• Biosimilaires, des médicaments d'avenir D'apparition récente, les biosimilaires représentent, en France, 5 % du marché des médicaments issus des biotechnologies1. Du fait de leur mode de production, ces copies de biomédicaments ne sont pas considérées comme des génériques et font l'objet d'une réglementation particulière. Leur marché devrait beaucoup se développer dans les années à venir. La mise sur le marché des biosimilaires repose sur des études s'assurant qu'ils possèdent les mêmes propriétés cliniques que les médicaments auxquels ils se réfèrent. Leur utilisation demande aussi davantage de précautions que celle des génériques. Le biosimilaire, "générique" du biomédicament La plupart des médicaments sont de petites molécules, obtenues grâce à une série de réactions physico-chimiques. Mais certains d'entre eux, les médicaments issus des biotechnologies, ou biomédicaments, sont constitués de protéines. Ces molécules, trop volumineuses et complexes pour être synthétisées chimiquement, sont produites au sein de cellules ou organismes vivants, souvent génétiquement modifiés. Un biosimilaire est la copie d'un biomédicament de référence. À l'instar du générique, copie du médicament chimique, il ne peut être commercialisé avant que le brevet du médicament qui l'inspire ne soit tombé dans le domaine public. Il doit bien sûr présenter les mêmes propriétés, notamment thérapeutiques. Depuis 2006, 14 biosimilaires, correspondant à 7 biomolécules différentes2, sont disponibles en Europe. Il s'agit de molécules proches de l'érythropoïétine, de facteurs stimulant la production de globules blancs (G-CSF) et d'hormones de croissance. Similaire ne veut pas dire identique Les biotechnologies font intervenir le vivant, sensible à de nombreux paramètres, plus ou moins maîtrisables. Une même cellule, par exemple, peut produire une protéine différente en fonction de l'état dans lequel elle se trouve et des conditions du milieu (température, milieu nutritif...). La complexité et la sensibilité du processus sont telles qu'au final, chaque lot du biomédicament de référence présente une variabilité. Produit dans des conditions différentes du biomédicament de référence4 - l'expiration du brevet n'impose pas de dévoiler le mode de fabrication du princeps – le biosimilaire est donc fatalement différent. Son efficacité, en revanche, doit rester identique. Des contrôles et une surveillance renforcés Le biosimilaire n'étant pas identique au biomédicament de référence, les études de biodisponibilité (vitesse et intensité de l'absorption du principe actif dans l'organisme) ne suffisent pas à prouver qu'il possède les mêmes effets thérapeutiques. Les deux spécialités doivent aussi être comparées sur les plans physico-chimiques, biologiques et cliniques. Délivrée par l'Agence européenne du médicament, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un biosimilaire ne repose donc pas sur sa composition, mais sur ses propriétés, qui doivent être similaires à celles du médicament de référence. Elle nécessite notamment de procéder à de nouvelles études cliniques évaluant l'efficacité thérapeutique du biosimilaire, son pic et sa durée d'action, sa potentielle toxicité... Le Dr François Lefrère4, hématologue à l'Hôpital Necker, estime que cette similitude de propriétés suffit à garantir une qualité équivalente à celle des biomédicaments. Après sa mise sur le marché, le biosimilaire est soumis à la même surveillance que le médicament biologique de référence, ainsi qu'à un plan de gestion des risques. Une utilisation nécessitant des précautions particulières Les conditions qui président à son AMM font qu'un biosimilaire est en principe utilisable dans les mêmes conditions que le médicament auquel il se réfère, avec une liste d'indications parfois restreinte faute d'études complémentaires. Le concept de biosimilarité implique également une identité de posologie dont le médecin est censé s'assurer. Lorsqu'il est utilisé en première intention, l’administration d'un biosimilaire ne nécessite pas d'autres précautions. Chez un même patient, en revanche, l'Afssaps5 remarque que les changements multiples ou fréquents entre médicaments déclarés similaires augmentent le risque immunogène et rendent difficile le suivi des effets indésirables. En France, à l’heure actuelle, le pharmacien n'est pas autorisé à substituer un biomédicament par un biosimilaire comme il le fait entre un médicament chimique et son générique. C'est au médecin de le prescrire. Un marché prometteur Plusieurs facteurs vont accélérer le développement des biosimilaires dans les années à venir, à commencer par les pertes de brevets des médicaments issus des biotechnologies, actuellement en pleine expansion pour traiter les pathologies lourdes (maladies auto-immunes, cancers...). Un autre atout des biosimilaires est leur prix puisqu'ils sont vendus 20 à 30 % moins cher que leur médicament de référence en officine et jusqu'à 80 % à l'hôpital. "Les biosimilaires autorisés ont tous prouvé qu'ils étaient équivalents, alors pourquoi payer plus ?", interroge François Lefrère. Selon Laure Lechertier6, de la Mutualité Française, ils sont incontournables pour préserver notre système de santé dans un contexte de population vieillissante, consommatrice de biothérapies. En France, les biosimilaires sont encore relativement peu utilisés puisqu'ils ne couvrent que 5 % du marché des biomédicaments contre plus de 50 % en Allemagne1,7. Un chiffre sans doute lié au principe de non substitution, aux interrogations concernant les génériques en général et à l’absence d’incitation des prescripteurs. Le marché mondial, chiffré à 240 millions de dollars aujourd'hui, devrait dépasser les 20 milliards de dollars en 20208. Il serait dommage de se laisser distancer. Audrey Plessis, 15 septembre 2011. Sources : "Médicaments génériques : quelles perspective pour les prescriptions de biosimilaires ?", Table ronde organisée par le Gemme le 15 septembre 2011 à la Maison de la chimie. 1 - Gers (Groupement pour l'Élaboration et Réalisation Statistiques), juillet 2011 2 - Certaines molécules sont commercialisées sous plusieurs noms. Pour plus de détails, voir le rapport d'expertise de l'Afssaps, p. 9 : Des médicaments issus des biotechnologies aux médicaments biosimilaires : état des lieux, juillet 2011 (téléchargeable sur Internet). 3 - Le biosimilaire est différent de par sa composition en protéines actives mais aussi en molécules secondaires : protéines qui ne sont pas arrivées à maturité ou qui sont sans activité... Voir l'interview Dr Prugnaud sur les Biosimilaires dans Repère Médical n° 4. 4 - Le Dr François Lefrère est hématologue à l'Hôpital Necker - Enfants malades, département biothérapies. 5 - Agence Française de Sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). 6 - Laure Lechertier est responsable du département Politique du médicament à la Mutualité Française. 7 - Et, selon la catégorie de biosimilaires considérée, seulement 5 à 25 % seulement du marché des biomédicaments de référence pour lesquels ils existent. Voir le rapport d'expertise de l'Afssaps, p. 17 : Des médicaments issus des biotechnologies aux médicaments biosimilaires : état des lieux, juillet 2011 (téléchargeable sur Internet). 8 - Site Internet du Gemme. - L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), en particulier la page "Des médicaments issus des biotechnologies aux biosimilaires : Etat des lieux - point d'information" (sur Internet), juillet 2011 et la présentation "Médicaments biosimilaires - Mise sur le marché en Europe" (téléchargeable sur son site), Alexandre Moreau, mai 2011. - Dossier Biosimilaires et princeps, comment les distinguer ? Décision Santé - Le Pharmacien Hôpital n°271, janvier 2011. (Téléchargeable en ligne). - Interview du Dr Prugnaud : les biosimilaires, Repère Médical n°4, dans laquelle le médecin détaille en le vulgarisant le procédé de production des médicaments issus des biotechnologies (disponible en ligne). - Biosimilaires : La France, un modèle pour l’Europe, Pharmaceutique, septembre 2007 qui revient sur les conditions de la mise sur le marché des biosimilaires en Europe et en France (accessible en ligne). - L'Agence Européenne du Médicament (EMA) en particulier la page sur les médicaments biosimilaires et celle sur les recommandations émises (en anglais) - L'Association Européenne des Génériques (EGA) en particulier la rubrique sur les biosimilaires (en anglais) - Le Gemme "Générique, même médicament". Dossier spécifique aux biosimilaires en cours d'élaboration, prévu pour novembre 2011. Forum libre Médicaments Forum Médicaments génériques http://www.doctissimo.fr/html/medicaments/articles/15282-biosimilaires.htm

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  • L'Humanitude,
    une philosophie au service des personnes âgées

    Créée voici 30 ans, l'humanitude est une petite révolution dans le monde de la gériatrie. Inventée par deux anciens profs de gym, Yves Gineste et Rosette Marescotti, cette méthode propose une autre approche des soins dispensés aux seniors. Le but : les réhabiliter dans leur dignité et améliorer les relations entre patient et soignants.

    Si l'on a fini par admettre que le bébé était une personne à part entière, il reste encore un long chemin à parcourir pour les plus âgés d'entre nous, souvent affaiblis et parfois mal considérés, voire maltraités. L'humanitude fait partie des méthodes utiles pour une meilleure considération des personnes âgées et de leurs besoins.

    Un regard déshumanisé sur les personnes âgées

    HumanitudeTout ce qui construit l'être humain dès son plus jeune âge - le regard, la parole, le geste tendre - est trop fréquemment refusé aux personnes âgées. "Celles-ci ne reçoivent en moyenne que 100 à 120 secondes de paroles par jour et 10 secondes de regards" s'indigne Yves Gineste. "Et encore : il s'agit de regards balayeurs, qui ne fixent pas mais réduisent au néant".

    Certaines personnes se replient alors sur elles-mêmes et deviennent grabataires, tandis que les autres peuvent adopter des comportements de résistance ou d'agressivité. Forts de ce constat, Yves Gineste et sa compagne, Rosette Marescotti, ont créé une méthode de soin : l'humanitude. "Il ne s'agit pas seulement de traiter les personnes âgées avec humanité, explique Yves Gineste, mais de les réhabiliter dans ce qu'elles possèdent de typiquement humain".

    Les quatre piliers de l'humanitude

    Cette méthode de soin repose sur un changement global de comportement des soignants :

    • Le regard : Il doit s'échanger face à face, les yeux dans les yeux, à hauteur du visage ;
    • La parole : Elle doit annoncer et expliquer chaque geste ;
    • Le toucher : Il s'agit de transformer le "toucher utilitaire" en "toucher tendresse" ;
    • La verticalité : Exit les toilettes effectuées au lit et les patients qui ne quittent plus leur matelas. Pour Yves Gineste, une personne âgée correctement accompagnée peut et doit vivre debout. La verticalité est l'une des caractéristiques qui nous distingue des animaux, d'où l'importance de lever la personne.

    La mise en oeuvre de ces 4 préceptes doit permettre une meilleure écoute et une amélioration des soins, à condition bien sûr d'agir en fonction des situations et des personnes.

    L'indispensable individualisation les soins

    Une fois les bases acquises, le soignant doit s'adapter à chaque patient. Plus question alors de timing. On intervient lorsque la personne le souhaite. On est davantage à l'écoute de ses désirs et des besoins. On apprend à connaître son histoire. "Cela ne demande pas davantage de temps" souligne Yves Gineste, "car même si l'on prend 30 ou 40 secondes pour faire des préliminaires aux soins, on a ensuite quelqu'un dont il est extrêmement facile de s'occuper".

    Une méthode qui a fait ses preuves

    Implantée en France, en Suisse, au Bénélux au Canada et dans les DOM, l'Institut Gineste-Marescotti dispense des formations à l'ensemble du personnel médical. En France métropolitaine, plus d'un millier d'établissements ont fait appel à eux et la liste d'attente est longue. Afin d'apporter une caution scientifique sur les bienfaits de l'humanitude, une étude a été réalisée sur 111 femmes âgées de 67 à 101 ans qui présentaient une démence de type Alzheimer et résidaient en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Dans chaque cas, il s'agissait de mesurer les réactions lors de la toilette - moment le plus délicat - avant et après la formation des soignants aux techniques de l'humanitude.

    Résultat : dans 83 % des cas, les soins habituellement difficiles ont été améliorés de façon importante (43 % "mieux") ou très importante (50 % "beaucoup mieux"). Alors que près de la moitié des patientes donnaient des coups, dont 23% avec une intensité forte ou très forte, après l'application de la méthode 65 % n'en donnaient plus du tout !

    Lors de la venue du soignant non formé dans leur chambre, 49% des patientes n'exprimaient aucune réaction, éprouvaient une inquiétude ou exprimaient une opposition. Après la formation du soignant aux techniques de l'humanitude, non seulement 80 % acceptaient sa venue, mais exprimaient leur plaisir en offrant un visage détendu et souriant. Enfin au sein des unités où a été présentée cette méthode, le taux de maintien permanent au lit a chuté de 60 % et la prise de médicaments a baissé dans 70 % des cas !

    L'humanitude a donc fait ses preuves, tant pour le bien-être des patients que des soignants. Yves Gineste et Rosette Marescotti ont d'ailleurs été salués comme des pionniers en juin 2008 lors de la présentation de ces résultats par Valérie Létard, Secrétaire d'Etat à la Solidarité. Un nouveau pas vers une prise en charge plus humaine de nos seniors ?

    Karine Touboul, le 14 avril 2009

    Source : La Revue de Gériatrie, supplément de Juin 2008,  colloque sur les approches non-médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer : "Evaluation de la Méthodologie de soin Gineste- Marescotti, dite humanitude, lors de formations in situ", dont un extrait estdisponible en ligne sur le site d'Agevillage.com, organisateur de ce colloque. 

    Le site officiel d'Yves Gineste et Rosette Marescotti

    "Humanitude" de Yves Gineste et Jérôme Pellissier, éditions Armand Colin

    Forum Bien vieillir

    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/psycho_pour_tous/seniors/13418-humanitude-philosophie-service-personnes-agees.htm

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  • Le taux de glucose dans le sang (glycémie) n’est jamais constant, il varie suivant les circonstances. Ainsi la valeur de référence de 1,30 g/l n’a pas la même signification à jeun et après un repas. De nombreux facteurs internes et externes influencent la glycémie.

    Dans le corps, la régulation de la glycémie est assurée grâce à un équilibre permanent entre différentes substances principalement hormonales.

    Des substances qui font varier la glycémie

    Certaines substances comme l’insuline font diminuer la glycémie, tandis que d'autres, comme le glucagon, l’adrénaline ou l’hormone de croissance, la font augmenter. L'alimentation et l'activité physique influent également sur la glycémie.

    Défaillance du système de sécurité

    Chez une personne non diabétique, la production d’insuline par le pancréas suit la courbe de la glycémie. Il existe ainsi un système de sécurité qui évite à la glycémie de descendre trop bas. Mais pour une personne diabétique, ce système de sécurité doit être ajusté en permanence, quel que soit son traitement. Attention cependant, une prise trop importante d’insuline peut provoquer une hypoglycémie, et une quantité insuffisante peut conduire à une hyperglycémie. Le dosage des médicaments chez les personnes atteintes de diabète est donc fondamental pour l’équilibre glycémique.

    Des circonstances où glycémie varie

    Dans certaines circonstances de la vie courante, la glycémie peut varier très fortement. Une activité physique intense peut conduire à une hypoglycémie (car le simple fait de bouger contribue à faire baisser la glycémie). Certaines sensations et émotions fortes (infection, douleur, stress, joie ou tristesse intenses (à l'annonce d'une bonne ou mauvaise nouvelle, par exemple) font, au contraire, monter la glycémie. Et oui, même le coup de foudre peut être hyperglycémiant !

    Si la glycémie joue au yoyo

    Parfois, le corps ne réagit pas comme d’habitude et les glycémies jouent au yoyo. Pour comprendre ces variations, il faut apprendre à bien se connaître grâce à l’autosurveillance glycémique et à l'échange d’observations avec son médecin. Hyperglycémies et hypoglycémies font peur (surtout les secondes). Il faut en comprendre les origines pour mieux les corriger et les anticiper.

    Les 3 états de la glycémie

    Hypoglycémie Inférieur à 0.60g/l
    Glycémie normale A jeun : entre 0.70g/l et 1.10g/l
    1h30 après un repas : inférieur à 1.40g/l
    Hyperglycémie à jeun Supèrieur à 1.10g/l

     

     

    Testez vos connaissances

    http://www.afd.asso.fr/j-ai-le-diabete/ma-glycemie/variation-de-la-glycemie

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    Le bisphénol A favoriserait le stockage des graisses

    Source : Destination Santé

    Les effets nocifs du bisphénol A sont connus, pourtant l'Inra vient d'observer une conséquence étonnante de l'exposition à faibles doses de ce perturbateur endocrinien : elle augmenterait le stockage des graisses au niveau du foie.

    Selon un travail mené par l’Inra, le bisphénol A (BPA) favoriserait le stockage des graisses au niveau du foie. Le plus surprenant réside dans le fait que ses effets apparemment, sont d’autant plus importants que les doses de BPA absorbées sont faibles...

    Le bisphénol A est reconnu comme un perturbateur du système hormonal ou endocrinien. L'Inra rappelle qu'il « est capable de mimer en partie l’action des œstrogènes, les hormones sexuelles féminines ». Des études récentes ont également montré que cette substance stimulait la production d’insuline par le pancréas, et favoriserait le développement du tissu adipeux, principal lieu de stockage des graisses dans l’organisme.

    Si le bisphénol A est désormais interdit dans les biberons, et en passe de l'être dans les contenants alimentaires, il reste présent dans de nombreux produits quotidiens.
    Si le bisphénol A est désormais interdit dans les biberons, et en passe de l'être dans les contenants alimentaires, il reste présent dans de nombreux produits quotidiens. © Dra sick Love, Flickr CC by nc-nd 2.0

     

     

    Le bisphénol A modifierait également le métabolisme

    Les chercheurs de l’Unité de toxicologie alimentaire de l’Inra à Toulouse, se sont intéressés aux répercussions sur le foie d’une exposition prolongée à de faibles doses de BPA. Les doses analysées ont été jusqu’à dix fois inférieures à la dose journalière admissible. Or il apparaît qu’elles auraient sur l’activité de nombreux gènes impliqués dans la fabrication des lipides, un impact plus important que des doses élevées. Elles favorisaient en fait le stockage des graisses au niveau du foie. Un phénomène auquel les médecins font référence sous le nom de stéatose hépatique.

    « L’accumulation exagérée de graisses dans le foie, ne revêt pas en soi un caractère de gravité majeure, mais elle présente le risque de favoriser l’émergence d’autres altérations métaboliques et tissulaires. Et donc des maladies telles qu’un diabète de type 2 », expliquent les auteurs.

    Rappelons que l’utilisation du bisphénol A est interdite dans la fabrication des biberons. Ceci dit, cette substance est présente dans de nombreux produits d’usage courant comme les récipients et revêtements en matière plastique. Dernièrement, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à interdire son utilisation dans les contenants alimentaires, avec prise d’effet au 1er janvier 2014. Il est également important de noter que l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) a fixé la dose journalière admissible de BPA à 0,05 milligramme/kg de poids corporel.

    Ce sujet vous a intéressé ? Plus d'infos en cliquant ici...

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/le-bisphenol-a-favoriserait-le-stockage-des-graisses_34272/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20111029-[ACTU-le_bisphenol_a_favoriserait_le_stockage_des_graisses]

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  • Qui sont les pesticides ?

    Les pesticides font souvent la Une des médias. Accusés de nombreux maux, ils ont néanmoins constitué un progrès pour les exploitants agricoles. Fongicide, insecticide, herbicide... les types de pesticides sont nombreux. Tour d'horizon...

    La France est l’un des pays européens qui consomment le plus de pesticides. Même si elle reste bien loin derrière l’Amérique du Nord, premier mondial. Sous le terme "pesticides", on trouve en réalité plusieurs produits : les fongicides, les herbicides, les insecticides…


    Utilisation des pesticides en France en 2000

    Type de produits

    Quantité (tonnes)

    Fongicides
    Insecticides
    Herbicides
    Divers
    52 834
    3 103
    30 845
    7 911
    Total
    94 692

    Source : Union des Industries de la Protection des Plantes

    Les différents pesticides

    • Insecticides

    Les plus connus sont les organochlorés, comme par exemple le DDT. Mais la plupart sont très persistants et donc interdits. Ils sont remplacés par les organophosphorés et les carbamates, plus toxiques mais qui laissent moins de résidus. Plus récemment, sont apparus les pyrethroïdes, qui ont l’avantage d’être moins nocifs pour les oiseaux ou les mammifères, mais plus dangereux pour la faune aquatique. Organophosphorés et carbamates sont inhibiteurs de la cholinestérase. Ils vont bloquer le système nerveux des insectes, provoquant la mort.

    • Herbicides

    Les herbicides vont permettre de lutter contre les mauvaises herbes ou de "nettoyer" un sol avant de planter. Les plus utilisés sont appelés les "phenoxy". Mais il existe d’autres produits tels que les aldéhydes, les amides, les pyridil, les isoxazoles, etc.. Ils vont agir par exemple en bloquant la synthèse de certains lipides, d’acides aminés ou vont empêcher la photosynthèse.

    • Fongicides

    Les fongicides sont des substances qui servent à lutter contre les champignons et les moisissures. Ceux-ci vont ainsi permettre de lutter contre le mildiou de la pomme de terre par exemple. Certains organochlorés, et carbamates peuvent être utilisés.

    • Algicides

    Les algicides sont des substances qui vont permettre d’éliminer les algues.

    • Nématicides

    Les nématicides sont des produits qui vont servir à éliminer les vers, notamment ceux qui s’attaquent aux racines. Certains peuvent être très dangereux pour l’homme.

    • Rodonticides

    Ce sont de substances qui vont tuer les rongeurs (rats, souris, mulots…) après ingestion. Il peut s’agir par exemple d’anticoagulants, qui vont provoque des hémorragies internes chez l’animal qui l’a mangé.

    • Répulsifs

    Les répulsifs sont des produits destinés à éloigner les oiseaux, taupes et autres insectes nuisibles sans forcément chercher à les tuer.

    Union des Industries de la Protection des Plantes

    Sur le site du ministère de l’agriculture, vous pourrez trouver un catalogue des produits phytosanitaires autorisés en France, avec leurs indications et degrés de nocivité.

    En discuter sur nos forums
    Forum Jardinage
    Forum Manger bio
    Forum Produits toxiques
    http://environnement.doctissimo.fr/proteger-la-terre/pesticides/Qui-sont-les-pesticides-.html
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  • CHU de Rennes

    Douleurs persistantes : un centre spécialisé répond à la demande croissante des patients

    10.10.2011
    [Réseau CHU] Le Centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur (CETD) du CHU de Rennes a reçu plus de 2 000 personnes depuis le début de l’année ! Recommandées par leur médecin traitant (50% des cas) ou par un spécialiste de ville ou du CHU, ces  patients consultent quand la douleur persiste et résiste aux traitements habituels.

    Ils souffrent de maux de dos dans 20 % des cas, de  douleurs neuropathiques caractérisées par un fond douloureux permanent consécutif à une lésion du système nerveux (17 %) et de maux de tête (16 %).

    Ultime recours pour nombre de patients, le Centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur qui vient d'être refait à neuf propose une démarche d'évaluation et de soins adaptée au cas par cas; le traitement pouvant mixer différentes techniques médicamenteuses, chirurgicales ou psycho-corporelles. Son élaboration rend nécessaire l'intervention d'une équipe pluri-professionnelle (médecin, infirmière, assistante sociale et psychologue) et pluridisciplinaire. Concrètement, toute personne concernée peut adresser au CETD une demande de consultation de la part de son médecin traitant, une fois le bilan initial effectué. Un auto-questionnaire permet d'anticiper au mieux l'organisation de la première consultation d'environ une heure pendant laquelle un avis diagnostique et thérapeutique complémentaire est proposé. Il est transmis par courrier au médecin demandeur ainsi qu'aux autres professionnels intervenant auprès du patient.

    Au CHU de Rennes, certaines prises en charge sont réalisées également en ambulatoire. Le Centre est installé dans de nouveaux locaux au cœur de l’hôpital Pontchaillou, à proximité des équipements techniques.

    Un français sur trois souffre d’une douleur chronique

    31 % des français expriment une douleur quotidienne depuis plus de 3 mois ; 20 % indiquent qu’elle est modérée à sévère, plus élevée chez les femmes (35 %) que chez les hommes (28,2 %) en augmentant avec l’âge, surtout au-delà de 65 ans). Ces données sont issues de l’étude STOPNET, principale enquête réalisée sur la douleur chronique en France 2004*.

    *L’enquête s’est déroulée d’août à novembre 2004 et portait sur un échantillon de 30 155 personnes âgées de 18 ans et plus.

    06/10/2011

    http://www.hopital.fr/Hopitaux/Actualites/Actualites-hospitalieres/Douleurs-persistantes-un-centre-specialise-repond-a-la-demande-croissante-des-patients/%28language%29/fre-FR

     

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  • Enfants : aidez-les à affronter l'hiver !

    Pour les enfants, l'hiver annonce les joies de la neige ! Mais dans l'esprit des parents, c'est la résistance contre les virus qui commence. Rhumes, grippes et autres bronchites à répétition affaiblissent l'immunité des enfants. Alors pour renforcer leurs défenses, une bonne dose de vitamines et de minéraux fortifiants s'impose.

    Passer l'hiver sans un seul rhume ne relève pas de l'exploit ! Il suffit que l'organisme soit au top de ses défenses immunitaires. Pour l'aider, une alimentation très variée s'avère indispensable.

    Du tonus avec la vitamine C 

    Infections hivernalesCompagnon indispensable de l'hiver, la vitamine C dynamise l'organisme et le protège des agressions des virus et des coups de froid. Cette vitamine est souvent utilisée pour atténuer les symptômes du rhume car elle agit au coeur du système immunitaire pour aider les cellules à repousser les envahisseurs. Heureuse coïncidence, les fruits et légumes d'hiver sont très riches en vitamine C : c'est le cas des agrumes, kiwis, fruits exotiques et de certains légumes comme les choux, les brocolis ou les épinards. Proposez alors à votre enfant un grand verre d'orange pressée chaque matin et des légumes verts de saison une fois par jour.

    Lutter contre la fatigue

    Le froid n'est pas le seul facteur déclenchant des infections hivernales. La fatigue expose aussi l'enfant aux virus. Or une carence en fer ou en magnésium entraîne une fatigue intense et fragilise l'organisme. La couverture des besoins en ces minéraux  est donc essentielle. Pour le fer, il suffit que l'enfant consomme une portion de viande ou de poisson une fois par jour et des légumes secs de temps en temps. Le fer est d'autant mieux absorbé qu'il est associé, au cours d'un même repas, à un aliment riche en vitamine C (par exemple, un fruit en dessert). Concernant le magnésium, la déficience est rare car on le retrouve dans de nombreux aliments.

    Augmenter l'immunité

    D'autres éléments dits antioxydants interviennent aussi directement sur le système immunitaire : c'est le cas de la vitamine A, du zinc et du sélénium. La vitamine A est présente dans les carottes, le potiron, les légumes verts, les fruits, les oeufs et le foie. Quant zinc, on trouve dans les fruits de mer, la viande rouge et les céréales complètes. Enfin, le sélénium est présent dans les poissons gras, les légumes et fruits secs. Ainsi, l'alimentation de l'enfant doit être particulièrement variée au cours de l'hiver afin d'éviter toute déficience en l'un de ces micronutriments.

    Le plein d'énergie

    Faut-il pour autant augmenter les apports caloriques de l'enfant pour l'aider à mieux passer l'hiver ? Pas nécessairement. S'il est vrai que l'organisme dépense plus d'énergie pour lutter contre le froid, nous vivons la plupart du temps dans des espaces chauffés et nous portons des vêtements confortables pour nous protéger. Seuls les enfants jouant fréquemment en plein air ou pratiquant régulièrement des sports d'extérieur doivent augmenter leur consommation de pain, féculents et céréales. Car ces aliments apportent des glucides, carburant essentiel des muscles.

    Contrairement à une idée reçue, il n'est pas non plus conseillé de manger plus gras pendant l'hiver ! Ainsi, la fondue bourguignonne ou la tartiflette savoyarde doivent rester occasionnelles. Trop riches en énergie, elles ne se justifient qu'aux sports d'hiver lorsqu'on se dépense au grand air ! Par contre, les soupes ont toute leur place dans l'alimentation hivernale des enfants. En effet, elles participent à l'hydratation tout en étant rassasiantes. Et elles permettent surtout de bénéficier des légumes de saison et de leurs précieux oligo-éléments. Enfin, ce n'est pas parce qu'il fait froid que l'on n'a pas soif : il faut donc rester très vigilant concernant l'hydratation des enfants !

    A l'approche des frimas, il semble donc inutile de faire appel aux suppléments vitaminiques pour votre enfant. Une alimentation diversifiée suffira à couvrir tous ses besoins et à rester tonique et résistant face aux petites agressions hivernales !

    Caroline Bourganel

     Forum Vitamines, minéraux et oligo-éléments
    Carences alimentaires

    Forum antioxydants
    Alimentation et santé
     Compléments alimentaires

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/equilibre_plaisir/articles/nu_7215_infections_hivernales_combattre.htm

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  • AGISSONS CONTRE LE DIABÈTE. MAINTENANT.
    VIDÉO PARTICIPATIVE

    Une campagne menée par la Fédération Internationale du Diabète

     

    ENVOYEZ-NOUS VOTRE VIDÉO ET GAGNEZ UN PRIX HORS DU COMMUN :

    Une inscription gratuite au Congrès Mondial du Diabète 2011 à Dubaï *. La vidéo qui obtiendra le plus de votes désignera notre grand gagnant.

    Plus vous partagez votre vidéo avec vos amis et votre famille et plus vous aurez de chances de gagner.

    *Le Congrès Mondial du Diabète aura lieu à Dubaï du 4 au 8 décembre 2011.
    Le prix ne comprend ni les déplacements vers et à partir de Dubaï, ni l'hébergement pendant le Congrès.

    congress_1.jpg diabetes-kills-200px-FR.jpg life-saving-care-200px-FR.jpg

     

    http://www.idf.org/worlddiabetesday

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  • International Diabetes Federation

    DANS 20 JOURS, LA JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE

    Participez au Flash Mob de la Journée Mondiale du Diabète

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    Bruxelles, Londres, Jaipur et San Francisco comptent parmi les villes ayant déjà rejoint la liste des  flash mob organisée les 13 et 14 novembre prochain dans le cadre de la Journée mondiale du Diabète. A San Francisco, des centaines de personnes se réuniront sur l'Union Square et sensibiliseront le public au diabète à l'aide de hula-hoops bleus.

    Si vous êtes prêts à relever ce défi, mais sans savoir quoi faire, regardez la vidéo spéciale que nous avons produite afin de vous accompagner dans toutes les étapes qui vous permettront de surprendre le public de votre région lors de la Journée mondiale du Diabète.

    Lorsque vous aurez appris la chorégraphie, n’hésitez pas à inscrire votre flash mob afin de rejoindre au mouvement mondial.

    Veillez également à filmer votre performance pour pouvoir la partager avec nous.

    Rejoignez les projets « flash mob » et « Unis pour le Diabète » !


    Tous en bleu pour le Diabète

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    Où que vous vous trouviez et quoi que vous fassiez pour marquer cette Journée mondiale du Diabète, veillez à choisir le bleu pour exprimer votre soutien à la cause du diabète. Si vous ne pouvez pas organiser de flash mob, voici quelques autres idées:

    • Mettez le diabète en lumière sur un monument ou un bâtiment près de chez vous: 30 pays participent déjà au Défi des Monuments bleus de cette année, contribuant ainsi à rendre le diabète visible du grand public. Relevez le défi en envoyant la confirmation de votre illumination à wdd@idf.org. Voir la liste des monuments et bâtiments qui ont déjà confirmé leur participation.
    • Habillez-vous en bleu: un moyen simple et efficace de sensibiliser votre communauté au diabète. Soutenez les « Vendredis Bleus » en portant du bleu durant le mois de novembre. Inspirez-vous de cette vidéo promotionnelle.
    • Passez le « Big Blue Test »: soutenez la Diabetes Hands Foundation
    • et le programme Life for a Child de la FID en vous soumettant au
    •  Big Blue Test entre le 1er et le 14 novembre. Il vous suffit pour cela
    • de mesurer votre glycémie, de pratiquer 14 à 20 minutes d'exercice
    • physique, de mesurer à nouveau votre glycémie et de mettre vos
    •  résultats en ligne pour insister sur l'importance de l'activité
    •  physique dans la gestion et le contrôle du diabète.  
    • Voir ce que le Big Blue Test a permis de faire l'année passée 
    • et pour en savoir plus sur la campagne de cette année: http://bigbluetest.org.

    Quoi que vous fassiez, n'oubliez pas de partager vos photos et vidéos

    avec nous:


    Pleins feux sur les activités

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    Dans 20 jours à peine, nous serons le 14 novembre, et les détails du programme des activités arrivent en cascade. Voici un aperçu des dernières nouvelles:

    • A Abidjan, en Côte d'Ivoire, le siège de l'Association Obésité et Diabète de Côte d'Ivoire organisera une semaine sur le diabète du 7 au 12 novembre. Les activités comprendront des check-ups gratuits sur le diabète et ses complications, la projection de vidéos de sensibilisation, des séances d'éducation au diabète pour les infirmières spécialisées et des ateliers de cuisine avec un diététicien.
    • A El Paso, au Texas, Etats-Unis, la Commission binationale du Diabète a développé la campagne « Go Blue on the Border » pour que les gens portent du bleu le 14 novembre et diffusent les messages suivants: « Le diabète, c'est grave », « Il est possible de prévenir et de contrôler le diabète », « Il est temps de mener une vie saine ». 
    • A Kolkata, en Inde, la section du Bengal oriental de la Société royale pour l'étude du diabète en Inde (RSSDI) organisera un grand marathon de marche le 14 novembre, partant de l'entrée du Victoria Memorial Hall.
    • Au Mexique, la ville de Victoria Tamaulipas accueillera une série d'activités organisées par l'association « Aprendiendo a Vivir con Diabetes » (Apprendre à vivre avec le diabète), le 13 novembre, dans le cadre de leur campagne « Que l'espoir illumine le ciel ». Les activités comprennent une marche avec des ballons bleus affichant le logo de la Journée mondiale du
    •  Diabète, des contrôles de glycémie et des séances d'éducation
    •  pour les étudiants en médecine, les élèves du primaire et du
    • secondaire et les scouts.
    • Le personnel et les élèves de l'Odessa Upper Elementary School
    • à Odessa, Missouri, Etats-Unis, porteront du bleu le
    • 14 novembre pour sensibiliser au diabète et souligner
    • l'importance d'une hygiène de vie saine.
    •  Cette année, l'école a adopté le programme « Pour une vie active et saine »
    • où les élèves apprennent combien il est drôle et agréable d'être actif et de manger une alimentation saine.
    • Quito, en Equateur, sera le théâtre d'un concert exclusif pour les personnes atteintes de diabète, intitulé « Une lumière qui laisse des traces » le 20 novembre. Cet événement marquera la fin de la campagne de sensibilisation « Aimez vos pieds » et accueillera des artistes de tout le pays.
    • En Espagne, la ONCE – l'Organisation nationale des Aveugles espagnols – produit un billet de loterie spécial pour la Journée mondiale du Diabète dont le tirage aura lieu le samedi 29 octobre. Cinq millions de billets seront imprimés avec le logo de la Journée mondiale du Diabète et vendus à travers le pays pour sensibiliser au diabète et soutenir les événements et activités organisées par les associations et les fédérations locales du diabète le 14 novembre.

    Voir un aperçu plus exhaustif des activités à travers le monde et continuez de nous envoyer des informations sur votre événement.

    Suivez la campagne

    • Facebook: plus de 13 000 fans et il en vient encore.
    • Voir de quoi il retourne et n'oubliez pas d'ajouter le cercle bleu à votre photo de profil.
    • Twitter: mises à jour minute par minute sur la campagne avec les dernières nouvelles et les messages importants.
    • Aidez-nous à atteindre 5000 abonnés !
    • YouTube: jetez un oeil à notre « Blue Circle Collection » pour voir certaines des nouvelles vidéos de sensibilisation à la Journée mondiale du Diabète qui viennent des quatre coins du monde.

    PicBadge: ajoutez le cercle bleu à votre photo de profil sur Facebook et/ou Twitter pour exprimer votre soutien à la Journée mondiale du Diabète !

    Surfez sur www.worlddiabetesday.org pour découvrir tout le matériel disponible et notre boutique en ligne pour acheter notre cercle bleu. Commandez avant qu'il ne soit trop tard !


    © 2011 International Diabetes Federation - info@idf.org
    166 Chaussée de la Hulpe, B-1170 Brussels, Belgium
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  • Le chanvre, c'est stupéfiant !

    chanvre
    Les scientifiques donnent leur feu vert pour une addiction... gourmande et sans danger ! Si on connaît le chanvre qui se fume, celui qui se déguste bénéficie davantage des faveurs des nutritionnistes.

    Les graines de chanvre ne se fument pas et n'ont pas les mêmes effets que le cannabis. On les consomme entières ou, par exemple, sous forme de farine, d'huile, etc. Quelles que soient leur forme, elles fournissent des acides aminés essentiels. Elles apportent également des minéraux (calcium, potassium, fer, etc.) dont les subcarences sont fréquentes, ainsi que des fibres, des vitamines B1, B2, B6 et E. Une légende raconte d'ailleurs que Bouddha aurait vécu trois ans en n'en mangeant qu'une graine par jour !

    Du bon gras

    Si le chanvre séduit le corps médical, c'est grâce à ses acides gras insaturés dont le rôle est prouvé sur la diminution du cholestérol, la santé cardiovasculaire, les performances cérébrales, l'action anti-inflammatoire et anti-déprime. En effet, afin qu'une huile (par exemple) soit intéressante sur le plan nutritionnel, elle doit présenter un rapport idéal entre oméga 3 et oméga 6. Or, en général, nous avons tendance à surconsommer les seconds (via la viande, notamment) et à bouder les premiers. Ces mauvaises habitudes alimentaires seraient notamment à l'origine de divers maux dits de civilisation, tels l'hypertension, l'hypercholestérolémie, l'obésité, etc.

    Un rapport idéal

    La solution serait donc de fournir à notre organisme de meilleurs acides gras, comme ceux contenus dans les huiles de lin et de poisson. Lesquelles sont actuellement détrônées par l'huile et les graines de chanvre, qui présentent un rapport oméga 6 / oméga 3 encore plus équilibré. Soit, un rapport de l'ordre de 3/1 alors que le ratio recommandé est de 4 à 5/1. En plus, le chanvre fournit 2 % d'acide gamma-linoléique, un acide gras rare et particulier appartenant à la famille des oméga 6. Ce dernier se retrouve notamment dans l'huile de bourrache, d'onagre, de pépins de cassis mais aussi dans... le lait maternel ! Des recherches étudient son rôle anti-stress, anti-vieillissement, anti-eczéma... Il pourrait également estomper les troubles du syndrome prémenstruel. A consommer sous forme de chanvre ou de compléments alimentaires. Histoire de rendre nos artères... euphoriques !

    Le côté obscur

    Les graines sont parfois responsables de (rares) allergies. Qui plus est, l'huile devient rapidement toxique lorsqu'elle est trop ancienne ou mal conservée. Impossible de louper un rancissement car sa saveur, habituellement douce, devient acre ou piquante. Gardez votre flacon au frais, à l'abri de la lumière et, une fois ouvert, consommez-le endéans les deux mois maximum. Enfin, son prix (environ 10 euro/250 ml d'huile) risque d'en faire redescendre plus d'un sur terre... Alors, incontournable le chanvre ? Oui, mais au même titre que bien d'autres sources de lipides de bonne qualité !

    Où en trouver ?

    Dans la plupart des magasins d'alimentation diététique, on trouve le chanvre sous forme d'huile, de farine, de muesli, de burgers, de pâtes, de snacks et même de bière ! Ouvrez l'oeil malgré tout : certaines préparations ne contiennent qu'une part infime de graines de chanvre ou les associent à d'autres produits moins recommandés (sel, sucre, additifs) d'un point de vue nutritionnel. La meilleure manière de découvrir cette graine, c'est encore entière ou via l'huile. Cette dernière est brute (pressée à froid et non raffinée) et présente une couleur olive. Elle ne peut pas être utilisée pour la cuisson mais, non chauffée, elle parfume agréablement les crudités, les viandes et les féculents.

    En Chine, où les graines de chanvre poussent avec la facilité d'une mauvaise herbe, elles ont leur place réservée dans les assiettes, au même titre que le soja. D'ailleurs, ces deux plantes présentent une richesse en protéines végétales. Néanmoins, les graines de chanvre restent privilégiées chez ceux qui ont des soucis de digestion : elles sont moins irritantes pour les intestins que le soja. Chez nous, ce sont les végétariens et les amateurs d'alimentation naturelle qui les ont sorties de l'ombre.

    Comment le déguster ?

    En graines : on les passe au blender pour les écraser en une pâte épaisse ou en farine. Et on réalise des gâteaux, du pain ou de la pizza santé (en les combinant à une farine panifiable)! Mélangées à un oeuf et cuites au four ou à la poêle, les graines moulues se transforment en burgers sains.

    Sous forme de pâtes : elles sont davantage intéressantes pour le bien-être que pour les papilles.

    Sous forme d'huile : attention, sa saveur douce persiste longtemps en bouche. A mélanger à une huile moins parfumée si vous préférez les assaisonnements discrets.

     


    Auteur: Michèle Rager | Mise en ligne: 08-11-2010 | Mise à jour: 08-11-2010

    http://plusmagazine.knack.be/fr/artdevivre/cuisine/artikel/1122/le-chanvre-cest-stupefiant-

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  • Le coing

    Originaire des bords de la mer Caspienne, le coing est cultivé depuis fort longtemps. Pourtant le cognassier est l'arbre fruitier ayant subi le moins de modifications dans sa forme et sa saveur.

    Le coingLe coing ou Cydonia vulgaris, c'est son nom scientifique, est originaire des Balkans et des bords de la mer Caspienne. Déjà cultivée depuis plus de 4 000 ans avant Jésus Christ, le cognassier a conquis l'ensemble de l'Europe. C'est la pleine saison pour ramasser ces drôles de fruits, cotonneux et duveteux, de la famille des rosacées.


    Le coing se présente sous la forme d'un gros fruit ventru souvent en forme de poire. Sa peau est jaune, rugueuse, sa chair ferme, acide, astringent . Le fruit est récolté le plus tard possible à l'automne car les fruits ne mûrissent et ne grossissent que sur l'arbre.

    Les variétés principales

    En France, on récolte principalement trois variétés :

    • Champion ;
    • Géant de vranja ;
    • Coing du Portugal.

    Il n'existe pas de vergers commerciaux de cognassiers. En France, la culture est pratiquée dans de petits vergers ou des arbres isolés principalement dans le Sud-Est et dans le Nord-Est.

    Comment le choisir : Lorsqu'il est bien mûr, le coing est d'un beau jaune et dégage un parfum très agréable. Il est également recouvert d'un duvet qui s'enlève facilement en frottant.

    Comment le conserver : Le coing se conserve facilement pendant plusieurs semaines dans un endroit frais et aéré.

    Comment le préparer : Ce fruit n'est jamais consommé cru. Ses tanins lui donnent trop d'astringeance et sa chair dure et très granuleuse le rend immangeable avant cuisson.

    Il se prête à diverses préparations cuites :

    A la casserole : compote de coings
    A la poêle : tranches de coing revenues dans le beurre pour accompagner une pintade rôtie. En général, il accompagne très bien les volailles et le gibier car il est peu sucré mais leur confère une saveur puissante.
    Au four : gratin de pommes, poires et coings
    Mais c 'est sous forme de gelée de coing que ce fruit est le plus connu.

    En Europe, on l'utilise dans la confiturerie, la confiserie et la liquoristerie.
    En Orient, on le mange également salé, farci comme le poivron ou dans des tajines ou des ragoûts, voire pour accompagner des volailles rôties comme la caille ou le poulet.

    Valeur nutritionnelle

    Le coing est un fruit qui contient assez peu de glucides (entre 6 et 7 g pour 100 g). Cependant, comme ce fruit est toujours consommé cuit en compote ou en gelée, il est pratiquement toujours additionné de sucre ce qui augmente son apport glucidique.
    Les fibres sont très abondantes dans le coing. Une partie d'entre elles est composée de pectines qui possèdent un fort pouvoir gélifiant. Après cuisson, au moment du refroidissement, ces pectines prennent en gelée. On utilise cette propriété pour réaliser des confitures, des gelées ou des pâtes de fruits.
    Le coing possède une action bénéfique pour les intestins. Ses propriétés antidiarrhéiques sont reconnues. Elles sont dues à l'action conjuguée des tanins et des pectines qui concourent à atténuer la diarrhée.

    Composition pour 100 g
    Glucides :
    6,3 g
    Lipides :
    0,2 g
    Protides :
    0,3 g
    Fibres :
    6,4 g
    Apport énergétique :
    28 kcal

    Quelques recettes

    Pommes au four à la gelée de coing
    Gelée de Coings
    Filet mignon de porc aux coings
    Clafoutis au coing et à la banane

    Françoise Pradier

    10 par jour


     Tous les fruits
     Tous les légumes

     Fruits et légumes
     Constipation, autres troubles du transit
    Alimentation et santé

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag1110/nu_2919_coing.htm

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  • Découvrez le Wutao, la green gym tendance !

    Comment renouer avec l'intelligence du corps, gagner en souplesse et en vitalité ? Pol Charoy et Imanou Risselard ont développé uneméthode étonnante : le Wutao. Inspiré de la philosophie taoïste, le Wutao libère le mouvement pulsatoire et ondulatoire primordial de la colonne. La clé pour changer nos habitudes corporelles, nous faire du bien et vivre en accord avec les rythmes de la planète.

     

    A l'origine du Wutao ?

    Métissage de différentes techniques d'inspiration taoïste, le Wutao mêle le Wushu, le Yoga, la danse et la bioénergie occidentale. Cette pratique, dite d'écologie corporelle, a été conçue en 2000 par Pol Charoy, et Imanou Risselard. Le couple fondateur du Centre d'Arts Corporels Génération Tao. Aujourd'hui, le Wutao s'impose comme LA green gym tendance, idéale pour changer nos habitudes corporelles, nous faire du bien et vivre en accord avec les rythmes de la planète.

    Les grands principes du Wutao

    WutaoD'après la loi du Tao, "le bassin abrite nos pulsions, la poitrine, nos émotions, et la tête, nos pensées. Trois espaces vitaux, qui  la plupart du temps sont dissociés" explique Pol Charoy. Un des principaux objectifs du Wutao, est de les relier pour renouer avec l'intelligence du corps et mieux l'habiter. Comment ? En libérant le mouvement pulsatoire et ondulatoire primordial de la colonne vertébrale, par des séries de mouvements spécifiques, amples et spiralés. Alors nous pouvons entamer une sorte de danse du Tao, comme le suggère les deux idéogrammes qui composent son nom : « Wu » pour danse et « Tao » la voie.

    Concrètement, ça donne quoi ?

    Nous sommes une petite douzaine, debout, alignés, à l'écoute de notre mouvement intérieur. Ici, pas question de s'agiter ou de s'échauffer, la pratique du Wutao repose en premier lieu sur la prise de conscience de sa pulsation de vie. Une sorte d'oscillation qui prend naissance dans le chaudron (ou le bassin) comme l'appellent les taoïstes ! Comment s'y prendre ? "L'astuce consiste à s'extraire de son environnement, pour se mettre à l'écoute de la lymphe, du sang qui pulse" explique Imanou Risselard. Sans qu'on n'ait rien à faire, on se surprend à "danser" des gestes spiralés. Puis on entame une série de torsions de la colonne et d'étirement latéraux. Le mouvement s'apparente à du tir à l'arc, dans différentes directions. Le corps devient élastique, les ailes du bassin s'ouvrent. "Respirez", rappelle Imanou. Car l'autre clé de la pratique, c'est le souffle, qui va aider le déploiement du mouvement ondulatoire.

    Wutao : des bienfaits en pagaille !

    Étrange mélange de yoga dansant et d'art martial, le Wutao permet de développer l'écoute intime du corps, de trouver son rythme intérieur. Cette pratique s'accompagne très rapidement d'une sensation de souplesse conjuguée à un plus d'énergie. Aiguisant la conscience corporelle, elle procure ressourcement, vitalité, plénitude et détente.

    Pourquoi une "green gym" ?

    Le Wutao s'appuie sur les principes développés par les taoïstes, et leur vision écologique ancestrale. Une approche bien différente de la nôtre. Là, il s'agit de retrouver, grâce au mouvement ondulatoire primordial, notre nature sauvage. Nous nous reconnectons à une intelligence plus organique, à la fois corporelle, émotionnelle et psychique. Nous développons notre sensorialité. A une nouvelle conscience du corps, s'ajoute celle de notre interdépendance avec notre environnement, et donc la planète. A savoir, l'air que nous respirons, l'eau et nos ruisseaux intérieurs (la lymphe, le sang), et la terre (tous nos minéraux). Si nous acceptons de ne plus de nous dégrader, si nous retrouvons cette relation aimante avec nous-même, alors nous cesserons de polluer et contrôler la planète. Et si c'était ça le secret de la forme !

    Catherine Maillard, le 15 octobre 2011

    Wutao. Pratiquer l'écologie corporelle.
    Pol Charoy et Imanou Risselard
    Editions Courrier du Livre.
    246 pages
    Prix : environ 23 €

    Gymnastiques douces

    Forum Gym Zen

    http://www.doctissimo.fr/html/forme/remise-en-forme/articles/15278-wutao.htm

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  • Une brosse à dents à l'énergie solaire... et sans dentifrice !

    Source : Relaxnews

    Au Japon, on est souvent en avance pour les nouvelles technologies, et particulièrement dans le domaine de l'hygiène. Après les toilettes sans papier, voici les brosses à dents sans dentifrice !

    Deux nouvelles brosses à dents nippones lancées ces dernières semaines adoptent des méthodes high-tech pour lutter contre les caries. La première a recours à l'électricité pour éliminer le besoin de dentifrice, tandis que la seconde garantit une hygiène irréprochable tout au long de la journée après un brossage matinal.

    La brosse à dents Shiken Soladey-J3X promet des dents blanches et propres sans recourir au dentifrice. Lancée le mois dernier en édition limitée, la brosse à dents électrique tourne à l'énergie solaire, souci écologique oblige. Elle est constituée d'une brosse en fils de nylon (qui peut être remplacée) montée sur un manche en dioxyde de titane censée durer toute une vie.

    Le dentifrice sera-t-il mis aux oubliettes ?
    Le dentifrice sera-t-il mis aux oubliettes ? © stockvault

    La fin du brossage trois fois par jour ?

    Lorsque le manche absorbe la lumière, explique son fabricant, la brosse émet des électrons qui réagissent à l'acide de la bouche, ce qui ferait tomber la plaque dentaire. Bientôt commercialisée (environ 40 euros), l'invention a remporté le premier prix de la FDI World Dental Conference à Dubai l'année dernière.

    Pour ceux qui ont du mal à se brosser les dents deux ou trois fois par jour, il existe la nouvelle brosse du fabricant japonais Yumeshokunin, baptisée Misoka Toothbrush. Les pointes de sa brosse sont recouvertes d'une « substance » qui enlèverait les saletés et préserverait « les qualités hydrophiles » des dents, ce qui signifie, d'après le fabricant, qu'elle empêcherait les bactéries d'adhérer à l'émail, avec un effet durant 24 heures. On peut voir sur YouTube en vidéo de la brosse à dents Misoka.


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    La brosse à dents Soladey-J3X. © <em>Courtesy of Euroviva Health International</em>
    La brosse à dents Soladey-J3X. © Courtesy of Euroviva Health International

    Sur le même sujet

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/une-brosse-a-dents-a-lenergie-solaire-et-sans-dentifrice_30115/#connexe

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  • Dans le numéro 278 : Diabète et dents

    La 6e complication du diabète
    Dr Christophe Lequart, porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire

    Le diabète favorise l’apparition de maladies dentaires mais, en retour, une parodontite accroît le déséquilibre du diabète. Le Dr Christophe Lequart explique pourquoi la personne diabétique a tout intérêt à consulter régulièrement son chirurgien-dentiste pour ne pas laisser évoluer un problème qui peut être sans gravité s’il est traité tôt.

    Le diabète, qu’il soit de type 1 ou de type 2, a une relation directe avec certaines maladies de la bouche. Une personne diabétique sur deux présente une maladie parodontale. 40 % souffrent d’une sécheresse buccale directement liée au diabète. Malgré cela, la moitié des diabétiques n’a pas connaissance de la nécessité d’un suivi buccodentaire et 14 % n’informent pas leur chirurgien-dentiste qu’ils sont atteints de diabète. Pourtant, le taux d’hémoglobine glyquée est une donnée très importante pour les praticiens pour décider quels traitements proposer.

    Deux grandes maladies atteignent principalement la bouche : la carie et les parodontopathies (gingivites et parodontites). La carie est liée à la présence de bactéries et de sucre. À l’origine de la gingivite, on trouve la présence de plaque dentaire. Si elle n’est pas traitée, la gingivite se transforme en parodontite. À son tour non soignée, la parodontite peut conduire à la perte des dents.


    Ces maladies qui peuvent affecter n’importe quel patient sont accentuées chez les patients diabétiques. On sait qu’il existe une vraie relation entre le diabète et la maladie parodontale. C’est pourquoi on considère cette dernière comme la sixième complication du diabète.

     

    Retrouvez l'article complet dans Equilibre Novembre - Décembre 2010...

    http://www.afd.asso.fr/diabete-actus/equilibre-le-magazine/les-anciens-numeros/none-001042

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  • Une nouvelle bacterie dans les hopitaux: faut-il en avoir peur?

    ziekenhuisbacterie
    Une nouvelle bactérie, le Clostridium difficile, a fait son apparition dans les hôpitaux et les maisons de repos. Faut-il en avoir peur et que peut-on faire pour éviter la contamination ? Les réponses d'Hilde Jansens, médecin à l'hôpital universitaire d'Anvers.

    Le Clostrodium difficile appartient à la famille des bactéries nosocomiales, des bactéries qui résistent à la majorité des antibiotiques et qui se rencontrent presque exclusivement dans les maisons de repos et les hôpitaux. Elles contaminent souvent des personnes âgées dont le système immunitaire est affaibli.

     

    Plus Magazine : On a beaucoup parlé d'infections par MRSA au début de l'année...

    Dr. Hilde Jansens : MRSA signifie M ethicillin resistant staphylococcus aureus. Le staphylocoque doré est une bactérie présente sur la peau et dans le nez de nombreuses personnes. Elle ne provoque une infection que lorsqu'elle pénètre dans la peau ou dans l'organisme. A l'origine, ces infections étaient traitées à l'aide de pénicilline. Elle a été remplacée par la méticilline lorsque des souches résistantes sont apparues. Mais la bactérie s'est très rapidement adaptée et de nouvelles souches résistantes à la méticilline ont vu le jour. Les MRSA résistent désormais à beaucoup d'autres antibiotiques. C'est la raison pour laquelle il faut observer de strictes mesures d'hygiènes afin de limiter au maximum les risques de contamination par une bactérie résistante.

     

    Aujourd'hui, c'est une souche de Clostridium difficile qui fait la une. Quelle est la différence ?

    Il s'agit d'un tout autre type de bactérie. Le Clostridium difficile produit des spores pour se reproduire. Ces spores sont beaucoup plus difficiles à éradiquer que la bactérie proprement dite parce qu'elles peuvent survivre pendant des mois en dehors de l'organisme. Si une infection est découverte trop tard, les spores peuvent s'être déjà répandues.

    À l'heure actuelle, on constate un nombre croissant d'infections dues à la souche 027 du Clostridium difficile, particulièrement agressive. L'infection par cette souche se manifeste par de la fièvre, une diarrhée et une infection du gros intestin. Elle peut, en outre, évoluer plus vite vers une issue fatale.

    Je tiens à préciser que l'ampleur de ce problème reste relativement limitée dans notre pays (168 cas, dont un mortel), en comparaison avec le Canada et les États-unis où cette bactérie a fait de nombreuses victimes. Heureusement, notre pays a pris les mesures nécessaires en temps utile.

    A-t-on pris de nouvelles mesures spécifiques ?

    En fait non. Les recommandations de base à l'adresse des institutions de soins sont les mêmes depuis des années. Mais le hasard fait que la Belgian infection control society (BICS) a récemment édicté de nouvelles directives en vue de prévenir les infections par le Clostridium difficile dans les hôpitaux et les maisons de repos.

    En effet, certaines données en provenance de l'étranger avaient déjà attiré son attention. C'est pourquoi, en collaboration avec l'Institut scientifique de santé publique, le BICS mène actuellement une enquête de grande envergure sur la prévention de la diarrhée provoquée par la bactérie Clostrodium difficile. Elle s'achèvera en décembre prochain et nous aurons alors une idée précise de l'ampleur du problème. Cependant, quelques chiffres ont été publiés prématurément dans la presse...

     

    La surconsommation d'antibiotiques joue-t-elle également un rôle ?

    Certainement. La consommation massive d'antibiotiques permet à certaines bactéries de développer une résistance en subissant des mutations génétiques qui les rendent insensibles à une ou plusieurs classes d'antibiotiques.

    En général, les problèmes surviennent lorsqu'un patient contaminé par une bactérie résistante se voit administrer un antibiotique qui n'est pas capable de la détruire. En outre, un antibiotique ne fait pas la distinction entre les bonnes bactéries présentes dans notre organisme (appelées également les commensales) et les bactéries pathogènes. L'antibiotique les tue toutes, à l'exception des bactéries résistantes éventuellement présentes qui profitent de l'occasion pour proliférer. Le médecin doit alors administrer un autre antibiotique auquel la bactérie n'est pas encore résistante.

    Si les nouveaux antibiotiques, plus puissants, sont à leur tour surconsommés, on court le risque de ne plus avoir, à terme, d'armes pour combattre des infections de plus en plus résistantes. C'est pourquoi, ces dernières années, on mène des campagnes de sensibilisation en faveur d'une utilisation raisonnée des antibiotiques.


    Auteur: Leen baekelandt | Mise en ligne: 23-04-2011 | Mise à jour: 22-04-2011
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/prevention/artikel/318/une-nouvelle-bacterie-dans-les-hopitaux-faut-il-en-avoir-peur
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  • Taux de prothrombine - Temps de Quick
    et INR =International Normalised Ratio

    Conditions de prélèvement

    Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

    Indiquer s'il y a une prise de médicaments anticoagulants (type anti-vitamine K = AVK) et si oui, la dose et l'heure de la prise (par rapport à l'heure du prélèvement).

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    Intérêt du dosage

    Le temps de Quick est le temps nécessaire à la coagulation du plasma traité dans certaines conditions. Cela permet d'explorer les facteurs de la coagulation dits vitamine K dépendants. Il est possible de convertir ce temps en taux de prothrombine par rapport à un plasma témoin définit à 100 % (ou pourcentage d'activité prothrombinique globale). Le résultat peut également être exprimé en INR en rapportant le temps du malade sur celui du témoin (dans des conditions bien définies). Ce dosage est fréquemment utilisé pour la surveillance thérapeutique des patients traités par anti-vitamine K.

    Valeurs normales

    Taux de prothrombine : 70 - 100 % INR = 1

    Patient traité par anti-vitamine K : la zone d'efficacité thérapeutique (qu'il faut atteindre et maintenir) est définie par rapport au risque thrombo-embolique :

     

    TP (%)

    INR

    Prévention des thromboses veineuses

    30 - 40

    2 - 3

    Phlébite ou embolie en évolution

    25 - 35

    2 - 4

    Prévention des thromboses récidivantes

    25 - 35

    2 - 4

    Prévention des thromboses artérielles

    20 - 30

    3 - 4.5

    Prophylaxie opératoire

    30 - 40

    2 - 3

    Patient porteur de prothèse cardiaque

    20 - 30

    3 - 4.5

    Variations pathologiques

    Allongement du temps de Quick = Baisse du taux de prothrombine = augmentation de l'INR :

    • Maladie hémorragique du nouveau-né
    • Insuffisance hépatique : hépatites, cirrhoses, ictères
    • Déficit en vitamine K par malabsorption
    • Coagulation intra-vasculaire disséminée
    • Fibrinolyse
    • Déficit isolé, congénital, en l'un des facteurs du complexe prothrombinique
    • Présence d'un anti-coagulant circulant

    Médicaments pouvant interférer dans le dosage

    Augmentation de l'effet des AVK (entraînant des INR trop élevés par rapport à ceux souhaités) : antibiotiques, nortryptiline, phénylbutazone, aspirine, allopurinol, thyroxine.

    Diminution de l'action des AVK (entraînant des INR trop bas par rapport à ceux souhaités) : barbituriques, gluthétimide, oestrogènes

    De nombreux autres facteurs, en particulier alimentaires, peuvent modifier l'INR, d'où la nécessité d'une surveillance régulière des patients sous AVK afin d'adapter les posologies aux INR déterminés.

    Dr Marie-Françoise Odou

    Forum Santé
     Forum Examens médicaux

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/analyses/sa_719_prothrombine_.htm

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  • La carence en fer

    Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Il a un rôle fondamental dans la constitution de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges du sang, dans la constitution de la myoglobine contenue dans les muscles et dans celle de nombreux enzymes indispensables au fonctionnement de l’organisme.

    Le fer est présent en très petite quantité dans l’organisme. Une partie de ce fer est éliminée chaque jour. Pour maintenir une quantité suffisante de fer, il faut remplacer les pertes par des apports alimentaires. Si les apports sont insuffisants par rapport aux pertes, il s’installe un déséquilibre avec une carence en fer qui a des conséquences sur la santé.

    Les risques de la carence en fer

    La carence en fer se traduit par une anémie, accompagnée d’une réduction de la capacité physique et intellectuelle, d’une diminution de la résistance aux infections, et pendant la grossesse d’un risque augmenté de petit poids de naissance, de morbidité et de mortalité chez le nouveau-né. Dans beaucoup de pays en développement, l’anémie par carence en fer est un grave problème de santé publique qui touche dans certains cas la moitié des femmes et des enfants.

    Il y a plusieurs degrés de déficience en fer. La carence en fer la plus visible est l’anémie, qui peut donner des signes cliniques (pâleur, essoufflement, fatigue etc.). Cependant, le diagnostic de carence en fer se fait surtout par des analyses de sang. En plus de la mesure de l’hémoglobine, on peut mesurer les réserves en fer de l’organisme par le biais d’autres indicateurs et détecter des déficiences modérées en fer.

    C’est important car en dehors de l’anémie, et donc sans signes apparents, la déficience en fer peut aussi avoir des conséquences négatives sur la santé, notamment une réduction de la capacité physique à l’effort, une diminution des performances intellectuelles, une moindre résistance aux infections, et causer des perturbations au cours de la grossesse.

    Un équilibre à tenir

    L’équilibre du statut en fer est très dépendant du niveau des besoins en fer de l’organisme, qui varient au cours de la vie (voir Apports conseillés en fer). Ces besoins sont plus élevés chez :

    • Les enfants et les adolescents du fait de la croissance rapide ;
    • Les femmes, de la puberté à la ménopause, du fait des pertes supplémentaires en fer dues aux menstruations ;
    • Les femmes enceintes à cause des besoins du foetus et des transformations de l’organisme de la femme.

    En fait, la couverture des besoins en fer est moins facile à réaliser qu’on peut le croire. En France, des études récentes ont confirmé ce problème : pour une partie importante de la population, les apports en fer sont insuffisants car la concentration en fer de la ration alimentaire est trop faible. Même dans un pays d’abondance comme la France, il y existe donc des problèmes d’anémie liés à des carences alimentaires.

     


    Le fer des aliments

    Les aliments contiennent des quantités variables de fer. Il existe sous deux formes différentes : le fer héminique et le fer non héminique, différemment absorbées par l’organisme.

    Le fer non héminique est contenu dans les aliments d’origine végétale, les oeufs et les produits laitiers. Il est peu biodisponible, c’est à dire qu’à peine 5 % est absorbé. De plus, l’absorption du fer non héminique varie selon l’aliment dans lequel il se trouve. Ainsi le thé, le café, le vin, le jaune d’oeuf ou le son diminuent son absorption, en revanche la viande, les poissons et les fruits et légumes riches en vitamine C la favorisent.

    Le fer héminique, constituant du sang et des muscles des animaux, est contenu dans la viande, les poissons et les produits d’origine animale. Environ 25 % est absorbé.

    Ne vous jetez pas sur les épinards !

    Les aliments les plus riches en fer sont les abats, les viandes et les légumes secs (voir l’ABC de la nutrition et de l’alimentation). Attention, les légumes verts, notamment les épinards sont plutôt pauvres en fer, contrairement à ce que Popeye croit…

    Mais au-delà de la quantité de fer apportée par un aliment, la notion de "richesse en fer" doit prendre en compte la quantité de fer effectivement absorbée par l’organisme.

    En pratique

    Prévenez l’apparition de la carence en fer en consommant suffisamment d’aliments riches en fer bien assimilé, surtout pour les enfants, les adolescents et pendant la grossesse et l’allaitement.

    Attention : en cas d’anémie, consultez votre médecin pour un bilan et un suivi médical.

    Dr Béatrice Sénemaud
    Mis à jour le 14 septembre 2011

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    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/nutrition_sante/nu_1066_carence_fer.htm

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  • C’est le temps que met le plasma sanguin (partie liquidienne du sang) à coaguler quand on le met en présence d’un extrait de tissu humain, animal ou synthétique appelé thromboplastine, cytozyme ou thrombokinase. Il s’agit d’un ensemble d’enzymes nécessaires à la coagulation du sang et permettant de transformer la prothrombine en thrombine.


    Un temps de prothrombine anormal indique un problème de coagulation d’origine soit pathologique, soit thérapeutique. 
    Une atteinte du foie ou un manque de vitamine K peuvent être à l’origine de perturbations du temps de prothrombine.
    Le TP sert à surveiller les traitements anticoagulants par les antivitamines K. Pour surveiller un traitement anticoagulant, il est parfois nécessaire de modifier les doses d’antivitamine K qui sont données au malade, en tenant compte de façon précise des résultats de l’INR. 

    Ce test sert à savoir si le patient présente une tendance à avoir des hémorragies à la suite d’une carence en certains facteurs normalement présents dans le sang :

    • Facteur II
    • Facteur V
    • Facteur VII
    • Facteur X


    Ces facteurs interviennent dans un des processus de la coagulation normale du sang (coagulation de la voie extrinsèque).

    Le temps de prothrombine, exprimé en secondes, en pourcentage du temps obtenu par rapport à un témoin, a tendance à être abandonné, et est indiqué depuis quelques années sous la forme d’un indice INR (International Normalized Ratio ou rapport international normalisé).

    La mesure du temps de prothrombine se pratique en laboratoire à partir d’un prélèvement de sang du malade.

    http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/temps-de-prothrombine-4604.html

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  • L'alimentation du diabétique : l'essentiel


    L'index glycémique

    Voici une explication simplifiée de l'index glycémique d'un repas.

    Imaginons que l'on mange une pomme au milieu de l'après-midi alors que la glycémie est à 1 g/l.

    Pour un fruit de 130 g, à 12 % de contenu en sucre, cela représente un apport d'environ 15 g de glucides.

    Comme le fruit est mangé seul, ces 15 g de glucides vont passer rapidement dans le sang, ce qui conduira à une capacité théorique d'élever la glycémie jusqu'à 4 g/l (15 g de glucides se répartissant dans les 5 litres de sang présents dans l'organisme d'un adulte).

    Fort heureusement, le foie et les muscles sont là pour «attraper au passage» le maximum du sucre, mais comme le diabète entraîne une difficulté à capter rapidement et efficacement les apports de sucre, il y aura néanmoins une forte montée de glycémie car l'apport de sucre aura été trop brutal par rapport aux capacités de captation du foie et des muscles.

    Par contre, si le fruit est mangé en fin d'un repas mixte et équilibré comportant des crudités, des légumes cuits chauds, de la viande, et du fromage blanc à 20 % de matières grasses, l'apport en glucides du repas sera pratiquement identique à celui qu'apporterait le fruit mangé seul, mais il y aura cependant une différence majeure dans le comportement de la glycémie : comme le fruit se mélangera avec les autres aliments dans les intestins, il n'y aura pas d'abord digestion du fruit puis ensuite seulement des autres aliments.

    Le résultat sera un passage beaucoup plus progressif des glucides dans le sang.




    Cette comparaison traduit bien le fond du problème :

     

    Le diabétique a les mêmes besoins en glucides qu'une personne non diabétique, mais son organisme ne sait pas faire face aux apports brutaux de glucides

     

    La solution à ce problème est une alimentation équilibrée

     

    •  ne pas augmenter la ration de graisses en réaction à cette situation
    •  manger les aliments apportant des glucides seulement en présence de nombreux autres aliments n'en apportant pas, en quelque sorte dans le but de «neutraliser» la digestion rapide des aliments apportant du sucre
    •  privilégier les aliments contenant des glucides qui ont une digestion lente (essentiellement les fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches...)


    Une alimentation équilibrée

    Tout d'abord, bien que le diabète concerne le taux de sucre dans le sang, il est très important d'éviter les aliments gras ! Les aliments gras sont aussi nocifs au diabétique, voire même davantage, que les aliments qui élèvent le sucre dans le sang.

    Ensuite, pour beaucoup de diabétiques le régime se résume à faire attention aux aliments ayant un goût sucré. Or le fait de ne baser son alimentation que sur ce point détourne des vrais problèmes, car de nombreux aliments, bien que n'ayant pas un goût sucré, apportent en réalité tout autant de sucre, voire davantage, que ceux ayant un goût sucré. D'autre part, le contexte dans lequel sont mangés les aliments apportant du sucre, influence beaucoup la montée de la glycémie.

    Les aliments apportant le plus de sucre peuvent être classés en deux catégories :

    • Les aliments ayant un goût sucré, comme les fruits, peuvent être mangés à deux conditions :

    -

    Quantité raisonnable : Quantité du volume d'une pomme, par exemple une dizaine de grosses cerises, trois petits abricots...

    -

    Jamais tout seul : Lorsqu'un aliment apportant du sucre est mangé seul, il est rapidement digéré et son sucre passe rapidement dans le sang. Par contre s'il est mangé avec d'autres aliments n'apportant pas de sucre, sa digestion est plus longue et le sucre qu'il contient passe plus lentement dans le sang. Ainsi, un fruit mangé seul, au milieu de l'après-midi par exemple, fera beaucoup monter la glycémie, tandis que, s'il est mangé à la fin d'un repas, les conséquences sur la glycémie seront moindres.

    • Les aliments n'ayant pas un goût sucré, mais apportant néanmoins beaucoup sucre, ne peuvent pas être identifiés en les mangeant, et il faut donc en connaître la liste. Il s'agit essentiellement des pommes de terre, du riz, des pâtes, de la semoule, du pain, de la farine et de ses dérivés. Ces aliments peuvent être mangés avec les mêmes deux conditions :

    -

    Quantité raisonnable : La quantité raisonnable de féculents dépend de la présence ou non d'autres aliments apportant du sucre (pain, fruit, dessert...). Deux pommes de terre de la taille d'un oeuf (100 g), trois cuillères à soupe (100 g) de pâtes, de riz, ou de semoule, deux tranches de pain d'un centimètre d'épaisseur (2 x 20 g)... constituent une base de référence si le repas se termine par un fruit (voir ci-dessous).

    -

    Jamais tout seul : La consommation de ces aliments nécessite de toujours y associer au moins le même poids de légumes, cuits et en crudités, dans le même repas. Il est important de manger des crudités et des légumes chauds. En effet, si on parvient assez facilement à manger 100 g de crudités et 100 g de légumes chauds dans un même repas, il est moins facile de manger 200 g de crudités ou 200 g de légumes chauds dans un même repas !

    Les légumes secs ont une place très intéressante. En effet, ce sont des aliments qui apportent autant de sucre que les pommes de terre, le riz ou les pâtes (20 %), mais ils ont une digestion beaucoup plus lente, même lorsqu'ils sont mangés seuls, car ils sont riches en fibres. Ils doivent donc avoir une place importante dans l'alimentation (fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches...).

    Il est vrai que les légumes secs peuvent entraîner un certain degré de flatulence (gaz intestinaux) mais :
    - d'une part, ceci est le témoin de leur digestion lente (comme la digestion est lente, les glucides qu'ils contiennent progressent plus loin dans l'intestin que les autres glucides, avec pour conséquence leur arrivée dans la dernière partie de l'intestin où certaines bactéries utilisent les glucides pour fabriquer du gaz),
    - d'autre part, après un certain temps d'acclimatation, la production de gaz devient beaucoup moins importante, voire nulle, lorsque les bactéries intestinales se sont habituées à ce que du sucre parvienne jusqu'à elles.

    Les légumes verts, et autres légumes «de couleur non verte» comme les tomates, les carottes, les choux rouges, les aubergines... ont également une place intéressante. Ils apportent une faible quantité de sucre (moins de 5 % pour la plupart, entre 5 et 10 % pour un petit nombre d'entre eux, voir Table de composition) et sont riches en fibres, ce qui ralentit le passage, de l'intestin vers le sang, du sucre des aliments.

    Leur présence est donc indispensable dès que le repas contient du pain ou des dérivés de la farine, des féculents (pommes de terre, pâtes, riz, semoule, maïs) ou des fruits.

    La mention «à volonté» que l'on trouve souvent dans les régimes ou autres recommandations diététiques, a donc la signification «présence obligatoire et en grande quantité» et non la signification «selon votre volonté» avec possibilité de ne pas en manger.

    Pour ralentir la digestion du pain au petit déjeuner , il faut également savoir manger quelque chose en plus (oeuf, jambon découenné dégraissé ou de blanc de poulet ou de dinde, fromage allégé, fromage blanc, yaourt...), et les pains aux céréales, complets, ou mieux les pains enrichis en fibres, se digèrent plus lentement que le pain blanc. Par contre, les biscottes ne sont pas recommandées car elles contiennent 75 % de sucre et se digèrent plus rapidement que le pain. Les céréales de petit déjeuner ne sont pas conseillées quotidiennement car leur digestion est rapide ; par contre, il n'y a pas d'inconvénient à manger de temps en temps un peu de céréales dans un grand bol de fromage blanc à 0 % ou 20 % de matières grasses.


    En pratique

    On ne peut pas établir une liste d'aliments autorisés et une liste d'aliments interdits spécifiques aux diabétiques, mais il existe des règles de base et des menus type.

     

    Règles de base
     

    Graisse et aliments gras : toujours le moins possible.
    Pain et dérivés de la farine, féculents, fruits et aliments ayant un goût sucré :  

      - jamais tout seuls
      - toujours avec des aliments apportant des fibres (crudités, légumes cuits), des protéines (viande, poisson, oeuf) et des laitages maigres (yaourt, fromage blanc...).
    Il est possible de manger de tout, mais pas n'importe comment.


    Devant un repas
     

    On pense habituellement à évaluer la quantité de glucides du repas (pain, féculents, fruits).
    Mais il est aussi important de «voir ce qui n'est pas là», c'est-à-dire de faire le point sur la présence en quantité suffisante d'aliments destinés à ralentir le passage dans le sang des glucides du repas (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage).
    Manger des glucides en quantité réduite n'évite pas l'hyperglycémie. Il faut manger des glucides en quantité suffisante et équilibrer les repas.

    Petit déjeuner

     

    Petit déjeuner : Trois éléments
     
    un bol de café ou thé, avec un peu de lait demi-écrémé,

    une ou plusieurs tranches de pain d'un centimètre d'épaisseur (20 g), si possible du pain aux céréales, complet ou enrichi en fibres,

    avec pour chaque tranche, un autre aliment associé : tranche de jambon découenné dégraissé, de blanc de poulet ou de dinde, fromage allégé, yaourt maigre, fromage blanc allégé, tranche de fromage toastinette, oeuf... mais aussi tomate, concombre, carottes crues...

    Les biscottes ou les céréales pour petit déjeuner, même «sans sucre ajouté», contiennent au moins 75 % de sucre, se digèrent très vite, et ne peuvent donc pas constituer un petit déjeuner. Par contre, il est possible de manger une ou deux cuillères à soupe de céréales dans un grand bol de fromage blanc à 20 % de matières grasses.

    Déjeuner et dîner

     

    Déjeuner et dîner : Quatre éléments indispensables pour atténuer l'augmentation du sucre dans le sang
     
    une entrée de crudités (attention, on ne peut pas assimiler la salade verte à des crudités car elle contient beaucoup d'eau par rapport aux fibres),

    et une part de viande maigre ou de poisson ou deux oeufs,

    et une part de légumes cuits,
    et un laitage (éventuellement avec un édulcorant) ou une petite part de fromage avec le minimum de pain,

    auxquels il faut associer un «ticket sucre» qui peut être
     
    soit une part de féculents (quatre pommes de terre de la taille d'un oeuf, six cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais sans pain, ni fruit, ni dessert,
    soit une part de féculents (deux pommes de terre de la taille d'un oeuf, trois cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) et un fruit,
    soit une part réduite de féculents (une pomme de terre de la taille d'un oeuf, deux cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais avec un dessert sucré.
     
    Important : l'association féculents + légumes peut être avantageusement remplacée par des légumes secs


    Les quantités indiquées ci-dessus sont une base de référence à adapter à chaque situation. Les besoins ne sont en effet pas les mêmes chez un employé de bureau, un travailleur de force, un sportif ou un diabétique ayant un excès de poids.

    Le repas sera cuit et assaisonné avec un peu de matières grasses (margarine au tournesol, huile de tournesol, de pépin de raisin, de colza, ou d'olive). Si vous mangez une part de légumes secs (fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches...) vous n'êtes pas obligé de manger des légumes dans ce repas. Attention, il s'agit là des légumes secs «nature» et non des légumes secs présents dans des plats gras tels que cassoulet à la graisse d'oie, lard et petit salé aux lentilles...

    Recettes de cuisine

    Bien souvent «diabète» évoque «aliments spéciaux» ou «recettes de cuisine spéciales» dans l'esprit du public, alors que ceci est totalement faux.

    Une personne diabétique n'a aucunement besoin d'aliments spéciaux, et pratiquement toutes les recettes de cuisine peuvent être utilisées par les diabétiques.

    Il suffit simplement d'éviter les plats gras et de veiller à équilibrer les repas, c'est-à-dire de manger dans le même repas des aliments abaissant l'index glycémique (crudités, légumes chauds, viande non grasse ou poisson, laitage) lorsque la recette d'un plat est à base de féculents (pommes de terre, pâtes, riz, blé, maïs) ou comporte une part importante de farine.

    De plus en cas de doute sur l'effet hyperglycémiant d'une recette, la mesure de la glycémie avant et 1h30 après le repas (validation des choix alimentaires) permet de savoir précisément si la composition du repas était correcte ou non sur le plan des glucides.

    L'alimentation du diabétique n'est donc pas un régime au sens où on le pense habituellement, mais tout simplement une alimentation équilibrée qui devrait être adoptée par toute personne soucieuse de rester en bonne santé.


    Que manger en cas de petit creux ?

    • Un yaourt nature, 100 g de fromage blanc, un verre de lait écrémé.
    • Une fine tranche de jambon découenné dégraissé, un blanc de volaille, deux ou trois bâtonnets de surimi.
    • Une tomate, une carotte, des radis, des bâtonnets de céleri-branche, un morceau de concombre, des pickles (cornichons, oignons...)


    Que manger en cas de malaise hypoglycémique ?

    • Deux morceaux de sucre, un verre de jus fruit sucré, un fruit, deux tranches de pain, selon l'importance des symptômes.
    • A renouveler dix minutes plus tard si besoin.

    http://www.diabsurf.com/diabete/FFibres.php

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  • 3e sommet du Seven Diab Summits, le diabétique Claude Ivars s'attaque au Carstenzs

    29/09/2011

    Après le Kilimandjaro, première étape de son projet « Seven Diab summits » (l'équivalent du challenge « Seven summits » —gravir les sept plus hauts sommets des sept continents— mais avec le diabète en plus ! ), Claude Ivars prépare l'ascension de la pyramide de Carstensz (Indonésie) et ses 4884 m.

    Dans un article précédent, on vous présentait le portrait de ce diabétique insulino-dépendant (DID) originaire de Saint-Denis de La Réunion. A ce jour, seule une centaine de personnes environ aurait réussi à escalader à la suite les sept sommets des sept continents.

    Échec au Mont Mckinley et guérilla à l'Elbrouz

    Après un échec au Mont McKinley (USA-6194 m), à seulement 1100 m de l'arrivée, et le report de l'Elbruz (Russie-5642m) pour cause de guérilla locale, Claude a repris du poil de la bête et prépare sa prochaine ascension qui aura lieu du 3 au 20 octobre 2011.

     

    Flash info : (MAJ : 18/10/2011) des nouvelles de Claude Ivars... Il vient de réussir l'ascension de la pyramide de Carstensz. Le drapeau de l'Île de la Réunion flotte désormais sur la plus haute montagne indonésienne. Dans une communication récente avec l'AFD, Claude, plein de volonté et d'enthousiasme, nous dit se préparer désormais pour ses prochains défis qui débuteront dès le début 2012. A suivre...

    Musculation et volcans au programme

    De retour à Saint-Denis (comme le prévoit l'intermède entre chaque ascension), toujours encouragé par son ami et guide, Gilles Raffaeli, compagnon de route et de galère, Claude s'est cette fois mieux préparé, grâce à un coach et à un entraînement drastique. Au programme : jogging 3 fois par semaine, musculation, montagne tous les 15 jours et...volcans. Oui, on a  bien dit « volcans », et plus précisément ceux de Cotopaxi et du Chimborazo (Equateur), 6 300 m d'altitude tout de même ! Une balade touristique presque pour Claude qui semble préférer, pour s'entraîner, le grand air au vélo d'appartement !

    La pyramide de Carstenzs ou Punca Jaya (le Pic de la Victoire)

    La pyramide de Carstenzs se dit aussi en langue Amungme "Nemangkawi". C'est la montagne la plus élevée de l'Indonésie et de l'Océanie. Situé en Papouasie Occidentale dans la chaîne de Sudirman (à 4° de latitude Nord, proche de l'Equateur), ce sommet est atteint pour la première fois par Heinrich Harrer, le 13 février 1962.

    Retour à Saint-Denis

    Le 22 octobre prochain, Claude sera de retour à Saint-Denis de La Réunion. Si vous êtes près de l'aéroport ce jour là vers 17h, et si comme lui vous êtes passionné d'alpinisme et de montagne, passez donc le voir pour le soutenir, ça lui fera très plaisir !

    Des changements dans l'ordre des ascensions : consultez le nouvel agenda sur le site Seven Diab summits.

     

    Crédit photos : Puncak jaya © Alfindra Primaldhi, Creative Commons

    http://www.afd.asso.fr/actualites/3e-sommet-du-seven-diab-summits-le-diabetique-claude-ivars-s-attaque-au-carstenzs-001824?utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%20N%2061%20Octobre&utm_content=Newsletter%20N%2061%20Octobre%20Version%20B%20CID_c6d3fba42a8a7bdd19f7c1dea706786b&utm_source=Routages%20email&utm_term=LIRE%20LA%20SUITE

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