• Assurance Sante Pour Animaux De Compagnie

    assurance sante pour animaux de compagnie

    De plus en plus, je suis interrogé par les propriétaires sur les avantages d’une assurance-santé pour animaux de compagnie.

    Généralement, cette question m’est posée, lors d’une consultation, lorsque l’animal est atteint d’une grave maladie ou doit subir une lourde chirurgie.

    Dans ce cas-là, je les préviens  que s’assurer pour tenter d’être remboursé pour les frais de soins ou de chirurgie est inutile. C’est trop tard,… aucune compagnie d’assurance ne remboursera ces soins, car un délai de carence n’a pas été respecté.

    Les compagnies d’assurance ne sont pas des mécènes, vous le savez bien !

    Assurance-santé pour animaux de compagnie : intérêts

    Posséder un animal de compagnie implique des obligations pour le propriétaire, notamment de le soigner en cas de maladie ou d’accident.

    Mais certains propriétaires n’ont pas anticipé ces frais de vétérinaires et se trouvent alors dans des situations bien embarrassantes.

    Désireux de pouvoir assurer les meilleurs soins à leur compagnon, ils sont confrontés à un dilemme : comment payer les frais vétérinaires ? 

    Il arrive même des situations où ces propriétaires, incapables d’avoir  une solution financièrement, doivent se résoudre à euthanasier leurs compagnons.

    C’est un triste constat, mais le pourcentage d’euthanasie d’animaux de compagnie dû à cette incapacité financière est loin d’être négligeable et source de tensions et culpabilités auprès des propriétaires.

     

    Oui, je sais… vous allez me rétorquer que le vétérinaire peut mettre en place des facilités de paiement (paiements en plusieurs fois) et c’est une pratique qui se généralise de plus en plus… Crise économique oblige ?

     

    Mais est-ce le rôle du vétérinaire ?…  Face à cette situation, le praticien peut être  partagé d’un côté par le souci de soigner l’animal, car c’est sa vocation primaire et de l’autre côté par la gestion de sa pratique et des réalités économiques qui l’empêchent de travailler gratuitement sous peine de mettre  en difficulté financière son entreprise.

     Un autre souci potentiel lié à cette situation est l’augmentation des impayés malgré les accords.

    C’est d’ailleurs la principale raison évoquée par les structures vétérinaires n’acceptant plus le crédit ou des facilités de paiement.

     

    Question primordiale avant l’acquisition d’un animal de compagnie

    Avant d’acquérir un animal de compagnie, le futur propriétaire  doit  se poser la question suivante, en toute honnêteté : suis-je capable d’assurer financièrement les charges de ce nouveau arrivé ?

    Il faut bien évaluer tous les paramètres financiers liés à sa venue : nourriture, accessoires, entretien et soins vétérinaires.

    Une solution pour avoir une tranquillité d’esprit en ce qui concerne les soins vétérinaires serait de souscrire à une assurance-santé animale de compagnie.

    Pour une somme mensuel allant de 8 à 30 euros (selon la formule choisie) , les frais vétérinaires d’un traitement ou d’une chirurgie peuvent être pris en charge par cette assurance santé.

    Il est curieux de constater qu’en France, pays où il y a le plus d’animaux de compagnie par habitant en Europe, seul 3 à 4 % des propriétaires de chiens ou chats ont souscrit à une assurance santé animaux de compagnie.

    Alors que dans des pays comme la Grande Bretagne ou la Suède ces taux atteignent respectivement 30 % et 80% !

     

    Je vous l’accorde, les tarifs pratiqués par les compagnies dans ces pays sont un peu moins chers par rapport à la France, mais ce n’est pas, à mon sens, la seule raison qui peut expliquer ce pourcentage aussi bas.

     

    C’est aussi une question de mentalité et les modalités de fonctionnement de l’assurance-santé pour animaux de compagnie sont souvent méconnues du public français.

    Beaucoup de propriétaires  perçoivent  l’assurance santé pour animaux de compagnie pour une arnaque  ou un produit de rentabilité.

    Or ce n’est ni l’un, ni l’autre ….  C’est comme une mutuelle ressemblant un peu à la nôtre, à fond perdu  mais qui permet d’être serein financièrement lors de soins ou de chirurgies chez le vétérinaire.

    Il faut le percevoir comme un produit de prévention, car il va permettre  un meilleur suivi vétérinaire  pour l’animal assuré.

    Pour certains propriétaires, il est parfois difficile de discerner les meilleures formules parmi les différents produits proposés  sur la toile ou chez votre vétérinaire.

    Quels sont les critères d’une assurance santé pour animaux de compagnie à étudier

    Avant de souscrire à une assurance-santé pour animaux de compagnie, je vous conseille de faire des comparatifsentre les différentes formules proposées par les compagnies d’assurances et de bien vérifier les points suivants :

    1) le pourcentage de remboursement des frais médicaux ou chirurgicaux

    En fonction de la formule, le taux de remboursement peut varier de 50 à 100 %.

    Il est évident que ce sont les formules les plus chères qui donneront le taux maximal.

    Soyez attentifs au sujet de ce pourcentage et vérifiez également si ce taux de remboursement ne diminue pas avec l’âge de l’animal.

    Par exemple, un chien âgé de plus de 10 ans peut voir ce taux diminué de 80 à 60 %.

    2) le montant maximal annuel de remboursement de frais

    Les compagnies d’assurance santé pour animaux de compagnie définissent un montant maximal de remboursement  pour un an (365 jours).

    Cela peut varier, en fonction de la formule, de 1000 à 2500 euros.

    Certaines compagnies d’assurance mettent une limite de remboursement par acte, là aussi soyez attentif sur ce point.

    Exemple : si le devis d’une chirurgie, suite à un accident, devait atteindre 1500 euros, il faut s’assurer que la compagnie d’assurance n’a pas mis une limite (1000 euros, par exemple) de remboursement par acte. Dans ce cas-là, 500 euros serait à votre charge.

    3) Le montant de la franchise avant chaque remboursement

    Certaines compagnies d’assurance imposent une franchise pour chaque remboursement d’acte, ce sera alors un montant qui restera à votre charge.

    Cela peut être un % ou une somme en euros. Là aussi notez bien cette somme, car certaines franchises peuvent être importantes !

    Mais ils existent des compagnies avec des formules sans franchise sans pour autant être les plus chères.

    4) L’âge de l’animal requis pour être assuré

    La plupart des compagnies d’assurance santé pour animaux de compagnie imposent un âge minimum ou maximum au moment de la souscription.

    Pour le chien, l’âge minimum est de 3 mois et maximum 10 ans.

    Pour le chat, l’âge maximum de souscription peut-être plus court : 6 ans !

    SI vous souhaitez assurer votre animal de compagnie  en tant que « senior », il est impératif de souscrire cette assurance avant l’âge maximal  imposé par la compagnie.

    Les compagnies d’assurance savent très bien qu’avec l’âge, les risques de maladies sont plus élevés, et comme je vous l’ai précisé déjà plus haut, ce ne sont pas des mécènes.

    5) En cas de séjour à l’étranger, assuré ou pas ?

    SI vous voyagez avec votre animal dans des pays étrangers, assurez-vous que sa police d’assurance santé fonctionnera dans le pays où vous allez séjourner. Ayez cette confirmation écrite par la compagnie ou votre agent.

     

     

     

     

    6) délai de carence : période d’attente

    Un animal assuré n’est pas couvert immédiatement pour ses frais vétérinaires.

    Souvent un délai de 30 à 60 jours est imposé par la compagnie, période durant laquelle les frais vétérinaires ne vous seront pas remboursés.

    Ce délai a été mis en place pour s’assurer que l’animal était en bonne santé au moment de la souscription.

    Certains propriétaires tentent de contourner cette clause en demandant au vétérinaire de trafiquer la date de l’intervention chirurgicale ou du début de la maladie.

    Mais les vétérinaires se doivent de rester honnêtes dans leurs déclarations et rédactions de documents, sous peine d’être à leur tour sanctionnés. A chaque demande de ce genre, mon refus est catégorique et sans appel.

    7) liste des exclusions : ce qui n’est pas pris en charge

    Bien sûr, il existe une liste de maladies ou de chirurgies qui ne seront pas prises en charge par l’assurance santé pour animaux de compagnie, telles que :

    - maladies qui auraient pu être évitées par une vaccination.

    - maladies dues à des malformations ou affections congénitales.

    - certaines chirurgies de convenance auprès de certaines compagnies : stérilisation…

    Je vous conseille de bien lire cette clause dans le contrat d’assurance et de bien vous renseigner auprès de votre vétérinaire si vous avez un doute sur  la présence ou pas d’une de ces maladies, auquel cas il sera inutile d’assurer l’animal.

     

    8) choix entre la formule simple ou complète (accident ET maladies)

    La plupart des compagnies offrent la formule complète (maladie – accident), qui est, certes, la plus chère, mais la plus sécurisante.

    Certaines compagnies offrent encore la formule simple (accident) qui a l’avantage d’être moins chère (7 -8 euros par mois) mais qui ne couvre l’animal qu’en cas d’accident uniquement.

    C’est souvent à l’occasion d’un accident que les frais vétérinaires peuvent être les plus importants (chirurgie et hospitalisation) , mais certaines maladies chroniques peuvent également occasionner des frais importants et le propriétaire est bien heureux d’avoir cette assurance pour le soulager financièrement  dans ces moments-là.

    Assurance santé pour animaux de compagnie : avantages.

    Meilleur suivi médical de l’animal assuré

    Un animal de compagnie assuré pour les frais vétérinaires permettra de faire un meilleur suivi tant au niveau préventif que curatif.

    Un propriétaire d’un animal assuré ira beaucoup plus facilement chez un vétérinaire en cas de problèmes de santé (2 fois plus)

    Meilleure qualité de soins de la part des vétérinaires

    En cas de problèmes de santé sur un animal assuré, le vétérinaire pourra proposer les meilleurs soins ou actes chirurgicaux, libéré des limites financières du propriétaire.

    Mais le praticien se doit de garder une éthique et ne pas abuser de tarifs exagérés sous peine de compromettre la pérennité de ces contrats d’assurance de santé.

    Assurance santé pour animaux de compagnie : INCONVENIENTS

    Le coût

    Assurer son animal de compagnie coute de l’argent, c’est un budget qui doit être étudié et qui devrait, à mon sens, faire partie des réflexions antérieurs  avant d’acquérir un animal de compagnie.

    Les propriétaires d’animaux de compagnie  sont de plus en plus soucieux de l’état de santé de leurs animaux de compagnie, pour preuve l’argent dépensé chez les vétérinaires a augmenté de plus de 70 % en 10 ans.

    Mais les structures vétérinaires, selon les régions, doivent faire face de plus en plus à des propriétaires qui ont des difficultés financières en cas de traitements lourds ou de chirurgies importantes.

    Je suis persuadé que les assurances santé pour animaux de compagnie peuvent être une solution à cette difficulté et c’est pour cette raison que j’encourage les propriétaires à souscrire ce type d’assurance.

    Pour cela, il faut que les propriétaires des animaux de compagnie Français aient une autre ouverture d’esprit envers ces produits et les percoivent différemment.

    On trouve normal nos cotisations mensuelles pour assurer nos propres soins de santé, pourquoi ne pas le concevoir pour nos compagnons ?

    Mais j’insiste sur la nécessité de bien étudier les différents critères cités plus haut,d’être très vigilant et sachez qu’il existe des bonnes solutions en matière d’assurance-santé pour animaux de compagnie.

    N’hésitez pas à comparer les conditions et les tarifs de différentes compagnies et pour vous aider dans cette tâche, vous pouvez remplir ce formulaire qui vous permettra d’avoir, gratuitement et sans engagement, une étude comparative auprès d’une dizaine de compagnies d’assurances proposant une assurance-santé pour animaux de compagnie en France.

     

    Vous verrez par exemple qu’il existe une formule “accident ” pour chiens à un tarif de 7,50 euros par mois, avec un pourcentage de remboursement à 80%, sans franchise et un plafond annuel de 2000 euros !Interessant,non ?

    Il existe même certaines compagnies qui remboursent une partie des vaccins.

     

    Remplissez ce formulaire et vous aurez un comparatif gratuit et sans engagement de plus de 10 compagnies différentes en France ( SantéVet, AssurOpoils ,Animaux Santé,….)

        http://conseilsveterinaire.com/assurance-sante-pour-animaux-de-compagnie-conseils-pour-votre-choix/#utm_source=feed&utm_medium=feed&utm_campaign=feed

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  • Calendrier et cartographie de la pollution verte

    Entre 10 et 40 % de la population mondiale présenterait une allergie aux pollens, ces grains microscopiques transportés par le vent. Ces maladies sont saisonnières aussi il est important de suivre le calendrier et la cartographie des pollens.

    Tous les pollens n’ont pas le même pouvoir allergisant. Le symptôme typique est le fameux "rhume des foins" qui empoisonne la vie d’une grande partie de la population. Fait inquiétant, le nombre de victimes a été multiplié par quatre depuis trente ans !

    La nature et la quantité de pollens varient considérablement en fonction des régions et de la condition climatique. En France, le Réseau national de surveillance aéropalynologique (RNSA) effectue des mesures régulières de pollens dans l’atmosphère. La connaissance de la nature et de la quantité de pollens permet aux médecins de disposer d’une certaine aide au diagnostic.

    Mais les malades peuvent également tirer bénéfice de ces mesures qui leur permettent d’identifier leurs ennemis. Tous les pollens n’ont pas le même pouvoir allergisant, cette propriété dépend de la présence de substances (protéines ou glycoprotéines) entraînant une réaction immunologique néfaste chez l’individu sensible.

    Découvrez grâce à notre tableau récapitulatif, les dates de survenues des pollens et en cliquant sur les responsables de vos allergies découvrez quelles sont les régions où le risque est le plus important.

    Potentiel allergisant de 0 : nul à 5 : très fort

    Arbre
      Pouvoir allergisant Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
    Aulne 4   x x x                
    Bouleau 5       x x              
    Charme 4       x x              
    Châtaignier 2       x x              
    Chêne 4       x x              
    Cyprès 5       x x              
    Frêne 3       x                
    Noisetier 3 x x x                  
    Olivier 3         x x            
    Peuplier 3   x x x                
    Platane 3     x x x              
    Saule 3       x x              
    Tilleul 3           x x          
    Herbacées
      Pouvoir allergisant Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
    Ambroisie 5               x x      
    Armoise 4             x x x x    
    Chénopodes 3             x x x      
    Graminées 5       x x x x x        
    Pariétaire 4 x x x x x x x x x      
    Plantain 3       x x x x x x      
    Urticacées 3         x x x x        

    Cartographie des principaux pollens

    * Toutes ces informations sont issues du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.). Ce réseau a pour objet principal l’étude du contenu de l’air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population.

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  • Des salades pour l'été

    C’est bien connu, la chaleur et la sécheresse ne conviennent guère aux salades qui se développent mal ou montent souvent à graines. Pourtant on peut récolter tout l’été ce légume si rafraîchissant en choisissant des variétés adaptées à ces conditions et en s’aidant de quelques gestes simples. Découvrez notre sélection.

    De l’ombre et de la fraîcheur

    ScaroleLe salades ne sont pas exigeantes sur la nature du sol qui doit être tout de même assez riche en matière organique. Elles se contentent du reste des fumures des cultures précédentes, il est inutile de fertilisersi vous avez amendé votre potager avec du compost. Les graines delaitues ne germent pas ou mal au-delà de 20°C : elles entrent en dormance, contrairement auxchicorées qui ont besoin de chaleur. Il est préférable de semer par temps frais ou humide. S’il fait beau et chaud, semez en place jusqu’en août à l’ombre d’un mur ou de cultures hautes et toujours après avoir arrosé. A défaut, ombrez vos semis avec des cartons, des journaux humides ou des cagettes que vous retirerez après la levée. Ensuite, éclaircissez,binez et arrosez. Vous dégusterez les premières  salades dans les deux mois qui suivent.

    Des salades pommées ou non, tendres ou croquantes

    Des laitues

    • Rouge GrenobloiseSi vous êtes un inconditionnel des laitues pommées, vous pourrez opter pour des variétés comme ‘Kagraner Sommer’ au feuillage vert un peu cloqué et à la pomme bien serrée, elle est très résistante à la  chaleur.
    • La laitue ‘Grosse blonde paresseuse’ aux feuilles jaune vert est de saveur très douce et forme des pommes particulièrement volumineuses.
    • Augusta’ est aussi une excellente variété pour l’été qui se distingue par ses feuilles vert brillant et sa pomme large et aplatie.
    • La ‘Laitue du bon jardinier’ à feuilles vertes épaisses non cloquées et très grosse pomme est aussi une value sure pour les cultures d’été.
    • Très courantes dans le Midi, les laitues grasses se cultivent facilement dans toutes les régions. Les plus recommandables sont ‘Sucrine’, ‘Craquerelle’, ‘Rougette de Montpellier’ ou ‘Tropica’ dont les pommes sont vraiment très grosses. 

    Des batavias

    BataviasCes salades pommées au feuillage découpé et gaufré ont souvent un excellent rendement et montent très lentement à graines tout en restant très savoureuses.

    • La batavia ‘Rouge Grenobloise’ aux feuilles lavées de rouge est une variété classique qui est parfaite pour la culture estivale en toutes régions
    • Il en va de même pour la ‘Batavia blonde de Paris’ à la pomme ronde et très ferme.
    • 'Reine des glaces’ (ou 'Frisée de Beauregard') possède une croissance rapide. Ses feuilles sont croquantes et très découpées, elle peut aussi se récolter comme une salade à couper.
    • Des obtentions récentes donnent aussi de très bons résultats, notamment ‘Carmen’, aux feuilles brillantes finement cloquées et teintées de rouge qui résistent parfaitement à la montaison de même que ‘Canasta’ et ‘Kamikaze’, deux batavias à pommes biens serrées et feuilles épaisses veinées de rouge ou encore ‘Rossia’ à la pomme dressée également marquée de rouge.

    Des laitues romaines

    Leurs feuilles dressées ont une côte principale très rigide qui les rend particulièrement croquantes. Leurs pommes allongées sont assez grosses.  Elles poussent  bien par temps chaud et sec. Parmi les nombreuses variétés, il faut citer :

    • Ballon’, aux feuilles vert blond,
    • Blonde Maraîchère’ ou la romaine ‘Romea’ dont les feuilles vertes sont finement cloquées et bien brillantes. Sa pomme très haute est bien pleine, c’est une des plus résistantes à la chaleur.
    • Quant au célèbre ‘Chicon des Charentes’, ses pommes vert clair lavées de rouge se récoltent tardivement.

    Des laitues à couper

    Laitue à couper 'Salad Bowl'Ces laitues ne forment pas de pommes, les feuilles sont simplement coupées à deux ou trois reprises au-dessus du collet.

    • Lollo Rossa’ aux feuilles rouges frisées et très tendres peut être récoltée de mai à novembre.
    • Salad Bowl’ à feuilles vertes ou rouges est très productive. Elle se cultive de la même façon et tolère très bien la sécheresse.

    Des scaroles

    Chicorées frisées et scaroles sont les reines des salades d’automne mais il est possible d’en récolter facilement dès le mois d’août voire même en juillet. Le semis se font du 15 mai au 15 juillet en pépinière à bonne exposition. La levée doit se faire en 3 à 5 jours au maximum pour limiter les risques de montée à graines. Les plants sont repiqués à 30 cm d’écartement trois semaines plus tard et récoltés au bout de 3 mois environ.

    Pour une récolte d’été, misez sur des variétés telles que les chicorées frisées ‘Grosse pommant seule’, ‘Pavia’, ‘de Meaux’ qui résistent à la chaleur et à la sécheresse et blanchissent facilement ou encore ‘Elna’ qui peut se semer en place et dont la pomme très pleine comporte peu de côtes. Particulièrement productive pour la fin d’été et l’automne, la scarole ‘Géante maraîchère race Samy’ blanchit naturellement.

    Stéphane

    Crédit photos : Quarter-Jap (1) / anneheathen (3) via Flickr.com / Vorzinek (2) / kat (4) via wikimedia.org

    SUJETS : 
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  • Une équipe californienne a utilisé les résultats de 27 études de population et a ainsi pris en compte 314 000 personnes présentant un psoriasis et 3.7 millions d’autres non atteintes par la maladie.

    Il en ressort que la présence d’un psoriasis entraîne une augmentation de 59% du risque de diabète, augmentation qui peut aller jusqu’à 97% en cas de psoriasis sévère.

    D’après les auteurs, ceci pourrait être lié au fait que cette maladie de peau entraîne une réaction inflammatoire des tissus, particulièrement des cellules de stockage des graisses, ce qui mène à une résistance à l’insuline dans le foie et les muscles et déclenche une destruction des cellules productrices d’insuline.

     

    Source : Archives of Dermatology 15 Oct 2012
    Psoriasis and the Risk of Diabetes Mellitus: A Systematic Review and Meta-analysis.
    Armstrong AW, Harskamp CT, Armstrong EJ.

     


    Auteur : Loïc Leroux

    Crédit photo : © Farina3000 - Fotolia.com

     

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  • Diabète : la piste du magnésium !

    Depuis une quinzaine d’années, des études font un lien entre magnésium et diabète. Le magnésium contribue dans l’organisme au bon usage du glucose et à l’action de l’insuline. Il y a de fortes présomptions pour qu’un bon apport de magnésium participe à la prévention du diabète de type 2.

    Le diabète se caractérise par des glycémies (taux de glucose ou sucre sanguin) trop élevées, à jeun et en journée, en rapport avec un trouble de l’insuline.

    Magnésium et diabète : quel rapport ?

    Magnésium et diabèteAprès la consommation de glucides (sous forme de pain, féculents, fruits, sucreries…), la glycémie augmente obligatoirement. Mais, quand on n’est pas diabétique, elle revient à la normale rapidement grâce à l’action de l’insuline. Cette hormone fabriquée par le pancréas permet aux glucides de pénétrer dans les cellules où ils serviront de carburant.

    Quand on a un diabète de type 1 (moins de 10 % des diabétiques), les glycémies ne baissent pas parce que le pancréas ne sécrète quasiment plus d’insuline, on se soigne d’ailleurs par des injections d’insuline.

    Quand on a un diabète de type 2 (le plus fréquent), le pancréas produit encore de l’insuline, mais cette dernière est très peu efficace. Au sein des cellules, le magnésium interagit avec les glucides et l’insuline. Il est notamment essentiel à l’action de l’insuline, tout comme à la transformation du glucose en énergie.

    Le manque de magnésium favoriserait le diabète

    Un apport insuffisant en magnésium, et par conséquent un déficit de magnésium au sein des cellules, favorise l’insulino-résistance. Cela signifie que l’insuline libérée à la suite de la consommation de glucides, ne fait pas son travail. Les cellules résistent à la pénétration du glucose, qui reste de fait dans le sang et entretient des glycémies trop élevées : c’est la porte ouverte au diabète de type 2.

    Dans la vaste étude Framingham, on avait observé sur les presque 3 000 personnes non diabétiques suivies de 1991 à 1995, que celles qui avaient les apports en magnésium les plus faibles avaient les taux d’insuline sanguins les plus forts (les glycémies trop élevées stimulent la production excessive d’insuline)1. Depuis, un autre travail d’ampleur a montré qu’un apport quotidien moyen de 373 ou 457 mg de magnésium réduisait d’un tiers le risque de diabète, par rapport à des apports moindres (de 222 ou 270 mg)2. Une méta-analyse récente (compilation de plusieurs études) semble confirmer l’effet préventif du magnésium3.

    Plusieurs mécanismes sont envisagés pour expliquer l’insulinorésistance. En particulier, le manque de magnésium empêcherait les récepteurs à insuline, situés à la périphérie des cellules, de fonctionner correctement. La connexion insuline/récepteurs se faisant mal, le glucose ne peut pas entrer dans les cellules, il s’accumule dans le sang.

    Diabète : moins de complications avec plus de magnésium ?

    On constate que les personnes qui ont un diabète, de type 1 ou 2, manquent souvent de magnésium, à la fois dans le sang (hypomagnésémie), et à l’intérieur des cellules. Il y aurait plusieurs raisons à cela : le dysfonctionnement de l’insuline, qui influence à la baisse la concentration cellulaire en magnésium, et une perte accrue de magnésium dans les urines. L’ennui est que ce manque de magnésium peut chez les diabétiques de type 2 aggraver l’insulinorésistance, et par conséquent le diabète.

    Des chercheurs ont donc commencé à supplémenter en magnésium des personnes diabétiques. Dans un travail récent regroupant 9 essais, on a montré qu’un apport complémentaire de 360 mg de magnésium par jour pendant 12 semaines, aboutissait chez les 370 patients testés à une réduction moyenne de la glycémie de 0,1 g (la glycémie à jeun normale est comprise entre 0,7 et 1,1 g)4. Mais, d’autres essais de supplémentation en magnésium n’ont pas donné de résultat concluant. Pour le diabète de type 1, on pense qu’un apport correct de magnésium améliore l’effet de l’insuline injectée, et pourrait prévenir les complications, telles que la neuropathie (altération des nerfs)5. Toutefois, on n’en est encore qu’aux prémisses.

    Diabétique ou non, autant avoir un bon apport de magnésium

    Le diabète est une maladie multifactorielle, largement liée à la génétique, et pour le type 2, à l’excès de poids (ou obésité) et à la sédentarité. Avoir un apport correct en magnésium (l’apport conseillé est de 360 mg par jour pour les femmes, 420 pour les hommes) ne suffit hélas pas à s’en protéger.

    Mais, le manque de magnésium ayant d’autres conséquences délétères sur la santé (fatigue,spasmophiliedéprime, crampes, et même prédisposition aux maladies cardiovasculaires), autant en consommer suffisamment. De plus, les aliments riches en magnésium sont globalement ceux conseillés aux personnes prédisposées au diabète ou diabétiques. Ce sont :

    • Les aliments céréaliers complets : painsriz, pâtes, ils contiennent 2 à 3 fois plus de magnésium que leurs cousins raffinés (pain blanc et riz blanc, pâtes ordinaires). Ils sont aussi plus riches en fibres, qui freinent la digestion de leurs glucides, et évitent ainsi que leur consommation n’élève trop les glycémies ;
    • Les légumes secs, tels que haricots blancs et haricots rouges, également très riches en fibres ;
    • Les fruits secs oléagineux : noix, amandes, pistaches, noisettes, certes caloriques mais sources de bonnes graisses (mono-insaturées) qui protègent les artères ;
    • Les fruits de mer : bigorneaux, bulots, moules. Peu gras et peu caloriques, ils fournissent de plus du sélénium, un oligo-élément anti-oxydant préventif des maladies cardiovasculaires ;
    • Certaines eaux minérales magnésiennes (plus de 50 mg de magnésium par litre) : version plate, Hépar, Contrex, Courmeyeur, avec bulles, Rozana, Quezac, Arvie, Badoit (ces eaux gazeuses sont toutefois riches en sodium, il faut les boire en alternance avec des eaux peu sodées) ;
    • Le cacao, et par conséquent le chocolat noir, certes sucré, mais pas à bannir si on modère la quantité (une barre de 20 g en fin de repas, ou en collation avec un laitage non sucré).
    Florence Daine

    Créé le 14 août 2008

    1 - J Am Coll Nut, 25, 486-492, 2006.
    2 - Diabetes Care, 27 (1), 270-271, 2004.
    3 - J Nutr Sci Vitaminol, 51, 292-310, 2005.
    4 - Diabetic Medicine, 23, 1050-1056, 2006.
    5 - Magnesium Research, 17 (2), 109-114, 2004.



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  • A chaque âge, son type de brossage !

    Prendre soin de ses dents dès le plus jeune âge permet d'éviter l'apparition de caries précoces. Votre enfant a ses premières dents de lait qui poussent et vous ne savez pas comment faire pour les entretenir ? Doctissimo fait le point sur les bons gestes à adopter.

    Contrairement aux idées reçues, les caries qui s'attaquent aux dents de lait portent préjudice aux dents plus en dessous. En effet, ces dernières préparent l'emplacement des dents définitives. C'est également dès le plus jeune âge qu'il est important de donner de bonnes habitudes d'hygiène bucco-dentaire à votre enfant. Voyons, étape par étape, les besoins des tout petits pour avoir des quenottes saines et pour longtemps !

    De 0 à 3 ans : une hygiène accompagnée des parents

    BrossageL'hygiène bucco-dentaire commence dès les premiers mois de la vie : la plaque dentaire s'accumule dès la sortie des dents de lait. Aussi, il faut donc s'en préoccuper tôt. Pour bébé, l'Association Dentaire Française conseille d'utiliser une compresse imbibée de liquide physiologique. Ne prenez surtout pas de dentifrice qui pourrait être ingéré par l'enfant.
    Dès 1 an et demi, l'enfant adore imiter papa ou maman alors, brossez-vous les dents avec lui et profitez en pour lui montrer la meilleure façon de faire. Prenez vous même la brosse à la fin du lavage afin de ne pas oublier de zones. Côté équipement, choisissez une brosse à dent adaptée à la taille de la bouche, avec des poils très souples, et un manche court et large. Elles ont souvent le label "bébé". 
    N'utilisez pas de dentifrice avant que l'enfant n'ait acquis une bonne méthode de brossage. Ensuite, préférez une pâte spéciale enfants contenant une faible concentration de fluor. Bien qu'il soit connu pour son rôle dans la protection contre les caries, celui-ci peut, ingéré en trop grande quantité, provoquer une fluorose à l'âge adulte. Ce surdosage est caractérisé par une coloration jaune des dents et une atteinte de l'émail : un impact plutôt négatif sur le sourire. L'alimentation apportant une quantité non négligeable de fluor, il n'est pas forcément recommandé dans ajouter lors du brossage. La quantité de dentifrice optimale à utiliser doit être de la grosseur d'un pois. Les enfants doivent bien se rincer la bouche et le recracher pour ne pas en absorber. Une seule fois par jour suffit, avant de se coucher.
    Enfin, programmez lui une première consultation à 3 ans : cela pourrait lui éviter plus tard de connaître la fameuse peur du dentiste !


    De 1 à 3 ans : un jeu pour les enfants avec l'aide des parents

    4 à 6 ans : la période de l'apprentissage

    L'enfant commence à se brosser les dents seul et après chaque repas. Montrez-lui comment bien tenir la brosse et veillez à ce que l'ensemble de ses quenottes soient nettoyées. L'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire recommande une technique particulière. Elle consiste à brosser successivement les quatre "quarts" de la bouche, en faisant des va-et-vient des incisives vers les molaires. Ici, il faut prendre garde à ce que l'enfant n'irrite pas ses gencives. Pour cela, la meilleure solution est de positionner la brosse "à cheval sur les dents", ce qui limite le contact des poils avec la gencive.
    Pour la brosse à dents, choisissez une petite brosse adaptée à la taille de la bouche et aux mains de votre petit. Souvent estampillées "enfants", il en existe une multitude : colorée ou à l'effigie de son héros préféré, vous trouverez bien celle qui lui convient. 
    Le dentifrice utilisé ne doit pas contenir une trop grande concentration de fluor. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) recommande avant 6 ans de ne pas prendre de pâtes dépassant les 45 mg de fluor pour 100 g. De nombreux dentifrices avec des goûts adaptés sont sur le marché pour que le brossage toujours plus agréables.

    De 4 à 6 ans : une méthode simple comme boubou

    6 à 8 ans : vers un brossage adulte

    A partir de six ans, votre enfant commence à acquérir ses dents définitives : il faut donc redoubler de vigilance pour ne pas que les caries se développent. L'UFSBD considère cette période comme une transition vers une méthode de brossage basée sur la rotation. Il faut commencer par les dents du fond, pour lesquelles l'enfant fait des mouvements de va-et-vient. Ensuite, on passe aux dents de devant, en effectuant un mouvement de bas en haut. Enfin, terminez par l'arrière des dents, en lui faisant tenir le manche en hauteur. Suivez toujours le code "du rose vers le blanc". 
    La brosse à dents utilisée doit toujours être à poils souples. Côté dentifrice, vous pouvez acheter une pâte contenant des concentrations un peu plus fortes en fluor : l'Afssaps approuve l'utilisation de dentifrices de teneurs supérieures à 150 mg pour 100 g.

    De 6 à 8 ans, la méthode intermédiaire

    9 ans et plus : le brossage devient adulte

    A 9 ans, votre enfant devient grand : il faut donc adopter un brossage en conséquence. Apprenez-lui la manière dont il se servira de sa brosse tout au long de sa vie. Bien-sûr, le brossage doit être réalisé indépendamment sur la mâchoire inférieure et supérieure. L'enfant doit adopter un mouvement de rouleau du bas vers le haut, en incluant la gencive. La brosse doit être inclinée à 45° à la base de la dent pour ne pas irriter la gencive et tout de même brosser les dépôts qui s'y accumulent. Là encore, choisissez une brosse adaptée à sa morphologie, toujours souple.

    Si les dents de votre enfant ont besoin d'être renforcées, le dentiste pourra lui prescrire des bains de bouche fluorés. Dans tous les cas, il est nécessaire de savoir préserver le capital dentaire de votre enfant. C'est à ce prix que vous lui éviterez bien des soucis à l'âge adulte !

    A partir de 9 ans : une méthode pour la vie

    Sébastien Cuvier

    Créé le 29 août 2008

    Source : Site de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire et de l'Association Dentaire Française ; recommandations de l'Afssaps.

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  • Magnésium : gare aux carences !

    Le magnésium est minéral essentiel. Les besoins sont importants tout au long de la vie, et particulièrement chez l’adolescent, la femme enceinte et les sportifs. Or près d’un quart des femmes et un homme sur cinq présentent une carence. Quels sont vos risques ?

    Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques au sein de notre organisme ! C’est pourquoi il est essentiel au bon fonctionnement du corps.

    Des besoins en magnésium qui varient

    Carences en magnésiumLes apports conseillés en magnésium sont de 6 mg par kilo de poids et par jour, et ce dès la naissance. Autant dire que les besoins augmentent donc très vite avec le poids des nourrissons : de 30 mg par jour au premier semestre, on passe à 75 mg par jour au second !

    Chez l’adolescent, les besoins sont plus importants lors des périodes de croissance forte, principalement entre 14 et 18 ans.

    Chez l’adulte, les apports conseillés sont  toujours à 6 mg par kilo et par jour, pour les hommes comme pour les femmes, avec un minimum de 350 mg quotidiennement.

    L’exception est la grossesse, durant laquelle une partie du magnésium absorbé va au futur bébé. La future maman doit alors consommer 35 mg supplémentaire par jour. L’allaitement aussi entraîne une hausse des besoins maternels d’environ 25 mg par jour.

    Les sportifs ont également des nécessités particulières : l’apport supplémentaire en magnésium est dans ce cas directement proportionnel à l’intensité de l’activité… et à la sueur perdue.

    Apports conseillés en magnésium (en milligrammes)
    Population mg
    Enfants de 1 à 3 ans 80
    Enfants de 4 à 6 ans 130
    Enfants de 6 à 9 ans 200
    Enfants de 10 à 12 ans 280
    Adolescents de 13 à 16 ans 410
    Adolescentes de 13 à 16 ans 370
    Adolescents de 16 à 19 ans 410
    Adolescentes de 16-19 ans 370
    Hommes adultes 420
    Femmes adultes 360
    Femmes enceintes (3e trimestre) 400
    Femmes allaitantes 390
    Hommes de plus de 65 ans 420
    Femmes de plus de 55 ans 360
    Personne de plus de 75 ans 400

    Source : Apports nutritionnels conseillés pour la population Française, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, 3ème édition, Ed. Tec & Doc.

    Les carences en magnésium très répandues

    Y a-t-il des carences en magnésium en France ? Selon l’étude SUVIMAX, la situation est moins grave dans l’Hexagone qu’aux Etats-Unis ou au Japon. Néanmoins, l’étude montre que 18 % des hommes et 23 % des femmes ont des apports en magnésium inférieurs aux 2/3 des apports nutritionnels conseillés ! La faute aux changements alimentaires, et notamment la hausse des produits raffinés ou du snacking, et la baisse de consommation de végétaux et céréales riches en magnésium. Un problème d’autant plus important que le magnésium contenu dans les aliments n’est pas totalement biodisponible. Environ 30 à 50 % seulement passent dans l’organisme.

    Les symptômes du manque en magnésium

    Une carence importante en magnésium entraîne de nombreux désordres et notamment une baisse de la concentration en calcium (hypocalcémie) qui peut être détectée facilement. Dans les cas grave il peut même y avoir des convulsions.

    Mais il est plus difficile de détecter un déficit léger. Car on ne peut pas doser facilement ce minéral. Néanmoins, des signes peuvent faire soupçonner ce manque, principalement des troubles neuromusculaires (crampes, tremblements…).

    A noter, il n’y a priori pas de risques d’excès de magnésium (sauf éventuellement en casd’insuffisance rénale). Toutefois, les autorités sanitaires préconisent de ne pas dépasser deux fois les apports nutritionnels.

    Louis Asana

    Mis à jour le 17 mars 2009

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  • Tomate : tout savoir

    Recettes à base de Tomate

    Venue d'Amérique du Sud, la tomate est le légume obligé de bons nombres de gastronomie. Cette belle rouge est riche en vitamines A, B et C. Les tomates rondes et lisses conviennent aux salades, grillades et peuvent aussi passer à la poêle. Les tomates oblongues font des sauces remarquables. Epépinées, frites ou en confitures, les tomates vertes sont exquises.

    Tomate : Saisonnalité

    T
    • Janv.
    • Fev.
    • Mars
    • Avr.
    • Mai
    • Juin
    • Juil.
    • Aout
    • Sept.
    • Oct
    • Nov.
    • Dec.
    Tomate

    Tomate : Valeurs nutritionnelles

    Protéines Glucides Lipides Total énergétique
    0 g 3 g 0 g 19 Kcal

    Composition pour 100 grammes

    Mieux connaître

    Toute petite, acidulée et sucrée, la tomate cerise séduit en une bouchée ! Coqueluche des cocktails chics, elle se picore nature.
    Bien parfumée, la tomate en grappe est parfaite dégustée crue, en salade ou à la croque au sel.
    La tomate ronde s’apprête à la perfection, farcie, poêlée et en salade. Sphérique aussi, la tomate côtelée, (telle la Marmande) séduit toujours autant.
    La tomate allongée, dite olivette, possède une pulpe très charnue, idéale pour la confection de coulis, de sauces et de fonds de tartes. Belle classique, la tomate se pique parfois d’un grain de fantaisie et peut se présenter sous forme de petite poire ou se parer de jaune, d’orange,voire de vert.


    Connaissances nutritionnelles

    Largement consommée, particulièrement durant sa pleine saison, la tomate est un “légume-fruit” qui ensoleille notre table... tout en jouant un rôle bénéfique dans notre alimentation. 
    En effet, sans aucun apport énergétique superflu (à peine 15 kcalories soit 63 kJ aux 100 g), la tomate fournit des quantités appréciables de vitamine C (10 à 20 mg aux 100 g), ainsi que de la provitamine A et de nombreuses vitamines du groupe B. Ses minéraux sont abondants (notamment potassium, magnésium et phosphore), et contribuent au bon équilibre acido-basique de l’organisme.
    A noter : Les personnes ayant les intestins fragiles peuvent consommer la tomate pelée, et sans ses graines, ou encore sous forme de jus. Elle est alors parfaitement tolérée.
    Pour les consommateurs ayant un système digestif fragile, la peau et les graines de la tomate peuvent se révéler trop irritants. Dans ce cas, on utilisera seulement la pulpe et le jus. 
    • On connaît de rares cas d’allergies à la tomate qui peuvent être : 
    - des allergies aux solanacées (elles obligent aussi à exclure les légumes de la même famille : pommes de terre, aubergines, poivrons... et le café).
    - des allergies aux terpènes (dans lesquelles on doit écarter également les agrumes, les carottes, le safran, la verveine, etc...). 
    • La tomate appartient à la famille des solanacées, comme la pomme de terre. Cette dernière, lorsqu’elle verdit, peut renfermer un alcaloïde toxique, la solanine. Par contre, dans la tomate, même peu mûre, on ne retrouve pas de trace de cet alcaloïde. 
    • Pour peler facilement une tomate, il suffit de la plonger une minute dans l’eau bouillante : la peau se retire alors sans peine. On dit “rouge comme une tomate”... mais il en existe aussi de couleur jaune ou orangée (ce sont plus des curiosités botaniques que des productions courantes !).







    Comment choisir des tomates

    Souple sous la (légère) pression du doigt, la tomate peut être plus ou moins mûre, plus ou moins charnue et juteuse (selon les variétés). Elle n’a en fait qu’un impératif : dégager son odeur si typée.

    Comment conserver
    Le goût de la tomate succombe aux basses températures du réfrigérateur. Les beaux légumes,
    disposés dans un compotier, ornent la cuisine de leur couleur pimpante et gourmande.



    Comment préparer les tomates

    Les tomates se lavent sous le jet du robinet et se déparent de leur pédoncule vert.
    Pour certains plats, veillez à retirer leur peau et à les épépiner.

    Trucs et astuces

    Strip-tease : la peau de la tomate se retire très facilement dès que le fruit a été trempé 30 secondes dans de l’eau bouillante.
    Pour épépiner une tomate, il suffit de la presser délicatement dans la paume de la main, après 
    l’avoir coupée en deux pour faire s’écouler pulpe et pépins.

    Sauces et coulis : une cuillerée de sucre ajoutée à la sauce permet de neutraliser légèrement la
    saveur acidulée des tomates. De l’art de farcir les tomates :
    Saupoudrer de sel l’intérieur des tomates évidées et les renverser sur une assiette évite qu’elles ne rendent de l’eau à la cuisson.
    On peut également mélanger du riz (ou de la semoule) à la farce ou le disposer dans le fond des tomates pour absorber l’eau rendue à la cuisson.
    Si la farce ne doit pas être trop pressée à l’intérieur des tomates, celles-ci devront en revanche
    être bien serrées afin de “s’épauler”.








    Suggestions d'utilisation

    Métamorphosez vos tomates farcies
    Crues ou cuites, en mêlant aux farces (à base de chair à saucisse, d’agneau, de veau ou de bœuf), des fromages, des fruits secs, des herbes odorantes et des épices 
    ”À la provençale” Les tomates sont poêlées ou enfournées et cuisent doucement en compagnie d’un hachis d’ail et d’herbes. Simplissime
    Les méditerranéennes crostinis : simples tranches de pain (aillées ou non) couvertes d’une tranche de tomate et, au choix, d’un fromage (de chèvre, à raclette...), d’anchois, de bacon. Le tout arrosé d’un filet d’huile d’olive et d’un grain de fantaisie : câpres, olives, basilic et autres herbes de perlinthymthym! 
    Tartes et Cie
    La tomate s’alanguit sur des fonds de pâtes brisée, feuilletée, sablée qui forment les lits des pizzas mais composent aussi :
    des quiches (avec 4 œufs battus dans 125 g de crème fraîche), 3 des clafoutis (tomates couvertes d’une épaisse pâte à crêpes), des pastillas et des tomates entre des feuilles de brick badigeonnées de beurre fondu et enfournées, des tourtes (en chapeautant la tarte d’un couvercle de pâte). 
    Sauces :
    Bolognaise : tomate, chair à saucisse, veau , oignons, vin blanc, Matriciana : tomate, lard fumé, oignon, ail, poivron, sucre en poudre, 
    Sarde : tomate, anchois, câpres, olives noires, vin blanc, champignons de Paris. Insolites
    Ceviche (dés de poissons marinés dans du citron, dés de tomates épépinées, coriandre),
    Salade de tomate sur lit de riz au lait aillé !
    Granité de tomate (celle-ci, mixée, est additionnée de jus de citron, d’un sirop de sucre et de
    Cognac), Tartare de boeuf et de tomate, saupoudré de noix de coco...












    Histoire de la tomate

    La tomate (Lycopersicum esculentum) est originaire du Mexique et d’Amérique Centrale. Les Européens ne l’ont connue qu’au XVIe siècle. Si elle a gardé chez nous son nom d’origine aztèque “tomatl”, elle a été appelée “pomme d’or” par les Italiens... et “pomme d’amour” par les Provencaux !
    Elle appartient à la famille des solanacées (qui comprend également la pomme de terre et le tabac), et longtemps, on l’a considérée comme une plante médicinale, ou même... ornementale (l’agronome Olivier de Serres la vouait à la décoration des tonnelles !).
    C’est sous forme de sauces plus ou moins relevées qu’elle commence à entrer dans la cuisine méditerranéenne. Les Anglo-Saxons s’en méfirent longtemps : à la fin du XIXe sicle, on trouvait encore des ouvrages culinaires anglais dans lesquels on recommandait de faire bouillir la tomate durant 3 heures au moins, afin de se protéger d’éventuels effets toxiques ! Ce n’est que vers les années 1920-1930 qu’elle commence à être largement commercialisée sur tout le territoire. 

    Source
    www.fraichattitude.com




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  • DASRI OU DÉCHETS D'ACTIVITÉS DE SOINS À RISQUES INFECTIEUX : COMMENT LES TRIER ET LES ÉLIMINER ?

    L’AFD vous guide sur la collecte des DASRI. Quelques conseils pratiques pour trier, jeter, éliminer et recycler vos déchets d’activités de soins à risque infectieux de type piquants (seringues), coupants et perforants. La filière de collecte REP (Responsabilité élargie du producteur) se met en place (d’ici à fin 2013) et les collecteurs DASRI (boîtes jaunes) doivent bientôt changer de format.

     

    Mise à jour 21/01/2013

    Définition : les DASRI, qu’est-ce que c’est ?

    Les DASRI sont des déchets produits par une activité de soins individuelle (patients) ou collective (professionnels et établissements de santé) qui présentent un risque infectieux et de contamination pour l’homme et l’environnement. Ils nécessitent de ce fait un traitement particulier. Les DASRI concernent tous les patients en autotraitement qui utilisent et jettent du matériel médical.

    Sommaire

    Bien trier ses déchets d’activités de soins quand on est diabétique

    Collecteurs, boîtes jaunes, conteneurs... : plusieurs noms pour dire la même chose

    Les boîtes container Dasri dans leur format actuel de couleur jauneLes boîtes container Dasri dans leur format actuel de couleur jauneLa législation oblige les patients diabétiques, comme les autres patients en autotraitement, en tant que producteurs de déchets de soins, à trier ces déchets de soins et à les jeter dans des collecteurs spécifiques, appelés aussi “boîtes jaunes”. Individuels et de différentes tailles en fonction de l'usage (domicile, déplacement...), ces containers sont non polluants à l’incinération et fabriqués dans une matière anti-perforation, avec une fermeture étanche (provisoire puis définitive). Ces boîtes permettent de stocker puis d’éliminer en toute sécurité les déchets de soins. Les collecteurs agréés doivent porter la marque NF et le pictogramme déchet médical. Attention, la forme et la couleur des boîtes vont changer prochainement.

    Que mettre dans les boîtes Dasri ?

    Seul le matériel piquant, coupant ou perforant doit être collecté dans des containers; les déchets dits “mous” pouvant être jetés avec les déchets ménagers dans la poubelle.

     

    On met donc dans le collecteur DASRI :

    • lancettes,
    • aiguilles à stylo,
    • seringues d’insuline ou de glucagon,
    • cathéters pré-montés avec aiguille pour les porteurs de pompe.


    On n’y met pas :

    • bandelettes sanguines ou urinaires,
    • tubulures exemptes de piquants,
    • cotons,
    • ni stylos et flacons d’insuline (qui sont des contenants de médicament).

    Comment bien utiliser la boîte jaune ?

    Il ne faut pas remplir le collecteur au-delà du trait supérieur. Fermez-le définitivement avant élimination. Le délai de stockage ne doit pas dépasser 3 mois. Rangez les boîtes jaunes hors de portée des enfants. Une fois le collecteur plein, les déchets d'activités de soins sont considérés comme dangereux. Ni les déchets, ni les collecteurs ne doivent être éliminés comme des ordures ménagères classiques et jetés à la poubelle. Même si votre collecteur est sécurisé, il doit suivre la filière d'élimination spécifique.

     

    Peine d’amende ou d’emprisonnement
    Il est formellement interdit d’utiliser d’autres récipients (boîtes de conserve, bouteilles en verre ou plastique...) sous peine d’encourir une amende ou de l'emprisonnement, notamment en cas d’accident des agents de tri. On estime à 1500 par an le nombre de personnels communaux subissant des piqûres accidentelles sur les chaînes de tri.

    Qui fournit et traite les collecteurs ?

    Une filière de collecte et de traitement des DASRI

    Une nouvelle filière est déployée depuis novembre 2011. Elle sera opérationnelle sur tout le territoire à la fin de l'année 2013. Elle a vocation à distribuer, collecter et traiter ces collecteurs. Le coût de cette filière est à la charge des industriels de la santé. Elle est donc gratuite pour le patient.

    Distinguer points de distribution et points de collecte

    Les patients en autotraitement peuvent se procurer des conteneurs vides dans des points de distribution, principalement : toutes les officines de pharmacie et pharmacies à usage intérieur (PUI=pharmacies des établissements de santé).

     

    Filière de responsabilité élargie du producteur (REP)
    L'article R. 1335-8-2 du code de la santé publique prévoit que les producteurs (exploitants de médicaments, fabricants de dispositifs médicaux, fabricants de dispositifs de diagnostic in vitro, etc.)mettent gratuitement à disposition des officines de pharmacie et des pharmacies à usage intérieur des collecteurs de déchets d’une quantité correspondante à celle des matériels piquants ou coupants mis sur le marché. L’article R. 1335-8-3 prévoit que les officines de pharmacie et les pharmacies à usage intérieur (PUI) remettent gratuitement aux patients (dont l'autotraitement comporte l'usage de perforants) ces collecteurs fournis par les producteurs.

    Les points de collecte sont des lieux où ces patients pourrontrapporter les conteneurs pleins, lesquels seront récupérés et traités par des opérateurs. D'ici la fin de l'année 2013, ces points de distribution et de collecte seront déterminés région par région et référencés sur un site internet par l'association DASTRI, éco-organisme agréé en décembre 2012.

    Trier et éliminer ses DASRI

    Où déposer ses collecteurs DASRI pleins d’ci fin 2013 ?

    Le décret du 28 juin 2011 créé une obligation (article R. 1335-8-5 II du Code de la santé publique), à charge des officines de pharmacies, des pharmacies à usage intérieur et des laboratoires de biologie médicale, decollecter gratuitement les DASRI perforants produits par les patients en autotraitement qui leur sont apportés par des particuliers, en l’absence de dispositif de proximité spécifique.

     

    Attention. Cette obligation n’est pas applicable tant que le nouveau dispositif de collecte n’est pas opérationnel. Les pharmaciens n'ont donc pas encore d’obligation de collecte.

    Que faire dans la pratique ? Trois cas de figure vont se présenter :

     

    1. l'officine près de chez vous acceptait de collecter déjà les DASRI : cette collecte continue dans les mêmes conditions que précédemment jusqu'à la mise en œuvre effective du réseau de points de collecte.
    2. l'officine ne collecte pas les collecteurs de DASRI pleins : elle n'est pas obligée pour l’instant de le faire. Vous devez donc vous renseigner auprès d’elle ou auprès de votre commune pour savoir si des points de collecte existent.
    3. En l’absence de point de collecte : conservez exceptionnellement les collecteurs en sécurité jusqu’à la mise en place de la filière (fin 2013 sur toute la France).

    DASRI et utilisateurs de pompe à insuline

    Pour les patients qui utilisent une pompe à insuline, le collecteur est fourni avec les consommables par les prestataires de service (cette fourniture est comprise dans le forfait pris en charge par la sécurité sociale). Les patients bénéficiant de ce dispositif doivent continuer à suivre le circuit habituellement utilisé.

    Dechets d'activité de soins à domicile des professionnels de santé

    Les professionnels de santé (infirmières, médecins...), même en intervention à domicile chez leur patient pour un acte de soin, ne peuvent utiliser les collecteurs des patients. Ils ont une obligation légale de gérer eux-mêmes leurs propres déchets.

    Cadre légal et réglementation DASRI

    L’utilisation de conteneurs spécifiques est obligatoire depuis un arrêté du 26 décembre 2004. L’article R. 1335-5 du code de la santé publique rappelle l’obligation de séparer les DASRI des autres déchets. A titre individuel et dans le cadre de l’autotraitement, les personnes diabétiques sont juridiquement responsables de leurs déchets piquants et coupants. Leur responsabilité, civile ou pénale peut être engagée s’ils causent à autrui un dommage en ne les collectant pas.

     

    Téléchargez le point complet sur le cadre réglementaire des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI) et les actions de l’AFDen bas de page.

     

     

    Autres documents à télécharger :

     

     

    Voir aussi
    Sur le site de l’AFD

    Crédit Photo : Fotolia

    Illustrations : Marion Billet

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete-et/dasri

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  • LES MÉFAITS DU TABAC SUR LE FUMEUR DIABÉTIQUE

    Le tabac et le tabagisme, qu’il soit actif (cigare, cigarette filtre ou à rouler, pipe, narguilé...) ou passif (subi), ont des effets négatifs sur l’insuline et le diabète. Le tabac augmente le risque de complications du diabète et du syndrome métabolique.

    Idées reçues sur les effets positifs du tabac

    Parmi les idées reçues qui prêtent à la cigarette des vertus, il y a bien sûr l’effet calmant, coupe faim et la stimulation intellectuelle : “avec une cigarette, je retrouve le calme quand je suis stressé”, “fumer m’aide à contrôler mon alimentation, à ne pas grignoter dans la journée”, "à contrôler mon poids”, “je me sens plus concentré”... Les arguments pour vanter les effets du tabac sont légions, et notamment chez les personnes diabétiques qui voient dans la cigarette un mal utile. Il serait faux de prétendre que le tabac n’a pas d’effet sur le stress, l’alimentation ou la concentration. Mais de là à en faire un effet positif, il y a un pas à ne pas franchir. Pour comprendre que ces vertus sont illusoires, il faut les mettre en perspective avec les effets néfastes du tabac sur le fumeur diabétique, en premier lieu, celui de la dépendance.

    Effets sur le cerveau : plaisir du tabac ou dépendance au tabac ?

    Le mécanisme de dépendance au tabac repose sur les effets de la nicotine sur le cerveau. En 15 secondes après inhalation, la nicotine atteint le cerveau et reste concentrée dans le tissu cérébrale pendant 2h en moyenne. Au-delà, le manque et le besoin de prendre une autre cigarette refont leur apparition. Dans le cerveau, la nicotine agît sur des récepteurs nerveux augmentant la dopamine, une substance hormonale, qui intervient dans les mécanismes de satisfaction et de récompense. C’est le fameux plaisir que provoque la cigarette, très vite remplacé par un sentiment de déplaisir et de manque incitant à fumer à nouveau. C’est précisément cet effet contradictoire, cette injonction paradoxale qui participe aux phénomènes d’accentuation du stress et de dépendance au tabac qui s’amplifient avec les années.

    Les effets du tabac sur le diabète et le syndrome métabolique

    Mais le tabac est aussi mis en cause dans le syndrome métabolique, un ensemble de troubles qui comprend l’altération des mécanismes de régulation du métabolisme des graisses, la baisse de la tolérance au glucose, l’obésité, l’hypertension...

     

    Effets du tabac sur l’insuline

    La nicotine augmente aussi les taux d’autres hormones connues sous le nom de catécholamines (incluant notamment l’adrénaline). C’est au niveau cellulaire que les choses se jouent : les études montrent que ces hormones altèrent les mécanismes liés à la production de l’insuline et au transport du glucose vers les cellules. Les catécholamines altèrent donc non seulement la sensibilité à l’insuline mais aussi la sécrétion de l’insuline. Quant à l’adrénaline, elle augmente le rythme cardiaque, la pression artérielle ainsi que les taux de glycémie...

    Effets du tabac sur le mécanisme de régulation des graisses

    Le tabac augmente aussi les triglycérides. Les triglycérides sont des graisses qui circulent dans le sang. Elles sont absorbées lors de l’alimentation et stockées en réserve car en excès par rapport aux besoins. Un taux élevé de triglycérides est un indicateur de maladies cardiovasculaires ou d’autres maladies des artères. Or, ce taux est plus élevé en moyenne chez les fumeurs. On relève aussi chez certains fumeurs des taux élevés d’acides gras, dérivés des lipides, qui sont en concurrence avec le glucose comme source d’énergie, ainsi que destaux réduits du bon cholestérol (HDL-Cholestérol).

    Effets du tabac sur le périmètre abdominal

    Certes, les fumeurs peuvent avoir un poids moins élevé que les non-fumeurs. Mais ils ont une masse graisseuse abdominale plus élevée(à poids équivalent). En cause notamment les effets du tabac sur les mécanismes des graisses et l’accumulation de ces graisses au niveau abdominal. Or, on sait que le risque coronarien et cardiovasculaire est autant lié, si ce n'est plus, à l'adiposité abdominale (accumulation des graisses dans cette zone) qu'à un IMC (indice de masse corporelle) élevé.

    Effets du tabac sur les complications du diabète

    Avec de tels effets sur le système métabolique et les artères, on peut craindre des risques accrus de complications du diabète et une apparition plus précoce de celles-ci chez les fumeurs diabétiques. Certains de ces risques sont déjà avérés (c’est le cas pour lescomplications macrovasculaires comme les accidents vasculaires cérébraux ou les infarctus du myocarde par exemple), d’autres fortement soupçonnés s’agissant des complications microvasculaires(neuropathienéphropathierétinopathie). Des études montrent déjà clairement des changements structurels que cause le tabac, par exemple, sur la fonction rénale.

    Tabac et diabète : comparer les vrais bénéfices

    Globalement donc, le fumeur chronique a une intolérance plus faible au glucose, il est moins sensible à l’insuline, il expose ses artères (via les effets toxiques de la nicotine, du monoxyde de carbone et des autres composés chimiques contenus dans la cigarette) à des inflammations, des altérations des parois et à un stress oxydatif (type d’agression des constituants de la cellules).

    Parmi les personnes qui arrêtent de fumer, seule une minorité prend beaucoup de poids. La prise de poids moyenne est en fait de 4,5 kg pour les femmes et 2,3 Kg pour les hommes, soit une augmentation faible, comparé aux bénéfices que va procurer l’arrêt du tabac pour le diabète et la santé en général du patient.  

     

    L’arrêt du tabac a un effet bien plus durable sur le stress et l’appétit que ne le procure ponctuellement la cigarette. Bon nombre d’anciens fumeurs diabétiques disent mieux dormir, avoir moins d’appétit, être moins stressés quelques années, voire seulement quelques mois après avoir arrêté de fumer.

    On voit donc comment le tabac et la fumée ont des effets réellement dangereux sur la santé des personnes diabétiques. Il augmente lourdement le risque d’apparition des maladies cardiaques et vasculaires et des autres complications du diabète. L’arrêt du tabac pour une personne diabétique fait donc partie intégrante du traitement. C’est un impératif qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible.Mais la question reste de savoir : comment s’arrêter de fumer dans de bonnes conditions et avec quelles méthodes ? 

    Sources
    Diabetes’Voice, juin 2005, volume 50
    Magazine Équilibre, N° 255, janvier-février 2007, art. “La dépendance. La comprendre pour mieux la combattre”
    Magazine Équilibre, N° 287, mai-juin 2012, art. “Tabagisme et diabète : une association à très haut risque”




     

    Crédit photo : © Bergringfoto - Fotolia.com

     

    A voir aussi


    Sur le site de l’AFD

     

    Les facteurs de risque

    Les complications
    Le tabagisme 
    Consulter le numéro d’équilibre N° 287, mai juin 2012

     

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    LES MÉTHODES POUR ARRÊTER DE FUMER

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  • Le jeûne n'est pas sans risque pour la personne diabétique, surtout quand il est répété sur une longue période. Comment concilier diabète et ramadan ? Éléments de réponse dans ce dossier : ce que dit le Coran; indications et contre indications médicales; conseils pratiques pour une bonne gestion de son alimentation et de son traitement.

    Un des cinq piliers de l'Islam

    Le ramadan correspond à une période très importante pour tous les musulmans : c’est un des cinq piliers de l’Islam. Pendant un mois, tout musulman s’abstient de manger, de boire, d’avoir des relations sexuelles, du lever au coucher du soleil.

    Calendrier lunaire et période du jeûne

    Coran, Sourate II, verset 187
    "Mangez et buvez, jusqu’à ce que l’on puisse distinguer à l’aube un fil blanc d’un fil noir. Jeûnez, ensuite, jusqu’à la nuit."

    Le ramadan est le neuvième mois du calendrier musulman qui est un calendrier lunaire. Ce calendrier compte onze à douze jours de moins que le calendrier solaire. La période de  ramadan se décale donc chaque année. Par ailleurs, comme la phase d’abstinence (jeûne) se déroule du lever au coucher du soleil, les heures d’abstinence dans la journée varient d’une année sur l’autre. Du coup, la gestion du diabète (alimentation et traitement) doit s’adapter chaque année...

    Des exceptions prévues dans le Coran

    Le Coran exempte les personnes malades si la pratique du ramadan est susceptible de nuire à leur état de santé. Pourtant de nombreuses personnes diabétiques jeûnent malgré les risques de complications et les contre-indications médicales :

    • Soit parce qu’elles ne se sentent pas malades (la maladie étant silencieuse),
    • soit  parce qu'elles ne veulent pas se sentir exclues de la famille ou de la communauté (le ramadan est un moment de partage et de convivialité).    
    Coran, Sourate II, verset 184
    "Ceux qui pourraient jeûner et qui s’en dispensent, devront, en compensation nourrir un pauvre."

    Comment concilier diabète et ramadan sans mettre en jeu sa santé ?

    Des professionnels de santé dans le domaine du diabète et de la diététique, rompus à ces questions ont collaboré à ce dossier. Vous y trouverez des réponses pratiques pour vous aider à gérer votre diabète dans les meilleures conditions durant cette période.

     

    CONFÉRENCE

    Conférence "Diabète et ramadan", 11e Salon du diabète (2006), Paris,par les docteurs Nabil Assad et Sabrina Chiheb.

     

    TÉMOIGNAGE

    Témoignage de Leila, diabétique de 56 ans, qui pratique le ramadan en suivant les conseils de son médecin.

     

    Recettes traditionnelles du Ramadan

     

    Référence bibliographique : Le Coran I, traduction D. Masson. Editions Gallimard, 1967. Collection Folio Classique. ISBN 2-07-037233-2

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete-et/ramadan

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  • Les greffes en dix questions

    Pour se prononcer vis-à-vis du don d'organes, il est indispensable d'être informé sur les indications des greffes, les conditions de prélèvement, etc. Peut-on donner ses organes de son vivant ? Comment les receveurs sont-ils choisis ? Doctissimo répond aux interrogations les plus fréquentes ?

    Les greffes en dix questions1 - Combien de personnes sont actuellement en attente de greffes et combien de greffons sont disponibles ?

    Depuis plusieurs années et malgré les différents appels de la communauté médicale, on constate une véritable pénurie d'organes et de tissus à greffer. En France, au 31 décembre 2010, on recensait plus de 14 400 personnes en attente d'une greffe d'organes. Seulement 4 705 ont pu être greffées tandis qu’environ 500 malades sont décédés faute de greffons. Cette situation est liée au caractère exceptionnel de la mort encéphalique mais également à la réticence des familles qui pour près d'un tiers refusent le prélèvement d'organe sur un proche.

    2 - Qu'est-ce que la mort encéphalique ?
    Existe-t-il une chance que la personne sorte de cet état ?
    Quelle est la différence avec le coma ?

    La mort encéphalique ou mort cérébrale est l'arrêt brutal, définitif et irréversible du cerveau, qui n'est plus irrigué. Il s'est éteint avant le coeur et ses fonctions sont détruites. Aujourd'hui, le diagnostic repose sur différents examens qui constatent l'absence de conscience, de réflexe et de respiration spontanée. La réglementation française prévoit la confirmation de cet état soit par deux électroencéphalogrammes à 4 heures d'intervalle, soit par une artériographie cérébrale. Le constat de mort encéphalique est établi par deux médecins n'intervenant pas dans l'activité de greffe. Il n'y a donc aucune confusion possible.

    Cette forme de décès est tout à fait différente du coma. Et il convient là de lever toute confusion. Dans le cadre du coma, le cerveau continue de fonctionner, ce qui n'est pas le cas dans le cas de la mort cérébrale. Le cerveau des personnes atteintes de mort encéphalique est irrémédiablement détruit, bien que le corps laisse encore apparaître certaines apparences de vie (respiration, chaleur et couleur).

    3 - Comment exprimer sa position sur le don d'organes et de tissus ?

    Le plus simple est d'en parler avec ses proches et c'est principalement le sujet de cette journée nationale "En parler, c'est agir". Les responsables des greffes respectent la volonté du défunt retranscrite par sa famille. L'Agence de biomédecine et les associations pour le don et le prélèvement d'organes et de tissus (France Adot) distribuent des cartes de donneurs à garder sur soi.

    Toute personne est considérée comme consentante au prélèvement de ses organes et de ses tissus en vue d'une greffe en cas de mort encéphalique sauf si elle a fait connaître son refus auprès du registre national des refus. Ces refus restent la principale cause de non-prélèvement des organes. Stable depuis 1996, ce taux de refus dépasse les 30 % et reste ainsi très élevé en France.

    4 - Quel est le cadre légal des différentes étapes d'une greffe (du prélèvement à la transplantation) ?

    Le don repose sur la générosité et l'altruisme. Définis initialement par la loi Caillavet datant de 1976 et par la loi de bioéthique de 1994 et ses décrets d'application, les grands principes sont essentiellement :

    • Libre consentement et gratuité du don, toute rémunération des dons d'organes et de tissus est interdite ;
    • Anonymat du donneur et du receveur ;
    • Equité de la répartition des greffons et sécurité sanitaire.

    L'Agence de biomédecine, établissement public créé en 1994 est le garant national de ces principes.

    5 - Quels sont les organes prélevés sur les personnes décédées ?
    Comment sera restitué le corps à la famille ?

    Les prélèvements peuvent concerner :

    • Des organes : foie, coeur, poumons, bloc coeur/poumon, pancréas, reins et intestin ;
    • Des tissus : cornée, peau, os, valves cardiaques et vaisseaux.

    La greffe est envisagée lorsque le médecin estime que la maladie est arrivée à un stade critique, lorsque le recours à un élément artificiel est impossible et quand les autres traitements ne suffisent plus.

    Lorsque la mort encéphalique est diagnostiquée, l'équipe médicale et soignante soutient la famille, la rassure et répond à leurs questions. Toutes les incisions faites pour le(s) prélèvement(s) d'organe(s) sont fermées anatomiquement et chirurgicalement puis recouvertes d'un pansement. Dans certains cas, des prothèses peuvent remplacer les tissus prélevés.

    L'aspect extérieur du corps est respecté et après l'opération, une toilette mortuaire est pratiquée. Le défunt est habillé avec les effets transmis par la famille.

    6 - Peut-on donner ses organes de son vivant ?

    Certains dons sont possibles entre vivants pour les greffes de rein, de foie, de moelle osseuse dans le cas de maladie du sang, et de poumon. L'intervention comporte toujours un risque pour le donneur. Cette pratique est encore peu répandue en France. Enfin, la loi limite actuellement le cercle des donneurs de ce type au cercle familial proche (parents, frères, soeurs, enfants, conjoints). Résultats : seulement 4 % des greffes de rein et 8 % des greffes de foie se font entre vivants.

    En Juin 2004, le Sénat adopte en seconde lecture la loi sur la bioéthique. Ce projet de révision de la loi de bioéthique de 1994 (prévue initialement pour l'an 2000) prévoit d'étendre les donneurs potentiels entre vivants au-delà des parents au deuxième degré (incluant ainsi oncle, tante, grands-parents, cousins...), ainsi qu'à toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins 2 ans avec le receveur.

    7 - Comment les receveurs sont-ils choisis ?

    Lorsque les organes sont prélevés, ils sont attribués à un patient selon des critères principalement médicaux. C'est l'Agence de biomédecine qui gère les listes d'attente et d'attribution des greffons. Au-delà des problèmes de compatibilité, les priorités sont définies selon d'autres critères, ainsi sont prioritaires :

    • Ceux dont la vie est menacée à court terme ;
    • Ceux pour qui les greffons sont rares du fait d'un groupe sanguin inhabituel ;
    • Les enfants de moins de 16 ans.

    Ces règles de répartition ont été élaborées par la communauté de professionnels concernés après consultation publique, puis ont été homologuées par le ministère en charge de la Santé.

    8 - Est-il possible de voir les personnes qui bénéficieront du greffon ?
    Le receveur peut-il rencontrer la famille du donneur ?

    Définie par la loi de bioéthique, la base du don d'organes est l'anonymat. L'anonymat entre le donneur et le receveur est ainsi respecté. Il a pour but de faciliter le deuil de la famille du donneur et d'éviter des pressions éventuelles de la part d'une des familles envers l'autre. Tout est fait pour que le greffé reprenne une nouvelle vie et que la famille du donneur surmonte le deuil. Elle pourra être informée du résultat des greffes par les équipes médicales.

    9 - Comment coûte une greffe et qui paie ?

    Le coût dépend du type d'organe greffé. La plus onéreuse est celle du foie, la moins onéreuse celle du rein, le coût moyen est d'environ 16 800 €uros. L'intervention est prise en charge par l'hôpital greffeur. Aucun frais supplémentaire lié à l'opération n'est à la charge de la famille.

    10 - Existe-t-il un marché noir d'organes à greffer ?

    Sur ce point, les rumeurs vont bon train mais plupart restent non fondées. En France, la loi est très claire et punit de sept ans d'emprisonnement et de 107 000 €uros d'amende tout trafic d'organes. Néanmoins, certains pays tardent à adopter des lois répressives de ce type. Si l'Inde vient de franchir le pas, il existe encore dans d'autres pays un véritable flou juridique.

    Autre sujet d'inquiétude quant à l'existence d'un commerce de ce type : Internet. En 1999, un américain a mis un de ses reins aux enchères sur la toile et en avait obtenu 5,6 millions de dollars en quelques heures, avant que cette "vente" ne soit stoppée. En Europe et aux Etats-Unis, des législations répriment ce type de commerce, mais ailleurs...

    David Bême

     Forum Don d'organes

     Forum Greffes

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0622/dossier/sa_4193_questions.htm

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  • Le diabète (type 1 et 2) peut provoquer des troubles de la sexualité chez la femme comme chez l'homme. Contrairement aux idées reçues, le diabète n'empêche pas de vivre une sexualité épanouie. Il faut simplement connaître ces troubles pour mieux les éviter et trouver les solutions adaptées.

    Cet article aborde la question du « diabète au masculin » et fait le point sur la nature des troubles, les traitements et les médecins spécialisés.

     

    L’atteinte des artères (artériosclérose) ou des nerfs (neuropathie) peut provoquer une absence ou une insuffisance de l’érection, ainsi que des problèmes d’éjaculation. Un déséquilibre important ou une instabilité glycémique peuvent également perturber temporairement l’érection et l’éjaculation. Les troubles psychologiques (dépression, découverte du diabète...) peuvent aussi jouer un rôle.

    Des interlocuteurs pour en parler

    Le médecin spécialiste qui s’occupe des troubles sexuels chez l’homme diabétique est l’andrologue ou l’urologue. Un sexologue médecin peut aussi contribuer à régler ces problèmes sexuels.

     

    N’hésitez pas à évoquer le sujet en consultation avec votre médecin traitant et/ou diabétologue. Ils pourront vous proposer les examens nécessaires, les traitements appropriés, et vous orienter vers des spécialistes.

    Des traitements pour vivre une vie sexuelle satisfaisante

    Pour l’homme comme pour la femme, un bon équilibre glycémique, ainsi que le bon contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire associés au diabète (tension artérielle, excès de cholestérol et de triglycérides, tabagisme, sédentarité, etc.) seront nécessaires pour améliorer l’efficacité des traitements spécifiques.

     

    La gamme des traitements va des médicaments qui améliorent l’érection aux traitements locaux (injections intra caverneuses réalisées dans le pénis), en passant par des traitements mécaniques (pompe à vide vacuum). En dernier ressort (mais totalement irréversible) la chirurgie peut être envisagée avec la mise en place de prothèses péniennes. Enfin, le traitement des infections (mycoses favorisées par le déséquilibre du diabète) est souvent simple et essentiel.

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete-et/hommes

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  • Le diabète responsable mais pas coupable…

    Le diabète de type 2 touche aujourd'hui près de 3 % de la population française et cette proportion est continuellement revue à la hausse. Outre de graves complications sur les yeux, les reins et les nerfs, le diabète peut favoriser la survenue de troubles de l'érection. Mais quelles en sont les raisons et les traitements ? Pour en savoir plus, nous avons interrogé le Professeur Michel Pinget, responsable du service d'endocrinologie au CHU de Strasbourg.

    Doctissimo : Quelle est la fréquence des troubles érectiles parmi les diabétiques ? Varie-t-elle en fonction de l'âge ?

    Pr. Michel Pinget : Le diabète est la première cause organique des troubles de l'érection. De larges études épidémiologiques ont permis d'obtenir une estimation de la fréquence des troubles. Entre 20 et 60 ans, un patient diabétique sur trois en serait victime. Cette proportion atteindrait un sur deux pour la classe d'âge entre 50 et 60 ans.

    Doctissimo : A quel stade de la maladie interviennent les troubles érectiles ? Peuvent-ils être un indicateur du diabète ?

    Pr. Michel Pinget : L'apparition des troubles érectiles est plus lié à l'âge du patient qu'à "l'âge de la maladie". Ainsi, une personne souffrant de diabète depuis l'âge de 5 ans pourra ne pas souffrir d'impuissance alors qu'un diabète récent chez une personne âgée peut être relié à des problèmes de ce type. Les troubles érectiles constituent un assez bon indicateur (pas un révélateur) de la maladie diabétique. Il peut traduire un déséquilibre glycémique ou un "mal vivre" lié à la maladie. De tels problèmes peuvent aggraver le malaise psychologique des patients diabétiques.

    Doctissimo : La recherche de troubles érectiles fait-elle partie du bilan annuel des patients diabétiques ?

    Pr. Michel Pinget : Oui, les recommandations de l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) soulignent d'ailleurs la nécessité de les rechercher chez tout patient diabétique. Personnellement, j'aborde systématiquement le sujet. Comme tous les hommes, les patients diabétiques ont du mal à parler de troubles de la sexualité, c'est donc au médecin de faire le premier pas.

    Doctissimo : Quels sont les principaux résultats de l'enquête nationale organisée par l'Association Française des Diabétiques réalisée en juin 2001 ?

    Pr. Michel Pinget : L'Association française des diabétiques a envoyé un questionnaire à un échantillon représentatif de ces membres. Au total, 507 dossiers ont pu être exploités. Les résultats sont particulièrement intéressants. 
    Parmi les 41,2 % de patients souffrant de troubles de l'érection, l'analyse des réponses a permis de mettre en évidence 5 paramètres significatifs et indépendants : l'âge, la qualité de la relation avec la partenaire et dans une moindre mesure, la durée du diabète, l'existence d'une neuropathie ou d'une artériopathie des membres inférieurs et un mauvais équilibre glycémique. Aucune influence de l'alcool ou du tabac n'a pu être mis en évidence. A l'inverse, la pratique d'un exercice physique régulier aurait un effet protecteur.
    Ainsi, les principaux facteurs sont ceux de la population générale : l'âge et la qualité de la relation avec la partenaire. Le diabète n'intervient qu'en aggravant des facteurs déjà existant.

    Doctissimo : Quelles sont les solutions pour ces patients souffrant de troubles érectiles ?

    Pr. Michel Pinget : En premier lieu, il convient d'agir sur les facteurs sans relation avec le diabète puisqu'ils sont les premiers responsables. Le cas échéant, nous encouragerons donc le patient à améliorer la qualité de la relation avec sa partenaire et à pratiquer régulièrement de l'exercice physique. Enfin, il existe aujourd'hui des traitements médicamenteux des troubles de l'érection qui permettent d'obtenir de très bons résultats chez les patients diabétiques ou non.

    David Bême

    Créé le 12 décembre 2001

     

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  • Diabète et troubles de l'érection : des solutions existent !

    Le diabète touche aujourd'hui près de 3 millions de Français. Parmi les complications, les troubles de l'érection sont rarement abordés, alors qu'ils peuvent altérer la qualité de vie et de la prise en charge. Doctissimo fait le point avec le Dr Pierre Desvaux, andrologue et sexologue.

    Le diabète compte parmi les principales causes des troubles de l'érection. Pas moins d'un diabétique sur trois serait touché entre 20 et 60 ans par ce problème1, dont beaucoup n'osent pas parler. Pourtant, des prises en charge efficaces sont disponibles.

    Diabète et troubles de l'érection : ce n'est pas dans la tête !

    Solutions troubles érection diabèteQuels sont les liens réels entre le diabète et les troubles de l'érection ? Si l'on a longtemps pensé que des troubles psychologiques pouvaient être à l'origine de ces problèmes intimes, on sait aujourd'hui que des causes organiques expliquent ces liens, même si le mécanisme à l'origine reste en partie mystérieux. Plusieurs hypothèses ont été avancées :

    • Le mauvais contrôle de la glycémie pourrait bloquer une étape de la cascade de réactions chimiques mobilisées depuis la stimulation sexuelle jusqu'à l'érection2. Schématiquement, l'hyperglycémie s'accompagne d'une libération moindre d'oxyde nitrique. Cette étape est pourtant essentielle à l'augmentation de la concentration en protéines GMPc essentielles à la relaxation des fibres musculaires lisses et donc à l'érection3,4. On soupçonne également le diabète de s'accompagner d'une forte concentration sanguine en une protéine favorisant la vasoconstriction et donc l'inhibition de l'érection5. "Le diabète peut entraîner des atteintes vasculaires, nerveuses et hormonales. Mais la principale cause est tissulaire et métabolique : généralement une moindre libération d'oxyde nitrique et un tissu des corps caverneux de moins bonne qualité" nous résume le Dr Pierre Desvaux.
    • Enfin, le diabète de type 2 est une cause fréquente d'hypogonadisme6 (une diminution de la fonction des testicules et donc de la production de testostérone). Ce qui va réduire la libido et la qualité des érections7.

    Mais ces recherches sont d'autant plus complexes qu'elles s'appuient sur des modèles animaux imparfaits (le plus souvent de rats génétiquement modifiés pour souffrir de diabète de type 1). Une situation que déploraient récemment plusieurs chercheurs du département d'urologie de University of Washington School of Medicine8.

    Un problème à ne pas négliger

    S'ils sont mystérieux, ces liens entre diabète et troubles de l'érection ne sont pas pour autant dénués de conséquences. 70 % des patients jugent que ces problèmes sexuels retentissent sur leur qualité de vie. Ils altèrent même le bon suivi des traitements : 43 % des patients arrêtant un traitement antidiabétique motivent cet arrêt par la survenue de troubles de l'érection9. "C'est vrai pour le diabète mais aussi pour l'hypertension, la dépression, le cholestérol… Le patient pense que le traitement est à l'origine de ces troubles de l'érection et va donc l'abandonner, alors qu'il n'y a pas de lien entre les antidiabétiques et ces problèmes intimes. Il est donc particulièrement important d'aborder ces troubles intimes afin d'améliorer l'investissement des patients à la prise en charge de leur diabète et au respect des règles hygiéno-diététiques, qui sont par ailleurs des facteurs déterminant de prévention de ces troubles" précise le Dr Desvaux. Enfin, des études récentes ont montré que la survenue de troubles de l'érection peut constituer un marqueur précoce de l'atteinte endothéliale, qui précède de quelques années la survenue d'atteintes cardiovasculaires10,11,12.

    Le Dr Desvaux plaide ainsi pour que la recherche des troubles de l'érection fasse partie de la check-list habituelle de dépistage précoce des complications du diabète. Mais dans les faits, 60 % des patients n'évoquent pas cette question auprès de leur médecin traitant dont 14 % du fait de l'absence de réponse de leur médecin traitant13.

    Préserver sa fonction érectile

    Depuis plusieurs années, les troubles de l'érection bénéficient d'une nouvelle classe de médicaments : les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5. Si le sildénafil (Viagra ®) a été le premier sur le marché, plusieurs sont aujourd'hui disponibles avec des durées d'action différentes (tadalafil - Cialis ® dont l'effet peut perdurer jusqu'à 36 heures et vardénafil - Levitra ®). Ces traitements ont été évalués chez des patients ayant des troubles érectiles secondaires à une hypertension, des maladies vasculaires, des atteintes nerveuses, des chirurgies du pelvis ou un diabète. Les résultats oscillent généralement entre 60 et 70 % de succès14, même si les patients diabétiques comptent parmi les plus difficiles à traiter car leurs troubles sont souvent multifactoriels14. "Les résultats de ces médicaments sont d'autant plus satisfaisants que la testostérone est normalisée, que la glycémie est équilibrée et que les conditions de prise sont respectées (délai, prise éloignée d'un repas copieux…). La prise en charge peut être adaptée en fonction des souhaits du patient " précise le Dr Desvaux. Les principaux indicateurs de succès de ces médicaments sont en effet liés à l'absence de complications du diabète et à un bon contrôle de la glycémie15. La première recommandation de prise en charge est d'inciter le patient à bien contrôler sa glycémie (par l'éducation thérapeutique, un bon suivi du traitement, une alimentation équilibrée et une activité physique suffisante). "Dans certains cas, ces médicaments peuvent s'avérer inefficaces, on peut alors recourir à des injections intracaverneuses" déclare le Dr Desvaux.

    Face à l'enjeu lié à la prise en charge de ces troubles, les diabétologues sont de plus en plus nombreux à aborder la santé sexuelle lors de leur consultation. Par ailleurs, différents programmes de formation continue permettent aujourd'hui de familiariser ces professionnels à cette thématique. Et si votre médecin ne compte pas parmi ceux-là et que vous souffrez de ces troubles, n'hésitez pas à aborder vous-mêmes la question.

    David Bême

    Créé le 21 octobre 2010

    1 - Erectile dysfunction in diabetes mellitus. Malavige LS, Levy JC - - J Sex Med. 2009 May;6(5):1232-47. Epub 2009 Feb 10. (abstract accessible en ligne)
    2 - Passer en revue ces étapes paraît fastidieux, mais nous invitons les plus intéressés à consulter la référence ci-dessous dont nous vous proposons un extrait.
    Dysfonction érectile et cellules endothéliales caverneuses - M. Galianoa, G. Pignotbe, C. Costad, G. Vallanciena, R. Viragc - Prog Urol, 2010, 20, 3, 188-193 (accessible en ligne)
    Une stimulation sexuelle ou une tumescence nocturne sont responsables d'une production et d'une libération d'oxyde nitrique (NO) par la neuronal NO syntase (nNOS) au niveau des fibres terminales des nerfs caverneux. Le NO diffuse dans les cellules musculaires lisses et va se lier à la guanylate cyclase (GC) pour augmenter la concentration intracellulaire de guanosine monophosphate cyclique (GMPc). Le GMPc va activer à son tour une protéine kinase G-I (PKG-I) impliquée dans la gestion des flux intracellulaires de calcium (Ca2+) et entraîner une relaxation des fibres musculaires lisses et une augmentation du débit artériel. Cette augmentation de débit entraîne une augmentation des forces de cisaillement au niveau des cellules endothéliales qui en retour activent l'endothelial NO synthase (eNOS) et la libération de NO, la libération de EDHF et de prostaglandine E2 (PGE2) qui à leur tour augmentent la relaxation des fibres musculaires lisses. Ce phénomène aboutit finalement à l'engorgement des espaces sinusoïdales des corps caverneux avec une compression du retour veineux sous albuginéale et donc à la rétention du sang dans les corps caverneux responsable de la rigidité en érection.
    3 - eNOS Function and Dysfunction in the Penis - Biljana Musicki and Arthur L. Burnett - Exp. Biol. Med. 2006;231:154-165 (accessible en ligne)
    4 - Inactivation of phosphorylated endothelial nitric oxide synthase (Ser-1177) by O-GlcNAc in diabetes-associated erectile dysfunction - Musicki B, Kramer MF, Becker RE, Burnett AL. - Proc Natl Acad Sci U S A. 2005 Aug 16;102(33):11870-5. Epub 2005 Aug 5. (Accessible en ligne)
    5 - Role of PKCalpha and PKCiota in phenylephrine-induced contraction of rat corpora cavernosa. - Int J Impot Res. 2004 Aug;16(4):325-33. (accessible en ligne)
    6 - Hypogonadism, ED, metabolic syndrome and obesity: a pathological link supporting cardiovascular diseases. - Corona G, Mannucci E, Forti G, Maggi M. - Int J Androl. 2009 Dec;32(6):587-98. Epub 2009 Feb 10 (abstract accessible en ligne)
    7 - The role of testosterone in erectile dysfunction - Corona G, Maggi M. - Nat Rev Urol. 2010 Jan;7(1):46-56. Epub 2009 Dec 8. (abstract accessible en ligne)
    8 - Diabetes, obesity and erectile dysfunction: field overview and research priorities. - Chitaley K, Kupelian V, Subak L, Wessells H. - J Urol. 2009 Dec;182(6 Suppl):S45-50. (accessible en ligne)
    9 - Lowentritt BH et al Impact de la DE sur la compliance aux traitements .Abstract AUA 2004
    10 - Gazzaruso et al. Relationship between erectile dysfunction and silent myocardial ischemia in apparently uncomplicated type 2 diabetic patients. Circulation 2004; 110: 22-26,
    11 - P. Montorsi et al. Is Erectile Dysfunction the ‘‘Tip of the Iceberg''of a Systemic Vascular Disorder? European Urology 44 (2003) 352-354
    12 A. Ponholzer et al. Is Erectile Dysfunction an Indicator for Increased Risk of Coronary Heart Disease and Stroke? European Urology 48 (2005) 512-515
    13 - P. Desvaux - A. Corman 2004 érectile en pratique quotidienne : Etude PISTES."Progrès en urologie: 512 - 520.
    14 - Review type 2 diabetes mellitus and erectile dysfunction. - Hidalgo-Tamola J, Chitaley K. - J Sex Med. 2009 Apr;6(4):916-26. Epub 2008 Dec 5. Review.
    15 - New treatment options for erectile dysfunction in patients with diabetes mellitus. - Basu A, Ryder RE. - Drugs. 2004;64(23):2667-88.















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  • Quand le diabète attaque votre libido !

    Le diabète est une maladie qui peut évoluer silencieusement. Parmi ses complications, des troubles érectiles peuvent apparaître. Attention, ces problèmes peuvent être des signes d’alerte. Pour prévenir ces risques et retrouver une vie sexuelle épanouissante, parlez-en à votre médecin !

    Diabète et libidoLe diabète touche aujourd’hui près de 3 millions de personnes en France et 189 millions dans le monde. Parmi les complications, les troubles de l’érection sont trop souvent passés sous silence alors qu’ils altèrent réellement la qualité de vie.

    Diabète et dysfonction érectile : le duo diabolique

    Souvent ignoré, le diabète est pourtant la première cause diagnostiquée des troubles de l’érection. Pas moins d’un diabétique sur trois serait touché entre 20 et 60 ans par ce problème, dont beaucoup n’osent pas parler. Les soucis sont d’autant plus fréquents que la maladie diabétique est ancienne et installée, et surtout mal contrôlée :

    • 78 % des personnes souffrant de diabète depuis plus de 10 ans en souffrent ;
    • 77 % des diabétiques mal contrôlés sont sujets aux troubles érectiles contre 64 % pour ceux dont la pathologie est sous contrôle ;
    • Lorsque les complications du diabète (troubles de la vue, troubles rénaux, nécrose du pied…) sont déjà présentes, près de 85 % des patients souffrent également de troubles érectiles. Une conséquence qui altère la qualité de vie.

    Même pour les non-diabétiques, la survenue de ces troubles peut être un important facteur d’alerte pour le médecin. Ils peuvent révéler les premiers stades d’une maladie vasculaires. Raison de plus pour en parler au plus vite !

    Préserver sa fonction érectile

    Pour empêcher la survenue des troubles de l’érection, plusieurs conseils de prévention sont importants. Un bon contrôle de son diabète est la première mesure à mettre en oeuvre. Le contrôle de la glycémie, les traitements antidiabétiques et la modification de l’hygiène de vie (nutrition et activité physique principalement) sont les piliers d’une bonne gestion de sa maladie. Ces conseils auront des répercussions favorables aussi bien sur les problèmes d’érection que sur l’ensemble des autres complications du diabète, parfois graves : maladies cardiovasculairesproblèmes oculaires, nerveux,rénauxamputation.
    Mais d’autres facteurs sont à prendre en compte. Le premier d’entre eux, le tabac est un véritable fléau à cet égard. Il augmente considérablement les risques de troubles de l’érection. Moins fumer et mieux encore, cesser de fumer est l’une des principales mesures préventives.
    Enfin, les médecins constatent que souvent, la panne survient après de longs mois de "silence sexuel" durant lesquels la fonction érectile se dégrade peu à peu. Et c’est là que l’aspect psychologique et la gestion du problème entrent en jeu. En parler très tôt à son médecin est la bonne solution. Une démarche précoce permet en effet de ne pas s’enfermer dans un cercle vicieux de l’échec : la peur de la panne devenant la raison du trouble de l’érection… Face à ces problèmes intimes, l’aide de la partenaire est également à considérer. La prise en charge des problèmes de troubles érectiles doit souvent concerner le couple dans son entier.

    Diabète, troubles érectiles et qualité de vie

    Enfin, les troubles érectiles sont une véritable nuisance pour la qualité de vie et leur prise en charge doit faire partie intégrante du traitement du patient diabétique. Il faut donc oser en parler à son médecin qui saura à coup sûr y prêter une oreille attentive. Des solutions efficaces existent !

    Au-delà de 40 ans, près d’un homme sur trois souffre de ces troubles là où seuls un sur dix sont réellement pris en charge. Et dans le cas de troubles simples, il est inutile de faire appel à un sexologue. Le médecin généraliste ou le diabétologue sont parfaitement en mesure de traiter ces problèmes.

    Juliette Lauzanne

    Sources

    Consensus cardio Sept 2007
    Giuliano et al. Urology 2004

     

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  • Aide mémoire diététique pour les diabétiques

    L’alimentation du diabétique doit être normale, bien équilibrée et fractionnée en 3 repas, plus ou moins 3 collations. Un diabétique doit manger en quantité et en qualité ce que devrait manger un sujet non diabétique de même âge, même poids et même activité. Quelques conseils sont cependant à respecter.

    L’équilibre alimentaire préconise une répartition des calories totales avec 30 à 35 % de lipides, 50 % de glucides et 12 à 15 % de protéines.

    GLUCIDES (1 g. = 4Kcalories) LIPIDES (1 g. = 9 Kcalories) PROTEINES ANIMALES (1 g. = 4 Kcalories)
    Les aliments glucidiques doivent être consommés tous les jours et répartis à chaque repas. Le minimum conseillé est de 180 à 200 g. par jour (70 g. aux principaux repas).
    (Pour en savoir plus sur les équivalences glucidiques)
    Les graisses sont à limiter pour conserver son poids de forme et un bon choix doit être fait pour réduire le risque de maladie cardiovasculaire :
    - Utiliser le beurre cru pour le petit déjeuner et les huiles pour l’assaisonnement et les cuissons en les variant ;
    - Diminuer le fromage, consommer plus souvent du poisson, bien choisir les viandes.

    Les protéines animales sont toujours associées à des graisses.
    Sucres simples :
    Sucre de table/boissons sucrées
    Légumes verts
    Fruits
    Laitages
    Sucres complexes : 
    Pain
    Légumes secs 
    Féculents
    Céréales








    Viandes
    Poissons 
    oeufs
    Fromages 
    Laitages (sauf 0%)
    Crème fraîche
    Beurre
    Huile, margarine
    Charcuterie
    Frites, Chips
    Pâtisseries
    Sauces, cacahuètes, etc..










    Viandes rouges et blanches
    Poissons 
    Oeufs
    Volailles, gibiers, abats 
    Laitages
    Fromages




    PROTEINES VEGETALES
    Pain
    Légumes secs 
    Soja
    Céréales


    Equivalences glucidiques

    20 GRAMMES DE GLUCIDES REPRESENTENT

    • 2 pommes de terre de la taille d’un oeuf
    • 3 carottes moyennes
    • 2 cuillères à soupe de purée
    • 6 cuillères à soupe de petits pois
    • 4 cuillères à soupe de riz cuit, de pâtes, de maïs
    • 3 fonds d’artichauts
    • 5 cuillères à soupe de semoule cuite
    • 1 melon de la taille d’un gros pamplemousse
    • 6 cuillères à soupe de légumes secs cuits
    • 250 g. de fraises, de framboises
    • 2/3 d’un bol de céréales
    • 1 grosse tranche de pastèque
    • 1/8 de part de tarte, de pizza
    • 1 pamplemousse
    • 1/6 de baguette de pain (40 g.)
    • 3 clémentines
    • 2 tranches de pain de mie
    • 1 orange (pomme poire pêche brugnon)
    • 3 biscottes
    • 4 abricots
    • 1 croissant ou une brioche ou un pain au lait
    • 1 mangue moyenne
    • 4 biscuits secs
    • ¼ d’ananas frais
    • 3 dattes ou 3 pruneaux
    • 1 petite banane
    • 3 pruneaux
    • 2 à 3 figues
    • 2 boules de sorbet ou de glace
    • 1 petite grappe de raisin (120 g.),
    • 1 ramequin de salade de fruits frais
    • 1 dessert lacté
    • 1 laitage aux fruits
    • 1 ramequin de mousse au chocolat (mais gras)

    Les boissons

    Les besoins quotidiens en eau de boisson sont de 1,5 l. au minimum.

    • L’eau est dépourvue de calories et peut être consommée sous forme pure ou en café, thé, tisane, bouillon, potage, jus de tomate, boissons aromatisées ou “zestées”.
    • Certaines boissons “light” peuvent être également consommées, car elles contiennent des édulcorants et n’apportent pas, ou peu, de calories ;
    • Les boissons sucrées, jus de fruits, sodas, sirop, sont en revanche “quasi” interdites, car elles sont très concentrées en sucre (principalement sous forme de glucose) et très hyperglycémiques ;
    • Les boissons alcoolisées peuvent être consommées en petite quantité, mais ne doivent pas être consommées à jeun (loin des repas). Par ailleurs, l’alcool apporte beaucoup de calories : 1 g. = 7 Kcalories.

     

    EXEMPLES CALORIES
    1 ballon de vin
    1 coupe de champagne
    1 whisky
    1 porto
    1 bière (33 cl)



    60 Kcalories
    90 Kcalories
    90 Kcalories
    80 Kcalories + du sucre
    150 Kcalories + du sucre



     

     

    Le fractionnement

    Il est conseillé de répartir les glucides en 3 repas par jour au minimum, et à horaires réguliers si possible.

    Les collations

    Elles ne sont pas systématiques et doivent tenir compte des habitudes alimentaires, de l’activité physique, et bien sûr des glycémies constatées et de l’objectif glycémique recommandé.

    Exemple de collations apportant 20 g. de glucides : 1 fruit, ou 4 biscuits secs, ou 1 gaufre sans sucre, ou 1 pain au lait, ou 1 croissant, ou 2 crêpes fines sans sucre, ou 30 g. de chocolat, etc..

    Le resucrage

    Il se fait en consommant 15 g. de glucides : 3 morceaux de sucre n°4, ou 2 paquets de 3 cubes de sucre, ou 3 bonbons ou caramels, ou 1 petit verre de soda ou de jus de fruits, ou 1 cuillère à soupe de confiture, miel ou sirop, ou une barre de pâte de fruits, ou 1 petit berlingot de lait concentré sucré, etc..

    Eviter le chocolat, les fruits et jus de fruits frais, car ils ne remontent pas assez la glycémie.

    L’index glycémique

    C’est l’action propre de chaque aliment sur la glycémie, son propre pouvoir hyperglycémiant. A teneur en glucides équivalente, les aliments n’ont pas pour autant le même effet sur la glycémie.

    Le glucose est l’aliment de référence car il a le plus fort pouvoir hyperglycémiant, correspondant à 100 % d’élévation glycémique.

    Par rapport au glucose, le pain, les pommes de terre et le sucre de table ont un index glycémique de 80 % environ ; les pâtes, les petits pois et le chocolat ont un index glycémique de 50 % environ, les légumes secs et le tapioca ont un index glycémique de 30 % environ.

    Quelques points clés à retenir :

     Manger un minimum de glucides par jour : au moins 200 g (Pour en savoir plus sur les équivalences glucidiques, cliquez-ici) – lien vers le pop-up ;

     Répartir ces glucides en 3 repas : au mois 70 g. par repas (féculents, pain, fruit) ;

     Toujours manger après l’injection d’insuline ;

     Ne jamais sauter de repas (1 repas sans glucides = 1 repas sauté) ;

     En cas de surpoids et pour garder son poids de forme, le plus important est de limiter les graisses : diminuer viandes, fromages, oeufs, graisses d’assaisonnement et éviter pâtisseries, chocolat, sauces, mayonnaise, cacahuètes…

     Dans le cadre de la prévention des maladies cardio-vasculaires, il faut faire un bon choix des graisses : diminuer le beurre, la margarine, la viande, les fromages, les oeufs, consommer plus souvent du poisson, préférer l’huile pour la cuisson et l’assaisonnement…

     Boire 1,5 l. d’eau par jour.

    Allo DiabèteCette fiche a été réalisée par Florence Rossi, diététicienne du service de diabétologie de l’Hôtel-Dieu pour le compte de l'Association Française des Diabétiques (AFD) dont l'objectif est de tout mettre en oeuvre pour aider, défendre et informer les personnes diabétiques.

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  • La maladie du baiser frappe plus tard... et plus fort !

    Comme la varicelle, la mononucléose infectieuse est anodine lorsqu’elle est contractée durant l’enfance, mais elle peut entraîner des complications graves à l’âge adulte. Problème : à cause des progrès de l’hygiène, la première infection apparaît de plus en plus tard...

    Fréquence de la mononucléoseLa mononucléose est une infection provoquée par le virus Epstein-Barr (EBV). De la même famille que l’herpès, elle lui emprunte de nombreuses caractéristiques. Comme lui, elle se transmet par la salive, ce qui lui vaut son surnom de "maladie du baiser", mais aussi plus rarement, par transfusion sanguine. Le virus peut rester silencieux de longues années avant de se "réveiller". Une personne peut ainsi contaminer son entourage sans le savoir. Il y aurait en France entre 70 000 et 100 000 cas par an.

    Moins fréquente, plus redoutable

    En analysant les données recueillies chaque semaine par un réseau sentinelle de médecins généralistes britanniques auprès de 600 000 patients, le Pr. Marianne Morris* a constaté une forte augmentation des hospitalisations pour mononucléose chez les 10-24 ans et parallèlement une nette diminution des consultations des médecins généralistes pour cette pathologie chez les enfants de moins de 10 ans. Selon elle, la diminution de la fréquence de la mononucléose chez les plus jeunes n’est pas sans conséquence.

    Contractée durant l’enfance, cette infection est bénigne et permet aux personnes infectées de développer une immunité naturelle vis-à-vis du virus. Mais, grâce - ou à cause - des progrès de l’hygiène, le contact avec ce microbe se fait plus tardivement chez des personnes non protégées dites immunologiquement incompétentes. Cette première rencontre entraîne parfois une hospitalisation. La raréfaction de l’agent infectieux associé à des épidémies plus redoutables (chez les seniors notamment) est déjà connue avec le virus de l’hépatite A, qui touche essentiellement les grands voyageurs.

    Attention, la mononucléose ne s’accompagne pas nécessairement de complications mais "quand la fièvre persiste au-delà de 5 jours et que l’infection paraît suffisamment sérieuse, le médecin traitant peut nourrir des craintes et préfèrera adresser le malade à l’hôpital par sécurité" souligne le Dr Patrice Morand du laboratoire d’hématologie biologique du CHU de Grenoble.

    Savoir poser un diagnostic

    Il est vrai que les premiers symptômes sont trompeurs. Ils sont proches de ceux d’une angine rouge avec des amygdales inflammatoires, recouverts d’un dépôt gris, accompagnés d’une forte fièvre avec fatigue, douleurs musculaires, maux de tête et de nombreux ganglions autour du cou. Dans la moitié des cas, le malade voit grossir sa rate, et plus rarement son foie. Une jaunisse peut se déclarer.

    Le diagnostic est très simple à poser en recherchant des anticorps spécifiques à l’aide detests sérologiques. Le premier est le MNI-test efficace à 80 % pour les infections récentes. On ne rencontre que 3 % de faux positifs (test déclarant à tort la présence d’une infection). Il peut être complété par :

    • La recherche d’anticorps type IgM anti-VCA si l’infection est récente ;
    • La recherche d’anticorps IgG EBV-VCA et IgG EBNA si elle est plus tardive.

    En cas de complications (hépatites, affections neurologiques, pulmonaires, hématologiques) il existe d’autres examens du sang pour affiner le diagnostic. "Elles restent cependant exceptionnelles" précise le Dr Patrice Morand. "Après la primo-infection, le virus va persister dans les lymphocytes, mais dans 99 % des cas la personne ne connaîtra aucune récidive".

     

    Le convalescent peut connaître une fatigue résiduelle, voire un sentiment de pharyngite, mais cela reste rare.

    Prendre son mal en patience

    Il n’existe pas de traitements particuliers face à la mononucléose infectieuse, si ce n’est la prise d’antalgiques pour contrôler la douleur. Le suivi est néanmoins important car des complications, quoique rares, peuvent se présenter : au cours du mois de convalescence, il est recommandé aux adultes et aux enfants qui font du sport de ne pas faire d’effort physique. "Il s’agit de prévenir la rupture de la rate" explique Patrice Morand. Le rétablissement complet des enfants peut durer jusqu’à 6 mois. "Si la fatigue persiste, il ne faut pas hésiter à consulter de nouveau et refaire un hémogramme".

    Comme pour l’herpès simplex ou le cytomégalovirus, des recherches sont en cours pour trouver un vaccin, sans succès jusqu’à présent. Il est cependant permis de garder l’espoir : le vaccin contre la varicelle existe, et l’EBV fait partie de la même famille de virus.

    Mathieu Ozanam

    * Journal of Infection 2002, Volume 45, Issue 2, Pages 107-109.

     

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  • DIABÈTE ET SOMMEIL : DES LIENS ÉTROITS

    Il existe une corrélation entre sommeil et diabète à travers les troubles du sommeil que sont l’insomnie, l’hypersomnie, le syndrome des jambes sans repos, ou le syndrome d’apnées...troubles pouvant être des effets du diabète ou avoir des effets sur lui. Un mauvais sommeil pèse sur l’équilibre glycémique, accroît le risque de développer un diabète et peut aggraver un diabète existant.

    La fonction vitale du sommeil

    Le sommeil est vital pour l’organisme. Il est nécessaire pour une récupération à la fois physique, intellectuelle et psychologique. Entre autres fonctions, le sommeil contribue :

    • aux mécanismes de mémorisation et de cognition
    • à l’élimination des toxines
    • à la reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses
    • et surtout à la régulation des fonctions métaboliques (glycémie, appétit...) ce qui explique son lien avec le diabète.
    Il est établi que les gens qui dorment mal ou peu s’exposent davantage à des risques cardiovasculaires et métaboliques.

    Les rythmes circadiens

    Chaque personne dispose de rythmes biologiques qui régulent l’activité de notre corps. Parmi ces rythmes, les rythmes circadiens caractérisent notre rythme de vie sur 24 heures avec alternance d’une phase de sommeil la nuit et de veille le jour. Cette horloge interne fait partie de notre héritage biologique et peut varier légèrement d’un individu à l’autre. Elle est cependant synchronisée par les principaux repères temporels que sont la lumière du jour et l’activité sociale. Malgré cela, certains ont tendance à se lever plus tard ou plus tôt. Mais une chose est sûre, ces rythmes sont essentiels au bon équilibre de l’organisme et leurs perturbations répétées (troubles du sommeil, travail de nuit, travail de jour avec absence de luminosité, horaires décalées...) ont un impact sur la santé.

    Les principaux troubles du sommeil

    Bien dormir, de façon régulière 8h par nuit en moyenne, est nécessaire à l’organisme et permet une bonne récupération. Si certains ont besoin de 9h et d’autres seulement 6h pour se sentir en forme (gros et petits dormeurs), un temps de sommeil au delà de 10h ou en dessous de 5h est un signal d’alerte et peut cacher un trouble du sommeil.

     

    Les principaux troubles du sommeil sont :

    • insomnie (sommeil trop court) : difficulté à s’endormir, sommeil de mauvaise qualité, réveils multiples dans la nuit ou très tôt le matin
    • hypersomnie (sommeil trop long) : sommeil régulier ou de rattrapage (le week-end, en vacances...), somnolence diurne (tendance excessive à s’endormir dans des situations de la vie courante)
    • syndrome des jambes sans repos : sensations d’inconfort dans les jambes qui obligent à se lever
    • syndrome d’apnées obstructives du sommeil : arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil

    Liens entre sommeil et diabète

    Effets du sommeil sur le diabète

    Les troubles du sommeil peuvent avoir un effet sur le diabète, le surpoids et l’obésité. Les études montrent qu’un sommeil réduit provoque unedérégulation du métabolisme glucidique (baisse de 50% de l’action de l’insuline, baisse de 30% de la quantité d’insuline produite), terrain favorable à l’apparition du diabète ou à l’aggravation d’un diabète existant.

     

    Pendant le sommeil, les cellules adipeuses secrètent une hormone (leptine) qui met en veille la sensation de faim. Le jour l’estomac, lui, secrète une autre hormone (ghréline) qui facilite la prise alimentaire. La diminution du temps de sommeil poussent les personnes à manger plus, ce qui accroît le risque d’obésité.

    Effets du diabète sur le sommeil

    Le diabète peut-être une cause d’altération du sommeil. Certaines insomnies sont en effet liées à des troubles de la régulation glycémique (notamment en cas d’hypoglycémies nocturnes, fréquentes chez les diabétiques de type 1). Les changements rapides de niveau de glucose pendant la nuit provoquent des réveils nocturnes, facteurs d’insomnie.

     

    Les personnes diabétiques sont d’ailleurs plus gros consommateurs de somnifères et d’hypnotiques.

     

    Certaines complications du diabète comme l’envie fréquente d’uriner (polyurie), les douleurs musculo-squelettiques (qui obligent à se lever plusieurs fois dans la nuit) peuvent être aussi la cause d’insomnies. Le syndrome des jambes sans repos peut résulter de l’atteinte nerveuse(neuropathie) liée au diabète. La rétinopathie diabétique peut, elle, gêner la vision de la lumière et pousser la personne diabétique à une sous-exposition avec un effet sur les rythmes circadiens.

    Alimentation et sommeil

    Certains aliments sont plutôt stimulants et favorisent l’éveil comme les protéines, quand d’autres favorisent l’endormissement comme les glucides. On évitera donc de manger de la viande en grande quantité le soir, mais on s’autorisera un dessert ou une boisson  sucrée (tisane par exemple) qui favorise le sommeil et empêche d’avoir faim au moment du coucher.

    Diabète et sommeil sont donc intimement liés. Pas étonnant donc qu’ils aient en commun les mêmes mesures hygiéno-diététiques : limiter l’alcool, manger sainement, pratiquer une activité physique régulière ...En améliorant l’un, on contribue à l’équilibre de l’autre et inversement.

     

    En savoir plus sur les troubles du sommeil :

     

    Synthèses des études sur les troubles du sommeil menées à l'InVS (pdf, 16p)

     

    Sources
    Dossier et articles rédigés à partir des principaux éléments suivants :

    • Institut National du Sommeil et de la Vigilance, Brochure "Sommeil et diabète", série Les carnets du sommeil
    • Magazine Equilibre N°285, Janvier-Février 2012 - Fiche conseil : “Pour un sommeil de qualité”
    • Magazine Equilibre N°278, Novembre-Décembre 2010 - Article : “Sommeil et diabète font-ils bon ménage ?”, Interview de Virginie Bayon, chef de clinique à l’Hôtel-Dieu à Paris. 
    • Revue Diabète & Obésité, Mai 2011, Vol. 6, N°49, Article : “Le syndrome d’apnées du sommeil : quel lien avec le diabète ? “

    Crédit photo : © Gina Sanders - Fotolia.com

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  • 31991R1274

    Règlement (CEE) n° 1274/91 de la Commission, du 15 mai 1991, établissant les modalités d'application du règlement (CEE) n° 1907/90 du Conseil concernant certaines normes de commercialisation applicables aux oeufs 

    Journal officiel n° L 121 du 16/05/1991 p. 0011 - 0024
    édition spéciale finnoise: chapitre 3 tome 37 p. 0131 
    édition spéciale suédoise: chapitre 3 tome 37 p. 0131 

     

     

    RÈGLEMENT (CEE) No 1274/91 DE LA COMMISSION du 15 mai 1991 établissant les modalités d'application du règlement (CEE) no 1907/90 du Conseil concernant certaines normes de commercialisation applicables aux oeufs

    LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,

    vu le traité instituant la Communauté économique européenne,

    vu le règlement (CEE) no 1907/90 du Conseil, du 26 juin 1990, concernant certaines normes de commercialisation applicables aux oeufs (1), et notamment ses articles 5 paragraphe 3, 10 paragraphe 3, 11 paragraphe 2, 20 paragraphe 1 et 22 paragraphe 2,

    considérant que le règlement (CEE) no 1907/90 comporte une révision approfondie des normes de commercialisation telles qu'elles étaient appliquées conformément aux règlements antérieurs; que ce règlement prévoit des règles détaillées en vue de l'application des normes à adopter conformément aux dispositions de l'article 17 du règlement (CEE) no 2771/75 du Conseil (2), modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) no 1235/89 (3); que ces règles doivent en particulier être fixées en ce qui concerne les conditions d'enregistrement des collecteurs et des centres d'emballage, l'identification et la fréquence des collectes et la livraison et la manipulation des oeufs, le classement par catégorie de qualité et de poids, le détail des mentions à apposer sur les oeufs et sur leurs emballages, les termes à utiliser pour l'indication du mode d'élevage et les critères relatifs à l'origine des oeufs, ainsi qu'une dérogation à l'obligation d'emballer les oeufs dans de gros emballages lorsqu'il s'agit de petites quantités;

    considérant que tant l'évolution technologique que la demande émanant des consommateurs requièrent à présent qu'il soit procéder plus rapidement à la livraison, à la collecte, au classement et à l'emballage des oeufs; que certains producteurs sont toutefois en mesure de garantir le maintien d'une température à laquelle les oeufs sont conservés dans des conditions rendant possible une dérogation permanente à la règle générale de la collecte ou de la livraison quotidienne dans le cas des oeufs destinés à recevoir le label « extra » conformément aux dispositions de l'article 12 du règlement (CEE) no 1907/90; que, cependant, pendant une période de transition, il convient d'accorder une dérogation générale au bénéfice de tous les opérateurs;

    considérant que les marchés dont l'accès est réservé à des centres d'emballage et à des entreprises de transformation agréés offrent les garanties d'une manipulation correcte de sorte qu'ils peuvent être autorisés à procéder à la livraison des oeufs le deuxième jour ouvrable suivant celui de leur réception;

    considérant que le cumul intentionnel des différents délais au détriment de la fraîcheur des oeufs doit être évité dans le cas où un centre d'emballage livre des oeufs non classés à un autre centre d'emballage;

    considérant que la collecte ou le classement des oeufs par catégorie de qualité et de poids doivent être réservés à des entreprises disposant de locaux et d'un équipement technique correspondant à l'importance de l'activité de l'entreprise et permettant ainsi la manipulation des oeufs dans des conditions satisfaisantes;

    considérant qu'il convient, pour éviter des confusions et pour faciliter l'identification des envois d'oeufs au sens du présent règlement, d'attribuer à chaque centre d'emballage un numéro d'enregistrement distinctif fondé sur un code uniforme;

    considérant que, pour garantir au consommateur un produit de bonne qualité, il convient de fixer des normes rigoureuses pour chaque catégorie de qualité;

    considérant que les caractéristiques de qualité pour les oeufs frais, également désignés comme oeufs de la catégorie A, sont à définir de manière telle qu'elles ne s'appliquent qu'à des oeufs de première qualité; que certains oeufs peuvent être considérés comme « extra-frais » dans la mesure où des règles particulièrement strictes s'appliquent à leur collecte et à leur distribution ultérieure;

    considérant que les oeufs de qualité courante, dont les caractéristiques ne permettent pas le classement dans la catégorie « oeufs frais », doivent être dénommés « oeufs de deuxième qualité » et classés comme tels; qu'il y a lieu en principe de ranger dans cette catégorie les oeufs ayant subi un traitement de nettoyage, d'enrobage, de réfrigération ou de conservation;

    considérant qu'il convient de créer une troisième catégorie de qualité pour les oeufs qui ne satisfont pas aux exigences des catégories supérieures tout en étant propres à la consommation humaine;

    considérant que, dans la pratique, ces oeufs sont dans une large mesure destinés à être livrés directement à l'industrie de l'alimentation humaine, y compris à des entreprises du secteur alimentaire agréées conformément aux dispositions de la directive 89/437/CEE du Conseil, du 20 juin 1989, concernant les problèmes d'ordre hygiénique et sanitaire relatifs à la production et à la mise sur le marché des ovoproduits (4), modifiée par la directive 89/662/CEE (5) et que, pour autant que les emballages contenant ces oeufs portent l'indication de la destination susmentionnée, ils ne doivent pas porter, dans ce cas, la marque distinctive qui autrement les identifierait comme oeufs de la catégorie C;

    considérant que, dans les mêmes conditions, cette dérogation peut également être étendue aux oeufs de la catégorie B; que ce marquage des oeufs doit également exclure toute confusion accidentelle ou intentionnelle avec le marquage prévu dans le cas d'oeufs impropres à la consommation humaine qui peuvent être livrés exclusivement à l'industrie non alimentaire;

    considérant qu'il convient, compte tenu de ce que les oeufs classés sont sujets à des dépréciations au cours de leur transport, de prévoir des exigences rigoureuses à l'égard des emballages ainsi que des conditions d'entreposage et de transport; que ces risques, y compris celui de la contamination microbiologique, peuvent être considérablement réduits en imposant des restrictions sévères en ce qui concerne l'utilisation de matériaux d'emballage; que des conditions détaillées doivent être fixées afin d'assurer la mise en oeuvre de certaines dérogations prévues dans le cas de livraisons locales directes d'oeufs destinés à la vente au détail sans emballage particulier, également connues sous le nom de ventes en vrac;

    considérant que, en plus de la date d'emballage qui doit obligatoirement figurer sur les emballages d'oeufs et de la date de classement dans le cas des ventes en vrac, des informations complémentaires utiles peuvent être fournies au consommateur par l'indication facultative sur les oeufs ou sur les emballages contenant des oeufs de la date de vente ou de consommation recommandée et/ou de la date de ponte; qu'il semble approprié de relier la date de vente recommandée et la date de consommation recommandée aux critères de qualité applicables aux oeufs; que, sous réserve de certaines garanties, il est indiqué de prévoir que la date de ponte peut également être estampillée sur les oeufs à la ferme;

    considérant que, pour éviter le risque de fraude, il y a lieu d'instaurer, pour les oeufs sur lesquels il est prévu d'estampiller la date de ponte, non seulement des procédures de collecte quotidienne et de classement et de marquage immédiats, mais également des procédures particulièrement rigoureuses d'enregistrement, de tenue de registre et de contrôle;

    considérant que, pour les oeufs sur lesquels la date de ponte a été estampillée à la ferme, la règle prévoyant la collecte quotidienne peut être assouplie afin d'éviter une discrimination par rapport aux exploitations de production autres que celles qui approvisionnent des centres d'emballage situés sur le même site;

    considérant que, en raison des usages commerciaux existants, il ne paraît pas nécessaire de prévoir des mentions spécifiques relatives aux oeufs de poules élevées en batteries; qu'il convient, par contre, de prévoir, pour les oeufs de poules élevées hors batteries, un nombre limité de mentions afin d'éviter des confusions dans l'esprit des consommateurs en ce qui concerne les principaux systèmes de production hors batteries;

    considérant que, pour protéger le consommateur contre des affirmations qui pourraient être formulées dans l'intention frauduleuse d'obtenir des prix plus élevés que ceux applicables aux oeufs de poules élevées en batteries, il est nécessaire, dans le cas d'un usage facultatif de mentions se rapportant à des types particuliers d'élevage hors batteries, de fixer des critères d'élevage minimaux à respecter, ainsi que des procédures particulièrement rigoureuses en matière d'enregistrement, de tenue de registre et de contrôle;

    considérant que, afin d'assurer l'application uniforme des dispositions du règlement (CEE) no 1907/90, et notamment de celle relative au contrôle, y compris les dispositions particulières à appliquer en vue de contrôler l'usage de la mention de la date de ponte, ainsi que des mentions de types particuliers d'élevage hors batteries et de celles relatives à l'origine des oeufs, il convient de prévoir entre les États membres et la Commission un échange permanent d'informations;

    considérant que les banderoles et les dispositifs d'étiquetage doivent permettre une identification facile des emballages et de leur contenu;

    considérant qu'il y a lieu d'attacher un intérêt particulier aux gros emballages et aux petits emballages contenant des oeufs industriels, d'une part, et des oeufs portant la mention « extra », d'autre part;

    considérant que les centres d'emballage doivent avoir la possibilité de réemballer les oeufs, ce qui peut être nécessaire notamment lorsque des emballages sont endommagés, qu'un commerçant veut vendre des oeufs sous son propre nom ou que des oeufs en gros emballages sont appelés à être réemballés dans de petits emballages; que, dans ces cas aussi, il est indispensable que l'origine et l'âge des oeufs ressortent des indications apposées sur les banderoles, dispositifs d'étiquetage et petits emballages; que ces indications doivent faire apparaître que les oeufs ont été déclassés ou réemballés;

    considérant que, pour assurer une information correcte et claire des clients au niveau du commerce de gros et de détail, ainsi que du consommateur final, il convient de prévoir des dispositions particulières applicables au dispositif d'étiquetage des oeufs qui ont été réemballés, surtout dans les cas où des emballages ont été réutilisés ainsi que dans ceux où des oeufs ont été déclassés pour être reclassés dans une catégorie de qualité inférieure;

    considérant que le délai supplémentaire dû au réemballage rend indispensable d'interdire l'usage de la mention « extra » dans le cas d'oeufs réemballés;

    considérant qu'un contrôle efficace du respect des normes de commercialisation exige l'examen d'un nombre suffisant d'oeufs prélevés dans des conditions telles qu'ils constituent un échantillon représentatif du lot contrôlé; que, à l'issue des opérations de contrôle, il convient de marquer le lot contrôlé conformément à la décision du contrôleur;

    considérant que, conformément aux dispositions du règlement (CEE) no 1907/90 relatives aux modalités et à la définition des ventes en vrac, il convient d'étendre également les paramètres d'échantillonnage à ces ventes;

    considérant que, compte tenu d'une certaine imprécision des techniques utilisées lors du classement des oeufs par catégorie de qualité et de poids, il convient d'admettre certaines tolérances; que, en outre, les conditions d'entreposage et de transport pouvant avoir une incidence sur la qualité et le poids du lot, il est indiqué de différencier les tolérances selon les stades de la commercialisation;

    considérant qu'il est indiqué, pour faciliter les opérations commerciales et le contrôle des oeufs classés par catégorie de qualité et de poids, emballés dans de gros emballages, de prévoir un poids moyen net minimal pour chaque catégorie de poids;

    considérant que le règlement (CEE) no 1907/90 a délégué à la Commission l'établissement d'un certain nombre de dispositions précédemment contenues dans le règlement (CEE) no 2772/75 en vue de faciliter des modifications futures; que cela exige un nombre important de modifications du règlement (CEE) no 95/69 de la Commission (6), modifié en dernier lieu par le règlement (CEE) no 3906/86 (7), qui doit être remanié dans un souci de clarté;

    considérant que, dès lors, le règlement (CEE) no 95/69 ainsi que le règlement (CEE) no 1295/70 de la Commission (8), modifié par le règlement (CEE) no 36/85 (9), doivent être abrogés;

    considérant que les mesures prévues au présent règlement sont conformes à l'avis du comité de gestion de la viande de volaille et des oeufs,

    A ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT: Article premier

    1. Les oeufs sont livrés par le producteur aux établissements visés à l'article 4 paragraphe 1 point a) du règlement (CEE) no 1907/90 ou recueillis auprès du producteur par ces établissements au moins tous les trois jours ouvrables.

    Toutefois, la livraison par le producteur au centre d'emballage ou la collecte par celui-ci peut s'effectuer une fois par semaine uniquement lorsque la température ambiante à laquelle les oeufs sont conservés à la ferme ne dépasse pas 18 °C.

    2. La livraison au centre d'emballage ou la collecte par celui-ci des oeufs d'un même producteur destinés à être commercialisés sous la mention « extra », conformément à l'article 12 du règlement (CEE) no 1907/90, s'effectue tous les jours; néanmoins, elle peut s'effectuer tous les deux jours ouvrables lorsque la température ambiante à laquelle les oeufs sont conservés à la ferme ne dépasse pas 18 °C.

    Pendant une période de transition qui prend fin le 31 décembre 1992, la collecte et la livraison de ces oeufs peut, de manière générale, s'effectuer tous les deux jours ouvrables.

    3. La livraison par le producteur au centre d'emballage ou la collecte par celui-ci des oeufs qu'il est prévu de revêtir de la date de ponte en application de l'article 17 s'effectue obligatoirement le jour-même de la ponte.

    Les oeufs sur lesquels la date de ponte est estampillée à la ferme sont livrés ou recueillis au plus tard le jour ouvrable suivant le jour de la ponte.

    4. Tout collecteur livre les oeufs au centre d'emballage au plus tard le jour ouvrable suivant celui de leur réception.

    Toutefois, les opérateurs des marchés au sens de l'article 2 paragraphe 2 point a) du règlement (CEE) no 1907/90 peuvent assurer la livraison des oeufs au plus tard le deuxième jour ouvrable suivant celui de leur réception par le marché.

    5. Toute livraison doit mentionner les nom et adresse du producteur ou du collecteur ainsi que la date d'expédition.

    6. Le centre d'emballage classe et emballe les oeufs au plus tard le deuxième jour ouvrable qui suit celui de leur réception, sauf:

    - lorsque les oeufs reçus des producteurs sont livrés à d'autres centres d'emballage au plus tard le jour ouvrable suivant celui de leur réception,

    - lorsqu'il est prévu d'indiquer la date de ponte sur les oeufs; dans ce cas, ils sont classés et emballés le jour-même de la ponte.

    7. Les marques prévues aux articles 7 et 10 paragraphes 1 et 2 point c) du règlement (CEE) no 1907/90 doivent être apposées au plus tard le jour du classement et de l'emballage. Article 2

    Durant le stockage dans les locaux du producteur et durant le transport du producteur au collecteur ou au centre d'emballage, les oeufs sont maintenus à la température appropriée pour assurer une conservation optimale de leur qualité. Article 3 1. Ne peuvent être agréés comme collecteurs ou centres d'emballage au sens du règlement (CEE) no 1907/90 que les entreprises et producteurs qui satisfont aux conditions établies aux paragraphes 2, 3 et 4.

    2. Les locaux des collecteurs et des centres d'emballage doivent être:

    a) d'une superficie suffisante par rapport à l'importance de l'activité exercée;

    b) construits et aménagés de telle façon:

    - qu'ils puissent être aérés et éclairés convenablement,

    - que leur nettoyage et désinfection puissent être exécutés dans de bonnes conditions,

    - que les oeufs soient à l'abri d'écarts importants de la température extérieure;

    c) réservés à la manipulation et à l'entreposage des oeufs; toutefois, une partie des locaux peut être utilisée pour entreposer d'autres produits à condition que ceux-ci ne puissent communiquer d'odeurs étrangères aux oeufs.

    3. L'équipement technique des centres d'emballage doit garantir une manipulation des oeufs dans des conditions convenables et comprendre notamment:

    a) une installation de mirage convenable, occupée en permanence pendant son fonctionnement et permettant d'examiner séparément la qualité de chaque oeuf. En cas d'utilisation d'une machine automatique pour assurer le mirage, le triage et le calibrage, l'équipement doit comprendre une lampe de mirage autonome;

    b) un dispositif d'appréciation de la hauteur de la chambre à air;

    c) une machine pour le classement des oeufs par catégorie de poids;

    d) une ou plusieurs balances homologuées pour le pesage des oeufs;

    e) un dispositif pour l'estampillage des oeufs, en cas de recours aux dispositions des articles 7 et 8 du règlement (CEE) no 1907/90.

    4. Les locaux et l'équipement technique doivent être maintenus en bon état d'entretien et de propreté et exempts d'odeurs étrangères. Article 4

    1. Toute demande d'agrément d'un collecteur ou d'un centre d'emballage doit être adressée à l'instance compétente de l'État membre sur le territoire duquel les locaux du collecteur ou du centre sont situés.

    2. L'instance attribue au centre d'emballage agréé par ses soins un numéro distinctif dont le chiffre initial est ainsi fixé:

    Belgique 1

    Allemagne 2

    France 3

    Italie 4

    Luxembourg 5

    Pays-Bas 6

    Danemark 7

    Irlande 8

    Royaume-Uni 9

    Grèce 10

    Espagne 11

    Portugal 12.

    3. Seuls les centres d'emballage qui ont fait l'objet d'un enregistement spécial peuvent être autorisé à emballer des oeufs de la catégorie A sous la mention « extra » ou à indiquer la date de ponte conformément aux dispositions de l'article 17 ou aux modalités de l'article 18.

    4. Chaque État membre adresse aux autres États membres et à la Commission avant le 1er juin 1991 une liste des centres agréés sur son territoire, en y mentionnant le numéro attribué, la dénomination et l'adresse de chaque centre. Toute modification de cette liste est communiquée aux autres États membres et à la Commission au début de chaque trimestre de l'année civile. Article 5

    1. Les oeufs de la catégorie A doivent présenter au moins les caractéristiques suivantes:

    - coquille et cuticule: normales, propres, intactes; - chambre à air: hauteur ne dépassant pas 6 millimètres, immobile; toutefois, pour les oeufs portant la mention « extra », elle ne doit pas dépasser 4 millimètres au moment de l'emballage ou, en cas d'importation, du dédouanement; - blanc d'oeuf: clair, limpide, de consistance gélatineuse, exempt de corps étrangers de toute nature; - jaune d'oeuf: visible au mirage sous forme d'ombre seulement, sans contour apparent, ne s'écartant pas sensiblement de la position centrale en cas de rotation de l'oeuf, exempt de corps étrangers de toute nature; - germe: développement imperceptible; - odeur: exempts d'odeurs étrangères.

    2. Les oeufs de la catégorie A ne doivent avoir été lavés ni nettoyés de quelque autre manière avant ou après leur classement.

    3. Les oeufs de la catégorie A ne doivent subir aucun traitement de conservation ni être réfrigérés dans des locaux ou installations dans lesquels la température est maintenue artificiellement en-dessous de + 5 °C. Toutefois, les oeufs qui ont été maintenus à une température inférieure à + 5 °C pendant une opération de transport d'une durée maximale de 24 heures ou dans le local même où se pratique la vente au détail ou dans ses annexes ne sont pas considérés comme réfrigérés, pour autant que la quantité entreposée dans ces annexes ne dépasse pas celle nécessaire pour trois jours de vente au détail dans ledit local. Article 6

    1. Les oeufs de la catégorie B doivent présenter au moins les caractéristiques suivantes:

    - coquille: normale, intacte; - chambre à air: hauteur ne dépassant pas 9 millimètres; - blanc d'oeuf: clair, limpide, exempt de corps étrangers de toute nature; - jaune d'oeuf: visible au mirage sous forme d'ombre seulement, cette caractéristique n'étant pas exigée pour les oeufs conservés à la chaux, exempt de corps étrangers de toute nature; - germe: développement imperceptible; - odeur: exempts d'odeurs étrangères.

    2. La catégorie B comporte trois groupes d'oeufs:

    a) oeufs non réfrigérés ni conservés:

    oeufs de la catégorie B qui n'ont subi aucun traitement de conservation et n'ont pas été réfrigérés dans des locaux ou installations où la température est maintenue artificiellement en-dessous de + 5 °C. Toutefois les oeufs qui ont été maintenus à une température inférieure à + 5°C pendant une opération de transport d'une durée maximale de 24 heures ou dans le local même où se pratique la vente au détail ou dans ses annexes ne sont pas considérés comme réfrigérés pour autant que la quantité entreposée dans ces annexes ne dépasse pas celle nécessaire pour trois jours de vente au détail dans ledit local;

    b) oeufs réfrigérés:

    oeufs de la catégorie B qui ont été réfrigérés dans des locaux où la température est maintenue artificiellement en-dessous de + 5 °C;

    c) oeufs conservés:

    oeufs de la catégorie B qui ont été conservés, réfrigérés ou non, dans un mélange gazeux de composition différente de celle de l'air atmosphérique, et ceux qui ont été soumis à un autre procédé de conservation. Article 7

    Les oeufs de la catégorie C sont les oeufs qui ne satisfont pas aux exigences requises pour les oeufs des catégories A et B. Ils ne peuvent être cédés qu'à des entreprises de l'industrie alimentaire agréées conformément à l'article 6 de la directive 89/437/CEE ou à des entreprises non alimentaires. Article 8

    Les oeufs de la catégorie A sont classés selon les catégories de poids suivantes:

    - catégorie 0: 75 grammes et plus

    - catégorie 1: de 70 à 75 grammes

    - catégorie 2: de 65 à 70 grammes

    - catégorie 3: de 60 à 65 grammes

    - catégorie 4: de 55 à 60 grammes

    - catégorie 5: de 50 à 55 grammes

    - catégorie 6: de 45 à 50 grammes

    - catégorie 7: moins de 45 grammes. Article 9

    En ce qui concerne l'estampillage d'oeufs de la catégorie A conformément aux dispositions de l'article 7 du règlement (CEE) no 1907/90, les dispositions suivantes sont applicables:

    - la marque distinctive de la catégorie A consiste en un cercle d'au moins 12 millimètres de diamètre,

    - la marque distinctive de la catégorie de poids consiste en un chiffre d'une hauteur de 2 à 3 millimètres placé à l'intérieur du cercle susmentionné,

    - le numéro du centre d'emballage consiste en un nombre d'au moins trois chiffres d'une hauteur minimale de 5 millimètres,

    - les dates sont indiquées, au moyen de lettres et de chiffres d'une hauteur minimale de 5 millimètres, par les mentions énumérées à l'annexe I suivies de l'indication du jour et du mois conformément aux dispositions de l'article 14. Article 10

    1. La marque distinctive de la catégorie de qualité consiste, pour les oeufs de la catégorie B:

    a) qui sont des « oeufs non réfrigérés ni conservés », en un cercle d'au moins 12 millimètres de diamètre renfermant la lettre B en caractères latins d'une hauteur d'au moins 5 millimètres;

    b) qui sont des « oeufs réfrigérés », en un triangle équilatéral d'au moins 10 millimètres de côté;

    c) qui sont des « oeufs conservés », en un losange dont les diagonales ont respectivement 16 et 7 millimètres.

    Quiconque réfrigère des oeufs ou les soumet à un autre procédé de conservation appose les marques visées aux points b) ou c) avant d'entamer l'opération.

    Toutefois, en ce qui concerne les oeufs conservés à la chaux, ces marques peuvent être apposées à l'issue de ce procédé de conservation.

    2. La marque distinctive de la catégorie de qualité des oeufs de la catégorie C consiste en un cercle d'au moins 12 millimètres de diamètre renfermant la lettre C en caractères latins d'une hauteur d'au moins 5 millimètres.

    3. Nonobstant ce qui précède, les oeufs des catégories B et C ne doivent pas être marqués lorsqu'ils sont livrés directement à l'industrie alimentaire, à condition que cette destination soit indiquée clairement sur leur emballage. Article 11

    1. Les marques distinctives apposées conformément aux dispositions des articles 9 et 10 et les mentions portées sur les oeufs en application des articles 16, 17, 18 et 19 doivent être lisibles sans difficulté.

    2. Les oeufs doivent être estampillés au moyen d'une couleur indélébile résistant à la cuisson. Le produit utilisé doit être conforme aux dispositions en vigueur concernant les matières colorantes qui peuvent être employées dans les denrées destinées à la consommation humaine. Article 12

    1. Les emballages, y compris les éléments intérieurs, doivent être résistants aux chocs, secs, en bon état d'entretien et de propreté, et fabriqués à l'aide de matières telles que les oeufs soient à l'abri des odeurs étrangères et des risques d'altération de la qualité.

    2. Les gros emballages, y compris les éléments intérieurs, utilisés pour le transport et l'expédition des oeufs ne peuvent être réutilisés que dans la mesure où ils sont à l'état neuf et répondent aux exigences techniques et hygiéniques visées au paragraphe 1. Les gros emballages réutilisés ne doivent pas présenter de marque antérieure susceptible de prêter à confusion.

    3. Les petits emballages ne peuvent être réutilisés.

    4. La dérogation visée à l'article 11 paragraphe 2 du règlement (CEE) no 1907/90 s'applique aux livraisons effectuées dans un rayon de 20 kilomètres autour du centre d'emballage et portant sur des quantités quotidiennes individuelles inférieures à 3 600 oeufs au total ou à 360 oeufs par acheteur. Les documents d'accompagnement doivent mentionner les nom, adresse et numéro du centre d'emballage ainsi que le nombre, la qualité, la catégorie de poids et la date de classement des oeufs. Article 13

    1. Les oeufs doivent être entreposés dans des locaux propres, secs et exempts d'odeurs étrangères.

    2. Durant le transport et l'entreposage, les oeufs doivent être maintenus propres, secs et exempts d'odeurs étrangères et préservés efficacement des chocs, des intempéries et de l'action de la lumière.

    3. Les oeufs doivent être entreposés et transportés à l'abri des écarts excessifs de température. Article 14

    L'indication de la date d'emballage visée aux articles 7 et 10 du règlement (CEE) no 1907/90 comprend une ou plusieurs des mentions suivantes:

    - EMBALADO EL: . . . . . . . . . .

    - PAKKET DEN: . . . . . . . . . .

    - VERPACKT AM: . . . . . . . . . .

    - ÇÌAAÑÏÌÇÍÉÁ ÓÕÓÊAAÕÁÓÉÁÓ: . . . . . . . . . .

    - PACKING DATE: . . . . . . . . . .

    - EMBALLÉ LE: . . . . . . . . . .

    - DATE D'IMBALLAGGIO: . . . . . . . . . .

    - VERPAKT OP: . . . . . . . . . .

    - EMBALADO EM: . . . . . . . . . . .

    À cet effet, la date est exprimée par une série de deux nombres mentionnant dans l'ordre:

    - le jour: de 01 à 31,

    - le mois: de 01 à 12. Article 15

    En sus de la date d'emballage, les dates de vente et de consommation recommandées ou la date de ponte peuvent être indiquées par l'opérateur au moment de l'emballage. La date de ponte peut toutefois également être estampillée sur les oeufs à la ferme. Article 16

    La date de vente recommandée est une indication de la date limite à laquelle les oeufs devraient être offerts pour la vente aux consommateurs et après laquelle il reste un délai raisonnable de stockage à domicile d'au moins sept jours. Elle doit être fixée de façon à ce que les oeufs de la catégorie A conservent les caractéristiques décrites à l'article 5 paragraphe 1 jusqu'à l'expiration de ce délai de stockage, lorsqu'ils sont conservés dans les conditions appropriées. La date de consommation recommandée correspond à l'expiration de cette période de stockage.

    Le libellé de cette mention doit faire apparaître clairement la signification de ces dates. Article 17 1. Lorsque la date de ponte est indiquée à même les oeufs et sur les emballages qui les contiennent, les centres d'emballage doivent tenir des registres distincts:

    - des noms et adresses des producteurs qui leur fournissent ces oeufs et dont l'agrément est subordonné à une inspection effectuée par l'autorité compténte de l'État membre,

    - sur demande de ladite autorité, du nombre de poules pondeuses élevées par chaque producteur.

    2. Les producteurs visés au paragraphe 1 font ensuite l'objet d'inspections périodiques. Ils doivent consigner dans un registre:

    - la date d'installation, l'âge au moment de l'installation et le nombre de leurs poules pondeuses, ventilés par poulailler,

    - la production d'oeufs journalière de chaque poulailler,

    - ventilé par acheteur, le nombre ou le poids des oeufs livrés et sur lesquels il est prévu d'apposer la date de ponte, ou sur lesquels la date de ponte a déjà été estampillée à la ferme, ainsi que les noms et adresses des acheteurs et le numéro du centre d'emballage.

    3. Les oeufs sur lesquels il est prévu d'apposer la date de ponte sont livrés aux centres d'emballage dans des conteneurs scellés. Les livraisons de ces oeufs ainsi que des oeufs sur lesquels la date de ponte a déjà été estampillée à la ferme sont identifiées par les éléments suivants:

    - la date de ponte,

    - les nom, adresse et numéro du producteur, ainsi qu'une référence codée du poulailler de provenance,

    - la date de l'expédition,

    - le nombre ou le poids des oeufs contenus dans la livraison.

    Ces informations doivent être mentionnées sur le conteneur et sur les documents d'accompagnement; le centre d'emballage conserve ces derniers pendant au moins douze mois.

    4. Au centre d'emballage, les conteneurs visés au paragraphe 3 sont ouverts juste avant le début de l'opération de classement. Tous les oeufs d'un même conteneur sont classés et emballés sans interruption. La date de ponte est apposée, pendant ou immédiatement après le classement, sur les oeufs prévus pour un tel marquage. Lorsque l'approvisionnement d'un centre d'emballage est assuré par des unités de production propres établies sur le même site, les oeufs doivent être datés ou classés et emballés le jour-même de la ponte ou livrés à d'autres centres d'emballage.

    5. Les centres d'emballage consignent dans des registres distincts:

    - ventilées par producteur, les quantités d'oeufs qu'ils reçoivent chaque jour et sur lesquels il est prévu d'apposer la date de ponte, ou sur lesquels la date de ponte a déjà été estampillée à la ferme, ainsi que les nom, adresse et numéro d'enregistrement du producteur,

    - le nombre ou le poids des oeufs vendus, par catégorie de poids et par acheteur, avec les nom et adresse de ce dernier, ainsi que les numéros de référence des petits et, en cas de vente à la pièce, des gros emballages contenant ces oeufs; ces numéros de référence doivent constituer une suite numérique ascendante continue.

    6. Les dispositions des premier et deuxième tirets du paragraphe 2, des troisième et quatrième phrases du paragraphe 4 ainsi que du paragraphe 5 s'appliquent lorsque l'approvisionnement des centres d'emballage est assuré par des unités de production propres établies sur le même site.

    7. Les unités de production et les centres d'emballage visés au paragraphe 1 font l'objet d'au moins une inspection tous les deux mois. Article 18

    1. Les oeufs de la catégorie A ainsi que les petits emballages contenant de tels oeufs peuvent, le cas échéant, porter une des mentions suivantes relatives au mode d'élevage visé à l'article 10 paragraphe 3 du règlement (CEE) no 1907/90:

    Sur les emballages: Sur les oeufs: a) Huevos de gallinas camperas Camperas AEg fra fritgaaende hoens Fritgaaende Eier aus Freilandhaltung Freiland ÁõãUE aaëaaýèaañçò âïóêÞò AAëaaýèaañçò âïóêÞò Free range eggs Free range OEufs de poules élevées en libre parcours Libre parcours Uova di allevamento all'aperto - sistema estensivo Aperto estensivo Eieren van hennen met vrije uitloop - extensief systeem Vrije uitloop - extensief Ovos de galina criada ao ar livre Ar livre; b) Huevos de gallinas criadas en parque Parque AEg fra fritgaaende hoens - intensivt system Fritgaaende - int. Eier aus intensiver Auslaufhaltung Auslauf ÁõãUE ðaañéïñéóìÝíçò âïóêÞò ÐaañéïñéóìÝíçò âïóêÞò Semi-intensive eggs Semi-intensive OEufs de poules élevées en plein air Plein air Uova di allevamento all'aperto Aperto Eieren van hennen met vrije uitloop Vrije uitloop Ovos de galinha criada em parque Parque; c) Huevos de gallinas explotadas en el suelo Suelo Skrabeaeg Skrabeaeg Eier aus Bodenhaltung Bodenhaltung ÁõãUE aeáðÝaeïõ ìaa óôñùìíÞ AEáðÝaeïõ-óôñùìíÞ Deep litter eggs Deep litter OEufs de poules élevées au sol Poules au sol Uova di galline allevate a terra Allevate a terra Scharreleieren Scharrelei Ovos de cama Cama; d) Huevos de gallinas criadas en aseladero Aseladero AEg fra volierehoensehold Voliere Eier aus Volierenhaltung Voliere ÁõãUE êëéìáêùôÞò ó÷UEñáò ÊëéìáêùôÞò ó÷UEñáò Perchery eggs ("Barn eggs") Perchery (Barn) OEufs de poules élevées sur perchoirs Perchoirs Uova di galline allevate in voliera Voliera Volière-eieren Volière Ovos de capoeira Capoeira.

    Les mentions qui précèdent ne peuvent être utilisées que pour des oeufs produits dans les élevages répondant aux critères énumérés à l'annexe du présent règlement.

    En cas de vente en vrac, ces mentions du type d'élevage ne peuvent être utilisées que si chaque oeuf est revêtu de la marque correspondante.

    2. Les centres d'emballage autorisés à employer les termes mentionnés au paragraphe 1 s'inscrivent dans un registre spécial, par type d'élevage:

    - les noms et adresses des producteurs de ces oeufs, qui sont enregistrés après inspection par l'autorité compétente de l'État membre,

    - à la demande de cette dernière, le nombre de poules pondeuses élevées par chaque producteur.

    Par la suite, lesdits producteurs font l'objet d'un contrôle régulier. Ils tiennent un registre mentionnant la date d'installation, l'âge au moment de l'installation et le nombre des poules pondeuses par type d'élevage, la production et les livraisons d'oeufs par jour, la date d'expédition et les noms des acheteurs.

    3. Conformément à l'article 4 paragraphe 4, chaque État membre fournit aux autres États membres et à la Commission une liste des centres d'emballage ainsi enregistrés situés sur son territoire et leur communique toute modification de cette liste.

    4. Les oeufs visés au paragraphe 1 sont expédiés aux centres d'emballage dans des conteneurs portant une des mentions visées au paragraphe 1 dans une ou plusieurs langues de la Communauté. Les envois sont identifiés à l'aide des nom et adresse du producteur, du type, du nombre ou du poids d'oeufs et de la date d'envoi et de livraison, toutes données que le centre d'emballage tient à jour, ainsi qu'un état hebdomadaire des stocks.

    5. Les oeufs visés au paragraphe 1 ne sont classés et emballés qu'à des jours indiqués, au moins un jour ouvrable à l'avance, à l'autorité compétente de l'État membre. Ils sont clairement séparés de tous les autres oeufs pendant le stockage, le classement et l'emballage.

    6. Les centres d'emballage visés au paragraphe 2 tiennent des registres distincts du classement journalier de la qualité et de la catégorie de poids ainsi que des ventes d'oeufs et de petits emballages marqués conformément au paragraphe 1, avec le nom et l'adresse de l'acheteur, le nombre d'emballages, le nombre ou le poids d'oeufs vendus par catégorie de poids et la date de livraison. Toutefois, au lieu de tenir un registre des ventes, les centres peuvent rassembler les factures et bons de livraison dans des dossiers en y indiquant les mentions visées au paragraphe 1.

    7. Les gros emballages des oeufs ou de petits emballages marqués conformément au paragraphe 1 portent une des mentions énumérées au paragraphe 1.

    8. Les dispositions des paragraphes 1 à 7 s'appliquent sans préjudice de mesures techniques nationales qui iraient au-delà des exigences minimales visées à l'annexe et ne s'appliqueraient qu'aux producteurs de l'État membre concerné, pour autant qu'elles soient compatibles avec le droit communautaire et conformes aux normes communes de commercialisation des oeufs.

    9. Les mesures nationales visées au paragraphe 8 sont communiquées à la Commission.

    10. À tout moment et sur demande de la Commission, l'État membre fournit toutes les informations nécessaires à l'appréciation de la compatibilité des mesures visées au présent article avec le droit communautaire et de leur conformité aux normes communes de commercialisation des oeufs. Article 19

    1. Pour indiquer l'origine sur les oeufs de la catégorie A ou sur de petits emballages desdits oeufs conformément à l'article 10 paragraphe 3 au règlement (CEE) no 1907/90, les mentions ou symboles utilisés peuvent se référer à l'État membre ou à une circonscription administrative ou autre région définie par l'autorité compétente de l'État membre où les oeufs ont été produits. En cas de vente d'oeufs en vrac, ces indications de l'origine ne peuvent être utilisées que si chaque oeuf est revêtu des mentions ou symboles appropriés.

    2. Les centres d'emballage qui utilisent les mentions ou symboles visés au paragraphe 1 tiennent un registre détaillé des livraisons selon leur origine, avec les nom et adresse du producteur, le nombre ou le poids d'oeufs et la date de livraison. Le producteur tient à jour un registre mentionnant l'effectif et l'âge des poules pondeuses ainsi que la production et les livraisons d'oeufs, les dates d'expédition et les noms des acheteurs.

    3. Les centres d'emballage visés au paragraphe 2 tiennent des registres distincts du classement journalier de la quantité et de la catégorie de poids ainsi que des ventes de petits emballages et d'oeufs revêtus des mentions ou symboles visés au paragraphe 1, avec les nom et adresse de l'acheteur, le nombre d'emballages, le nombre ou le poids d'oeufs vendus et la date de livraison, sans oublier un état hebdomadaie des stocks.

    Toutefois, au lieu desdits registres, ils peuvent rassembler les factures et bons de livraison dans des dossiers, en y indiquant les mentions visées au paragraphe 1.

    4. Les gros emballages qui contiennent des oeufs ou de petits emballages revêtus des mentions ou symboles visés au paragraphe 1 portent les mêmes mentions ou symboles. Article 20

    1. Chaque État membre communique aux autres États membres et à la Commission:

    - les méthodes de contrôle utilisées aux fins de l'application des dispositions des articles 17, 18 et 19,

    - chaque année, avant le 1er avril, le nombre moyen de poules pondeuses présentes (10), le nombre ou le poids d'oeufs livrés enregistrés conformément à l'article 18 paragraphes 2 et 4, ainsi que le nombre ou le poids d'oeufs vendus enregistrés conformément à l'article 18 paragraphe 6 pendant l'année civile précédente.

    2. Conformément à la procédure établie à l'article 18 du règlement (CEE) no 2771/75, il est procédé régulièrement à des échanges de vues sur les contrôles effectués dans les États membres. Article 21

    1. La banderole et le dispositif d'étiquetage visés à l'article 11 du règlement (CEE) no 1907/90 sont de couleur blanche et l'impression des caractères est de couleur noire.

    2. Outre les renseignements prévus à l'article 10 du règlement (CEE) no 1907/90, cette banderole et ce dispositif d'étiquetage, qui peuvent ête numérotés, portent une marque officielle définie par l'instance compétente. Chaque État membre adresse, avant le 1er juin 1991, un ou plusieurs spécimens de la banderole et du dispositif d'étiquetage aux autres États membres et à la Commission. Article 22

    1. Sont commercialisés dans des emballages munis d'une banderole ou d'un dispositif d'étiquetage de couleur jaune rendus inutilisables par l'ouverture de l'emballage:

    a) les oeufs visés à l'article 2 paragraphe 2 point b) du règlement (CEE) no 1907/90 qui n'ont pas été classés dans les catégories A, B ou C;

    b) les oeufs des catégories A ou B qui ne répondent plus aux caractéristiques de ces catégories mais n'ont pas été reclassés;

    c) les oeufs de la catégorie C.

    2. Les banderoles et dispositifs d'étiquetage visés au paragraphe 1 sont conformes à un modèle établi par l'instance compétente. Chaque État membre adresse, avant le 1er juin 1991, un ou plusieurs spécimens de la banderole et du dispositif d'étiquetage aux autres États membres et à la Commission. Ils portent en caractères de couleur noire clairement visibles et facilement lisibles:

    a) le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'entreprise qui a expédié les oeufs;

    b) le nombre ou le poids net des oeufs emballés;

    c) la mention « oeufs destinés à l'industrie des denrées alimentaires », en lettres majuscules noires de 2 centimètres, dans une ou plusieurs langues de la Communauté. Article 23

    1. Les oeufs industriels au sens de l'article 1er paragraphe 2 du règlement (CEE) no 1907/90 sont commercialisés dans des emballages munis d'une banderole ou d'un dispositif d'étiquetage de couleur rouge.

    2. La banderole et le dispositif d'étiquetage visés au paragraphe 1 sont conformes à un modèle établi par l'instance compétente. Chaque État membre adresse, avant le 1er juin 1991, un ou plusieurs spécimens de la banderole et du dispositif d'étiquetage aux autres États membres et à la Commission. La banderole et le dispositif d'étiquetage portent:

    a) le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'entreprise destinataire;

    b) le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'entreprise expéditrice;

    c) la mention « oeufs industriels » en lettres majuscules noires de 2 centimères de hauteur et la mention « impropres à la consommation humaine » en caractères noirs d'au moins 0,8 centimètre de hauteur, dans une ou plusieurs langues de la Communauté. Article 24 1. La banderole ou le dispositif d'étiquetage visé à l'article 12 du règlement (CEE) no 1907/90 doit être placé de façon à ne dissimuler aucune des indications portées sur l'emballage.

    2. Le mot « extra » est reproduit en caractères italiques de 1 centimètre de hauteur; l'impression est exécutée en blanc sur fond rouge.

    3. Les gros emballages qui contiennent de petits emballages portant la mention « extra » portent, en lettres majuscules de 2 centimètres de hauteur, la mention « emballage contenant de petits emballages extra » dans une ou plusieurs langues de la Communauté. Article 25

    1. Les oeufs déclassés conformément à l'article 8 paragraphe 2 du règlement (CEE) no 1907/90 peuvent être commercialisés dans les emballages qui les contenaient avant le déclassement. S'ils sont réemballés, chaque emballage ne peut contenir que des oeufs d'un seul lot.

    2. La banderole ou le dispositif d'étiquetage des gros emballages porte en lettres noires, clairement visibles et parfaitement lisibles, au moins les informations suivantes:

    a) le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'entreprise qui a déclassé ou fait déclasser les oeufs;

    b) le numéro distinctif du centre d'emballage qui a emballé les oeufs la première fois ou, lorsqu'il s'agit d'oeufs importés, le pays d'origine;

    c) la catégorie de qualité et la catégorie de poids;

    d) le nombre d'oeufs emballés;

    e) le mot « emballé le », suivi de la date du premier emballage, et, au-dessous, le mot « reclassés », suivi de la date du déclassement, selon la présentation définie à l'article 14;

    f) l'indication de la réfrigération ou du mode de conservation, en clair et en caractères latins, lorsqu'il s'agit d'oeufs réfrigérés ou conservés.

    3. Les petits emballages contenant des oeufs déclassés portent, en lettres clairement visibles et parfaitement lisibles, les seules mentions prévues au paragraphe 2; en cas de réutilisation des emballages d'origine, les mentions devenues inexactes doivent être recouvertes. En outre, les petits emballages peuvent porter la marque commerciale de l'entreprise qui a déclassé ou fait déclasser les oeufs. Article 26

    1. Sous réserve du cas prévu à l'article 8 paragraphe 2 du règlement (CEE) no 1907/90, les oeufs emballés ne peuvent être réemballés dans d'autres gros ou petits emballages que par des centres d'emballage. Chaque emballage ne contient que des oeufs d'un seul lot.

    2. La banderole ou le dispositif d'étiquetage des gros emballages porte en lettres noires, clairement visibles et parfaitement lisibles, au moins les informations suivantes:

    a) le nom ou la raison sociale et l'adresse de l'entreprise qui a réemballé ou fait réemballer les oeufs;

    b) le numéro distinctif du centre d'emballage qui a réemballé les oeufs;

    c) la catégorie de qualité et la catégorie de poids;

    d) le nombre d'oeufs emballés;

    e) le mot « emballé le », suivi de la date du premier emballage, et, au-dessous, le mot « réemballés », suivi de la date du réemballage, selon la présentation définie à l'article 14;

    f) l'indication de la réfrigération ou du mode de conservation, en clair et en caractères latins, lorsqu'il s'agit d'oeufs réfrigérés ou conservés;

    g) le numéro distinctif du centre d'emballage qui a emballé les oeufs la première fois ou, lorsqu'il s'agit d'oeufs importés, le pays d'origine.

    3. Les petits emballages contenant des oeufs réemballés portent, en lettres clairement visibles et parfaitement lisibles, les seules mentions prévues au paragraphe 2. En outre, les petits emballages peuvent porter la marque commerciale de l'entreprise qui a réemballé ou fait réemballer les oeufs. Le mot « extra » ne peut pas être utilisé.

    4. Les dispositions de l'article 1er paragraphes 6 et 7 sont applicables. Article 27

    1. Les dispositions de l'article 21 s'appliquent aux banderoles et dispositifs d'étiquetage prévus aux articles 25 et 26. Les modèles doivent être fournis avant le 1er juin 1991.

    2. Lorsque les emballages d'origine sont utilisés pour le déclassement et le réemballage, ils sont considérés comme réutilisés au sens de l'article 12 paragraphe 2.

    3. Les mentions qui figuraient précédemment sur les banderoles ou les dispositifs d'étiquetage des gros emballages réutilisés conformément à l'article 12 paragraphe 2 doivent être entièrement recouvertes par les nouvelles banderoles ou les nouveaux dispositifs d'étiquetage ou rendues illisibles d'une autre manière.

    4. Les gros emballages peuvent porter une ou plusieurs des mentions figurant sur les banderoles ou dispositifs d'étiquetage qui assurent leur fermeture. En outre, les gros emballages peuvent porter la marque commerciale de l'entreprise qui a réemballé ou fait réemballer les oeufs. Article 28

    Les mentions définies dans le présent règlement et destinées à être apposées sur les oeufs et sur les emballages sont formulées dans la langue de l'État membre dans lequel la commercialisation au détail ou toute autre utilisation a lieu. Article 29

    1. Les décisions prévues à l'article 19 paragraphe 2 du règlement (CEE) no 1907/90 ne peuvent être prises que si le contrôle a été effectué conformément aux dispositions des paragraphes 2 à 5.

    2. Lorsque les oeufs sont contenus dans de gros emballages qui ne contiennent pas de petits emballages, l'échantillonnage porte sur les quantités d'oeufs minimales suivantes:

    Nombre d'oeufs dont le lot est constitué Nombre d'oeufs à contrôler Pourcentage du lot Nombre minimal d'oeufs jusqu'à 180 100 - 181 à 1 800 15 180 1 801 à 3 600 10 270 3 601 à 10 800 5 360 10 801 à 18 000 4 540 18 001 à 36 000 3 720 36 001 à 360 000 1,5 1 080 au-delà de 360 000 0,5 5 400

    3. Lorsque les oeufs sont contenus dans de petits emballages, même si ceux-ci sont placés dans de gros emballages, l'échantillonnage porte sur les nombres minimaux d'emballages et d'oeufs suivants:

    Nombre d'oeufs dont le lot est constitué Pourcentage de petits emballages contrôlés Nombre d'oeufs à contrôler par emballage contrôlé (%) jusqu'à 180 100 100 181 à 1 800 15 100 1 801 à 3 600 10 100 3 601 à 10 800 5 100 10 801 à 18 000 4 100 18 001 à 36 000 3 100 36 001 à 360 000 1,5 100 au-delà de 360 000 0,5 100

    4. Pour les lots inférieurs ou égaux à 18 000 oeufs, les oeufs à examiner sont prélevés dans au moins 20 % des gros emballages.

    Pour les lots de plus de 18 000 oeufs, les oeufs à examiner sont prélevés dans au moins 10 % des gros emballages et dans au moins dix gros emballages.

    5. Lorsqu'ils s'agit d'oeufs non emballés exposés ou mis en vente dans le commerce de détail, l'échantillonnage porte sur 100 % des oeufs jusqu'à 180 oeufs et, pour les quantités supérieures, sur 15 % des oeufs avec un minimum de 180 oeufs. Article 30

    1. À l'issue du contrôle et, le cas échéant, après mise en conformité du lot avec les dispositions du règlement (CEE) no 1907/90, le contrôleur appose sur l'emballage une banderole revêtue d'un sceau officiel et des mentions suivantes:

    a) « Contrôlé le (date)

    à (lieu) . »

    b) le numéro attribué au contrôleur par l'organisme de contrôle.

    2. La banderole de contrôle est de couleur blanche et les indications sont de couleur rouge. Dans le cas où l'emballage était fermé avant le contrôle, il est refermé par la banderole de contrôle, qui peut, si nécessaire, recouvrir la banderole ou le dispositif d'étiquetage d'origine.

    3. Dans le cas d'un contrôle de petits emballages portant la mention « extra », la banderole de contrôle doit comporter les mentions visées au paragraphe 1 et le mot « extra » en caractères italiques de 1 centimètre de hauteur. Article 31

    1. Les tolérances suivantes sont admises lors du contrôle d'un lot d'oeufs classés dans la catégorie A:

    a) au départ du centre d'emballage 5 % d'oeufs présentant des défauts de qualité, dont au maximum:

    - 2 % d'oeufs brisés ou à coquille fêlée, ce défaut étant visible à l'oeil nu,

    - 1 % d'oeufs tachés de viande ou de sang.

    Toutefois, aucune tolérance n'est admise pour la hauteur de la chambre à air des oeufs commercialisés sous la mention « extra », lors du contrôle effectué à l'emballage ou au dédouanement;

    b) aux autres stades de la commercialisation 7 % d'oeufs présentant des défauts de qualité, dont au maximum:

    - 4 % d'oeufs brisés ou à coquille fêlée, ce défaut étant visible à l'oeil nu,

    - 1 % d'oeufs tachés de viande ou de sang.

    2. Pour un lot d'oeufs classés dans la catégorie B, il existe une tolérance de 7 % d'oeufs présentant des défauts de qualité.

    3. Les pourcentages mentionnés aux paragraphes 1 et 2 sont doublés lorsque le lot contrôlé compte moins de 180 oeufs. Article 32

    Lors du contrôle d'un lot d'oeufs classés dans la catégorie A, il existe une tolérance pour le poids unitaire des oeufs. Un tel lot ne peut contenir plus de 6 % des oeufs dela catégorie de poids immédiatement inférieure.

    Ce pourcentage est doublé lorsque le lot contrôlé contient moins de 180 oeufs. Article 33

    Pour les oeufs de la catégorie A, classés selon les critères de poids, les gros emballages présentent au moins les poids nets suivants:

    - catégorie 0: 7,5 kg/100 oeufs

    - catégorie 1: 7,1 kg/100 oeufs

    - catégorie 2: 6,6 kg/100 oeufs

    - catégorie 3: 6,1 kg/100 oeufs

    - catégorie 4: 5,6 kg/100 oeufs

    - catégorie 5: 5,1 kg/100 oeufs

    - catégorie 6: 4,6 kg/100 oeufs

    - catégorie 7: poids minimal non encore établi. Article 34

    Tout État membre sur le territoire duquel un lot d'oeufs en provenance d'un autre État membre est déclassé veille à ce que la décision de déclassement soit aussitôt communiquée à cet État membre et, sur demande de celui-ci, à l'instance compétente qu'il aura désignée. Article 35

    Les États membres communiquent à la Commission, avant le 1er janvier 1992, leurs mesures d'application du présent règlement. Article 36

    Les règlements (CEE) no 95/69 et (CEE) no 1295/70 sont abrogés. Article 37

    Le présent règlement est applicable à partir du 1er juillet 1991, à l'exception de l'article 4 paragraphe 4, de l'article 21 paragraphe 2, de l'article 22 paragraphe 2, de l'article 23 paragraphe 2 et de l'article 27 paragraphe 1 qui sont applicables à partir du 1er juin 1991. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

    Fait à Bruxelles, le 15 mai 1991. Par la Commission

    Ray MAC SHARRY

    Membre de la Commission (1) JO no L 173 du 6. 7. 1990, p. 5. (2) JO no L 282 du 1. 11. 1975, p. 49. (3) JO no L 128 du 11. 5. 1989, p. 29. (4) JO no L 212 du 22. 7. 1989, p. 87. (5) JO no L 395 du 30. 12. 1989, p. 13. (6) JO no L 13 du 18. 1. 1969, p. 13. (7) JO no L 364 du 23. 12. 1986, p. 20. (8) JO no L 145 du 3. 7. 1970, p. 1. (9) JO no L 5 du 8. 1. 1985, p. 5. (10) Nombre moyen de poules pondeuses présentes = nombre de poules installées × semaines de ponte 52

    ANNEXE I

    1. Date d'emballage:

    emb.

    pakket

    verp.

    óõóê.

    packed

    emb. le

    imb.

    verp.

    emb.

    2. Date de vente recommandée:

    vender antes

    Saelges til

    Verkauf bis

    Ðþëçóç

    Sell by

    à vend. de préf. av.

    da vendersi

    uit. verk. dat.

    Lim. de venda

    3. Date de consommation recommandée:

    cons. preferente

    Mindst holdbar til

    Mind.-haltbar

    ËÞîç

    Best before

    à cons. de préf. av.

    da consumarsi

    tenm. houdb. tot

    Lim. de consumo

    4. Date de ponte:

    puesta

    lagt

    gelegt

    ùïôïêssá

    laid

    pondu le

    deposizione

    gelegd

    post

    ANNEXE II

    Conditions minimales applicables aux élevages qui produisent des oeufs visés à l'article 18 paragraphe 1 points a), b), c) et d)

    a) Les oeufs contenus dans de petits emballages portant la mention « oeufs de poules élevées en libre parcours » doivent être produits dans des élevages où:

    - les poules jouissent d'une possibilité ininterrompue de libre parcours en plein air pendant la journée,

    - le terrain accessible aux poules est, en majeure partie, recouvert de végétation,

    - la densité de peuplement n'excède pas 1 000 poules par hectare de terrain accessible aux poules, soit une poule par 10 mètres carrés,

    - l'intérieur du bâtiment satisfait aux conditions énoncées aux points c) ou d).

    b) Les oeufs contenus dans de petits emballages portant la mention « oeufs de poules élevées en plein air » doivent être produits dans des élevages où:

    - les poules jouissent d'une possibilité ininterrompue de libre parcours en plein air pendant la journée,

    - le terrain accessible aux poules est, en majeure partie, recouvert de végétation,

    - la densité de peuplement n'excède pas 4 000 poules par hectare de terrain accessible aux poules, soit une poule par 2,5 mètres carrés,

    - l'intérieur du bâtiment satisfait aux conditions énoncées aux points c) ou d).

    c) Les oeufs contenus dans de petits emballages portant la mention « oeufs de poules élevées au sol » doivent être produits dans des élevages où:

    - la densité de peuplement n'excède pas sept poules par mètre carré de surface au sol accessible aux poules,

    - un tiers au moins de cette même surface est couverte d'une litière telle que paille, copeaux, sable ou tourbe,

    - une partie suffisante de la surface accessible aux poules est destinée à la récolte des déjections d'oiseaux.

    d) Les oeufs contenus dans de petits emballages portant la mention « oeufs de poules élevées en volière » doivent être produits dans des élevages où:

    - la densité de peuplement ne dépasse pas vingt-cinq poules par mètre carré de surface au sol accessible aux poules,

    - l'intérieur du bâtiment est équipé de perchoirs d'une longeur suffisante pour que chaque poule y dispose d'un espace d'au moins 15 centimètres.

     

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