• Légumes : frais, surgelés ou en conserve ?

    Nos légumes frais préférés ne sont pas disponibles toute l’année. Faut-il s’en passer ou opter pour des légumes surgelés et en conserve ?

    Pour bien des consommateurs, l’idéal est de pouvoir manger des légumes frais du jardin et il est vrai que pour certaines denrées alimentaires, la fraîcheur est de première importance. Toutefois, les légumes commencent à perdre de leurs nutriments immédiatement après leur récolte. C’est notamment le cas des petits pois qui peuvent perdre la moitié de leur teneur en vitamine C en l’espace d’un ou deux jours, même avant la cuisson1. Maximiser le bénéfice nutritionnel des légumes ne s’obtient donc qu’au prix d’une véritable course contre la montre.

    Les légumes sont commercialisés sous trois grandes formes : frais, surgelés ou en conserve. Contrairement à la croyance populaire, chaque forme possède ses avantages malgré l’idée largement répandue que les légumes frais soient toujours meilleurs1,2. Les recommandations nutritionnelles préconisent souvent trois portions de légumes par jour. Cet article fait le point sur les moyens d’y parvenir.

    Frais
    Les légumes frais ajoutent goût, texture, couleur et variété aux repas. Mais pour un bénéfice nutritionnel maximal, ils doivent être…frais ! Le délai entre la récolte et l’assiette est souvent d’une importance vitale. Dans la mesure où de nombreux détaillants centralisent la distribution de leurs produits, il n’est pas rare que les légumes soient récoltés longtemps avant qu’ils ne fassent leur apparition sur les rayons des supermarchés. Si l’on ajoute à cela leur temps de séjour dans le réfrigérateur ou dans le cellier, force est de constater qu’un effet négatif sur leur contenu nutritionnel est inévitable. Les pertes peuvent être minimisées en conservant les légumes frais (cultivés localement ou de saison) au réfrigérateur et en les cuisinant le plus rapidement possible.

    Transformés
    Les légumes frais sont surgelés ou mis en conserve pour des raisons pratiques et de sécurité, mais aussi pour pouvoir les acheminer toujours plus loin sur le marché. Si la transformation des légumes n’est pas toujours conforme aux attentes des consommateurs en matière de goût et de texture, leur valeur nutritionnelle n’en reste pas moins intacte. En témoignent les résultats d'une étude prospective menée auprès d'une cohorte de plus de 20 000 Néerlandais de sexe masculin et féminin suivis pendant dix ans, qui ont montré que plus les apports en légumes étaient élevés, plus le risque de maladies cardiovasculaires diminuait, que les légumes soient crus ou transformés (transformés c’est à dire les légumes cuisinés à la maison, y compris les légumes en conserve et surgelés ainsi que la sauce tomate)3.

    Surgelés
    Les légumes surgelés sont surgelés frais, habituellement quelques heures à peine après leur récolte, ce qui permet de préserver toutes les vertus de leur fraîcheur. Mais comme ils sont blanchis avant d’être surgelés, leur teneur en vitamines hydrosolubles moins stables, telles que les vitamines B1 et C, ainsi qu’en antioxydants s’en trouve réduite1. D’autres nutriments se conservent toutefois mieux, comme les vitamines liposolubles A et E, dont la disponibilité est accrue après la transformation. Les légumes surgelés se conservent plus longtemps que les légumes frais et peuvent être consommés à tout moment de l’année, quelle que soit la saison.

    En conserve
    Les légumes en boîte sont ceux qui ont la plus longue durée de conservation et peuvent être consommés sans danger un an, voire plus longtemps, après leur mise en conserve. Ils sont généralement blanchis car cela fait partie du processus de conservation et comme ils sont également soumis à un traitement thermique, ils se comparent étroitement aux légumes cuits. Des processus de conservation sans traitement thermique ont été développés ces dernières années pour préserver leur texture et leur teneur en nutriments dans toute la mesure du possible4.

    Même si, comparé à la congélation, le processus de mise en conserve se solde initialement par la perte d’un plus grand nombre de nutriments, les pertes pendant l’entreposage sont moins importantes que pour les légumes frais et surgelés1. Le lycopène, un antioxydant présent dans les tomates, a notamment retenu l’attention lorsque ses taux se sont révélés supérieurs dans les tomates en conserve que dans les tomates fraîches. Cela peut être dû au fait que la disponibilité du lycopène augmente lors le processus de conservation et confirme par ailleurs sa stabilité. Les minéraux et les fibres restent également stables lors du processus de transformation, si bien que la teneur de ces nutriments est comparable dans les légumes frais, surgelés ou en conserve. L’une des préoccupations liées exclusivement aux légumes en conserve tient davantage à ce que l’on y ajoute lors du processus de transformation. L’ajout de sel sous la forme de saumure fait partie du processus de conservation, ce qui augmente inévitablement la teneur en sodium. Les fabricants recherchent les moyens de réduire la teneur en sel des produits en conserve.

    Tous égaux
    La contribution et l’importance des légumes dans les apports en vitamines, minéraux et fibres sont indiscutables et leurs bienfaits nutritionnels devraient inciter la plupart d’entre nous à en manger plus1. Les légumes sont surgelés et mis en conserve pour répondre aux besoins des consommateurs d’aujourd’hui. Ils nous procurent tout au long de l’année, des alternatives pratiques, sans danger et de bonne qualité aux produits frais. Les directives nutritionnelles européennes recommandent la consommation de tous les types de légumes (frais, surgelés et en conserve) pour satisfaire aux apports recommandés. Ces recommandations devraient être entendues sachant que, quelle que soit l’option choisie, des bénéfices nutritionnels seront au rendez-vous.

    Références

    1. Rickman JC, Barrett DM & Bruhn CM. (2007). Nutritional comparison of fresh, frozen and canned fruits and vegetables. Part I. Vitamins C and B and phenolic compounds. Journal of the Science of Food and Agriculture 87:930-944.
    2. Rickman JC, Barrett DM & Bruhn CM. (2007). Nutritional comparison of fresh, frozen and canned fruits and vegetables. Part II. Vitamin A and carotenoids, vitamin E, minerals and fiber. Journal of the Science of Food and Agriculture 87:1185-1196.
    3. Oude Griep LM et al. (2010). Raw and processed fruit and vegetable consumption and 10-year coronary heart disease incidence in a population-based cohort study in the Netherlands. PLoS One 5(10):e13609.
    4. Sánchez-Moreno C et al. (2009). Nutritional approaches and health-related properties of plant foods processed by high pressure and pulsed electric fields. Critical Reviews in Food Science and Nutrition 49(6):552-576.
    5. http://www.eufic.org/article/fr/page/FTARCHIVE/artid/Legumes-frais-surgeles-conserve/
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  • Concert du lundi 4 avril au profit de ForceDouce

    Le 30 mars 2011, Thierry a écrit :

    Concert Carlo Van Neste

    Adresse : Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, 30 Rue de la Régence à 1000 Bruxelles


    Réservations : Palais des Beaux-Arts 02/507.82.00 ou www.bozar.be ou cliquer sur les liens suivants:

    FR : http://bz.clic-com.be/main.aspx?sPageToGo=Event&iEventId=10381&iCultureId=1036

    NL : http://bz.clic-com.be/main.aspx?sPageToGo=Event&iEventId=10381&iCultureId=1043

    EN : http://bz.clic-com.be/main.aspx?sPageToGo=Event&iEventId=10381&iCultureId=2057

    Le concert débutant à 20h précisesl’accueil se fera dès 19 h 15 avec la possibilité d’un bar payant et d’une petite restauration. Il y aura une pause, pendant laquelle le bar sera également accessible.  Pour votre facilité, nous vous conseillons d’acheter vos tickets boissons ou sandwiches AVANT le concert près du bar.

    Si vous venez en voiture, le parking le plus proche est celui de la Place Poelaert.

    Nous vous souhaitons d’ores et déjà une agréable soirée et nous réjouissons de vous y revoir.

    A très bientôt,

    Philippe Pirard, au nom de toute l’équipe des ASBL ForceDouce et Carlo Van Neste

    http://www.forcedouce.org/

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  • Gare à l'huile de palme !

    En raison de son faible coût, l'huile de palme est de plus en plus utilisée dans l'alimentation : céréales, margarine, crème glacée, biscuits, pains industriels... Pourtant, ses effets sur la santé font débat.


    Extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile, essentiellement cultivés en Asie du Sud-est et en Afrique Centrale, l'huile de palme est une huile végétale qui se cache dans de nombreux aliments de la vie quotidienne.

    Huile de palmeCouramment utilisée dans la cuisine africaine et asiatique, l'huile de palme fait également le bonheur des industriels européens. Si bien que cette huile végétale à la base peu coûteuse devient inaccessible pour les populations locales. "C'est un vrai problème car les autochtones ont besoin de cette source de matière grasse. Ils n'en font pas une surconsommation donc l'impact santé est mineur surtout que parallèlement, ils ont une alimentation riche en végétaux et pauvre en viande et en autres sources d'acides gras saturés" déclare le Docteur Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, auteur du livre "Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète"(Editions Fayard 2009).

    Une huile végétale riche en acide gras saturés

    Au lieu de se demander "Où se cache l'huile de palme ?", peut-être devrions-nous raisonner inversement, à savoir : "Où ne se cache-t-elle pas ?" tellement cette huile végétale est présente dans notre alimentation : plats cuisinés, chips, céréales, pâte à tarte, pâtisseries… L'huile de palme est partout ! "Selon les apports nutritionnels conseillés, nous ne devrions pas dépasser 25 % d'acide gras saturés dans notre alimentation quotidienne. Mais sachant que cette huile est très souvent utilisée dans la préparation des plats industriels, la plupart des personnes vivant en occident ont un apport totalement excessif en acides gras saturés" poursuit le Docteur Chevallier.

    "Consommée en trop grande quantité, l'huile de palme peut augmenter le taux de cholestérol (NDLR : et notamment du "mauvais" cholestérol, le LDL-cholestérol) dans le sang et entraîner des risques cardiovasculaires car elle est très riche en acides gras saturés, plus que le saindoux !" explique le médecin. Quant à ceux qui évoquent sa richesse en vitamine E, il faut savoir que l'huile de palme telle qu'on la trouve en Europe perd l'essentiel de ses vitamines lors du raffinage.

    Un bon consommateur est un consommateur averti !

    Difficile de trouver la mention "huile de palme" sur les étiquettes des produits industriels car les marques préfèrent rester vagues et se contentent le plus souvent d'une simple mention "huile végétale". En général, lorsque le type d'huile n'est pas précisé dans la liste des ingrédients, il y a tout lieu de croire qu'il s'agit d'huile de palme.

    Attention également aux associations rapides : les aliments estampillés "AB" (agriculture biologique) peuvent aussi contenir de l'huile de palme, les pâtes à tartes notamment.

    Quelques conseils pour manger mieux

    Heureusement, il est possible d'avoir une alimentation équilibrée en consommant des fruits et légumes de saison et en étant attentif aux ingrédients que l'on ingère. En ce qui concerne les acides gras, privilégiez l'huile de colza, l'huile de noix ou encore l'huile d'olive.

    "Les fruits secs ont des qualités nutritives intéressantes mais sont souvent enrobés d'huile végétale. D'ailleurs, vous pouvez laisser sur l'étagère ceux enrobés d'huile de palme. Ils sont reconnaissables par les mentions MGV - matière grasse végétale- ou huile végétale sans autres explications", poursuit Laurent Chevallier.

    Outre ses qualités nutritionnelles peu avenantes, l'huile de palme est également à l'origine de désastres écologiques dans les pays où les palmiers sont cultivés. Déboisement, réduction de la biodiversité, pollution des eaux et de l'air, extinction des orangs-outangs sont quelques unes des conséquences de la surexploitation des palmiers à huile en Asie du Sud-est (Malaisie et Indonésie), en Afrique Centrale (Cameroun, République du Congo) et en Amérique du Sud (Colombie).

    En conclusion, si l'huile de palme n'est pas à bannir, son utilisation massive dans les plats cuisinés salés et sucrés n'est pas à recommander car l'alimentation dans les pays industrialisée est déjà suffisamment riche en matières grasses. A bon entendeur !

    Delphine Bourdet, le 4 février 2010

    Cholestérol : Surveillez votre alimentation

    L'huile de palme à l'origine d'un désastre écologique

     Forum Environnement
    Forum Alimentation et santé
    Forum Cholestérol

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/aliments/articles/14204-huile-de-palme-sante.htm

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  •  

    Les vitamines et les minéraux

    Fer

    Le fer est un oligo-élément minéral qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, de la myoglobine des muscles, et de nombreuses réactions enzymatiques nécessaires à la respiration des cellules. Le fer est présent dans l’organisme en très petite quantité : 4 g chez l’homme et 2,5 g chez la femme.

     

    Le fer apporté par l’alimentation est plus ou moins bien absorbé. On en distingue deux sortes : le fer héminique qui se trouve dans les viandes et les poissons, bien absorbé par l’organisme (10 à 30 % est absorbé) et le fer non héminique qui se trouve dans les céréales, les légumes secs, les fruits, les légumes et les produits laitiers (1 à 5 % est absorbé). L’absorption du fer dépend aussi de la nature du repas et de présence dans le repas de substances qui favorisent ou freinent l’utilisation du fer par l’organisme ; ainsi la vitamine C stimule l’absorption du fer alors que le thé, le café et certaines fibres alimentaires gênent son absorption.

    Les besoins en fer de l’organisme sont plus élevés chez les enfants, les femmes en âge de procréer à cause des menstruations et chez les femmes enceintes et allaitantes.

    Apports conseillés en fer (en milligrammes)

    Enfants de 1 à 3 ans

    7

    Enfants de 4 à 6 ans

    7

    Enfants de 6 à 9 ans

    8

    Enfants de 10 à 12 ans

    10

    Adolescents de 13 à 16 ans

    13

    Adolescentes de 13 à 16 ans

    16

    Adolescents de 16 à 19 ans

    13

    Adolescentes de 16-19 ans

    16

    Hommes adultes

    9

    Femmes adultes

    16

    Femmes enceintes
    (3e trimestre)

    30

    Femmes  allaitantes

    10

    Hommes de plus de 65 ans

    9

    Femmes de plus de 55 ans

    9

    Personne de plus de 75 ans

    10

    Source : Apports nutritionnels conseillés pour la population Française, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, 3e édition, Ed. Tec & Doc.

    * Les besoins en fer lors de la grossesse sont si élevés qu'il est généralement nécessaire de prendre une supplémentation.

    Lorsque les besoins en fer ne sont pas satisfaits apparaît une carence en fer qui peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé. La plus connue est l’apparition d’une anémie qui doit être traitée. D’autres conséquences moins visibles de la carence en fer sont une capacité physique réduite à l’effort, une fatigabilité, une diminution des performances intellectuelles, une moindre résistance aux infections et des perturbations au cours de la gestation.

    De tous les aliments minéraux, le fer est celui dont la satisfaction des besoins physiologiques par les apports alimentaires soulève le plus de difficultés. Dans les pays en développement la carence en fer est très répandue car l’alimentation n’en apporte pas suffisamment. Cependant même dans les pays industrialisés où les aliments riches en fer sont abondants, la carence en fer existe chez les groupes les plus exposés, les femmes enceintes et les enfants, à qui on doit parfois donner des suppléments en fer.

    Aliments riches en fer (mg/100 g)

    Pigeon rôti

    20,0

    Levure alimentaire

    18,0

    Petit déjeuner genre "All-Bran"

    14,0

    Boudin noir cuit

    14,0

    Poudre de cacao sans sucre

    11,5

    Lapin en ragoût

    10,5

    Foie de volaille cuit

    9,1

    Farine de soja

    9,0

    Germe de blé

    9,0

    Foie de veau cuit

    8,0

    Lentille crue, sèche

    7,6

    Moule cuite

    7,3

    Coeur de boeuf cuit

    7,0

    Pistache

    7,0

    Pâté de campagne

    6,1

    Jaune d’oeuf

    5,7

    Muesli

    5,6

    Boeuf, rôti

    4,5

    Dr Béatrice Sénemaud

     Tous les oligoéléments

     Forum Vitamines, minéraux et oligo-éléments
     
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    Forum Carences
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    Venez découvrir nos recettes de cuisine.

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/vitamines_mineraux/fer.htm
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  • Comment surveiller un jeune diabétique?

    Il se surveille d'abord lui-même, en notant sur un cahier de traitement, chaque jour, les doses d'insuline, les résultats des examens d'urine et éventuellement de sang, et la survenue éventuelle de malaises qu'il aura appris à reconnaître. C'est dire que l'éducation du diabétique est primordiale; elle se fait souvent lors de la première hospitalisation, et continue les premières années de la maladie au cours des consultations.

    En effet, tout enfant diabétique doit être régulièrement suivi par le médecin.

    Tous les 3 mois, un bilan est nécessaire :

    • Clinique : poids, taille...
    • L'examen du carnet de traitement afin de discuter avec l'enfant et sa famille des différentes péripéties qui ont pu se produire et argumenter leurs réactions.
    • Le dosage de l'hémogobine glyquée qui reflète l'équilibre du traitement des 3 derniers mois.

    Tous les ans, un bilan plus complet est pratiqué. Il comprend :

    • Le dosage du cholestérol et des triglycérides ;
    • Le dosage de l'urée et de la créatinine (recherche de complication rénale) ;
    • Le dosage de la protéinurie (recherche de complication rénale) ;
    • Un ECBU (recherche systématique d'infection urinaire) ;
    • Un examen du fond d'oeil ;
    • Une visite chez le dentiste...

    Tous les 5 ans, il est utile de faire un bilan plus poussé :

    • Etude de la fonction rénale : urée sanguine, clearance de la créatinine...
    • Bilan neurologique avec EMG ;
    • Angiographie rétinienne à la fluorescéine.

    Le traitement est bien conduit et bien suivi si :

    • Le cahier de traitement est bien tenu et à jour ;
    • L'adaptation des doses d'insuline est soigneusement effectuée ;
    • La glycosurie est faible (0, 5 à 10 g/l) ;
    • Il n'y a pas de cétonurie ;
    • Il n'y a pas de signes cliniques d'hyperglycémie ;
    • La glycémie après les repas est inférieure à 2,50 g/l ;
    • Il existe de petits signes discrets d'hypoglycémie ;
    • Le régime alimentaire est équilibré ;
    • La croissance staturo-pondérale est régulière ;
    • Les taux de cholestérol et de triglycérides sont normaux ;
    • L'hémoglobine glyquée est basse.

    Le traitement est insuffisant, mal suivi ou mal compris si :

    • Le carnet de traitement est mal tenu, bâclé ;
    • L'adaptation quotidienne des doses d'insuline est mal réalisée ;
    • La glycosurie oscille entre 30 à 50 g/l avec très rarement des résultats à 5 ou 10 g/l ;
    • Il existe quelques épisodes de cétonurie ;
    • Il existe quelques épisodes cliniques d'hyperglycémie ;
    • La glycémie après les repas est supérieure à 2,50 g/l ;
    • Les épisodes hypoglycémiques sont fréquents ;
    • Les erreurs alimentaires sont patentes;
    • La courbe de poids est irrégulière ;
    • L'hémoglobine glyquée est moyenne ;

    Le traitement n'est pas adapté ou peu suivi si :

    • L'enfant n'a pas de carnet de traitement ;
    • L'enfant n'adapte pas ses doses d'insuline tous les jours ;
    • La glycosurie est toujours égale ou supérieure à 50 g/l ;
    • La cétonurie est fréquente ;
    • Les hospitalisations pour acido-cétose sont fréquentes ;
    • Les signes cliniques d'hyperglycémie sont fréquents ;
    • La glycémie est souvent supérieure à 3 g/l ;
    • Les épisodes d'hypoglycémie sont fréquents ;
    • Le régime est hérétique ;
    • La courbe de croissance est irrégulière (amaigrissement) ;
    • Les taux de cholestérol et de triglycérides sont augmentés ;
    • L'hémoglobine glyquée est élevée.

    Problèmes particuliers

    Les problèmes psychologiques

    Le diabète, comme toutes les maladies chronique, entraîne des répercussions psychologiques importantes chez l'enfant et ses parents.

    Les parents sont anxieux, angoissés en pensant à l'avenir et risquent de surprotéger leur enfant. Ils peuvent au contraire se désintéresser complètement de lui et se décharger de leur responsabilité sur le milieu médical ou un autre membre de la famille.

    L'adolescence est une période difficile pour le diabétique. La crise d'indépendance se manifeste par une opposition et surtout le rejet de la maladie. Il a envie de rejeter tout en bloc : ses parents, son diabète, les soins, la surveillance... Il veut être comme les autres.

    Les vaccins

    Tous les vaccins obligatoires peuvent être pratiqués.

    L'Aide aux Jeunes Diabétiques (A.J.D.)

    Cette association créée dans les années 1950, extrêmement dynamique regroupe des diabétologues, des pédiatres, des médecins, des diabétiques, des parents de jeunes diabétiques et différentes personnalités intéressées par les problèmes médico-sociaux posés par le diabète insulinodépendant.

    Elle publie tous les trimestres un bulletin d'information abordant tous les problèmes médicaux et sociaux susceptibles d'intéresser les diabétiques et leurs médecins. Elle édite un numéro spécial, régulièrement mis à jour, sur la surveillance et le traitement du diabète insulinodépendant qui constitue un manuel de base, clair et pratique. D'autres documents traitent de "contraception, grossesse et hérédité", "oeil et diabète" etc.

    Elle organise des maisons temporaires d'été et des camps-ski. Au cours de ces séjours de vacances, où tous les sports sont pratiqués, les techniques de surveillance et du traitement du diabète sont revues et l'éducation médicale du jeune diabétique consolidée.

    L'A.J.D. publie des instructions destinées aux membres du corps enseignant ayant des enfants diabétiques dans leur classe.

    Elle édite également une "Carte de diabétique" et un "Carnet de traitement", documents indispensables. Le carnet de traitement existe en arabe, en italien, en portugais et en yougoslave.

    L'A.J.D. joue un rôle également auprès des pouvoirs publics pour l'admission des jeunes diabétiques dans les internats scolaires, l'admission des jeunes diabétiques dans la fonction publique, les remboursements par la Sécurité Sociale etc.

    La scolarité :

    Aucune loi n'interdit aux jeunes diabétiques une scolarité normale. Il est utile que le responsable de l'établissement soit au courant de la maladie de l'enfant et connaisse la façon de réagir en cas d'incidents, notamment hypoglycémiques.

    L'élève doit toujours avoir sur lui sa carte de diabétique et des aliments sucrés.

    L'admission en Internat est possible sous certaines conditions.

    Les Internats médico-scolaires spécialisés pour diabétiques sont réservés à des cas particuliers : diabète très instable, difficultés scolaires importantes, cas sociaux etc..

    L'avenir socioprofessionnel :

    Un certain nombre de métiers sont formellement déconseillés :

    les métiers de sécurité : chauffeur de poids lourds, conducteur d'engin, pilote d'avion...

    • Les métiers exposant aux chutes ;
    • Les métiers excessivement fatigants ou exigeant des horaires très irréguliers ;
    • Les métiers exposant aux infections ;
    • Les métiers nécessitant une excellente vue de près (mécanique de précision, horlogerie etc.)

    L'admission d'un jeune diabétique dans la fonction publique n'est pas régie par des lois simples, mais par des réglementations particulières à chaque ministère. Actuellement, "en l'absence d'une disposition interdisant formellement l'accès de la fonction publique aux diabétiques, ceux-ci ne peuvent être exclus systématiquement de l'entrée dans les cadres de l'administration de l'État".

    Les perspectives d'avenir

    Les nouvelles insulines

    L’insuline rapide a une action retardée par rapport à la voie intraveineuse, en grande partie parce que les molécules d’insuline sont sous forme d’hexamères (6 molécules liées à un atome de zinc) et se dissocient lentement les unes des autres. En remplaçant ou en modifiant certains acides aminés, on peut créer des charges de répulsion maintenant les molécules d’insuline sous forme de monomères et raccourcir le délai d’action (moins de 15 minutes ), le pic (1 heure), et la durée d’action ( 3-4 heures). Cette cinétique est plus proche des besoins postprandiaux que celle de l’insuline rapide. Les avantages de ces insulines plus rapides sont loin d’être négligeables : pas d’attente entre l’injection et le repas ; tendance à faire moins d’hypoglycémies ; avec certains schémas, possibilité de ne pas prendre de collation et plus grande souplesse dans l’heure des repas ; globalement, amélioration de la qualité de vie des patients. Des analogues prolongés de l’insuline sont en cours de développement. Leur principe est de modifier la molécule d’insuline pour faciliter la liaison des molécules entre elles ou à des protéines circulantes. Elles ont l’avantage d’être solubles et plus reproductibles que les insulines lentes actuelles. Les essais cliniques sont déjà en cours.

    Les autres voies d'administration de l'insuline (nasale, inhalation bronchique, orale, pommades, suppositoires etc.) dont on parle depuis plus de 50 ans ne seront pas au point avant de très nombreuses années si elles le sont un jour.

    Le pancréas artificiel mesure la glycémie en permanence pour calculer le débit d'insuline nécessaire au contrôle de la glycémie. Il existe depuis 25 ans mais n'est pas miniaturisé.

    Les essais d'administration d'insuline par pompes implantables progressent. Des analyseurs glycémiques transcutanés ou percutanés de petite taille pourraient télécommander ces pompes implantables. Aucun n'est miniaturisé et utilisable par des patientgs à l'heure actuelle.

    Plus de 10 000 greffes de pancréas ont été réalisées depuis 30 ans avec une réussite croissante. Les succès des greffes d'îlots sont par contre très récents et limités (10%). Un traitement immuno-suppresseur est obligatoire. Ces greffes sont donc réalisées chez des patients devant subir parallèlement une autre greffe (rein). Vu le peu d'organes disponibles par rapport à la demande potentielle, l'objectif des chercheurs est de parvenir à greffer des îlots d'animaux avec tous les problèmes immunologiques que cela pose.

    Le génie génétique est une autre voie de recherche. Des cellules du patient lui-même sont transformées en cellules productrices d'insuline et réimplantées.

    Des thérapeutiques prévenant l'apparition des complications (microangiopathie) en limitant les conséquences de l'hyperglycémie chronique sont à l'étude: inhibiteurs de l'aldolase réductase qui bloquent l'accumulation de sorbitol, inhibiteurs de la protéine kinase c qui provoque des dégâts oculaires et rénaux, aminoguanidine qui freine la glycation des protéines etc

    Forum De très nombreux diabétiques se retrouvent sur notre forum. Rejoignez-les.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1120_diabete_id_enf.htm

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  • Mais à quoi sert donc la salive ?

     

    Discrète, la salive n'en travaille pas moins jour et nuit, s'adaptant constamment à nos activités, de la digestion au sommeil. Mais à quoi sert-elle au juste ? Pourquoi nous fait-elle parfois défaut ?

    Le ventre creux, vous passez à table. Une agréable odeur s'échappe de la cuisine, et votre bouche se met à picoter. Dans l'expectative, vous avalez votre salive... C'est le réflexe de Pavlov. Mais la salive n'est pas seulement liée à l'alimentation : elle a encore d'autres fonctions.

    Trois sources différentes

    La salive est produite par les glandes salivaires. Il en existe trois sortes : les glandes parotides (sous les oreilles, vers l'avant), les glandes sous-maxillaires (sous la mandibule), et les glandes accessoires (sous la langue).

    La salive est composée essentiellement d'eau, mais aussi de mucus, d'enzymes digestives et d'ions. Les trois sources de production donnent des salives de qualités légèrement différentes. « La salive des glandes parotides est la plus liquide, car elle contient plus d'eau que les autres, explique le Pr Pierre Damseaux, stomatologue au CHU Brugmann, à Bruxelles. C'est celle qui augmente le plus lorsqu'elle est stimulée (par un repas, ou l'idée d'un repas). La salive des glandes sous-maxillaires est un peu plus visqueuse, et celle des glandes accessoires encore plus visqueuse, car la proportion de mucus y est plus importante ».

    La production de salive est continue, mais elle diminue pendant la nuit. « On considère que nous fabriquons un minimum d'un demi-litre de salive par jour, sans tenir compte des stimulations supplémentaires que représentent les repas, précise le Pr Damseaux. La quantité maximale irait de 1,5 litre à 3 litres par jour ».

    Les différents rôles

    Qui ne s'est jamais entendu dire qu'il fallait mâcher lentement pour bien imprégner les aliments de salive et favoriser la digestion ? Ce conseil est judicieux, mais la salive a encore d'autres services à nous rendre.

    Nettoyage

    Elle assure l'autonettoyage permanent de la cavité buccale. « Et ce, de deux manières : d'abord par simple mécanisme de lavage, comme un courant d'eau qui emporte les bactéries, les morceaux d'aliments, etc. Si on arrêtait ce courant, les bactéries pourraient proliférer de façon importante. Ensuite, la salive contient des facteurs antibactériens. Si sa production diminue en quantité, les bactéries s'en donnent à c£ur joie... On remarque, par exemple, que ceux qui souffrent d'une production insuffisante de salive ont un nombre de caries dentaires important. La salive nous protège donc contre les caries et contre toutes sortes d'autres infections pathogènes».

    Lubrification

    La salive assure la facilité des mouvements de la bouche. « Comme l'huile d'un moteur, explique le Pr Damseaux, la salive est le lubrifiant des muqueuses buccales. Les gens qui ont la bouche sèche se plaignent de douleurs, parce que leurs muqueuses frottent les unes contre les autres».

    Cette bonne lubrification facilite aussi l'élocution : difficile de parler avec une bouche sèche !

    Digestion

    Grâce aux enzymes qu'elle contient (principalement des amylases, qui agissent sur les sucres complexes), la salive participe au travail de digestion. « Notez que les amylases sont sensibles à la chaleur ! Si vous mangez des pâtes dont la température est supérieure à 40°, par exemple, l'amylase salivaire sera quasiment inactive. Mais cela n'a pas de réelle conséquence sur la digestion, car l'amylase est également sécrétée par le pancréas. Nous avons ainsi une « deuxième chance » d'obtenir cet effet ».

    La bouche sèche

    « La sensation de bouche sèche, c'est le problème salivaire le plus fréquent dans nos consultations, explique le Pr Damseaux. On parle d'hyposialie. La principale cause en est la prise de médicaments. » Bien que cette condition ne soit pas grave, elle est néanmoins relativement inconfortable.

    Un effet secondaire courant

    En effet, beaucoup de médicaments (somnifères, tranquillisants, anxiolytiques, antidépresseurs...) ont pour effet secondaire de diminuer la production de salive. « Cela concerne beaucoup de monde, d'autant que nous avons tendance à recourir à ce type de traitements de manière abusive. Il y a aussi les antihypertenseurs, les anti-diarrhéiques, des médicaments contre la douleur, ou pour le traitement de la maladie de Parkinson, etc. Il faut savoir que les glandes salivaires qui ne sont pas stimulées s'atrophient : si vous prenez des somnifères pendant longtemps et que vous arrêtez, les glandes salivaires ne seront pas capables de fabriquer de la salive en quantité normale ».

    Les conséquences de ce manque de salive sont multiples : outre l'inconfort d'avoir la bouche sèche, il y aura sans doute une augmentation du nombre de caries, voire une apparition de calculs salivaires. « En effet, quand la quantité de salive diminue, c'est surtout sa teneur en eau qui diminue. La quantité de mucus produite est constante. La salive devient donc plus épaisse, ce qui augmente la possibilité de formation de calculs. »

    L'hyposialie touche plus souvent les femmes que les hommes, et notamment après la ménopause. « Le profil-type, c'est une femme ménopausée qui prend des tranquillisants ».

    Pas de solution évidente

    Le traitement de l'hyposialie n'est pas simple. « Si vous souffrez de la maladie de Parkinson, vous n'allez pas interrompre votre traitement pour autant ! De même, si vous prenez des tranquillisants depuis longtemps, le sevrage sera difficile. Certes, il existe des médicaments qui stimulent les glandes salivaires. Mais ils vont également stimuler d'autres glandes, ce qui ne sera pas sans désagréments : transpiration excessive, risque d'acidité et d'ulcère gastriques, etc. Enfin, on peut recourir à des substituts salivaires, sous des formes variées : liquides, en spray, chewing-gums, etc. Mais leur effet est fugace : il faut donc répéter le geste fréquemment. »

    Une bonne hydratation générale reste essentielle. « Si vous êtes déshydraté, le corps fait une économie d'eau en restreignant la quantité de salive. » A noter : la sensation de soif diminue avec les années, il est donc important de boire régulièrement, surtout en période de chaleur.

    Un réflexe archaïque

    Plus anecdotique, une grande frayeur suffit aussi à donner momentanément la sensation de bouche sèche. « C'est une réaction archaïque face au danger : vous êtes en alerte, donc certaines choses en vous fonctionnent mieux, mais d'autres, au contraire, se mettent au ralenti. C'est le cas des processus digestifs comme la production de salive. Si vous êtes en train de vous faire attaquer par un lion, ce n'est pas le moment de commencer votre digestion... ».


    Auteur: Gwenaëlle Ansieau | Mise en ligne: 26-03-2011 | Mise à jour: 25-03-2011
    http://plusmagazine.rnews.be/fr/sante/maladies/artikel/627/mais-a-quoi-sert-donc-la-salive

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  • Colopathies : comment établir le diagnostic ?

    Douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée ou constipation… peut-être souffrez-vous de colopathie, un trouble intestinal fréquent. Mais avant de poser ce diagnostic, votre médecin pourra réaliser des examens complémentaires pour écarter la possibilité de maladies plus graves.

     

    Malgré sa fréquence, la colopathie ou syndrome de l'intestin irritable demeure une affection mystérieuse. Tout au plus, sait-on que le stress et l'anxiété joue un rôle dans la survenue de troubles de la motricité et de la sensibilité intestinale. Le diagnostic de cette maladie est principalement un diagnostic dit d'exclusion : le médecin doit d'abord vérifier que vous ne souffrez pas d'une autre pathologie aux symptômes similaires.

    Un examen clinique complet nécessaire

    Colopathie fonctionnelle diagnosticEn fonction de l'âge des malades, le médecin pourra recourir à différents examens. Chez des personnes jeunes, le bilan peut se limiter à un examen clinique, ainsi qu'un interrogatoire sur la nature des troubles et les circonstances de leur survenue.

    Certains critères permettent de considérer qu'un syndrome de l'intestin irritable est présent. Ainsi, il faut que le patient ait souffert pendant au moins 12 semaines (qui n'ont pas besoin d'être consécutives), au cours des 12 mois précédents, d'un inconfort abdominal ou une douleur qui a présenté deux des trois caractéristiques suivantes :

    • Soulagement par la défécation ;
    • Début des symptômes associé à un changement dans la fréquence des selles ;
    • Début des symptômes associé à un changement dans la forme ou l'apparence des selles.

    D'autres signes sont également à prendre en compte : forme et fréquence anormale de selles (plus de 3 selles par jour ou moins de 3 par semaine), efforts à la défécation, émission de mucus, ballonnement ou sensation de distension de l'abdomen.

    La présence fréquente de signes digestifs hauts associés

    On pensera plus volontiers à des troubles fonctionnels intestinaux :

    • Si les symptômes sont majorés par le stress ;
    • Si vous présentez, en même temps que les troubles coliques, des troubles digestifs hauts tels que des difficultés à digérer, des nausées, des reflux...
    • Une migraine associée n'est pas rare non plus chez les personnes souffrant de troubles fonctionnels intestinaux.

    Votre médecin vous demandera également quelles interventions vous avez subies et, chez les femmes, quelles maladies gynécologiques vous avez présentées (grossesse extra-utérine, endométriose, kyste ovarien…).

    Le médecin vérifiera aussi que votre abdomen est normal à la palpation, même si le côlon est un peu sensible, et il complétera parfois l'examen par un toucher rectal.

    Des examens complémentaires en cas de doute

    En cas de doute, le médecin aura volontiers tendance à vous demander d'effectuer une coloscopie. Celle-ci a principalement pour but d'éliminer un cancer du côlon, mais aussi des maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique ou encore des colites médicamenteuses.

    La coloscopie sera plus volontiers effectuée, comme l'explique le Dr Guy Scemama de l'hôpital privé d'Antony*, si vous avez plus de 40 ans et que vous n'avez pas bénéficié d'une coloscopie depuis plus de 5 ans ou que vous présentez des signes inquiétants comme un amaigrissement, une perte de sang noir ou rouge dans les selles ou que la diarrhée alterne avec la constipation.

    Plus rarement, le médecin pourra être amené à vous proposer un examen des selles, s'il suspecte une infection bactérienne ou parasitaire d'être responsable de vos troubles digestifs. Il pourra également vous prescrire une échographie abdominale voire un scanner, ou une échographie pelvienne pour écarter une éventuelle affection gynécologique. Enfin, les gastro-entérologues réalisent parfois des explorations plus spécialisées (transit baryté, manométrie...) dans le but de mieux comprendre les mécanismes de la diarrhée ou de la constipation dont vous souffrez.

    fonctionnelle



    Il est important de savoir que les examens et les explorations radiologiques ne révèlent rien d'anormal chez les personnes souffrant de colopathie et ce même lorsque les manifestations digestives sont très sévères.

    Dr Corinne Tutin

    * Panorama du Médecin, 10 mai 2004, n°4934, p. 44.

     DOULEUR ET SPASMES : tous les médicaments

    Vous souffrez de maux de ventre, de ballonnements… Comme vous, des millions de Français sont concernés. Ils se retrouvent sur nos forums, rejoignez-les !

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/mal_au_ventre/8197-colopathie-fonctionnelle-tfi-diagnostic.htm

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  • Les tartes : l’autre façon de manger des légumes

    Oubliez la quiche lorraine alourdie par ses lardons, zappez la tarte aux poireaux qui n’a de poireaux que le nom, mettez la main à la pâte et réalisez de vraies tartes aux légumes. Une fois la base maîtrisée, c’est simple, pratique, sain et déclinable à l’infini.

    Le principe est simple : pour réaliser une vraie tarte aux légumes, qui apporte vitamines et minéraux… il faut beaucoup de légumes. Ce qui implique pour la majorité des légumes, hormis les tomates que l’on peut  disposer crues en rondelles sur une pâte, tartinée de moutarde ou de tapenade et mettre directement dans le four, de faire un peu de cuisine.

    Toujours plus de légumes

    Tarte aux légumesEvitez de faire cuire vos légumes dans une casserole d’eau car ils perdraient une grande partie de leur nutriments dans l’eau. L’idéal, c’est la cuisson à la vapeur. Brocolis, poireaux, choux-fleurs, carottes, fonds d’artichauts, blettes, potiron, navets, épinards… ces légumes s’y prêtent merveille. Ensuite deux écoles s’affrontent : ceux qui passent les légumes à la poêle et ceux qui les mélangent tel quel à l’appareil de la tarte. La poêle donne aux légumes un petit goût caramélisé qui n’est pas désagréable. L’inconvénient ? c’est une étape en plus, où l’on risque de forcer sur la matière grasse et de perdre un peu de nutriments… Pour les diets addict, la vapeur couplée à la cuisson au four est amplement suffisante.

    Si vous appréciez les légumes revenus, vous pouvez également les faire revenir dans un faitout. Un mode de cuisson adapté aux champignons, aux courgettes, aux aubergines, aux pousses de soja, etc.

    Pour ajouter de la saveur, parsemez vos légumes d’épices : noix de muscade, cumin, coriandre, paprika, safran réveillent les palais. Autre bonne idée : du sumac, mélangé à du sésame et à du thym… un mélange oriental peu épicé qui exhausse les goûts des légumes.

    Pour garder une certaine cohérence, révisez vos classiques et adaptez l’appareil. Les légumes doivent dominer. Si vous les noyez à coup de fromages divers et variés et de crème fraîche, la tarte se surcharge de graisses saturées perd une grande partie de son intérêt. Dites oui au fromage mais à doses homéopathiques. Côté matière grasses innovez : remplacez la crème fraîche par des graines de lin, riches en oméga 3 et le lait de vache par du lait de soja ou de riz, non seulement ils sont plus digestes mais ils ne contiennent pas de graisses saturées.

     



    3 recettes express

    Pour enfin aimer les navets
    Tartes tatin de navets au miel de thym

    Eplucher 200 g de navets, les couper en rondelles, les faire cuire à la vapeur pendant 15 minutes. Verser 2 cuillères à soupe de miel dans une poêle antiadhésive, parsemer de thym, étaler les rondelles, et rajouter une cuillère à soupe de miel. Faire cuire à feu doux en les retournant régulièrement jusqu’à ce que tout le miel ait été absorbé. Huiler le moule, placer les rondelles de navets, disposer 30 g de lamelles de fromage de brebis, recouvrer l’ensemble  avec la pâte à  tarte. Faire cuire 25 minutes. Retourner la tarte avant de la servir.

    Recette tirée de "Goûte ça et épouse-moi" de Raphaële Vidaling, Tana Editions

    Pour se régaler végétarien
    Tarte aux épinards au tofu aux herbes et au lait de soja

    Faire précuire la pâte. Peler 2 oignons, les faire revenir dans un faitout avec une cuillère à soupe d’huile d’olive. Ajoutez 1 kg de jeunes pousses d’épinards, hachés grossièrement. Faire cuire 5 à 10 minutes. Mixer 250 g de tofu aux herbes, 15 cl de lait de soja, 3 oeufs, 1 pincée de paprika. Versez les épinards sur le fond de tarte, rajouter le contenu du mixeur. Faire cuire 30 min au four.

    Recette tirée de "Tofu, soja et compagnie", Marabout chef

    Pour faire rimer minceur et saveur
    Tarte à la ratatouille

    Faire revenir 1 oignon, 1 gousse d’ail dans 2 cuillères à soupe d’huile d’olive. Ajouter 1 aubergine coupée, en cubes puis 10 minutes après 1 poivron rouge et un piment vert coupés en lamelles. Quand les légumes commencent à se défaire, ajouter 2 courgettes coupées en cubes et 3 tomates, pelées et épépinées. Laisser cuire jusqu’à évaporation du jus. Dans une terrine fouetter 2 oeufs, 25 cl de crème fraîche, 4 branches de basilic ciselé. Mélanger avec la ratatouille et verser sur le fond de tarte. Faire cuire 40 min au four.

    Recette tirée de "Les classiques de Camille" de Camille Le Foll, aux Editions Marabout 

     Alimentation et santé
    Recettes
    Chttp://www.doctissimo.fr/html/nutrition/equilibre_plaisir/articles/9810-tarte-aux-legumes.htmuisine


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  • Qu'est-ce que l'hypothyroïdie ?

    La thyroïde que l'on compare souvent à un papillon est très utile pour tout notre corps. Mais que se passe t-il lorsqu'elle fonctionne moins bien ? Quels sont les symptômes et les traitements ?
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    Souvent comparée à un papillon, la thyroïde est une petite glande composée de deux lobes réunis par une partie centrale. Elle pèse dix à vingt grammes et se trouve sous la peau du cou, à l'endroit où vous fermez votre chemise.

    Bien que petite, cette glande fabrique des hormones qui agissent sur toutes les grandes fonctions de l'organisme comme le cœur, le squelette ou le système nerveux. Mais pour cela, elle a besoin d'iode, un oligo-élément provenant de l'alimentation. En moyenne et selon notre âge, nous avons besoin de 100 à 150 microgrammes (µg) d'iode par jour. Notez que lors de la grossesse, les besoins en iode sont plus importants. On trouve l'iode dans le sel, dans les produits de la mer (crustacés, poissons…), dans les œufs ou encore les laitages.

     

    Les besoins journaliers en iode
    Enfants de 1 à 9 ans 80 à 120 µg
    Enfants de 10 à 20 ans 150 µg
    Adultes hommes et femmes 150 µg
    Femmes enceintes ou allaitantes 200 µg
    Source : Agence Française de Sécurité des Aliments

     

    Les symptômes de l'hypothyroïdie : le corps ralentit

    Si pour une raison ou pour une autre nous manquons d'iode, la thyroïde ne peut pas produire suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Résultat, de nombreuses fonctions de notre corps seront ralenties. On parle alors d'hypothyroïdie.

     

    Lorsque la thyroïde ne fonctionne pas suffisamment, elle "s'endort" et provoque un ralentissement de l'ensemble des fonctions du corps.

     

    Quels traitements ?

    L'hypothyroïdie est l'affection de la thyroïde la plus fréquente. Elle touche plus fréquemment les femmes à la ménopause. Les causes sont variables mais la plus fréquente est la thyroïdite de Hashimoto. Cette maladie fréquente conduit à une diminution progressive du fonctionnement de la thyroïde. Le traitement est simple et efficace. Il consiste à compensez ce manque en hormones thyroïdiennes par une prise quotidienne d'hormones complémentaires.

    http://www.linternaute.com/sante/maladies/vivre-avec/06/0610-hypothyroidie/hypothyroidie.shtml
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  • Recherche avancée

    Foire aux questions

    Est-il vrai que le poisson le plus gras est toujours plus maigre que la viande la moins grasse ?

    De nombreux morceaux de viande ont une teneur en lipides inférieure à certains types de poissons. Le bœuf, par exemple, contient moins de 6 % de matières grasses pour la majorité de ses morceaux et fournit des morceaux tels que le tende de tranche ou le rumsteck avec une teneur en lipides de 2,5 % qui les situe parmi les plus maigres de l’ensemble des produits carnés et des poissons.

    La viande de porc est souvent jugée grasse. En fait, le gras du porc est surtout sous-cutané ; il est donc facile à enlever, avant ou après cuisson. Les plus gros muscles du porc sont pauvres en lipides (1,5 à 2 %) ; la moyenne est de l'ordre de 6 %. Les lipides du porc contiennent une relativement forte proportion d'acides gras insaturés. Les animaux monogastriques (non ruminants, comme le porc) ont la particularité de déposer dans leur tissu adipeux les acides gras qu'ils consomment sans transformation chimique. Ainsi chez le porc, il est possible de modifier au moins partiellement, par l'alimentation, la composition du gras et d'améliorer ainsi la qualité nutritionnelle de la viande.

    La teneur en lipides des viandes varie selon les morceaux et non uniquement selon l’espèce. Ainsi, dans toutes les espèces, on trouve des morceaux maigres et des morceaux plus gras. Quant aux poissons, leur teneur en lipides est très variable selon l’espèce et également selon la période de l’année.

    Exemples de teneurs en lipides des principaux morceaux de viandes fraîches:

    Morceau de viande (cuit)
    Teneur en lipides en g / 100 g
    Bœuf *
     
    Tende de tranche (rosbif)
    2,4
    Rumsteck grillé
    2,5
    Jarret bouilli (pot au feu)
    4,1
    Filet grillé
    5,3
    Bavette poêlée
    5,7
    Collier braisé (bourguignon)
    5,8
    Paleron bouilli (pot au feu)
    8,2
    Entrecôte grillée
    11,5
    Veau *
     
    Noix poêlée (escalope)
    2,5
    Jarret sauté (osso bucco)
    5,0
    Collier bouilli (blanquette)
    11,0
    Agneau *
     
    Gigot rôti
    8,9
    Epaule rôtie
    12,0
    Côtes premières grillées
    17,0
    Porc **
     
    Filet-mignon
    1,9
    Rôti de porc (filet)
    3,2
    Côtes de porc (sans le gras)
    5,0
    Echine
    18
    Volaille ***
     
    Dinde (escalope, rôtie)
    1,0
    Poulet (escalope, rôtie)
    4,0
    Poulet (cuisse, rôtie, avec peau)
    13,5
    Canard (rôti)
    11,0
     
    Sources :
    *    CIV - analyses réalisées par des laboratoires spécialisés – 1997.
    **   Service d’information de la viande fraîche de porc.
    *** CIQUAL.

    Source: IFN

     


    POUR EN SAVOIR PLUS

    http://www.eufic.org/page/fr/page/FAQ/faqid/fish-meat-fat-lean/

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  • Les substituts du lait ou diètes semi-élémentaires
    (laits sans protéines de lait de vache ou hydrolysats de protéines)

    Les substituts du lait ou diètes semi-élémentaires sont des aliments de synthèse qui possèdent de nombreux atouts. Ils peuvent être utiles lors d'intolérance au protéine de lait de vache ou de problèmes de transit. Le point sur les principaux produits.

    Les progrès récents de la nutrition pédiatrique ont amené sur le marché des produits industriels de grande qualité composés de nutriments semi-élémentaires qui se caractérisent par une remarquable tolérance et une excellente valeur nutritionnelle. Ces "laits synthétiques" se caractérisent par une absorption rapide des nutriments, soulageant l’activité enzymatique de l’organisme.

    Des protéines hydrolysées...

    Ils sont caractérisés par une hydrolyse enzymatique poussée des protéines de lait de vache (caséine-lactosérum). Certaines marques font figure d'exception dans cette catégorie puisqu'elles sont préparées à partir de protéines de soja et de collagène de boeuf. L'hydrolyse poussée des protéines de lait de vache permet d'obtenir des petits peptides d'un PM compris entre 1 500 et 5 000 daltons ainsi que des acides aminés libres, ce qui confère à ces protéines des propriétés anallergéniques. Pour la plupart, ils renferment 50 % des lipides totaux sous forme de TCM ; ils sont enrichis en huile végétale afin d'assurer un apport correct en acides gras essentiels. Il n'y a ni saccharose ni lactose ; le sucrage est constitué par des dextrines-maltose et des polymères de glucose.

    Intérêt des laits sans protéines de lait

    Ces formules sont généralement conseillées chez les prématurés de petit poids de naissance en complément du lait de mère, lors d'intolérance aux protéines de lait de vache (PLV), dans les syndromes de malabsorption-maldigestion intestinale (mucoviscidose, cholestases chroniques etc), les diarrhées graves et/ou prolongées, ou lors de résections intestinales. Leur intérêt dans les coliques idiopathiques des nourrissons est l’objet de controverses : les douleurs abdominales sembleraient moins fréquentes. Est-ce du fait de l’absence du lactose ou des PLV ?

    Quel produit choisir ?

    Les principaux mélanges semi-élémentaires industriels contenant des hydrolysats de protéines sont :

    • Alfaré (Nestlé) : hydrolysat de protéines du lactosérum ;
    • Aptamil HA (Milupa) : hydrolysat de collagène de boeuf et isolats de soja ;
    • Galliagène progress (Gallia) : hydrolysat de caséine ;
    • Nutramigen (Mead Johnson) : hydrolysat de caséine ;
    • Pepti-Junior (Nutricia) : hydrolysat de protéine du lactosérum ;
    • Pregestimil (Mead-Johnson) : hydrolysat de caséine ;
    • Prégomine (Milupa) : hydrolysat de collagène de boeuf et isolats de soja.

    Hormis une indication médicale précise (mucoviscidose notamment), toutes ces préparations synthétiques de composition sophistiquée ont un coût élevé rarement pris en charge par la Sécurité sociale, ce qui pose souvent des problèmes pratiques. D’autre part, le goût amer de ces produits rend parfois difficile leur acceptation par des nourrissons.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso


     Biberons : tous les produits
    Laits infantiles : tous les produits

     Forum Allaitement
     Forum Allergies
    Forum Allergies alimentaires

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/enfants_ado/nu_621_uts_lait.htm

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  • Chaîne du froid : ne soyez pas le maillon faible

    La chaîne du froid commence dès la récolte, continue lors de la transformation des aliments, se poursuit lors du transport puis de la mise en rayons au supermarché. Extrêmement réglementée, elle assure côté sécurité. Mais passé la caisse du supermarché le responsable, c’est vous.

     

    Si vous pensez que la chaîne du froid est à respecter seulement en été et surtout pour les surgelés, vous avez tout faux ! La chaîne du froid s’applique à tous les aliments périssables.

    Courses : procédez par ordre

    L’organisation des rayons des supermarchés est souvent assez peu logique. Il n’est pas rare de trouver dès l’entrée les fruits et légumes ou encore les fromages et les laitages… Ne vous laissez pas guider aveuglement dans ces rayons et suivez-nous plutôt :

    • Chaine du froid
    • Commencez toujours par les boissons, conservées à température ambiante, et par les produits d’épicerie sèche (riz, pâtes, confiture, thé café, conserves, condiments etc.) ;
    • Ensuite direction les fruits et légumes et les rayons frais (yaourts, beurre, viandes, poissons...) ;
    • Terminez par les surgelés. Ce sont eux sont les plus fragiles du marché : ils ne tiennent en dehors du congélateur que 30 minutes. Pour les protéger munissez-vous d’un sac isotherme et dans le coffre de votre voiture évitez de les placer sur le pot d’échappement ou en plein soleil sur la lunette arrière.

    Une fois ces courses terminées ne vous lancez pas dans un shopping effréné. Résistez aux galeries commerciales qui entourent les supermarchés ou faites un tour avant de remplir votre caddie. Ramenez votre marché directement à la maison, même si vous n’avez pas de produits surgelées. De même, évitez de laisser traîner vos sacs au bureau, sauf s’il y a un réfrigérateur. La viande, le poisson, supportent mal la température ambiante, quant aux fruits et aux légumes, emballés dans des sacs en plastique et entassé au milieu du panier, ils dépérissent.

    Frigo l’utiliser dans les règles de l’art

    On le sait mais on l’oublie souvent : le réfrigérateur permet de conserver les aliments en limitant voir stoppant la prolifération des bactéries... Encore faut-il bien l’utiliser et lire la notice pour savoir où est la partie la plus froide.

    Cela diffère en fonction des modèles.

    La partie la plus froide : Elle est destinée à accueillir les aliments les plus fragiles, c’est-à-dire ceux qui peuvent souffrir de l’absence de maîtrise de la température. La température doit être comprise entre 0 et 4 °C. On y place les viandes, les poissons, les charcuteries cuites ou à cuire, les volailles, les barquettes traiteur, les fromages frais et au lait cru, le lait, la crème fraîche, les légumes prédécoupés.

    La zone intermédiaire : Sa température ne doit pas dépasser les 6 °C. On y conserve les légumes et les fruits cuits, les petits plats faits maison, les restes ainsi que les yaourts et les fromages affinés.

    Le bac à légumes : Il fait plus de 6 °C, la température idéale pour y conserver les  légumes, à l’exception notamment de la tomate dont le goût s’altère au froid.

    Evitez de laisser les légumes “macérer” dans les sacs plastiques et ne les entassez pas trop. Quant aux fruits, la plupart, sauf par exemple les fraises et les framboises, se conservent à température ambiante.

    La porte du réfrigérateur : Comme le bac à légumes sa température varie entre 6 et 10 °C. On y range le beurre, les boissons, les jus de fruits et le lait entamés. Les petites alvéoles ne sont pas là que pour la déco : elles accueillent les oeufs, qui placés pointe en bas s’y trouvent très bien : ils respirent mieux hors de leur boîte

    Le congélateur : A moins 18 °C, il conserve les glaces et les surgelés... à condition qu’il n’y ait pas de rupture de la chaîne du froid. En cas de panne surprise, ne recongelez jamais d’aliments décongelés.

    3 règles d’or :

    C’est à vous de régler correctement la température de votre réfrigérateur.
        S’il n’est pas équipé d’un thermomètre, offrez-vous en un.
    Laissez refroidir un plat avant de le placer dans le réfrigérateur.
    Du ménage régulièrement : triez les aliments, jetez ceux qui sont périmés et nettoyez votre réfrigérateur au moins deux fois par mois.

    Hélène Huret - Mis à jour le 19 janvier 2010

    Venez découvrir nos recettes de cuisine.

     Forum Infections et intoxications alimentaires
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  • La chirurgie bariatrique en questions

    Quand la diététique échoue, la chirurgie de l'obésité peut prendre le relais. Les résultats spectaculaires en termes de perte de poids et de mieux-être donnent envie de se lancer. Toutefois, des complications existent et les contraintes diététiques sont lourdes. Pour être en mesure de peser le pour et le contre, il faut être guidé par une équipe pluridisciplinaire expérimentée.

    La chirurgie de l'obésité a le vent en poupe : 20 000 interventions ont été réalisées en France en 2009. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), ce traitement ne s'adresse qu'aux personnes majeures, dont l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 40, ou supérieur à 35 et présentant au moins une complication (diabète, trouble des articulations…).

    La chirurgie ne devrait être proposée que si l'obésité est installée depuis plusieurs années et si elle a résisté à un traitement conventionnel (diététique et activité physique) poursuivi au moins 6 mois1.

    L'anneau et le by-pass, techniques les plus utilisées

    Chirurgie bariatriqueIl existe deux techniques d'interventions chirurgicales de l'obésité plus couramment pratiquées : la pose d'un anneau gastrique et celle dite du "by-pass" gastrique. Lors de la 51ème Journée annuelle de nutrition et de diététique2, le Pr Jean-Luc Bouillot, chirurgien spécialisé de l'hôpital Cochin à Paris, a rappelé leurs principaux avantages et inconvénients.

    L'anneau gastrique, ou gastroplastie par anneau ajustable

    • Comment ça marche ? Cette technique consiste à encercler la partie supérieure de l'estomac par un anneau. L'estomac se trouve ainsi séparé en deux parties : une poche supérieure (là où arrivent les aliments) de très petit volume (minimum 20 ml) et une poche inférieure plus grande, les deux poches étant reliées par un chenal très étroit.

    Les personnes ainsi opérées sont obligées de limiter le volume de leurs repas. Même en multipliant les prises alimentaires, l'apport énergétique est forcément réduit  et "parfois inférieur à 1000 kcal par jour" estime Richard Agnetti, diététicien-nutritionniste.

    C'est d'ailleurs grâce à cela que l'amaigrissement est possible.

    • Quelle perte de poids ? La perte de poids espérée est de l'ordre de 25 à 30 kilos dans les 12 à 18 mois suivant l'intervention, soit 40 à 50 % de l'excès de poids initial.
    • Son avantage : Selon le Pr Bouillot, "cette chirurgie est peu dangereuse et a l'intérêt d'être réversible car il est possible de desserrer l'anneau".




    • Le bypass gastrique

    • Comment ça marche ? C'est une technique qui consiste à ne conserver qu'une petite poche gastrique, qui est directement reliée au jéjunum, la deuxième partie de l'intestin grêle. Les chirurgiens mettent ainsi hors circuit une grosse partie de l'estomac et la totalité du duodénum, la première partie de l'intestin grêle où a lieu normalement l'essentiel de l'assimilation des nutriments (glucides, lipides, vitamines, etc.).

     Comme pour l'anneau, les personnes opérées sont obligées de réduire le volume de leurs repas. Mais en plus, une bonne partie des nutriments énergétiques, comme les glucides (sucres) et les lipides (graisses), n'est plus assimilée.

    • Quelle perte de poids ?  D'où un amaigrissement spectaculaire : en moyenne, 45 à 50 kilos au bout de 2 ans, soit 70 % de l'excès de poids initial.
    • Son avantage : "Cette intervention est techniquement difficile, la mortalité post-opératoire est de l'ordre de 1 % souligne le Pr. Bouillot. Mais son efficacité est remarquable sur les complications de l'obésité comme le diabète ou l'apnée du sommeil".

    Lors de ces journées annuelles, le Pr. Bouillot a souligné que l'intérêt de la chirurgie bariatrique avait été démontré par une étude suédoise, menée durant 15 ans : à l'issue du suivi, le groupe de personnes obèses opérées avait perdu 16,1 % de son poids, alors que dans le groupe traité de façon conventionnelle, le poids avait augmenté de 1,6 %3. "Si le choix de la technique dépend de la gravité de l'obésité, il doit se faire aussi en fonction des compétences de l'équipe chirurgicale", rappelle-t-il.

    Un suivi à vie après la chirurgie bariatrique

    Suite à l'intervention, l'HAS préconise au moins 4 consultations dans la première année suivant l'intervention, puis 1 à 2 par an, et ce durant toute la vie.

    Car la chirurgie bariatrique peut entraîner de multiples complications, susceptibles d'intervenir à tout moment, même de nombreux mois après l'intervention.

    • Des soucis digestifs, conséquences de la chirurgie : occlusion intestinale, ulcération à l'endroit où estomac et jéjunum sont reliés, hernie hiatale (l'estomac qui remonte au-dessus du muscle diaphragme)…Ils peuvent nécessiter une ré-intervention.
    • Des malaises après les repas : un "dumping syndrome", gros coup de barre nécessitant de s'allonger, avec vomissements ou diarrhée, accompagnée d'une hypoglycémie.
    • Des carences nutritionnelles multiples, avec leurs conséquences : fer et anémie, vitamine D et ostéoporose
    • Des ennuis neurologiques dus aux carences en vitamines B : troubles de la mémoire, de la marche, de la vue...
    • "Les patients sont tellement contents de leur perte de poids, qu'ils ont tendance à minimiser les troubles, explique le Dr Christine Poitou, du service de nutrition de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris. En fait, il ne faut pas hésiter à consulter dès qu'interviennent des symptômes inhabituels, même s'ils paraissent mineurs (douleurs abdominales fluctuantes, troubles de la vue, accélération de la perte de poids), car ils peuvent traduire une complication sur laquelle il faut intervenir en urgence".

      Chirurgie bariatrique : des contraintes diététiques incontournables

      "Quelle que soit l'intervention, prévient Richard Agnetti, diététicien-nutritionniste à Paris, les personnes qui bénéficient d'une chirurgie bariatrique sont obligées de modifier leurs habitudes alimentaires".  Voici les principales recommandations suivies par les personnes qui ont subi une intervention :

    • Fractionner les repas en 5 à 6 prises alimentaires par jour, du moins les premiers mois. "Il faut aussi s'astreindre à manger lentement, et à bien mastiquer les aliments et ne pas boire au moment des repas", rappelle Richard Agnetti. Tout cela pour bien digérer et prévenir reflux, vomissements ou diarrhée.

    "Dans certains services hospitaliers, dans le cadre des consultations préopératoires, on donne la possibilité aux patients de consommer des repas de volume et de texture adaptés, pour qu'ils se rendent vraiment compte des changements à mettre en place".

    • Manger équilibré, afin de prévenir fonte musculaire et carences nutritionnelles.

    "Le volume des repas étant limité, il faut consommer suffisamment d'aliments riches en protéines. Une perte de poids importante entraîne forcément une diminution de la masse musculaire en même temps que de la masse grasse", souligne le diététicien.

    Mais, préserver les muscles au mieux est essentiel, à la fois pour rester tonique, pour pouvoir pratiquer une activité physique qui aide à la gestion du poids et pour maintenir ses défenses immunitaires.

    "Dans le cas de l'anneau, il faut se méfier des aliments mous ou liquides énergétiques (glaces, boissons sucrées…) qui passent comme une lettre à la poste et peuvent freiner la perte de poids. Quant au by pass, il induit de multiples carences en minéraux et vitamines, en raison de leur assimilation réduite. En complément d'une alimentation la plus équilibrée possible, les patients doivent prendre à vie des compléments multivitaminés médicamenteux", ajoute-t-il.

    • Limiter les aliments sucrés, choisir ceux dont l'index glycémique est bas (ceux qui n'élèvent pas trop vite la glycémie), en cas de malaises et d'hypoglycémies après les repas.

    Au total, conclut Richard Agnetti, "les personnes qui optent pour la chirurgie bariatrique doivent être suivies par un diététicien avant et après l'intervention, même à long terme, pour maintenir le cap sur de saines habitudes alimentaires, et avoir des conseils sur mesure en fonction de leur problématique (dégoûts, troubles digestifs, vie sociale compliquée…)".

    La chirurgie bariatrique n'en étant qu'à ses débuts en France, tous les diététiciens ne sont pas formés pour suivre les patients opérés. "C'est pourquoi il est essentiel de se diriger vers les chirurgiens qui travaillent avec une équipe multidisciplinaire (médecin spécialiste de l'obésité, diététicien, psychiatre ou psychologue…), insiste le diététicien, bien au fait des montages chirurgicaux et de leurs conséquences sur le plan digestif et globalement sur la santé".

    Florence Daine, le 14 mars 2011

    1 - Obésité : prise en charge chirurgicale chez l'adulte, Haute Autorité de santé,  Recommandations de janvier 2009. www.has-sante.fr
    2 - 51e Journée annuelle de nutrition et de diététique
    3 - Swedish obese subjects study scientific group. Lifestyle, diabetes and cardiovascular risk factors 10 years after bariatric surgery, L.Sjöström et al. N Engl J Med, 351 :2683-93. 2004.

    Surpoids et obésité
    Des médicaments à la chirurgie : vaincre l'obésité

    Forum Surpoids, obésité


    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/14973-chirurgie-bariatrique.htm

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  • Pourquoi est-on diabétique ?

    Les chiffres du diabète de type 2

    Les spécialistes sont d’accord : la progression alarmante du diabète de type 2 dans le monde a pour origine :

    • le vieillissement de la population,
    • un régime alimentaire déséquilibré,
    • le surpoids et l’obésité,
    • un mode de vie sédentaire.

     

    Le mode de vie traditionnel et les régimes ancestraux qui ont nourri les peuples pendant des générations sont en train de disparaître. Les réalités socio-économiques forcent les familles à quitter les espaces ruraux pour les villes, sources d’emplois. Les repas déstructurés, les grignotages et la baisse de l'activité physique expliquent en partie l'explosion du surpoids et de l'obésité actuellement observée dans le monde, toujours suivie quelques années plus tard d'une augmentation importante du nombre de diabétiques. Le diabète de type 2 est d’ailleurs plus fréquent dans les espaces urbains, et dans les milieux socio-économiques défavorisés.

     

    Pourcentage de diabétiques dans la population

    France 3,8 %
    Europe 7,8 %
    Amérique du nord 7,9 %
    Afrique 2,4 %
    Asie du sud-est 5,6 %
    Amérique du sud, Amérique centrale 5,6 %
    Source : IDF  

    En France, plus de 3 millions de personnes sont diabétiques, dont 90 % sont atteintes de diabète de type 2. Pire, les spécialistes estiment que plus de 500 000 Français sont diabétiques sans le savoir ! En Europe, plus de 48 millions de personnes souffrent du diabète de type 2 et la répartition géographique de la maladie prend la forme étonnante d’un sablier. Avec des prévalences de diabète de type 2 importantes (> 4 %) en Europe du sud : Grèce, Italie, Portugal, Espagne, et en Europe du Nord : Finlande, Suède.

     

    Maladie de l’urbanisation, de la sédentarité, de l’obésité…
    Le diabète de type 2 est bien une maladie des pays industrialisés.
    Des recensements précis montrent que c’est l’Afrique qui compte le moins de diabétiques de type 2 (2,4 % de la population), et c’est en Amérique du nord que la situation est la plus critique : près de 8 % de la population est concernée. L’accès permanent à une nourriture riche et abondante et, surtout, la diminution de l’activité physique sont les facteurs principaux de cette flambée du diabète de type 2.


    Cependant, loin d’être aussi catégorique, la répartition du diabète de type 2 révèle aussi des disparités ethniques. Dans certains pays en développement comme la Chine ou le Mexique, certaines populations sont touchées à 20 %, voire à 30 %

    http://www.diabete2-patients.com/b4_3.php

     

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  • Catastophe nucléaire : la liste des aliments irradiés

    Réagissez ! - 5 commentaires  

    Avec les émanations radioactives croissantes au Japon, notre alimentation devient potentiellement dangereuse. Poissons, salades, produits laitiers, champignons… Quels seront les aliments toxiques à éviter si un nuage radioactif nous touchait ? Faut-il immédiatement exclure de son alimentation tous produits asiatiques comme le riz ?

     

    Produits asiatiques : quels risques d'irradiation ?

    Le 14 mars, les autorités de plusieurs pays d'Asie (Corée du sud, Hong Kong, Singapour, Philippines) ont annoncé qu'elles mèneraient des tests sur les produits importés du Japon, particulièrement sur les produits frais (fruits et légumes, produits laitiers). En clair, elles estiment qu'il y a bien un risque.
    Deux jours plus tard, l'Union européenne recommande elle aussi aux Etats membres de procéder à des contrôles de radioactivité des aliments importés du Japon.

    Toutefois, la France importe peu de produits alimentaires japonais. Ceux qu'elle importe sont des produits traditionnels nippons : riz, produits à base de soja (sauces, tofu), légumes assaisonnés, algues…

    Le poisson peut-il être irradié ?

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    Pour refroidir en urgence les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, des hélicoptères de l'armée japonaise ont largué de l'eau de mer sur ces réacteurs. Le stockage de l'eau ainsi polluée paraît impossible, vu la situation d'urgence que connaît le pays... Même si le réseau d'alimentation est officiellement déclaré sans risque.

    Or dans l'eau, les substances radioactives irradient et contaminent la faune et la flore marine. La contamination des poissons se fait par incorporation des substances radioactives dans les tissus par voie cutanée, branchiale et digestive, lorsque les poissons consomment de la nourriture contaminée. Rapidement, c'est toute la chaîne alimentaire qui peut être contaminée.

    On sait aujourd'hui que cette pollution est durable. Par exemple, vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, un rapport de l'ONU* a pointé des mesures élevées de radiocésium dans des poissons provenant de lacs d’Allemagne et de Scandinavie.
    En France, les centrales nucléaires rejettent ponctuellement des substances telles que le tritium dans des cours d'eau.

    Qui est à risque?
    Toute personne qui consommerait de ces poissons contaminés. De plus, les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées forment un ensemble plus sensible à la radioactivité. Les Japonais quant à eux, continuent à consommer des plats à base de poissons, pour l'instant.

    *Rapport : "Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident 20 ans après, un rapport d’institutions des Nations Unies donne des réponses définitives et propose des moyens de reconstruire des vies"

    Et si un nuage radioactif se déplaçait avec les vents ?

    Les aliments qui fixent le plus les éléments nucléaires (césium, iode radioactif…) transportés par les nuages radioactifs sont les salades, les choux ou encore les champignons.
    Les produits laitiers sont touchés car le bétail ingère des herbes contaminées. Le gibier est aussi particulièrement à risque.

    En général ce sont les aliments situés en haut de la chaîne alimentaire (viande, produits laitiers) qui sont les plus contaminés par un phénomène de bioaccumulation de radioactivité. Selon une étude de 1978 du Radiological Assessment of Wyhl Nuclear Power Plant du Département de Protection de l'Environnement de l'Université d'Heidelberg en Allemagne, après une exposition due à un nuage radioactif, le lait de vache était 15 fois plus concentré en éléments radioactifs que les salades ou les choux.

    Si le nuage radioactif en provenance du Japon venait à survoler la France, l’Autorité de Sécurité Nucléaire recommande de cesser de toute consommation des produits de votre jardin.

    Aliments irradiés : leurs conséquences santé

    Les aliments radioactifs induisent de multiples risques pour la santé. Le problème principal de la contamination par l’alimentation, c'est qu'elle est souvent chronique et dépend donc des quantités et de la durée de consommation de ces produits.

    L’iode 131 peut induire des troubles et des cancers de la thyroïde. Le césium 137,quant à lui, entraîne des leucémies, des cancers digestifs et des poumons. On peut aussi constater, suite à une contamination interne, une baisse de l’immunité et des risques de malformations génétiques pour les descendants.

    Les enfants, les jeunes et les femmes enceintes sont les plus sensibles à ces éléments radioactifs.

    Césium 137 : une durée de vie de 30 ans...

    Selon le type de contamination (césium 137 et/ou iode 131), les aliments sont à risque pendant une durée variable.

    Le césium-137 a une durée de vie physique d’environ 30 ans. Il se dépose sur le sol et pénètre ensuite dans les plantes par les racines. Une fois ingéré, le césium se disperse dans les muscles où il demeure environ 20 jours chez l’enfant et 50 à 150 jours chez l’adulte avant d’être éliminé de l’organisme. Il contamine principalement les viandes (gibiers) mais aussi les plantes et le lait.

    L’iode 131 a une durée de vie physique dans l’environnement de 8 jours. Très volatil, il couvre de plus grandes distances que le césium avant de se déposer sur le sol et d’être absorbé par les racines des plantes. Il est particulièrement présent dans les produits laitiers et les légumes feuilles (salade, choux, épinards…). Ingéré via l’alimentation, l’iode 131 se fixe sur la thyroïde et y demeure environ 1 mois.

    Le délai de contamination des aliments dépend aussi de la durée de dispersion des éléments radioactifs dans l’atmosphère. Dans le cas du Japon actuellement, les experts ignorent combien de temps le nuage circulera, mais en général cela se compte en semaines voire en mois.

    L'iode protège-t-il des aliments irradiés ?

    La prise d'iode limite les risques de cancer de la thyroïde, y compris en cas d'ingestion d'aliments contaminés. Elle protège de l'iode radioactive en saturant la thyroïde, de façon à ce que l'iode contaminée ne se fixe pas aux glandes thyroïdiennes.

    Toutefois, cette protection alimentaire est limitée à l'iode radioactive. Elle n'est pas effective pour toutes les autres substances radioactives qui peuvent contaminer les aliments et être nocives pour la santé, telles que le césium 137 par exemple.

    D'autre part, la vente d'iode est très encadrée. Elle est régie par les directives des autorités en cas d’accident nucléaire.

    http://sante.planet.fr/a-la-une-catastophe-nucleaire-liste-des-aliments-irradies.57346.2035.html

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  • Avis à tous les diabétiques de type 1 ou de type 2, âgés entre 40 et 70 ans, ainsi que leur entourage :

    Vendredi 18 mars 2011, à partir de 21h (heure française) : Enquête et Echange sur le diabète avec Rudi, sur le tchat http://www.dextro.fr

    Le cœur de cible de cette étude : hommes ou femmes majoritairement insulino-dépendants.

    Cette étude a commencé le 15 mars et est programmée sur une durée de 2 semaines.

    Nous y aborderons les thèmes ci-dessous :

    - Les difficultés rencontrées par les patients par rapport à leur pathologie, leur parcours de soin et leur autonomie.

    - Les besoins/attentes des patients concernant des offres/services d’accompagnement.

    - En parallèle de cette étude auprès des patients, nous interrogeons également des « Aidants » : entourage du diabétique, afin de croiser les points de vue et les besoins.


    L’enquête se déroulera en deux parties :

    - 1ère partie : Informations générales sur leurs antécédents, types de traitements, difficultés rencontrées.

    - 2ème partie : Présentation de 2 à 3 concepts d’offre de services : réactions en spontané, compréhension, intérêt, intention d’utilisation, niveau de prix acceptable / préférence parmi les concepts / optimisation du concept préféré.

    Nous comptons sur votre présence et votre participation.
    L’information, commence par l’échange ... et qui connait mieux le diabète que le diabétique lui même !
    Ces enquêtes, directement tournées vers les patients, ont une importance capitale dans le regroupement des données concernant les besoins, les attentes et la compréhension de la maladie !

    Au plaisir de vous retrouver sur les ondes de www.dextro.fr


    Continuons à faire signer nos parents, nos amis, nos relations, la pétition pour le remboursement de la lecture de glucose en continu pétition

    Réseau de diabétiques avec blogs, photos, vidéos, messenger, musiques, forum, ... sur http://www.lasdepic.fr


    Partenaire Associatif de Dextro en Fête : La Ligue Rein et Santé http://www.rein-echos.fr/


    Coupe d'Europe de Football pour les jeunes diabétiques de 10 à 14 ans organisée par Medtronic.


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  • Chirurgie de l'obésité : les réponses à vos questions

    La chirurgie de l'obésité est de plus en plus employée. Anneaux gastriques, By-pass... Ces techniques ne sont pourtant pas anodines. Avantages, complications, contraintes. Avant d'opter pour le bistouri, découvrez l'essentiel sur ces méthodes.

    Obésité chirurgieTrès courante aux Etats-Unis, la chirurgie de l'obésité connaît depuis dix ans un essor important en France. L'apparition d'anneaux ajustables permet aujourd'hui de réaliser des gastroplasties avec à des méthodes chirurgicales très peu invasives.

    Le principe est simple : grâce à l'anneau placé autour de l'estomac, le patient est rassasié avec de faibles quantités de nourriture. Mais si cette solution semble idéale, son succès à long terme est assujetti à de nombreuses contraintes.

    1 - Qui sont les patients concernés ?
    2 - Quelles sont les modalités de l'intervention ?
    3 - Quel en est le suivi ?
    4 - Quels sont les avantages de la gastroplastie ?
    5 - Quelles sont ses contraintes ?
    6 - Quelles sont les principales complications ?
    7 - Quels sont les résultats ?
    8 - Que faire en cas d'échec ?

    1 - Qui sont les patients concernés ?

    Ce sont principalement les adultes de 18 à 65 ans souffrant d'obésité depuis au moins 3 ans.

    Il en va de même pour les obèses ayant un indice de masse corporelle supérieur à 40 ou supérieur à 35 mais souffrant de complications médicales (hypertension artérielle, diabète, troubles du métabolisme lipidique, arthrose, syndrome d'apnée du sommeil….). Attention, cette chirurgie n'est à envisager que lorsque tous les régimes médicalement encadrés n'ont pas permis d'obtenir une perte de poids durable. Bien évidemment, il ne faut pas de contre-indication à l'anesthésie générale ou de pathologies médicales graves (insuffisance respiratoire grave, cirrhose, cancer …).

     

      I

    2 - Quelles sont les modalités de l'intervention ?

    Cette opération ne s'envisage qu'après un bilan complet : consultation d'un nutritionniste endocrinologue, d'un psychiatre, d'un cardiologue et d'un pneumologue ; une fibroscopie gastrique vérifie l'état de l'estomac. Elle dure environ 1 heure et nécessite une hospitalisation de 3 ou 4 jours. La reprise des activités professionnelles se fait dans les 2 semaines qui suivent l'opération.

    3 - Quel en est le suivi ?

    Après une radio de contrôle le lendemain, le patient commence à se réalimenter ; d'abord avec des aliments liquides, pâteux et mixés. Puis, le plus rapidement possible, il doit faire de petits repas normaux. Ce n'est que lorsque tous les aliments solides passent et que le patient ne perd plus de poids que l'on envisagera le serrage de l'anneau. Ce serrage se fera sous contrôle en salle de radiologie, sans aucune anesthésie. Le suivi par le nutritionniste, le chirurgien et, si besoin, par le psychiatre est impératif et indispensable. L'activité physique est fortement recommandée. Enfin il est possible être enceinte : l'anneau est simplement desserré pendant toute la durée de la grossesse.

    4 - Quels sont les avantages de la gastroplastie ?

    Il s'agit d'une technique totalement réversible. Elle se fait aujourd'hui quasiment toujours par coelioscopie, ce qui permet une récupération plus rapide. Enfin, l'anneau mis autour de l'estomac à un diamètre ajustable, ce qui permet, en théorie, au médecin de contrôler la perte de poids.

     

     

    5 - Quelles sont ses contraintes ?

    Il est impératif de ne faire que 3 repas par jour ; le grignotage doit être évité au maximum. Le comportement alimentaire du patient doit radicalement et définitivement changer : lui qui avait l'habitude de manger trop vite en avalant la nourriture doit se forcer à avaler très lentement, en mastiquant chaque bouchée, et ce, assis, dans le calme.

    Cet anneau doit être conservé à priori à vie ; son retrait entraînant quasiment toujours une reprise de poids. De ce fait, il nécessite une surveillance étroite et rigoureuse à laquelle trop de patients ont du mal à se résoudre. Cette surveillance est assurée par le nutritionniste et le chirurgien. A partir d'une perte de plus de 20 kilos, les carences en vitamines et oligo-éléments sont quasiment constantes et doivent être traitées.

    6 - Quelles sont les principales complications ?

    Lors de l'intervention, les perforations de l'estomac ou de l'oesophage sont exceptionnelles si l'opération est réalisée dans les centres spécialisés en chirurgie de l'obésité.

    Les dilatations aiguës de la poche gastrique supérieure rarissimes ; leurs survenues pourraient être favorisées par l'absorption de boissons gazeuses, qui de ce fait sont proscrites. Les vomissements sont très fréquents, or ils doivent être évités à tout prix parce qu'ils provoquent des brûlures oesophagiennes et surtout parfois un déplacement de l'anneau avec dilatation chronique de la poche d'amont. Ce type de complication peut nécessiter le retrait de l'anneau.

    A noter, la dilatation de l'oesophage peut survenir au bout de quelques années. Le patient reprend du poids, la notion de satiété disparaît… La nourriture est stockée dans l'oesophage comme si un deuxième estomac s'était formé au-dessus du premier ! Le retrait définitif de l'anneau s'impose alors le plus souvent. C'est pour éviter cette complication que même les liquides doivent être absorbés doucement, à petites gorgées, entre les repas et jamais à la bouteille.

    L'anneau peut se déplacer, c'est pourquoi un contrôle endoscopique est nécessaire tous les 3 ans. Enfin, des incidents mineurs peuvent survenir au niveau du boîtier qui sert à resserrer l'anneau : retournement, rupture du raccordement à l'anneau, fuite…Ces problèmes sont traités simplement par une intervention mineure.

    7 - Quels sont les résultats ?

    Ils dépendent essentiellement du suivi rigoureux des contraintes alimentaires par le patient. S'il a bien compris que l'anneau doit être pris comme une aide au régime, il peut espérer perdre plus de 80 % de son excédent pondéral en moins de 2 ans. A long terme, les effets de l'anneau semblent s'affaiblir, surtout si une dilatation de l'oesophage apparaît. Là encore, c'est la volonté du patient qui lui permet de maintenir son poids. Il ne doit pas compter que sur l'anneau, et surtout pas de "triche" : grignotage, sucreries, alimentation trop liquide, alcool…

    8 - Que faire en cas d'échec ?

    Devant l'absence de perte de poids ou une complication, il vaut mieux retirer définitivement l'anneau. L'intervention se fait par coelioscopie. Il existe d'autres types d'opérations, plus lourdes, irréversibles, dont les complications peuvent être plus graves mais leur efficacité est certainement plus importante et le confort alimentaire meilleur. Il s'agit de courts-circuits –(by-pass) gastrojéjunaux : le principe est d'éviter une partie de la digestion. Cette intervention fonctionne même chez les grignoteurs et semble donner de meilleurs résultats chez les super obèses (patients avec un IMC supérieur à 50). 

    Ainsi, le résultat d'une gastroplastie peut être spectaculaire mais pour cela, il faut que le malade accepte de considérer son anneau comme une aide au régime, certes formidable mais pas miraculeuse. Il doit donc impérativement changer son comportement alimentaire. Et le suivi est essentiel pour détecter les éventuelles complications et garantir un résultat à long terme.

    Dr Renaud Chiche,
    Membre de la Société Française de Chirurgie de l'Obésité

    Vous êtes confronté à des problèmes de poids ou d'obésité ? Venez en parler sur nos forums.

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/nu_7934_obesite_chirurgie_en_questions.htm

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  • Article dédié à une amie

    L'ulcère du duodénum ou de l'estomac

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Désigne un "trou", une perte de substance au niveau de la muqueuse du duodénum. L'ulcère du duodénum est une affection chronique et récidivante. L'ulcère duodénal est trois fois plus fréquent que l'ulcère gastrique. Il y a environ cinq fois plus d'hommes atteints que de femmes et la maladie apparaît en général entre 30 et 45 ans.

    [?] Les causes de la maladie

    • L'infestation par Helicobacter pylori est retrouvée très souvent (90% des cas) dans l'ulcère duodénal, un peu moins dans l'ulcère gastrique (70% des cas). Helicobacter pylori est une bactérie spiralée qui vit dans le mucus gastrique. Le diagnostic d'infestation par Helicobacter se fait par biopsie.

    En l'absence d'Helicobacter Pylori les autres facteurs de risque sont :

    • La prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
    • L'hérédité : une prédisposition familiale existe incontestablement, mais le mode de transmission, complexe, reste mal connu. Les sujets du groupe sanguin O ont un risque accru de 30%.
    • Les facteurs psychosomatiques. Ils jouent également un rôle important. Le rôle du stress est suggéré par la fréquence des survenues ou des récidives d'ulcères lors de situations conflictuelles (problèmes financiers, familiaux, personnels, professionnels, périodes de guerre...).
    • L'alcool, le tabac, les corticoïdes ;
    • Certaines maladies associées : maladie de Crohn, cirrhose du foie, etc.

    [?] Les mécanismes

    L'ulcère gastroduodénal résulte d'un déséquilibre entre les facteurs d'agression (sécrétion acide et pepsine) et les facteurs de défense de la muqueuse (mucus, bicarbonates, flux sanguin). Plus précisément, un déséquilibre entre la sécrétion acide (contenant l'acide chlorhydrique HCl) de l'estomac et la qualité de la barrière muqueuse provoque une lésion. Les ions acides H+ sont sécrétés par des cellules pariétales de l'estomac. Ces ions passent dans la cavité de l'estomac grâce à un mécanisme biochimique complexe appelé pompe à protons.

    Un certain nombre de facteurs augmentent cette sécrétion acide :

    • La gastrine qui est produite par des cellules gastriques près du pylore au contact des aliments ;
    • Les fibres nerveuses du nerf pneumogastrique (nerf vague ou X° paire crânienne ayant une activité cholinergique) qui stimulent aussi bien les cellules sécrétant les ions H+ que la gastrine. L'excitation du vague est produite par la faim (hypoglycémie), la vue et l'odeur d'aliments appétissants.
    • L'histamine qui provoque la sécrétion acide en se fixant sur les récepteurs H2 situés sur les cellules gastriques. L'histamine est présente dans les mastocytes du tissu conjonctif de l'estomac.
    • L'arrivée des aliments dans l'estomac ;
    • L'hypoglycémie ;
    • Les acides biliaires ;
    • Le tabac ;
    • La stimulation nerveuse vagale par le nerf pneumogastrique, à l'occasion d'un stress par exemple ;
    • La fragilité de la muqueuse (parfois favorisée par certains médicaments) qui joue toutefois un rôle plus important dans l'ulcère de l'estomac ;
    • Le terrain psychologique anxieux ;
    • Des facteurs hygiéno-diététiques : le tabac surtout et peut-être le café. L'alcool et les régimes alimentaires ne semblent pas en cause de façon directe ;
    • Des facteurs génétiques : groupe HLA B5...

    Les prostaglandines, au contraire, semblent jouer un rôle important dans la régulation de l'équilibre entre facteurs d'agression et facteurs de défense. Elles inhibent la sécrétion gastrique acide favorisée par les facteurs la stimulant (histamine, gastrine, acétylcholine, aliments...). Elles protègent également la muqueuse gastroduodénale contre les agents nocifs (cytoprotection).

    [?] Les signes de la maladie

    L'ulcère duodénal est une maladie chronique récidivante. Dans sa forme typique, l'ulcère duodénal entraîne des douleurs qui prennent la forme de crampes, brûlures, torsion dans la région du creux de l'estomac et sous les côtes à droite. Ces douleurs irradient en ceinture ou vers le dos. Elles sont rythmées par les repas : elles apparaissent une à quatre heures après et persistent jusqu'au repas suivant. Elles sont calmées par l'alimentation. On dit que ces douleurs ont un "rythme à trois temps" : alimentation - intervalle libre – douleur - alimentation, etc. Ces douleurs évoluent par crises d'une quinzaine de jours et se répètent une ou plusieurs fois par an : il y a donc une double périodicité journalière et annuelle.

    D'autres symptômes sont fréquemment associés :

    • Nausées ou des vomissements ;
    • Troubles de la digestion (dyspepsie).

    Les symptômes ne sont malheureusement pas toujours aussi évidents et le médecin doit songer à un éventuel ulcère devant une simple gêne. En effet, celle-ci peut évoquer aussi bien une affection de la vésicule biliaire, du pancréas, de l'intestin ou même une maladie cardiaque, d'autant que le symptôme de la double périodicité peut être absent. Seule la fibroscopie, réalisée au moindre doute, peut affirmer le diagnostic.

    Parfois, l'ulcère duodénal n'entraîne aucun trouble et ne se révèle que par ses complications :

    • Hémorragie digestive ;
    • Perforation de l'ulcère avec péritonite ;
    • Sténose du pylore ;
    • Anémie inexpliquée.

    Certains ulcères ne provoquent aucun symptôme, notamment chez les personnes âgées, les diabétiques, les patients sous anti-inflammatoires non stéroïdiens ou sous traitement d'entretien de la maladie ulcéreuse. Seule la fibroscopie permet de les diagnostiquer.

    [?] Examens et analyses complémentaires

    La fibroscopie gastro-duodénale permet de voir les ulcérations et d'effectuer une biopsie des parois de l'ulcère.

    Le T.O.G.D. (transit oesogastroduodénal) a perdu de son intérêt depuis la mise au point de la fibroscopie. Il permet, d'une part, de voir l'ulcère et d'autre part, de détecter des signes radiologiques indirects.

    Le tubage gastrique est parfois effectué ; il met en évidence une hyperacidité. Parfois, le tubage évoque un syndrome de Zollinger-Ellison.

    [?] Traitement

    Eradication d'Helicobacter pylori :

    Le traitement associe 3 médicaments pendant une semaine :

    • Oméprazole (inhibiteurs de la pompe à protons : Mopral) ;
    • Clarithromycine ;
    • Métronidazole.

    Seuls les deux premiers médicaments cités peuvent être prescrits. Le métronidazole peut également être remplacé par l'amoxicilline.

    Le résultat est contrôlé après un mois (endoscopie avec biopsie). Après éradication, l'ulcère ne récidive pas.

    Les conseils hygiéno-diététiques sont importants mais pas toujours aussi faciles à respecter qu'une prise médicamenteuse :

    • Repos physique et moral (diminution du stress au sens large) ;
    • Arrêt définitif, ou tout au moins, réduction de la consommation de cigarettes. De toute façon, ne pas fumer après la dernière prise de médicaments le soir.
    • Limitation de la consommation d'alcool ;
    • Diminution de la quantité de café ;
    • Prise d'aspirine ou d'autres anti inflammatoires à éviter (phénylbutazone, Indocid, etc.) ; préférer le paracétamol ou la glafénine.

    Les autres médicaments :

    • Les antihistaminiques H2
    • Le sucralfate (Ulcar , Kéal) protège la muqueuse gastrique. Une constipation est possible.
    • Les prostaglandines (misoprostol ou cytotec , emprostil ou Gardrine, Fundyl) protègent les muqueuses gastrique et duodénale, inhibent la sécrétion acide gastrique et diminuent le taux de gastrine. Les diarrhées transitoires sont l'effet secondaire le plus important.
    • Les antiacides (Maalox, Gelox, Dimalan, Gélusil, Mucal, Mutésa, Rocgel, Supralox, Lycaon, Phosphalugel, Plasmutal etc.) ont une action dans le traitement de la douleur.

    La chirurgie est utilisée dans certaines complications :

    • La gastrectomie des 2/3 enlève l'ulcère et une grande partie de l'antre gastrique où est sécrétée la gastrine qui est le stimulus hormonal de la sécrétion gastrique. Le rétablissement de la continuité digestive se fait par anastomose gastro-duodénale (type Billroth I ou Péan) ou gastro-jéjunale (Billroth III ou Polya, Billroth II ou Finsterer).
    • La vagotomie supprime la sécrétion gastrique d'origine nerveuse par section du nerf pneumogastrique mais a comme inconvénient de paralyser la motricité de l'estomac qui ne peut plus se vidanger : il y a en effet un spasme du pylore. Il faut donc obligatoirement assurer la vidange de l'estomac paralysé par une pyloroplastie ou une gastro-entérostomie.
    • La vagotomie sélective ne sectionne que les filets nerveux destinés à l'estomac et limite les conséquences fâcheuses au niveau du foie et de la vésicule biliaire de la section des nerfs pneumogastriques. Les rameaux nerveux destinés aux autres organes de voisinage sont respectés. Un geste de drainage de l'estomac est également nécessaire (pyloroplastie ou gastro-entérostomie).
    • La vagotomie hypersélective a remplacé progressivement ces techniques : le chirurgien ne sectionne que les seuls filets des nerfs pneumogastriques destinés à la commande nerveuse de la sécrétion acide. Cette intervention respecte les nerfs qui assurent la motricité de l'estomac et l'intervention de vidange gastrique est devenue inutile. Les séquelles sont minimes, la mortalité très faible (0,3%). Le taux de récidive est de 10%.

     Traitements des troubles gastriques (remontées acides, RGO, ulcère)

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
    Forum Psychologie
    Forum Nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1175_ulc_gastroduo.htm

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  • Le beurre : responsable mais pas coupable !

    Le beurre est accusé de tous les maux : calorique, trop riche en "mauvais" acides gras… Si ces accusations font le bonheur des producteurs de margarine, sont-elles réellement fondées ? Le point sur un aliment un peu trop vite montré du doigt…


    L’homme fabrique du beurre depuis plus de 4 500 ans. Aujourd’hui, pratiquement 80 % des ménages français en consomment chaque jour.

    Vous avez dit lipides ?

    Le beurre est préparé à partir de la crème extraite du lait. Il en faut plus de 20 litres pour faire une motte de 1 kg. Bien sûr, le beurre est essentiellement constitué de lipides : plus de 82 %. La proportion est la même que dans la margarine. Par contre, c’est moins que l’huile, constituée à 100 % de matières grasses.

    Total énergétique par aliment
    pour 100 g

    Protéines

    Glucides

    Lipides

    Beurre : 751,8 Kcal        Beurre

    0,7 g

    0,5 g

    83 g

    Beurre allégé : 401 Kcal       Beurre allégé

    7 g

    1 g

    41 g

    Margarine : 744,5 Kcal      Margarine

    0,1 g

    0,4 g

    82,5 g

    Margarine allégée : 378,3 Kcal

    0,7 g

    0,5 g

    41,5 g

    Huile : 899,1 Kcal          Huile d'olive

    0

    0

    99,9 g

    Riche en vitamine A

    Le beurreLe beurre est très riche en vitamine A. Après le foie, c’est d’ailleurs l’aliment qui en contient le plus. Elle est indispensable à la vision et à la croissance des bronches, des intestins ou encore de la peau. La vitamine A intervient également dans la croissance osseuse, dans la synthèse de certaines hormones telle la progestérone et dans les mécanismes immunitaires.

    Le beurre est également une source de vitamines D et E.

    Beurre ou margarine ?

    Les lipides sont indispensables à un régime alimentaire équilibré. Certes, leur consommation en excès peut provoquer des problèmes de surpoids et un risque coronarien. Il faut savoir que l’on distingue deux types de lipides : les acides gras saturés et les acides gras insaturés (monoinsaturés et polyinsaturés). Plusieurs études ont démontré l’importance de ces derniers dans la prévention des risques cardiovasculaires. Ainsi, les acides gras insaturés feraient baisser le taux de mauvais cholestérol, au contraire des acides gras saturés. Or le beurre est essentiellement constitué d’acides gras saturés (entre 54 et 71 %). La margarine, qui contient une grande quantité d’acides gras insaturés, semble effectivement avoir des qualités que n’a pas le beurre… Mais celui-ci mérite-t-il pour autant sa mauvaise réputation ?

    Des qualités insoupçonnées ?

    Cette mauvaise image du beurre pourrait bien changer… En effet, plusieurs travaux ont mis en évidence les propriétés d’un "nouveau" type de lipides : les acides gras conjugués (Conjugated Linoleic Acid ou CLA). Ceux-ci auraient en effet une action anticancéreuse et antioxydante. Ils seraient également bénéfiques dans les problèmes cardiaques ou l’obésité. Or le beurre est l’un des aliments les plus riches en CLA. Car ces acides gras sont produits dans l’intestin des ruminants puis passent dans le sang et finalement dans le lait.

    BeurreCertes, pour l’instant la majorité des bénéfices des CLA a été démontrée uniquement chez l’animal ; mais ces composés semblent prometteurs.

    Après une diabolisation excessive, le beurre va-t-il être paré de vertus insoupçonnées ? Ce qui est clair, c’est que vous ne devez pas choisir entre beurre et margarine. Les deux ont leurs qualités… et leurs défauts ! L’important est de varier entre les sources de corps gras (beurre, crème fraîche, margarine, huile de tournesol, d’olive…).

    Alain Sousa

    Forum Alimentation et santé

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2001/mag0330/nu_3742_beurre_verite.htm

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  • Lancement de l'année des patients et de leurs droits


    Mardi 08 Mars 2011

     

    En 2002, la loi Kouchner a instauré les droits des usagers de santé et cherché à améliorer la qualité du système de santé. Depuis, de nouveaux besoins ont émergé, comme l'ont constaté les auteurs de 3 rapports dont les conclusions ont été débattues le 4 mars au Conseil économique, social et environnemental. Lors de ce colloque, ouvert par Nora Berra et Bernard Kouchner, plusieurs pistes d'actions pour 2011, "Année des patients et de leurs droits", ont été débattues et pourraient déboucher sur de nouvelles évolutions.

    La loi de 2002, une avancée théorique majeure
    Les principaux droits inscrits par Bernard Kouchner, alors ministre de la santé, dans la loi du 4 mars 2002 concernent notamment :
    - La solidarité envers les personnes handicapées
    - La participation à la gestion médicalisée de sa santé (accès direct au dossier, information sur sa santé, droit au refus d'un traitement, au secret, etc.)
    - La qualité des soins (démocratie sanitaire avec accessibilité pour tous à des soins de qualité)
    - Le coût de la santé (information sur les coûts de la prise en charge avant de la débuter)
    - Et le droit au respect (respect de la personne, soulagement de la douleur, droit à l'intimité, à une vie digne jusqu'à la mort).

    Neuf ans plus tard, ces droits ne sont pas toujours appliqués, et de nouveaux besoins ont émergé.

    Droits des patients : enquête auprès des professionnels de santé
    Dans le cadre de l'année des patients 2011, le ministère de la santé a sollicité TNS Sofrès pour évaluer la perception des droits des patients par 40 professionnels de santé (médecins, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, etc.).

    Ces personnels de santé se déclarent favorables à la mise en avant des droits des patients, même s'ils redoutent "une dégradation de la relation avec les patients et une remise en cause progressive de leur statut" : poids de la parole du patient par rapport à la leur, craintes de judiciarisation à l'américaine...

    Par ailleurs, plusieurs freins à l'application des droits sont mentionnés : le manque de temps et de moyens matériels (véritable leitmotiv...), le manque de coordination, de cohésion, d'information et de formation, ainsi que la résistance de certains praticiens.

    Enfin, certains droits semblent davantage discutés par ces professionnels : le respect des croyances et convictions du patient (pas toujours simple à concilier avec la médecine), les droits à l'information directe du patient (qui n'est pas forcément prêt à recevoir ces données), le droit au secret (qui peut empêcher de prévenir les proches d'un risque), le droit de demander réparation judiciaire... Inversement, les droits à ne pas être informé sur son état de santé ou de refuser un traitement sont mal perçus par les soignants.

    De nouveaux enjeux pour les patients et leurs droits
    Ces craintes, exprimées par les professionnels de santé, reflètent en partie les nouveaux enjeux pour les patients nés des évolutions de l'offre de santé, publique comme privée : 15 millions de personnes sont désormais atteintes d'une maladie chronique en France, ce qui nécessite une approche différente du soin (développement de l'éducation thérapeutique, rôle de la télémédecine, etc.). De plus l'information santé des usagers évolue, notamment grâce à internet. Enfin, l'émergence de crises, comme celle de la grippe A ou du Mediator, souligne l'urgence d'une amélioration de la transparence et de la démocratie sanitaire.

    Nora Berra, à l'issue de son allocution ouvrant le colloque de lancement du 4 mars de l'Année du Patient, nous précise les enjeux principaux de l'année à venir :


    Les enjeux de 2011, année des patients et de leurs droits
    sur doctissimo.fr
    Trois rapports, des dizaines de propositions concrètes
    Ces enjeux ont été explorés par 3 missions préparatoires fin 2010 afin de proposer réflexions et pistes d'actions concrètes en 2011 :
    - La mission "Faire vivre les droits des patients", confiée à Alain-Michel Ceretti et Laure Albertini (cliquez ici pour télécharger le rapport )
    - La mission "La bientraitance à l'hôpital", confiée à Michelle Bressand, Michel Schmitt et Martine Chriqui-Reinecke (cliquez ici pour télécharger le rapport)
    - La mission "Les nouvelles attentes du citoyen, acteur de santé", confiée à Emmanuel Hirsch, Nicolas Brun et Joëlle Kivits (cliquez ici pour télécharger le rapport)

    Ces trois missions ont débouché, après plusieurs réunions et travaux de synthèse, sur de nombreuses propositions d'action, allant de l'accès au dossier médical (qui va évoluer bientôt en raison du déploiement progressif du Dossier Médical Personnel) à l'information des usagers sans inégalité (liée par exemple à la fracture technologique), en passant par une amélioration de la gestion des maladies chroniques, de la bientraitance (en particulier dans les établissements de soins), de la démocratie sanitaire et de la transparence (sur les honoraires, les refus de soins, les conflits d'intérêt, la gestion des crises sanitaires, etc.).

    En pratique, ces propositions "feront l'objet d'une étude approfondie puis d'une application concrète par le ministère de la santé au cours des semaines à venir", selon ce même ministère. Des actions qui auraient peut-être été plus concrètes (car nécessitant souvent un financement supplémentaire) et rapides si les députés s'étaient emparés d'une révision législative de la loi Kouchner de 2002. Mais ce n'a pas été le cas, comme l'a regretté le Pr. Emmanuel Hirsch, président du comité d'éthique de l'AP/HP et co-auteur du rapport sur "Les nouvelles attentes du citoyen, acteur de santé".

    Les prochaines étapes
    Outre la transformation attendue de certaines propositions en actions via le ministère, plusieurs étapes vont jalonner cette année du patient et de ses droits :
    - Le 18 avril, la journée européenne des droits des patients
    - En mai, 6 débats en région sur la bientraitance
    - Tout au long de l'année, la labellisation d'initiatives "exemplaires" en faveur de la promotion des droits des patients. Ces initiatives labellisées pourront participer au 2ème concours des droits des patients, dont les prix seront remis en fin d'année.

    Un site web dédié a également été mis en ligne -2011-annee-droits-patients.sante.gouv.fr-, afin de relayer le travail de réflexion des 3 missions, les communications des ministres et les manifestations nationales et régionales prévues pour 2011.

    La santé est en pleine mutation en France, notamment en raison de l'importance grandissante des déficits depuis une dizaine d'années, la désertification médicale, l'explosion de nouvelles technologies et thérapies, ainsi que de l'émergence du "patient-expert" (qui s'informe notamment par Doctissimo...), ce qui change la relation soignant-soigné. Ces bouleversements font émerger de nouvelles contraintes et posent différentes questions, souvent éthiques. Il est donc souhaitable, même si les décisions ne sont pas toujours faciles à prendre un an avant une échéance électorale majeure, que cette initiative de l'Année des patients et de leurs droits dépasse le simple catalogue des carences actuelles et débouche sur une amélioration concrète pour tous du fonctionnement de notre système de santé.

    Jean-Philippe Rivière

    Sources :
    - Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, texte accessible en ligne
    - "Colloque de lancement "2011, Année des patients et de leurs droits" : Une dynamique est lancée, des avancées concrètes sont attendues", 4 mars 2011, présentation accessible en ligne
    - "La perception des droits des patients par les professionnels de santé", Tns Sofrès pour le ministère de la santé, mars 2011, présentation téléchargeable en ligne
    - Rapport de la mission "Faire vivre les droits des patients", Alain-Michel Ceretti et Laure Albertini, février 2011, téléchargeable en ligne
    - Rapport de la mission "La bientraitance à l'hôpital", Michelle Bressand, Michel Schmitt et Martine Chriqui-Reinecke, février 2011, téléchargeable en ligne
    - Rapport de la mission "Les nouvelles attentes du citoyen, acteur de santé", Emmanuel Hirsch, Nicolas Brun et Joëlle Kivits, février 2011, téléchargeable en ligne



    Des sites pour aller plus loin
    Le site de l'année des patients et de leurs droits

    Nos dossiers pour en savoir plus
    Vos droits santé

    En discuter sur nos forums
    Forum Droits et santé

     

    http://news.doctissimo.fr/lancement-de-l-annee-des-patients-et-de-leurs-droits_article7776.html

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