• Nos fiches conseilCouronne dentaire et inlay core

    La couronne dentaire est une prothèse fixée, de la forme d’une dent, qui est fixée sur la dent originelle antérieurement taillée.

    La couronne dentaire est comme un chapeau : elle ressemble à une dent mais elle est creuse. Tout comme le chapeau recouvre la tête, la couronne est collée sur un reste de dent (moignon) antérieurement taillé dans ce but.

    La couronne sert à renforcer et recouvrir une dent endommagée par une carie ou une fracture. En effet, la couronne, en reconstituant la forme de la dent originelle, lui rend son esthétisme, sa taille, sa force et sa fonction dans la bouche.

    La couronne peut servir à :

    • pour empêcher une dent affaiblie de se fracturer
    • restaurer une dent cassée ou très usée
    • restaurer une dent dévitalisée à la suite d’un traitement endodontique afin d’éviter sa fracture verticale (dans le cas d’une dent dévitalisée, l’inlay core(faux moignon) peut être utilisé pour un meilleur maintien de la couronne)
    • recouvrir une dent fortement cariée qui n’a plus beaucoup de matière dentaire saine
    • recouvrir une dent malformée ou qui présente des colorations dentairessévères
    • recouvrir un implant dentaire

     

    La pose d’une couronne se fait dans plusieurs étapes :

    • Le dentiste examine la dent, enlève le tissu carieux et décide s’il est nécessaire de dévitaliser la dent.
    • La dent est taillée géométriquement (tronc de cône renversé) avec une fraise diamantée pour qu’elle ait une forme compatible avec l’insertion d’une couronne (moignon).
    • Une empreinte très précise est réalisée.
    • La teinte que la couronne aura est choisie en fonction des dents voisines.
    • Le dentiste envoie ces informations au laboratoire pour que le prothésiste réalise la couronne sur mesure.
    • Une couronne temporaire en acrylique est posée. Cette couronne est fragile et il faut éviter les aliments collants, très durs, de mastiquer du côté de la bouche où elle se trouve. Elle reste en bouche jusqu’au prochain rendez-vous chez le dentiste, une fois que la couronne permanente est confectionnée par le laboratoire.
    • Une fois la couronne temporaire enlevée, la couronne permanente est testée en bouche pour vérifier la teinte, la forme, l’occlusion et les points de contact avec les dents voisines.
    • Elle est fixée en bouche grâce à une colle ou un ciment.

    Il existe aujourd’hui une technique plus rapide Cela consiste à la prise d’uneempreinte électronique et, grâce à une assistance par ordinateur, la conception et la préparation de la couronne en porcelaine se fait en quelques minutes seulement au cabinet du dentiste. Cette technique a l’avantage d’être rapide mais le résultat obtenu n’est pas toujours aussi beau que celui du laboratoire.

    De plus, lorsque la dent à couronner est jugée trop fragile pour accueillir une couronne, un inlay core est installé afin de maintenir la couronne.

    inlay core

     La pose d’un inlay core est nécessaire lorsque la dent est beaucoup trop abîmée. La dent a donc besoin d’un solidifiant supplémentaire en plus de la couronne : l’inlay core.

    C’est une petite pièce métallique formée d’une tige que l’on insère dans la racine de la dent (préalablement dévitalisée) et d’un « chapeau » qui recouvre la partie restante de la dent. On a ainsi un « faux moignon » dont la forme permet unancrage suffisamment solide pour supporter la mise en place d’une couronne sur la dent.

    Notamment, les incisives, canines et prémolaires peuvent nécessiter un inlay core car elles ont un rôle important lors de la mastication. Les molaires qui sont plus grandes et ont un volume dentaire plus important peuvent, généralement, se passer d’inlay core.

    Tant que la racine de la dent ne se fracture ou ne se détériore pas, l’inlay core reste intact. Il peut donc avoir une durée de vie illimitée.

    Une couronne dentaire peut tenir en bouche entre 5 et 20 ans. Sa durée de vie dépend de l’hygiène dentaire, de l’entretien, des matériaux qui rentre dans sa composition, ainsi que des habitudes orales. Par exemple, le bruxisme ou le fait de se ronger les ongles peuvent causer la fissure de la couronne ou son délogement.

    Finalement, la couronne dentaire est synthétique et ne craint pas les caries mais il n’en est pas de même de la dent sur laquelle elle est fixée. Une très bonne hygiène dentaire est donc requise (brossage des dents et nettoyage des espaces interdentaires) afin de prévenir les caries et les maladies parodontales. Il convient de se rendre chez le dentiste au moins tous les ans pour un contrôle.

    Il existe différents types de couronnes:

    les couronnes céramo-métalliques

    Ces couronnes ont une armature en métal (ou en or). Contrairement à ce que le nom pourrait évoquer, elles sont très esthétiques car les couches de céramique sont cuites sur le métal le cachant ainsi. Au niveau de la gencive, le métal peut cependant parfois apparaître.

    Ce sont les couronnes les plus fréquemment posées de nos jours.

    les couronnes ceramiques

    Ces couronnes sont encore plus esthétiques que les couronnes céramo-métalliques. Le travail du prothésiste est alors un vrai art qui consiste à créer une dent. Les résultats peuvent être tout à fait trompeurs.

    Les couronnes en or

    L’or est un matériau extrêmement solide et peu être préfère pour la fabrication de la une couronne d’une molaire. Les couronnes en or ont cependant un aspect peu esthétique.

    Posté dans la catégorie : Prothèse dentaire
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  • Nos fiches conseilProthèse dentaire fixée

    La prothèse dentaire fixée est utilisée pour renforcer une dent fragilisée ou remplacer une ou plusieurs dents manquantes.

    La prothèse est dite" fixée" car elle est immobilisée (scellée) dans la bouche, par opposition à la prothèse amovible (appareil dentaire)

    Il existe différents types de prothèse fixée. Il y a les prothèses qui servent à renforcer et reconstituer une dent (facettes, inlay onlay, couronnes, couronne sur inlay core), et celles utilisées pour remplacer une ou plusieurs dents (couronne sur implant, bridge, prothèse sur implant).

    Facette

    La facette dentaire est une mince enveloppe qui recouvre le devant des dents. Elle sert à cacher un aspect peu esthétique d’une dent très visible (dent de devant). 

    Inlay ou inlay-onlay

    L’inlay, l’inlay-onlay, ou incrustation, est une technique d’obturation composée d'une petite pièce prothétique dont le but est  de combler une cavité de la dent. Il peut être en métal précieux (or), en composite ou céramique.

    Couronne

    La couronne dentaire est de la forme et de la taille d’une dent. Elle sert à recouvrir une dent originelle en étant fixée dessus. La dent naturelle est taillée dans ce but.

    couronne sur inlay core

     L’inlay core ou faux moignon  sert à renforcer le maintien de la couronne sur une dent très fragilisée. L’inlay core est composé d'un tenon qui s'insère dans le canal de la dent et une partie haute sur laquelle est fixée la couronne. Le canal de la dent étant la partie de la dent où se trouve la pulpe dentaire, l’inlay core peut seulement être posé sur une dent dévitalisée.

    Couronne sur implant

    Lorsqu’il n’y a plus de dent naturelle, l’implant dentaire sert de racine artificielle à la couronne. L’implant est posé dans l’espace édenté et la couronne est fixée dessus. L’illusion qu’une vraie dent est ainsi créée.

    Bridge

    Le bridge est formé de couronnes soudées les unes aux autres. Il sert à combler un édentement. Il est fixé sur les dents adjacentes à l’espace édenté. Ces dents sont taillées afin d’accueillir les couronnes des extrémités du bridge, ce sont les piliers du bridge.

    Bridge sur implants

    Le bridge sur implants n’a pas besoin de piliers dentaires et permet ainsi de préserver les dents adjacentes. Les implants jouent le rôle de piliers et maintiennent le bridge en place. Ainsi plusieurs dents manquantes peuvent être remplacées.

    Prothèse fixée sur implants

    On peut utiliser des implants pour maintenir en place des prothèses de grande étendue. On peut ainsi coller ou visser une prothèse complète sur des implants pour augmenter sa rétention (l'empêcher de bouger).

    http://pascal-granville-470211.pagesmed.com/fiches-conseil/171

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  • Nos fiches conseilTraumatismes des dents permanentes

    Les traumatismes des dents antérieures sont particulièrement fréquents, car ces dents sont présentes sur l’arcade dentaire dès l’âge de 6 ans, et les différentes activités ludiques et sportives, liées à l’enfance, l’adolescence et la jeunesse en sont souvent la cause.

    Les traumatismes dentaires sont très fréquents et sont une cause importante de consultation d’urgence au cabinet dentaire. Il arrive souvent que l’on se cogne fortement les dents par accident. Dans la plupart des cas, les dents de devant, lescanines et les incisives sont les victimes car elles sont très exposées, contrairement aux molaires. La grande majorité des accidentés sont des enfantsqui tombent dans la cour de récréation.

    Lorsqu’une dent est soumise à un choc important, elle peut ne montrer aucun signe mais devenir douloureuse (contusion). Elle peut également se fracturer de différentes manières, être déplacée de sa position initiale ou tomber.

    Contusion

    La contusion dentaire correspond à un traumatisme de la dent. Lorsque la dent a subi un choc violent, il se peut que la pulpe dentaire en soit affectée. La dent devient alors douloureuse, il faut se rendre au cabinet dentaire pour évaluer l’état la pulpe. De l’extérieur, rien n’est visible, mais il est possible que la dent commence à mourir de l’intérieur. La pression dans la chambre pulpaire augmente, la pulpe se nécrose (meurt), il faut alors  procéder à la dévitalisation de la dent (on enlève la pulpe).

    Il est difficile de prévoir de quelle manière la santé de la pulpe dentaire va évoluer suite à un accident. C’est pour cela que la surveillance régulière est nécessaire et qu’éventuellement des médicaments peuvent être prescrits.

    Fracture

    La dent peut se fracturer de manière plus ou moins grave. Elle peut n’avoir que des conséquences esthétiques ou peut mener à l’infection ou la nécrose de la pulpe dentaire.

    Lorsque seuls l’émail et la dentine sont fracturés ou fissurés, sans que la pulpe dentaire ne soit mise à nu, la santé de la dent n’est pas en danger. Seule l’esthétique doit  être restaurée par une reconstitution de la dent (facette, obturation…).

    Si la dent a été fracturée de manière à exposer la pulpe dentaire aux bactéries de la bouche, il faut dévitaliser la dent pour éviter une infection plus importante.

    La dent peut se fracturer au niveau de la couronne ou au niveau de la racine. Si la racine est cassée en deux, généralement, la dent doit être extraite.

    L’os qui soutient la dent peut également être fracturé dans certains cas.

    Déplacement

    Le choc, s’il ne fracture pas la dent, peut la déplacer. C’est à dire que la dent n’est plus dans sa position normale.

    La dent peut être « enfoncée » dans l’os qui la soutient, on parle alors d’intrusion. S’il s’agit d’une dent de lait, l’intrusion n’est grave que si le germe de la dent définitive sous la dent de lait a été affecté.

    Lorsqu’il s’agit de la dent définitive d’un enfant, celle-ci reprend généralement sa place initiale au bout de quelques semaines, à condition qu’elle ne soit ni fracturée ni nécrosée. Sinon, et si la dent intruse est mature, alors un traitement orthodontique qui implique des forces de traction, peut la ramener à sa place d’origine.

    La dent peut être basculée vers l’avant, l’arrière ou le côté , de même l’os qui soutient la dent peut être fracturé. Le chirurgien replace alors la dent et installe un système qui immobilise la dent et réduit ainsi les déplacements osseux.

    La dent peut être plus ou moins sortie de son emplacement (alvéole) mais reste attachée à l’os (extrusion).

    Expulsion

    L’expulsion dentaire est la perte de la dent suite à l’accident, le dentiste essaie alors de réimplanter la dent mais cela n’est possible que si la dent n’est pas sèche. C’est pour cela qu’il est primordial de garder la dent dans un verre de lait stérilisé ou de sérum physiologique et de consulter d’urgence. Il est également important de garder intact l’enduit jaunâtre que l’on peut voir sur la racine car c’est le ligament alvéolo-dentaire qui sert à relier la dent à l’os.

    Si la réimplantation est possible, alors la dent sera maintenue dans la bouche pendant plusieurs semaines par un système prenant appui sur les dents voisines (contention).

    http://pascal-granville-470211.pagesmed.com/fiches-conseil/641

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  • La dénutrition chez les 70-plus demeure un problème majeur

    25 août 2013 - Auteur : Leen Baekelandt

    45% des personnes âgées ont un véritable risque de dénutrition, et 12% des personnes dépistées étaient en état de dénutrition. Voici les résultats inquiétants d'une étude récente chez 3641 personnes âgées de plus de 70 ans. Une détection précoce et un traitement efficace sont indispensables pour que les personnes puissent rester indépendantes plus longtemps à leur domicile.
    Au mois de février 2013, 3641 personnes âgées de plus de 70 ans ont participé à une action de dépistage de la dénutrition. Les résultats de cette étude, qui porte le nom de NutriAction II, sont aujourd’hui dévoilés: 45% des personnes âgées ont un véritable risque de dénutrition, et 12% des personnes dépistées étaient en état de dénutrition.
    L'étude appuie également sur le lien de causalité entre la dénutrition et la perte de mobilité / fonctionnalité. Une constatation importante, sachant que la perte de mobilité est l’une des raisons principales d’une admission dans une maison de repos et de soins. Cette nouvelle étude montre également que le risque de dénutrition augmente lors d’une hospitalisation récente, de dépression ou de démence.

    UN CERCLE VICIEUX

    Le Prof Dr. M. Vande Woude, représentant de la Société Belge de Nutrition Clinique au sein du Comité Scientifique de NutriAction, à l'Université d'Anvers / ZNA d'Anvers: "La dénutrition va de pair avec une perte de mobilité et de fonctionnalité. Par conséquent, les personnes âgées deviennent plus vulnérables et une perte d'autonomie est fortement constatée. Dans ce cas, une mise en maison de repos et de soins est la seule solution. Une perte d'autonomie mène souvent à la dépression et à la détérioration de la qualité de vie, c’est un véritable cercle vicieux. Le lien de causalité entre la dénutrition et la fonctionnalité devrait servir de base aux interventions et combiner un soutien nutritionnel avec des exercices physiques".
    Un bon état nutritionnel permet aux personnes âgées de rester indépendantes plus longtemps à leur domicile. Ils conservent leurs forces musculaires et guérissent plus rapidement en cas de maladie ou d'hospitalisation. Malheureusement, la dénutrition est toujours trop peu reconnue et traitée.

    UN DÉPISTAGE PRÉVENTIF RÉGULIER VIA DES MÉTHODES HOMOLOGUÉES

     

    Il est extrêmement important de détecter la dénutrition rapidement de façon à débuter le traitement le plus tôt possible d’autant plus que la dénutrition et l'affaiblissement sont fortement associés. L'importance du dépistage systématique quel que que soit l’environnement (domicile, maison de repos et de soins) n’est jamais assez soulignée. Ce dépistage doit être effectué via des méthodes homologuées afin de détecter le risque de dénutrition et y trouver une solution adaptée. 

    L'étude montre en effet, que le « regard clinique » par les professionnels de la santé n’est souvent pas suffisant. 54% des patients en clinique souffrant de dénutrition ne sont pas dépistés par les professionnels de la santé. La situation est encore pire concernant les patients eux-mêmes: 87% des patients souffrant de dénutrition ne réalisent pas qu’ils en souffrent!

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8787-La-denutrition-chez-les-70-plus-demeure-un-probleme-majeur.html

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  • Retravailler après une longue période de maladie

    23 août 2013 - Auteur : Jocelyne Minet

    Il est difficile de reprendre le travail auprès du même employeur après une longue période de maladie. Recommencer à mi-temps pourrait être une solution.

    On parle beaucoup ces derniers jours des malades de longue durée qui perçoivent une indemnité de leur mutualité. Le professeur Lode Godderis (KULeuven) déclarait ce 21 août dans De Standaard qu’ « une personne qui a été malade a tout intérêt à reprendre le travail aussi vite que possible car la chance de pouvoir reprendre le travail auprès du même employeur s’amenuise au fur et à mesure que la période d’incapacité de travail s’allonge. »

    Beaucoup souhaite retravailler mais reprendre ses activités professionnelles à temps plein est souvent trop dur. Une reprise à temps partiel peut être une solution. Mais attention, ce n’est pas vous qui avez les cartes en main.

    Il existe un système de « travail autorisé » où il est permis de combiner une allocation de maladie et un salaire. Ce système existe aussi pour les indépendants. Il faut toutefois répondre à certaines conditions.

    LES CONDITIONS

    • Vous avez besoin de l’autorisation de votre mutualité. Une attestation de votre médecin traitant en suffit : vous devez obtenir l’autorisation formelle du médecin conseil de votre mutualité pour entrer dans le système de « travail autorisé ». Il est important de demander cette autorisation à l’avance ; fournissez au médecin conseil toutes les informations relatives au travail que vous voulez effectuer : nature du travail, jours et nombre d’heures que vous souhaitez prester, etc.
    • Votre employeur doit évidemment marquer son accord sur votre reprise de travail à temps partiel. Vous ne pouvez pas lui imposer le système du travail autorisé. Votre employeur peut, par exemple, fixer une durée maximum. Vous devez aussi convenir avec lui de la nature de vos prestations.
    • Vous ne pouvez pas être « trop guéri » ! Vous devez être en incapacité de travail médicale d'au moins50 % parce que, sous ce seuil, vous êtes considéré apte au travail et ne pouvez plus percevoir d’indemnité de maladie

    BON À SAVOIR La plupart des médecins conseils en déduisent que le travail peut être repris au maximum à 50% (à mi-temps), mais cela ne figure pas tel quel dans la loi. Bon à savoir en cas de discussion avec votre médecin conseil. Vous pouvez bien entendu travailler moins : quelques heures par semaine, par exemple, c’est possible aussi.

    • La loi n’impose aucune durée maximum au système de travail autorisé. Rien ne vous oblige donc en principe à repasser dans un régime de travail à temps à un moment donné. Mais certains médecins conseils sont d’avis que le but est bien celui-là. Informez-vous bien auprès du médecin conseil de votre mutualité.

    LES CONSÉQUENCES

     

    • Vous pouvez combiner votre salaire et votre indemnité de maladie, du moins dans certaines limites. Votre revenu professionnel est en effet imputé sur vos indemnités de maladie, suivant certaines tranches de revenus: une première tranche est exonérée, une deuxième est imputée à 20 %, une troisième est imputée à 50 % et la quatrième est prise en compte à raison de 75%. L’influence sur le montant de votre indemnité de maladie augmente donc à mesure que votre revenu professionnel s’élève.
    • Si vous retombez malade, votre employeur ne doit plus payer de salaire garanti.
    • La période pendant laquelle vous reprenez le travail à temps partiel est assimilée pour votre future pension.
    • Vous ne pouvez pas combiner un double pécule de vacances et votre indemnité de maladie. Il s’agit du montant versé en plus du simple pécule de vacances (salaire qui continue à être versé pendant un nombre de jours non prestés). Vous pouvez combiner ce simple pécule de vacances et votre indemnité de maladie .
    • Vos jours de congé sont attribués sur base du régime dans lequel vous travaillez, et donc sur base d’un temps partiel.
    • Côté impôts, le calcul se fait l’année qui suit celle où vous avez effectué vos prestations dans le cadre du « travail autorisé » et prend en compte l’ensemble de vos revenus (salaire + indemnité). Ce qui peut conduire à une désagréable surprise en raison du cumul.
    • Puisque vous reprenez le travail, vous perdez votre statut Omnio. Autrement dit, vous n’avez plus droit auremboursement majoré de vos frais médicaux.

    EN PRATIQUE

    Si le médecin conseil approuve votre demande de reprendre le travail à mi-temps (maximum), vous recevrez une confirmation écrite de sa part. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous pouvez reprendre effectivement le travail. Lorsque que vous aurez recommencé à travailler, vous devrez transmettre chaque mois vos données salariales à votre mutualité. Pour ce faire, vous demanderez à votre employeur de compléter le formulaire «Déclaration de revenus d’une activité autorisée, adaptée à l’état de santé». Vous pouvez le télécharger surwww.inami.fgov.be.

    ATTENTION ! Si vous passez volontairement d’un temps plein à un temps partiel, en dehors du système du travail autorisé et que vous tombez à nouveau malade, vos indemnités seront calculées sur base de votre salaire à temps partiel.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8777-Retravailler-apres-une-longue-periode-de-maladie.html

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  • Prescrire demande une refonte du système du médicament

    Manque d'indépendance des autorités chargées de l'évaluation des médicaments, conflits d'intérêt des experts, pharmacovigilance laissée aux firmes pharmaceutiques, formation et information assurées par ces mêmes firmes, lobbying politique… les critiques pleuvent à l'égard du système français du médicament qui pourrait être éventuellement réformé suite à l'affaire du Médiator.

    C'est en tout cas ce que souhaitent Bruno Toussaint, médecin et directeur de la rédaction de la revue Prescrire, à l'origine de "l'affaire Mediator", et avec lui l'ensemble des professionnels de santé, dont le syndicat des médecins généralistes (SMG) qui s'adresse au ministre de la Santé dans une lettre ouverte diffusée le 4 janvier 2011.

    La revue Prescrire, 30 ans de vigilance sur les médicaments vendus en France

    Prescrire refonte système médicament"Par définition, tout médicament est dangereux, mais tout est question de balance bénéfices/risques et de progrès", estime Bruno Toussaint. "Or, la plupart des médicaments qui arrivent sur le marché n'apportent aucun progrès thérapeutique, critère qui n'est pas exigé pour uneautorisation de mise sur le marché (AMM)". Selon ce médecin généraliste, ce système n'est donc pas bénéfique pour le patient, il crée la confusion en donnant à croire à une efficacité supérieure du nouveau médicament et il entretient le déficit de l'Assurance maladie qui doit rembourser ces nouveaux produits, souvent plus coûteux que ceux déjà sur le marché.

    Véritable poil à gratter des laboratoires pharmaceutiques, empêcheurs de tourner en rond de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)… la revue Prescrire est en quelques semaines devenue incontournable pour qui s'intéresse peu ou prou à la santé. Elle est pourtant loin d'être nouvelle : cela fait 30 ans que les médecins, pharmaciens et infirmiers qui la composent passent chaque mois au crible des dizaines de médicaments, dont ils évaluent la balance bénéfices/risques à partir de quatre sources d'informations (celles fournies par le laboratoire, celles de l'Afssaps, la littérature scientifique et les publications des autres bulletins indépendants).

    Trois nouveaux médicaments sur le banc des accusés

    Après avoir pointé dès 1997 l'inefficacité et les dangers potentiels du Mediator ®, pointage qui a abouti seulement 12 ans plus tard à son retrait du marché par l'Afssaps, Prescrire désigne trois autres médicaments, toujours sur le marché malgré la connaissance de leurs risques depuis plusieurs années :

    • Le nimésulide (Nexen ® ou autre), un anti-inflammatoire anti-stéroïdien (AINS) accusé de doubler le risque d'atteintes hépatiques graves et de multiplier par 2,5 celui d'hospitalisation pour atteinte hépatique aiguë ;
    • La vinflunine (Javlor ®), un anticancéreux commercialisé pour certains cancers de la vessie, "très peu efficace, qui présente beaucoup d'effets indésirables, qui est autorisé et pris en charge malgré un prix disproportionné" (4 fois plus élevé que celui du traitement de référence) ;
    • Le buflomédil (Fonzylane ® ou autre), un vasodilatateur dont les effets indésirables sont largement supérieurs à l'efficacité, laquelle n'a pas été démontrée.

    Pour Bruno Toussaint, médecin et directeur de la rédaction de Prescrire, il n'y a pas d'alternative : "ces médicaments ne devraient pas être utilisés et mis sur le marché".

    Le buflomédil pourrait d'ailleurs être très prochainement retiré de la vente. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a indiqué que ce médicament était effectivement en cours de réévaluation du bénéfices-risques depuis plusieurs mois. Selon Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l'Afssaps, une décision pouvant aller jusqu'au retrait ou à la suspension sera prise "dans les premières semaines de 2011". Sans effet thérapeutique démontré, il a des effets indésirables doses-dépendants neurologiques et cardiaques, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l'insuffisance rénale, dénonce Prescrire, qui souligne que son usage a déjà conduit à deux décès. Connus depuis 2006, ces effets indésirables, les situations à risque et l'absence de bénéfice clinique du buflomédil n'ont cependant entraîné qu'un retrait du dosage fort plutôt que son retrait total, regrette la revue.

    La pharmacovigilance biaisée par l'industrie pharmaceutique et l'Afssaps ?

     

    Outre ces trois exemples, la revue Prescrire pointe du doigt toute une série de dysfonctionnements dans le circuit du médicament actuel. A commencer par le système de pharmacovigilance. Celui-ci repose à la fois sur les professionnels de santé qui signalent tout effet indésirable à l'un des 31 centres régionaux de pharmacovigilance chapeautés par l'Afssaps, et sur les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes, qui doivent fournir des rapports régulièrement. Déjà à ce niveau, il y a un conflit d'intérêt évident aux yeux du responsable de Prescrire, qui dénonce l'influence excessive des firmes pharmaceutiques sur les agences françaises et européennes du médicament.

    Les informations collectées sont alors évaluées, analysées et, si besoin, font l'objet d'enquêtes complémentaires. C'est le cas pour le buflomédil, dont l'enquête est en cours. "Les résultats sont ensuite présentés à la Commission Nationale de Pharmacovigilance qui est chargée de proposer au Directeur général de l'Afssaps les mesures appropriées. Celles-ci peuvent aller de la modification des informations délivrées sur le médicament en cause à la suspension de sa commercialisation, en fonction de la gravité des effets signalés et de l'estimation de son rapport bénéfice/risque", peut-on lire sur le site des Entreprises du médicament (Leem).

    Pour Bruno Toussaint, s'il existe évidemment des professionnels qui font bien leur métier à tous ces niveaux, "tout cela est sous-équipé, sous-valorisé, sous-financé". Mais les critiques les plus virulentes, le rédacteur de Prescrire les réserve à l'Afssaps : "l'Afssaps privilégie les intérêts économiques des firmes pharmaceutiques plutôt que la sécurité des patients", assène-t-il. "L'Afssaps a accès aux mêmes informations que [Prescrire], et même davantage dans la mesure où les laboratoires sont obligés de répondre à ses demandes". Elle aboutit pourtant beaucoup plus rarement aux mêmes conclusions. Il existe donc un problème de fonctionnement interne et de service rendu, poursuit Bruno Toussaint, regrettant que "l'essentiel de l'activité de l'Afssaps soit de rendre service aux firmes pharmaceutiques qui demandent une autorisation de mise sur le marché (AMM), une extension d'AMM, une prolongation d'AMM…" "Paradoxalement, il est plus difficile d'obtenir le retrait d'un médicament que de déposer une demande d'AMM", souligne-t-il, ajoutant que, comme tout le monde, "Prescrire s'interroge sur les causes de surdité des autorités politiques".

    Que faire pour améliorer le système du médicament ?

    Selon Bruno Toussaint et la revue Prescrire, des améliorations sont donc à apporter à tous les niveaux :

    • Les professionnels de santé, en tant que prescripteurs, ont un rôle à jouer en s'informant auprès de sources fiables, autres que les AMM et les résumés des caractéristiques des produits (RCP) ;
    • Les firmes pharmaceutiques, de leur côté, doivent exercer une plus grande responsabilité et être plus transparentes ;
    • Les autorités sanitaires, enfin, doivent prêter plus d'attention aux signaux de pharmacovigilance et penser davantage à l'intérêt des personnes qu'à celui des firmes.

    Le système doit donc être repensé dans son intégralité, si l'on ne veut pas assister à de nouveaux scandales sanitaires dans les mois ou années à venir. Les demandes du SMG adressées à Xavier Bertrand vont d'ailleurs dans le même sens que celles de Prescrire : "il faut développer la recherche publique et renforcer l'évaluation indépendante des médicaments avant leur mise sur le marché. Il faut modifier les législations européennes et françaises pour que les nouveaux médicaments aient à démontrer leur intérêt thérapeutique par rapport au médicament de référence. Il faut rendre les agences du médicament indépendantes des firmes pharmaceutiques que ce soit financièrement ou en termes d'expertises et renforcer la pharmacovigilance. Il faut mettre en place une formation des soignants indépendante des firmes…".

    D'autant que "les cas identifiés par la pharmacovigilance ne sont que la pointe de l'iceberg", affirme Bruno Toussaint, qui espère que l'affaire du Mediator aura suscité une prise de conscience générale. "Il est très rare qu'on ait une idée du nombre de décès liés à un médicament. En France, on estime qu'entre 10 000 et 20 000 morts par an sont dus aux effets indésirables des médicaments".

    Ces appels à la réforme du système actuel d'information et de formation sur les médicaments seront-ils entendus ? En tout cas, le ministre de la santé Xavier Bertrand s'est engagé à renforcer la pharmacovigilance et déclare attendre les conclusions du rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales)  mi-janvier pour engager une éventuelle adaptation du système actuel.

    Amélie Pelletier

    Créé le 04 janvier 2011

    Sources :

    - Conférence de presse organisée par Prescrire, le 4 janvier 2011. (Site Internet)
    - Lettre ouverte du SMG au ministre de la Santé, le 4 janvier 2011 (accessible en ligne).
    - " Buflomédil : retrait possible (Afssaps)", lefigaro.fr, 4 janvier 2010 (accessible en ligne)
    - Pharmacovigilance sur le site du Leem (accessible en ligne)
    - Source Xavier bertrand



     

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  • Comment naissent les médicaments

    Un médicament est rarement le fruit des élucubrations d'un chercheur isolé dans son laboratoire. Il provient au contraire, le plus souvent, de stratégies bien établies, où l'automatisation et l'informatique occupent une grande place.

    L'arrivée sur le marché de médicaments véritablement nouveaux est un événement relativement rare. Cela n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que le développement d'un médicament requiert en moyenne douze ans et que sur des dizaines de milliers de molécules testées, une seulement donnera naissance à un médicament.

    Schématiquement, deux méthodes sont possibles pour parvenir au développement d'un médicament.

    Screening systématique…

    Naissance d'un médicamentLa première, certes peu élégante, mais qui a fournit de nombreux traitements originaux, consiste à soumettre des milliers de molécules à une batterie de tests systématiques, afin d'étudier leurs propriétés chimiques et pharmacologiques. Cette étape permet de repérer celles qui pourraient avoir un intérêt thérapeutique. Toutes les molécules subissent les tests initiaux, pour effectuer un premier tri. Celles qui répondent aux critères recherchés sont étudiées par une seconde série de tests, plus poussés et ainsi de suite jusqu'à ce que soit sélectionnés les substances dont les propriétés pharmacologiques paraissent suffisamment intéressantes pour faire l'objet d'études pré-cliniques, chez l'animal, et cliniques, chez l'homme. Cette méthode, que l'on appelle le screening, est encore la plus souvent employée. Elle permet d'évaluer un très grand nombre de molécules au moyen de tests automatisés et de simulation informatique, avant d'étudier les effets de certaines d'entre elles sur des cellules animales (tests in vitro) et, enfin, de quelques-unes unes sur des animaux vivants (tests in vivo).

    .ou modélisation ?

    La deuxième méthode, plus rationnelle, consiste à identifier précisément l'anomalie biochimique à l'origine d'une maladie, puis à concevoir une molécule capable de la corriger. Ce procédé repose sur une théorie aujourd'hui bien acceptée : c'est en se fixant sur un récepteur, généralement une protéine, qu'un médicament exerce son effet thérapeutique. Une fois la cible (le récepteur) identifiée, il s'agit de synthétiser une molécule s'y adaptant parfaitement, pour pouvoir se fixer dessus et, ainsi, l'inhiber ou la stimuler, selon les cas. La recherche de cette molécule se fait sur ordinateur.

    Toutes les données concernant la configuration tridimensionnelle de la cible sont traitées informatiquement pour parvenir à modéliser une molécule dont la composition chimique et la configuration dans l'espace permettent un accouplement parfait. Le décryptage du génome, en ouvrant la voie à l'étude des gènes liés aux maladies et des protéines correspondantes, devrait fournir une multitude de nouvelles cibles pour la recherche pharmacologique.

    Bienfaisante nature

    Pourtant, si cette approche rationnelle est la plus satisfaisante pour l'esprit, c'est le screening systématique qui fournit encore le plus grand nombre de candidats pour de futurs médicaments.

    Mais d'où viennent toutes les molécules testées ? Pour beaucoup de la nature, du monde végétal, mais aussi animal, source inépuisable de molécules les plus diverses. De l'acide salicylique, issue de l'écorce du saule, qui a conduit à la synthèse de notre déjà vieille Aspirine, aux récents taxoïdes, substances anticancéreuses très puissantes extraites à l'origine de l'écorce et des feuilles de l'if, de nombreux médicaments viennent du monde vivant, même s'ils sont reproduits ensuite par synthèse chimique.

    Il y a quelques années, le screening de molécules extraites d'un échantillon de terre ramassé sur un haut plateau norvégien a permis de découvrir la ciclosporine, un immunosuppresseur aujourd'hui traitement de référence contre les rejets de greffe.

    Des robots à toutes les étapes

    La chimie combinatoire, qui permet de produire à l'infini des molécules à tester, est la seconde grande source d'approvisionnement pour le screening. Cette technique de synthèse permet, en une seule opération, de créer des centaines de molécules, en rassemblant des structures de bases selon toutes les combinaisons possibles, comme les pièces d'un mécano, de manière robotisée.

    Il reste ensuite à passer toutes ces molécules au crible du screening. La chimie combinatoire permet d'obtenir de milliers de molécules en très peu de temps. Ce rendement impressionnant n'aurait pas d'intérêt si l'on n'avait développé parallèlement une méthode de screening extrêmement performante : le criblage à haut débit. Ce sont des robots miniaturisés qui effectuent toutes les opérations autrefois réalisées par des manipulateurs (dilution, pipetage, répartition des molécules et des réactifs dans des puits creusés dans des microplaques, lecture des résultats).

     

    Au début des années 1990, avec les méthodes classiques un opérateur pouvait tester, en éprouvette, 2 000 composés par an. Aujourd'hui, le criblage à haut débit permet de tester des milliers de molécules par jour. Les tests réalisés dépendent, bien sûr, des hypothèses formulées sur les mécanismes de la maladie que l'on désire traiter. Si le screening est réalisé de manière systématique, il ne se fait pas au hasard, mais est orienté selon les recherches réalisées en amont.

     

    Les enseignements des médecines traditionnelles

    D'autres médicaments ne sont pas radicalement nouveaux, mais résultent simplement de la modification d'une molécule déjà existante. On peut rapprocher de ces "copies améliorées" les médicaments issus des médecines traditionnelles. Les recettes des anciens fournissent des pistes que les pharmacologues peuvent exploiter pour développer de nouvelles familles thérapeutiques. Hippocrate préconisait déjà les décoctions d'écorce de saule pour faire baisser la fièvre et l'étude de remèdes africains a permis de découvrir les vertus anticancéreuses de deux alcaloïdes présents dans la pervenche de Madagascar.

    Très loin de cette pharmacopée ancestrale, il est difficile d'ignorer les bouleversements apportés par les biotechnologies, qui ont ouvert la voie à de nouveaux modes de traitement. Les principes actifs n'y sont plus de simples composés chimiques, mais des anticorps monoclonaux, des cellules administrées pour réparer des lésions (thérapies cellulaires) ou des gènes transmis par un vecteur (thérapie génique).

    Dr Chantal Guéniot

     

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  • Quand faut-il cueillir les fruits ?

    La question peut paraître idiote... Pourtant, il n'est pas toujours évident de s'assurer qu'un fruit est mûr avant de l'avoir goûté. Voici donc quelques conseils pour apprendre à détecter les signes qui indiquent que la récolte doit commencer.

    Abricots

    Quand récolter ?

    Cueillette des abricotsSelon les variétés et les régions, les abricots se récoltent de juin à début août. Lorsqu'il est mûr, l'abricot devient moelleux et dégage son arôme puissant. 

    La cueillette

    Les fruits sont récoltés sur l'arbre en les tirant légèrement dans un mouvement rotatif pour casser le pédoncule. Il faut procéder en plusieurs fois car tous ne sont pas mûrs en même temps.

    Cerises

    Quand récolter ?

    Globalement, la récolte des cerises a lieu environ 40 jours après la floraison, entre mai et juillet selon les variétés. Les signes qui annoncent le bon moment : 

    • la couleur et le calibre des fruits deviennent homogènes
    • les pédoncules (les queues) des fruits se détachent facilement des rameaux
    • des fruits tombent de l'arbre

    Le plus simple bien entendu est de faire un test en goûtant quelques fruits pour apprécier leur maturité. 

    La cueillette

    Détacher la cerise avec la queue en la tirant délicatement dans un mouvement rotatif. La cerise ne se conserve pas longtemps en l'état une fois cueillie. Il est souvent préférable de faire la cueilletteen plusieurs fois, au fur et à mesure de la consommation.

    Figues

    Quand récolter ?

    Les figues peuvent être récoltées de juillet à octobre selon les variétés et les régions. Lorsqu'elle est bien charnue, que la peau devient très fine et surtout qu'elle est moelleuse au toucher, la figue est mûre. Parfois elle se fissure et laisse échapper un suc, signe qu'elle doit être dégustée sans tarder. Les fruits peuvent également être cueillis légèrement avant ce stade, lorsqu'ils sont encore fermes, puisqu'ils continuent leur maturation une fois récoltés. 

    La cueillette

    Selon le degré de maturité, la cueillette est plus ou moins aisée. Lorsque les figues sont encore un peu ferme, le pédoncule est cassant et un léger mouvement sur le côté suffit à le faire céder. En revanche, le pédoncule des figues bien mûres devient mou et risque d'arracher un morceau du fruit si on tire dessus. Il faut donc bien le pincer avec les ongles, ou mieux, le sectionner avec un petit couteau. Attention lors de la récolte : les feuilles du figuier peuvent provoquer des démangeaisons et des brûlures au contact de la peau.  

    Fraises

    Quand récolter ?

    Récolte de fraisesToutes les fraises ne sont pas mûres en même temps! La couleur peut être différente selon les variétés, mais dans tous les cas elle devient homogène lorsque le fruit est prêt à être cueilli. 

    La cueillette

    Il faut éviter de tirer sur le fruit car on risque alors d'arracher une partie du plant voire même le pied entier. La fraise est un fruit très fragile. Ne la prenez pas directement entre les doigts, mais saisissez le fruit par le pédoncule et exercer une pression pour le casser et recueillir ainsi délicatement la fraise dans la main. 

    Framboises, mûres

    Quand récolter ? 

    La récolte des framboises commence en juin. Pour les variétés remontantes, une deuxième récolte a lieu en septembre et se prolonge tardivement. La récolte des mûres s'étale d'août à octobre selon les variétés et les régions. Les signes qui annoncent le bon moment : 

    • Les framboises sont parfaitement rouge ou jaune selon les variétés. Les mûres doivent être bien noires
    • Les fruits se détachent très facilement de leur réceptacle (le petit cône blanc). 

    La cueillette

    Prenez le fruit entre les doigts sans trop le serrer et tirer légèrement vers le bas pour le désolidariser de son réceptacle. Que ce soit pour les mûres ou pour les framboises, les fruits sont très fragiles et doivent être manipulés avec beaucoup de précaution lors de la cueillette. Un fruit abîmé se gâte très rapidement. Il faut bien étaler les fruits en attendant de les manger car les mûres et les framboises s'écrasent facilement.  

    Groseilles, cassis

    Quand récolter ?

    Récolte des groseillesLa plupart des variétés de groseillearrivent à maturité en juillet. Pour les cassis, la période s'étale de fin juin à début septembre pour les variétés les plus tardives. Dans les deux cas, lorsque toutes les baies sur une même grappe sont colorées, la grappe est prête à être récoltée. Pour le cassis, la concentration en sucre dans les fruits est encore supérieure une semaine après la coloration complète et la chair sera moins acide. 

    La cueillette

    Vous pouvez récolter les grappes entières en cassant la base des tiges à la main ou en la sectionnant à l'aide de petits ciseaux. Pour les plus minutieux, il est possible de récolter directement les baies une à une à l'aide d'un peigne à myrtilles

    Cueillez le matin !

    Tous les fruits gagnent à être récoltés tôt le matin, avant d'être chauffés par le soleil. Non seulement les fruits sont conserveront mieux, mais surtout la qualité aromatique des fruits est supérieure à ce moment de la journée. 

    Melons

    Quand récolter ?

    La récolte des melons a lieu tout l'été dans les régions les plus chaudes. Elle débute seulement à partir de la fin du mois d'août ailleurs et peut se prolonger jusqu'à fin septembre. Le melon est mûr lorsque la couleur de sa peau devient plus claire et qu'il dégage son puissant arôme. On observe également souvent une fissure au niveau du pédoncule. 

    La cueillette

    La récolte consiste à couper le pédoncule à l'aide d'un couteau ou d'un sécateur. Laissez environ 2 centimètres de pédoncule sur le fruit. Il est préférable de laisser ensuite le melon finir sa maturation pendant 2 ou 3 jours avant de le déguster. 

    Noisettes

    Quand récolter ?

    Cueillette des noisettesLa récolte a lieu d'août à novembre selon les variétés. Lorsque l'involucre (l'enveloppe verte qui protège la coquille) se dessèche et s'ouvre pour libérer la noisette, cela signifie que le fruit arrive à maturité. 

    La cueillette

    La cueillette consiste tout simplement à ramasser les fruits au sol, voire à détacher ceux qui restent sur l'arbuste

    Noix

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu en septembre-octobre, lorsque les noix tombent naturellement de l'arbre

    La cueillette

    On ramasse les noix au sol, sans leur brou (l'enveloppe verte et molle). Attention, les brous mais aussi les coques qui étaient à son contact sont très tachants. 

    Pêches, brugnons, nectarines

    Quand récolter ?

    PêcherLes pêchesbrugnons etnectarines sont mûrs entre juillet et début septembre selon les variétés. Lorsque les fruits arrivent à maturité, ils dégagent leurs arômes, deviennent tendres et se colorent franchement sur toute leur surface (ne pas se fier uniquement à la tache colorée autour du pédoncule). 

    La cueillette

    Même méthode que pour les abricots. Attention, les pêches, brugnons et nectarines sont des fruits très sensibles aux coups. Magniez-les avec délicatesse. 

    Pommes et poires d'été

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu de juillet à septembre. Les pommes et poires d'été sont des variétés à déguster rapidement après la cueillette (contrairement aux récoltes d'automne qui peuvent se conserver longtemps). Tournez légèrement le fruit. Si le pédoncule casse facilement et sans forcer, alors le fruit est prêt à être dégusté. Il ne faut pas attendre que les fruits tombent pour les récolter. 

    La cueillette

    Exercer une torsion sur le pédoncule en tournant le fruit légèrement à la main. 

    Prunes

    Quand récolter ?

    La récolte a lieu entre juillet et septembre selon les variétés, lorsque les fruits se mettent à chuter naturellement de l'arbre. 

    La cueillette

    La cueillette est en fait le simple ramassage au sol des fruits tombés de l'arbre. 

    Raisin de table

    Quand récolter ?

    Le raisin de table est récolté entre août et octobre selon les variétés. Il faut attendre que tous les fruits de la grappe soient bien colorés pour entamer la cueillette. Il est conseillé de goûter au préalable pour apprécier la teneur en sucre. 

    La cueillette

    La cueillette se fait au sécateur à l'aide duquel on sectionne la rafle (tige qui relie la grappe au sarment). Récoltez au fur et à mesure de la maturité et de votre consommation car les grappes laissées sur le pied continuent leur maturation. 

    Thibault

    Crédit photos : The Shopping Sherpa - flickr.com / Sara's Kitchen - flickr.com / Sonia Belviso - flickr.com / ParaScubaSailor - flickr.com / CaptPiper - flickr.com

    SUJETS : 
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    Vers la fin des lunettes ?

    Myopes, hypermétropes, astigmates… vous pourriez bientôt ranger vos lunettes au placard. En effet, le laser, la robotique et l'informatique ont véritablement révolutionné la chirurgie ophtalmologique. Pourra-t-on pour autant corriger tous les défauts de la vue ?

     

    Avec la généralisation des lasers, la chirurgie ophtalmique est aujourd'hui capable de véritables prouesses. Simplifiée et parfaitement maîtrisée, elle permet de corriger de nombreux troubles de la vue et pourrait même augmenter l'acuité visuelle.

    Les prouesses du laser

    La fin des lunettes ?Attention, tout le monde ne peut pas bénéficier de ces nouvelles techniques. Elles s'adressent aujourd'hui à des patients souffrant d'anomalies visuelles qualifiées de faible à moyenne. Le défaut de vision ne doit pas être évolutif, la vision doit être stabilisée (en particulier pour la myopie). Enfin, au rang des contre-indications, on note certaines maladies oculaires : glaucome, lésions oculaires dues au UV ou herpès oculaire. L'opération est également déconseillée aux femmes enceintes.

    Quelques minutes sous anesthésie locale sont suffisantes pour corriger les anomalies du globe oculaire à l'origine de la myopie, de l'astigmatisme ou de l'hypermétropie. La récupération visuelle est quasi-immédiate et la guérison prend une à deux semaines.

    Le coût de ces opérations varie de 1 500 à 3 000 €uros. Et plusieurs centaines de milliers d'actes de ce type sont menées chaque année en Europe.

    Son efficacité est telle que certaines personnes fortunées envisagent aujourd'hui d'y recourir pour améliorer leur vue au-delà de la normale…

    Deux techniques principales : le Lasik et le PKR

    Les deux principales techniques sont la chirurgie par Lasik et la photokératectomie réfractive (PKR). Ces deux techniques visent à corriger la courbure de la cornée ou à régulariser sa surface. Le but est d'améliorer la focalisation des images au niveau de la rétine.

    • Le lasik n'entraîne pas de douleurs post-opératoires. Le délai entre l'opération de chaque oeil est ainsi raccourci et peut être inférieur d'une semaine ;
    • Le PKR est à l'origine d'une douleur post-opératoire qui peut perdurer de 48 à 72 heures. La récupération visuelle n'est pas immédiate et varie de 1 à 6 mois. Le délai d'opération entre chaque oeil est d'environ un mois.
    • Dernière-née, la technique du laser femtoseconde ou intralaser est la première opération 100 % laser depuis la découpe d'une lamelle de cornée jusqu'à sa modification.

    Des opérations bilatérales simultanées sont réalisées Outre-Atlantique mais en France, on préfère conserver un délai de sécurité. Offrant de plus larges possibilités thérapeutiques ainsi que des suites opératoires très légères tout en bénéficiant de plusieurs années d'utilisation, le lasik a encore la faveur des spécialistes.

    En quelques mots, les principaux défauts de la vue et le but des corrections sont :

     

      Origine du défaut Traitement par le Lasik
    La myopie La vue d'un objet est floue car les images se forment en avant de la rétine. Le patient voit mal de loin et bien de près La correction vise à aplatir le centre de la cornée pour diminuer la "longueur" de l'oeil.
    L'astigmatisme L'image manque de précision de près comme de loin. La cornée est bombée de manière anormale, le traitement au laser permet de revenir à une forme normale.
    L'hypermétropie La vue est imparfaite de près et de loin car les images se forment en arrière de la rétine. Contrairement à la myopie, le traitement vise à accentuer le bombement central de la cornée.
    La presbytie Le cristallin perd de sa souplesse avec l'âge et devient moins déformable sous l'action des muscles ciliaires situés à son pourtour. La distance minimum à laquelle les yeux voyaient net augmente. Le traitement par laser n'est pas actuellement validé. Les techniques sont en cours de développement.

     

    Traitement au Laser

    La myopie :

    La correction vise à aplatir le centre de la cornée pour diminuer la "longueur" de l'oeil.

    L'astigmatisme :

     La cornée est bombée de manière anormale, le traitement au laser permet de revenir à une forme normale.

    L'hypermétropie :
    Contrairement à la myopie, le traitement vise à accentuer le bombement central de la cornée

    La presbytie

    Le traitement par laser n'est pas actuellement validé. Les techniques sont en cours de développement.



    Les effets secondaires sont rares mais ils existent. Des sous-corrections peuvent apparaître. Il existe des accidents. D'autre part comme pour toutes les techniques récentes, on manque de recul sur les effets à long terme. Aussi tous les patients devront bénéficier d'une information claire et objective.

     


    Les implants réfractifs

    Pour les fortes myopies et hypermétropies, des lentilles intraoculaires (implants) peuvent être placées devant l'iris ou en arrière de l'iris devant le cristallin. Par rapport à la chirurgie par laser, la solution des implants est réversible. La récupération visuelle est rapide mais des questions demeurent quant à leur tolérance sur le long terme. Pour cette raison, leur utilisation reste limitée et nécessite une surveillance régulière. Néanmoins, cette technique connaît des progrès constants et devrait prochainement voir s'élargir son champ d'application.

    Les grandes variations de prix entre hôpitaux publics et cliniques privées font de ces techniques un investissement important qui, actuellement n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie.

    David Bême
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  • Cataracte : une chirurgie en évolution

    L’opération de la cataracte a connu de grands progrès au cours des dernières années, avec notamment le développement de nouvelles méthodes d’extraction du cristallin. Des complications restent toutefois possibles, heureusement le plus souvent mineures.

    L’opération de la cataracte est devenue l’intervention chirurgicale la plus fréquente chez les personnes âgées. La technique en est aujourd’hui bien maîtrisée et les résultats sont, dans l’immense majorité des cas, très satisfaisants. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale, sans hospitalisation. Il n’existe donc aucune limite d’âge à son utilisation, bien au contraire, car la restauration d’une vision satisfaisante permet souvent à des personnes très âgées de retrouver une certaine autonomie.

    Une maladie plus fréquente avec l’âge

    Cataracte et chirurgieOn estime que la cataracte atteint plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans, plus d’une sur trois à partir de 75 ans et près de deux sur trois à partir de 85 ans. Cette affection est due au développement d’opacités sur le cristallin, la lentille transparente qui permet l'accommodation. Ces opacités empêchent les rayons lumineux de passer, entraînant une diminution de la vision qui peut être très importante.

    Le seul traitement est le recours à la chirurgie. Il consiste à enlever le cristallin devenu opaque et à le remplacer par un implant.

    Une évolution très variable

    Les cataractes n’évoluent pas de manière uniforme. Certaines se stabilisent. D’autres n’évoluent qu’après de nombreuses années vers une perte de vision. C’est donc au patient aidé et informé par son ophtalmologue, de décider du moment de l’intervention, en fonction de la gêne ressentie. Les études montrent que, lorsque la baisse de l’acuité visuelle est importante, l’intervention a des effets bénéfiques sur la qualité de vie et, souvent aussi, sur les autres maladies liées à l’âge.

    La technique la plus souvent utilisée est l’extraction extracapsulaire du cristallin. Une petite incision est réalisée dans la cornée, puis le noyau du cristallin est retiré, en laissant la capsule en place.

    Cette intervention est généralement réalisée aujourd’hui par une méthode appelée phacoémulsification. Le cristallin est fragmenté en petits morceaux par des ultrasons puis aspiré à travers une toute petite incision. La cicatrisation est plus rapide et le risque de complications plus faible.

    Des implants multifocaux

    Dans presque tous les cas un implant est ensuite introduit à l’intérieur de la capsule pour remplacer le cristallin. Cet implant peut être plié, ce qui permet de l’introduire sans difficulté à travers l’incision. En cas de phacoémulsification, il n’est même pas toujours nécessaire de suturer.

    Ces implants ont permis de mettre au rebut les verres épais, inesthétiques que portaient autrefois les personnes opérées de la cataracte. Cependant, ils ne peuvent se déformer pour permettre l'accommodation. Ils sont donc focalisés sur un type de vision, généralement sur la vision de loin, ce qui impose le port de lunettes pour la lecture.

    Des lentilles multifocales sont en cours de développement. Elles auraient l’avantage de permettre la vision de près et de loin. L’avantage serait précieux pour les personnes opérées. Pour certains patients, cependant, ayant d’autres maladies oculaires associées, la pose d’un implant est contre-indiquée et le port de verres correcteurs reste nécessaire.

    Les complications graves de la chirurgie de la cataracte sont rares. Les infections intraoculaires, ou endophtalmies, restent exceptionnelles (un cas sur plusieurs milliers). Elles peuvent entraîner une perte totale de la vision de l’oeil atteint.

    Dans 2 à 4 % des cas, des complications moins dramatiques (glaucome, oedèmes maculaires ou décollement de la rétine) mais pouvant avoir dans un certain nombre de cas des conséquences sérieuses, se produisent. Elles sont plus fréquentes en cas de maladie oculaire ou d’autres affections associées (diabète, maladie cardiaque...). Parfois une nouvelle intervention est nécessaire.

    Cataractes secondaires

    Mais la complication la plus fréquente est la survenue d’opacifications sur la capsule postérieure du cristallin laissée en place. Cette cataracte secondaire est responsable d’une gêne visuelle chez environ la moitié des patients au bout de deux à cinq ans, ce qui justifie un suivi ophtalmologique régulier.

    Heureusement, lorsque la gêne est importante, les opacifications peuvent être traitées en réalisant une incision dans la capsule postérieure (capsulotomie) à l’aide d’un laser Yag. Ce traitement est réalisé au cabinet de l’ophtalmologiste. Il entraîne, dans environ deux cas sur cent, un décollement de la rétine. Il est donc déconseillé de le réaliser à titre préventif après l’ablation du cristallin.

    Faut-il opérer le deuxième oeil ?

    La cataracte atteint presque toujours les deux yeux. Actuellement tous les spécialistes s’accordent pour ne pas faire de différence entre le premier et le second oeil, car l’opération du second oeil apporte un bénéfice réel au patient. Toutefois si le premier oeil est aveugle le patient doit être averti du risque de cécité en cas de complication grave.

    Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement préventif de la cataracte. Cependant des études ont montré que l’exposition au soleil augmente le risque de cataracte. Il semble donc logique de se protéger, même si aucune étude n’a démontré l’efficacité du port de lunettes de soleil.

    Dr Chantal Guéniot

     

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  • Asthme en vacances : j'oublie tout... sauf mon traitement !

    En vacances, les personnes allergiques ou asthmatiques ont tendance à oublier leur traitement. Attention à ce "summer break" qui loin d'être anodin peut handicaper le contrôle de ces maladies chroniques. Tous nos conseils pour un été sans crise !

    On dénombre en France 3,5 millions de personnes asthmatiques et cet asthme est d'origine allergique dans 70 à 80 % des cas1. Pour ces personnes, le départ en vacances est souvent synonyme de rupture avec le quotidien, de détente et d'envie d'oublier ses soucis. Une insouciance qui se traduit par l'aspiration à mettre entre parenthèses son traitement. Attention, cette négligence n'est pas sans conséquence.

    Asthme, allergie : bien gérer sa maladie

    Asthme en vacancesPas facile de prendre régulièrement un traitement pendant les vacances, durant lesquelles le patient aspire à plus de liberté et à oublier sa maladie. Or pour les asthmatiques, ce comportement n'est pas sans conséquence sur le contrôle de l'asthme. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 % des personnes souffrant de maladie chronique n'observent pas correctement leur traitement2. Chez les personnes asthmatiques, ce manque d'observance est très variable, mais peut aller jusqu'à 60 % voire 80 % selon les populations et les critères utilisés3.

    "Les personnes asthmatiques ont souvent des difficultés à accepter qu'ils souffrent d'une maladie chronique. En effet, la maladie étant parfois silencieuse et marquée par des crises plus où moins fréquentes, ils éprouvent des difficultés à se résigner à prendre un traitement au long cours. Pourtant cette bonne observance est une des clés d'un contrôle optimal" rappelle le Pr Marc Humbert, pneumologue à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart. Il est dès lors nécessaire de bien expliquer au patient la physiopathologie de l'asthme qui implique des périodes d'absence de symptômes mais qui nécessite cependant un traitement régulier4.

    Afin d'aider le patient à bien vivre avec son asthme pendant l'été, Novartis et l'association Asthme & Allergies lancent une campagne d'information pour sensibiliser le patient et lui prodiguer des conseils utiles pour partir en vacances en toute sérénité.

    N'abandonnez pas votre traitement pendant l'été !

    "Non seulement le patient ne dispose plus des repères habituels qui sont associés à la prise du traitement, mais il aspire à se libérer de cette contrainte pour apprécier l'insouciance des vacances ! La période des pollens terminée, le climat chaud et sec de l'été, un stress moindre peuvent d'ailleurs contribuer à une sensation de mieux être qui motivent le patient à être moins observant" explique le Pr Marc Humbert. Résultat : avec moins de symptômes, certains patients négligent leur traitement5.

    Mais au-delà de ses causes psychologiques et physiologiques, ce sont parfois des raisons pratiques qui motivent cet arrêt : renouvellement de l'ordonnance avant de partir, provision suffisante de traitement... Ainsi, Michel Vergé avoue qu'entre l'interruption de son séjour à l'étranger sans possibilité de trouver son traitement et le retour à la maison, il a fait le choix des vacances... Résultat "Au mois de novembre, j'ai ressenti une forte exacerbation de mon asthme sévère d'origine allergique. Ma capacité respiratoire avait diminué de moitié et ma toux avait repris". Le risque est de subir à la rentrée un retour de bâton.

    Conseils pour vacancier asthmatique

    "Le patient évoque spontanément cet arrêt de traitement estival en consultation à son retour de vacances, car il n'en ressent pas encore les effets. Or, cet arrêt temporaire provoque non seulement au bout de quelques semaines une diminution du contrôle de l'asthme, qui coïncide alors avec la période automnale plus humide et le retour au stress de la vie quotidienne, qui viennent accentuer ces symptômes" souligne le Pr Marc Humbert.

    Pour éviter ce problème, le médecin doit dialoguer avec le patient avant son départ, pour lui prodiguer quelques conseils pour profiter des vacances sans négliger son asthme :

    • Dans la liste des bagages, penser à emporter son ordonnance et ses médicaments habituels ;
    • Pendant le séjour, veiller aux situations à risque : effort physique, environnement intérieur du lieu de villégiature (acariens, poils d'animaux, moisissures, tabac...) et cadre extérieur (pollens, pollution...) ;

    En conclusion, les vacances sont synonymes de repos et de détente, raison de plus pour continuer à prendre soin de soi ! "Les traitements de fond sont dans la plupart des cas très efficaces. Les asthmatiques sont soulagés, se sentent mieux, ont tendance à oublier leur maladie et la tentation d'arrêter le traitement est très forte. C'est d'autant plus vrai en période de vacances, moment de détente par excellence où l'on limite les contraintes. Il n'est pas toujours facile d'intégrer la notion que l'on doit se traiter lorsque l'on va bien... pour éviter d'aller mal !" conclut Christine Rolland, directrice de l'association Asthme & Allergies.

    Luc Blanchot

    Mis à jour le 15 juillet 2011

    1 - Programme de prévention de l'asthme - Ministère de l'emploi et de la solidarité 2002-2005
    2 - WHO 2003 ; Horne R.2003
    3 - Anaes - Recommandations pour le suivi médical des patients asthmatiques adultes et adolescents
    4 - Chest Rob Horne 2006


     

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  • Les astuces anti-vomi

    Pour les personnes sujettes au mal de transport, les voyages ne sont jamais une partie de plaisir. Pour tenter de les rendre plus supportables, un minimum de précautions s’imposent.

    On peut regrouper ces différentes recommandations autour de 5 grands principes :

    Réduire l’exposition au minimum :

    • Astuces anti-vomiEn voiture, si la route est longue, faites des haltes toutes les heures. Ce rythme casse la moyenne, mais pas la voiture ! Et le confort des passagers s’en trouve largement amélioré.
    • Si vous êtes sujet au mal de l’air ou de mer, privilégiez les places au milieu du cockpit ou du bateau, où le mouvement est minimal ;
    • Veillez à être bien calé, en réduisant au minimum les mouvements de la tête et du corps ;
    • Si le besoin s’en fait sentir, installez-vous en position semi-couchée et fermer les yeux .

    Limiter son champ visuel :

    • Evitez de lire durant le trajet, ou de fixer votre regard sur un objet en mouvement ;
    • Fixez votre regard sur l’horizon ou un point stable à l’extérieur du véhicule. Cette dernière technique est employée par les pilotes d’avion qui font de la voltige aérienne. Lorsque le système de régulation de l’organisme ne trouve plus ses repères spatiaux, c’est la volonté de l’individu qui doit prendre le dessus. Les pilotes conseillent de ne se fier qu’à ses yeux, en fixant un point jugé immobile comme le cockpit, l’horizon ou la route. Ils conseillent aussi de ne plus tenir compte des sensations que l’organisme ressent. Ainsi, seuls les yeux informent le cerveau de ce qui ne se déplace pas dans l’espace. C’est pourquoi certaines personnes, victimes du mal des transports en tant que passagers, sont très à l’aise comme conducteur. Le fait d’anticiper avec les yeux les mouvements que le corps doit subir élimine la plupart des troubles de l’équilibre.

    Jouer sur l’environnement immédiat :

    • Ne mettez pas le chauffage trop fort et laissez les fenêtres entrouvertes pour l’air se renouvelle à l’intérieur du véhicule ;
    • Le niveau sonore n’est pas à négliger. Il accroît l’anxiété et ce phénomène est important dans le mal des transports. Aussi, si possible, préférez l’autoroute où les bruits transmis au véhicule sont moindres. Evitez de mettre la radio trop fort. Au besoin, prévoyez des boules antibruit ;
    • Les vibrations et l’exiguïté sont autant de facteurs favorisant la survenue de ces troubles. Si cela est possible, essayez de les supprimer ;
    • Ne grondez pas votre enfant s’il est victime du mal des transports. Cela augmenterait son stress…

    Réduire l’ampleur des mouvements :

    • Demandez au conducteur de conduire avec le moins d’accélérations ou de décélérations possibles. La conduite calme est gage de tranquillité et de sécurité pour tous les passagers. Et puis, en période de vacances, n’hésitez pas à prendre votre temps ! On ne répète jamais assez que le voyage lui-même fait aussi partie des vacances.

    Ne pas se focaliser sur ce trouble :

    • Essayez de vous distraire de ce mal des transports en vous occupant l’esprit (organiser des jeux avec les enfants, en chantant, etc.) ;
    • Si possible prenez le volant ou la barre…

    Quant à l’alimentation, il est recommandé de réduire la quantité d’aliments ingérés en une fois, de consommer souvent de petites portions et d’éviter de boire de l’alcool. Les preuves scientifiques à l’appui de ces recommandations sont moins certaines.

    Si les vomissements sont très importants ou surviennent chez un jeune enfant, prévoyez avant le départ une boisson de réhydratation. Après de nombreux vomissements, donnez à boire cette solution réhydratante à votre enfant à raison d’un verre ou deux de temps en temps. Puis, dès que vous le pouvez, faites-lui prendre un repas assez solide. N’oubliez pas que des traitements efficaces existent et que certains ont une réelle efficacité préventive. N’hésitez pas à en parler à votre pharmacien.

    Dr Jean de Présilly
    Luc Blanchot

      

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  • Faut-il faire vacciner bébé contre la gastro ?

    Le vaccin contre la gastro-entérite à rotavirus (principal virus responsable des gastro-entérites sévères chez les jeunes enfants) peut être prescrit dès l'âge de 6 semaines. En ce début de période hivernale propice aux contagions, vous vous demandez si oui ou non il faut vacciner votre enfant. Avant d'en discuter avec votre pédiatre, voici quelques informations pratiques.

    Indissociable de l'hiver, la gastro-entérite se traduit par divers troubles digestifs, parfois associés à de la fièvre : vomissements, diarrhées, maux de ventre (difficiles à déceler chez le bébé)… Déjà particulièrement éprouvante pour un adulte, elle l'est d'autant plus pour le bébé. Deux vaccins efficaces (l'un du laboratoire Sanofi, l'autre du laboratoire GSK) non remboursés par la Sécurité sociale existent sur le marché. Faut-il demander à votre pédiatre de vacciner bébé ? Eléments de réponse.

    Une maladie fréquente aux conséquences lourdes

    La gastro-entérite aiguë est particulièrement fréquente chez les jeunes enfants de moins de 2 ans, avec un pic maximum de fréquence entre 6 et 12 mois. Bébé malade se trouve particulièrement exposé au risque de déshydratation (moins fréquent chez l'adulte). C'est pourquoi, si la gastro survient chez le nourrisson de moins de 6 mois, elle requiert une consultation rapide chez le pédiatre afin d'évaluer l'éventuelle perte de poids due à la perte hydrique et de prescrire un traitement adapté. La déshydratation, qui peut survenir en quelques heures, peut être fatale si elle n'est pas bien prise en charge. Selon l'Institut de veille sanitaire, elle serait à l'origine de 13 à 14 décès de nourrissons par an.

    Plusieurs virus ou bactéries peuvent être à l'origine d'une gastro-entérite, mais le principal coupable est le rotavirus, responsable de 40 % des cas de gastro-entérites. Virus très contagieux, il est très probable que tous les enfants y seront exposés à un moment ou un autre. L'infection par le rotavirus représente la première cause d'hospitalisation pour gastro-entérite aiguë chez les moins de 5 ans1. Très contagieux et très résistant, le rotavirus est responsable de 10 000 infections nosocomiales par an2.

    Dans les pays industrialisés, le rotavirus est la principale cause d'infections nosocomiales en pédiatrie3, à l'origine d'épidémies hivernales importantes de diarrhées dans les collectivités d'enfants et d'hospitalisations prolongées. C'est pourquoi les épidémies de gastro-entérites affaiblissent directement le système de santé et représentent un coût économique non négligeable pour la société.

    La position des autorités de santé

    De nombreux pays (Belgique, Finlande, Luxembourg, Autriche, Australie et des pays d'Amérique Latine comme le Brésil…) recommandent le vaccin contre la gastro-entérite. En France, il ne fait pas partie du panel de vaccins obligatoires ou conseillés malgré l'avis favorable de plusieurs sociétés savantes dont l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)3.

    Dans la pratique, les médecins français l'évoquent rarement, sauf bien sûr si leurs patients les questionnent. Le Dr Terrier, médecin généraliste en Protection Maternelle Infantile (Paris 20ème) résume cette position : "Si les parents sont demandeurs d'informations, je leur explique la situation. D'un côté, je leur explique qu'il existe un vaccin efficace et qu'il est possible de le pratiquer de manière simple, efficace et sans risque. De l'autre, je mentionne la contrainte que cela représente à une période de la vie du bébé déjà bien remplie par les examens et les vaccins. Sans compter mon avis personnel, à savoir l'impossibilité de se prémunir contre tout !".

    Reste que dans certains cas, cette vaccination s'avère plus légitime que dans d'autres : enfants non allaités (les bébés nourris au sein ont un taux de gastro-entérite à rotavirus sévère cinq fois moins élevé que les autres4), bébés confrontés très tôt à la collectivité (âgés de moins de six mois et en particulier en automne et en hiver), familles nombreuses (crainte de contagion entre les enfants et les parents et donc de difficulté d'organisation au quotidien : garde des enfants, absence au travail, etc.).

    Deux vaccins reconnus efficaces

    Deux vaccins sous forme de solution buvable existent sur le marché : Rotateq® (Sanofi-Pasteur) etRotarix® (GlaxoSmithKline, GSK). Seuls des médecins peuvent les administrer. Rotateq ® présente l'avantage de protéger contre une gamme plus large de souches prédominantes du rotavirus. Rotarix®, quant à lui, nécessite seulement deux prises (contre trois pour Rotateq®). Ils peuvent être administrés toute l'année même en période de forte contagion. Le médecin peut débuter la vaccination à l'âge de 6 semaine. Elle doit impérativement être achevée à l'âge de 6 mois. Ces vaccins sont bien tolérés et possèdent de rares contre-indications et effets secondaires. Côté résultats, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 98 % en moins de gastro-entérites sévères chez les nourrissons vaccinés2.

    Quant au traitement, il est uniquement symptomatique et vise essentiellement à corriger les états de déshydratation. Il repose notamment sur les solutés de réhydratation orale (SRO) administrés précocement pour traiter la déshydratation et en prévenir les formes sévères.

    D'ailleurs, selon la Direction Générale de la Santé (DGS), les données disponibles en France montrent que l'utilisation des SRO est insuffisante malgré les recommandations de l'OMS. C'est en discutant avec votre pédiatre que vous déterminerez l'intérêt éventuel de faire vacciner ou pas votre enfant. En attendant votre décision, la première des mesures pour éviter l'infection reste l'hygiène !

    Lucie Emile

    Créé le 09 novembre 2009

    1 -  La vaccination contre les gastro-entérites à rotavirus, dossier de presse (septembre 2009), Sanofi Pasteur MSD.
    2 - Quels sont aujourd'hui les enjeux de la vaccination des nourrissons contre la gastro-entérite à rotavirus ?, dossier de presse (octobre 2009), Laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). 
    3 - Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France relatif à la vaccination anti-rotavirus chez les nourrissons de moins de six mois (séances du 22 septembre et du 05 décembre 2006)
    4 - Allaiter Aujourd'hui n°27, La Leche League France, 1996.


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  • Comment combattre le mal de mer ?

    Vous envisagez de traverser la Manche, de préparer votre future croisière aux Antilles ou de vous adonner aux plaisirs de la voile. Attention, le mal de mer peut gâcher bien des vacances ! Fort heureusement, quelques précautions permettent de diminuer ce désagrément.

    Les mouvements du bateau perturbent les informations transmises au centre de l’équilibre, situé dans l’oreille interne. Certains s’y habituent facilement. D’autres, en revanche, supportent difficilement le roulis et le tangage. Ce risque augmente bien sûr par gros temps et est plus habituel sur une petite embarcation ou sur un voilier que sur un paquebot. Comme pour le mal des transports, dont le mal de mer n’est qu’une variante, ce sont les jeunes enfants qui paient le plus lourd tribut, suivi dans une moindre mesure, des femmes et des personnes âgées.

    Quelques précautions à prendre avant le voyage

    Le mal de merQue faire pour traiter au mieux cette question ? Tout d’abord, ne pas vous tromper sur vous-même. Votre compagnon adore la voile et a décidé de traverser la Méditerranée pour atteindre la Corse, mais vous êtes habituellement malade en bateau. Plutôt que de vous lancer dans cette aventure périlleuse, dites non. Vous risqueriez autrement de ne pas apprécier vos vacances, notamment si la mer est agitée.

    Une fois le voyage en bateau décidé, conservez votre calme. En effet, l’anxiété augmente le mal de mer. Prévoyez donc d’arriver en avance pour ne pas vous stresser.

    Mieux vaut aussi bien dormir avant le voyage et vous habiller en prévision de la traversée, car le manque de sommeil et l’excès de froid ou de chaud majorent les symptômes.

    Enfin, mangez légèrement car il est préférable d’avoir l’estomac partiellement rempli en cas de vomissements et évitez l’alcool et le tabac qui pourraient aggraver les choses.

    S’installer de préférence au centre du bateau

    Vous vous installerez au milieu du bateau, car c’est là que la stabilité est maximale, en préférant les zones bien ventilées et en fuyant bien sûr les endroits qui sentent le goudron, la peinture ou le poisson, comme cela arrive parfois sur les petites embarcations de pêche.

    Si vous êtes sensible au mal de mer, ne lisez pas, ne fumez pas et évitez de regarder les mouvements du bateau ou son sillage, ce qui pourrait déclencher une sensation de vertige.

    Pour les mêmes motifs, déconseillez à vos enfants de s’adonner à des jeux vidéo et abstenez-vous d’avoir des mouvements de rotation ou de flexion de la tête. En revanche, vous pouvez essayer de dormir.

    Monter au grand air devant les premiers signes de mal de mer

    Au moindre signe de malaise, montez sur le pont pour prendre l’air, de préférence là encore au centre du bateau et tentez de fixer l’horizon ou la côte. Il est possible que cela suffise à calmer les choses. Dans les autres cas, sachez que les troubles les plus importants sont en général observés au début du voyage. Ils devraient donc s’atténuer au fil du temps. Courage !

    Si le mal de mer se reproduit, il faudra penser à votre retour à demander à votre médecin de vous prescrire des médicaments à visée préventive, scopolamine, antihistaminiques ou produits anti-vomissements. Cependant, rien n’est parfait et ils ont aussi leurs propres inconvénients, en particulier celui d’entraîner assez fréquemment une somnolence.

    Dr Corinne Tutin
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  • Redécouvrez les légumes oubliés

    C'est le retour en grâce des fruits et des légumes, aux vertus gustatives et santé incontournables. L'occasion de découvrir la richesse et la variété du monde végétal et de déguster des espèces et des variétés oubliées. Crosnes, panais, topinambours… Ces produits du passé deviendront vite des classiques de vos futurs menus !

    Légumes oubliésSynonyme de fraîcheur et de nature, les fruits et les légumes sont les nouveaux socles de notre santé. Les chefs et cuisiniers amateurs redécouvrent leur diversité, s'émeuvent de leur chair, de leur saveur, jouent avec leurs couleurs, leurs formes et palpitent face aux possibilités culinaires qu'ils offrent. Quant au monde scientifique, s'il connaissait les vertus santé des vitamines, minéraux et fibres des végétaux, la découverte de leurs atouts antioxydants et l'identification plus récente des polyphénols leur offrent des pistes de recherches extrêmement excitantes et prometteuses.

    Le retour du passé

    Signe de ce renouveau végétal, des espèces oubliées, des variétés délaissées font leur réapparition. Crosnes, cardons, panais, topinambour, tétragone, ficoïde, pissenlits, salicorne, orties sauvages, baies de sureau, nèfles ... reprennent le chemin de l'assiette. Il était temps car les espèces végétales souffrent d'une élimination impitoyable. On estime aujourd'hui qu'environ 75 % des variétés comestibles cultivées il y a 100 ans ont disparu. La faute est collective et les explications multiples. A côté d'une agriculture intensive qui a éliminé les plantes de faible rendement, l'exode rural et la standardisation des modes de vie ont éloigné "l'homo citadinus" de la nature. Heureusement quelques irréductibles, amoureux de la flore ont préservé ce patrimoine botanique et gustatif. Des chefs, comme Marc Veyrat, qui font leur marché dans les sous-bois et qui en sublimant le goût de la menthe sauvage, de l'oxalis des bois ou du crocus sylvestre transmettent l'envie de connaître et de ramasser les plantes, les baies ou les champignons qui poussent en pleine Nature.

    Petit dico du jardin ancien

    Aucun doute, c'est avec les vieux légumes qu'on fait les meilleurs soupes (et autres plats) ! Mais difficile de redécouvrir ces végétaux aux noms souvent bizarres. Petit lexique pour amateurs en herbe :

    • Les crosnes : ce sont des petits rhizomes (racines) blancs au goût proche de l'artichaut, qui se dégustent frit, en ragoût ou en gratin. Riches en glucides, le crosne est une source appréciable de sels minéraux ( potassium, phosphore, calcium).
    • Le topinambour : mangé faute de mieux pendant la seconde guerre mondiale, le topinambour fut enterré à la libération. A la différence du rutabaga, sans saveur, la chair parfumée du topinambour lui permet un retour en grâce. Riche en glucides, il est le champion toutes catégories de la teneur en fibres.
    • Le panais : cette racine blanche, fruitée comme du céleri rave et aussi douce que la carotte. Il se prépare râpé, en crudités, en purée ou en pot au feu.
    • Le pâtisson : comme la coloquinte, le potiron, le potimarron et la courgette, il appartient à la grande famille des cucurbitacées. Riches en vitamines et minéraux, pauvres en calories, ces légumes s'apprécient en potage, en purée ou en  gratin. A noter le pâtisson se consomme également froid avec une vinaigrette ou frit.
    • Le tétragone, la ficoïde et l'arroche : derrière ces noms savants se cachent des variétés d'épinard, qui se dégustent crues en salades ou cuites avec une pointe de crème. Nutritionnellement proches de l'épinard, ces variantes sont particulièrement riches en vitamine B9.
    • Les pissenlits : cette plante joue les revenants sans avoir jamais disparue. Toujours présente dans les champs, on oublia simplement de la ramasser. Ses feuilles se préparent en salade et en soupe, quant à ses fleurs, revenues dans de la graisse d'oie, elles parfument délicatement l'omelette. Connue pour ses vertus diurétiques, le pissenlit apporte du bétacarotène et de la vitamine C.
    • Les orties sauvages : Comme les pissenlits, il suffit d'ouvrir les yeux pour en trouver et... de se munir de gant pour la ramasser ! Une fois trempée dans de l'eau bouillante elle perd toute "agressivité" et se prépare en potages et en purée.

     

    Les stars du potager

    D'ailleurs, des producteurs ont fait de leurs champs un sanctuaire de la biodiversité. A la tête de sa petite entreprise "Oh légumes oubliés", Bernard Lafon cultive depuis 1977 les légumes et les fruits de son enfance. Stars de son potager les orties, les crosnes et les pâtissons voisinent avec le pourpier, le sureau, l'amour en cage ou le pissenlit. Sa ferme ouverte à la visite et à la vente de produits est devenue au fil des ans un conservatoire des espèces disparues. Pour les jardiniers amateurs, un détour par le ferme de Sainte Marthe s'impose. Cette ferme bio commercialise des variétés de semences et des graines rares. De quoi faire pousser dans son jardin bardane, ficoïde, coloquintes, navet noir, crosnes et autres légumes.

    Quels fruits et légumes

    Pour assurer ses apports en vitamines, minéraux et autres micro nutriments et prévenir  de nombreuses maladies ( troubles cardio-vasculaires, cancers, obésité, diabète) le ministère de la santé recommande une consommation minimale de 5 fruits et de légumes par jour. Précisions...

    • Sur les quantités : l'objectif c'est minimum 400 g de fruits et de légumes. Pour cela on compte  en portion et pas en unité.  Une feuille de salade, deux grains de raisins, deux radis ne font pas six fruits et légumes. Une portion c'est 80 g minimum cela correspond à une orange,  une pomme, une grappe de raisins, 4 ou 5 prunes, une assiette pleine de légumes, une entrée sous forme de crudités ou de soupes.
    • Sur les produits : comme chaque fruit et légumes a ses propres avantages santé il faut varier et en consommer au minimum 5  différents pour cumuler leurs atouts.  La diversité est aussi importante que la quantité. Si les fruits ne sont pas difficiles à reconnaître, côté légumes il ne faut pas se tromper de famille. La pomme de terre  comme le boulgour, le blé, le quinoa, la semoule, le riz et les pâtes sont des féculents et ne comptent pas comme légumes.
    • Sur le mode de préparation : crus ou cuit les fruits et les légumes conservent leur intérêt et là encore l'union des différences fait la force. Pour les légumes, l'idéal c'est une crudité (carottes, céleri, radis, salade, tomates...) et un plat de légumes cuisinés (à la vapeur, en gratin, ou en purée) par jour.

    Et n'oubliez pas, anciens ou récents, il est important de mettre les fruits et légumes au menu. Crus, cuits, en conserves ou surgelés, au moins cinq par jour pour profiter pleinement de leurs bienfaits. Végétaux passés ou présents, ils protègent votre santé future !

    Hélène Huret

    Pour les graines et des semences

    www.fermedesaintemarthe.com 
    www.biaugerme.com 
    www.kokopelli.asso.fr

    Pour les soupes, confitures et autres conserves de légumes et fruits oubliés

    www.ohlegumesoublies.com

     Tous les fruits 
     Tous les légumes

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  • Comment le réchauffement climatique change... le goût des pommes

    Le Vif

    Source: L'Express.fr 
    vendredi 16 août 2013 à 14h32

    Une étude japonaise conclut que le réchauffement climatique rend les pommes moins acides et plus sucrées. Le goût de ce fruit, le troisième le plus consommé au monde, pourrait encore évoluer.

    Le réchauffement climatique modifie le goût et à la texture des pommes, selon une étude japonaise. © Thinkstock

    Plus sucrées, mais moins croquantes. Le réchauffement climatique modifie les paramètres liés au goût et à la texture des pommes, selon une étude japonaise publiée ce jeudi par la revue Scientific Reports. 

    Des chercheurs japonais ont étudié les caractéristiques de deux variétés de pommes, la Fuji (la plus répandue dans le monde selon l'étude) et la Tsugaru, enregistrées au cours des années depuis 1970 dans deux vergers dans les préfectures de Nagano et d'Aomori. 

    Avec l'augmentation de la température moyenne sur cette période, respectivement de 0,31°C et de 0,34°C par décennie dans chacune de ces deux régions, les dates de l'ouverture des bourgeons et de la floraison des pommiers ont avancé peu à peu dans l'année, ont constaté les chercheurs. 

    Hausse de la concentration en sucres

    Pour les deux variétés, ils ont relevé une diminution au cours du temps de l'acidité et de la fermeté des fruits mais en revanche une tendance à la hausse de la concentration en sucres. Des changements modérés mais "significatifs" qui, selon les chercheurs, témoignent que les attributs de texture et de goût des deux variétés se sont modifiés en réponse à la hausse du thermomètre. 

    Dans ces deux vergers, les pratiques agricoles et les variétés cultivées sont restées les mêmes, excluant ainsi l'influence de facteurs non-climatiques comme d'éventuelles améliorations techniques. 

    Si le changement climatique se poursuit, "les modifications dans les attributs de goût et de texture des pommes pourraient être plus frappantes avec des floraisons encore plus précoces et une hausse des températures pendant la période de maturation du fruit", estime l'équipe conduite par Toshihiko Sugiura, chercheur à l'Organisation nationale de recherche sur l'alimentation et l'agriculture à Tsukuba. 

    Quelque 60 millions de tonnes sont produites chaque année dans le monde, selon cette étude, ce qui en fait le troisième fruit le plus consommé de la planète après les agrumes et les bananes.
     
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  • Appel urgent aux donneurs de sang

    06 août 2013 - Auteur : Olivia Van de Putte

    La Croix-Rouge tire la sonnette d’alarme ! Ses stocks en produits sanguins sont en diminution. L’association humanitaire lance dès lors un appel urgent aux donneurs de sang.
    « Même les réserves de sang en O positif et A positif, habituellement stables, sont faibles », déplore la Croix-Rouge qui observe, depuis quelques semaines, une diminution importante du nombre de donneurs liée au départ en vacances et aux fortes chaleurs. Cette tendance se confirme également dans ses collectes où le nombre de passages a chuté parfois de plus de 20%.

    L’association rappelle que malgré cette période estivale, elle doit continuer à répondre aux besoins vitaux des malades et blessés qui doivent être transfusés. Pour faire face à la demande, la Croix-Rouge sollicite toute personne apte à donner du sang à se présenter dans un de ses sites de prélèvement ou dans les collectes mobiles. Vous pouvez donner votre sang jusqu’à la veille de votre 71e anniversaire. Si vous n’avez jamais donné de sang et désirez commencer, vous devez avoir moins de 66 ans.

    Pour trouver la collecte la plus proche de chez vous : www.transfusion.be ou 0800 92 245.

    Plus d’infos sur le don de sang en pages 48 et 49 du Plus Magazine de juillet/août.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-8685-Appelurgentaux-donneurs-de-sang.html

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  • Attention aux tiques!

    15 juillet 2011 - Auteur : Leen Baekelandt

    Les tiques peuvent, dans notre pays aussi, être porteuses de bactéries qui provoquent la maladie de Lyme ou l’anaplasmose. En Europe orientale et centrale, elles peuvent transmettre le virus Flava qui provoque l’encéphalite.

    QU’EST-CE QU’UNE TIQUE ?

    Une tique est un petit animal arachnéen brun-noir, pas plus grand qu’une tête d’épingle. Les tiques se trouvent surtout dans les bois, les parcs et les régions à la végétation basse (les buissons, les hautes herbes, les fougères,…). Elles ne savent pas sauter ni voler, et attendent donc tranquillement sur place un passant à sang chaud, que ce soit un être humain ou un animal. La période des tiques dépend de la météo, mais il y en a certainement entre avril et septembre.

    Dès qu’une tique atteint la peau de son hôte, elle s'y raccroche à l’aide d’un hypostome, une sorte de tube par lequel elle se remplit de sang et régurgite de la salive. En suçant le sang, la tique devient de plus en plus grosse. Ce processus peut durer plusieurs jours, de préférence dans un endroit chaud et humide. C’est pour cette raison qu’on les trouve souvent dans les plis du corps ou dans les zones velues.

     

     

    PAS SANS DANGER

    La salive qu’une tique régurgite lors de l’absorption de sang peut contenir des bactéries ou des virus qui provoquent des maladies, chez les adultes comme chez les enfants. En Belgique, il y a deux bactéries pathogènes : Borrelia burgdorferi, qui est responsable de la maladie de Lyme, et Anaplasma phagocyptophilum, l’agent de l’anaplasmose.

    Une encéphalite à tiques (en anglais : Tick-borne Encephalitis ou TBE) est la conséquence d’une infection au virus Flavi, qui apparaît de plus en plus dans des régions d’Europe du Nord, de l’Est et Centrale.

    LA MALADIE DE LYME

    Tout le monde ne tombe pas malade après une morsure de tique. Beaucoup de morsures de tique (qui ne sont pas douloureuses parce que la tique injecte une espèce de substance analgésique) passent d’ailleurs inaperçues. Seules les tiques infectées restant au moins douze heures sur la peau, peuvent contaminer l’homme. Plus la tique reste longtemps sur la peau, plus le risque d’infection augmente. Une fois que le corps est infecté, les bactéries Borrelia pénètrent dans la circulation sanguine et se multiplient. Au fur et à mesure que la contamination s’étend, les symptômes se développent. La plupart des gens voient apparaître de l’exanthème en forme de cercles grandissants, trois jours à trois mois après la morsure. Ceci est souvent accompagné des symptômes grippaux, comme la fièvre, le mal de tête, les muscles et les articulations endoloris et la fatigue.

    Chez certains, la maladie évolue vers un deuxième stade quelques semaines après la morsure. Il peut alors y avoir une douleur à hauteur des bras ou des jambes, un visage tordu à cause de la paralysie des muscles du visage, une vue oblique et des troubles du rythme cardiaque.

    Plus tard encore (des mois ou même des années après la morsure), peuvent apparaître douleur et enflures dans une ou plusieurs articulations (arthrite), des lésions cutanées tardives sur les bras et/ou les jambes, et - dans des cas rares - des désordres neurologiques chroniques. Consultez un médecin dès que vous observez un ou plusieurs de ces symptômes.

    Afin de prévenir la maladie de Lyme, il est conseillé de contrôler le corps très régulièrement lorsque vous vous trouvez dans un endroit boisé. Idem après une promenade avec vos animaux domestiques, qui peuvent être porteurs. Brossez les poils et enlevez les tiques en vous couvrant les bras et les jambes.

     

    ANAPLASMOSE

    L’anaplasmose se caractérise par les mêmes symptômes grippaux. Ils apparaissent cinq à quinze jours après la morsure : grosse fièvre, douleur musculaire et mal de tête, parfois une douleur dans les articulations. Le nombre de cas d’anaplasmose n’est pas très élevé, mais il y a quand même relativement beaucoup d’infections en Belgique par rapport au reste de l’Europe. Entre 2000 et 2008, on a rapporté 366 cas confirmés, tandis que les autres pays européens ensemble n’ont noté qu’une centaine de cas pendant la même période.

    L’ENCÉPHALITE À TIQUES

    L’encéphalite à tiques se manifeste par les mêmes symptômes : fièvre, douleur musculaire et mal de tête et nausée. A peu près deux semaines après, lorsque la maladie semble avoir disparu, peut surgir tout à coup une paralysie des muscles ou une méningite. Cette complication guérit très difficilement.

    Dans les régions où l’encéphalite à tiques existe, il constitue un danger pour les touristes qui résident dans des zones agricoles ou boisées. Contrairement aux infections précitées, qui ne se développent que lorsque la tique reste sur place pendant douze à vingt-quatre heures, le virus qui est responsable de l’encéphalite à tiques est injecté dès le début.

    L’encéphalite à tiques peut être prévenue grâce à un vaccin préventif. Le vaccin s’appelle FSME-Immun 0.5 ml et FSME-Immun 0.25 ml Junior (pour les enfants de un à seize ans) et est disponible en pharmacie sur prescription du médecin. Il faut se faire vacciner au moins un mois avant le voyage. Il est préférable de recevoir deux injections avant le départ, avec un intervalle de un à trois mois. Demandez des conseils à votre médecin si vous envisagez de vous promener, de camper, … dans une région où l’infection existe.

     

    COMMENT PRÉVENIR UNE MORSURE DE TIQUE ?

    • Portez des vêtements qui couvrent le plus possible votre corps: des manches longues, un pantalon duquel vous pouvez éventuellement mettre les jambes dans les chaussettes, des bottes.
    • Restez le plus possible sur les sentiers.
    • Enduisez-vous d’un insecticide à base de DEET ou de picaridine. Son efficacité n’est néanmoins pas totale et disparait après quelques heures déjà.
    • Contrôlez la peau après chaque exposition possible (au moins deux fois par jour si vous résidez constamment dans une région avec des tiques).

    UNE TIQUE ! ET MAINTENANT ?

    Enlevez la tique le plus vite possible :

    • Prenez la tête de la tique avec une pincette spéciale. Plusieurs modèles sont disponibles dans des magasins outdoor et dans les pharmacies. N’écrasez pas la tique.
    • Tirez d’un coup. Ne pas tourner doucement parce que vous courez le risque que la tête reste sous la peau.
    • Désinfectez la plaie et la pincette avec de l’alcool et lavez-vous les mains.
    • Evitez l’application de pétrole, d’éther ou d’une cigarette allumée, qui, à cause de l’irritation, augmente le risque d’introduction de salive infectée. 
    • Notez la date et l’endroit (sur le corps) de la morsure, ainsi que le lieu (géographique) où vous l’avez reçue, afin de pouvoir communiquer ces informations au médecin au cas où apparaissent des symptômes (mentionnés ci-dessus). 
    • Consultez un médecin dès que des symptômes se manifestent. Si le médecin estime que c’est nécessaire, il peut prescrire un traitement antibiotique.

     

     

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  • 5 questions sur la transpiration

    30 juin 2011 - Auteur : Leen Baekelandt

    Transpirer est un processus naturel. Mais en été, la transpiration peut être incommodante. Conseils pour éviter les petites odeurs.

    1. POURQUOI TRANSPIRONS-NOUS ?

    La transpiration est nécessaire pour rafraîchir notre organisme exposé à la chaleur et maintenir la température corporelle dans des limites normales. Le centre nerveux du cerveau envoie des stimuli aux glandes sudoripares quand nous avons chaud (climat, effort, fièvre). Obésité, angoisse, stress, abus d'alcool, troubles de la glande thyroïde, diabète non soigné et ménopause peuvent aussi hyperactiver les glandes sudoripares.

    2. POURQUOI CERTAINS TRANSPIRENT-ILS PLUS QUE D'AUTRES ?

    L'HÉRÉDITÉ JOUERAIT UN RÔLE. L'ÂGE COMPTE AUSSI: JEUNES ENFANTS ET PERSONNES ÂGÉES TRANSPIRENT MOINS. EN OUTRE, LES FEMMES TRANSPIRENT MOINS QUE LES HOMMES CAR ELLES SUPPORTENT UNE PLUS HAUTE TEMPÉRATURE CORPORELLE ET LEURS GLANDES SUDORIPARES SÉCRÈTENT MOINS DE LIQUIDE. APRÈS LA MÉNOPAUSE, BEAUCOUP ONT DES BOUFFÉES DE CHALEUR ET TRANSPIRENT ABONDAMMENT SUITE À L'ARRÊT DE LA PRODUCTION D'OESTROGÈNES.

    3. QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?

    -se laver deux fois par jour -bien se rincer -s'essuyer dans tous les recoins -mettre régulièrement du linge propre –préférer les matières absorbant la sueur (coton, laine) -s'attaquer aux kilos superflus -éviter alcool et nourriture épicée -éliminer les poils des aisselles qui favorisent le développement des bactéries -recourir à un déodorant ayant des actifs anti-transpirants.

    4. LA TRANSPIRATION DES PIEDS REQUIERT-ELLE UN TRAITEMENT SPÉCIFIQUE ?

    La sueur est inodore. C'est la réaction à la présence de certaines bactéries qui provoque l'odeur désagréable de la transpiration. Le port de chaussures entraîne une certaine humidité au niveau des pieds et crée ainsi le climat idéal à la prolifération des bactéries.

    Conseils : -enlever les durillons qui absorbent la transpiration et favorisent la prolifération bactérienne -porter des chaussures en cuir avec semelle de cuir, changer régulièrement de chaussures -éviter chaussettes ou bas synthétiques -prendre un bain de pieds en y ajoutant quelques gouttes d'huile d'arbre à thé ou une solution de 10 % de glutaraldéhyde -bien se sécher pieds et ne pas se chausser immédiatement -marcher pieds nus le plus possible. -utiliser une crème (prescrite par le médecin) contenant des antibiotiques qui stoppent le développement des bactéries -porter des semelles à base de charbon actif absorbant la transpiration.

    5. Y A-T-IL ENCORE D'AUTRES TRAITEMENTS ?

    Si vous transpirez de façon excessive, consultez un médecin. Des médicaments dérivés de l'atropine réduisent la transpiration mais présentent des effets secondaires (bouche sèche, lourdeurs d'estomac, etc.) Dans les cas graves de moiteur des mains, on recourt à l'ionophorèse (tremper les mains 20 minutes dans des bacs d'eau salée soumis à de légers courants électriques). Une technique plus radicale : l'injection locale de Botox qui bloque la stimulation des glandes sudoripares durant 6 à 12 mois. Ou une mini-aspiration des glandes sudoripares, assez comparable à la liposuccion.

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  • Le diabète, une maladie dangereuse pour le coeur et les vaisseaux

    Environ 3 % des Français sont atteints de diabète, une affection qui tend actuellement à se répandre. Or, cette maladie expose à l'apparition précoce de complications cardiovasculaires, qui peuvent être graves.

    Par définition, le diabète correspond à un excès de glucose dans le sang. Dans plus de 9 cas sur 10, il s'agit d'un diabète de type 2, que l'on rencontre chez des adultes ayant dépassé la cinquantaine, souvent sédentaires et en surpoids. Le diabète de type 1 est moins fréquent et on peut le diagnostiquer dès l'enfance ou l'adolescence. Mais, dans les deux formes de diabète, on observe des altérations des gros et des petits vaisseaux sanguins.

    Les grosses artères du coeur, de la jambe et du cerveau sont souvent touchées

    DiabèteEn raison de l'hyperglycémie chronique et/ou de son association à d'autres facteurs de risque cardiovasculaire comme l'excès de triglycérides sanguins, l'obésité, l'hypertension artérielle, la sédentarité..., le diabète favorise le développement de plaques graisseuses (athérosclérose) au niveau des grosses artères (macroangiopathie).

    Le vieillissement accéléré des artères coronaires du coeur détermine ainsi une mortalité prématurée chez les diabétiques, en particulier chez les femmes, habituellement protégées contre les maladies cardiovasculaires jusqu'à la ménopause.

    • La probabilité de développer un infarctus du myocarde est multipliée par deux à quatre chez un diabétique en comparaison d'un non diabétique et ces infarctus sont deux fois plus souvent mortels.
    • Les diabétiques sont deux fois plus enclins que les personnes non diabétiques à développer une artérite des membres inférieurs, un risque encore accru s'ils fument beaucoup.
    • Enfin, ces patients sont plus souvent victimes d'accidents vasculaires cérébraux et ces problèmes sont, en général là aussi, plus graves que chez les non diabétiques.

    Mais, les petits vaisseaux sont également concernés

    Si l'atteinte des gros vaisseaux fait la gravité de la maladie diabétique (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), celle des petits vaisseaux comme les artérioles et les capillaires induit des complications propres au diabète. Cette microangiopathie est directement en rapport avec l'hyperglycémie. L'atteinte des petits vaisseaux irriguant la rétine détermine ainsi des altérations visuelles, qui passent longtemps inaperçues mais peuvent aboutir à une cécité. La circulation sanguine est également souvent moins bonne au niveau des vaisseaux des pieds. Ceci aggrave les conséquences d'une éventuelle atteinte des grosses artères des jambes et explique la nécessité de recourir parfois à une amputation des orteils lorsque ceux-ci ne sont plus suffisamment irrigués. De plus, le diabète expose à des lésions précoces des petits vaisseaux irriguant les reins, avec le risque de voir se développer une insuffisance rénale.

    Comment limiter les risques pour le coeur et pour les vaisseaux ?

    De nombreux diabétiques, en particulier de type 2, présentent de nombreux facteurs de risque dont les effets négatifs se renforcent mutuellement. S'il est fondamental de normaliser le taux de glucose sanguin grâce au régime alimentaire et à la prise de médicaments anti-diabétiques oraux ou d'insuline, il est également essentiel d'éliminer dans le même temps ces paramètres de risque supplémentaire.

     

    Ces mesures passeront par la correction d'un surpoids, d'une alimentation trop riche en graisses ou en alcool et la pratique régulière d'une activité physique. Bien sûr, la découverte d'un diabète doit également conduire à se débarrasser définitivement du tabac. Enfin, une bonne hygiène des pieds est indispensable pour prévenir l'apparition d'infections au niveau des orteils, qui aggraveraient les lésions vasculaires des extrémités. Il faudra en outre normaliser autant que possible les chiffres de la tension artérielle et corriger d'éventuelles anomalies lipidiques, qui ont persisté après diminution des apports en graisses. Ce qui peut nécessiter la prise de médicaments anti-hypertenseurs ou hypolipémiants.

    Des malades bien suivis sur le plan cardiovasculaire

    Les diabétiques doivent être attentivement suivis sur le plan cardiovasculaire. Il est habituel de pratiquer un électrocardiogramme pour déterminer si les artères coronaires sont atteintes par l'athérosclérose. Néanmoins, les atteintes coronaires s'accompagnent moins souvent de signes électriques au repos chez les diabétiques que chez les autres malades coronariens. De ce fait, on a tendance à demander plus volontiers chez eux une épreuve d'effort ou une échographie-Doppler pour vérifier l'état du coeur, ou même à pratiquer une coronarographie lorsque l'on redoute une sténose, c'est-à-dire le rétrécissement, des artères coronaires. Une échographie-Doppler sera également prescrite, lorsque l'on pense que les artères des jambes ou les artères carotides du cou sont envahies par l'athérosclérose. Enfin, la réalisation régulière d'un fond d'oeil permettra de vérifier la qualité de la circulation rétinienne. La capacité de filtration des reins sera appréciée indirectement en regardant le taux sanguin de créatinine ainsi que la quantité d'albumine qui passe dans les urines.

    Des traitements spécifiques en cas d'anomalie cardiaque ou artérielle

    Hors les médicaments anti-angineux, le traitement des anomalies coronaires repose sur la chirurgie (pontage) ou, de plus en plus souvent, sur l'angioplastie, une technique qui consiste à élargir le diamètre des artères coronaires obstruées en y introduisant un ballonnet puis en le gonflant. Un petit ressort ou "stent" sera ensuite laissé en place. Reste que chez les diabétiques, le risque de rétrécissement secondaire ou "resténose" est particulièrement important, même en présence de stent, car les lésions d'athérosclérose sont souvent longues et multiples. Pour limiter l'ampleur de ce problème, on discute donc aujourd'hui la possibilité d'utiliser prioritairement chez ces malades des stents recouverts de substance anti-sténose, comme le "sirolimus". Malheureusement, si ces stents actifs sont très efficaces, ils ont aussi l'inconvénient d'être très onéreux ! Quant aux lésions des artères des jambes ou des artères carotides, elles se traitent, soit par chirurgie ou angioplastie.

    Dr Corinne Tutin

    Sources :

    Gu K, Cowie CC, Harris MI. Diabetes and decline in heart disease mortality in US adults. JAMA 1999;281:1291-1297.
    Kannel WB, McGee DL. Diabetes and cardiovascular disease: the Framingham study. JAMA 1979;241:2035-2038.
    Manson JE, Colditz GA, Stampfer MJ, et al. A prospective study of maturity-onset diabetes mellitus and risk of coronary heart disease and stroke in women. Arch Intern Med 1991;151:1141-1147.
    Wingard DL, Barrett-Connor E. Heart disease and diabetes. In: Harris MI, Cowie CC, Stern MP, Boyko EJ, Rieber GE, Bennett PH, eds. Diabetes in America. 2nd ed. Bethesda, Md.: National Institutes of Health, 1995:429-48. (NIH publication no. 95-1468.)
    Panzram G. Mortality and survival in type 2 (non-insulin-dependent) diabetes mellitus. Diabetologia 1987; 30: 123-31.



     

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