• Explication du principe de base
    L'IRM, imagerie par résonance magnétique, permet de mettre en évidence la plupart des organes. C'est une technique d'imagerie médicale permettant d'avoir une vue 2D ou 3D d'une partie du corps, notamment du cerveau. L'examen IRM n'est pas invasif et n'irradie pas

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  • Angiographie

    [?] A quoi cela sert-il ?

    L'angiographie étudie les vaisseaux sanguins qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards. On parle d'artériographie pour l'exploration des artères et de phlébographie pour celle des veines.

    Cet examen est très utile pour le diagnostic des troubles de vascularisation ou avant une intervention chirurgicale afin de repérer précisément le trajet des vaisseaux.

    Au niveau artériel, elle recherche des anomalies telles que des rétrécissements (sténoses) ou d'autres obstacles à l'écoulement du sang. On peut explorer les artères rénales, pulmonaires, cérébrales, de la rétine, des membres…
    Une dilatation du vaisseau peut être pratiquée dans la partie rétrécie : on parle alors d'angioplastie.

    Au niveau veineux, elle fait partie du bilan de phlébite (caillot dans une veine) et en détermine les conséquences.

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Cet examen utilise les rayons X et un produit de contraste à base d'iode.
    Son principe consiste à rendre visibles (ou opaques) les vaisseaux artériels ou veineux. Un cathéter est introduit dans le vaisseau pour injecter le produit de contraste qui se mélange au sang : le système vasculaire devient visible sur les clichés radiologiques grâce aux propriétés radio-opaques de l'iode.

    Dans la salle d'examen, on trouve :

    • L'appareil qui se compose d'une table basculante au-dessus de laquelle un bras articulé muni d'un tube à rayons X se déplace.
    • Le pupitre de commande derrière lequel se trouve le personnel médical et qui est séparé du reste de la pièce par une vitre plombée.

    [?] Comment se déroule l'examen ?

    • C'est un médecin spécialiste en radiologie qui pratique cet examen.
    • Après avoir signalé votre arrivée à l'accueil, vous patienterez quelques minutes en salle d'attente.
    • Avant l'examen, vous passerez au vestiaire pour vous dévêtir (on vous indiquera les vêtements qu'il faut ôter).
    • N'oubliez pas d'aller au toilettes pour plus de confort sauf spécification contraire du personnel.
    • Pendant l'examen, vous êtes allongé sur le dos.
      L'examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale. Le radiologue commence par désinfecter la peau puis réalise l'anesthésie locale. Quand la zone est endormie, il introduit à l'intérieur du vaisseau un petit cathéter. Le produit de contraste est injecté et plusieurs clichés sont réalisés dans différentes positions afin de voir toute l'arborescence vasculaire. Ne bougez pas lors de leur réalisation. Si besoin le radiologue pourra dilater la zone rétrécie du vaisseau à l'aide d'un petit ballonnet.
    • L'examen dure environ 30 minutes.
    • En cas de problème lors de l'examen, n'hésitez pas à le signaler au personnel médical.
    • Après l'examen, le cathéter est ôté et le vaisseau est comprimé pour éviter tout saignement. Vous pourrez manger et boire normalement.
    • Les résultats : Le radiologue vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant dans les plus brefs délais. Ce dernier vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.

    [?] Est-ce douloureux?

    La mise en place du cathéter dans le vaisseau est le moment le plus désagréable de l'examen. L'anesthésie locale permet de ne pas avoir mal. Il s'agit d'une simple piqûre.

    Le reste de l'examen n'est pas douloureux.

    L'injection du produit de contraste entraînera une sensation de chaleur dans le membre perfusé puis dans tout le corps. C'est une réaction normale et passagère.

    [?] Comment se préparer ?

    Quelques jours auparavant, une prise de sang permettra de vérifier votre coagulation sanguine.
    Il est nécessaire d'être à jeun pour l'examen : il ne faut ni manger, ni boire ni fumer quatre à six heures avant.
    Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Sinon, prenez votre traitement habituel.
    Si vous êtes allergique, des comprimés vous seront prescrits la veille et le jour de l'examen.


    Apportez :

    • La lettre de votre médecin et vos ordonnances.
    • Votre carte d'assuré social.
    • Vos anciens clichés qui permettront une comparaison.
    • Le produit de contraste s'il vous a été prescrit.

    Signalez :

    • Si vous êtes enceinte ou pensez l'être pour que des précautions soient prises.
    • Si vous êtes allergique.

    [?] Quels sont les risques ?

    L'introduction du cathéter peut être responsable d'une infection ou d'un hématome. Une désinfection soigneuse de la peau et la compression du vaisseau les éviteront.
    Le produit de contraste peut être responsable d'une réaction allergique. Si vous présentez un terrain propice, des comprimés seront prescrits la veille et le jour même.
    Des rayons X : Ils sont sans danger du fait des très faibles doses utilisées.

     

    Dr Sébastien Ronze

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  • FOURMILLEMENTS ET DOULEURS DANS LES MAINS

    Douleurs, fourmis, doigts raides...les affections des mains empêchant la flexion des doigts et de la paume, comme le syndrome du canal carpien ou la maladie de Dupuytren, sont souvent douloureuses et invalidantes. Le diabète peut être à l'origine de ces affections ou les aggraver. Les diabétiques sont davantage touchés par ces pathologies.

    Définition

    Il n'y a pas de désignation unique pour qualifier les affections de la main en lien avec le diabète. Elles sont multiformes et nous allons ici ne citer que quelques exemples. Pour certaines, l'hyperglycémie chronique n'est pas un facteur aggravant. Mais leur point commun est l'ancienneté du diabète qui favorise leur développement. C'est pourquoi, statistiquement, elles touchent plus souvent les diabétiques que les non-diabétiques.

    Symptômes

    La chéiroarthropathie diabétique, par exemple, désigne un syndrome responsable d'une raideur dans les doigts. Il se caractérise par une limitation sans douleur de la flexion et surtout de l'extension des doigts. Il peut s'accompagner d'un épaississement de la peau. La maladie de Dupuytren, elle, peut provoquer à terme uneflexion irréductible d'un ou plusieurs doigts. Elle est due à une fibrose et à une rétractation de la structure fibreuse située à la paume de la main, entre les tendons fléchisseurs des doigts et la peau.

     

    Plus connu, le syndrome du canal carpien est une compression du nerf médian qui chemine du poignet à la paume de la main. La compression de ce nerf provoque des engourdissements, desfourmillements dans les doigts, voire des douleurs qui vont de la paume à l'avant bras; les autres symptômes se manifestant par un manque de force dans le pouce et une gêne dans les gestes qui réclament de la précision (travaux de couture, par exemple).

     

    Attention, ce syndrome se développe plus souvent chez les gens qui ont une insuffisance de la glande thyroïde, maladie fréquente chez les diabétiques, tout particulièrement chez les diabétiques de type 1, car cela peut aussi être une maladie auto-immune.

    Recommandations et traitement

    Si les traitements sont le plus souvent des infiltrations, de larééducation ou une intervention chirurgicale, l'équilibre du diabète est là aussi à surveiller dans la majorité des cas. L'équilibre du diabète, la surveillance par votre médecin des premiers symptômes, et ses conseils pour les prévenir et les endiguer sont à suivre avec sérieux, pour ne pas laisser s'installer ces complications.

     

    Attention, les infiltrations peuvent fortement déséquilbrer le diabète, en particulier si on utilise des corticoïdes retards. Il faut toujours prévenir le médecin qui vous propose une infiltration que vous avez du diabète. Si une infiltration est tout de même faite, il faut renforcer la surveillance du diabète. En cas de corticoïdes retard (liquide blanc comme du lait), ce déséquilibre peut durer plusieurs mois 

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete/complications/mains

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  • L’oto-rhino-laryngologiste, spécialiste du nez, des oreilles et de la voix

    Une voix constamment cassée, un nez éternellement bouché, des otites à répétition ou une perte même minime de l’audition… Toutes ces raisons peuvent vous amener à prendre rendez-vous avec l’oto-rhino-laryngologiste, plus familièrement appelé l’ORL.

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    1 - Qu’est ce que l’oto-rhino-laryngologie ?

    Cette spécialité médicale et chirurgicale concerne la physiologie et les maladies qui affectent les oreilles, le nez et la gorge (larynx et pharynx). Elle s’intéresse ainsi aux traitements des affections d’une région anatomique comprise entre la base du crâne et l’orifice supérieur du thorax : infections, surdités, vertiges, tumeurs, chirurgie des amygdales, des végétations, des glandes parotides et de la thyroïde.

    2 - Quand va-t-on voir un ORL ?

    Une consultation doit s’imposer rapidement lorsque survient toute une série de gênes, qui handicapent la vie quotidienne. Il peut s’agir de troubles de l’oreille (douleur persistante, baisse d’audition ou sensation de bouchage, sifflement, bourdonnements dans les oreilles), des troubles du nez et des sinus (ronflements, perte d’odorat, manifestations allergiques), des troubles de la gorge et du larynx (gêne pour déglutir, respirer, tuméfactions) ainsi qu’une présence de grosseurs et de ganglions anormaux, des vertiges ou une paralysie faciale.

    3 - A quel moment consulter un ORL ?

    Après consultation de votre médecin généraliste, vous pouvez vous rendre chez un ORL. Sauf pour certaines pathologies déjà identifiées comme une surdité, un cancer à surveiller, il n’est pas nécessaire de consulter ce spécialiste de façon régulière. Dans un premier temps, c’est au médecin généraliste ou au spécialiste lui-même de fixer le rythme des contrôles. Sinon, il n’y a pas d’examen de routine à pratiquer tant qu’aucun symptôme particulier n’a été mis en évidence.

    4 - Quelles sont les personnes les plus à risque ?

    Ce sont essentiellement les fumeurs et les consommateurs abusifs d’alcool. Toutefois, il est conseillé de se faire suivre à intervalles réguliers si l’on est soumis à des risques professionnels comme l’exposition à un bruit intense ou à des poussières dangereuses. De même certains sportifs, en particuliers les plongeurs sont à surveiller.

    5 - Que faut-il préparer pour sa première consultation chez l’ORL ?

     Les antécédents personnels et familiaux : répertoriez les cas de crises d’asthme ou d’allergies et se souvenir depuis quand vous fumez et à quelle dose ;

     Les troubles : sachez récapituler l’ensemble de vos troubles, leur nature, leur fréquence et leur lieu de déclenchement ;

     Les ordonnances :apportez-les ainsi que les résultats des examens les plus récents.

    6 - Comment se déroule la première consultation ?

    Le rendez-vous débute par un interrogatoire approfondi sur les troubles, les symptômes et la gêne ressentis. Le spécialiste cherche à savoir depuis quand ils se manifestent, dans quels lieux et s’il y a des cas semblables dans la famille. Vient ensuite un examen du ou des organes en cause avec un contrôle rapide des fonctions liées à ces organes. Les oreilles et le nez sont examinés à l’aide d’un spéculum, la gorge avec une petite spatule. C’est seulement au terme de cette consultation que le spécialiste peut émettre un premier diagnostic, décider du traitement à suivre et éventuellement des examens complémentaires.

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  • Les troubles du goût

    Les troubles du goût sont rares mais très handicapants. Quels sont les différents types de dysgueusie ? Quelles sont leurs causes ? Comment les diagnostique-t-on ? Les réponses du Dr Corinne Eloit-Talmain, ORL à l'hôpital Lariboisière à Paris.

    L'interrogatoire et différents examens vont permettre de confirmer le trouble du goût, de trouver la cause et de traiter celle-ci, si cela est possible.

    Agueusie, dysgueusie... Les troubles du goût

    Trouble du goût"Il faut bien faire la différence entre troubles du goût et troubles de la perception des saveurs des aliments", indique d'emblée le Dr Corinne Eloit-Talmain. Et d'expliquer que "c'est la perception rétro-nasale qui est en cause lorsque l'on ne sent pas la saveur des aliments que l'on mastique : les molécules olfactives atteignent l'épithélium olfactif en se détachant des aliments lors de la mastication". Avoir des troubles du goût, c'est ne plus reconnaître ces sensations avec les papilles gustatives situées sur la langue : sucré, salé, amer, acide, mais aussi glutamate. "Il y a autant de goûts sucrés que de molécules édulcorantes", précise l'ORL. Et contrairement à une idée reçue tenace, il n'y a pas 4 zones sur la langue qui perçoivent chacune un goût ! "Tous les bourgeons gustatifs perçoivent les 4 goûts", insiste le Dr Eloit-Talmain.

    • Si l'on ne perçoit plus du tout les goûts, on parle d'agueusie ;
    • Si on les perçoit moins bien, il s'agit d'une hypogueusie ;
    • Enfin, si les perceptions sont faussées, il s'agit de dysgueusie.

    Ces troubles du goût peuvent être unilatéraux ou bilatéraux. Néanmoins, "les véritables troubles du goût sont rares", précise cette spécialiste qui en rencontre une dizaine par an parmi les 500 nouveaux patients qu'elle reçoit.

    Troubles du goût : de nombreuses causes

    Les troubles du goût, en particulier lorsqu'ils sont bilatéraux, peuvent être dus à des pathologies générales, comme la maladie de Gougerot-Sjögren. Mais ils "peuvent aussi être dus à des pathologies locales, comme une mycose", ajoute l'ORL.

    Les médicaments sont également très souvent la cause d'un trouble du goût. "Tous les médicaments peuvent donner des troubles du goût, en particulier les antihypertenseurs et lesantibiotiques". Il est par ailleurs fréquent que les patients atteints d'un cancer présentent une altération du goût. La faute aux traitements du cancer (chimiothérapieradiothérapie) qui provoquent une interruption temporaire du renouvellement normal des cellules sensorielles gustatives.
    Autre cause possible : une intervention chirurgicale. Ainsi, une opération de l'oreille moyenne (dans ce cas, il y a le plus souvent une agueusie unilatérale) ou "les extractions dentaires multiples chez les sujets âgés peuvent également entraîner des troubles du goût du fait d'une dégénérescence des neurones gustatifs (bourgeons du goût)", explique le Dr Eloit-Talmain. "Plus rarement, les troubles du goût sont liés à des traumatismes crâniens ou des tumeursAu dernier congrès mondial de la SFORL, il nous a été présenté un cas d'agueusie due à une tumeur intracérébrale située au contact des nerfs gustatifs", rapporte le médecin. Enfin, il existe un type d'agueusie héréditaire : l'agueusie au glutamate.

    Troubles du goût : diagnostic et traitement

    "Pour diagnostiquer un trouble du goût, nous avons déjà un questionnaire pour les patients", informe le Dr Eloit-Talmain. Il est aussi possible de faire des tests avec un peu de sucre et de sel afin de voir si la personne perçoit les différents goûts. "On regarde la langue afin de voir si les papilles linguales sont normales, on fait également un examen ORL complet qui nous permet de voir s'il n'y a pas un problème infectieux ou un reflux gastro-oesophagien (RGO)", explique la spécialiste. Autre examen pratiqué en cas de troubles du goût, une électrogustométrie. "On fait aussi un examen neurologique car on sait à quelle paire crânienne correspondent les nerfs gustatifs".

    On arrive, dans un certain nombre de cas, à traiter un trouble du goût. S'il est lié à une maladie de Gougerot-Sjögren, on traite celle-ci ; même chose en cas de RGO. Si le trouble du goût est dû à la prise d'un médicament, le médecin peut remplacer celui-ci. Si les troubles du goût sont associés à une mycose, un traitement antifongique est mis en place après prélèvement. "Dans certains cas, on est relativement démuni, encore plus que pour les troubles de l'odorat car la corticothérapie ne fonctionne pas", indique le Dr Eloit. "Si c'est dû à une brûlure, on attend dans ce cas que cela régénère car les bourgeons gustatifs repoussent quand ils sont lésés", informe le Dr Eloit. Mais certains troubles du goût peuvent être incurables. Des lésions de la langue ou de certains territoires linguaux peuvent par exemple engendrer des dysgueusies permanentes par atteinte des nerfs périphériques.

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/troubles-orl/articles/15691-trouble-du-gout.htm

    Anne-Sophie Glover-Bondeau, novembre 2012.

    Sources :

    - Interview du Dr Corinne Eloit-Talmain, 26 octobre 2012

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  • Les scanners

    20 mai 2011 - Auteur : Leen Baekelandt

    Le terme de scanner recouvre tout un éventail d'examens d'imagerie. Selon l'appareil ou la technique utilisé on distingue le CT-scan, le PET-scan en l'IRM. Le comment et pourquoi de ces examens.

    A. LE CT-SCAN

    C’est quoi ?

    Le CT-scan est une technique d’imagerie qui s’appuie, comme la radiographie classique, sur les rayons X. Comme les tissus mous absorbent beaucoup moins les rayons X que les os, cette technique va, pour obtenir des images suffisamment claires, recourir à l’informatique pour renforcer des différences d’absorption minimes. En outre, là où la radio « classique » produit un cliché en deux dimensions comparable à une photo, le CT-scan permet d’obtenir une ou plusieurs coupes transversales de l’organisme qu’il est même possible de combiner pour obtenir une vue en trois dimensions.

    A quoi ça sert ?

    Le CT-scan permet d’examiner la structure de nos tissus et de nos organes – ce que l’on appelle les parties molles de l’organisme. Il se prête, par exemple, parfaitement au dépistage de tumeurs.

    Quelle préparation ?

    Un produit de contraste sera administré dans certains cas.

    Des contre-indications ?

    La grossesse.

    Comment ça se passe ?

    Le patient est allongé sur une table mobile tandis qu’un anneau tourne autour de lui en émettant un étroit faisceau de rayons X. L’information enregistrée est ensuite récupérée de l’autre côté et est convertie en images. Chaque cliché correspond à une coupe extrêmement fine. La table sur laquelle est allongé le patient se déplace petit à petit de manière à le scanner par « tranches » successives. Contrairement à l’IRM (voir plus loin), cet appareil est silencieux. L’examen prend rarement plus de 20 minutes.

    Et après ?

    Aucun suivi médical n’est requis. Le patient est immédiatement autorisé à rentrer chez lui.

     

    B. LE PET-SCAN

    C’est quoi ?

    Cette technique s’appuie sur une substance nécessaire au fonctionnement de l’organe ou du tissu à examiner (par exemple l’oxygène ou le glucose), marquée au moyen d’une molécule radioactive. Celle-ci va, durant un laps de temps très bref, émettre des particules positives (positons) qui seront détectées par un scanner en forme d’anneau pour être converties en une image reflétant l’activité métabolique. La dose de radioactivité est environ la même que lors d’un examen radiologique classique, mais l’examen permet d’explorer tout l’organisme en 45 minutes sans le soumettre à aucune radiation supplémentaire. La substance radioactive est
    éliminée en quelques heures.

    A quoi ça sert ?

    Le PET-scan donne une image de l’activité des tissus et organes ; il reflète donc leur fonctionnement plutôt que leur structure et livre des informations quant au métabolisme des
    parties molles saines ou malades. Ceci permet de dépister rapidement tumeurs et inflammations ou encore  d’obtenir des informations sur l’épilepsie ou les AVC.

    Quelle préparation ?

    Dans les six heures qui précèdent l’examen, le patient ne peut rien manger ni boire, sauf de l’eau. Un éventuel diabète doit être signalé au médecin, car il demande une préparation spécifique.

    Des contre-indications ?

    La grossesse.

    Comment ça se passe ?

    La substance radioactive est injectée dans le bras via une perfusion. Après l’administration d’un léger diurétique, le patient se repose pendant une heure, le temps de laisser le marqueur
    se fixer dans l’organisme. Avant la procédure proprement dite, il devra vider sa vessie. Il sera ensuite installé sur la table munie du système d’imagerie. L’examen prend environ 45 minutes durant lesquelles le patient doit rester immobile.

    Et après ?

    Après la procédure, il faut boire abondamment afin d’éliminer le plus rapidement possible la substance radioactive. Les contacts avec les femmes enceintes et les jeunes enfants
    sont déconseillés le jour de l’examen.

    C. L’IRM

    C’est quoi ?

    L’IRM livre des images comparables à celles de la tomodensitométrie. Son grand avantage : elle utilise non pas des rayons X mais des champs magnétiques et des ondes radio. Son inconvénient : elle est plus onéreuse et plus longue.

    A quoi ça sert ?

     L’IRM connaît une foule d’applications : elle permet, par exemple, d’obtenir des images du cerveau, des muscles, des tendons, des articulations, des vaisseaux sanguins, des disques
    intervertébraux...

    Quelle préparation ?

    Le patient ne peut porter sur lui aucun objet métallique ; il doit donc retirer lunettes et bijoux. L’appareil possède un aimant très puissant qui produit durant l’examen un bruit de martèlement violent. Le patient sera donc généralement équipé d’écouteurs (avec ou sans musique) ou de
    bouchons d’oreilles. Seuls les examens au niveau du ventre imposent de rester à jeun pendant les 4 heures qui précèdent.

    Des contre-indications ?

    Cet examen est contre-indiqué aux patients porteurs de dispositifs magnétiques ou électroniques internes (par exemple, pacemaker, défibrillateur, pompe à insuline, neurostimulateur...) - quoiqu’il existe actuellement des versions compatibles avec l’IRM, mais elles sont encore peu répandues. Bien souvent, les valves artificielles, les clips vasculaires (utilisés, par exemple, en traitement d’un anévrysme) et les prothèses auditives imposent, eux aussi, d’éviter les champs magnétiques puissants. La présence de métal dans l’organisme (éclats, fragment de balle...) est également un critère d’exclusion. Enfin, l’utilisation d’appareils d’IRM ultrapuissants (3T ou 3 tesla) est également interdite en présence d’un tatouage, d’un stent, d’un stérilet et après une opération qui a imposé une section transversale du sternum.
    Le tunnel que traverse la table d’examen est relativement étroit. Cela peut poser problème aux sujets claustrophobes qui se verront parfois administrer un léger sédatif. Il est également
    possible, si cela peut apaiser le patient, de demander à une autre personne d’être présente.
    Enfin, les dimensions du tunnel rendent également cet examen impossible chez les personnes présentant une forme extrême d’obésité.

    Comment ça se passe ?

    L’infirmier installe le patient dans une position bien précise sur la table de l’appareil. Celle-ci passe ensuite à travers un tunnel qui contient un aimant extrêmement puissant. La réalisation
    des images se déroule en plusieurs phases de quelques minutes chacune, et l’examen complet peut prendre de 20 minutes à une heure. Dans certains cas, un produit de contraste sera administré.

    Et après ?

    Aucun suivi n’est requis, le patient peut immédiatement rentrer chez lui.

    EN SAVOIR PLUS ,
     
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    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-1313-Les-scanners.html_0?m_i=KkNKg6kr_st0FeBPGyXmogaYoDgCLIKeWpIy3KkB_cN6lQ%2Be3
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  • Conseils pour le choix des graisses

    13 novembre 2012 - Auteur : Michèle Rager

    Les nutritionnistes changent leur fourchette d'épaule : après les avoir longuement diabolisées, ils recommandent les matières grasses, utiles pour garder un cerveau plein de peps, une jolie peau, un moral au top... et même une ligne de rêve !

    1 Variez au maximum vos apports de lipides, d'origine végétale et animale.

    2 Choisissez bien vos huiles. Si toutes affichent 100 % de lipides et 900 kcalories par 100 g, certaines valent mieux que leur réputation de créatrices de bourrelets. Participant à la construction et la réparation de nos cellules, elles apportent des vitamines A, D, E, K. Mélangez-les pour assaisonner vos salades et vos repas afin de bénéficier de leurs atouts différents, en prévoyant 2 cuillers à soupe par personne et par jour. Par exemple, une huile d'olive pour la cuisson et une de colza pour les crudités. Achetez des variétés bio, pour éviter les pesticides, et de première pression à froid, pour conserver intacts leurs acides gras et nutriments. En revanche, fuyez les huiles de coco, de coprah et/ou de palme, très riches en acides gras saturés, redoutables pour nos artères.

    3 Pour la cuisson, préférez des matières grasses riches en acides gras mono-insaturés (huile d'olive ou d'arachide). Ou des margarines, à raison d'1 cuiller à soupe par repas et par personne.

    4 A l'heure de garnir vos tartines, si vous avez un taux de cholestérol trop élevé, évitez le beurre au profit des minarines enrichies en oméga-3 et pauvres en graisses saturées et trans. Le beurre, avec modération, n'est pas déconseillé vu son apport en vitamines A et D : choisissez-le bio (la certitude que les vaches ont gambadé dans les prés et nourries d'herbe) et utilisez-le cru, sur le pain ou sur des légumes chauds (environ 10 g par jour, soit une plaquette comme celles servies au restaurant).

    5 Inscrivez le poisson à vos menus au minimum deux à quatre fois par semaine, avec une préférence pour le poisson gras (saumon, thon, maquereau, sardine, hareng...). Ce sont quasiment les seuls aliments à fournir d'excellentes graisses insaturées, les acides gras oméga-3 EPA (l'acide eicosapentaénoïque) et DHA (l'acide docosahexaénoïque).

    6 Préférez les produits (£ufs, produits laitiers, volaille et viandes) issus de la filière oméga-3, soit d'animaux nourris avec des aliments enrichis en acides gras essentiels, tels que des graines de lin. Les £ufs Colombus sont également des £ufs « classiques » enrichis en acides gras. Afin d'obtenir ce résultat, l'alimentation des poules a été enrichie en graines de lin et en algues (disponibles en grandes surfaces).

    7 Ne boudez pas les oléagineux (noix, amandes, noisettes, pistaches...), à condition qu'ils soient non salés et non grillés. Consommez-en une petite poignée par jour, au petit-déjeuner dans un muesli ou en collation.

    8 Pensez aux graines de lin, contenant un taux record d'oméga-3. Petites, elles enrichissent aisément les céréales du matin, la salade du midi, le pain du soir... Mieux vaut les mâcher longuement ou les broyer dans un moulin à épices afin de profiter pleinement de leurs bienfaits. Leur coque résiste en effet aux sucs digestifs...

    9 Faites la fête aux avocats (riches en vitamine E et en lipides de bonne qualité), au canard... et même au foie gras. Si l'avocat peut être mangé deux à trois fois par semaine, contentez-vous du canard et foie gras une fois par semaine ou tous les quinze jours.

    10 Retrouvez le temps de cuisiner tous les jours, d'acheter du frais, d'investir dans une yaourtière et une machine à pain pour enrichir vos pains en graines de lin ou en noix... Et limitez les plats préparés aux soirées de flemme. Pour les industriels, cela reste plus économique de fabriquer un fromage avec du lait écrémé en poudre et des matières grasses hydrogénées que de respecter la recette traditionnelle.

    11 Privilégiez le plaisir gustatif. Suivre les recommandations nutritionnelles, c'est bien. Opter pour la qualité de ce que vous mettez dans votre assiette, c'est mieux ! Ainsi, préférez toujours un steak bio, issu d'un b£uf nourri avec des graines et de l'herbe plutôt qu'un saumon d'élevage bourré d'antibiotiques et de farines...

     

    http://plusmagazine.levif.be/fr/011-6209-Conseils-pour-le-choix-des-graisses

    EN SAVOIR PLUS ,
     
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  • Comment changer d’alimentation ?

     

    Même si vous pensez que votre chien aime manger varié, il est prouvé scientifiquement que son système digestif préfère toujours recevoir la même alimentation.

    On parvient à la meilleure digestion lorsque le chien reçoit chaque jour les mêmes éléments nutritionnels. Une modification dans l’alimentation requiert en effet une adaptation des sucs digestifs et de la flore intestinale. Il vaut donc mieux toujours donner la même nourriture à son chien. La qualité constante d’un aliment sec de grande marque, permet aux bactéries et aux enzymes présents dans le tube digestif de s’adapter parfaitement et de profiter de la nourriture de manière bien plus efficace.

    En cas de changement de nourriture, il est préférable d’étaler ce changement sur une longue période de temps. Il vaut mieux que votre chien s’habitue lentement à la nouvelle nourriture en augmentant progressivement la quantité sur une semaine.

    Si le changement n’est pas étalé, votre chien risque un dérèglement du tube digestif qui se traduira par de la diarrhée.

    Le premier jour : donnez 1/4 de la nouvelle nourriture et 3/4  de l’ancienne.

    Les deuxième et troisième jours : donnez 1/3 de la nouvelle nourriture et 2/3                  de l’ancienne.

    Le quatrième et le cinquième jour : donnez la moitié de la nouvelle nourriture et la moitié de l’ancienne.

    Le sixième et le septième jour : 3/4 de la nouvelle et 1/4 de l’ancienne nourriture

    A partir du huitième jour donnez la nouvelle nourriture.

    08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

     

    10/03/2010

     

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  • Les protéines dans l’alimentation du chien et du chat :

    Le chien et le chat sont des animaux carnivores, ils ont des besoins importants en protéines de qualité. Certains états physiologiques sont demandeurs, car les phénomènes de construction ou de renouvellement y sont  plus importants : croissance, gestation, lactation, effort physique.

    Les protéines sont des molécules en chaînes, constituées d’acides aminés reliés les uns aux autres par des liaisons chimiques et placés dans un ordre défini qui confère sa nature et ses rôles à chaque protéine.

    Elles peuvent être animales, végétales, pures ou liées à des glucides ou des lipides.

    Les acides aminés issus de la dégradation des protéines alimentaires dans le tube digestif, sont absorbés et servent ensuite à la synthèse par l’organisme des protéines qui  lui sont nécessaires pour bâtir ou renouveler ses organes ou structures.

    Les aliments riches en protéines sont d’origine animales : viande, poisson, œuf, produit laitier, ou végétales : haricots, lentilles, pois, soja, levure…

    Extrait de «  Nutriments des chiens et des chats » de Royal Canin.

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  • Pour Stephan

     

    L'injection d'insuline : principes


    La façon dont l'insuline injectée sous la peau va passer dans le sang dépend bien entendu du type d'insuline, mais aussi de plusieurs facteurs «techniques» :

    • Profondeur de l'injection et épaisseur de la peau : une injection superficielle entraîne une libération retardée, une injection dans le muscle entraîne une libération accélérée.
    • Site d'injection : la libération de l'insuline est plus rapide à certains endroits du corps qu'à d'autres.
    • Activité des muscles situés au voisinage de la zone d'injection : cela accélère la libération de l'insuline.


    Profondeur de l'injection

    L'insuline doit être placée dans ce que l'on appelle le «tissu sous-cutané profond», c'est-à-dire dans partie la plus profonde de la peau, juste au-dessus du muscle, mais pas dans le muscle, et ceci quelle que soit la longueur de l'aiguille et quelle que soit la technique d'injection sous-cutanée utilisée.

    En effet, une injection faite dans le muscle entraîne une action plus rapide de l'insuline (et donc un risque d'hypoglycémie), tandis qu'une injection trop superficielle entraîne une action plus lente de l'insuline (et donc une tendance à l'hyperglycémie suivie d'une action plus tardive pouvant entraîner une hypoglycémie s'il y a chevauchement avec l'action de l'insuline suivante).

    D'autre part, plus l'injection est superficielle, plus il y a un risque que l'insuline ressorte par le point d'injection après que l'aiguille ait été sortie de la peau (ce qui entraîne une hyperglycémie par suite d'une insuffisance d'insuline). De plus, une injection trop superficielle peut entraîner des phénomènes d'intolérance immunologique de la peau vis-à-vis de l'insuline.

    Sur le plan pratique, les facteurs qui interviennent sont donc :
    • l'épaisseur de la peau à l'endroit où on fait l'injection,
    • la longueur de l'aiguille,
    • l'angle de pénétration de l'aiguille (perpendiculaire à la peau, en oblique par rapport à la peau, ou presque parallèle à la peau),
    • et la réalisation ou non un pli de peau pour y enfoncer l'aiguille.

    Pendant de nombreuses années, on a utilisé des aiguilles assez longues, d'environ 18 à 24 mm car la technique d'injection usuelle pour tous les médicaments injectés sous la peau, consistait à pincer la peau entre deux doigts, pour la soulever dans le but d'enfoncer l'aiguille dans l'axe du pli, à la base du pli, en tenant la seringue presque parallèle à la peau non soulevée. De cette façon, l'insuline était placée sous la peau sans trop risquer de la placer dans le muscle. Cependant, cette technique était peu adaptée pour l'insuline car elle comportait un haut risque d'injection à une profondeur variable avec des conséquences non négligeables sur le plan glycémique.

    Par la suite, la technologie de fabrication des aiguilles le permettant, on a utilisé des aiguilles plus courtes (12,7 mm) et plus fines, et cela a permis de proposer différentes techniques d'injection :
    • soit à 45° par rapport à la peau, sans faire de pli, de façon à ce que l'insuline soit placée dans le tissu sous-cutané, sans aller jusque dans le muscle (le rôle de l'inclinaison de l'aiguille étant d'éviter d'aller jusque dans le muscle),
    • soit perpendiculairement à la peau, au sommet d'un pli de peau pincée entre deux doigts, sans prendre le muscle (le rôle du pli étant de soulever la peau au-dessus du muscle afin de ne pas risquer de placer l'insuline dans le muscle),
    • soit perpendiculairement à la peau en tendant la peau entre deux doigts (le rôle de cette tension étant d'aplatir le tissu sous-cutané dans les zones où le tissu sous-cutané est épais).

    Ces dernières années, il a été possible de fabriquer des aiguilles encore plus fines et moins longues, d'autant que les études réalisées par scanner ont montré que la fréquence des injections où l'insuline était en fait placée dans le muscle était plus importante qu'on ne le pensait. Ceci a donc conduit à proposer une autre technique d'injection : perpendiculaire à la peau, sans réaliser un pli de peau, avec des aiguilles de 10 ou 8 mm. Par ailleurs, toutes les études ont montré que le vécu psychologique des injections était meilleur avec des aiguilles courtes qu'avec des aiguilles longues.

    Enfin, on fabrique maintenant également des aiguilles de 6 et 5 mm, mais elles sont à réserver aux enfants chez qui l'épaisseur de la peau est particulièrement faible, ou aux adultes particulièrement maigres.

    La technique d'injection a donc évolué d'une injection presque parallèle à la peau dans un pli avec des aiguilles longues, vers une injection perpendiculaire sans pli avec des aiguilles trois fois plus courtes, après avoir consisté pendant une quinzaine d'années en une injection à 90° dans un pli, ou à 45° sans pli, ou à 90° sans pli, avec des aiguilles de longueur intermédiaire.

    Il faut donc bien comprendre :
    • que la réduction de la longueur (18 à 24 mm, 12,7 mm, 12 mm, 10 mm, 8 mm, 6 mm, 5 mm), ainsi que du diamètre des aiguilles, a été possible par suite de progrès technologiques dans la fabrication des aiguilles,
    • que la technique d'injection a évolué en conséquence,
    • mais que le but de chaque technique est resté le même : placer l'insuline à une même profondeur sous la peau : le plus profond possible, mais sans atteindre le muscle.

    Correct

    Correct

    Incorrect

    Quelle que soit la longueur de l'aiguille, le but est le même : placer l'insuline dans le tissu sous-cutané profond, sans atteindre le muscle


    Pour une même épaisseur de peau, il existe une technique pour chaque longueur d'aiguille, dont le but est de placer l'insuline à une même profondeur


    Epaisseur de la peau

    Qu'en est-il donc de l'épaisseur de la peau ? puisqu'il s'agit de placer l'insuline à une certaine profondeur !

    L'épaisseur du tissu sous-cutané est bien entendu différente chez chaque personne, ainsi que dans les différents lieux d'injection possibles, et elle est également différente chez l'homme et chez la femme (le tissu sous-cutané est plus épais chez la femme).

    Les zones d'injection sont essentiellement :
    • la partie antérieure et externe des cuisses
    • la partie supérieure et externe des bras,
    • les parties basses et externes de l'abdomen (sauf au pourtour de l'ombilic),
    • la partie haute des fesses.

    L'épaisseur moyenne est :
    • au niveau des cuisses : de 7 mm chez l'homme et de 14 mm chez la femme,
    • au niveau des bras : de 9 mm chez l'homme et de 15 mm chez la femme,
    • au niveau de l'abdomen : de 14 mm chez l'homme et de 23 mm chez la femme.
    • au niveau des fesses : plus de 20 mm, tant chez l'homme que chez la femme.

    Mais ces chiffres ne sont que des moyennes, et l'épaisseur du tissu sous-cutané est en fait très différente selon les personnes, avec cependant des éléments constants : le tissu sous-cutané des fesses est plus épais que celui de l'abdomen, qui est lui-même plus épais que celui des bras, qui est lui-même un peu plus élevé que celui des cuisses.

    Epaisseur du tissu sous-cutané :
    haut des fesses
     > abdomen > bras > cuisses


    Quelle longueur d'aiguille et quelle technique choisir ?

    Pratiquement tous les diabétiques (et tous les diabétologues !) sont d'accord sur le fait que plus l'aiguille est courte, mieux est vécue l'injection sur le plan psychologique. Le problème n'est pas la douleur, car elle est identique quelle que soit la longueur de l'aiguille. En effet, on sait que la sensation douloureuse au niveau de la peau est transmise par la partie la plus superficielle de la peau, et que l'avancée de quelques millimètres, ou même centimètres, supplémentaires sous la peau n'augmente pas la sensation douloureuse. Les études qui ont été faites, d'injections «en aveugle», c'est-à-dire sans voir l'aiguille utilisée, ont d'ailleurs montré que la douleur ressentie est identique quelle que soit la longueur de l'aiguille. Par contre, chez les mêmes personnes, les aiguilles les plus courtes étaient estimées moins douloureuses lorsque l'aiguille pouvait être vue.

    A l'inverse, il est certain :

    • que plus l'aiguille est courte, plus il y a un risque que l'insuline injectée ressorte par l'endroit où avait pénétré l'aiguille, avec pour conséquence une tendance hyperglycémique par suite d'une dose incomplète,

    • que plus la peau est épaisse, plus l'insuline sera placée trop superficiellement, avec pour conséquence une tendance hyperglycémique dans les heures suivant l'injection, et éventuellement une tendance hypoglycémique en relation avec de l'insuline libérée tardivement,

    • qu'une injection à 45° placera l'insuline à une moindre profondeur qu'une injection à 90°, mais une injection à 45° avec une aiguille de 12,7 mm placera en fin de compte l'insuline à une profondeur identique à une injection à 90° avec une aiguille de 8 mm ; d'autre part, il est moins pratique de positionner une seringue ou un stylo à 45° qu'à 90°, et si on se pique en oblique, il est probable que l'on aura pas tous les jours un angle de 45°.

    Autrement dit :

    • Le choix d'une aiguille de 8 mm ou 12,7 mm dépend essentiellement de l'épaisseur du tissu sous-cutané (c'est-à-dire en fait de l'existence ou non d'un excès de poids) et du souhait ou non de réaliser un pli.

    • Toutes les variantes sont possibles :
    - entre une injection avec des aiguilles de 8 mm dans un pli avec un angle de 45° (injection la moins profonde),
    - et une injection avec des aiguilles de 12,7 mm avec un angle de 90° en tendant la peau entre deux doigts (injection la plus profonde).

    • Comme l'épaisseur de la peau n'est pas la même dans les différentes régions d'injection, il est possible d'adopter une technique différente pour chaque région, mais il faut garder la même technique pour chaque région. Par exemple :
    - cuisse : 8 mm à 90° dans un pli
    - bras : 8 mm à 45° sans pli (à défaut de pouvoir faire soi-même un pli)
    - abdomen : 8 mm à 90° dans un pli (si pas d'excès de poids) ou sans pli (si excès de poids)
    - haut des fesses : 8 mm à 90° sans pli et en tendant la peau.

    • Quelles que soient la longueur de l'aiguille et la technique d'injection, l'aiguille doit être enfoncée sur toute sa longueur afin d'assurer une profondeur suffisante et constante à l'injection.

    • Lorsqu'on fait un pli de peau, le but est de soulever la peau sans prendre le muscle afin que l'aiguille n'atteigne pas le muscle (il ne servirait en effet à rien de faire un pli de peau prenant le muscle). Pour cela, l'expérience montre qu'il vaut mieux :
    - utiliser seulement le pouce, l'index et le majeur pour pincer la peau (et non le pouce et les quatre autres doigts)
    - et ne pas écarter le pouce et l'index de plus de 3 cm pour prendre la peau qui deviendra un pli (si cette distance est plus grande, le pli prend le muscle).
    De plus, il faut maintenir le pli pendant que l'on injecte l'insuline, et le maintenir jusqu'à ce que l'aiguille soit sortie de la peau (car si on relâche le pli avant que l'aiguille ne soit sortie, il y a un risque que l'aiguille aille dans le muscle).

    Correct

    Incorrect

    • Lorsque l'injection a été réalisée, il faut laisser l'aiguille sous la peau pendant au moins cinq secondes (le temps de compter lentement jusqu'à 5, ou rapidement jusqu'à 10 !) afin que l'insuline «trouve sa place» sous la peau et qu'elle ne ressorte pas de la peau lorsque l'on sort l'aiguille de la peau (et si on avait réalisé un pli de peau il faut maintenir ce pli jusqu'à ce que l'aiguille soit sortie de la peau).

    Différentes techniques d'injection sont possibles avec des aiguilles de 8, 10, 12 ou 12,7 mm, à 90° ou 45°, dans un pli de peau ou non.

    La technique peut être différente pour les différentes régions du corps, mais il est souhaitable d'utiliser la même technique pour chaque région
     du corps.

    L'objectif est de placer l'insuline dans le tissu sous-cutané profond, au voisinage du muscle, mais pas dans
     le muscle.




     
    Il est indispensable de ne pas retirer l'aiguille dès que l'insuline a été injectée.
    Il faut attendre 5 à 10 secondes avant de sortir l'aiguille de
     la peau.

    http://www.diabsurf.com/diabete/FDgDiab.php
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  •  

    Je suis diabétique de type 2 depuis 1973.Trois générations de diabétiques dans ma famille chez les femmes...J'ai débuté avec un régime, des comprimés puis avec de l'insuline (3 rapides et 1 lente). J'ai commencé à mieux vivre avec mon diabète lorsqu'en août 2007, j'ai pris la décision de demander à ma diabétologue de me prescrire la pompe à insuline.

    Depuis mes glycémies sont beaucoup plus basses, pour moi qui suis arrivée à me retrouver 2 fois à 6 gr. Je me trouve maintenant " haute " à 1.30 gr, ce qui fait rire mon médecin !

     

    Je ne me considère plus comme une diabétique lorsque mes amies en sortant du cinéma décident d'aller manger une pizza. Je n'ai plus de soucis d'horaire, de matériel puisque grace à ma pompe, je peux me faire mon injection en toute discrétion sans quitter le groupe.

     

    Bienvenue aussi à ma pompe qui me permet si je fais un petit excès de faire un petit bolus de correction.

     

    Mon conseil : vous pouvez essayer de porter une pompe et si vraiment cela ne vous convient pas, vous pouvez toujours revenir aux stylos. Alors, oubliez cette contrainte, c'est super !

     

    Crédit photo : © Sergey Galushko - Fotolia.com

     

    http://www.afd.asso.fr/node/2290

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  • La poire comporte des glucides (constitués en majorité par du fructose), elle est riche en eau (84 % en moyenne). On y trouve aussi de nombreux autres éléments comme des minéraux et des oligos-éléments : du potassium en majorité, du phosphore, du calcium et du magnésium.



    Ingrédients (pour 6 personnes) :

    2 poires (« conférence » ou « beurré hardy »)
    4 œufs
    250 ml de lait
    10 g de beurre (pour graisser le moule)
    40 g de sucre
    60 g de farine
    Cannelle en poudre
    1 sachet de sucre vanillé
    quelques amandes effilées.







    Préparation :

    • Préchauffez le four à 210 °C.
    • Laver les poires, les éplucher et ôter le cœur et les pépins. Les couper en quartiers puis en tranches fines.
    • Beurrer un moule, fariner légèrement et disposer les tranches de poires dans le fond.
    • Dans un saladier battre les œufs, la farine, le sucre, la cannelle en poudre et le sucre vanillé. Ajouter le lait progressivement.
    • Verser ensuite le mélange sur les poires.
    • Faire cuire pendant 35 minutes à 210 °C.
    • Décorer avec quelques amandes effilées grillées et déguster tiède ou froid.


    Valeur nutritionnelle par personne : Protéines : 7 g - Lipides : 4 g - Glucides : 22 g - soit 152 kcal




    Equivalence (pour m’aider à l’intégrer dans ma ration) : 40 g de pain ou 1 pomme au four ou 1 petite banane ou 4 petit beurre ou 1 pot de 100 g de crème caramel.


    Exemple de menu :
    Salade d’endives aux noix
    Rôti de veau et purée de potiron
    Clafoutis aux poires



     

    Auteur : Nicole Kucharski
    Diététicienne nutritionniste diplômée

    Site internet



     

    Crédit photo: © kristina rütten - Fotolia.com

     

    www.afd.asso.fr

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  • Polyarthrite rhumatoïde

    Qu'est-ce que c'est ?

    C'est une maladie systémique du tissu conjonctif, caractérisée par une inflammation articulaire chronique évoluant par poussées, de cause inconnue, provoquant progressivement des déformations symétriques des articulations touchées et s'accompagnant de diverses manifestations touchant d'autres organes que les articulations. 
    C'est la plus fréquente des maladies rhumatismales chroniques inflammatoires de l'adulte. Elle concerne 1 à 3 % de la population en France, avec une très nette prédilection pour les femmes qui sont 3 fois plus atteintes. 
    Tous les âges sont concernés mais, par définition, la dénomination de polyarthrite rhumatoïde ne s'applique qu'aux patients de plus de 15 ans. 
    Avant cet âge, l'inflammation articulaire chronique réalise plusieurs formes (ACJ ou arthrite chronique juvénile, maladie de Still. )
    Le plus souvent cependant, la maladie débute entre 30 et 60 ans.
    La polyarthrite rhumatoïde est favorisée par la présence de l'antigène HLA-DR4 retrouvé chez plus de 70 % des malades.




    Causes et facteurs de risque

    Les articulations sont tapissées par la membrane synoviale qui sécrète un lubrifiant : la synovie. L'inflammation chasse cette couche de cellules, ce qui provoque un bourgeonnement des tissus, puis une érosion des cartilages de l'articulation qui cesse d'être normalement lubrifiée par la synovie. L'articulation est ainsi progressivement détruite et remplacée par un tissu grossier qui soude quasiment les deux extrémités des os. C'est ce qui provoque l'ankylose plus ou moins serrée de la jointure.
    Maladie auto-immune polyfactorielle, la polyarthrite rhumatoïde est d'abord un rhumatisme inflammatoire chronique susceptible d'évoluer vers des déformations et des destructions articulaires très invalidantes liées à la synovite rhumatoïde. Cette dernière détermine la formation d'un pannus qui peut être assimilé, par ses conséquences, à la prolifération localisée d'un tissu inflammatoire.

    Les signes de la maladie

    La maladie évolue par poussées.
    Les premières articulations atteintes sont habituellement celles des mains et des genoux. Les douleurs sont permanentes mais diminuent souvent au début de la nuit, ce qui permet à la patiente de s'endormir. La douleur réapparaît dans la seconde moitié de la nuit et réveille la malade. Au réveil, les articulations sont raides, gonflées, chaudes et le dérouillage matinal est douloureux. 
    Ces symptômes persistent quelques semaines ou mois puis s'atténuent et peuvent même disparaître...avant de revenir. 
    Les rechutes et les rémissions se succèdent alors, mais, en l'absence de traitement, les articulations se déforment et la maladie s'étend : épaules, coudes, chevilles, pieds sont atteints.
    L'évolution est très variable et la gravité de l'affection est imprévisible, différente d'une malade à l'autre. Dans la majorité des cas, la maladie est de sévérité moyenne, compatible avec une vie supportable. 
    Dans certains cas, la maladie se stabilise, avec ou sans déformations articulaires. Dans d'autres cas plus sévères, elle aboutit à la déformation et à l'ankylose définitive de plusieurs articulations et donc à l'invalidité.
    Afin de faciliter ce diagnostic difficile, l'Association Américaine de Rhumatologie (ARA) a mis au point des critères.
    La présence des 4 premiers critères permet de retenir le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde :






    • Raideur matinale d'une articulation de durée supérieure à 1 heure depuis au moins 6 semaines ;
    • Inflammation articulaire d'au moins 3 articulations depuis plus de 6 semaines ;
    • Inflammation articulaire des poignets, des articulations métacarpophalangiennes ou interphalangiennes depuis au moins 6 semaines ;
    • Inflammation articulaire symétrique depuis au moins 6 semaines ;
    • Signes radiologiques aux mains ;
    • Nodosités sous-cutanés ;
    • Présence du facteur rhumatoïde dans le sang.

     

    Dans la pratique, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde est souvent difficile durant la première année d'évolution.
    Les manifestations extra-articulaires (touchant d'autres organes que les articulations) de la maladie sont nombreuses:

    • Une altération de l'état général est notée pendant les poussées, avec une fièvre à 38°, 38°5 ;
    • Les nodosités sous-cutanées, fermes, se voient surtout aux faces d'extension des membres ;
    • Une atteinte rénale est possible, mais moins fréquente que dans le lupus ;
    • Des atteintes cardiaque, pleuro-pulmonaire, oculaire sont possibles ;
    • Il y a parfois des adénopathies (ganglions).

     

    Examens et analyses complémentaires

    Les examens biologiques spécifiques (sérologie rhumatoïde) sont souvent négatifs au début et se positivent secondairement dans le courant de la première année : test au latex , Waaler-Rose .
    15 % des polyarthrites rhumatoïdes restent séro-négatives. A l'inverse, de nombreuses maladies qui ne sont pas des polyarthrites rhumatoïdes s'accompagnent de la présence de facteurs rhumatoïdes dans le sang : endocardite d'Osler, lupus systémique, connectivites diverses, syndrome de Gougerot-Sjogren, syphilis, tuberculose, lèpre, viroses, parasitoses tropicales, bronchites chroniques, fibroses pulmonaires, pneumoconioses avec fibrose, lymphomes, maladie de Waldenstrom, hépatites, cirrhoses, sarcoïdose... Cette présence est également possible lors des transplantations rénales, chez les toxicomanes (héroïne), chez les sujets âgés. 
    De plus, 15 à 30% des polyarthrites rhumatoïdes ont des anticorps antinucléaires (comme dans le lupus), ce qui est loin de faciliter le diagnostic !
    Les radiographies des articulations en début d'évolution de la polyarthrite rhumatoïde sont normales. Les érosions osseuses apparaissent souvent après un an d'évolution.
    L'examen du liquide synovial et la biopsie de la synoviale peuvent donner des renseignements intéressants.



    Diagnostic différentiel

    • L'arthrose ;
    • Le rhumatisme articulaire aigu ;
    • La spondylarthrite ankylosante ;
    • La goutte ;
    • Le syndrome de Felter ;
    • Le lupus érythémateux ;
    • Etc.

     

    Evolution de la maladie

    La polyarthrite rhumatoïde est une maladie de longue durée qui le plus souvent reste active toute la vie. Elle évolue en général par poussées, surtout au début, et progresse vers une aggravation lente. Parfois survient une rémission, spontanée ou après traitement, dont la durée est variable. 
    Après 10 ans d'évolution, la moitié des malades mène encore une vie active.

    Traitement

    La prise en charge globale de la polyarthrite rhumatoïde associe, aux médicaments du traitement de fond, des traitements symptomatiques (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens ou stéroïdiens), des thérapeutiques locales (ponctions évacuatrices, infiltrations de corticoïdes, synoviorthèses à l'acide osmique...), des mesures de réadaptation fonctionnelle (appareillages de repos, ergothérapie, kinésithérapie...), une prise en charge psychologique et parfois des gestes chirurgicaux.
    La grossesse entraîne souvent une amélioration des troubles mais les traitements de fond doivent être interrompus du fait des risques pour le foetus.
    Au travail, on peut envisager une procédure de reclassement ou négocier un aménagement du poste de travail.

    Différents conseils facilitent la vie quotidienne des patients :

    • Du repos, d'autant plus pendant les poussées ;
    • Se faire aider au domicile ;
    • Aménager la maison en tenant compte de l'ankylose des mains ;: modifications des portes, des verrous, des robinets, des WC, de la salle d'eau...
    • Utiliser des instruments adaptés : brosse et peigne à long manche, couverts à gros manches, crayons et stylos de fort diamètre...
    • Supprimer les boutons sur les vêtements et les remplacer par des scratch ;
    • Utiliser des chaussures sans lacet et des appareils pour mettre les bas...

     

    Les médicaments

    La tendance actuelle est de traiter précocement avant que la maladie ne soit responsable de lésions articulaires irréversibles.
    Au début de la maladie des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont prescrits, l'aspirine, le naproxène et le diclofénac restent les plus adaptés mais ils pourraient être détronés par de nouveaux AINS : les coxibs. En cas d'inefficacité, la corticothérapie est parfois nécessaire.
    En cas de douleur, un antalgique comme le paracétamol associé ou non au dextropropoxyphèneest souvent prescrit.

    Plusieurs médicaments visent à réduire l'évolutivité de la maladie :

    • Les antipaludéens de synthèse (hydroxychloroquine) sont prescrits avec une surveillance de la numération formule sanguine (NFS) et de l'oeil (électrorétinogramme) dans les formes peu sévères.
    • La chrysothérapie (sels d'or) s'adresse à des polyarthrites rhumatoïdes sévères et au début de la maladie. Les sels d'or sont très efficaces mais des effets secondaires obligent souvent à interrompre le traitement.
    • Les sulfhydrylés comprennent 2 médicaments d'activité et de tolérance comparables : la D-pénicillamine, la tiopronine, utilisés dans des formes sévères, avec des effets secondaires importants.
    • Les immunosuppresseurs sont prescrits seulement dans les formes graves (azathioprine,cyclophosphamidechlorambucilciclosporine Améthotrexate) ont des effets secondaires gênants, un risque cancérigène à surveiller. Leurs effets demandent 2 ou 6 mois pour se manifester; de ce fait, ils doivent être associés aux anti-inflammatoires à doses suffisantes au début. Ce n'est qu'ensuite que ces derniers pourront être diminués. L'action de ces produits tend à s'épuiser au fil des années. Le traitement de fond doit être poursuivi indéfiniment tant qu'il est efficace et bien toléré.
    • Un immunomodulateur comme le léflunomide est prescrit le plus souvent lorsque l'utilisation du méthotrexate est impossible ou inefficace. Il agit principalement en bloquant la prolifération de cellules responsables de la réaction immunitaire ; exagérée dans la polyarthrite rhumatoïde.
    • La dernière classe des médicaments utilisés dans la polyarthrite rhumatoïde est représentée par l'infliximab, l'etanercept et l'adalimumab. Ces médicaments sont des protéines issues des biotechnologies. Elles permettent de bloquer l'action du facteur de nécrose tumorale ou TNF (Tumor Necrosis Factor). Celui-ci est fortement impliqué dans les phénomènes immunitaires et son inhibition réduirait les symptômes de la maladie.

    La rééducation fonctionnelle : kinésithérapie, ergothérapie, etc.
    Ces pratiques permettent de ralentir les déformations.
    On utilise aussi des plâtres amovibles ou des attèles de repos pour soulager les articulations.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1087_polyarthrite.htm

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    Qu’est-ce qu’une maladie rare ?

    Les maladies orphelines constituent une véritable nébuleuse de pathologies mystérieuses. Mais qu’appelle-t-on exactement une maladie rare ? Où trouver de l’information ? Combien de patients sont concernés ?… Découvrez l’essentiel sur ces maladies trop souvent ignorées.

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    Prise individuellement, chacune des maladies rares touche peu de personnes en France. Cette rareté est à l’origine de conséquences médicales et sociales graves pour les patients et leurs proches.

    La définition des maladies rares

    Maladies orphelinesLes maladies rares touchent chacune peu de personnes par rapport à la population générale. En Europe, le seuil admis est d’une personne atteinte sur 2 000, soit pour la France moins de 30 000 personnes atteintes de la même maladie. Partant de cette définition, certaines maladies peuvent être rares en France ou en Europe mais ne pas avoir ce statut ailleurs. Ainsi, la lèpre est une maladie rare en France mais fréquente en Afrique centrale. De la même manière, l’anomalie génétique à l’origine de la thalassémie (défaut de synthèse de l’hémoglobine) est rare dans le Nord de l’Europe mais fréquente autour de la Méditerranée.

    Les maladies orphelines sont les maladies pour lesquelles il n’existe ni traitement ni recherche. Les deux termes "rares" et "orphelines" sont souvent utilisées indifféremment.

    La très grande majorité de ces maladies (au moins 80 %) a une origine génétique. Les autres sont plus rarement des maladies infectieuses ou des maladies auto-immunes (traduisant une anomalie du système immunitaire). Enfin, l’origine de certaines maladies reste mystérieuse.

    Les maladies rares en chiffres

    Les maladies rares se comptent par milliers, entre 6 et 8 000 maladies génétiques selon l’Organisation mondiale de la santé. Et 5 nouvelles sont décrites chaque semaine dans la littérature scientifique. On estime que 4 millions de Français sont touchés de près ou de loin par ces maladies, 25 millions d’Européens et 27 millions d’Américains.

    Si certaines de ces maladies touchent des milliers de personnes, la plupart ne concernent qu’une centaine de patients. On peut ainsi citer à titre d’exemples :

     

    Des maladies orphelines… de traitements

    Les conséquences des maladies rares peuvent être visibles dès la naissance ou la petite enfance (dans près de 3 cas sur 4), comme c’est le cas pour l'amyotrophie spinale infantile, l'ostéogenèse imparfaite ou le syndrome de Rett. Mais ce n’est en aucun cas une règle, puisque près de la moitié des maladies rares ne surviennent qu’à l’âge adulte comme lamaladie d’Huntington, la maladie de Crohn, la maladie de Charcot.. De plus, chaque maladie peut s'exprimer différemment, le degré de handicaps et son évolution sont propres à chaque individu.

    Peu de caractéristiques, peu d’individus touchés… Ces critères expliquent en partie pourquoi ces maladies ont longtemps été ignorées des médecins, des laboratoires, des politiques et des chercheurs. Ce qui a des conséquences sur le diagnostic et l’orientation vers les professionnels compétents (souvent tardifs après un véritable parcours du combattant), l’accès à des soins adéquat, la prise en charge et l’insertion sociale… Il existe ainsi très peu de traitements curatifs pour ces maladies, mais plutôt des soins palliatifs capables d’améliorer la qualité de vie et de prolonger la durée des patients.

    Cependant, d’importants progrès ont récemment été réalisés. Des avancées thérapeutiques (décodage du génome humain, meilleur partage des connaissances…) et politiques ouvrent de nouvelles perspectives de prise en charge des malades. Parallèlement, il faut saluer le travail quotidien des nombreuses associations de patients qui luttent pour mieux faire connaître la maladie auprès du grand public mais également des professionnels de santé, faire avancer la recherche en participant aux essais thérapeutiques… Pour en savoir plus sur les maladies rares, reportez-vous à notre article "Trouver de l’information sur une maladie rare".

    Luc Blanchot

    Sources : Orphanet, Eurorsis, Alliance Maladies rares

    Forum Maladies rares et orphelines

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/maladies-orphelines/8757-maladie-rare-definition.htm

     

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  • LE DIABÈTE GESTATIONNEL OU DIABÈTE DE GROSSESSE

    Le diabète gestationnel, appelé aussi "diabète de grossesse", survient chez la femme enceinte vers la fin du 2e trimestre. Il peut durer le temps de la grossesse ou être révélateur d'un diabète antérieur. Quels sont les symptômes et les causes ? Quels risques pour la mère et le fœtus ? Comment se réalisent le dépistage et le diagnostic ? Quels sont les traitements ?

    Le diabète gestationnel 
    Le diabète gestationnel
     (illustration)

    Qu'est-ce que le diabète gestationnel ? Définition

    Causes du diabète gestationnel

    Comme pour le diabète, le diabète gestationnel est une intolérance aux glucides, c’est à dire un trouble de la régulation du glucose (glycémie) entraînant un excès de sucre dans le sang ou hyperglycémie chronique.

     

    Sous le terme de diabète gestationnel, on regroupe deux populations différentes :

       1. les femmes qui ont un diabète méconnu et que la grossesse va révéler
       2. les femmes qui développent un diabète uniquement à l’occasion de la grossesse, trouble qui disparaît le plus souvent après la grossesse.


     

    S’il y a un risque accru de diabète pendant la grossesse, c’est que la grossesse est par nature diabétogène car il existe physiologiquement pendant cette période un état d’insulinorésistance qui va s’aggraver progressivement avec le déroulement de la grossesse.

    Dans tous les cas, le diabète gestationnel doit être surveillé et traité car il comporte un risque pour la mère comme pour l’enfant.

     

     

    Selon la définition de l’OMS* : «le diabète gestationnel  est un trouble de la tolérance glucidique conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse.»

    Symptômes

    Comme pour le diabète, le diabète gestationnel peut passer inaperçu, être asymptomatique (sans symptômes) ou présenter des symptômes similaires : soif intense, mictions (urines) abondantes, fatigue importante...

    Risques et complications du diabète gestationnel

    Les risques pour la mère et pour l’enfant se situent essentiellement dans la période périnatale.

    Risques pour l’enfant

    Le glucose en excès chez la mère est transmis au fœtus en surplus. Cette réserve calorique excédentaire est stockée dans les organes de l’enfant, résultat : poids et croissance sont excessifs. C’est pourquoi la complication la plus fréquente est la macrosomie : un poids à la naissance trop important (supérieur à 4kg) et qui peut entraîner un accouchement difficile ou compliqué. D’autres complications pour l’enfant sont possibles comme :

    • détresse respiratoire
    • hyperglycémie néonatale
    • risque de développer un diabète de type 2

    Risques pour la mère

    Pour les mères, la complication la plus grave est la survenue d’une prééclampsie pouvant associer :

    • prise de poids
    • œdèmes
    • hypertension artérielle
    • accouchement par césarienne
    • risque de développer un diabète de type 2 après la grossesse
    • accouchement prématuré
    • toxémie gravidique (complications rénales)

    Dépistage et diagnostic

    Il n’y a pas de bénéfice médical à dépister toutes les femmes, mieux vaut se concentrer sur le dépistage des femmes à risque. Depuis 2010, en France, les recommandations ont évolué : diabètologues et gynécologues se sont mis d’accord sur les critères des personnes à risque et la méthode diagnostique à utiliser.

    Femmes enceintes à risque

    Les facteurs de risque du diabète gestationnel sont maintenant bien identifiés :

    • surpoids, obésité (IMC ≥ 25kg/m²)
    • femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux (apparentées au 1er degré de diabète de type 2)
    • âge (35 ans et plus)
    • macrosomie à la naissance d'un enfant précédent

    Femme enceinte ne présentant pas de risque

    Si la femme enceinte ne présente pas au moins un de ces facteurs de risque, on recherchera un diabète gestationnel seulement en cas d’hydramnios (quantité trop importante de liquide amniotique) ou debiométries fœtales (mesure de la dimension du fœtus) supéreures ou égale à 97e percentile.

    Méthode diagnostique pour dépister le diabète gestationnel des femmes à risque

    Pour celles qui présentent un de ces facteurs de risque, un premier test de glycémie à jeun au premier trimestre (idéalement avant la conception, dès l’intention d’avoir un enfant) est recommandé pour détecter un diabète de type 2 antérieur à la grossesse et passé inaperçu jusqu’ici. Puis, on réalise un second test appelé HGPO entre la 24e et la 28e semaine d’aménorrhée (absence des règles). 



    La fin du test O’Sullivan
    Auparavant on distinguait encore les femmes ayant une intolérance au sucre et celles ayant un diabète gestationnel. Aujourd’hui, le test dit de O’Sullivan a été supprimé. Dorénavant on utilise d’emblée le test d’HGPO (Hyperglycémie provoquée par voie orale) à 75g de glucose.

    Une seule valeur de glycémie au delà des seuils définis (0,92g/L à jeun; ou 1,80g/L 1h après la charge orale en glucose; ou 1,53g/L 2h après) suffit à diagnostiquer un diabète gestationnel. (La notion d’intolérance au sucre n’existe plus, il n’y a que “glycémie normale” ou diabète gestationnel.)



    Le diabète gestationnel en France : chiffres clés
    En France, le diabète gestationnel a tendance à augmenter et touche entre 2 et 6%* des femmes enceintes (*taux de prévalence). Avec la nouvelle méthode de dépistage (supra), la prévalence pourrait monter à 12-13%. Dans la majorité des cas, le diabète gestationnel disparaît après la grossesse mais il peut aussi installer un diabète de type 2 quelques années plus tard.

    Traitements du diabète gestationnel

    Les clefs d'un traitement réussi s'appuient sur un dispositif qui comprend :

    • la motivation de la patiente,
    • son autosurveillance glycémique,
    • des mesures hygièno-diététiques,
    • une équipe pluridisciplinaire de médecins qui suivent l’évolution de la patiente et de son diabète (médecin généraliste, gynécologue, nutrionniste, diabétologue...).

    Autosurveillance glycémique et prise en charge diététique

    La femme enceinte doit pratiquer l’autosurveillance glycémique. Objectif : garder une glycémie à un taux acceptable, soit inférieur ou égal à 0,92g/L à jeun. Ces résultats déterminent la prescription d’un traitement par insuline. Le premier traitement est la prise en charge diététique avec régime alimentaire adapté et contrôle du poids :

    • régime hypoglucidique (privilégier les aliments à faible index glycémique (qui font peu monter la glycémie))
    • repas fractionnés : répartition de la prise des glucides au cours de la journée (3 repas, 2 collations)
    • calcul de la ration calorique adaptée à chaque femme
    • privilégier les fibres (elles ralentissent l’absorption des glucides et donc le pic d’hyperglycémie post-prandiale)

    Activité physique

    En dehors de contre-indications médicales, l’activité physique régulière et adaptée au profil de la femme enceinte est recommandée dans le cas d’un diabète gestationnel temporaire ou d’une grossesse avec un diabète. L’AFD vous propose des conseils et des exemples d’activités physiques.

    Traitement par insuline

    L'insuline est réservée aux femmes pour qui les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas pour atteindre les objectifs et l’équilibre glycémiques. L'insuline est prescrite par injection car les antidiabétiques oraux sont le plus souvent contre-indiqués pour la femme enceinte. Les insulines appelées “analogues rapides” sont utilisées. Des insulines de type NPH (lentes) peuvent être utilisées si nécessaire.

    Prévention des complications du diabète gestationnel

    Les complications du diabète gestationnel sont-elles évitables ? La grande majorité des diabètes gestationnels ne vont pas se compliquer car ils vont très bien répondre à l’association de modifications nutritionnelles et d’une activité physique adaptée.

     

    Voir aussi

    Sur le site de l’AFD

    QU’EST-CE QUE LE DIABÈTE ?

     

    Diabète et grossesse

    Sur le web

    Sources

    • Extrait de Equilibre Novembre-décembre 2010 – N° 278. Interview du docteur Jacques Pruvost, réalisée par Magali Théry-Véla, éducatrice sportive, formatrice en sport Santé, chargée de mission du programme Diabetaction pour la Fédération Française "EPPM Sports pour tous".
    • Notre partenaire : Association des mamans diabétiques
    • Dépistage et diagnostic : Impact Médecine N° 367- 16 juin 2011 article “Face au diabète gestationnel, dépister ciblé”

    Notes et crédits photos

    • *OMS : Organisation Mondiale de la Santé
    • Crédits photo : Fotolia, © Jose Manuel Gelpi

     

     

    TESTEZ VOS CONNAISSANCES

     

    http://www.afd.asso.fr/diabete/gestationnel?gclid=COqm3q6q3rMCFW_KtAodyVoAAw

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  • Les "résistances" à l'anesthésie : quand anesthésier est plus difficile

    Mon dentiste n'a pas réussi à m'anesthésier", "la péridurale n'a pas fonctionné"... Ces cas d'échec de l'anesthésie sont rares mais possibles. Comment explique-t-on ce phénomène ? Comment procèdent les médecins dans ce cas ? Des spécialistes nous répondent. Les "résistances" à l'anesthésie sont rares et ont toujours une explication. Derrière ces difficultés à anesthésier, on trouve des causes métaboliques, psychologiques ou anatomiques.

    Résistance à l'anesthésie : des causes métaboliques

    Résistance anesthésieTout d'abord, il est important de rappeler que "personne ne résiste à l'anesthésie", tient à souligner le Dr Nicole Smolski, anesthésiste-réanimateur, présidente du Syndicat national des praticiens hospitaliersanesthésistes-réanimateurs (SNPHAR). "Par contre, il y a des personnes plus difficiles à anesthésier que d'autres en termes de quantité d'anesthésiques", indique-t-elle, précisant que "les toxicomaneset les personnes qui boivent beaucoup d'alcool sont ainsi plus difficiles à anesthésier, que ce soit pour une anesthésie locorégionale ougénérale". Et le Dr Vibol Chhor, anesthésiste réanimateur, membre du bureau de l'Association des jeunes anesthésistes-réanimateurs (AJAR), d'expliquer : "Il existe chez ces patients des modifications pharmacologiques complexes et pas encore élucidées comme une induction enzymatique hépatique, une modification des volumes de distribution des anesthésiques, qui font que nous devons augmenter les doses de certains médicaments". "Il y a par exemple des phénomènes de tolérance aux opiacés chez les toxicomanes qui prennent de l'héroïne", ajoute-t-il. "Il peut aussi exister une résistance à l’anesthésie chez des personnes qui ont subi de nombreuses anesthésies, par exemple des grands brûlés", informe le Dr Jean-Pierre Postel, anesthésiste-réanimateur, ex-chef de service des hôpitaux, président du Centre national d’étude, de recherche et d’information sur la conscience (CNERIC). Ce médecin cite aussi des cas de résistance d'emblée à l’anesthésie chez les personnes obèses, du fait de la dilution des produits dans la graisse. La solution à ces résistances ? Des doses plus fortes d'anesthésiants ou l’utilisation de produits différents. "Nous avons à notre disposition toute une panoplie d’anesthésiques, donc ce n’est pas un problème", assure le Dr Postel. "Un électro-encéphalogramme nous permet de vérifier que les gens dorment bien, et, si besoin, nous remettons une dose d'anesthésiques", confirme le Dr Smolski.

    Résistance à l'anesthésie dentaire

    Quid des résistances à l'anesthésie chez le dentiste ? "Dans certaines conditions médicales, le patient va avoir du mal à être anesthésié", informe le Dr Vianney-Descroix, chirurgien-dentiste du service d'odontologie de la Pitié-Salpêtrière. "C'est notamment le cas si la dent à soigner est très infectée ou très inflammatoire", indique-t-il. "En milieu très inflammatoire et/ou très infectieux, les tissus sont très acides, ce qui rend les conditions peu propices à une bonne diffusion des molécules anesthésiques au sein des tissus nerveux à anesthésier", explique le spécialiste. La solution ? "Le dentiste fait dans ce cas une anesthésie à distance de la région inflammatoire et augmente la quantité de substance anesthésique".

    Résistance à l'anesthésie : des causes psychosomatiques

    "Des personnes très stressées, anxieuses, peuvent aussi être moins sensibles à l'anesthésie en soin dentaire", informe le Dr Vianney-Descroix. "Dans ce cas, nous allons soulager le stresspar des approches de sédation", indique-t-il. Les médecins ont aujourd'hui à leur disposition un gaz, le MEOPA (mélange d’oxygène et de protoxyde d'azote), pour sédater les patients. Ce gaz entraîne un état de sédation consciente. L’angoisse peut aussi perturber une anesthésie locorégionale ou générale. Un état de stress peut ainsi obliger à administrer des doses plus fortes d'anesthésiques. "Les personnes mal préparées à l’anesthésie sont plus difficiles à anesthésier que celles qui y ont été bien préparées", indique ainsi le Dr Jean-Pierre Postel. Explications : en cas de stress, le taux d’adrénaline grimpe, le débit cardiaque augmente, ce qui entraîne une perturbation de la répartition des produits anesthésiques entre les différents secteurs du corps. "En outre, le taux de certains neuromédiateurs cérébraux est modifié en cas de stress, et les molécules vont avoir du mal à agir au niveau des neurones cibles", explique le Dr Postel. "Ce qui fait la différence est la qualité de la prise en charge notamment lors de la consultation pré-anesthésique. Le médecin a un rôle important pour diminuer l’angoisse du patient et l'amener le plus détendu possible en salle d'opération. Il s'agit d'une véritable prémédication psychologique", estime-t-il.

    Résistance à l'anesthésie : des causes anatomiques ou génétiques

    Des échecs d'anesthésie péri-médullaire (rachianesthésie ou péridurale) peuvent être dus à des raisons anatomiques. "La présence de kystes sous-cutanés ou dans le canal médullaire peut être responsable d'une erreur de repérage du canal et faire que l’injection du produit anesthésiant soit faite dans le kyste et pas dans le canal, entraînant une anesthésie inadéquate", explique le Dr Vibol Chhor. "Des structures ligamentaires dans le canal médullaire peuvent entraîner une mauvaise diffusion de l'anesthésie dans le canal", ajoute-t-il. De la même façon, une variation anatomique de l'épine de Spix peut être de façon exceptionnelle à l'origine de l'échec d'un certain type d'anesthésie dentaire : l'anesthésie au foramen mandibulaire (auparavant appelée anesthésie à l'épine de Spix), anesthésie loco-régionale que les chirurgiens-dentistes utilisent peu.

    Les personnes rousses seraient par ailleurs moins sensibles à certains anesthésiques lors d'anesthésies locales en raison de la mutation d'un gène1. Des cas exceptionnels d’échecs de rachianesthésies dus à des résistances aux anesthésiques locaux ont été rapportés2,3. Les auteurs des études pensent que cette résistance pourrait s'expliquer par une mutation génétique. Celle-ci pourrait être à l'origine de variations de la réponse des canaux sodiques aux anesthésiques locaux (les anesthésiques locaux agissent par l'intermédiaire de leur action au niveau des canaux sodiques)4,5. "Ce sont des cas cliniques très rares et ce ne sont que des hypothèses", souligne le Dr Vibol Chhor.

    Mais soyez rassuré : "On arrive toujours à endormir quelqu'un, même si parfois on a besoin d'utiliser de plus grosses doses de produits anesthésiques", affirme le Dr Smolski. Pas d’inquiétude donc !

    Anne-Sophie Glover-Bondeau, novembre 2012

    La mémorisation pendant l’anesthésie, un cas de résistance à l’anesthésie ?

    Des équipes, notamment à Marseille et Strasbourg (Dr L. Pain, Inserm) travaillent sur les cas de mémorisation pendant l'anesthésie, c'est-à-dire que des personnes correctement anesthésiées (anesthésie bien menée avec les bonnes doses, les bons produits) vont raconter des détails de leur intervention au réveil. "Est-ce un cas de résistance à l'anesthésie ou des expériences inexpliquées de la conscience telles que celles observées dans les EMI (expériences de mort imminente, ndlr), et qui répondraient à la même phénoménologie ?", se demande le Dr Postel6.

    Sources :

    - Interview du Dr Vianney-Descroix, 26 octobre 2012.
    - Interview du Dr Nicole Smolski, 28 octobre 2012.
    - Interview du Dr Vibol Chhor, 2 novembre 2012.
    - Interview Dr Jean-Pierre Postel, 6 novembre 2012.
    1. Liem EB, Lin CM, Suleman MI et Als. Anesthetic requirement is increased in redheads, Anesthesiology, 2004;101:279-83 
    2. Hoppe J, Popham P. Complete failure of spinal anaesthesia in obstetricsInt J Obstet Anesth2007;16:250-5.
    3. Bevacqua BK, Cleary WF. Relative resistance to intrathecal local anesthetics. Anesth Analg 1994;78:1024—6.
    4. Ragsdale DS, MCPhee JC, Scheuer T, Catterall WA. Molecular determinants of state-dependent block of Na+ channels by local anesthetics. Science 1994;265:1724—8.
    5. De Médicis E, Lena P, Martin R. Les nouvelles techniques de repérage de l’espace épidural. Prat Anesth Reanim 2007;11:202—7.
    6. Postel J P, Mémoire & Anesthésie, Newsletter www.cneric.fr, 2010








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  • Les fromages de chèvre et de brebis en Wallonie

     

    A la découverte des fromages de chèvre et de brebis fermiers de Wallonie

    Encore trop méconnus dans notre région, de nombreux producteurs de fromages de chèvre et de fromages de brebis fermiers exercent aujourd'hui leur talent en Wallonie !
    Laissez-vous tenter par leur découverte !

    Fromages fermiers : les atouts du lait cru

    La supériorité organoleptique des fromages au lait cru n'est plus à démontrer. La diversité de la flore du lait cru est en effet à l'origine d'une grande variété de molécules aromatiques, elles-mêmes à l'origine de la diversité et de la richesse sensorielle des fromages au lait cru.

    Les atouts santé du lait cru sont également nombreux : lutte contre l'asthme, les allergies, renforcement du système immunitaire,...

    Fromages de chèvre

    Alliant qualités gustatives et digestives, le lait de chèvre confère aux fromages un mélange de parfums et d'arômes, à la base de cette saveur subtile propre aux produits caprins.

    En pâte molle ou pâte pressée, frais ou affiné, nature ou arômatisé, bûches, pyramides ou cendrés... des fromages d'une diversité haute en saveurs... le savoir faire fermier et artsanal wallon !

    Fromages de brebis

    Issu du pâturage des brebis, le lait de celles-ci se caractérise par son goût doux, riche et légèrement scré, et ses propriétés nutritionnelles particulières.

    Le fromage de brebis : frais ou affiné, doux ou typé, toujours savoureux !

    Recettes à base de fromage de chèvre ou de brebis

    Le fromage de chèvre ou de brebis est un ingrédient idéal à incorporer dans vos préparations.

    Les producteurs vous suggèrent des idées de recettes à base de fromage de chèvre ou de brebis, qui prendront place à merveille dans votre menu, que ce soit en entrée, en plat principal ou même en dessert.

    Liste des producteurs

    Recettes proposées par les producteurs

    http://www.apaqw.be/page.asp?id=1018&langue=FR

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  • Ceinture lombaire

    Porter une ceinture lombaire

    Devriez-vous porter l’une de ces ceintures lombaires et sont-elles vraiment efficaces ? Si ces ceintures sont vivement recommandées et même imposées

    ceinture lombaire

    ceinture lombaire

    dans certaines entreprises où des postes physiques et difficiles sont occupés ; elles sont également de plus en plus plébiscitées par un grand nombre de personnes souffrant de mal de dos. Il en existe plusieurs sortes et il est possible de trouver la ceinture qui soit la mieux adaptée au problème spécifique dont on souffre.

    Qui porte des ceintures lombaires ?

    Ceintures lombaires contre les risques pour le dos

    Les ceintures lombaires sont conseillées à ceux qui doivent porter des charges lourdes et rester debout ou assis pendant de longues heures, à cause de leur travail. Ce sont des personnes qui prennent plus de risques que les autres pour leur dos. Avec certaines professions, la lombalgie a effectivement des terrains propices pour se développer.

    Mais ces ceintures de maintien pour le dos ne sont pas réservées aux professionnels. Les personnes qui ont connu et connaissent encore des douleurs lombaires portent aussi des ceintures lombaires.

    Le mal de dos touche des millions de personnes mais les problèmes de hernie ou les douleurs chroniques sont surtout dues aux conditions de travail dans certaines professions. Toutefois, de nombreuses personnes sont victimes chaque année de ce qu’on appelle le tour de rein, de faux mouvements et de chutes qui provoquent des traumatismes du dos. Le stress et la dépression seraient également mis en cause dans ces douleurs de dos.

    Ceintures lombaires contre les mouvements dangereux

    Les ceintures lombaires sont en vente libre. Elles se déclinent en différents modèles dont certains sont plus spécifiquement adaptés à certaines situations. Leur objectif est de soulager la douleur rapidement en évitant au dos de trop fournir d’effort.

    Mais la ceinture lombaire est surtout connue pour empêcher de faire des mouvements qui pourraient provoquer des douleurs ou des traumatismes. Elle oblige en effet celle ou celui qui la porte, à maintenir une posture adaptée pour le bien-être du dos et c’est en cela que les millions de personnes qui l’ont utilisée s’accordent à dire qu’elle est réellement efficace.

    En portant une ceinture lombaire, on se tient droit et on ne se contorsionne pas. On adopte la bonne position pour se baisser, soulever des charges ou même tout simplement pour rester debout ou pour rester assis.

    Comment fonctionnent les ceintures lombaires ?

    Ceintures lombaires antalgiques et dé-stressantes

    Les ceintures lombaires évitent aux personnes qui prennent des risques pour leur dos, qui ont déjà souffert de lumbago ou qui ont le dos fragilisé, de ressentir la douleur de manière trop vive. Apaisante, la ceinture a un effet antalgique et permet de continuer à travailler sans souffrir. Dé-stressante, elle est un accessoire efficace contre la peur de se faire mal en forçant. Elle rassure car avec elle, on est obligé de respecter des positions de sécurité.

    Ceintures lombaires pour toutes les situations

    Les ceintures lombaires s’adaptent à de nombreuses situations, au travail comme à la maison. Certaines sont très adaptées à des situations où l’effort n’est ni fréquent ni pénible mais le dos est néanmoins douloureux. C’est le cas des personnes qui ont été opérées, immobilisées à la suite d’un accident ou encore, des personnes âgées ou des personnes souffrant de fibromyalgie.

    Lorsque l’on veut également continuer à pratiquer une activité physique malgré des douleurs dorsales, les ceintures lombaires sont très pratiques. Elles sont aussi utilisées bien souvent par les professionnels du transport routier et ceux qui doivent fréquemment se déplacer en voiture. Certaines personnes, avant de partir en vacances, achètent une ceinture lombaire en prévention d’un long trajet.

    http://www.stopmalaudos.fr/articles/ceinture-lombaire/

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