• La dépendance médicamenteuse en 10 questions

    Certains médicaments provoquent de véritables addictions. Les psychotropes, principalement les benzodiazépines, prescrites comme anxiolytiques et hypnotiques, sont les plus concernés. Près de 4 millions de Français en consomment régulièrement alors que leur prescription ne devrait pas dépasser quelques semaines. Moins fréquemment, l'addiction concerne un antalgique, un stimulant ou un autre médicament.

    Comme toute addiction, la dépendance médicamenteuse provoque des symptômes de manque et une perte du contrôle comportemental qui poussent à renouveler les prises. Le Pr Maurice Dematteis¹, addictologue et pharmacologue, et le Dr Michel Mallaret², pharmacologue et responsable du centre d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance (CEIP) de Grenoble, font le point.

    1 - Qu'est-ce que la dépendance aux médicaments ?

    La dépendance aux médicaments repose avant tout sur une dépendance psychique qui se traduit par un besoin impérieux de consommer ("craving") pour retrouver un effet plaisant ou soulager une souffrance. Ce qui signe l'addiction à un médicament, c'est l'usage qui en est fait, avec une perte du contrôle : consommation de manière compulsive, quelles que soient les conséquences, sous peine d'une souffrance psychique, voire physique. La vie de la personne dépendante est rythmée, pour ne pas dire ritualisée, par l'obtention du produit et sa consommation. Certains médicaments induisent en plus un phénomène de "tolérance", ou d'"accoutumance" : l'organisme s'y habitue et il faut augmenter les doses pour retrouver l'effet recherché.

    2 - Quels sont les médicaments les plus susceptibles de provoquer une dépendance ?

    Dépendance médicamenteuseLes médicaments psychotropes, en particulier lesbenzodiazépines, généralement utilisées pour leurs effetsanxiolytiques (tranquillisants) et hypnotiques (somnifères), et les morphiniques, prescrits comme antalgiques (codéinetramadol etmorphiniques puissants) ou traitements de substitution aux opiacés.

    Le néfopam (antalgique non morphinique) et les médicaments psychostimulants, comme le méthylphénydate (une amphétamine) ou le modafinil, induisent une dépendance psychique. Certains médicaments antihistaminiquesantidépresseursantimigraineux,antiparkinsoniens, bronchodilatateurs et corticoïdes peuvent aussi faire l'objet d'abus et de dépendances.

    Enfin, il ne faut pas oublier les médicaments vendus sans ordonnance : antalgiques et antitussifs codéinés, antitussifs au dextrométhorphane, décongestionnants nasaux à base depseudoéphrédrine, ainsi que certains antihistaminiques.

    3 - Quels sont les symptômes de la dépendance physique ?

    Ils apparaissent avec les benzodiazépines et les morphiniques, en cas d'arrêt du médicament (sevrage complet) ou lorsque les doses journalières sont diminuées (sevrage relatif). Ils disparaissent en quelques jours, parfois un peu plus, selon les médicaments et leurs durées d'action.

    • Les benzodiazépines sont essentiellement utilisées comme anxiolytiques et/ou hypnotiques, mais aussi comme antiépileptiques et relaxants musculaires. Leur sevrage provoque un rebond d'anxiété, une insomnie, voire des crises d'épilepsie sous forme de convulsions très dangereuses.
    • Les morphiniques, outre leurs effets antalgiques, sont connus pour favoriser la constipationet bloquer les systèmes biologiques du stress. Leur sevrage entraîne par conséquent des douleurs diffuses, une diarrhée et un état de stress tant psychique que physique (anxiété,insomnie, sueur, sensation de chaud-froid, écoulement nasal, palpitations, élévation de la tension artérielle...).

    4 - Comment se manifeste la dépendance psychique ?

    La dépendance psychique repose sur une modification du fonctionnement de certains circuits cérébraux, notamment une sensibilisation des neurones associés au plaisir et la récompense. L'absence du médicament produit l'état inverse : manque, mal-être, anxiété, sensation de vide, voire de déprime, qui pousse à consommer de nouveau, d'autant que d'autres modifications cérébrales favorisent l'usage compulsif et la perte du contrôle.

    La dépendance psychique comporte aussi une dimension comportementale. La consommation du médicament est favorisée par le contexte et certaines habitudes ("réflexe Pavlovien"). Le médicament peut être consommé pour le plaisir et/ou le soulagement qu'il provoque, de manière très ritualisée, avec de nombreuses prises tout au long de la journée, ou des prises moins fréquentes mais plus massives, souvent le soir. Cette dimension comportementale favorise les rechutes, même plusieurs années après l'arrêt du médicament, lorsqu'un contexte particulier réactive son souvenir.

    5 - Certaines personnes sont-elles plus à risque de développer une dépendance médicamenteuse ?

    Oui. Cette susceptibilité provient notamment d'une vulnérabilité génétique. Ainsi, le risque de développer une dépendance médicamenteuse est plus important s'il existe des antécédents familiaux de dépendance ou si l'on souffre déjà d'une addiction avec produit (alcooltabac,drogue) ou sans produit (addiction comportementale, par exemple au jeu). Certains tempéraments, traits de personnalité et pathologies psychiatriques facilitent les consommations de médicaments et le développement d'une dépendance.

    Cependant, l'environnement compte aussi. Un contexte stressant favorise l'initiation de la consommation, sa répétition et les rechutes. Certaines professions sont également plus exposées du fait des contraintes de travail (voyages, travail de nuit, recherche de la performance...) et/ou parce qu'elles accèdent plus facilement aux médicaments (monde médical...).

    6 - Quels sont les risques associés à la dépendance médicamenteuse ?

    Comme lors de toute addiction, la vie peut être centrée sur la recherche et la consommation du médicament avec un abandon progressif des autres activités et un risque d'isolement.
    Plus spécifiquement, certains médicaments ont des conséquences sur l'aptitude professionnelle et la conduite automobile, avec une augmentation du risque d'accidents. L'augmentation des doses peut aller jusqu'à une éventuelle surdose, potentiellement mortelle, notamment s'il existe une polyconsommation (alcool, autres médicaments...).

    Il peut aussi exister des épisodes de surconsommation, sortes de "cuites médicamenteuses", responsables d'intoxications médicamenteuses volontaires, sans intention de mort mais qui peuvent l'entraîner.

    Les décongestionnants nasaux, qui sont abusivement consommés pour leurs effets psychostimulants, ont des conséquences vasculaires (vasoconstriction). En cas de surdosage, ils peuvent causer une hypertension artérielle, un accident vasculaire cérébral et un infarctus du myocarde. Les médicaments contenant du paracétamol et de la codéine sont toxiques du fait du paracétamol qui peut induire une hépatite fulminante mortelle en cas de surconsommation.

    Certains psychotropes peuvent causer des états confusionnels, favoriser l'apparition ou l'aggravation de troubles psychiatriques, ainsi que les conduites agressives contre soi-même (suicide) ou l'entourage.

    Cependant, le risque n'est pas uniquement lié au surdosage. Lorsque le corps a développé une dépendance physique, l'absence de médicament expose à un syndrome de sevrage, potentiellement mortel avec les benzodiazépines (convulsions), ou très douloureux et stressant avec les morphiniques.

    7 - Y a-t-il des moyens d'éviter ces addictions ?

    Quand les malades achètent des médicaments sans ordonnance, ils doivent demander conseil au pharmacien et savoir que certains médicaments peuvent induire une dépendance. Avec ces derniers, il faut éviter un usage prolongé et respecter les doses préconisées.

    Concernant les médicaments prescrits, l'usage des anxiolytiques et des hypnotiques ne doit pas être automatique : ces médicaments procurent un effet rapide, mais potentiellement éphémère à dose constante à cause du phénomène de tolérance ("accoutumance"). D'autre part, ils ne traitent que le symptôme. Pour proposer une prise en charge adaptée, il faut identifier la cause de l'anxiété et/ou de l'insomnie. Si le médecin décide de les prescrire, il doit convenir avec son patient qu'ils seront limités dans le temps, puis l'accompagner lors de l'arrêt qui doit toujours être progressif.

    Il en est de même avec les antalgiques morphiniques. Lorsque le maintien au long cours du médicament est médicalement légitime, par exemple dans certaines douleurs chroniques, le risque d'addiction est faible. Par contre, tout manque d'efficacité nécessitant d'augmenter les doses de façon répétée doit faire réévaluer la pertinence du traitement.

    8 - Peut-on reconnaître la victime d'une addiction médicamenteuse ?

    Certains de ses comportements peuvent mettre la "puce à l'oreille", par exemple uneautomédication excessive, un mal-être à distance de la dernière prise du médicament, une difficulté à contrôler la consommation avec des doses supérieures aux doses préconisées ou prescrites.

    La personne devenue dépendante peut sembler insistante pour obtenir ses médicaments, consulter plusieurs médecins pour multiplier les prescriptions (et souvent plusieurs pharmacies), voire voler dans son entourage ou recourir au marché noir (médicaments achetés dans la rue). Par peur d'en manquer, elle les a toujours avec elle, dans ses poches, son sac, sa voiture et fait des réserves.

    Comme le trouble peut s'inscrire dans une problématique addictive plus globale, il faut aussi être plus particulièrement attentif lorsqu'il existe une dépendance à d'autres produits comme l'alcool ou certaines drogues dont le cannabis.

    9 - Comment réagir en cas de dépendance avérée ?

    Certains patients parviennent à se sevrer seuls mais ce n'est pas sans risque, notamment avec les benzodiazépines dont l'arrêt trop rapide peut déclencher des crises d'épilepsie, y compris chez des personnes qui n'en ont jamais eues. Pour limiter les effets du manque, il faut toujours procéder par paliers.

    Comme indiqué question 4, la dépendance psychique vis-à-vis d'un médicament comporte une dimension comportementale. Il est important de comprendre dans quoi s'inscrit la consommation du médicament pour prévenir les rechutes. Un accompagnement médical et psychologique est donc utile pour éviter les complications du sevrage et les rechutes.

    10 - Comment se déroule le sevrage ?

    Le sevrage doit être planifié, idéalement en période favorable. Il peut être plus ou moins rapide, se faire en consultation ou nécessiter une hospitalisation. Tout dépend du (ou des) médicament(s) consommé(s), de ses (leurs) doses, des autres consommations, du risque médical. Il est par exemple plus élevé chez une personne qui a déjà fait des convulsions ou présente un risque cardiovasculaire. Il faut également tenir compte du contexte social, familial etc.

    Le corps médical et l'entourage doivent être attentifs au report possible des consommations sur d'autres produits (alcool, drogues...), ainsi qu'au risque d'aggravation d'une pathologie psychiatrique.

    Des traitements sont utilisés pour diminuer l'inconfort et les possibles complications du sevrage. Le reste de la prise en charge, plus long, vise à minimiser les risques de rechutes en permettant à la personne de comprendre comment sa dépendance s'est développée et en l'aidant à mettre en place de nouvelles habitudes (gestion du stress, meilleure hygiène de vie...). Comme n'importe quelle addiction, la dépendance médicamenteuse nécessite une prise en charge globale.

    Audrey Plessis

    Créé le 05 avril 2013

    Sources :

    1 - Le Pr Maurice Dematteis est addictologue, responsable de l'Addictologie clinique et du Centre de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) du CHU de Grenoble, chercheur au laboratoire Hypoxie physiopathologie (Inserm U1042 / Université Joseph Fourier - Faculté de Médecine de Grenoble).
    2 - Le Dr Michel Mallaret est pharmacologue au CHU de Grenoble, responsable du Centre Régional de Pharmacovigilance (CRPV) et du Centre d'Evaluation et d'Information sur la Pharmacodépendance - Addictovigilance (CEIP-A) de Grenoble, chercheur à l'Institut des neurosciences de Grenoble (Inserm U836, Equipe 10).

    - L'Association Française des Centres d'Evaluation et d'Information sur la Pharmacodépendance  pour trouver les coordonnées des Centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance.
    Addictions-Auvergne.fr, site d'informations sur l'addictologie du CHU de Clermont-Ferrand pour ses informations grand public et son test en 10 questions.
    - L'Observatoire français des drogues et toxicomanies 
    - L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour sa page Médicaments psychotropes : consommations et pharmacodépendance et son expertise collective (octobre 2012).
    - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en particulier la page L'Afssaps dresse un état des lieux de la consommation des benzodiazépines en France , et le Rapport d'expertise associé (janvier 2012).



    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les asperges : beaucoup de fibres, peu de calories

    10 mai 2012 - Auteur : L.B.

    Les asperges sont riches en carotènes antioxydants, en folates (vit. B11) et en fibres, et elles fournissent peu de calories (16 kcal/100 g). Et c'est le moment de les manger, puisque la saison vient de commencer.

    Les asperges blanches sont cultivées, en terre, à l'abri de la lumière. Si on laisse la pointe de l'asperge pousser hors de terre, elle prend une teinte parme. La même asperge qui pousse à l'air libre devient verte ou violette. La valeur nutritive des différentes sortes est quasi identique.

    Comme tous les légumes frais, l’asperge est essentiellement composée d’eau et très peu calorique.
    Les glucides assurent l’essentiel de son apport énergétique. Les protéines sont relativement abondantes pour un légume frais (2,4 g). Les lipides en revanche, ne sont présents qu’à l’état de traces.
    L’asperge représente une bonne source de vitamine C et de vitamines du groupe B, notamment B9 (ou acide folique) et B11, ainsi que de vitamine K. Elle apporte aussi des caroténoïdes, dotés de propriétés antioxydantes.
    Et elle fournit de nombreux minéraux et oligo-éléments : potassium, calcium, magnésium, fer, cuivre, manganèse, zinc, sélénium. Ses fibres sont abondantes. 

    D’une façon générale, les vitamines, composés antioxydants et fibres contenus dans les fruits et les légumes jouent un rôle protecteur significatif pour la santé. De nombreuses études ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits pouvait réduire le risque de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer ainsi que d’autres maladies. L’asperge contient notamment une quantité intéressante de caroténoïdes. Or d’après plusieurs études, la consommation régulière d’aliments riches en caroténoïdes réduirait le risque de souffrir de cancers et de maladies cardiovasculaires.
    Suite à la consommation d’asperges, l’urine prend momentanément une odeur très particulière. Celle-ci est due à la présence de composés soufrés, résultants de la dégradation de certains acides aminés contenus dans ce légume.

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-911-Les-asperges-beaucoup-de-fibres-peu-de-calories.html?m_i=lLilT0lNz%2B5An6lZsbSt2if6gmPZknlRFGn3Di6LZpQrVc3lc

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Névralgie du trijumeau

    Très douloureuse, la névralgie du trijumeau retentit d'autant plus volontiers sur le moral que les antalgiques habituels restent sans effet et que les crises peuvent se répéter sans que rien ne permette d'en prévoir la fin. Lorsque l'irritation du nerf trijumeau est due à une compression par des vaisseaux voisins, la chirurgie donne de bons résultats. Hormis ce cas particulier, les résultats des traitements sont plus aléatoires. Mais de nouvelles techniques ont vu le jour : elles sont prometteurs, mais on manque de recul à long terme. Revenons sur les symptômes, les traitements et les meilleurs moyens de prévention.

    Qu'est-ce qu'une névralgie du trijumeau ?

    C'est une inflammation ou une compression du nerf trijumeau (principal nerf sensitif du visage), qui provoque une décharge électrique ressentie au niveau du cuir chevelu, du front, du nez, des mâchoires et des gencives.

    La survenue de douleurs très vives, le plus souvent à type de décharges électriques, dans les zones desservies par le nerf trijumeau - du cuir chevelu jusqu'aux gencives, d'un seul côté de la tête - signe la névralgie du trijumeau.

    Les accès durent quelques secondes et surviennent en salves. Leur caractère imprévisible (on ne sait pas quand ça commence, ni quand ça s'arrête) rend cette affection particulièrement mal acceptée.

    La fréquence de la névralgie du trijumeau est-elle élevée ?

    La névralgie du trijumeau touche un Français sur 5 000, soit environ 12 750 Français concernés.

    Dans les deux tiers des cas, il s'agit d'un senior de plus de 60 ans. Les femmes sont les plus touchées.

    Lorsqu'une névralgie du trijumeau touche un adulte jeune, il faut rechercher une sclérose en plaques (avec atteinte du nerf trijumeau) car c'est alors la cause la plus fréquente.

    Quels sont les symptômes d'une névralgie du trijumeau ?

    Bien que les crises soient brèves (quelques secondes en général), l'intensité de la douleur ressentie est telle que les personnes atteintes de névralgie du trijumeau peuvent être gênées pour vaquer à leurs occupations habituelles. En outre, la crainte d'une nouvelle crise rend cette affection très pénible.

    La douleur est si violente qu'elle est volontiers comparée à une décharge électrique comme si on mettait les doigts dans une prise de courant ou que l'on recevait un coup de couteau. Elle peut provoquer des contractures (sous l'effet de la douleur), donnant alors l'impression que la personne a des tics. En revanche, il n'y a pas d'anesthésie de l'hémiface : la sensibilité reste normale, contrairement à une neuropathie périphérique signant la lésion du nerf.

    Parfois, c'est un acte banal qui déclenche la crise, comme le fait de se laver les dents, de brosser ses cheveux ou de mastiquer. Lorsqu'elle est déclenchée par la pression d'une zone particulière, on parle de "zone gâchette". Dans ce cas, la personne concernée n'ose plus répéter ces gestes et certaines vont jusqu'à se nourrir avec une paille.

    Bien que la durée des crises soit limitée à quelques secondes dans la plupart des cas, leur répétition - jusqu'à 100 fois par jour - à n'importe quel moment de la journée et sans prévenir, est très mal vécue.

    Comment se fait le diagnostic d'une névralgie du trijumeau ?

    L'interrogatoire suffit le plus souvent à diagnostiquer la névralgie du trijumeau dans sa forme typique. Les examens complémentaires sont surtout utiles pour en comprendre la cause.

    Qui consulter? Votre médecin traitant peut poser un diagnostic de névralgie du trijumeau. En cas de doute, il peut demander son avis au neurologue.

    En quoi consiste le bilan? Une IRM est volontiers demandée pour rechercher une éventuelle tumeur qui comprimerait le nerf trijumeau à sa racine, des anomalies des vaisseaux sanguins (venant également comprimer ce nerf) ou une sclérose en plaques chez un adulte jeune. Rarement, la névralgie du trijumeau est due à une infection par le virus du zona et dans ce cas, une prise de sang (sérologie avec titrage des anticorps) peut être utile.

    Peut-on prévenir une névralgie du trijumeau ?

    Etant donné le caractère imprévisible des crises, il est difficile de prévenir une névralgie du trijumeau.

    Lorsqu'une zone gâchette est bien identifiée et qu'elle est seule responsable du déclenchement d'une crise, on peut faire attention à ne pas appuyer à son niveau, mais ce n'est pas toujours possible : en effet, si la zone gâchette se situe sur la mâchoire, il faut bien la bouger pour parler ou mastiquer !

    Quels sont les principaux traitements d'une névralgie du trijumeau ?

    Les antalgiques habituels sont inefficaces, mais un traitement anti-épileptique permet parfois de soulager. A défaut, on peut être amené à faire appel à la chirurgie.

    Certains anticonvulsivants comme la carbamazépine donnent de bons résultats, du moins en début de traitement, car au bout d'un moment, il se produit un phénomène d'échappement. Or l'augmentation des doses s'accompagne d'effets secondaires comme une somnolence, des pertes de mémoire, voire la sensation d'ébriété.

    Lorsque ce sont des vaisseaux sanguins qui compriment le nerf trijumeau, le chirurgien peut éliminer les vaisseaux gênants et isoler le nerf dans un matériau protecteur (sorte de petite éponge). Cette technique permet généralement de diminuer la douleur pendant plusieurs années. Si la cause est une tumeur, elle peut être éliminée chirurgicalement.

    Une autre technique fait appel à la thermocoagulation : elle consiste à détruire par la chaleur, les petites fibres nerveuses du trijumeau à l'origine de la douleur. En revanche, les grosses fibres procurant les sensations tactiles sont conservées. Ce traitement nécessite une hospitalisation de 48 heures environ et une anesthésie générale. Une dizaine de centres hospitaliers sont capables de le réaliser, en France. Les résultats sont plutôt bons - jusqu'à 95 % des personnes ainsi traitées disent éprouver un vrai soulagement - mais au niveau de la région traitée, elles sont comme "engourdies". En outre, des récidives sont observées dans un quart des cas et dans les 5 années qui suivent.

    Un nouveau traitement faisant appel au Gamma Knife est enfin proposé. Il s'agit d'une technique d'irradiation très précise. Pour cela, la personne à traiter porte un casque multifaisceaux sur la tête et le nerf trijumeau est irradié. Le traitement dure environ 45 minutes (sous anesthésie locale) et l'hospitalisation, de 24 à 48 heures. Cette technique n'a que 4 ou 5 ans de recul. Ses résultats semblent comparables à ceux de la thermocoagulation en terme d'efficacité, mais les médecins espèrent bien faire mieux sur le long terme (pas de récidive). Seul inconvénient : les premiers bénéfices ne se font pas ressentir avant plusieurs semaines après l'irradiation. A l'heure actuelle, ce traitement est surtout proposé aux personnes qui ne souffrent pas en permanence de crises algiques (celles-là ont besoin d'une réponse immédiate), mais qui ne supportent plus leur médicament et doivent donc trouver une alternative.

    Les médecines naturelles ont-elles leur place en complément du traitement d'une névralgie du trijumeau ?

    Elles peuvent aider à soulager la douleur, mais n'ont pas apporté la preuve formelle de leur intérêt.

    Usage traditionnel : bon nombre de personnes atteintes d'une névralgie du trijumeau se tournent vers l'acupuncture, la chiropraxie et l'hypnose, mais leur action n'est pas prouvée (d'après "Encyclopédie pratique de la nouvelle médecine occidentale et alternative pour tous les âges" par le Centre Duke, éd. Robert Laffont).

    Usage traditionnel : sur prescription médicale uniquement, les phytothérapeutes peuvent proposer un traitement à base d'extraits de Pivoine (sédative et relaxante) ou de Piscidie, doté d'un effet antalgique proche de la codéine (d'après "Phytothérapie, la santé par les plantes", Sélection du Reader's Digest, éd. Vidal).

    Nathalie Szapiro - Le 10 nov. 2010

    Source principale

    - "L'encyclopédie médicale", le manuel Merck, éd. Larousse.

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires
  • LE CONTRAT D'ASSURANCE EMPRUNTEUR ET LA CONVENTION AERAS

    Pour permettre aux malades chroniques d’accéder plus facilement à l’assurance, l’AFD a d'abord mis en place un contrat d’assurance emprunteur avec Allianz, puis la convention AERAS a vu le jour.

    Le contrat d’assurance emprunteur : Une solution, le contrat AFD/Allianz

    L’AFD, en partenariat avec le cabinet de courtage EURODITAS, a négocié un contrat d’assurance emprunteur pour les personnes diabétiques, dans lequel le barème nécessaire à l'évaluation médicale a été élaboré en concertation. Les décisions médicales sont personnalisées après étude du dossier médical du demandeur par le médecin conseil de l’assureur.

     

    Il permet d’assurer des prêts personnels (durée maximum 25 ans), comme des prêts professionnels (durée maximum 15 ans), des prêts immobiliers ou à la consommation, des prêts relais ou des prêts « in fine ». 

    Il propose au choix deux niveaux de garanties :

    • le premier couvre le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie – PTIA (Option 1),
    • le second couvre en plus l’arrêt de travail, y compris lorsqu'il est lié au diabète (option 2).

    Pour souscrire à ce contrat d’assurance, il faut :

    • être adhérent de l’AFD (et le rester pendant toute la durée du prêt), 
    • présenter un dossier médical complet lors de la demande d’assurance,
    • s’engager à passer tous les ans un bilan complet pour le diabète (et en fournir la preuve à la demande de l’assureur)

    La convention AERAS

    La convention AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), conclue entre l'Etat, les assureurs, les banquiers et les associations représentant les personnes malades et handicapées, est destinée à favoriser l'accès à l'assurance et à l'emprunt des personnes présentant un risque aggravé de santé.
    Elle met en place un dispositif d'ensemble tendant à élargir l'accès à l'emprunt et à l'assurance des personnes présentant un risque aggravé de santé.
     
    Elle concerne :


    • les prêts professionnels, 
    • les prêts immobiliers
    • et les crédits de consommation.

    Pour en savoir plus : http://www.aeras-infos.fr/

     

     

    Coordonnées utiles


    Service social et juridique de l’Association Française des Diabétiques
    88 rue de la roquette - 75544 Paris cedex 11
    Tél : 01-40-09-47-14, le mercredi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h.
    mail : service.social@afd.asso.fr




    Cabinet de courtage EURODITAS (courtier exclusif pour le contrat AFD/Allianz)
    Tél : 01 40 51 98 80
    mail : afd@euroditas.fr
    Site internet : www.euroditas.fr



     

    Vous souhaitez des informations sur nos contrats d'Assurances :

     

    CONTACTEZ NOUS

     

    La position de l’AFD : Le mot du président sur le contrat d’assurance emprunteurs

    Chères amies, chers amis,
    C’est parce que nous avons tous connu ce moment d’humiliation face aux propos de notre banquier : « Avec votre diabète, cela va être difficile de vous assurer », que l’AFD s’est donnée comme priorité depuis plus de 15 ans, l’accès à l’assurance et à l’emprunt pour la majorité des diabétiques. L’AFD fut donc, dès 1989, la première association de patients à proposer des solutions acceptables pour tous. Aujourd’hui, le partenariat privilégié avec le groupe Allianz, en collaboration avec notre courtier en assurances Euroditas nous permet d’assurer de plus en plus d’adhérents de l’AFD. Certes, sous l’impulsion des associations d’usagers de la santé et d’une volonté politique, la convention Aeras oblige tout organisme financier à faire des propositions permettant, en principe, l’assurabilité du plus grand nombre.Cependant, notre contrat évolue constamment afin de faciliter un meilleur accès à l’assurance des patients diabétiques et particulièrement les jeunes. Nous espérons que le contrat AFD/Allianz vous permettra de trouver une solution d’assurance pour votre emprunt.

    Bien cordialement,

    Le président national AFD
    Gérard Raymond







    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La cellulite (lipodystrophie)

    Qu'est-ce que c'est ?

    La véritable cellulite est une inflammation du tissu sous-cutané, qui se voit dans un certain nombre de maladies : lymphangite, infections locales bactériennes le plus souvent, etc. Cette cellulite est une affection grave qui nécessite souvent une hospitalisation et un traitement antibiotique.

    Ce qui est appelé cellulite dans le langage courant (cellulite esthétique) est une lipodystrophie gynoïde (anomalie du tissu graisseux dans sa répartition gynoïde, donc de type féminin), cloisonnée par des fibres conjonctives peu extensibles, perpendiculaires au derme (formation de bosselures dites "peau d'orange"), douloureuse au pincement, car les filets nerveux sont tiraillés par l'exubérance du tissu gras. Cette hypertrophie du tissu adipeux est très localisée, et peut se voir chez des femmes très minces.

    Les adipocytes  (cellules des tissus graisseux) ont la même composition dans les échantillons de tissu cellulitique et dans la graisse normale : triglycérides, acides gras, cholestérol et eau, en teneur identique.

    Cette cellulite ne présente qu'un inconvénient esthétique : elle n'est pas une maladie et n'a aucune conséquence sur la santé.

    [ ? ] Causes de la cellulite esthétique

    La cellulite des hanches par exemple est l'exagération de la graisse gynoïde normale, qui est un caractère sexuel secondaire, plus ou moins accentué.

    L'abondance de cette graisse gynoïde peut être exagérée pour des raisons familiales (dans certaines familles, les femmes ont le "bassin large" de leur mère) ou ethniques (les méditerranéennes ont une graisse péritrochantérienne - autour des hanches - plus développée que les scandinaves). Des facteurs hormonaux et circulatoires peuvent être en cause.

    Sur cette graisse gynoïde familiale ou ethnique, peut se greffer une graisse métabolique, fonction de l'alimentation, qui réagit bien au traitement de l'obésité.

    Il n'y a en revanche pas de traitement de la graisse gynoïde, hormis l'exérèse chirurgicale qui est loin d'être sans inconvénient.

    [ ? ] Traitement de la cellulite esthétique

    Les traitements doivent détruire la barrière scléreuse.

    Des injections, des applications d'ultrasons, des massages, un drainage lymphatique, peuvent être utiles, ainsi que gymnastique et activités sportives (natation, cyclisme).

    La mésothérapie (injections de produits avec une aiguille très courte sous la peau) est efficace dans la lipodystrophie localisée.

    Les lipodystrophies très importantes peuvent être traitées par liposuccion sous anesthésie générale. Il faut peser le rapport bénéfice risque dans cette indication uniquement esthétique.

    Dans tous les cas, il faut traiter tout ce qui peut être facteur d'aggravation de la cellulite : troubles circulatoires généraux veineux, capillaires ou lymphatiques, troubles hormonaux.

    "La peau ; la dermatologie au service de la beauté" de Marie-Pierre Hill-Sylvestre, Collection Vivre et Comprendre, Editions Ellipses, Paris.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_795_cellulite.htm

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La lithiase urinaire (calculs urinaires)

    Qu'est-ce que c'est ?

    La lithiase urinaire est la présence d'un ou de plusieurs calculs dans les voies urinaires.

    Les voies urinaires comprennent les cavités pyélocalicielles (cavités de recueil des urines dans les reins), les uretères (canaux qui acheminent l'urine des reins vers la vessie), la vessie et l'urètre (canal qui évacue l'urine de la vessie vers le méat et l'extérieur).

    La lithiase urinaire une maladie très fréquente puisque 1 à 2% de la population est touchée en France.

    C'est entre 30 et 50 ans que l'apparition de la lithiase est la plus fréquente.

    L'incidence de la lithiase est liée aux habitudes alimentaires avec des différences liées au type de lithiase.

    Pour qu'un calcul puisse se former, il faut qu'un ou plusieurs facteurs soient réunis :

    • Elévation de la concentration urinaire d'un constituant du calcul (calcium, oxalate, urate, cystine) : 

      • Soit par augmentation de son élimination ;
      • Soit par diminution de la quantité d'urines (par manque de boissons ou par déshydratation).

    • Un obstacle de la voie urinaire entraînant une stagnation de l'urine
    • Une anomalie de l'acidité de l'urine :

      • Les calculs d'acide urique et de cystine se forment lorsque le pH (mesure de l'acidité) est acide, inférieur à 6 ;
      • Les calculs phosphocalciques se forment lorsque le pH est alcalin, supérieur à 7.

    Causes et facteurs de risque

    Le facteur de risque le plus important est le manque de boissons car l'hydratation insuffisante provoque la cristallisation des métabolites (aggrégation des molécules éliminées) dans les urines.

    Certaines maladies métaboliques (causes d'élévation du calcium dans le sang ou dans les urines, d'élévation de l'acide urique.) sont plus rarement en cause.

    La stase urinaire provoquée par un obstacle (exemple: adénome de la prostate) peut engendrer, au long cours, la formation de calculs.

    L'infection chronique des urines est également un facteur favorisant.

    Souvent, aucun de ces facteurs n'est retrouvé. Il s'agit alors d'une lithiase "idiopathique", c'est-à-dire sans cause apparente.

    Les signes de la maladie

    Les symptômes dépendent du siège des calculs et de leur retentissement sur le rein.

    La lithiase peut n'occasionner aucune gêne et être découverte au cours d'un examen radiologique.

    Elle peut entraîner des douleurs lombaires, dont la classique colique néphrétique.

    Elle peut aussi entraîner des douleurs moins typiques, du flanc, sous-ombilicales, testiculaires, et même de simples brûlures pendant les mictions.

    Parfois, la lithiase se manifeste par une hématurie isolée (présence de sang dans l'urine).

    Nature des calculs

    La lithiase calcique (composée majoritairement de calcium) est la plus fréquente (80 à 90% des cas). Les calculs calciques sont constitués d'oxalates (50%), de phosphates ou de carbonates de calcium. Ils sont opaques aux rayons X et donc visibles sur les radiographies standards.

    La lithiase phosphatique (10 % des cas) est formée de calculs de phosphate ammoniaco-magnésien, bien visibles aux rayons X. Ils se forment en général en présence de bactéries (Proteus) dans une urine alcaline (à l'inverse des urines acides). On parle d'ailleurs de lithiase infectée.

    La lithiase urique est moins fréquente (5 à 10 % des cas). Les calculs sont faits d'acide urique et d'urates. Ils sont transparents aux rayons X.

    Les autres variétés sont beaucoup plus rares : lithiase mixte calcique et urique, cystinique, xanthique.

    Examens et analyses complémentaires

    La radiographie standard de l'abdomen suffit à mettre en évidence les calculs opaques aux rayons X.

    L'échographie permet souvent de voir les calculs de toute nature, et permet de juger de leur retentissement sur le rein et la voie urinaire (qui peuvent être dilatés). Néanmoins, l'échographie peut méconnaître la présence d'un calcul de l'uretère.

    L'urographie intraveineuse (radiographies répétées de l'abdomen après injection intra-veineuse de produit à élimination urinaire) permet d'affirmer la présence d'une lithiase, de préciser le nombre et la localisation des calculs, de juger de leur retentissement sur le rein et la voie urinaire et de découvrir une éventuelle malformation associée.

    Le scanner abdominal spiralé sans injection est actuellement le meilleur moyen diagnostique. Il permet de mettre en évidence les petits calculs lorsque les autres examens n'ont pas pu faire le diagnostic.

    Le scanner avec injection permet d'apprécier le retentissement sur les reins de la lithiase (recherche d'une complication).

    Le bilan biologique comporte :

    • Un examen bactériologique des urines à la recherche d'une surinfection des urines ;
    • Un dosage sanguin de la créatininémie (qui reflète la fonction rénale) ;
    • Un pH urinaire (par bandelette urinaire) ;
    • Selon les cas : 
      • L'analyse chimique des calculs expulsés ; 
      • Calcémie, phosphorémie, uricémie, calciurie

    Parfois, une hypercalciurie (élévation du calcium dans l'urine) est mise en évidence. Celle-ci peut être en rapport avec une augmentation du taux de calcium dans le sang (hypercalcémie en rapport avec une hyperparathyroïdie -sécrétion accrue d'hormone parathyroïde-, une sarcoïdose, une hypervitaminose, une ostéolyse comme on en voit dans les tumeurs osseuses ou lors des immobilisations prolongées).

    Lorsque l'acide urique dans le sang est élevé (hyperuricémie), il peut s'agir d'une goutte ou d'une maladie hématologique.

    D'autres fois, l'hypercalciurie est associée à une calcémie normale (hypercalciurie idiopathique, hypothyroïdie, régimes hyper lactés, maladies qui altèrent la fonction des tubules rénaux...).

    Evolution de la maladie

    Un calcul peut être à l'origine d'un blocage complet de la voie urinaire avec distension du rein et de l'uretère. Outre les douleurs, les risques sont surtout la surinfection des urines dans le rein (pyélonéphrite) et, à un stade plus avancé, la septicémie par passage de bactéries dans la circulation sanguine.

    Le rein obstrué par un calcul peut également s'abcéder (formation d'une poche de pus) et, à long terme, se détruire.

    Le risque ultime d'une lithiase bilatérale (calculs des 2 côtés) est donc l'insuffisance rénale irréversible, nécessitant l'hémodialyse ou la transplantation rénale.

    Lorsqu'un calcul s'engage dans l'urètre, il peut entraîner un blocage complet de la vessie qui nécessite la mise en place d'une sonde dans la vessie.

    Traitement

    Il faut traiter les symptômes, les éventuelles complications et les facteurs favorisants. Les traitements sont donc largement dépendants du type de lithiase.

    En dehors des situations d'urgence, il existe plusieurs traitements médicaux et chirurgicaux possibles qui sont fonction du nombre, de la taille, du siège et de la nature des calculs.

    La douleur est toujours traitée. Elle est soulagée par l'association de médicaments contre la douleur (antalgiques) et d'anti-inflammatoires par voie orale. L'hospitalisation n'est nécessaire que lorsque la douleur est importante ou lorsqu'il existe une complication (pyélonéphrite, insuffisance rénale). Selon les cas, le traitement va être médical ou chirurgical.

    Le traitement médical inclue certaines règles d'hygiène, le traitement d'une maladie (ex : la goutte) lorsqu'elle est en cause, et la lithotritie extra-corporelle (LEC).

    Les mesures diététiques dépendent de la nature des calculs.

    En cas de lithiase calcique : régime alimentaire appauvri en calcium

    • Diminuer la consommation de lait et de laitages ;
    • Supprimer certains aliments : épinard, betterave, asperge, noix, thé, café, chocolat et cacao ;
    • Boire abondamment et des eaux faiblement minéralisées.

    En cas de lithiase urique :

    • Alcalinisation des urines (pour obtenir un pH supérieur à 7) 1 à 2 litres d'eau de Vichy/jour, sirop de THAM, citrate de sodium...
    • Régime alimentaire pauvre en protéines et en purines :

      • Supprimer cervelle, ris de veau, gibier, charcuterie, viandes fumées et faisandées, foie gras, poisson, caviar, crustacés, fromages forts, vins purs, alcool ;
      • Préférer une alimentation riche en fruits et en légumes avec des quantités limitées de viande et avec des boissons abondantes.

    La lithotritie extra-corporelle consiste à fragmenter le calcul par des ondes piézoélectriques. Le patient se place dans une « baignoire » et une machine délivre des ondes de choc qui vont pénétrer le corps et dissoudre le calcul. Cette technique est assez efficace.

    Un drainage chirurgical en urgence, soit par les voies naturelles, soit au travers de la peau, est indiqué lorsque le rein s'infecte ou lorsque sa fonction s'altère.

    Le traitement chirurgical peut consister à retirer les calculs par une incision, par voie classique ou par colioscopie à l'aide d'une caméra intra-corporelle.

    Les petits calculs peuvent aussi être retirés ou détruits par endoscopie en remontant le long des voies naturelles, sans qu'aucune incision ne soit nécessaire.

    La troisième alternative chirurgicale est la chirurgie percutanée, qui consiste à aborder l'intérieur des cavités rénales par une incision lombaire de quelques centimètres.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_521_lithiase_urinaire.htm

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Activités sur le thème du diabète : avril 2013 - 28/03/2013

    En collaboration avec l’Association Belge du Diabète (ABD), le RML-B organise prochainement plusieurs activités pour les personnes diabétiques et leurs proches :


    Déchiffrer et comprendre les étiquettes : apportez vos emballages alimentaires, nous les analyserons ensemble


    A SCHAERBEEK

    Quand?Mardi23 avril 2013de 13h00 à 15h00
    Où?dans les locaux du Carrefour-Santé de Schaerbeek



    Espace Vogler - Rue Vogler, 38 - 1030 Bruxelles

    Plus d'information :cliquez icipour télécharger l'invitation

    A MOLENBEEK-ST-JEAN

    Quand?Jeudi25 avril 2013de 13h00 à 15h00
    Où?dans les locaux de la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale


    Rue Mommaerts, 4 - 1080 Bruxelles

    Plus d'information :cliquez icipour télécharger l'invitation

     

    A WOLUWE-ST-LAMBERT

    Quand? Vendredi 26 avril 2013 de 14h00 à 16h00
    Où?  dans les locaux du Carrefour-Santé de Woluwe-St-Lambert


    RML-B : Av. Léon Tombu, 4 - 1200 Bruxelles

    Plus d'information : cliquez ici pour télécharger l'invitation

     



    N'hésitez pas à transférer ces informations à toute personne susceptible d’être intéressée par les activités.



    Si vous souhaitez davantage de renseignement sur le projet, nous restons à votre disposition via notre helpdesk téléphonique : 02/375.12.97 ou par mail: info.rml@famgb.be

     

    http://www.rmlb.be/news/activites-sur-le-theme-du-diabete-avril-2013

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L’ophtalmologiste, spécialiste de la vue

    Dès le plus jeune âge, nos yeux doivent faire l’objet de toute l’attention des médecins. Au fil du temps notre vue se modifie et avec l’âge des bilans réguliers chez un spécialiste s’avèrent nécessaires pour détecter une myopie, une hypermétropie, un astigmatisme mais aussi d’autres affections plus graves.

    1 - Qu’est-ce que l’ophtalmologie ?

    Cette activité traite l’ensemble des affections de l’oeil, des paupières ainsi que des voies lacrymales et assure la correction des troubles de la vision. Au-delà de la prescription de lunettes ou lentilles - qu’ils sont les seuls à pouvoir effectuer -, les ophtalmologistes soignent entre autres les glaucomes, les cataractes, les décollements de rétine…

    2 - Quand va-t-on voir un ophtalmologiste ?

    ophtalmologisteEn principe, la vision doit faire l’objet d’un contrôle systématique chez les bébés (au environ de 6 mois) puis chez les enfants au CP et à l’entrée en sixième. Il convient par la suite à chacun de demander une consultation dès qu’un trouble se fait sentir (difficulté à voir de loin ou de près) ou bien en urgence à l’hôpital, par exemple en cas de projection de produit toxique ou d’un objet dans l’oeil, d’oeil rouge et douloureux, de crise de conjonctivite aiguë. Cependant à partir de 40 ans, lapresbytie se développant particulièrement, bon nombre de personnes viennent consulter plus régulièrement pour un bilan complet. L’idéal est de contrôler sa vision tous les 3 ou 4 ans et après 60 ans, 1 fois par an.

    3 - A quel moment consulter ?

    Malgré la réforme de l’Assurance maladie, l’ophtalmologiste peut être consulté directement. Mais votre médecin traitant peut aussi vous orienter vers lui, s’il souhaite requérir un avis sur le retentissement oculaire d'une pathologie générale.

    4 - Quelles sont les personnes les plus à risque ? 

    Les personnes aux antécédents familiaux et médicaux (diabète, hypertension, cataracte, strabisme…) ainsi que celles qui s’exposent au soleil de façon répétée sans protection. Mais passé 45 ans, de nombreux troubles peuvent aussi apparaître ou s’accentuer chez les hommes comme chez les femmes, dont la plupart nécessitent la prescription de lunettes ou de lentilles correctrices. Le plus fréquent est la presbytie qui résulte du vieillissement normal du système "autofocus" de l’oeil dans la vue de près. Enfin, gare aux idées reçues : rien ne prouve que travailler sur écran d’ordinateur a des effets négatifs sur la vision. C’est le fait de fixer cet écran ou bien de lire beaucoup qui oblige l’oeil à travailler davantage et donc à se fatiguer plus rapidement.

    5 - Que faut-il préparer pour une première consultation ?

     Les antécédents familiaux généraux et ophtalmologiques : renseignez -vous sur les cas de diabète, d’hypertension, de glaucomes, de cataracte, de maladies héréditaires et autre strabisme…

     Les antécédents personnels : hypertension, tabagisme et toutes les opérations antérieures. Apportez aussi vos ordonnances des traitements médicaux en cours et bien sûr vos lunettes ou lentilles si vous en portez déjà.

     Les symptômes : il est important de répertorier les douleurs, gênes visuelles, leur fréquence et date d’apparition.

    6 - Comment se déroule la première consultation ?

    Au départ, le patient expose les raisons de sa visite. Le spécialiste le questionne sur ses antécédents familiaux et personnels et sur ses actuels traitements médicaux. S’il s’agit d’un défaut de vision, le spécialiste prescrira des lunettes et commencera par mesurer la réfraction de l’oeil avec un réfractomètre placé sur les deux yeux. S’ensuivent alors des essais de verres en faisant lire au patient un tableau de lettres afin de mesurer la capacité de la rétine à reconnaître une lettre de plus en plus petite.

    Pour étudier plus en profondeur la structure de l’oeil, le spécialiste peut procéder aussi un examen de fond d’oeil avec ou sans dilatation de la pupille avec des gouttes, afin de visualiser la rétine, les vaisseaux sanguins et le nerf optique. Pour mesurer la tension oculaire, l’ophtalmologiste utilise aussi soit un "tonomètre à air pulsé", soit un aplanomètre, sorte de cône qui s’applique sur la cornée après anesthésie de celle-ci avec des gouttes.

     

    7 - Les mots clés à connaître

     La myopie entraîne une mauvaise vue des objets éloignés sans toucher à la vision de près. Elle résulte d’une trop grande longueur axiale du globe oculaire. L’image de l’objet apparaît alors en avant de la rétine donc de manière floue.

     L’astigmatisme est un défaut optique qui provoque une déformation de la vision résultant d’une courbure inégale de la cornée et plus rarement du cristallin ou de l’ensemble du globe oculaire.

     L’hypermétropie entraîne une vision floue de loin qui s’accentue de près à cause d’une trop courte longueur axiale du globe oculaire.

     La presbytie affecte la vision de près à cause d’une perte progressive de la souplesse du cristallin, liée au processus de vieillissement naturel.

     Le glaucome est une maladie du nerf optique due à une élévation trop forte de la pression intraoculaire. Elle menace plus souvent les diabétiques. La vision se brouille, des maux de tête apparaissent…pouvant aboutir à la cécité.

     La cataracte est une affection du cristallin, lentille située au départ derrière la pupille. Avec le vieillissement, le diabète, les traitements répétés à la cortisone ou plus rarement de cause congénitale, le cristallin s’opacifie progressivement et entraîne une baisse d’acuité visuelle.

     La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) se traduit par une atteinte du macula, partie centrale de la rétine. Elle entraîne une baisse de l’acuité visuelle et une sensation de manque d’éclairage. Elle devient handicapante, empêche de lire, de conduire et même de discerner des personnes. Pour autant, la vision périphérique reste intacte. Difficile à traiter, elle mène au final à la cécité.

    8 - L’ophtalmologie en 5 chiffres

    • Près de 80 % des informations utilisées par le cerveau proviennent de la vision ;
    • Environ 5 500 ophtalmologistes exercent aujourd'hui autour en France ;
    • L’opération de la myopie est de plus en plus courante (10 000 par an) mais 20 % des patients présentent des contre-indications ;
    • Cette opération au laser coûte entre 750 et 1500 € par oeil
    • L’opération de cataracte est très répandue avec 400 000 cas par an.

     

    Emilie Lefèvre
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Zinc

    Le zinc est un oligo-élément qui intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques et joue un rôle important dans le métabolisme des protéines, des glucides et des lipides.



    ZincLa carence en zinc peut entraîner un retard de croissance, des anomalies de la maturation sexuelle, des troubles du goût, des problèmes immunitaires, des problèmes de peau et de cicatrisation. C'est un anti-oxydant et il interviendrait dans la prévention des effets toxiques dus aux radicaux libres. Dans l'acné inflammatoire modérée, le zinc a même démontré une efficacité équivalente à la tétracycline, l'antibiotique de référence dans le traitement de l'acné !

    Quels sont les besoins en zinc ?

    Les apports conseillés en zinc sont d’environ 5 mg par jour chez le nourrisson, 10 mg chez l’enfant, 15 mg chez l’adulte, 20 à 25 mg chez les femmes enceintes et allaitantes.



    Apports conseillés en Zinc (en milligrammes)

    Enfants de 1 à 3 ans

    6

    Enfants de 4 à 6 ans

    7

    Enfants de 6 à 9 ans

    9

    Enfants de 10 à 12 ans

    12

    Adolescents de 13 à 16 ans

    13

    Adolescentes de 13 à 16 ans

    10

    Adolescents de 16 à 19 ans

    13

    Adolescentes de 16-19 ans

    10

    Hommes adultes

    12

    Femmes adultes

    10

    Femmes enceintes

    (3ème trimestre)

    14

    Femmes  allaitantes

    19

    Hommes de plus de 65 ans

    11

    Femmes de plus de 55 ans

    11

    Personne de plus de 75 ans

    12

    Source : Apports nutritionnels conseillés pour la population Française, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, 3e édition, Ed. Tec & Doc.

    Où se cache le Zinc ?

    Les aliments les plus riches en zinc sont les poissons, les viandes et les céréales complètes. Le taux d'absorption du zinc apporté par l'alimentation est de 20 à 30 %.

    Aliments riches en Zinc (en mg pour 100 g)

    Huîtres

    16 mg

    Foie de veau et de porc

    9 mg

    Germes de blé

    7 mg

    Pain complet

    5 mg

    Boeuf

    4 mg

    jaune d'oeuf

    4 mg

    Soja

    3 mg

    Poissons gras, crustacés

    2,5 mg

    Haricots secs, lentilles

    2 mg

    Dr Béatrice Sénemaud
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Epinard: tout savoir


    Venue de Perse, cette belle plante verte a acquis sa notoriété avec Popeye. Toutefois ce n'est pas de fer dont elle est naturellement riche mais d'acide folique ou vitamine B9. Tout jeunet, l'épinard crû est succulent. Ensuite, purée, soupe ou croquettes, feront votre délice. Faites de l'effet à coup sûr avec votre terrine d'épinard.

    Epinard : Saisonnalité

    E
    • Janv.
    • Fev.
    • Mars
    • Avr.
    • Mai
    • Juin
    • Juil.
    • Aout
    • Sept.
    • Oct
    • Nov.
    • Dec.
    Epinard

    Epinard : Valeurs nutritionnelles

    Protéines Glucides Lipides Total énergétique
    2 g 0 g 0 g 17 Kcal

    Composition pour 100 grammes

    Mieux connaître

    Géant d’Hiver, Monstrueux de Viroflay... ces variétés, encore cultivées dans les jardins des particuliers, ont cédé la place, dans les cultures, à des épinards portant les noms musicaux de Symphonie, Polka...
    Les épinards vendus frais proviennent surtout des régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur (de novembre à avril), Nord Picardie et Ile-de-France. Ces deux dernières provenances alimentent les étals d’avril à juin, puis de septembre à novembre.

    Connaissances nutritionnelles

    Peu énergétique, mais à haute densité en fibres, minéraux et vitamines, l'épinard s'intègre parfaitement bien à "l'alimentation-santé" d'aujourd'hui. Grâce précisément à cette richesse en fibres, en provitamines A et en vitamines C et E, il présente des caractéristiques "prévention-cancer" tout à fait intéressantes. Pour conserver au maximum ses qualités nutritionnelles, il doit être choisi aussi frais que possible, cuit très vite, de préférence à l'étuvée, et consommée juste après sa préparation. La teneur en vitamines C de l'épinard peut varier considérablement, selon la saison et les variétés: par exemple, au printemps, on a relevé des taux moyens de 40mg, à l'automne de 72mg et en hiver de 120 mg. Durant le stockage, la diminution de la teneur en vitamine C en raison de l'oxydation due à l'oxygène de l'air: à température ambiante, la perte est de l'ordre de 30% au bout de 24 heures, et de plus de 70% aprés 48 heures. Dés que l'aspect des feuilles est défraichi, la teneur en vitamine C est trés diminuée. Enfin, à la cuisson, les pertes varient entre 30% et 50%: 30% pour une cuisson sans eau, 38% pour une cuisson à l'autocuiseur, 50% pour une cuisson à l'eau en casserole et de plus peu satisfaisante sur le plan gastronomique. La teneur moyenne en vitamine C de l'épinard cuit est de 15 à 20 mg au 100g. L'épinard, comme d'autres légumes frais, peut renfermer des quantités relativement élevées de nitrate, de l'ordre de 80 à 100 mg au 100 grammes (avec des variations importantes, de 20 à 200 mg: le taux augmente avec l'utilisation d'engrais azoté); Lors de la cuisson, et surtout de l'égouttage, on peut éliminer jusqu'à 30% de ces nitrates. L'apport des nitrates alimentaires doit être limité, en raison du risque de transformation de nitrates en nitrites, sous l'action de micro-organismes (dans l'aliment, ou le tube digestif). Pour éviter la formation de ces nitrites, préjudiciables à la santé, on choisira l'épinard aussi frais que possible, on le lavera sans le laisser tremper, on le préparera sans attendre, on le consommera rapidement après cuisson (en évitant surtout de le garder longtemps au chaud). Lithiasiques s'abstenir: on trouve dans l'épinard 400 à 600 mg d'acide xalique aux 100 grammes, et 70 mg d'acide urique. De ce fait, c'est un aliment déconseillé aux personnes qui souffrent de calculs oxaliques ou uriques, et de goutte. Des flavonoides utiles: Outre la clorophylle (pigment vert) et les caroténoides (pigment jaune et orangé dont fait partie la provitamine A), l'épinard renferme des flavonoides - la spinacétine et la palutétine- aux propriétés vitaminiques intéressantes: les flavonoides (ou vitmaines P) augmentent la résistance des petits vaisseaux sanguins (les capillaires), et agissent en synérgie avec la vitamine C dans son action anti-scorbutique.

    Comment choisir des épinards

    Bien frais, les épinards possèdent un feuillage d’un beau vert franc, lisse, charnu sans être trop épais ni trop exagérément humide.

    Comment conserver
    Les épinards se consomment de préférence le jour de l’achat; ils ne se conserveront pas plus de 2 jours au réfrigérateur.
    En cas d’abondance, il est possible de congeler les épinards en sachets, après les avoir blanchis 3 minutes à l’eau bouillante et les avoir égouttés.



    Comment préparer des épinards

    Tout simplement : après avoir équeuté les feuilles des épinards, repliez la base des feuilles en deux et, avec un couteau, tirez délicatement la nervure centrale. Cette préparation devient inutile lorsque les feuilles sont bien jeunes. Lavez les épinards sous l’eau du robinet sans les laisser tremper.

    Comment cuire
    Mettez les feuilles, lavées et égouttées, dans une grande casserole (beurrée ou non), sans ajouter d’eau et laissez cuire à feu moyen de 10 à 15 min, en remuant de temps en temps.
    «A la chinoise», les feuilles sont revenues avec de l’ail et des oignons nouveaux.



    Trucs et astuces

    Mixez une poignée d’épinards cuits et incorporez-la dans une sauce pour lui donner de la couleur. Le «vert d’épinard» était autrefois abondamment utilisé pour colorer des mets, y compris des glaçages sur les gâteaux.

    Suggestions d'utilisation

    Une soupe crémeuse…
    600 g d’épinards blanchis 1 min, égouttés, puis Cuits au beurre 5 min, mouillés de 20 cl de vin blanc et de 1, 5 l de bouillon. Le tout est mixé, additionné de 20 cl de crème et versé dans une soupière sur 2 jaunes d’œufs citronnés. A votre fantaisie, agrémentez ce potage de noisettes concassées, de curry, de croutons dorés...
    Des salades toniques
    Jeunes pousses d’épinards et 3 dés de pommes crues, vinaigrette au citron, copeaux de parmesan frais, vinaigrette à l’huile d’olive.
    Oeuf dur passé à la moulinette, vinaigrette au bleu.
    Cubes de féta, olives violettes cassées à peine pimentées.
    et des gratins fins 
    Epinards à peine ébouillantés et cuits dans un beurre noisette font un nid accueillant pour un œuf qu’il suffit de faire gratiner au four avec un peu de fromage des Pyrénées.
    Filets de haddock pochés et effilochés, couchés sur un lit d’ épinards à la crème ou à la
    béchamel.
    Idées pêle-mêle 
    Epinards à la mode andalouse: les légumes cuits sont poêlés avec des pois chiches, du pain aillé et pilé, des gousses d’ail écrasées, un filet de vinaigre, du paprika et du cumin.
    Grecs, les chaussons d’épinard et de fetta ou encore les légumes mêlés à du riz, des oignons et de l’aneth. 3 Flans d’épinards, cuits au four (30 min, th5), au bain dans des ramequins, mélangés à de la crème et des oeufs. Insolite : faites préalablement infuser de la noix de coco râpée dans la crème.











    Histoire des épinards

    On le pense originaire du Caucase ou de l'Afghanistan, à moins que ce ne soit de Perse: son nom, d'origine arabe, "esbanach", ou "sebanach" viendrait du persan, "ispany". Il pousse toujours à l'état spontané dans toutes ces parties du monde. Inconnu des grandes civilisations de l'antiquité gréco-romaine, l'épinard aurait été introduit en Andalousie par les arabes, peu avant l'an mil. Leurs médecins l'utilisaient pour réaliser des cataplasmes soignant les douleurs de foie ou d'estomac ! Introduit en France au temps des croisés, in ne fut guère estimé: on le traitait "d'herbe de carème". Il faudra attendre Catherine de Médicis, qui appréciait fort ce légume, pour qu'il soit cultivé réellement dans notre pays. Les préparations dites "à la Florentine" nous le rappellent. Ce légume-feuille fut vite connu pour ses vertus curatives favorisant une digestion heureuse, et reçut le surnom de "balai de l'estomac". Les médecins l'ont apprécié pendant des siècles, avant qu'il ne connaisse une promotion populaire mondiale grâce au célèbre Popeye. 


    Source
    www.fraichattitude.com



    http://recettes.doctissimo.fr/ingredients/recette-epinard/tout-savoir.htm

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Bébé secoué : des séquelles dramatiques

    A peine venus au monde, des nourrissons sont parfois victimes de maltraitance. Irrités par leurs pleurs, certains adultes secouent l'enfant pour le faire taire. Ce geste d'énervement est loin d'être anodin, il peut entraîner des conséquences neurologiques irrémédiables et le décès du bébé dans 10 % des cas.

    Des chiffres qui font frémir... 230 nourrissons ont été accueillis en quatre ans à l'hôpital Necker à Paris vraisemblablement victimes du "syndrome du bébé secoué". Présentées lors d'une table ronde sur ce thème, ces données ont été avancées par le Pr. Dominique Renier (Service de Neurochirurgie - CHU Necker-Enfants Malades - Paris), qui reconnaît recevoir dans son département de plus en plus de bébés victimes de secousses trop violentes1.

    Une maltraitance grave de conséquences

    Bébé secouéEgalement appelée syndrome d'impact des secousses, cette maltraitance a des conséquences neurologiques dramatiques. Excédés par les pleurs, fatigués, les nerfs à fleur de peau, des parents ou des baby-sitters craquent nerveusement et agitent trop violemment l'enfant. Secoué comme un prunier, le cerveau va alors s'écraser contre la boite crânienne, créant des hémorragies, des lésions importantes aux tissus et un gonflement du cerveau. Loin d'être anodins, ces gestes peuvent entraîner la mort de l'enfant. La gravité de la blessure dépend de la force et de la taille de l'enfant. 
    Avec une tête trop lourde et des muscles du cou trop faibles, une secousse violente peut endommager certaines veines et créer un hématome... parfois fatal. Le Pr. Renier ajoute que "durant la première année, l'espace situé entre le cerveau et les méninges est élargi, et les veines qui le traversent sont exposées au risque de rupture par cisaillement lors de secousses brutales, et ce d'autant plus que la tête du nourrisson, lourde par rapport au reste du corps, est mal maintenue par des muscles cervicaux encore trop faibles".

    Des séquelles à vie

    Ce sont les bébés de moins de six mois qui sont les plus vulnérables. Les garçons sont plus touchés que les filles et représentent 60 % des victimes. "Chez le garçon de moins d'un an, il y a plus d'espace entre le cerveau et la boite crânienne que chez les filles. Ces raisons physiologiques de contenant trop important par rapport au contenu explique cette proportion plus importante de victimes chez les bébés de sexe masculin" précise le Pr. Dominique Renier.

    Dans les jours ou les semaines qui suivent un épisode de secousses violentes :

    • 10 % des bébés meurent,
    • 25 % souffrent d'hémiplégie, retard mental majeur, cécité, épilepsie rebelle...
    • 50 % hériteront d'un mauvais pronostic : épilepsie contrôlée, paralysie ponctuelle, retard mental modéré, etc... ;
    • seul moins d'un enfant sur quatre s'en sortirait sans séquelle.

    Selon le Dr Marie Cécile Nassogne (déjà à l'origine d'autres publications sur le sujet2) qui a étudié 35 cas sur plus de 15 ans, le bilan serait encore plus lourd : 92 % des enfants secoués souffriraient d'un retard mental ou de troubles d'apprentissage dans les six ans suivants.

    Portrait d'un serial secoueur

    Ce syndrome du bébé secoué est le résultat d'une maltraitance parfois inconsciente. Une fois les premiers soins administrés, il conviendra de s'interroger sur les circonstances pour éviter le risque de récidive. La victime n'étant pas en mesure de rapporter les faits, il est difficile de savoir si les lésions sont le fait d'une brutalité intentionnelle ou involontaire. "Dans la quasi-totalité des cas, la vérité ne sera approchée que pas à pas. Il est exceptionnel que le traumatisme causal soit unique et parfaitement identifiable. L'enfant martyr de parents bourreaux, dans cette tranche d'âge, nous ne l'avons jamais rencontré. Tout est plus insidieux, subtil et nuancé" conclut le Pr. Renier.

     

    Au Canada, où ce problème a fait l'objet de différentes recherches, les trois quarts des agresseurs sont des hommes :

    • Les pères représentent entre 30 et 50 % des auteurs ;
    • Les amis de la mère 20 % ;
    • Les baby-sitters ou gardiens/gardiennes entre 10 et 20 % ;
    • La plupart des auteurs ont moins de 25 ans.

    Dès que les parents sentent monter une colère incontrôlable, ils doivent demander de l'aide sans attendre à un proche, un médecin ou un pédiatre. Ils devront également être sûrs de connaître suffisamment bien la personne à qui ils confient la garde de leur enfant.

    Outre-Atlantique, ce syndrome a été l'objet de différentes campagnes de prévention sous le titre clair "Never shake a baby ! "(Ne secouer jamais un bébé !) 3. En France, une campagne nationale pour le grand public est prévue avant la fin de l'année. "Les plaquettes d'information, les brochures... tout est prêt ! La balle est actuellement dans le camp du Ministère" nous précise le Pr. Renier.

    David Bême

    1- Le bébé secoué. Pr Dominique Renier. 181 pages. Editions Karthala (2000)
    2- Dev Med Child Neurol 1995 Nov;37(11):943-56
    3- Child Abuse Negl 1992 ; 16 :11-18

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Halte aux nez qui piquent !

    Le printemps s’annonce enfin, synonyme de ballades en forêt et de déjeuners sur l’herbe. Mais pour vous, comme pour des millions de Français, cette période annonce aussi le retour d’un rhume des foins tenace qui durera jusqu'à l’automne. Pour que la rhinite allergique ne vous gâche plus la vie, suivez les conseils pratiques de Doctissimo.

    Le rhume des foinsNez qui pique et qui démange, éternuements, sensation permanente d’avoir les oreilles bouchées, yeux bouffis au réveil qui pleurent à la moindre ballade dans les champs… Le printemps n’est pas une partie de plaisir, et si les symptômes de la rhinite allergique sont sans gravité, ils restent difficiles à supporter au quotidien. Pénible de passer son temps à ce moucher lors d’un dîner entre amis, d’avoir les yeux irrités et gonflés lors d’une réunion professionnelle, ou d’éternuer toutes les 5 minutes pendant un cours ou lors d’un examen !!!

    Des conseils pratiques

    Le rhume des foins que vous subissez depuis des années n'est pas une fatalité, n'hésitez pas à en parler à votre médecin. Il cherchera d'abord à éliminer une autre cause de rhinite et d'écoulement nasal en effectuant un examen détaillé de votre gorge et de votre nez, et il recherchera également des signes d'allergie pouvant être situés à d'autres endroits de votre corps (eczéma, asthme, ...). Un interrogatoire approfondi l'aidera à évaluer vos antécédents : avez-vous eu d'autres signes d'allergie, vos parents ou vos grands-parents sont- ils allergiques, etc.

    Finalement, il peut être conduit à vous proposer des tests réalisés par un allergologue dans le cadre d'un bilan allergique afin de rechercher quelles sont précisément les substances qui vous déclenchent ces symptômes.

    Dans le cas de rhinites allergiques saisonnières, un traitement préventif parantihistaminiques peut vous être prescrit : souvent un tel traitement permettra d'éviter complètement l'apparition des symptômes, et dans tous les cas, il les diminuera de façon importante. Celui-ci doit être mis en route dès le début de la période pendant laquelle survient habituellement votre rhume des foins.

    Pour les rhinites per annuelles, il faut impérativement prendre en charge l'environnement : éviter la moquette, traiter tous les éléments textiles avec des acaricides dans les chambres et utiliser des housses traitées en cas d'allergie aux acariens. Eviter les animaux, et au minimum leur interdire l'entrée dans les chambres. Selon la nature de la substance allergisante, prendre les mesures nécessaires pour réduire son contact et son inhalation. L'utilisation d'un filtre anti-pollen dans la voiture peut également diminuer l'exposition à l'allergène.

    Quel que soit le type de rhinite allergique, le traitement médicamenteux symptomatique fait appel à des cures d'antihistaminiques ou descorticoïdes en pulvérisation par voie nasaleassociés ou non. La désensibilisation - aujourd'hui majoritairement prescrite par voie sublinguale - est le seul traitement qui agit durablement sur la cause de l'allergie, permettant de modifier favorablement l'évolution de la maladie.

    Bien sûr, la première des choses est d'éviter autant que possible le contact avec la ou les substances responsables de votre rhinite allergique...pas toujours simple !!!

    Une irritation permanente

    Les signes sont biens connus de ceux qui subissent cette maladie. Un nez qui se met à couler en permanence, avec un écoulement clair comme de l’eau (on parle de rhinorrhée aqueuse) et qui oblige à remplir ses poches de mouchoirs. Souvent, il existe également des signes au niveau des yeux : larmoiements, picotements, démangeaisons, sensation d’avoir les paupières irritées et gonflées.

    Une sensation d’avoir les oreilles bouchées est également souvent associée, liée à l’épaississement de la paroi des trompes d’eustache, ces petits canaux qui vont de la gorge à l’oreille moyenne et qui ont pour rôle d’équilibrer la pression entre l’intérieur et l’extérieur du tympan.

    La répétition de ces irritations fini par avoir un effet sur les parois du nez, qu’elles rendent plus fragiles et plus sensibles aux infections.

    30 % de la population adulte atteinte

    Souvent négligée par les patients qui ne se considèrent pas véritablement malades, la rhinite allergique est une réaction des parois du nez à la présence d’une substance externe capable de déclencher une réaction d’allergie. Cette substance (alors appelée allergène) entraîne une réponse de certaines cellules immunitaires qui produisent automatiquement une trop grande quantité d’anticorps (Immunoglobulines de type E ou IgE) au niveau de la muqueuse nasale, c’est-à-dire du revêtement intérieur du nez. Cette production s’accompagne également d’une dilatation des vaisseaux sanguins et de l’émission locale de substances irritantes. Comme cette réaction a lieu localement sur toute la zone ORL, c’est le nez mais aussi tous les organes qui lui sont reliés qui vont être touchés : l’arrière gorge, l’oreille moyenne et les yeux.

    30 % de la population présente tous les ans une rhinite allergique, ce qui témoigne chez les personnes atteintes, d’une prédisposition allergique ou d’une sensibilisation à certains allergènes particuliers.

    Les pollens, les poussières et les animaux : premiers coupables

    Dans de très nombreux cas, ce sont les pollens qui déclenchent ces crises : il s’agit alors de rhinites allergiques saisonnières, ou "rhume des foins". En effet, les pollens sont surtout présents selon les régions entre février et septembre. Tous les pollens ne sont pas allergisants : pour posséder cette caractéristique, ceux-ci doivent en effet contenir des protéines qui vont être reconnues par la personne allergique et déclencher une réaction…et la présence de ce type de protéines peut varier considérablement d’une région à l’autre, y compris pour les pollens d’une même espèce d’arbres !!

    D’autre part, les pollens allergisants sont uniquement ceux qui sont disséminés par le vent et qui peuvent donc être respirés par des personnes allergiques : ceux qui sont disséminés par les insectes ne sont pas sources de crises de rhumes des foins. Parmi les plantes donnant les pollens les plus allergisants, on peut citer les graminées (herbes des prairies), l’armoise, l’ambroisie et l’ortie, les cyprès, les bouleaux, les chênes et les platanes.

    Lorsque le produit allergisant est présent en permanence dans l’environnement, les symptômes sont présents tout au long de l’année, et on parle alors de rhinite allergique perannuelle. Celle-ci est essentiellement due à des éléments "domestiques" : poils d’animaux domestiques, plumes ; poussières de maison (dont les célèbres acariens), blattes, etc.

    Dr Laurent Arôme

    Mis à jour le 10 mars 2013

     

    Résistez aux troubles ORL

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0601/sa_4126_rhinite_allergique.htm

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Vers un statut pour l’aidant proche

    09 avril 2013 - Auteur : Jocelyne Minet

    Elles sont irremplaçables, toutes ces personnes qui prennent soin sans compter d’un proche malade ou handicapé afin qu’il puisse rester plus longtemps chez lui. Un avant-projet de loi fait un premier pas dans la reconnaissance d’un statut pour elles.

    On les appelle aidants proches. Ils n’ont aucun diplôme de dispensateur de soins mais se dévouent sans compter pour assister une personne en grande dépendance. La plupart de ces aidants proches sont des femmes entre 45 et 60 ans. Socialement, elles sont d’une valeur inestimable. Encore faut-il que leur propre situation soit clairement définie. C’est pourquoi l’asbl Aidants Proches et son homologue néerlandophone Kenniscentrum Mantelzorg réclament depuis des années un statut légal, ce qui va bien plus loin qu’un simple soutien financier.

    Depuis de longues années déjà, un travail de réflexion est mené sur les réalités et les besoins des aidants proches. Une étude juridique, commandée par le gouvernement fédéral en 2009, a aussi été réalisée par les Facultés Universitaires de Namur et la Vrije Universiteit Brussel. Elle met en exergue la nécessité d’une première étape pour la reconnaissance sociale de l’aidant proche : celle de la définition.

    LA DÉFINITION JURIDIQUE

    L’avant-projet de loi établit la définition juridique de l’aidant proche.

    D’après ce texte, un aidant proche est une personne qui apporte une aide et un soutien continu et régulier à la personne aidée. Il/elle doit :

    • être majeure ou mineure émancipée
    • être un proche parent (tout parent jusqu’au 4ème degré, y compris par alliance) et/ou avoir développé une relation de confiance et de proximité avec la personne aidée
    • apporter l’aide et le soutien de manière non professionnelle, gratuite et en collaboration avec au moins un dispensateur de soins professionnel 
    • y consacrer au moins 20 heures par semaine, calculé sur une période de 6 mois et cet investissement en temps doit avoir des répercussions sur la situation professionnelle et/ou familiale de l’aidant proche.

    Cet avant-projet de loi va être présenté pour avis, entre autres, au Conseil de l’égalité des chances entre hommes et femmes, au Conseil consultatif fédéral puis au Conseil d’Etat. Ensuite, le processus parlementaire pourra commencer.

    DEMANDE DE RECONNAISSANCE

    A terme, l’aidant proche pourra introduire une demande de reconnaissance auprès de sa mutualité, avec l’accord de la personne aidée ou de son représentant légal. Cette reconnaissance lui ouvrira des droits spécifiques. Nous n’en sommes pas encore là mais le coup d’envoi est donné avec l’adoption de ce texte de loi sur la définition légale de l’aidant proche.

    INFOS PRATIQUES

    • Comme aidant proche, vous pouvez vous informer en premier lieu auprès de votre mutualité. Certaines disposent d’un service pour personnes dépendantes et aidants proches.
    • Voyez si votre commune ne prévoit pas une prime pour les aidants proches.
    • Asbl Aidants proches, 4 route de Louvain-La-Neuve, 5001 Belgrade, tél. 081/30.30.32,www.aidantsproches.be
    • Fédération des centrales de services à domicile (CSD), 1 place Saint-Jean, 1000 Bruxelles
        tél. 02 515 02 08,www.fcsd.be

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-7715-Vers-un-statut-pour-l-aidant-proche.html?m_i=GoJGa0yfyWmI1MqrBQ9DnluiSNcyHMGa0lMC08XAA7YAruIaF

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Déglutition : comment traiter les problèmes

    10 décembre 2007 - Auteur : Gwenaëlle Ansieau

    Les troubles de la déglutition sont liés à un véritable problème de santé. Aujourd'hui, ils sont de mieux en mieux décelés et pris en charge.

     

    Table des matières: 

    Les troubles de la déglutition (ou dysphagie) se définissent comme l'ensemble des manifestations anormales du passage des aliments solides ou liquides (et parfois de la salive) de la bouche vers l'estomac », explique Michèle De Gieter, kinésithérapeute au CHU Brugmann.

     

    Les troubles de la déglutition sont liés à un véritable problème de santé. Aujourd'hui, ils sont de mieux en mieux décelés et pris en charge.
     

     

    OPÉRATION EN TROIS TEMPS

    La déglutition est donc un geste que nous effectuons plusieurs centaines de fois par jour, lorsque nous avalons notre salive, buvons et mangeons. Elle se déroule en trois phases :

    • La phase orale 
      C'est le travail des lèvres, des dents, de la langue, de la mastication, de l'insalivation...
    • La phase pharyngée 
      Quand la langue pousse les aliments vers l'arrière, ceux-ci viennent stimuler les piliers pharyngés, à l'entrée du pharynx, informant le cerveau de la nécessité de fermer les voies aériennes. A ce stade, on ne commande plus rien, tout est réflexe.
    • La phase œsophagienne 
      Quand le carrefour entre voies respiratoires et voies digestives est franchi, le sphincter œsophagien supérieur s'ouvre, les aliments descendent dans l'£œsophage.

    LES SYMPTÔMES

    Les troubles de la déglutition ont différentes formes : difficulté à mastiquer, à avaler, accumulation de salive, production de glaires et, plus visibles, les « fausses routes ».

    « C'est ce qu'on appelle avaler de travers, explique Michèle De Gieter. Une partie de ce qu'on avait en bouche part dans les poumons. S'il y a passage vers le pharynx, nous toussons pour éjecter l'aliment. Mais avec un gros morceau, les voies respiratoires se bouchent, on risque l'asphyxie. Pas le temps pour les secours ! Il faut tousser très fort pour tenter de faire sortir l'aliment. Si ça ne marche pas, pratiquez la manœuvre de Heimlich.

    Plus insidieuse, la fausse route sourde : de petites sécrétions pénètrent dans les voies respiratoires, mais il n'y a pas de réflexe de toux, pour raisons diverses (maladie neurologique sous-jacente,  la personne a été opérée à cet endroit, etc.). On a alors la voix mouillée. Ce qui peut provoquer une surinfection bronchique».

     

    DE NOMBREUSES RÉPERCUSSIONS

    Les conséquences des troubles sont multiples. Gênés par des douleurs ou des sensations de blocage alimentaire dans la gorge, certains vont, sans s'en rendre compte, moins s'alimenter et perdre du poids. « Ils ne comprennent pas leur perte de poids. En discutant avec eux, on comprend qu'ils ont écarté certains aliments. »

    Autre conséquence : d'ordre social. « L'alimentation a un rôle social important, souligne Michèle De Gieter. Les personnes ne veulent plus aller au restaurant, voir leur famille, de peur de s'étrangler, tousser en public, etc. Elles vont s'isoler et parfois, déprimer ».

    D'autres, sujets à de fausses routes sourdes, vont souffrir d'encombrements pulmonaires à répétition, sans qu'on en décèle la cause. « Ils seront mis sous traitement pour des bronchites dont on ne trouve pas l'origine ! »

    D'OÙ VIENNENT CES TROUBLES ?

    Les troubles de la déglutition peuvent arriver soudainement, notamment après un accident vasculaire cérébral (AVC), un traumatisme crânien, ou chez ceux qui, pour raisons médicales, ont été intubés.

    Sinon, leur apparition est plus progressive. « Ils accompagnent souvent les problèmes neurologiques : maladie de Parkinson, sclérose en plaques. Dans ce cas, les soucis de déglutition arrivent de manière insidieuse. Une personne peut perdre du poids, sentir une gêne. Ces troubles surviennent aussi avec l'âge, quand la sensibilité de la bouche et la force musculaire diminuent, si la dentition n'est plus bonne, si une prothèse dentaire est mal adaptée. La mécanique de la déglutition est alors perturbée. »

     

    UNE RÉÉDUCATION PLURIDISCIPLINAIRE

    Pour comprendre et évaluer le cas du patient, le médecin ORL procédera d'abord à un examen clinique. « Ensuite, deux examens complémentaires, fibroscopie et vidéofluoroscopie, apportent beaucoup d'informations, explique Michèle De Gieter. Tout est adapté à chaque cas clinique. En rééducation, on travaille les muscles de la déglutition : langue, lèvres, mâchoire, joues, cou, etc.

    Un deuxième axe de travail consiste à stimuler la bouche au niveau sensitif : on va utiliser des textures et des goûts différents pour exciter les terminaisons nerveuses, avoir une meilleure déglutition. »

    La rééducation est pluridisciplinaire. Le logopède entre en jeu avec d'autres outils (sons, lettres, sonorités...).

    Dans ce processus, les diététiciennes ont aussi un rôle. Si le patient a maigri, il recevra des conseils pour enrichir son alimentation de façon naturelle, pour éviter de recourir aux suppléments alimentaires, souvent coûteux.

     

    UN PROGRAMME À LA CARTE

     « S'il s'agit d'une pathologie neurologique évolutive (sclérose en plaques, maladie de Parkinson), nous pourrons seulement retarder l'apparition des symptômes de la dénutrition.

    Pour les apparitions brutales des troubles, comme certains AVC, les rééducations sont plus longues. Pour les troubles liés au vieillissement, après neuf ou dix séances, on constate une amélioration. Il faut revenir sans attendre si le problème réapparaît. »

    Le patient doit aussi adapter son alimentation. « C'est au cas par cas, selon le problème. On va, par exemple, commencer par réduire en purée certains aliments, épaissir les liquides. Dans les cas graves, le médecin aura recours à une alimentation par sonde pour éviter la dénutrition et la déshydratation. »

    Ainsi, il est souvent possible de retrouver, en quelques séances de travail, le plaisir de partager un repas. Un avantage pour la santé et la vie sociale.

     

    LA MANŒUVRE DE HEIMLICH

    Cette manœuvre permet de débloquer un corps étranger coincé dans les voies aériennes.

    Si la personne porte ses mains à la gorge et suffoque, faites les gestes suivants :

    Placez-vous derrière elle, passez vos bras sous les siens, mettez votre poing au-dessus de son nombril, l'autre main par-dessus le poing. Enfoncez le poing d'un coup sec vers vous et vers le haut.

    Vous augmentez ainsi la pression dans les poumons et permettez l'expulsion vers le haut du corps étranger. Répétez ce geste jusqu'à cinq fois si nécessaire.

    Une personne seule peut effectuer cette manœuvre sur elle-même, en s'appuyant sur un coin de table ou en utilisant son propre poing.

    DEUX EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

    La fibroscopie : Un tube fin, flexible, doté d'une mini-caméra, descend dans le larynx, permet de voir ce qu'il s'y passe. Sous fibroscopie, l'ORL peut tester la sensibilité de la langue, de la gorge, regarder s'il y a malformation, si les cordes vocales et l'épiglotte bougent bien. Le patient doit boire de l'eau avec un peu de bleu de méthylène, pour voir si le liquide s'écoule bien, si l'épiglotte bascule, etc.

    La vidéofluoroscopie « Swallowing » : Le patient boit et mange des quantités minimales de produit de contraste (sulfate de baryum ou baryte. La déglutition est filmée en temps réel, suivant la progression des aliments de la cavité buccale vers l'estomac. Cet examen non douloureux permet une évaluation précise et objective du trouble de la déglutition, et d'adapter l'alimentation du patient en fonction de ces capacités fonctionnelles.

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-102-Deglutition-comment-traiter-les-problemes.html_0?


    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Neuf mythes sur le stress

    Muriel Lefevre

    Source: Knack.be 
    mardi 09 avril 2013 à 10h52

    Le stress engendre de nombreuses idées reçues. Que ce soit sur ses causes, ses symptômes ou encore ses traitements. Beaucoup sont fausses. Voici 9 mythes sur le stress.

     

    « Le stress cause des ulcères »

    Contrairement à une idée bien installée, la plupart des ulcères ne sont pas causés par le stress. Le coupable est en réalité à chercher du côté d’une bactérie très commune que l’on retrouve chez 50% des humains, la H. Pylori. Celle-ci cause une infection dans la muqueuse gastrique. Même si le stress peut favoriser les remontées acides et donc aussi les ulcères , c’est pourtant cette bactérie qui est la cause principale.

    « Quelques verres de vin pour diminuer le stress »

    On ferait mieux d’y réfléchir à deux fois avant de se resservir un troisième verre de vin après une journée stressante. Selon une étude de 2008 parue dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism l’alcool stimule justement l’hormone du stress, le cortisol. Par ailleurs, une autre étude de l’université de Chicago vient de démontrer que les effets de l’alcool et du stress s’annulent mutuellement: nous buvons de l’alcool pour nous détendre et évacuer le stress alors que le stress adoucit justement l’effet grisant de l’alcool.

    « Je ne suis pas stressé parce que je n’ai aucun problème » 

    Le stress peut se manifester de plusieurs façons comme l’insomnie, la prise de poids,… Mais ce n’est pas parce qu’on ne ressent aucun de ces symptômes que l’on ne souffre pas du stress. En effet, le stress chronique a de nombreux effets négatifs sur votre santé comme maladies cardiaques ou cancers. C’est pour cette raison que des personnes qui ont un rythme de vie stressant - mais qui n’ont jamais eu le moindre ennui de santé - ont subitement un arrêt cardiaque ou contracte une maladie à laquelle le stress a contribué. C’est ce qu’on appelle les tueurs silencieux. Nous pensons souvent que nous arrivons à maitriser notre stress, mais ce n’est pas le cas.

    « Le stress motive »

    Beaucoup pensent qu’une petite dose de stress a quelque chose de positif. Qu’en situation de stress nous nous dépassons pour réussir nos objectifs. Mais est-ce bien le stress qui nous motive véritablement ? Selon Andrew Bernstein, l’auteur du ‘The Myth of Stress’ dans Psychology Today, ce n’est pas le cas. C’est même le contraire. Par exemple lorsqu’on passe des examens d’embauche, on est déjà très motivé et c’est cette motivation intense qui engendre le stress. Mais cela ne rapporte rien de plus. «Lorsqu’on réussit quelque chose et qu’on est stressé, on est performant malgré le stress et non pas grâce au stress » conclut Bernstein.

    «Le stress et l’angoisse sont deux faces d’une même médaille»

    Des crises d’angoisse sont des troubles mentaux et ne sont donc pas à confondre avec le stress. Et ce, qu’il soit passager ou chronique. Il est vrai que les différences entre les deux ne sont pas toujours tangibles. Le stress est provoqué par une situation, ou une pensée, qui induit la nervosité alors que l’angoisse n’a pas toujours une raison bien définie. S’il est possible de lutter contre le stress, ou même que ce dernier disparaît par lui-même, ce n’est pas le cas pour les crises d’angoisses

    « Les symptômes du stress sont identiques pour tous » 

    Comme il y a un nombre infini de choses qui peuvent causer le stress, la tension peut aussi se manifester de manière différente. Chacun vit son stress différemment. Pour certains cela va se manifester par de la constipation alors que d'autres vont avoir du mal à se concentrer. Notre corps subit toutes sortes de choses lorsqu’on est stressé. C’est pour cela qu’il est utile de savoir comment son organisme réagit en cas de stress.

    « Des évènements négatifs engendrent le stress » 

    Des évènements négatifs peuvent engendrer du stress, mais des évènements heureux peuvent le faire tout autant. Ce n’est pas la pensée ou l’évènement qui provoque le stress, mais comment vous y répondez émotionnellement. Tout ce qui brise la routine et fait ressortir des émotions fortes, positives ou négatives, peut provoquer du stress.

    « Le stress ne peut être évité » 

    Si, le stress peut être évité. Même si l'on ne peut s’empêcher d’être plongé dans des situations stressantes, on peut contrôler sa façon de réagir face aux évènements. Notamment avec la technique de Méditation Pleine Conscience qui semble efficace pour faire baisser la dose de cortisol. Cette dernière permet en effet de déterminer ce qui provoque le stress et de s’y préparer.

    « Le stress est le corolaire du succès »

    Malheureusement, nous vivons dans une culture qui associe le stress à la productivité. C’est pour cette raison que l’on pense que les gens qui réussissent sont forcément stressés. Mais rien n’est moins vrai. Le stress ne signifie pas que l’on a plus de valeur. Cela ne veut pas dire non plus que l’on monte les échelons en travaillant plus longtemps. Faire des heures supplémentaires est même le signe que quelque chose ne va pas. Au contraire de l’idée reçue, c’est celui qui sait gérer son stress à la perfection qui va voguer vers le succès.

    (TE) / Trad M.L.

    http://www.levif.be/info/actualite/sante/neuf-mythes-sur-le-stress/article-4000276551614.htm

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les antiparkinsoniens

    Qui n’a jamais entendu parler de la maladie de Parkinson ? De nombreux et célèbres malades ont participé à la médiatisation de cette pathologie. A tort, on croit qu’elle se limite aux tremblements. De même, les traitements et la stratégie thérapeutique restent souvent méconnus. Doctissimo passe en revue les médicaments utilisés pour traiter cette maladie…

    De cause inconnue, la maladie de Parkinson est caractérisée par un affaiblissement des quantités de dopamine dans le cerveau. Ce neurotransmetteur est primordial à la communication des cellules nerveuses entre elles. Ce manque entraîne un défaut de coordination des différentes zones cérébrales impliquées dans la commande des muscles squelettiques, c’est-à-dire les muscles dits volontaires (les muscles que l’on contrôle). Aucun traitement permettant de guérir la maladie n’existe à ce jour mais il est néanmoins possible de retarder son évolution.

    Les antiparkinsoniensDu point de vue pharmacologique, il est possible d’augmenter les quantités de dopamine au niveau cérébral ou de lutter contre les conséquences de son insuffisance sur l’équilibre des grands systèmes pharmacologiques de notre corps. Les médicaments utilisés sont les antiparkinsoniens. Il existe également des traitements chirurgicaux donnant de bons résultats dans certains cas.

    Les moyens d’action ne manquent pas…

    Afin d’augmenter les quantités de dopamine disponibles, il existe plusieurs possibilités :

    • Augmenter les quantités de dopamine dans le cerveau par un apport ;
    • Augmenter les quantités de dopamine dans le cerveau en diminuant sa dégradation ;
    • Lutter contre les effets néfastes du déficit en dopamine.

    Logiquement pour traiter la maladie de Parkinson, apporter de la dopamine semblerait être le plus approprié. Malheureusement, la dopamine ne peut être utiliser car elle ne passe pas labarrière hémato-encéphalique (BHE). On utilise donc un  de ses précurseurs : la lévodopa(L-Dopa ou dihydroxyphénylalanine) afin d’augmenter la fabrication de dopamine dans le cerveau. Cette substance utilisée depuis les années 1960, passe la BHE, se transforme en dopamine, à l’endroit où elle fait défaut dans le cerveau. Dans le reste du corps, la lévodopa est détruite par une enzyme (la L-Dopadécarboxylase) qui réduit la quantité disponible pour le passage dans le cerveau. Par conséquent, la lévodopa est aujourd’hui systématiquement associée à une autre molécule (le bensérazide ou la carbidopa) chargée d’inhiber sa dégradation en bloquant la L-Dopadécarboxylase en dehors du cerveau.

    Proches de la lévodopa dans le principe d’action, des molécules qui miment l’action de la dopamine ont aussi été découvertes : ce sont les agonistes dopaminergiques. Cette classe contient plusieurs produits dont l’apomorphine. Le plus souvent, ces substances sont dérivées de l’ergot de seigle, un champignon qui parasite le seigle..

     

    Une autre stratégie consiste à bloquer la dégradation de la dopamine dans le cerveau. Il y a deux voies principales pour le catabolisme (destruction) de la dopamine dans le cerveau : la voie de la catéchol-o-méthyltransférase (COMT) et la voie de la monoamine oxydase (MAO). Des médicaments permettant de bloquer la COMT et la MAO ont donc été développés et sont disponibles : ce sont les inhibiteurs de la COMT (ICOMT) ou de la MAO (IMAO).

    D’autres médicaments enfin permettent de lutter contre le déséquilibre créé par le déficit en dopamine. En effet, ce dernier provoque des perturbations de fonctionnement entre les systèmes nerveux sympathique et parasympathique ; systèmes respectivement sous la dépendance des neurones adrénergiques et cholinergiques. Schématiquement, ces deux grands systèmes aux actions plus ou moins opposées assurent l’équilibre dans le fonctionnement des organes vitaux. Pour lutter contre la sur-expression du système cholinergique, des médicaments dits anticholinergiques ont été mis à la disposition des malades.

    Un traitement pas toujours bien toléré

    Le traitement de référence reste encore la lévodopa (dopathérapie) voire les agonistes dopaminergiques. Cette thérapeutique augmente l’espérance de vie des patients d’environ 5 ans. Mais elle ne sera mise en route que si la maladie entraîne une gêne caractérisée, c’est-à-dire seulement si le patient est véritablement gêné dans sa vie quotidienne, car s’ils donnent de bons résultats leur efficacité à tendance à diminuer au bout de trois ans en moyenne (un peu plus pour les agonistes).

    De plus, les effets dopaminergiques de ces substances entraînent des effets secondaires souvent gênants tels que des nausées, des vomissements ou de l’hypotension orthostatique. D’autres effets secondaires de type troubles des mouvements (dyskinésies) ainsi que la baisse d’efficacité du traitement peuvent nécessiter d’associer la lévodopa à d’autres produits (agonistes dopaminergiques, ICOMT, IMAO, anticholinergiques) pour maîtriser la maladie.

    Des perspectives intéressantes

    Les nouveautés ne sont pas légions en ce qui concernent les médicaments de la maladie de Parkinson. De nouvelles formes galéniques permettent néanmoins d’augmenter la durée d’efficacité, le confort d’utilisation ou de diminuer les effets secondaires ; ce qui augmente l’espérance de vie des malades. Par ailleurs, l'EXELON®, utilisé dans la maladie d’Alzheimer, a reçu une autorisation de mise sur le marché dans le traitement des démences légères à modérées chez les patients atteints de maladie de Parkinson.

    La principale voie de recherche est aujourd’hui tournée vers la greffe de neurones, en particulier par la transplantation de tissu nerveux fœtal contenant des neurones dopaminergiques ou des cellules souches…

    François Resplandy

    Mis à jour le 06 mars 2013

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La bouche et le nez secs, des problèmes désagréables

    12 mai 2012 - Auteur : Kari Van Hoorick

    Nombre d'ORL sont confrontés quasi quotidiennement à des patients qui se plaignent d'une bouche sèche. A partir d'un certain âge, l'équilibre hydrique des muqueuses se modifie. Un grand nombre d'aliments exercent également une influence sur l'impression de sécheresse. 

    Avec l'âge, la peau s'assèche et on constate le même phénomène au niveau des muqueuses. Celles-ci sont en quelque sorte la « peau » qui tapisse l'intérieur de l'organisme, en particulier au niveau de la bouche, de la gorge et du nez. En plus des glandes salivaires, on trouve aussi des milliers de glandes plus petites, localisées sur la langue, dans le nez, les sinus et la gorge. Elles entrent en jeu automatiquement lorsqu'on mastique et avale les aliments. La salive contient également des enzymes capables de les décomposer. On en produit dès qu'on prend une bouchée, voire avant. Les glandes salivaires se situent entre les oreilles. Il suffit d'imaginer mordre dans un citron pour avoir, littéralement, l'eau à la bouche. »

    UN PROBLÈME TOUT SAUF ANODIN

    Avec l'âge, cet ingénieux processus d'irrigation peut se « gripper » parce que les muqueuses s'assèchent et s'amincissent. « Plusieurs facteurs environnementaux peuvent aggraver ce phénomène, comme les pièces chaudes ou sèches et l'air conditionné, précise le Pr Schmelzer. Les systèmes de conditionnement d'air ne sont en général pas équipés de filtres anti-pollens et anti-microbes et perturbent donc encore plus des muqueuses affaiblies. Résultat, le nez et la gorge s'assèchent. Les muqueuses se couvrent d'un film collant et la salive produite par les glandes ne parvient plus ou quasi plus à jouer son rôle. D'où cette sensation de sécheresse désagréable.

    Ce n'est pas anodin. Chez certaines personnes, cela peut devenir une gêne au quotidien et causer différents problèmes au niveau des dents ou même des soucis respiratoires. Ceux qui souffrent de bouche sèche ont parfois peur de s'étouffer. Leur qualité de vie en pâtit : ils n'osent plus sortir de chez eux, alors qu'il est primordial de s'aérer ! Sauf lors des pics de smog, c'est-à-dire de pollution aux micro-particules, car ces personnes y sont beaucoup plus sensibles. »

    HUMIDIFIEZ VOTRE ENVIRONNEMENT

    Il n'existe pas de traitement miraculeux pour soigner la déshydratation des muqueuses. Mais on dispose néanmoins d'un arsenal de solutions pour réduire la sécheresse de la bouche, de la gorge et du nez.

    Il faut prendre l'habitude de se rincer régulièrement les fosses nasales avec une solution physiologique marine (ex : Physiomer). On en trouve en pharmacie mais on peut aussi le fabriquer soi-même en ajoutant une cuiller à thé de sel marin à un verre d'eau. Il suffit ensuite de renifler un peu de ce liquide versé dans la paume de la main.

    Je conseille en général aussi d'humidifier la chambre à coucher avec un humidificateur électrique ou en posant un petit récipient rempli d'eau sur le radiateur. Autre solution : faire bouillir une casserole d'eau sur le feu. »

    Le spray nasal contre les rhumes ou le nez bouché est à déconseiller. « A utiliser exceptionnellement, car il assèche les muqueuses et peut faire saigner. Il peut même créer une accoutumance. »

    COMMENT LUTTER CONTRE LA SÉCHERESSE BUCCALE

    On peut combattre la sécheresse buccale via l'alimentation. Ce que nous mangeons exerce, en effet, une influence sur nos muqueuses. Voici ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter :

    • Evitez le vin rouge corsé dont les tanins ont un effet asséchant. Mieux vaut boire du vin blanc ou du champagne, qui stimulent les sécrétions.
    • Ceux qui boivent régulièrement de la bière souffrent moins de sécheresse buccale. La bière se boit souvent en quantité plus importante que le vin, ce qui hydrate la cavité buccale. Attention au tabac qui, lui, assèche considérablement!
    • Buvez 1,5 à 2 l d'eau par jour. Le thé et le café sont moins efficaces en raison de leur effet desséchant. Accompagnez votre tasse de café d'un verre d'eau, comme le proposent les cafés italiens et les tavernes autrichiennes. Si vous avez du mal à avaler tant d'eau, accordez-vous une bière occasionnellement mais pas de sodas qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, dessèchent la bouche.
    • Le chocolat est à éviter, il donne une sensation de bouche collante.
    • La menthe poivrée donne une sensation de fraîcheur mais attention, elle assèche assez rapidement la bouche.
    • Les saveurs amères freinent la production de salive.
    • Les saveurs acides, par exemple les agrumes, sont celles qui mobilisent le plus les glandes salivaires. A privilégier donc, d'autant qu'ils assurent une salive de meilleure qualité.
    • Oui au chewing-gum de temps à autre. Cela stimule les glandes salivaires.
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Un faible taux de mélatonine double le risque de diabète

    03 avril 2013 - Auteur : Nicolas Evrard

    Parfois qualifiée d’ « hormone du sommeil », la mélatonine régule notre horloge biologique et la libération de nombreuses sécrétions hormonales. On sait désormais qu’elle peut aussi avoir une influence sur le risque de diabète de type 2.

     

     

    Produite par notre corps durant la nuit, la mélatonine est surtout connue comme l’hormone qui gère en partie notre rythme circadien. C’est entre autres grâce à elle que nous passons d’un rythme de veille durant la journée au sommeil pendant la nuit ; elle est d’ailleurs prescrite dans certains cas d’insomnie ou pour combattre les effets du décalage horaire.

    On ignore par contre souvent qu’elle est à l’origine de la libération de nombreuses autres hormones dans le corps humain. Une étude scientifique sur 370 femmes, parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), vient encore de le prouver : selon des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital de Boston (USA), la sensibilité à l’insuline – l’hormone régulant la glycémie – serait plus élevée chez les individus possédant des taux plus élevés de mélatonine. Dans leurs conclusions, les scientifiques vont même plus loin : les personnes dont l’organisme produit peu de mélatonine auraient plus de deux fois plus de chances de développer un diabète de type 2. L’information est loin d’être anodine, puisqu’elle pourrait ouvrir un nouveau terrain de recherche dans la lutte contre cette maladie chronique.

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-7665-Un-faible-taux-de-melatonine-double-le-risque-de-diabete.html?m_i=CYFC_e0gy0qAt0FzA9EDnk9Eod_KDAC8i3AGnQa8Z31GvV%2B8o

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Près de 4 patients sur 5 qui souffrent d'apnées du sommeil n'en sont pas conscients

    28 mars 2013 - Auteur : Leen Baekelandt

    Les personnes qui souffrent d'apnées du sommeil n'en sont généralement pas conscientes, alors que cette affection peut avoir des conséquences graves pour leur santé et qu'elle se soigne bien.

    Voilà ce qu'il ressort d'une nouvelle étude scientifique de grande envergure réalisée ces deux dernières années par Philips, en collaboration avec notamment l'Universitair Ziekenhuis Antwerpen. L'étude a été menée auprès de 4.206 collaborateurs de Philips. Des apnées du sommeil ont été diagnostiquées chez 6,4% d'entre eux. Ce pourcentage est nettement supérieur à ce qu'avaient montré des études précédentes. Un élément remarquable est que 78% des personnes chez qui des apnées du sommeil ont été constatées n'étaient nullement conscientes d'être atteintes de ce trouble du sommeil.

     

    L'étude était destinée à recueillir des données scientifiques actuelles sur la fréquence des apnées du sommeil, également baptisées Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS). Depuis des dizaines d'années, médecins et scientifiques soupçonnent que le taux de diagnostic est largement sous-estimé. C'est la raison pour laquelle l'étude s'est intéressée au nombre de personnes qui souffraient de la maladie sans être traités et a voulu savoir si ce pourcentage était supérieur aux chiffres courants, qui oscillent entre 2 et 4%.

     

    L'étude a été organisée parmi les collaborateurs de Philips aux Pays-Bas, sur la base d'une participation volontaire. 29% des collaborateurs de Philips aux Pays-Bas ont pris part à l'étude : hommes et femmes de tous âges, occupant diverses fonctions et de niveau d'études et de contexte socioculturel variés. Les études de dépistage antérieures, souvent citées, s'étaient intéressées à des populations nettement plus faibles.

     

    MEILLEURE COMPRÉHENSION DE LA NATURE ET DE L'AMPLEUR DE LA MALADIE

    Lors des apnées du sommeil, la respiration s'interrompt durant le sommeil, à une fréquence allant de cinq à plus de trente fois par heure. Selon le professeur Johan Verbraecken, coordinateur médical du centre du sommeil à l'Universitair Ziekenhuis Antwerpen et associé à l'étude sur le sommeil, de nombreuses personnes souffrent d'apnées du sommeil sans le savoir : "C'est plus dangereux qu'on ne le pense. Ces personnes récupèrent moins durant la nuit, car leur cycle de sommeil est perturbé. Elles sont constamment fatiguées, somnolentes, elles sont moins productives au travail et facilement irritables à la maison. Elles mettent ça sur le compte du stress ou de la surcharge de travail. Lorsqu'on sait que l'affection augmente le risque d'hypertension artérielle, de diabète et de maladies cardiovasculaires, on comprend pourquoi il est primordial que ces personnes se fassent soigner. Cette étude a permis à la science d'en apprendre davantage sur la nature et l'ampleur de la maladie, avec des conséquences positives à la clé pour les personnes atteintes d'apnées du sommeil. La prise de conscience du tableau clinique devrait aider les patients et les médecins généralistes à être plus attentifs aux symptômes, pour diriger le patient et le prendre en charge plus rapidement."

     

    PRÉVENIR DES PROBLÈMES DE SANTÉ PLUS GRAVES

     Hans de Jong, CEO de Philips Benelux: "Avec cette étude, nous investissons dans la santé de nos collaborateurs. Ceux-ci peuvent être protégés contre des problèmes de santé plus graves, synonymes d'incapacité de travail, et c'est donc dans notre intérêt en notre qualité d'employeur. Une fois diagnostiquées, les apnées du sommeil se traitent bien, à l'aide de moyens relativement simples. En outre, nous pouvons apporter une contribution sociale importante aux connaissances en matière d'apnées du sommeil, qui pourra s'avérer précieuse pour la science, les médecins et de nombreux patients de par le monde." Philips occupe à l'échelle mondiale une position dominante dans le domaine des produits favorisant un sommeil réparateur et destinés au traitement des troubles du sommeil. La collaboration avec des scientifiques et des organisations de patients est en outre importante pour la mise au point de solutions novatrices.

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-7653-Pres-de-4-patients-sur-5-qui-souffrent-d-apnees-du-sommeil-n-en-sont-pas-conscients.html?m_i=FXCF_zS85COOCQG3Nw1Y_0WpD_9NEzF%2Bl0zJio4sSft9gvn%2Bh

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Donner son corps à la science, un acte de générosité à préserver

    Le don du corps à la science s'est développé pour permettre aux facultés de médecine de poursuivre leurs enseignements et activités de recherche, notamment en anatomie. En France, 28 centres de don recueillent ainsi les corps de 2 500 à 3 000 donateurs chaque année3.

    Alors que l'anatomie est moins présente dans la formation des étudiants en médecine, que des logiciels de simulation permettent d'opérer virtuellement, que la recherche a de nouveaux moyens d'investigation à sa disposition... le don de corps continue d'être indispensable. S'il est relativement simple de devenir donateur, le fonctionnement des établissements receveurs mériterait toutefois d'être harmonisé.

    Donner son corps à la science : une pratique récente encadrée par la loi

    Don corps scienceLe "don du corps à la science" existe depuis les années soixante. Jusqu'au milieu du XXème siècle en effet, les corps disséqués étaient principalement ceux de condamnés à mort, puis de personnes décédées seules à l'hôpital ou dont la famille ne pouvait assurer les obsèques. Avec l'amélioration des conditions de vie, les corps abandonnés sont devenus rares, obligeant les universités à faire appel aux donateurs.

    Sur le plan juridique, le don du corps s'apparente à un legs. Il est régi par le Code général des collectivités territoriales1 et repose sur la rédaction d'un testament manuscrit par lequel le donateur s'engage à abandonner son corps au profit d'un établissement receveur.

    Dans certaines familles, donner son corps est presque une tradition. Djamel Taleb2, qui coordonne le service de don du corps de l'École de chirurgie de Paris, précise : "Le don du corps est un acte de générosité, de solidarité et de haute signification humaine. Souvent, le donateur a lui-même un lourd passé médical ou bien il est parent d'un malade. Il peut aussi vouloir protéger ses proches en leur épargnant l'enterrement et ses frais".

    Les personnes dont le don a été accepté reçoivent une carte mentionnant leur volonté et le service à contacter immédiatement après le décès. L'établissement receveur dispose de 48 heures pour réceptionner le corps accompagné d'un volet du certificat de décès, d'un certificat de non contagion et de la déclaration préalable de transport. Le dépassement de ce délai, une infection transmissible (VIHhépatite...), un problème médico-légal, un décès à l'étranger ou la perte de la carte de donateur peuvent faire échouer le don.

    Président de l'association des dons du corps du centre-ouest (Tours), le Dr Christophe Destrieux3 remarque : "Le don du corps ne doit pas être confondu avec le don d'organes4 qui, de par sa vocation à sauver directement des vies, demeure prioritaire si les conditions du décès le permettent."

    Léguer son corps à la science, une démarche utile à l'enseignement et la recherche

    Chaque centre de don possède ses propres règles de fonctionnement. A leur arrivée, les corps peuvent subir diverses analyses permettant de s'assurer de l'absence de maladie transmissible. Ils sont ensuite conservés au frais, congelés ou embaumés. "L'embaumement utilise des produits chimiques qui suppriment les germes mais donnent aux tissus une texture particulière pouvant interdire certaines utilisations", précise le Dr Destrieux. Alors que les jeunes étudiants n'ont accès qu'aux corps embaumés, les médecins plus expérimentés (internes, chirurgiens, anesthésistes...) travaillent donc plus généralement sur des corps frais ou décongelés.

    Le Pr Jean-Pierre Richer5, responsable du centre de don et enseignant à l'Ecole de chirurgie de Poitiers, revient sur la nécessité de recourir au corps humain pour former les futurs médecins : "Les étudiants utilisent des pelvi-trainers, sortes de boîtes fermées à l'intérieur desquelles ils manipulent leurs instruments et qui peuvent être reliées à une caméra pour mimer unecœlioscopie. Certains programmes informatiques permettent aussi de réaliser quelques interventions chirurgicales. Cependant, le retour de force ne correspond pas à la réalité et les interventions proposées demeurent limitées."

    Ses étudiants ont accès aux corps dès la deuxième année de médecine. "Les séances de dissection sont très encadrées. Nous menons une réflexion sur la mort et insistons sur les aspects éthiques", poursuit le Pr Richer. A l'Ecole de chirurgie de Paris, les élèves sont plus âgés. Les corps, appelés "sujets anatomiques", subissent de véritables interventions avec suture des plaies en fin de séance. Les praticiens déjà en poste recourent aussi au corps humain pour perfectionner leurs gestes, se former aux nouveautés ou servir la recherche fondamentale et clinique.

    "Un sujet anatomique peut demeurer trois semaines en chambre froide, donc être utilisé pendant quinze jours ouvrables pour toute une série de cours et de travaux de recherche programmés à l'avance", précise Djamel Taleb. Cette organisation a l'avantage de conserver le corps entier mais elle n'est pas systématique.

    Après les travaux, le corps est mis en bière et conduit au crématorium pour être incinéré. De rares centres, comme l'Ecole de chirurgie de Paris, acceptent d'assurer sa traçabilité pour restituer les cendres aux familles si le donateur l'a stipulé par écrit lors du don. La plupart du temps cependant, les cendres sont déposées dans une tombe à la mémoire des donateurs anonymes sur laquelle les familles peuvent se recueillir.

    Faire don de son corps à la science : des inégalités menacent la pérennité du système

    Chaque année, 2 500 à 3 000 corps (environ un corps pour 200 décès), sont donnés aux 28 centres de don du corps situés dans les facultés de médecine disposant de leur propre laboratoire d'anatomie6. La répartition des dons est cependant très inégale. Créé en 1974, le service du don du corps de l'Ecole de chirurgie de Paris est à l'équilibre, avec 180 décès de donateurs par an, tandis que le laboratoire d'anatomie de Poitiers, né dans les années 90, n'accueille que quelques dizaines de corps chaque année du fait de son fichier plus récent. Selon un rapport de l'Igas en 20027, certaines facultés ne parviennent pas à assurer l'enseignement pratique minimal en anatomie correspondant aux obligations réglementaires. Ces dernières années, le centre de Tours a vu diminuer les promesses de dons. Pour les relancer, il va distribuer des plaquettes d'information dans les salles d'attente des médecins.

    Autre frein à l'utilisation de corps de donateurs : leur coût. "Les laboratoires sont censés prendre en charge le transport du corps, sa préparation, la crémation... sans que rien de spécifique ne soit mis en place dans le budget des universités", déplore le Pr Richer. En fonction du lieu de décès, des travaux effectués, des tarifs du crématorium... un don coûte facilement plus de 1 000 €. Or, mis à part l'Ecole de chirurgie de Paris, tous les centres de don dépendent du ministère de l'enseignement qui n'accorde aucun moyen supplémentaire aux universités qui les abritent. Le donateur doit souvent s'acquitter d'une participation financière et/ou les familles prendre en charge le transport. Le centre de Tours demande par exemple 900 € alors qu'il lui en faudrait 1 100 € pour équilibrer ses comptes.

    En 2007, un groupe de travail a été chargé de proposer des solutions pour assurer la gratuité du don, faciliter le transfert des corps entre les différents centres, harmoniser leur fonctionnement... Le projet présenté demandait plusieurs millions d'euros. Il est toujours en suspens.

    Devenir donateur en 5 étapes

    - Contactez le ou les établissements les plus proches de votre domicile pour demander leur plaquette d'information et connaître leur fonctionnement concernant le transport du corps, la participation financière demandée, la restitution des cendres...

    - Abordez le sujet avec vos proches. Vous préférez peut-être taire votre décision pour les protéger ? Imaginez leur surprise au moment du décès ! La découverte peut provoquer un conflit intrafamilial ou avec l'établissement receveur qui ne voudra pas accepter le corps dans de telles conditions.
    - Envoyez au centre choisi une lettre manuscrite, datée et signée mentionnant votre volonté de lui faire don de votre corps (testament olographe). Certains centres demandent d'autres renseignements, y compris médicaux pour s'assurer de l'absence de maladie contagieuse.
    - S'il accepte votre don, l'établissement receveur vous envoie une attestation à insérer dans le livret de famille et une carte de donateur à conserver sur vous. Pour annuler le don, il suffit de le prévenir et de déchirer ces documents. Le don peut être refusé si vous ne portez pas la carte au moment du décès.
    - Pour financer le transport du corps et/ou sa prise en charge par le centre de don, vous pouvez programmer un prélèvement automatique, ajouter une clause à votre assurance vie, souscrire un plan d'épargne obsèques, charger votre notaire de régler ces questions...


    Audrey Plessis

    Créé le 05 mars 2013

    Sources :

    1 - Article R 2213-13 du Code Général des Collectivités Territoriales, qui repose sur l'Article 3 de la Loi du 15 novembre 1887 : "Tout individu peut régler les conditions de ses funérailles […] Sa volonté exprimée dans un testament [...] a la même force qu'une disposition testamentaire relative aux biens", précisé par le Décret 76-435 du 18 mai 1976 : "Un établissement d'enseignement et de recherche ne peut accepter de don du corps que si l'intéressé en a fait déclaration écrite, datée et signée de sa main."
    2 - Entretien avec Mr Djamel Taleb est coordinateur du plateau technique de l'École de chirurgie de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris qui abrite un service de don du corps, entretien réalisé en septembre 2012.
    3 - Entretien avec le Dr Christophe Destrieux est neurochirurgien, professeur d'anatomie et président de l'association des dons du corps du centre-ouest en lien avec le laboratoire d'anatomie de la Faculté de Médecine de Tours, entretien réalisé en septembre 2012.
    4 - À noter que tout individu qui n'a pas explicitement manifesté son opposition en demandant son inscription au fichier national des refus de dons d'organes est considéré comme un donneur d'organes potentiel.
    5 - Entretien avec le Pr Jean-Pierre Richer est chirurgien, enseignant à l'École de chirurgie de Poitiers, directeur du laboratoire d'anatomie de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers auquel est rattaché le centre de don du corps, entretien réalisé en septembre 2012.
    6 - Liste sur la page concernant le don du corps du site de l'association française d'information funéraire (AFIF). Il existe environ un centre par région, l'Ile-de-France en comprend deux : l'institut d'anatomie de l'université René-Descartes et l'École de chirurgie de l'AP-HP. 
    7 - Conservation d'éléments du corps humain en milieu hospitalier, Inspection générale des affaires sociales (IGAS), Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), mars 2002.





    - Chartreau C. Le don du corps à la science - Analyse de légitimité d'une institution, D.E.A. d'Ethique médicale et biologique, Université René Descartes - Paris V, 2001-2002.Téléchargeable
    - Scoccimarro A. Don du corps : Travail préliminaire à une campagne d'information en région Centre, thèse pour le doctorat en médecine, Orléans-Tours, Université François Rabelais, 2006. Notice détaillée.
    - Ploteau S. Bilan de dix ans d'une association pour les dons de corps au Laboratoire d'anatomie de Nantes, thèse de médecine, Lille, 2000. Téléchargeable.
    - L'association française d'information funéraire (AFIF), en particulier la page concernant le don du corps à la science où l'on trouve entre autre la procédure à suivre, la liste des facultés possédant un service de don du corps, un modèle de lettre pour devenir donateur...
    Résonance, site internet du magazine papier homonyme destiné aux professions funéraires. Voir la page Don du corps à la science qui rappelle les aspects législatifs et les évolutions attendues.
    Allo le cielportail indépendant de la fin de vie, des obsèques et du deuil, en particulier la page Donner son corps à la science qui aborde de nombreuses questions (coût, mode de conservation, utilisation, devenir du corps...) 
    - Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) : Conservation d'éléments du corps humain en milieu hospitalier, mars 2002, p 48 et suivantes.





    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires