• L'adaptation correctrice des doses d'insuline


    L'adaptation correctrice est une méthode complémentaire de l'adaptation prévisionnelle des doses d'insuline.


    Principe

    Elle consiste à modifier la dose d'insuline que l'on va s'injecter pour corriger la glycémie que l'on vient de faire.

    C'est probablement la méthode qui vient à l'esprit le plus spontanément.

    En effet, quoi de plus logique, en apparence, que de se dire «Je constate que ma glycémie est élevée, alors je vais m'injecter une dose d'insuline un peu plus forte afin de faire baisser cette glycémie» ou encore «Je constate que ma glycémie est basse, alors je vais m'injecter une dose d'insuline plus faible afin de ne pas risquer une hypoglycémie».

    Malheureusement, ce raisonnement n'est pas applicable sans de sérieuses restrictions :

    • Premièrement, c'est oublier que l'insuline n'est normalement pas une hormone hypoglycémiante, mais une hormone antihyperglycémiante. En effet, l'insuline n'est jamais fabriquée par un pancréas pour faire baisser une glycémie élevée, mais elle est fabriquée de manière préventive de façon à éviter que la glycémie ne s'élève.
    • Deuxièmement, une adaptation des doses qui serait uniquement basée sur le principe de ramener à la normale des glycémies élevées, conduirait au final à un temps très important passé en hyperglycémie nocive pour les artères (on a toujours un temps de retard avec ce type d'adaptation).
    • Troisièmement, si ce type d'adaptation était appliqué à l'insuline retard, cela ne permettrait pas d'obtenir des glycémies satisfaisantes. En effet, réfléchissons un peu :
    - si la glycémie à jeun est élevée et que l'on augmente la dose d'insuline retard du matin, la glycémie avant dîner sera plus basse, et alors de deux choses l'une :
    . soit on baissera la dose d'insuline retard du soir pour ne pas risquer une hypoglycémie nocturne, ce qui conduira à une glycémie à jeun encore plus élevée,
    . soit on ne baissera pas la dose d'insuline retard du soir, et il y aura alors toutes chances de se retrouver dans la même situation que la veille avec une glycémie à jeun toujours élevée,
    - si la glycémie avant dîner est élevée et que l'on augmente la dose d'insuline retard du soir, la glycémie à jeun du lendemain matin sera plus basse, et alors de deux choses l'une :
    . soit on baissera la dose d'insuline retard du matin pour ne pas risquer une hypoglycémie, ce qui conduira à une glycémie avant dîner encore plus élevée,
    . soit on ne baissera pas la dose d'insuline retard du matin, et il y aura alors toutes chances de se retrouver dans la même situation que la veille avec une glycémie avant dîner toujours élevée.

    L'adaptation correctrice nécessite donc des conditions précises d'utilisation :

    Elle ne doit concerner que l'insuline rapide, afin de ne pas entraîner de répercussions tardives.
    Elle ne doit jamais être utilisée seule, mais toujours en complément des adaptations prévisionnelle et anticipatrice, lorsque celles-ci n'ont pas permis d'obtenir le résultat glycémique souhaité (elle n'est en effet qu'une possibilité de correction a posteriori d'une hyperglycémie que l'on n'a pas pu éviter).


    Carnet d'autocontrôle

    Comme l'adaptation correctrice est une adaptation «en dernier recours» qui a toujours «un temps de retard par rapport à ce qu'il aurait fallu faire», il est souhaitable, lorsqu'on a réalisé une adaptation correctrice, de répondre à la question suivante : l'adaptation correctrice que j'ai réalisée aujourd'hui aurait-elle pu être évitée par une adaptation prévisionnelle ou anticipatrice ? ce qui aurait eu l'avantage de ne pas me faire passer une partie de la journée en hyperglycémie avant que je réalise l'adaptation correctrice.

    Autrement dit, l'adaptation correctrice est une «bonne chose» sur le moment, mais il faut également tirer profit des informations qu'elle apporte :
    • si l'adaptation correctrice a été nécessaire par suite d'une adaptation prévisionnelle qui n'a pas été faite, il faut que je fasse cette adaptation prévisionnelle dès le lendemain,
    • si l'adaptation correctrice a été nécessaire par suite d'une adaptation anticipatrice qui n'a pas été faite, il faut que je réalise cette adaptation anticipatrice la prochaine fois que je me retrouverai dans une situation identique.

    Les adaptations correctrices sont donc à faire quand il le faut, mais l'idéal serait d'avoir à en réaliser le moins souvent possible par suite d'une adaptation prévisionnelle et anticipatrice bien conduite.

    Exemples d'adaptations correctrices :
    • Ma glycémie avant dîner est à 1,95 g/l, ce qui n'est pas étonnant étant donné la petite fête qui a eu lieu au bureau vers 17 h à l'occasion du départ à la retraite d'un collègue. Pour l'insuline retard du soir, l'adaptation prévisionnelle m'indique que je dois m'injecter 2 unités de moins que la veille. C'est donc ce que je vais faire (adaptation prévisionnelle), mais comme je souhaite que ma glycémie avant le coucher soit normale, je m'injecte en plus un supplément de 4 unités d'insuline rapide (adaptation correctrice). Par ailleurs, pour éviter de me retrouver dans cette situation, je ferai bien de m'injecter un peu d'insuline rapide lorsque je mange en dehors des repas (adaptation anticipatrice).
    • Ma glycémie avant le déjeuner est à 1,48 g/l sans explication plausible, et ce n'est pas une hyperglycémie réactionnelle à une hypoglycémie dans la matinée. Pour l'insuline rapide de midi, l'adaptation prévisionnelle m'indique que je dois m'injecter la même dose que la veille, mais comme la glycémie avant midi est élevée, je majore la dose d'insuline rapide de 2 unités avant le déjeuner.
    • Ma glycémie à jeun est à 1,52 g/l sans explication plausible, et ce n'est pas une hyperglycémie réactionnelle à une hypoglycémie nocturne. Pour l'insuline rapide du matin, l'adaptation prévisionnelle m'indique que je dois m'injecter 2 unités de moins que la veille car j'avais fait une hypoglycémie la veille dans la matinée. Je vais donc en fait m'injecter la même dose que la veille, ce qui permettra de corriger cette hyperglycémie.

    Vous avez peut-être remarqué qu'il n'a pas été fait mention dans ces exemples de la possibilité de baisser la dose d'insuline rapide pour réaliser une adaptation correctrice, alors que cette possibilité avait été détaillée pour les adaptations prévisionnelle et anticipatrice.

    C'est en effet rare qu'il soit utile de baisser une dose d'insuline rapide avant un repas en raison de la glycémie faite avant ce repas.

    Ce peut être le cas si une activité physique importante et inopinée a eu lieu avant le repas, et a conduit à un malaise hypoglycémique sévère juste avant le repas. Par contre, si la glycémie avant le repas est simplement un peu basse, sans symptômes, et qu'il n'y a pas eu de cause d'hypoglycémie dans les heures précédentes, il n'est habituellement pas souhaitable de baisser la dose d'insuline rapide prévue pour le repas. Ceci pour les raisons suivantes :
    • Si c'est l'heure d'une injection d'insuline rapide avant un repas, l'insuline que l'on va s'injecter est à une dose qui est prévue pour «s'occuper du repas», c'est-à-dire qu'elle a pour rôle de permettre une montée de glycémie ne dépassant pas 0,50 à 0,60 g/l en plus de ce qu'elle était avant le repas. Par conséquent, si le repas est pris comme normalement, la glycémie va de toute façon avoir tendance à monter même si on s'injecte la dose prévue d'insuline rapide.
    • Si par contre, on baisse la dose d'insuline rapide avant le repas par crainte d'une hypoglycémie bien que l'on va manger, le résultat sera une hyperglycémie après le repas.

    Le plus simple est donc :
    • d'avaler un peu de glucides pris sur le repas (une tranche de pain par exemple),
    • de déterminer la dose à injecter par l'adaptation prévisionnelle ou anticipatrice (indépendamment du niveau de glycémie avant le repas),
    • et de se faire l'injection d'insuline rapide juste avant le repas au lieu d'attendre, comme il se doit, un certain temps entre l'injection et le début du repas (si on utilise un analogue rapide et si on a quelques craintes, on peut exceptionnellement déplacer, à la fin du repas, la dose prévue).

    http://www.diabsurf.com/Mnl/AccMnl/FrMnl.php

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  • JMD 2012 - Messages clés

     

    • Le grand public doit être informé sur comment reconnaitre le diabète à un stade précoce et comment prévenir ses complications.
    • Toutes les personnes atteintes de diabète, et celles à risque, peu importe où elles vivent, ont le droit d’être informées sur le diabète, la prévention, la façon de le gérer efficacement et sur la façon d’accéder aux ressources éducatives et cliniques.
    • L’éducation relative au diabète est primordiale pour les professionels de la santé et les personnes atteintes de diabète.
    • L'éducation à l’auto-gestion du diabète est une composante importante et fondamentale de prévention au diabète et les soins devraient être disponibles et accessibles à chacun.
    • La barrière principale pour avoir accès à l'éducation est le manque d'éducateurs au diabète qualifiés.
    • L'investissement dans l'éducation au diabète et dans les programmes de prévention au diabète économisera de l'argent à long terme et livrera des retours significatifs dans la qualité de vie pour les personnes atteintes diabète et les personnes à risque.

    • Le diabète de type 2 est un problème de santé mondial  sérieux, qui, pour la plupart des pays, s'est développé de pair avec les changements culturels et sociaux rapides, les populations vieillissantes, l'urbanisation croissante, les changements diététiques, la réduction de l'activité physique et d'autres comportements malsains.
    • Les politiques sont responsables de la promotion d’une vie saine et aide à prévenir le diabète de type 2.
    • Il existe une preuve formelle que le diabète de type 2 peut être prévenu  par la nutrition, l'augmentation de l'activité physique et la réduction du poids.
    • La nutrition saine et l'activité physique ne sont pas juste une question de choix personnel.
    • Les causes du diabète sont complexes et ont de multiples facettes . Tous les secteurs de la société en sont responsables.

    • Les personnes atteintes de diabète font face à la stigmatisation et à la discrimination, les empêchant de jouer un rôle actif dans la société.
    • La conscientisation croissante au diabète et la réduction de la stigmatisation, des mythes et des idées fausses, sont des éléments importants dans le soin et la prévention du diabète.
    • Les personnes atteintes de diabète devraient être au centre de la réponse au diabète.
    • L'action est exigée pour assurer que les droits des personnes atteintes de diabète ou à risque soient protégés.
    • Donner aux personnes atteintes de diabète, leurs familles et la communauté, le droit de jouer un rôle central dans le soin, la prévention et la recherche, sont critiques pour renverser le fardeau actuel du diabète et ses complications.
    • http://www.idf.org/worlddiabetesday
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  • Déglutition : comment traiter les problèmes

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    Il nous arrive à tous d'avaler de travers. Simple accident de parcours. Mais, pour certains, les troubles de la déglutition sont liés à un véritable problème de santé. Aujourd'hui, ils sont de mieux en mieux décelés et pris en charge.

     

    Les troubles de la déglutition (ou dysphagie) se définissent comme l'ensemble des manifestations anormales du passage des aliments solides ou liquides (et parfois de la salive) de la bouche vers l'estomac », explique Michèle De Gieter, kinésithérapeute au CHU Brugmann.

    Opération en trois temps

    La déglutition est donc un geste que nous effectuons plusieurs centaines de fois par jour, lorsque nous avalons notre salive, buvons et mangeons. Elle se déroule en trois phases :

    • La phase orale 
      C'est le travail des lèvres, des dents, de la langue, de la mastication, de l'insalivation...
    • La phase pharyngée 
      Quand la langue pousse les aliments vers l'arrière, ceux-ci viennent stimuler les piliers pharyngés, à l'entrée du pharynx, informant le cerveau de la nécessité de fermer les voies aériennes. A ce stade, on ne commande plus rien, tout est réflexe.
    • La phase œsophagienne 
      Quand le carrefour entre voies respiratoires et voies digestives est franchi, le sphincter œsophagien supérieur s'ouvre, les aliments descendent dans l'£œsophage.

     

    Les symptômes

    Les troubles de la déglutition ont différentes formes : difficulté à mastiquer, à avaler, accumulation de salive, production de glaires et, plus visibles, les « fausses routes ».

    « C'est ce qu'on appelle avaler de travers, explique Michèle De Gieter. Une partie de ce qu'on avait en bouche part dans les poumons. S'il y a passage vers le pharynx, nous toussons pour éjecter l'aliment. Mais avec un gros morceau, les voies respiratoires se bouchent, on risque l'asphyxie. Pas le temps pour les secours ! Il faut tousser très fort pour tenter de faire sortir l'aliment. Si ça ne marche pas, pratiquez la manœuvre de Heimlich.

    Plus insidieuse, la fausse route sourde : de petites sécrétions pénètrent dans les voies respiratoires, mais il n'y a pas de réflexe de toux, pour raisons diverses (maladie neurologique sous-jacente,  la personne a été opérée à cet endroit, etc.). On a alors la voix mouillée. Ce qui peut provoquer une surinfection bronchique».

    De nombreuses répercussions

    Les conséquences des troubles sont multiples. Gênés par des douleurs ou des sensations de blocage alimentaire dans la gorge, certains vont, sans s'en rendre compte, moins s'alimenter et perdre du poids. « Ils ne comprennent pas leur perte de poids. En discutant avec eux, on comprend qu'ils ont écarté certains aliments. »

    Autre conséquence : d'ordre social. « L'alimentation a un rôle social important, souligne Michèle De Gieter. Les personnes ne veulent plus aller au restaurant, voir leur famille, de peur de s'étrangler, tousser en public, etc. Elles vont s'isoler et parfois, déprimer ».

    D'autres, sujets à de fausses routes sourdes, vont souffrir d'encombrements pulmonaires à répétition, sans qu'on en décèle la cause. « Ils seront mis sous traitement pour des bronchites dont on ne trouve pas l'origine ! »

    D'où viennent ces troubles ?

    Les troubles de la déglutition peuvent arriver soudainement, notamment après un accident vasculaire cérébral (AVC), un traumatisme crânien, ou chez ceux qui, pour raisons médicales, ont été intubés.

    Sinon, leur apparition est plus progressive. « Ils accompagnent souvent les problèmes neurologiques : maladie de Parkinson, sclérose en plaques. Dans ce cas, les soucis de déglutition arrivent de manière insidieuse. Une personne peut perdre du poids, sentir une gêne. Ces troubles surviennent aussi avec l'âge, quand la sensibilité de la bouche et la force musculaire diminuent, si la dentition n'est plus bonne, si une prothèse dentaire est mal adaptée. La mécanique de la déglutition est alors perturbée. »

    Une rééducation pluridisciplinaire

    Pour comprendre et évaluer le cas du patient, le médecin ORL procédera d'abord à un examen clinique. « Ensuite, deux examens complémentaires, fibroscopie et vidéofluoroscopie, apportent beaucoup d'informations, explique Michèle De Gieter. Tout est adapté à chaque cas clinique. En rééducation, on travaille les muscles de la déglutition : langue, lèvres, mâchoire, joues, cou, etc.

    Un deuxième axe de travail consiste à stimuler la bouche au niveau sensitif : on va utiliser des textures et des goûts différents pour exciter les terminaisons nerveuses, avoir une meilleure déglutition. »

    La rééducation est pluridisciplinaire. Le logopède entre en jeu avec d'autres outils (sons, lettres, sonorités...).

    Dans ce processus, les diététiciennes ont aussi un rôle. Si le patient a maigri, il recevra des conseils pour enrichir son alimentation de façon naturelle, pour éviter de recourir aux suppléments alimentaires, souvent coûteux.

    Un programme à la carte

     « S'il s'agit d'une pathologie neurologique évolutive (sclérose en plaques, maladie de Parkinson), nous pourrons seulement retarder l'apparition des symptômes de la dénutrition.

    Pour les apparitions brutales des troubles, comme certains AVC, les rééducations sont plus longues. Pour les troubles liés au vieillissement, après neuf ou dix séances, on constate une amélioration. Il faut revenir sans attendre si le problème réapparaît. »

    Le patient doit aussi adapter son alimentation. « C'est au cas par cas, selon le problème. On va, par exemple, commencer par réduire en purée certains aliments, épaissir les liquides. Dans les cas graves, le médecin aura recours à une alimentation par sonde pour éviter la dénutrition et la déshydratation. »

    Ainsi, il est souvent possible de retrouver, en quelques séances de travail, le plaisir de partager un repas. Un avantage pour la santé et la vie sociale.

    La manœuvre de Heimlich

    Cette manœuvre permet de débloquer un corps étranger coincé dans les voies aériennes.

    Si la personne porte ses mains à la gorge et suffoque, faites les gestes suivants :

    Placez-vous derrière elle, passez vos bras sous les siens, mettez votre poing au-dessus de son nombril, l'autre main par-dessus le poing. Enfoncez le poing d'un coup sec vers vous et vers le haut.

    Vous augmentez ainsi la pression dans les poumons et permettez l'expulsion vers le haut du corps étranger. Répétez ce geste jusqu'à cinq fois si nécessaire.

    Une personne seule peut effectuer cette manœuvre sur elle-même, en s'appuyant sur un coin de table ou en utilisant son propre poing.

    Deux examens complémentaires

    La fibroscopie : Un tube fin, flexible, doté d'une mini-caméra, descend dans le larynx, permet de voir ce qu'il s'y passe. Sous fibroscopie, l'ORL peut tester la sensibilité de la langue, de la gorge, regarder s'il y a malformation, si les cordes vocales et l'épiglotte bougent bien. Le patient doit boire de l'eau avec un peu de bleu de méthylène, pour voir si le liquide s'écoule bien, si l'épiglotte bascule, etc.

    La vidéofluoroscopie « Swallowing » : Le patient boit et mange des quantités minimales de produit de contraste (sulfate de baryum ou baryte. La déglutition est filmée en temps réel, suivant la progression des aliments de la cavité buccale vers l'estomac. Cet examen non douloureux permet une évaluation précise et objective du trouble de la déglutition, et d'adapter l'alimentation du patient en fonction de ces capacités fonctionnelles.

    Auteur: Gwenaëlle Ansieau | Mise en ligne: 10-12-2007 | Mise à jour:

    24-04-2012

    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/maladies/artikel/97/deglutition-comment-traiter-les-problemes


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  • La fibromyalgie affecte la vie de couple

    Douleurs articulaires, fatigue, troubles du sommeil… La fibromyalgie s'avère très difficile à vivre pour les patients, mais également pour leurs conjoints. Une étude américaine évalue son réel impact sur leur vie de couple.

    La fibromyalgie est à l'origine d'une douleur chronique, répandue dans tout le corps. Ces symptômes sont au quotidien difficiles à vivre pour le patient mais également pour son conjoint, comme viennent de le révéler des chercheurs de l'Université du Missouri.

    Fibromyalgie : quelles conséquences sur la vie de couple ?

    Fibromyalgie coupleLa fibromyalgie reste controversée, il n'y a toujours pas de consensus quant à son origine ou son traitement. Les patients ont ainsi tendance à essayer de nombreux traitements. Comment le diagnostic de fibromyalgie peut-il affecter la vie de couple ? Dans le cadre d'une étude, des chercheurs du Collège des sciences humaines de l'environnement ont étudié l'impact de la fibromyalgie ou d'une douleur chronique généralisée sur le patient et son conjoint. Chacun des participants devaient quotidiennement dans rapporter leurs interactions conjugales et leurs sentiments personnels.

    A la lumière de ces données, l'équipe de Christine Proulx, principale auteure de l'étude, a évalué les associations entre la qualité de vie couple, le soutien social et le bien-être général des époux. "Des recherches préliminaires suggèrent que la fibromyalgie peut radicalement changer la vie personnelle du patient mais également sa vie de couple" déclare Christine Proulx. "Il semble y avoir un lien étroit entre la fibromyalgie et les sentiments de dépression et de fatigue, qui peuvent être néfastes pour ceux qui sont diagnostiqués et leurs mariages. L'impact psychologique de la maladie peut réellement nuire à la qualité de leur vie de couple".

    Un impact psychologique important sur le patient… et son conjoint

    Christine Proulx conclut que les personnes souffrant de fibromyalgie sont presque trois fois plus déprimés que leurs conjoints. L'époux diagnostiqué rapporte des niveaux plus élevés d'instabilité conjugale et plus de problèmes de couple, en indiquant qu'ils étaient plus susceptibles de divorcer que leurs conjoints. Les époux en bonne santé ont rapporté qu'il était difficile de regarder leur époux(se) souffrir sans pouvoir intervenir. Pour le couple dans son ensemble, les symptômes peuvent entraîner la survenue d'un retrait émotionnel et une certaine fatigue mentale.

    "Les deux conjoints sont mis en difficulté par la maladie" a déclaré M. Proulx. "Les conjoints doivent réussir à faire la part des choses entre leur maladie, qui peut entraîner de l'hostilité ou du retrait vis-à-vis de son conjoint, et la difficulté d'être malade ou de soutenir un conjoint qui l'est. Ces facteurs peuvent créer un cercle vicieux très délétère s'il n'est pas brisé".

    Luc Blanchot, le 6 mai 2010

    Source : Les résultats de l'étude pilote, "la fibromyalgie, la douleur chronique, et le mariage" ont été présentés en novembre 2009 lors du Conseil national des relations familiales de la Conférence - Communiqué du Collège des sciences humaines de l'environnement de l'Université du Missouri

    Fibromyalgie France

     Forum Douleur et mal de dos
     Forum Problèmes ostéo-articulaires
     Forum Fatigue
    Forum Fibromyalgie

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fibromyalgie/14423-fibromyalgie-vie-couple.htm

     

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  • Solutions pour les yeux secs

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    Les yeux qui piquent et qui démangent... Qui n'a pas déjà eu l'impression d'avoir en permanence des minuscules grains de sable sous les paupières ? Autant de symptômes qui indiquent une sécheresse oculaire. « C'est un problème de plus en plus fréquent mais qui se soigne très bien, analyse Grégory Carbonez, ophtalmologiste et chirurgien oculaire. Les traitements ne cessent d'ailleurs de s'améliorer. »

    La sécheresse oculaire résulte d'une hydratation insuffisante de la surface de l'£il du fait d'une détérioration de la qualité du film lacrymal. « Les larmes ont une fonction extrêmement importante pour le bon fonctionnement des yeux. Elles servent de lubrifiant et permettent aux paupières de glisser sur le globe oculaire. Les larmes contiennent aussi des enzymes qui protègent la cornée des micro-organismes, vecteurs d'infections. Enfin, les larmes nettoient aussi les yeux. Quand on cligne des yeux, on évacue les impuretés grâce au larmoiement, précise le Dr Carbonez. On ne se rend compte d'une éventuelle sécheresse oculaire que lorsque ce processus naturel et inconscient montre des signes de faiblesse. »

    Plusieurs causes

    « La sécheresse oculaire s'explique de différentes façon. La principale est l'avancée en âge. Les variations hormonales chez la femme peuvent également être en cause. Les personnes actives qui portent longtemps leurs lentilles de contact, qui travaillent dans une atmosphère climatisée, qui lisent ou travaillent beaucoup sur ordinateur présentent plus de risques de souffrir de sécheresse oculaire. Certains médicaments, comme les somnifères, les antidépresseurs, les anti-hypertenseurs... influent sur la production de larmes. Les conservateurs ajoutés aux gouttes pour les yeux ne sont pas anodins. Mieux vaut utiliser des produits mono-doses. Parmi les autres causes connues, citons certaines affections, telles que les maladies auto-immunes, les rhumatismes, les affections de la thyroïde et les problèmes cutanés. Après une opération aux yeux, il n'est pas rare de souffrir de sécheresse oculaire transitoire et qu'on doive utiliser des larmes artificielles. On souffre plus souvent d'yeux secs en hiver, lorsqu'on vit dans des pièces chauffées, où l'air est en général très sec. »

    Tout le monde n'est pas égal face à ce problème, qui peut se manifester à divers degrés d'intensité. « Les symptômes typiques sont les yeux rêches, qui piquent ou qui brûlent, les rougeurs, une vision altérée, une hypersensibilité à la lumière et une surproduction de larmes. Et c'est logique, car l'£il étant moins bien protégé par le film lacrymal, ces stimuli extérieurs vont générer en réaction un excès de larmes. Ceux qui souffrent de sécheresse oculaire pleurent facilement de rire ou sous le coup d'une émotion », explique le Dr Carbonez.

    Comment lutter contre les yeux secs

    • Evitez l'air conditionné.
    • Installez un humidificateur dans les pièces chauffées.
    • Ne restez pas trop longtemps devant un écran d'ordinateur. Clignez souvent des yeux pour les humidifier.

    Larmes artificielles, bouchons oculaires et sérum sanguin

    Si on peut souffrir d'un manque de liquide lacrymal, sa qualité peut également poser problème. Un film lacrymal de bonne qualité se compose d'un film gras, d'un film aqueux et d'un film muqueux. Ce mélange subtil, associé au clignement des paupières, empêche les yeux de s'assécher. Il suffit que l'équilibre du film lacrymal soit rompu ou qu'on manque de larmes pour souffrir de sécheresse oculaire.

    Pour combler un manque de larmes ou rétablir la bonne composition du film lacrymal, le médecin prescrit en général des larmes artificielles. On commence par des gouttes avant de passer, éventuellement, à un gel oculaire, voire une pommade. Autant de moyens de suppléer aux larmes naturelles, à condition d'entamer le traitement sans tarder. Avant même que les yeux soient sensibilisés : de manière préventive, 4 à 6 fois par jour. On ne connaît pas encore de traitement définitif mais différentes thérapies peuvent stopper ou freiner les symptômes. Il n'existe pas à ce jour de traitement réactivant la production de larmes.

    Autre possibilité dans les cas plus graves : la réduction du canal lacrymal à l'angle de l'£il. La technique consiste à y introduire un minuscule bouchon, afin d'éviter une perte excessive de larmes. Ce traitement ne nécessite pas d'anesthésie et le résultat est totalement invisible.

    Enfin, on peut aussi prescrire des gouttes oculaires à base du sang du patient. « On centrifuge le sang en laboratoire et on réalise des gouttes à base de sérum. C'est en quelque sorte un collyre concentré créé sur mesure. Chez certains patients, cette solution est la plus efficace. Mais la nécessité de prélever du sang et l'organisation en labo en font un traitement plus contraignant. »

    Comment appliquer des gouttes pour les yeux

    • Lavez-vous soigneusement les mains. Une bonne hygiène est primordiale.
    • Devant le miroir, tirez doucement sur la paupière inférieure et laissez tomber 1 goutte au milieu du globe, sans toucher l'oeil. Une seule goutte suffit. Si vous en mettez davantage, le surplus coule sur la joue.
    • Respectez la date de péremption des gouttes, afin de garantir la stérilité du produit.

    Auteur: Kari Van Hoorick | Mise en ligne: 14-04-2012 | Mise à jour: 14-04-2012
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/traitements/artikel/1694/solutions-pour-les-yeux-secs
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  • Un mythe pourrait s’effondrer. On considérait que les taux de bon cholestérol étaient un bon indicateur des risques d’attaques cardiaques. Une étude génétique remet cette affirmation en cause, une seconde montre même qu’il est parfois néfaste. Le mauvais cholestérol, en revanche, reste lui fidèle à sa dénomination.

    • Tout savoir sur le cholestérol avec notre dossier complet

    Le schéma est un peu simpliste mais fonctionnait assez bien. Le cholestérol, une molécule lipidique fondamentale dans l’organisme (composant les membranes cellulaires, à l’origine de nombreuses molécules comme la vitamine D3 ou les hormones stéroïdiennes comme la testostérone ou les œstrogènes, etc.) est transporté dans l’organisme par différentes particules protéiques pour le guider dans les organes cibles.

    Certaines sont dites mauvaises, car des taux élevés sont associés à des risques importants de maladies cardiovasculaires : ce sont les LDL (low density lipoprotein). À l’inverse, d’autres sont dites bonnes, de nombreuses études ayant montré que les HDL (high density lipoprotein) étaient retrouvées à plus hautes doses chez des personnes moins susceptibles d’être victimes d’une attaque cardiaque. Ainsi ont été définis le mauvais et le bon cholestérol.

    Les thérapies actuelles pour traiter l’hypercholestérolémie, à base de statines, font diminuer les taux de LDL. En revanche, d’autres médicaments, ayant pour objectif d’augmenter les concentrations en HDL, n’arrivent pas à passer avec succès les essais cliniques. Trois molécules viennent d’en faire les frais récemment. De quoi laisser un peu dubitatif quant à leur réelle implication.

    Plus de bon cholestérol, autant de risque cardiovasculaire

    Une partie du mystère vient peut-être d’être résolue par une vaste étude dirigée par des chercheurs du Massachusetts General Hospital à Boston. En étudiant quinze gènes chez plus de 170.000 patients, ils sont arrivés à la conclusion que le bon cholestérol n’était pas un indicateur fiable des risques d'attaque cardiaque. L’ensemble de leur expérience est décrite dans The Lancet.

    À l’aide d’une technique appelée randomisation mendélienne, qui consiste à vérifier le lien de causalité entre gènes, biomarqueurs et maladies, les scientifiques ont commencé par s’assurer de la relation entre les variants géniques qui déterminent les niveaux de mauvais cholestérol et le risque de maladies cardiovasculaires. Comme attendu, les plus hauts taux sont corrélés aux attaques cardiaques.

    L'hypercholestérolémie conduit à un dépôt de LDL dans les vaisseaux sanguins formant une plaque d'athérome. Ceux-ci étant obstrués, le sang circule mal et peut même ne plus se frayer de chemin. Cela peut s'avérer mortel.
    L'hypercholestérolémie conduit à un dépôt de LDL dans les vaisseaux sanguins formant une plaque d'athérome. Ceux-ci étant obstrués, le sang circule mal et peut même ne plus se frayer de chemin. Cela peut s'avérer mortel. © bmsfrance.fr

    Mais la surprise fut de taille lorsque les scientifiques se sont intéressés au HDL. Le gène de la lipase endothéliale, qui affecte directement les taux de la lipoprotéine, a été scruté chez 116.320 personnes. Ceux possédant l’allèle qui leur permettait d’avoir des concentrations 6 % plus élevées en bon cholestérol n’étaient pas pour autant davantage à l’abri de risques cardiovasculaires. En poursuivant leur investigation auprès de 53.813 sujets pour quatorze autres gènes directement concernés par les taux de HDL, la conclusion est restée la même : il n’existe aucune association entre les niveaux de bon cholestérol et la probabilité d’être victime d’une attaque cardiaque.

    Le bon cholestérol pourrait même être mauvais

    La communauté scientifique est un peu partagée suite à cette annonce. Les auteurs expliquent que le bon cholestérol ne joue sûrement que le rôle d’un indicateur (de l’obésité, de la sédentarité, de la consommation de tabac, de la résistance à l’insuline, etc.) mais qu’il ne participe pas directement à la protection cardiovasculaire.

    Certains acquiescent, d’autres ont plus de difficultés à accepter qu’une seule étude puisse faire tomber un mythe. Cristopher Cannon, du Brigham and Women Hospital de Boston, raconte à CBS qu’il s’attend à de meilleurs résultats pour des taux de HDL plus élevés. Steven Nissen, cardiologue à la clinique Cleveland, explique dans le New York Times que le HDL est une molécule complexe, une partie du bon cholestérol pourrait effectivement avoir un rôle protecteur.

    Un autre travail de recherche, paru il y a quelques mois dans le Journal of the American Heart Association, pourrait bien donner raison à Steven Nissen. En effet, les chercheurs ont remarqué que 13 % des HDL portaient une protéine particulière, appelée apolipoprotéine C-III, et que ceux-ci étaient corrélés à une augmentation des risques de maladies coronaires. À l’inverse, le bon cholestérol dépourvu de cette protéine était associé à une diminution de ces mêmes risques.

    La différence entre le bien et le mal semble donc toujours un peu plus complexe qu’elle en a l’air. Seuls différents travaux complémentaires permettront de préciser le rôle de chacun dans l’apparition des maladies cardiovasculaires.

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/le-bon-cholesterol-ne-protegerait-pas-des-maladies-cardiovasculaires_38842/#xtor=EPR-20-[HEBDO]-20120524-[ACTU-le_bon_cholesterol_ne_protegerait_pas_des_maladies_cardiovasculaires]

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  • La ménopause en dix questions

    Bien qu'il ne s'agisse pas d'une maladie, certains symptômes de la ménopause peuvent inquiéter. Quelles en sont les principales manifestations ? Quels sont les risques et les bénéfices des traitements hormonaux ? Quel crédit accorder aux médecines douces ?… Dix questions/réponses pour vous éclairer.

    1. Qu'est-ce que la ménopause ?

    MénopauseLa ménopause est un phénomène naturel ; ce n'est pas une maladie.

    Le terme ménopause signifie étymologiquement "arrêt des règles", et désigne ainsi la période qui survient au moment où les ovaires arrêtent de produire les hormones de la reproduction : l'estrogène et la progestérone.

    La ménopause commence le plus souvent aux alentours de 50 ans. La prise d'une pilule contraceptive ne modifie pas l'âge auquel la ménopause se produit naturellement.

    Cette expérience propre à chacune est vécue de façon très différente selon les femmes, les pays et les cultures.

    2. Qu'est-ce que la périménopause ?

    La ménopause n'arrive pas brutalement. Elle est précédée d'une période plus ou moins longue appelée périménopause. La périménopause dure quatre ans en moyenne et continue durant les 12 mois qui suivent les dernières règles.

    Cette période correspond à la diminution de la production d'hormones sexuelles féminines. Durant cette phase, les femmes connaissent des troubles du cycle (trop long, trop court, règles trop abondantes, trop longues…) et d'autres manifestations connues sous le nom de syndrome congestif prémenstruel (seins gonflés et douloureux, ballonnements abdominaux, instabilité de l'humeur, insomnie…).

    Si ces manifestations ne posent pas de gros problèmes, aucun traitement n'est nécessaire. En revanche si les troubles handicapent réellement la qualité de vie de la patiente, vous devez en parler avec votre médecin. Avec lui, l'éventualité d'une prise en charge peut être abordée.

    3. A quel âge commence la ménopause ?

    En France, la ménopause intervient en moyenne à 51 ans. Mais d'une femme à l'autre, cette étape peut se produire naturellement entre 40 et 55 ans. Elle est généralement avancée d'un an ou deux chez les grosses fumeuses. De plus, certains facteurs génétiques peuvent jouer. La date de survenue de la ménopause est souvent la même pour une mère et sa fille.

    4. Comment la ménopause m'affecte-t-elle ?

    La ménopause peut s'accompagner de troubles plus ou moins difficiles à supporter et favoriser le développement de l'ostéoporose ou de maladies cardiovasculaires. Les symptômes de la ménopause varient d'une femme à l'autre, et chez une même femme, ils varient dans le temps. Ils peuvent être d'intensité différente et n'être pas ressentis de la même façon par chacune.

    5. Quels sont les troubles dits "climatériques" de la ménopause ?

    Le climatère désigne la période des changements endocriniens, physiques et psychologiques qui survient à la ménopause. Les troubles climatériques sont donc les troubles qui surviennent pendant cette période. Les troubles "climatériques" ne sont pas graves en eux-mêmes et ne présentent pas de danger pour la santé. Ce sont notamment des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, des troubles urinaires, des troubles de l'humeur (irritabilité, anxiété), des troubles du sommeil (insomnie). Ces troubles sont inexistants ou très modérés chez une femme sur deux. Lorsqu'ils se manifestent, ils peuvent être pénibles et difficiles à supporter. Leur durée peut varier de quelques mois à plusieurs années.

    • Les bouffées de chaleur

    Il s'agit du symptôme le plus fréquent, dû à l'arrêt de la production d'estrogène par les ovaires. Les bouffées de chaleur se manifestent par une sensation de chaleur parfois accompagnée d'une rougeur de la peau, qui commence au niveau du visage et du cou, puis s'étend vers le thorax et les épaules, et éventuellement se généralise. Chez certaines femmes, les bouffées de chaleur s'accompagnent de sueurs intenses. Elles peuvent survenir dans la journée ou pendant la nuit. Elles sont sans danger mais peuvent être très incommodantes.

    • Les troubles vaginaux

    La carence en estrogène survenant au moment de la ménopause peut rendre la paroi vaginale plus fine, plus sèche et moins "élastique". Les rapports sexuels peuvent ainsi devenir inconfortables.

    • Les troubles urinaires

    Le contrôle de la vessie peut être moins bon, ce qui peut provoquer de petites fuites urinaires, en particulier lors d'efforts (éternuements, fous rires…). Il est important de prendre en compte ce problème d'incontinence dès qu'il apparaît afin qu'il ne s'accentue pas.

    • Les modifications de la peau

    La structure et la texture de la peau sont influencées par les hormones sexuelles et par des modifications biologiques plus générales liées au vieillissement. Après la ménopause, la peau devient plus fine et plus fragile.

    • La prise de poids

    Souvent, au moment de la ménopause, les femmes prennent du poids et trouvent qu'il est plus difficile qu'auparavant de perdre ces kilos. 

    La prise de poids n'est pas directement liée aux modifications hormonales de la ménopause. Cependant, la ménopause entraîne une modification dans la répartition des graisses : elles s'accumulent désormais plus fréquemment au niveau du ventre qu'au niveau des cuisses et des fesses.

    • Les autres troubles de la ménopause

    Au moment de la ménopause, d'autres troubles peuvent apparaître : maux de tête, sensation de grande fatigue, troubles du sommeil, douleurs articulaires...

    Certaines femmes peuvent parfois présenter une tendance à la dépression. Il n'existe pas de preuve formelle que la ménopause en elle-même puisse provoquer une dépression ; cette maladie ne semble pas plus fréquente à cette période de la vie qu'à d'autres moments.

    6. Quelles peuvent-être les conséquences de la ménopause sur la minéralisation de mon squelette ?

    Après la ménopause, la perte osseuse s'accélère car la capacité du corps à produire du tissu osseux diminue. Les os deviennent plus fragiles, à tel point que des fractures peuvent se produire à la suite d'un traumatisme léger, notamment au niveau du poignet et de la colonne vertébrale (tassement vertébral), et plus tardivement au niveau du col du fémur). Après 70 ans, une fracture du col du fémur survient chez une femme sur six.

    L'ostéoporose ne concerne pas toutes les femmes. Cependant, ce risque d'ostéoporose augmente si :

    • Votre ménopause est survenue précocement ;
    • Vous (ou vos parents) avez des antécédents de fractures sans traumatisme (chute…) à l'âge adulte ;
    • Vous êtes particulièrement maigre ;
    • Vous suivez ou avez suivi certains traitements (notamment par les corticoïdes) ;
    • Vous fumez ou vous consommez de l'alcool ;
    • Vous avez un déficit en calcium et/ou en vitamine D ;
    • Vous êtes sédentaire et avez peu d'activité physique.

    7. Quels sont les risques cardiovasculaires à la ménopause ?

    Avant la ménopause, les femmes sont moins exposées que les hommes aux maladies cardiovasculaires. A la ménopause, cette protection relative diminue et le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires augmente régulièrement avec l'âge.

    Votre risque personnel dépend de la présence de certains facteurs. Ainsi, vous avez d'autant plus de risque d'être atteinte d'une maladie cardio-vasculaire que :

    • Vous fumez ;
    • Vous présentez un excès de poids ;
    • Vous avez des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire ;
    • Vous souffrez de diabète, d'hypertension artérielle ou avez un taux de cholestérol élevé dans le sang ;
    • Vous êtes sédentaire.

    8. Quels sont les risques et les bénéfices des traitements hormonaux substitutifs ?

    Les bénéfices des THS sont doubles. Ils concernent principalement le traitement des troubles du climatère (bouffées de chaleur, sueurs, troubles vaginaux et urinaires…) et la prévention de l'ostéoporose et des fractures (diminution de la perte osseuse, réduction du risque de fractures du col du fémur et de la colonne vertébrale). Les bénéfices attendus concernant les troubles cognitifs (troubles de la mémoire, concentration…) ont finalement été remis en questions.

    Comme tout médicament, le THS a des effets indésirables. Deux études anglo-saxonnes ont ainsi mis en lumière une augmentation du risque de cancer du sein et de maladies cardiovasculaires. A la lumière de ces récents résultats, les indications des THS ont été réévaluées et les prescriptions sont désormais très personnalisées.

    9. Qui peut bénéficier des THS ?

    La décision de commencer un THS doit se prendre en concertation avec votre médecin en fonction de votre état de santé et de vos souhaits.

    • Si vous avez des symptômes "climatériques" incommodants

    En cas de bouffées de chaleur ou autres symptômes gênants (c'est-à-dire qui perturbent notablement la qualité de vie), un THS peut être instauré, si vous le souhaitez, pour une durée la plus courte possible. Après information claire sur les risques, il réévaluera régulièrement le traitement (au moins une fois par an) avec la possibilité d'une suspension temporaire du traitement, afin de contrôler la persistance des symptômes et leur sévérité. 

    • Si vous avez des facteurs de risque d'ostéoporose

    Le THS ne doit pas être instauré systématiquement. Il existe d'autres moyens de prévenir l'ostéoporose, en particulier une bonne hygiène de vie, un régime riche en calcium, et un apport suffisant en vitamine D. Seul votre médecin peut décider de l'intérêt de vous prescrire un THS, si vous avez un risque élevé d'ostéoporose et donc de fracture et à condition que vous n'ayez pas toléré d'autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose.

    • Si vous n'avez ni symptômes "climatériques" incommodants ni facteurs de risque d'ostéoporose

    Dans ce cas, il n'est pas recommandé de prendre un THS, la balance entre les bénéfices escomptés et les risques encourus n'étant pas favorable.

    10. Quels sont les autres alternatives naturelles ?

    Il existe des solutions alternatives pour atténuer les symptômes de la ménopause. Homéopathie, acupuncture, phytothérapie… les médecines douces sont une possibilité. Mais une possibilité qui peine à apporter la preuve de son efficacité. Seuls les dérivés du soja, et plus généralement les phyto-oestrogènes, peuvent avoir une action sur les bouffées de chaleur. Mais selon l'Afssaps, ils peuvent présenter les mêmes risques que les oestrogènes ! La fiabilité de ces produits n'est pas garantie et leur sécurité n'a pas été évaluée. Nous vous déconseillons donc d'en prendre pour le traitement de vos troubles, tant qu'ils n'auront pas reçu l'autorisation des autorités sanitaires.

    Pour en savoir plus sur ces produits, reportez-vous à nos articles "Phytoestrogènes : solution miracle ou poudre de perlimpinpin ?" et "Ménopause : l'intérêt des médecines douces"

    David Bême - Mis à jour le 1er février 2012

    Source : Mise au point sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) - Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) - décembre 2003

    Le THS en questions

    Les traitements de la ménopause

    Forum Ménopause

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/contraception/niv2/contraception-special-test.htm

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  • Cholestérol : quelle surveillance du bilan lipidique ?

    Avoir trop de cholestérol et notamment de "mauvais" cholestérol est dangereux pour le coeur. Quelques règles pour savoir comment surveiller ce facteur clé de la maladie cardiovasculaire et déterminer les objectifs thérapeutiques à atteindre.

    La première question à se poser est de savoir quand il faut faire des examens au laboratoire d'analyses pour rechercher un éventuel excès de cholestérol.

    Le dépistage chez les adultes jeunes sans facteur de risque

    CholestérolL'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES)*considère que ce dépistage peut être réalisé dès 20 ans et jusqu'à 70 ans. Au-delà de cet âge, son utilité n'est pas démontrée. Pour plus de fiabilité, l'examen ne devra pas être réalisé dans les jours qui suivent une infection aiguë ou une intervention chirurgicale.

    Ce dépistage repose sur un dosage du cholestérol total et des triglycérides à jeun.

    • Si les résultats de ces analyses sont normaux, c'est-à-dire si votre taux de cholestérol total et de triglycérides sont chacun inférieurs à 2 g/l, il n'y a pas lieu de s'inquiéter et de répéter ce dépistage avant 45 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes. Ces dernières sont en moyenne exposées aux affections cardiovasculaires 10 ans après les hommes.
    • Par contre, si le taux de cholestérol total est supérieur à 2 g/l ou si le taux de triglycérides est compris entre 2 g/l et 4 g/l, il faut doser le taux de "bon" cholestérol (ou HDL-cholestérol) et calculer ensuite le taux de "mauvais" cholestérol (ou LDL cholestérol).

    Si une anomalie lipidique est découverte, il faudra aussi doser le taux de glucose dans le sang - votre médecin vous parlera d'un dosage de la glycémie - à la recherche d'un diabète, car les altérations lipidique et glucidique sont souvent associées.

    Des examens plus poussés chez les personnes à risque

    Après 45 ans chez les hommes et 55 ans chez les femmes ou après la ménopause, le risque cardiovasculaire est accru et, pour ce motif, le bilan lipidique, qui doit être proposé, est d'emblée plus complet.

    Il doit ainsi comporter systématiquement et dès le premier bilan :

    • Le dosage du cholestérol total ;
    • Le dosage des triglycérides ;
    • Le dosage du "bon" cholestérol,

    ce qui permet de calculer le taux de LDL-cholestérol.

    Il en est de même, indépendamment de l'âge, chez tous ceux qui sont exposés à développer une maladie cardiovasculaire, c'est-à-dire :

    • Les personnes qui fument ;
    • Les patients diabétiques ;
    • Les patients hypertendus ;
    • Ou encore les personnes dont les parents ont été victimes d'un infarctus du myocarde précocement dans la vie.
    • Si le bilan lipidique est normal, il pourra être répété tous les 3 ans chez ces personnes à risque. Chez les diabétiques, il est conseillé à un rythme plus soutenu encore, tous les ans, car le risque d'accidents cardiaques est alors particulièrement fort.

      Les dosages lipidiques nécessaires pour l'estimation correcte du LDL-cholestérol sont le dosage sanguin du cholestérol total, du HDL-cholestérol et des triglycérides. On utilise la formule de Friedewald, applicable pour un taux de triglycérides inférieur à 4 g/l : LDL-cholestérol (g/l)= CT(g/l) - [HDL-C(g/l) +TG(g/l)/5]. 

      Le suivi d'une anomalie du bilan lipidique

      Les règles de prise en charge, qui ont été définies en 2000 par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS)**, diffèrent selon le niveau du "mauvais" cholestérol (LDL) du patient mais aussi de son risque cardiovasculaire. Pour être efficace, la prévention doit, en effet, prendre en considération l'ensemble des dangers auxquels est exposé le sujet et le taux de lipides sanguins n'est qu'un élément parmi d'autres dans cette évaluation. Dans tous les cas, l'anomalie lipidique devra avoir été confirmée sur deux prélèvements sanguins au minimum, sauf en cas d'accident cardiaque où l'instauration d'un traitement doit être plus rapide.

      La prise en charge repose sur un régime pauvre en graisses saturées, associé à la pratique d'une activité physique. A l'issue de ces trois mois de régime, si le taux de LDL-c cholestérol n'a pas suffisamment baissé, un médicament hypocholestérolémiant, le plus souvent une statine, sera prescrit. Mais là encore, il est important de mesurer son efficacité.

    • Le bilan lipidique devra être répété 1 à 3 mois après l'instauration du traitement médicamenteux, et régulièrement jusqu'à l'atteinte de l'objectif de LDL-c fixé.
    • Il devra ensuite être répété 1 à 2 fois par an pour vérifier le maintien de l'atteinte de l'objectif de LDL-c. Si ce n'est pas le cas, le traitement devra être modifié.

    De nombreuses études montrent que tous les malades ne reçoivent pas le traitement optimal et ne sont pas à l'objectif de LDL-c fixé.

    Rappelons que c'est seulement en retrouvant un taux de cholestérol "normal" que les patients diminuent leurs risques d'accidents cardiovasculaires. Une bonne raison d'effectuer régulièrement ses analyses…

    Dr Corinne Tutin
    Mis à jour le 27 décembre 2011

    *Recommandations ANAES publiées en 2000.
    ** Recommandations de bonne pratique AFSSAPS publiées en 2000
    .

    Facteurs de risque devant être pris en compte
    en dehors duLDL-cholestérol

    Age :

    • Homme de 45 ans ou plus ;
    • Femme de 55 ans ou plus ou ménopausée.

    Antécédents familiaux de maladie coronaire précoce :

    • Infarctus du myocarde ou mort subite avant l'âge de 55 ans chez le père ou chez un parent du premier degré de sexe masculin ;
    • Infarctus du myocarde ou mort subite avant l'âge de 65 ans chez la mère ou chez un parent du premier degré de sexe féminin.

    Tabagisme actuel
    Hypertension artérielle permanente

    Diabète sucré

    HDL-cholestérol inférieur à 0,35 g/l (0,9 mmol/l) quel que soit le sexe.

    Facteur protecteur

    • HDL-cholestérol supérieur ou égal à 0,60 g/l (1,5 mmol/l) : soustraire alors "un risque" au score de niveau de risque.

     

    Selon les règles définies par les autorités sanitaires françaises, un traitement sera instauré de la façon suivante :

    Seuils d'intervention thérapeutique selon les valeurs de LDL-cholestérol exprimé  en g/l (mmol/l)

    ==> Intervention diététique :

    La prise en charge diététique* est de règle dès que le taux de LDL-cholestérol excède

    • 1,60 g/l (4,1 mmol/l)
    • 1,30 g/l (3,4 mmol/l) pour les sujets ayant plus de deux autres facteurs de risque ou ayant une maladie coronaire.

    ==> Intervention médicamenteuse :

    Prévention primaire
    LDL cholestérol*
    - sujets sans autre facteur de risque
    > 2,20
    (5,7)
    - sujets ayant un autre facteur de risque
    > 1,90
    (4,9)
    - sujets ayant deux autres facteurs de risque
    > 1,60
    (4,1)
    - sujets ayant plus de deux autres facteurs de risque
    > 1,30
    (3,4)

    Prévention secondaire
    LDL cholestérol*
    - sujets ayant une maladie coronaire
    > 1,30
    (3,4)

    La prise en charge diététique ou médicamenteuse d'une anomalie lipidique vise à obtenir un abaissement du LDL-C au-dessous du seuil de décision thérapeutique.

    Il faut savoir qu'en Europe et aux Etats-Unis, les objectifs de LDL-c fixés sont plus stricts qu'en France. Aussi, de nouvelles recommandations françaises devraient prochainement être disponibles.

     Les statines

    Avec près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de mortalité en France. Un membre de votre entourage ou vous-même présentez un risque particulier. Venez en parler sur nos forums :

     Cholestérol
     Hypertension et problèmes cardiaques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/8166-cholesterol-depistage-surveillance.htm

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  • Cholestérol : votre feuille d’analyse à la loupe

     

    Le taux de cholestérol sanguin représente l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire. Ses concentrations doivent être basses pour prévenir le risque d’athérosclérose (dépôt de graisses dans les artères). Mais, attention, il y a cholestérol et cholestérol, le "bon" cholestérol... et le "mauvais". Apprenez à lire votre feuille de résultats.

    Votre feuille d’analyse à la loupeLe bilan lipidique doit être effectué après 12 heures de jeûne, ce qui explique pourquoi on vous demandera de vous présenter le matin au laboratoire d’analyse sans avoir pris de petit-déjeuner. Les résultats doivent, dans tous les cas, être interprétés en fonction de vos facteurs de risque cardiovasculaire associés (tabagisme, hypertension artérielle, diabète, obésité, antécédents familiaux ou personnels de maladie cardiaque...). La Fédération Française de Cardiologie plaide pour une meilleure surveillance de son propre taux de cholestérol à partir de 25 ans.

     

    Taux de cholestérol

    Valeur normales

    Cholestérol total

    < 2g/l

    LDL - Cholestérol
    (mauvais cholestérol)

    < 1,6 g/l

    HDL - Cholestérol
    (bon cholestérol)

    > 0,35 g/l

    Triglycérides

    < 2g/l

    Le cholestérol sanguin total

    Le cholestérol est un lipide (graisse) dont l’origine est double. Pour partie, il est fabriqué par le foie. Pour le reste, il est d’origine alimentaire.

    En France, on admet en règle :

    • Que le taux de cholestérol total (CT) doit être inférieur ou égal à 2 g /l (5,1 mmol/l).

    Mais, plus il est bas, mieux c’est, ainsi que l’ont révélé de grandes enquêtes internationales.

    Le HDL-cholestérol ou "bon cholestérol"

    Il s’agit d’une lipoprotéine de haute densité (HDL ou “high density protein”), qui a pour fonction de transporter l’excédent de cholestérol dans le sang vers le foie et qui participe ainsi à l’élimination de cette graisse par l’organisme. Cette variable représente le “bon” cholestérol, celui pour lequel il est préférable d’obtenir des valeurs fortes. Plus le taux sanguin de HDL-cholestérol est élevé, plus le risque d’athérosclérose est faible.

    Le HDL-cholestérol est en général mesuré par méthode de précipitation.

    On considère habituellement que sa concentration doit dépasser au minimum 35 mg/dl ou 0,9 mmol/l. Les valeurs observées sont, en règle générale, plus importantes chez les femmes.

    A partir du HDL-cholestérol, on peut également mesurer le rapport Cholestérol total/HDL-cholestérol, dont la valeur standard est de 4,5. Au-dessus de ce chiffre, on estime que le risque artériel est important.

    Le LDL-cholestérol ou "mauvais cholestérol"

    Il s’agit d’une lipoprotéine de basse densité (LDL ou “low density protein”), qui transporte le cholestérol provenant des aliments vers les tissus. Il représente le “mauvais” cholestérol et il est bon d’avoir de faibles taux de LDL-cholestérol. La probabilité d’athérosclérose est, en effet, d’autant plus forte que la valeur du LDL-cholestérol est élevée.

    Le taux du LDL-cholestérol est, en général, calculé à partir des triglycérides (TG), une autre variable lipidique, du HDL-cholestérol et du cholestérol total selon la formule de Fridewald*.

    On peut aussi mesurer le taux de LDL-cholestérol par technique d’ultracentrifugation, mais ce dosage n’est pas effectué en routine.

    Le taux de LDL-cholestérol doit être :

    • Inférieur ou égal à 1,3 g/l (3,4 mmol/l) s’il existe des facteurs de risque cardiovasculaire ;
    • Inférieur ou égal à 1,6 g/l (4,1 mmol/l) en l’absence de facteur de risque.

    Mais, les normes américaines, qui viennent d’ailleurs d’être révisées, sont plus strictes. En effet, les experts américains jugent qu’un taux < 1 g/l de LDL-cholestérol est optimal, un chiffre sur lequel beaucoup de spécialistes internationaux s’accordent aujourd’hui.

    Les autres variables du bilan lipidique

    Le bilan lipidique tiendra compte aussi d’autres paramètres lipidiques comme :

    Les triglycérides

    Il s’agit d’une autre catégorie de lipides, qui est associée au risque d’athérosclérose, mais de façon moins nette que le cholestérol. Leur concentration sanguine est mesurée par technique enzymatique.

    On considère qu’un taux de triglycérides inférieur à 2 g/l (2,3 mmol/l) est normal et un taux supérieur à 4 g/l (4,6 mmol/l) pathologique, quel que soit le niveau de cholestérol chez une personne dépourvue de facteur de risque cardiovasculaire.

    Entre 2 et 4 g/l, la valeur des triglycérides devra être vérifiée par un nouveau bilan lipidique et elle sera interprétée en fonction des valeurs du cholestérol et de ses sous-fractions.

    Les apolipoprotéines A1 et B

    Ces protéines jouent un rôle important dans le métabolisme du cholestérol et exercent des effets antagonistes vis-à-vis de l’athérosclérose. Un taux élevé d’apolipoprotéine A1 exerçant, à l’instar du HDL-cholestérol, un effet protecteur et un taux élevé d’apolipoprotéine B, à l’instar du LDL-cholestérol, une action délétère. Leur dosage n’est pas recommandé en routine, mais est de fait souvent effectué.

    Et parfois

    La lipoprotéine a [Lp(a)]

    Le rôle de ce lipide a plus récemment été découvert. Il représente un facteur de risque indépendant d’athérosclérose. Plus le taux de Lp(a) est élevé, plus le danger d’athérosclérose augmente.

    Dr Corinne Tutin
    Mis à jour le 18 février 2011

    * Cette formule mathématique est utilisée à la condition cependant, que le taux de triglycérides demeure inférieur à 4 g/l ou 4,6 mmol/l :

    LDL-C (g/l) = CT (g/l) - TG/5 (g/l) - HDL-C (g/l)
    ou
    LDL-C (mmol/l) = CT (mmol/l) - TG/2,2 (mmol/l) - HDL-C (mmol/l)

     

    Avec près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de mortalité en France. Un membre de votre entourage ou vous-même présentez un risque particulier. Venez en parler sur nos forums :

     Forum Cholestérol
     Forum Hypertension et problèmes cardiaques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/sa_5370_cholesterol_analyses.htm

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  • Le cholestérol : pourquoi chacun doit connaître son taux ?

    Le cholestérol fait aujourd'hui figure d'ennemi alimentaire numéro 1. La relation entre hypercholestérolémie et athérosclérose et pathologies cardiovasculaires est aujourd'hui incontestable. Pourtant on parle de bon et de mauvais cholestérol, comment les distinguer ? Découvrez d'où vient le cholestérol et les risques qui lui sont associés.

    Qu'est ce que le cholestérol ?

    Substance grasse indispensable  à la vie, le cholestérol participe à la fabrication de toutes les cellules, des hormones... mais son augmentation dans le sang et dans les parois des artères peut être dangereuse (athérosclérose).

    D'où vient le cholestérol ?

    La partie du cholestérol de notre organisme est fabriquée par le foie. En plus, nous en puisons dans les aliments tels que les oeufs, les abats, le beurre, le lait entier...

    Quel est le risque d'un taux excessif de cholestérol ?

    CholestérolL'augmentation du taux de cholestérol dans le sang est  à l'origine de la maladie coronaire (angine de poitrine, infarctus du myocarde). C'est l'un des principaux facteurs de risque de ces maladies avec le  tabac, l'hypertension artérielle et le diabète.

    ... C'est l'un des 4 bourreaux du coeur.

    La plaque d'athérome

    Le cholestérol en excès se dépose dans la paroi des artères notamment les artères du coeur (artères coronaires), ce qui a pour conséquence :

    • De réduire leur calibre en formant des plaques ;
    • De rendre de plus en plus difficile le passage du sang ;
    • De favoriser la formation de caillots (thrombose).

    Quand le sang ne passe plus, les cellules, privées d'oxygène, meurent. C'est l'accident ischémique qui, selon l'artère obstruée, entraîne l'infarctus du myocarde, l'accident vasculaire cérébral ou l'artérite des membres inférieurs.

    Bon ou mauvais cholestérol

    Le cholestérol sanguin est transporté par les lipoprotéines (graisse + protéine).

    • Certaines favorisent la formation de la plaque d'athérome, ce sont les LDL, de basse densité (low density lipoproteins) ;
    • D'autres sont plutôt bénéfiques car elles permettent l'élimination de cholestérol en excès dans les cellules : ce sont les HDL, de haute densité (high density lipoproteins).

    Les personnes ayant un cholestérol LDL élevé et/ou un cholestérol HDL diminué ont plus de risques de faire une maladie coronaire.

    Les anomalies du cholestérol et des lipoprotéines ont des causes diverses.

    • Certaines sont génétiques (hypercholestérolémie familiale par exemple).
    • D'autres sont alimentaires (excès de graisses alimentaires ou d'alcool).
    • Connaissez-vous votre taux de cholestérol ?

      Pour savoir quelles sont les anomalies vous concernant, votre médecin demande le bilan sanguin suivant (fait à jeun) :

    • Cholestérol total ;
    • HDL cholestérol ;
    • Triglycérides.

    Le LDL cholestérol est calculé à partir de ces trois dosages.

    Tout adulte de plus de 20 ans doit connaître son taux

    Si ce taux est normal, un contrôle tous les cinq ans est suffisant. Le LDL cholestérol est calculé à partir de ces trois dosages.

    Taux de cholestérol

    Idéal

    Limite

    Elevé

    < 2 g/l

    entre 2 et 2,50 g/l

    > 2,50 g/l

    Important :

    Ces valeurs doivent être modulées en fonction de l'âge, du sexe et des taux de cholestérol HDL et de triglycérides. En l'occurrence, en cas de taux limite ou élevé de cholestérol total, c'est le taux de LDL cholestérol et l'association ou non d'autres facteurs de risque qui permettront d'évaluer le risque et de définir la conduite à tenir. Ceci est du ressort de votre médecin traitant.

    Avec près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de mortalité en France. Un membre de votre entourage ou vous-même présentez un risque particulier. Venez en parler sur nos forums :

     Forum Cholestérol
    Forum Problèmes cardiaques

    Cette fiche a été réalisée par la Fédération Française de Cardiologie (FFC). La FFC a pour but de lutter contre les maladies cardiovasculaires en agissant dans quatre directions complémentaires : la prévention, la recherche, la réadaptation des cardiaques, l’urgence cardiaque.

    Fédération Française de Cardiologie
    5, Rue des Colonnes du Trône
    75012 Paris

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0413/dossier/sa_3839_cholesterol1.htm

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  • Bientôt un nanorobot chirurgien à glisser dans une artère ?

    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

    Un minuscule engin d'un quart de millimètre de diamètre serait capable de remonter le courant sanguin dans une artère pour atteindre une zone à opérer et utiliser des instruments miniatures, contrôlés à distance par un chirurgien. Ce scénario est en train de sortir de la science-fiction...

    Pour l'instant, le nanochirurgien capable de se glisser dans une artère n'existe pas encore. Mais une équipe australienne de la Monash University, dirigée par James Friend, vient de décrire un prototype dans la revue Journal of Micromechanics and Microengeenering.

    Ce minuscule appareil comprend une tige hélicoïdale de 250 microns de diamètre, soit un quart de millimètre, qui peut être mise en rotation à l'aide d'un courant très faible. Appelée stator, elle se met à tourner sous l'effet d'un élément piézo-électrique. Couramment utilisé, un tel matériau – un cristal – a la propriété d'entrer en vibration sous l'effet d'un courant électrique, ou, à l'inverse de générer un courant au moindre choc. Les allume-gaz sont un exemple d'applications, ainsi que les moteurs des montres électroniques et les têtes de lecture de certains tourne-disques pas trop antiques.


    Le prototype vu de près (cliquer sur l'image pour l'agrandir). La tige rainurée hélicoïdalement est le stator et mesure un peu plus de 1 millimètre de hauteur pour 250 microns de diamètre. Il peut tourner sur lui-même et porte une sphère visualisant la rotation. L'ensemble repose sur l'élément piézo-électrique (de couleur grise). © J. Friends et al.

    La rotation de ce stator est transmise à un élément nommé rotor, une simple sphère sur le prototype réalisé pour valider le concept. Mais elle pourrait être remplacée par un système propulsif. Sur ses pages Web, James Friends montre un schéma (photo du bas de cet article), où le petit engin est muni de deux flagelles.

    Fantastique voyage

    Le prototype a permis de démontrer la faisabilité d'un tel moteur dans les dimensions requises pour une insertion dans une artère. Car, dans la longue lignée de l'assistance robotisée à la chirurgie, c'est bien la destinée de cet appareil. Ses concepteurs l'ont d'ailleurs baptisé Proteus, du nom du sous-marin microscopique imaginé par Isaac Asimov dans sa nouvelle Le voyage fantastique, reprise au cinéma dans un film au même titre. On y voit un équipage humain mais miniaturisé lui aussi et introduit avec le submersible dans le corps d'un homme pour aller détruire un caillot de sang à l'intérieur du cerveau.

    Une telle mission pourrait un jour être confiée à un engin comme ce Proteus. Avec une rotation de 1.295 tours par minute, ce robot miniature pourrait, affirment les chercheurs, remonter le courant du flux sanguin si celui-ci n'est pas trop puissant, par exemple au niveau du cerveau, mais pas près du cœur où l'engin serait emporté.

    Pour l'instant, l'appareil n'a aucune source d'énergie mais il pourrait être alimenté par des ondes électromagnétiques, de l'ordre de 2 à 3 watts. Il resterait ensuite à le doter d'un instrument. Une caméra serait une possibilité mais on peut imaginer n'importe quel capteur ou des petits systèmes micro-mécaniques (Mems, Micro Electromechanical Systems), aujourd'hui très étudiés. C'est la prochaine étape...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/bientot-un-nanorobot-chirurgien-a-glisser-dans-une-artere_18023/

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  •  

    Des artères biosynthétiques à partir de cadavres

    Par Claire Peltier, Futura-Sciences

    Quoi de plus simple pour un chirurgien que de chercher au frigo une artère de remplacement pour un patient qui attend un pontage ? Ce sera peut-être la réalité de demain, grâce à une nouvelle technique de fabrication de vaisseaux sanguins biosynthétiques.

    Derrière les cancers, les maladies cardiovasculaires sont toujours l’une des principales causes de décès dans les pays occidentaux, notamment en France. Si le cœur est parfois lui-même affaibli, ce sont souvent les artères et les veines qui posent problème. Des plaques d’athérome peuvent se former et boucher la circulation du sang, menant à des infarctus. La prévention contre les facteurs de risques de ces maladies (obésité, tabac) ainsi que les évolutions des techniques de chirurgie ont toutefois permis de diminuer le nombre de décès.

    La transplantation cardiaque et surtout les pontages sauvent réellement des vies. Mais aujourd’hui, le remplacement d’un vaisseau sanguin bouché est souvent réalisé par le prélèvement d’un morceau d’une veine de la jambe en meilleur état. Malheureusement, pour certains patients, il n’est pas possible de réaliser ce genre de transplantation autologue. Des moyens alternatifs peuvent donc s’avérer nécessaires.

    Des vaisseaux synthétiques trop peu résistants

    Il existe déjà des vaisseaux sanguins synthétiques, composés de polytétrafluoréthylène, mais dont la durée de vie est limitée à une dizaine de mois. Des infections, de même que des obstructions par des caillots peuvent survenir sur ce polymère peu à peu usé par le flux sanguin. L’idéal des chirurgiens et des patients serait d’obtenir un vaisseau synthétique, facile à fabriquer et à stocker, mais qui serait également résistant à l’usure du temps.

    Les artères biosynthétiques sont fabriquées sur un polymère (A), à l'aide de cellules musculaires (B), qui sont ensuite éliminées (C). Elles peuvent alors être utilisées comme accès vasculaire pour les patients sous dialyse (D), ou pour des pontages coronariens (E).
    Les artères biosynthétiques sont fabriquées sur un polymère (A), à l'aide de cellules musculaires (B), qui sont ensuite éliminées (C). Elles peuvent alors être utilisées comme accès vasculaire pour les patients sous dialyse (D), ou pour des pontages coronariens (E). © Image courtesy of Science/AAAS

    La course aux organes artificiels

    Née des cerveaux de scientifiques américains (universitaires et industriels), une nouvelle technique, qui semble très prometteuse, a été décrite dans la revue Science Translational Medicine. Il s’agit d’un vaisseau sanguin biosynthétique obtenu par ingénierie de tissu biologique. Les organes reconstitués in vitro sont une utopie vers laquelle les scientifiques essaient de plus en plus de tendre. Des essais de cœur artificiel, de poumons reconstitués au laboratoire ont été tentés… mais alors que ceux-ci ne sont pas au point, il se pourrait qu’un simple vaisseau sanguin, certainement plus facilement réalisable, leur vole la vedette en étant le premier à arriver sur le marché.

    Concrètement, tout commence sur un cadavre humain (ou un chien). Des cellules musculaires sont prélevées et mises en culture dans un bioréacteur, sur une surface cylindrique constituée d’un polymère biodégradable (acide polyglycolique). Les cellules musculaires synthétisent une matrice extracellulaire, constituée de collagène et d’autres protéines naturelles, qui remplace peu à peu le polymère. Les cellules sont ensuite éliminées à l’aide d’un détergeant, et la matrice sous forme d’un tube de 3 à 6 millimètres de diamètre forme alors un vaisseau sanguin flambant neuf.

    Rien que des avantages ?

    Les avantages de cette méthode sont nombreux : privés de cellules, ces vaisseaux sanguins ne sont pas immunogènes. Pas de risques donc de rejeter le greffon, et nul besoin de suivre un traitement immunosuppresseur. De plus, cette artère biosynthétique se conserve, avant sa transplantation, à 4°C pendant plusieurs mois. D’un point de vue fonctionnel, les résultats sont tout aussi encourageants : greffés sur le singe ou sur le chien, les deux types de vaisseaux sanguins biosynthétiques ont résisté pendant plus d’un an à la dilatation et la calcification, tout en gardant un diamètre suffisant au passage du flux sanguin.

    Suivant le diamètre, le tube de collagène pourrait être utilisé pour des pontages coronariens ou créer des courts-circuits artérioveineux chez des patients sous dialyse. Seul bémol, dans le cas du pontage, l'injection de cellules endothéliales du patient pour coloniser l'intérieur du vaisseau serait nécessaire, et mènerait donc à une utilisation beaucoup moins « prêt à l'emploi » que prévue.

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/des-arteres-biosynthetiques-a-partir-de-cadavres_27818/

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  • Du 7 mai  au 1er juin, la Fondation Roi Baudouin mène, en collaboration avec les associations du diabète (ABD et VDV), une enquête donnant la parole aux bénéficiaires des trajets de soins – diabète de type 2. L'objectif est de recueillir leur avis et ce, de manière, anonyme. 

     

    Pour accèder à l'enquête en ligne, cliquez ici :

    www.questiondata.com/feedbackandco-questionnaire/interview?questId=119383

     

    Pour toute question, n'hésitez pas à contacter

    • l'Association Belge du Diabète au 02/374.31.95  ou
    • notre helpdesk téléphonique au 02/375.12.97.

    http://www.rmlb.be/news/trajets-de-soins-

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  • Sport de loisirs, mieux vaut prévenir

    Depuis la déroute de la Coupe du Monde, les blessures des sportifs ont revêtu une importance médiatique insoupçonnée. Athlète de haut niveau ou simple sportif du dimanche, personne n’est à l’abri du "gros" accident. Chirurgien orthopédique et spécialiste de traumatologie du sport, le Dr Guy Bellier nous en dit plus sur ce qui menace nos articulations.

    Doctissimo : Quels sont les principaux traumatismes articulaires liés au sport ?

    Dr Guy Bellier : Les articulations du genou, de la cheville et de l’épaule sont les plus sollicitées et ainsi les plus touchées. Concernant le genou et dans une moindre mesure la cheville, les ligaments peuvent être touchés. L’atteinte peut être isolée ou associée à d’autres lésions (méniscale et/ou cartilagineuse). Les traumatismes de l’épaule sont plus généralement des luxations mais puisqu’il ne s’agit pas d’une articulation "portante", le cartilage est plus rarement atteint.

    Doctissimo : Les sportifs de loisirs sont-ils plus victimes de tels traumatismes ?

    Sport de loisirs, mieux vaut prévenirDr Guy Bellier : Mieux préparés, mieux encadrés, les sportifs de haut niveau se "cassent" moins. Outre un meilleur entraînement, ils évoluent dans des conditions de jeu optimales et sont encadrés par une équipe médicale. A contrario, le sportif du dimanche ne se prépare pas ou peu et pratique dans de moins bonnes conditions. Suivant le même raisonnement, on peut estimer que la musculature d’un champion de haut niveau lui permettra de récupérer un peu plus vite. Mais une fois le traumatisme contracté, aucune différence entre les lésions de Robert Pirès de celle de Marcel Dupont…

    On constate cependant une augmentation des blessures des athlètes avec l’avancement de la "saison". Au début, le manque de préparation peut entraîner des atteintes modérées (tendinites) alors qu’en fin de saison, les entorses graves apparaissent plus volontiers.

    Doctissimo : Dans ce cadre, le médecin doit-il insister sur la prévention ?

    Dr Guy Bellier : Bien entendu, la prévention fait partie de sa mission. Il doit ainsi encourager tous les athlètes à toujours prendre le temps de s’échauffer, à pratiquer un sport de façon régulière, à s’adapter à ses possibilités et à bien connaître les risques.

    Doctissimo : Existe-t-il des contre-indications à la pratique d’un sport ?

    Dr Guy Bellier : En dehors de graves problèmes cardiaques, il existe très peu de contre-indications à la pratique d’un sport chez l’adulte. Certains problèmes musculaires, squelettiques ou des opérations antérieures peuvent nécessiter quelques adaptations, par exemple éviter des sports provoquant de violents à-coups comme le squash, etc. Mais j’ai plusieurs patients porteurs de prothèses du genou qui skient tous les hivers sans aucun problème. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, ces exemples de sportifs anciennement opérés se multiplient.             

    Pour les adolescents, certains cas d’épiphysite vertébrale de croissance peuvent constituer des freins à certaines pratiques sportives, en particulier les sports équestres.

    Doctissimo : Les récents progrès en imagerie médicale ont-ils eu d’importantes répercussions en matière de diagnostic en médecine sportive ?                       

    Dr Guy Bellier : L’interrogatoire et l’examen clinique restent les éléments déterminants. L’écoute des plaintes, la localisation de la douleur, les circonstances de sa survenue, la palpation permettent de disposer, dans 80 % des cas, des renseignements suffisants au diagnostic. Ensuite, la radiographie tient également un rôle très important et permet de diagnostiquer s’il y a fracture ou non.

    De nouveaux outils comme les IRM ont peu d’applications en traumatologie sportive. Cet examen très coûteux doit être réservé à des cas très particuliers : avant une intervention chirurgicale pour certains cas graves ou chroniques par exemple. Mais en traumatologie courante, on constate actuellement un grand nombre d’IRM injustifiées et inutiles, dues à une surconsommation médicale plus qu’à une nécessité diagnostique.

    Propos recueillis par David Bême

    Le site de la Société Française de chirurgie orthopédique et de traumatologique

     Forum Accidents sportifs
    Forum Sport

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2002/sem02/mag0823/dossier/sa_5766_bobos_sports_prevention_itw.htm

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  • Ce plat se compose d’un magret de canard auquel on associe un fruit exotique, la mangue et un féculent, la patate douce qui apporte plus de glucides que la pomme de terre mais tous deux sont intéressants pour leurs apports en carotène et en vitamine C.

    Ingrédients pour 6 personnes

    2 magrets de canard
    2 grosses mangues mûres
    1 citron
    600 g de patates douces épluchées
    1 œuf
    2 cuillères à soupe de crème fraîche à 15 %
    30 g de farine
    1 oignon
    1 pincée de muscade
    1 sachet de sucre vanillé
    Sel, poivre

    Préparation

    • Eplucher, hacher l’oignon et le faire blondir dans une poêle avec un peu d’eau.
    • Eplucher, râper la patate douce grossièrement et la mettre dans un saladier.
    • Ajouter les oignons, puis verser la farine, la muscade râpée, le sel et le poivre et mélanger.
    • Ajouter l'œuf entier et la crème fraîche et mélanger de façon à former une pâte un peu épaisse.
    • Mettre un peu d’huile dans une poêle et chauffer.
    • Avec une cuillère à soupe, faire des petits tas de pâte sur la poêle chaude et étaler en forme de cercle. Laisser dorer sur les deux faces.
    • Inciser la peau des magrets en la quadrillant avec un couteau aiguisé.
    • Faire chauffer une autre poêle antiadhésive sans matière grasse et dorer les magrets, à feu vif 6 min côté peau d'abord, puis vider la poêle de sa graisse et remettre côté chair pendant 4 min.
    • Retirer les magrets et réserver sur un plat.
    • Eplucher la mangue, puis, la détailler en tranches autour du noyau. Ajouter ces tranches dans la poêle avec le jus d’un citron et un sachet de sucre vanillé. Saler, poivrer et laisser dorer sur toutes les faces.
    • Couper les magrets en lamelles et servir avec les tranches de mangues accompagnés des galettes de patates douces.


    Valeur nutritionnelle par personne : Protéines : 29 g - Lipides : 11,6 g - Glucides : 41 g - soit 384 kcal

    Equivalence (pour m’aider à l’intégrer dans ma ration) : 80 g de pain ou 200 g de féculents cuits ou 2 fruits.


    Exemple de menu :
    Salade verte
    Magret de canard à la mangue et galettes de patates douces
    Yaourt nature

     

    Auteur : Nicole Kucharski
    Diététicienne nutritionniste diplômée
    Site internet

    Crédit photo : © Elena Moiseeva - Fotolia.com

    http://www.afd.asso.fr/recette/magret-de-canard-la-mangue-et-galettes-de-patates-douces?

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  • Le pied diabétique et ses affections

    Les complications du diabète qui touchent les pieds sont étroitement liées à la baisse de sensibilité des nerfs de contact, empêchant la perception des petites blessures ou anomalies du pied (cor, durillon, fissure, crevasse, mycose...), lesquelles finissent par s'amplifier et s'infecter... avec un risque d'amputation.

    Le mal perforant plantaire

    La neuropathie perturbe surtout gravement la statique et la dynamique du pied, responsable d’hyperkératose (corne aux points d’appuis), premier temps qui va ensuite provoquer des saignements (hématomes) en profondeur et qui laissera à la place des ulcérations de la peau : c’est le mal perforant plantaire.

     

    Par ailleurs, l'occlusion des artères au niveau des membres inférieurs (artérite) entraîne un déficit d'oxygène dans le sang nécessaire à la cicatrisation et va donc fortement aggraver le processus.

    Des douleurs aux pieds imperceptibles

    Comme les yeux, les pieds sont alimentés par un réseau d'artères et de petits vaisseaux qui apporte aux muscles et aux tissus l'oxygène et les nutriments nécessaires à leur fonctionnement.

    Cicatrisation difficile

    En cas d'artérite, les artères des jambes se bouchent, diminuant l'apport en oxygène aux pieds. Résultat, les plaies s'étendent et ne cicatrisent pas, l'amputation est alors le dernier recours.

    Diabète : des risques d'amputation

    Or, à l'origine d'une plaie infectée ou d'une gangrène, il y a le plus souvent : une petite blessure qui aurait pu être évitée et provoquée par : une chaussure (ampoule due au frottement d’une chaussure neuve), un ongle mal taillé ou un durillon ou "le mal perforant plantaire"que nous avons vu, véritable complication spécifique de la neuropathie.

     

    Il est admis que 10% des diabétiques courent un risque d'amputation. C'est peu et beaucoup à la fois car on dénombre chaque année, en France, près de 10 000 amputations dues aux complications du diabète. On sait qu'un grand nombre de ces amputations pourrait être évité par plus de prévention, un diagnostic précoce et des soins appropriés.

    Prévention : garder un oeil sur ses pieds !

    Si vous avez un pied à risque, un certain nombre de bonnes pratiques est de mise :

    • hygiène des pieds, des orteils et des ongles,
    • contrôle et surveillance visuels réguliers (par vous-même, un proche ou un spécialiste) de l'état de vos pieds,
    • soins et traitement adaptés à la moindre blessure ou anomalie...
    • En cas de pied infecté, il faut retrouver un diabète équilibré, arrêter de fumer (car le tabac a des effets sur la circulation sanguine), éviter les facteurs de risque, etc.
    • Certaines techniques et ustensiles d'hygiène ou de confort (comme les bouillottes, certains coupe-ongles, etc.) sont à proscrire car peu compatibles avec des pieds fragiles.

    Tous ces bons réflexes vous éviteront bien des désagréments et des douleurs inutiles. Vous garderez des pieds en bonne santé et empêcherez les complications graves de s'installer. Médecins, podologues, structures éducatives ou médicales (à l'hôpital ou dans les réseaux de soins) peuvent aussi vous informer et vous former à ces bonnes pratiques.

    Bien choisir ses chaussures

    Dernier conseil et non des moindres, évitez de marcher pieds nus et prêtez une attention particulière au choix de vos chaussures. Attention : les pieds gonflent dans la journée, achetez vos chaussures en fin de journée et mettez-les progressivement pour qu’elles se fassent à votre pied sans vous blesser. N'oubliez pas que chaque pied est différent et qu'il convient d'avoir des chaussures adaptées à sa morphologie, aux conditions de marche et à l'état de santé de ses pieds.

    http://www.afd.asso.fr/qu-est-ce-que-le-diabete/complications/pieds

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  • Observance thérapeutique en cas d'hypertension

    hypertensie
    Un des problèmes majeurs dans le traitement de l’hypertension est l’observance thérapeutique. En Belgique, on estime que seuls 30% des patients hypertendus ont une tension sous contrôle.

    Ce chiffre sous-entend qu’une grande majorité d’hypertendus – évalués à 70% - n’atteignent pas les valeurs de tension artérielle souhaitées et ce malgré la prescription de médicaments efficaces. Ces résultats s’expliquent en partie par une observance insuffisante des traitements, un phénomène fréquent chez les patients atteints de maladies chroniques en général et chez les patients hypertendus en particulier, mais dont l’importance est malheureusement sous-estimée. La Ligue Cardiologique Belge et le Comité Belge de lutte contre l’Hypertension Artérielle souhaitent sensibiliser patients et médecins à cette problématique et favoriser l’implication active du patient dans sa prise en charge.

    Pourquoi traiter l'hypertension artérielle ?

    Les patients hypertendus pour lesquels les modifications des habitudes de vie (exercice physique, alimentation saine, limiter la consommation de sel et d’alcool, arrêter de fumer, etc.) ne suffisent pas à normaliser les valeurs tensionnelles, se voient prescrire un traitement médicamenteux par leur médecin. L’objectif est de limiter les risques d'accident vasculaire cérébral, d'infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque et rénale. Il est prouvé cliniquement que diminuer la tension artérielle chez les patients hypertendus réduit ce risque de manière considérable. Les traitements antihypertenseurs réduisent :

    • le risque d'accident cérébrovasculaire de 35 à 40% ;
    • le risque d'infarctus du myocarde  de 20 à 25% ;
    • le risque d'insuffisance cardiaque de 50% ;
    • le risque d’insuffisance rénale de 50%.

    Ce bénéfice suppose  toutefois une prise régulière des médicaments à horaire fixe, selon la posologie prescrite et la poursuite du traitement à long terme.  En d’autres termes, l’adhérence au traitement prescrit est une condition sine qua non pour contrôler efficacement la tension artérielle et par conséquent prévenir les complications cardiovasculaires entraînées par l’hypertension artérielle.

    La problématique du manque d’adhérence

    En Belgique, comme dans la plupart des autres pays européens, les experts s’accordent à dire que seuls 30% des patients hypertendus ont une tension contrôlée sous médicaments. Cela sous-entend que 70% des patients hypertendus ont des valeurs tensionnelles supérieures aux normes admises, malgré la prescription d’un ou plusieurs médicaments antihypertenseurs.

    Comment expliquer ces résultats décevants ?

    Les experts estiment qu’une partie du problème se situe au niveau de la prise de médicaments. En effet, on remarque que de nombreux patients oublient de prendre leurs médicaments, les prennent de manière irrégulière ou arrêtent définitivement le traitement au bout d’un certain temps. 

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, cette non-observance des traitements est une problématique caractéristique des maladies chroniques. En effet, le phénomène de non-observance est constaté « dans toutes les situations imposant au patient de s’administrer lui-même ses médicaments, quel que soit le type de maladie ».  Le même rapport de l’OMS établit que, dans les pays développés, la proportion des malades chroniques respectant leur traitement n’est que de 50% .  Et l’hypertension artérielle ne fait pas exception.

    L’importance de l’adhérence au traitement

    L’adhérence au traitement (ou observance thérapeutique) signifie la capacité d’une personne à suivre un traitement médicamenteux selon une prescription donnée par son médecin. L’adhérence est généralement considérée comme satisfaisante lorsque ≥ 80% des doses prescrites sont effectivement prises par le patient au cours d’une période d’observation donnée.  Le mot « adhérence » est généralement préféré au mot « observance » car ce dernier suggère que le patient suit passivement les instructions de son médecin, alors que l’enjeu se situe justement dans l’implication du patient dans sa prise en charge. L’adhérence peut être évaluée grâce à différentes techniques comme par exemple faire remplir  par les patients des questionnaires validés,   ou utiliser de piluliers électroniques..

    Le manque d'adhérence aux traitements, spécialement dans le cadre de maladies chroniques telles que l’hypertension ou le diabète, est un phénomène fréquent mais insuffisamment connu du grand public et sous- estimé par les patients et même  le corps médical.

    Une  adhérence insuffisante au traitement a des implications graves. Elle contribue pour une part non négligeable au contrôle médiocre de la tension artérielle dans la population et expose les patients hypertendus à un risque accru de complications cardiovasculaires. De plus, l’absence de résultats  du traitement peut mener à la prescription de médicaments supplémentaires, inutiles voire dangereux s’ils étaient soudain pris en totalité.

    Quels sont les éléments expliquant le manque d’adhérence?

    Bien suivre un traitement n’est pas aussi facile qu’il y parait au premier abord. Beaucoup de variables entrent en jeu parmi lesquelles le nombre de médicaments à prendre, le nombre de prises quotidiennes, les effets secondaires engendrés par le traitement, la présence d’autres pathologies concomitantes, le manque d’information par rapport à la maladie, etc. En outre, l’hypertension étant habituellement une maladie asymptomatique, le patient ne ressent pas nécessairement tout de suite les effets de l’oubli des médicaments, ce qui n’encourage pas l’adhérence au traitement.

    D’autre part, il est important de noter que l’adhérence au traitement est un phénomène dynamique, susceptible de varier dans le temps et selon les circonstances. Par exemple, on observe fréquemment une amélioration transitoire de l’adhérence du traitement les jours précédant une visite chez le médecin ou au contraire  des oublis plus fréquents le soir ou pendant le week-end (« drug holidays »), aux conséquences parfois dramatiques.

    Quelles sont les solutions?

    Plusieurs facteurs augmentent les chances d’adhérence au traitement :

    • L’implication du patient dans sa prise en charge est primordiale. Etant donné que le patient est, en définitive, seul responsable de la prise régulière des médicaments, il est important de l’impliquer dans les décisions médicales et le suivi de sa maladie, par exemple en favorisant l’automesure tensionnelle (mesure de la tension artérielle par le patient à domicile), en concertation avec le médecin.
    • Ensuite, une bonne relation patient-médecin facilite également les choses. Le médecin veillera à ne pas juger le patient qui oublie ses médicaments mais l’informera des risques liés à une adhérence insuffisante au traitement et cherchera avec lui les moyens de l’améliorer  dans la vie de tous les jours (par exemple associer la prise des médicaments à une activité quotidienne comme le brossage des dents).
     La simplification du traitement (par exemple diminution du nombre de prises quotidiennes en utilisant des médicaments à longue durée d’action, diminution du nombre de médicaments en utilisant des associations fixes) en particulier chez  les personnes devant prendre de multiples traitements  pour plusieurs maladies (par ex. : hypertension et diabète).
    • L’utilisation plus large de méthodes pour évaluer l’adhérence au traitement et/ou favoriser celle-ci (par exemple l’utilisation de piluliers électroniques).


    Auteur: L.B. | Mise en ligne: 15-05-2012 | Mise à jour: 15-05-2012
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/traitements/artikel/1736/observance-therapeutique-en-cas-d-hypertension
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  • Le reflux gastro-oesophagien, une pathologie méconnue

    Méconnu du grand public, le reflux gastro-oesophagien (RGO) toucherait entre 30 et 45 % de la population française au moins une fois par mois. Certaines personnes souffrent d’épisodes plusieurs fois par jour. Mais de quoi s’agit-il exactement et quelles en sont les causes ? Comment le diagnostiquer ? Comment l’éviter ?

    Le reflux gastro-oesophagien (RGO) est en fait une remontée liquide d’une partie de l’estomac vers l’oesophage. Ce phénomène s’accompagne d’un symptôme fréquent de remontées brûlantes et acides vers la gorge. Il est plus fréquent après les repas ou lorsque la personne est allongée.

    De nombreux malades et un impact important sur la qualité de vie

    Une enquête menée par la Society Research International pour le compte d’Astrazeneca a été effectuée sur 5 000 patients européens (France, Allemagne, Suède, Angleterre et Italie). Les résultats1 ont permis de démontrer que parmi la population française :

    • 65 % de la population n’a jamais entendu parler du reflux gastro-oesophagien ;
    • 21 % des personnes ont déjà présenté antérieurement des symptômes typiques de reflux (douleur de type brûlure dans la poitrine et goût acide dans la bouche) ;
    • Parmi ces patients, près de 50 % ont modifié leurs habitudes alimentaires (en évitant certains aliments et/ou boissons) et 24 % présentaient des troubles du sommeil. Ce dernier point vient d’être confirmé par une étude japonaise;
    • Un patient sur dix reconnaît même que le reflux a affecté sa vie affective et sexuelle.

    Le Reflux Gastro-OesophagienFace à de tels chiffres, on estime que 30 à 45 % de la population occidentale présente des symptômes de RGO au moins une fois par mois et 5 à 10 % quotidiennement. On peut ajouter à ces chiffres les formes atypiques de cette pathologie. N’entraînant pas de symptômes caractéristiques, ces cas échappent aux enquêtes. On se trouve ainsi face à un problème ayant un impact notable sur la qualité de vie d’un grand nombre de personnes. Les experts de la conférence de consensus datant de janvier 1999 estiment que "le RGO constitue un problème important de santé publique en raison de sa prévalence élevée, de son évolution chronique et du recours fréquent aux soins qu’il génère".

    Des causes enfin élucidées

    On a longtemps considéré le reflux comme un trouble mineur de l’estomac dû aux habitudes alimentaires (nourriture en excès ou trop épicée), au stress ou à un mode de vie inadapté. Mais aujourd’hui, on sait qu’il s’agit plutôt d’un trouble d’origine neurologique. Le mécanisme principal du RGO est un trouble de la relaxation d’un muscle du sphincter inférieur de l’oesophage. Ce dérèglement serait responsable de près de 80 % des cas de RGO. Chez la plupart des malades, les reflux se produisent de temps en temps alors que chez d’autres, ils peuvent être à l’origine de symptômes douloureux.

    La hernie hiatale (passage d’une partie de l’estomac au-dessus du diaphragme, dans le thorax) ne représente qu’un facteur aggravant du RGO et non la principale cause comme on l’a longtemps cru.

    Conseils hygiéno-diététiques

    Parmi les facteurs favorisant, on peut noter que les femmes enceintes pour des raisons anatomiques sont plus sujettes au RGO. L’alcool, des repas irréguliers, trop gras ou trop copieux, la prise de certains médicaments ainsi que le stress pourraient favoriser les symptômes du RGO. Enfin, le tabac et un poids excessif peuvent également jouer un rôle mais ces hypothèses restent encore aujourd’hui controversées.

    Pour les personnes souffrant de RGO, il est préférable de ne pas se coucher dès la fin du repas et de surélever la tête du lit si possible.

    Comment établir le diagnostic ?

    Dans la plupart des cas, le diagnostic ne nécessite pas d’examen particulier. Les symptômes typiques (pyrosis avec régurgitations acides) suffisent à justifier un traitement pour réduire l’acidité et la douleur. On ne pratiquera une fibroscopie que si :

    • Les symptômes ne sont pas typiques : toux, douleurs thoraciques, fausses angines à répétition...
    • Il existe des signaux d’alerte : dysphagie, anémie, amaigrissement...
    • Les symptômes persistent malgré le traitement ;
    • Chez des patients de plus de 50 ans.

    La fibroscopie ne permet pas d’établir à proprement parler le diagnostic mais elle rend compte des lésions occasionnées par les remontées d’acide le long de l’oesophage (oesophagite). En cas d’absence de lésions, une pH-métrie oesophagienne (mesure de l’acidité) est recommandée.

    David Bême

    1 - Gut reactions, pan european perspective on GERD. Research International Ltd.
    2 - Psychiatry Clin Neurosci 2001 Jun;55(3) : 255-6

     Traitements des troubles gastriques (remontées acides, RGO, ulcère)

    Ballonnements, remontées acides, crampes abdominales, gargouillis... Qui ne s'est jamais plaint d'un mal de ventre ? Le plus souvent bénins, certains troubles peuvent cependant cacher de véritables maladies comme l'ulcère.
    Venez en parler sur nos forums.

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/mal_au_ventre/sa_4352_rgo_pathologie.htm

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  • Variez au maximum vos apports de lipides

    gezondevetten
    Les graisses n'ont pas que de mauvaises qualités. Elles sont utiles pour garder un cerveau plein de peps, une jolie peau, un moral au top... et même une ligne de rêve! Suivez nos 10 conseils pour bien choissir les bonnes matières grasses.

    Choisissez bien vos huiles. Si toutes affichent 100 % de lipides et 900 kcalories par 100 g, certaines valent mieux que leur réputation de créatrices de bourrelets. Participant à la construction et la réparation de nos cellules, elles apportent des vitamines A, D, E, K. Mélangez-les pour assaisonner vos salades et vos repas afin de bénéficier de leurs atouts différents, en prévoyant 2 cuillers à soupe par personne et par jour. Par exemple, une huile d'olive pour la cuisson et une de colza pour les crudités. Achetez des variétés bio, pour éviter les pesticides, et de première pression à froid, pour conserver intacts leurs acides gras et nutriments. En revanche, fuyez les huiles de coco, de coprah et/ou de palme, très riches en acides gras saturés, redoutables pour nos artères.

    2 Pour la cuisson, préférez des matières grasses riches en acides gras mono-insaturés (huile d'olive ou d'arachide). Ou des margarines, à raison d'1 cuiller à soupe par repas et par personne.

    3 A l'heure de garnir vos tartines, si vous avez un taux de cholestérol trop élevé, évitez le beurre au profit des minarines enrichies en oméga-3 et pauvres en graisses saturées et trans. Le beurre, avec modération, n'est pas déconseillé vu son apport en vitamines A et D : choisissez-le bio (la certitude que les vaches ont gambadé dans les prés et nourries d'herbe) et utilisez-le cru, sur le pain ou sur des légumes chauds (environ 10 g par jour, soit une plaquette comme celles servies au restaurant).

    Inscrivez le poisson à vos menus au minimum deux à quatre fois par semaine, avec une préférence pour le poisson gras (saumon, thon, maquereau, sardine, hareng...). Ce sont quasiment les seuls aliments à fournir d'excellentes graisses insaturées, les acides gras oméga-3 EPA (l'acide eicosapentaénoïque) et DHA (l'acide docosahexaénoïque).

    Préférez les produits (oeufs, produits laitiers, volaille et viandes) issus de la filière oméga-3, soit d'animaux nourris avec des aliments enrichis en acides gras essentiels, tels que des graines de lin. Lesoe£ufs Colombus sont également des oeufs « classiques » enrichis en acides gras. Afin d'obtenir ce résultat, l'alimentation des poules a été enrichie en graines de lin et en algues (disponibles en grandes surfaces).

    Ne boudez pas les oléagineux (noix, amandes, noisettes, pistaches...), à condition qu'ils soient non salés et non grillés. Consommez-en une petite poignée par jour, au petit-déjeuner dans un muesli ou en collation.

    Pensez aux graines de lin, contenant un taux record d'oméga-3. Petites, elles enrichissent aisément les céréales du matin, la salade du midi, le pain du soir... Mieux vaut les mâcher longuement ou les broyer dans un moulin à épices afin de profiter pleinement de leurs bienfaits. Leur coque résiste en effet aux sucs digestifs...

    Faites la fête aux avocats (riches en vitamine E et en lipides de bonne qualité), au canard... et même au foie gras. Si l'avocat peut être mangé deux à trois fois par semaine, contentez-vous du canard et foie gras une fois par semaine ou tous les quinze jours.

    Retrouvez le temps de cuisiner tous les jours, d'acheter du frais, d'investir dans une yaourtière et une machine à pain pour enrichir vos pains en graines de lin ou en noix... Et limitez les plats préparés aux soirées de flemme. Pour les industriels, cela reste plus économique de fabriquer un fromage avec du lait écrémé en poudre et des matières grasses hydrogénées que de respecter la recette traditionnelle.

    10 Privilégiez le plaisir gustatif. Suivre les recommandations nutritionnelles, c'est bien. Opter pour la qualité de ce que vous mettez dans votre assiette, c'est mieux ! Ainsi, préférez toujours un steak bio, issu d'un b£uf nourri avec des graines et de l'herbe plutôt qu'un saumon d'élevage bourré d'antibiotiques et de farines...


    Auteur: Michèle Rager | Mise en ligne: 12-05-2012 | Mise à jour: 12-05-2012
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/alimentation/artikel/1728/variez-au-maximum-vos-apports-de-lipides
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  • Campylobacter

    Aide-mémoire N°255
    Octobre 2011


    Principaux faits

    • Campylobacter est une bactérie responsable d’infections intestinales.
    • Les infections à Campylobacter sont en général bénignes, mais peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés.
    • Cette bactérie colonise normalement le tractus intestinal des animaux à sang chaud comme les volailles et le bétail et il est fréquent qu’on la détecte dans des aliments tirés de ces animaux.
    • Les espèces du genre Campylobacter peuvent être détruites par la chaleur et une cuisson complète des aliments.
    • Pour prévenir les infections à Campylobacter il faut veiller à appliquer les bonnes pratiques de base en matière d’hygiène lorsqu’on prépare des aliments.

    La bactérie Campylobacter est une cause majeure de maladies diarrhéiques d’origine alimentaire chez l’homme et la cause bactérienne la plus courante de gastroentérite de part le monde. Dans les pays développés et en développement, elle provoque plus de cas de diarrhée que les bactéries du genre Salmonella pouvant être transmises par les aliments. La forte incidence des diarrhées à Campylobacter, leur durée et leurs séquelles potentielles leur confèrent une grande importance sur le plan socioéconomique. Dans les pays en développement, les infections à Campylobacter sont particulièrement fréquentes chez les enfants de moins de deux ans, dont elles provoquent parfois le décès.

    Le genre Campylobacter prend principalement des bactéries en forme de spirale, de S ou de bâtonnets arrondis. Actuellement, il recouvre 17 espèces et 6 sous-espèces, dont les plus fréquemment signalées comme à l’origine de maladies humaines sont C. jejuni (sous-espèce jejuni) et C. coli. D’autres espèces comme C. lari et C. upsaliensis ont aussi été isolées chez des personnes atteintes de maladies diarrhéiques, mais leur signalement est moins fréquent. La plupart de ces espèces préfèrent se développer dans une atmosphère micro-aérobie (contenant 3 à 10% d’oxygène). D’autres ont tendance à privilégier un environnement anaérobie (ne contenant que peu ou pas d’oxygène), même si elles sont aussi capables de croître dans des conditions micro-aérobies.

    La maladie

    • La campylobactériose est une maladie résultant de l’infection par la bactérie Campylobacter. Les symptômes de cette maladie apparaissent habituellement deux à cinq jours après l’infection, mais la durée de la période d’incubation peut aller de un à dix jours.
    • Parmi les symptômes cliniques les plus courants des infections à Campylobacter, figurent la diarrhée (accompagnée souvent de sang dans les selles), les douleurs abdominales, la fièvre, les céphalées, les nausées et/ou les vomissements. Ces symptômes durent habituellement entre trois et six jours.
    • Les décès par campylobactériose sont rares et ne concernent habituellement que les très jeunes enfants et les personnes âgées ou encore les individus souffrant déjà d’une autre maladie grave comme le sida.
    • Des complications telles que bactériémie (présence de bactéries dans le sang), hépatite ou pancréatite (infections du foie et du pancréas respectivement) et fausse-couche ont été rapportées avec divers degrés de fréquence. On peut également observer des complications post-infection : arthrite réactive (inflammation douloureuse de l’articulation qui peut durer plusieurs mois) et troubles neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré, une forme de paralysie offrant des similitudes avec la poliomyélite et pouvant entraîner des dysfonctionnements respiratoires et neurologiques sévères, voire le décès dans un petit nombre de cas.

    Sources et transmission

    Les espèces du genre Campylobacter se retrouvent chez la plupart des animaux à sang chaud. Elles sont présentes chez les animaux destinés à l’alimentation humaine tels que volailles, bovins, porcs, ovins, autruches et crustacés, et chez les animaux de compagnie tels que chiens et chats.

    On pense généralement que la principale voie de transmission est alimentaire et passe par la consommation de viandes et de produits dérivés de la viande insuffisamment cuits ou encore de lait cru ou contaminé. L’eau ou la glace contaminée sont aussi sources d’infection. Une certaine proportion des cas résulte du contact avec une eau contaminée dans le cadre d’activités récréatives.

    La campylobactériose est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise aux hommes par des animaux ou des produits animaux. La plupart du temps, les carcasses ou les viandes sont contaminées par Campylobacter par des matières fécales durant l’abattage. Il est rare que cette bactérie provoque des maladies chez l’animal.

    La contribution relative de chacune des sources précédemment mentionnées à la charge de morbidité globale n’est pas clairement connue, mais on pense que la consommation de viande de volaille contaminée et insuffisamment cuite représente une contribution majeure. Comme les flambées ayant une source commune couvrent plutôt une faible proportion des cas, la vaste majorité des signalements portent sur des cas sporadiques, sans schéma facilement discernable. Estimer l’importance de l’ensemble des sources connue est donc extrêmement difficile En outre, le fait que Campylobacter soit extrêmement répandue entrave aussi le développement de stratégies de lutte couvrant l’ensemble de la chaîne alimentaire. Cependant, dans les pays ayant mis en place des stratégies spécifiques pour réduire la prévalence de cette bactérie chez les volailles vivantes, on observe une réduction similaire de la fréquence des cas humains.

    Traitement

    Le traitement est généralement inutile, excepté le remplacement des électrolytes et la réhydratation. Un traitement antimicrobien (érythromycine, tétracycline, quinolones) est recommandé dans les cas invasifs (lorsque la bactérie envahit les cellules de la muqueuse intestinale et endommage les tissus) ou pour éliminer les porteurs sains (individus qui hébergent Campylobacter dans leur organisme et continuent de l’excréter tout en restant asymptomatiques).

    Méthodes de prévention

    • La prévention repose sur la mise en œuvre de mesures de lutte à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la production agricole au niveau d’une ferme à la transformation, à la fabrication et à la préparation des aliments en milieu industriel ou domestique.
    • Dans les pays dépourvus de systèmes satisfaisants d’élimination des eaux usées, les matières fécales et les objets souillés par ces matières doivent être désinfectées avant leur élimination.
    • Les mesures pour réduire la prévalence de Campylobacter chez les volailles comprennent le renforcement de la sécurité biologique en vue d’éviter la transmission de cette bactérie de l’environnement aux troupeaux d’oiseaux dans les fermes. Cette option de lutte contre l’infection n’est praticable que si les oiseaux sont maintenus en milieu fermé.
    • Les bonnes pratiques d’abattage respectueuses de l’hygiène réduisent la contamination des carcasses par des matières fécales, mais ne garantissent pas l’absence de Campylobacter dans la viande et les produits dérivés. L’éducation des employés des abattoirs et des ateliers de production de viande brute à la manipulation hygiénique des aliments est essentielle pour maintenir la contamination à un niveau minimal.
    • Les méthodes de lutte contre l’infection dans les cuisines domestiques sont similaires à celles appliquées contre d’autres maladies bactériennes d’origine alimentaire.
    • Les traitements bactéricides comme le chauffage (cuisson ou pasteurisation, par exemple) ou l’irradiation sont les seules méthodes efficaces pour éliminer Campylobacter des aliments contaminés.

    Réponse de l’OMS

    En partenariat avec d’autres parties prenantes, l’OMS met au point des politiques destinées à promouvoir plus avant la sécurité sanitaire des aliments. Ces politiques couvrent la totalité de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation et font appel à différents types de compétences techniques.

    L’OMS promeut le renforcement des systèmes de sécurité sanitaire des aliments, en encourageant l’application des bonnes pratiques de fabrication et l’éducation des détaillants et des consommateurs à la manipulation hygiénique des aliments et à la prévention de la contamination. L’éducation des consommateurs et la formation des personnes manipulant des aliments à leur manipulation sans risque sanitaire est l’une des interventions les plus déterminantes pour prévenir les maladies d’origine alimentaire.

    Recommandations à l’intention du public et des voyageurs

    • Se référer à la brochure de l’OMS Guide à l’usage des voyageurs sur la sécurité sanitaire des aliments.
    • S’assurer que les aliments sont convenablement cuits et encore chauds quand ils sont servis.
    • Éviter le lait cru et les produits à base de lait cru. Ne boire que du lait pasteurisé ou bouilli.
    • Éviter la glace à moins qu’elle n’ait été préparée à partir d’une eau sans risque sanitaire.
    • Lorsque la sécurité sanitaire d’une eau de boisson est sujette à caution, il faut la faire bouillir ou si cette opération est impossible, la désinfecter avec un agent désinfectant fiable à libération lente (habituellement disponible en pharmacie).
    • Se laver soigneusement et fréquemment les mains avec du savon, notamment après un contact avec des animaux d’élevage ou de compagnie ou après être s’être rendu aux toilettes.
    • Laver avec soins les fruits et les légumes, en particulier s’ils sont destinés à être consommés crus. Dans la mesure du possible, les fruits et les légumes doivent être pelés.

    Recommandations à l’intention des personnes qui manipulent des aliments

    • Les personnes qui manipulent des aliments, que ce soit dans le cadre professionnel ou domestique, doivent se montrer vigilants dans la préparation de ces aliments et respecter les règles d’hygiène qui s’appliquent à cette préparation.
    • Les personnes qui manipulent des aliments à titre professionnel et qui présentent de la fièvre, de la diarrhée, des vomissements ou des lésions cutanées visiblement infectées doivent le signaler immédiatement à leur employeur.
    • On trouvera plus d’informations sur la manipulation des aliments dans le manuel de l’OMS Cinq clefs pour des aliments plus sûrs.
    • http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs255/fr/index.html
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