• LE PIED DIABETIQUE
    1996

    M. LEUTENEGGER, D. MALGRANGE, H. BOCCALON, P. FONTAINE, I. GOT, P. VALENSI, B. YOMTOV
    Texte établi par le comité d'experts ci-dessus et validé par les membres des conseils d'administration et scientifique de l'ALFEDIAM


    Les pieds du diabétique sont exposés à développer des troubles trophiques potentiellement graves et pouvant aboutir à des amputations. Le risque est favorisé par la conjonction de complications neurologiques artérielles et infectieuses. Les lésions sont souvent secondaires à des micro traumatismes. La fréquence des lésions du pied chez les diabétiques est très élevée. On estime à 40 000 l'incidence annuelle de troubles trophiques (1). 20 à 25 % des diabétiques consultent au moins une fois dans leur vie pour une lésion du pied. Cependant les enquêtes épidémiologiques manquent en ce domaine. Si les études anglo-saxonnes (2) ou scandinaves (3) font apparaître un risque d'amputation multiplié par 10 à 15 chez le diabétique, aucune étude française n'est en fait disponible. Les complications du pied ont par ailleurs une incidence économique très importante. La prise en charge préventive et thérapeutique des troubles trophiques du pied chez le diabétique est complexe, multidisciplinaire mais reste mal codifiée. Des enquêtes partielles font ressortir la très grande diversité de cette prise en charge et l'absence fréquente de concertation multidisciplinaire.

    RAPPEL PHYSIOPATHOLOGIQUE

    A. FACTEURS PATHOGÉNIQUES- Trois mécanismes, diversement associés, peuvent être impliqués.

    1. La neuropathie peut associer 3 types d'atteintes:

    - les troubles de la sensibilité (tactile, thermique, algésique, profonde);
    - le déficit moteur responsable d'un déséquilibre entre les muscles extenseurs et les fléchisseurs du pied;
    - l'atteinte végétative, autonome, source de sécheresse cutanée, d'oedèmes et de troubles vasomoteurs (ouvertures de shunts artério-veineux, perte de la vasomotion des capillaires).

    La neuropathie est très fréquemment à l'origine des lésions du pied car elle entraîne une perte de la sensibilité, favorisant les zones de frottements et d'hyperpression, et des troubles de la statique réalisant, à l'extrême, I'ostéoarthropathie nerveuse diabétique avec constitution d'un pied de Charcot.

    2. L'ischémie résulte essentiellement de la macroangiopathie. L'artériopathie des membres inférieurs est plus fréquente et de localisation plus diffuse et plus distale que chez le non-diabétique. Son évolution est plus grave, souvent indolore, sans claudication intermittente. Elle est fréquemment révélée par un trouble trophique. Les autres Facteurs de Risque Vasculaire classiques (tabac - HTA- Dyslipoprotéinémie) ont ici une place essentielle. En revanche l'atteinte microcirculatoire joue un rôle beaucoup moins important qu'il n'était admis comme en attestent les bons résultats des pontages distaux (4).

    3. L'infection peut-être superficielle mais son risque est lié à une atteinte profonde pouvant menacer les tissus, les gaines et tendons, et surtout les structures osseuses. L'infection est très souvent polymicrobienne chez le diabétique et de diffusion rapide. Elle est favorisée par le déséquilibre glycémique qu'elle aggrave. Il en est de même des mycoses.

    B. FACTEURS DÉCLENCHANTS - Les lésions du pied sont très souvent occasionnées par des traumatismes mineurs. Les facteurs déclenchants les plus fréquemment en cause sont les chaussures inadaptées, une hygiène insuffisante, des soins de pédicurie mal faits, des sources de chaleur non perçues...

    PREVENTION

    Les patients diabétiques les plus exposés doivent être dépistés à l'occasion des consultations ou du bilan annuel de leur diabète, en s'appuyant sur l'examen clinique ou des examens para-cliniques simples. L'inspection des pieds doit être systématique à chaque consultation. Une fois dépistés, ces patients doivent en effet bénéficier d'une éducation et d'une surveillance destinées à prévenir l'apparition des troubles trophiques.

    A. DEPISTAGE DES PATIENTS A RISQUE - Les patients à haut risque de lésion du pied sont ceux qui présentent:

    - des antécédents d'ulcération du pied,
    - ou une neuropathie périphérique,
    - ou une artériopathie des membres inférieurs
    - ou des déformations du pied.

    Le dépistage de la neuropathie est essentiellement clinique. Dans sa forme pure, le pied neuropathique présente les caractéristiques symptomatiques résumées dans le Tableau I. La neuropathie est confirmée par l'existence d'au moins 2 critères parmi les 4 suivants:

    - signes fonctionnels (douleurs, crampes ou paresthésies nocturnes);
    - hypoesthésie: tactile (monofilament), thermique algésique ou vibratoire (diapason gradué ou biothésiomètre);
    - signes moteurs: faiblesse musculaire, aréflexie ostéo-tendineuse;
    - critères électrophysiologiques.

    Tableau I. Pied neuropathique

     - Pieds chauds, hyposudation, turgescence veineuse
     - Insensibilité
     - Aréflexie ostéotendineuse
     - Hyperkératose
     - Pouls perçus, parfois amples



    Le dépistage de l'artériopathie est basé sur l'interrogatoire, l'inspection du pied, la palpation des pouls la recherche de souffle(s) vasculaire(s). Dans sa formé pure, le pied ischémique comporte les éléments cliniques résumés sur le Tableau II. Les pressions de cheville mesurées à l'aide d'un doppler de poche sont très utiles, mais leurs valeurs peuvent être faussement élevées en cas de médiacalcose rendant les artères peu ou non compressibles. Un deuxième examen est souhaitable: étude des flux par doppler continu, pression du gros orteil, mesure de débit par technique pléthysmographique ou électromagnétique.

    Tableau II. Pied artériopathique

     - Claudication intermittente (inconstante)
     - Pied froid, pâle à l'élévation, cyanosé en déclive
     - Pied maigre, atrophique
     - Ongles épaissis, dépilation
     - Pouls non ou mal perçus
     - Souffle vasculaire
     - Lenteur du remplissage veineux
     - ROT et sensibilité normaux



    Le dépistage de déformations doit être précoce. Un examen médical podologique devrait être systématique, à la recherche de perturbation des appuis, chez tout patient de plus de 40 ans ayant plus de 10 ans d'évolution de diabète. La prise d'empreinte systématique des deux pieds, par un appareillage simple (papier encré), à la recherche de zones d'hyperappui, permet de dépister, lors du bilan annuel, les patients à risque: ceux-ci sont alors adressés au médecin podologue.

    B. PREVENTION ACTIVE - La prévention, chez. ces patients particulièrement exposés, doit associer une éducation et un suivi spécialisé.

    1. L'éducation doit commencer chez les diabétiques sans critère de risque. Les conseils indispensables sont résumés dans le Tableau III.

    Tableau III. Conseils aux patients jeunes, sans critères de risque

     - Soins des pieds réguliers
    - Limer et non couper les ongles
    - Choix de chaussures confortables et adaptées
    - Lutter contre les facteurs de risque vasculaire: tabagisme, mauvais contrôle glycémique ou lipidique, hypertension
    - Pratique régulière de sport
    - Consultation rapide si problème



    En revanche, chez le patient à risque, l'éducation spécifique revêt une importance fondamentale. Deux ordres de conseils doivent êtres donnés: les gestes à éviter (Tableau IV) et ceux qui assurent la protection des pieds (Tableau V).

    Tableau IV. Patients à risque : gestes à éviter : IL NE FAUT PAS

     - Marcher pieds nus
    - Couper les ongles à vifs : il faut les limer
    - Utiliser un instrument tranchant pour cor et durillon : attention à la "chirurgie de salle de bain"
    - Utiliser des corricides
    - Prendre des bains de pieds prolongés



    Tableau V. Patients à risque : assurer la protection des pieds

     - INSPECTER chaque jour au besoin à l'aide d'un miroir
    - Requérir l'aide d'une TIERCE personne si nécessaire
    - SIGNALER immédiatement toute lésion suspecte
    - LAVER chaque jour les pieds à l'eau tiède et au savon. Bien SECHER notamment entre les orteils
    - En cas de peau sèche, appliquer une CREME HYDRATANTE neutre. PONCER les zones d'hyperkératose (pierre-ponce ou quick-lime)
    - Eviter les ongles trop courts
    - CHAUSSETTES en fibres naturelles, changées tous les jours
    - Etre attentif au choix des CHAUSSURES qui doivent être achetées en fin de journée. Plusieurs paires sont nécessaires pour varier les appuis et frottements. Contrôler l'absence de corps étranger avant de se chausser. Limiter les talons à 5 cm
    - Les soins de PEDICURIE doivent être prudents en prévenant qu'on est diabétique.

    http://www.alfediam.org/membres/recommandations/alfediam-pied.asp

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  • Si la détox n'était qu'une intox?

    Depuis plusieurs années, la détox est à la mode. Régimes, cures, compléments alimentaires, appareils de remise en forme… Tout est bon pour désintoxiquer son corps et repartir du bon pied. Mais attention: le terme détox peut cacher des arnaques ou des pratiques douteuses, voire dangereuses pour la santé.

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    La détox repose sur une théorie simple : quotidiennement, nous sommes soumis à diverses agressions biologiques par le biais des aliments, des boissons ou de la pollution. A notre insu, des toxines pénètrent dans notre corps et s'accumulent dans notre foie, nos reins, nos intestins et nos graisses. Ces substances toxiques seraient à l'origine de bien des maux : troubles du sommeil ou de la digestion, stress, ternissement de la peau…

    L'illusion de la détox…

    Détox intoxPour être en bonne santé, notre corps doit s'être débarrassé de ses toxines. Et pour aider l'organisme dans son travail de détoxication, les adeptes de la détox pensent qu'il faut lui donner un coup de pouce. Des régimes, des cures ou encore des compléments alimentaires vous promettent de retrouver un corps sain, purifié et débarrassé de toute substance toxique. Cette idée, qui en en a déjà séduit beaucoup, est loin de faire l'unanimité chez les professionnels de santé. Des scientifiques et experts en nutrition estiment que le terme détox cache avant tout des illusions et des abus.

    Dans une tribune intitulée "l'illusion de la détox"1, David Bender, Professeur émérite en biochimie de la nutrition à l'University College de Londres, estime que "les promesses [des régimes détox] ne sont attestées par aucune preuve. En effet, toute la philosophie de la détox est basée sur la supposition douteuse selon laquelle les toxines accumulées sont responsables d'un endormissement du métabolisme, d'une prise de poids, de différents malaises mal définies, etc. […] En effet, des toxines s'accumulent dans notre corps […]. Il est néanmoins improbable que leur dispersion soit facilitée par des traitements cosmétiques ou du thé hors de prix".

    La détox pourrait être dangereuse

    Plus qu'illusoires, d'autres scientifiques estiment que les régimes détox sont dangereux. "Se détoxiquer durant un petit mois en janvier est médicalement futile. En plus, cela peut créer un faux sentiment de sécurité et alimenter l'idée que vous pouvez maltraiter votre foie autant que vous voulez, puis tout arranger grâce à une réparation rapide" écrit le Dr. Wright, hépatologue à l'hôpital de Southampton (Angleterre)2.

    Une opinion que partage Florence Rossi, porte-parole de l'Association française des diététiciens nutritionnistes : "Certains penseront qu'ils peuvent manger ce qu'ils veulent et en grande quantité, puis se mettre à la diète le lendemain pour tout arranger. C'est faux. Le corps est une machine complexe et bien huilée, mais il ne faut pas lui faire subir des variations trop importantes. Bousculer un peu trop son organisme peut être dangereux".

    La diététicienne ne croit pas non plus aux cures détox pour se remettre des excès des fêtes de fin d'année. "Ce n'est pas parce que nous avons beaucoup mangé le 31 décembre que notre organisme n'a pas besoin de nourriture le 1er janvier. N'oublions pas que nous mangeons pour vivre et que, pour se déplacer ou pour respirer, notre corps à besoin de protéines, de sucres et de matières grasses. Après les fêtes, il faut simplement diminuer les matières grasses le lendemain, éviter les sauces, le beurre ou le fromage en privilégiant plutôt des laitages. Il faut éviter les sucreries et privilégier les fruits, les légumes et les féculents. Et bien sûr, remplacer l'alcool par de l'eau. En somme, reprendre une alimentation normale et équilibrée".

    La seule détox, c'est celle opérée naturellement par notre organisme

    Toutes les méthodes de détoxication seraient-elles à oublier ? Pour certains, cela ne fait aucun doute. A en croire le Professeur Bender, c'est le cas des appareils qui promettent d'éliminer vos toxines en trempant les pieds dans un bain d'eau chaude. Après quelques minutes, l'eau claire vire au noir, preuve que vos toxines ont été excrétées par votre corps. "Ça a l'air merveilleux, mais c'est en fait quelque chose que nous avons tous fait à l'école, en cours de chimie […]. Ce changement de couleur et de viscosité se produira, que vous mettiez vos pieds dans le bain ou non".

    Même chose pour les compléments alimentaires qui certifient vous aider pendant votre cure détox. "Si on utilise des compléments alimentaires, c'est a priori que les aliments n'apportent pas ce qu'il faut. Mais qui l'a décrété ? Si ce n'est pas un médecin ou un diététicien, qui a pu définir après évaluation de la personne qu'elle souffre d'un manque, c'est inutile. L'excès de compléments alimentaires peut même être nocif" alerte Florence Rossi. D'ailleurs, une récente étude conduite chez des sexagénaires américains avait montré que dans la majorité des cas, les compléments alimentaires étaient simplement inutiles et parfois même dangereux.

    Attention aux fausses promesses

    Quant aux cures de détox proposées dans certains centres de remise en forme, là encore gare aux abus de langage. "S'occuper de soi, se faire masser et passer une semaine de détente, c'est un vrai plaisir. Après, que l'on appelle ça détox, détente, bien-être ou autre, peu importe. L'important, c'est d'écouter son corps et si on associe à cela l'équilibre alimentaire, c'est très bien. Mais il faut alors espérer que cette partie soit gérée par un professionnel de santé expert en nutrition, ce qui n'est pas toujours le cas" estime Florence Rossi.

    "Je ne peux pas expliquer pourquoi certaines personnes croient encore aux régimes détox" déplore le Pr Bender. Selon lui, la seule détox réelle est celle qu'effectue naturellement notre corps : "Nous sommes dotés de mécanismes biochimiques de détoxication efficaces dans notre foie".

    Pour la diététicienne, le principe même d'inciter à "faire une détox" est à bannir puisque cela donne "l'impression que s'alimenter est un danger. Et cela pousse les gens à adopter des comportements alimentaires complètement loufoques. Avec la détox, certains ont trouvé un créneau très prolifique, non pas pour la population, mais pour eux... Il y a là une déviance qui est embêtante".

    Ecouter son corps et éviter les excès

    Ainsi, "détoxiquer" ou "détoxiner" son corps s'apparente plus à un abus de langage qu'à une réalité scientifique. Mais rassurons-nous, il est tout de même possible de mieux se nourrir pour être en meilleure forme. C'est même primordial. "Il faut avant tout écouter son corps, prendre du plaisir à manger et éviter les excès, dans un sens comme dans l'autre" préconise Florence Rossi. "Il faut aussi respecter l'équilibre alimentaire. Et cela passe par au moins 5 portions de fruits et légumes par jour pour un apport en vitamines et en fibres suffisant. Mieux vaut les manger crus et frais, si on en a l'occasion, afin de maximiser l'apport en vitamines".

    Frais, surgelés, en conserves, soupe, compotes, pur de jus de fruits… Tout est bon pour faire le plein de fruits et légumes ! A condition de garder un oeil sur les étiquettes de manière à repérer les produits trop salés/sucrés/gras. Et dans l'idéal, tâchez également de privilégier les produits de saison pour profiter des bienfaits offerts par la nature.

    Pour notre bien-être, autant physique que moral, plutôt que d'effectuer des cures ou des régimes courts plusieurs fois dans l'année, il est donc préférable d'adopter une alimentation saine et équilibrée tous les jours et sur le long terme. Et inutile de culpabiliser pour un petit excès de temps en temps, comme le rappelle Florence Rossi : "On peut faire de bons repas et se faire plaisir à l'occasion, au moment des fêtes de fin d'année notamment. Mais le lendemain, on reprend le cours normal de sa vie. Sans pour autant se serrer la ceinture à tout prix". Comme bien souvent dans la vie, la modération est le maître mot, dans un sens comme dans l'autre !

    Lucas Farcy, le 19 janvier 2012

    • The Detox Delusion, Pr. David A. Bender, In The Biologist, Society of Biology, Décembre 2011.
    • A January liver detox is medically futile, British Liver Trust, 3 janvier 2012. (disponible en ligne)

    Sources :

    • Pr. David A. Bender, The Detox Delusion. In The Biologist, Society of Biology, décembre 2011
    • The British Liver Trust, A January liver detox is medically futile, 3 janvier 2012
    • Entretiens avec le Pr. Bender et Florence Rossi

    La cure detox
    Equilibre et plaisir

     Forum Alimentation et santé
     Forum Diététique et régimes
     Forum Thalasso, thermalisme et spa

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/cure-detox/articles/15378-detox-intox.htm

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  • Graines germées : Caractéristiques nutritionnelles

    Les graines germées ou germinations sont des graines de plantes comestibles que l'on fait germer sans les planter, afin de les manger. Elles peuvent être cuisinées en salades, incorporées aux omelettes, ajoutées dans les soupes ou les purées de légumes ou mangées nature.

    Différentes catégories de graines peuvent être mises à germer et consommées.
    - Les céréales: blé, millet, riz, orge...
    - Les légumineuses: lentille, luzerne, petit pois, fénugrec...
    - Les oléagineux: tournesol, sésame, amandes...
    - Les apiacées: carotte, céleri, fenouil, persil...
    - Les mucilagineux: cresson, lin...

    Graines germées : Intérêt nutritionnel

    Les graines germées sont des concentrés de vitamines. Elles en contiennent beaucoup plus que la graine sèche (donc non germée) de la même plante. La raison: la germination multiplie les vitamines sans augmenter pour autant l'apport calorique. Si toutes les graines germées comestibles sont riches en vitamine C, la quantité de cette substance varie toutefois selon la variété. Ainsi, une graine germée de blé contient environ 6 fois plus de vitamine C et 3 fois plus de vitamine A qu'un grain de blé.

    Les graines germées contiennent également des fibres, ce qui est excellent pour la digestion.

    Graines germées : Son histoire

    Riches en vitamines, les graines germées étaient consommées par les marins du XVIIIe siècle afin de se préserver du scorbut, une maladie due à une carence en vitamine C.

    Graines germées : Sa production

    On peut trouver des graines germées dans le commerce, en magasin de produits naturels ou bio et même en GMS (grandes et moyennes surfaces). Elles sont vendues déjà germées et emballées sous plastique. Prix: la plupart des graines à germer bio coûtent environ 3,50 euros le kilo.

    Pour en consommer à moindre coût, on peut aussi les produire chez soi. Pour cela, il faut acheter des graines sèches et entières. Certaines graines à germer peuvent se trouver en supermarché. C'est surtout le cas des légumineuses (lentilles, pois). Si elles ont été bien conservées au cours de la chaîne de production et de commercialisation, elles peuvent germer.

    Graines germées : A savoir

    Attention, on ne peut pas consommer toutes les graines germées les yeux fermés! Certaines sont toxiques: pousses de tomate, de poivron, d'aubergine (solanacées), de rhubarbe. Les graines des plantes reconnues comme toxiques ne doivent évidemment pas être consommées. Certaines doivent être consommées cuites: les haricots rouges, blancs et noirs.

    A noter également que certaines personnes peuvent être allergiques aux graines germées comme à n'importe quel autre aliment.

    Graines germées : Résumé

    Peu caloriques et pleines de vitamines, les graines germées sont de vraies alliées santé. On peut également les intégrer à un régime amincissant équilibré puisqu'elles sont riches en fibres.

    http://sante.planet.fr/nutrition/380

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  • Etes-vous en pré-diabète ?

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    Sans le savoir, vous êtes peut-être un futur diabétique.

    En d’autres termes : en phase de pré-diabète. Quels sont les signes d’alerte ? Les facteurs de risque ? Peut-on éviter de devenir diabétique ? Les réponses de Medisite avec le Pr Patrick Vexiau, diabétologue.

    Hyperglycémie : LE signe d’alerte !

    hyperglycémie pré-diabète

    La mesure de la glycémie à jeun (sucre dans le sang) est révélatrice de la présence d’un pré-diabète. Concrètement, "quand le taux se situe entre 1,10 et 1,26 grammes par litre, il s’agit d’une hyperglycémie, la personne est en pré-diabète", explique le Pr Patrick Vexiau. Dans 30 à 40% des cas, elle développera un diabète.

    Que faire ? Si vous avez des antécédents de diabète dans votre famille, votre glycémie doit être surveillée de près. Si son taux révèle un pré-diabète, il faut la vérifier tous les ans et appliquer les règles hygiéno-diététiques données par le médecin pour l’équilibrer au mieux et éviter le diabète.

    A savoir : Quand le diabète est avéré, la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26g/l à au moins deux reprises, ou la glycémie prise à n’importe quel moment de la journée est égale ou supérieure à 2g/l.

    Un taux élevé d’insuline dans le sang

    taux élevé d'insuline dans le sang pré-diabète

    Une personne en pré-diabète peut présenter un taux élevé d’insuline dans le sang. Pourquoi ? Normalement, le pancréas sécrète l’insuline pour réguler le taux de sucre dans le sang. Mais il peut arriver que l’insuline soit sécrétée sans être suffisamment efficace (on parle d’insulinorésistance). Résultat : le taux de sucre grimpe. Pour compenser, l’organisme sécrète plus d’insuline que la normale. Le problème c’est qu’avec le temps cette hyper-sécrétion épuise le pancréas qui va diminuer progressivement la production de l’insuline. L’hyperglycémie est régulière. Le diabète est installé.

    Comment savoir ? On ne mesure pas l'insuline dans la pratique courante de la médecine. Néanmoins une insulinorésistance peut se diagnostiquer par une augmentation du tour de taille (associé également au syndrome métabolique). Les valeurs d’alerte sont : plus de 88 cm pour la femme et 102 cm pour l’homme.

    Que faire ? "On peut agir contre l’insulinorésistance en diminuant le surpoids, surtout la graisse abdominale. Mais aussi en augmentant la sensibilité de l’organisme à l’insuline grâce à l’activité physique (au moins 30 à 60 minutes d’activités, au moins trois fois par semaine)", conseille le Pr Patrick Vexiau. Demandez conseil à votre médecin. Il peut s’agir de marche rapide, de jardinage ou encore de vélo.

    Cholestérol, hypertension, triglycérides : un cocktail à risque !

    cholestérol hypertension triglycérides facteurs de risque pré-diabète

    Outre le taux de glycémie à jeun, le dosage de certains marqueurs sanguins peut alerter sur la présence d’un pré-diabète. Ainsi "des troubles du cholestérol, des triglycérides* et des problèmes d’hypertension peuvent s’associer au pré-diabète et sont des facteurs de risque d’évoluer vers le diabète", prévient le Pr Patrick Vexiau. Ils ne doivent donc pas être négligés… au risque sinon de mettre la santé en danger.

    Quels sont les valeurs d’alerte ?
    - Une pression artérielle supérieure à 13/8,5
    - Un taux de triglycérides supérieur à 1,50g/litre
    - Un taux du bon cholestérol (HDL) inférieur à 0,40g/litre pour les hommes et à 0,50g/l pour les femmes et un taux du mauvais cholestérol (LDL) supérieur à 1,60 g/l.

    Graisse abdominale : des risques de pré-diabète

    graisse abdominale syndrome métabolique pré-diabète

    Le surpoids augmente le risque de pré-diabète... donc de diabète ! Plus encore, s’il s’associe à une hyperglycémie, des troubles du cholestérol et s’il se localise au niveau du ventre. "L’excès de graisse abdominale multiplie par cinq le risque de diabète de type 2", rappelle le Dr Boris Hansel, endocrinologue.

    Que faire ? Perdre la masse grasse. C’est le seul moyen de ne pas basculer vers un diagnostic confirmé de diabète de type 2. Au programme donc : activité physique régulière (ex : au moins 30 minutes de vélo tous les jours) et surveillance de l’alimentation. Pas de friture, d’ajout de matières grasses comme beurre ou crème fraîche et haro sur les charcuteries, les pizzas, viennoiseries ou encore les chips !

    A savoir : Un IMC supérieur à 25 (surpoids) augmente le risque de diabète.

    *taux de graisse dans le sang

    Plus de 45 ans ? Soyez encore plus vigilants !

    âge antécédents familiaux diabète pré-diabète

    Le risque de pré-diabète est plus élevé à partir de 45 ans. Normal en fait puisqu’il y a un vieillissement naturel de l’organisme associé souvent à la présence d’un excès de cholestérol, d’hypertension, de surpoids, à un manque d’activité… bref que des facteurs qui augmentent le risque de pré-diabète.

    A savoir : Les antécédents familiaux augmentent le risque de pré-diabète. "Si on a un père qui a fait du diabète à 45 ans, il faut faire surveiller sa glycémie dès 35 ans", recommande le Pr Patrick Vexiau.

    Pré-diabète : pas de symptômes physiques "bruyants"

    pas de symptômes bruyants pré-diabète

    Certains symptômes physiques peuvent-ils indiquer la présence d’un pré-diabète ? "Non, une personne en phase de pré-diabète ne le sait jamais", répond le Pr Patrick Vexiau. Le seul moyen de le dépister c’est de doser la glycémie à jeun. Ce n’est lorsque le diabète est installé que la fatigue, une soif intense ou des troubles de la vision se manifestent. Il est alors trop tard.

    A savoir : En France, 600 à 800 000 personnes ont du diabète et l’ignorent. Le délai entre l’apparition du diabète et le diagnostic est en moyenne de 5 à 10 ans.

    Peut-on éviter de devenir diabétique ?

    pré-diabète éviter de devenir diabétique

    Eviter ce n'est pas certain mais retarder l'apparition du diabète, oui c'est possible !
    Que faire ?
    - Perdre du poids, surtout au niveau du ventre
    - Oublier les fritures
    - Pas d’excès de matières grasses (beurre, fromage, crème fraîche…)
    - Eviter viennoiseries, bonbons, chocolat et glaces
    - Eviter charcuterie, chips, pizza
    - Augmenter la consommation de fibres : fruits, légumes secs, légumes verts
    - Limiter la consommation d’alcool
    - Avoir une activité physique régulière

    A lire aussi

    - Hypoglycémie : 10 signes d'alerte
    - Diabète : les signes qui doivent alerter

    Sources

    - Qu'est ce que le diabète ?, AFD
    - Pré-diabète : Agir pour éviter ou ralentir l'évolution vers le diabète, URCAM
    - Guide pratique du diabète, Pr André Grimaldi, Masson, 2005
    Crédit photo : © Sergiy Serdyuk - Fotolia.com


    - Surveiller son diabète : à quelle fréquence ?

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  • Zoom sur les bienfaits santé des lentilles

    Nous négligeons souvent les légumes secs, dont les lentilles ! A tort car elles sont pauvres en graisses et source de protéines et de minéraux. Comment profiter au mieux de leurs vertus et les cuisiner ? Les conseils de Véronique Liégeois, nutritionniste.

    Lentille verte, lentille Beluga, lentille corail… Il existe plusieurs variétés de lentilles qui peuvent être cuisinées de multiples façons.

    Lentilles : de nombreux atouts nutritionnels

    Lentilles"Les lentilles sont intéressantes pour leur apport en glucides complexes à faible index glycémique" informe Véronique Liégeois. En outre, "elles sont riches en protéines végétales, pas assez présentes dans notre alimentation occidentale" ajoute-t-elle. En effet, une portion de 200 g vous apportera 16 g de protéines, l'équivalent d'une portion de viande ! "Les lentilles sont une bonne source de fibres également" indique la nutritionniste. Dans 200 g de lentilles cuites, il y a 10 g de fibres, soit presque la moitié de nos besoins quotidiens. Autre atout des lentilles ? Leur richesse en fer : 3 mg de fer pour 100 g de lentilles. "Mais c'est du fer végétal donc son assimilation est assez faible" précise Véronique Liégeois. "Pour mieux l'assimiler, il faut prendre de la vitamine C en même temps" ajoute-t-elle. Pour cela, consommez vos lentilles dans une salade composée avec des crudités ou des morceaux de pomme. Enfin, la lentille a un apport intéressant en minéraux - magnésium (50 mg pour une portion de 200 g), calcium- et en vitamines, en particulier du groupe B. Cependant, la cuisson étant relativement longue, la teneur en vitamines diminue une fois que la lentille est cuisinée.

    Des lentilles de toutes les couleurs !

    La plus connue des lentilles en France est bien sûr la lentille verte ! Celle du Puy a même une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). Elle est riche en minéraux et en oligo-éléments et cuit relativement vite. "C'est une très bonne lentille" indique la nutritionniste. Vous pourrez varier les plaisirs en cuisinant la lentille noire ou lentille Beluga. Sa texture un peu farineuse convient à la préparation de purées et de veloutés. Tout comme celle de la lentille brune, à la saveur douce.

    Autre variété, la lentille corail, d'une jolie couleur rose. Son grand avantage ? Elle cuit très vite, en 10 à 15 mn. En outre, elle est dépelliculée -il ne reste que l'intérieur de la graine-, ce qui en fait une lentille très digeste. Ces lentilles de couleur sont de plus riches en antioxydants. Un raison supplémentaire de les consommer régulièrement ! Enfin, testez le lentillon de Champagne, petite lentille fine au goût légèrement sucré et très riche en minéraux.

    Lentilles : de multiples façons de les cuisiner

    Pour vous, lentille rime avec petit salé ? Certes, c'est un bon plat à réaliser avec des lentilles vertes mais les lentilles se prêtent à de multiples autres préparations. Le conseil de la nutritionniste : ne pas leur associer de produits trop gras afin de ne pas perdre le côté diététique de la lentille. Faites-en des plats végétariens par exemple, en les faisant cuire à l'eau, "avec des aromates - thym, oignon, laurier, persil…- ou des petits morceaux de légumes" suggère Véronique Liégeois.

    Pour plus d'exotisme, préparez un dhal, plat traditionnel indien, mélange de lentilles et d'épices (curry, coriandre, curcuma..). "Les épices ayant des vertus antioxydantes, cela en fait un plat santé" précise la nutritionniste. N'hésitez pas à relever la saveur des lentilles avec un peu de piment. Avec un reste de lentilles cuites, vous pourrez faire une purée, une soupe ou une salade. Vous les savourerez également en galettes : pour cela, remplacez la farine par des lentilles cuites broyées. "Elles sont également excellentes associées à du boulgour ou une céréale" indique Véronique Liégeois.

    Dernier conseil de la nutritionniste : "ne salez pas les lentilles en début de cuisson car le sel fait durcir leur enveloppe et elles mettront alors beaucoup plus de temps à cuire".

    Maintenant, à vous les délicieux plats de lentilles !

    Exemple de recette :

    Dhal de lentilles vertes du Puy aux petits légumes
    Retrouvez toutes nos recettes de lentilles

    Anne-Sophie Glover-Bondeau, le 5 janvier 2012

    Sources : Fondation Louis Bonduelle

    Mes petits plats légers
    de Véronique Liégeois avec Marie Leteuré
    Editions SOLAR, 2011
    191 pages
    19 euros

    Les féculents

    Forum alimentation et santé

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/aliments/articles/15367-bienfaits-sante-lentilles.htm

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  • Un potager sur mon balcon

    Alors que les jardins ouvriers ont le vent en poupe dans les grandes villes, une nouvelle tendance semble émerger : avoir un jardin à domicile. On ne le sait pas toujours, mais un tout petit morceau de balcon suffit à cultiver des plantes aromatiques, voire des fruits et des légumes. Et on n’a même pas besoin d’avoir la main verte ! Les conseils d’un pro* pour jouer au géant vert citadin.


    Doctissimo : "Avoir un potager sur son balcon", est-ce une nouvelle tendance ?

    François Pauly, responsable filière Végétal, Jardiland : Oui, tout-à-fait. Avoir son potager est de plus en plus en vogue, particulièrement depuis 4 ou 5 ans. Et le jardin de balcon se fait depuis peu. Les gens s’essaient de plus en plus aux plants de légumes et de condimentaires.

    Doctissimo : Pourquoi se lance-t-on dans la création de potagers dans les villes ?

    François Pauly : Il y a une part de nostalgie importante, une recherche de ses racines. On a tous en mémoire les souvenirs d’une grand-mère ou d’un proche cultivant son jardin. Le jardinage, c’est également une façon de se ressourcer…On entend souvent les gens dire que quand ils désherbent, ils font le vide. Le végétal a un effet épatant sur le stress ! Et puis, il y a l’aspect convivial : c’est toujours sympa d’organiser un apéritif avec les tomates cerises et les citrons de son balcon. Sans oublier l’aspect ludique et éducatif pour les parents.

    Doctissimo : Est-il possible d’avoir un potager sur son balcon ? Quelle est la surface minimum ?

    François Pauly : Si vous êtes exposé plein sud, ce sera encore mieux pour vos plantations, mais quelle que soit l’orientation, il est tout à fait possible d’avoir un petit potager sur son balcon. La superficie déterminera ce que vous allez produire. Mais il ne faut pas se leurrer, un potager de balcon n’a pas une priorité de rendement, cela reste avant tout un plaisir. Et pour cela, nul besoin d’avoir beaucoup d’espace !

    Doctissimo : Quelle est la saison idéale pour commencer mes plantations ?

    François Pauly : Le premier conseil que je donnerais aux novices, c’est de privilégier tout ce qui est déjà en pot et d’oublier l’étape du semis, plus compliquée quand on démarre. Sinon, il vous faudra acheter des sachets de graines dont vous perdrez la moitié (car sur un balcon on n’a pas forcément la place de planter plusieurs sachets de graines). L’autre avantage des mottes est que les plantes ont déjà poussé, il n’y a pas de risque d’échec. On plante, on arrose et c’est parti ! 

    On peut planter du printemps jusqu’au mois de juillet. A la rentrée, il est déjà trop tard : les nuits sont plus froides, les jours raccourcissent. On a plus de chance de se "planter". Mais ceci vaut pour les fruits et légumes, car pour les condimentaires (persil, ciboulette, estragon, romarin), on peut se lancer jusqu’au mois de septembre.

    Doctissimo : Et en hiver ?

    François Pauly : L’hiver est la saison du repos. On en profite pour préparer la terre pour la saison nouvelle. On nettoie tout et on a le choix : soit on laisse sa terre à nu, soit on plante dans les mêmes bacs des primevères, des tulipes, du romarin... Mais quoi qu’il arrive, on calme le jeu en hiver.

    Doctissimo : Qu’est-ce que je peux planter sur mon balcon ?

    François Pauly : Ce qui se fait le plus, ce sont bien sûr les tomates cerises et les herbes aromatiques. Mais on peut également planter sur son balcon de la salade, des courgettes, des radis à acheter cette fois-ci en graines, mais pas de panique c’est très facile. En 18 jours, vous avez des radis près à être consommés ! Idéal quand on a des enfants, car c’est magique pour eux. 

    Et côté fruit, on peut se faire plaisir en plantant des groseilliers, cassissiers ou encore un framboisier. C’est sans contrainte et on aura des résultats. Et si on est exposé plein sud, on peut même planter des agrumes type citrons jaune et vert et des kumkats. C’est ultra odorant et ça a une très jolie floraison ! Bon bien sûr, si les températures dépassent la barre des - 5°C en hiver, on rentre ses agrumes et on pense à bien les brumiser.

    Doctissimo : Quel est l’équipement de l’apprenti jardinier ?

    François Pauly : Jardinière ou pot, c’est au choix. Mais je conseillerais plutôt les jardinières. Le plus important, c’est de choisir des contenants avec une profondeur minimum de 20 cm et des pots de 10-15 litres minimum. Plus vous aurez de gros volumes de terreau et meilleure sera la rétention d’eau. Ensuite, il vous faut un bon terreau très enrichi car les légumes ont besoin de beaucoup d’éléments. Ceci vous évitera de mettre de l’engrais, vivement déconseillé sur des comestibles. On pense également aux soucoupes pour éviter les nuisances d’eau avec les voisins en cas d’arrosage excessif. 

    Doctissimo : Est-ce qu’un potager de balcon demande beaucoup d’entretien ?

    François Pauly : Non, votre potager de balcon ne vous demandera pas de gros entretiens si vous utilisez un terreau enrichi. Vous n’aurez pas de prolifération de mauvaises herbes et en ville on ne souffre pas de pucerons. Vous pourrez toujours effectuer un lâcher de coccinelles mais ce sera uniquement pour le folklore, car elles n’auront pas grand-chose à se mettre sous la dent ! S’il y a du soleil, il faudra bien sûr arroser tous les jours. Par contre, s’il pleut beaucoup un arrosage une à deux fois par semaine suffira. C’est au jardinier de toucher sa terre pour juger de son besoin d’eau. Et si l’on a des tomates, on peut se lancer dans la taille, mais ce n’est même pas obligatoire ! 

    La seule chose à retenir : changer un tiers de son terreau tous les ans. On enlève un tiers que l’on remplace par du terreau neuf et on brasse le tout. Cela évite de mettre des engrais !

    Doctissimo : Un dernier conseil pour nos apprentis jardiniers ?

    François Pauly : Accrochez les jardinières à l’intérieur du balcon et non à l’extérieur pour éviter toute chute. Et si vous partez en vacances, équipez-vous d’un système d’arrosage automatique ou demandez à un voisin d’arroser vos plants. Sinon, à votre retour vous risquez d’avoir tout perdu ! 

    Propos recueillis par Jessica Xavier, le 26 juillet 2011 

    * François Pauly, responsable de la filière Végétal au sein du Groupe Jardiland

    Des livres pour aller plus loin 
    Le guide créatif du jardin – Jardiland – 15,70 €
    Pour tout savoir sur comment se lancer en jardinage, de nombreux conseils et idées pour un jardin fleuri toute l’année

    Nos dossiers pour en savoir plus 
    Pesticides

    Forums
    Forum Jardinage
    Forum Manger bio
    http://environnement.doctissimo.fr/proteger-la-terre/les-gestes-pour-la-terre/Un-potager-sur-mon-balcon.html
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  • Informations relatives à la problématique du diabète

    « Diabétique: qu'en est-il des assurances ? »

     

    Vous voulez avoir des informations et rencontrer d’autres diabétiques et professionnels qualifiés :

     

    Conférence et réponse à vos questions:
    le samedi 28 janvier de 10h à 12h30

     

    Par Patrick Cauwert 
    Président de l’asbl « Service Ombudsman
    en assurances »


    A

    ASSOCIATION BELGE DU DIABETE
     (ABD)
    Place Homère Goossens, 1
    1180 Bruxelles (Uccle)

    abd.diabete@diabete-abd.be

    Transports en commun: Trams 4 – 92 – 51 - Bus 38 – 41 – 43 – 98 + Parking.

    Groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles

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  • La cotisation de mutuelle est désormais obligatoire

    ziekenfondsbijdrage
    A partir de cette année, tous les affiliés des mutuelles sont tenus de cotiser à l’assurance mutualiste – mieux connue, jusqu’ici, sous le nom d’ « assurance complémentaire ».

    La situation antérieure

    L’assurance-maladie comportait jusqu’ici trois volets :

    1. L’assurance obligatoire (AO), qui couvre le remboursement des soins de santé : honoraires des médecins, dentistes et kinésithérapeutes, médicaments, certains frais d’hospitalisation. Les montants remboursés sont identiques dans toutes les mutuelles.

    C’est également cette AO, basée sur le principe de solidarité, qui rend possible le paiement d’allocations en cas d’incapacité de travail ou de maladie.

    Le financement de l’AO est assuré par les cotisations sociales versées par les employeurs et les travailleurs.

    Être en ordre au niveau de l’AO suppose d’être affilié à une mutuelle ou à la Caisse Auxiliaire d’Assurance Maladie-Invalidité.

    2. L’assurance complémentaire (AC), qui couvre une série d’avantages et de services non compris dans l’assurance obligatoire – par exemple la location de béquilles ou d’un lit d’hôpital, le transport non urgent en ambulance, une prime de naissance, une intervention dans l’inscription à un camp sportif…

    L’offre de l’AC diffère d’une mutuelle à l’autre, tout comme le montant des interventions et le prix de l’affiliation. Certaines mutuelles réclamaient jusqu’ici des montants différents en fonction de l’âge ou du statut (indépendant ou salarié), ou pratiquaient un tarif familial.

    La majorité des mutuelles obligeaient déjà leurs membres à s’affilier à l’assurance complémentaire, mais ce n’était pas systématique.

    C’est surtout ce volet de l’assurance-maladie qui a été profondément modifié au 1er janvier 2012.

    3. L’assurance facultative (AF) : jusqu’à fin 2011, les mutuelles avaient également la possibilité de proposer à leurs affiliés des assurances facultatives couvrant (mieux) l’hospitalisation, les soins dentaires, etc. Ces assurances, auxquelles les membres étaient libres de souscrire ou non, étaient soumises à certaines conditions d’adhésion (p.ex. limite d’âge, exclusion de certaines pathologies…).

    Ce qui change en 2012

    Au niveau de l’assurance complémentaire

    Le terme « assurance complémentaire » disparait pour faire place à celui de « services et activités complémentaires ».

    La cotisation pour ces services et activités est désormais obligatoire pour tous les affiliés.

    Chaque mutuelle a le droit de fixer librement le montant de cette cotisation, mais celui-ci doit être identique pour l’ensemble de ses membres ; les organismes assureurs ne peuvent donc plus proposer de tarifs familiaux ou autres. La contribution annuelle varie d’une mutuelle à l’autre ; son montant peut aller de 30 à 250 euros.

    Chaque mutuelle détermine librement quels services et activités elle souhaite rembourser ou organiser. L’Office de Contrôle des Mutualités (OCM) doit toutefois veiller à ce que ces activités ou services répondent à 11 critères fixés par la loi.

    Tous les membres affiliés ont droit aux mêmes services. Cette règle n’admet qu’une seule exception : un remboursement peut être limité à une catégorie spécifique de personnes sur la base de critères objectifs, comme p.ex. dans le cas du vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Les bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM) ou d’un statut OMNIO peuvent toutefois se voir accorder un remboursement plus élevé.

    La mutuelle est tenue d’accepter tout affilié qui s’est acquitté de sa cotisation de mutuelle. L’exclusion sur la base de critères tels que l’âge ou de la présence d’une pathologie donnée est interdite. Enfin, les mutuelles n’ont plus le droit de soumettre leurs affiliés à un questionnaire médical dans le cadre de ces services et activités complémentaires.

    Lorsqu’un affilié change d’organisme assureur, sa nouvelle mutuelle ne peut pas lui imposer de stage d’attente pour ces services et activités.

    La Caisse Auxiliaire d’Assurance Maladie-Invalidité

    La réforme de l’assurance complémentaire s’applique à toute personne affiliée à une mutuelle. Dans la mesure où la Caisse Auxiliaire d’Assurance Maladie-Invalidité (CAAMI) ne propose que l’assurance maladie obligatoire imposée par la loi, pour ses membres, rien ne change.

    La CAAMI est également la seule alternative pour les personnes qui ne souhaitent pas bénéficier d’une assurance complémentaire ou qui estiment qu’elles sont déjà suffisamment couvertes pour des services similaires (p.ex. par le biais de leur employeur).

    Vous pouvez quitter votre mutuelle pour la CAAMI à chaque nouveau trimestre (donc au 1/1, 1/4, 1/7 ou 1/10), moyennant demande un mois à l’avance auprès de cette dernière et à condition d’être en ordre de cotisations obligatoires. Dans la pratique, il arrive également que la mutuelle s’oppose à la mutation sur la base de cotisations d’assurance complémentaire impayées, mais en principe, cet argument n’est pas légal.

    Au niveau des assurances facultatives

    Les assurances facultatives proposées par les différentes mutuelles ne seront plus gérées par les organismes assureurs eux-mêmes, mais par une société mutualiste d’assurance (SMA) qu’ils ont dû soit créer, soit rejoindre.

    Ces sociétés mutualistes d’assurances se rapprocheront davantage des compagnies d’assurances classiques, tout en conservant un certain nombre de différences majeures :

    • les SMA seront soumises à la surveillance de l’Office de Contrôle des Mutualités et non à celle de l’Autorité des Services et Marchés Financiers de la Banque Nationale,
    • l’offre d’une SMA ne peut pas s’adresser à l’ensemble du marché, mais uniquement aux membres de la mutuelle à laquelle elle est associée,
    • les SMA ne peuvent proposer leurs produits d’assurance que par le biais du réseau de leur propre mutuelle,
    • enfin, les assurances qu’elles peuvent proposer sont limitées aux secteurs des services de santé (branche 2) et de l’assistance (branche 18).

    Auteur: Leen Baekelandt | Mise en ligne: 26-01-2012 | Mise à jour: 26-01-2012
    http://plusmagazine.levif.be/fr/droitargent/assurances/artikel/1567/la-cotisation-de-mutuelle-est-desormais-obligatoire
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  • L’alimentation anti-cholestérol

    Une bonne alimentation est le premier traitement d'un excès de cholestérol. Elle peut même parfois éviter un traitement médicamenteux, et elle permet toujours de diminuer le risque cardiovasculaire. Autant de bonnes raisons d'adopter les bonnes règles diététiques !

    Vaincre le cholestérol, c’est d’abord surveiller son alimentation. Voici quelques conseils qui pourront vous aider.

    Quelques priorités diététiques

    L’alimentation anti-cholestérolLes priorités diététiques sont maintenant bien définies. Il s'agit notamment de :

    • Réduire l'apport global des graisses, qui ne devraient pas représenter plus de 30 à 35 % des calories totales (au lieu de 40 à 42 % le plus souvent aujourd'hui) ;
    • Diminuer les acides gras saturés qui entraînent une hausse du cholestérol (et notamment du "mauvais" cholestérol LDL). Ils sont apportés par le beurre, les aliments d'origine animale (viandes, oeufs, fromages, lait entier), mais aussi les viennoiseries et pâtisseries, ainsi que certains produits industrialisés comme les biscuits, les plats cuisinés, etc ;
    • Privilégier les acides gras insaturés (poly et monoinsaturés) bénéfiques : ils permettent en effet une diminution du cholestérol total et du cholestérol LDL (c'est le cas surtout des acides gras polyinsaturés) tout en préservant le "bon" cholestérol HDL (grâce aux acides gras monoinsaturés). Ces acides gras sont fournis par les huiles végétales (les huiles de tournesol, maïs, colza, sont riches en polyinsaturés, les huiles d'olive et d'arachide renferment surtout des monoinsaturés), les margarines obtenues à partir de ces huiles, les fruits secs oléagineux, les poissons gras des mers froides (qui procurent des acides gras très polyinsaturés) ;
    • Limiter le cholestérol alimentaire, car dans certains cas d'hypercholestérolémie, il peut jouer un rôle important dans l'élévation du cholestérol sanguin. Il est présent dans les graisses animales (beurre, lipides des viandes et des fromages), et particulièrement abondant dans les abats et le jaune d'oeuf ;
    • Augmenter les anti-oxydants protecteurs que sont les vitamines C, E et le béta-carotène, les caroténoïdes, les polyphénols : ces éléments sont fournis essentiellement par les fruits et légumes frais ;
    • Maigrir en cas de surpoids, ne serait-ce que de quelques kilos seulement : c'est toujours bénéfique pour les constantes sanguines, et cela suffit parfois à corriger l'excès de cholestérol.

    Au quotidien

    En pratique, suivre ces priorités revient à respecter quelques règles simples :

    • Remplacez le beurre par une margarine végétale riche en acides gras polyinsaturés (et éventuellement enrichie en phytostérols (antioxdants d’origine végétale) : les études montrent qu'une consommation de 20 g par jour de ce type de margarine - soit un apport de 3 g de phytostérols - permet d'abaisser en moyenne de 10 % le taux du cholestérol sanguin) ;
    • Utilisez soit une huile végétale composée (type Isio 4), soit 2 huiles : huile d'olive (ou d'arachide) + huile de tournesol (ou de maïs, ou de noix), pour obtenir un équilibre optimal des acides gras ;
    • Consommez des produits laitiers allégés (lait écrémé ou demi-écrémé, fromages allégés) afin de réduire l'apport en acides gras saturés, tout en continuant à bénéficier de leur richesse nutritive, en calcium et en protéines notamment ;
    • Evitez la charcuterie, à l'exception du jambon cuit ou cru (en veillant toutefois à retirer le gras visible) et les pâtisseries ;
    • Mangez du poisson si possible 2 à 3 fois par semaine, choisissez des viandes maigres (retirez toujours les parties grasses visibles, évitez les viandes "persillées") ;
    • Ne dépassez pas 2 oeufs par semaine (mais le blanc peut être consommé sans limitation) ;
    • Privilégiez les fruits et les légumes frais (de saison, ou en conserve, ou surgelés éventuellement).

    Quelles graisses éviter ?

    Graisses visibles

    Bénéfiques

    A éviter

    • Huile d'oliveHuile d’arachide
    • Huile de colza
    • Huile de maïs
    • Huile de soja
    • Huile de pépins de raisins
    • Huile de tournesol
    • Huile d’olive
    • Margarines végétales
    • Crème fraîcheBeurre
    • Crème
    • Palme
    • Saindoux

     

    Graisses invisibles

    Bénéfiques

    A éviter

    • Avocat
    • PoissonsJambon
    • Poissons
    • Porc (maigre)
    • Volaille
    • BoeufBoeuf
    • Charcuteries grasses
    • Fromages gras
    • Lait entier
    • Mouton

    Pour vous aider à composer des repas, consulter nos idées de menus anti-cholestérol.

    Anne Laurent

    Les corps gras

    La vérité sur les matières grasses
    Vitamines et minéraux

    Avec près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de mortalité en France. Un membre de votre entourage ou vous-même présentez un risque particulier. Venez en parler sur nos forums :

     Forum Cholestérol
    Forum Problèmes cardiaques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/nu_5444_cholesterol_alimentation.htm

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  • Diabète gestationnel : quel régime ?

    On vient de vous diagnostiquer un diabète gestationnel. Vous allez être suivie par un nutritionniste et un diabétologue mais en attendant le premier rendez-vous, vous vous demandez quel régime vous allez devoir suivre. Éclairages du Dr Laurence Lévy-Dutel, endocrinologue-gynécologue, à l’hôpital européen Georges Pompidou.

    Click here to find out more!

    Si vous souffrez de diabète pendant la grossesse, vous devrez effectuer un rééquilibrage alimentaire plus qu’un régime à proprement parler. Un lecteur de glycémie sera votre meilleur allié pour contrôler votre alimentation.

    Diabète gestationnel : un régime adapté

    Diabète gestationnel régime"Dans 90 % des cas, le diabète gestationnel est lié à un déséquilibre alimentaire", indique le Dr Lévy-Dutel. Le régime alimentaire conseillé en cas de diabète pendant la grossesse consiste donc à rééquilibrer l’alimentation en qualité et en quantité. "En aucun cas, il ne faut faire un régime hyper draconien, le but n’étant pas de perdre du poids mais de maîtriser la prise de kilos", prévient cette endocrinologue. Pas question de supprimer les féculents, le sucre et les fruits ! Les principes de base que vous devrez suivre ? Mangez très souvent en petites quantités, à heures régulières : "Faites 5 repas : petit-déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner", conseille le Dr Lévy-Dutel. Privilégiez les féculents à index glycémique bas (IGB) : riz complet, pain complet, légumineuses (lentilles, pois chiche…), consommez plus de légumes que de fruits, éliminez les sucres rapides (pâtisseries, desserts sucrés, chocolat, sodas, céréales sucrées, jus de fruits…). Enfin, on vous demandera de respecter des quantités pour chaque aliment autorisé. En revanche, "manger des aliments light et édulcorés n’a aucun intérêt", et pourraient même être néfastes.

    Diabète gestationnel : le régime en pratique

    "Je conseille à mes patientes un lecteur de glycémie, celui-ci est pris en charge à 100 % par la sécurité sociale", indique le Dr Lévy-Dutel. "Celui-ci est un élément éducateur : il permet aux femmes enceintes d’autocontrôler ce qu’elles doivent manger et en quelle quantité, chacune d’entre elles ayant un seuil différent", ajoute-t-elle. Mode d’emploi ? Il faut s’auto-piquer avant et après chaque repas (2 heures après) et contrôler sa glycémie. Vous saurez ainsi quelle quantité d’aliments vous convient pour maintenir une glycémie correcte. Exemple : vous mangez 3 tranches de pain complet, votre glycémie est correcte après, vous en mangez 4, votre glycémie est trop élevée. "En réajustant l’alimentation, on améliore les choses", déclare le Dr Lévy-Dutel. Mais cela n’est pas suffisant ! "L’adaptation du mode de vie est indispensable : il faut avoir une activité physique en absence de contre-indication médicale", souligne l’endocrinologue. Si vous ne souhaitez pas faire un sport adapté type natation, marchez 20 minutes par jour !

    Diabète gestationnel : menus-types

    Les quantités indiquées sont indicatives, votre médecin les adaptera à votre cas particulier.

    Petit-déjeuner :

    - Thé ou café
    - 1 yaourt nature ordinaire ou fromage blanc 20 %
    - 2 tranches de pain complet ou 3 biscottes type Wasa ou 40 g de céréales All Bran

    Collation : un laitage (yaourt nature, petit-suisse, fromage blanc)

    Déjeuner :

    - 4 cuillères à soupe de féculents cuits
    - Légumes (crus ou cuits)
    - 1 portion de viande ou poisson ou 2oeufs
    - 1 laitage
    - 1 fruit

    Goûter :

    une boisson chaude et un laitage

    Dîner :

    - 2-3 cuillères à soupe de féculents cuits
    - Légumes à volonté
    - 1 laitage
    - 1 fruit

    Anne-Sophie Glover-Bondeau

    Source :

    Interview du Dr Laurence Lévy-Dutel, 7 décembre 2011

    En savoir plus

    - Le site du Dr Levy-Dutel : http://www.abcdregime.com/
    - Le grand livre de ma grossesse, Jacques Lansac, Nicolas Evrard, CNGOF,  Editions Eyrolles, 2011.

    Le diabète gestationnel

    Forum Diabète gestationnel

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/15375-diabete-gestationnel-regime.htm

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  • Chirurgie cardiaque :
    les stents, un remède pire que le mal ?
    (janvier 2007)

    Lorsqu’une artère coronaire se bouche, un petit treillis baptisé stent peut y être inséré afin de la maintenir ouverte. Les derniers diffusent des médicaments réduisant le risque d’une nouvelle obstruction. Mais aujourd’hui, ces dispositifs sont accusés d’augmenter la mortalité à long terme.

    La formation de plaques graisseuse dans les artères peut conduire à la formation d’un caillot et à leur obstruction. Ce blocage conduit à une perte de souffle et une douleur dans la poitrine appelée angine de poitrine. Si les artères sont complètement bouchées, c’est alors un infarctus avec destruction du muscle cardiaque et trop souvent encore une issue fatale. Face à ce danger, la chirurgie cardiaque s’efforce de rétablir le flux sanguin au plus vite. Mais l’arme la plus utilisée se révèle aujourd’hui pouvoir être une véritable bombe à retardement.

    De l’angioplastie aux stents bioactifs

    La chirurgie au secours du coeur

    La chirurgie permet de réaliser ce qui était hier encore impensable. Découvrez ces techniques.

    Infarctus stent

    Comment la chirurgie cardiaque s’est-elle évertuée à rétablir le flux sanguin ? Dans les années 1980, les cardiologues ont commencé par utilisé de petits ballonnets fixés sur un cathéter et à le guider jusqu’à l’artère bouchée. Cette procédure baptisée angioplastie fonctionne mais dans près de la moitié des cas, une nouvelle obstruction se produit dans les semaines ou les mois suivants (on parle alors de resténose). La re-fermeture des artères vient de la réaction des vaisseaux sanguins qui interprète le traitement comme une légère blessure, qu’ils comptent soigner en provoquant la prolifération de nouvelles cellules à l’origine de la nouvelle obstruction.

    Pour contrer ce phénomène, les cardiologues ont expérimenté à partir de 1994 la pose d’un petit treillis métallique (stent) qui maintient l’artère ouverte après le retrait du ballonnet. Mais dans 20 à 30 % des cas, la resténose intervient tout de même. C’est là qu’entrent en jeu les stents bioactifs qui diffusent des substances capables d’inhiber la prolifération cellulaire et donc le risque de resténose à moyen terme. La large diffusion de ces vertus a entraîné la pose de ces dispositifs chez près de 6 millions de personnes dans le monde. Mais ces stents tant vantés pourraient se révéler particulièrement dangereux.

    Deux fois plus de décès à trois ans !

    Plusieurs études ont montré que si les stents bioactifs permettaient de limiter les phénomènes de re-sténose en bloquant la prolifération cellulaire, ils augmenteraient le risque de formation d’un caillot, probablement en laissant à nu le treillis métallique du stent. Premièrement rapporté de manière anecdotique, ce risque est aujourd’hui mieux établi. Selon une vaste étude de l’université de Salt Lake City conduite sur plus de 9 000 patients (7 022 ayant eu un stent classique et 1049 un stent bioactif), le risque de resténose après 6 mois a effectivement diminué mais à trois ans, le risque de décès était plus que doublé (x 2,15) chez les porteurs de stents bioactifs1.

    StentsLors du congrès mondial de cardiologie 2006 à Barcelone, une réévaluation de nombreuses études (méta-analyse) confirmait une augmentation du risque de thrombose chez les porteurs de stents bioactifs qui pourrait atteindre 0,6 % par an2.

    Pour certains l’obsession de la resténose et la pression des industriels a conduit à une utilisation trop étendue des stents bioactifs, qui ont au final remplacé une maladie le plus souvent non mortelle et curable (la resténose) par une autre plus rare mais également plus mortelle ! Mais pour d’autres, il s’agit-là d’une conclusion un peu hâtive. En effet, les patients qui ont bénéficié des stents bioactifs présentent plus souvent plus de facteurs de risque cardiovasculaire, plus d’antécédents d’accidents cardiovasculaires…

    Au final, ces nouvelles données ont permis d’ouvrir le débat mais le risque réel de thrombose reste difficile à évaluer. Dans ce climat d’incertitude, les autorités sanitaires et les sociétés savantes sont-elles capables d’émettre des conclusions ou des recommandations sur l’utilisation de ces dispositifs médicaux ?

    Vers une utilisation plus parcimonieuse…

    Saisi de la question, un groupe de travail de la Food and Drug Administration (l’autorité sanitaire américaine) a pointé du doigt de nombreuses utilisations des stents bioactifs en dehors des indications : utilisation dans plusieurs vaisseaux, sur des patients présentant peu de risque de resténose… Ils recommandent ainsi que soit souligné le sur-risque de thrombose, d’attaques cardiaques, de mort subite en cas d’utilisation en dehors des recommandations. Par ailleurs, ils recommandent un doublement de la durée du traitement anti-agrégant plaquettaire, qui pourrait passer de six mois à un an3.

    Dans certains pays comme les Etats-Unis, leur utilisation est quasi-systématique (plus de 90 % des cas). En comparaison, la France a longtemps été parmi les pays utilisant le moins ces dispositifs. Mais entre 2003 et 2006, la proportion est passé de 6,8 à 52 % des cas, soit légèrement au-dessus de la moyenne européenne de 42 %. Néanmoins, le Dr Blanchard du groupe français de cardiologie interventionnelle se veut rassurant en estimant que les données nationales témoignent d’un bon respect des indications du stent bioactif4.

    David Bême - Janvier 2007

    1 - Communication scientifique lors du congrès 2006 de l’American Heart Association (Chicago)
    2 - Communication scientifique lors du congrès mondial de cardiologie 2006 (Barcelone)
    3 - Recommandations du groupe de travail de la FDA – 7 et 8 décembre 2006
    4 - XVIIe journées européennes de la société française de cardiologie - Cardiologie interventionnelle dans la vraie vie – 18/01/2007

     Forum Hypertension et problèmes cardiovasculaires
     Forum Cholestérol
     Forum Médecine du futur

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/maladies_cardiovasculaires/articles/10323-chirurgie-cardiaque-stents.htm

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  • L’angiologue, spécialiste des vaisseaux

    Insuffisance veineuse, jambes lourdes, varices… les troubles des vaisseaux ne sont pas à prendre par-dessus la jambe. Certains peuvent ainsi dégénérer en maladie graves : phlébite, embolie… Pour prendre en charge ces pathologies, la consultation d’un spécialiste, l’angiologue peut s’avérer nécessaire.

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    1 - Qu’est-ce que l’angiologie ?

    L’angiologie, ou médecine vasculaire, est la discipline médicale qui s’intéresse à l’ensemble des maladies affectant les vaisseaux : artères, veines, capillaires et lymphatiques.

    2 - Quelles sont les maladies que traitent l’angiologue ?

     Parmi les pathologies veineuses, on recense la phlébite (qui se caractérise par le blocage d’un caillot sanguin dans une veine profonde), l’insuffisance veineuse chronique ou les varices ;

     Parmi les pathologies artérielles, les plus fréquentes sont l’ischémie des membres (le manque d’oxygénation via les artères), l’artérite, la pathologie carotidienne et toutes sortes d’anévrismes vasculaires.

    3 - A quel moment consulter un angiologue ?

    Après consultation de votre médecin généraliste, vous pouvez vous rendre chez un angiologue si vous avez les jambes lourdes ou les chevilles enflées ou si vous ressentez des fourmillements dans les membres ou des sensations de chaleur. Consultez également en cas de crampes régulières, souvent dues au manque d’oxygène des muscles que les artères vascularisent moins bien.

    4 - Quelles sont les personnes les plus à risque ?

    Les personnes âgées, les fumeurs ou les personnes souffrant d’hypertension, d’insuffisance cardiaque et de diabète sont plus susceptibles que les autres de souffrir de pathologies vasculaires. Mais les personnes à risque sont aussi celles dont le métier les force à rester dans la même position (debout ou assise) toute la journée. Mais certaines professions sont plus à risque que d’autres, c’est le cas des coiffeurs, des serveurs ou des infirmières qui piétinent beaucoup dans des atmosphères surchauffées.

    5 - Préparez votre consultation

     Antécédents familiaux : répertoriez qui dans votre famille souffre de problèmes circulatoires.

     Antécédents personnels : faites la liste de tous vos facteurs aggravants tels que le surpoids, le tabagisme, la consommation d’alcool ou le manque d’activité physique ;

    Symptômes : listez-les (avez-vous des crampes, des fourmillements, une sensation de chaleur ou de lourdeur dans les jambes) et souvenez-vous de la date de leur apparition et de la façon dont ils ont évolué ;

    Traitement médical : indiquez les médicaments qui vous sont régulièrement prescrits.

    6 - Comment se déroule la consultation ?

    Après un interrogatoire sur les antécédents du patient et notamment en ce qui concerne les varices (si un des parents a des varices, l’enfant a 45 % de risque d’en souffrir. Si les deux parents en ont, le risque s’élève à 75 %. Il est quasi-automatique si les quatre grands-parents en ont eu). Après les questions, vient l’examen clinique. Le patient est debout en sous-vêtements. Après des palpations de la jambe, le médecin réalise un doppler qui étudie la vitesse d’écoulement du sang, destinée à évaluer l’état du réseau vasculaire. La consultation dure en moyenne une demi-heure.

    7 - Les mots clés à connaître :

     Les capillaires sont des vaisseaux fins à paroi très mince. Ils relient les artérioles aux veinules et forment au sein des tissus un réseau très dense et très serré ;

     La circulation lymphatique, s’appuie sur un réseau différent des veines qui draine la lymphe. Ce liquide proche du plasma joue un rôle important dans le système immunitaire. Pour en savoir plus, reportez-vous aux planches de notre atlas médical ;

     Le drainage lymphatique est une technique manuelle destinée à drainer les liquides excédentaires dans les tissus et à améliorer la circulation de retour ;

     L’écho doppler veineux ou artériel permet de visualiser les veines ou les artères et les flux sanguins qui les parcourent, en temps réel. Le médecin peut alors par exemple diagnostiquer une phlébite ;

     Les varices sont des veines dilatées et tortueuses qui ont perdues leur élasticité et donc leur rôle de faire remonter le sang au coeur

    8 - L’angiologie en chiffres

    • En France, 18 millions de personnes souffrent d’insuffisance veineuse. Si les femmes sont majoritairement touchées avant la ménopause, elles sont à égalité avec les hommes après 60 ans ;
    • Sur les 3,7 millions d’hommes concernés par des problèmes circulatoires, seuls 13,6 % consultent un spécialiste ;
    • Les maladies veineuses représentent plus de 2 % des budgets de santé des pays occidentaux. Et 2.6 % en France ;
    • Avec les cardiologues, les angiologues représentent 5 000 médecins en France sur les 92 000 spécialistes que compte le conseil de l’ordre des médecins.

    Karine Hurstel - Mis à jour le 15 février 2009

     Forum Jambes lourdes
    Forum Etudiants en médecine
    Forum Hôpitaux et cliniques

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/medecins-specialistes/angiologue.htm

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    Plus de 60 Etats réclament une sécurisation de l'alimentation mondiale avec

    Réagissez !
    ©AFP / John Macdougall
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    Plus de soixante pays se sont déclarés déterminés à "sécuriser l'alimentation" et à combattre la faim dans le monde dans une déclaration commune publiée en clôture d'un sommet international de ministres de l'Agriculture, dimanche à Berlin.

    Les participants à ce sommet, parmi lesquels se trouvaient des représentants de la Chine, du Brésil, du Japon, de l'Indonésie et de 15 Etats africains entendent mener de "nouvelles stratégies pour sécuriser l'alimentation mondiale", selon le communiqué du ministère allemand de l'Agriculture.

    "Notre but commun est d'arriver à une collaboration encore plus étroite de la communauté internationale et d'une meilleure mise en réseau de la politique, de l'économie, de la science et de la société", a expliqué la ministre allemande Ilse Aigner.

    "Sans une agriculture durable et une agriculture productive, le combat contre la faim ne pourra pas être gagné", a-t-elle prévenu.

    Dans leur communiqué final, les participants ont rappelé que l'agriculture constitue un secteur clé "décisif" de "l'économie verte" pour lutter contre la pauvreté.

    "L'agriculture mondiale doit se remettre en question en raison des défis importants que sont la protection du climat et de l'environnement. Elle porte une grande responsabilité", a rappelé Mme Aigner.

    La ministre juge "prioritaire" de permettre aux petits agriculteurs d'investir et de "disposer d'un accès sûr à la terre et à l'eau".

    "Les agriculteurs ont besoin partout dans le monde de sécurité et de confiance", a-t-elle souligné plaidant également pour l'adoption de directives internationales pour un "traitement responsable des sols".

    La protection des droits des femmes est également jugée prioritaire.

    Les conclusions du sommet de Berlin seront notamment discutées à la conférence de l'ONU pour le développement durable à Rio de Janeiro en juin.

    http://sante.planet.fr/a-la-une-plus-de-60-etats-reclament-securisation-l-alimentation-mondiale.158025.2035.html

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  • Maison à énergie passive : une révolution énergétique

    Une maison à énergie passive est une habitation qui consomme au minimum 80 % d’énergie en moins par rapport à une habitation classique. Elle peut même devenir productrice nette d’énergie ! Pour cela, on va agir sur l’isolation, la ventilation, les installations d’énergie renouvelable… Avec la possibilité, si l’on s’y prend bien, de réaliser de sérieuses économies.

    Une maison passive, ou maison à énergie passive, désigne plus un concept qu’un type défini d’habitation. L’idée est de combiner les différents modes de chauffage, de ventilation, d’alimentation des appareils pour réduire massivement la consommation d’énergie.

    On parle de maison passive lorsque 80 % au moins de l’énergie d’un foyer sont économisés par rapport à la moyenne, mais cela peut aller beaucoup plus loin, jusqu’à une consommation nulle voire négative (production nette d’énergie). Il existe différentes techniques pour améliorer les performances d’une maison passive, dont voici les principales…

    En avant les Négawatts

    La réalisation d’une maison passive repose sur un savant calcul permettant de limiter sur différents points sa consommation d’énergie. On équilibrera les différents postes en fonction des objectifs d’économie, des caractéristiques de la maison et de son environnement et du budget disponible. Evidemment, les possibilités d’action sont plus larges lorsqu’il s’agit d’une construction plutôt que d’une rénovation.

    La première cible à viser est celle du chauffage. En effet, celui-ci représente 70 % en moyenne des dépenses d’énergie d’un foyer. On peut veiller à améliorer l’isolation de différentes manières. Au niveau de la conception de celle-ci (orientation, matériau…), du toit (toit végétalisé), des vitrages, etc.

    Les progrès en matière d’isolation conduisent à revoir aussi la ventilation. La mise en place d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) ou d’un puits canadien, sachant que les deux peuvent être associés, permettra en retour de diminuer les besoins en chauffage.

    L’orientation permettra éventuellement de profiter de l’ensoleillement (dans des régions froides) ou de se protéger du soleil (régions chaudes). L’environnement jouera aussi sur la consommation d’énergie du logement. La nature du terrain, par exemple, conditionne le choix de certains modèles d’équipements.

    Produire sa propre énergie

    On peut produire de l’énergie pour différents usages et par différents moyens. Le chauffage de l’habitation, de l’eau, l’alimentation en électricité en général, sont autant de postes de consommation sur lesquels agir. Là encore, les caractéristiques de l’environnement (ensoleillement, vent) vont avoir une influence sur les options retenues.

    Avec le solaire, on peut produire de l’électricité avec des cellules photovoltaïques, ou plus modestement alimenter un chauffe-eau par un panneau thermique. La puissance d’une éolienne dépend de sa taille, mais aussi de l’intensité du vent à l’endroit concerné. Des relevés nationaux sont fournis à ceux qui souhaitent en mettre une en place.

    Il est à noter qu’une petite éolienne est plus facile à faire agréer, car représentant moins de nuisances sonores. Pour la même raison, celle-ci nécessite un moindre espace : on peut l’installer plus près des habitations.

    La consommation d’énergie de la maison dépend aussi du type de matériel utilisé (certains modèles électroménagers consomment moins que d’autre) Ainsi que du mode de vie : restreindre l’usage des appareils, penser à éteindre, utiliser des ampoules basse consommation, etc.

    Quel budget pour quel résultat ?

    L’électricité nécessaire pour une famille de quatre personnes peut être produite par 30 m2 de panneaux solaires, soit 30 000 € d’investissement. Le coût d’une éolienne varie de 2000 à 3000 €, avec des résultats proportionnés. Il faut donc un certain temps pour amortir l’installation. Cependant, ces chiffres peuvent être amendés selon le modèle de maison (matériaux utilisés, orientation, présence d’aménagements extérieurs type haies, etc.).

    Au-delà, la maison peut devenir productrice nette d’énergie. Sachant que es énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie…) constituent un d’autant meilleur investissement que leur valeur est appelée à augmenter dans les années à venir, et celle de l’habitation avec.

    La mise en place de tels équipements donne par ailleurs droit à différentes formes de soutien financier : des crédit d’impôt, une TVA réduite sur certains matériaux et la main-d’œuvre pour les installer, une subvention de l’Agence nationale pour l’habitat (Anah) pour les travaux d’isolation, des aides d’EDF, de certaines régions, communes, etc.

    Bertrand Mauvy

    En discuter sur nos forums
    Forum Economies d’énergie - Energies renouvelables : Solaire, Eolien
    Forum Matériaux écologiques (Maison écologique)
    Forum Astuces et conseils : les petits gestes pour la planète
    http://environnement.doctissimo.fr/economiser-l-energie/maison-ecologique/Maison-a-energie-passive.html
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  • L'hôpital face aux religions

    En France, pays laïque, les citoyens sont libres de culte mais leurs pratiques doivent obligatoirement être en accord avec la loi. Cette règle est particulièrement vraie à l'hôpital, lieu de soins qui accueille des patients de toutes les confessions. Récapitulatif des droits et devoirs des patients hospitalisés en matière de pratiques du culte.

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    Peut-on refuser un soin au nom de la religion ? A-t-on le droit de pratiquer le Ramadan à l'hôpital ? Un patient de confession juive peut-il exiger d'être soigné par un médecin du même sexe ?... Alors que des faits divers viennent régulièrement alimenter la polémique, Isabelle Lévy, spécialiste de la question et auteur du livre "Menaces religieuses sur l'hôpital"*, fait le point.

    L'hôpital, un lieu laïque

    Isabelle LevyLa France n'a pas de religion d'Etat depuis 1905. L'hôpital doit donc avoir en son sein les représentants de toutes les religions de façon à ce que les patients et les proches aient la possibilité d'exercer librement leur culte à l'intérieur d'un établissement de soins. Il existe ainsi des aumôniers de l'ensemble des confessions présentes sur notre territoire. "Ils sont là pour accompagner les patients et faciliter la prise en charge", explique Isabelle Lévy, écrivaine et auteur de nombreux ouvrages sur la question de la religion à l'hôpital. Et de citer l'exemple d'un patient musulman pratiquant, déprimé à l'idée de porter à vie des poches pour recueillir ses urines et ses selles. "Il était jeune, il ne voulait pas apprendre à gérer ses poches, il se sentait impur, relate l'écrivaine. Psychologues et infirmiers n'ont pas réussi à lui faire entendre raison. Quelqu'un a alors eu l'idée de faire appel à un imam : la réponse a satisfait le patient qui a retrouvé son image de bon Musulman".

    Des anecdotes comme celles-ci, Isabelle Lévy en a collectées des centaines. Face aux soignants démunis et en l'absence du moindre écrit sur le sujet, elle est allée à la rencontre des aumôniers et des ambassadeurs pour connaître les pratiques, traditions et coutumes de chaque confession. Elle a publié un premier document interne à l'hôpital Paul Brousse (AP-HP) en 1996. Il sera très vite diffusé à l'ensemble des établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), puis au niveau national.

    Hôpital et religion : les devoirs du patient

    "Peu importe la nationalité, la religion, les croyances, on se doit de respecter la loi", rappelle Isabelle Lévy. Pas d'exception pour l'hôpital, dont le règlement est le même pour chacun. Ainsi, selon la charte du patient hospitalisé, "le patient a le droit de porter des signes religieux mais, selon la circulaire du 2 février 2005, ses vêtements doivent permettre les soins", explique la spécialiste. Le patient n'a donc pas le droit de refuser d'ôter son voile, niqab ou toute autre pièce de tissu qui entraverait un soin.

    En France, la loi oblige les familles à respecter un délai de 24 heures avant d'enterrer un défunt. Loin d'être fantaisiste, ce délai légal a pour but de laisser le temps de porter plainte si besoin. Or, dans les religions juive et islamique, le corps doit être enterré dans les 3 à 4 heures suivant le décès. "Tout Juif ou Musulman enterré en France se doit de patienter 24 heures avant que les funérailles aient lieu". De même, alors que leur religion est contre le cercueil, ils doivent se plier à cette règle exigée par la France.

    De leur côté, Hindous et Bouddhistes sont contre le fait de toucher à l'intégrité du corps après la mort, rappelle Isabelle Lévy. Pourtant, si le défunt était porteur d'un pacemaker, celui-ci devra lui être retiré comme l'impose la loi française.

    Il existe par ailleurs presqu'autant de rites de naissance qu'il existe de religions. Si en France la déclaration se fait dans les 3 jours qui suivent la naissance, elle a généralement lieu beaucoup plus tard dans les autres pays. Pour autant, tous les parents doivent respecter la loi française, quelle que soit leur religion.

    Enfin, "on a le droit d'être contre l'autopsie, mais on n'a pas le droit de s'y opposer si elle est exigée par les autorités médico-légales", souligne Isabelle Lévy. Et cette dernière d'insister : "La loi française est au-dessus des religions, des croyances et des coutumes".

    Hôpital et religion : les droits du patient

    Si le patient est soumis aux lois françaises et au règlement de l'hôpital, il a néanmoins certains droits. Ainsi, selon la circulaire du 2 février 2005, les soignants doivent respecter la culture et la religion du patient si ses demandes sont en respect avec la loi, l'organisation des soins et la planification du personnel.

    Médecine et religionSouvent médiatisée, le cas de femmes, ou plutôt d'hommes refusant, au nom de leur religion, que leur épouse se fasse examiner par un homme n'est pas légitime. "Dans les religions autres que celles du Christianisme, une femme est normalement prise en charge par une femme, un homme par un homme. Cette règle doit être respectée quand c'est possible, explique Isabelle Lévy. Mais en cas d'urgence, les religions imposent le respect de l'enveloppe corporelle qui nous a été prêtée par le Ciel. Les religions exigent alors la transgression des interdits religieux quand la situation médicale l'imposent". En clair, même si l'hôpital n'a pas de soignant du sexe voulu, il n'est pas en faute pour autant. Et ce, quelle que soit la spécialité (gynécologie-obstétrique comprise). Et Isabelle Lévy de rappeler que dans la plupart des pays musulmans, les médecins sont généralement des hommes et qu'ils examinent les femmes sans que cela pose de problème. "Le soin doit être prioritaire sur la pudeur", ajoute encore l'écrivaine.

    Si sa religion lui en impose, le patient peut demander à se voir respecter ses préceptes alimentaires. Mais là encore, l'établissement n'est pas obligé de donner satisfaction. Et n'envisagez pas de faire appel à vos proches pour qu'ils vous apportent à manger, ils n'en ont pas le droit en vertu du respect des conditions d'hygiène, rappelle Isabelle Lévy.

    Concernant la prière, le patient est autorisé à la pratiquer dans sa chambre ou dans les lieux de culte de l'établissement. S'il partage sa chambre, il conserve ce droit mais doit se limiter à son espace personnel et faire en sorte que les autres patients et leurs visiteurs (familles ou soignants) puissent continuer leurs activités sans être gênés. En revanche, la prière ne doit pas entraver un soin, qui reste prioritaire ; dans ce cas, c'est au patient de reporter son temps de prière, comme le permettent les religions. Même chose pour le jeûne du Ramadan, qu'il est tout à fait possible de reporter après les dates en vigueur en cas d'hospitalisation, de grossesse ou de maladie.

    Refuser de se faire poser une valve aortique au nom de la religion sous prétexte qu'elle est d'origine porcine n'est pas davantage valable. "La valve est posée pour garder le patient en vie, il n'a donc pas le droit de la refuser. Ce devoir de transgression ne l'exclura pas pour autant de sa communauté religieuse, explique Isabelle Lévy. Par contre, poursuit-elle, il a l'obligation de se tenir au courant des avancées scientifiques ; si un nouveau dispositif médical conforme à sa religion est mis au point, il se doit de faire remplacer sa valve pour ne plus être dans le pêché". De même, certains Juifs orthodoxes sont contre les gélules, tandis que nombre de Musulmans refusent les traitements à base d'alcool. "Pas de problème, s'il existe une alternative", explique la spécialiste. Si ce n'est pas le cas, le patient doit accepter le soin, sous peine de se voir exclu de l'établissement. "Le chef de service peut demander au directeur de l'hôpital de mettre fin à l'hospitalisation en cas de refus ou de le transférer dans un autre établissement".

    Pour Isabelle Lévy, le patient doit comprendre que "l'hôpital reste un lieu de soins avant toute chose. Les religions sont souvent plus souples que les fidèles. Il va donc de l'intérêt des soignants et des patients de faire appel à l'aumônier, plus légitime aux yeux du patient pour lui expliquer ce que la religion lui autorise".

    Les devoirs des soignants

    De leur côté, les soignants sont soumis à la même neutralité au sein de l'hôpital : "Tous les signes religieux restent au vestiaire au moment de leur activité", souligne Isabelle Lévy.

    Ils n'ont pas le droit de refuser un acte de soin autorisé par leur diplôme même si leur propre religion leur interdit.

    Ils n'ont pas non plus le droit de prier, même pendant leur temps de pause, car ils représentent alors toujours leur établissement. Les Musulmans, dont la religion impose 5 prières par jour, doivent rattraper ce temps de prière le soir.

    En période de Ramadan, les soignants doivent être alertes, quand bien même ils font le jeûne. Leurs collègues peuvent exiger d'eux qu'ils soient parfaitement en état de travailler efficacement.

    Amélie Pelletier, le 17 janvier 2012

    Source :

    - Conférence-débat rites, ethnies, cultes et religions dans les établissements de santé, Adecco Médical, 12 janvier 2012, animée par Isabelle Lévy, écrivaine, formatrice et conférencière.
    - Circulaire DHOS/G no 2005-57 du 2 février 2005 relative à la laïcité dans les établissements de santé (accessible sur le site de la DHOS)

    Menaces religieuses sur l'hôpitalMenaces religieuses du l'hôpital - L'enquête
    Isabelle Lévy
    Editions Les presses de la renaissance
    Février 2011
    267 pages - 19 € (paru en février 2011).

    Vos droits santé
    L'essentiel sur l'hôpital

     Forum Droits et santé
     Forum Justice et droit
     Forum Hôpitaux et cliniques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/hopital/articles/15372-religion-hopital.htm

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  • Les oreillons correspondent à une maladie infectieuse contagieuse due à un virus du nom de Myxovirus parotidis dont la transmission se fait de manière aérienne. La contagiosité des oreillons dure à peu près deux semaines. On constate un maximum de contagiosité durant la semaine qui précède le début de l'apparition des symptômes de la maladie. L'incubation des oreillons est d'environ trois semaines. Cette pathologie de nature infectieuse concerne essentiellement les enfants entre l'âge de 5 ans et l'âge de 10 ans. Le début des oreillons se caractérise par l'apparition d'un syndrome infectieux modéré (ensemble de symptômes dus à une infection) associé quelquefois à une douleur des oreilles (otalgie). Ensuite apparaît une tuméfaction parotidienne c'est-à-dire des glandes parotides (glandes salivaires) qui se bilatéralise c'est-à-dire qui touche les deux cotés, ceci en deux à trois jours. Le patient présente ensuite fréquemment des maux de tête signant une irritation des méninges qui sont les membranes de recouvrement et de protection du système nerveux central, en l'occurence le cerveau. Les investigations complémentaires sont inutiles en ce qui concerne la forme bénigne. L'évolution les complications est la suivante. En ce qui concerne la forme bénigne les signes régressent en 10 jours. Une complication peut survenir, il s'agit de l'orchite c'est-à-dire de la tuméfaction douloureuse du testicule qui est très fréquente entre 15 ans et 30 ans. Cette complication est susceptible d'entraîner une atrophie des testicules c'est-à-dire une diminution de volume et de fonctionnement de ceux-ci, responsable de stérilité quand les deux testicules sont concernés à la fois. Enfin une méningite est également possible ainsi qu'une surdité séquellaire. Quelquefois le pancréas, des glandes mammaires, des ovaires et la glande thyroïde sont également concernées. Le vaccin a nettement fait régresser les cas d'oreillons.

    Le syndrome de Pendred est un ensemble de symptômes (syndrome) qui associe un goitre et une surdité. Le goitre est une grosseur qui siège à la face avant de la base du cou. Il est le résultat d'une tuméfaction localisée ou diffuse du corps thyroïde. Le goitre exophtalmique porte aussi le nom de maladie de Basedow. Le goitre représente un phénomène permettant de compenser l'insuffisance de fonctionnement de la thyroïde en relation avec un déficit de nature congénitale des hormones thyroïdiennes. Le syndrome de Pendred est une maladie rare qui concerne environ deux à trois personnes sur 100 000 et un à 10 % des individus atteints de surdités. Le goitre thyroïdien apparaît aux alentours de 10 ans, quelquefois un peu plus tôt mais plus rarement chez l'adulte. On constate d'autre part la présence de signes d'insuffisance de sécrétion d'hormones thyroïdiennes chez un patient sur trois. La surdité, quant à elle est précoce, est associée à une mutité (impossibilité de parler). Il s'agit d'une surdité de perception et de transmission. La surdité de transmission est le résultat d'une lésion de la mécanique de transmission des vibrations sonores au niveau de l'oreille externe c'est-à-dire du conduit auditif externe ou encore de l'oreille moyenne comprenant le tympan, la caisse du tympan et les osselets. Au cours des surdités de transmission la perception de la voix haute et légèrement diminuée alors que la voix chuchotée est mal perçue et que les sons graves sont mieux entendus que les sons aigus. Dans ce cas l'examen audiométrique permet d'orienter le diagnostic. La surdité de perception quant à elle, est le résultat d'une atteinte de l'appareil nerveux de l'audition à l'intérieur de l'oreille interne, on parle dans ce cas de surdités endocochléaire. Il peut s'agir également d'une atteinte du nerf auditif, on parle alors de surdités rétrocochléaire. En cas de surdité de perception la voix chuchotée et la voix haute sont mal perçues. Il en est de même des sons aigus, ce qui aboutit à des difficultés de la compréhension du langage (troubles de l'intelligibilité). D'autre part, quand le patient est en milieu bruyant les difficultés s'accentuent. L'audiométrie dans ce cas-là aide également à faire le diagnostic mais ce sont les potentiels évoqués auditifs qui permettent de localiser l'origine de la surdité à savoir si celle-ci est de nature endocochléaire ou rétrocochléaire, quand elle est unilatérale.
    Le syndrome de Pendred se transmet selon le mode autosomique récessif c'est-à-dire qu'il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance présente l'affection. Il faut noter une fréquence élevée de goitre chez les parents. La relation entre le goitre et la surdité, dans l'état actuel des connaissances, n'est pas clairement explicitée. Le traitement du syndrome de Pendred est celui de l'insuffisance thyroïdienne quand bien entendu celle-ci est présente. Confronté ou pas à un syndrome de Pendred, dans le doute, il est toujours nécessaire, chez un enfant présentant une surdité, d'étudier précocement la fonction thyroïdienne. Bien entendu ceci est également vrai quand l'enfant fait partie d'une fratrie à risque. Le terme fratrie désigne le groupe constitué par les frères et les sœurs d’une même famille.

    L'oncocytome est une tumeur le plus souvent bénigne constituée de tissu glandulaire et appartenant à une variété d'adénome formée de grosses cellules dont le protoplasme c'est-à-dire le cytoplasme apparaît granuleux quand on l'examine au microscope. Les autres cellules composant ce type de tumeur sont des éosinophiles (variété de globules blancs). L'oncocytome siège sur le corps thyroïde, la tumeur portant alors le nom de tumeurs de cellules de Hürthle. L'oncocytome peut également concerner les glandes salivaires, les reins (hypernéphrome vrai constituant une tumeur maligne et les bronches).

    L'adénomede Wölfler est une variété d'adénome de goitre nodulaire de type trabéculaire du corps thyroïde. On distingue deux types d'adénome de wölfler : l 'adénome fœtal du corps thyroïde qui est une variété de goitre nodulaire et l'adénome gélatineux qui est un adénome acineux ou vésiculaire du corps thyroïde, variété de goitre nodulaire.

    Le terme crétinisme qui pour certains à comme synonyme idiotie, désigne un état se caractérisant par l'absence à peu près totale des facultés intellectuelles. Le crétinisme est le résultat d'une hypothyroïdie congénitale ou néonatale qui a pratiquement disparu dans les pays industrialisés grâce à l'usage de sel de cuisine iodé et au dépistage néonatal par le dosage systématique de la TSH. L'hormonothérapie de remplacement (traitement substitutif par des hormones que l'on donne à l'enfant) a également fait régresser ce type d'infection endocrinienne chez l'enfant. En dehors de cette atteinte cognitive  («de l'intelligence») le patient présente un arrêt de développement du corps (nanisme). Une des spécificités du crétinisme est le défaut de développement des organes génitaux et le ralentissement des diverses fonctions génitales entre autres. En plus de ces symptômes l'enfant présente une peau sèche, une hypothermie (diminution de la température corporelle), une bradycardie (diminution du rythme cardiaque). Il existerait une différence essentielle, il s'agit de l'absence à peu près constante de l'infiltration myxcedémateuse des téguments. Ce type d'affection s'observe essentiellement dans les pays où l'on constate un goitre endémique. Elle peut également apparaître chez les goitreux et leurs descendants. Plus rarement le goitre n'est pas présent et le corps thyroïde est atrophié c'est-à-dire diminué de volume.

    L'hypopituitarisme ou insuffisance antéhypophysaire, insuffisance pituitaire désigne l'insuffisance de sécrétion des hormones normalement sécrétées par la partie antérieure c'est-à-dire avant de l'hypophyse. L'hypophyse est une glande endocrine dont le rôle est, grâce a ses sécrétions hormonales (les stimulines), d'orchestrer l'activité d'autres glandes comme la thyroïde, les ovaires, les glandes surrénales, les testicules, cartilages de croissance des os et les glandes mammaires. En cas d'insuffisance antéhypophysaire on constate ce que l'on appelle un tarissement de sécrétion des stimulines ce qui entraîne une insuffisance de fonctionnement des glandes que nous venons de citer. Ces glandes dépendent directement des stimulines qui proviennent de l'hypophyse. La traduction de cette insuffisance antéhypophysaire sera une insuffisance de croissance du tissu squelettique (os), des troubles de la puberté chez l'enfant à type d'impubérisme, l'absence de cycle chez la jeune fille, une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes et des hormones surrénaliennes. Ces symptômes sont plus ou moins marqués selon l'âge du patient. Les principales causes d'insuffisance antéhypophysaire chez l'enfant sont le plus souvent de nature héréditaire. Dans ce cas la maladie est transmise selon le mode autosomique récessif ou selon un mode lié au sexe, il s'agit de l'hypopituitarisme familial. L'autre cause de l'hypopituitarisme est l'aplasie congénitale entrant dans le cadre des malformations cérébrales congénitales. Plus rarement on décrit un nanisme faisant suite à un déficit de sécrétion de l'hormone gonadotrope. Enfin chez l'adulte il est possible d'observer une destruction des cellules de la partie antérieure de l'hypophyse après un traumatisme crânien parfois peu important ou à la suite d'un accouchement difficile c'est le cas par exemple du syndrome de Sheehan. La tumeur de la glande hypophyse et les méningites peuvent également entraîner la survenue d'une insuffisance antéhypophysaire. Le scanner permettra d'orienter le diagnostic à condition que celui-ci soit centré sur la selle turcique c'est-à-dire la petite caverne osseuse dans laquelle est logée l'hypophyse. Le traitement de l'insuffisance antéhypophysaire fait appel à l'administration d'hormones qui viennent en remplacement de la sécrétion c'est-à-dire la cortisone, les extraits thyroïdiens, l'hormone de croissance.

    Lire la suite de l'article Thyroïde (glandes) : Anatomie

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  • Le cancer médullaire de la thyroïde est un cancer de la glande thyroïde qui se développe à partir des cellules la glande thyroïde. Ces cellules sécrètent une hormone que l'on appelle la calcitonine et dont l'action est d'intervenir dans la régulation du taux de calcium dans le sang. La fréquence du cancer médullaire de la thyroïde est relativement rare puisqu'il concerne environ 5 à 10 % des cancers de cette glande. Il s'agit d'un adénocarcinome c'est-à-dire d'un cancer des cellules composant le tissu de la glande thyroïde elle-même. Chez environ un tiers des patients ce cancer est de nature familiale. En l'occurence il sera soit classé de manière isolée soit intégré dans une autre forme de cancer que l'on appelle néoplasie endocrinienne multiple (NEM II). Cette dernière est une affection de nature héréditaire se caractérisant par un fonctionnement anormalement trop important de plusieurs glandes endocrines de l'organisme du patient atteint. Le gène qui est impliqué, en ce qui concerne les formes familiales, est dorénavant identifié, il s'agit du gène RET. En ce qui concerne les autres cas le cancer médullaire de la thyroïde, ils apparaissent alors qu'il n'existe aucune raison pour cela c'est-à-dire entre autres, pas de prédispositions familiales, on parle, dans ce cas, de cancer isolé. Les symptômes qui révèlent le cancer médullaire de la thyroïde sont soit l'apparition des nodules thyroïdiens qu'il est possible de percevoir à la palpation de la glande thyroïde ou, plus rarement, des symptômes qui sont le résultat d'une sécrétion trop importante de calcitonine. Le taux de calcitonine dans le sang doit être inférieur à 10 microgrammes par millilitre c'est-à-dire inférieur à 10 nanogrammes par litre. Au cours du cancer médullaire de la thyroïde ces doses dépassent 100 picrogrammes par millilitre soit 100 nanogrammes par litre. Cette élévation de sécrétion de calcitonine entraîne l'apparition d'une diarrhée ou de bouffées de chaleur. Chez certains patients c'est la découverte de métastases, c'est-à-dire d'un cancer secondaire au cancer de la thyroïde elle-même, qui fait le diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde. Ces métastases concernent essentiellement l'appareil pulmonaire et le squelette. Elles sont quelquefois découvertes avant le cancer médullaire de la thyroïde lui-même. L'échographie cervicale, c'est-à-dire du cou, va permettre uniquement de connaître le nombre des nodules présents et d'évaluer leur taille. Une éventuelle atteinte des ganglions peut également être objectivée de cette manière. Le diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde est obtenu après un dosage de la calcitonine dans le sang (calcitoninémie) qui met en évidence un taux plus élevé que chez un patient ne présentant pas de cancer de la thyroïde de forme médullaire. Il est quelquefois, néanmoins nécessaire, d'effectuer une épreuve de stimulation par une substance : la pentagastrine qui est un dérivé synthétique de la gastrine c'est-à-dire une hormone habituellement sécrétée par l'estomac. Le diagnostic génétique précoce est également maintenant possible grâce à la recherche de la mutation du gène RET. Une élévation de la calcitonine peut également survenir, en dehors du cancer médullaire de la thyroïde, au cours du phéochromocytome (qui est quelquefois associé au cancer médullaire de la thyroïde), il s'agit d'une augmentation occasionnelle, mais aussi au cours du cancer du poumon, du sein et au cours du gastrinome. L'administration de certains médicaments comme l'omeprazole peut éventuellement augmenter le taux de calcitonine dans le sang. Enfin il est nécessaire de savoir que l'hypercalcémie c'est-à-dire l'augmentation du taux de calcium dans le sang stimule la production de calcitonine.
    Le traitement du cancer médullaire de la thyroïde est uniquement chirurgical. Le patient nécessite une intervention au cours de laquelle on va procéder à l'ablation de la thyroïde associée à un curage des ganglions lymphatiques du cou c'est-à-dire un nettoyage au cours duquel on retire tout ou partie des ganglions atteints. Il est également nécessaire d'effectuer un traitement substitutif c'est-à-dire de remplacer les hormones thyroïdiennes habituellement sécrétées, ce qui n'est plus possible étant donné l'ablation de la thyroïde, en administrant de la thyroxine durant toute la vie du patient. Ceci nécessite une surveillance continuelle, soit environ une fois par an en effectuant des dosages sanguins de la thyroxine. L'évolution de ce type de cancer est en relation directe avec la précocité du diagnostic. En ce qui concerne les personnes atteintes de néoplasie endocrinienne multiple (NEM), il est nécessaire d'effectuer un dépistage d'un cancer médullaire thyroïdien. Celui-ci est pratiqué dès la naissance soit génétiquement soit biologiquement, en effectuant une épreuve de stimulation par la pentagastrine dont nous venons de parler. Le traitement chirurgical préventif c'est-à-dire la thyroïdectomie totale prophylactique peut éventuellement être également utilisé en pédiatrie (chez l'enfant).

    Le terme NEM (néoplasie endocrinienne mulptiple) désigne une affection héréditaire transmise selon le mode autosomique dominant (il suffit que l'un des deux parents porte l'anomalie génétique pour que la descendance présente l'affection) se caractérisant par la présence d'un cancer de la thyroïde, un phéochromocytome et quelquefois une pathologie proche du syndrome de Marfan. À cela s'ajoute la présence d'une multitude de petits névromes (muqueux) des lèvres, de la langue, de l'intérieur de la bouche et des paupières.

    L'ostéose thyroïdienne, appelée également ostéose hyperthyroïdienne ou ostéoporose thyréogène désigne une variété d'ostéoporose (fragilisation du tissu osseux) raréfiante particulièrement douloureuse due à une sécrétion exagérée d'hormones thyroïdiennes et dont le traitement est uniquement chirurgical. Il consiste à effectuer une thyroïdectomie (ablation de la thyroïde).

    Le nanisme thyroïdien est un nanisme provoqué par une sécrétion insuffisante de la glande thyroïde. Cette variété de nanisme est associée à d'autres symptômes comme un myxcedème plus ou moins intense (nanisme myxcedémateux).

    Le myxœdème, terme utilisé par Ord en 1877, tiré du grec muxa : mucosité et oidêma : gonflement, en anglais myxoedema et en américain myxedema, est une affection se caractérisant par un épaississement du tissu situé en dessous de l'épiderme c'est-à-dire le tissu sous-cutané qui apparaît comme infiltré. Le terme myxœdème est le plus souvent utilisé pour indiquer une hypothyroïdie. Plus précisément il s'agit d'une infiltration des muqueuses et des téguments associée à un ralentissement de l'ensemble des fonctions de l'organisme soumis à une insuffisance sécrétion thyroïdienne ce qui entraîne la diminution très importante du métabolisme (fonctionnement général) du malade se traduisant par une frigidité et des troubles intellectuels plus ou moins marqués chez l'adulte. Chez l'enfant le myxœdème se caractérise par un arrêt du développement et l'absence d'apparition de la puberté. Il est nécessaire de distinguer trois variétés de myxœdème : le myxœdème spontané des adultes appelé également cachexie pachydermique de Charcot, le myxœdème congénitale ou idiotie myxoedémateuse de Bourneville (étudié en 1882) qui est le résultat de l'absence congénitale de la thyroïde dans sa totalité et le myxœdème opératoire appelé également cachexie strumiprive.

    La thyroïdite ou inflammation de la glande thyroïde dont il existe différents types :

    •  
      • La thyroïdite lymphocytaire chronique ou thyroïdite d'Hashimoto.
      • La thyroïdite subaiguë de de Quervain, probablement d'origine virale, et se traduisant par de vives douleurs à l'avant du cou, associées à un syndrome grippal avec fièvre, fatigue et une hyperthyroïdie. Cette affection survient le plus souvent de manière saisonnière c'est-à-dire pendant le printemps ou l'été. Le plus souvent elle est le résultat d'une infection par un virus qui entraîne apparition d'une inflammation de la thyroïde. Le patient présente des douleurs importantes du cou s'accompagnant d'une fièvre et d'une asthénie (fatigue). La palpation met en évidence une augmentation de volume de la thyroïde qui est très douloureuse. Quelquefois on retrouve des signes d'hyperthyroïdie plus ou moins intense. La scintigraphie permet d'orienter le diagnostic devant l'absence de captation de l'iode 131. L'évolution se fait vers la guérison spontanément dans la plupart des cas. Le traitement anti-inflammatoire à base de corticoïdes est quelquefois utile mais uniquement réservé pour les formes sévères. L'évolution se fait le plus souvent vers la guérison mais il existe quelques épisodes de rechute.
      • La thyroïdite indolore du post-partum, rare, sans doute d'origine auto-immune (la patiente fabrique des anticorps contre ses propres tissus). Il s'agit d'une thyroïdite silencieuse, sans symptômes en particulier pas de douleur, survenant trois à six mois après un accouchement. La thyroïdite du post-partum se caractérise par l'apparition d'un goitre modéré et indolore et quelquefois une hyperthyroïdie passagère durant uniquement quelques semaines. L'évolution se fait vers une hypothyroïdie résolutive généralement. La recherche des taux d'anticorps antithyroïdiens est généralement positive montrant d'ailleurs un taux élevé d'anticorps antithyroïdiens. Le reste des examens complémentaires et en particulier la fixation de l'iode 131 est nul durant la phase d'hyperthyroïdie, puis devient élevée au moment de la phase d'hypothyroïdie. Chez certaines patientes on constate la survenue de symptômes cardiaques liés à l'hyperthyroïdie. Il s'agit de symptômes prononcés qui nécessitent la prise de médicaments (bêtabloquants). L'hypothyroïdie quant à elle, si elle est intense, nécessite un traitement à base d'hormones, de manière transitoire (hormonothérapie transitoire). Chez quelques patientes cette hypothyroïdie persiste ou réapparaît après un épisode résolutif.
      • La thyroïdite aiguë d'origine infectieuse, très rare et le plus souvent secondaire à une infection par le bacille de Koch, par un staphylocoque ou par un streptocoque.
      • La thyroïdite fibreuse de Riedel. Il s'agit d'une affection bénigne rare et se caractérisant par une transformation du tissu thyroïdien qui perd son élasticité (fibrose extensive thyroïdienne). La thyroïdite chronique de Riedel concerne essentiellement la femme d'âge moyen et ce signal le plus souvent par l'apparition de symptômes dus à la compression des tissus de voisinage. Ces symptômes sont une dyspnée (difficulté à respirer), une toux, une dysphagie (difficulté à avaler). L'examen de la patiente met en évidence une thyroïde dure comparable à une substance minérale (de la pierre par exemple) et qui est quelquefois confondue avec un cancer. Le dosage des hormones thyroïdiennes montre des taux normaux ou bas. La recherche des anticorps antithyroïdiens est négative. La scintigraphie met en évidence des plages froides plus ou moins intenses. Le traitement chirurgical est la seule manière de lever les compressions. Les prélèvements permettent également de confirmer le diagnostic.

    Les anticorps anti-thyroïde (en anglais antithyroid anti-body) sont des auto-anticorps que l'on recherche au cours de certaines maladies se caractérisant par une atteinte de la thyroïde de nature auto-immune. Le terme auto-immun désigne le processus (physiopathologique) au cours duquel le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus. Il s'agit (liste non exhaustive) :

    •  
      • D'anticorps anti-thyroglobuline.
      • D'anticorps anti-microsome (ou anti-thyroperoxydase).

    Le syndrome de Sheehan est une insuffisance antéhypophysaire (insuffisance de sécrétion des hormones fabriquées par la partie antérieure, en avant, de la glande hypophyse) apparaissant après l'accouchement au cours duquel il y a eu hémorragie. La cause de ce type de syndrome est une nécrose hypophysaire c'est-à-dire une destruction de la glande hypophyse à cause de l'ischémie (insuffisance de vascularisation : arrivée de sang défaillante). Le diagnostic du syndrome de Sheehan est soupçonné chez une femme dont la montée de lait ne se fait pas du tout et de retour de couches. La récupération spontanée est possible autorisant ainsi une nouvelle grossesse.

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    Pas d'article sur le diabète mais protection de l'environnement cette fois ci, aujourd'hui je participe  à l'opération Blog Zéro Carbone. Savez vous que la consultation d'une page sur  le web  conduit en moyenne à l'émission de 20 milligrammes de CO2 soit  0.02 grammes !

     

     

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    • Des chênes rouges d’Amérique, qui créent une ceinture autour des pins, très sensibles aux flammes, alors que les chênes permettent des les rallentir.
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  • La maladie de Basedow est une des causes les plus fréquentes des hyperthyroïdies. Les signes consécutifs, c'est-à-dire les symptômes, sont l'apparition d'un goitre c'est-à-dire l'augmentation du volume de la thyroïde associée à un gonflement du cou, une exophtalmie (les yeux semblent exorbités) et des symptômes de thyrotoxicose correspondant à une intoxication par les hormones thyroïdiennes. La maladie de Basedow concerne essentiellement le sexe féminin et le plus souvent la cause déclenchante est un choc psycho affectif. Le traitement de la maladie de Basedow est essentiellement médical. Il fait appel aux bêtabloquants et aux antithyroïdiens de synthèse. Le traitement est poursuivi durant au moins deux ans en utilisant des doses d'antithyroïdiens de synthèse progressivement décroissantes. Certains patients néanmoins nécessitent des doses plus fortes et en association à des hormones thyroïdiennes de façon à éviter le risque de passage en hypothyroïdie c'est-à-dire le contraire de l'hyperthyroïdie : la diminution du taux des hormones thyroïdiennes dans le sang. Le traitement est le plus souvent très efficace. L'évolution de la maladie de Basedow peut se faire vers des rechutes pour un patient sur deux environ dans les deux ans qui suivent l'arrêt du traitement. Les spécialistes en endocrinologie, dans ce cas, proposent d'une part de reprendre les antithyroïdiens de synthèse de façon à normaliser le fonctionnement de la glande thyroïde et d'autres pas un traitement qui supprime de façon définitive l'activité de thyroïde. Pour les individus jeunes, c'est-à-dire ayant moins de 40 ans, et essentiellement quand le goitre est volumineux, il est proposé au patient une intervention chirurgicale. Quand l'individu a plus de 40 ans et si son goitre n'est pas très volumineux, la thyroïde est préférentiellement détruite en injectant de l'iode radioactif.

    La thyrotoxicose est l'ensemble des manifestations, des symptômes du à l'excès d'hormones thyroïdiennes dans le sang. Il s'agit de l'accélération du rythme cardiaque (tachycardie) constante, de l'amaigrissement, des tremblements (ayant pour caractéristique d'être fins et rapides) d'une thermophobie (peur de la chaleur) de sueurs, d'amyotrophie musculaire (diminution du volume des muscles) et de diarrhée. Sans prévenir le plus souvent, la thyrotoxicose est révélatrice de l'hyperthyroïdie c'est-à-dire de l'excès d'hormones thyroïdiennes dans le sang. Elle se traduit par une crise aiguë thyréotoxique comprenant une élévation de la température (fièvre élevée), une tachycardie extrême (accélération du rythme cardiaque très importante) et un coma. Le traitement doit être effectué en urgence.

    La thyrotoxicose factice est le résultat d'un apport excessif de substances dont l'activité hormonale thyroïdienne est recherchée par le patient (généralement une patiente) de manière délibérée afin d'obtenir un amaigrissement. Certains signes d'hyperthyroïdie (thyrotoxicose) apparaissent selon la dose et la tolérance vis-à-vis de la substance absorbée. L'utilisation de substances contenant des extraits thyroïdiens dans un but de maigrir risque d'entraîner la survenue de complications essentiellement cardiaques. L'évolution de ce type de pathologie iatrogène (lié à un traitement) est bon à condition d'arrêter le traitement.

    L'adénome thyroïdien toxique est une tumeur de la thyroïde le plus souvent bénigne mais entraînant une augmentation très importante de la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'une cause d'exagération de sécrétion de l'hormone thyroïdienne concernant le plus souvent les individus après l'âge de 60 ans. Les symptômes de l'adénome thyroïdien toxique sont avant toute une accélération du rythme cardiaque, accélération importante et généralement ma supportée par le patient, associant d'autre part, le plus souvent à un trouble du rythme cardiaque voire une insuffisance de la pompe cardiaque elle-même. L'examen de la thyroïde, met en évidence un nodule unique. Les examens complémentaires et en particulier la scintigraphie thyroïdienne permet de porter le diagnostic avec certitude en montrant un nodule que l'on dit chaud car il fixe avec intensité l'iode 131. Cette image montre le contraste qu'il existe entre le nodule lui-même et le tissu glandulaire en périphérie de celui-ci qui lui est au repos. Le traitement de l'adénome thyroïdien toxique est chirurgical mais nécessite au préalable une préparation médicale. L'intervention, par un chirurgien endocrinologue, a pour but de procéder à l'ablation du lobe de la thyroïde (lobectomie) ou, quand cela est possible, consiste à effectuer ce que l'on appelle une énucléation (extirpation) du nodule. Chez les patients âgés, pour lesquels l'anesthésie est contre-indiquée, il est nécessaire de procéder à un traitement qui utilise l'iode radioactif.

    L'hypothyroïdie (défaut de sécrétion d'hormone thyroïdienne dans le sang) dont les symptômes sont : bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), épaississement de la peau du visage et du cou, ralentissement psychique, teint cireux.

    Le terme athyréose (ou athyroïdie, en anglais athyroidism) désigne absence totale de sécrétion d'hormones thyroïdiennes ce qui aboutit au myxœdème.

    Les nodules de la thyroïde le plus souvent n'entraînent aucun symptôme et, plus rarement, provoquent une gêne au niveau du cou ou un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde à type d'hypothyroïdie ou d'hyperthyroïdie.

    Le cancer de la thyroïde atteint la glande thyroïde sous plusieurs formes dont la plus fréquente est l'adénome ou cancer du tissu glandulaire. Plus rarement il s'agit d'un carcinome c'est-à-dire d'un cancer de l'épithéliome.
    On distingue différents types de cancer de la thyroïde.
    Les adénocarcinomes différenciés sont dits de types papillaires (75 %), ou vésiculaires ou folliculaires (10 %) selon l'aspect des cellules examinées au microscope. L'architecture de la glande, dans ce cas, n'est pas modifiée, sa fonction endocrine c'est-à-dire la sécrétion d'hormones thyroïdiennes et plus précisément de thyroglobuline non plus. Une exposition aux rayonnements ionisants favorise la survenue des adénocarcinomes différenciés.
    Les cancers anaplasiques indifférenciés concernent essentiellement les sujets âgés. L'architecture de la glande est, contrairement aux adénocarcinomes différenciés, non préservée.
    Les cancers médullaires de la thyroïde prennent naissance sur les cellules C de la thyroïde. Ils sont plus rares que les précédents.
    Les symptômes qui révèlent le cancer de la thyroïde peuvent apparaître simplement à la palpation de la glande qui montre la présence de nodules. Quelquefois aucun autre symptôme ne permet d'objectiver un cancer de la thyroïde ou alors simplement une petite augmentation de volume des ganglions du cou. Parfois il s'agit d'un goitre c'est-à-dire d'une augmentation du volume du cou qui existait précédemment permettant ainsi d'orienter le diagnostic de cancer de la thyroïde. Plus rarement la compression des tissus par la tumeur de la thyroïde entraîne des troubles de la voix et des troubles de la déglutition (le patient a du mal à avaler). Très rarement ce sont des métastases pulmonaires c'est-à-dire des cellules cancéreuses qui migrent à partir de la thyroïde vers les poumons, qui révèlent un cancer de la glande thyroïde.
    Échographie fait partie des examens complémentaires qui permettent de mettre en évidence le boulet nodule et surtout d'estimer la taille de celui-ci ainsi que sa nature qui peut être solide, liquide ou encore mixte c'est-à-dire solide et liquide à la fois. Une modification des ganglions lymphatiques, en termes de durcissement et d'augmentation de volume, peut également être quelquefois décelée à ce moment-là. C'est la cytoponction du nodule c'est-à-dire le prélèvement des cellules à l'intérieur du nodule de la thyroïde qui permet de poser le diagnostic avec certitude. Les cellules sont soit malignes soit bénignes soit suspectes. L'examen anatomopathologique des cellules qui composent la tumeur, après son ablation, permet la confirmation du diagnostic.
    Le traitement du cancer de la thyroïde, quand il s'agit d'un adénocarcinome différencié, nécessite une ablation chirurgicale totale de la thyroïde et des ganglions du cou qui sont éventuellement concernés par les cellules cancéreuses. Quelques semaines après qu'il est nécessaire d'administrer une dose d'iode radioactif afin de détruire les dernières cellules cancéreuses (reliquats thyroïdiens). L'ablation de la thyroïde entraîne forcément une absence de sécrétion des hormones thyroïdiennes qu'il est nécessaire de compenser par un traitement substitutif comprenant de la thyroxine qui est administrée tout le long de la vie. La surveillance de ce traitement est bien entendue clinique (en interrogeant et en examinant le patient) mais également paraclinique, en effectuant des dosages biologiques et plus précisément des dosages sanguins notamment de la thyroglobuline.
    En ce qui concerne traitement des cancers anaplasiques indifférenciés le patient doit subir une intervention chirurgicale et une radiothérapie (utilisation des rayons X comme traitement).
    Le pronostic des cancers différenciés est excellent à condition que le sujet soit jeune et que la tumeur soit bien différenciée. À l'opposé, le pronostic du cancer anaplasique indifférencié du sujet âgé est moins bon.

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  • 1ère partie

    La glande thyroïde est une glande endocrine (dont la sécrétion va dans le sang) située à l'avant du cou, à sa base. Elle est responsable de la sécrétion des hormones thyroïdiennes triiodothyronine (T3) et thyroxine (T4), représentant respectivement 20 et 80 % de la sécrétion de la totalité des hormones thyroïdiennes. Le contrôle de la sécrétion des hormones thyroïdiennes se fait par la glande hypophyse.


    Les affections susceptibles de concerner la thyroïde sont (liste non exhaustive) :

    Le terme cardiothyréose (utilisé par Bérard en 1934) désigne une affection cardiaque qui est le résultat d'une perturbation de fonctionnement de la glande thyroïde. En effet en cas d'hyperthyroïdie c'est-à-dire d'excès de sécrétion d'hormones thyroïdiennes on constate un coeur basedowien. En cas d'hypothyroïdie c'est au contraire un coeur myxœdémateux. Le terme de cardiothyréose est le plus souvent utilisé pour désigner les complications cardiaques de l'hyperthyroïdie. Le coeur basedowien ou cardiothyréotoxicose désigne l'ensemble des complications cardiaques survenant au cours de la maladie de Basedow. Ces complications sont une dyspnée (difficulté à respirer) des palpitations, des contractions anormales du muscle cardiaque (extrasystoles), une accélération du rythme cardiaque (tachycardie) et une arythmie totale. Ceci est susceptible d'entraîner l'apparition d'une insuffisance de la pompe cardiaque que les cardiologues considèrent comme une insuffisance cardiaque à débit élevé. Ce type de pathologie est particulièrement fréquent au cours des adénomes toxiques et au cours des goitres multinodulaires toxiques. Le coeur myxœdémateux est un terme utilisé en 1918 par Zondek. Ce terme désigne l'ensemble des manifestations cardiaques liées à une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'une diminution du rythme cardiaque (bradycardie), d'une forte augmentation des dimensions du coeur, ce qui s'explique par une l'infiltration c'est-à-dire une pénétration de nature myxcedémateuse du myocarde (muscle cardiaque lui-même) et avant tout un épanchement péricardique c'est-à-dire une pénétration liquidienne des membranes de recouvrement et de protection du coeur. L'électrocardiogramme permet de mettre évidence ce que les spécialistes en électrocardiologie nomment un bas voltage. Ce type de manifestation cède si l'on administre, au patient, des extraits thyroïdiens.

    Le terme goitre (du latin guttur : gorge, en anglais struma et en américain goiter, appelé également strume ou presque plus du tout thyréocèle, désigne l'augmentation de volume de la glande thyroïde (hypertrophie thyroïdienne) de nature diffuse et bénigne. Ce terme est également utilisé quelquefois pour désigner les tuméfactions de la glande thyroïde indépendamment de leur nature. C'est ainsi que l'on parle de goitre fibreux, de goitre kystique, de goitre cancéreux, de goitre parenchymateux ou de goitre tuberculeux.

    L'hyperthyroïdie (excès de sécrétion d'hormone thyroïdienne dans le sang) se traduit par les symptômes suivants : tremblements, accélération du rythme cardiaque (tachycardie), gène en présence d'une chaleur excessive (thermophobie), amaigrissement. Au final il s'agit d'une élévation (durable) du taux des hormones thyroïdiennes, ce qui aboutit à l'apparition de manifestations cliniques (symptômes) multiples que l'on appelle la thyrotoxicose. L'hyperthyroïdie est plus ou moins sévère selon son ancienneté. Certains facteurs sont également responsables de sa gravité (sensibilité personnel). Parmi les symptômes cités précédemment les plus importants sont la tachycardie c'est-à-dire l'accélération du rythme du coeur qui s'associe à des palpitations. Un trouble du rythme cardiaque est parfois observé chez le patient, en plus de la tachycardie. Le deuxième symptôme important au cours de l'hyperthyroïdie est la perte de poids qui survient fréquemment et assez précocement également. Étonnamment le patient garde un appétit parfois important. Le troisième symptôme qu'il faut signaler au cours de cette affection endocrinienne et la fatigue importante (asthénie) qui se traduit essentiellement au niveau des muscles. Sur le plan neuropsychologique les patients apparaissent comme anxieux, agités, nerveux, excités et présentent, d'autre part, des troubles du sommeil. L'examen de ces patients met en évidence un tremblement des mains entre autres. Un des derniers symptômes importants est impression de chaleur constante associée à des sueurs et à une diarrhée ce qui aboutit généralement à un désir constant de boire. Les symptômes qui viennent d'être décrits ne sont pas les seuls, il en existe d'autres qui sont le résultat de la sécrétion exagérée d'hormones thyroïdiennes. Les examens de laboratoire permettent de mettre évidence la concentration élevée des hormones thyroïdiennes dans le sang et en particulier une augmentation de la T 4 libre qui correspond à une des hormones thyroïdiennes, en dehors de la T3. On constate surtout un abaissement de l'hormone thyréotrope hypophysaire que l'on appelle également TSH et qui permet le diagnostic d'hyperthyroïdie. L'hormone thyréotrope hypophysaire est l'hormone sécrétée par le cerveau et plus précisément la glande hypophyse qui permet de réguler le taux d'hormone dans le sang sécrété par la glande thyroïde elle-même. Les autres examens complémentaires et en particulier la scintigraphie permet d'orienter le diagnostic et de mettre en évidence, en particulier une tuméfaction bénigne ou maligne de cette glande. Enfin la scintigraphie est utile afin de différencier les deux causes principales d'hyperthyroïdie c'est-à-dire la maladie de Basedow et l'adénome thyroïdien toxique. Le traitement de l'hyperthyroïdie se fait en deux étapes. D'abord il est nécessaire de réduire la thyrotoxicose en utilisant 2 types de médicaments : les antithyroïdiens de synthèse et les bêtabloquants. Ensuite dès que l'équilibre thyroïdien normal est obtenu, selon les cas, il est nécessaire parfois, d'intervenir chirurgicalement ou d'administrer de l'iode 131. Chez certains patients souffrant d'hyperthyroïdie on constate une absorption (consciente ou pas) d'hormones thyroïdiennes dont la prescription, par un médecin, a été fait dans le cadre d'une cure d'amaigrissement. Il est inutile de préciser que ce type de traitement est dangereux pour l'organisme et doit donc être proscrit. En effet, les principaux dangers des médicaments à base d'extraits thyroïdiens ne sont pas tous connus avec exactitude et sont quelquefois mortels.

    La maladie de Basedow est une des causes les plus fréquentes des hyperthyroïdies. Les signes consécutifs, c'est-à-dire les symptômes, sont l'apparition d'un goitre c'est-à-dire l'augmentation du volume de la thyroïde associée à un gonflement du cou, une exophtalmie (les yeux semblent exorbités) et des symptômes de thyrotoxicose correspondant à une intoxication par les hormones thyroïdiennes. La maladie de Basedow concerne essentiellement le sexe féminin et le plus souvent la cause déclenchante est un choc psycho affectif. Le traitement de la maladie de Basedow est essentiellement médical. Il fait appel aux bêtabloquants et aux antithyroïdiens de synthèse. Le traitement est poursuivi durant au moins deux ans en utilisant des doses d'antithyroïdiens de synthèse progressivement décroissantes. Certains patients néanmoins nécessitent des doses plus fortes et en association à des hormones thyroïdiennes de façon à éviter le risque de passage en hypothyroïdie c'est-à-dire le contraire de l'hyperthyroïdie : la diminution du taux des hormones thyroïdiennes dans le sang. Le traitement est le plus souvent très efficace. L'évolution de la maladie de Basedow peut se faire vers des rechutes pour un patient sur deux environ dans les deux ans qui suivent l'arrêt du traitement. Les spécialistes en endocrinologie, dans ce cas, proposent d'une part de reprendre les antithyroïdiens de synthèse de façon à normaliser le fonctionnement de la glande thyroïde et d'autres pas un traitement qui supprime de façon définitive l'activité de thyroïde. Pour les individus jeunes, c'est-à-dire ayant moins de 40 ans, et essentiellement quand le goitre est volumineux, il est proposé au patient une intervention chirurgicale. Quand l'individu a plus de 40 ans et si son goitres n'est pas très volumineux, la thyroïde est préférentiellement détruite en injectant de l'iode radioactif.

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