• Faire la fête sans cholestérol

    Les fêtes de fin d'année et leurs réjouissances gastronomiques ne sont pas toujours une partie de plaisir pour les personnes suivant un régime. Mais rassurez-vous, réveillonner sans faire monter en flèche son taux de cholestérol, c'est possible ! A condition de choisir judicieusement son menu et en évitant quelques pièges.

      

    Si vous avez une dyslipidémie, c'est-à-dire un excès de cholestérol ou de triglycérides dans le sang, Pourrez-vous participer aux agapes ? La réponse est dans une large mesure oui, d'une part car un écart ponctuel n'a rien de dramatique s'il est rapidement corrigé, d'autre part parce que, contrairement à ce que l‘on pense, un certain nombre de plats traditionnels à cette époque sont bons pour nos artères, mêmes s'ils paraissent gras. Aujourd'hui, on sait bien, en effet, que certaines graisses loin d'être nuisibles, ont un effet favorable sur le profil lipidique et le risque de maladie cardiovasculaire. Le principe est simple : il faut favoriser les aliments riches en acides gras insaturés et oméga 3, et limiter au contraire ceux contenant des acides gras saturés.

    Foie gras, saumon, huîtres : avis favorable

    Cholestérol repas fêtes réveillonA tout seigneur tout honneur, le foie gras. Vous pouvez y goûter sans arrière-pensée. Certes, il ne fait pas parti des aliments les plus maigres et les plus pauvres en cholestérol, mais sa composition en acides gras est plutôt favorable, avec, comme l'huile d'olive, une grande proportion d'acides gras monoinsaturés, ayant un effet protecteur cardiovasculaire. Le foie gras ne peut donc en aucun cas être rangé au côté des rillettes, du saucisson et des autres charcuteries, riches en graisses saturées et grands ennemis de nos artères.

    Toujours au rayon des hors d'oeuvres, le saumon est évidemment très gras. Mais ses graisses, loin d'être nuisibles, sont au contraire recommandées aux coronariens, car elles sont très riches en oméga 3 et en acides gras polyinsaturés, dont les effets bénéfiques pour le coeur ont été démontrés. Comme les autres poissons gras, il a l'avantage de diminuer les triglycérides, le cholestérol total et le "mauvais" cholestérol (LDL-c), en préservant le "bon" cholestérol (HDL-c). Il est donc excellent pour tous et recommandé, sans limite et tout au long de l'année.

    Aucun souci non plus avec les huîtres, les crustacés, les oeufs de poisson et, dans l'ensemble, tous les autres produits de la mer. Ces aliments apportent essentiellement des protéines et le peu de graisses qu'ils contiennent est composé surtout d'acides gras insaturés. En revanche, attention à ne pas abuser du beurre, riche en acides gras saturés, et de la mayonnaise, faite avec du jaune d'oeuf, riche en cholestérol, et de l'huile, meilleure que les graisses animales, mais pas toujours favorable (le colza a la meilleure composition, l'arachide est la plus riche en acides gras saturés).

    Dinde et poisson : pas de problèmes

    Après les hors d'oeuvre, le plat de résistance. La dinde traditionnelle est tout à fait adaptée au régime d'une personne hyperlipidémique, car c'est une viande relativement pauvre en graisses et qui fait une large part aux acides gras insaturés. Il en est de même pour le chapon et les autres volailles. Le gibier est pauvre en graisse. Les autres viandes ont l'inconvénient d'être riches en acides gras saturés. En manger de manière raisonnable n'a cependant rien de catastrophique, surtout si vous prenez la précaution de ne pas manger le gras Le danger est souvent du côté des sauces, qui peuvent être à base de crème ou de beurre, donc riches en graisses saturées. A éviter…

    Légumes et salades ne nuiront pas à votre régime, bien au contraire, puisque les fibres limitent l'absorption des graisses et les fruits et légumes contiennent des antioxydants qui ont un effet favorable sur le risque vasculaire. Là encore le risque vient des sauces et assaisonnements.

    Prudence sur les fromages et les desserts

    Tous les fromages sont riches en graisses saturées donc à consommer en quantité limitée. Les plus gras sont évidemment les plus nocifs.

    C'est au dessert que les choses risquent vraiment de se gâter. Il n'y a pas de secret, la bûche et les autres gâteaux ne rassemblent que des ingrédients néfastes pour l'équilibre lipidique : oeufs, sucre et beurre. Les mousses sont plus légères que la crème au beurre de la bûche et les sorbets n'ont que l'inconvénient d'apporter du sucre, qui peut, chez certaines personnes, augmenter le taux des triglycérides. Les fruits peuvent être consommés sans modération, sauf pour les personnes ayant un taux de triglycérides trop élevés, qui doivent, là aussi, limiter leurs apports.

    L'alcool, pour peu qu'il soit bu avec modération (pas plus de trois verres par jour), n'est pas contre-indiqué chez les personnes ayant trop de cholestérol. En revanche, certaines hypertriglycéridémies sont sensibles à l'alcool. Dans ce cas la consommation d'alcool même en petite quantité, augmente la concentration de triglycérides dans le sang. Les personnes ayant ce type d'hypertriglycéridémie doivent éviter autant que possible les boissons alcoolisées.

    Si vous êtes invité, vous ne pourrez malheureusement pas composer votre menu. Mais il vous sera possible de limiter les dégâts si vous connaissez quelques pièges faciles à éviter. Les biscuits apéritifs sont riches en graisses saturées. Réservez-vous pour la suite. Restreignez-vous sur les sauces, souvent grasses. Ne prenez pas de fromage. Evitez de vous resservir des plats les plus riches en graisses saturées. Renoncez, enfin, aux chocolats.

    Ne négligez pas l'exercice physique

    Mieux vaut des écarts de temps en temps qu'un régime à moitié suivi tout au long de l'année. Entre les repas de fêtes, adoptez une alimentation saine avec beaucoup de légumes, du poisson, plutôt que de la viande, pas de beurre ou de produits laitiers non écrémés. Buvez de l'eau, cuisinez à l'huile d'olive ou de colza et, si vous ne pouvez vous passer de matières grasses sur vos tartines, utilisées des margarines molles, en barquette (les margarines dures, sous emballage papier, sont riches en graisses saturées), en choisissant les plus riches en huile de colza et oméga 3. Surveillez votre poids, car les kilos en trop ont une influence défavorable sur la répartition du cholestérol et des triglycérides. Ne négligez pas l'exercice physique. Se sera bon pour votre ligne, pour votre taux de cholestérol et pour votre coeur et vos artères. Si vous êtes réfractaires au sport, faites une demi-heure ou, mieux une heure quotidienne de marche rapide (flâner n'a pas d'intérêt) et entraîner vous à monter le plus possible les escaliers à pied.

    Enfin n'oubliez pas les médicaments qui vous ont été prescrits ainsi que les bilans réguliers qui vous permettront de savoir où vous en êtes. Bonnes fêtes !

    Dr Chantal Guéniot

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/8302-cholesterol-repas-fetes.htm




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  • Rupture d’anévrisme : quels sont les signes ?

       

    On dit souvent que la rupture d’anévrisme n’entraîne aucun symptôme. Faux ! Non seulement il peut y avoir des signes d’alerte, mais vous êtes plus à risque si vous avez du cholestérol, de l’hypertension ou du diabète. Les signes qui doivent vous amener à consulter en urgence.

    L’anévrisme peut entraîner des symptômes

    2 à 3 % de la population serait porteuse d’un anévrisme (dilatation d’une artère qui rompt brutalement), soit congénital, soit acquis (dû à des pathologies cardio-vasculaires : hypertension, diabète...). La rupture est spectaculaire et peut entraîner la mort. On dit souvent que les symptômes sont rares, mais il en existe ! Le gonflement des parois de l’artère (cérébrale ou abdominale) peut provoquer, quelques mois avant la rupture : - Si elle se trouve au niveau du cerveau, des troubles tels qu’une paupière qui tombe brusquement, une vision double, une douleur faciale, des migraines... - Si elle se trouve dans l’abdomen ou le thorax, une pulsation au niveau du ventre, parfois des douleurs thoraciques, une difficulté à avaler ou à respirer..

     

    Reconnaître les signes d’une rupture au cerveau

    Environ 1/3 des personnes porteuses d’un anévrisme connaissent une alerte quelques jours ou semaines avant une rupture. Il s’agit d’une fissure de l’artère… Un accident transitoire ischémique (AIT) apparaît brutalement et dure de trente secondes à dix minutes. Les symptômes : Le premier, commun à la plupart des patients, est un mal de tête très violent et brutal. Cette douleur est souvent accompagnée de vomissements et de nausées, avec une sensibilité accrue à la lumière et au bruit. La personne peut perdre connaissance ou même sombrer dans le coma, pour les cas les plus graves. D’autres troubles, plus rares, peuvent apparaître, comme une paralysie passagère, la maladresse d’un membre

    Reconnaître les signes d’une rupture aortique

    De la même manière que pour le cerveau, certaines signes témoignent d’une fissure de l’artère quelques jours ou quelques semaines avant l’anévrisme au niveau de l’abdomen et du thorax. Les symptômes : On retrouve souvent une douleur et une sensibilité intenses et brutales au niveau de l’estomac ou du bas du dos, qui peut s’étendre au thorax. Puis la fissure est colmatée par l’organisme et les signes disparaissent jusqu’à la rupture. A savoir : Ce n’est pas systématique, mais au moment de l’incident, la personne peut présenter une différence de pouls entre un bras et l’autre. Un signe de plus auquel il faut rester attentif pour ne pas passer à côté

    Anévrisme : que faire en cas de symptômes ?

    Certaines personnes, les symptômes s’estompant, oublient vite l’incident précurseur d’anévrisme et retournent à leur quotidien. Pourtant, en cas de doute, n’hésitez pas à consulter en urgence dans un service de neurologie qui prescrira un certain nombre d’examens : prise de sang, échographie-doppler, électrocardiogramme... Si l’anévrisme est avéré, un traitement et une surveillance peuvent être instaurés pour éviter l’accident grave. Sachez-le : Un tiers des anévrismes sont découverts par hasard, lors d’un bilan de santé ou lors d’examens pour toutes autres raisons médicales.

    Se faire dépister pour un anévrisme au cerveau

    On ne connaît pas encore les causes exactes d’un anévrisme. Il existe cependant des formes familiales (un cas sur dix). Aussi, un dépistage (par scanner ou IRM), peut être proposé quand un ou deux parents proches ont été touchés. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant. Celui-ci vous conseillera un spécialiste. Si l’anévrisme est découvert lorsqu’il est encore petit (moins de 6 mm) et qu’il n’y a aucun symptôme, une surveillance en général est préconisée tous les 6 à 12 mois. Grâce à la surveillance, la plupart des patients sont aujourd’hui opérés dès que le seuil limite préventif

    Anévrisme abdominal : un dépistage plus facile

    On découvre parfois l’anévrisme de l’aorte abdominale au cours d’une échographie pour une toute autre maladie. Il arrive aussi que votre médecin généraliste le dépiste à la palpation : il peut sentir au niveau du ventre une masse battante suspecte. Dès 60 ans, n’hésitez pas à lui demander. En cas de doute, il prescrira des examens de contrôle, comme une échographie abdominale ou un scanner. Si l’anévrisme est confirmé, une surveillance annuelle est mise en place lorsqu’il ne dépasse pas 40 mm (le diamètre de l’aorte est de 20-25 mm). Grâce à la surveillance de l’aorte, la plupart des patients sont aujourd’hui opérés dès le seuil limite préventif

    Des traitements pour éviter la rupture

    Pour le cerveau : Le médecin utilise l’embolisation dans plus de 70 % des cas. Un petit cathéter est introduit dans l’artère fémorale, au pli de l’aine, puis remonté par les vaisseaux jusqu’au cerveau. Sous contrôle échographique, il dépose des spirales en platine souples dans la poche de l’anévrisme, destinées à le boucher et à consolider l’artère fragilisée. L’intervention, qui se déroule sous anesthésie générale, ne laisse pas de cicatrice. La récupération est plus rapide qu’avec une chirurgie classique : cette dernière nécessite une ouverture de la boîte crânienne. Pour l’aorte abdominale et thoracique : Le traitement consiste à clipper l’anévrisme (il est alors séparé du reste de la circulation sanguine) ou à poser une prothèse par cathéter ou chirurgie

    Etes-vous à risque ?

    L’origine de l’anévrisme est mal connue. Mais il peut toucher tout le monde, aussi bien enfant (rare) que personne âgée, femme ou homme. Il est soit congénital (une anomalie de l’artère se développe en anévrisme au fil du temps), soit "acquis", c’est-à-dire causé par le développement d’une maladie cardio-vasculaire (qui peut provoquer une fragilisation de la paroi des artères et faire apparaître un anévrisme). Vous avez un risque accru : - Si un ou des proches de votre famille ont eu un anévrisme - Si vous êtes atteints de pathologies cardio-vasculaires (hypertension artérielle, diabète, taux élevé de cholestérol...). A savoir : La sédentarité, le tabagisme, l’abus d’alcool et l’obésité augmentent les risques d’anévrismes.

    Qu’est-ce qu’un anévrisme, exactement !

    Certaines personnes naissent avec une fragilité des vaisseaux, qui demeure ignorée parce qu’elle n’occasionne souvent aucun symptôme. Au fil du temps, la paroi d’une artère se dilate peu à peu et forme un petit ballon de plus en plus mince et fragile, appelé anévrisme. Si elle grandit et se dilate trop, l’artère peut alors se rompre à tout moment. Les anévrismes peuvent se former à différents endroits. On parle souvent du cerveau, mais le type le plus courant est celui de l’aorte abdominale et du thorax, la plus grande artère du corps, qui achemine le sang du coeur aux organes. On retrouve aussi l’anévrisme des membres au niveau du pli du genou.

    On en parle sur le forum

    Vous ou l’un de vos proches avez souffert d’un anévrisme ? Parlez-en sur le forum.
    Lu sur le forum : - "J’ai des difficultés à respirer, mes jambes sont souvent engourdies, est-ce un problème cardiaque ?" - "Une de mes proches a eu une forme précurseur de l’AVC. Aux urgences, ils l’ont fait passer pour une simulatrice !" - "Palpitation cardiaque, est-ce héréditaire ?" >>

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    A lire aussi

    - Comment reconnaître un AVC ? - Comment reconnaître un infarctus ? - 15 conseils pour protéger ses artères ! - 10 gestes qui sauvent en cas d’urgence

    Sources

    Remerciements au Dr Jean-Loup Dervaux, médecin et auteur de l’ouvrage Infarctus et maladies cardio-vasculaires chez la femme, Ed. Dangles.

    http://sante.planet.fr/problemes-cardio-vasculaires-rupture-d-anevrisme-quels-sont-les-signes.1764.124.html?xtor=EPR-26

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  • Protégez-vous contre le froid

    La France doit faire face à une importante vague de froid. De la même façon que la neige peut paralyser les transports, la chute des températures peut mettre notre organisme à rude épreuve. Nos conseils pour un hiver sans souci.

    Froid santéLes chutes de température peuvent entraîner des problèmes de santé. Si certains sont bien connus comme l’hypothermie ou les engelures, d’autres restent sous-estimés comme l’augmentation du risque cardiovasculaire induit par le froid ou le danger des intoxications au monoxyde de carbone.

    Le froid met votre organisme à rude épreuve

    Le mercure avoisine le zéro et les chutes de neige menacent de paralyser certaines régions. Attention, ces températures extrêmes peuvent entrainer des risques pour votre organisme : l’hypothermie correspond à une diminution de la température du corps en dessous de 35°C, des gelures dont certaines dans des cas extrêmes peuvent conduire à des amputations, une augmentation du risque cardiovasculaires… Une attention toute particulière doit être portée aux enfants et aux personnes âgées, deux classes d’âge plus fragiles qui ne se plaignent que rarement du froid1.

    Grand Froid Tract Couleur

    Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps, et notamment à notre coeur qui bat plus vite pour lutter contre le refroidissement. Ainsi, en période de grand froid, mieux vaut limiter les efforts physiques même lorsqu’on est en bonne santé. Sachez également que cela pourrait aggraver d’éventuels problèmes cardiov



    Protéger son coeur face au froid

    Plusieurs études américaines et européennes ont démontré que les jours les plus froids étaient associés à une mortalité cardiovasculaire plus importante. Une récente recherche britannique confirme ces résultats2. Selon cette étude menée dans 15 villes d'Angleterre et du Pays de Galles entre 2003 à 2006, chaque degré de baisse de la température ambiante est associé à une augmentation cumulée du risque d'infarctus du myocarde de 2 % au cours des 28 jours suivants. Les résultats montrent ainsi une augmentation du risque à court terme et une relation pratiquement linéaire entre la température et le taux d'infarctus du myocarde. Les personnes les plus exposées sont les personnes âgées déjà atteintes de maladie coronarienne.

    Pourquoi un tel lien ? Le froid, le vent et l'humidité exigent de notre organisme un effort supplémentaire pour maintenir une température corporelle normale. Un effort que les coeurs les plus fragiles ont du mal à soutenir… En France, on compte environ 130 000 à 145 000 infarctus du myocarde par an. Selon la Fondation Coeur et artères3 qui pointe ces risques : "L'arrivée du froid étant un facteur d'augmentation du risque d'infarctus (augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de la coagulation du sang), il s'agit maintenant d'en prendre conscience et de prendre toutes les mesures nécessaires".

    Conseils de prudence face à la chute des températures

    En plus des gestes indispensables liés aux basses températures, de bons réflexes permettent de limiter les risques pour votre santé1,3 :

    • Tout d’abord, mieux vaut rester le plus possible chez vous à l’abri du froid, non sans avoir prévu de l’eau et des vivres et en chauffant normalement. Si vous devez impérativement sortir, il est impératif de porter plusieurs couches de vêtements afin de former une bonne isolation et d’aider au maximum son corps à maintenir une température normale. Pensez également à vous couvrir la tête (bonnet, chapeau, casquette, foulard…), portez des gants et des chaussures appropriées imperméables et conservant la chaleur.
    • Pour éviter tout risque d’hypothermie ou de gelures, il convient de se couvrir convenablement, notamment au niveau des extrémités, et de se couvrir le nez et la bouche pour respirer moins d’air froid. De plus, de bonnes chaussures permettent d’éviter les chutes.
    • Mieux vaut également ne pas sortir les bébés et les jeunes enfants, même bien protégés. Face à une prévision d’hiver glacial, les personnes les plus vulnérables doivent solliciter les conseils personnalisés et adaptés de leur médecin, en particulier demander à votre médecin s’il convient de vous faire vacciner contre la grippe.
    • Si vous devez utiliser votre véhicule, il est important de vérifier son état de fonctionnement général et de ne pas partir sans avoir écouté la météo et emporté une trousse de secours, des couvertures et une boisson chaude !
    • Essayez de limiter les efforts physiques et évitez de sortir le soir quand il fait encore plus froid. Si vous devez déblayer de la neige, faites le quand elle est fraîche sans attendre qu’elle soit tassée. Arrêtez-vous lorsque vous devez augmenter l'effort et que cela devient "un peu difficile".
    • Evitez de consommer de l’alcool avant de sortir. Malgré les idées reçues, cela ne réchauffe pas et aucontraire, l’alcool va dilater les vaisseaux sanguins de la peau, ce qui vous procure une sensation de chaleur, mais en réalité votre corps se refroidit davantage car ces vaisseaux sanguins dilatés facilitent la fuite de chaleur de votre corps. Résultat : l’engourdissement fait disparaitre les signaux d’alerte et on ne pense pas à se protéger.
    • Ne surchauffez pas votre logement mais chauffez normalement en vous assurant de sa bonne ventilation pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone. En France, chaque année, environ 5 000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone : 1 000 d’entre elles doivent être hospitalisées, ces accidents pouvant laisser des séquelles à vie ; 100 en décèdent.
    • Si vous remarquez une personne sans abri ou en difficulté dans la rue, appelez le 115.

    Luc Blanchot, le 22 décembre 2010

    1 - "Grand froid : quelques précautions à prendre" - Communiqué de l’Inpes – décembre 2010
    2 - Short term effects of temperature on risk of myocardial infarction in England and Wales: time series regression analysis of the Myocardial Ischaemia National Audit Project (MINAP) registry - BMJ 2010; 341:c3823 - (abstract en ligne)
    3 - Communiqué de la Fondation Coeur et Artères - décembre 2010

    La Fondation coeur et artères se consacre à informer, prévenir et donner les clés qui permettent à chacun de mieux se protéger contre les maladies cardiovasculaires. Reconnue d'utilité publique, elle fait appel aux partenariats avec les entreprises, au mécénat, ainsi qu'aux dons des particuliers.

    Le site de Météo France
    Le site de Bison futé
    Le site du ministère de la santé
    Le site de l’Institut de Veille Sanitaire


    Forum Maux quotidiens
    Forum Maux de l'hiver
    Forum Actualités
    Forum Maladies cardiovasculaires

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/maux-hiver/articles/14839-precautions-froid-sante.htm

    http://www.scribd.com/doc/45781461/Grand-Fro-Id-Tract-Couleur

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  • Hypoglycémie : 10 signes d'alerte

    Réagissez ! - 1 commentaire hypoglycémie signe 

    Que l’on soit diabétique ou non, l’hypoglycémie ne doit pas être prise à la légère. Coma, convulsions, troubles du comportement… elle peut avoir de graves conséquences ! Voici les 10 signes qui doivent vous alerter et les gestes à adopter d’urgence !

     

    sueur

     

    Sueurs froides : un signe d'hypoglycémie

    Diabétique ou non, quand le taux de sucre chute brutalement dans le sang, il est fréquent que cela se traduise par des sueurs froides et/ou une transpiration abondante. Pourquoi ? "Parce que l’organisme, pour contrer l’hypoglycémie, se met à sécréter des catécholamines (adrénaline et noradrénaline)", répond le Pr Patrick Vexiau, diabétologue. Ces substances augmentent la transpiration.
    Que faire ? Prendre du sucre sans attendre ! Jus de fruit, sirop, morceaux de sucre, peu importe mais se resucrer rapidement ! En cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque d'être en hypoglycémie est beaucoup plus élevé tout comme celui de présenter des symptômes sévères (perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Notez que les tablettes de glucose disponibles en pharmacies "n'ont que peu d'intérêt par rapport au sucre et coûtent surtout plus cher", souligne le Pr Vexiau. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.
    A noter : L’hypoglycémie se manifeste généralement à travers plusieurs symptômes. Ainsi, les troubles de la sudation peuvent être associés à des palpitations, une pâleur soudaine ou des vertiges

      palpitations hypoglycémie 

    Palpitations cardiaques, c'est peut-être une hypoglycémie !

    Quand le cœur s’emballe, cela peut être un signe d’hypoglycémie. Pourquoi ? Parce que quand l’organisme manque de sucre, il sécrète de l’adrénaline. Cette hormone, qui ordonne au foie de remettre du glucose en circulation dans le sang (pour normaliser la glycémie), a le désavantage de stimuler le coeur et d’accélérer son rythme.
    Que faire ? Prendre du sucre dès que possible afin de ralentir le rythme cardiaque et consulter un médecin. En cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque d'être en hypoglycémie est beaucoup plus élevé tout comme celui de présenter des symptômes sévères (perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.
    A noter : En cas d’hypoglycémie, les palpitations interviennent rarement seules mais plutôt en association avec des suées, une anxiété ou encore une sensation de fatigue.

    L'hypoglycémie peut rendre nerveux

    "Etre en hypoglycémie peut entraîner des tremblements, voire une irritabilité", prévient le Pr Patrick Vexiau, diabétologue. Explication : Quand le taux de sucre sanguin chute, l’organisme sécrète de l’adrénaline pour contrecarrer l’effet hypoglycémiant. Or, cette substance stimule le système nerveux central, donc booste l’organisme ! Par ailleurs, le manque de sucre altère le fonctionnement des cellules des muscles ce qui participe à leurs tremblements.
    Que faire ? En cas d’hypoglycémie, il faut se "resucrer" rapidement. En clair, manger 2 ou 3 morceaux de sucre ou boire 1 verre de jus d’orange ! Il peut aussi être bon d'apprendre à gérer son stress pour prévenir et soigner l’hypoglycémie. Les hormones du stress, adrénaline et cortisol, pouvant favoriser la hausse de la glycémie. Enfin, si l'hypoglycémie est sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque de présenter ces symptômes est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négliger (vous encourez des risques d'aggravation avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

    Des troubles visuels en cas d'hypoglycémie progressive

    Le cerveau a besoin de sucre pour fonctionner à plein régime. Voilà pourquoi quand il en manque, cela occasionne divers désordres. Parmi ceux-ci, des troubles de la vision. "Cela peut même aller jusqu’à l’impression de voir double (on parle de « diplopie »)", indique le Pr Patrick Vexiau, diabétologue.
    Que faire ? Il faut ingérer rapidement quelques morceaux de sucre ou boire une boisson sucrée afin de faire remonter la glycémie et d’empêcher le trouble de s’accentuer. En cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque de présenter des troubles visuels est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négliger (vous encourez des risques d'aggravation des symptômes avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Par ailleurs, il peut être nécessaire de mesurer le taux de glucose sanguin 20 minutes après la prise de sucre pour vérifier qu’il est revenu à un niveau satisfaisant.
    Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.
    A noter : Les troubles de la vision sont généralement associés à un développement lent de l’hypoglycémie, non à une chute brutale du taux de sucre sanguin.

      maux de tete hypoglycémie 

    Maux de tête : signe avancé d'une hypoglycémie

    A un stade plus avancé, une hypoglycémie peut se manifester par des maux de tête. Ces derniers traduisent en fait le manque d’approvisionnement du cerveau en sucre. Ils peuvent s’accentuer si la chute du taux de sucre sanguin n’est pas contré rapidement.
    Que faire ? Absorber du sucre ou une boisson sucrée (ex : un verre de soda). Si les maux de tête persistent ou se manifestent régulièrement, parlez-en à un médecin. Même chose si l'hypoglycémie est sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels).
    En cas de diabète : Le risque d'hypoglycémie est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négligé (vous encourez des risques d'aggravation des symptômes avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

     

    sensation de faim hypoglycémie

    Une sensation soudaine de faim : gare à l'hypoglycémie !

    Parmi les symptômes caractéristiques de l’hypoglycémie : une sensation soudaine et impérieuse de faim ! Signe d’un manque d’énergie de l’organisme, elle peut parfois être douloureuse quand elle s’associe à des crampes d’estomac.
    Que faire ? Manger… surtout sucré !Il suffit de prendre 2 ou 3 morceaux de sucre pour normaliser le taux de sucre dans le sang. Si le trouble persiste, parlez-en à un médecin. Même chose en cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels).
    En cas de diabète : Le risque d'hypoglycémie est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négligé (vous encourez des risques d'aggravation des symptômes avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

    Quand l'hypoglycémie perturbe le comportement

    "Une de mes patientes conduisait sur l’autoroute lorsqu’un autre conducteur a remarqué qu’elle faisait des zizags. Un policier l’a arrêtée pensant qu’elle était ivre", racontent les Drs Alan Rubin, endocrinologue, et Marc Levy, diabétologue (Le diabète pour les Nuls). Cette femme était en fait en hypoglycémie. Comme le cerveau manque de sucre "les individus ne parviennent pas à penser clairement" expliquent les spécialistes.
    Que faire ? Ne pas paniquer et ingérer rapidement 2 ou 3 morceaux de sucre. En cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Mieux vaut mesurer sa glycémie avant de prendre le volant. D'autant que le risque de présenter des troubles du comportements est beaucoup plus élevé que chez les personnes non diabétiques. Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

    Hypoglycémie : des risques de coma

    Une hypoglycémie ne doit jamais être prise à la légère ! "Si on ne fait rien et qu’elle s’aggrave, il peut y avoir une perte de connaissance, pouvant aller jusqu’au coma (on parle de « coma hypoglycémique »)", prévient le Pr Patrick Vexiau, diabétologue.
    Que faire ? "Si la personne perd connaissance ou qu’il y a un trouble de la conscience, il ne faut surtout pas la forcer à boire sucré. Le liquide peut entrer dans les bronches et entraîner des complications respiratoires", alerte le spécialiste. Son conseil : appeler d’urgence un médecin (si la personne est peu consciente) ou le Samu (si la personne n’est plus consciente) pour faire un resucrage par voie injectable. Une fois réveillée, il faut lui donner à manger pour éviter la rechute quelques heures plus tard.
    A noter : Cette complication touche surtout les personnes diabétiques car ils font des hypoglycémies sévères (prise de traitements hypoglycémiants pour contrer le diabète, injection d’insuline qui a pour but de diminuer la glycémie). Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

    Malaise, étourdissements : votre cerveau manque de sucre !

    Une sensation de malaise, de faiblesse dans les jambes, d’étourdissement… Vous faites peut-être une hypoglycémie ! Car quand le cerveau manque de sucre (son principal carburant !), il fonctionne mal. L’organisme subit alors une chute de tonus.
    Que faire ? Pour un coup de fouet rapide, il faut prendre du sucre sans attendre ! Une boisson sucrée ou quelques morceaux de sucre devrait faire l’affaire. Par ailleurs, si vous faites fréquemment des hypoglycémies, il faut rééquilibrer vos repas : ne pas en sauter, manger un en-cas si le repas est tardif… Enfin, en cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque de présenter ces symptômes est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négligé (vous encourez des risques d'aggravation avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif et peut s'accompagner de la prise d'une petite collation (ex : un biscuit sec) si l'hypoglycémie se manifeste à distance d'un repas. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.
    A noter : Quand les malaises interviennent 2 à 4 heures après une prise alimentaire de sucre, on parle d’hypoglycémie "réactionnelle". Plus le repas est riche en sucre, plus les symptômes sont prononcés. Ils peuvent être accompagnés d’une pâleur au visage.

    Hypoglycémie nocturne : des symptômes méconnus

    On n’y pense pas toujours mais une hypoglycémie peut se manifester la nuit. Même si ces hypoglycémies "nocturnes" sont très souvent asymptomatiques, elles peuvent parfois se traduire par des sueurs, une insomnie, de la fatigue, de l’irritabilité ou une sensation de confusion au réveil.
    Que faire ? Si vous présentez régulièrement un ou plusieurs de ces symptômes, mieux vaut en parler à un médecin. Lui seul pourra vous indiquer la marche à suivre. En cas d'hypoglycémie sévère (avec intervention d'une tierce personne de type secours professionnels), consultez un médecin.
    En cas de diabète : Le risque de présenter ces symptômes est beaucoup plus élevé et ne doit pas être négliger (vous encourez des risques d'aggravation avec perte de connaissance, coma...). Le resucrage est impératif. Le diabète est une pathologie sérieuse qui nécessite un suivi médical régulier. La fréquence de consultation est à déterminer avec votre médecin généraliste ou diabétologue.

    Hypoglycémie : des risques mortels ?

    Même si "le risque qu'une hypoglycémie tue est exceptionnel" comme le rappelle le Pr Patrick Vexiau, diabétologue, il n'est pas nul. "Il y a un danger sérieux lié aux circonstances de survenue de l'hypoglycémie. Par exemple, si la personne fait une crise alors qu'elle se trouve sur un échaffaudage ou qu'elle pratique l'alpinisme", prévient le spécialiste. Par ailleurs, "il y a un risque mortel quand l'hypoglycémie est favorisée par une prise d'alcool importante (l'alcool étant hypoglycémiant)", indique le Pr Vexiau.
    Conclusion : ne négligez jamais les symptômes d'une hypoglycémie surtout si vous êtes diabétique.

    A lire aussi

    - Que faire en cas d'hypoglycémie ?
    - Diabète : les huit complications à éviter
    - Diabète : les signes qui doivent alerter

    Sources

    - Le diabète pour les Nuls, Drs Alan Rubin et Marc Levy, First Editions, 2009
    - J'ai mal, j'ai quoi, Dr Jean-Louis Peytavin, Prat Editions, 2005

    http://sante.planet.fr/diabete-hypoglycemie-10-signes-d-alerte.45249.60.html

     

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    Faire attention ne signifie pas se priver, mais surveiller. Il est alors important de savoir quels sont les aliments à privilégier. Les fruits et les légumes sont à consommer en priorité et sans modération puisqu'ils sont sources d'antioxydants (qui protègent l'organisme des dommages cellulaires) et sans matières grasses.

    Les viandes dites maigres (poulet, dinde, veau, lapin, cheval) ainsi que les poissons ont leur place dans le cadre d'une alimentation équilibrée et pauvre en matières grasses, à condition bien sûr qu'elles soient cuites à la vapeur ou au four, sans ajout de graisses.

    Pour les laitages, privilégiez aussi ceux préparés avec du lait écrémé ou les produits allégés en matières grasses. Quant aux biscuits, il est préférable de consommer des bretzels, du pop-corn maison (sans sucre) ou encore des boudoirs, qui sont fabriqués avec peu ou pas de matières grasses.

    Lorsque le taux de cholestérol n'oblige pas la mise en place d'un traitement médical, c'est la surveillance de l'alimentation qui est la prévention la plus efficace et un certain nombre d'aliments sont facilement remplaçables.

    Les aliments à éviter sont surtout des aliments dont la préparation a nécessité des matières grasses pour la cuisson. Ainsi, les crèmes glacées, les pâtisseries, les chips, et l'ensemble des aliments frits sont à bannir de l'alimentation en raison de leur taux élevé de graisses. Les abats, les saucisses, mais aussi le lait entier sont aussi à remplacer par des aliments plus maigres. Les plats préparés et les sauces sont généralement très riches en huiles, il est important de les consommer le moins souvent possible, seulement lorsque le temps manque pour préparer un vrai repas.

    Le beurre et les autres matières grasses animales sont aussi à éviter pour la préparation de plats. Préférez les huiles végétales comme l'huile d'olive, de colza par exemple.

    Il n'est pas essentiel de courir le marathon tous les week-ends pour être en bonne santé !

    Une activité physique modérée est cependant indispensable pour entretenir son organisme et donc le protéger des risques de maladies notamment cardio-vasculaires qui peuvent survenir en cas de cholestérol élevé.

    Une simple marche quotidienne de 30 minutes suffit pour avoir un effet sur l'organisme.

    Si vous habitez dans une grande ville, descendez du métro deux stations avant la vôtre et vous pourrez ainsi profiter des derniers beaux jours tout en vous faisant du bien.

    Il est important de surveiller régulièrement son taux de cholestérol. Dès l'adolescence, un dosage lipidique peut être fait par une simple prise de sang (sur prescription médicale). Par ailleurs, les femmes sous pilule contraceptive doivent se soumettre à un dosage lipidique régulièrement.

    Un dosage du cholestérol peut aussi être proposé en cas de facteurs de risques cardiovasculaires tels que des antécédents familiaux de pathologies cardiovasculaires, mais aussi en cas d'hypertension artérielle, de diabète, de tabagisme et de diabète.

    S'il n'y a pas d'antécédents familiaux, ni de facteurs de risque cardiovasculaires particuliers, il est conseillé de vérifier régulièrement son taux de cholestérol à partir de 45 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, les hommes étant plus sujets aux pathologies cardiovasculaires.

    Après tests sanguins, en cas de taux élevé de cholestérol, le médecin a le choix entre deux types de traitement.

    Le plus courant, en cas de taux légèrement supérieur à la normale, est la mise en place d'un régime avec des règles diététiques précises et adaptées pour diminuer cette élévation de cholestérol dans le sang. S'il peut apparaître contraignant, le régime à suivre est vite assimilé et les bonnes habitudes prennent rapidement le pas sur les anciennes et mauvaises habitudes. Ainsi, le remplacement du beurre dans une poêle pour frire un poisson sera vite oublié pour un filet d'huile d'olive sur un poisson cuit à la vapeur.

    Parfois, la mise en place d'un traitement médicamenteux dit hypocholestérolémiant est préférable, toujours en association au régime, pour réduire plus rapidement un taux très élevé et qui peut s'avérer dangereux à court terme.

     Ce qu'il est important de retenir parmi ces différents conseils, c'est qu'il n'est pas difficile de surveiller son taux de cholestérol, il suffit d'être bien attentif à son alimentation et d'éviter les excès.

     

    A lire dans la Rubrique Santé :

     

    steve lovegrove fotolia2

    Les recettes contre le cholestérol

    Le cholestérol n'est ni tout à fait bon, ni tout à fait mauvais. Elément essentiel pour nos cellules, il peut menacer notre vie lorqu'il est en excès. Conseils pratiques. Lire

    http://www.linternaute.com/sante/nutrition-digestion/conseil/5-conseils-anti-cholesterol/cholesterol-a-faire-a-eviter.shtml

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  • L'insulinorésistance


    Insulinosensibilité / Insulinorésistance

    L'insuline a plusieurs actions :
    • sa présence dans le sang permet l'entrée du sucre dans les cellules de l'organisme,
    • son augmentation dans le sang favorise le stockage du sucre dans le foie, les muscles et le tissu graisseux,
    • sa diminution dans le sang favorise la libération de sucre par le foie.

    Le déficit en insuline est donc un facteur d'hyperglycémie.

    Mais il existe un autre facteur d'hyperglycémie, notamment chez le diabétique de type 2, qui est une moindre sensibilité des cellules vis à vis de l'insuline.

    Cette notion d'insulinosensibilité signifie simplement qu'un même niveau d'insuline aura :
    • un effet normal si la sensibilité des cellules pour l'insuline est normale,
    • et un effet moindre si la sensibilité des cellules pour l'insuline est faible.

    Pour exprimer cela, on peut aussi parler d'insulinorésistance :
    • s'il y a insulinorésistance, l'insuline aura moins d'effet,
    • tandis que s'il n'y a pas d'insulinorésistance, l'insuline aura son effet habituel.

    L'excès de poids, une alimentation riche en graisses, et l'absence d'activité physique, augmentent l'insulinorésistance.

    Une infection (grippe, bronchite, angine...) ou une autre affection aiguë (infarctus du myocarde récent, accident vasculaire cérébral récent...) ou chronique (rhumatisme inflammatoire...) ou encore une intervention chirurgicale, un traumatisme ... augmentent également l'insulinorésistance.

    On parle d'insulinorésistance hépatique quand le foie est devenu moins sensible à l'insuline (la conséquence est essentiellement une glycémie élevée due à une libération hépatique excessive de sucre dans l'intervalle des repas et la nuit), et d'insulinorésistance périphérique quand les muscles et le tissu graisseux sont devenus moins sensibles à l'insuline (la conséquence est essentiellement des glycémies postprandiales élevées dues à une difficulté d'entrée du glucose dans les muscles et le tissu graisseux après les repas). Les insulinorésistances hépatique et périphérique vont généralement de pair, mais l'une peut être nettement plus accentuée que l'autre.

     
     

    L'excès de poids, une alimentation riche en graisses, et l'absence d'activité physique, augmentent l'insulinorésistance


     

    L'effet des comprimés ou de l'insuline n'est pas le même chez out le monde


     

    L'effet des comprimés ou de l'insuline peut changer selon les circonstances


     


    Comment apprécier l'insulinorésistance ?

    Il existe des moyens sophistiqués pour mesurer l'insulinorésistance (clamp euglycémique hyperinsulinique au moyen d'un pancréas artificiel par exemple) mais le contexte et les examens biologiques courants peuvent fournir une première approche.

    Contexte

    Nous l'avons vu, une maladie aiguë ou chronique est de nature à majorer l'insulinorésistance. Dans ce cas, tout se passe comme si l'insuline devenait moins efficace, et il peut être nécessaire de majorer le nombre de comprimés chez les diabétiques de type 2, voire d'utiliser transitoirement de l'insuline le temps que l'affection aiguë ait disparu, ou de majorer les doses d'insuline chez les diabétiques insulinotraités.

    Un excès de poids est également de nature à majorer l'insulinorésistance, et c'est pour cette raison qu'un amaigrissement lorsque le poids est excessif permet très souvent d'obtenir une bien meilleure efficacité du traitement.

    Tous les excès de poids ne s'accompagnent pas du même degré d'insulinorésistance. Il y a schématiquement deux types d'excès de poids, ou d'obésité, selon la répartition des graisses.

    Pour apprécier la répartition des graisses, on mesure le tour de taille et le tour de hanche avec un mètre de couturière, et on parle :
    • de répartition «androïde» (c'est la répartition habituelle des graisses chez l'homme) si le rapport taille/hanche est supérieur à 0,95 chez l'homme ou supérieur à 0,80 chez la femme,
    • de répartition «gynoïde» (c'est la répartition habituelle des graisses chez la femme) si le rapport taille/hanche est inférieur à 0,95 chez l'homme ou inférieur à 0,80 chez la femme.

    Plus simplement, on peut aussi ne mesurer que le tour de taille, et dans ce cas il y a répartition androïde, si le tour de taille est supérieur à 100 cm chez l'homme ou supérieur à 90 cm chez la femme.

    La répartition androïde, appelée parfois aussi androgénique, traduit la présence de graisse dans l'abdomen autour des organes, tandis que la répartition gynoïde traduit la présence de graisse sous la peau, habituellement prédominante à la moitié inférieure du corps, beaucoup plus que dans l'abdomen autour des organes.

    Une répartition androïde est un élément important en faveur de l'existence d'une insulinorésistance, et est aussi un marqueur d'un risque plus important d'hypertension artérielle et de complications cardiovasculaires.

    Autrement dit, si le tour de taille est supérieur à 100 cm chez l'homme ou supérieur à 90 cm chez la femme, il y a un risque plus important de survenue d'un diabète, ainsi que de risques d'hypertension artérielle et de complications cardiovasculaires.

     

     

    Un tour de taille supérieur à 100 cm chez l'homme, ou supérieur à 90 cm chez la femme, est un facteur de risque de diabète et un marqueur du risque cardiovasculaire


     


    Autosurveillance glycémique

    Etant donné que le rôle du foie, et celui des muscles et du tissu graisseux, ne sont pas les mêmes dans la régulation de la glycémie (stockage et libération de sucre pour le foie, stockage de sucre pour les muscles et le tissu graisseux, rôle des muscles et du tissu graisseux plus important que celui du foie dans le stockage du sucre après repas) il est tentant d'utiliser le profil glycémique des journées, que l'on peut obtenir en mesurant la glycémie avant les repas et 1h30 après les repas, pour évaluer l'insulinorésistance :
    • une différence glycémique très importante entre les glycémies avant repas et les glycémies après repas, est en faveur d'une insulinorésistance périphérique prédominante,
    • une différence glycémique faible entre les glycémies avant repas et les glycémies après repas, est en faveur d'un faible niveau d'insulinorésistance périphérique,
    • le contraste entre des glycémies à jeun nettement plus élevées que les glycémies avant le repas du soir, est en faveur d'une d'un faible niveau d'insulinorésistance périphérique associée à un niveau élevé d'insulinorésistance hépatique.

    Il n'est cependant pas toujours aisé d'obtenir un jugement fiable car :
    • les repas n'étant pas identiques chaque jour, l'examen des glycémies doit porter sur plusieurs semaines pour permettre une conclusion,
    • l'activité physique (qui fait baisser la glycémie) n'est pas non plus identique chaque jour,
    • chez tout le monde, l'insulinorésistance diminue pendant la journée : elle est la plus importante le matin, et la plus faible le soir, ce qui peut également s'exprimer des deux façons suivantes :
    - l'insuline a moins d'effet dans la matinée qu'en fin d'après-midi,
    - un même petit déjeuner est beaucoup plus hyperglycémiant lorsqu'il est pris le matin que lorsqu'il est pris comme repas du soir.

    Néanmoins, si l'alimentation est équilibrée, si l'activité physique est similaire chaque jour, et si les valeurs des glycémies sont voisines chaque jour aux mêmes heures :
    • une glycémie à jeun élevée qui s'abaisse progressivement dans la journée (7h > 12h > 18h) avec des montées glycémiques 1h30 après repas qui sont peu importantes (différence glycémique inférieure à 0,60 g/l) est en faveur d'une insulinorésistance hépatique prédominante,
    • une glycémie à jeun modérément élevée qui augmente progressivement dans la journée (7h < 12h < 18h) à la faveur de montées glycémiques 1h30 après repas qui sont importantes (différence glycémique supérieure à 0,60 g/l) est en faveur d'une insulinorésistance périphérique prédominante.

    Hémoglobine glyquée (HbA1c)

    Comme les glycémies à jeun sont beaucoup plus stables et plus reproductibles que les glycémies dans la journée (sauf en cas de diabète de type 1 instable), et que l'hémoglobine glyquée est le témoin de la moyenne des glycémies, minute après minute, au cours des deux mois précédant l'analyse, la confrontation de la glycémie à jeun et de l'hémoglobine glyquée peut fournir une indication, si l'alimentation est équilibrée :
    • une glycémie à jeun élevée contrastant avec une hémoglobine glyquée faiblement élevée est en faveur de glycémies qui s'élèvent peu après les repas, et donc d'une faible insulinorésistance périphérique, associée à une insulinorésistance hépatique prédominante responsable de l'hyperglycémie à jeun,
    • une glycémie à jeun modérément élevée contrastant avec une hémoglobine glyquée «trop élevée pour la glycémie à jeun» est en faveur de glycémies élevées après les repas, et donc d'une insulinorésistance périphérique prédominante, ceci sous réserve bien entendu, que l'alimentation soit équilibrée (une alimentation non équilibrée conduit à de fortes glycémies après repas, quel que soit le niveau d'insulinorésistance).


    Pourquoi apprécier l'insulinorésistance ?

    En ce qui concerne le traitement

    • En cas d'excès de poids, surtout à répartition androïde, on ne peut espérer maîtriser au mieux le diabète que par une réduction de l'excès de poids qui doit être l'objectif numéro un du traitement. Les médicaments qui abaissent l'insulinorésistance seront bien sûr utilisés, mais ils auront d'autant moins d'effet que l'insulinorésistance est entretenue par l'excès de poids, et bien souvent perdre «seulement quelques kilos» améliore déjà l'effet des médicaments.

    • L'activité physique diminue l'insulinorésistance, et ici également bouger améliore souvent significativement l'effet des médicaments.

    • Chez les diabétiques de type 2, les degrés d'insulinorésistances hépatique et périphérique interviennent pour une bonne part dans profil glycémique dans la journée, et si le diabète n'est pas maîtrisé la suite du traitement dépend de ce profil glycémique : action sur l'alimentation et/ou l'activité physique et/ou médicaments augmentant l'insulinosécrétion ou diminuant l'insulinorésistance et/ou traitement mixte avec de l'insuline lente en soirée (pour maîtriser les glycémies à jeun) combinée à des comprimés dans la journée (pour maîtriser les glycémies pendant la journée) et/ou plusieurs injections d'insuline associées ou non à des médicaments diminuant l'insulinorésistance.

    En ce qui concerne la surveillance

    • Etant donné que l'insulinorésistance est susceptible d'être accentuée par les circonstances (infection, affection aiguë, poussée d'une affection chronique, traumatisme ...) l'autosurveillance doit être accentuée dans ces circonstances afin de savoir si et quand il faut adapter le traitement à ces circonstances (majoration du nombre de comprimés et/ou utilisation transitoire d'insuline le temps que l'affection aiguë ait disparu, ou majoration des doses d'insuline chez les diabétiques insulinotraités).

    • Par ailleurs, comme l'insulinorésistance est un facteur de risque d'hypertension artérielle et de complications cardiovasculaires, s'il existe une insulinorésistance le dépistage de ces complications doit être plus attentif.

      

    L'effet des comprimés ou de l'insuline peut changer selon les circonstances

    En cas d'événement inhabituel, la surveillance glycémique doit être intensifiée pour adapter le traitement


    http://www.diabsurf.com/diabete/FAlimEss.php 
     
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  • Diabète de type 2 :
    trop de patients ignorent encore leur maladie !

    Le diabète de type 2 représente près de 90 % des cas de diabète dans le monde. Surpoids, sédentarité… cette maladie avance en silence dans nos sociétés modernes. Comment savoir si l'on est à risque ? Quels sont les dangers ? Toutes les réponses pour éviter de graves complications.

     

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que si des mesures urgentes ne sont pas prises, le nombre de décès dus au diabète dans le monde doublera d’ici dix ans. A l'origine de ces complications, on trouve encore trop de diagnostics tardifs.

    Le diabète : une maladie à ne pas négliger

    Diabète de type 2Trop souvent c’est une complication du diabète qui permet de le détecter. Parmi ces trouble associés, on trouve la rétinopathie diabétique (une cause majeure de cécité), des neuropathies qui associées à une mauvaise circulation sont à l'origine d'ulcères du pied qui peut parfois se compliquer au point de nécessiter une amputation. Plus d’un million d’amputations dues au diabète ont lieu chaque année, dont 10 000 en France.

    Et ces dangers ne sont pas les seuls : le diabète augmente ainsi les risques d'insuffisance rénale, de maladies cardiovasculaires et d'accident vasculaire cérébral. Un diabète non dépisté et non traité double ainsi le risque global de décès. Alors comment réagir ? Quels premiers symptômes peuvent évoquer un diabète ?

    Le diabète se développe en silence

    Dans nos sociétés occidentales, le surpoids et l’absence d’activité physique sont très fréquents. Ces changements d'habitude de vie peuvent faire le lit des maladies cardiovasculaires, mais également celui du diabète. La maladie peut ainsi évoluer silencieusement pendant 10 ans avant de se faire connaître via ses terribles complications. Résultat : trop de gens ignorent qu’ils sont atteints de diabète de type 2. Plus grave encore, alors qu’autrefois seuls les adultes développaient des diabètes de type 2, cette maladie il touche de plus en plus les enfants.

    Les symptômes du diabète de type 2 sont généralement une soif importante (polydipsie) et une sécrétion d’urine plus importante que la normale (polyurie). Parfois, on observe également une faim permanente, une altération de la vision, une fatigue… Ces premiers signes sont peu caractéristiques, le diagnostic ne peut donc s'appuyer que sur ces indices. C’est pourquoi en présence de facteurs de risques, il est très important de se faire dépister à l’aide de tests sanguins du taux de sucre dans le sang : la mesure de la glycémie.

    Diabète : pensez au dépistage !

    Que vous soyez concerné personnellement ou que ce soit vos parents, amis, grands-parents… il faut encourager chaque personne à risque à contrôler sa glycémie. Mais qui sont les personnes susceptibles de souffrir de diabète ? La Haute Autorité de Santé recommande dans son rapport* de 2003 de faire effectuer le test aux personnes de plus de 45 ans qui ont également l’un de ces facteurs de risques :

    • Origine non caucasienne ou migrant ;
    • Marqueurs du syndrome métabolique (obésité, prise de poids…) ;
    • Excès de poids avec un indice de masse corporelle ou IMC supérieur à 28 ;
    • Hypertension artérielle : plus de 14 pour la pression systolique ou plus de 9 pour la pression diastolique si la personne n’est pas traitée ;
    • Troubles du cholestérol (HDL-cholestérol ou bon cholestérol inférieur à 0,35g/L et/ ou triglycérides supérieur à 2g/L si la personne n’est pas traitée pour sa dyslipidémie) ;
    • Antécédents de diabète dans la famille (au premier degré) ;
    • Antécédents de diabète gestationnel durant une grossesse ou naissance d’un enfant de plus de 4 kg.

    Le dépistage du diabète s’effectue par le biais d’un examen très peu coûteux : la mesure de la glycémie à jeun (le taux de sucre dans le sang). Répété deux fois à quelques semaines d’intervalle, cet examen – lorsqu’il est positif –  permet d’affirmer la présence du diabète et de prendre les mesures de traitement et de prévention des complications qui s’imposent.

    Si le test est négatif, la Haute Autorité de Santé recommande de renouveler ce test tous les 3 ans chez les personnes à risque

    Il existe par ailleurs désormais des tests vendus en pharmacie qui permettent d’effectuer un auto-contrôle de la glycémie sur une goutte de sang au bout du doigt. Si ce test est positif, il devra être confirmé par une prise de sang et dans tous les cas, un rendez-vous chez le médecin sera nécessaire pour faire un bilan.

    Les bonnes résolutions anti-diabète

    Mais il est possible d'agir avant l'apparition du diabète : veillez à conserver un poids raisonnable et faites de l’exercice au moins 30 minutes par jour de façon soutenue. Et ces règles de vie restent valables pour les diabétiques, c'est même la première étape de la prise en charge. C’est seulement dans le cas où le régime et l’activité physique sont insuffisants que votre médecin vous proposera un traitement médicamenteux.

    Anne-Aurélie Epis de Fleurian

    * - Principes de dépistage du diabète de type 2 - février 2003 – Haute Autorité de Santé

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/11548-diabete-type2-depistage.htm

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  • Les particularités du diabète de l’enfant

    L’augmentation du nombre de diabétiques concerne toutes les classes d’âge. Contrairement à une idée reçue, les plus jeunes ne sont pas épargnés. Durant les dix dernières années, on compte 75 % de malades en plus avant l’âge de 4 ans. Découvrez l’essentiel sur le diabète chez l’enfant.

    Le nombre de cas de diabète de type 1 (diabète insulino-dépendant) varie fortement chez l’enfant d’un pays à l’autre. L’incidence est de 0,1 pour 100 000 enfants en Chine et de 36,8 pour 100 000 en Finlande. En France, cette maladie concerne une naissance sur 1 000. Près 10 000 enfants de moins de 15 ans sont diabétiques.

    De plus en plus d’enfants touchés

    Diabète enfantEntre 1988 et 1997, on a noté une forte augmentation des cas de diabète insulino-dépendant chez l’enfant : 75 % d’augmentation chez les moins de 4 ans et 30 % chez les 4-14 ans. A l’inverse, l’incidence ne semble pas croître chez les 15-19 ans.
    Cette évolution n’est pas sans conséquence, elle représente au contraire un défi pour la médecine. En effet, avec un diabète débutant dans l’enfance, la durée de suivi est plus longue et donc le risque de complication est plus important.
    De plus, le diabète de type 2 généralement réservé à l’adulte touche de plus en plus d’adolescents en raison du nombre croissant d’enfants atteints d’obésité.

    Des causes encore floues

    Pour expliquer cette hausse de l’incidence du diabète de type 1 chez les enfants, plusieurs hypothèses sont avancées.
    D’un côté, on incrimine des facteurs environnementaux et d’alimentation. On constate ainsi que le nombre de cas de diabète est inversement proportionnel au taux d’allaitement.
    De l’autre, des facteurs d’hygiène, l’aseptisation de l’environnement des nourrissons pourraient être susceptibles de modifier le terrain immunitaire général par l’intermédiaire du système digestif.
    Rappelons que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. En l’occurrence, les victimes sont certaines cellules du pancréas qui secrètent l’insuline, nécessaire à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.

    Un diabète à part à plus d’un titre

    Bien qu’ayant de nombreux points communs avec le diabète de l’adulte, plusieurs éléments rendent cette maladie infantile particulière. La précocité de survenue et une évolution sur le long terme augmentent le risque de complications. De plus, l’enfant passe par différentes étapes clés. Ainsi, la puberté est une période sensible de la maladie nécessitant des ajustements du traitement. Enfin, l’enfant n’étant pas lui-même son propre thérapeute, son environnement socioculturel joue par ailleurs un rôle important dans la bonne prise en charge de la maladie.

     

       
       

    Comme pour d’autres pathologies, le risque de difficultés affectives et psychiatriques chez ces enfants est plus élevé que dans le reste de la population. Les études ayant évalué l’augmentation du risque de difficultés psychologiques chez le jeune diabétique ne sont toutefois pas concordantes. On observe parfois à l’adolescence un déni de la maladie qui donne lieu à une mauvaise observance du traitement, l’injection volontaire de doses excessives ou l’absence d’injection d’insuline. Les conflits affectifs majeurs peuvent s’accompagner chez les enfants diabétiques d’hospitalisations pour hypoglycémie ou acidocétose (hyperglycémie).

    Des symptômes au traitement

    Le manque d’insuline va induire une soif intense. L’enfant va boire et uriner beaucoup plus que d’habitude. Il souffre parfois à nouveau d’énurésie alors que la propreté de nuit était acquise. A la découverte de la maladie, les douleurs abdominales sont présentes dans environ un quart des cas (23 %). Les plus grands présentent une grande fatigue et un amaigrissement. Lorsqu’il existe des signes évocateurs chez un enfant ou un adolescent, un dosage du taux de glucose dans le sang suffit en général à confirmer le diagnostic.
    En pédiatrie, les insulines sont d’action rapide et intermédiaire, avec en général deux injections par jour. D’injections faciles, elles exigent néanmoins une technique rigoureuse. L’âge auquel l’enfant diabétique peut réaliser les injections lui-même est très variable. Entre 8 et 12 ans, il peut être encouragé à devenir autonome dans la gestion de sa maladie.
    D’un point de vue nutritionnel, les apports nécessaires à une croissance et à un développement normaux sont similaires chez l’enfant diabétique et l’enfant bien portant. La régularité des apports alimentaires et la stabilité de la quantité de glucides doivent toutefois être surveillés.
    Les activités physiques sont à encourager chez l’enfant diabétique. Toutefois les parents doivent savoir qu’une activité physique intense peut provoquer une acidocétose si l’équilibre glycémique est mauvais.

    Les voies de recherche consistent à améliorer les techniques existantes en miniaturisation des techniques d’injections, des capteurs pour la mesure de glucose ou des pompes à insuline. L’immunothérapie (visant à contrer la réponse immunitaire de l’organisme) et la thérapie cellulaire (qui consiste à greffer des nouvelles cellules de pancréas) sont autant de pistes que la médecine explore aujourd’hui.

    Luc Blanchot

    Source : dossier de presse de l’Inserm du 24 octobre 2006

    Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/10163-diabete-enfant-particularites.htm

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  • Diabète : quand les comprimés ne suffisent plus.

    Vivre avec un diabète oblige à une discipline de tous les jours. Suivre assidûment son traitement, surveiller son alimentation, faire du sport. Mais il arrive que tout cela ne suffise plus, et qu'il faille passer à l'insuline pour améliorer son traitement. Cela concerne chaque année 5 à 10 % des diabétiques. Explications et modalités pratiques.

    Pourquoi ?

    Les diabétiques de type 2 associent en quelque sorte deux maladies :

    1. Ils résistent davantage à l'action de l'insuline secrétée par leur pancréas et dégradent donc moins facilement leurs sucres.
    2. Deux, ils la fabriquent l'insuline en moindre quantité.

    Diabète insulineLe résultat ? Une glycémie (le taux de sucre dans le sang) trop élevée, qui peut entraîner des complications dramatiques. Pour contrôler la bonne gestion de sa maladie, le patient dispose de deux indicateurs la mesure immédiate de la glycémie et le taux d'hémoglobine glyquée, qui reflète véritablement le contrôle de la glycémie sur 3 mois. Le corps médical considère aujourd'hui que pour prévenir et enrayer l'aggravation des complications, ce taux ne doit pas dépasser 6,5 %.

    Quand ?

    Les injections d'insuline deviennent nécessaires si l'hémoglobine glyquée reste supérieure à 8 %, et si la stratégie graduée (hygiène de vie, monothérapie orale, puis bithérapie orale, aux doses maximales) n'a pas donné les résultats escomptés. Le diabète est une maladie évolutive, dont le traitement doit être reconsidéré périodiquement.

    Par ailleurs, dans certaines circonstances, il y a un traitement à l'insuline : en cas de grossesse, d'insuffisance rénale, d'intolérance aux médicaments antidiabétiques oraux, d'intervention chirurgicale (programmée ou non), d'accident infectieux ou cardiovasculaire aigu.

    Comment ?

    Si l'hémoglobine glyquée reste supérieure à 8 %, une injection d'insuline est recommandée le soir au coucher ou au dîner (la "bed-time") en maintenant l'association avec les hypoglycémiants oraux, sauf les glitazones, dont l'association avec l'insuline est contre-indiquée. L'objectif est alors d'obtenir des glycémies à jeun inférieures à 1,20 g/l. Il faut par conséquent apprendre à augmenter ses doses d'insuline du soir au coucher tant que la glycémie à jeun n'est pas inférieure à 1,20 g/l. La normalisation de l'hémoglobine glyquée suivra permettant de retarder l'arrivée des complications du diabète.

    Autre possibilité, la méthode intensive avec plusieurs injections quotidiennes d'insuline pour mimer une sécrétion pancréatique physiologique. S'injecter de l'insuline est une étape importante qui permet d'adapter le traitement à son mode de vie, la qualité de vie des personnes qui ont "sauté le pas" est indéniablement meilleure : l'insuline peut être injectée en tout début ou fin de repas, ce qui permet de faire du sur-mesure, de s'adapter à leur contenu, en qualité et en quantité. Les aiguilles des stylos sont aussi de plus en plus fines, ce qui améliore le confort de l'injection.

    Dr Brigitte Blond

    Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/8986-diabete-insuline-comprimes.htm

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  • Chocolat : un aliment santé ?

    Le chocolat, comme les fruits, les légumes, le thé ou le vin rouge, aurait un effet protecteur des maladies cardiovasculaires. Cependant, il ne faut pas oublier que le chocolat est avant tout un aliment très calorique à consommer avec modération si l’on veut garder la ligne.

     

    Riche en magnésium, anti-stress, tonique et stimulant, on pensait tout connaître sur le chocolat. Des études tendent à prouver qu’il en reste à découvrir : il aurait aussi une action bénéfique sur les maladies du coeur.

    Une action sur la fluidité du sang

    Les bienfaits du chocolatLors du 22e congrès de cardiologie qui s’est tenu fin août à Amsterdam, des chercheurs californiens ont présenté une étude qui tend à montrer que le chocolat ne serait pas seulement un aliment consommé pour le plaisir mais qu’il possèderait des effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins. Ces effets seraient dus à des substances présentes naturellement dans le cacao, les polyphénols, qui agiraient sur les plaquettes sanguines et sur la fluidité du sang.

    Des facteurs de protection

    D’autre part, de nombreuses expériences réalisées sur d’autres aliments d’origine végétale comme les fruits, les légumes et le vin rouge, ont montré que certains polyphénols agiraient  comme des facteurs de protection contre le risque cardiovasculaire. Ils auraient une action antioxydante. Ils neutraliseraient les phénomènes d’oxydation cellulaire, responsables du développement de certaines maladies et du vieillissement des tissus.

    A l’heure actuelle, certains scientifiques pensent notamment que l’oxydation des particules de  "mauvais cholestérol", les LDL, serait responsable de la formation et du développement de la plaque d’athérome (plaque riche en cholestérol et en graisses dans les artères). En protégeant les LDL contre l’oxydation, les polyphénols auraient donc une action protectrice sur les vaisseaux sanguins.

    Du fait de sa teneur en polyphénols, le chocolat pourrait donc entrer dans le club des aliments protecteurs.

    Néanmoins, d’autres études sont nécessaires pour confirmer tous ces résultats.

    Qui dit chocolat... dit calories !

    Mais, ne l’oublions pas, le chocolat est un aliment très calorique. Une tablette de 100 g de chocolat noir fournit 520 Kcal, ce qui est loin d’être négligeable. Il n’est donc pas question de se gaver de chocolat sous prétexte de "se faire du bien". Au contraire, le chocolat doit rester un aliment plaisir à consommer avec modération.
    Pour bénéficier des effets des polyphénols, il semble donc préférable de consommer des fruits et légumes qui présentent l’avantage de ne pas être aussi caloriques !

    Françoise Pradier

    Forum Alimentation et santé
     Forum Antioxydants

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag0908/nu_2260_chocolat.htm

     

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  • Diabète et voyages : les conseils pour de bonnes vacances

    Que vous soyez diabétique de type 1 ou 2, le départ ne doit être envisagé que si votre diabète est bien équilibré, sans complication trop invalidante. La clé de la réussite de votre voyage réside surtout dans sa préparation : parlez-en suffisamment à l’avance avec votre médecin, contactez les associations et renseignez-vous précisément sur les conditions sanitaires et ressources médicales de votre destination.

     

    Préparation du voyage, transport, activités sur place… Doctissimo détaille avec vous les points essentiels à ne pas oublier pour pouvoir profiter au mieux de vos vacances.

    Préparation du voyage

    Avec votre médecin

    • Diabète et voyagesFaites le point sur votre diabète : est-il équilibré ? Quels sont les risques prévisibles ? Demandez-lui d’établir un compte-rendu médical en anglais (taux d’HbA1c, dernier FO, ECG, etc.) que vous glisserez dans votre trousse à pharmacie ;
    • Parlez-lui de votre projet : votre médecin vous conseillera sur vos horaires d’injection (pendant le transport et pendant le séjour en fonction du décalage horaire), sur vos déplacements (soins des pieds, hygiène, etc.) ;
    • En cas de diabète traité par comprimés, il vous sensibilisera sur les risques d’hypoglycémies liés aux variations alimentaires et à l’exercice physique ainsi que sur la gestion d’éventuelles complications ;
    • Préparez votre matériel à emporter (traitement par insuline) : votre médecin doit vous assurer un stock suffisant et complet : insuline, bandelettes, seringues ou stylo (avec un exemplaire de rechange), aiguilles, glucagon (face à une hypoglycémie sévère), insuline rapide (face à une hyperglycémie). Prévoyez toujours le double de la quantité nécessaire, en cas de problème. Vous aurez soin d’emballer ce matériel dans deux bagages séparés, éventuellement isothermes en cas de conditions extrêmes de transport. Des déplacements sous le soleil ou dans le froid peuvent altérer l’insuline. Gardez toujours un des sacs sur vous ;
    • Faites établir (si possible en français et en anglais, au mieux dans la langue du pays) une ordonnance complète de secours et un certificat médical "d’autorisation à voyager" (afin d’éviter les ennuis liés au transport de médicaments et surtout de seringues à la frontière) ;
    • N’oubliez pas les autres maux classiques des voyages (prescription de médicaments contre la diarrhée, les vomissements, la fièvre, le mal des transports, antalgiques, désinfectants pour blessures et pour l’eau, etc.) ainsi que ceux nécessaires à la prévention du paludisme dans certaines régions (médicaments, insecticides) ;
    • Faites mettre à jour vos vaccinations ainsi que d’éventuelles vaccinations supplémentaires en fonction de votre destination (fièvre jaune, etc.).

    Il vous faut aussi…

    • Des papiers…
      • Votre passeport, éventuellement d’autres documents officiels (visas…), ainsi que votre carnet de vaccinations ;
      • Une carte de diabétique en anglais (demandez-la à votre association) ;
      • Une assurance rapatriement adaptée (vérifiez les causes d’exclusion) ;
      • La carte européenne d’assurance maladie valable dans les pays de l'Union européenne ;
      • Les adresse des ambassades, consulats, voire des services d’urgence et des hôpitaux des pays visités.
    • De bonnes chaussures et vos pantoufles préférées, ainsi que des pansements hydrocolloïdes ("'double peau") en cas d’ampoules ! N’oubliez pas d’emporter des vêtements adaptés, une protection solaire efficace, des comprimés pour désinfecter l’eau, une moustiquaire et des répulsifs dans les zones à risque de paludisme ;
    • Renseignez-vous sur les produits alimentaires locaux : équivalences glucidiques, menus types, etc.
    • Et comme tout bon touriste, investissez dans un dictionnaire de langues ainsi qu’un guide touristique, une carte, etc. 
    •    
         

      Les déplacements

      Conseils généraux

    • Ayez une collation et votre traitement à portée de main ;
    • Prévenez le personnel à bord (avion) si vous voyagez sur un long-courrier (en cas de malaise ou pour que votre plateau repas vous soit servi à une heure appropriée). Certaines compagnies aériennes prévoient des plateaux-repas pour les diabétiques ;
    • Méfiez-vous d’une marche prolongée dans les couloirs de l’aéroport ou de la gare, associé au port de valises trop lourdes. Vous pourriez risquer une hypoglycémie ;
    • En voiture, sachez faire des pauses régulières (toutes les 2 heures). Ayez à portée de main une collation, protégez votre insuline de la chaleur et méfiez-vous des efforts supplémentaires (chargement du coffre, changement d’une roue, etc.)

    Adaptez votre traitement au décalage horaire

    • Votre médecin a dû vous conseiller précisément avant votre départ. En général, si le décalage ne dépasse pas 3 heures, vous garderez le même schéma thérapeutique ;
    • Au-delà de 3 heures, il faut compenser l’allongement de la journée (voyages vers l’ouest : ajout par exemple d’une injection d’insuline rapide) ou son raccourcissement (vers l’est : remplacement par exemple d’une insuline intermédiaire par une insuline ordinaire) ;
    • L’objectif est de vivre dès l’heure d’arrivée à l’heure locale ;
    • En cas de diabète type 2, évitez le risque hypoglycémique en respectant l’intervalle habituel entre deux prises médicamenteuses, en faisant suivre chacune d’elle d’une prise alimentaire. Au pire, si le décalage est trop contraignant, sautez une prise plutôt que d’enchaîner deux trop rapprochées (voyage vers l’Est).

    Votre séjour

    Attention à vos pieds !

    Durant le voyage et surtout sur place, vos pieds peuvent être soumis à rude épreuve ! De plus, en cas de diabète ancien, vos pieds peuvent être moins sensibles à la douleur, alors que la moindre plaie peut déboucher sur une infection.

    Prévoyez donc de bonnes chaussures confortables à lacets, vérifiez systématiquement l’absence de caillou ou brindilles à l’intérieur. Coupez-vous les ongles courts, graissez vos pieds et soignez d’éventuelles mycoses (elles se développent plus facilement en cas de semelles en plastique).

    Evitez les chaussures neuves, source d’ampoules. Si vous en développez quand même, ne les percez pas, recouvrez-les de pansements ‘double peau’.

    Ne marchez pas pieds nus sur la plage ou dans l’eau et méfiez-vous du sable très chaud.

    Attention à l’alimentation !

    • Ne buvez que de l’eau en bouteille ouverte devant vous, si ce n’est pas possible utilisez des désinfectants efficaces (comprimés). Veillez à en boire régulièrement, surtout dans les pays chauds. Evitez les glaçons, les glaces et les légumes crus ;
    • Essayez de toujours raisonner en équivalences glucidiques pour prévoir vos menus : le riz existe comme base alimentaire dans tous les pays, n’hésitez pas. De plus, le riz est excellent pour l’équilibre digestif, souvent mis à mal dans certains pays. Attention également aux fruits tropicaux (qui doivent être pelés), car ils sont souvent plus sucrés. Tenez-en compte !
       

      Diabète et voyages : les conseils pour de bonnes vacances

      Des activités adaptées

      En cas d’exercice physique (natation, déplacement en bateau, marche prolongée, sports), redoublez de prudence ! En effet, les conditions sont différentes de celles de votre lieu de départ : température, fatigue, alimentation, proximité des structures de soins, etc.

      Adaptez votre traitement (diminution de l’insulinothérapie ou de la dose de sulfamides avant l’effort), prévoyez vos collations voire du glucagon et des bandelettes. Notez que la plongée sous-marine avec bouteilles est fortement déconseillée aux diabétiques (surtout de type 1) et d’autant plus à l’étranger.

      En conclusion, votre maladie n’est pas un obstacle à un voyage à condition que votre diabète soit correctement équilibré et que vous ayez très bien préparé votre départ ! N’hésitez pas à en parler à votre médecin longtemps à l’avance… Et bonnes vacances !

      Dr Jean-Philippe Rivière

      Forum Diabète

    • http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/5741-diabetique-voyages.htm
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    Les News Santé


    Les polluants s'accumulent dans la graisse


    Jeudi 16 décembre 2010
    Dans l'air, dans notre alimentation... nous sommes souvent exposés à différents types de polluants. Si l'organisme élimine rapidement la plupart d'entre eux, certains persistent dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus. Lorsqu'ils sont de nature organique, ces polluants sont appelés Polluants Organiques Persistants (POPs), tels que la dioxine ou les PCBs. Dans l'organisme, les cellules graisseuses ont une affinité particulière pour ces substances, elles les captent et les stockent. Partant de ce constat, des chercheurs de l'Inserm ont voulu connaître l'effet d'un amaigrissement sur l'organisme.

    Les trois équipes de scientifiques ont analysé les graisses de près de 70 patients obèses suivis à l'hôpital pour une chirurgie de l'obésité associée à un régime. A partir d'échantillons sanguins et de tissus adipeux, ils ont estimé leur teneur en polluants persistants. Les mêmes mesures ont été effectuées chez des personnes minces. Premier constat : les personnes obèses accumulent une quantité totale de polluants 2 à 3 fois plus élevée que les personnes minces en raison d'une masse grasse plus grande.

    Un amaigrissement drastique induit par une chirurgie de l'obésité et un régime peut-il changer la donne ? Pas immédiatement, l'analyse des chercheurs montre une augmentation de ces polluants dans le sang. "Cette observation peut s'expliquer par une libération progressive des polluants dans la circulation sanguine du fait de la réduction de taille des cellules graisseuses" précise Robert Barouki. Au bout de 6 mois à 1 an, on constate néanmoins une diminution d'environ 15 % de la quantité totale des polluants les plus abondants tels que les PCB mais pas des polluants les moins représentés tels que les dioxines.

    Outre la persistance de certaines substances, cette étude point également les effets délétères de ces polluants. Chez les personnes opérées, les fonctions hépatiques, cardiovasculaires et pancréatiques étaient naturellement améliorées, mais ces améliorations étaient plus lentes chez les personnes ayant les taux de polluants sanguins les plus élevés. Selon le communiqué de l'Inserm, "cette dernière observation a été faite chez des personnes n'ayant pas une exposition particulièrement élevée aux polluants. Ainsi, des quantités de polluants relativement communes semblent capables d'affecter des paramètres cliniques et biologiques chez l'homme. Ce constat devra être complété par d'autres travaux, notamment des travaux expérimentaux nécessaires pour établir un lien de causalité".

    Sans attendre les résultats de ces futures études, ces résultats plaident fortement en faveur d'une meilleure prévention contre la contamination par ces polluants persistants.

    David Bême

    Sources :
    - Fate and Complex Pathogenic Effects of Dioxins and Polychlorinated Biphenyls in Obese Subjects before and after Drastic Weight Loss - Environmental Health Perspectives - 15 décembre 2010, étude accessible en ligne
    - Communiqué de l'Inserm - 15 décembre 2010

    Image : Crédit R Barouki/ Inserm



    Nos dossiers pour en savoir plus
    Surpoids et obésité
    Pollution et santé

    http://news.doctissimo.fr/les-polluants-s-accumulent-dans-la-graisse_article7548.html

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  • Insuffisance rénale: des traitements plus performants

    reins
    Lorsque les reins n'assurent plus que partiellement leur rôle de filtre, on parle d'insuffisance rénale chronique. Un traitement précoce permet de retarder l'échéance de la dialyse ou de la greffe. Et de récents progrès ont grandement amélioré ces deux options...

    Le rôle principal des reins est de filtrer le sang en permanence, pour éviter l'accumulation de substances toxiques. Il arrive que, pour différentes raisons, la fonction rénale diminue : c'est l'insuffisance rénale chronique. « En Belgique, 5 % à 10 % de la population vit avec une maladie rénale chronique. Et près d'une personne sur 900 atteint le stade d'insuffisance rénale terminale, nécessitant une dialyse ou une greffe de rein », constate le Pr Michel Jadoul, chef du service de néphrologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc, à Bruxelles.

    Ces chiffres sont en augmentation, à cause, notamment, du vieillissement de la population, synonyme d'augmentation des maladies cardiovasculaires, et de l'augmentation du diabète, les deux principaux responsables de l'insuffisance rénale. On estime aussi que le nombre de ceux qui souffrent d'insuffisance rénale terminale croît d'environ 5 % par an.

    Encourager le dépistage

    Des symptômes ? Justement, il n'y en a souvent pas, en tout cas au début de la maladie. « C'est dommage, car si la maladie est détectée suffisamment tôt, les traitements médicamenteux sont souvent capables de la freiner, donc de retarder l'échéance de la dialyse ou de la greffe souligne le Pr Jadoul. Celles-ci ne sont donc pas inéluctables. »

    Outre la prise de sang pour doser la créatinine, dont l'élévation du taux dans le sang indique un défaut d'élimination par les reins, il existe un autre moyen, très simple, pour déceler une maladie rénale : l'analyse d'urine. « Une présence anormale d'albumine dans les urines incite à faire une mise au point. On peut détecter la présence d'albumine avant qu'il y ait insuffisance rénale, et donner le traitement médicamenteux approprié pour ralentir la maladie. »

    Un dépistage est conseillé après 50 ans : il suffit de faire une analyse d'urine en même temps qu'une prise de sang demandée pour un contrôle de routine du diabète ou du cholestérol, par exemple. « Ou, si on ne doit pas se soumettre à une prise de sang régulière, on peut effectuer un examen d'urine tous les deux ou trois ans », recommande le Pr Jadoul.

    La dialyse, un filtre de substitution

    Lorsque la fonction rénale n'atteint plus que 9 % à 10 % de ses capacités (insuffisance rénale terminale), on passe à la dialyse, qui filtre le sang artificiellement à la place des reins défaillants. Il existe deux sortes de dialyse.

    L'hémodialyse consiste à placer deux aiguilles dans le bras du patient. L'une aspire le sang, l'autre le réinjecte. Entre les deux, le sang passe dans une machine qui le purifie. « On le fait un jour sur deux, ou bien trois demi-journées par semaine, explique le Pr Jadoul. L'hémodialyse peut se faire chez soi (grâce à une machine prêtée par l'hôpital), dans un hôpital, ou dans un centre de dialyse de proximité. »

    La dialyse péritonéale est également un système d'épuration extra-rénal. Mais à la différence de l'hémodialyse, elle utilise une membrane naturelle, le péritoine, située dans l'abdomen. Un cathéter est placé chirurgicalement, une fois pour toutes, pour permettre l'envoi d'une solution de dialyse (dialysat) dans la cavité péritonéale. Au bout de quelques heures, les déchets ont migré, via le péritoine, vers le dialysat, qui est alors remplacé par une nouvelle solution. Ce type de dialyse se fait chez soi, tous les jours.

    « Chaque type de dialyse a ses avantages et ses inconvénients, souligne le Pr Jadoul. Les deux peuvent se faire la nuit, ce qui permet d'avoir une journée plus libre. »

    La greffe : de moins en moins de rejets

    Autre option, plus radicale : la greffe. Lorsqu'elle est possible, elle représente la meilleure solution pour le patient, qui peut alors retrouver une vie normale. L'opération est désormais bien rôdée. « Ce qui progresse encore, ce sont les traitements immunosuppresseurs, qui visent à réduire le risque de rejet. Tous les trois ou cinq ans, on voit arriver de nouveaux médicaments.

    Il y a vingt-cinq ou trente ans, par exemple, on devait donner des doses de cortisone 5 fois plus élevées que celles qu'on donne aujourd'hui, parce que les médicaments sont mieux ciblés. » De fait, le nombre de rejets est en chute libre. « Dans les années 70, près de 60 % des patients faisaient un rejet dans la première année de greffe. Dans les années 80, on est descendu à 40 %, et aujourd'hui, on est aux environs de 10 % ! »

    Raccourcir le délai : le donneur vivant

    Mais comme pour toute greffe d'organe, il y a souvent un délai assez long entre l'inscription sur la liste d'attente et la greffe de donneur décédé. « En ce moment, le délai moyen est de deux ans et demi pour un rein. Mais la voie d'avenir, c'est la greffe à partir d'un donneur vivant. C'est également une technique dans laquelle on a fait des progrès considérables. Dans les pays nordiques, ou aux Etats-Unis, cette solution représente 40 % à 50 % des greffes. En Belgique, nous en sommes seulement à 10 % à 15 %, mais ce pourcentage est en nette augmentation. »

    Pourquoi une telle différence avec ces autres pays ? Il y a sans doute une question de mentalité, les pays nordiques, sous influence anglo-saxonne, étant traditionnellement plus ouverts à ce genre de pratique. « Et aussi parce qu'aux Etats-Unis, par exemple, le délai d'attente pour un donneur décédé est encore plus long qu'ici. Donc, par la force des choses, ils sont davantage poussés à s'orienter vers la greffe de donneur vivant. » Sur le long terme, les deux types de greffe sont équivalents, pour le patient.

     


    Auteur: Gwenaëlle Ansieau | Mise en ligne: 14-12-2010 | Mise à jour: 14-12-2010
    http://plusmagazine.rnews.be/fr/sante/traitements/artikel/1182/insuffisance-renale-des-traitements-plus-performants
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  • Hyperglycémie post-prandiale (HGPP)
    http://www.jim.fr/medecin/11_med_gen/e-docs/00/01/66/60/document_actu_med.phtml


    Pour les patients diabétiques, le seul moyen de limiter les complications vasculaires est d'obtenir un équilibre glycémique proche de la normale.
    Pour atteindre cet objectif, les valeurs cibles devraient en plus du contrôle de la glycémie à jeun et de l’ HbA1c, d'inclure également la lutte contre l’hyperglycémie post-prandiale, facteur de risque cardiovasculaire est maintenant largement admis.

    Outre son impact sur l'équilibre glycémique global (majeur lorsque l'HbA1c est inférieur à 7,3 %), la seconde raison de prendre en compte l'HGPP est son effet délétère spécifique sur la paroi vasculaire.

    Dans plusieurs études épidémiologiques, la glycémie post-prandiale (GPP) s'est en effet avérée être un facteur de risque majeur et indépendant de maladie cardiovasculaire tant chez les intolérants au glucose que chez les diabétiques de type 2 (4, 5).
    Il a même été montré dans une méta-analyse sur plus de 90 000 personnes suivies pendant 12 ans que le risque de maladie cardiovasculaire était plus étroitement corrélé à la glycémie post-charge (mesurée 2 heures après la prise de 75g de glucose) qu'à l'HbA1c et à la glycémie à jeun (6).
    Chaque état post-prandial dure environ 4 heures soit 12 heures par jour. En théorie, l’hyperglycémie post-prandiale (HGPP) devrait ainsi contribuer à 50 % de l’hyperglycémie globale mais en fait, la contribution des glycémies à jeun, interprandiale et post-prandiale à l’hyperglycémie globale dépend du taux d’HbA1c.

    Chez les sujets relativement « bien » équilibrés (HbA1c inférieure à 7,3 %), c’est-à-dire le plus souvent en phase précoce de la maladie, l’hyperglycémie post-prandiale (HGPP) contribue de façon prédominante au déséquilibre glycémique (70 %).

    En revanche, en cas de diabète évolué et de déséquilibre important (HbA1c supérieure à 10 %), ce sont les hyperglycémies interprandiale et de jeûne qui sont les contributeurs les plus importants à l’hyperglycémie globale.


    Au plan physiopathologique, les effets cellulaires et tissulaires propres de l’HGPP sont difficiles à distinguer de ceux de la glycémie à jeun.

    Rappelons que la toxicité vasculaire de l’hyperglycémie implique au moins 4 processus métaboliques principaux qui sont responsables d'une augmentation de la production des radicaux libres et du stress oxydatif. Ces modifications favorisent la dysfonction endothéliale et un état pro-thrombotique et pro-inflammatoire.

    Dans ce cadre, une ascension rapide de la glycémie (hyperglycémie aiguë comme on le voit en cas d’HGPP) joue un rôle spécifique (10). Les travaux récents de Monnier et coll. l’ont confirmé, et ont, en outre, montré que toutes les fluctuations glycémiques (hyperglycémie post-prandiale ou diminution glycémique rapide) activent le stress oxydatif de façon plus spécifique qu’une hyperglycémie chronique (11). Il est à noter également que l’hypertriglycéridémie post-prandiale joue aussi probablement un rôle dans la survenue de cette cascade d’événements métaboliques toxiques.

    L’HGPP s’avère ainsi désormais être un paramètre que le traitement doit contrôler au même titre que l’HbA1c et la glycémie à jeun.

    L’auto-surveillance glycémique est le meilleur outil pour apprécier l’hyperglycémie post-prandiale

    Afin que le gold standard de l’équilibre glycémique, l’HbA1c, reste dans les valeurs cibles actuelles, inférieure à 6,5 %, l’évaluation de la glycémie post-prandiale est nécessaire. L’auto-surveillance glycémique est le meilleur outil pour permettre un échantillonnage large des glycémies post-prandiales.
    De plus, c’est l’occasion pour le patient de prendre conscience des fluctuations glycémiques, de l’impact de la diététique et du traitement médicamenteux.

    Il n’y a actuellement pas de consensus sur le délai à respecter entre le repas et la mesure de la glycémie : un délai de 2 heures après le début du repas (1h30 pour certains) est fréquemment recommandé.
    L’objectif glycémique postprandial à atteindre doit être adapté au patient (1,40 à 1,80 g/l le plus souvent). Ces résultats d’auto-surveillance glycémique sont une aide précieuse pour adapter la prise en charge thérapeutique.

    Pour une prise en charge spécifique de l’hyperglycémie post-prandiales

    L’HGPP doit être modifiée par des mesures hygiéno-diététiques et pharmacologiques.

    Sur le plan diététique
    En premier lieu, la GPP dépend de la quantité des glucides ingérés pendant le repas et de la glycémie préprandiale. Ainsi, dans certains cas, le contrôle de la GPP peut passer par une réduction de la prise de glucides (en particulier rapides). Rappelons que les glucides doivent fournir environ 50 à 55 % de la ration énergétique journalière et que les apports glucidiques du diabétique de type 2 doivent se faire essentiellement sous forme d’aliments amylacés, et dans une moindre mesure, sous forme de fruit et de lait (lactose). Il est également recommandé de privilégier des aliments à index glycémique faible ou modéré et de consommer des fibres à chaque repas.

    Sur le plan médicamenteux
    Parmi les antidiabétiques oraux actuellement disponibles, les glinides (répaglinide) et les inhibiteurs des alpha-glucosidases (IAG) (acarbose, miglitol) sont plus particulièrement destinées au contrôle des HGPP.

    Les glinides sont des insulinosécréteurs ayant une pharmacocinétique intéressante mais ils ne sont pas dénués de risques d’hypoglycémie (aussi néfastes que les excursions glycémiques post-prandiales en terme de stress oxydatif) (11).

    En ralentissant l’absorption intestinale des glucides, les IAG, quant à eux, contrôlent spécifiquement l’HGPP sans risque d’hypoglycémie. En outre, en diminuant la GPP, ces molécules améliorent l’insulinorésistance et ont donc également une action (indirecte) sur la glycémie à jeun. Dans une étude ouverte, les patients traités par acarbose ont présenté une diminution de l’HbA1c de 1,8 ± 0,2 % et une réduction des glycémies à jeun et post-prandiale respectivement de 2,7 mmol/l et de 3,4 mmol/l (14).

    Les inhibiteurs des alpha-glucosidases représentent donc une classe thérapeutique intéressante dans la lutte contre l’hyperglycémie post-prandiale dont l’impact sur l’équilibre glycémique global et sur les complications macro-vasculaires est souligné actuellement. Ils sont en particulier utiles lorsque le contrôle de l’HbA1c est insuffisant (6 % <HbA1c < 6,5 %). Ils peuvent être prescrits, selon les dernières recommandations de l’HAS, soit en monothérapie (en cas de contre-indication ou d’intolérance à la metformine) à un stade précoce, soit en association à d’autres ADO ou à l’insuline à un stade plus tardif.

    L'étude STOP NIDDM menée chez des intolérants au glucose…

    L’étude STOP NIDDM (7) est une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, qui a évalué l’acarbose versus placebo. Les patients (n=1 429) étaient âgés de 40 à 70 ans, avaient un IMC entre 25 et 40 et présentaient une intolérance au glucose (glycémie plasmatique 2 heures après une charge orale en glucose entre 7,8 et 11,1 mmol/l) associée à une glycémie à jeun entre 5,6 et 7,7 mmol/l.

    Après un suivi moyen de 3,3 ans, le contrôle de l’HGPP avec l’acarbose a été associé à une réduction de 49 % du risque relatif (RR) d’événements cardiovasculaires. La diminution portait en particulier sur les risques d’infarctus du myocarde (RR=0,09 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,01 à 0,72 ; p=0,02). Même après ajustement pour les autres facteurs de risque majeurs, les effets bénéfiques de l’acarbose sur le risque cardiovasculaire restaient statistiquement significatifs (RR=0,66 ; IC95 de 0,24 à 0,90 ; p=0,02).

    … à la méta-analyse d’Hanefeld conduite chez des diabétiques

    Des résultats allant dans le même sens ont également été mis en exergue chez des diabétiques de type 2 dans une méta-analyse conduite par M Hanefeld et coll. en 2004 qui ont repris 7 études à long terme conduites avec l’acarbose versus placebo (8). Cette méta-analyse a regroupé 1 248 patients sous acarbose et 932 sous placebo. Après une durée de traitement d’au minimum un an, la fréquence des événements cardiovasculaires majeurs a été de 9,4 % dans le groupe placebo et de 6,1 % dans le groupe acarbose (p = 0,006). La différence était également significative lorsque seuls les infarctus du myocarde étaient pris en compte (9 cas sous acarbose contre 19 sous placebo ; p = 0,01). Au total, le risque d’infarctus du myocarde a été diminué de 64 % chez les patients traités par acarbose pendant au minimum un an comparativement aux sujets sous placebo.

    Dr Clémentine Faivre

     
    
    (1) Nathan DM et coll : Management of hyperglycemia in type 2 diabetes : a consensus algorithm for the initiation and adjustement of therapy. A consensus statement from the American Diabetes Association and the European Association for the Study of Diabetes. Diabetologia 2006 ; 49:1711-1721 
    
    (2) Recommandations de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de la Haute Autorité de santé (HAS) : Traitement médicamenteux du diabète de type 2. Novembre 2006. 
    
    (3) Monnier L et coll. : Contributions of fasting and post-prendial plasma glucose increments to the overall diurnal hyperglycemia of type 2 diabetic patients. Diabetes Care 2003 ; 26 (3) : 881-885. 
    
    (4) Hanefeld M et coll : Risk factors for myocardial infarction and death in newly detected NIDDM : the Diabetes Intervention Study, 11-year follow-up. Diabetologia 1996 ; 39:1577-83. 
    
    (5) Hanefeld M. : Postprandial hyperglycaemia : noxious effects on the vessel wall. Int J Clin Pract Suppl 2002 ; 129 : 45-50. 
    
    (6) Coutinho M et coll : The relationship between glucose and incident cardiovascular events. A metaregression analysis of published data from 20 studies of 95,783 individuals followed for 12,4 years. Diabetes Care 1999 ; 22:233-240. 
    
    (7) Chiasson JL et coll. : Acarbose et risque d’événements cardiovasculaires et d’hypertension artérielle chez les patients intolérants au glucose. Etude STOP-NIDDM. JAMA 2003 ; 290 (4) : 486-494. 
    
    (8) Hanefeld M, et coll. Acarbose reduces the risk for myocardial infarction in type 2 diabetic patients : meta-analysis of seven long-term studies. Eur Heart J 2004 ; 25 : 10-6.
    

    .

     

     http://www.esculape.com/endocrino/dnid_hyperglycemie_post_prandiale.html

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  • Association pour le Développement de l'Information et de
    la Recherche sur la Sexualité

    Troubles de l'érection, éjaculation prématurée… Il est souvent difficile de se confier et ces problèmes peuvent entraîner une dégradation de la vie des personnes qui en sont victimes. Mais retrouver votre santé sexuelle est aujourd'hui le plus souvent possible. Vous trouverez auprès de l'ADIRS une oreille attentive qui préserve votre anonymat.

     

    L'ADIRS est une association à but non lucratif, créée par des médecins français, qui rejoint l'initiative de certains pays européens pour fournir au grand public des renseignements sur la sexualité, au moyen d'une ligne d'aide téléphonique.

    Qu'est-ce que l' ADIRS ?

    Logo de l'ADIRS Partant du constat selon lequel des idées fausses et de multiples tabous culturels et religieux entretiennent encore trop souvent les appréhensions et la gêne à consulter, ils ont choisi de mettre à la disposition du public un numéro indigo afin que l'anonymat de l'appel puisse permettre aux personnes concernées de dépasser leurs réticences.

    Pourquoi l'ADIRS ?

    L'ADIRS a été créée :

    • Pour informer objectivement sur la sexualité, les problèmes qui lui sont liés,   les solutions ou les traitements disponibles, aussi bien le grand public que   les enseignants, les éducateurs, les journalistes et les soignants ; 
    • Pour aider les individus ou les couples en difficulté sexuelle à accéder aux   structures qui les aideront à trouver des réponses ou à résoudre leurs   problèmes ; 
    • Pour aider à la recherche dans le domaine de la sexualité.

    Quels sont les moyens de l'ADIRS ?

    Pour toucher un public très large, l'ADIRS dispose de différents moyens :

    • Une ligne d'aide téléphonique (indigo) : 0 825 00 00 10 (ouvert le lundi de 9H à 17H et le vendredi de 14H à 18H) ;
    • Une équipe de médecins sexologues pour répondre aux appels ; 
    • Un site internet : http//www.adirs.org ; 
    • Un service de réponses écrites individuelles ; 
    • Un service de fourniture de documentation écrite ; 
    • Une journée d'information annuelle ; 
    • Un bulletin de liaison.

    Un premier bureau a été mis en place, avec un comité scientifique regroupant les meilleurs spécialistes français afin de garantir la qualité de l'information diffusée.

    Dr Agnès Mocquard

    Vous rencontrez parfois des problèmes d'érection. Vous n'êtes pas seul. Venez en parler sur notre forum.

    http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag0906/se_1791_sexu_ligne_tel.htm

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  • Hypertendus, évaluez la qualité de votre sommeil -
    Journée nationale de lutte contre l'hypertension (14/12/2010)

    Apnée du sommeil, ronflements, réveils nocturnes… perturbent vos nuits et vous exposent à des risques cardiovasculaires. Pour sensibiliser les hypertendus à l'importance d'un sommeil de qualité et les personnes sujettes à des troubles du sommeil au risque d'hypertension artérielle, le Comité français de lutte contre l'hypertension artérielle édite un nouveau livret d'information sur le sujet.

    Intitulé "Hypertendus, dormez-vous bien ?", ce document résume les principales avancées dans la connaissance des liens qui existent entre le sommeil et la pression artérielle et propose des applications pratiques pour mieux comprendre ce qui se passe lorsque nous dormons.

    La dette de sommeil, facteur de risque d'hypertension

    Hypertension sommeilPrès de 11 millions de Français sont traités pour une hypertension artérielle et on estime à plus de 4 millions le nombre de patients qui s'ignorent. Qualifiée de "mal silencieux", cette élévation de la pression sanguine est rarement perceptible, ce qui retarde d'autant la prise en charge. Or, une hypertension mal contrôlée double le risque de maladie cardiovasculaire.

    Naturellement, la pression artérielle évolue au cours de la journée et de la nuit. Elle peut être influencée par quantité de facteurs que nous maîtrisons plus ou moins bien, comme le stress, une émotion, ou un effort intense. En mettant l'organisme au repos, le sommeil entraîne une baisse de la pression artérielle, de 10 à 20 % en moyenne. Ce n'est qu'au petit matin que la pression artérielle remonte progressivement pour atteindre des valeurs normales (pression systolique < 14, et pression diastolique < 9). Lorsque le sommeil est perturbé, la fatigue qui s'ensuit favorise la production d'hormones du stress, la rétention de sel et la prise de poids, trois facteurs de risque d'hypertension artérielle. Le sommeil joue donc un rôle primordial dans le contrôle de l'hypertension artérielle.

    60 % se plaignent d'insomnies ponctuelles

    Or, près de 60 % des gens se plaignent d'insomnies ponctuelles. L'insomnie sévère, c'est-à-dire un mauvais sommeil toutes les nuits avec des conséquences diurnes très importantes en terme de somnolence, touche environ 5 % de la population. L'insomnie modérée, un mauvais sommeil deux ou trois nuits par semaine, concerne quant à elle 10 % de la population.

    D'autres troubles peuvent perturber la qualité du sommeil, parmi lesquels le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS). Ces pauses respiratoires qui fragmentent les nuits, dont la durée peut aller jusqu'à une minute, entraînent une baisse de la concentration en oxygène du sang, ce qui amène le cerveau à élever la pression artérielle. On estime que 30 à 40 % des hypertendus présenteraient des apnées du sommeil. L'enquête FLAHS menée en juin 2010 auprès de 3 718 adultes de 35 ans et plus, par le CFLHTA avec la collaboration de Kantar Health France, montre d'ailleurs une prévalence du SAOS plus de 2,5  fois plus importante chez les patients ayant une hypertension isolée par rapport à la population générale. Et à l'inverse, un patient apnéique sur deux est hypertendu. Les ronflements sont également plus fréquemment observés chez les patients hypertendus que dans la population générale (33 % vs 24 %).

    Un livret et un test pour évaluer la qualité de son sommeil

    Malheureusement, ces symptômes sont très rarement diagnostiqués, et encore moins souvent traités. Pour sensibiliser les hypertendus à l'importance d'un sommeil de qualité, le CFLHTA publie à l'occasion de la Journée nationale de lutte contre l'hypertension, le 14 décembre 2010, un nouveau livret d'information intitulé "Hypertendus, dormez-vous bien ?". Téléchargeable sur son site Internet et disponible en version papier, ce document revient sur les liens entre sommeil et hypertension et sur la façon dont les troubles du sommeil peuvent engendrer une hypertension. Le CFLHTA invite également les hypertendus à procéder à un test pour savoir s'ils présentent des signes évocateurs d'apnée du sommeil. Le cas échéant, cette information permettra à leur médecin traitant de prendre en charge spécifiquement ce problème, avec pour effet un meilleur contrôle de leur hypertension.

    Amélie Pelletier - Le 9 décembre 2010

    Sources :

    Dossier de presse du CFLHTA.
    Livret 2011. Hypertendus, dormez-vous bien ? (téléchargeable sur Internet)

    Hypertension artérielle, le mal silencieux
    Bien dormir

    Vous avez dit sommeil ?
    Les ronfleurs ont plus de risque d'hypertension artérielle
    Ronfleurs fatigués : gare aux apnées du sommeil !

     Forum Insomnie et troubles du sommeil
     Forum Hypertension artérielle

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/hypertension_arterielle/14824-hypertension-sommeil.htm

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  • A1c : l'alliée indispensable du diabétique

    Face à l'augmentation du nombre de diabétiques, les experts s'inquiètent des nombreuses complications que peut entraîner cette maladie. Cécité, amputation, infarctus. Pour les prévenir, une nouvelle campagne d'information a été lancée.

    Sédentarité, obésité, vieillissement de la population… on assiste aujourd’hui à une véritable épidémie de diabète. En France, cette pathologie touche 2,2 millions de personnes, 600 000 d’entre elles ignorant être malade. Le diabète est pourtant loin d'être anodin : c'est la première cause de cécité et d'amputation chez les adultes occidentaux notamment. Mais un bon équilibre du diabète permet de prévenir de telles complications.

    De nombreux risques de complications

    Quel que soit le type de diabète, l'augmentation du taux de sucre dans le sang s'accompagne de lésions diverses. L'hyperglycémie peut ainsi entraîner des complications qui peuvent être très graves :

    • Affections cardiovasculaires : les personnes atteintes de diabète présentent les mêmes risques cardiovasculaires que les non-diabétiques ayant déjà eu une crise cardiaque et les accidents vasculaires cérébraux frappent deux fois plus les diabétiques hypertendus que les hypertendus ;
    • Au niveau de la rétine : on observe des hémorragies et la prolifération de nouveaux vaisseaux avec un risque majeur de cécité ;
    • Au niveau des reins : l'hyperglycémie entraîne une perturbation de leurs capacités de filtration et une atteinte rénale pouvant entraîner la nécessité de dialyse (rein artificiel) ou de greffe ;
    • Des lésions nerveuses peuvent diminuer la sensibilité au niveau des pieds, favorisant les plaies et les infections. Le diabète est la première cause d'amputation, non consécutive à un accident.

    Equilibrer son diabète permet d'éviter la survenue de ces complications redoutables. Pour contrôler la bonne gestion de sa maladie, le patient dispose de deux indicateurs : la mesure de la glycémie et surtout le taux d'hémoglobine glycosylée ou HbA1c ou A1c. Pourtant en France, un diabétique sur trois seulement bénéficie d’un bon contrôle glycémique.

    L'A1c corrélée au risque de complications

    Diabète a1cEn laboratoire ou à l'aide d'un lecteur portatif dans le cadre d’une auto-surveillance, la mesure de la glycémie peut se faire à jeun ou avant les repas dans la journée. Elle doit être comprise entre 0,80 et 1g/l. On peut aussi la mesurer 1h30 après le début du repas (glycémie postprandiale) et sa valeur normale est inférieure à 1,40 g/l. Mais cette lecture donne une image instantanée du taux de sucre dans le sang, ce qui est inadapté pour "mesurer le bon contrôle du diabète" dans le temps.
    La mesure du taux d'hémoglobine glycosylée ou A1c est le dosage le plus adapté à l'évaluation de l'équilibre glycémique total. Il permet d'évaluer le taux de glucose sur une période de trois mois. Sa valeur doit être inférieure à 7 % afin de réduire au mieux les risques de complications. Selon l'étude menée au Royaume-Uni baptisée UKPDS, chaque réduction d'1 % de l'hémoglobine A1c réduisait le risque d'apparition des complications de 35 %.

    Pour comprendre comment l'A1c peut traduire trois mois de contrôle glycémique, découvrez le mécanisme en jeu :

    • Le glucose peut adhérer aux protéines si le temps de contact entre le glucose et la protéine est suffisamment long ;
    • Si toutes les protéines ont cette particularité, l'hémoglobine A1c des globules rouges permet de mieux traduire le taux de sucre dans le sang ;
    • La durée de vie d'un globule rouge étant de 120 jours, la mesure de l'A1c est le témoin du niveau moyen du taux de sucre dans le sang pendant cette période ;
    • Sa valeur est exprimée en pourcentage de l'hémoglobine totale. La valeur normale est comprise habituellement entre 4 et 6 %. Au-delà de 8 % relevés avec deux contrôles successifs, le traitement doit être revu et adapté.

    Un taux d'hémoglobine A1c situé en dessous de 7 % permet de prévenir les complications liées au diabète.

    Retenez 7 et soyez en dessous… pour mieux vivre aujourd’hui et demain

    L'Association française des diabétiques (AFD), l'Association de langue française pour l'étude du diabète et des maladies métaboliques (Alfediam) et Sanofi-Aventis ont donc lancé une vaste campagne nationale d'information du public autour du thème "Vous avez du diabète ? Comme moi, vivez pleinement vos passions sous le 7". Au-delà de la volonté d'informer et de sensibiliser les patients à un meilleur suivi de leurs traitements, une vaste enquête est également lancée dans le cadre de cette campagne. Cette enquête appelée "Diabète, équilibre et perceptions" a pour objectif de mieux appréhender le vécu du diabétique et les répercussions de la maladie sur sa qualité de vie. La parole est donnée aux diabétiques à travers une trentaine de questions, chacun pourra exprimer son anxiété, sa fatigue, sa difficulté ou non à suivre son traitement. toutes ces données étant mises en perspective avec le taux d'hémoglobine A1c. Les résultats de cette enquête lancée en 2005 ont permis de mieux comprendre le vécu de cette maladie :
    En 2005, 64 % des patients diabétiques interrogés connaissaient ainsi la limite du taux d'hémoglobine glyquée HbA1c à ne pas dépasser, signe de l'équilibre de leur diabète, ce qui n'était pas le cas en 2003 (seulement 21 %). Il reste cependant des progrès à accomplir, puisque la même enquête a révélé que parmi les 76 % des patients connaissant bien leur taux d'hémoglobine glyquée HbA1c, plus de la moitié d'entres-eux demeuraient au-delà du seuil des 7 %. Quoi qu'il en soit, dans plus de 8 cas sur 10, les patients diabétiques interrogés ont jugé la campagne d'information 2005 "intéressante". Respectivement, 7 et 8 % des patients diabétiques ont déclaré avoir parlé de la campagne d'information 2005 avec leur diabétologue ou leur médecin généraliste ; 20 et 30 % avec d'autres patients diabétiques ou leur entourage.

    Un numéro de téléphone Allo Diabète 3260 est mis à disposition des diabétiques et des professionnels de santé pour répondre à toutes les questions sur le diabète. Un site http://www.sousle7.com/ permet également d'en savoir plus.

    Luc Blanchot

    Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/7203-diabete-a1c-02.htm

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  • Mieux gérer son diabète avec les édulcorants

    Malgré le diabète, on peut être un gourmet... et les édulcorants  peuvent être des alliés précieux pour un plaisir gustatif sans risque, que l'on soit diabétique de type 1 ou 2. Car la plupart n'ont pas d'impact sur le taux de sucre dans le sang.

     

    Edulcorants diabèteLe diabète se définit par des glycémies (taux de glucose sanguin) trop élevées : plus de 1,26 g à jeun. Il est dû, selon le type de diabète, soit à la quasi absence de production d'insuline par le pancréas, soit à l'inefficacité de l'insuline produite. Le résultat est le même : les glucides consommés, sous forme de pain, féculents, fruits, ou sucreries, s'accumulent dans le sang, voire dans les urines, et ne parviennent pas aux organes qui ont besoin de carburant.

    Sucre et diabète : que recommandent les diabétologues ?

    Pendant des années, on a conseillé aux personnes diabétiques de limiter le plus possible leur apport glucidique. Mais, cela aboutissait à des régimes hyperlipidiques (trop gras), favorisant l'hypercholestérolémie et la survenue d'incidents cardiovasculaires. De nos jours, on recommande une alimentation normo-glucidique, avec toutefois des bémols : une répartition de la consommation des glucides tout au long de la journée, sur 3 à 4 repas, et un choix de glucides à digestion lente, qui n'élèvent pas brutalement et fortement la glycémie : en pratique, des aliments céréaliers complets plutôt que raffinés. Les fruits sont conseillés plutôt au sein qu'en dehors des repas. Quant aux produits sucrés, sucre blanc, confitures, gâteaux..., ils ne sont pas à proscrire, mais il faut en manger de façon modérée, et toujours au sein de repas complets. Dans la mesure où ces aliments ne sont pas indispensables à l'équilibre alimentaire (les nutritionnistes parlent de "calories vides"), on a tendance à les déconseiller aux personnes diabétiques en surpoids : quand on a un diabète de type 2 avec quelques kilos en trop, un amaigrissement a toutes les chances d'améliorer les glycémies.

    Les atouts des édulcorants pour les diabétiques

    Les édulcorants intenses : aspartame, acésulfame K, sucralose, saccharine, cyclamate de sodium, thaumatine, n'ont aucun impact sur la glycémie. En effet, bien que ces substances aient un pouvoir sucrant élevé, elles ne comptent pas parmi les glucides, même le sucralose qui est obtenu à partir du sucre. Par ailleurs, leur apport calorique est nul ou négligeable, ce qui est un atout pour les personnes diabétiques de type 2 qui doivent perdre du poids2. Même si on ne recherche pas un amaigrissement, la consommation d'édulcorants intenses permet de s'offrir davantage de plaisirs "sucrés", le sucre devant être modéré au profit des féculents et des fruits. Les polyols, sorbitol, mannitol, isomalt, lactitol, xylitol, peuvent élever très légèrement la glycémie. Il ne faut pas en abuser, mais il est préférable de choisir les bonbons et les chewing-gums sans sucre qui en contiennent, plutôt que des sucreries traditionnelles. L'apport calorique des polyols est de 2 kcal par gramme, 2 fois moins que le sucre.

    Les usages des édulcorants de table pour le diabétique

    Les édulcorants de table, principalement commercialisés sous forme de comprimés ou de poudre, sont obtenus à partir d'édulcorants intenses, ils ne comportent pas de polyols.
    Il faut savoir que les édulcorants en poudre apportent un peu de glucides, sous forme de lactose ou maltodextrine, généralement 0,5 g par cuillère à café. A moins d'en mettre des proportions anormalement élevées dans ses aliments, cela est négligeable. Si on a du mal à se passer de sucre dans les boissons chaudes, cafés, thés, infusions, l'usage d'édulcorants est recommandé. Car le sucre consommé sous forme de boissons se digère très vite, et par conséquent élève la glycémie trop rapidement, et fortement selon la quantité.
    Les édulcorants en poudre sont intéressants pour "sucrer" les laitages natures, et surtout les fruits (compotes, salades de fruits), qui apportent déjà par eux même des glucides. Ils permettent aussi de réaliser toutes sortes de desserts, crèmes, gâteaux, glaces. Toutefois, lorsqu'on fait un gâteau, il ne faut pas oublier que la farine contient des glucides, dans ce cas, on mange un peu moins de pain ou de féculents. Il faut aussi éviter les recettes riches en beurre, l'excès de graisses saturées étant déconseillé pour protéger les artères. On peut néanmoins remplacer le beurre par une margarine de bonne qualité, riche en oméga 3 et 6.

    La consommation d'aliments alléges en sucre chez le diabétique

    Il existe toute une gamme d'aliments allégés en sucre, la plupart comportant des édulcorants intenses. Pour les personnes diabétiques qui ne veulent pas se contenter de boire de l'eau, les sodas "light", et les eaux aromatisées sans sucre, sont vivement conseillés. Les boissons normalement sucrées, trop hyperglycémiantes, sont à réserver aux hypoglycémies. Pour les aliments, il faut bien lire l'étiquetage. La mention : "sans sucre" signifie sans saccharose. Ainsi, une confiture ou un chocolat,  "sans sucre" peut tout à fait contenir, en remplacement du sucre, une association d'édulcorants intenses, de polyols, et de fructose, un glucide dont il faut tenir compte. Tous les aliments allégés en sucre ne comportent pas forcément des édulcorants intenses. Par exemple, une compote ou un dessert lacté allégé peuvent simplement être un peu moins sucrés (moins 25%) qu'un produit traditionnel. Le mieux est de comparer les valeurs nutritionnelles mentionnées sur les emballages, et en cas de doute, de demander conseil à son diabétologue ou son diététicien.

    Florence Daine

    1 - Stratégie de prise en charge du patient diabétique de type 2, à l'exclusion de la prise en charge des complications. Recommandations de la Haute Autorité de Santé, 2000, réactualisées en 2006.

    Forum Cuisine minceur

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/edulcorant/articles/11681-edulcorants-diabetiques.htm

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  • L’hiver approche : vive les potages !

    Simple, agréable et rapide à préparer, la soupe apporte vitalité, chaleur et équilibre pour les petits comme les grands en toute saison.

    Il y en a pour tous les goûts : tomates, carottes, brocolis…ce qui permet de varier les plaisirs.

    Dans le commerce, nous trouvons les soupes sous différentes formes. Elles sont, pour la plupart, prêtes à l’emploi et très pratiques d’utilisation : soit liquides (en brique, en bouteille ou en conserve), déshydratées (des sachets de poudre à reconstituer avec de l’eau …) ou surgelées. La tentation d’y avoir recours est donc grande.

    Faite maison ou prête à l’emploi, la soupe mérite plus que jamais sa place à notre table, car elle apporte de nombreux bienfaits pour la santé. Elle est essentiellement composée d’eau et de légumes : deux éléments essentiels d’une alimentation équilibrée. En effet, les professionnels de la santé recommandent de consommer quotidiennement au moins 1,5 litre d’eau et 5 portions (environ 400 g au total) de fruits et légumes par jour. Une assiette de soupe (250 ml) représente déjà 1/6ième de la quantité de liquide nécessaire et presque deux portions de légumes (150 g). La soupe est donc un excellent choix pour atteindre ces objectifs et pour couvrir les besoins en vitamines, minéraux, antioxydants et en fibres alimentaires. Ces dernières améliorent le transit intestinal et peuvent avoir un effet favorable sur le cholestérol.

    Pour un grand volume, la soupe de légumes possède peu de calories et peu de graisses (notamment peu de cholestérol et de graisses saturées), à condition d’être sans matière grasse et sans féculents. Elle peut être consommée sans limites et sans mauvaise conscience.

    Mais attention : les soupes faites maison ou industrielles n’ont pas toutes la même composition. La teneur en sucre et en graisse peut passer du simple au triple ! En effet, on peut trouver, pour les potages industriels, de nombreux ingrédients indésirables, comme p.ex. sirop de glucose, fécule de pommes de terre, amidon modifié de maïs, graisses végétales, huile de palme, glutamate de sodium, crème fraîche, sucre, arômes, protéines de lait, acidifiants…

    Certaines ont une valeur énergétique très faible, proche des soupes de légumes « maison » (environ 50 kcal par assiette de 250 ml), mais d’autres peuvent apporter autant de calories et de graisses qu’un plat de légumes frits ou en gratin, soit plus de 250 kcal par assiette de 250 ml !

    Un conseil important est donc de bien lire la composition nutritionnelle sur l’étiquette.

    Méfiez-vous des noms et indications sur l’emballage, ils ne reflètent pas toujours la valeur énergétique du potage. Par exemple, certaines soupes dites à 0 % de matière grasse ou potages « minceur » peuvent être aussi, voire plus caloriques, qu’une soupe « à la crème fraîche » !

    Un potage ne doit pas être une source de glucides !

    On trouve des potages légumes industriels contenant jusqu’à 6-7 g de glucides pour 100 ml (avec de la fécule, du sucre ou du sirop de glucose, amidon de maïs…) Il est préférable, lorsque la soupe n’est pas mangée comme repas principal, de ne pas ajouter de féculents (pomme de terre, fécule, farine, riz…) pour épaissir. Pour réaliser des potages onctueux ou veloutés, il suffit d’ajouter du potiron, de la courgette ou du céleri rave aux légumes de base ou de doubler simplement la portion de légumes en couvrant juste les légumes d’eau. *

    Des critères de choix des potages industriels sont les suivants :

    • Les potages « maison » ou frais en bouteille, les surgelés et les tétrabriques sont à préférer aux potages en boîte et déshydratés
    • Le ou les légumes doivent être le premier ingrédient dans la liste !
    • Il est préférable de choisir des potages dont la teneur en graisses soit environ 1,5 g de lipides par 100 ml avec un maximum de 25 kcal pour 100 ml (environ 60 kcal par assiette de soupe) *

    Les potages repas

    La soupe peut également être utilisée comme plat principal, à condition de l’accompagner d’un laitage et/ou de pain (si le potage ne contient pas de féculents) et d’un fruit, sinon on risque de réduire les quantités du repas et avoir faim quelques heures après.

    Les potages repas peuvent être enrichis en féculents, pommes de terre, pâtes, vermicelles ou lentilles, haricots secs… et parfois de viande maigre, en évitant le lard, saucisses…

    Qu’en est-il du régime « soupe » ? 

    Des soupes aux choux ou autres soupes y sont principalement consommées, car elles auraient des vertus amaigrissantes.

    La soupe, en tant que telle, ne fait pas maigrir, mais elle exerce une influence positive sur notre comportement à table. A côté du faible apport calorique, le bol de soupe a un effet coupe-faim. Consommée en entrée, la soupe participe à réduire l’apport énergétique total du repas, en procurant un effet de satiété plus rapide et plus long, en remplissant l’estomac, grâce à sa richesse en eau et en fibres. Vu sous cet angle, un bol de soupe en début de repas peut être très intéressant dans le cadre d’un régime amaigrissant ou de contrôle de poids.

    Le régime « soupe » est à déconseiller. L’efficacité de ce pseudo-régime n’a été démontrée par aucune étude scientifique. La quantité de calories ingérées pendant cette période est trop faible (moins de 1500 kcal). La perte de poids consiste essentiellement d’eau, plutôt que de graisse. Le métabolisme se ralentit et il y a risque d’effet yoyo : à long terme, on ne maigrit pas, mais on regrossit !

    Delphine Schumacher
    diététicienne

     

    * références : ABD (Association Belge du Diabète)

    http://www.ald.lu/fr/articles/dietetique/l-rsquo-hiver-approche-vive-les-potages/

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  • Huile et vinaigre : bien choisir son assaisonnement !

    L’huile et le vinaigre sont, après le sel et le poivre, les alliés indispensables de la cuisine. Pourtant, les choisir revient aujourd’hui à un  véritable casse-tête ! Ainsi, pour l’huile, il faut sélectionner la variété : olive, noix, tournesol…. Puis il faut se décider pour le moyen d’extraction :  première pression à froid, extra-vierge… Pour le vinaigre, il faut choisir, vin, cidre, balsamique… Petit guide pour ne pas rater votre vinaigrette !

    Huile et vinaigre sont indispensables en cuisine. Mais comment choisir ceux qui vous conviennent ?

    La bonne variété d’huile

    Vous le savez certainement, toutes les huiles n’ont pas la même valeur nutritionnelle. Certaines ont en effet des bénéfices plus prononcé pour l’organisme, notamment en le protégeant des maladies cardiovasculaires. Mais dans tous les cas les huiles restent des de lipides dont il ne faut pas abuser ! Pour schématiser, on peut classer les huiles en fonction de leur richesse en acides gras insaturés (les "bonnes graisses") : la noix est la plus riche en Omega 3, la noisette et l’huile d’olive sont riches en monoinsaturés, le germe de blé ou le tournesol contiennent de la vitamine E…

    Mais en fait c’est un peu plus compliqué, car il faut également considérer le rapport entre les acides gras polyinsaturés (Omega 6/Omega 3, qui doit approcher 5), et il faudrait prendre en compte les autres graisses que vous avalez… Sans parler de l’utilisation (friture, assaisonnement…) qui peut détruire les vitamines ou de modifier les teneurs… En clair chaque huile a ses avantages et ses inconvénients, et les nutritionnistes conseillent d’ailleurs de changer de temps en temps, pour varier les apports en acides gras insaturés. Pour en savoir plus, lisez notre article Mets de l’huile... dans l’assiette !

    Lire l’étiquette

    Une fois que vous vous êtes décidé pour la ou les variétés d’huiles qui vous conviennent, il faut encore choisir le mode de fabrication. Pour cela, il faut savoir décrypter ce qui est indiqué sur l’étiquette…

       Huile végétale : c’est la dénomination la plus basique. Il s’agit souvent d’un mélange d’huiles de différentes variétés, raffiné par chauffage ou divers procédés chimiques.
       Huile vierge : celle-ci est obtenue uniquement grâce à des procédés mécaniques (pas de traitement chimique ou de chauffage).
       Huile extra-vierge : c’est une huile vierge avec un taux d’acidité très bas et un goût très prononcé. La Rolls des huiles…
       Extraction/pression à froid : cela indique qu’il n’y a pas eu de chauffage lors de l’extraction. Les huiles vierges sont par définition obtenue par pression à froid, la mention est donc facultative sur celles-ci. A noter que les huiles d’olive sont toutes extraites "à froid" aujourd’hui et que l’argument n’a plus vraiment de raison d’être…

    Choisir le bon vinaigre

    Vous avez choisi votre huile, maintenant il faut opter pour le bon vinaigre pour accompagner vos salades et autres plats. Car en la matière le choix a aussi fortement augmenté. Mais c’est plus une question de goût que de qualités nutritionnelles.

       Le vinaigre de vin. C’est le vinaigre classique. Il peut-être obtenu avec du vin blanc ou du vin rouge, et il aura un goût moins prononcé dans le premier cas.
       Le vinaigre blanc : C’est un vinaigre fabriqué à partir d’alcool de betterave… Il est peu utilisé en cuisine, mais surtout pour la conservation (pour les cornichons par exemple).
       Le vinaigre de cidre : il est souvent moins acide que le vinaigre de vin.
       Le vinaigre balsamique : c’est un vinaigre "de luxe" originaire de Modène (Italie). Il est obtenu avec la fermentation de moûts de raisin et de vinaigre de vin. Attention, il a goût très prononcé, il faut en mettre moins que le vinaigre classique.
       Le vinaigre de Xeres : Originaire d’Espagne, il est issu de vins de cépages précis, vieillis en fûts de chêne.

    Sachez enfin que l’on trouve aujourd’hui de plus en plus de vinaigres aromatisés : échalote, herbes… aux goûts intéressants.

    n ce qui concerne le choix du vinaigre, il n’y a pas vraiment de règles. Certains préconisent d’harmoniser le vinaigre et le vin servi à table (blanc avec blanc, rouge avec rouge…). En cuisine, chaque vinaigre s’adapte aux différents plats : vinaigre de vin pour les viandes, de cidre pour les poissons… A vous de faire selon vos goûts.

    Les secrets de la vinaigrette

      Le sel se dissout mal dans l’huile : mélangez le plutôt au vinaigre ;
      La moutarde n’est pas obligatoire, mais elle permet de stabiliser votre vinaigrette ;
      Respectez toujours l'ordre : la moutarde en premier sur laquelle vous versez l'huile puis le vinaigre;
      
    Mettez toujours la vinaigrette au dernier moment sur la salade, juste avant de servir, pour ne pas flétrir les feuilles;
      
    Ajoutez de l’aneth ou de l’échalote pour plus de saveurs.

    Bon appétit

    Alain Sousa

    Le syndicat national des fabricants de vinaigre

     Forum Cuisine, recettes, ustensiles...

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/regimes/articles/9381-huile-vinaigre-assaisonnement.htm

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