Audrey Plessis

    Créé le 25 juin 2013

    Sources :

    Interviews réalisées en mai 2013 :

    - Le Pr Odile Boespflug-Tanguy est neuropédiatre à l'hôpital Robert-Debré (Paris, AP-HP), professeur de génétique médicale (Université Denis-Diderot - Paris 7), coordinatrice nationale duCentre de référence des leucodystrophies Tél : 01 40 03 40 20 (secrétariat), Email : marie-louise.vendeville@rdb.aphp.fr (infirmière coordonnatrice).
    * "Lorsqu'on ne peut plus ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours", Pr Jean Bernard, médecin et académicien français (1907-2006). La phrase est reprise par l'association européenne contre les leucodystrophies (Ela) pour encourager les familles.

    ELA, Association Européenne contre les Leucodystrophies

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