• Eczéma de contact : attention aux produits industriels !

    Rougeurs, gonflements localisés plus ou moins étendus, vésicules suintantes formant ensuite des croûtes, accompagnées d'un prurit (démangeaisons) souvent féroce. Ces symptômes décrivent l'eczéma de contact.

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    Des dizaines de produits industriels peuvent être en cause dans le déclenchement d'une poussée. La sensibilisation se fait plus ou moins vite, de quelques jours à plusieurs mois ou années. Puis la première poussée apparaît.

    La manifestation de l’eczéma peut nécessiter l’impact des rayons du soleil sur la peau. C'est la photoallergie.

    Les principaux responsables

    EczémaIl existe des familles de produits particulièrement allergisants. La découverte et la prise en charge d'une allergie professionnelle sont du domaine de la médecine du travail.

    Dans le cas d’eczéma de contact

    • Les composés métalliques principalement en cause sont le chrome, le mercure et le nickel. Les dermites professionnelles sont nombreuses chez les maçons, les cimentiers, les métallurgistes et les laborantins. Il faut également faire attention aux bijoux en alliages. Une suppuration du lobe de l'oreille est souvent due à une intolérance allergique surinfectée ;
    • Les composants chimiques de l'habillement peuvent aussi être responsables d’allergies : produits de tannage, caoutchouc des élastiques, colorants, petites pièces métalliques, etc...
    • Les produits d'entretien provoquent l’eczéma des ménagères : lessives, détergents, savons forts et parfois l'eau elle-même. Le port de gants et la transpiration aggravent les réactions cutanées dans ces cas.
    • Certains produits pharmaceutiques utilisés localement sont allergisants : pommades antibiotiques, antihistaminiques, anesthésiques locaux. Ces allergies sont fréquentes ;
    • Les parfums (bergamote) et cosmétiques sont volontiers allergisants : crèmes diverses, vernis. Il faut aussi faire attention aux déodorants en sprays, dont les effets peuvent être masqués par les pilosités ;
    • Des plantes telles que l’ambroisie, le sumac sont responsables d’allergies de contact ;
    • Le latex enfin a des effets parfois redoutables, notamment en milieu médical.

    Dans le cas de photosensibilité

    L’allergie se manifeste au soleil, pour des produits appliqués localement et peut révéler aussi une allergie retardée à des substances ingérées ou injectées.

    Les produits et substances en cause sont :

    • Des médicaments antibiotiques comme les sulfamides ou certaines tétracyclines, des diurétiques, des anxiolytiques ;
    • Des produits locaux contre les teignes (griseofulvine), des huiles et parfums, des écrans solaires, des produits de toilette.

    Que faut-il faire en cas de doute ?

    Les situations sont extrêmement variées.

    Les listes complètes des pathologies dermatologiques professionnelles permettent leur classement et leur prise en charge.

    Pour les origines "civiles" de l’eczéma de contact, il faut :

    • Faire une enquête personnelle ;
    • Tester l'effet de l'arrêt du produit soupçonné ;
    • Faire pratiquer un bilan allergologique. Les tests cutanés et sanguins, fort nombreux, permettent de cibler précisément le ou les coupables.

    Dr Alain Dubos - Mis à jour le 12 décembre 2011

    Les traitements de l'allergie

    Forum La rhinite allergique
    Forum Allergies et eczéma
    Forum Allergies alimentaires

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/principalespatho/sa_1029_eczem_cont_02.htm

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  • Prothèses mammaires PIP : vers un retrait préventif et sans urgence

    Le 23 décembre, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a recommandé que soit proposé le retrait des prothèses PIP "à titre préventif et sans caractère d’urgence" aux femmes qui les portent, et ce même en l'absence de signes de détérioration de l'implant.

     

    Le ministre de la Santé confirme en partie les confidences recueillies par le quotidien Libération dès le 21 décembre. Dans un communiqué daté du 23 décembre, le ministre et sa secrétaire d’Etat chargée de la santé Nora Berra actualisent ainsi les recommandations de prise en charge des femmes porteuses de prothèses PIP : "A titre préventif et sans caractère d’urgence, ils souhaitent que l’explantation des prothèses, même sans signe clinique de détérioration de l’implant, soit proposée aux femmes concernées. Cette proposition pourra intervenir lors de la consultation de leur chirurgien, déjà recommandée".

    Explantation préventive sans caractère d'urgence

    Prothèse mammaire pipCette décision fait suite à la demande par le ministère d’expertise des différentes agences sanitaires (Afssaps, dont les recommandations ont été publiées le 9 décembre, l’Institut de Veille sanitaire et l’Institut du cancer). L’avis rendu le 22 décembre coordonné par l’INCa juge qu’il n’existe pas de données à ce jour pour conclure à un sur-risque de cancer (lymphome anaplasique à grandes cellules ou adénocarcinome mammaire) chez les femmes porteuses de ces prothèses PIP en comparaison avec les autres prothèses. Dans le détail, il n’y a pas d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes porteuses d’implant par rapport à la population générale. Il existerait un sur-risque de lymphome anaplasique à grandes cellules chez les femmes porteuses d’un implant, quels que soient la marque et le contenu de l’implant. Mais ce cancer restant très rare, ce risque semble extrêmement limité.

    A ce jour, huit cas de cancers (cinq cancers du sein (adénocarcinomes), un lymphome rare du sein, un lymphome de l'amygdale et une leucémie) ont été recensés par le comité de suivi créé à la demande du gouvernement.

    Le retrait préventif n’est donc pas motivé par des risques liés à la survenue d’un cancer mais pour d’autres raisons. "Néanmoins les risques bien établis liés à ces prothèses sont les ruptures et le pouvoir irritant du gel pouvant conduire à des réactions inflammatoires, rendant difficile l’explantation", poursuit le texte. Si l’association de défense des porteuses de prothèses de la marque PIP se félicite de cette décision, il reste cependant à préciser les modalités à mettre en oeuvre…

    Prothèses PIP : vers un renforcement des recommandations de l'Afssaps

    Toujours selon les informations communiquées le 23 décembre par le ministère, les recommandations émises par l’Afssaps sont donc renforcées :

    • Les femmes porteuses d’une prothèse mammaire doivent vérifier la marque de cette prothèse sur la carte qui leur a été remise. En l’absence de carte, elles doivent contacter leur chirurgien, ou à défaut, l’établissement où a été pratiquée l’intervention.
    • Les patientes porteuses de prothèses PIP doivent consulter leur chirurgien. A cette occasion, une explantation préventive même sans signe clinique de détérioration de l’implant leur sera proposée. Si elles ne souhaitent pas d’explantation, elles doivent bénéficier d’un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les 6 mois.
    • Toute rupture, toute suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son explantation ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.
    • Avant toute explantation, quel que soit son motif, un bilan d’imagerie (incluant une mammographie et échographie mammaire et axillaire) récent doit être disponible.

    Par ailleurs, les ministres ont décidé de solliciter les Agences Régionales de Santé (ARS) afin de mettre en place, dès début janvier 2012, un numéro de téléphone à destination des patientes porteuses d’implants mammaires PIP qui auraient des difficultés d’accès à un professionnel pour leur proposer une liste d’établissements pouvant les recevoir en vue d’une explantation préventive.
    Enfin, une étude épidémiologique prospective sur prothèses rompues sera lancée.
    Les établissements de soins et les professionnels de santé concernés sont informés en parallèle de cette décision et des nouvelles recommandations.

    Retrait des prothèses PIP : un remboursement controversé

    La question du remboursement lié à ces explantations continue cependant à susciter la controverse. Les autorités sanitaires restent sur leurs positions initiales. S’il s’agit d’une chirurgie correctrice remboursée (mise en place d’un implant PIP après l’ablation du sein suite à un cancer) : l’Assurance Maladie va prendre en charge les actes diagnostiques (consultation, échographie…), l’ablation de la (ou des) prothèse(s) mammaire(s) et leur éventuel remplacement, les frais d’hospitalisation et les soins post-opératoires. S’il s’agit d’une chirurgie esthétique non remboursée : l’Assurance Maladie va également prendre en charge les actes diagnostiques, l’ablation des prothèses mammaires, les frais d’hospitalisation et les soins post-opératoires liés à cette ablation, mais pas leur éventuel remplacement. Une décision que les associations de patientes dénoncent, estimant que l’Etat est également responsable d’avoir laissé sur le marché un produit défectueux et dangereux. L’Afssaps estime que 80 % des femmes porteuses de ces prothèses y ont eu recours à des fins esthétiques et 20 % à titre de reconstruction après un cancer du sein.

    Autre question : le secteur de la chirurgie esthétique (non remboursée par l’Assurance Maladie) se caractérise par des coûts souvent exorbitants. Les conditions de remboursement édictées par les autorités sanitaires seront-elles compatibles avec cette "spécificité" du secteur ? "Les ministres rappellent qu’il est demandé aux chirurgiens plasticiens libéraux de ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires pour effectuer ces actes, comme le Conseil de l’Ordre l’a déjà recommandé", précise le communiqué du ministère. Un message que la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens (Sofcep) avait déjà envoyé à ses membres.

    Un Numéro Vert (0800 636 636) a été mis en place pour les femmes concernées (du lundi au samedi de 9h00 à 19h00). Il a déjà reçu des milliers d’appels. Par ailleurs, le volet judiciaire de ce scandale sanitaire se poursuit. Plus de 2 000 plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déposées. Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire pour "blessures et homicides involontaires".

    Enfin, la société Poly-Implants Prothèses (PIP) a commercialisé ces produits défectueux (utilisant du silicone industriel et non médical) au-delà de nos frontières. Au total, quelques 300 000 femmes pourraient être concernées.

    David Bême, le 23 décembre 2011

    Sources :

    Actualisation des recommandations pour les femmes porteuses de prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP) - Communiqué du ministère du 23 décembre 2011
    Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses de prothèses mammaires PIP : avis d’experts – Coordonné par l’Institut National du Cancer (InCA) – 23 décembre 2011 (accessible en ligne)
    Libération du 20 décembre 2011
    "Questions-réponses destinées aux femmes porteuses d’implants mammaires PIP", Afssaps, 8 décembre 2011, téléchargeable en ligne
    "Cas de cancer du sein (adénocarcinome) chez une femme porteuse d’implants mammaires pré remplis de gel de silicone PIP - Point d'information", Afssaps, 8 décembre 2011, communiqué accessible en ligne
    "Implants mammaires", Assurance maladie, 28 novembre 2011, article accessible en ligne
    "Nouveau décès d'une porteuse de prothèse PIP", La Provence, 9 décembre 2011, article accessible en ligne

    Chirurgie esthétique des seins

    Forum Chirurgie esthétique, en particulier cette discussion qui aborde l'actualité récente des prothèses PIP.

    http://www.doctissimo.fr/html/beaute/chirurgie-esthetique/articles/15344-protheses-mammaires-pip-vers-retrait-systematique.htm


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  • Du pain, des fruits, des légumes, des pâtisseries, des yogourts… chaque jour la poubelle des Bruxellois se régale ! Et oui, si vous regardez bien le contenu de votre poubelle, vous remarquerez probablement que plus de 12% de votre sac blanc est constitué d’aliments, certains entamés et d’autres encore parfaitement intacts. Cela représente 15 kg de nourriture par personne par an, soit 15.000 tonnes pour l’ensemble de la Région bruxelloise ou… 3 repas par jour pour 30.000 personnes durant 1 année. Un vrai festin !

    Un projet pilote mené par Inter-Environnement Bruxelles a montré qu’en faisant un tant soit peu attention à notre consommation alimentaire, nous pouvions réduire notre gaspillage alimentaire de 80% ! De quoi faire de sérieuses économies (après tout, vous avez payé ce que vous jetez), mais aussi préserver les ressources et l’environnement. De quoi réduire également les quantités de déchets à envoyer à l’incinérateur.

    Les secrets ? Des achats planifiés, bien conservés et les restes accommodés ou correctement congelés.

     

    Achetez moins et plus régulièrement.

    Vous achèterez ainsi en fonction de vos besoins réels et éviterez le gaspillage.

    Faites attention à la conservation des aliments en respectant les différentes zones de fraîcheur du frigo :

    • Zone tempérée (6-10°C): oeufs, lait, beurre, fruits et légumes frais, boissons, sauces, jus de fruits entamés, fromage râpé.
    • Zone fraîche (4-6°C): produits laitiers, fromages frais, légumes et fruits cuits, plats préparés maison.
    • Zone froide (<4°C): viande, volaille, poisson, charcuterie, crème, desserts lactés, salades emballées, jus frais, plats traiteurs cuisinés, produits en cours de décongélation.
    • Zone variable (Porte): boissons...

    Faites une liste de courses.

    Mais d’abord, ouvrez frigo et armoires et détaillez-en le contenu. Intégrez les restes dans votre programme de la semaine. Parallèlement, préparez votre liste de courses (tenez compte du nombre de personnes qui mangeront et évaluez les quantités nécessaires). Lorsque celle-ci est prête, achetez uniquement ce qui s’y trouve. Evitez de vous laissez tenter notamment par les promotions !

    Autres "trucs"

    • Vérifiez dans le magasin les dates de péremption des produits.
    • Respectez la chaîne du froid (achetez par exemple les aliments congelés en dernier).
    • Assaisonnez le tout en accommodant vos restes. Vous trouverez un tas de recettes sur les sites "Que faire avec?" et "Miam miam" (liens ci-contre).
    • Pensez à congeler le surplus.

    Attention : il y a une différence entre la mention « à consommer de préférence avant le… » qui signifie que le produit peut encore être utilisé après cette date sauf signes visibles de dégradation et la mention « à conserver jusqu’au… » qui signifie qu’après cette date, il vaut mieux jeter le produit.

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  • Chirurgie de la thyroïde, quelles complications ?

    Résultats de l'enquête Doctissimo

    Nodules, cancers, goitre, hyperthyroïdie… Autant de pathologies de la glande thyroïde pouvant nécessiter une opération. Si la chirurgie permet de corriger un déséquilibre ou de traiter une pathologie, elle entraîne parfois des complications. Une enquête exclusive en ligne a permis de mieux les apprécier. Découvrez ses résultats avec l'éclairage du Professeur Peix, chirurgien de la thyroïde au centre hospitalier Lyon Sud.

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    Plus de 1000 Doctinautes ont répondu à notre enquête *, nous offrant un éclairage intéressant sur ces opérations de la thyroïde et leurs conséquences. Des résultats mis en perspective par le Pr Jean-Louis Peix, qui nous rappelle les risques et les moyens de les prendre en charge.

    Des patients opérés en majorité pour des nodules

    Complications chirurgie thyroïdeLes répondants, en majorité des femmes de 40 à 60 ans, ont été opérés une seule fois de la thyroïde, en très grande majorité (88 % vs 12 % plusieurs fois). Plus de 600 internautes (62 %) se sont fait opérer en raison de nodules, 14 % en raison d'une hyperthyroïdie, 14 % également suite à un cancer et 7 % suite à un goitre compressif (trop volumineux). Parmi les causes plus rares d'opération (moins de 1 %), on trouve une hypothyroïdie, des kystes ou encore une thyroïdite.

    Dans plus de deux tiers des cas (70 %), toute la thyroïde a été ôtée par le chirurgien.

    Des complications peu fréquentes mais gênantes

    Parmi nos 1038 répondants, 261 (25 %) ont eu une complication postopératoire: 131 (50 %) ont eu une hypocalcémie, 86 (33 %) un problème de voix, 24 (9 %) un hématome, 19 (7 %) une infection. Des pourcentages qui correspondent à la réalité observée dans les services hospitaliers, comme nous le confirme le Pr Peix : l'hypocalcémie et les modifications de la voix "sont les deux risques majeurs".

    Sur ces 261 personnes, les deux tiers estiment que ces complications ont eu un impact social, familial et/ou professionnel. Au total, 97 (37 %) ont eu suite à ces problèmes un arrêt de travail supplémentaire, d'1 à 3 mois en moyenne.

    La baisse du calcium, fréquente et pas toujours réversible

    L'hypocalcémie survient en cas d'ablation totale de la thyroïde. Dans ce cas, les glandes parathyroïdes ne peuvent plus réguler la concentration sanguine de calcium. Cette carence en calcium peut se manifester par des fourmillements, des palpitations (35 % de nos internautes ayant eu une hypocalcémie post-chirurgicale), des troubles de l'humeur ou psychologiques (22%), des crises de tétanies (21 %), une sécheresse de la peau (8%), des ongles striés ou cassants et des anomalies dentaires (8 % des répondants).

    Cette complication est le plus souvent transitoire. Mais si elle devient définitive (destruction ou ablation des glandes parathyroïdes), il faut prendre à vie une supplémentation en calcium et en vitamine D. C'est le cas d'un peu moins de la moitié des internautes répondants qui ont subi cette complication. Pour les autres, la calcémie est redevenue normale en général en moins de deux mois.

    Les problèmes de voix, des risques malgré les progrès

    Avant tout, si vous avez la voix cassée, ne vous inquiétez pas inutilement : tous les problèmes de voix ne correspondent pas à une paralysie d'une corde vocale liée à l'opération, même si "la dysphonie est souvent en rapport avec une paralysie du nerf récurrent qui commande les cordes vocales", nous explique le Pr Peix. "Il s'agit de risques incompressibles malgré les progrès de la chirurgie" constate le chirurgien. En effet, même si les conditions opératoires s'améliorent grâce aux nouveaux outils de repérage des nerfs et à des techniques plus performantes, les nerfs récurrents gauche et droit sont situés juste derrière la glande thyroïde et donc exposés lors de ces opérations.

    Cependant, "beaucoup de problèmes de voix postopératoires ne sont pas dus à une lésion du nerf récurrent", ajoute-t-il, "ils peuvent être causés par l'intubation, ou encore des phénomènes de cicatrisation, de fibrose autour du larynx". A l'inverse, le nerf récurrent peut être lésé lors de l'opération sans modification ultérieure de la voix, l'autre corde vocale compensant cette lésion. Ce qui explique que "toutes les équipes chirurgicales sérieuses font, après l'opération, un examen des cordes vocales. Si elles ne bougent pas, il faut prévoir de l'orthophonie". Cette prise en charge va permettre la régression de la plupart des troubles.

    Quant à l'éventuel examen des cordes vocales avant l'opération, il est utile de le faire "en cas de nouvelle intervention, afin de voir si les nerfs fonctionnent encore" mais pas systématiquement avant toute opération.

    Les troubles de la voix des internautes, du simple au double

    Voix rauque, voilée, fatigabilité vocale, aphonie, voire essoufflement, besoin de forcer pour parler…Autant de manifestations désagréables ou handicapantes qui ont duré moins de 4 mois pour 40 % des répondants, mais qui perdurent encore pour 44 % !

    La moitié a eu besoin de consulter un orthophoniste, pour une vingtaine de séances environ (de 4 à…60). Avec pour résultat une récupération totale pour 43 %, partielle pour 40 %, et malheureusement aucune récupération pour 17 % des internautes. Ce dernier chiffre est cependant à relativiser, certains répondants ayant pu être opérés récemment… En moyenne, 2 % seulement des atteintes récurrentielles (du nerf récurrent) sont définitives.

    Les atteintes sont donc en général transitoires et, comme le souligne le Pr Peix, "il faut insister sur le caractère positif de l'orthophonie, surtout si la paralysie ne touche qu'une seule des deux cordes vocales ou si la gêne est minime".

    Améliorer l'information sur les complications

    Même si une très large majorité des patients nous disent avoir été mis au courant par l'équipe chirurgicale, encore 1 internaute sur 4 nous déclare ne "pas avoir été informé(e) des complications liées à l'opération".

    Pourtant selon le Pr Peix, "tous les chirurgiens expliquent aux patients ce qui peut arriver, en particulier les troubles de la voix postopératoires et la baisse du calcium dans le sang". Dans son service de chirurgie, il remet systématiquement une "fiche qui reprend les points essentiels".

    Les internautes qui ont été informés ont essentiellement retenu les deux complications principales, les problèmes de voix (45 %) et la baisse du taux de calcium (32 %), ainsi que le risque, commun à toutes les interventions, d'hématome et d'infection. Un peu plus de la moitié ont d'ailleurs cherché à en savoir plus, par internet (38 %), leur médecin traitant (19 %) ou auprès d'une personne déjà opérée (13 %).

    En conclusion, notre enquête confirme la relative fréquence des deux principales complications post-chirurgie de la thyroïde, complications qui heureusement régressent la plupart du temps après quelques semaines. Face aux troubles de la voix, l'orthophonie est très utile. La gêne peut néanmoins être handicapante au quotidien. Avant de se faire opérer, il faut donc vous informer sur les risques auprès de votre chirurgien, sachant que l'amélioration post-chirurgicale des dysfonctionnements thyroïdiens peut également positivement changer votre vie !

    Dr Jean-Philippe Rivière, le 29 juin 2009

    Source :

    * La chirurgie de la thyroïde et ses complications, Enquête Doctissimo auprès de 1038 internautes, juin 2009

    Forum Thyroïde et problèmes endocrinologiques
    Forum Chirurgie : préparation et suites opératoires

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/thyroide/13649-complications-chirurgie-thyroide.htm

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  • Le cancérologue ou oncologue spécialiste du cancer

    Le cancer a un impact sur chaque partie du corps du malade. Seul un médecin spécialisé qui connaît cette pathologie parfaitement mais également les derniers traitements et protocoles mis en oeuvre pour soigner les malades, peut appréhender cette maladie dans son ensemble.

    1 - Qu’est ce que la cancérologie ?

    La cancérologie ou oncologie est la discipline médicale qui s’intéresse au cancer et aux tumeurs malignes. Cela recouvre les aspects biologiques et cliniques (diagnostic, bilans…), le traitement, mais également la prévention des cancers et de leurs rechutes.

    2 - Quelles sont les maladies que traite le cancérologue ?

    Cancérologue oncologueLe cancérologue a pour rôle de traiter tous les cancers "solides", c’est à dire toutes les tumeurs localisées précisément. Cette définition exclut les cancers du sang comme la leucémie dont le traitement est en général confié à un hématologue.

    On peut citer parmi les plus fréquents :

    3 - A quel moment consulter un cancérologue ?

    Après consultation de votre médecin généraliste, lorsque le diagnostic de cancer a été posé. En effet, en général le cancer est découvert par votre médecin traitant, un symptôme l’aura alerté et il vous aura prescrit des examens complémentaires pour confirmer qu’il s’agit bien d’un cancer et non d’une tumeur bénigne ou de toute autre pathologie moins grave. Dès que le diagnostic sera certain, demandez à votre médecin traitant de vous recommander un oncologue qu’il connaît ou adressez-vous au Centre de Lutte contre le Cancer le plus proche de chez vous.

    4 - Quelles sont les personnes les plus à risque ?

    Le cancer peut malheureusement toucher toutes les personnes, à tous les âges.

    Il existe cependant des comportements à risque qui augmentent considérablement le risque de cancer : le tabagismel’alcoolisme, une alimentation peu équilibrée ou encorel’absence d’activité physique sont autant de facteurs aggravants les risques.

    De plus certains facteurs sont héréditaires. Si dans votre famille, un cancer est apparu plusieurs fois ou chez une personne très jeune, il faudra effectuer des contrôles fréquents, car plus le cancer est détecté tôt, mieux on le soigne.

    Enfin, l’exposition à des agents cancérigènes comme l’amiante ou certains produits chimiques peut également provoquer le cancer.

    5 - Préparez votre consultation

     Antécédents familiaux : répertoriez qui dans votre famille a souffert de cancer, de quel type de cancer il s’agissait ainsi que l’âge qu’avait la personne au moment de sa maladie ;

     Antécédents personnels : faites la liste de tous vos facteurs aggravants tels que lesurpoids, le tabagisme, la consommation d’alcool ou le manque d’activité physique ;

     Examens et bilans effectués : préparez les comptes rendus de vos examens de sang, et d’imagerie médicale. De même, si vous avez une lettre de votre médecin traitant adressée à l’oncologue, pensez à lui amener ;

     Symptômes : listez-les et souvenez-vous de la date de leur apparition et de la façon dont ils ont évolué ;

     Traitement médical : indiquez les médicaments qui vous sont régulièrement prescrits ;

     Questions : listez-les pour ne pas oublier un point important, dans le combat contre la maladie, rien n’est plus important que d’être bien informé pour bien lutter.

     


    6 - Comment se déroule la consultation ?

    Le cancérologue commencera par un interrogatoire sur les antécédents du patient mais aussi de sa famille. Après les questions, vient l’examen clinique. Le cancérologue appréciera l’état général du patient mais vérifiera aussi tout ce qui touche l’organe atteint par le cancer. Enfin, il prescrira de nombreux examens complémentaires pour écarter tout risque de métastases et instaurer le traitement dans les meilleures conditions et avec la meilleure connaissance de la maladie possibles.

    Lors des consultations suivantes, lorsqu’il aura en main tous les éléments du dossier, et qu’une commission réunissant de nombreux spécialistes dans toutes les disciplines concernées par le cancer aura statué sur le cas du patient, le cancérologue proposera un protocole de soins au patient. Il est important de bien comprendre ce traitement dans son ensemble, la consultation est le meilleur moment pour poser toutes les questions sur la maladie, le traitement et ses conséquences.

    7 - Les mots clés à connaître :

    Tumeur maligne : une tumeur est une multiplication anormale de cellules du corps humain, elle est maligne lorsque sa multiplication est incontrôlée et qu’elle en devient dangereuse pour le patient : on appelle cette maladie, cancer. Une tumeur bénigne est sans gravité.

    Chirurgie : c’est le traitement utilisé le plus souvent en cancérologie, on enlève la tumeur afin qu’elle cesse de se répandre.

    Chimiothérapie : c’est le principal traitement du cancer après la chirurgie, ces médicaments sont très efficaces mais comportent de nombreux effets secondaires. Elles peuvent être utilisées en adjuvant (après la chirurgie) ou en néo-adjuvant (avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur).

    Radiothérapie : ce traitement consiste à envoyer des rayonnements à haute énergie qui vont détruire les cellules cancéreuses. Cette technique est indolore mais laisse souvent après coup des brûlures importantes.

    Rémission : c’est le terme préféré à "guérison" pour le cancer. On parle de rémission quand les examens ne montrent plus aucune trace de cancer dans le corps.

    Prévention : la prévention recouvre à la fois les examens effectués régulièrement pour détecter un éventuel cancer ou d’éventuelles rechutes.

    8 - La cancérologie en chiffres

    • Le cancer touche un homme sur deux et une femme sur trois dans le courant de leur vie ;
    • 800 000 Français vivent avec le cancer et deux millions en ont eu un ;
    • En France, 150 000 personnes meurent d’un cancer chaque année ;
    • 41 000 décès annuels sont dus à des cancers liés au tabac et 16 000 à l’alcool ;
    • Le coût du cancer pour le système de santé est estimé à 15 milliards d’euros en 2002 ;
    • Les cancérologues (spécialité oncologie médicale) représentent 531 médecins en France sur les 92 000 spécialistes que compte le conseil de l’ordre des médecins.

    Anne-Aurélie Epis de Fleurian, pharmacienne

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/medecins-specialistes/cancerologue-oncologue.htm

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  • Problèmes digestifs : les solutions !

    Fallait-il absolument manger des huîtres, du saumon, du foie gras, un chapon farci et la bûche au même repas, fût-il de Noël ? A chaque lendemain de fête, vous vous dites que décidément l'on ne vous y reprendra plus… mais la chair est faible ! Les solutions pour réparer.

    Les fêtes ne sont jamais très reposantes, en partie à cause des repas, trop longs, trop copieux, trop arrosés. Voici venue l'heure des bonnes résolutions.

    Les raisons du mal

    Digestion difficileOn ne mange pas impunément beaucoup plus et beaucoup plus riche. Votre intestin tout entier vous le fait payer en général assez vite. Il se manifeste par des brûlures, des spasmes, des nausées, de l'aérophagie, des ballonnements… Un symptôme au choix, ou si vous êtes gâtés, tous à la fois. Ce que l'on appelait autrefois la crise de foie est en fait une indigestion. Trop, c'est trop, les sucs d'origine biliaire qui émulsionnent les graisses pour faciliter leur absorption dans l'intestin ne suivent plus. Autre facteur aggravant, coincé à table, on bouge à peine et la sangle abdominale se relâche.

    Un menu de convalescent

    A estomac dilaté et intestin flatulent, donnez des légumes en grandes quantités (fenouil, asperges, céleri et poireaux de préférence) et de l'eau… pour éliminer ! Vous aurez ainsi le sentiment d'être rassasié à peu de calories. La soupette est l'idéal, avec un laitage (plutôt demi-écrémé), au lendemain du repas trouble-fête. Puis, prenez le temps de manger, suffisamment (coquillettes-jambon, poisson ou volaille) pour éviter les grignotages qui entretiennent les ballonnements, mais point trop, bien sûr, pour laisser l'intestin se remettre de ses émotions. Faites l'impasse pour quelque temps sur les fruits déguisés, le reste de bûche et les plats à graisses cachées (viennoiseries, pizza, etc…). Et bougez-vous ! La marche, le vélo, la nage, tout est bon pour récupérer la forme et vos formes.

    Les traitements

    L'indigestion peut être surpassée par la prise de médicaments. On peut ainsi citer l'incontournable Citrate de Bétaïne qui favorise la motricité gastro-intestinale et les sécrétions digestives qui font défaut après quelques bons repas. Le réputé Alka Seltzer a perdu en juin 2005 son indication en cas de digestion difficile, car il contient de l'acide acétylsalicylique (aspirine), principe actif reconnu pour être susceptible d'entraîner des effets secondaires digestifs. Dans cette indication, le bicarbonate de soude contenus dans de nombreux médicaments pourra réduire l'acidité gastrique qui fait suite aux grands repas.
    En cas de brûlures d'estomac persistantes, la prise d'anti-acides légers sera généralement efficace. Les ballonnements et autres flatulences peuvent aussi être réduite par la prise d'antiflatulent comme gel de polysilane ou d'autre produits spécifiques comme MAALOX Ballonnements.
    Il existe une multitude d'autres médicaments à base de plantes aux propriétés cholagogue (Substance facilitant l'évacuation de la bile (liquide participant à la digestion des graisses) stockée dans la vésicule biliaire. Une substance cholagogue facilite donc la digestion.) et cholérétique (Se dit des substances facilitant la sécrétion de bile (liquide participant à la digestion des graisses) : boldo, artichaut, curcuma et fumeterre. Citons notamment MAALOX Digestion difficile , Oxyboldine, Digedryl, Schoum et Hepatoum.
    La plupart des médicaments à envisager en cas de troubles intestinaux sont en vente libre. Demandez conseil à votre pharmacien qui vous proposera le médicament le plus adapté à votre cas. Mais n'oubliez pas que si les symptômes persistent malgré le traitement, la visite chez le médecin sera indispensable.

    Dr Brigitte Blond, 9 janvier 2004
    Mis à jour le 22 décembre 2011

    Forum Mal au ventre

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2004/sem01/mag0109/sa_7342_digestion_problemes_traitements.htm

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  • "Je suis fatigué, je ne dois pas avoir assez de tension !"

    C'est la plupart du temps faux. Et pourtant, cette idée est très courante. De nombreux médecins continuent d'ailleurs d'affirmer à leurs patients que s'ils sont fatigués c'est que leur tension est trop basse. C'est dommage car c’est faux…

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    Le terme exact pour la tension est pression artérielle. Quand on emploie le mot tension, on associe ce mot à la tension électrique. Dans le cas d'une ampoule électrique, quand la tension électrique baisse, l'ampoule éclaire moins bien, elle devient faible et elle fatigue. Mais, pour le corps humain, ce n'est pas la même chose : nous ne sommes pas des ampoules électriques ! Quand on est malade, la tension peut baisser et devenir faible, mais la fatigue est alors due à la maladie. La fatigue est le résultat de la lutte de votre corps contre la maladie. Prenons le cas d'une grippe : ce n'est pas la baisse de tension qui est responsable de la grippe, mais inversement la grippe qui est responsable de la baisse de tension.

    Avoir une tension basse est plutôt le reflet d'une bonne santé. C'est un signe de longévité. Les vaisseaux du corps et du coeur s'usent moins vite quand la tension est basse. Les végétariens ont d'ailleurs une tension plus faible que les autres, ainsi qu'un taux de cholestérol plus bas.

    Il est au contraire dangereux d'avoir une tension trop élevée, c'est-à-dire de l'hypertension artérielle. Quand a t-on a trop de tension ? Quand le premier chiffre est au dessus de 14 et/ou que le second chiffre est supérieur à 8. On a donc de la tension (en langage médical c’est l'hypertension artérielle) au dessus de 14 / 8 et, dans ce cas, le coeur et les artères vieillissent plus vite.

    Vous pouvez quand même être fatigué quand votre tension est trop basse. Si vous prenez des médicaments parce que votre tension est trop haute - à 16/9 par exemple - et que le traitement fait descendre votre tension à 11/7, vous pouvez être fatigué. Votre tension est trop basse, le traitement est trop fort, le médecin va donc le modifier et diminuer les doses de médicaments contre la tension (les antihypertenseurs) ou encore changer de médicament.

    Si vous êtes fatigué, le médecin va chercher la raison de votre fatigue ; et il existe beaucoup de raisons d'être fatigué : un mauvais sommeil, trop d'activité ou trop de stress, une dépression nerveuse, un manque de globules rouges (en langage médical on parle d'une anémie), une infection méconnue etc… La plupart des personnes qui sont traitées pour un cancer sont fatiguées et cette fatigue est souvent liée à un manque de globules rouges. La baisse de tension ne peut expliquer votre fatigue que lorsque toutes les autres causes de votre fatigue sont éliminées. La baisse de tension n'est donc pas a priori la cause de votre fatigue.

    Certains médicaments sont soit-disant destinés à augmenter la tension. Leur efficacité n'a jamais été prouvée et leur utilité est douteuse. Beaucoup de personnes vivent avec une tension faible (autour de 10) et tant mieux pour elles car elles vivront sans doute beaucoup plus longtemps que les autres. Il serait d'ailleurs inutile ou même dangereux d'essayer d'augmenter leur tension.

    Et l'hypotension orthostatique dans tout ça ? Ce mot barbare signifie que la tension baisse (hypo = en dessous) quand on se met debout ou quand on se relève (ortho signifie droit ou redressé et statique veut dire position). C'est un autre problème, une maladie difficile à traiter que nous aborderons plus tard.

    Dr Emmanuel Zinski

    Forum Fatigue

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0630/sa_1911_fatigue_tension.htm

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  • Foie gras : la souffrance n'est pas un luxe

    Home > Campagnes > Foie gras : la souffrance n'est pas un luxe

    30/11/2011

    La Belgique compte parmi les quelques pays européens producteurs de foie gras. Entre 100 000 et 200 000 canards sont gavés chaque année, ainsi que quelques milliers d'oies. En France (1er producteur mondial), l'alimentation forcée s'exerce sur près de 40 millions de palmipèdes, en majorité des canards.

    Le foie gras, une maladie

    Le foie gras est obtenu par l'ingestion forcée de quantités considérables de bouillie de maïs, jusqu'à l'apparition d'un état pathologique du foie : la stéatose hépatique. Les palmipèdes sont rendus incapables d'éliminer les graisses qui s'accumulent dans le foie. Ils peinent alors à se déplacer, et halètent pour réguler leur température corporelle perturbée. Le volume de leur foie peut atteindre jusqu'à 10 fois sa taille normale.

    Pompe pneumatique et gavage en cage

    Les hangars de gavage peuvent détenir plusieurs milliers d'oiseaux, et le gavage est pratiqué à la pompe hydraulique ou pneumatique. Les oiseaux y vivent maintenus dans de petites cages individuelles, et ne peuvent ni se retourner, ni échapper à l'embuc qui propulse la pâtée de maïs dans leur oesophage. Les  oiseaux parqués en cages collectives ne bénéficient que de la moitié d'une feuille A4 supplémentaire, comparé aux cages individuelles.

    Mortalité décuplée

    Les canards sont gavés pendant 15 jours, les oies pendant une semaine de plus. Les halètements, diahrées et vomissements témoignent du mal-être de ces oiseaux. Un rapport du Comité scientifique de la Commission européenne sur la santé et le bien-être des animaux indique qu'en période de gavage, la mortalité de ces oiseaux est multipliée par 10, voire par 20 – soit 2 à 4% de mortalité sur 12 jours (en élevage sans gavage, on compte 0,2% de mortalité sur la même période).

     

    L'action de GAIA

    GAIA réclame l'interdiction du gavage des oies et des canards en Belgique, et encourage les consommateurs à abandonner l'habitude de consommer du foie gras pendant les fêtes.

    • GAIA commercialise la 1ère alternative au foie gras produite sans gavage et sans ingrédient animal. La spécialité végétale aux truffes et au Champagne n'a cessé de faire des adeptes depuis son lancement en 2008. En vente pendant les fêtes dans la majorité des chaînes de supermarchés et dans de nombreuses boutiques bio, sa production a bondi de 3000 à 140000 unités en 3 ans. Découvrez le Faux Gars de GAIA et ses points de vente en période festive sur www.fauxgras.be
    •  Les campagnes de GAIA contre la souffrance des animaux gavés pour leur foie ne passent jamais inaperçues : chaque année GAIA mène une campagne de sensibilisation aux souffrances endurées par les canards et les oies. 

     

    Comment nous aider

    • Refusez de manger du foie gras ou d'en acheter. La souffrance des canards et des oies est largement tributaire de la consommation occasionnelle.
    • Découvrez et faites connaître l'alternative au foie gras respectueuse des oiseaux, Faux Gras de GAIA. Découvrez nos recettes gastronomiques au Faux Gras de GAIA, une délicatesse convaincante. Découvrez ici le sondage d'opinion, "Le Faux gras de GAIA, une alternative reconnue pour le foie gras?", conduit par IPSOS.
    • Demandez à Aldi (mail@aldi.be) de proposer du Faux Gras pour les fêtes de fin d'année. Aldi est désormais la seule enseigne belge qui ne propose pas de Faux Gras en alternative au foie gras.
    • Signez en ligne et faites signer notre pétition pour l'interdiction du gavage en Belgique
    • imprimez notre pétition papier et faites la signer autour de vous ou déposez-la dans les boutiques qui l'acceptent

     

    En savoir plus sur la souffrance des canards et des oies pour le foie gras.

    Sélection au couvoir : seuls les mâles restent en lice

    Comme dans tous les élevages commerciaux de volailles, les petits naissent loin de leur mère. Les oeufs éclosent par milliers dans des couvoirs spécialisés. Les canards mulards, une race hybride stérile, sont élevés en plus grand nombre en Belgique. Les femelles ne donnant pas le foie recherché, elles sont broyées ou gazées à la sortie de l'oeuf.

    "Préjudiciable au bien-être des oiseaux" selon les scientifiques de l'UE

    Un rapport détaillé publié en 1998 par le Comité scientifique de la Commission européenne pour la santé et le bien-être des animaux, conclut que "le gavage, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, est préjudiciable au bien-être des oiseaux."
    Il relève notamment que la période de gavage est fortement limitée du fait de la haute mortalité qui surviendrait si le gavage se prolongeait de quelques jours. Le rapport souligne la prévalence de candidose chez les oiseaux gavés, une affection douloureuse apparaissant à la suite de lésions de l'oesophage dues au gavage.

    Gavage : illégal sauf quand on est éleveur

    La loi belge interdit de nourrir de force un animal (art. 36 de la loi du 14 août 1986) mais prévoit une exception pour les "élevages spécialisés". La loi européenne (Directive 98/58 CE) interdit également d'alimenter un animal "de telle sorte qu'il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles". Le Conseil de l'Europe a publié une Recommandation qui interdit le gavage dans tous les pays où il n'est actuellement pas pratiqué.

    Interdiction du gavage dans le monde

    12 pays de l'Union européenne interdisent formellement le gavage ou interprètent les lois de protection animale comme condamnant de facto cette pratique. Seuls 5 pays de l'UE produisent du foie gras (France, Espagne, Bulgarie, Hongrie, Belgique). La Pologne qui était 5ème producteur mondial en 1997 a voté cette année-là l'interdiction du gavage. Israël, un pays produisant auparavant 10 fois plus de foie gras que la Belgique, a interdit le gavage en 2003. Le gavage est également interdit en Suisse, en Norvège, en Californie et en Argentine.

    Interdiction des cages individuelles de gavage

    La Belgique, conformément à la recommandation européenne qu'elle est tenue d'appliquer, a décrété l'interdiction des cages individuelles de gavage au 31 décembre 2010. D'autres pays comme la France ne suivent toujours pas ces instructions et sont donc dans l'illégalité. Les cages collectives belges ne vont toutefois apporter que l'équivalent d'une demi feuille A4 supplémentaire et n'offrent pas de litière, contrairement aux dispositions européennes.

     

    http://www.gaia.be/fr/campagnes/foie-gras-la-souffrance-n-est-pas-un-luxe

     

     

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  • Les plantes bientôt immunisées contre la sécheresse ?

    Par Bruno Scala, Futura-Sciences

    Comment lutter contre les dégâts de la sécheresse ? En ce qui concerne les plantes, des scientifiques ont trouvé un élément de réponse. En manipulant les protéines responsables du mécanisme mis en action en cas de sécheresse, ils sont parvenus à l'activer à long terme. Ce qui permettrait aux plantes de survivre pendant les pénuries d'eau.

    Les végétaux sont tous dépendants de l’eau. Le manque d’eau peut ainsi poser de nombreux problèmes alimentaires ou socioéconomiques. À moins que la science ne trouve la parade. Et il se pourrait bien qu’elle soit sur la bonne voie : un groupe de chercheurs de l’université de Riverside en Californie a découvert un moyen de préparer la plante à une période de sécheresse.

    Il y a quelques années, l’équipe de Sean Cutler avait déjà mis en évidence les mécanismes de réponses d'un végétal – en l’occurrence Arabidopsis, le modèle équivalent de la drosophile chez les chercheurs en biologie végétale – à un stress hydrique. Deux protagonistes sont à l’origine d’une cascade de réactions : il s’agit de l’acide abscissique (ABA), une hormone de stress, et du PYR1, le récepteur de cette hormone.

    Une cascade de réactions contre le manque d'eau

    Schématiquement, lorsque la plante s'adapte à une période de sécheresse, l’ABA est sécrété et fixé à son récepteur, déclenchant les réactions en chaîne permettant de lutter contre le manque d'eau. Parmi elles, la fermeture des stomates qui limite la perte d’eau au niveau des feuilles, l’arrêt de la croissance, etc.

    La prouesse des scientifiques a consisté à mettre au point un récepteur PYR1 modifié qui permet de fixer durablement l'ABA et donc de le garder activé pendant une période plus longue que la normale. De cette façon, la plante est capable de résister à une période de sécheresse prolongée.

    Arabidopsis thaliana, un des modèles les plus utilisés en biologie végétale.
    Arabidopsis thaliana, un des modèles les plus utilisés en biologie végétale. © --tico--, Flickr, cc by nc nd 2.0

    Pour arriver à ce résultat (publié dans Pnas) il a fallu s’armer de patience. Les chercheurs ont identifié les zones du récepteur – une protéine – qui étaient les plus susceptibles d’avoir de l’influence sur la qualité du lien avec l’hormone. Ce sont ainsi 39 zones qui ont été isolées, pour lesquelles ils ont testé toutes les mutations d’acides aminés possibles ; une méthode de biologie moléculaire qu’on appelle mutagenèse saturante. Ainsi 741 modèles de récepteurs ont été créés puis testés.

    Plus de 740 récepteurs testés

    Si aucun de ces modèles n’est vraiment efficace séparément, une combinaison de plusieurs d’entre eux (3 ou 4) permet de parvenir à l’effet escompté, à savoir une mise en action des mécanismes de stress hydrique.

    Champ de maïs luttant contre la sécheresse, en Afrique.
    Champ de maïs luttant contre la sécheresse, en Afrique. © Giro555, Flickr, cc by sa 2.0

    Il est assez facile d’imaginer les problèmes qu’une telle invention pourrait résoudre si les scientifiques parvenaient à l'appliquer in vivo. En juillet, une sécheresse d’une intensité rare avait provoqué une famine catastrophique dans la Corne d’Afrique. Les plantes de la région déjà bien sèche, n’avaient pas survécu à un tel stress hydrique.

    Inutile d'arroser ses plantes ?

    Plus généralement, les agriculteurs sont chaque année à la merci des indélicatesses et de l’irrégularité du climat. La mise au point de végétaux résistants au manque d'eau, aussi incroyable que celui puisse paraître, serait salvateur.

    D’un point de vue éthique, ou même logique, certains considéreront néanmoins qu’il serait préférable de lutter contre le dérèglement climatique, ou bien de se contenter de cultiver des plantes dans des régions auxquelles elles sont adaptées. Le maïs par exemple, une plante gourmande en eau, est cultivé dans toutes les régions du monde...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/les-plantes-bientot-immunisees-contre-la-secheresse_35421/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20111225-[ACTU-les_plantes_bientot_immunisees_contre_la_secheresse__]

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  • Chayote

    Aide à la lecture d'une taxobox Chayote
     Fruits de Sechium edule
    Fruits de Sechium edule
    Classification classique
    Règne Plantae
    Division Magnoliophyta
    Classe Magnoliopsida
    Ordre Violales
    Famille Cucurbitaceae
    Genre Sechium
    Nom binominal
    Sechium edule
    (Jacq.) Sw., 1800
    Classification phylogénétique
    Ordre Cucurbitales
    Famille Cucurbitaceae
    D'autres documents multimédia
    sont disponibles sur Commons

    La chayote ou chayotte (Sechium edule), appelée aussi christophine (Antilles françaises, Guyane), chouchou (Réunion, Île Maurice), chouchoute (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) ou encore mirliton en Haïti, est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité. Le terme désigne aussi le fruit qui est consommé comme légume.

    Sommaire

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    Étymologie[modifier]

    Le mot « chayote » vient de l'espagnol chayote qui vient lui-même du mot nahuatl chayotli qui désigne le fruit1. Le terme espagnol, chinchayote, désignant la plante1.

    Description[modifier]

    Chayotes

    C'est une plante vivace par sa souche tubéreuse, mais elle n'est pas rustique en climat tempéré froid. Elle émet de longues tiges, de plusieurs mètres de longueur, grimpantes grâce à des vrilles trifides. Les tubercules qui contiennent 10 à 15 % d'amidon, sont comestibles quand ils sont jeunes.

    Les feuilles, de 10 à 20 centimètres de long, sont entières, à nervation palmée, avec cinq lobes pointus et une base cordiforme.

    Les petites fleurs, jaunes ou blanc verdâtre, sont monoïques (sexes séparés sur la même plante). Les fleurs mâles sont réunies en grappes, les fleurs femelles solitaires, toutes apparaissant à l'aisselle des feuilles.

    La «viviparité » de la chayote : la graine germe à l'intérieur du fruit

    Le fruit est une grosse baie d'une dizaine de centimètres de longueur, en forme de poire biscornue, à côtes irrégulières. Il est jaune crème ou vert pâle et n'a, contrairement aux autres cucurbitacées, qu'une seule graine. Cette graine est très grosse, à tégument mince, difficile à extraire du fruit.

    On dit parfois que cette plante est « vivipare » car la graine germe à l'intérieur du fruit tombé à terre.



    Origine et distribution[modifier]

    Cette espèce est originaire du Mexique (Oaxaca, Puebla, Veracruz). Elle est largement cultivée dans les zones tropicales, notamment en Amérique du Sud, où elle est connue sous les noms de chayote, chayota, tayota, guatilla, guatila, etc. Elle s'est également répandue dans les Mascareignes, notamment à l'île de la Réunion où, bien que consommée, elle est considérée comme peste végétale.

    Culture[modifier]

    Plantation de chouchous dans le cirque de Salazie, Réunion

    Sa culture demande un sol frais, profond, bien ameubli et bien fumé, ainsi qu'un climat chaud.

    La multiplication se fait par plantation du fruit assez tôt en fin d'hiver dans un endroit abrité et chaud. Le plant est ensuite mis en place au printemps, vers le mois de mai dans l'hémisphère nord.

    La récolte intervient vers le mois de novembre. Six mois de chaleur sont nécessaires pour la maturation des fruits. La chayote a besoin d'être palissée pour prospérer.

    La souche peut rester en terre plusieurs années à condition de la protéger efficacement contre le gel.

    Le chouchou est un des légumes préférés des Réunionnais, sa production est une spécialité du cirque de Salazie. la chayote pousse très bien en Corse et donne énormement de fruits

    Utilisation culinaire[modifier]

    Les fruits s'accommodent de la même manière que les courgettes, on les prépare aussi en daube ou en gratin (christophines farcies). On peut aussi les servir en salade, à partir de jeunes fruits, crus ou refroidis après une légère cuisson, et râpés. Ils font aussi d'excellentes soupes, crèmes et veloutés. A la Réunion, le chouchou ou chayotte était autrefois consommé essentiellement en crudité ou en gratin.

    Il existe aussi des préparations sucrées à base de chayotte, ainsi des compotes, des confitures, ou le « gâteau chouchou » à la Réunion.

    Les jeunes pousses tendres, appelées « brèdes chouchou » à la Réunion, peuvent se préparer sautées à la poêle comme des haricots verts dont elles rappellent le goût.

    La racine de la chayotte (la chinte) peut être détaillée en bâtonnets et préparée comme des frites. D'apparence rustique, il a cependant une texture agréable. Ce tubercule est également connu comme ichintal au Guatemala ; chinta ou chintla au Salvador, echinta ou patastilla au Honduras et raíz de chayote au Panamá.

    En Colombie, il est généralement utilisé comme un quelconque tubercule, remplaçant ainsi la patate, à certains endroits il est utilisé comme aliment fourrager pour les animaux domestiques, bovins ou porcins.

    Il lui est attribué des propriétés amaigrissantes et de régénération des cellules.

    Autres usages[modifier]

    Les tiges desséchées étaient utilisées à la Réunion pour fabriquer des chapeaux (les chapeaux paille chouchou, spécialité de Salazie) autrefois commercialisés en Europe sous le nom de « chapeaux de paille d'Italie » !

    La pulpe crue du fruit, astringente, utilisée en masque était réputée effacer les taches sur le visage. On attribuait au fruit des vertus médicinales pour favoriser la lactation et guérir la coqueluche.

    Variétés[modifier]

    Il existe au Mexique trois variétés qui y sont cultivées :

    – une variété vert pâle en forme de poire ;
    – une petite variété de couleur crème ;
    – une dernière vert foncé plus épineuse.

    Références[modifier]

    a et b (es) Birgitta Leander, Herencia cultural del mundo náhuatl, a traves de la lengua, SepSetentas, 1972

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chayote

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  • Christophe Colomb « découvre » ce fruit lorsqu'il arrive en Guadeloupe en 1493. L'ananas que les Amérindiens ont surnommé « nana nana » (parfum des parfums) trouve son origine en Amérique du Sud, probablement dans le nord du Brésil, ou en Amérique centrale et aux Caraïbes.

    Saison de l’ananas

    Cultivé principalement dans les pays tropicaux (Antilles, Côte d’Ivoire, Kenya, Réunion) l’ananas se trouve principalement sur les marchés français à la saison hivernale. 

    Le fruit de cette plante basse se forme sur un épi et a une peau jaune ou verte et marron. L'ananas pousse sur la plupart des îles océaniennes, mais a besoin d'un sol bien composté et bien draîné. Les plants de l'ananas ne recouvrant pas bien le sol, ce dernier est exposé au soleil, ce qui peut favoriser le développement rapide de plantes adventices.

    Les ananas peuvent être plantés en rangées ou individuellement. Comme matériel végétal, on utilise surtout les caïeux et les couronnes. Les caïeux poussent autour de la base du plant lorsque celui-ci est arrivé à maturité et fructifie. On peut les couper environ un mois après avoir cueilli le fruit. Il faut enlever quelques feuilles à la base du caïeu et laisser celui-ci sécher au soleil pendant un ou deux jours avant de le mettre en terre. La récolte a lieu environ 12 mois après la plantation. Il est également possible d'utiliser la couronne pour planter des ananas. Il faut tordre la couronne avant de la planter. La récolte a lieu après 18 mois environ.

     

    L'ananas se trouve principalement en hiver sur les marchés français.
    L'ananas se trouve principalement en hiver sur les marchés français. © capl@washjeff.edu, CC by nc-sa 3.0

    Les plants produisent surtout pendant la grande saison de fructification, mais il y a également une saison moins importante six mois plus tard. On peut amener les ananas à fructifier à d'autres époques (en contresaison) en utilisant des substances chimiques pour mûrir le plant. Les ananas de contresaison étant très recherchés, ils peuvent être vendus à des prix élevés.

    Qualités nutritionnelles de l’ananas

    Savoureux et rafraîchissant, son apport énergétique est modéré : 52 kilocalories pour 100 grammes. L'ananas est une bonne source de vitamine C, qui rend les tissus solides, aide le corps à assimiler le fer et favorise le métabolisme. C'est aussi une assez bonne source de vitamine B1 (thiamine) qui aide le corps à assimiler les glucides et à en retirer des calories. Ce fruit est par ailleurs bien fourni en fibres.

    Il est de loin préférable de consommer des fruits frais que des fruits en conserve. Les histogrammes montrent qu'à quantité égale, l'ananas frais fournit beaucoup plus de vitamine C que l'ananas en conserve. La vitamine C est facilement détruite par la chaleur et la fabrication de conserves alimentaires nécessite beaucoup de chaleur. De plus l'ananas cru contient une substance spéciale (appelée broméline) qui peut être utilisée pour attendrir la viande dure. Cette substance ne se trouve que dans l'ananas frais et non cuit. Elle disparaît en effet lorsque l'ananas est cuit ou mis en conserve.

     

     Pourcentage des besoins quotidiens d'une femme adulte satisfaits par une portion (environ 100 g) d'ananas frais.

    Pourcentage des besoins quotidiens d'une femme adulte satisfaits par une portion (environ 100 g) d'ananas frais et d'ananas en conserve. © FAO

     

    Variétés d’ananas

    Il appartient à la famille des Broméliacées, genre ananas, qui comprend de nombreuses plantes épiphytes. Cependant l'ananas (Ananas comosus) n'est pas épiphyte : il s'agit d'une espèce terrestre dont les tiges courtes portent une rosette de feuilles épaisses, sessiles, étroitement imbriquées et munies de piquants parfois acérés.

    Il existe principalement deux sortes d’ananas :

    • l'ananas Cayenne lisse ;
    • l'ananas Queen dont la variété star est le Victoria.

    Choisir l’ananas

    Ne vous fiez pas à sa couleur, un ananas peut avoir une écorce un peu verte mais être mûr (« ananas bouteille », par exemple). Si les feuilles de l'ananas ne résistent pas lorsque l'on essaye de les détacher, c'est qu'il est arrivé à pleine maturité.

    Il ne faut cueillir l'ananas que lorsqu'il est mûr. Lorsqu'on le cueille alors qu'il est encore vert, l'ananas ne deviendra pas plus sucré comme c'est le cas pour d'autres types de fruits. Plus le soleil a été abondant pendant la croissance du fruit, plus l'ananas est sucré.

    Cuisiner l'ananas

    Simplement découpé en tranches, l'ananas est délicieux. On peut également l'utiliser dans les salades de fruits et dans les desserts. Il peut être servi seul ou pour accompagner d'autres fruits, légumes, viandes ou poissons. Cru, il n'a rien perdu des vitamines C qu'il contient.

    Pour préparer un ananas, découper la couronne et la partie inférieure. Enlever la peau externe rugueuse. Découper l'ananas dans le sens de la longueur et, le cas échéant, enlever le rachis. Récupérer le jus pour les jeunes enfants. Ne pas jeter la peau et le rachis mais les utiliser pour préparer une délicieuse boisson.

    On peut attendrir la viande en la laissant baigner dans une marinade d'ananas. Pour préparer cette marinade, mélanger de l'huile de table et du jus de citron. Utiliser deux fois plus d'huile que de jus de citron. Ajouter les tranches d'ananas frais à la préparation et laisser la viande baigner deux heures dans la marinade avant cuisson.

    Il faut également savoir que l'ananas cru détruit la gélatine. Seul l'ananas cuit devra donc être utilisé dans les recettes ayant la gélatine comme ingrédient.

    L'ananas est un fruit sucré originaire d'Amérique du Sud. © Wikimedia <em>Commons</em>
    L'ananas est un fruit sucré originaire d'Amérique du Sud. © Wikimedia Commons

    http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/botanique-2/d/ananas_7583/

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  • Thon rouge
    Thon rouge

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    Calendrier des poissons

    Il existe des restrictions imposées par l'Union européenne afin d'assurer une pêche durable pour l'avenir qui tiennent compte de chaque espèce de poisson.

    La qualité de la chair de certains poissons est moins bonne en période de frai. Les poissons plats, comme la plie par exemple, y sont plus sensibles. D'autres espèces n'en souffrent absolument pas.

    Tous les poissons ne sont pas disponibles toute l'année et cela se ressent sur les quantités disponibles et sur les prix.

    - En été : thon, sardine, maquereau.

    - En hiver : hareng, merlan, limande, églefin, lieu.

    - En toute saison : cabillaud, dorade, grondin.

    poissons-de-saison-cg.JPG

     

    Quels poissons acheter à quelle saison  ?

    . * Période idéale pour consommer ce poisson . ** Période de consommation (3) Poisson riche en omega-3

    Les poissons de Janvier

    Bigorneau, Bulot, Coquille, St-Jacques, Crevettes**, Huître, Moule, Praire. Le bar, Dorade Grise, Églefin, Haddock, Hareng*(3), Loup, Merlan*, Morue, Raie*.

    Les poissons de février

    Coquille St-Jacques, Crevettes**, Huître, Moule, Praire. Bar, Dorade Grise, Églefin, Haddock, Hareng*(3), Loup, Merlan*, Morue, Raie*. Bar, Cabillaud*, Colin (lieu noir)*, Dorade Grise, Églefin, Haddock, Limande, Lotte, Loup, Maquereau (3), Merlan*, Morue, Raie*, Saumon, Sole*

    Les poissons de mars

    Bulot, Coquille St-Jacques, Crevettes**, Huître. Coquille St-Jacques, Crevettes**, Langouste. Bar, Baudroie (lotte)*, Brochet, Cabillaud*, Carpe, Colin (lieu noir)*, Dorade Grise, Églefin, Haddock, Lieu, Lotte, Loup, Maquereau (3), Merlan*, Merlu, Morue, Perche, Raie*, Saumon, Sole*, Turbot*.

     

    Les poissons d'avril

    Alose, Baudroie(lotte)*, Cabillaud*, Colin (lieu noir)*, Brochet, Colin(lieu noir), Lieu, Maquereau (3), Merlu, Raie*, Saumon, Sole*, Turbot*.

    Coquille St-Jacques, Crevettes**, Langouste.

    Les poissons de mai

    Anchois (3), Alose, Baudroie(lotte)*, Cabillaud*, Colin(lieu noir)*, Lieu, Maquereau (3), Merlu, Raie*, Sardine (3), Saumon, Sole*, Thon Blanc(Germon), Turbot*. Coquille St-Jacques, Crevettes**, Langouste, Langoustine, Tourteau.

    Les poissons de juin

    Anchois (3), Colin (lieu noir)*, Congre, Lieu, Maquereau (3), Merlu, Raie*, Sardine (3), Saumon, Thon Blanc (Germon), Turbot*. Crevettes**, Ecrevisse, Homard, Langouste, Langoustine.

    Les poissons de juillet

    Anchois (3), Colin, Congre, Lieu, Maquereau (3), Raie*, Sardine (3), Saumon, Thon Blanc (Germon), Turbot*. Crevettes**, Écrevisse, Gambas, Homard, Langouste, Langoustine.

    Les poissons d'août

    Anchois (3), Dorade Grise, Maquereau (3), Raie*, Sardine (3), Saumon, Thon Blanc (Germon). Crevettes**, Écrevisse, Homard, Langouste, Langoustine.

    Les poissons de septembre

    Dorade Grise, Maquereau (3), Raie*, Sardine (3), Thon Blanc (Germon). Crevettes**, Écrevisse, Homard, Langouste, Langoustine, Moule, Praire, Seiche.

    Les poissons d'octobre

    Dorade Grise, Hareng*(3), Maquereau (3), Raie*, Sardine (3). Crevettes**, Homard, Langouste, Moule.

    Les poissons de novembre

    Coquille St-Jacques, Crevettes*, Homard, Huître, Moule. Bar, Dorade Grise, Hareng*(3), Raie*.Crevettes*, Homard, Huître, Langouste, Moule, Oursin.

    http://www.encyclo-ecolo.com/Calendrier_des_poissons

    Les poissons de décembre

    Bar, Dorade Grise, Hareng*(3), Raie*.

     

    sources : eco-blog.fr, bretagne-qualite-mer.com

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    Une année dépassant les attentes

     

    L’année 2011 a sans aucun doute été une année de référence pour le diabète, les maladies non transmissibles (MNT) et la santé mondiale en général. Je suis fier des efforts consentis par la Fédération internationale du diabète et ses plus de 200 associations membres en vue d’initier chacune des étapes ayant mené à ce résultat – de la fourniture de services de base à la sensibilisation dans les couloirs du pouvoir. Ensemble, nous avons fait de grands pas en avant dans le cadre de la lutte contre le diabète.

    Nous travaillons sans relâche pour renforcer et faire connaître les données relatives au diabète. Notre 5e édition innovante de l'Atlas du diabète, que nous avons publiée à l'occasion de la Journée mondiale du diabète et dont nous avons fait la promotion lors de notre Congrès mondial du diabète à Dubaï, fournit des preuves incontestables qu’il est temps d’agir à l’échelle des professionnels de la santé, des chercheurs, des décideurs politiques et des agences internationales. L’Atlas nous apprend qu’à l’heure actuelle, 366 millions de personnes vivent avec le diabète, que cette seule affection tue 4,6 millions de personnes par an et qu’elle coûte au monde 465 milliards de dollars en soins de santé chaque année. Jamais les données appelant à l’action n’ont été si claires.

    Elles nous ont permis de constituer un leadership politique pour lutter contre le diabète et les maladies non transmissibles (MNT). Le Sommet de haut niveau des Nations Unies sur les MNT, qui s’est tenu les 19 et 20 septembre 2011 à New York, a changé à jamais la santé mondiale et les perspectives de développement. L’importance du diabète et des MNT a enfin été reconnue lorsque 193 États membres de l'ONU ont adopté la Déclaration politique sur les MNT et ont convenu d'une série d'engagements ayant le potentiel d’accélérer les progrès coordonnés à l’échelle mondiale en matière de diabète et de MNT. Dans la mesure où nous étions parmi les premiers à en appeler à l’organisation d’un Sommet et ayant joué un rôle prépondérant dans sa préparation, la FID est fière d’avoir été au cœur de ce revirement de situation. Grâce à la Résolution 61/225 des Nations Unies sur le diabète en 2006, nous avions déjà obtenu une reconnaissance politique. Désormais, grâce à la Déclaration politique de l’ONU sur les MNT en 2011, il ne fait aucun doute que nous sommes parvenus à des engagements politiques à l’action.

    Afin de soutenir la transposition de ces engagements politiques dans la réalité pour les millions de personnes atteintes du diabète, la FID a élaboré le premier Plan mondial du diabète 2011-2021. Ce document est le fruit de plusieurs mois de consultations et de débats avec la communauté mondiale du diabète et il est le premier plan d’action sur dix ans à l'intention de cette dernière. Nous en sommes extrêmement fiers, car il en dit long aux décideurs politiques sur notre connaissance des solutions et notre savoir-faire pour mettre fin à cette épidémie. Le plan présente les solutions et outils selon une structure cohérente en vue d’une action des gouvernements, des professionnels de la santé et des associations membres.

    Cette année, nous avons également réuni un grand nombre de bonnes pratiques, dont de nouvelles directives cliniques, un guide pour les programmes nationaux du diabète, des recherches translationnelles grâce à notre programme BRIDGES et nos initiatives éducatives en matière de diabète, qui visent la création d’un groupe de travail mondial de haute qualité pour l’apprentissage en matière de diabète et fournissent les outils nécessaires, y compris des conversations sur le diabète. Récemment, nous avons également rédigé la Charte internationale des droits et responsabilités des personnes atteintes du diabète, qui se base sur d’autres instruments de droits humains et établit les règles d’or en matière de soins, d’information et apprentissage et de justice sociale pour les personnes atteintes du diabète. Notre Charte représente un grand pas en avant dans la reconnaissance du diabète en tant que question de droits.

    Nous avons maintenu le diabète au centre de l'attention internationale en coordonnant à l’échelle mondiale la célébration annuelle de la Journée mondiale du diabète le 14 novembre. Dans 84 pays de par le monde, des monuments ont été éclairés de bleu et des événements ont été organisés dans un total de 170 pays. Des  »flash mobs » ont eu lieu dans les gares, des marches et des balades à vélo ont été organisées, des expositions et rallyes éducatifs ont été mis sur pied et les médias sociaux ont été envahis par notre communauté du diabète. Grâce à ces activités des associations membres de la FID et à l’étendue du mouvement à plus grande échelle, nous touchons des millions de personnes – des décideurs politiques aux simples citoyens – au moyen de messages exprimant l’outrage et la soif d’action.

    L’année s’est finalement clôturée sur un point fort en réunissant la communauté internationale du diabète lors du Congrès mondial du diabète à Dubaï, du 4 au 8 décembre. Le Congrès a été la tribune idéale pour permettre à la communauté mondiale du diabète de partager ses meilleures pratiques et d'élaborer de nouvelles mesures dans le cadre de la lutte contre le diabète. Plus de 500 experts éminents dans le domaine du diabète ont traité de questions clés en matière d’épidémiologie, de systèmes de santé, d’information, de mode de vie avec le diabète et de défis mondiaux en matière de santé devant les plus de 15,000 mandataires internationaux réunis pour l’occasion. La résonance et le dynamisme de notre Congrès, et en particulier de notre Village mondial, ont été sans précédent.

    Alors que nous sommes sur le point de clore une année à la fois prometteuse et exaltante, la FID se tourne déjà vers la prochaine étape de notre lutte contre le diabète. Le Sommet et la Déclaration politique des Nations Unies ont marqué le début d’un nouvel avenir pour le diabète. En tant que communauté mondiale du diabète, nous avons montré notre dévouement et notre expertise, et prouvé que nous ne resterions pas dans l’ombre. La clé de notre réussite reste notre unité et notre solidarité mondiale, qui dépasse les frontières, l’origine, le sexe, la religion et toute autre barrière que le monde pourrait tenter de mettre en travers de notre chemin. Dans la perspective de 2012 et de l’avenir en général, la FID a établi un plan d’action clair pour maintenir le diabète à l’ordre du jour mondial et traduire les engagements pris en mesures sur le terrain. Nous continuerons d’éveiller la conscience du monde quant au diabète, par le biais d’une seule communauté, d’une seule mission et d’une seule voix.

    http://www.idf.org/node/24173?utm_medium=email&utm_campaign=FID+-+Bulletin+dinformation+trimestriel+-+dcembre&utm_content=FID+-+Bulletin+dinformation+trimestriel+-+dcembre+Preview+CID_327fc9a68256e17e135871fce6cb7ace&utm_source=campaignmonitor&utm_term=plus

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  • Rhume : 22 médicaments aux effets indésirables graves ?

    Source : Destination Santé

    Vingt-deux médicaments vasoconstricteurs utilisés contre le rhume pourraient être à l'origine de cas graves d'effets indésirables sur le système cardiaque. Une enquête est en cours. En attendant, l'Afssaps rappelle quelques recommandations.

    Des cas graves d’effets indésirables cardiaques ou neurologiques ont été recensés chez des patients traités par des médicaments contenant des vasoconstricteurs et utilisés dans le traitement symptomatique des rhinites. Autrement dit, il s’agit d’antirhumes. Une enquête de pharmacovigilance concernant 22 médicaments est en cours.

    D’une manière générale, la rhinite correspond à une inflammation aiguë ou chronique de la muqueuse des fosses nasales. Lorsqu’elle est due à un virus, on parle plus communément de « rhume ». Cette forme ne doit pas être confondue avec la rhinite allergique (rhume des foins).

    Les médicaments concernés par cette mise en garde existent sous deux formes :

    • les spécialités administrées par voie nasale. Elles ne sont délivrées que sur prescription médicale ;
    • les spécialités administrées par voie orale qui peuvent être délivrées sans prescription médicale. Citons par exemple Actifed rhume, Dolirhume, Humex rhume…

    Des effets sur le système circulatoire graves dans 15 cas

    Depuis le 1er janvier 2011, « 15 cas graves d’effets indésirables cardiovasculaires (à type d’hypertension artérielle, crise d’angor) ou neurologiques (à type de convulsion, troubles du comportement et accident vasculaire), survenus chez des patients ayant pris une spécialité (voie orale ou nasale) renfermant un vasoconstricteur, ont été enregistrés » rapporte l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). « Dans 25 % des cas, les recommandations présentes dans le résumé du produit n’étaient pas respectées. »

    L’Agence française insiste donc sur quelques rappels concernant le bon usage des médicaments renfermant un vasoconstricteur. Et « utilisés pour leurs propriétés décongestionnantes de la sphère ORL » :

    • la posologie maximale journalière ne doit pas être dépassée ;
    • la durée maximale de traitement ne doit pas excéder 5 jours ;
    • ces médicaments sont contrindiqués chez l’enfant de moins de 15 ans et en cas notamment d’hypertension artérielle sévère ou mal équilibrée, d’antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de facteurs de risque susceptibles de favoriser la survenue d’AVC, d’insuffisance coronarienne sévère, d’antécédents de convulsions… ;
    • il est inutile et potentiellement dangereux d’associer deux de ces médicaments (même administrés par des voies différentes).
    Le bon vieux mouchoir reste une arme arme efficace pour se décongestionner le nez, en attendant que le rhume passe...
    Le bon vieux mouchoir (à changer souvent) reste une arme arme efficace pour se décongestionner le nez, en attendant que le rhume passe... © Wikipédia, DP

    Le rhume se guérit en une semaine

    Toutes ces recommandations et contrindications sont stipulées sur les notices-résumés des caractéristiques du produit (RCP) des spécialités concernées. Sachez qu’il est possible de déclarer un effet indésirable en remplissant un formulaire disponible sur le site de l'Afssaps et à envoyer au Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont les coordonnées apparaissent au dos du formulaire de déclaration. N’hésitez pas à interroger votre médecin ou votre pharmacien.

    Rappelons enfin qu’un rhume guérit spontanément. La plupart du temps en l’espace d’une semaine ! En 2008, les rédacteurs de la revue Prescrire insistaient « sur une hygiène optimale du visage et des mains par un lavage fréquent à l’eau et au savon. Boire de l’eau régulièrement permet également de conserver une bonne hydratation du corps et des sécrétions, notamment chez les enfants ».

    Dans un Questions-Réponses destiné aux patients, l’Afssaps ajoute quelques conseils pour améliorer votre confort :

    • humidifiez la muqueuse nasale avec des solutions de lavage adaptées (sérum physiologique, sprays d’eau thermale ou d’eau de mer) ;
    • évitez de fumer ou de respirer la fumée des autres ;
    • dormez la tête surélevée ;
    • évitez les climatiseurs qui déshumidifient l’air et assèchent les muqueuses nasales ;
    • veillez à maintenir une atmosphère fraîche (18-20 °C) et aérez régulièrement les pièces.

    Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/rhume-22-medicaments-aux-effets-indesirables-graves_35380/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20111220-[ACTU-rhume_:_22_medicaments_aux_effets_indesirables_graves__]

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  • Traitement des fibromes : les alternatives à la chirurgie

    Plusieurs innovations techniques ont été développées au cours des dernières années comme alternatives à la prise en charge chirurgicale des fibromes utérins, mais elles doivent encore être évaluées par rapport aux approches existantes, estime le Collège National des Gynécologues-Obstétriciens de France (CNGOF) dans ses recommandations 2011.

    L'embolisation des artères utérines est à ce jour la technique non chirurgicale la plus développée. Deux nouvelles techniques thérapeutiques sont prometteuses, étant moins agressives que l'embolisation : le traitement par  ultrasons focalisés (FUS), qui est pratiqué depuis 2007 en France, et le traitement par occlusion temporaire des artères utérines, dont l'évaluation est pour le moment suspendue.

    Embolisation, une technique validée

    Parmi les méthodes de destruction des fibromes non chirurgicales, l'embolisation des artères utérines est à ce jour l'une des techniques les plus développées et désormais validée à long terme. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale, une sonde fine est introduite au pli de l'aine, puis guidée le long des artères jusqu'à l'artère utérine. Une fois en place, cette sonde permet d'injecter des petites billes, de la taille de grains de sable, dans les vaisseaux irriguant les fibromes. Le blocage du flux sanguin permet d'assécher les fibromes et donc de traiter les symptômes. Elle nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures. Le contrôle de la douleur post-embolisation est réalisé par différents médicaments antalgiques ou par une petite pompe dont on peut régler la dose en fonction de l'intensité des douleurs. Le retour à une activité normale se fait en une ou deux semaines. L'embolisation est efficace pour traiter les fibromes symptomatiques. Elle permet une réduction substantielle de leur volume. Les taux de complications sont inférieurs ou égaux à ceux de l'hystérectomie ou de la myomectomie. Parmi les contre-indications, le type de fibrome : "il n’est pas recommandé de traiter par embolisation un myome unique intra-utérin ou sous-séreux pour lesquels il existe un traitement. Cette technique est plutôt indiquée en cas de fibromes multiples, interstitiels", a souligné le Pr Xavier Fritel, gynécologue au CHU de Poitiers lors de la présentation des recommandations 2011 de prise en charge des fibromes. Mais surtout, à cause du risque élevé de fausse-couche que l'embolisation entraîne, elle est déconseillée chez les jeunes femmes qui ont un désir d'enfants. Deux nouvelles techniques moins agressives permettent d'éviter l'hospitalisation et les douleurs post-opératoires.

    Traitement par Ultrasons Focalisés (FUS)

    Traitement par Ultrasons FocalisésLe traitement par Ultrasons Focalisés guidés par IRM est une nouvelle alternative peu invasive pour la prise en charge des fibromes utérins. Les Ultrasons Focalisés sous IRM sont une véritable avancée technologique pour détruire les tumeurs ou lésions internes. La technique consiste à émettre un faisceau d'ultrasons à haute intensité qui va chauffer et détruire les tissus visés, de manière non invasive. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) visualise la cible à détruire et permet le contrôle du traitement en temps réel. "Depuis juillet 2007, nous disposons en France d'une telle méthode, il était alors logique de s'attaquer à une tumeur bénigne et à la plus fréquente chez la femme avant la ménopause : le fibrome utérin", explique le Pr Henri Marret, CHU de Tours. La durée de la procédure est variable selon la taille du fibrome mais il faut compter 3 heures de traitement pour un fibrome de 8 cm. Ses avantages ? Ce traitement est très bien supporté, entraînant un soulagement immédiat avec amélioration des symptômes, pas de douleurs post-opératoires, un faible taux de complication et une reprise immédiate du travail. Cependant, elle n'est pas accessible à toutes les femmes ayant des fibromes. Les critères de sélection ? Age supérieur à 18 ans, pré-ménopause mais parfois post-ménopause, désir de grossesse possible, fibromes symptomatiques, pas de contre-indications à l'IRM, taille de fibrome > 5 cm et < 12 cm, pas de cicatrice abdominale importante centrale. 

    "Le traitement par ultrasons focalisés monitorés par IRM ou par échographie représente une nouvelle opportunité avec des résultats encourageants après une courbe d'apprentissage", souligne le Collège National des Gynécologues-Obstétriciens de France dans les recommandations de prise en charge des fibromes, réactualisés en 20111. Mais il estime "nécessaire de poursuivre la recherche clinique sur ces techniques avec des essais comparatifs face à la chirurgie ou l'embolisation des artères utérines, afin d'obtenir les niveaux de preuve suffisants pour une recommandation" et ajoute que "les patientes bénéficiant de ces techniques doivent être incluses dans des protocoles de recherche".

    L'occlusion des artères utérines

    Le traitement conservateur des fibromes par occlusion temporaire des artères utérines est un concept qui a été évalué en 2007 dans plusieurs essais pilotés par le laboratoire Ethicon. Le principe : "diminuer le flux sanguin dans les artères utérines pour favoriser la nécrose des fibromes", peut-on lire dans une étude à paraître en janvier dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction1, qui évalue les approches alternatives à l'hystérectomie dans la prise en charge des fibromes. En pratique, il s'agit de clamper les deux artères utérines par voie vaginale -donc sans incision- pendant 6 heures. Cette intervention se pratique sous rachianesthésie, au bloc opératoire.

    Au vu des résultats, cette approche semble efficace puisque le volume du fibrome décroît de 40 à 50 % après la procédure et que les symptômes sont améliorés de 80 à 90 % à six mois. Comparée à l'embolisation, l'occlusion temporaire des artères utérines n'expose pas les patientes aux radiations et l'intervention entraîne moins de douleur, poursuivent les auteurs de l'étude, qui qualifient cette technique d'"efficace et peu dangereuse". Néanmoins, 4 cas d'hydronéphrose (les uretères ont été pris dans le système d'occlusion) survenus dans l'étude européenne ont incité le laboratoire à suspendre la poursuite des essais, "craignant qu'une diffusion plus large de cette technique se solde par un trop grand nombre d'accidents d'uretères", explique à Doctissimo le Pr Hervé Fernandez, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Bicêtre (AP-HP). "Nous le regrettons car ce système permettait de donner le feu vert pour une grossesse ultérieure", souligne le spécialiste pour lequel les bons résultats ont pu être minorés dans l'étude européenne en raison d'une sélection imparfaite de la population incluse.

    Au-delà de ce risque important, l'occlusion temporaire des artères utérines n'entraînerait pas un effet aussi durable dans le temps que la technique éprouvée de l'embolisation.

    D'autres techniques sont en cours d'évaluation, indique le Pr Fernandez. On peut donc penser que dans les années à venir, de plus en plus de femmes devraient pouvoir bénéficier de ces nouvelles techniques non chirurgicales, moins lourdes et douloureuses que la chirurgie ou l'embolisation.

    Amélie Pelletier - décembre 2011.

    Sources ;

    Points presse CNGOF, 2 décembre 2011.

    1. Ouldamer L, Marrte H. Alternatives thérapeutiques des fibromes hors traitement médicamenteux et embolisation. J Gynecol Obstet Biol Reprod (Paris) (2011).

    Faut-il avoir peur d'un fibrome ?

    Forum Problèmes gynécologiques

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fibromes/13013-traitement-fibrome-alternatives-chirurgie.htm

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  • Huîtres tièdes sur fonds d’artichauts

    Une entrée sans faute avec un minimum de préparation. Elle comporte un ingrédient (l'huitre) avec des qualités nutritionnelles intéressantes notamment grâce à sa richesse en minéraux et en oligo éléments.

    Ingrédients (pour 4 personnes) :

    8 fonds d’artichauts (surgelés)
    24 huîtres creuses
    4 CS d’huile d’olive
    1 CS vinaigre de cidre
    Herbes aromatiques fraîches (estragon, ciboulette et cerfeuil)
    1 citron
    fleur de sel et poivre du moulin

    • Rincer et ciseler l’échalote et les herbes (sauf quelques brins de ciboulette pour la décoration).
    • Préparer une vinaigrette avec l’huile d’olive, le vinaigre, l’échalote et les herbes. Saler et poivrer légèrement.
    • Cuire les fonds d’artichauts pendant 10 minutes dans une grande quantité d’eau bouillante salée et citronnée.
    • Ouvrir les huîtres en les plaçant 1 minute dans un panier cuisson vapeur puis enlevez la coquille.
    • Egoutter les fonds d’artichauts.
    • Dresser les assiettes en plaçant dans chaque fond d’artichaut 3 huîtres et 1 CS de vinaigrette aux herbes.

    Décorer de quelques brins de ciboulette par-dessus et servir tiède.

     

    Apport en glucides : 5 g de glucides par personne   

     

    Auteur : Alexandra Bibard
    Diététicienne nutritionniste, Maison du Diabète et de la Nutrition 95

    Crédit photo : Fotolia © Ruslan Semichev

    Ingrédients pour 4 personnes :

    4 médaillons de lotte
    250 g de champignons de Paris
    fenouil
    20 cl de fumet de poisson corsé
    10 cl de vin blanc
    citron
    20 g de farine
    1 cuillère à soupe de crème fraîche
    20 g de beurre
    sel, poivre

     

    • Dans une cocotte, versez de l’eau, le vin blanc et le fumet de poisson. Ajoutez le fenouil en petits tronçons et les champignons émincés. Faites cuire 5 minutes.
    • Ajoutez le poisson et le zeste du citron coupé en filaments. Laissez cuire 10 minutes puis réservez.
    • Dans la cocotte, faites fondre le beurre. Ajoutez la farine, la crème fraîche, le jus du citron et le jus de cuisson du poisson. Salez, poivrez, remuez.
    • Faites cuire 10 minutes.

    Ajoutez les légumes et le poisson et réchauffez doucement l’ensemble.

    Suggestion : vous pouvez accompagner ce plat d’un mélange de riz : riz blanc, riz complet et riz sauvage.

    Apport énergétique moyen de la recette pour une personne : kJ (kcal): 886 kJ (212 kcal)
    Protides 29 g, lipides 8 g, glucides 6 g

    Auteur: Manuela Tessier, diététicienne

    Crédit photo : Fotolia © Sébastien MIN

    Gâteau de fête au chocolat

    Ingrédients pour 4 personnes :

    125 g de chocolat à pâtisser
    125 g de sucre en poudre
    60 g de beurre
    3 cuillères à soupe de farine
    3 oeufs

     

    • Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie.
    • Dans un saladier, mélanger le sucre, les oeufs et la farine.
    • Ajouter le beurre et le chocolat fondus à ce mélange.

    Cuire 30 minutes, thermostat 7 (210 degrés).

     

    Auteur : Manuela Tessier, diététicienne

    Crédit photo : Fotolia © margouillat photo

     

    http://www.afd.asso.fr/recette/gateau-de-fete-au-chocolat

    Pour les diabétiques remplacer le sucre par du Tagatose ou du Stevia


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  • Conduite et médicaments : des pictogrammes pour prévenir du danger

    verkeer
    Trop de personnes ignorent totalement le danger que peut représenter la prise de médicaments sur la conduite. Même les pharmaciens oublient parfois de rappeler ces risques à leurs patients. Pour changer la donne, la trentaine d’instituts de recherche européens participant au projet DRUID ont fait part de leurs recommandations à la Commission européenne. Ils préconisent d’apposer des pictogrammes sur les boîtes des médicaments.

    La moitié des médicaments qui passent chaque jour par-dessus le comptoir ne comportent aucun risque pour le futur utilisateur. Il n’existe une contre-indication à s’asseoir derrière un volant que dans 5% des cas. En cause : l’action du médicament, mais aussi la combinaison avec de l’alcool ou d’autres comprimés, qui peuvent sérieusement hypothéquer l’aptitude à la conduite.

    On ne sait pas établir précisément le nombre d’accidents de la route liés à la prise de médicaments. Contrairement à l’alcool et aux drogues, il n’existe pas encore de systèmes simples et pratiques de mesure pour les médicaments. Mais selon les experts, cette part d’incidents causés par un traitement médicamenteux n’est certainement pas négligeable. Si la notice des médicaments contient bel et bien un avertissement, la plupart des patients ne prennent généralement pas la peine de la lire et, le cas échéant, ne regardent que la partie concernant la posologie.

    Notice insuffisante

    « La notice aide le patient à savoir s’il peut utiliser le médicament et si oui, comment il doit adapter en conséquence son comportement au volant », affirme le professeur De Gier de l’Université royale de Groningue. Médecins et pharmaciens oublient aussi bien souvent de rappeler les dangers potentiels liés au traitement.

    Pour tenter de clarifier les choses, trois pays européens - les Pays-Bas, la France et l’Espagne - ont déjà décidé d’apposer un autocollant sur les boîtes de médicaments pour informer l’utilisateur des dangers potentiels sur la conduite. Une initiative qui a retenu l’attention des experts présents lors de la conférence de clôture du Driving under the Influence of Drugs, Alcohol and Medicines (DRUID) de Cologne. Mené dans pas moins de 30 instituts de recherche répartis dans 18 pays européen, ce projet DRUID a nécessité cinq années de recherche et un budget total de 23,4 millions d’euros.

    Triangle d’avertissement

    Les experts présents à Cologne ont proposé de lancer un système d’avertissement uniforme pour tous les pays européens. Ce dernier consisterait en plusieurs catégories de pictogrammes rectangles imprimés sur les boîtes de médicaments. Chacun de ces rectangles contiendrait un triangle avec une image d’une voiture et un chiffre compris entre 0 et 3. Les médicaments pouvant entrainer de forts effets secondaires sur l’aptitude au volant (comme les calmants et les somnifères) seraient frappés du chiffre 3. Les moins dangereux (antihistaminiques contre les allergies) se verraient doter du chiffre 1.

    Cette recommandation a été transmise à la Commission européenne. A elle de choisir de l’ignorer ou de la transformer en recommandation européenne. L’impulsion est donnée. C’est au tour de l’Europe d’embrayer.

    Source: www.druid-project.eu


    Auteur: Désirée De Poot | Mise en ligne: 17-12-2011 | Mise à jour: 17-12-2011
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/prevention/artikel/1525/conduite-et-medicaments-des-pictogrammes-pour-prevenir-du-danger
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  • Vomissements, fièvre, maladies...


    Des nausées ou des vomissements, de la fièvre en relation avec une infection, ou une maladie n'entraînant pas de fièvre, peuvent conduire le diabétique à une situation critique : hypoglycémie ou décompensation.


    Que faire en cas de nausées ou vomissements ?

    Les nausées et vomissements posent deux problèmes :

    • d'une part, celui de la signification des vomissements : est-ce que les vomissements sont dus à une décompensation du diabète, ou est-ce que les vomissements sont dus à une autre cause (indigestion ou maladie de l'estomac par exemple) ?

    • d'autre part, le problème des conséquences des vomissements sur l'équilibre du diabète, puisque l'on ne peut plus manger normalement.


    Schématiquement, deux situations peuvent se présenter :

    • Si la glycémie est élevée, avec glycosurie et acétonurie franche, il s'agit d'un début de décompensation du diabète.

    Dans ce cas, que le diabète soit insulinodépendant ou non, vous n'arriverez pas seul à redresser la situation car il faut des perfusions pour corriger la déshydratation et apporter le sucre et l'insuline nécessaires pour réorienter le fonctionnement du corps vers une utilisation du sucre au lieu des graisses de réserve. Une hospitalisation est donc nécessaire sans tarder.

     

    Vomissements + hyperglycémie + acétonurie

    => Hospitalisation sans
     tarder


    • Si la glycémie est normale ou presque, sans acétone ou avec des traces d'acétone dans les urines, les vomissements ne sont pas dus à un début de décompensation du diabète, mais à une autre cause, et le problème est le risque d'hypoglycémies.

    Si le diabète est traité par des comprimés, on peut baisser le nombre de comprimés, voire les arrêter transitoirement en cas d'hypoglycémie confirmée, mais il faut savoir que les comprimés continuent d'agir un certain temps après leur arrêt. Autrement dit, en cas de vomissements avec hypoglycémies malgré l'arrêt des comprimés, une hospitalisation est nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver et traiter la cause des vomissements.

    Si le diabète est traité par l'insuline, il faut diminuer les doses, mais il ne faut jamais arrêter les injections car l'organisme à besoin d'insuline même si on ne mange pas (schématiquement, environ la moitié de la dose d'insuline quotidienne est nécessaire au fonctionnement du corps, et l'autre moitié est nécessaire pour la prise en charge des repas). Si les choses ne s'arrangent pas rapidement, il faut consulter votre médecin pour trouver la cause des vomissements et la soigner. Dans certains cas, une hospitalisation peut être nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver la cause des vomissements.

     

    Vomissements sans hyperglycémie ni acétonurie franche :

    => Ne jamais arrêter l'insuline, même si on ne mange pas, mais adapter les doses d'insuline selon les glycémies. Selon les cas, il peut être nécessaire de diminuer les doses, ou de les augmenter. Ce
     sont les glycémies qui commandent et non ce que l'on avale.

    => Consultation médicale indispensable si la situation ne s'arrange pas rapidement (car cause à
     traiter).


    Que faire en cas de fièvre ou de maladie ?

    Toutes les maladies, avec ou sans fièvre, peuvent être une cause de déséquilibre du diabète :
    • par leurs effets propres (insulinorésistance),
    • ou par les entraves qu'elles peuvent entraîner pour le traitement ou l'alimentation.

    Schématiquement, quatre situations peuvent se présenter :
    • soit la maladie est évidente et entraîne un déséquilibre du diabète,
    • soit la maladie n'est pas au premier plan, mais un déséquilibre inexpliqué du diabète la fait découvrir,
    • soit le déséquilibre du diabète aggrave l'évolution de la maladie, surtout des infections,
    • soit le traitement de la maladie peut majorer les besoins en insuline (cortisone par exemple).

    Dans toutes ces situations, il faut :
    • faire des glycémies au doigt plus souvent,
    • faire des contrôles urinaires (glycosurie et acétonurie) si la glycémie est élevée,
    • maintenir son alimentation, au besoin en avalant des glucides facilement digestibles : jus de fruits, compotes de pommes, confitures, glaces...
    • adapter les doses d'insuline selon ces contrôles (parfois réduire l'insuline, plus souvent l'augmenter, jamais l'arrêter),
    • consulter rapidement son médecin pour le diabète, mais aussi pour le diagnostic et le traitement de la maladie qui déséquilibre le diabète.


    Est-ce que les antibiotiques élèvent la glycémie ?

    Ce ne sont pas les antibiotiques qui influencent la glycémie, c'est l'infection contre laquelle les antibiotiques ont été prescrits. En cas de fièvre, ou de maladie, l'insuline sécrétée par le pancréas ou injectée sous la peau a moins d'effets, ce qui élève la glycémie (on parle d'insulinorésistance transitoire, le temps que l'infection ait été maîtrisée).

    Pour remédier à cela, si on est traité avec des injections, il suffit de majorer transitoirement les doses d'insuline. Ce sont en effet les glycémies qui commandent l'adaptation des doses, pas ce que l'on mange, et d'ailleurs même si on ne mange pas il n'est pas rare qu'il faille malgré tout augmenter les doses à un niveau supérieur à celui que l'on utilisait auparavant quand on n'était pas malade et que l'on mangeait.

    Si on est traité uniquement avec des comprimés, on pourrait être tenté d'augmenter le nombre de comprimés, mais cela ne donne pas des résultats très satisfaisants car en l'absence d'infection il faut un certain nombre de jours pour obtenir les effets d'une nouvelle dose, et plus encore en cas d'infection. D'autre part, une infection ne dure habituellement pas très longtemps, et lorsque l'infection est maîtrisée la dose de comprimés est excessive (hypoglycémie) et il faut aussi un certain nombre de jours pour obtenir l'effet d'une réduction de doses. Par contre, il est indispensable de surveiller la glycémie pour savoir si on doit utiliser transitoirement de l'insuline le temps que l'infection soit maîtrisée. Cette surveillance est importante car les glycémies très élevées gênent la guérison de l'infection.

    Quant au fait que certains antibiotiques ont un goût sucré, bien souvent il est dû à un édulcorant, et quand il est dû à la présence de sucre, la quantité présente est toujours très faible : au pire si le sachet ou la cuillère d'antibiotique était constituée uniquement de sucre (ce qui n'est pas le cas) cela ne correspondrait au volume que d'un morceau de sucre, c'est-à-dire 5 grammes, c'est-à-dire ce qui est contenu dans une tranche de pain d'un centimètre d'épaisseur.

    http://www.diabsurf.com/diabete/FHypoSy.php

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  • Les hypoglycémies : symptômes


    Le but du traitement du diabète est de ramener les glycémies à la normale, mais si le traitement est trop efficace, il peut entraîner une baisse de la glycémie en dessous de la normale (hypoglycémie), avec pour conséquence un malaise.

    Au hit-parade des contraintes subies, durement, par les diabétiques, les hypoglycémies figurent en bonne place, et il est vrai que perdre le fil d'une conversation ou faire un malaise au milieu de ses amis, dans un magasin, devant un client, ou dans la rue, est difficilement supportable.

    La crainte qu'un malaise puisse survenir est parfois encore plus importante et plus insupportable que d'avoir réellement une hypoglycémie. D'autre part, une hypoglycémie légère au mauvais moment est plus mal ressentie qu'une hypoglycémie plus profonde mais qui arrive loin d'un regard gênant.


    Pourquoi les hypoglycémies entraînent-elles un malaise ?

    Lorsque la glycémie s'abaisse de façon trop importante, cela entraîne deux choses : d'une part une réaction de l'organisme pour obliger le foie à produire du sucre et pour rendre l'insuline moins efficace (activation du système de lutte contre l'hypoglycémie), et d'autre part un mauvais fonctionnement du cerveau :

    • La réaction de l'organisme à la baisse de la glycémie entraîne la production d'hormones (adrénaline, glucagon, cortisone) qui obligent le foie à produire du sucre et qui s'opposent aux effets de l'insuline (la présence de ces hormones en grande quantité gêne l'action de l'insuline).

    Le rôle de ces hormones est donc de faire remonter la glycémie, mais lorsqu'elles circulent dans le sang, elles entraînent des effets secondaires pouvant associer :
    - palpitations, accélération du coeur,
    - sueurs, pâleur,
    - tremblements,
    - sensation de faim, crampes abdominales.

    Ces signes sont donc des manifestations d'accompagnement qui indiquent que l'organisme a activé le système de lutte contre l'hypoglycémie. Ils sont utiles pour aider à reconnaître l'hypoglycémie, mais ils ne sont pas spécifiques et peuvent également se rencontrer dans d'autres circonstances.

    • Le mauvais fonctionnement du cerveau peut entraîner un ou plusieurs signes neurologiques :
    - troubles de la vue, tête lourde, mal de tête,
    - jambes «en coton», vertiges,
    - sensation de vide intérieur, fatigue soudaine, bâillements, somnolence,
    - imprécision des gestes, sentiment de fonctionner au ralenti, trou de mémoire,
    - sensation de perte de connaissance imminente, sensation de froid,
    - picotements au niveau de la bouche, gêne pour parler ou pour articuler les mots,
    - comportement bizarre, nervosité,
    - rarement : agressivité, hallucinations,
    - exceptionnellement : perte de connaissance.

    Le malaise est dû à la fois :

     

    •  à des signes traduisant l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie,
    •  et au manque de sucre au niveau du cerveau.

    Très souvent, chaque diabétique a un ou deux ou signes «de début de malaise», presque toujours les mêmes chez la même personne.

    Si le diabétique avale du sucre, les signes «de début de malaise» disparaissent sans qu'il y ait évolution jusqu'à un malaise important.

    Si le diabétique n'avale pas de sucre, les signes peuvent devenir plus nombreux, avec malaise important, mais il est très rare que l'hypoglycémie aille jusqu'à la perte de connaissance sans laisser le temps d'avaler du sucre, même pendant le sommeil, car dans l'immense majorité des cas les symptômes sont suffisamment puissants pour réveiller le diabétique s'il est endormi.

    Même si le malaise conduit à une perte de connaissance avant que le diabétique ait pu s'alimenter, l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie conduit toujours à la remontée de la glycémie, et à un retour de la conscience. Mais ceci peut mettre un certain temps, et si l'hypoglycémie est très prolongée, le cerveau peut en souffrir. Pour ne pas risquer d'en arriver là, il faut donc par principe avaler du sucre dès les premiers signes «de début de malaise».

    Un début de malaise est une urgence quelles que soient les circonstances

    Il faut corriger le plus rapidement possible la baisse de glycémie par la prise
     de sucre


    Dans des cas exceptionnels, lorsque le diabète est très ancien, le système de lutte contre l'hypoglycémie peut n'être activé que tardivement et de façon partielle. Il en résulte alors :
    • d'une part une diminution des signes traduisant l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie, avec pour conséquence peu ou pas de symptômes avant la perte de connaissance,
    • et d'autre part, une moindre capacité à lutter contre l'hypoglycémie (la glycémie met plus de temps pour revenir spontanément à la normale).

    Il est donc très important de soigner son diabète le mieux possible, dès le début, pour garder intactes les possibilités de réaction de l'organisme, tant en ce qui concerne la présence de signes avertisseurs de l'hypoglycémie, que la capacité à lutter contre l'hypoglycémie.


    L'entourage du diabétique remarque surtout les signes suivants :
    - pâleur, sueurs, tremblements,
    - impossibilité de parler, difficultés à suivre une conversation, ralentissement de la pensée,
    - imprécision des gestes,
    - yeux fixes et «vides»,
    - somnolence,
    - comportement bizarre, nervosité, accès de rire ou de pleurs,
    - parfois : état semblable à un état d'ivresse,
    - parfois : refus du resucrage.

    Quand on connaît bien la personne, il est assez facile de voir qu'elle est en hypoglycémie avant qu'elle ne s'en aperçoive elle-même, souvent à cause de la pâleur, du regard un peu fixe, de la parole un peu lente.

    Quand on ne connaît pas bien une personne et que l'on sait qu'elle est diabétique, il faut savoir que tout comportement anormal (mauvaise humeur, indifférence inhabituelle, colère, pleurs) peut être dû à une hypoglycémie et doit être soigné comme tel. Bien sûr on peut se tromper, ce qui peut irriter encore un peu plus le diabétique, mais tant pis ! Il faut néanmoins le faire avec tact pour éviter le refus du resucrage.


    En résumé, le scénario habituel est le suivant

    La glycémie s'abaisse en dessous de la normale :
    •  l'organisme réagit pour faire produire du sucre par le foie et rendre l'insuline moins efficace
    le cerveau fonctionne mal
    •  le diabétique est averti par des signes qu'il connaît bien et avale immédiatement du sucre
    l'hypoglycémie est corrigée en 10 à 15 minutes.


    A partir de quelle valeur de glycémie y a-t-il malaise ?

    On définit l'hypoglycémie par :
    • une glycémie inférieure à 0,70 g/l avec des symptômes compatibles avec une glycémie basse,
    • ou une glycémie inférieure à 0,50 g/l, qu'il y ait ou non des symptômes associés.

    On définit le malaise hypoglycémique par l'existence de symptômes résultant de l'abaissement de la glycémie.

    Plus la glycémie est basse, plus il y a de risque de faire un malaise, et plus ce malaise risque d'être important.

    Les malaises surviennent habituellement lorsque la glycémie est inférieure à 0,60 g/l, mais ce n'est pas une règle absolue et on ne peut pas fixer de seuil exact de glycémie à partir duquel on aura, ou on n'aura pas de malaise, parce que :
    • la rapidité de la baisse de la glycémie,
    • l'importance de la baisse de la glycémie,
    • et le niveau de contrôle du diabète,
    interviennent également dans la venue d'un malaise.

    Par exemple :
    • si le diabète est chroniquement mal contrôlé avec des glycémies toujours très élevées aux alentours de 3,00 g/l, et qu'en quelques minutes la glycémie passe de 3 g/l à 0,80 g/l, on peut avoir une sensation de malaise lorsque la glycémie passe en dessous de 1,20 g/l,
    • alors que si le diabète est bien équilibré, et que la glycémie passe très lentement de 1,00 g/l à 0,30 g/l le malaise peut ne débuter que lorsque la glycémie passe en dessous de 0,40 g/l.

    La façon dont la glycémie baisse influence également un peu la nature des symptômes :
    • si elle baisse brutalement et que les premiers signes de malaise surviennent alors que la glycémie est supérieure à 0,70 g/l, ces premiers symptômes sont surtout des signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie (palpitations, accélération du coeur, sueurs, pâleur, tremblements, sensation de faim, crampes abdominales),
    • si elle baisse très progressivement les signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie peuvent être absents ou moins marqués et sont précédés par les signes de mauvais fonctionnement du cerveau.

    Les facteurs qui interviennent sur la rapidité et sur l'importance de la baisse de la glycémie sont variables selon la cause de l'hypoglycémie.


    Causes des hypoglycémies

    Chez le diabétique non insulinodépendant (DNID, DT2)

    Les hypoglycémies sont beaucoup plus rares que chez le diabétique traité par l'insuline car la fonction «thermostat» du pancréas est conservée : lorsque la glycémie s'élève la sécrétion d'insuline augmente, lorsque la glycémie revient à la normale la sécrétion d'insuline baisse, et la quantité d'insuline fabriquée est donc plus ou moins grande selon le niveau de glycémie.

    Les causes d'hypoglycémie chez le diabétique non insulinodépendant sont donc essentiellement les périodes d'activité physique inhabituelles, dans leur intensité ou leur durée, lorsque le foie n'est pas en mesure de fournir le supplément de sucre dont les muscles ont besoin après qu'ils aient utilisé leur propre réserve en sucre.

    Le moment de prédilection de survenue des hypoglycémies est donc après un certain temps d'activité physique, surtout si les précédents repas avaient comporté peu de glucides et/ou pas assez d'aliments non glucidiques (les aliments non glucidiques, notamment les fibres et les protéines, permettent d'éviter que la glycémie ne s'élève à un niveau conduisant au passage dans les urines d'une partie des glucides du repas) ou si le diabétique ne prend pas la précaution de s'alimenter pendant l'activité physique. Par ailleurs, les boissons alcoolisées favorisent les hypoglycémies, et les rendent plus sévères et plus prolongées, car l'alcool bloque la fabrication de sucre par le foie.

    Chez le diabétique insulinodépendant (DID, DT1)

    Chez le diabétique insulinodépendant, l'insuline injectée va agir indépendamment du niveau de la glycémie, de l'arrivée ou non d'un repas à l'heure prévue et de l'existence ou non de périodes d'activité physique.

    L'injection est en effet suivie d'une libération de l'insuline sur la période correspondant à la durée d'action de l'insuline, avec une intensité qui dépend du profil de libération et de la dose injectée, et non du niveau de la glycémie, de l'alimentation ou d'une activité physique.

    Les hypoglycémies sont donc potentiellement plus fréquentes qu'en cas de diabète non insulinodépendant traité par des comprimés, et les causes d'hypoglycémie peuvent être classées en quatre groupes :

    Alimentation
    - collation ou repas ayant comporté peu de glucides et/ou pas assez d'aliments non glucidiques (les aliments non glucidiques, notamment les fibres et les protéines, permettent d'éviter que la glycémie ne s'élève à un niveau conduisant au passage dans les urines d'une partie des glucides du repas),
    - collation ou repas trop tardifs ou sautés,
    - boissons alcoolisées (l'alcool bloque la fabrication de sucre par le foie, ce qui favorise les hypoglycémies et les rend plus sévères et plus prolongées).

    Exercice physique sans précautions
    - absence de diminution de la dose d'insuline avant le sport, ou dose habituelle sans avoir augmenté la ration en glucides avant, pendant, et après le sport,
    - injection dans une zone qui travaillera beaucoup pendant le sport (par exemple, les cuisses avant de faire du vélo, le bras droit avant de faire du tennis chez les droitiers...),
    - oubli d'une collation supplémentaire le soir au coucher après avoir fait du sport pendant l'après-midi.

    Insuline
    - erreur de dose d'insuline (par exemple, 30 unités au lieu de 20),
    - erreur d'insuline (par exemple, utilisation d'insuline rapide au lieu d'insuline retard, injection le soir de l'insuline du matin lorsque les deux insulines ne sont pas identiques),
    - utilisation d'une dose excessive d'insuline rapide pour corriger une hyperglycémie,
    - majoration, par erreur, de la dose d'une injection faite dans les suites d'une hypoglycémie ayant entraîné une hyperglycémie réactionnelle (voir ci-dessous),
    - non-adaptation des doses d'insuline alors que les besoins ont diminué (par exemple, après guérison d'une maladie qui avait augmenté les besoins en insuline).

    Autres causes liées au diabète lui même
    - très rarement : diabète instable vrai,
    - très exceptionnellement : anticorps dirigés contre l'insuline.


    Que devient la glycémie pendant le malaise ?

    Dans un premier temps, la glycémie baisse et le niveau qu'elle peut atteindre dépend des circonstances :
    • si l'hypoglycémie est simplement due à un repas un peu moins riche en glucides que d'habitude, ou à un petit effort physique de courte durée, et que la réserve en glycogène du foie est normale, la glycémie va baisser seulement un peu, car le sucre avalé et le sucre produit par le foie seront en quantité suffisante pour compenser le manque,
    • par contre si l'hypoglycémie est due à une grosse erreur de dose d'insuline, ou à un repas sauté, ou à un effort physique important et prolongé qui a diminué la réserve du foie en glycogène, la glycémie va s'abaisser plus fortement, car le sucre produit par le foie ne pourra pas être important, et le sucre avalé en quantité habituelle sera insuffisant.

    Dans un deuxième temps, l'hypoglycémie est suivie d'une hyperglycémie réactionnelle liée à plusieurs facteurs :
    • le sucre avalé,
    • le sucre produit par le foie,
    • et surtout l'état de moindre sensibilité vis-à-vis de l'insuline entraîné par les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie.

    Cette hyperglycémie est d'autant plus fréquente, importante et prolongée, que l'hypoglycémie a été sévère, car plus une hypoglycémie est sévère plus le système de lutte contre l'hypoglycémie est activé.

    Ce phénomène doit être bien connu car il a plusieurs conséquences :
    • Le niveau de glycémie constaté dans les heures qui suivent un malaise important n'est pas uniquement lié à la quantité de sucre avalé au moment du malaise (et on pourrait même dire que, jusqu'à un certain point, moins on avale du sucre, plus les hormones produites par le système de lutte contre l'hypoglycémie seront importantes, et plus l'hyperglycémie réactionnelle sera importante et prolongée).
    • Les hormones sécrétées au moment du malaise, pour s'opposer à l'insuline, ont un effet pendant quelques heures, puis cet effet disparaît assez rapidement. Par conséquent, si croyant bien faire on s'injecte un supplément d'insuline rapide en raison d'une hyperglycémie constatée deux à trois heures après un malaise important, cette insuline ne va tout d'abord pas pouvoir agir, puis elle agira de façon importante et souvent brutale lorsque l'effet des hormones hyperglycémiantes disparaîtra. Il pourra alors en résulter une nouvelle hypoglycémie.
    • Comme cette hyperglycémie réactionnelle est la conséquence d'une hypoglycémie, elle ne doit pas être prise en compte dans l'adaptation des doses d'insuline retard. Par contre, l'hypoglycémie qui a été à l'origine de l'hyperglycémie réactionnelle doit être prise en compte dans l'adaptation des doses d'insuline.

    Une hypoglycémie franche est suivie
    d'une hyperglycémie réactionnelle

     

    •  qu'il ne faut pas essayer de corriger par une injection supplémentaire d'insuline rapide
    •  qui a la signification d'une hypoglycémie pour l'adaptation des doses d'insuline


    Les malaises «à glycémie normale»!

    Nous avons vu ci-dessus que des signes d'hypoglycémie peuvent être parfois ressentis alors que la glycémie n'est pas en dessous de 0,60 g/l, notamment lorsque le diabète est chroniquement mal contrôlé avec des glycémies toujours très élevées. Dans ce cas les premiers signes ne sont habituellement pas ceux d'un manque de glucose au niveau du cerveau puisque la glycémie n'est pas basse, mais des signes en relation avec la mise en circulation des hormones destinées à faire remonter la glycémie.

    A l'inverse, il existe une autre circonstance où l'on peut croire à tort qu'un malaise est survenu alors que la glycémie était normale. Il s'agit tout simplement des situations de malaise où on tarde un peu pour mesurer sa glycémie, ce qui donne le temps au système de lutte contre l'hypoglycémie de produire du sucre. La glycémie que l'on mesure est normale (entre 0,80 et 1,10 g/l par exemple) mais ce niveau de glycémie n'est pas celui qui avait entraîné le malaise. La glycémie est normale car elle est la conséquence de la réaction de l'organisme à l'hypoglycémie, non mesurée, qui avait entraîné le malaise. Dans ce cas les premiers signes du malaise sont plus souvent ceux d'un manque de glucose au niveau du cerveau, et les signes en relation avec la mise en circulation des hormones destinées à faire remonter la glycémie viennent ensuite.

    Par ailleurs, le diabète «ne vaccine pas» contre les autres causes de malaises qui n'ont rien à voir avec le diabète...


    L'hypoglycémie habituelle n'est donc pas grave

    Elle est même la rançon d'un bon contrôle du diabète.

    Autrement dit, si le diabète est bien contrôlé, il est habituel d'avoir de temps en temps des petits malaises hypoglycémiques.

    Nous avons également vu ci-dessus que lorsque le diabète est très ancien, les manifestations d'accompagnement de l'hypoglycémie peuvent devenir moins importantes avec pour conséquence peu ou pas de symptômes avant la perte de connaissance.

    On peut donc considérer que les signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie (palpitations, accélération du coeur, sueurs, pâleur, tremblements, sensation de faim, crampes abdominales) sont des éléments désagréables, mais utiles car ils informent que le système de lutte contre l'hypoglycémie a été activé, et ils avertissent le diabétique qu'il doit avaler du sucre.

    Il est donc important d'apprendre à vivre avec quelques hypoglycémies et d'essayer de les prévenir, plutôt que de soigner «seulement un peu» son diabète pour n'avoir jamais d'hypoglycémie, avec pour conséquence à long terme des complications du diabète et des hypoglycémies graves sans signes avertisseurs.


    L'hypoglycémie peut cependant être grave dans certains cas

    L'hypoglycémie peut être grave si elle conduit à une perte de connaissance prolongée, si elle survient en situation potentiellement dangereuse, ou si l'organisme est fragile, par exemple :
    • si on a fait une grosse erreur de dose (par exemple, 40 unités au lieu de 20, ou 30 unités d'insuline rapide au lieu de 30 unités d'insuline retard, ou si on a fait par erreur deux fois son injection),
    • si on saute un repas, ou si on a une activité physique inhabituelle, importante et prolongée,
    • si on boit des boissons alcoolisées à jeun (la consommation de boissons alcoolisées en dehors des repas favorise les hypoglycémies et les rend plus sévères car l'alcool empêche le foie de fabriquer du sucre en réponse à l'hypoglycémie),
    • si on fait une hypoglycémie alors que l'on est dans une position dangereuse (en haut d'une échelle pour repeindre un mur, pendant un travail avec une scie circulaire ou sur une machine-outil...),
    • si on a déjà eu des problèmes artériels au coeur (infarctus, angine de poitrine...) ou au cerveau (paralysie...) et de façon générale après un certain âge.

    Un début de malaise est une urgence quelles que soient les circonstances

    Il faut corriger le plus rapidement possible la baisse de glycémie par la prise
     de sucre


     


    http://www.diabsurf.com/diabete/FIGlyUt.php

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  • Très sérieusement, des spécialistes de la FAO suggèrent que la consommation d'insectes pourrait constituer une précieuse source de nourriture en situation de crise (sécheresse, famines…). Il suffirait juste de s'y habituer ou, plutôt, de généraliser une pratique alimentaire connue dans le monde entier et depuis la nuit des temps.

    Parmi les conclusions d'une récente conférence de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui réunissait une trentaine de scientifiques de 15 pays à Chiang Mai (Thaïlande) figure... la pertinence de l’utilisation des insectes comme ressource alimentaire. D'ailleurs, font remarquer les scientifiques, ceux-ci font déjà partie intégrante de l’ordinaire de nombreuses populations, et ce depuis des millénaires.

    Selon l’entomologiste néerlandais Arnold van Huis, seuls les préjugés occidentaux écartent les insectes de l’aide humanitaire. « Les Occidentaux doivent vraiment changer, clame-t-il. J'exhorte d'autres organisations humanitaires à adopter une attitude différente à l'égard de cette (...) excellente nourriture, qui peut être durable moyennant certaines précautions ».

    Bouchées d’insectes. Crédit : Insectarium de Montréal

    De fait, l’entomophagie – ou la consommation des insectes à des fins alimentaires – est très répandue dans le monde. On peut même affirmer qu’elle est pratiquée par la majorité des humains de cette planète. Dans de nombreux pays, comme le Pérou, l'Afrique du Sud, la Thaïlande, l'Indonésie, la Chine, l'Australie, le Japon ou encore le Mexique, elle fait partie des mœurs alimentaires au même titre que la viande et le fromage en France. Et elle s’impose non seulement par besoin mais aussi par plaisir, les insectes se révélant être délicieux.

    Combien avez-vous mangé d'insectes cette semaine ? Plus d'un...

    Mais une répulsion instinctive trouve son origine dans notre enfance, car il nous a été enseigné que les insectes sont sales, dégoûtants, répugnants... Sentiment que curieusement, nous n’éprouvons pas devant un escargot, qui effarouche les Britanniques. Pourtant... nous mangeons tous des insectes ! Leur consommation est même – sévèrement – réglementée en France. La loi autorise en effet un maximum de 75 fragments d'insectes pour 50 grammes de farine de blé (essentiellement représentés par des ténébrions), 30 œufs pour 100 grammes de pâte à pizza ou encore 2 larves par boîte de maïs. Nous avons donc toujours mangé des insectes, sans nous en porter plus mal.

    Les larves de ténébrion (ver de farine) remplacent les noix, les raisins et les brisures de chocolat dans plusieurs recettes de biscuits, de pains ou de friandises. Crédit : Insectarium de Montréal

    Selon le biologiste allemand V.B. Meyer-Rochow, les populations défavorisées ou en état de crise alimentaire pourraient tirer parti des invasions de criquets pèlerins qui ravagent régulièrement leurs récoltes. Il suggère de récolter les nuages d’insectes lors de leurs migrations, qui rassemblent des milliards d’individus pour une masse pouvant atteindre 400.000 tonnes, puis de les traiter et de les réduire en une pâte pouvant être utilisée comme complément alimentaire.

    Les Indiens de l’Utah consomment depuis toujours cette manne venue du ciel, et peuvent ramasser – à la main – jusqu’à 8 kg de criquets pèlerins en une heure, ce qui représente 23.500 calories à la disposition de la tribu !

    Reste que dans nos contrées occidentales, la consommation d’insectes n’a pas toujours connu les mêmes tabous. Curieusement, il a d’ailleurs été démontré que l’abandon de certaines de ces pratiques pouvaient être corrélé avec l’apparition de maladies liées à la nutrition.

    Des insectes au menu ?

    Durant le colloque, des scientifiques américains, australiens et néerlandais ont fait remarquer qu’il existe de plus en plus de lieux de restauration dévolus à la cuisine des insectes, ce qui pourrait indiquer un retour à cette pratique. L’intérêt n’est pas bénin, car l’abandon de certains tabous dans nos contrées pourrait laisser envisager plus librement des solutions efficaces dans le domaine de l’aide alimentaire, parfaitement en phase avec les pratiques ancestrales des populations concernées, et que nous répugnons d’aborder par simple préjugé.

    Grillons au chocolat. Crédit : Insectarium de Montréal

    Tina Van Den Briel, nutritionniste pour le programme d’aide alimentaire mondial, doute pour sa part que les insectes puissent devenir une source alimentaire fiable en raison de leur caractère saisonnier et de leur durée de conservation limitée. Mais « ils peuvent constituer un très bon complément alimentaire » reconnaît-elle, estimant qu’il serait peut-être plus judicieux de les utiliser en les ajoutant à l’alimentation des animaux ou en les réduisant en farine afin de produire des gâteaux.

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/homme/d/manger-des-insectes-pour-prevenir-les-famines_14767/

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