• "L’utilisation du laser est la technique d’avenir"

    Les varices, qui s’accompagnent parfois de la sensation de jambes lourdes, peuvent être traitées sous certaines conditions grâce à une opération. Chaque année 150 à 200 000 interventions sont réalisées en France, c’est la 4e par ordre de fréquence. Le Dr Jean-Luc Gérard, angiologue attaché à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, répond aux questions de Doctissimo.

    Doctissimo : Quels sont les différents stades de la maladie variqueuse ?

    Dr Jean-Luc GérardDr Jean-Luc Gérard : On peut en distinguer deux : l'état pré-variqueux avec une sensation de jambes lourdes, et le stade des varices, avec des veines qui sont plus ou moins apparentes. Les veines sont dites incontinentes, avec augmentation de la symptomatologie en particulier quand il fait chaud, quand on est en station debout prolongée ou pendant les règles.

    Doctissimo : Les veinotoniques sont-il efficaces ?

    Dr Jean-Luc Gérard : Oui, même si on entend régulièrement le contraire. Ceux qui émettent des doutes font reposer leur argumentation sur l'absence d'étude après 1990. Ils oublient toutes celles qui avaient été faites auparavant et qui allaient toutes dans le même sens. Il a été prouvé que ces médicaments sont efficaces pour les personnes qui ont des varices et ont mal aux jambes.

    Doctissimo : A quel moment peut-on envisager une opération ?

    Dr Jean-Luc Gérard : Si on se place dans une perspective purement conservatrice, il ne faudrait enlever que les varices d'un diamètre supérieur à 7 mm. Mais les jeunes femmes ne veulent pas attendre d'avoir des varices énormes avant de les traiter. Si elles ont une vraie incontinence de la veine à partir de l'aine, même si elle ne fait que 5 mm, on procèdera tout de même à l'intervention. Il y a de toute façon toujours un arbitrage entre le point de vue esthétique et médical.

    Doctissimo : Y-a-t-il des contre-indications ?

    Dr Jean-Luc Gérard : Elles concernent classiquement les femmes enceintes, celles qui allaitent, celles qui ont des antécédents de phlébites, celles qui ont des problèmes d'infection, tels que des ulcères ou une grippe, dans ces derniers cas la contre-indication n'est que temporaire. Il faut y ajouter toutes les personnes à risques d'artérites ou qui ont des antécédents familiaux de pontage coronaire, de diabète, de cholestérol. L'écho-doppler indispensable avant une intervention des varices, vérifiera aussi l'absence d'artérite même infraclinique.

    Doctissimo : Quelles sont les différentes techniques opératoires ?

    Dr Jean-Luc Gérard : Elles sont nombreuses.

    • Le stripping est aujourd'hui le "gold standard", l'intervention de référence recommandée par l'ANAES (NDLR Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé). Elle existe en 2 variantes : soit en arrachant la veine principale à l'aide d'un stripper, soit en retournant la veine à l'intérieur (par invagination).
    • La sclérothérapie qui consiste à injecter une substance qui va irriter la paroi de la veine de telle sorte qu'elle se rétracte. Cette technique a été améliorée grâce à l'injection guidée par l'échographie qui permet d'être plus précis.
      La cryochirurgie qui consistait à congeler la veine à l'azote, a quasiment été abandonnée, en raison d'un taux de récidive trop important.
      La CHIVA (Cure hémodynamique de l'insuffisance veineuse en ambulatoire), développée par le Dr Franceschi en 1988, conserve la veine en dérivant les veines superficielles malades, vers les veines plus profondes. Cette méthode, qui suscitait un enthousiasme quasi général, a beaucoup déçu car le taux de récidive est important.
    • Ajoutons l'introduction par voie endoveineuse de clips pour réduire le calibre des veines, ou encore le système Closure, sorte de sonde qui va chauffer la veine à une température de 80°C. Elle est introduite par voie percutanée jusqu'à l'aine, puis doucement retirée.

    Doctissimo : Vous êtes vous-même un adepte de la technique par laser…

    Dr Jean-Luc Gérard : Cela consiste à introduire une fibre laser par voie percutanée, pour brûler la veine, sans abord chirurgical. La lumière se transforme en chaleur avec une certaine longueur d'onde (810, 940, 980 nanomètres), chauffe le sang qui va à son tour chauffer la paroi. J'utilise la 980 nm qui me semble être la longueur d'onde la plus adaptée. Sa cible est l'hémoglobine et l'eau. Le laser endoveineux peut être réalisé dans un cabinet médical, la durée totale du traitement étant d'environ 1 heure, le patient pouvant ensuite rentrer chez lui et continuer ses activités normales.

    Doctissimo : Quels avantages et inconvénients présente-t-elle ?

    Dr Jean-Luc Gérard : Le stripping nécessite une journée ou deux d'hospitalisation, une anesthésie loco-régionale (péridurale), voire générale, et un arrêt de travail d'environ 3 semaines. En revanche les techniques par radiofréquence ou laser se pratiquent en ambulatoire, avec une anesthésie locale, ce qui supprime le problème psychologique de ceux qui les redoutent. Enfin l'arrêt de travail n'est que d'une semaine voire moins. L'inconvénient, réside dans le fait que seule la veine principale est traitée, et non les veines accessoires qui sont dépendantes de la saphène. Mais par radiofréquence ou laser, on pourra traiter secondairement par phlébectomie, en ambulatoire, les branches accessoires en cas de besoin. Je pense néanmoins qu'il s'agit d'une technique d'avenir car simple, efficace, peu invasive et devrait réduire le coût total du traitement.

    Propos recueillis par Mathieu Ozanam - 09 avril 2004 - Mis à jour le 15 février 2009

     Forum Jambes lourdes

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/varices/sa_5579_varices_laser_itw.htm

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  • Cholestérol

    Définition

    Indispensable à la vie, le cholestérol est un constituant des membranes qui entourent les cellules. Il est également indispensable à la fabrication des hormones produites par les glandes génitales et surrénales.

    Cependant, l'excès de cholestérol (et d'autres lipides) dans le sang conduit à la formation de plaques sur la paroi des artère : c'est l'athérosclérose.

    Dans le corps humain, le cholestérol a deux origines :

    • 70% proviennent du foie ;
    • 30% de l'alimentation.

    L'unité internationale de mesure du cholestérol total est la millimole par litre ou mmol/L.

    Les taux normaux du cholestérol total (CT) sont :

    • Avant 30 ans : 1,50 à 2,0 g/L (4 à 5,2 mmol/L) ;
    • Après 30 ans : 2 à 2,5 g/L (5,2 à 6,4 mmol/L)

    Lire aussi : le bilan lipidique dans notre section «analyses médicales»

    Mécanismes

    Dans le sang, les lipides (graisses) circulants, dont le cholestérol, ne sont pas solubles dans l’eau. Ils sont donc « portés » par des protéines qui elles sont solubles. Ces protéines porteuses sont appelées lipoprotéines (lipoproteins en anglais)

    Classiquement, on distingue trois types de lipoprotéines :

    • Les Low Density Lipoproteins ou LDL, de densité légère ;
    • Les Very Low Density Lipoproteins ou VLDL, de très faible densité ;
    • Les High Density Lipoproteins ou HDL, de haute densité.

    Le « mauvais » cholestérol

    Les LDL prennent le cholestérol au foie et l'emmènent dans l'organisme. Ce cholestérol a tendance à se déposer dans les artères et à les obturer. C’est le «mauvais» cholestérol.

    Le « bon » cholestérol

    Les HDL, récupèrent le cholestérol déposé dans les vaisseaux et le ramènent au foie. C’est le «bon» cholestérol.

    Suite à une prise de sang, on détermine quelle partie du cholestérol est portée par les HDL et quelle partie l’est par les LDL.

    Le taux normal de HDL-cholestérol (le « bon » cholestérol) est de :

    • Homme : 0,4 à 0,65 g/L ou 1,0 à 1,65 mmol/L ;
    • Femme : 0,5 à 0,8 g/L ou 1,3 à 2,0 mmol/L.

    Ce taux varie en fonction du régime alimentaire, du mode de vie, de la prise de certains médicaments.

    En cas d'alimentation riche en graisses animales et donc en cholestérol, les LDL se multiplient. Le taux global de cholestérol sanguin augmente. Les transporteurs lourds (HDL) sont débordés et ne peuvent plus faire le ménage. La graisse se dépose alors sur les plaques d'athérome.

    En dessous de 0,35 g/l soit 0,9 mmol/L (mesuré à plusieurs reprises) le risque cardiovasculaire existe.

    Si le rapport Cholestérol Total/HDL > 5 : le risque relatif coronarien est multiplié par 20.

    Le rapport cholestérol total/HDL-cholestérol doit être :

    • Inférieur à 5 chez l'homme ;
    • Inférieur à 4,4 chez la femme.

    Le danger provient de l'excès de LDL-cholestérol. L'autre fraction, le HDL-cholestérol, a au contraire un rôle protecteur puisqu'il favorise la réduction des plaques d'athérome.

    Causes et facteurs de risque

    L’alimentation

    Le cholestérol est majoritairement fabriqué dans le foie à partir des graisses de l'alimentation. Le cholestérol n'est pas lié à la quantité de graisses ingérées, mais à leur qualité.

    Les graisses de l'alimentation sont constituées d'acides gras qui sont de trois sortes :

    • Les acides gras saturés ;
    • Les acides gras mono-insaturés ;
    • Les acides gras poly-insaturés.

    Dans la nourriture, le «mauvais» cholestérol se retrouve uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n'y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu.

    Les sources principales de cholestérol sont les oeufs, le lait entier, les abats (foie et coeur), la charcuterie et la viande (boeuf, poulet, porc et autres)

    Le cholestérol est invisible dans la viande. Dans le boeuf, 95% du cholestérol est dans la viande rouge, très peu dans le gras !

    Les acides gras mono-insaturés sont neutres : huile d'arachide, huile d'olive...

    Les acides gras poly-insaturés sont protecteurs et se trouvent dans certaines graisses végétales (huiles de maïs, soja, tournesol, colza, noix) et les huiles de poisson. Ils n'interviennent pas dans la synthèse du cholestérol. Ils augmentent le taux des HDL utiles à l'élimination du cholestérol.

    Un régime inadapté (riche en graisses animales) peut conduire à une hypercholestérolémie et donc à l’arthérosclérose.

    Cependant, la nature est injuste et il existe une sensibilité individuelle (souvent familiale) aux graisses animales. Certains individus pourront en manger des quantités élevées et conserver un taux de cholestérol bas. D’autres, auront un cholestérol élevé avec un régime alimentaire pauvre en graisses du même type.

    Après 80 ans, la relation cholestérol et mortalité est plutôt inversée : des taux bas de cholestérol augmentent le risque de cancer, dépression, mort non cardiovasculaires.

    Hypercholestérolémie iatrogènes ou dues aux médicaments

    Un certain nombre de médicaments sont susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :

    Pilule contraceptive et hyperlipidémie

    En l'absence de facteur de risque associé (tabac y compris) et avec une alimentation pauvre en graisses saturées, la pilule peut être prescrite jusqu'à un niveau de cholestérolémie totale égal à 3 g/l.

    Une pilule très faiblement dosée est toutefois recommandée.

    La pilule reste contre-indiquée en cas d'hypertriglycéridémie > 2 g/l.

    Hypertriglycéridémie

    Les triglycérides (TG) sont essentiellement portés par les VLDL et dépendent en grande partie du métabolisme des sucres ; ils sont délétères car pourvoyeurs d’athérome.

    Le taux normal des triglycérides est :

    • Chez l’homme : 0,5 à 1,5 g/L ou 0,6 à 1,7 mmol/L ;
    • Chez la femme : 0,4 à 1,6 g/L ou 0,45 à 1,5 mmol/L.

    Une hypertriglycéridémie (HTG) isolée ne constitue pas un facteur indépendant de risque coronarien. Une HTG doit toujours faire évoquer ou rechercher :

    • Une obésité ;
    • Une consommation d'alcool, parfois même modérée ;
    • Un trouble du métabolisme des glucides : diabète et/ou trouble de l’insuline
    • Une insuffisance rénale ;
    • Une hypothyroïdie ;
    • Une origine médicamenteuse (contraceptif oral, dérivés de la vitamine A, diurétiques thiazidiques, bêtabloquants, corticothérapie)
    • Plus rarement : stress, hépatite virale, Sida, pancréatite…

    Les facteurs protecteurs

    Un certain nombre de facteurs biologiques sont des facteurs « protecteurs » :

    • HDL-cholestérol > 1,6 mmol/l soit 0,60 g/l (confirmée sur plusieurs mesures), permet de soustraire un facteur de risque ;
    • Femmes avant la ménopause – ou femme ménopausée sous TSH (traitement hormonal substitutif).

    [?] Les signes de la maladie

    A proprement parler, il n’y a pas de signe clinique pouvant évoquer à coup sûr une hypercholestérolémie.

    La recherche de ce trouble métabolique doit être faite :

    Soit lors d’un bilan systématique de santé ;

    Soit face à un patient déjà porteur d’un facteur de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, obésité, tabagisme, homme de plus de 45 ans, femme ménopausée, contraceptif oral, antécédents familiaux cardiovasculaires, stress…) ;

    Soit chez un sujet déjà porteur d’une maladie liée à l’athérosclérose (artérite des membres inférieurs, angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale…).

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Le simple dosage du cholestérol total (CT) n’est pas suffisant. Il faut également doser le HDL-Cholestérol et les triglycérides (TG).

    A partir de ces trois chiffres, il est possible de calculer le taux de « mauvais cholestérol » ou LDL-Cholestérol :

    • En gramme/Litre : LDL Chol = Chol total - HDL Chol - (TG x 0,16) ;
    • En mMoles/Litre : LDL Chol = Chol total - HDL Chol - (TG x 0,37).

    L’évolution

    La complication majeure de l’excès de cholestérol est la constitution d’une athérosclérose. Les symptômes que présentera le patient porteur seront totalement fonction des artères atteintes :

    • Artères coronaires : angine de poitrine (angor) et infarctus du myocarde ;
    • Artères cérébrales : accidents vasculaires cérébraux (AVC) par thrombose d’une ou plusieurs artères irriguant le cerveau ;
    • Aorte : anévrysme aortique, dissection aortique ;
    • Membres inférieurs : artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ;
    • Artères rénales : hypertension artérielle rénale par néphroangiosclérose (obstruction des artères et artérioles rénales).

    Les diagnostics à éliminer

    La découverte isolée d’une hypercholestérolémie totale n’est pas suffisante pour affirmer l’existence chronique de ce trouble métabolique.

    Certaines hypercholestérolémies sont secondaires :

    • A la prise de médicaments : cortisone, pilule, rétinoïdes, antihypertenseurs…
    • A l’existence d’une maladie : hypothyroïdie.

    Il suffira alors d’interrompre la prise du médicament responsable ou de traiter la l’hypothyroïdie pour que le trouble du métabolisme lipidique disparaisse.

    D’autres hypercholestérolémies sont génétiques et héréditaires, et particulièrement difficile à traiter.

    Il faut également savoir qu’un repas très riche en graisses peut accroître ponctuellement le taux de cholestérol. Le retour à un régime alimentaire normal suffit alors à normaliser le cholestérol sanguin.

    Traitement

    Lorsqu’on désire diminuer les quantités de cholestérol présentes dans l’organisme, quelles sont les possibilités ?

    La solution la plus facile et la plus sensée, est de diminuer les apports de cholestérol par un régime. C’est la première chose que vous proposera un médecin si vos lipides sanguins sont peu élevés. Lorsque cette solution est insuffisante, le médecin pourra avoir recours au médicaments.

    Le régime alimentaire

    Aujourd'hui la nourriture moyenne fournit environ 600 mg de cholestérol par jour alors qu'il ne faudrait pas dépasser 300 mg.

    Le patient doit :

    • Consommer de préférence des graisses végétales poly-insaturées et mono-insaturées (tournesol, maïs, soja, colza, noix, olive, pépins de raisin) ;
    • Eviter les graisses d'origine animale et les graisses saturées (lait entier, beurre, viandes grasses, charcuteries, etc.) ;
    • Eviter les aliments riches en cholestérol : jaune d'oeufs, abats (cervelle, rognons, foie), noix, amandes, crème fraîche, homard, crustacés, oeufs de poissons dont le caviar ;
    • Préférer le poisson, le veau, les volailles, le cheval aux viandes grasses et consommer très peu d'alcool.

    Lorsque le régime ne suffit pas à ramener le taux sanguin du cholestérol à la normale, des médicaments hypolipémiants ou hypocholestérolémiants doivent être prescrits.

    Les médicaments : les hypolipémiants

    Ils en existe plusieurs grandes familles parmi lesquelles figurent les fibrates et les statines.

    La stratégie des traitements médicamenteux actuels de l’hypercholestérolémie comporte deux axes principaux :

    • Diminuer la production naturelle de cholestérol par le foie.
      Cela peut se réaliser en inhibant certaines enzymes de la chaîne de fabrication comme par exemple la HMG CoA réductase, traduisez HydroxyMéthylGlutaryl CoenzymeA réductase. Une enzyme est une protéine qui va provoquer ou faciliter une réaction biochimique. La HMG CoA réductase est une enzyme clé de la synthèse du cholestérol au niveau du foie. Son inhibition réduit donc les taux sanguins de cholestérol car 70% du cholestérol de notre corps provient de notre foie. C’est un des modes d’action des hypolipémiants de la famille des statines (simvastatine, pravastatine, fluvastatine, cérivastatine et atorvastatine). Cette famille est susceptible d’interagir avec d’autres médicaments comme les anticoagulants oraux.
    • Augmenter l’élimination naturelle du cholestérol de la circulation sanguine.
      Les hypolipémiants de la famille des fibrates (clofibrate, fénofibrate, ciprofibrate, bézafibrate et gemfibrozil) permettent, entre autres, une modification de la capture du cholestérol, et en particulier du « mauvais cholestérol », par nos cellules. Ils diminuent ainsi les quantités de cholestérol et de triglycérides circulants dans notre sang.
      Par ailleurs, une partie du cholestérol sanguin est excrété naturellement dans l’intestin par la bile, sous forme d’acides biliaires. Dans l’intestin, ces acides biliaires sont réabsorbés plus ou moins selon certains facteurs. En empêchant cette réabsorption, on augmente l’élimination dans les selles et on diminue la quantité de cholestérol dans le sang. La colestyramine est une résine qui bloque les acides biliaires dans l’intestin et empêche leur réabsorption. Ce qui entraîne une baisse du cholestérol dans le sang. Ce médicament peut entraîner une constipation, ce qui peut parfois conduire à l’arrêt du traitement. De plus, il diminue aussi l’absorption d’autres médicaments, entraînant des interactions médicamenteuses.

    Quand seul le taux de triglycérides est élevé (cholestérol normal), si le régime et la suppression des boissons alcoolisées ne suffisent pas, on utilise les fibrates ou les huiles de poisson riches en acides gras dits oméga 3-polyinsaturés.

     Forum Hypertension et problèmes cardiovasculaires
    Forum Cholestérol

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
    Forum Psychologie
    Forum Nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_800_cholesterol.htm

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  • Quand le corps va mal, la tête va mal…

    Etre atteint d'une maladie grave ou chronique a un énorme impact psychologique. Cancer, diabète, troubles cardiaques, Sida… bien souvent, les traitements négligent les maux de l'esprit. La journée mondiale de la santé mentale 2004 était l'occasion de revenir sur ces relations entre le corps et la tête.

    Le 10 octobre 2004, journée mondiale de la santé mentale, l'Organisation Mondiale de la santé et de la fédération mondiale pour la santé mentale souhaitent souligner l'importance de l'approche psy dans les maladies chroniques et graves.

    Quand le diabète monte à la tête !

    Etat psychologiquePlus de 3 millions de Français sont diabétiques. L'impact de cette maladie chronique est plus important qu'on ne le croit : ces malades sont deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression que le reste de la population. Pourtant, leur médecin traitant oublie bien souvent de se préoccuper de leur bien-être mental. Les liens entre les deux maladies sont d'ailleurs complexes. Certes, il y a certainement une influence du vécu de la maladie et des contraintes liées au traitement chronique, mais le diabète serait également à l'origine de modifications hormonales pouvant favoriser la baisse de l'humeur. A l'inverse, la dépression pourrait augmenter les risques de résistance à l'insuline. L'approche du bien être et de la qualité de vie doit ainsi être toujours présent dans le traitement de cette maladie.

    Un coeur en or…

    Les liens entre les maladies de la tête et celles du coeur sont nombreux. Selon les autorités de santé américaines, "l'anxiété et la dépression multiplient par deux ou par trois le risque d'hypertension, raison principale de la maladie cardiovasculaire". Dans l'autre sens, un cardiaque sur deux connaîtra des problèmes de dépression alors que cette maladie touche habituellement une personne sur cinq. Il s'agit donc d'un véritable cercle vicieux : plus on souffre d'anxiété et de dépression, plus on a de risques cardiovasculaires… et plus on risque la déprime ! Le seul moyen de briser cet engrenage est donc d'accorder une attention particulière à son bien être mental pour prévenir les risques. Aussi n'hésitez à vous faire aider.

    L'épreuve du cancer

    Nul ne peut rester serein face à l'annonce d'un cancer. Le diagnostic est une source évidente d'angoisse, voire de dépression. D'ailleurs, de nombreux hôpitaux proposent aujourd'hui un soutien psychologique en plus du traitement classique (lire à ce propos notre dossier Soutien psy face au cancer). Car la dépression toucherait un quart des personnes concernées par cette maladie. Un soutien psychologique permet notamment de diminuer l'intensité de symptômes et des effets secondaires des traitements, et améliore ainsi la qualité de vie.

    Faire face au Sida

    Aujourd'hui, les trithérapies ont certes complètement changé la prise en charge du sida. Mais on ne guérit pas de cette maladie, et les traitements sont loin d'être anodins. C'est pourquoi les troubles psychologiques restent importants : stress, anxiété, angoisse… Il existe également un risque de démence directement lié au virus du sida. Le soutien psy est donc essentiel. D'abord, il permet de mieux affronter la maladie, car les liens entre système immunitaire et humeur sont nombreux mais cette aide est également importante pour faire face aux effets secondaires des traitements, et ainsi mieux les accepter.

    Trouver un soutien

    Affronter une maladie nécessite une force mentale importante. Si vous venez d'apprendre le diagnostic d'une affection chronique ou grave, pas question de vous isoler, de ne plus voir personne. Cela ne va pas vous aider, au contraire.

     

     

    Quand le corps va mal, la tête va mal…

    Aussi n'hésiter pas à demander conseil à un spécialiste, psychologue ou psychiatre. Car vous ne pourrez aller mieux dans votre corps que si vous allez mieux dans votre tête !

    Louis Asana

    Vaincre le cancer
    Faire reculer les maladies cardiovasculaires
    Sida : briser le silence !
    Diabète : le nouveau fléau

     Forum Psychothérapies
    Forum Cancer(s)
    Forum Diabète
    Forum Sida
    Forum Problèmes cardiovasculaires : hypertension, infarctus, avc

    Mis à jour le 5 août 2009

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    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2004/mag1008/8124-maladies-etat-psychologique.htm

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  • CHOUX-FLEUR

     

     
    Saison Printemps
    Automne
    Hiver

    Catégorie Légume


    Mieux connaître Le chou-fleur, comme l’indique son nom, est une inflorescence, un groupe de tiges ramifiées et développées qui portent des boutons floraux nuageux et blancs, les florettes, qui n’écloront jamais. Les variétés de chou-fleur appartiennent à des groupes se distinguant par leur saison de production. On parle donc de choux-fleurs de printemps, d’été, d’automne et d’hiver. On trouve ainsi du chou-fleur toute l’année sur les étals français. Il provient surtout de Bretagne, du Nord et du Sud-Est de la France. Une mention spéciale pour le spectaculaire Romanesco dont les florettes pyramidales sculptent un étonnant légume vert-jaune. On trouve ce graphique chou-fleur de la mi-septembre à la mi-octobre.

    Connaissances nutritionnelles Sa valeur énergétique modérée, associée à un apport minéral et vitaminique bien diversifié, rend le chou-fleur tout à fait intéressant nutritionnellement. Sa richesse en vitamine C mérite d’être mieux connue : une portion de 200 g de chou-fleur cuit permet en effet de couvrir la plus grande partie du besoin quotidien en cette vitamine. Et ceci quelle que soit la saison, puisque le chou-fleur est disponible toute l’année !
    Il fournit enfin des fibres très efficaces sur le transit intestinal, et sa tolérance, la meilleure parmi les légumes de la famille des choux, est encore augmentée si on prend soin de le blanchir à l’eau bouillante, et de ne pas le cuire trop longtemps, ce qui préserve de plus ses qualités nutritionnelles et gastronomiques.
    Pour une bonne digestibilité
    Le chou-fleur renferme, comme tous les choux, des composés soufrés qui donnent naissance, lors de la cuisson, à des phénols et à de l’hydrogène sulfuré. Ces substances peuvent être responsables de flatulences chez des consommateurs ayant des intestins sensibles. Pour bien le tolérer, on peut le “blanchir” en le plongeant tout d’abord dans une eau bouillante, quelques minutes, casserole découverte. Cela permet l’élimination d’une bonne partie des dérivés soufrés les plus volatils. On le cuit ensuite dans une autre eau, ou à la vapeur.
    Comme la production d’hydrogène sulfuré se poursuit durant la cuisson, on recommande de ne pas prolonger celle-ci trop longtemps : on limite ainsi la formation dans le légume de dérivés soufrés mal supportés, et le chou-fleur est alors beaucoup plus digeste.
    La couleur du chou-fleur
    Le chou-fleur est une inflorescence (ou tout simplement une fleur) de couleur blanche, à peine teintée de beige. Il ne contient que peu de pigments : essentiellement quelques flavones, de couleur jaune très pâle. Mais comme beaucoup de fleurs, il renferme des “précurseurs de pigments”, notamment d’anthocyanes (des pigments violets, pourpres ou bleus).
    Sous l’effet de divers facteurs (chauffage, lumière, traces de métaux...), il arrive que des colorations inattendues apparaissent dans le chou-fleur.
    Ainsi, dans un milieu alcalin (eau calcaire, par exemple), les flavones peuvent prendre une teinte jaune plus ou moins marquée. Pour éviter ce phénomène, il suffit d’ajouter au liquide de cuisson un peu de jus de citron, acide : le chou-fleur restera bien blanc. Il est même arrivé qu’on observe, très exceptionnellement, des colorations bleues plus ou moins marquées, liées à la transformation des précurseurs d’anthocyanes, en pigments propement dits...
    Des substances protectrices
    On a isolé dans le chou-fleur, comme dans les choux en général, des substances azotées complexes appelées “indoles”. Elles ont un effet protecteur reconnu vis-à-vis de l’apparition de certains cancers. Les fibres et la vitamine C, présentes dans le chou-fleur à des taux élevés, sont aussi des substances dotées de propriétés “anti-cancer”. Tout ceci contribue à faire du chou-fleur un aliment utile à prévoir dans l’alimentation, dans un but de prévention des lésions cancéreuses.


     
     
    Comment choisir Bien blanches, les florettes du chou-fleur doivent être régulières et présenter un grain fin et serré. S’il est vendu couronné de ses feuilles, l’aspect de celles-ci est un bon gage de fraîcheur.

    Comment Conserver
    Le chou-fleur se garde 2 ou 3 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur. Lavé, divisé en petits bouquets placés dans une boîte hermétique, il se conservera mieux encore.
    Ce légume-fleur se congèle facilement et peut ainsi se conserver 6 mois : il suffit de faire blanchir les bouquets (en les trempant 3 min. dans de l’eau bouillante salée) et de bien les égoutter avant de les congeler.


    Comment préparer Il suffit de séparer les petits bouquets de chou-fleur et de les passer sous l’eau du robinet.

    Comment Cuire
    Les bouquets de chou-fleur cuisent en 10-15 minutes dans un grand volume d’eau bouillante (modérément salée). À la vapeur, comptez 5-10 minutes de cuisson.
    Pour réaliser une crème de chou-fleur, asséchez le légume cuit en le cuisant de nouveau, à sec dans une casserole jusqu’à ce qu’il roussisse, puis mouillez cette pâte “caramélisée” avec le jus de cuisson.
    Pour cuire uniformément un chou-fleur entier, entaillez son trognon en croix.


    Trucs et

    astuces

    Pour conserver leur blancheur aux bouquets de chou-fleur, ajoutez le jus d’un demi-citron à l’eau de cuisson. Une cuillerée de farine ou un croûton de pain dans ce même liquide limiteraient les effluves du chou-fleur.
    Mais si vous ne savez pas comment choisir entre farine ou jus de citron, adoptez les recommandations anglaises qui préconisent de cuire certains légumes dans un “blanc pour légumes”, mélange d’eau additionnée de farine, d’huile et de jus de citron, à raison d’une cuillerée à soupe de chaque ingrédient pour un litre d’eau.
    Pour faire un gratin, il faut bien égoutter le chou-fleur puis le presser légèrement dans un linge pour lui enlever toute eau excédentaire.


    Suggestions d'utilisation Des salades
    Chou-fleur cru servi avec une sauce à l’avocat, au yaourt, au jus de citron vert et au piment de cayenne.
    Chou-fleur cuit et œufs durs hachés, servis avec une vinaigrette à l’ail et à la moutarde (ou une sauce mayonnaise tomatée).
    En entremets salés
    Flan : chou-fleur cuit, égoutté, mixé, et mélangé à 2 jaunes et 1 œuf entier battus avec 20 cl de crème fraîche, de la muscade. Le tout est cuit 25 à 30 min au bain-marie. Servi chaud avec un coulis de tomate fraîche.
    Mousse : chou-fleur cuit, mixé avec de la crème fraîche et du curry. Pour accompagner des rôtis de bœuf ou de veau.
    Terrine : chou-fleur cuit, mixé avec du bouillon chaud mélangé à 4 feuilles de gélatine, du fromage de chèvre frais, des herbes hachées.
    Et encore
    Variante à la gratinée de gruyère : oignons et champignons revenus puis mouilés de madère, mélangés aux florettes et mêlés de béchamel; chou-fleur nappé d’une béchamel mélangée à de la crème fraîche, de la moutarde en grains, des câpres.
    Beignets : bouquets de chou-fleur trempés dans de la pâte à frire puis saupoudrés d’amandes en poudre.
    Pâtes et bouquets de chou-fleur cuits mélangés à une sauce constituée de gingembre frais râpé, d’anchois écrasés et d’huile d’olive.


    Histoire Sans doute originaire du Proche-Orient, le chou-fleur était déjà connu et apprécié des Grecs et des Romains. Tombé dans l’oubli durant une longue période, il devait réapparaître au XVIème siècle, grâce aux marins gênois qui le ramenèrent du Levant... comme un légume nouveau ! Au siècle suivant, Olivier de Serres, le grand agronome, l’évoque parmi les productions de culture peu aisée. La Quintinie, responsable des jardins et potagers du Roi Soleil, faisait d’ailleurs venir des graines de Chypre pour pouvoir obtenir des choux-fleurs.
    Ce n’est qu’à la fin du XVIIème siècle qu’on réussira à le multiplier par semis en France. C’est sous le règne de Louis XV (qui en était friand) qu’on nommera “à la du Barry” (du nom de l’une des favorites du roi) certaines préparations à base de chou-fleur. Ce légume est alors de plus en plus cultivé, et très populaire. Dès la fin du XIXème siècle, près de vingt variétés de choux-fleurs étaient produites dans notre pays, devenu l’un des spécialistes de ce légume.


    Source
    www.fraichattitude.com

    http://www.doctissimo.fr/produit-legume-CHOU-FLEUR.htm

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  • hygiène de vie

    Une bonne hygiène de vie, ça n’est pas forcément un régime de privation ! Surveiller son alimentation au quotidien, savoir quoi manger au bon moment, adapter son alimentation en fonction des occasions… Pas la peine de trop se restreindre, ni de s’adonner à un exercice physique impossible ! Quelques règles simples de diététique vous aideront à compenser certains écarts, et à mieux vivre votre diabète.


    L’alimentation au quotidien

    Outre l’hérédité, le surpoids joue un rôle majeur dans la survenue du diabète de type 2. Plus il y a de graisses dans l'organisme, surtout au niveau abdominal, plus l’insuline a du mal à faire rentrer le sucre dans les cellules. Le sucre reste donc dans le sang, d’où le diabète. Environ 70 % des diabétiques de type 2 sont en surpoids. Et pour améliorer sa glycémie, perdre 10 % de son poids est bénéfique.

     

    Pour que des diabétiques puissent maigrir durablement, les diabétologues recommandent les régimes équilibrés à restriction calorique modérée. L’objectif étant d’obtenir une vitesse de perte pondérale comprise entre 2 et 4 kg par mois.

     

    Maigrir ne rime pas forcément avec régime draconien. En modifiant un peu sa façon de s’alimenter, il est possible de perdre quelques kilos, qui sont souvent un encouragement pour continuer à faire des efforts. Le mieux, c’est d’y aller doucement. Une perte de poids même modérée peut réduire, voire faire disparaître, certaines manifestations liées à l’insulinorésistance comme l’hypertension et les anomalies des graisses du sang.

     

    Quelques règles d’or à respecter pour maigrir ou, au moins, ne pas grossir

    • Se faire aider par son diabétologue ou un diététicien.
    • Manger assez de protéines (viande, poisson, laitages…)
    • Manger suffisamment de glucides (féculents, fruits, légumes secs), en quantités fractionnées dans la journée.
    • Manger le moins de graisses animales possible.
    • Ne pas sauter de repas.
    • S’autoriser occasionnellement un écart en utilisant les équivalences.
    • Avoir une activité physique quotidienne et adaptée à chacun.

    Pour équilibrer le diabète sur le long terme, il est indispensable de manger mieux, tous les jours. Ce sont les excès répétés dans la semaine qui empêchent de perdre du poids, voire font grossir.

    Que manger ?

    Une personne diabétique devrait en théorie composer son alimentation avec 55 % de l'apport énergétique total sous forme de glucides, 30 % sous forme de lipides et 15 % sous forme de protéines. C’est en effet l’équilibre alimentaire recommandé que l’on soit diabétique ou non.

    Loin de devoir faire des calculs compliqués à chaque repas, voici une ligne de conduite autour de laquelle vous pourrez composer vos menus :

    • Féculents et pain : à chaque repas. Pâtes, riz, lentilles, pommes de terre, pain… Ils apportent de l’énergie et calment la faim.
    • Légumes verts: à chaque repas (déjeuner, dîner bien entendu). Crus ou cuits, mais sans matière grasse ajoutée, ou très peu. Source de fibres, ils permettent le rassasiement et ralentissent la digestion.
    • Fruits frais : deux à trois par jour. Source de glucides, ils sont aussi riches en vitamines, minéraux, et fibres.
    • Viande, poisson et oeufs : une à deux fois par jour, en privilégiant les poissons même gras. Attention aux charcuteries, viandes en sauce et produits panés.
    • Laitages : trois par jour. Evitez les produits trop gras comme le fromage et les laitages au lait entier. Optez plutôt pour des produits allégés en matière grasse, comme le lait demi-écrémé, les yaourts à 0 % et les fromages blancs à 20 % de matière grasse.
    • Huile et graisses : une cuillère à soupe maximum par repas. Préférez les matières grasses d’origine végétale (margarines et huiles).
    • Boisson : 1,5 litre d’eau par jour. Café, thé sans sucre ou avec de l’édulcorant. Eventuellement, un à deux verres de vin par jour.

    Adapter son alimentation

    Fast-food le midi, dîner au restaurant, pique-nique un week-end… la vie moderne et active ne permet pas toujours de pouvoir prendre les repas chez soi.

     

    Quoiqu’il en soit, les patients diabétiques de type 2 doivent veiller à équilibrer leur diabète et à limiter la quantité de sucres rapides et de graisses des aliments qu’ils consomment, tous les jours.
    A chaque restaurant son « bon » et son « mauvais » plat, voici un guide pour vous aider à choisir.

    • Fast food : un cheeseburger, une salade de crudités, une salade de fruits frais, une boisson « light » ou de l’eau.
    • Pizzeria : Crudités, une pizza aux légumes (champignons…) et jambon ou œuf.
    • Boulangerie, sandwicherie : un sandwich jambon-crudités, un yaourt, un fruit.
    • Restaurant asiatique : un rouleau de printemps, des crevettes sautées, du riz blanc, des litchis.
    • Couscous : évitez l’entrée, couscous poulet, carpaccio d’orange.
    • Crêperie : A base de lait, de farine et d’oeufs, les crêpes constituent la base d’un repas complet. Limitez-vous à deux crêpes : une salée et une sucrée, ou deux salées. Une crêpe jambon, œuf, tomate, champignon et une crêpe au sucre ou à la compote.
    • Un apéritif : l’alcool est très calorique et peut perturber votre glycémie s’il est consommé à jeun ou en excès. Optez plutôt pour un apéritif non alcoolisé et non sucré. Ou alors contentez-vous d’un verre d’alcool à déduire des 2 verres de vin autorisés par jour, sans oublier de grignoter quelques biscuits d’apéritif et légumes crus pour ne pas rester à jeun.
    • http://www.diabete2-patients.com/c1_1.php

     

     

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  • Surpoids : ne sautez pas le petit-dej

    Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. En matière de surpoids et d'obésité, c'est la stricte vérité ! Car sauter ce premier repas aurait des conséquences dramatiques sur le poids. Nos conseils pour partir du bon pied dès le matin…

     

    Le matin, vous ne prenez jamais le temps de manger ? Attention, vous menacez directement votre santé !

    Un repas incontournable

    Mais la première mesure à prendre pour enrayer l'épidémie d'obésité est de mieux manger. Et cela passe par un bon petit déjeuner ! Car des chercheurs américains1 ont montré que trois repas par jour, au minimum, diminuait de moitié les problèmes de poids. Plus impressionnant, sauter simplement le petit-déjeuner multipliait par 4,5 les risques de développer un surpoids ! Selon les scientifiques, ce repas serait non seulement le témoin de bonnes habitudes alimentaires, mais il permettrait également une répartition des prises caloriques tout au long de la journée. Un phénomène qui favoriserait le rassasiement et diminuerait les velléités de stockage de notre corps. Conséquence ou non, les vertus santé du petit-déjeuner ne s'arrêtent pas au surpoids, mais concernent la santé générale ! Ainsi, les mangeurs matinaux (notamment de céréales) diminuent de 20 % leurs risques cardiovasculaires2.

    Les enfants aussi !

    Attention, si vous sautez le petit déjeuner, vos enfants adopteront certainement vos travers. Or chez eux, un petit déjeuner sur le pouce est une menace directe pour la croissance… et pour la ligne ! Il est important qu'ils fassent un repas riche en sucres complexes, par exemple en prenant des céréales3. Car ces aliments permettent de "caler" nos chères têtes blondes toute la matinée. Cela leur évite ainsi d'avoir faim trop rapidement, ce qui les incite à grignoter n'importe quoi ou à manger plus lors du repas de midi. Indépendamment des problèmes de surpoids, il est préférable d'envoyer vos bambins à l'école le ventre plein : cela favorise la concentration et améliore ainsi leur performances scolaires4 !

    Ne mangez pas n'importe quoi !

    Bien sûr, prendre un bon petit déjeuner, ne signifie pas avaler n'importe quoi. Récemment, une étude américaine5 a d'ailleurs essayé de corréler l'indice de masse corporelle au type de repas pris le matin. Les résultats sont intéressants : ceux qui mangeaient principalement des fruits et légumes le matin avaient le petit déjeuner le moins calorique. Ceux qui privilégiaient les oeufs et la viande (petit-déjeuner à l'anglaise) avaient en moyenne un apport calorique plus élevé… et un IMC plus important que les autres ! Ceux qui mettaient des céréales au menu avaient en revanche l'IMC le plus bas. En matière de petit déjeuner, à vous bien sûr de gérer ce repas selon vos goûts et vos habitudes. Sachez néanmoins qu'un petit déjeuner équilibré doit contenir les aliments suivants :

    Un Fruit

    Un laitage

    Un produit céréalier (pain, biscottes, céréales…)

    Eventuellement une source de protéine (viande, oeuf…)

    Une boisson chaude ou froide

    Et n'oubliez pas, après un bon petit déjeuner, d'essayer de bouger en allant au travail ou en emmenant vos enfants à l'école ! Prenez l'escalier, descendez à la station de bus ou de métro précédente…

    Bon appétit et bonne journée !

    Alain Sousa

    1 - Am J Epidemiol, juillet 2003 ; vol. 158 : p. 85-92.
    2 - American Journal of Clinical Nutrition, mars 2003 ; vol. 77 : p. 594-599.
    3 - J Am Diet Assoc, décembre 2003 ; vol. 103 : p. 1613-1619.
    4 - Appetite, décembre 2003 ; vol. 41 : p. 329-331.
    5 - Journal of the American College of Nutrition, août 2003; vol. 22: p. 296-302.

    Obésité, les enfants en danger
    Vaincre l'obésité
    Risques et maladies associées

     Forum Surpoids et obésité
    Forum Alimentation et santé

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/nu_7587_obesite_petit_dejeuner_important.htm

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  • Dans 20 jours, la Journée Mondiale du Diabète !
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      1. Activité en lumière : Argentine, Bulgarie et les États-Unis
      2. Dernière vidéo de la campagne JMD : "Notre but: faire de l'exercice"
      3. Un défenseur du diabète fait don à la FID des bénéfices de sa chanson
      4. Tour d'horizon de la campagne
      5. JMD, un fondement du Sommet de l'ONU sur les MNT

    1. Activité en lumière : Argentine, Bulgarie et les États-Unis
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    Notre calendrier d'événements JMD disponible en ligne - http://bit.ly/925Efx - ne cesse d'être rempli d'informations relatives à l'ensemble des activités qui se dérouleront dans le monde pour célébrer la Journée Mondiale du Diabète 2010. Cette semaine, nous nous intéressons à l'Argentine, la Bulgarie et aux États-Unis.

    - En Argentine, la Journée Mondiale du Diabète est en passe de devenir l'événement le plus réussi de tous les temps grâce aux diverses activités de sensibilisation organisées par un certain nombre d'associations et d'organisations à l'occasion de cette journée. Buenos Aires, Cordoba, Neuquén, Corrientes, La Pampa, Rio Cuarto et Quilmes nous ont fait parvenir des informations sur les illuminations bleues et plusieurs événements visant à promouvoir l'éducation et la prévention du diabète ainsi que les bienfaits d'un mode de vie sain. Parmi ces activités, on compte une marche, un marathon, une régate et une danse, et même des démonstrations de tango.

    - En Bulgarie, l'Association bulgare du diabète (BDA) a préparé une série d'activités de sensibilisation dans tout le pays qui débuteront à la fin du mois d'octobre : une « Journée sportive » pour les personnes atteintes de diabète et une « Marche pour la Santé » les 29 et 30 octobre, des bilans médicaux et des tests de dépistages gratuits dans les hôpitaux universitaires, une table ronde sur le thème des pathologies liées au diabète à l'attention des représentants du gouvernement et des politiques nationaux, ainsi que des séances éducatives organisées dans plusieurs associations dédiées au diabète. Le 14 novembre, le square du Théâtre national de Sofia accueillera un concert dans l'après-midi, pendant lequel des jeunes vêtus de t-shirts bleus formeront un cercle bleu.

    - Aux États-Unis, une organisation sans but lucratif a vu le jour à San Francisco pour promouvoir la prévention et la prise en charge du diabète grâce à la pratique d'une activité physique. L'organisation « Dance Out Diabete » entend aider tout un chacun à prévenir ou à gérer le diabète grâce à la danse et à l'éducation tout en s'amusant. La Journée Mondiale du Diabète assistera au lancement de festivals de danse hebdomadaires qui se composeront de simples leçons de danse, suivies de plusieurs séances de danse libre sur fond de différents genres musicaux. Plus d'informations sur www.danceoutdiabetes.org.

    Quoi que vous fassiez pour la Journée Mondiale du Diabète, n'oubliez pas de nous en faire part sur http://bit.ly/9mA3Hv ou à l'adresse wdd@idf.org. Si votre activité de sensibilisation a déjà eu lieu, envoyez-nous vos photos sur http://bit.ly/9kCKEG.

    Campagne d'illumination : plus de 100 monuments et bâtiments mettront le diabète en lumière - http://bit.ly/bcWLRx. Ajoutez votre monument à la liste en envoyant les renseignements à l'adresse wdd@idf.org.

    La JMD en images: voiture de course JMD en Slovénie - http://bit.ly/d5UVK9.

    2. Dernière vidéo de la campagne JMD : « Notre but: faire de l'exercice »
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    Vous pouvez désormais consulter la dernière vidéo de la série conçue pour promouvoir la Journée Mondiale du Diabète et la campagne 2009-2013 consacrée à l'éducation et la prévention du diabète sur la chaîne YouTube de la Journée Mondiale du Diabète - http://bit.ly/cmiQAU.

    « Notre but: faire de l'exercice » est la première vidéo de la campagne qui cible les enfants et se consacre à promouvoir un mode de vie sain et actif pour prévenir le diabète de type 2 et la prise en charge des diabètes de tous types. Nous réaliserons davantage de vidéos présentant des personnes de tous horizons qui multiplient les initiatives pour adopter un mode de vie plus sain dans la ligne de la Journée Mondiale du Diabète.

    Il y a quelques mois, nous avons également tourné une vidéo percutante destinée au grand public et aux responsables politiques : http://bit.ly/aAiBtI.

    Notre chaîne YouTube JMD présente des vidéos du monde entier en plusieurs langues. Téléchargez votre propre vidéo ou consultez la chaîne pour trouver l'inspiration : http://bit.ly/9OSSje.

    3. Un défenseur du diabète fait don à la FID des bénéfices de sa chanson
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    George Simmons est un mari, un père de famille, un écrivain et un musicien qui vit avec le diabète de type 1 depuis 20 ans. Il y a deux ans, il a écrit une chanson pour la Journée Mondiale du Diabète intitulée « Not by choice » (Pas par choix) - http://bit.ly/cM96S3 - dans le but de soulager et de soutenir les autres personnes atteintes de diabète dans le monde qui peuvent parfois se sentir seules face à cette affection dans la vie de tous les jours.

    À l'occasion de la Journée Mondiale du Diabète, George a aimablement proposé d'offrir les bénéfices de sa chanson, du 14 novembre au 31 décembre, à la Fédération Internationale du Diabète. Vous pouvez acheter la chanson « Not by choice » sur iTunes.

    Pour en savoir plus sur George (connu sous le nom de « Ninjabetic ») et témoigner votre soutien à ses efforts, dirigez-vous sur www.ninjabetic.com.

    4. Tour d'horizon de la campagne
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    Plus que 20 jours pour rassembler tout ce dont vous avez besoin pour promouvoir la Journée Mondiale du Diabète dans votre région. Voici un rappel de ce que nous vous proposons :

    - Logo : faites connaître le cercle bleu, le symbole mondial du diabète - http://bit.ly/bPMOL9.
    - Test du cercle bleu : application virtuelle interactive soulignant les facteurs de risque du diabète de type 2 - http://bit.ly/aHg4Ly.
    - Affiches : vous pouvez actuellement télécharger 5 versions en 13 langues (bientôt davantage de langues) - http://bit.ly/bPoKvm.
    - Brochure : disponible en anglais, en espagnol et en français - http://bit.ly/agTNWI.
    - Manuel de la campagne : procurez-vous des conseils de dernière minute pour célébrer la Journée Mondiale du Diabète - http://bit.ly/cfEiXt.
    - Bannières Internet : compte à rebours jusqu'au 14 novembre sur votre site ou votre page Internet - http://bit.ly/cZ8TV4.
    - Promotion des ventes : pin's, drapeaux, bougies et autocollants disponibles dans la Boutique de la FID - http://bit.ly/bxcOf0. Commandez maintenant pour vous assurer de recevoir les articles pour le 14 novembre.

    Suivez la campagne :

    - Facebook : rejoignez les nombreux fans de la campagne - http://bit.ly/bM9YHx
    - Twitter : relayez tous les jours des tweets sur le diabète et la Journée Mondiale du Diabète - http://bit.ly/bd1CIa.
    - Flickr : la communauté JMD en images  - http://bit.ly/cNNU5j.

    5. JMD : un fondement du Sommet de l'ONU sur les MNT
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    La création de la Journée Mondiale du Diabète remonte à un moment décisif pour le diabète et les autres maladies non transmissibles (MNT). Il y a près de cinq ans, l'Assemblée générale de l'ONU votait la résolution 61/225, reconnaissant ainsi le diabète en tant que maladie chronique, invalidante et coûteuse et déclarant le 14 novembre « Journée Mondiale du Diabète » et journée officielle des Nations Unies célébrée chaque année à partir de 2007.

    Ce vote était une réussite remarquable pour la FID et significatif dans beaucoup de sens. Cette résolution de l'ONU était la première à se consacrer aux MNT, et pour la première fois le gouvernement reconnaissait que le diabète était un fléau mondial. Nous pouvons revenir sur le passé avec fierté et déclarer que ce fut le premier pas dans la lutte pour endiguer l'épidémie du diabète et sauver des vies. Depuis lors, l'ensemble de la communauté du diabète a littéralement mis le diabète en lumière et parlé d'une voix puissante chaque année.

    Le 13 mai 2010, les États membres de l'ONU ont voté, à l'unanimité, la tenue d'un Sommet de haut niveau de l'ONU sur les Maladies non transmissibles (MNT) en septembre 2011. La Résolution 61/225 a été un élément majeur de cette décision puisque la résolution 64/265 mentionnait explicitement la résolution 61/225 et la Journée Mondiale du Diabète en première page. Le Sommet de l'ONU rassemblera finalement des chefs d'État, des représentants de gouvernement, des ONG et des experts en santé publique pour discuter de la menace mondiale et s'engager à prendre des mesures au niveau mondial pour les MNT. Cinq ans après la Résolution de l'ONU 61/225 et 90 ans après la découverte de l'insuline, le sommet 2011 nous offre l'occasion d'exiger des réponses et des initiatives en faveur du diabète.

    La Journée Mondiale du Diabète offre une plateforme idéale pour diffuser et promouvoir les messages et les objectifs clés de la FID à l'occasion du Sommet de l'ONU. Pour obtenir de plus amples informations sur les objectifs de la FID et le programme de travail en vue du sommet, consultez le guide du diabète de la FID pour le Sommet de l'ONU - http://bit.ly/b9vlHe. Entre-temps, voici quelques messages clés que nous vous encourageons à adopter et à promouvoir dans vos communications JMD en novembre :

    Il faut prendre des mesures aujourd'hui pour mettre fin aux :

    - décès d'enfants et d'adultes dus au manque d'accès à l'insuline, un médicament découvert il y a 90 ans.
    - décès de mères dont le diabète n'a pas été pris en charge, et de leurs enfants dont bon nombre ne sont pas signalés.
    - amputations, insuffisance rénale et cécité causées par un diagnostic tardif du diabète et un traitement mal adapté.
    - conditions de vie insalubres qui exposent les enfants et les adultes au risque de développer le diabète.   
    - discriminations qui risquent d'anéantir les possibilités qui s'offrent aux personnes atteintes de diabète.

    Rejoignez-nous pour dire haut et fort que le manque d'intérêt mondial pour le diabète est un scandale.

    Cordialement

    Lorenzo Piemonte, au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète

    Vous faites partie des quelques 21.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 4 novembre 2010.

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  • Qu’est-ce que l’insuline ?

    L’insuline est une molécule fabriquée naturellement dans l’organisme. Elle a pour fonction essentielle d’empêcher que la glycémie ne monte trop et de la faire baisser quand elle a tendance à s’élever : c’est une hormone hypoglycémiante.

     
    La double fonction du pancréas
    Glande vitale pour l’organisme, le pancréas participe d’une part à la digestion des aliments en fabriquant des enzymes déversés dans le tube digestif, et d’autre part à la fabrication d’insuline et de glucagon qui sont déversés dans le sang pour normaliser la glycémie.

     

    Pourtant, lorsqu’il mange, un individu peut absorber plusieurs dizaines de grammes de glucides. La digestion provoque une brève augmentation du taux de sucre dans le sang : c’est le pic glycémique observé après chaque repas. Le taux de sucre, ou glycémie, se normalise rapidement grâce à l’insuline.
    L’insuline est une hormone qui se charge de faire rentrer le sucre dans les cellules pour faire diminuer la concentration sanguine.

    Dans un organisme normal, il y a en permanence une toute petite quantité d’insuline sécrétée 24 heures sur 24. Au moment où l’on mange des glucides (fruits, sucre, pâtes, riz…) la glycémie a tendance à s’élever et la sécrétion d’insuline augmente immédiatement. Elle est fabriquée par des cellules spéciales du pancréas regroupées en amas : les ilôts de Langherans. Elle se fixe à des récepteurs sur la membrane des cellules du foie, des muscles et du tissu graisseux, et permet ainsi de faire pénétrer le sucre dans les cellules.

     

    Le pancréas est une glande qui participe activement à la digestion. Il se situe en dessous de l’estomac. A peine plus grand qu’une langue, le pancréas a deux fonctions vitales pour l’organisme. La première fonction – exocrine – est de fabriquer et de déverser des enzymes de digestion dans une partie du tube digestif appelée duodénum. La seconde fonction – endocrine – est de secréter des hormones dans le sang : l’insuline et le glucagon.

     

    La régulation de la sécrétion d’insuline est directe : quand survient une hyperglycémie, c’est-à-dire quand le taux de sucre dans le sang augmente, la stimulation de sa synthèse est immédiate, sans intermédiaire.

    http://www.diabete2-patients.com/b2_3.php

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    Les News Santé


    La télémédecine en France, c'est officiellement parti !


    Vendredi 22 octobre 2010
    La télémédecine se développe progressivement en France depuis quelques années. Cette pratique, qui consiste à réaliser à distance une consultation, une expertise, une surveillance voire à encadrer une opération chirurgicale, avait donc besoin d'être encadrée par des dispositions législatives. C'est désormais chose faite, avec la publication d'un décret au Journal Officiel du 19 octobre 2010. Retour sur des avancées prometteuses.

    Téléconsultation, téléexpertise, télésurveillance, téléassistance médicale
    La télémédecine est désormais officiellement définie et reconnue par le droit français. Le décret 2010-1229 du 19 octobre 2010 la définit ainsi : "actes médicaux, réalisés à distance, au moyen d'un dispositif utilisant les technologies de l'information et de la communication. Constituent des actes de télémédecine :
    1 - La téléconsultation, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical de donner une consultation à distance à un patient. Un professionnel de santé peut être présent auprès du patient et, le cas échéant, assister le professionnel médical au cours de la téléconsultation. Les psychologues (...) peuvent également être présents auprès du patient ;
    2 - La téléexpertise, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical de solliciter à distance l'avis d'un ou de plusieurs professionnels médicaux en raison de leurs formations ou de leurs compétences particulières, sur la base des informations médicales liées à la prise en charge d'un patient ;
    3 - La télésurveillance médicale, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d'interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d'un patient et, le cas échéant, de prendre des décisions relatives à la prise en charge de ce patient. L'enregistrement et la transmission des données peuvent être automatisés ou réalisés par le patient lui-même ou par un professionnel de santé ;
    4 - La téléassistance médicale, qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d'assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d'un acte (...)" ;

    Il s'agit donc, pour résumer, de tous les actes des professionnels de santé qui peuvent s'exercer à distance, via un ordinateur avec accès à Internet à haut débit, une webcam ou un dispositif spécifiquement élaboré.

    L'exemple de Télégeria
    Les applications de cette nouvelle discipline sont très nombreuses et prometteuses. D'ores et déjà, par exemple, le Dr Pierre Espinoza et son équipe ont mis en place depuis 2006 à l'Hôpital Européen Georges Pompidou (Paris) Telegeria. Ce dispositif permet de réaliser des consultations par visioconférence entre des gériatres (médecins spécialistes des problématiques santé affectant les personnes âgées) et d'autres spécialistes.

    Selon le Dr Espinoza, interrogé par la revue Télésanté, "l'idée est venue à partir de l'utilisation de matériels de visioconférence au service des urgences. Entre 2005 et 2009, nous nous sommes demandé quels usages nous pouvions faire de ces outils, à quels besoins des spécialistes ils pouvaient répondre". Son équipe a alors mis en place une salle de téléconsultation, désigné une "assistante en télémédecine" (nouveau métier pour centraliser les demandes et gérer l'agenda des spécialistes), élaboré une charte d'utilisation des données et images vidéo, travaillé avec la plateforme technique pour optimiser les outils, etc.

    En pratique la personne âgée est accompagnée d'une infirmière, qui la filme. Le spécialiste à distance va pouvoir l'interroger (ou son infirmière), examiner via la caméra ses réactions (par exemple en recherchant un état confusionnel, ou un problème dermatologique, buccal, etc.) et prescrire un traitement adapté. Cela évite de déplacer cette personne, ce qui peut s'avérer problématique en fonction de son état clinique, des délais et risques du transport médicalisé, sans parler du coût.

    Mais de nombreuses autres applications sont possibles, comme la surveillance de patients atteints de maladies chroniques à leur domicile (par exemple une dialyse rénale), l'interprétation par des experts à distance en urgence d'une IRM, d'un scanner, d'un électrocardiogramme (ECG), d'une échographie, etc.

    Définition par le décret des conditions d'exercice
    Le décret publié au Journal Officiel précise que le consentement "libre et éclairé" du patient concerné est nécessaire, ainsi que son identification, "l'authentification des professionnels de santé intervenant dans l'acte", l'accès des professionnels de santé "aux données médicales du patient nécessaires à la réalisation de l'acte", l'éventuelle "formation ou la préparation du patient à l'utilisation du dispositif de télémédecine". L'ensemble de l'acte devra également être archivé (compte-rendu, intervenants, éventuelles vidéos, etc.).

    Les actes de télémédecine pourront entrer dans différents cadres, définis par ce décret :
    1 - "Soit d'un programme national défini par arrêté des ministres chargés de la santé, des personnes âgées, des personnes handicapées et de l'assurance maladie ;
    2 - Soit d'une inscription dans l'un des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens ou l'un des contrats ayant pour objet d'améliorer la qualité et la coordination des soins (...) ;
    3 - Soit d'un contrat particulier signé par le directeur général de l'agence régionale de santé et le professionnel de santé libéral ou, le cas échéant, tout organisme concourant à cette activité."

    Tout semble donc prêt pour un développement de cette activité prometteuse, dans un contexte de vieillissement de la population rendant plus difficile les déplacements, et d'inégalité de répartition des professionnels de santé sur le territoire.

    Néanmoins le développement de cette discipline ne pourra se faire correctement sans une mise en place étendue du Dossier Médical Partagé (DMP), mise en place relancée actuellement par l'Agence des Systèmes d'Information Partagés de santé (Asip santé), créée en 2009 (voir notre article : "Une première version du Dossier Médical Personnel lancée fin 2010")

    Téléassistance, télésurveillance, DMP... Et si internet, en sus d'être un vecteur d'informations santé comme sur Doctissimo, devenait un véritable acteur de santé à part entière ?

    Jean-Philippe Rivière

    Sources :
    - "Décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 relatif à la télémédecine", Journal Officiel, 21 octobre 2010, accessible en ligne
    - "Télégéria : quand la télémédecine devient une réalité", la revue télésanté, accessible en ligne



    Des sites pour aller plus loin
    esante.gouv.fr , le site de l'ASIP santé

    Nos dossiers pour en savoir plus
    Dossier Médical Personnel

    En discuter sur nos forums
    Forum Actualités

    http://news.doctissimo.fr/la-telemedecine-en-france-c-est-officiellement-parti-_article7421.html

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  • Par ici la bonne soupe !

    La soupe redevient un mets de choix aujourd’hui. Pour ses qualités revigorantes, elle est très appréciée bien sûr en cette période de froid. Mais elle l’est aussi pour ses vertus santé, puisqu’elle peut nous aider à atteindre un meilleur équilibre nutritionnel et à ne pas grossir. Autant de bonnes raisons de l’inscrire à nos menus… A vos cuillères !

     

    En plus d’être bonne, la soupe possède de nombreuses vertus…

    Elle réconforte et réhydrate

    Les vertus de la soupeUne bonne soupe bien chaude, c'est requinquant lorsqu'il fait froid : elle fait du bien, elle réchauffe, et on la savoure avec plaisir. En période de canicule aussi, on consomme volontiers un potage mais bien froid, voire glacé, qui va à la fois nous rafraîchir et nous désaltérer. Car la soupe apporte un volume appréciable d’eau. Et c'est aussi important en été qu'en hiver : nous ne buvons pas toujours suffisamment, et le potage contribue à satisfaire nos besoins hydriques.

    Notre Conseil :

    Salez peu votre soupe : vous évitez ainsi tout excès de sodium et vous augmentez le rapport potassium/sodium, ce qui favorise les mouvements de l'eau dans l'organisme et l'élimination urinaire des déchets et toxines.         

    Elle fait manger plus de légumes

    C'est sans doute son intérêt majeur aujourd'hui. En servant régulièrement de la soupe de légumes, on bénéficie des apports de ces aliments si précieux pour l'équilibre nutritionnel. Ils fournissent en effet beaucoup de minéraux et de vitamines, des fibres et différents phytonutriments protecteurs (indoles, composés phénoliques ou soufrés...) qui améliorent la capacité de l'organisme à résister aux agressions de toutes sortes. La bonne quantité à prévoir pour une portion de soupe : au moins 150 g de légumes par personne.            

    Notre conseil :

    Pour préserver au mieux la qualité nutritionnelle de la soupe, choisissez des légumes aussi frais que possible, ne les faites pas tremper, et cuisez-les juste le temps nécessaire, de préférence en marmite à pression. Et pour vous simplifier la vie, vous pouvez préparer une "soupe facile".

    Elle aide à ne pas grossir

    La soupe est bonne pour la ligne. C’est l’un des enseignements de la grande enquête SU.VI.MAX, qui montre que les personnes consommant régulièrement de la soupe ont un indice de masse corporelle moins élevé que ceux qui n’en prennent pas. Pour autant, n'en concluons pas que la soupe fait maigrir ! Mais prise en début de repas, elle permet de limiter la quantité d’aliments que l’on va manger ensuite : après une bonne soupe, on est déjà rassasié. Et comme sa densité énergétique est faible (en général entre 30 et 50 Kcal aux 100 g, soit moins de 100 Kcal par portion), c’est un plat intéressant quand on fait attention à sa ligne et qu’on cherche à limiter son apport calorique global.        

    Notre Conseil :

    Pour une meilleure satiété, une soupe avec de petits morceaux (qui reste un peu plus longtemps dans l’estomac) est plus efficace qu'une soupe mixée. Et pour préserver sa "discrétion" calorique, découvrez nos astuces "soupe minceur".

    Anne Laurent

     


     Tous les fruits
     Tous les légumes

    Forum Diététiques et régimes
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    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2002/mag0201/nu_5051_soupe.htm

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  •  

     

     

     
     Le Docteur Eric MENAT est médecin généraliste, diplômé en diététique et maladies de la nutrition. Enseignant en Phyto-nutrition à la faculté de médecine de Paris XIII. 
     Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la nutrition : Le cholestérol exactement , L’ostéoporose, Maigrir aprés 40 ans , Je nourris mon enfant de 0 à 12 ans, Dictionnaire pratique de la diététique, La diététique du diabète et bien d’autres...
     

     

    Importance de l’alimentation face à la maladie 

    « Que ton aliment soit ton médicament, que ton médicament soit ton aliment ! »
    Il y a de multiples traductions de cette célèbre citation d’Hippocrate. 

    Elle en occulte cependant une autre, qui la complète et est certainement plus profonde : « Si tu es malade, cherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir ! »
     
    J’en citerai une troisième, du même auteur, qui nous plongera dans le cœur du sujet de ce jour tout en l’allégeant un peu : « Selon toute vraisemblance, la source des maladies ne doit pas être ailleurs que dans les vents ou les pets selon qu’ils sont en excès ou en défaut, ou bien qu’ils entrent dans le corps trop nombreux ou souillés de miasmes morbifiques ».
     
    Le Dr Jean Seignalet a mis l’alimentation sur le devant de la scène et a montré à quel point elle pouvait avoir un lien avec de nombreuses maladies.
     
    Mais comme le Dr Catherine Kousmine et Hippocrate avant elle, je crois que l’alimentation est notre PREMIERE médecine et probablement la première cause de nombreuses maladies.
     
     
    Quelles maladies sont liées à la qualité de l’alimentation ?
    Probablement toutes les maladies chroniques et certainement la majorité des maladies aiguës.
     
    Certaines pathologies sont officiellement des conséquences de notre hygiène alimentaires :
    Obésité 
    Diabète
    Dyslipidémies et leurs conséquences cardio-vasculaires
    De nombreuses maladies digestives
     
    D’autres ont un lien suspecté ou probable avec les aliments :
    Hypertension favorisée ou aggravée par l’excès de sel
    Cancers favorisés par l’obésité mais aussi par certains composés chimiques présents dans nos aliments comme les produits carbonés consécutifs à la cuisson à haute température
     
    D’autres encore peuvent avoir un lien avec certains aliments comme le suggère le Dr Seignalet, bien que cette approche soit encore contestée par certains :
    Maladies auto-immunes comme la polyarthrite, la maladie de Crohn, la fibromyalgie ou les thyroïdites
    Maladies neuro-immunitaires comme l’autisme, la sclérose en plaques, la migraine ou certaines épilepsies
    Maladies « d’encrassement » comme l’eczéma, le psoriasis, les douleurs articulaires, les tendinites chroniques …
     
    Même les maladies aiguës, en particulier infectieuses, peuvent avoir un lien direct avec l’alimentation. Car comme le disait Antoine Beschamps, le virus n’est rien, le terrain est tout.
    C’est pour moi une évidence car, sinon, comment expliquer qu’au moment des épidémies, 100% de la population ne soit pas infectés. Ce qui remet en cause les théories pasteuriennes !
    Certains se défendent mieux que d’autres (ils ont un meilleur terrain) et ils arrivent à passer au travers des épidémies (de grippe ou de peste).
    Donc, un microbe ne s’installera ou ne se développera que sur un terrain fragilisé. Et fragilisé par quoi ? : L’alimentation avant tout ! Les animaux l’ont bien compris, eux qui jeunent dès qu’ils sont malades. Et je vous invite à en faire autant. Ou tout au moins à corriger votre alimentation aux premiers signes de frisson ou de fièvre. Appliquez strictement une alimentation comme celle décrite par le Dr Seignalet dans son ouvrage et vous verrez que vous vous guérirez beaucoup plus vite.
     
    Car si l’alimentation peut entrainer des maladies, elle permet aussi, après quelques réglages, de se guérir soi-même, sans faire appel aux médicaments chimiques. Bien entendu, ces derniers deviennent indispensables dès que l’organisme est trop fragilisé et que des maladies graves se sont installées.
     
    Alors comment éviter d’en arriver là ?
     
     
    Les 10 commandements d’une alimentation saine et équilibrée
    1. Choisir des aliments naturels, non modifiés par l’industrie alimentaire pour éviter de consommer des produits chimiques comme les colorants, les conservateurs ou pire, les graisses trans et le sirop de glucose, les 2 pires fléaux de l’alimentation moderne.

    2. Préférez les aliments biologiques, surtout pour les huiles, le beurre et les céréales complètes. Cela évite encore une fois un bon nombre de produits chimiques comme les engrais et les pesticides mais surtout cela augmente la consommation de vitamines et oligoéléments (40 à 200 % de plus dans certains légumes et céréales bio)
    3. Evitez les cuissons à haute température. Les grillades et les fritures entraînent la formation de composés chimiques toxiques et cancérigènes. Les amines hétérocycliques, les hydrocarbures polycycliques, l’acrylamide, autant de composés aux noms sympathiques qui encrassent notre organisme et perturbent le fonctionnement de nos cellules.
    4. Consommez des légumes et crudités aux 2 principaux repas. Non seulement ils ont une haute densité nutritionnelle (beaucoup de micronutriments pour peu de calories) mais ils apportent en plus les fibres indispensables à notre santé (transit plus régulier, absorption plus lente des sucres et des graisses, réduction du risque de cancer du côlon, du diabète …)
    5. Privilégiez les céréales complètes et les légumes secs (biologiques). Comme les légumes, ils apportent des micronutriments et des fibres. C’est la meilleure source de sucres lents.
    6. Choisissez bien vos huiles. Evitez les huiles apportant uniquement des oméga 6 comme le tournesol et le maïs et préférez-leur celles qui apportent des oméga 3 : colza en priorité et éventuellement noix et soja. Ces huiles seront consommées exclusivement crues
      Consommez à volonté de l’huile d’olive crue ou cuite. Pour la cuisson, l’huile d’arachide est également acceptable.
    7. Ne négligez pas l’apport en protéines qui sont indispensables pour nourrir vos muscles, vos os, votre cerveau et votre immunité. Privilégiez le poisson et les viandes maigres en évitant les cuissons à haute température. Les œufs seront consommés idéalement le matin.
    8. Attention aux laitages dont le seul intérêt nutritionnel est l’apport en calcium (présent aussi, en moindre quantité, dans bien d’autres aliments). Evitez le lait de vache et ses dérivés. La majorité des adultes tolèrent mal le lactose (le sucre du lait) qui favorise les gaz et ballonnements (relire la citation d’Hippocrate au début de l’article). Préférez les fromages de chèvre et de brebis, souvent plus digestes. Evitez au maximum les desserts lactés sucrés qui contiennent peu de calcium et bien trop de sucre rapide.
    9. Réduisez au maximum votre consommation de sucres rapides. Le sucre en lui-même n’a que peu d’intérêt nutritionnel. L’apport énergétique sous forme de glucide doit être préférentiellement assuré par les sucres lents (céréales complètes et légumes secs). Les sucres font sécréter trop d’insuline qui est la cause principale de l’obésité mais favoriserait aussi les cancers.
      Privilégiez les sucres d’index glycémique bas.
    10. Au total, une fois ces 9 règles appliquées, pensez à diversifier votre alimentation et à consommer des aliments de toutes les couleurs afin d’optimiser votre apport en antioxydants.
     
     
    L’alimentation suffit-elle ?
    Elle devrait mais ce n’est pas toujours le cas.
    D’abord, elle ne peut se passer d’une hygiène de vie correcte et surtout d’un exercice physique régulier.
     
    Mais certaines personnes ont des besoins en micronutriments augmentés. C’est le cas par exemple en cas de :
    Maladie ou fragilité génétique. Ainsi, certaines personnes fabriquent mal leurs défenses antioxydantes ou ont des besoins en acides gras augmentés
    Tabagisme, consommation d’alcool excessive, prise de pilule : dans ces conditions, les besoins en certaines vitamines et minéraux sont fortement augmentés
    Prise de médicaments. Que ce soit un traitement hormonal ou une chimiothérapie, tous les traitements chimiques augmentent les besoins en nutriments, ne serait-ce que par réduction de leur absorption intestinale.
     
    Dans ces situations, et bien d’autres encore, l’utilisation de compléments alimentaires deviendra indispensable car l’alimentation seule ne suffira pas.
     
    Je rappellerai que, dans tous les cas, pour qu’une alimentation saine soit bénéfique, pour que des compléments alimentaires soient efficaces, il faut un intestin en bonne santé.
     
    Cela nous rappelle encore une fois la citation d’Hippocrate qui met l’intestin au centre de la santé. Et pour cela, je vous conseille l’utilisation régulière de probiotiques et de prébiotiques, ce qu’on appelle communément un symbiotique. Ces symbiotiques ont, quand ils sont de qualité, un effet régulateur sur la flore intestinale, sur la muqueuse intestinale et ainsi sur la santé de l’organisme dans son ensemble.
    Ils permettent d’accélérer l’efficacité de vos corrections diététiques
     
    Alors bon appétit
     
    Dr Eric Ménat 
    Médecin généraliste, diplômé en diététique et maladies de la nutrition.
    Enseignant en Phyto-nutrition à la faculté de médecine de Paris XIII.
    http://www.bio-et-nutrition.com/
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  • Recommandations et références médicales Diagnostic et surveillance biologiques de l'hypothyroïdie de l'adulte
    --------------------------------------------------------------------------------
    © Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé
    Texte des recommandations


    Les définitions choisies dans ce travail sont les suivantes :

    • l'hypothyroïdie clinique (encore appelée patente ou avérée) correspondra à l'association de signes cliniques d'hypothyroïdie et d'une biologie perturbée (la TSH est augmentée, la T4 est basse)
    • l'hypothyroïdie infraclinique (encore appelée fruste ou asymptomatique) correspondra aux cas où la symptomatologie est fruste ou absente et où la biologie est perturbée (la TSH est augmentée, la T4 normale).

      En fonction de l'organe atteint, on distingue :
    • l'hypothyroïdie primaire lorsqu'elle résulte d'une atteinte primitive de la glande thyroïde ;
    • l'hypothyroïdie secondaire (ou centrale ou hypophysaire) lorsqu'elle est consécutive à une atteinte de l'hypophyse (défaut de sécrétion de la TSH) ;
    • l'hypothyroïdie tertiaire lorsqu'elle est consécutive à une atteinte de l'hypothalamus (défaut de sécrétion de la TRH).

    Le terme de thyroïdite désigne un ensemble d'affections inflammatoires, infectieuses ou auto-immunes développées au sein de la thyroïde. La thyroïdite de Hashimoto est la plus connue des thyroïdites auto-immunes.

    EXAMENS BIOLOGIQUES UTILES AU DIAGNOSTIC OU À LA SURVEILLANCE DE L'HYPOTHYROÏDIE
    Le biologiste indique les méthodes de dosage utilisées et les intervalles de référence à prendre en compte lors de l'interprétation des résultats. Après avoir effectué les dosages de première intention initialement prescrits, le prélèvement sanguin sera conservé au laboratoire par la méthode la plus appropriée. Ceci permettra d'éviter des prélèvements itératifs et d'effectuer les dosages de 2e intention qui pourraient être nécessaires sur le prélèvement initial.

    Le tableau suivant précise les dosages utiles et inutiles pour le diagnostic et la surveillance d'une hypothyroïdie (grade B).

    . . DIAGNOSTIC SURVEILLANCE
    EXAMENS DE 1re INTENTION TSH TSH
    EXAMENS DE 2e INTENTION T4 libre
    Anticorps antiTPO
    Test à la TRH (suspicion d'hypothyroïdie secondaire ou tertiaire)
    Exceptionnellement :
    T4 libre ou T3 libre (traitement à la L-thyroxine)
    T3 libre (traitement à la triiodothyronine)
    EXAMENS INUTILES T3 libre
    Autres dosages immunologiques
    Thyroglobuline
    Iodurie
    Lipides (sauf évaluation des facteurs de risque cardio-vasculaire)
    Autres dosages immunologiques
    Thyroglobuline
    Iodurie
    Lipides (sauf évaluation des facteurs de risque cardio-vasculaire)



    STRATÉGIE D'UTILISATION DES EXAMENS BIOLOGIQUES POUR LE DIAGNOSTIC D'UNE HYPOTHYROÏDIE

    Patient sans maladie générale sévère

    En première intention, Le dosage de TSH est l'examen de référence à utiliser chez un patient sans maladie sévère.
    Lorsque le taux de la TSH est normal, le diagnostic d'hypothyroïdie primaire peut être éliminé (grade B).
    Cependant, un taux de TSH dans les valeurs inférieures de l'intervalle de référence du laboratoire chez un patient symptomatique fera suspecter une hypothyroïdie secondaire ou tertiaire. Il faut alors compléter le dosage de la TSH par un dosage de la T4 libre (dont le taux sera bas) et un test à la TRH (réponse faible ou nulle en cas d'hypothyroïdie secondaire, retardée en cas d'hypothyroïdie tertiaire).

    En seconde intention, face à une élévation de la TSH, le groupe de travail recommande :
    • de contrôler le premier dosage de la TSH lorsque celui-ci est proche de l'intervalle de référence du laboratoire, pour confirmer le diagnostic ;
    • de doser la T4 libre pour préciser le diagnostic, lorsque cela semble utile à la décision thérapeutique :
      hypothyroïdie franche : TSH élevée et T4 libre basse,
      hypothyroïdie infraclinique : TSH élevée, T4 libre normale chez un patient asymptomatique ou paucisymptomatique,
      causes rares d'hypothyroïdie comportant une sécrétion inappropriée de TSH comme les syndromes de résistance aux hormones thyroïdiennes, l'adénome hypophysaire à TSH (TSH élevée ou normale avec T4 libre élevée) ;
    • de doser éventuellement les anticorps antiTPO :pour préciser le diagnostic étiologique de l'hypothyroïdie, comme élément pronostique en cas d'hypothyroïdie infraclinique.

    Patient avec maladie générale sévère

    Les dosages de TSH et/ou de T4 libre constituent le bilan initial. Ils ne s'imposent que dans les situations où l'examen clinique évoque clairement un état d'hypothyroïdie primaire ou une insuffisance thyroïdienne d'origine secondaire ou tertiaire. L'interprétation des résultats de ces dosages est difficile, les valeurs mesurées n'étant pas en relation directe avec l'état thyroïdien du patient dans la majorité des cas.

    SURVEILLANCE BIOLOGIQUE D'UNE HYPOTHYROÏDIE

    Hypothyroïdie infraclinique non traitée
    Le dosage de la TSH est le seul examen de surveillance utile (grade B). Toutefois, lors du premier contrôle de la TSH, un dosage de la T4 libre et/ou des anticorps antiTPO pourra être réalisé s'il n'a pas été effectué antérieurement.
    Le premier contrôle du dosage de la TSH est effectué 3 mois après le dosage initial. Si le patient reste asymptomatique, les contrôles ultérieurs seront effectués tous les 6 mois si la recherche initiale d'anticorps était positive ou tous les 2 à 3 ans si elle était négative.
    Toutefois, en cas d'élévation régulière du taux de TSH, cette fréquence peut être ramenée à tous les 3 mois, si nécessaire.

    Hypothyroïdie traitée

    En cas d'hypothyroïdie primaire :

    lors de l'instauration d'un traitement hormonal, un premier contrôle du dosage de la TSH pourra être proposé 6 à 8 semaines après avoir atteint la dose thérapeutique supposée efficace (grade B) ;
    lors de l'ajustement des doses thérapeutiques un contrôle par le dosage de la TSH peut être proposé en attendant au minimum 8 à 12 semaines, voire plus après tout changement de posologie (grade B) ;
    chez un patient traité par hormonothérapie substitutive et correctement équilibré, un contrôle biologique par dosage de la TSH est justifié tous les 6 à 12 mois (grade B) ;
    dans certains cas (doute sur la compliance du patient, traitement à l'amiodarone, instabilité inexpliquée de l'hypothyroïdie), un dosage complémentaire de T4 libre ou de T3 libre peut être nécessaire.

    En cas d'hypothyroïdie secondaire ou tertiaire :

    le dosage de la TSH est inutile ;
    la surveillance biologique repose sur le dosage de l'hormone substituée ---- T4 libre en cas de traitement avec la L-thyroxine,
    ---- T3 libre en cas de traitement par la triiodothyronine).
    http://www.esculape.com/endocrino/thyroide_hypo-assapas.html
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  • Un tout grand merci pour votre autorisation.

    Sel iodé dans le pain

    Suite à un accord entre le secteur de la boulangerie et ses organisations partenaires d’une part et la ministre fédérale de la Santé Publique de l’autre, les boulangers belges utiliseront désormais du sel iodé dans le pain. Grâce à cette modification, le secteur de la boulangerie aide à solutionner le manque d’iode auprès de la population belge.

    Une adaptation nécessaire

    La trop faible consommation d’iode par la population belge a été constatée il y a de longues années. L’insuffisance d’iode peut entraîner de nombreuses affections physiques, dépendamment de l’âge auquel l’insuffisance se déclare.
    Une insuffisance peu importante peut mener à un manque d’énergie, de la fatigue, une diminution de l’appétit, un ralentissement du pouls, une déprime et une fécondité moins importante. Une suite plus frappante de l’insuffisance importante d’iode est le goitre. La glande thyroïde gonfle visiblement, ce qui entraîne des troubles de respiration et de déglutition.

    Le manque de consommation d’iode n’est pas un problème exclusivement belge, des résultats semblables ont été rapportés dans d’autres pays européens.

    Pourquoi dans le pain ?

    Le remplacement du sel de cuisine par le sel iodé dans le pain est la solution la plus simple au problème. Il est par ailleurs déjà appliqué avec succès dans plusieurs pays européens.

    La solution est simple pour plusieurs raisons :

    • Le pain est un produit alimentaire sain qui représente une partie essentielle des habitudes alimentaires belges
    • Le pain contient du sel
    • Le pain ne change pas de goût puisque le goût du sel iodé est identique à celui du sel de cuisine
    • Le procédé de production du pain ne nécessite pas d’adaptations
    • La différence de prix entre le sel iodé et le sel de cuisine est minime

    Questions fréquentes au sujet du sel iodé

    1. Pourquoi recommande-t-on la prise d’iode ?

    La population belge est confrontée à une carence latente en iode. C’est la raison pour laquelle, le Conseil Supérieur de la Santé recommande l’utilisation de sel iodé. Celui-ci est un moyen facile et bon marché d’augmenter l’apport en iode.
    L ‘iode est un oligoélément essentiel au maintien de la santé: il intervient dans le fonctionnement de la glande thyroïde, plus précisément dans la production des hormones thyroïdiennes qui régulent  le métabolisme de toutes les cellules du corps et  le processus de croissance des organes, en particulier du cerveau dans les premières années de vie.


    2. Quelles sont les conséquences d’une carence en iode ?

    Une carence légère en iode, telle qu’elle existe en Belgique, peut favoriser l’apparition d’un goitre et de nodules dans la thyroïde, ces nodules peuvent parfois être à l’origine d’une production anormalement élevée d’hormones thyroïdiennes (hyperthyroïdie). A moyen terme, la correction de la carence en iode entraînera une diminution du nombre de personnes présentant des nodules dans la thyroïde et par conséquent une diminution du nombre de personnes souffrant d’hyperthyroïdie. Le développement du cerveau commence au cours de la croissance du fœtus et continue jusqu’à la fin de la troisième année de vie. Une carence en iode même légère pourrait compromettre la croissance optimale du cerveau du nouveau né.
    Pour cette raison, il est recommandé aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent avoir des enfants de consommer des aliments riches en iode comme le poisson et les fruits de mer (minimum 2 fois par semaine) et  de prendre des vitamines contenant de l’iode spécialement développées pour elles.
    Le Conseil Supérieur de la Santé préconise l’utilisation de sel iodé (sel enrichi en iode) dans le pain, dans la préparation des repas à domicile et en dehors de la maison (restaurant, restaurant d’entreprise, cantine scolaire,…) à la place du sel ordinaire pour pallier la carence latente en iode au sein de la population. Il conseille aussi de manger du poisson ou des fruits de mer deux fois par semaine.

    Retrouvez les recommandations dans la rubrique « avis et recommandations» du CSS : www.health.fgov.be/CSS_HGR.


    3. Dans quel cas l’usage du sel iodé est-il recommandé ?

    Remplacer le sel ordinaire par du sel iodé  est recommandé lors de la préparation des repas à la maison, en dehors de la maison (restaurant, restaurant d’entreprise, cantine scolaire,…) et lors de la fabrication du pain. Le sel iodé est un sel à valeur ajoutée, mais n’est pas un sel plus sain. Il reste donc important de ne pas en consommer plus de 6 g par jour!


    4. Pourquoi le sel iodé n’est-il pas conseillé dans tous les produits alimentaires ?
    Parce qu’une introduction sélective (dans le pain et le sel de cuisine) permet un contrôle et un meilleur suivi par les autorités du pays. Le pain est l’aliment par excellence car il est pratiquement consommé quotidienne par toutes les catégories de population. En outre, en Belgique, l’apport maximal en sel dans le pain est réglementé depuis 1985. 


    5. A partir de quand le pain contiendra-t-il du sel iodé ?

    Pour le pain pré-emballé, la présence de sel, iodé ou non, doit être mentionnée sur l’emballage. Pour le moment, les boulangers ne sont pas obligés d’utiliser du sel iodé. Toutefois, les fédérations des boulangeries artisanales et industrielles, la fédération des entreprises de distribution et la fédération des sous-traitants du secteur de la boulangerie se sont officiellement engagées le 2 avril 2009 à encourager leurs membres à utiliser du sel iodé.
    Cette modification prendra quelque temps. En principe, dans le second semestre de l’année 2009, la plupart des boulangeries devraient utiliser du sel iodé.


    6. Une boulangerie biologique peut-elle utiliser du sel iodé ?

    Les boulangeries biologiques sont également encouragées à utiliser du sel iodé. Celui-ci est autorisé dans le bio. A noter que les boulangeries biologiques utilisent principalement du sel marin, mais que c’est une idée fausse de penser que le sel marin contient plus d’iode que le sel ordinaire. Les boulangeries qui souhaitent continuer à utiliser du sel marin doivent par conséquent privilégier du sel marin enrichi en iode.


    7. Je souffre d’hyperthyroïdie, puis-je encore manger le pain de mon boulanger ?
    Si vous souffrez d’hyperthyroïdie, vous pouvez continuer à manger du pain provenant d’une boulangerie artisanale ou d’un supermarché à condition que votre hyperthyroïdie soit traitée.


    8. Je souffre d’hyperthyroïdie, puis-je encore trouver du pain sans sel iodé ?

    Les boulangers ne sont pas obligés d’utiliser du sel iodé pour le pain, mais ils sont fortement encouragés à le faire. Pour le pain préemballé, la présence de sel, iodé ou non, doit obligatoirement être mentionnée dans la liste des ingrédients imprimée sur l’emballage. Pour le pain emballé au moment de l’achat – que ce soit en boulangerie ou au supermarché- cette obligation n’existe pas. Vous avez bien entendu le droit d’obtenir des informations sur le type de sel utilisé.
      Même si vous souffrez d’hyperthyroïdie, vous pouvez continuer à manger du pain contenant du sel iodé à condition que votre hyperthyroïdie soit traitée.


    9. Est-ce que le prix du pain augmentera à cause du sel iodé ?

    La différence de prix entre un sel iodé et un sel ordinaire est minime. Le surcoût est négligeable : il est estimé -pour une petite boulangerie- entre  5 à 10 Euros par an. Il ne peut en aucun cas justifier une augmentation du prix du pain.


    10. Est-ce que l’iode ne disparait pas lors de la cuisson du pain ?

    L’iode ajouté au sel l’est sous forme d’iodure ou d’iodate de potassium. La perte d’iode au cours de la cuisson est négligeable. L’utilisation de sel iodé dans le pain apparaît comme un moyen pour pallier de manière optimale la carence en iode.


    11. L’utilisation de sel iodé a-t-il une  influence sur le goût du pain ?

    L’ajout d’iode n’a pas d’impact gustatif. A titre d’information,  les quantités d’iode ajoutées dans le sel  sont infinitésimales (maximum 15 ppm, soit 15 mg d’iode par kilogramme de sel).  Et dans 100 g de pain, il y a environ 1,25 g de sel.


    12. Je suis allergique à l'iode, puis-je encore manger du pain ?

    Oui, soyez sans crainte, même si vous êtes soi-disant "allergique à l'iode". Cette allergie, en fait, n'existe pas! Cette terminologie est incorrecte : les personnes qui sont allergiques aux liquides de contraste iodés, à des désinfectants iodés (comme la Povidone iodée) ou aux fruits de mer ne sont pas allergiques à l'iode, mais à un ou plusieurs autres composants associés à l'iode. Ainsi, l'allergie aux fruits de mer est en fait une allergie à une protéine que l'on trouve dans les muscles des poissons, des crustacés ou des mollusques. Dans le milieu médical, on parle improprement d'allergie à l'iode, alors qu'il faudrait plus exactement parler d'intolérance aux fruits de mer, de dermatite au contact de la Povidone ou d'hypersensibilité aux liquides de contraste.
    L'iode que l'on retrouve dans le pain suite à l'utilisation de sel iodé, l'est sous forme d’iodure ou d’iodate de potassium. Sous ces formes, il n'y aucun risque d'avoir une "allergie à l'iode". Notez que si vous êtes allergiques aux poissons et crustacés, manger du pain au sel iodé est encore plus important pour vous car l'iode est un micronutriment essentiel pour le corps (voir à ce sujet les deux premières questions).


    13. Je cuis mon pain moi-même avec une machine à pain, où puis-je trouver du sel iodé ?

    Le sel iodé est disponible dans tous les supermarchés, à côté du sel ordinaire.
    Si vous avez une préférence pour le sel marin, achetez un sel marin enrichi en iode. Cet enrichissement est explicitement mentionné sur l’étiquette du produit.

    Source: www.stoplesel.be

    http://www.dupainchaquejour.be/sel_iode_dans_le_pain.html

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  • Les oesophagites

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Une oesophagite traduit une lésion inflammatoire chronique de l'oesophage secondaire à une irritation,

    • le plus souvent par les sécrétions digestives (acide gastrique, bile etc...) qui remontent de façon anormale lors d'un reflux gastro-oesophagien non soigné,

    mais aussi :

    • par absorption de produits caustiques (intoxications) ;
    • par infections opportunistes (herpès, cytomégalovirus, candida, en cas d'immunodépression) ;
    • par l'ingestion de certains médicaments en position allongée ;
    • par les radiations ionisantes.

    [?] Les causes de la maladie

    Les causes sont donc souvent celles du reflux gastro-oesophagien. Au début, l'attaque acide de la muqueuse provoque une oesophagite superficielle diffuse. Petit à petit, en l'absence de traitement, la muqueuse altérée va s'ulcérer et une sclérose inflammatoire évolutive va aboutir à un rétrécissement irréversible de la lumière de l'oesophage.

    L'oesophagite caustique est provoquée par l'ingestion d'un produit caustique : eau de Javel, sels de potasse, acides chlorhydrique ou sulfurique, alcool iodé etc... La cause en est accidentelle chez l'enfant et suicidaire chez l'adulte. Le patient se plaint d'une dysphagie intense et douloureuse. Parfois, la brûlure provoquée va jusqu'à la perforation de l'oesophage et il existe des signes de détresse cardio-respiratoire.

    Au bout de 2 ou 3 jours, la douleur s'estompe. Le principal risque est l'évolution vers un rétrécissement cicatriciel scléreux. Ces sténoses chroniques peuvent provoquer une dysphagie grave dont le traitement est très délicat : chirurgie plastique, dilatations manuelles etc...

    [?] Les signes de la maladie

    Les symptômes du reflux gastro-oesophagien persistent et le malade a de plus en plus mal quand il avale et il avale de plus en plus difficilement (dysphagie douloureuse). Des vomissements sanglants surviennent parfois. Les brûlures à la déglutition des boissons alcoolisées ou chaudes témoignent de l'existence d'une oesophagite.

    [?] Examens et analyses complémentaires

    La fibroscopie élimine un cancer par l'aspect des lésions et les prélèvements biopsiques et confirme le diagnostic.

    Le transit oesogastroduodénal met en évidence d'une part le reflux gastro-oesophagien et d'autre part un rétrécissement de la partie inférieure de l'oesophage différent de l'aspect rencontré en cas de cancer. Une hernie hiatale, un ulcère gastrique ou duodénal associés sont parfois également dépistés.

    [?] Les complications

    Elle peut évoluer vers le rétrécissement majeur interdisant toute alimentation. La perforation est possible ainsi que la transformation cancéreuse (dégénérescence néoplasique).

    [?] Traitement

    A la phase aiguë initiale, le médecin prescrira des antiacides et des antisécrétoires.

    Les conseils d’hygiène et de diététique sont les mêmes que ceux habituels en cas de reflux gastro-oesophagien.

    En cas d'échec, un traitement chirurgical ou une dilatation mécanique pourront être proposés. Ces techniques sont difficiles et les résultats aléatoires. C'est la raison pour laquelle, il est de loin préférable de traiter correctement le reflux gastro-oesophagien avant qu'il ne se complique d'oesophagite peptique.

     Traitements des troubles gastriques (remontées acides, RGO, ulcère)

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1468_oesophagites.htm

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  • Le drainage lymphatique :
    la botte secrète pour une démarche légère

    Nous rêvons toutes de jambes légères, pourtant une femme sur trois se plaint de lourdeurs en fin de journée. Découvrez le drainage lymphatique : l’atout confort de vos gambettes.

    Vous êtes sujettes aux jambes lourdes et gonflées. Votre problème est peut-être du à un mauvais retour veineux. Dans ce cas, le drainage lymphatique se révèle une option de choix en complément des traitements habituels.

    Le massage danois : ami de la circulation

    Le drainage lymphatiqueC'est en 1988 que l'association française du Drainage Lymphatique manuel selon la méthode Emile Vodder, physiothérapeute danois, ouvre ses portes. Le principe est simple. "Les petits canaux lymphatiques ont une paroi qui se contracte pour faire avancer le liquide lymphatique vers le coeur" explique le Pr. Henri Boccalon, angiologue au CHU de Rangueil (Toulouse). Dans l'organisme, ces canaux véhiculent l'eau, les protéines, les cellules libres et les déchets en direction du système veineux. En  cas de faiblesse lymphatique, le mouvement de ces parois est gêné. L’objectif des drainages est alors de restaurer un fonctionnement normal.

    Cette technique s’effectue avec une infinie douceur selon le protocole suivant, qui se déroule en trois temps :

    • Ouvrir les points,  par des pressions circulaires, lentes et régulières, sur la peau. Pas question d’écraser les vaisseaux mais simplement d’ouvrir les portes qui libèrent les toxines. Le masseur commence par la citerne de Peke, située au niveau de la clavicule. Puis ses doigts s’attardent sur le creux de l’aine et enfin, les jambes avec une attention particulière pour les genoux, qui présentent souvent des gonflements disgracieux.
    • Pomper. Par des mouvements alternant pression et dépression, le masseur pompe en quelque sorte pour activer toute cette lymphe. Le rythme est toujours le même : 3 fois cinq pressions. Le ventre fait le premier l’objet du drainage. Les manoeuvres au niveau de l’abdomen améliorent le péristaltisme intestinal. Si vous êtes stressée, le plexus sera lui aussi sollicité.  Puis dans l’ordre, il enchaîne, sur les cuisses, les mollets, les chevilles. Le corps est drainé dans sa totalité.

    Contre la rétention d’eau

    Les effets du drainage sont multiples : il est tout indiqué en cas de problèmes circulatoires, de tissus congestionnés, mais ses bienfaits ne s’arrêtent pas là. Il atténue également les inflammations liées à l’insuffisance veineuse chronique et décolore partiellement microvaricosités et vaisseaux dilatés

    S’il stimule le système lymphatique, il tonifie aussi les intestins, favorise la relaxation et fortifie le système immunitaire. Par ailleurs, ses propriétés esthétiques sont tout à fait intéressantes puisqu'il intervient sur la cellulite et la rétention d'eau.

    Ce massage qui dure environ une heure trente, s'accompagne d'une incroyable sensation de légèreté de corps et d'esprit. La plupart du temps, vous avez envie d’uriner, preuve que la circulation lymphatique a été stimulée et que les toxines s’évacuent.

    Les contre-indications ? Pendant les règles il vaut mieux éviter le drainage massage qui a tendance à activer le système sanguin, sous peine de règles plus abondantes.

    Catherine Maillard - Mis à jour le 15 février 2009

    "Le Drainage vitalité", Dominique Jacquemay. Ed. Dangles.
    "La santé des jambes", Professeur Henri Bocalon. Ed. Privat.

    Association française de drainage lymphatique manuel
    8, rue Emile Gilbert
    75012 Paris

    Tél : 01 43 42 04 68

     Forum Jambes lourdes
    Forum Cellulite et vergetures
    Forum Massages

    http://www.doctissimo.fr/html/forme/mag_2001/mag1005/fo_4643_drainage_jambes.htm

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  • Ajouter des années à la vie et de la vie aux années

     

    Complément alimentaire, complément nutritionnel, micronutrition, nutrithérapie, supplémentation, ces termes reviennent souvent au sommaire des rubriques santé des magazines.

    Qu’est ce que cela veut dire ? 

    La micronutrition ou nutrithérapie est une approche, corroborée par de nombreuses études scientifiques, du bien être général par un apport nutritionnel adapté aux besoins. Les micronutriments indispensables au fonctionnement de notre organisme devraient en principe être apportés par l’alimentation. Mais aujourd’hui notre alimentation est « dégénérée » :

    • trop de produits raffinés (tout est blanc : pain, riz, sucre...),
    • riche en calories,
    • à index glycémique élevé,
    • pauvre en micronutriments indispensables à nos cellules.

    A cette cause essentielle, il faut ajouter une sédentarité généralisée et un stress quasi permanent, qui entraînent une surconsommation de ces fameux micronutriments.
    Si les carences sont rares, les subcarences sont légions : elles vont provoquer un réel désordre au niveau physiologique allant d’un simple désagrément à des maladies de civilisation.

    Les déficiences en micronutriments sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la satiété notamment prise de poids inexpliquée, infections à répétition, fatigue persistante, coups de blues, troubles de la digestion.

    Se soigner par ce que l’on mange ou apprendre à manger autrement : 
    le principe, c’est remettre l’alimentation au coeur de nos besoins afin de corriger certaines déficiences nutritionnelles et ceci malgré une pléthore alimentaire.

    Cessons d’écouter le chant des sirènes de l’industrie agro- alimentaire. Il est grand temps de se rapproprier notre santé, et de mettre en place une rééducation alimentaire accompagnée si besoin d’une complémentation adaptée.

     

    La prévention nutritionnelle est devenue une nécessité

     

    1. Constats éloquents

     

    En 1994, une étude dénommée SU.VI.MAX (Supplémentation en Vitamines et Minéraux Anti-oxydants) est lancée. Elle constitue à son terme une source d’informations précieuses sur la consommation alimentaire des français et leur état de santé. Les conclusions rendues officiellement au début de l’été 2003 ont démontré l’importance du rôle des antioxydants dans la prévention des cancers.
    13017 volontaires entre 1994 et 2002, soit 7886 femmes de 35 à 60 ans et 5141 hommes de 45 à 60 ans ont participé à cette étude. Les volontaires ont été partagés en deux groupes : l’un recevant la pilule SUVIMAX, l’autre une capsule placebo sans aucune substance et ceci tous les jours pendant 8 ans. Le cocktail SUVIMAX correspondait à la prise d’un complément nutritionnel à visée anti-oxydante, sa composition était la suivante :

    • Vitamine C : 120 mg
    • Bétacarotène : 6 mg 
    • Vitamine E : 30 mg (ce qui correspond à 3 Kg de fruits et légumes par jour)

    • Sélénium : 100μg (que l’on pourrait atteindre en mangeant plus de 10 Kg de fruits et légumes par jour)
    • Zinc : 20 mg

    SUVIMAX nous montre que 77 % des françaises et 72 % des français ont des apports de magnésium inférieurs aux 2/3 des apports nutritionnels conseillés correspondant à 6 mg par Kg de poids et par jour. Le magnésium est un minéral intervenant dans tous les métabolismes et très sollicité dans la gestion du stress, une pathologie de notre société. Le lien entre la baisse des cancers et le complexe antioxydant est également bien démontré dans SUVIMAX.
    De même cette étude démontrent que pratiquement :

    • 100 % des français ne reçoivent pas par l’alimentation les quantités recommandées en vitamine E
    • 80 % d’entre eux manquent de zinc et de vitamine B6
    • 60 % de vitamine B1

    De nombreuses études ont confirmé ce constat en France mais aussi dans le monde entier INCA, ESTIVAL, VAL DE MARNE. Celles-ci révèlent des situations de subcarence en vitamines et oligoéléments. 
    Dernièrement, l’étude sur la cuisine des centenaires à Okinawa conforte cette évidence. Le pourcentage de centenaires habitant cet archipel situé au Sud du Japon est le plus élevé au monde. Cette étude met en évidence la faible prévalence d’accidents cardio-vasculaires, de cancers, de diabète, d’ostéoporose, de maladie dégénératives.

    Les clés de la longévité d’Okinawa, sont la densité nutritionnelle élevée des aliments ainsi que leur faible poids caloriques, la pratique régulière d’une activité physique, et une perception très positive de la vie.
    L’OMS dans son rapport rendu public en 2003 confirme des liens étroits entre l’alimentation et l’état de santé de la population. Le corps médical en association avec les autorités nationales compétentes a mis en place un barème des Apports Journaliers Recommandés (AJR). Les AJR représentent les quantités minimum de nutriments nécessaires pour éviter les maladies de carence en vitamines minéraux etc.

    Le 2ème Programme National Nutrition Santé (PNNS), reconnu priorité de santé publique pour lutter contre ces maladies et les prévenir est reconduit de 2006 à 2010. Le PNNS fait de la lutte contre le surpoids et l’obésité un enjeu majeur de santé publique, avec pour objectif de refonder la politique nutritionnelle en termes de prévention, de dépistage précoce et de prise en charge des troubles nutritionnels, de ciblage sur les populations défavorisées et les personnes précaires.

     

    2. Evolution de l’alimentation

     

    Il est intéressant de voir comment l’alimentation a évolué au fil des siècles.

    L’histoire

     

    Nos ancêtres, de part leur mode de vie nomade, mangeaient chaque jour le produit de leur chasse, de leur pêche et de leur cueillette. Leurs repas se composaient donc de viandes maigres, de gibiers, d’œufs, de fruits, de légumes et de céréales sauvages. Ils prenaient trois fois plus de protéines que nous, la même part de glucides mais sans sucre raffiné, et beaucoup moins de lipides.

    « Entre 10 000 et 7 000 ans », la sédentarisation, l’agriculture et l’élevage vont introduire dans l’alimentation, les légumineuses, le lait et la cuisson des aliments.
    Plus près de nous, nos grands-mères passaient beaucoup de temps à préparer les repas qui se devaient d’être nourrissants, de part les métiers et les conditions souvent difficiles. La viande et le poisson, denrées rares, se consommaient une fois par semaine ; les céréales, le pain, les pommes de terre et les légumineuses agrémentées de lard, faisaient partie du repas quotidien. Même si les glucides avaient la part belle, ils ne contenaient que peu de sucres rapides, et l’alimentation était riche en protéines et en fibres.

    Les nouveaux comportements

     

    Aujourd’hui, les conditions de vie ont amené un changement radical de nos habitudes alimentaires. Chacun travaille, mène une vie stressante et ne prend plus le temps de se retrouver en famille autour d’un repas équilibré. Dans un souci de gain de temps, l’alimentation moderne s’éloigne de ce que la nourriture est censée nous apporter. L’industrialisation des repas, la culture intensive, avec l’utilisation d’engrais et de pesticides à outrance, le raffinage des matières premières, mettent dans notre assiette des aliments appauvris en fibres, vitamines, minéraux et oligoéléments, d’où la notion d’aliment à calories vides.

     

    Ainsi une étude américaine a comparé le régime estimé de l’homme du paléolithique à celui d’un américain d’aujourd’hui.

     

    Taux d’énergie

    Chasseur - Cueilleur

    Aujourd’hui

    Protéine

    33

    12

    Carbohydrate (sucre)

    46

    46

    Graisse

    21

    42

    Polyinsaturase

    1,41

    0,44

    Sodium (en mg)

    690

    3 400

    Potassium (en mg)

    11 000

    2 400

    Ration potassium sur sodium

    16/1

    0,7/1

    Calcium (en mg)

    1500 - 2000

    740

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On constate que l’homme moderne consomme 5 fois plus de sel (sodium) et 2 fois plus de graisses que nos ancêtres 

    D’autre part, les progrès technologiques (lave-linge, voiture, ascenseur), oh ! combien confortables, font que nous brûlons moins de calories que nos grands-parents. Notre ration est passée de 3000 calories à 1750 calories pour une femme, et de 4000 calories à 2250 pour un homme. Avec de tels apports, il devient impossible de recevoir par l’alimentation les apports quotidiens recommandés en micronutriments. C’est cette nouvelle manière de se nourrir, si riche en quantité, mais tellement pauvre en qualité, outre l’excès de sédentarité, qui fait basculer notre équilibre santé vers la maladie : on observe de plus en plus de maladies chroniques chez les plus jeunes, à type d’asthme, eczéma, d’allergie alimentaire. L’obésité est galopante chez l’enfant et les maladies dégénératives (diabète, cancer...), auto immunes (polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn...) touchent de plus en plus d’adultes. Le retour à une alimentation plus saine est donc une priorité absolue pour prévenir ces maladies de civilisation. Actuellement les français consomment en moyenne : 2 fois moins de pommes de terre qu’il y a 50 ans 2 fois moins de pain qu’il y a 40 ans 7 fois moins de légumes secs qu’il y a 50 ans 2 fois plus de sucre qu’au début du siècle 2 fois plus de viande qu’il y a 50 ans 2 fois plus de fromage qu’il y a 20 ans

    3. La micronutrition

     

    Historique

    Des signes précurseurs
    Il y a plus de 4700 ans, les chinois soignaient le goitre avec des algues venues de la mer de Sargasses. La relation entre goitre et carence en iode sera définie plus tard. On se souvient également des récits des équipages décimés par le scorbut et des conseils du Docteur écossais James Lind en 1747. Il démontre que la consommation d’agrumes frais, oranges et citrons, permet de prévenir l’apparition de cette maladie. La vitamine C ne dit pas encore son nom.
    En 1886, Christian Ezijkman, bactériologiste hollandais, futur prix Nobel, découvre que quelque chose présent dans les cuticules du riz complet préservent les poulets du béri-béri. Ce quelque chose, c’est la vitamine B1, identifiée bien plus tard.
    Au début du XXe siècle, les propriétés sédatives du magnésium sur l’excitabilité cellulaire sont mises à profit par les américains Loeb et Meltzer dans le traitement de la tétanie. En 1937, Hansen révèle l’effet bénéfique de certaines huiles sur l’eczéma des enfants.

    En Suisse, le Dr Catherine Kousmine étudie l’effet bénéfique des acides gras essentiels dans le traitement de la sclérose en plaques. Elle sera un catalyseur dans la pratique de la nutrithérapie dans l’univers familial, favorisant l’utilisation quotidienne de certaines huiles et de graines broyées.
    C’est en 1968, aux Etats-Unis, que le professeur Linus Pauling, double prix Nobel, suite à de nombreux travaux réalisés sur les vitamines et les minéraux crée et définit la notion de médecine orthomoléculaire. Il a fait mondialement connaître l’intérêt de la vitamine C.

    En France dés les années 80 le Docteur Jean Seignalet constate que l’alimentation moderne est fort éloignée de l’alimentation préhistorique.
    II émet l’hypothèse de l’inadaptation digestive aux aliments issus de l’industrialisation alimentaire et met en évidence l’augmentation de la perméabilité intestinale et la relation étroite avec certaines maladies auto immunes, chez les personnes qui ont une prédisposition génétique.

    Aujourd’hui les relations entre l’alimentation et notre patrimoine génétique commencent à être mieux connues.

    La nutrigénétique étudie les capacités « génétiques » à digérer, assimiler et métaboliser les aliments.


    La nutrigénomique
    étudie l’influence des nutriments sur la modulation de l’expression génétique : Cela veut dire tout simplement, comme l’exprime si bien le Dr Chos (Président de l’ IEDM ) « qu’en fonction de ce que vous mangez, votre patrimoine génétique ne donne pas les mêmes ordres ».

     

    Qu’est-ce que la micronutrition 

     

    Micronutrition, nutrithérapie, médecine orthomoléculaire sont autant de noms différents pour désigner le même domaine scientifique. Elle est relativement récente en France, alors qu’aux Etats-unis elle est connue depuis 25 ans.

    Le Docteur Jean Paul Curtay, médecin nutrithérapeute français, la définit comme suit : 

    Les nutriments sont constitués par l’ensemble des composés organiques et minéraux nécessaires à l’organisme. On différencie les nutriments énergétiques : glucides, lipides, protides des nutriments qui régulent le métabolisme, ces micronutriments sont :

    • les oligoéléments (ou éléments trace)
    • les vitamines hydrosolubles et liposolubles
    • les minéraux 
    • les acides aminés essentiels 
    • les acides gras polyinsaturés

    Les micronutriments agissent au niveau de la cellule afin de lui permettre un fonctionnement biochimique optimal, lui assurer protection contre des agents agressifs et permettre la réparation de ces membranes. Ex : pour qu’une hormone rentre dans une cellule, elle a besoin de catalyseurs comme le sélénium, zinc, etc.

    Les micronutriments essentiels ne peuvent pas être fabriqués par l’organisme et doivent impérativement être apportés par l’alimentation en quantité suffisante et sous forme assimilable.

    Pour résister aux agressions de la vie moderne, tel le stress, la fatigue, le vieillissement précoce, bref pour fonctionner de façon optimale, notre organisme utilise une grande quantité de nutriments. Les carences partielles en certains micronutriments essentiels sont à l’origine de nombreux troubles fonctionnels. Parmi les plus fréquentes, on retrouve le fer, l’iode, magnésium, vitamine C, vitamines du groupe B, le zinc, acides gras essentiels.

    Les carences micronutritionnelles

     

    Elles sont liées :

    1- A des carences d’apport ou d’assimilation

     

    Baisse de la ration calorique par la faible densité nutritionnelle des aliments (cf. article sur les aliments santé) due ; au raffinage du riz, de la farine du sucre, à la récolte avant maturité, au stockage, à l’épuisement des sols, entraînant un appauvrissement des aliments en minéraux et substances vitales.

    Cuisson à haute température
    Celle ci altère les nutriments, entraîne une chute des vitamines et l’apparition de molécules toxiques (amines cancérigènes, réaction de Maillard).

    Produits enrichis en additifs chimiques tels les conservateurs, colorants, engrais, pesticides

    • Excès de consommation de sucre rapide, de graisse animale, de sel
    • Insuffisance de consommation de fruits et légumes

       

    2 - A une augmentation des besoins nutritionnels au cours de notre vie

     

    • activité sportive intense,
    • stress, absorption de toxiques, pollution, variations climatiques,
    • déséquilibres alimentaires par régimes successifs et restrictifs, caprices alimentaires, abus d’alcool
    • désordre d’ordre digestif 
    • croissance chez l’enfant et l’adolescent,
    • grossesse et allaitement chez la femme
    • avancement en âge 
    • prise de médicaments (contraceptifs oraux)

     

    3 - A des excès d’élimination

     

    • le stress sous toutes ses formes entraîne une consommation et une élimination accrue d’oligoéléments 
    • un déséquilibre acido basique, en faveur d’acidification favorise à la longue une déminéralisation
    • la prise de diurétiques à long terme

     

    4 - A l’inactivation ou chélation chimique

     

    Ainsi les molécules polluantes diverses (métaux lourds, pollutions diverses pesticides engrais) piègent certains micronutriments et les rendent indisponibles au bon fonctionnement de l’organisme.

    5 - A la compétition entre différents minéraux

     

    L’apport excessif d’un élément perturbe l’assimilation d’un autre élément. Ex  : un excès de calcium empêche l’assimilation du magnésium.

    6 -A l’hyperperméabilité intestinale ou leaky gut syndrome

     

    Le Docteur Vincent Castronovo (Directeur du Centre de Cancérologie Expérimentale de Liège et Professeur de Biologie à la Faculté de Médecine de Liège) résume bien l’importance de la fonction digestive : « nous ne sommes pas ce que nous mangeons, nous sommes ce que nous digérons. »

    Notre tube digestif héberge environ 100 000 milliards de bactéries, c’est à dire 10 fois plus de cellules que dans tout l’organisme. Les plus connus sont les bactéries lactiques et les bifidobactéries, elles ont pour mission :

    • de permettre une meilleure digestion et une assimilation des nutriments
    • elles participent à la synthèse de certaines vitamines du groupe B et de la vit. K 
    • de repousser les germes grâce à un effet barrière
    • de renforcer le système immunitaire

    La flore intestinale, dans certaines situations (antibiothérapie, stress, alimentation inadaptée, intolérance ou allergie) peut se déséquilibrer et perdre ses propriétés. 
    Cette perturbation de l’écosystème intestinal a pour conséquences d’agresser la muqueuse de l’intestin et de provoquer une augmentation de la perméabilité intestinale.

    Pour de nombreux scientifiques : le « leaky gut syndrome » est probablement la cause méconnue principale de la majorité des maladies chroniques.

    Cette hyperperméabilité intestinale ou Leaky gut Syndrome va permettre le passage de substances indésirables dans l’organisme (toxines protéines, débris microbiens), la mise en place progressive d’un terrain propice à l’éclosion des maladies de civilisation, l’induction de perturbations à distance (acné, infections chroniques, troubles articulaires, troubles du comportement) et l’inhibition de l’assimilation des nutriments. 

     

    Les probiotiques et les prébiotiques tiennent désormais une place de choix dans la prévention santé.

    Conséquences des carences micronutritionnelles

     

    Le vieillissement cellulaire ou stress oxydatif 
    La pollution, l’alcool, le tabac, les médicaments, les infections, les inflammations chroniques amènent une production de radicaux libres dans l’organisme. Ces agents oxydants utiles pour nous défendre, notamment contre les bactéries, restent agressifs et leur excès va exiger l’intervention d’enzymes antiradicalaires et surtout de piégeurs de radicaux libres  : les agents anti oxydants. 
    Une carence en CoEq10 par exemple entraine une augmentation de radicaux libres dans les mitochondries. Ainsi la prévention contre les cancers et maladies cardiovasculaires n’est plus assurée lorsqu’il existe une carence en micronutriments protégeant des dommages oxydatifs.

    Une fluidité membranaire non optimale
    Les membranes sont essentiellement constituées d’acides gras qui vont permettre, non seulement l’échange cellulaire, mais aussi la régulation de l’inflammation, de l’immunité, de l’allergie et de la coagulation

    Ce bon fonctionnement des cellules dépend de la fluidité membranaire qui est elle-même sous l’influence du pourcentage et de la nature des acides gras insaturés. Dès lors on peut imaginer les conséquences d’une carence en AGPI sur le développement du cerveau, les maladies inflammatoires, métaboliques ou cardiovasculaires.

     

    Le dysfonctionnement cérébral
    Les différentes fonctions que doit remplir quotidiennement notre cerveau sont sous l’influence de notre alimentation, les protéines animales vont fournir la tyrosine et le tryptophane, deux acides aminés nécessaires à la fabrication des catécholamines (dopamine, noradrénaline et sérotonine) qui régulent, l’humeur, le sommeil et qui équilibrent le système nerveux.
    Les aliments vont également fournir au cerveau les acides gras essentiels, les vitamines, les minéraux et les oligoéléments (magnésium, fer, cuivre, vitamines du groupe B, etc.) nécessaires au fonctionnement des cellules.
    On se rend bien compte que ces fonctions dépendantes les unes des autres, restent sous l’influence directe de notre assiette.
    Si tout équilibre nutritionnel et micronutritionnel signe une bonne santé, tout déséquilibre va aller dans le sens de la maladie aigue ou chronique (diabète, maladies cardio-vasculaire)
    L’apport de micronutriments sous forme de compléments nutritionnels devient une nécessité, selon :
    - les besoins (terrain, habitudes alimentaires, tolérances),
    - l’état physiologique (âge, surmenage, performance, croissance, grossesse...),
    - l’environnement (facteurs psycho-affectifs, génétiques...)
    - et le choix de ces compléments nutritionnels est primordial car l’objectif de la micronutrition, est de rétablir l’équilibre des fonctions physiologiques.

    C’est une science qui s’emploie :

    • à optimiser les fonctions de la personne bien portante (énergie, mémoire, fertilité)
    • à renforcer sa résistance aux agressions (virus, bactéries stress, pollution...)
    • à prolonger sa durée de vie en bonne santé 
    • à prévenir les maladies aiguës, chroniques et psychiques
    • à prolonger la durée de vie et enfin à prévenir et à traiter les maladies.

    Nos gènes agissent en interaction avec notre environnement pour garder notre organisme en bonne santé ou développer une maladie.
    Parmi les facteurs les plus influents l’alimentation est l’un des plus importants et celui sur lequel l’intervention reste facile et parfois spectaculaire.

     

    4. Le complément nutritionnel

     


    Critères de choix : certaines situations de la vie quotidienne nécessitent une supplémentation nutritionnelle, mais pas n’importe laquelle. Devant la très grande diversité des compléments alimentaires et une qualité très inégale, le choix pour le consommateur est difficile. On peut donc mettre en avant quelques règles quant à la qualité du complément nutritionnel. 

    Sa composition doit suivre les formulations scientifiquement équilibrées selon les travaux les plus récents, apportant les éléments les plus courants, vitamines, oligo-éléments, acides aminés, acides gras, probiotiques, extraits de plantes, enzymes, phytonutriments (phytooestrogènes, phytostérols, polycosanols).

    Synergie d’action de divers composants :
    augmentation de la biodisponibilité grâce à des procédés de fabrication, chélation, forme ionique.

    Qualité et la sécurité des ingrédients :
    Elle passe par des ingrédients d’origine naturelle, les plus sains et les plus purs possibles : sans OGM, plantes biologiques ou sauvages, non irradiées, huiles vierges première pression à froid, oméga 3 extraits de poissons gras non pollués, vitamine E (toujours naturelle...). Les différentes étapes de la fabrication doivent être parfaitement maîtrisées, de même que l’origine et la traçabilité des matières premières.

    Mise en garde 

    Le complément alimentaire n’est pas destiné à soigner les maladies, son rôle est avant tout de rééquilibrer le statut nutritionnel. C’est une aide mais il ne remplace pas un médicament

    • Evitez l’ingestion massive et durable de compléments nutritionnels.

    • Avertissez votre médecin quand vous prenez un complément nutritionnel, ce dernier peut interagir avec votre traitement.

    • Ne faites jamais de diagnostic vous même et n’interrompez pas votre traitement seul, consulter votre médecin.

    • Pour choisir un produit adéquat ; l’idéal est de prendre conseil auprès d’un professionnel, soit un médecin ou un pharmacien, soit votre conseiller en diététique.

     Il s’agit d’un produit destiné à être ingéré en complément d’une alimentation courante, afin de palier une insuffisance réelle ou supposée. Un complément nutritionnel ne guérit pas mais aide à combler les carences alimentaires, et ainsi, améliorer les performances de l’organisme.

    5. En définitif

     

    "Que ton aliment soit ton premier médicament" disait Hippocrate.
    Quelques siècles plus tard, la micronutrition pose un «  nouveau  » regard sur la relation Alimentation - Santé. Cette nouvelle discipline de terrain qui tient compte de la globalité de l’individu, qui agit en profondeur au niveau cellulaire et qui rassemble à travers le monde entier des scientifiques, démontre que notre organisme est sous l’influence dominante des facteurs de l’environnement dont l’alimentation se taille la part du lion.
    L’aliment, on le voit, est au centre de la micronutrition car il représente l’énergie moléculaire, le carburant, qui va permettre d’assurer la vie de la cellule, des tissus, des organes, et par la même, l’équilibre de notre santé et même si notre patrimoine génétique joue un rôle dans la survenue de nos maladies, il n’est pas le seul responsable.

    « Ajouter de la vie aux années plutôt que des années à la vie » passe par une prise de conscience collective. La nutrition et l’hygiène de vie générale constituent des facteurs de protection bien trop sous-estimés. »

     

    L’équipe Bio et Nutrition

    Bibliographie
    - Nutrithérapie : bases scientifiques et pratique médicale - Docteur Jean-Paul Curtay 
    - Tous les bienfaits de la micronutrition- Docteur Didier Chos
    - La nutrithérapie - Professeur Michel Massol
    - Que mangerons-nous demain ? - Christian Rémesy
    - L’alimentation ou la troisième médecine - Docteur Jean Seignalet

    http://www.bio-et-nutrition.com/Micronutrition.html

    Un tout grand merci pour l'autorisation de copier cet excellent article 



     

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  • La campagne «Cœur de Femmes»

    Une femme sur Deux Meurt de maladies cardio-Vasculaires. Infarctus du myocarde, cérébrale Attaque, sont les causes créations de Mortalité chez les Femmes.

    «Si rien n'est fel verser sensibiliser les Femmes et alerter le corps médical sur les Symptômes Surveiller à, les maladies cardio-Vasculaires chez les Femmes Vont continuateur de faire des Dégâts sur l'au Québec pourrait eviter. »

    Pour Mieux dépister, Comprendre et Soigner les maladies cardio-Vasculaires des Femmes, aidez-nous à innover et à être de à la pointe de la Recherche, aidez-nous à Sauver des vies de Femmes.

    Participez au programme de premier grand de Recherche en France
    sur le «Cœur des Femmes» en 
    Faisant Un don.

    Les cardiopathies Féminines 7 Fois plus meurtrières au Québec le cancer du Sein

    Les maladies cardio-Vasculaires sont la première cause de Mortalité féminine devant les types de Tous confondus cancers. Every year, sur les 17, 5 millions de Personnes Qui Meurent de maladies cardio-Vasculaires Dans Le Monde, 8,6 millions sont des Femmes. Ce Chiffre Extrêmement principles à l'intérêt supérieur ensemble des Décès DHS au cancer, à la tuberculose de l'appareil, au Sida et à la malaria.

    Les Femmes de plus en plus concernées par les maladies cardio-Vasculaires

    En 2001, Une Femme des Nations Unies avait osée sur Trois de mourir d'Une Maladie cardio-vasculaire. Ce CEST Risque d'aujourd'hui d'ONU sur deux ». Leur mode de vie Par, Les Femmes voient Leur Risque de entrepreneur UNE Cardiopathie croître et se rapprocher Rapidement dangereusement de celui des hommes.

    Une Hausse préoccupante sur Toutes les tranches d'âge

    La Mortalité cardio-vasculaire chez les Femmes constitue la première cause Aujourd'hui de l'après 65 ans Décès. Elle progrez also chez les Femmes agées de plus de 45 ans, devenant la cause de Mortalité Deuxième Derrière le cancer chez les 45-64 ans. Encore Plus préoccupant, AVEC 10% des Décès, les cardiopathies fatales deviennent de plus en plus les significatifs parmi les 25-44 ans.

    Source: Causes médicales des Décès en France - 2004 - Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.

    Des Facteurs de Risque Bien identifie

    Pourquoi Les Femmes sont-elles de plus en plus touchées? Contrairement aux Idées commecialisation, les hormones Féminines (oestrogènes) protégent nec plus Contre les cardiopathies. La modification du mode de vie (stress, sédentarité) conjuguée à la multiplication des Comportements à Risque (Tabagisme, alcool, alimentation riche en plus, etc) mettent le cœur des femmes du Épreuve à rude. L'ignorance de Leur Fragilité Cardiaque les Amène à négliger les signes de faiblesse de Leur cœur Surmene, d'ou l'augmentation des Décès.

    Que faire verser la contact inverseur Tendance?

    L'information des Femmes et la sensibilisation des médecins de premier Recours de (généralistes) et de Recours seconde (urgences, hôpitaux) sont la solution. Des Progrès considérables restent à faire en matière La de diagnostic: Les Femmes Ont 20% de chance en Moins Que les hommes se voir non proposant de test d'effort et 40% en Moins verser angiographie UNE (source: Euro Heart Survey de 2005). Encore Plus préoccupant, la Mortalité des Nations Unies une l'après infarctus du myocarde non EST DEUX FOIS plus élévée chez les Femmes au Québec chez les hommes. CES en chiffres s'expliquent par l'augmentation constante suivant négligence du corps médical UNE Qui Considère Les Femmes Comme «non sous groupe de la population petit atteinte de maladies cardio-Vasculaires» (Euro Heart Survey Journal 2005). Fait mobilisation CEST La essentielle Pour Une déclencher prix de conscience.

    L'action de Cœur de Femmes

    Communiquer Auprès des Femmes et du corps médical

    Il Est indispensable:

    • Développer de l'information et la prévention Auprès des Femmes
    • de sensibiliser le corps médical de premier et deuxième Recours safe place de permettre l'ONU Meilleur diagnostic et Une Meilleure prix à charge en l'Hôpital
    • d'accélerer la Recherche sur les cardiopathies de La Femme qui nécessiter may UNE Spécifique approach.

    Creer Spécifique programme de l'ONU de Recherche Pour Les Femmes

    «Si les Progrès Médicaux Ont permit de diminuer la Mortalité cardio-vasculaire chez les hommes, BEAUCOUP Reste Encore il à faire verser Comprendre Pourquoi les maladies cardio-Vasculaires sont measure et plus tombes chez les Femmes. Recherches Scientifiques Des Indispensables sont versez Improving la prévention, la prix en charge, les Soins et le Suivi des maladies cardio-Vasculaires chez les Femmes. »

    Pierre Pr Menasché

    Parce Que Tous Décès CES pourraient être de évités, Danièle Hermann lance Aujourd'hui le 1er programme de Recherche sur les maladies cardio-Vasculaires de la femme safe place de mieux, dépister, Comprendre et CES Soigner pathologies. Grâce à la Fondation Recherche Cardio-Vasculaire UNE Unité de Recherche sur les cardiopathies Centrée spécifiquement les sérums de la femme Très Prochainement créée à l'Hôpital Européen Georges Pompidou.

    «Ce premier programme de Recherche Clinique et Fondamentale Alliant sérums Axé sur la prévention. Alors Que le Dépistage des Sujets à haut Risque cardio-vasculaire CEST Bien Réalisé chez les hommes, Les Femmes de verser Raisons multiples échappent le plus Often y. Noûs souhaitons Réunir UNE cohorte de patientes verser éffectuer Régulier non Dépistage qu'un dosage Ainsi de biomarqueurs. Noûs envisageons la constitution d'also UNE sérothèque UNE permettant Génomique Étude et Protéomique. Il s'agit de la première banque de données des Cliniques et Biologiques permettant d'Evaluer le Risque cardio-vasculaire féminin. »

    Pr Pierre Desnos, de l'Unité d'Insuffisance Cardiaque au Centre Georges Pompidou Européen

    http://www.fondation-recherche-cardio-vasculaire.org/presse-actualites/la-campagne-coeur-de-femmes/

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  • HYPOGLYCEMIE

     

    CAUSES FONCTIONNELLES
    Hypoglycémie réactionnelles post-prandiales
    CAUSES ENDOCRINIENNES
    hypopituitarisme
    Insuffisance surrénalienne
    Déficit en cathécolamine
    Déficit en glucagon
    Insulinome
    MALADIES HEPATIQUES
    Cirrhose
    Hépatites
    CAUSES MEDICAMENTEUSES
    Surdosage en insuline, sulfamides, etc...
    Bêtabloquants
    Salicylates
    Quinine
    Disopyramide
    Sulfonylurées
    Alcool
    DEFICIT ENZYTMATIQUES
    Glucose-6 phosphatase
    Phosphorylase hépatique
    Pyruvate carboxylase
    Fructose-1-6 diphosphatase
    Glycogène synthétase
    Carnitine
    Enzymes de l'oxydation des acides gras
    3- hydorxy 3-méthylglutaryl CoA lyase
    INSUFFISANCE D'APPORT
    Malnutrition
    Epuisemen musculaire
    Hypoglycémie cétosique de l'enfant (cétose de jeûne)
    INTOLERANCES AUX SUBSTRATS
    Intolérance congénitale au fructose
    Galactosémie
    Sensibilité à la leucine
    Hyperinsulinisme
    Anticorps anti-insuline
    Anticorps antirécepteurs de linsuline

    wbm@esculape.com
    Sommaire

    http://www.esculape.com/biologie/hypoglycemie.html

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  • Un tout grand merci pour votre autorisation de copier cette article.

     

    Def 1: On parle de diabète gestationnel, parce que celui çi se révèle pendant la grossesse
    Def 2: Un diabète, c'est l'augmentation de la quantité de sucre dans le sang (gycémie) a des valeurs qui peuvent porter atteinte à votre santé. Il n'y a pas réellement de facteur de risques pour l'apparition d'un diabète gestationnel.
    Quelques facteurs comme un surpoids, la présence de personnes diabétiques dans la famille, les femmes ayant plus de 35 ans, sont cependant des explications qui apparaissent pour la moitié des diabètes gestationnels.
    La part de ce diabète représentant d'ailleurs environ 5% des femmes enceintes.

    Comment apparaît le diabète gestationnel?

    Le sucre absorbé est transformé en energie par l'insuline -cette hormone est sécrétée par le pancréas-.
    Lorsque le pancréas sécrète mal ou pas assez d'insuline, le diabète apparait.
    Pendant la grossesse, les besoins en insuline augmentent. Si la fabrication d’Insuline reste insuffisante, le diabète apparaît.

    La glycémie?

    A jeun, la glycémie est comprise entre 0,8 et 1,1 gramme de sucre par litre de sang.
    Le depistage du diabète est réalisé systématiquement entre la 24e et la 28e semaine de grossesse, c'est le test de O sullivan (article: le test de O'sullivan), et si nécessaire poussé vers le test HGPO.
    Il semblerait que la communauté scientifique s'oriente vers l'application d'un test dont les critères ont été déterminés par l'OMS, les études sont en cours.

    Quels sont les risques du diabète gestationnel pour vous, et pour votre bébé à naître?

    Le risque majeur pour vous est de développer une hypertension gravidique (jour 173), et vous pourriez être bien plus sensibles aux infections, notament les infections urinaires.
    Pour votre bébé, un poids de naissance élevé, potentiellement supérieur à 4 kilos, et un plus gros risque de détresse respiratoire et/ou des complications métaboliques(plus particulièrement des risques d'hypoglycémie, et d'hyperbilirubinémie).

    La prise en charge d'un diabète gestationnel pendant la grossesse?

    - Une surveillance de la glycémie que vous allez réaliser vous même en la mesurant à chaque repas (avant et après chaque repas), il faut réussir à récupérer une glycémie stable et normale.
    - Un régime adapté, avec contrôle des sucres lents, et en limitant les apports caloriques à 2000 kcal par jour, si j'ai bien compris.
    - Un suivi de grossesse tous les 15 jours pour s'assurer que vous et votre bébé allez bien.
    - Une activité sportive adaptée à votre grossesse, comme la marche, la natation, la gym douce.

    Que devient le diabète gestationnel après la grossesse?

    Dans 98% des cas, le diabète disparait après la grossesse.
    Cependant, le risque pour développer un diabète définitif reste plus élevé. Il est donc recommandé de de contrôler la tolérance au glucose, 3-6 mois après l'accouchement.
    Continuer à appliquer les règles d'hygiène qui vous ont été conseillées pendant la grossesse, une activité physique régulière, et une alimentation équilibrée devrait vous aider à éviter l'installation d'un diabète définitif.
    Il faut être vigilant au choix de votre pilule si vous choisissez une contraception orale après la naissance de votre enfant. En effet, certains progestatifs peuvent favoriser l'installation d'un diabète définitif. Un point essentiel à discuter avec votre médecin.


    Poursuivre avec
    "Le dépistage du diabète gestationnel et le test O'sullivan."


    Sources:
    Réseau Diaborne. Le diabète gestationnel.
    Diabète gestationnel - Module de la conception à la naissance - Faculté de médecine de Strasbourg (2005)

    Effet alpha

    http://www.materneo.com/mater/maux/diabete-gestationnel.htm

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  • DIABETE NON INSULINO-DEPENDANT .. DNID
    DIABETE DE TYPE 2

    Le nombre de diabétiques dans le monde aura doublé en 2010 pour atteindre 200 millions de personnes

    Le DNID est la partie visible d'un iceberg dont la base repose sur l'insulinorésistance - hyperinsulinisme trés souvent liés à l'obésité ( 80 %). Son traitement et sa prévention représentent un problème majeur de santé publique
    Il s'associe HTA (70 %), Dyslipidémie (TG augmentés, HDL diminué)
    Le risque cardiovasculaire est majeur :
    Voir également Syndrome X ( Hyperinsulisme-Insulino-résistance)
    Voir également : DNID : 10 ans trop tard ?

    Au delà de l'équilibre glycémique, il faut concevoir le trt d'un DNID
    comme un trt préventif des risques cardiovasculaires
    coronaropathies , rénaux et occulaires
    et sélectionner les patients à risque en particulier ceux ayant une microalbuminurie.

    La coronaropathie est souvent méconnue car silencieuse/atypique par neuropathie cardiaque.



    DIAGNOSTIC - DEPISTAGE

    ---- Critères de diagnostic
    ---- Le diagnostic chez le sujet agé

    .

    DIAGNOSTIC D'UN DIABETE - ANCIENS CRITERES

    ---- 2 glycémies à jeûn > 1,4 g/l soit 7,8 mmol
    ---- Glycémie à jeûn entre 1,10 g/l et 1,4 g/l ( 6,1 et 7,8 mmol/l). On pratique 2 HGPO simplfiées càd Glycémie à jeûn et 2 heures aprés ingestion de 75 g de glucose.
    ............. < 1,40 g/l soit 7,8 mmol/l = normal
    ............. < Entre 1,4 et 2 g/l ( 7,8 et 11,1 mmol/l ) : intolérance au glucose.
    ..............> 2 g/l soit 11,1 mmol/l : diabète patent.

    NB :
    --- Une HGPO est sans intérêt aprés 70 ans ( cf diagnostic chez le sujet agé )
    --- Une glycémie post-prandiale ne permet pas le diagnostic de diabète mais d'évaluer le déséquilibre glycémique.
    --- Ces critères ne s'appliquent pas à la (
    femme enceinte)


    DIAGNOSTIC DU DIABETE - NOUVEAUX CRITERES (1997)

    L'American Diabetes Association (ADA) propose une nouvelle stratégie diagnostique afin de mieux identifier les sujets à risque : DNID 2 Nouveaux critères, synthèse, consensus

    .

    DIAGNOSTIC CHEZ LE SUJET AGE

    La prévalence du DNID augmente avec l'âge : 10 % entre 60 et 70 ans, presque 20 % au delà de 80 ans mais les critères de dépistage doivent être adaptés car physiologiquement si la glycémie à jeun varie peu avec l'âge, la glycémie post-prandiale s'élève. L'HGPO n'est donc pas recommandée aprés 70 ans.
    Il est donc nécessaire d'adopter une attitude raisonnable car le risque d'accident hypoglycémique est majeur et que les complications n'apparaissent qu'aprés des années de diabète.
    Il reste toutefois indispensable de traiter un diabète indiscutable sans rechercher un bilan biologique aussi satisfaisant que celui de l'adulte plus jeune.

    On peut parler de diabète si, à 2 reprises, la glycémie à jeun dépasse 7,8 mmol/l ( soit 1,40 g/l ) ou si une glycémie réalisée à n'importe quel moment de la journée dépasse 11,1 mmol/l ( soit 2 g/l).

    Chez ce patient diabétique agé les complications sont macroangiopathiques et ce quelquesoit l'âge du diabète alors que les microangiopathies nécessitent une pathologie ancienne.

    OBJECTIFS THERAPEUTIQE

     

    http://www.esculape.com/fmc/dnid.html

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