• Les News Psycho


    Congrès de l'autisme : prendre en compte la globalité des symptômes


    Vendredi 30 septembre 2011

     

    L'association Vaincre l'autisme organise la 2ème édition du Congrès de l'autisme le 1er octobre à Paris. De nombreux experts internationaux vont présenter les dernières avancées de la recherche et débattre, en particulier sur la nécessité d'une vision d'ensemble de l'autisme.

    Un fil conducteur : "ESSENCE"
    Les troubles envahissants du développement (TED) peuvent se manifester par différents tableaux cliniques : autisme, Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité (TDAH), trouble du langage, du développement cérébral, de la coordination, du comportement, etc.

    De plus, plusieurs pathologies peuvent s'y associer, comme la maladie bipolaire ou l'épilepsie : 80 % des autistes ont des décharges épileptiformes pendant leur sommeil, souligne l'association Vaincre l'autisme dans le dossier de presse du Congrès.

    Cette polymorphie nécessite d'avoir une vision globale, de prendre en compte la globalité des symptômes, et si possible précocement. D'où la création, l'occasion de ce congrès, de l'acronyme ESSENCE, qui signifie "Early Symptomatic Syndromes Eliciting a Neuropsychiatric & a Neurodevelopmental Clinical Examination" (Syndromes symptomatiques précoces suscitant un examen clinique neuropsychiatrique et neurodéveloppemental).

    Le Pr. Christopher Gillberg, chercheur suédois spécialisé sur les TED, présentera ce concept d'ESSENCE et ses implications sur la recherche et la clinique.

    Zoom sur l'empathie
    Les personnes autistes ont une empathie plus faible et sont, par exemple, moins sensibles à la contagion des bâillements : ce déficit de la capacité d'imitation et donc de l'empathie est lié à un dysfonctionnement des neurones dits "miroirs".

    Le Pr. Nouchine Hadjikhani, spécialiste suisse de l'imagerie cérébrale, s'exprimera sur ces mécanismes miroirs déficients qui nécessitent un apprentissage correctif de l'imitation des mimiques faciales.

    Les avancées de la génétique passées au crible
    Il ne se passe plus une semaine sans que tel ou tel gène soit relié à tel ou tel comportement, symptôme ou maladie. Les TED n'échappent pas à cette règle, et plusieurs gènes impliqués dans la formation des synapses cérébrales seraient impliqués.

    Le Pr. Thomas Bourgeron, de l'Institut Pasteur, fera le point sur les dernières découvertes : l'identification des gènes mutés, actuellement en cours, pourrait permettre de mieux comprendre les TED et d'envisager d'autres pistes thérapeutiques, par exemple via les cellules souches qui pourraient peut-être un jour remplacer les synapses déficientes.

    D'autres sujets seront aussi débattus, comme l'efficacité de la Rispéridone ® chez les enfants autistes : 76 % de réponse positive, vs 12 % avec un placebo, mais de nombreux effets secondaires... Une table ronde réunissant politiques, chercheurs et intervenants du Congrès est également prévue, avec pour thème "le développement des nouvelles perspectives thérapeutiques".

    Ce Congrès se déroule à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris (droit d'entrée, incluant le déjeuner : 60 €, tarif réduit 30 €). Bulletin d'inscription

    Jean-Philippe Rivière

    Source : Dossier de presse de l'association Vaincre l'autisme, septembre 2011, téléchargeable en ligne



    Des sites pour aller plus loin
    Vaincre l'autisme

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    Autisme : sortir de l'isolement

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  • Manger cru : les précautions à prendre

    rauwkost
    Non, notre environnement n'est pas stérile ! Les micro-organismes sont partout : sur nos mains, dans les aliments... Certains sont inoffensifs, voire utiles, mais d'autres peuvent laisser de moins bons souvenirs.

    Pour comprendre

    Les infections alimentaires peuvent être causées par des bactéries (salmonellose, listériose...), des parasites (toxoplasmose, anisakiase...), mais aussi des virus (gastro-entérite, hépatite A).

    La salmonellose, par exemple, est très fréquente. Elle se transmet par la viande (surtout la volaille), les oeufs, les produits laitiers, les graines germées (soja, luzerne,...).

    La listériose est rare (moins d'une centaine de cas par an en Belgique), mais peut conduire au décès, pour un malade sur cinq environ. Elle se transmet par les aliments de longue conservation et prêts à manger, surtout des produits transformés d'origine animale (ex : rillettes, produits en gelée, fromages à pâte molle au lait cru, poissons fumés...) ou végétaux (ex : germes de soja).

    Une hygiène draconienne

    A peine rentrée à la maison (vous étiez dans le tram 10 minutes plus tôt), vous préparez des carottes râpées. Vous avez d'ailleurs oublié de vous laver les mains. La table de cuisine n'est pas très propre, mais ça ne se voit pas vraiment. Quant à la râpe, plus toute jeune, c'est un nid à bactéries...

    Scénario catastrophe ? Pas du tout ! La plupart des micro-organismes sont détruits à la cuisson, au-delà de 70°, mais le froid ne les tue pas et ralentit seulement leur développement. Alors sans cuisson, observez une hygiène irréprochable...

    • N'utilisez pas vos essuies de vaisselle comme essuie-mains, et vice-versa. 
    • Lavez-vous les mains pendant 20 secondes à l'eau chaude et au savon avant de cuisiner. 
    • Nettoyez votre réfrigérateur avec un produit détergent deux fois par mois. Sa température idéale est de 4°C.


     

    évitez la contamination croisée

    • Lorsqu'un aliment porteur de germes dangereux entre en contact avec un aliment prêt à être consommé, ce dernier risque d'être contaminé. 
    • Séparez les aliments crus des cuits. 
    • Lavez vos ustensiles (couteau, planche à découper) entre chaque utilisation. 
    • Vous décongelez un poulet ? Le liquide qui s'en échappe fait proliférer les bactéries : placez le poulet dans un récipient creux pour le récupérer sans qu'il goutte sur les autres aliments du réfrigérateur. 
    • Des restes ? Ne les laissez pas à l'air libre plus de deux heures. Couvrez-les (papier alu, cellophane), et mettez-les au frais. 
    • Si vous avez décidé de préparer des sushi, ou du carpaccio (b£uf, thon, saumon...), vérifiez la fraîcheur des ingrédients à l'achat. Attention à la viande hachée : les bactéries habituellement présentes à la surface de la viande sont «mélangées» et donc présentes à l'intérieur aussi. 
    • Différents poissons peuvent être porteurs d'un parasite (une larve de ver), qui peut causer des troubles digestifs. Congelez le poisson à - 20° pendant 72 heures si vous avez l'intention de le consommer cru. 
    • Certains mollusques (huître, coquille Saint Jacques, moule) peuvent être mangés crus. Ils doivent être achetés vivants. Si la coque est ouverte, jetez-les. Ne les conservez pas plus de 48 heures dans dans le bac à légumes du réfrigérateur, dans un torchon propre et humide. 
    • Avant de consommer fruits et légumes non pelés, lavez-les à grande eau avec soin. Lavez votre laitue, par exemple, dans trois bains successifs, feuille par feuille.
    • Gros plan sur les oeufs

      Les oeufs peuvent être porteurs de bactéries comme la salmonelle. Ces germes se trouvent sur la coquille mais peuvent parfois contaminer aussi l'intérieur s'il y a contact entre les deux. Les oeufs crus se trouvent dans la mayonnaise, le tiramisu, la mousse au chocolat, etc.

    • N'utilisez que des oeufs extra-frais pour ce type de préparations. 
    • Conservez-les au réfrigérateur, de préférence dans la porte. 
    • Un oeuf est fêlé ou sale ? Jetez-le. Vous pensez qu'une trace de déjection sur la coquille fait « champêtre » ? C'est avant tout un nid de bactéries... 
    • Une fois votre mayonnaise ou votre tiramisu prêts, placez-les au réfrigérateur.

    La demi-coquille délicatement posée sur le filet américain, c'est terminé !


    L'art de casser un oeuf

    Le principe : éviter tout contact entre la coquille et l'intérieur de l'oeuf.

    Première étape : pour ouvrir l'oeuf, cassez-le sur le bord d'un bol, puis mettez les jaunes et/ou les blancs dans un autre bol, propre.

    L'erreur classique : pour séparer le jaune du blanc, ne transvasez pas le jaune d'une demi-coquille à l'autre ! Prélevez délicatement le jaune à l'aide d'une cuillère à soupe.

    Le bon réflexe : posez les coquilles vides sur une assiette, pas sur votre plan de travail. Puis jetez-les vite.



    Auteur: Gwenaëlle Ansieau | Mise en ligne: 10-12-2007 | Mise à jour: 03-04-2008

    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/alimentation/artikel/67/manger-crules-precautions-a-prendre

     

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    Les News Santé


    Sécurité Sociale : les nouvelles mesures anti-déficit du gouvernement


    Vendredi 23 septembre 2011

     

    "Le déficit diminue, la santé de notre Sécurité Sociale s'améliore : c'est une bonne nouvelle", a affirmé Xavier Bertrand en préambule de sa présentation du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012. Une satisfaction partagée par Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot. Ces trois ministres ont détaillé devant la presse les différentes mesures prévues. Zoom sur celles qui concernent la santé du grand public, et en particulier les médicaments.

    Déremboursement des médicaments à SMR insuffisant
    Le ministre de la santé Xavier Bertrand a annoncé que les médicaments à Service médical rendu (SMR) insuffisant seraient déremboursés, du moins si l'Afssaps (l'agence du médicament) et la Haute Autorité de Santé, qui sont en train de tous les réévaluer, confirment leur inefficacité. La HAS en a déjà réévalué 26 et a confirmé pour chacun d'entre eux l'insuffisance de leur SMR. Ils devraient donc prochainement être dérembousés (liste non disponible pour le moment, communiquée seulement aux laboratoires pharmaceutiques). 38 autres seront réévalués dans les prochains mois.

    Ce ne sont donc pas 600 médicaments qui devront être déremboursés, mais plutôt une soixantaine, insiste Xavier Bertrand. Le ministre a confirmé que les médicaments à vignette orange qui ont un SMR faible (et non insuffisant) resteront remboursés à 15 %. Cela ne concernera pas l'homéopathie, dont le remboursement était passé de 65 à 35 % en 2003.

    Cette mesure de déremboursement des produits jugés inefficaces ne devrait pas forcément réduire les dépenses mais permettre un déplacement des prescriptions vers les médicaments les plus efficaces.

    Baisse des prix, encouragement des génériques
    Xavier Bertrand souhaite par ailleurs négocier avec l'industrie pharmaceutique des baisses de prix sur les médicaments et dispositifs médicaux, ce qui bénéficiera "aux patients, aux mutuelles santé et à la Sécurité Sociale". Une mesure dont le gouvernement attend 670 millions d'euros d'économies.

    Les entreprises du médicament (Leem) ont immédiatement dénoncé cette augmentation de 50 % par rapport à "l'effort demandé chaque année à l'industrie (...) alors que l'évolution de la dépense du médicament est parfaitement maîtrisée".

    Le gouvernement affiche également la volonté "de redonner un élan au taux de substitution des génériques", avec en particulier une incitation financière à la prescription de médicaments génériques faite par les médecins (Xavier Bertrand rappelle que ces médicaments sont soumis aux mêmes contraintes de sécurité et efficacité que les produits de marque). Cette incitation se présente depuis 2010 sous la forme de contrats d'amélioration des pratiques individuelles (CAPI), que "16 000 médecins" ont déjà signés, a précisé la ministre du budget, Valérie Pécresse.

    Taxes sur les "comportements à risques"
    François Fillon avait annoncé le 24 août dernier une série de mesures destinées à tenter de réduire le déficit budgétaire français. Plusieurs de ces mesures ont été reprises par le gouvernement dans l'élaboration du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012.

    Il s'agit en particulier :
    - de la fin d'un avantage fiscal accordé aux mutuelles complémentaires santé, ce qui pourrait se traduire par une hausse des cotisations, sauf si, comme le souhaite Xavier Bertrand, les mutuelles ne répercutent pas cette taxation ;
    - de la majoration des taxes sur les alcools forts (hormis le rhum, dont la production outremer bénéficie de mesures dérogatoires) et sur le tabac ;
    - d'une taxe sur les boissons avec des sucres ajoutés. Celle-ci ne sera malheureusement pas utilisée pour améliorer l'alimentation (dans les cantines scolaires notamment), ou encore pour baisser les prix des fruits et légumes, ce qui l'aurait peut-être rendue plus acceptable par les personnes les plus défavorisées.

    Amplification de certains efforts médico-sociaux
    Ce PLFSS2012 comprend également :
    - des éléments concernant la poursuite de la réorganisation du système de santé suite à la loi HPST ;
    - la poursuite du Plan Alzheimer et du plan Solidarité grand âge, avec notamment la budgétisation de la création de 83 000 nouvelles places d'hébergement de personnes âgées dépendantes ;
    - la majoration de 30 % de l'aide financière aux parents handicapés qui doivent faire garder leur(s) enfant(s) ;
    - une augmentation des allocations familiales de 2,3 %, ce qui représente une "avancée sociale incontestable", selon Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités ;
    - un effort "ciblé" en faveur des familles monoparentales : augmentation des aides à la compensation des pensions partiellement versées par l'ex-conjoint, augmentation de 40 % des plafonds de ressources afin de faire bénéficier les aides financières pour la garde des jeunes enfants à davantage de parents isolés.

    Par contre, l'allocation en cas de congé parental sera assujettie à la CSG, donc moins importante. De même, les indemnités journalières perçues en cas d'arrêt de travail diminueront (changement du mode de calcul).

    Taxation supplémentaire de l'industrie pharmaceutique
    Le financement de toutes ces mesures (et d'autres, plus techniques) s'effectuera par les taxes et mesures évoquées ci-dessus, ainsi que par d'autres modifications de barème (par exemple sur les heures supplémentaires) et par une majoration de la taxe sur le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique, qui passe de 1 à 1,6 %.

    Cette majoration, destinée à financer la Formation Médicale Continue, à laquelle s'ajoute une ponction de 40 millions d'euros pour financer l'Afssaps, est dénoncée par le Leem, qui parle de "surenchère complètement incompréhensible" dans le contexte actuel et dénonce "une sanction collective", "alors que les pouvoirs publics ont toujours prétendu opérer une distinction entre les pratiques relevées dans le dossier du Mediator et les comportements de l'ensemble de l'industrie du médicament".

    Au total, une diminution attendue du déficit
    Le déficit de la Sécurité Sociale s'est creusé de plusieurs milliards d'euros chaque année depuis 2001. L'année 2010 a été particulièrement difficile avec un déficit de près de 24 milliards d'euros. La hausse importante du chômage et la stagnation des salaires restants fait partie des explications à cette envolée des pertes.

    En 2011, ce déficit devrait être d'environ 18 milliards, en particulier grâce à une "progression plus rapide que prévue de la masse salariale" (créations d'emplois plus nombreuses que prévues), a souligné Valérie Pécresse ; probablement aussi grâce aux tentatives de maîtrise de l'augmentation des dépenses de santé, afin de limiter cette hausse à 2,8 %.

    Pour 2012, grâce à toutes ces mesures et à une prévision de croissance d'1,75 % en 2012, le gouvernement table donc sur un déficit "en forte réduction", d'environ 14 milliards d'euros, afin de rendre plausible le "retour à l'équilibre de l'assurance maladie à l'horizon 2015"... A condition que le poids de la crise ne dégrade davantage la situation.

    Les prochaines étapes
    Le PLFSS 2012 sera déposé à l'Assemblée nationale le 15 octobre et sera ensuite discuté par les parlementaires. Entre-temps, la réforme du médicament, également portée par Xavier Bertrand, aura été discutée puis probablement votée au Sénat.

    Cette réforme du médicament et ce PLFSS 2012 permettront-ils de restaurer la confiance, entamée par l'affaire Mediator et la gestion de la grippe A/H1N1, et de préserver un système de santé efficace et solidaire ?

    Jean-Philippe Rivière

    Sources :
    - Présentation générale du PLFSS 2012, ministère de l'économie, du budget et des finances, 22 septembre 2011.
    - Présentation des mesures, télécahrgeable sur le site du ministère des finances (dossier de presse).
    - "Mesures pour la réduction du déficit public" présentée par François Fillon le 24 août 2011, accessibles en ligne.
    - "PLFSS 2012 : les entreprises du médicament dénoncent une sanction collective", communiqué du Leem, 22 septembre 2011

    Photo : Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot, le 22 septembre 2011, © CHESNOT/SIPA



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  • Infarctus : mieux le connaître pour le combattre

    Connaissez votre coeur

    Le coeur

    C’est un muscle creux à quatre cavités : deux oreillettes, deux ventricules. Il propulse dans le corps environ 5 litres de sang par minute qui transportent l’oxygène dont l’homme à besoin pour vivre. Cet oxygène, le coeur en consomme à lui seul 10 % du total nécessaire au corps.

    A cette fin, il utilise ses propres artères, les artères coronaires droites et coronaires gauches, disposées en couronne autour de lui. Ces artères se ramifient à leur tour en artérioles qui assurent la distribution aux différentes parties du coeur.

    L’infarctus, ennemi public n°1

    Quand les artères sont obstruées

    Le coeur est menacé d’asphyxie lorsque ses artères coronaires sont obstruées et donc ne peuvent plus lui fournir suffisamment d’oxygène.

    • Soit l’interruption du courant sanguin n’est que de courte durée et c’est l’angine de poitrine qui se caractérise par une douleur au niveau du coeur lui-même, agissant comme un véritable signal d’alarme.
    • Soit l’interruption est totale et c’est l’infarctus du myocarde (le muscle cardiaque) qui se traduit par la destruction définitive de la partie du muscle cardiaque privée d’oxygène.

    Des chiffres éloquents

    1 Français sur 10 meurt d’infarctus du myocarde (1 sur 5 après 65 ans).

    L’infarctus affecte en France plus de 100 000 personnes par an.

    • Il provoque chaque année 70 000 hospitalisations et près de 50 000 décès.
    • Il peut entraîner des complications durables telles que troubles du rythme et insuffisance cardiaque.
    • Les signes d’alarme

      Dans de nombreux cas, l’infarctus est en quelque sorte annoncé par certains signes :

    • La douleur d’angine de poitrine (angor) ressentie à l’occasion d’un effort ou d’une émotion, voire sans cause apparente, durant le sommeil par exemple.

    Cette douleur, d’intensité variable, siège au milieu de la poitrine en arrière du sternum, occupant une zone d’une largeur équivalente à une ou deux mains ouvertes. C’est alors une sensation angoissante de serrement (comme un étau). La douleur peut se propager dans la mâchoire (comme une rage de dent), dans les épaules, les bras, les mains, le dos. La douleur peut être brève (quelques minutes) ou prolongée et s’accompagner d’une grande fatigue, de nausées, de sueurs.

    • Des douleurs plus localisées, de siège et de durée variables ressemblant davantage à une brûlure ou une meurtrissure qu’au serrement caractéristique de l’angor.

    Vous devez considérer ces signes comme de réelles menaces pour votre coeur et faire appel, sans attendre, à votre médecin.

    Vous avez 3 minutes pour gagner du temps sur l’infarctus.

    En notant ici les numéros d’appel d’urgence de votre localité et en les plaçant près de votre téléphone :

    • Appeler les secours
      SAMU 15     pompiers 18     Votre médecin
      Votre cardiologue
      Votre voisin qui vous aidera
    • Faire le massage cardiaque si besoin
    • Attendre les secours

    Comment reconnaître l’infarctus et que faire ?

    La crise

    Elle peut être brutale, imprévisible. Elle se traduit alors par :

    • Une douleur très intense en pleine poitrine où se mêlent sensations de serrement et vive brûlure ;
    • La pâleur du malade qui, couvert de sueur, reste silencieux en proie à l’angoisse ;
    • Une perte de conscience éventuelle de quelques secondes.

    Pas une minute a perdre

    • Il faut appeler les secours d’urgence, appeler le 15 ou le 18, qui, dès leur arrivée sur les lieux, tenteront de stopper la crise par l’administration de médicaments, effectueront les surveillances électriques (ECG) et transporteront le malade dans un centre de soins intensifs parfaitement équipé techniquement. Il n’y a pas une minute à perdre ;
    • En cas de perte de connaissance avec état de mort apparente, les proches qui en ont la capacité doivent pratiquer un massage cardiaque en attendant les secours. Il est conseillé à l’entourage d’une personne à "hauts risques" d’apprendre ce geste de première urgence.

     Forum Cholestérol
     Forum Hypertension et problèmes cardiaques

    Cette fiche a été réalisée par la Fédération Française de Cardiologie (FFC). La FFC a pour but de lutter contre les maladies cardiovasculaires en agissant dans quatre directions complémentaires : la prévention, la recherche, la réadaptation des cardiaques, l’urgence cardiaque.

    Fédération Française de Cardiologie
    5, Rue des Colonnes du Trône
    75012 Paris

    Tél : 01 44 90 83 83

     

     

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0413/dossier/sa_3862_infarctus.htm

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  • Fibromyalgie : la Haute Autorité de Santé fait le point

    La fibromyalgie, ou syndrome fibromyalgique, regroupe un ensemble de symptômes, et notamment une douleur chronique. En raison de difficultés de diagnostic et de prise en charge de cette pathologie, dont l’existence n’est pas toujours reconnue, la Haute Autorité de Santé fait le point dans un nouveau rapport.

    Après des années de silence des autorités de santé face aux demandes des associations de patients, la Haute Autorité de Santé (HAS) a élaboré un rapport d’orientation de 124 pages, revenant en détails sur l’émergence de la fibromyalgie, son importance, sa prise en charge thérapeutique en France et dans d’autres pays. Basé sur une recherche documentaire poussée (rapports, recommandations, articles de synthèse, etc.), ce rapport s’est également appuyé sur des enquêtes pratiques et le témoignage de patients, recueillis via notamment l’association Fibromyalgie France.

    La fibromyalgie altère la vie au quotidien

    La fibromyalgie se caractérise, selon ce rapport, par "des douleurs diffuses persistantes ayant un effet sur les capacités fonctionnelles, en les amoindrissant de manière variable selon les personnes et dans le temps". Le symptôme principal est la douleur chronique, qui est "diffuse, persistante, variable" et peut évoquer une hyperalgésie (sensibilité exacerbée à la douleur) ou une allodynie (baisse du seuil de sensibilité à la douleur).

    Fibromyalgie HASLa HAS s’appuie sur un rapport de l’Académie de médecine de 2007 pour décrire plus précisément cette douleur : "La douleur, toujours étendue et diffuse, peut débuter au cou et aux épaules, pour s’étendre ensuite au reste du corps, notamment, au dos, au thorax, aux bras et aux jambes. Elle est permanente mais aggravée par les efforts, le froid, l’humidité, les émotions et le manque de sommeil, et s’accompagne de raideur matinale. La distinction entre douleur articulaire et musculaire est d’autant plus difficile que les patients ont l’impression d’un gonflement des zones douloureuses et de paresthésies des extrémités en l’absence de tout signe objectif d’atteinte articulaire ou neurologique".

    Cette douleur chronique s’accompagne très fréquemment de fatigue chronique, de perturbations du sommeil, de troubles de la mémoire, de difficultés de concentration, d’attention, de troubles émotionnels (anxiété, dépression). Ces symptômes associés, qui peuvent mener à un repli sur soi, avoir des répercussions socioprofessionnelles et personnelles, avec une altération de la qualité de vie, se retrouvent également chez les patients avec une douleur chronique dont l’origine est mieux identifiée (arthrose, mal de dos, etc.).

    Le diagnostic se fait donc devant cet ensemble de symptômes et leur retentissement, même si la physiopathologie de cette maladie n’est pas encore connue.

    Une approche médicamenteuse purement symptomatique

    Faute d’avoir identifié l’origine de la fibromyalgie (si tant est qu’une origine commune soit identifiable…), il n’existe pas de traitement curatif (traitement de la cause), mais des traitements symptomatiques non spécifiques.

    Après avoir analysé les prescriptions médicales (ordonnances) des médecins généralistes et rhumatologues, la HAS a constaté que les classes thérapeutiques les plus fréquemment prescrites (par 80 % des médecins concernés) sont :

    • Les antalgiques (sur 60 % des ordonnances) : le paracétamol (antalgique de pallier I) et similaires sont "habituellement inactifs sur la douleur", d’où la prescription fréquente de tramadol (pallier II), voire de morphine. Une étude est en cours pour évaluer l’efficacité des antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens sur la fibromyalgie
    • Les antidépresseurs (sur 40 % des ordonnances des généralistes, 30 % des rhumatologues) : ils sont prescrits pour leurs effets sur la douleur et le sommeil plutôt que pour leur action sur les troubles dépressifs
    • Les anxiolytiques et hypnotiques (prescrits dans près de 30 % des cas) : ils auraient une action sur les tensions musculaires et l’insomnie, mais l’HAS rappelle le risque de dépendance lié à l’usage chronique de ces produits
    • Les antiépileptiques (sur 18 à 25 % des ordonnances) : ils sont également utilisés "à visée antalgique"

    Fibromyalgie : de nombreuses approches non médicamenteuses

    Selon l’HAS, malgré l’absence de base de données aussi précises que les données issues de l’analyse des ordonnances, les traitements non médicamenteux proposés en cas de fibromyalgie sont "en premier lieu les psychothérapies (comprenant également psychothérapie de soutien, thérapie cognitive, thérapie cognitivo-comportementale…), la kinésithérapie, la rééducation et les massages".

    La HAS souligne également que des approches spécifiques groupées, multidisciplinaires, ont déjà été mises en oeuvre, par exemple au CHU de Grenoble. La prise en charge comprend alors le traitement de la douleur, mais aussi réentraînement à l’effort, des conseils, des mouvements d’économie physique, de fractionnement des activités, de la balnéothérapie, du vélo, etc., avec un suivi de l’évolution des symptômes, le tout mis en place en lien avec le médecin traitant.

    L’hypnose, l’acupuncture et autres techniques de relaxation ont également déjà été utilisés, selon l’analyse de la bibliographie effectuée par la HAS.

    Quelle stratégie thérapeutique face à la fibromyalgie ?

    Même s’il n’existe pas à ce jour de prise en charge "scientifiquement validée et consensuelle" de la fibromyalgie, la HAS souligne l’importance de répondre à la douleur des patients. Sur la base de nombreuses expériences françaises et internationales, la HAS propose en synthèse :

    - Un premier niveau d’interventions, avec des exercices, une éducation thérapeutique (prévention, recherche d’équilibre, activité physique, etc.), éventuellement une prise en charge psychologique et des médicaments symptomatiques ;

    - Un deuxième niveau avec la mise en oeuvre d’interventions pluridisciplinaires, après demande d’avis spécialisé ou d’un centre de la douleur : en cas d’échec des mesures précédentes, plusieurs spécialistes peuvent combiner plusieurs traitements, proposer une éducation plus poussée, établir des liens avec la médecine du travail, etc.

    De telles pistes s’articuleront peut-être un jour en recommandations ou consensus, du moins si la fibromyalgie devient une pathologie reconnue à part entière, ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui.

    Vers une véritable reconnaissance de la fibromyalgie ?

    Jusqu’en 2006, la HAS rappelle que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classait cet ensemble de symptôme de manière non spécifique, dans les maladies "rhumatismales non spécifiques" ou psychosomatiques. Mais depuis 2006, l’OMS reconnait la fibromyalgie comme une pathologie à part entière, en la classant parmi les maladies musculo-squelettiques et du tissu conjonctif.

    En France, le rapport de l’Académie de Médecine précité de 2007 recommandait la prise en compte de ce syndrome, même s’il ne "correspond pas à une maladie" : "La Fibromyalgie correspond à une entité clinique, fonctionnelle, faite de douleurs diffuses chroniques apparemment inexpliquées. Ce syndrome ne correspond pas à une maladie mais doit être évoqué sans polémique sur sa nature, pour éviter les examens et traitements inutiles. Il ne peut être retenu qu’après avoir éliminé des pathologies organiques avec lesquelles il peut être confondu ou associé".

    Toujours en France, en 2010, le rapport d’orientation de la HAS, objet de cet article, établit également une forme de reconnaissance de cette pathologie, de par son sérieux et ses objectifs d’orientation diagnostique et thérapeutique.

    Autre reconnaissance de fait, les autorités de santé américaines (la Food and Drug Administration - FDA) ont donné une autorisation de mise sur le marché de plusieurs médicaments avec l’indication "fibromyalgie" : la prégabaline, la duloxétine et le milnacipran. A ce jour, les autorités européennes de santé n’ont pas accordé d’autorisation de mise sur le marché (ou de révision de l’AMM) à des traitements spécifiquement destinés à la fibromyalgie.

    En conclusion, la fibromyalgie est un ensemble de symptômes dont l’origine n’est pas connue, n’est peut-être même pas tangible. Mais ce syndrome existe : l’OMS, l’Académie de médecine ou la HAS en tiennent compte, et cette dernière, après un gros travail de synthèse, propose une approche thérapeutique multiforme, au cas par cas, afin d’aider les personnes qui en souffrent à mieux vivre au quotidien avec leurs douleurs.

    Dr Jean-Philippe Rivière, le 23 novembre 2010

    Sources :

    - "Syndrome fibromyalgique de l’adulte : rapport d’orientation", juillet 2010, téléchargeable en ligne
    - "La fibromyalgie", rapport de l’Académie de médecine du 16 janvier 2007, Charles Joël Menkès et Pierre Godeau, Bull. Acad. Natle Méd., 2007, 191, no 1, 143-148, accessible en ligne

    L’association Fibromyalgie France

    Fibromyalgie : une maladie mystérieuse

     Forum Douleur et mal de dos
     Forum Problèmes ostéo-articulaires
     Forum Fatigue
     Forum Fibromyalgie

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fibromyalgie/14794-fibromyalgie-has.htm

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  • Remboursement des bandelettes et électrodes


     
    Bandelettes et électrodes pour mesure de la glycémie

    Depuis l'avis relatif aux tarifs et aux prix limites de vente au public T.T.C. de produits visés à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale, paru au Journal Officiel de la République Française du 10 janvier 06, les bandelettes et électrodes pour mesure de la glycémie n'ont plus un prix public conseillé (prix de vente proposé au pharmacien par le fabricant, que le pharmacien avait parfaitement le droit de majorer) mais un prix limite de vente (que le pharmacien n'a pas le droit de dépasser) : 20,00 euros T.T.C. pour 50 bandelettes ou électrodes pour mesure de la glycémie à compter du 01 février 06, puis 19,70 euros T.T.C. pour 50 bandelettes ou électrodes pour mesure de la glycémie à compter du 01 novembre 06.

    Toute majoration du prix est donc illégale, et toutes les bandelettes et électrodes pour mesure de la glycémie sont prises en charge à 100 % dans le cadre des affections de longue durée (ALD).


    Electrodes pour mesure de la cétonémie

    Les électrodes Medisense Optium bêta cétone pour mesure de la cétonémie sont prises en charge à 100 % dans certaines indications depuis juillet 2004 :
    • Diabète de type 1 chez les enfants, les adolescents jusqu'à 18 ans à hauteur d'une boîte par mois,
    • les patients porteurs de pompe à insuline à hauteur de 4 boîtes par mois,
    • les femmes enceintes à hauteur de 5 boîtes par mois.

    L'avis relatif aux tarifs et aux prix limites de vente au public T.T.C. de produits visés à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale, paru au Journal Officiel de la République Française du 10 janvier 06, fixe également un prix limite de vente à compter du 01 février 06, qui est de 15,00 euros T.T.C. pour 8 électrodes, identique au prix public conseillé antérieurement en vigueur.


      http://www.diabsurf.com/diabete/FBoisEte.php

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  • Soins de la peau : plus importants que jamais à la ménopause

    menohuid
    Une peau en bonne santé, c’est aussi une belle peau bien soignée. D’ailleurs c’est bien simple : un teint éclatant vous fera facilement paraître 7 à 10 ans plus jeune ! Autant dire que dorloter sa peau au quotidien porte ses fruits, surtout après la ménopause…

    La ménopause est synonyme de grands bouleversements, dont le plus important se situe au niveau hormonal : le corps produit moins d’œstrogènes (hormones féminines), avec toutes les conséquences que cela implique… notamment pour la peau, dont le vieillissement va soudain s’accélérer.

    Cela se trahit entre autres par une baisse des quantités de collagène et d’élastine, les substances responsables de l’élasticité et de la fermeté de la peau ; du coup, celle-ci va devenir flasque et se creuser de rides. Dans le même temps, sa capacité à stocker l’humidité va se dégrader sous l’impact d’une réduction des glycosaminoglycanes (GAG), les molécules responsables de la rétention d’eau : l’épiderme devient plus sec et la cohésion entre ses différentes couches diminue. Ce manque d’hydratation est une autre cause d’apparition des rides.

    En outre, le renouvellement des cellules cutanées diminue… et avec lui, la densité de la peau, qui va devenir plus fine. Vous remarquerez peut-être aussi que votre visage semble s’affaisser légèrement par endroits, comme s’il perdait du volume. Ce phénomène est dû à une production moindre d’adipocytes, les cellules graisseuses qui se chargent du « remplissage » de la peau et forment un véritable « matelas épidermique ».

    Les crèmes auront donc fort à faire pour compenser un tant soit peu tous ces changements… Mais avant tout, n’oubliez pas de continuer à profiter de la vie et de rester gaie et positive en dépit des désagréments de la ménopause : c’est votre premier atout beauté !

    Des soins sur mesure

    Si, du temps de votre belle jeunesse, n’importe quelle crème pouvait bien faire l’affaire, à la ménopause, votre peau va se montrer beaucoup plus exigeante. Heureusement, les produits innovants d’aujourd’hui sont de petites merveilles de technologie qui ont, bien souvent, fait l’objet d’années de recherche ; reste à choisir celui dont les substances actives correspondent précisément à vos besoins ! N’hésitez pas à prendre conseil dans une parfumerie, une droguerie ou une pharmacie : si, dans le meilleur des cas, un produit inadapté restera simplement sans effet, il pourra aussi s’avérer franchement contreproductif, en particulier si vous avez la peau sensible.


    Nettoyer

    Tout au long de la journée, la peau subit une foule d’influences extérieures ; le soir, il est donc important de bien la nettoyer afin d’éliminer les restes de sébum, d’impuretés, de sueur et de maquillage. Par ailleurs, comme votre peau se rétablit pendant que vous dormez, il faudra réitérer l’opération le matin en vous levant pour débarrasser votre visage du sébum et des restes de crème de nuit. Utilisez pour cela un lait démaquillant suivi d’une lotion, qui éliminera les restes du produit nettoyant tout en rafraichissant votre peau. Pas le temps de vous adonner matin et soir à un rituel prolongé ? Optez au moins pour un bon gel nettoyant, à utiliser par exemple sous la douche, qui préparera votre peau à absorber au mieux les principes actifs des crèmes de soins.

    La jeunesse en pot

    Les crèmes dernier cri bénéficient de l’apport des technologies les plus modernes et de substances actives que l’on pourrait presque qualifier de futuristes. Derrière les noms ronflants se cachent des ingrédients issus du monde de la dermatologie, qui sont bel et bien en mesure de garder à la peau sa beauté et sa santé !

    • Le Pro-Xylane, qui améliore la fermeté et le métabolisme hydrique de la peau, a déclenché une véritable révolution dans le monde de la cosmétique. Il s’agit d’une molécule naturelle de toute petite taille, ce qui lui permet de pénétrer profondément dans la peau et donc d’agir également au-delà de ses couches superficielles. En un mot, le Pro-Xylane permet à l’épiderme de produire plus de collagène, de fibroblastes et de GAG (les molécules qui retiennent l’humidité). Résultat ? La peau est plus ferme, plus élastique et mieux hydratée, et le renouvellement de ses cellules est stimulé, ce qui améliore sa densité.

    • Le Proteic Gf stimule la croissance naturelle de la peau – comprenez, la création de nouvelles couches cutanées. Il compense la carence de la peau en eau et en lipides (graisses), afin de rétablir immédiatement la barrière cutanée.

    • Le complexe de soja est une autre arme importante dans la lutte contre le vieillissement cutané : l’extrait de soja stimule la production de collagène et d’élastine, mais il exerce également une action protectrice. Il répare par exemple les dégâts provoqués par le soleil au niveau des fibres d’élastine et de collagène, et empêche leur réapparition. Le réseau formé par les fibres de l’élastine et du collagène est mieux préservé et la peau reste donc plus ferme et moins ridée.

    L’eau de source thermale

    Si une foule de substances utilisées en cosmétique viennent tout droit d’un laboratoire et sont avant tout le fruit de la science, certaines sont de véritables cadeaux de Dame Nature. C’est le cas de l’eau de source thermale, particulièrement bénéfique pour la peau grâce à ses concentrations élevées en minéraux et éléments-traces rares. Par ses effets adoucissants, renforçants et calmants, elle contribue à garder l’épiderme en bonne santé ; c’est aussi ce qui rend les crèmes à base d’eau de source thermale tellement efficaces… et tellement agréables, même pour les peaux sensibles.

    En pleine forme et rayonnante

    En vieillissant, il est particulièrement important de continuer à bouger, de préférence en plein air ; la règle à suivre est de faire tous les jours une demi-heure d’exercice d’intensité modérée, ce qui stimule l’irrigation sanguine et vous assurera ainsi un teint frais et sain. Buvez aussi beaucoup d’eau (de source) et faites preuve de bon sens dans votre alimentation – c’est bon pour la santé et pour la digestion. Vous le savez : une peau saine, c’est aussi une belle peau !

    Les ennemis

    Les crèmes modernes ont beau être à la pointe de la technologie, elles ne peuvent pas tout faire toutes seules : votre mode de vie aussi a un impact sur votre peau. Vous n’y parviendrez sans doute pas toujours, mais efforcez-vous d’éviter le plus possible les mauvaises habitudes qui ne peuvent faire que du tort à votre épiderme :

    • L’excès de soleil

    • La nicotine

    • Le stress

    • Le manque de sommeil

    • Une mauvaise alimentation

    • L’excès d’alcool

    • Les sucres raffinés


    Auteur: Annemieke Pot | Mise en ligne: 01-09-2011 | Mise à jour: 01-09-2011
    http://plusmagazine.knack.be/fr/sante/dossier_menopause/artikel/1441/soins-de-la-peauplus-importants-que-jamais-a-la-menopause
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  • Un médicament n’est pas un bonbon !

    bonbon
    Avec sa nouvelle campagne l’AFMPS veut rappeler qu’un médicament peut être inefficace, inadapté voire dangereux, s’il est utilisé de manière inadéquate, sans l’avis du médecin ou du pharmacien et sans respecter les recommandations de la notice.

    L’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé souhaite mettre à disposition de chaque patient l’information la plus complète et accessible possible sur les médicaments et les produits de santé, afin que ceux-ci soient utilisés de manière rationnelle et sûre.

    Après la mise à disposition en ligne des notices et des résumés des caractéristiques des médicaments autorisés et commercialisés en Belgique, l’AFMPS lance la campagne : « Un médicament n’est pas un bonbon ! ».

    Cette nouvelle campagne propose douze clés pour un bon usage des médicaments:

    1. Consultez votre médecin et demandez conseil à votre pharmacien
    2. Lisez attentivement la notice et les mentions de l’emballage
    3. Assurez-vous que le médicament que vous achetez est bien autorisé par les autorités compétentes
    4. Médicaments par internet ? Ne surfez pas avec votre santé !
    5. Contactez votre médecin et/ou votre pharmacien en cas d’apparition d’un effet indésirable
    6. Une pharmacie familiale et de voyage ne se substitue pas au médecin et/ou au pharmacien
    7. Informez-vous de l’influence éventuelle du médicament sur votre conduite
    8. Consultez votre médecin et/ou votre pharmacien avant de prendre un médicament lorsque vous êtes enceinte ou que vous allaitez
    9. Soyez prudent et vigilant en cas d’administration d’un médicament à un enfant
    10. N’en abusez pas
    11. Attention : à n’utiliser qu’en cas de nécessité
    12. Somnifères et calmants, réfléchissez avant de consommer


    Vous trouvez plus d’infos sur cette campagne sur le site : www.unmedicamentnestpasunbonbon.be.


    Auteur: L.B. | Mise en ligne: 12-09-2011 | Mise à jour: 12-09-2011
    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/actualite/artikel/1449/un-medicament-n-est-pas-un-bonbon-
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  • Brocoli

    De tous les choux, le brocoli est le seul que l'on consomme tout au long de l'année. Ses pommes vertes et serrées sont une mine de nutriments protecteurs, de minéraux et de vitamines. Ce légume, longtemps méconnu, est très facile à préparer et se prête à de nombreuses recettes.

    Présentation

    Chou brocoli

    Le brocoli (Brassica oleracea var. italica), comme tous les choux, est une plante potagère de la famille des Brassicacées (ou Crucifères). C'est en été et en automne, entre juin et novembre, qu'il est le plus courant sur les marchés, mais grâce à l'échelonnement des récoltes des différentes variétés de brocolis, on peut le trouver tout au long de l'année.

    Assez peu courant en France jusque dans les années 80, on redécouvre avec plaisir ce savoureux légume depuis une vingtaine d'années. On consomme ses jeunes inflorescences : les boutons floraux encore peu développés, généralement de couleur verte, parfois légèrement bleutés ou violacés, sont ce qu'on appelle les "pommes" de brocoli. Elles peuvent atteindre 15 ou 20 cm de longueur pour un diamètre de 20 cm.

    Origine et histoire

    Le brocoli était à l'origine un chou sauvage, poussant sur le littoral méditerranéen. Ce sont les Romains qui, un ou deux siècles avant notre ère, auraient commencé à le cultiver et à le sélectionner. Le brocoli a ainsi rapidement occupé une place de choix dans la gastronomie italienne. En France, il n'aurait fait son apparition sur les tables qu'au XVIe siècle, grâce à Catherine de Médicis.

    Les principaux pays européens producteurs de brocoli sont l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la France (Bretagne et, plus largement, Ouest) et les Pays-Bas.

    Variétés

    On distingue deux groupes de variétés de brocolis :

    • Les brocolis annuels, précoces (récolte de mai à novembre selon les variétés), verts, produisant une grosse pomme, suivie de rejets latéraux plus petits. Citons les variétés 'Verdia', 'Gengi', 'De Cicco', 'Belstar', 'Chevalier', 'Marathon', 'Samson', 'Green Valiant' ;
    • Les brocolis à jets, souvent cultivés comme des bisannuels, ne produisant pas de grosse pomme mais des jets (bouquets plus petits mais bien fournis), à partir de chaque feuille. La récolte s'étend alors d'octobre à juin de l'année suivante. Citons les variétés 'Vert Calabrais', 'Blanc Hâtif', 'Bordeaux', 'Getti di Napoli'...

    Le chou romanesco est souvent classé parmi les brocolis, mais on le considère parfois comme une variété de chou-fleur.

    Atouts nutritionnels

    Le brocoli cumule trois atouts santé. Il est peu calorique : seulement 2,4g de glucides et 25kcal aux 100g, comme le fenouil. Il est également riche en fibres, avec 3g pour 100g, dont 60% de fibres insolubles de type hémicellulose et cellulose, attendries par la cuisson, le reste étant composé de fibres solubles (pectines) qui donnent au brocoli sont moelleux incomparable une fois cuit. Enfin, il est extrêmement bien pourvu en vitamines, minéraux et substances protectrices :

    • Vitamine C et vitamine K : le brocoli est un champion en la matière. Une portion de 200g couvre 100% des AJR (Apports Journaliers Recommandés) pour ces deux vitamines, ce qui le distingue de la plupart des autres légumes.
    • Vitamine B9 (50% des AJR) et autres vitamines du groupe B : B2, B5 et B6 notamment ;
    • Pro-vitamine A et vitamine E, toutes deux anti-oxydantes ;
    • Minéraux et oligo-éléments : calcium surtout, mais aussi potassium, phosphore, magnésium, fer, zinc, manganèse, cuivre, nickel, fluor...
    • Caroténoïdes (zéaxanthine et lutéine) antioxydants et protecteurs vis-à-vis de la dégénérescence maculaire et la cataracte ;
    • Composés soufrés (encore plus abondants que dans les autres choux), aux propriétés protectrices contre certains cancers.

    Achat et conservation

    Un brocoli fraîchement récolté se reconnaît à une tige ferme, de petites feuilles non flétries, et des bouquets bien verts et bien serrés. Le jaunissement de la pomme indique que les fleurs sont en voie d'épanouissement, et donc que le chou brocoli a un peu trop attendu : il devient alors amer.

    Ce légume se conserve assez bien : placez-le au bas du réfrigérateur, dans un sachet ou sous un film plastique pour éviter sa déshydratation. Vous pourrez ainsi le conserver 4 ou 5 jours. Le brocoli se congèle très bien, après avoir blanchi les bouquets durant 5 minutes à l'eau bouillante (égouttez-les bien).

    En cuisine

    Bien qu'il soit possible de le consommer cru, le brocoli est généralement cuit : sauté, cuit à l'eau ou à la vapeur, à l'étouffée... Les tiges, une fois pelées et cuites, sont tout aussi délicieuses que les bouquets. Le brocoli peut se servir seul, en accompagnement d'une viande ou d'un poisson. On peut aussi le servir en purée (éventuellement avec de la pomme de terre), en velouté, en quiche, ou encore en tempura : enrobez les petits bouquets de brocoli de pâte à beignets et plongez-les dans un bain de friture.

    Clémentine Desfemmes

    Crédit photo : flickr.com / mographic

    Xavier Gerbeaud

    http://www.gerbeaud.com/fruit-legume-de-saison/brocoli.php

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  • Et si ça venait du ventre ?

     

    Les intestins jouent un rôle central dans notre état de santé. Ils abritent une grande partie de notre système immunitaire et synthétisent tous les nutriments dont notre organisme a besoin pour bien fonctionner... D'excellentes raisons pour ne pas malmener cet organe aussi complexe que sensible. Explications.

    Même si les intestins retiennent moins l'attention des scientifiques que, par exemple, le coeur et le cerveau, ils n'en constituent pas moins un organe très complexe qui joue un rôle très important dans notre état de santé général.

    Dans l'évolution, l'intestin a été le premier organe à se former lors de la transformation d'organismes unicellulaires en êtres multicellulaires. Aujourd'hui, chaque être humain dispose d'un intestin qui fait près de 10 mètres de long et qui, complètement déployé, couvrirait la superficie d'un terrain de tennis. Les intestins, tout comme la peau, forment une barrière entre notre organisme et le monde extérieur. La paroi intestinale doit extraire suffisamment de nutriments du bol alimentaire afin de permettre le bon fonctionnement de l'ensemble de l'organisme, y compris les organes vitaux tels que le c£ur, le cerveau et les poumons. En outre, elle forme aussi une barrière importante contre les bactéries, les virus, les parasites,...

    Pour remplir correctement son rôle, la muqueuse intestinale est constamment renouvelée, au rythme de 70 milliards de cellules par jour !

    Constamment en mouvement

    L'intestin est un organe constamment en mouvement. Le péristaltisme est nécessaire pour transformer le bol alimentaire et le faire avancer dans le long tuyau que forment nos intestins. Tout au long du trajet dans le tube digestif, des sucs digestifs sont sécrétés pour extraire les nutriments et le liquide des aliments. La paroi intestinale comporte plusieurs types de cellules qui remplissent toutes des fonctions spécifiques. Elle comprend ainsi des cellules qui libèrent les enzymes nécessaires pour décomposer les aliments en plus petites unités, absorbables dans la circulation sanguine, des cellules qui produisent du mucus, des hormones ou qui libèrent des protéines destinées à neutraliser des agresseurs potentiels.

    Pour assurer la bonne organisation de ce système, une communication intense s'établit entre le cerveau et les intestins. De nombreux récepteurs évaluent constamment la situation dans les intestins et relaient, par le biais d'un influx nerveux, ces informations au cerveau. Le cerveau les analyse et renvoie, le cas échéant, des signaux afin d'adapter le fonctionnement des intestins. Mais ce système de communication est particulièrement sensible et se dérègle très facilement. A cause du stress, par exemple. Pour s'en convaincre, il suffit de penser aux maux de ventre que l'on éprouve avant de présenter un examen ou d'avoir un entretien avec son patron.

    Notre second cerveau

    Des études ont montré que la communication qui s'établit entre le cerveau et les intestins est plus intense que ce que l'on croyait. Les intestins possèdent, en effet, un réseau nerveux spécifique, que les scientifiques qualifient de « second cerveau ». Il s'agit d'un système nerveux local autonome qui émet des stimuli exerçant une influence sur le fonctionnement intestinal. Il règle notamment le mouvement du tractus digestif et la libération de certains enzymes. Le système nerveux autonome classique, que nous avons tous étudié au cours de biologie, règle, indépendamment de notre volonté, le fonctionnement de nos organes. Il comprend le système nerveux parasympathique et le système nerveux (ortho-)sympathique, qui exercent sur les organes une action plus ou moins antagoniste. En ce qui concerne les intestins, le système nerveux parasympathique exerce une action de stimulation, le système nerveux sympathique, une action de ralentissement.

    En outre, les intestins possèdent leur propre système nerveux entérique, dont le nombre de cellules nerveuses serait comparable à celui de la moelle épinière. De nouvelles études devront déterminer l'importance de son rôle dans certaines affections intestinales telles que le syndrome du côlon irritable.

    Le côlon irritable

    Des études récentes ont montré que la sérotonine joue un rôle dans le syndrome du côlon irritable. Ceux qui sont atteints du syndrome du côlon irritable (SCI), qui s'accompagne de diarrhée (voir plus loin), ont généralement beaucoup plus de sérotonine dans le sang que ceux qui n'en souffrent pas. Notre réserve de sérotonine se situe à 95 % dans nos intestins et seulement à raison de 5 % dans le cerveau et la circulation sanguine. Dans notre cerveau, la sérotonine joue notamment un rôle dans la détermination de notre humeur, dans l'apparition de la dépression et de l'angoisse. Dans nos intestins, elle est associée au transfert de signaux vers les cellules qui jouent un rôle dans la mobilité des intestins.

    Le syndrome du côlon irritable, également appelé côlon spastique, touche 10 à 15 % de la population adulte du monde occidental (dont une forte majorité de femmes). Une partie seulement consulte un médecin traitant et seuls quelque 5 % se rendent chez un spécialiste.

    « Le syndrome du côlon irritable est loin d'être une pathologie simple, surtout parce que nous ne la connaissons pas encore très bien et que nos possibilités de traitement sont limitées, explique le Pr Philip Caenepeel, gastro-entérologue à l'hôpital d'Oost-Limburg à Genk. Le SCI se caractérise par des problèmes fonctionnels qui, par définition, ne sont pas décelables du point de vue organique. Il n'est donc pas possible de les objectiver au même titre qu'un ulcère ou une inflammation. Nous sommes toutefois convaincus qu'ils sont organiques dans le sens où, s'ils ne sont pas visibles, il y a un problème neurologique dans les cellules qui assurent la réception des signaux émis par les intestins. »

    Pas d'anomalies décelables

    « Les connaissances sur le côlon spastique sont en évolution constante, précise le Pr Caenepeel. Il est désormais communément admis qu'une importante infection intestinale due, par exemple, aux bactéries campylobacter ou aux salmonelles peut entraîner par la suite l'apparition des symptômes du côlon irritable et leur persistance. Les intestins dysfonctionnent pendant une longue période. Mais, en principe, des examens relativement poussés ne permettent pas de déceler d'anomalie chez le patient atteint du SCI. Les symptômes sont reconnaissables (diarrhée ou constipation, sensation de ballonnement, flatulence, maux de ventre) et durent depuis au moins six mois. L'examen clinique, lui, est rassurant.

    Les analyses de sang et de selles sont normales ainsi que l'échographie éventuelle. Une coloscopie ne décèle pas d'anomalies. On procède rarement à une coloscopie sur les jeunes patients. En revanche, on la pratique plus souvent chez les 50 + afin de ne pas passer à côté d'une tumeur intestinale. On peut éventuellement pratiquer un test de tolérance au lactose puisque qu'une intolérance au lactose donne des symptômes similaires au SCI. Mais, en général, il est possible de déterminer si les symptômes apparaissent après la consommation de produits laitiers lors de la consultation.

    On distingue trois catégories de SCI : le côlon irritable s'accompagnant surtout de constipation; le côlon irritable accompagné surtout de diarrhée et le côlon irritable présentant une alternance de constipation et de diarrhée. Nous commençons à mieux connaître le mécanisme qui sous-tend cette affection : des cellules réceptrices de la paroi intestinale hyperstimulables envoient trop d'impulsions nerveuses au cerveau, qui les enregistre comme des douleurs. En réaction, le cerveau envoie des stimuli aux intestins, qui déclenchent une diarrhée. Il y a un excès de neurotransmetteurs (des substances qui assurent la transmission des influx nerveux), et tout particulièrement de sérotonine. L'innervation réagit à cette hypersensibilité par une downregulation (insensibilisation). La réponse à l'influx faiblit et la constipation peut apparaître. Il peut parfois y avoir alternance de constipation et de diarrhée. Mais les raisons de cette hypersensibilité des cellules réceptrices sont un autre problème.

    Nous nous efforçons d'aborder le SCI de la façon la plus scientifique possible, mais nous manquons parfois des médicaments nécessaires. La thérapie de base pour soigner le SCI est un régime riche en fibres, mais elle s'applique en fait à tout le monde. Pour le reste, il n'y a pas de régime spécifique, mais chacun doit déterminer les aliments qui ne lui conviennent pas et les éviter. Ainsi, ceux qui sont sujets aux gaz et aux ballonnements éviteront oignons, poireaux, etc. D'autres sont davantage dérangés quand ils mangent épicé. Cela varie d'une personne à l'autre.

    Éventuellement, des médicaments sont donnés pour combattre les crampes intestinales. Ces mesures, associées à l'assurance que cette affection n'est pas le signe avant-coureur d'autres maladies plus graves, soulagent souvent le patient. Chez certaines personnes toutefois, le SCI est tellement aigu qu'elles sont incapables de travailler en raison des douleurs ou de diarrhées irrépressibles. On peut traiter les symptômes de la diarrhée, mais le traitement ne soulage pas la douleur. »

    De nouveaux médicaments mais pas encore chez nous...

    «Une nouvelle catégorie de médicaments agit sur le mécanisme de déclenchement proprement dit, en l'occurrence sur les concentrations anormales de sérotonine, poursuit le Pr Caenepeel. Ces médicaments ne sont toutefois pas encore disponibles sur le marché belge. Les producteurs de médicaments pour maladies fonctionnelles doivent, en effet, fabriquer un médicament sans effet secondaire. Comme il s'agit d'une maladie fonctionnelle peu dangereuse, le médicament ne peut donc avoir d'effets secondaires. Ce qui est très difficile. Les recherches se poursuivent pour trouver des médicaments plus efficaces.

    Les personnes qui souffrent beaucoup du SCI se voient souvent prescrire aussi des antidépresseurs. Non pas parce que nous pensons que leur maladie est d'origine psychosomatique, mais parce que ces médicaments ont également une action relaxante sur les intestins. Ces patients éprouvent souvent des difficultés à accepter qu'on leur prescrive des psychotropes, parce qu'ils croient que nous assimilons leur mal à une maladie psychique. Ce qui n'est pas le cas, même s'il est un fait que l'humeur influence la perception des symptômes. Les gens stressés ou anxieux présentent plus souvent des symptômes. Mais nous rencontrons aussi des gens actifs et fonctionnant parfaitement qui souffrent du SCI. »

    Des milliards de bactéries

    Les intestins sont également un biotope particulièrement peuplé qui abrite 100.000 milliards de bactéries. En d'autres termes, la population bactérienne de nos intestins est dix fois plus nombreuse que le nombre total de cellules de notre organisme et on aurait identifié plus de 600 sortes différentes de bactéries intestinales. Elles tirent de notre alimentation des substances utiles dont nous ne pourrions pas bénéficier sans elles, jouent un rôle dans la transformation des fibres non digestibles, éliminent les substances toxiques et empêchent le développement des bactéries nocives.

    Nous avons donc tout intérêt à veiller à ce que notre flore intestinale soit équilibrée. Une alimentation déséquilibrée, le stress, la maladie, l'absorption de nourriture avariée (1 bactérie pathogène peut se multiplier en 17 millions d'exemplaires en un laps de temps de 8 heures !), l'usage d'antibiotiques,... Les facteurs qui peuvent perturber cet équilibre sont nombreux.

    En pareils cas, nous pouvons donner un coup de pouce aux bonnes bactéries intestinales grâce aux pré- ou probiotiques. Les prébiotiques tels que l'inuline et l'oligofructose sont des fibres fermentables qui sont présentes dans beaucoup d'espèces végétales (notamment la racine de chicorée) et qui favorisent la croissance des bonnes bactéries, surtout les bifidobactéries. L'adjonction d'inuline à l'alimentation peut également entraîner une amélioration des problèmes de constipation.

    Mais nous pouvons également essayer de renforcer la population de bonnes bactéries en augmentant directement leur nombre, par exemple en mangeant des produits laitiers fermentés. Le yaourt contient obligatoirement les bactéries Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. On peut uniquement parler de yaourt lorsque ces bactéries sont utilisées pour la fermentation du lait et qu'une certaine quantité de ces bactéries vivantes est présente dans le produit final.

    Les probiotiques sont des laitages fermentés utilisant d'autres espèces de bactéries dont on dit qu'elles survivent mieux dans notre tube digestif que les bactéries du yaourt. Les boissons lactées du type Yakult ou Actimel en sont des exemples. Les produits laitiers fermentés comme le yaourt ou les probiotiques présentent l'avantage d'être mieux supportés par ceux qui éprouvent des difficultés à digérer le sucre du lait, le lactose. En outre, ces produits, pour autant qu'on n'ait pas tué les bactéries qu'ils contiennent en les chauffant, contribuent au rétablissement d'une flore intestinale perturbée.

    Un vrai centre immunitaire

    Comme les intestins sont, avec la peau, le lieu de contact par excellence entre notre organisme et le monde extérieur, ils jouent un rôle important dans notre système immunitaire. La flore intestinale constitue la première ligne de défense contre les agents pathogènes. Les cellules épithéliales et la muqueuse de l'intestin forment une deuxième barrière. En troisième ligne, on trouve les tissus lymphoïdes spécifiques entourant les intestins et leur énorme potentiel d'anticorps (plus de 80 % des cellules immunitaires de notre organisme !) qui se battent continuellement contre les antigènes de toutes origines présents dans les intestins. Il est important de savoir que la règle d'or «use it or loose it» (utilisez-le sous peine de le perdre) s'applique également à ce type de défense immunitaire.

    Lorsque le tractus digestif n'entre pas, pendant une plus longue période, en contact avec les antigènes classiques, par exemple à la suite d'un jeûne prolongé ou d'une alimentation par perfusion, cette fonction de sentinelle s'étiole.

    D'autre part, des troubles de l'immunité peuvent entraîner des anomalies comme la maladie coeliaque (une hypersensibilité au gluten qui trouble le fonctionnement de l'intestin grêle au point de parfois provoquer des carences en certains nutriments) ou des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin telle la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse.

    Les intestins exercent donc une grande influence sur notre santé, mais, en même temps, de nombreux de facteurs peuvent perturber leur fonctionnement. Ce système incroyablement complexe mérite donc toute notre attention. 

    Les intestins et l'immunité

    Le lien entre notre alimentation et bon nombre de maladies est incontestable. Il est évident toutefois que ces affections sont aussi liées à la façon dont certains aliments passent dans le sang via le système digestif. Les maladies liées (en partie) à l'absorption de certains aliments sont les suivantes :

    • l'ostéoporose
    • le diabète
    • les maladies cardio-vasculaires
    • les affections provoquées par des carences en vitamines ou en minéraux
    • toutes les affections dans lesquelles les acides gras essentiels jouent un rôle.

    Notre intestin est aussi le siège d'un élément important de notre système immunitaire naturel. Les chercheurs commencent petit à petit à comprendre comment il fonctionne. Ce qui est sûr, c'est que beaucoup de maladies trouvent en partie leur origine dans nos intestins via le système immunitaire. Des études ont associé les maladies ou plaintes suivantes, souvent surprenantes, à la santé de nos intestins :

    • la migraine
    • la fatigue
    • le mal de dos
    • le syndrome de fatigue chronique
    • les allergies alimentaires
    • le cancer
    • les maladies auto-immunes comme le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn...
    • certaines carences en vitamines. Par ex., la vitamine K qui joue un rôle dans la coagulation est produite en grande partie par les bactéries intestinales.
    • l'intolérance au lactose
    • l'asthme
    • l'eczéma atopique.
    • Prévenir les gaz et les ballonnements

      La présence de gaz dans les intestins peut occasionner une sensation particulièrement gênante, surtout chez ceux qui ont un côlon irritable. Le gaz dans nos intestins provient de l'activité des bactéries intestinales et, d'autre part, de l'air que nous respirons. Un bon conseil : prendre le temps de manger à l'aise sans trop parler pendant le repas. Sachez aussi que le chewing-gum peut augmenter l'aérophagie. En cas de ballonnement, mieux vaut aussi éviter les boissons pétillantes. La formation de gaz dans les intestins peut être limitée en évitant les amylacés tels que les haricots, les oignons, les poireaux, les petits pois et les lentilles.e

      Eviter les stimuli

      La stimulation mécanique des intestins qui les pousse à se contracter davantage et qui peut provoquer des douleurs en cas de syndrome du côlon irritable, dépend notamment de la dureté et de la taille des aliments. Quelques conseils :

    • Cuire plus longtemps les produits peu digestes.
    • Mastiquer assez longtemps les aliments.
    • Hacher, écraser ou réduire en purée les aliments au moyen d'un robot de cuisine ou d'un mixeur.

    Plus d'info :

    Et si ça venait du ventre ? Un livre de Pierre Pallardy, ostéopathe et diététicien, qui a popularisé chez nous l'idée que bon nombre de problèmes (insomnies, etc) pouvaient trouver leur origine dans notre ventre. (Ed. Robert Laffont, 2002)


    Auteur: Leen Baekelandt | Mise en ligne: 10-12-2007 | Mise à jour: 03-04-2008

    http://plusmagazine.levif.be/fr/sante/maladies/artikel/93/et-si-ca-venait-du-ventre-

     

     

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  • Sport et édulcorants : pour qui, pourquoi ?

    Pour les non sportifs, les glucides doivent représenter 50 à 55 % de l'apport énergétique. Chez les athlètes de haut niveau, cela peut monter jusqu'à 70 %. Les sucres constituent ainsi le carburant indispensable du muscle. Alors dans quelles conditions un sportif a-t-il intérêt à consommer des édulcorants ?

    Dans quel cadre les sportifs peuvent-ils consommer des édulcorants ?

    Préparations énergétiques... à base d'édulcorants !

    Edulcorants, régimeSur la liste des ingrédients des gels énergétiques ou des boissons dites de l'effort, il n'est pas rare de rencontrer, en plus de certains sucres, des édulcorants intenses (aspartame, acésulfame K...). Cela peut paraître contradictoire puisque l'intérêt de ce type de préparation est par définition d'apporter du sucre aux muscles en action. En fait, ces édulcorants sont là pour justement éviter une concentration trop forte en sucres car une teneur trop élevée en ces derniers peut perturber le fonctionnement du tube digestif, provoquant diarrhées, troubles gastriques et même déshydratation, à éviter absolument lors d'un exercice physique.
    De même, certaines préparations (boissons d'attente, de récupération...) veulent éviter une perturbation du métabolisme des sucres liée à un apport en glucides à index glycémique élevé (glucose, saccharose...) et privilégient ceux à index glycémique plus bas (maltodextrine...). L'inconvénient de ces derniers est cependant de présenter une saveur moins sucrée. L'ajout d'édulcorants permet donc dans ce cas de conserver un goût agréable à la préparation.

    Les édulcorants dans le régime anti-fatigue !

    Dans les années 1970, des chercheurs scandinaves (Astrand, Bergstrom...) ont été les premiers à dire qu'il ne suffisait pas d'assurer un apport régulier en sucre durant l'effort, mais qu'il fallait aussi chercher à constituer un stock bien avant l'exercice (le fameux glycogène ou glucose de réserve), indispensable pour retarder l'apparition de la fatigue durant effort. Ils ont alors proposé un régime nommé Régime Dissocié Scandinave (RDS) qui consiste à pratiquer sur trois jours une alimentation très pauvre en glucides et un effort quotidien d'environ 2 heures (70 % de la VO2 max.) afin de "vider" les réserves de sucre. Les trois jours suivants, l'athlète est au repos complet et le régime devient alors très riche en glucides (jusqu'à 80 % de la ration), afin d'engorger les cellules en glucose et donc d'augmenter le stockage sous forme de glycogène par phénomène appelé surcompensation. L'inconvénient de ce RDS est la première phase, quelque peu écoeurante, car sans aucune saveur sucrée (ni fruit, ni dessert...). Une solution retrouver le plaisir lors de cette "méthode" est ainsi de proposer à l'athlète durant cette première phase des édulcorants et produits édulcorés pour donner du goût à des entremets, desserts ou des laitages par exemple !

    Les édulcorants pour les sports à catégorie de poids

    Mais l'utilité des édulcorants pour le sportif, comme d'ailleurs pour le sédentaire, est surtout flagrant dès qu'il existe un contrôle du poids. En effet, de nombreux sports (boxe, judo, équitation, arts martiaux...) présentent des catégories de poids que le pratiquant doit respecter par des pesées avant une compétition. Il s'astreint alors bien souvent à des "régimes" amincissants très stricts, souvent complètement déséquilibrés et surtout sans saveur quelques jours avant l'épreuve, altérant bien souvent son moral ! Pour baisser l'apport en produits sucrés dont l'ingestion peut freiner la mobilisation des graisses de réserve, l'ajout d'édulcorants dans certaines préparations (laitages, compotes, thé, flans...) peut alors tout simplement permettre au sportif d'adhérer plus facilement à son plan alimentaire et atteindre son objectif pondéral, tout en conservant un peu de plaisir. Attention, il faut bien sûr s'assurer que le poids visé soit raisonnable et ne pas perdre de vue que l'emploi d'édulcorant à lui seul n'est pas pour autant miraculeux : il faut en parallèle que le sportif garantisse un équilibre satisfaisant à son alimentation (suffisamment de vitamines, de minéraux, de variété alimentaire...).

    Bodybuildé aux édulcorants !

    De même, les bodybuilders, s'ils veulent afficher spectaculairement leur corps musclé, ont besoin, comme ils disent, de "s'assécher". Entendons par là "sculpter" leur corps en perdant de la masse grasse tout en conservant leur masse musculaire si durement acquise. Du coup, quelques jours avant leur exhibition, ils s'adonnent à un régime dépourvu de lipides alimentaires, très pauvre en glucides et excessivement riche en protéines. Même si cette méthode est quelque peu contestable, elle n'en demeure pas moins bien ancrée dans l'esprit de l'athlète et l'emploi d'édulcorants peut alors l'aider à maîtriser l'application de ce régime. D'ailleurs, certaines préparations de protéines en poudre utilisées par ces bodybuilders en contiennent bien souvent dans leur composition afin de leur donner un peu de goût.

    Dés édulcorants qui peuvent ainsi être des alliés du sportifs à des périodes clés, pour les aider à adopter le régime gagnant...

    Damien Galtier

     Forum Cuisine minceur
     Forum Alimentation et santé
    Forum Sport et nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/edulcorant/articles/11678-edulcorants-sport.htm

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  • L’essentiel sur la leucémie myéloïde chronique

    La leucémie myéloïde chronique (LMC) est un cancer rare du sang et de la moelle osseuse. On compte chaque année 600 nouveaux cas, survenant principalement après 50 ans. Découvrez l’essentiel sur cette maladie qui bénéficie depuis peu de nouveaux traitements.

    La moelle osseuse est le tissu spongieux à l’intérieur des os. Les cellules souches de la moelle sont à l’origine de toutes les cellules sanguines :

    • LeucémieLes globules rouges (érythrocytes) qui transportent l’oxygène vers tous les organes et tissus ;
    • Les globules blancs (leucocytes) qui luttent contre les infections ;
    • Les plaquettes qui permettent au sang de coaguler pour contribuer à arrêter le saignement lorsqu’un vaisseau sanguin a été lésé.

    La leucémie myéloïde chronique est un cancer du sang et de la moelle, qui se traduit par une production excessive de globules blancs, dont certains restent immatures. Leur accumulation dans la moelle osseuse et le sang perturbe le bon fonctionnement des autres cellules sanguines et entraîne les symptômes de la leucémie myéloïde chronique.

    Une anomalie chromosomique acquise

    En France, 5 000 personnes en sont atteintes (soit 15 à 20 % des leucémies de l’adulte) et 600 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Bien que la LMC puisse survenir à tout âge, elle touche principalement les adultes âgés de plus de 50 ans, avec une légère prédominance masculine. Avec le vieillissement de la population globale, le nombre de cas augmente. Ce cancer reste cependant rare, la proportion de personnes concernées dans le monde est de 1 à 2 cas pour 100 000 personnes. En dehors d’une exposition aux radiations ionisantes, aucune cause n’a été retrouvée. Il n’existe ainsi pas de facteur héréditaire.

    C’est la première maladie à avoir été associée à une anomalie chromosomique, le chromosome de Philadelphie. "Ce chromosome anormal résulte d’un échange d’un petit morceau de matériel génétique entre les chromosomes 9 et 22, échange donnant naissance à un gène anormal, BCR-ABL, à l’origine de la protéine Bcr-Abl" précise le Pr. Mauricette Michallet, hématologue à l’hôpital Edouard Herriot (Lyon) "Cette anomalie entraîne une prolifération permanente des cellules de moelle avec dérégulation de la mort cellulaire, ce qui aboutit à une quantité excessive de globules blancs dans le sang".

    Une découverte fortuite dans 40 % des cas

    Le début de la maladie est souvent dénué de symptômes. Dans 40 % des cas, la découverte de la maladie se fait ainsi de manière fortuite, à l’occasion d’un examen sanguin de routine. Les indices sont une intense fatigue et une augmentation du volume de la rate (splénomégalie). Le diagnostic est alors confirmé par une analyse du sang et de la moelle (myélogramme) avec mise en évidence du chromosome de Philadelphie.

    La maladie évolue en trois phases :

    • Une phase chronique durant laquelle les globules blancs sains et les plaquettes conservent leurs fonctions. Le passage dans le sang de globules blancs en excès (parfois immatures) ne donne pas lieu pour l’instant à des symptômes gênants. En l’absence de traitement, l’espérance de vie sans traitement de 3 à 5 ans ;
    • Une phase accélérée durant laquelle le nombre de globules blancs et de cellules immatures augmentent dans le sang. Les symptômes apparaissent et la maladie devient plus difficile à contrôler. En l’absence de traitement, l’espérance de vie est alors de 6 à 9 mois ;
    • Une phase de transformation aiguë blastique durant laquelle plus d’un tiers des cellules sanguines et de la moelle sont immatures (blastes). La maladie est à un stade avancé et les cellules cancéreuses peuvent former des tumeurs sur les os ou les ganglions lymphatiques. En l’absence de traitement, l’espérance de vie est de 3 à 6 mois.

    • Heureusement, plus de 90 % des patients sont diagnostiqués pendant la phase chronique. Et depuis quelques années, les traitements de la leucémie myéloïde chronique ont connu plusieurs révolutions dont la principale est l’avènement des thérapies ciblées, des médicaments agissant sur les signaux responsables de la croissance anarchique des cellules cancéreuses. Le chef de file de ces molécules est l’imatinib (Glivec ®) qui est désormais donné en première intention depuis qu’il s’est révélé plus efficace et mieux toléré que l’interféron. Chez les sujets résistants au Glivec®, de nouvelles molécules apparaissent depuis peu dont le dasatinib (Sprycel® commercialisé depuis 2006) et le nilotinib actuellement testé. Enfin, la greffe de moelle osseuse reste la seule option permettant de guérir de la maladie. Mais elle nécessite des donneurs compatibles et s’accompagne d’une mortalité qui n’est pas négligeable (de l’ordre de 20 %).

      David Bême


       Leucémies chroniques, Leucémies lymphoïdes chroniques (LLC)

      Greffe de moelle osseuse

      Forum Cancer

      http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cancer/articles/10227-leucemie-myeloide-chronique.htm
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  • 21 septembre, 17ème  édition de la Journée mondiale Alzheimer

    Créée en 1985, l'association France Alzheimer fête cette année ses 25 ans. Cet anniversaire est l'occasion de rappeler que des progrès considérables ont été accomplis pour changer le regard porté sur les personnes atteintes de cette maladie, mais qu'il n'existe toujours pas de traitement efficace.

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    Sous-diagnostic, rôle et soutien aux aidants, accompagnement, hébergement, recherche, prévention, traitements éventuels…. La maladie d'Alzheimer fait face en 2010 à de multiples défis.

    La moitié des patients ne sont pas diagnostiqués

    21 septembre, 17ème édition de la Journée mondiale AlzheimerQuasiment inconnue il y a 25 ans, la maladie d'Alzheimer que l'on évoquait alors sous le terme peu flatteur de "démence sénile" est devenue depuis un enjeu de société et une priorité de santé publique. La mobilisation des associations face à la progression constante du nombre de personnes atteintes (850 000 patients) et au désarroi des familles a permis à cette maladie de sortir de l'ombre et d'en briser les tabous.

    Mais encore aujourd'hui, la moitié des patients concernés ne sont pas diagnostiqués et les 2/3 ne sont pas traités. Avec 165 000 nouveaux cas chaque année, on estime qu'environ 1,2 million de personnes seront touchées en 2020. Ce sont autant de familles dont la vie sera bouleversée. Mieux reconnu qu'autrefois, le rôle de l'aidant familial dans l'accompagnement de la personne malade figure d'ailleurs au cœur du 3ème Plan Alzheimer.

    Des aidants familiaux épuisés

    En 2009, l'association France Alzheimer et maladies apparentées rapportait les résultats d'une enquête* réalisée auprès d'aidants familiaux. Il en ressortait que la charge de travail induite par la dépendance de la personne malade excède les capacités d'une seule personne, qui assume pourtant seule l'essentiel de la prise en charge. L'aidant familial est confronté à une quadruple charge affective, psychologique, physique et financière dans l'accompagnement de la personne atteinte par la maladie d'Alzheimer ou par une maladie apparentée. La personne malade requiert une vigilance qui progressivement mobilise l'aidant 24 heures sur 24 et qui conduit à des situations d'épuisement physique et psychologique. Des études ont notamment mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants**.

    Pour aider les aidants familiaux, France Alzheimer a mis en place une formation, tandis que de plus en plus d'établissements proposent de prendre soin des patients pour offrir des journées de répit aux aidants.

    La recherche a également enregistré quelques progrès sensibles avec l'amélioration des techniques d'imagerie à résonance magnétique (IRM), le développement des connaissances épidémiologiques et médicales et la multiplication des études centrées sur la maladie. Pour autant, la maladie reste incurable et tout l'enjeu réside dans la découverte de traitements.  Aux yeux de France Alzheimer, trois grands défis sont à relever :

    • l'application sur le terrain des mesures du 3ème Plan Alzheimer, en particulier celles qui touchent à l'amélioration de la qualité de vie des personnes malades et de leurs aidants.
    • La loi sur l'aide à l'autonomie, prévue en 2011, dont un des enjeux majeurs est la diminution des dépenses incompressibles engendrées par la maladie et restant à la charge des familles ;
    • Les avancées de la recherche afin d'aboutir à des traitements plus efficaces.

    Plusieurs actions en France

    21 septembre, 17ème édition de la Journée mondiale AlzheimerA l'occasion de la 17ème Journée mondiale Alzheimer, plusieurs actions nationales sont prévues. D'ores et déjà, un train-exposition, inauguré par Roselyne Bachelot le 6 septembre dernier, sillonne la France à la rencontre du grand public. S'arrêtant dans 13 villes-étapes d'ici le 21 septembre, ce train emmène à son bord des bénévoles qui ont à cœur de sensibiliser les gens à la maladie d'Alzheimer.

    Depuis le 15 septembre, France Alzheimer a mis en place un dispositif d'écoute renforcé, "Allo France Alzheimer" (0 811 112 112). Ouverte jusqu'au 1er octobre, cette ligne téléphonique dédiée reçoit les appels de 14h à 22h de toutes les personnes en attente de soutien ou d'informations sur la maladie.

    Parallèlement, la Fondation pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer (IFRAD) organise son 6ème Gala de charité à l'Opéra Comique à Paris, en présence d'Alain Delon, Président d'honneur de la Fondation. Elle donnera à cette occasion un concert unique de Pierre Souchon intitulé "2 générations chantent pour la 3ème". Également partenaire du train-exposition, la fondation IFRAD est constituée d'un réseau de 6 centres de recherche clinique (Paris, Montpellier, Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse). Elle soutient l'Institut de la Mémoire et de la Maladie d'Alzheimer (IM2A) qui vient d'ouvrir ses portes à la Pitié-Salpêtrière à Paris.

    Inauguration de 2 instituts hyperspécialisés

    Premier institut français de recherche clinique entièrement dédié à la maladie d'Alzheimer et aux démences, dans toutes leurs dimensions, l'IM2A est dirigé par le Pr Bruno Dubois (également président du comité scientifique de la Fondation IFRAD). Il réunit un centre d'explorations cognitives, un centre d'explorations physiologiques et biologiques pour créer une base de données unique en France. C'est aussi une structure de soins avec des lits d'hôpital de jour. L'IM2A abrite le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) de la région Île-de-France Sud et est la première consultation mémoire de France en terme d'activité. L'IM2A est enfin un centre d'essais thérapeutiques innovants, qui a pour objectif de trouver un traitement efficace pour la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées. Situé à côté de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, dont il se veut complémentaire, il sera, lui aussi, inauguré le 24 septembre 2010.

    Le CHRU de Montpellier participe, de son côté, au premier essai d'intervention mené auprès de 1 680 personnes âgées pour confirmer le bénéfice de l'exercice physique, d'une nutrition adaptée et d'un entraînement cognitif en prévention du déclin des fonctions cognitives.  L'objectif est de confirmer des résultats obtenus dans plusieurs études auprès de personnes "fragiles " de 70 ans et plus. L'essai doit durer 3 ans et sera mené conjointement dans 11 hôpitaux (Bordeaux, Toulouse, Limoges, Montpellier, Foix, Mazamet, Tarbes, Dijon, Lyon et Nice).

    Amélie Pelletier, le 15 septembre 2010

    Sources :

    - Communiqué de l'association France Alzheimer.
    - Communiqué de la fondation IFRAD.
    - Communiqué du CHRU de Montpellier.

    * P. Thomas, « Vécu des soins au quotidien par les aidants à domicile des personnes âgées », Réciproques, n°1, mars 2009, p. 122.
    ** A. K. Damjanovic, Y. Yang, R. Glaser ; J. K. Kiecolt-Glaser, H. Nguyen, B. Laskowski, Y. Zou, D. Q. Beversdorf and N. Weng, “Accelerated Telomere Erosion Is Associated with a Declining Immune Function of Caregivers of Alzheimer's Disease Patients”, The Journal of Immunology, September 2007, N. 179.

    Tout savoir sur la maladie d'Alzheimer

    Les aidants familiaux en 8 questions

    Alzheimer : les enjeux en 2010

    La maladie d'Alzheimer - Identifier, comprendre, accompagner - Larousse (192 pages, 5,90 €)

    Forum Alzheimer

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/alzheimer/14638-journee-mondiale-alzheimer-2010.htm

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  • Sport et édulcorants : pour qui, pourquoi ?

    Pour les non sportifs, les glucides doivent représenter 50 à 55 % de l'apport énergétique. Chez les athlètes de haut niveau, cela peut monter jusqu'à 70 %. Les sucres constituent ainsi le carburant indispensable du muscle. Alors dans quelles conditions un sportif a-t-il intérêt à consommer des édulcorants ?

    Dans quel cadre les sportifs peuvent-ils consommer des édulcorants ?

    Préparations énergétiques... à base d'édulcorants !

    Edulcorants, régimeSur la liste des ingrédients des gels énergétiques ou des boissons dites de l'effort, il n'est pas rare de rencontrer, en plus de certains sucres, des édulcorants intenses (aspartame, acésulfame K...). Cela peut paraître contradictoire puisque l'intérêt de ce type de préparation est par définition d'apporter du sucre aux muscles en action. En fait, ces édulcorants sont là pour justement éviter une concentration trop forte en sucres car une teneur trop élevée en ces derniers peut perturber le fonctionnement du tube digestif, provoquant diarrhées, troubles gastriques et même déshydratation, à éviter absolument lors d'un exercice physique.
    De même, certaines préparations (boissons d'attente, de récupération...) veulent éviter une perturbation du métabolisme des sucres liée à un apport en glucides à index glycémique élevé (glucose, saccharose...) et privilégient ceux à index glycémique plus bas (maltodextrine...). L'inconvénient de ces derniers est cependant de présenter une saveur moins sucrée. L'ajout d'édulcorants permet donc dans ce cas de conserver un goût agréable à la préparation.

    Les édulcorants dans le régime anti-fatigue !

    Dans les années 1970, des chercheurs scandinaves (Astrand, Bergstrom...) ont été les premiers à dire qu'il ne suffisait pas d'assurer un apport régulier en sucre durant l'effort, mais qu'il fallait aussi chercher à constituer un stock bien avant l'exercice (le fameux glycogène ou glucose de réserve), indispensable pour retarder l'apparition de la fatigue durant effort. Ils ont alors proposé un régime nommé Régime Dissocié Scandinave (RDS) qui consiste à pratiquer sur trois jours une alimentation très pauvre en glucides et un effort quotidien d'environ 2 heures (70 % de la VO2 max.) afin de "vider" les réserves de sucre. Les trois jours suivants, l'athlète est au repos complet et le régime devient alors très riche en glucides (jusqu'à 80 % de la ration), afin d'engorger les cellules en glucose et donc d'augmenter le stockage sous forme de glycogène par phénomène appelé surcompensation. L'inconvénient de ce RDS est la première phase, quelque peu écoeurante, car sans aucune saveur sucrée (ni fruit, ni dessert...). Une solution retrouver le plaisir lors de cette "méthode" est ainsi de proposer à l'athlète durant cette première phase des édulcorants et produits édulcorés pour donner du goût à des entremets, desserts ou des laitages par exemple !

    Les édulcorants pour les sports à catégorie de poids

    Mais l'utilité des édulcorants pour le sportif, comme d'ailleurs pour le sédentaire, est surtout flagrant dès qu'il existe un contrôle du poids. En effet, de nombreux sports (boxe, judo, équitation, arts martiaux...) présentent des catégories de poids que le pratiquant doit respecter par des pesées avant une compétition. Il s'astreint alors bien souvent à des "régimes" amincissants très stricts, souvent complètement déséquilibrés et surtout sans saveur quelques jours avant l'épreuve, altérant bien souvent son moral ! Pour baisser l'apport en produits sucrés dont l'ingestion peut freiner la mobilisation des graisses de réserve, l'ajout d'édulcorants dans certaines préparations (laitages, compotes, thé, flans...) peut alors tout simplement permettre au sportif d'adhérer plus facilement à son plan alimentaire et atteindre son objectif pondéral, tout en conservant un peu de plaisir. Attention, il faut bien sûr s'assurer que le poids visé soit raisonnable et ne pas perdre de vue que l'emploi d'édulcorant à lui seul n'est pas pour autant miraculeux : il faut en parallèle que le sportif garantisse un équilibre satisfaisant à son alimentation (suffisamment de vitamines, de minéraux, de variété alimentaire...).

    Bodybuildé aux édulcorants !

    De même, les bodybuilders, s'ils veulent afficher spectaculairement leur corps musclé, ont besoin, comme ils disent, de "s'assécher". Entendons par là "sculpter" leur corps en perdant de la masse grasse tout en conservant leur masse musculaire si durement acquise. Du coup, quelques jours avant leur exhibition, ils s'adonnent à un régime dépourvu de lipides alimentaires, très pauvre en glucides et excessivement riche en protéines. Même si cette méthode est quelque peu contestable, elle n'en demeure pas moins bien ancrée dans l'esprit de l'athlète et l'emploi d'édulcorants peut alors l'aider à maîtriser l'application de ce régime. D'ailleurs, certaines préparations de protéines en poudre utilisées par ces bodybuilders en contiennent bien souvent dans leur composition afin de leur donner un peu de goût.

    Dés édulcorants qui peuvent ainsi être des alliés du sportifs à des périodes clés, pour les aider à adopter le régime gagnant...

    Damien Galtier

     Forum Cuisine minceur
     Forum Alimentation et santé
    Forum Sport et nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/edulcorant/articles/11678-edulcorants-sport.htm

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    Les News Médicaments


    Cancer du pancréas : un nouveau traitement autorisé


    Jeudi 15 septembre 2011

     

    Le 5 septembre, la firme Novartis a annoncé avoir reçu l'autorisation des autorités européennes pour commercialiser Afinitor ® dans le traitement des tumeurs neuroendocrines du pancréas à un stade avancé. Selon l'étude clinique de phase III sur laquelle repose l'homologation de la Commission européenne, ce médicament diminuerait de 65 % le risque de progression du cancer par rapport à un traitement placebo.

     


    Afinitor ® déjà approuvé pour le cancer du rein avancé
    Le principe actif des comprimés d'Afinitor ® est l'évérolimus. Ce médicament anticancéreux agit en bloquant une protéine appelée "cible de la rapamycine chez les mammifères" (mTOR). Dans le corps, évérolimus se lie à une protéine qui se trouve à l'intérieur des cellules, pour former un "complexe". Ce complexe bloque ensuite la mTOR. Sachant que cette protéine joue un rôle dans le contrôle de la division cellulaire et dans la croissance des vaisseaux sanguins, Afinitor ® empêche la division cellulaire et réduit leur alimentation en sang. Ses indications visent le plus souvent à arrêter plusieurs voies utilisées par la cellule cancéreuse pour résister aux traitements conventionnels (il est donc généralement utilisé en seconde intention pour des tumeurs résistants aux traitements conventionnels).

    Ce mécanisme a déjà prouvé son efficacité face au de carcinome rénal avancé (cancer du rein qui a commencé à se propager) pour lequel il a une autorisation de mise sur le marché au niveau européen. Il est utilisé lorsque le cancer s'est aggravé pendant ou après un traitement antérieur à base d'un médicament ciblant le facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF). Grâce au mécanisme propre d'Afinitor ®, l'évolution et la propagation du cancer du rein est ainsi ralentie.

    Approuvé aujourd'hui pour les tumeurs du pancréas
    Le 5 septembre, ce médicament a obtenu une autorisation de mise sur le marché européenne dans le traitement des tumeurs neuroendocrines du pancréas à un stade avancé. Près de 60 % des tumeurs neuroendocrines du pancréas sont détectées à un stade avancé. Diffusé à d'autres parties du corps, elles sont considérées comme agressives et particulièrement difficiles à traiter.
    Cette autorisation se base sur l'essai de phase III baptisé Radiant-3. Publiée dans le New England Journal of Medicine, cette étude a inclus 410 patients atteints de tumeur neuroendocrines du pancréas avec une progression radiologique constatée dans les 12 derniers mois. En plus des meilleurs soins de support, la moitié a reçu 10 mg d'évérolimus et l'autre moitié un placebo.

    Résultat : le temps moyen durant lequel la maladie n'a pas progressé est de 11 mois dans le premier groupe contre 4,6 mois dans le second, soit une réduction de 65 % du risque de progression de la maladie. Les effets secondaires les plus fréquents étaient une stomatite (inflammation de la muqueuse buccale : 64 % sous évérolimus contre 17 % sous placebo), éruption cutanée (49 % contre 10 %), diarrhée (34 % contre 10 %), fatigue (31% contre 14 %) et infection (23 % contre 6 %). A la lumière de ces résultats, la commission européenne a approuvé sa commercialisation dans cette indication, une décision applicable dans les 27 pays membres ainsi que l'Islande et la Norvège.

    Se félicitant de cette autorisation pour un cancer difficile à traiter, Hervé Hoppenot, président de Novartis Oncology a rappelé l'engagement de son entreprise à poursuivre la recherche autour de l'inhibition de mTOR face à d'autres tumeurs (comme par exemple les tumeurs du sein HER2+ résistants à la combinaison Herceptine+chimiothérapie)

    David Bême

    Sources :
    - "Everolimus for Advanced Pancreatic Neuroendocrine Tumors", Tao J et coll., New England Journal of Medicine, 10 février 2011, résumé accessible en ligne
    - Communiqué de presse Novartis du 5 septembre 2011 (accessible en ligne)



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  • Espoirs et limites du Plan obésité

    Au-delà de la taxe sur les sodas, le gouvernement entend lutter contre l'obésité via un ambitieux programme sur 4 ans. Doctissimo revient sur les espoirs et les déceptions de liées de ce plan Obésité.

    La lutte contre l'obésité, qui touche environ 15 % de Français - contre 8,5 % il y a 12 ans - faisait partie des priorités annoncées du quinquennat du président de la République, Nicolas Sarkozy. C'est pourtant dans une relative discrétion, qu'a été publié le plan Obésité 2010-2013 en juillet dernier. Quatre axes majeurs (prévention, offres de soin, populations vulnérables et recherche) guident ce plan, qui, hélas, ne comprend que des "recommandations" et trop peu d'obligations à l'égard de l'industrie agro-alimentaire.

    Un plan obésité intégré dans les autres plans nationaux

    Plan obésitéEn France, la prévalence de l'obésité a pratiquement doublé en quinze ans. Actuellement près de 15 % de la population adulte est obèse. Un enfant sur six présente un surpoids. Comme le confie le Pr Arnaud Basdevant, pilote de ce plan obésité 2010-2013, "le point le plus critique est l'aggravation du gradient social : l'augmentation de la prévalence a concerné particulièrement les populations défavorisées et les formes graves. L'obésité est un marqueur et un contributeur d'inégalité sociale de santé. Enfin, l'obésité est un facteur de stigmatisation et de discrimination, retentissant sur l'embauche et l'insertion sociale. Dans ce contexte, le Président de la République a souhaité que notre pays s'engage dans la prévention et l'amélioration de l'offre de soins et accroisse l'effort de recherche".

    Acteurs du système de santé, partenaires institutionnels, associations, médias et acteurs économiques seront tous amenés à se mobiliser autour de la lutte contre l'obésité. Ce plan est ainsi lié à 5 autres grands plans nationaux : Programme National Nutrition Santé (PNNS, troisième volet), le Programme national pour l'Alimentation (PNA), le Plan national Santé environnement (PNSE), le Plan Santé à l'école et le plan national alimentation insertion (PAI). Plusieurs mesures du Plan Obésité sont communes à d'autres plans, comme par exemple celle visant à mieux accompagner et encadrer les enfants obèses dans le cadre scolaire. Il s'agit notamment de favoriser leur activité physique, via des outils et modalités pratiques à définir avec tous les professionnels concernés (personnel de l'Education nationale, Inpes, Société française de pédiatrie, etc.).

    Obésité : priorité à la prévention et à la lutte contre les discriminations

    En détail, le Plan Obésité se développe sur 4 axes :

    • Prévention : dans ce volet, l'accent a été mis sur la promotion de l'activité physique et l'amélioration de l'alimentation en milieu scolaire, la restauration collective et la restauration solidaire. "L'amélioration de la qualité nutritionnelle et de l'accessibilité à une alimentation équilibrée pour les personnes en situations économique et/ou sociale précaires est un point fort" souligne le Pr Basdevant. Des campagnes d'information sur la "notion de sédentarité" visant à réduire le temps passé devant l'écran et à promouvoir l'activité physique seront également programmées.
    • Offre de soins : sur ce point, il s'agit d'améliorer l'organisation de la chaîne de soins, la formation des professionnels et l'adaptation des équipements aux personnes en surpoids et obèses. "L'ambition est de mettre en place, sous l'égide des ARS (Agences régionales de santé), une organisation des soins lisible, accessible à tous afin de renforcer la qualité et la sécurité des soins" explique le pilote du Plan.
    • Populations vulnérables et lutte contre les discriminations : tout un pan de ce plan est spécifiquement dédié à la prise en charge, via des actions spécifiques, des personnes fragilisées atteintes de maladies rares, des personnes handicapées ou encore des patients hospitalisés en institution. Par ailleurs, le plan prévoit des campagnes d'information pour sensibiliser les acteurs de la santé à la discrimination (à l'emploi, sociale, dans les systèmes d'organisation de soins) dont sont victimes les personnes obèses.
    • Recherche : "L'effort de recherche doit être coordonné par une Fondation de recherche scientifique", insiste le Pr Basdevant. Dans la mesure où l'obésité est une maladie plurifactorielle (alimentation, activité physique, facteurs environnementaux, économiques, socio-culturels, prédisposition génétique), l'objectif est d'engager des programmes de recherche sur "les interactions entre sciences humaines et sociales et biologie et sur les transferts vers la pratique clinique et la santé publique" confie le Pr Arnaud Basdevant. La France entend rattraper son retard concernant les études épidémiologiques, ce qui est déjà en partie fait grâce à l'étude ELFE et l'étude NutriNet-Santé deux larges études lancées sur le long term
    • Le bel exemple d'EPODE

      Parmi les initiatives visant à réduire l'obésité et qui devraient servir d'exemples à suivre, impossible de ne pas penser au succès du programme EPODE, pour "ensemble prévenons l'obésité des enfants".

      En 2005, 20,55 % des enfants de 5 à 12 ans des villes EPODE étaient en surpoids ou obèses. En 2009, ils ne sont plus que 18,83 %, soit une baisse de 9 % ! Par ailleurs, les villes pilotes EPODE enregistrent une baisse sensible et très significative de 13 % dans les zones non ZEP et une stabilisation (- 2 %) dans les zones ZEP en moyenne. Les responsables du programme mettent en avant la pluralité des pistes envisagées (engagement politique, mobilisation des acteurs locaux, participation active d'experts) pour expliquer un tel succès.

      Ce programme, lancé en 2004 dans 10 villes pilotes françaises et qui compte à ce jour 226 communes, a pour objectif d'aider les familles à modifier en profondeur et durablement leur mode de vie en développant, grâce à la mobilisation de l'ensemble des acteurs locaux à l'échelle de la ville, une offre de proximité conforme aux recommandations du PNNS. Il s'agit de proposer aux enfants des villes EPODE une alimentation variée alliée à une activité physique épanouissante. Tous les ans, les 24 000 enfants concernés sont pesés et mesurés.

      Dans le cadre du plan obésité, il est également question de recueillir les données anthropométriques des enfants (taille et poids) dans l'optique d'un éventuel dépistage de l'obésité chez les enfants. "Concernant le dépistage, nous attendons les résultats d'une étude de la CNAM sur les modalités optimales d'un dépistage précoce chez l'enfant par l'ensemble des médecins généralistes et des pédiatres, nuance le Pr Basdevant. Les résultats de cette étude permettront de définir une politique pour l'aval du dépistage : dépister n'est justifié que si l'on assure un aval cohérent et pertinent".

      Pas d'interdiction de la publicité destinée aux enfants…

      Ce dépistage figurait parmi les 17 mesures préconisées par la Société Française de Santé Publique (SFSP) pour lutter contre l'obésité2… tout comme l'interdiction de la publicité de certains produits alimentaires destinée aux enfants. La SFSP suggérait précisément d'"interdire (par voie réglementaire) la publicité télévisuelle destinée aux enfants, pour tous les produits alimentaires (à l'exception des aliments dont la promotion est compatible avec les objectifs du PNNS), aux horaires du matin avant l'école, ainsi que les mercredi, samedi et dimanche matin".

      Mais cette disposition ne figure pas dans le plan gouvernemental. Il est seulement question de faire un bilan d'étape "sur le développement de la Charte visant à promouvoir une alimentation et une activité physique, favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision (2009) et engager une réflexion sur les perspectives éventuelles d'évolution". Les messages de prévention invitant à éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré et la signature d'une charte d'engagement volontaire par plusieurs entreprises de l'agroalimentaire vont dans le sens choisi par les autorités : inciter les industriels plutôt que de les contraindre. Une quinzaine d'entreprises a ainsi signé une telle charte dans laquelle elles s'engagent par exemple à réduire le taux de sel dans leurs produits. En dehors de la taxation des boissons sucrées, aucune contrainte règlementaire n'est envisagée et le dossier de presse de ce nouveau plan obésité ressemble parfois à un satisfecit : les professionnels étant décrits comme "engagés dans une démarche active témoignant d'une volonté d'agir en faveur de la promotion d'une alimentation et d'une activité physique favorables à la santé".

      Pour certains, cela paraît insuffisant. Bien que ne pouvant être efficace à elle seule, l'interdiction de la publicité dans les émissions destinées aux enfants "est légitime pour que ce soit cohérent avec tous les messages que l'on donne", analyse le Pr Serge Hercberg3, pilote du PNNS et en charge du projet NutriNet-Santé. "On ne peut pas demander d'un côté aux enseignants de donner des recommandations, on ne peut pas faire des campagnes incitant à consommer certains aliments ou en limiter d'autres et d'un autre côté, favoriser une promotion exagérée au travers de la publicité, notamment vis-à-vis des enfants qui ont moins la capacité de discriminer les différents messages". Interrogé sur la question, le Pr Arnaud Basdevant, aux commandes du plan Obésité, n'a pas souhaité s'exprimer.

      Responsabiliser le consommateur…

      Les industriels de l'agro-alimentaire seront impliqués par le biais d'une mesure visant à "protéger le consommateur contre la communication trompeuse"… En effet, la mesure 3.5 prévoit que les opérateurs concernés par "la vente de compléments alimentaires, d'appareils, de méthodes ou produits divers, faisant état d'une action sur l'amaigrissement dans différents médias" (dont l'efficacité n'a pas pu être prouvée) s'inscrivent dans "un cercle vertueux de promotion et de commercialisation des produits vantant des effets sur l'amaigrissement (guide d'autodiscipline de bonnes pratiques) mais aussi à renforcer l'information des consommateurs sur la réglementation en vigueur afin de leur permettre d'exercer plus facilement leur sens critique". Ces mesures d'autodiscipline ne seront élaborées qu'en 2012 et finalisées en 2013, dernière année de ce plan gouvernemental.

      Ce plan témoigne d'une réelle volonté de mieux lutter contre l'obésité, en intégrant notamment la dimension sociétale (discrimination, accès aux soins, aux activités physiques, etc.). Néanmoins, le manque d'ambitions concernant certaines mesures peut laisser sur sa faim… alors que le tour de taille des Français et la proportion de personnes obèses et en surpoids ne cessent d'augmenter.

      Yamina Saïdj, le 9 septembre 2011

      1 - Le Plan Obésité 2010-2013
      2 - Regroupant 20 sociétés médicales d'experts et de spécialistes reconnus, la SFSP avait planché sur le sujet à l'occasion de la création de la commission De Danne, en octobre 2009. Le président de la République Nicolas Sarkozy avait créé cette Commission pour la prévention et la prise en charge de l'obésité et nommé à sa présidence Anne de Danne, actuellement déléguée générale de la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent. Le plan Obésité se base d'ailleurs sur le rapport remis par cette commission.
      3 - Propos recueillis dans le cadre d'un entretien réalisé en 2009 portant justement sur les 17 chantiers prioritaires proposés par la SFSP.

      Plan national Obésité

       

       Forum Surpoids et obésité
       Forum Alimentation et santé
       Forum Sport et santé

    • http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/15231-espoirs-limites-plan-obesite.htm
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  • La signification de l'acétone


    Il y a un «carburant normal» et un «carburant de secours»

    Pour nourrir ses cellules, l'organisme dispose essentiellement des sucres présents dans le sang et en réserve dans les muscles et le foie, et des lipides contenus dans les graisses de réserve :

    • Le sucre est utilisé sans produire de déchets, c'est le «carburant normal», mais il faut de l'insuline pour permettre son entrée dans les cellules. «L'insuline est une clef qui permet l'ouverture des portes des cellules pour le sucre».

    • Les graisses de réserve sont utilisées lorsque l'organisme ne peut pas utiliser le sucre en quantité suffisante. Ces graisses sont utilisées sans que l'insuline soit nécessaire pour permettre leur entrée dans les cellules, mais il y a production de déchets. Ce sont les corps cétoniques dont le représentant est l'acétone, qui comme le sucre, peut être évalué dans les urines (cétonurie) avec des bandelettes réactives qui fournissent des résultats semiquantitatifs : (0) (traces) (+) (++) (+++) (++++). On utilise le mot acétonurie pour désigner l'acétone dans les urines. Le mot cétonurie désigne l'ensemble des corps cétoniques présents dans les urines, mais en pratique ces deux termes sont équivalents.

    Il est également maintenant possible de mesurer «l'acétone dans le sang» ou plus exactement le ß-hydroxybutyrate qui est le représentant principal des corps cétoniques (lecteur Optium avec électrode MediSense Optium ß-Cétone).

    L'acétone - et non «la cétone» ;-) - est produite par le foie, et ne peut être utilisée que par certains organes comme le coeur et dans une moindre mesure par le cerveau. Les graisses de réserve sont donc un «carburant de secours» qui produit des déchets qui ont tendance à s'accumuler.

    D'autre part, cette production d'acétone s'accompagne de la production de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma.

     

    Sucre = carburant normal

    Graisses = carburant de secours
    produisant des déchets acides

    Acétone = témoin
    de l'utilisation des graisses


    Quatre situations sont possibles

    Comme le sucre est le carburant prioritairement utilisé s'il y a présence d'une quantité correspondante d'insuline, et que les graisses sont un carburant de secours, on peut distinguer quatre situations qui commanderont les parts respectives des sucres et des graisses utilisées par le corps :
    • assez d'insuline et assez de sucre (situation normale)
    • pas assez d'insuline (hyperglycémie)
    • trop d'insuline par rapport au sucre (hypoglycémie)
    • peu de sucre et peu d'insuline (jeûne prolongé)


    S'il y a assez d'insuline et assez de sucre

    Si l'insuline est en quantité suffisante pour permettre l'utilisation d'une quantité normale de sucre :
    • le sucre entre normalement dans les cellules et ne baisse pas excessivement dans le sang
    => glycémie normale, pas de sucre dans les urines,
    • l'organisme n'utilisera pas ses réserves de graisses
    => pas d'acétone dans les urines.


    S'il n'y a pas assez d'insuline

    Si l'insuline est en quantité insuffisante :
    • le sucre entre mal dans les cellules et le foie n'est pas freiné dans sa production de sucre
    => hyperglycémie, et sucre dans les urines si glycémie supérieure à 1,80 g/l,
    • l'organisme utilise ses graisses de réserve
    => acétone dans les urines selon le degré du manque en insuline : acétonurie = (0) ou (traces) ou (+) chez le diabétique non insulinodépendant ; acétonurie qui peut atteindre (+++) et (++++) chez le diabétique insulinodépendant qui entre en coma acidocétosique.

     
    S'il y a trop d'insuline

    S'il y a trop d'insuline :
    • le sucre entre dans les cellules et baisse de façon trop importante dans le sang
    => hypoglycémie, et pas de sucre dans les urines,
    • si l'hypoglycémie a été très prolongée, au point que le corps ait eu le temps d'utiliser d'utiliser les graisses, on peut trouver des traces d'acétone dans les urines
    => traces d'acétone dans les urines si hypoglycémie très prolongée.


    S'il y a peu de sucre et peu d'insuline

    S'il y a assez d'insuline pour la quantité de sucre présente dans le sang, mais que ces quantités de sucre et d'insuline sont peu importantes et dans des proportions correspondantes :
    • le sucre peut entrer normalement dans les cellules, ne baisse pas trop dans le sang, et n'est pas produit en quantité par le foie :
    => glycémie normale ou un peu basse, et pas de sucre dans les urines,
    • l'organisme, qui n'a pas assez de «carburant glucidique», utilise plus de graisses que d'habitude
    => présence d'un peu d'acétone dans les urines.

    Cette situation peut être observée chez les diabétiques, mais aussi chez les personnes qui ne sont pas diabétiques : en cas de jeûne pendant toute une journée, il est normal de trouver de l'acétone dans les urines le lendemain matin, car le corps a utilisé des graisses de réserve. Cette situation banale est appelée «cétose de jeûne».


    En résumé

    Pour savoir «ce qui se passe» le diabétique dispose de différents moyens (glycémie, glycosurie, acétonurie) qui ne fournissent pas les mêmes informations :

    • L'hyperglycémie est le témoin d'un manque d'insuline par rapport au sucre, et elle s'accompagne d'une glycosurie lorsque la glycémie est supérieure à 1,80 g/l (seuil rénal du glucose).

    • L'hypoglycémie est le témoin d'un excès d'insuline par rapport au sucre, et elle ne s'accompagne pas de glycosurie car la glycémie n'est pas supérieure au seuil rénal du glucose.

    • L'acétonurie est le témoin de l'utilisation des graisses de réserve de l'organisme :
    - soit parce que le sucre est abondant mais ne peut pas être utilisé correctement par suite d'un manque d'insuline (acétone en faible quantité chez le diabétique non insulinodépendant, acétone en grande quantité chez le diabétique insulinodépendant débutant un coma acidocétosique),
    - soit parce qu'il n'y a pas suffisamment de sucre disponible (hypoglycémie ou jeûne prolongés).

     

    Situation normale

    Glycémie : normale
    Glycosurie : nulle
    Acétonurie : nulle


    Diabète décompensé

    Glycémie : élevée
    Glycosurie : (+++)
    Acétonurie : (Tr) à (++++)


    Hypoglycémie

    Glycémie : normale ou basse
    Glycosurie : nulle
    Acétonurie : (0) ou (Tr)


    Cétose de jeûne

    Glycémie : normale ou basse
    Glycosurie : nulle
    Acétonurie : (Tr) ou (+)



    En pratique

    Quand rechercher la présence d'acétone ?

    L'information «présence ou non d'acétone» n'est utile que pour dépister si le diabète est en train de se décompenser, c'est-à-dire d'évoluer vers un coma par acidocétose.

    A priori, on pourrait donc penser qu'il n'est utile de rechercher la présence d'acétone que si la glycémie est très élevée, au-dessus de 4 g/l par exemple, mais l'expérience montre qu'il peut exister des comas par acidocétose à un niveau de glycémie moins élevé.

    En fait, plus que le niveau de la glycémie, c'est l'évolution de la glycémie qui est instructive pour savoir s'il faut rechercher la présence d'acétone :
    • Ainsi, si les glycémies avant repas sont habituellement entre 0,80 et 1,40 g/l, et que l'on constate un jour des chiffres inhabituels croissants (1,92 puis 2,43 puis 3,17 g/l par exemple) c'est qu'il y a quelque chose «qui ne va pas» et la recherche d'acétone est alors nécessaire.
    • Par contre, si une glycémie est constatée à 3 g/l et la suivante dans la journée est normale ou presque, cela ne rend pas nécessaire la recherche d'acétone s'il n'existe pas de symptômes évoquant un début de décompensation ou des circonstances connues pour favoriser une décompensation.

    Il existe en effet :
    • des symptômes pouvant être en relation avec un début de décompensation : fatigue, soif, manque d'appétit, nausées, vomissements, troubles digestifs mal définis,
    • et des situations à risque de décompensation : fièvre, infection, traumatismes....

     

    Rechercher la présence d'acétone si :

     

    •  glycémie très élevée ou glycémies croissantes
    •  symptômes tels que fatigue, soif, manque d'appétit, nausées, vomissements...
    •  circonstances telles que fièvre, infection, traumatismes...


    Comment rechercher la présence d'acétone ?

    De préférence avec des bandelettes réactives à tremper dans l'urine, qui permettent la recherche simultanée de sucre et d'acétone (Kéto-Diabur Test 5000 ou Kéto-Diastix par exemple). En effet, la présence d'acétonurie avec glycosurie n'a pas du tout la même signification que la présence d'acétonurie sans glycosurie.


    Attention aux conditions de prélèvement

    Il n'est peut-être pas inutile de rappeler ici les conditions d'une analyse d'urine fiable :
    • Comme l'urine est émise par le rein en continu et est stockée dans la vessie, la composition de l'urine que l'on récupère dans un bocal est le témoin de ce qui s'est passé depuis la dernière fois que l'on a uriné.
    • Autrement dit, pour savoir qu'elle est la situation du moment, il faut tout d'abord uriner pour vider sa vessie, puis boire un peu d'eau, et ensuite seulement les urines que l'on recueillera dans un bocal pourront être le témoin de la situation du moment.


    Les diabétiques traités par des comprimés sont-ils concernés par l'acétone ?

    Décompensation avec acétone

    Les mécanismes des diabètes insulinodépendant (DID, DT1) et non insulinodépendant (DNID, DT2) ne sont pas les mêmes, ce qui conduit le diabétique insulinodépendant à un risque nettement plus important de décompensation acidocétosique lorsque la glycémie est élevée.

    Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue qu'un diabète jusque-là non insulinodépendant, et donc réputé ne pas se décompenser aussi fréquemment qu'un diabète insulinodépendant, peut un jour évoluer de façon grave, notamment lors de situations à risque de décompensation (fièvre, infection, traumatismes...).

    Dans de telles situations, ou en cas de symptômes compatibles (fatigue, soif, manque d'appétit, nausées, vomissements, troubles digestifs mal définis), il est nécessaire de rechercher la présence d'acétone chez le diabétique non insulinodépendant.


    Décompensation sans acétone (coma hyperosmolaire)

    Bien que cela ne concerne pas l'acétone, il faut cependant signaler ici qu'en cas de diabète non insulinodépendant il peut également y avoir un mode de décompensation très grave sans présence d'acétone, appelé «coma hyperosmolaire».

    Il y a d'abord très forte hyperglycémie, très forte glycosurie mais sans acétone dans les urines, volume des urines important, forte déshydratation (peau flasque, fripée, qui garde le pli après qu'on l'ait pincée entre deux doigts ; sécheresse de la face inférieure de la langue ; disparition de la moiteur axillaire), perte de poids et tension artérielle basse, qui s'accentuent progressivement en quelques jours.

    Il y a ensuite, des troubles de la conscience (obnubilation, parfois entrecoupée de phases d'agitation, puis coma), des troubles neurologiques (contractions musculaires involontaires, convulsions), parfois de la fièvre, et la mortalité est importante.

    Autrement dit, en cas de poussée hyperglycémique très importante chez un diabétique qui n'est pas traité par l'insuline, l'absence d'acétone n'exclut pas une situation très grave.

    Ce type de coma survient le plus souvent chez les diabétiques de type 2, de plus de 50 ans, non traités par l'insuline, à l'occasion d'une affection aiguë : pneumonie, angine, diarrhées...

    Le problème est que bien souvent l'hyperglycémie et l'altération de la conscience paraissent dues à l'affection aiguë, alors que la situation est en fait beaucoup plus grave en raison de ce mode de décompensation particulier du diabète, et l'absence d'acétone peut faire croire à tort que la situation n'est pas grave.

     

    Diabète non traité par l'insuline
    + Glycémie très élevée
    + Déshydratation
    = Consultation urgente

     http://www.diabsurf.com/diabete/FIMCG.php

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  • Inconscience

    La victime ne parle pas, ne réagit pas et respire ... Que faites-vous ? Si la victime est inconsciente, et si sa poitrine se soulève régulièrement, il faut libérer les voies aériennes et la placer en position latérale de sécurité.

    Les étapes de l'intervention

    • Vérifiez que la victime ne réagit pas.
    • Libérez les voies aériennes
    • Vérifiez que la victime respire.
    • Tournez la victime sur le côté en position latérale de sécurité.
    • Demandez à quelqu'un d'appeler les secours ; allez chercher de l'aide si vous êtes seul.
    • Vérifiez régulièrement la respiration de la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

    Technique : la libération des voies aériennes

    En cas de perte de conscience, les muscles sont relâchés, ce qui provoque une obstruction des voies aériennes par la chute de la langue dans le fond de la gorge. Ce risque peut-être écarté en basculant la tête de la victime en arrière et en soulevant son menton.
    Desserrez si vous le pouvez le col, la cravate ou la ceinture de la victime. Placez une main sur le front de la victime et basculez délicatement sa tête vers l'arrière. Dans un même temps, positionnez l'extrémité des doigts de l'autre main sous le bout du menton de la victime et soulevez celui-ci pour décoller la langue du fond de la gorge et dégager ainsi les voies aériennes.

    N'exercez aucune pression sur la région molle située sous le menton pour ne pas entraver la respiration. Vérifiez la respiration de la victime :

    • vérifiez que la poitrine se soulève et s'abaisse régulièrement.
    • écoutez les bruits de la respiration en approchant votre oreille de sa bouche.
    • essayez de sentir le souffle de sa respiration en plaçant votre joue près de sa bouche.

    Technique : la mise en position latérale de sécurité (PLS)

    Si la victime porte des lunettes, ôtez-les lui. Assurez-vous que ses jambes sont allongées côte à côte. Si ce n'est pas le cas, rapprochez-les délicatement l'une de l'autre de manière à les placer dans l'axe du corps.

    Disposez le bras de la victime le plus proche de vous à angle droit de son corps. Pliez ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut. Placez-vous à genoux ou en trépied à côté de la victime.


    Saisissez l'autre bras de la victime d'une main, placez le dos de sa main contre son oreille, de votre côté. Maintenez la main de la victime pressée contre son oreille, paume contre paume.

    Attrapez la jambe la plus éloignée de vous avec l'autre main, juste derrière le genou, et relevez-la tout en gardant le pied au sol. Placez-vous assez loin de la victime, au niveau de son thorax, pour pouvoir la tourner sur le côté vers vous, sans avoir à reculer.


    Faites rouler la victime en tirant sur sa jambe jusqu'à ce que le genou touche le sol. Dégagez doucement votre main de sous la tête de la victime en maintenant son coude de votre autre main afin de ne pas entraîner sa main et d'éviter ainsi toute mobilisation de sa tête.

    Ajustez la jambe située au-dessus de sorte que la hanche et le genou soient à angle droit.


    Ouvrez la bouche de la victime d'une main, avec le pouce et l'index, sans mobiliser la tête, afin de permettre l'écoulement des liquides vers l'extérieur. Demandez à quelqu'un d'appeler les secours ou bien allez chercher de l'aide si vous êtes seul. Vérifiez régulièrement que la respiration est normale.

    http://www.hopital.fr/Hopitaux/La-sante-en-clics/Gestes-de-premier-secours/Inconscience/%28language%29/fre-FR



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  • > Risques et complications

    Examens complémentaires

     

    La coronarographie

    Pour s’assurer que les artères nourrissant le cœur sont en bonne santé, le cardiologue vous fait passer une coronarographie. C’est-à-dire qu’il prendra une radiographie des vaisseaux appelés coronaires. Contrairement aux os, les vaisseaux sanguins ne sont pas apparents aux rayons X. Par conséquent, il faut opacifier les coronaires pour qu’elles puissent être visibles à la radio.
    Pour cela, il est nécessaire d’introduire une sonde jusqu’aux artères coronaires et d’y injecter un produit radio-opaque

     

    Un jour avant l’examen, vous entrez à l’hôpital ou à la clinique dans laquelle vous passerez la coronarographie. Là, vous ferez un bilan sanguin et un électrocardiogramme. Ensuite, le cardiologue qui pratiquera l’examen vient vous expliquer le déroulement de la coronarographie et vous fait signer un consentement éclairé. Généralement, il introduit la sonde dans l’artère du pli de l’aine, mais il arrive aussi qu’il choisisse l’artère de l’un des poignets. choisisse l’artère de l’un des poignets.

     

    Le jour de l’examen, il vous sera administré un léger tranquillisant, et vous serez conduit dans une salle de cathétérisme. Lors de la coronarographie, le patient n’est pas endormi. Il s’agit d’un examen de 30 à 40 minutes qui ne fait pas mal.
    Vous êtes allongé sur une table étroite, un peu inconfortable, mais qui permet à l’appareil de radiologie de tourner autour de vous.

    Après avoir désinfecté l’endroit où les sondes seront introduites, le cardiologue pratique une anesthésie locale. Il ponctionne l’artère et place un petit tube permettant le passage des sondes. Il injecte ensuite un produit qui va dilater l’artère pour faciliter l’examen. Vous ressentez alors pendant une dizaine de secondes, une chaleur locale. L’examen radiologique peut alors commencer.
    Une sonde, adaptée à la coronaire étudiée, est introduite dans l’artère, puis suivie grâce à l’écran de contrôle jusqu’au cœur. Le cardiologue injecte alors un produit de contraste à l’entrée de la coronaire et visualise ainsi le vaisseau et ses différentes branches à la recherche d’un rétrécissement. Il effectue ensuite la même opération pour l’autre coronaire. Les images sont enregistrées pour pouvoir les étudier plus précisément.

     

    L’examen terminé, un pansement compressif est appliqué sur le site de ponction pour éviter un hématome. Le pansement sera progressivement desserré après votre retour dans la chambre, où vous resterez au repos sans bouger le membre ponctionné. Le médecin peut vous donner immédiatement les résultats oralement et téléphoner à votre médecin traitant. Il est possible de faire une copie sur CD-Rom des images des coronaires.

    L’angioplastie

    Si votre médecin a observé lors de la coronarographie, un ou deux rétrécissements nets d’une artère coronaire ou d’une des branches, il peut parfois traiter immédiatement. En introduisant un petit ballonnet qui glisse sur un guide très fin positionné au niveau du rétrécissement. Le médecin gonfle alors le ballon pour écraser la plaque. Cette intervention de dilatation dure moins d’une demi-heure et nécessite de rester une nuit sous surveillance à l’hôpital.

    L’échographie Doppler

     

    L’échographie-Doppler permet de visualiser l’intérieur des artères et des veines.

    L’échographie Doppler est un examen indolore, qui dresse l’état des vaisseaux sanguins. Dans le diabète de type 2, il est nécessaire de faire régulièrement le bilan de santé des artères, et particulièrement des artères des jambes.
    Trop de sucre dans le sang et pendant une longue période peut altérer la paroi des artères des pieds, des jambes mais aussi du cœur. Le risque au long cours : une artérite, voir même un accident vasculaire cérébral.

     

    L’échographie-Doppler permet de visualiser l’intérieur des artères et des veines, sans ouvrir chirurgicalement, en temps réel, et sans risque. L’image échographique est produite par un faisceau d’ultrasons émis et reçus par une sonde appliquée sur la peau. Selon la résistance des tissus de notre corps, les ultrasons sont plus ou moins renvoyés, et l’écho est plus ou moins fort. Ces ultrasons réfléchis donnent une image plus ou moins lumineuse de l’organe traversé : c’est le principe du radar.

     

    L’exploration des artères des membres inférieurs concerne l’ensemble des vaisseaux affluents des jambes. Elle est prescrite dans 3 cas :

    • Pour dépister ou confirmer une artériopathie.
    • Pour préciser où se trouvent les lésions et l’état des carrefours clés du circuit sanguin : par exemple l’aorte, ou l’artère iliaque.
    • Pour réaliser un bilan avant une intervention chirurgicale du pied ou un pontage.


    L’examen ne nécessite aucune condition particulière. Il dure moins de 30 minutes en général. Si vous passez une échographie des artères abdominales, il vous sera demandé d’arriver à jeun depuis la veille. En effet, la digestion peut parfois gêner l’écho des ultrasons.
    Pendant toute la durée de l’examen, vous êtes allongé sur le dos, les jambes un peu fléchies, ou sur le ventre. Le médecin applique un gel pour que les ultrasons traversent plus facilement les tissus et suit le trajet de l’artère avec la sonde. Il visualise et enregistre sur un écran les résultats de l’échographie.

     

    L’échographie donne des informations sur la morphologie de l’artère, sur son fonctionnement, et le spécialiste mesure toujours l’index de pression systolique à la cheville (IPSc). L’échographie Doppler montre aussi le calibre de l’artère. Si le diamètre est un peu diminué, il y a sténose. La sténose s’exprime en pourcentage, par exemple le calibre est de 50 ou 70 % par rapport à la normale. L’écho-Doppler mesure aussi le débit du sang, et il est exprimé en centimètre par seconde (cm/s).

    Enfin lors de l’examen, le médecin établit un rapport des vélocités, c’est-à-dire le rapport entre le débit normal en amont, et le débit en aval, après la sténose.

     

    L’angiologue établira ensuite un diagnostic confirmant ou non l’atteinte de vos artères par le diabète. Il pourra faire un bilan des lésions existantes, de la nature des plaques sur la paroi des artères, du débit sanguin à l’intérieur…
    Avec toutes ces données, le spécialiste pourra choisir, si besoin est, une stratégie thérapeutique.

     

    L’épreuve d’effort

    imgL’épreuve d’effort est un électrocardiogramme réalisé au cours d’un exercice physique soutenu. Tenue de sport et baskets sont de rigueur : l’examen n’est pas douloureux, mais fatigant !

    Pour combattre les complications liées au diabète de type 2, l’activité physique est indispensable. L’épreuve d’effort, réalisée avec un cardiologue, permet de détecter des troubles de fonctionnement du cœur qui pourraient passer inaperçus lors d’un électrocardiogramme standard. Elle permet de faire le diagnostic d’une maladie des artères coronaires afin d’établir un traitement médical ou chirurgical.

    Cet examen consiste à enregistrer un électrocardiogramme alors que vous pédalez sur un vélo ou que vous marchez sur un tapis roulant, en produisant un effort de plus en plus grand, jusqu’à l’extrémité de vos limites. Des électrodes fixées sur votre thorax enregistrent le travail du cœur avant, pendant et après l’épreuve.
    L’effort dure moins de 15 minutes, durant lesquelles le médecin surveille en permanence l’électrocardiogramme sur un écran et prend régulièrement votre tension artérielle.

    Sur la bicyclette ergonomique, il faut pédaler en gardant une vitesse constante, malgré une résistance de plus en plus importante.
    Sur le tapis roulant, c’est la vitesse de déroulement qui est augmentée, afin de passer progressivement de la marche à la course.
    L’effort est poursuivi jusqu’à ce que le cœur atteigne une fréquence limite fixée selon l’âge du patient. Puis la vitesse est progressivement ralentie pendant 3 minutes pour ne pas arrêter brutalement l’effort.

    En cours d’examen, si vous vous sentez mal, si une douleur thoracique apparaît, si l’électrocardiogramme révèle une anomalie ou si la tension artérielle se modifie de façon excessive vers le haut ou vers le bas, l’examen est interrompu.

    Toutes les salles d’épreuve d’effort possèdent un matériel spécifique pour répondre immédiatement à tout incident et elles sont situées à proximité d’un service de réanimation.

    http://www.diabete2-patients.com/b3_6.php

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  • Risques et complications

    Les artères et le cœur

    Le diabète de type 2 s’installe sans bruit vers la quarantaine chez des personnes qui ont tendance à l’obésité. Mais on voit de plus en plus de diabète de type 2 survenir chez des patients jeunes, du fait de la fréquence de la surcharge pondérale. Le risque de maladie cardio-vasculaire est le premier danger auquel expose cette pathologie chronique.


     

    Ce qu’il faut retenir

    • La pression artérielle doit être inférieure à 13/8.
    • Le cholestérol total doit être en dessous de 1,75 g/l.
    • Le cholestérol LDL à moins de 1 g/l.

    Au même titre que l’excès de cholestérol ou l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 accélère la formation des plaques d’athérome au niveau des parois artérielles. Peuvent être touchées : les artères coronaires qui nourrissent le cœur, les artères des membres inférieurs, risquant d’entraîner une artérite, les carotides qui irriguent le cerveau, à l’origine des accidents vasculaires cérébraux.

     

    L’évolution des plaques d’athérome dépend de nombreux facteurs, et en particulier de l’équilibre du diabète. Elles peuvent se stabiliser lorsque le diabète et tous les autres facteurs de risque sont contrôlés. Dans le cas contraire, les plaques peuvent grossir lentement jusqu'à obstruer partiellement ou totalement un vaisseau entraînant par exemple une angine de poitrine. Elles peuvent également se rompre brutalement : leur contenu, alors déversé dans le sang, provoque alors un accident vasculaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral.

     

    Le risque d’accident cardiaque est multiplié par deux chez l’homme diabétique et par trois chez la femme diabétique par rapport aux non diabétiques. Il est d’autant plus élevé que le diabète de type 2 est associé à d’autres facteurs qui altèrent les parois artérielles comme le tabagisme, l’excès de cholestérol dans le sang ou l’hypertension artérielle.


    Une meilleure hygiène de vie est le plus simple et le plus efficace des traitements pour protéger vos artères ! Adoptez une alimentation plus saine, pratiquez régulièrement une activité physique, optez pour l’arrêt définitif du tabac… Il s’avère également nécessaire d’adapter les traitements médicamenteux pour contrôler les maladies vasculaires et les facteurs de risque. Enfin, mesurez régulièrement votre tension artérielle, et vérifiez les taux de cholestérol HDL et LDL, ainsi que les triglycérides.


    Les recommandations pour le diabétique…
    Il a été démontré que la baisse de la tension artérielle réduit la mortalité cardio-vasculaire chez le diabétique; ce qui est important quand on sait que la maladie cardio-vasculaire est la première cause de décès chez les diabétiques. Les experts conseillent de baisser le plus possible la TA, qui doit être inférieure à 135 mm Hg, idéalement 130/80 ; le cholestérol total sanguin doit être en dessous de 1,75 g/litre et le cholestérol LDL à moins de 1 g/litre.

    …et pour tous
    Les recommandations de prévention cardio-vasculaire s’adressent aussi à la population générale, et pour les mémoriser facilement les experts proposent de les exprimer comme un numéro de téléphone : 035 140 530.
    Zéro pour zéro tabac ; 3 pour 3 km de marche par jour ; 5 pour 5 portions de fruits et légumes par jour ; 140 pour la pression artérielle ; 5 pour le cholestérol total, en dessous de 5 mmol/l, soit 1,90 g/litre ; 3 pour le cholestérol LDL, soit 1,15 g/litre, et le dernier 0 pour zéro obésité et diabète.

    Epidémiologie, prévention, constats

    Le constat des grandes enquêtes épidémiologiques sur le comportement de la population à risque cardio-vasculaire est alarmant, avec toujours plus de personnes obèses en Europe et, par conséquent, toujours plus de diabétiques de type 2.
    La situation en France n’est pas la plus mauvaise, avec une stagnation de l’obésité et une baisse du nombre de diabètes non diagnostiqués. En revanche, le nombre de fumeurs après infarctus ne tend malheureusement pas à diminuer et il est l’un des plus élevés d’Europe malgré les campagnes de prévention à répétition. Une personne sur 5 continue à fumer après un accident cardiaque !
    Seule note positive dans ce constat, le contrôle des taux sanguins de lipides est efficace au sein de la population à risque, avec des taux réduits par rapport aux taux moyens constatés il y a une dizaine d’années.

    Le silence du cœur

    Dans le diabète, les symptômes habituels de l’angine de poitrine sont… indolores chez environ 30 % des diabétiques. C’est une spécificité du diabète. L’absence de douleur, que l’on pourrait prendre pour un avantage, est un sérieux inconvénient puisque la maladie coronarienne peut se déclarer d’emblée par un infarctus, sans qu’il y ait eu de signes avant-coureurs. C’est ce que l’on nomme l’ischémie silencieuse que l’on découvre parfois au stade de ses complications : l’insuffisance cardiaque.

    En outre, quand les symptômes de l’angine de poitrine existent, ils surviennent dans des endroits différents de ceux observés habituellement chez les personnes non diabétiques : ce sont par exemple, des douleurs au niveau du cou ou au creux de l’estomac. C’est donc par un suivi régulier que l’on peut dépister les atteintes cardiaques ou les prévenir : électrocardiogramme annuel, et, en cas d'anomalie, le spécialiste pratiquera une épreuve d’effort sur un tapis roulant ou sur une bicyclette, ou d’autres examens en fonction de l’ancienneté et de la gravité du diabète.

    Date de publication : Février 2005
    Mises à jour : Mars 2008

    Sources : Recommandations ESC 2007

    http://www.diabete2-patients.com/b3_2.php

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