•   Quelles sont les complications du diabète ?  

     

    Insidieuse pendant de nombreuses années pour le diabète de type 2, la maladie peut avoir des conséquences très importantes. Cécité, cataracte, thrombose, néphropathie, les conséquences du diabète non-traité sont variées et dévastatrices. Avant la découverte de l'insuline, son issue était fatale en cas de diabète de type 1 . Mais aujourd'hui, des traitements existent et permettent aux malades de vivre normalement.

    Dans les pays occidentaux, le diabète est la principale cause de cécité et de recours à un rein artificiel ou la greffe rénale.

    Complications dégénératives

    L'hyperglycémie chronique des diabétiques endommage progressivement les petits vaisseaux sanguins des reins et des yeux ainsi que les nerfs. Les vaisseaux s’obstruent et si certaines parties de notre corps ne sont plus assez irriguées, elles peuvent mourir. L’excès permanent de sucre dans le sang engendre donc des complications telles la cécité, les insuffisances rénales, les neuropathies (atteintes des nerfs) des jambes pouvant provoquer des "maux perforants plantains", des atteintes des nerfs commandant le sexe.

    Complications dermatologiques

    Si leur glycémie est mal traitée, les diabétiques sont plus sensibles que la moyenne aux infections cutanées, buccales et gynécologiques parce que les bactéries "aiment" le sucre. Les pieds sont particulièrement fragiles et les plaies mal soignées peuvent conduire à des abcès voire des gangrènes, donc des amputations.

    Complications aiguës

    Les complications aiguës du diabète de type 1 sont parfois des malaises ou des comas par hyperglycémie et acidocétose, mais beaucoup plus souvent par hypoglycémie, dues respectivement à une insuline non injectée ou mal dosée.

    • L’acidocétose survient quand l’organisme ne peut plus du tout utiliser le glucose comme carburant (le sucre ne pénètre plus dans les cellules à cause de l’absence d’insuline). Les cellules s’attaquent alors aux graisses, provoquant leur dégradation anormalement massive en corps cétoniques, déchets toxiques pour l’organisme. Non traitée, l’acidocétose évolue vers le coma et la mort.
    • L'hypoglycémie, accident de loin le plus fréquent, peut n’entraîner qu’une gêne légère, mais non traitée, elle peut aussi conduire au coma avec séquelles neurologiques irréversibles.
    • Le coma hyper-osmolaire, accident rare, survient surtout chez le sujet de plus de 60 ans à la suite d’une forte déshydratation lors d'infections, de diarrhées ou de prise de diurétiques. La glycémie est alors très élevée et l’hospitalisation immédiate. La mortalité est lourde (50 % des cas) et survient par baisse brutale de la tension artérielle malgré le traitement à l’insuline administré en urgence.

    Le diabète lié à un déclin mental

    Encore une bonne raison de garder votre corps en bonne santé ! Le diabète et l'hypertension artérielle souvent associés à des problèmes d'inactivité physique sont désormais liés à une diminution rapide des capacités cognitives. Cette découverte publiée dans la revue Neurology est basé sur l'estimation des capacités mentales de 10 963 personnes âgées de 47 à 70 ans à six ans d'intervalle. Les résultats témoignent d'un déclin mental chez l'ensemble des participants mais chez les patients souffrant d'hypertension artérielle et de diabète la diminution est beaucoup plus importante. Le diabète aurait une influence néfaste quel que soit l'âge, alors que l'hypertension artérielle semble initier son action néfaste qu'à partir de 58 ans. Le tabagisme et de fort taux de cholestérol ne semblent pas influer sur le devenir de nos capacités mentales.
    Les chercheurs pensent que le diabète et l'hypertension artérielle pourraient, sans en être la cause, rendre les personnes plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer.

    David Bême

    * Neurology 2001 ; 56 :42-48

    Une vie normale grâce au suivi du traitement

    Les complications ne sont pas une conséquence inévitable de la maladie. Elles interviennent parce que la teneur en sucre du sang est restée trop élevée trop longtemps. Un diabétique qui se soigne bien et équilibre sa glycémie dans des limites correctes court à peine plus de risques de telles complications que quiconque.

    L’hyperglycémie chronique, éventuellement associée au cholestérol, à l’hypertension artérielle ou au tabac, "encrasse" progressivement les grosses artères de l’organisme. Elle peut provoquer l’infarctus au niveau du coeur, l’artérite au niveau des jambes ou bien une hémiplégie si des artères du cerveau sont obstruées.

    Ces fiches ont été réalisées par l'Association Française des Diabétiques (AFD) dont l'objectif est de tout mettre en oeuvre pour aider, défendre et informer les personnes diabétiques.

    Forum Diabète

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/895-diabete-complications.htm

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  • Les différents traitements


    Le traitement du diabète repose sur ce que l'on appelle les «règles hygiénodiététiques» et sur un traitement médicamenteux si les règles hygiénodiététiques ne parviennent pas à ramener les glycémies dans les normes. De plus, il est indispensable de maîtriser aussi une éventuelle hypertension artérielle ou une dysliémie (graisses élevées dans le sang).


    Règles hygiénodiététiques

    Ces règles consistent en une alimentation équilibrée, l'obtention ou le maintien d'un poids le plus proche de la normale, la pratique régulière d'une activité physique et l'arrêt du tabac.

    Alimentation équilibrée => Alimentation

    Alimentation équilibrée ne veut pas dire «régime restrictif, frustrant, culpabilisant et impossible à suivre ! ».

    Alimentation équilibrée signifie simplement «alimentation telle qu'elle devrait l'être chez toute personne soucieuse de se maintenir en bonne santé» :

    • La part des graisses, qui sont déjà consommées de façon excessive par la population générale (la part des graisses a augmenté en moyenne en France de près de 50 % depuis le début du siècle !), doit être réduite même si la tendance spontanée serait plutôt de l'augmenter en réaction à la limitation des apports en glucides.

    • La part des sucres simples, qui sont également consommés de façon excessive par la population générale (la consommation de sucre, qui était de 500 g par an et par habitant il y a deux siècles, est maintenant d'un peu plus de 30 kilos par an et par personne !) doit également être réduite.

    • La part des sucres complexes, qui est insuffisante dans la population générale, doit être augmentée en veillant à associer les aliments, notamment avec des fibres, de façon à ce que l'arrivée du sucre dans le sang après les repas soit la plus progressive possible.

    Poids normal => Maîtrise du poids

    L'existence d'un excès de poids est un facteur d'insulinorésistance c'est-à-dire que l'insuline qui est encore fabriquée par le pancréas du diabétique non insulinodépendant, ou qui est injectée sous la peau par le diabétique insulinodépendant, est d'autant moins efficace que le poids est excessif par rapport à la taille.

    Ceci est vrai aussi bien en cas de diabète non insulinodépendant (lors de la découverte du diabète, une réduction de 5 à 7 kg d'un poids excessif entraîne très souvent une nette amélioration des glycémies ; un traitement par les comprimés est efficace d'autant plus longtemps que le poids n'est pas excessif ; lorsque le diabète échappe à un traitement maximum par des comprimés alors qu'il y a excès de poids, une réduction du poids permet assez souvent de prolonger l'utilisation des comprimés...) qu'en cas de diabète insulinodépendant (une majoration du poids entraîne une majoration des besoins en insuline ; une réduction du poids entraîne une diminution des besoins en insuline...).

    L'obtention ou le maintien du poids au plus proche de la normale sont donc un avantage à ne pas négliger. De plus, un poids conforme à la taille permet de se sentir en bonne forme, de ne pas être essoufflé à l'effort, d'éviter ou de réduire une hypertension artérielle...

    Pratique régulière d'une activité physique
    => Activité physique

    Les muscles utilisent le sucre pour en tirer l'énergie nécessaire à leur fonctionnement. Il y a donc un bénéfice majeur dans l'activité physique, puisqu'elle fait baisser la glycémie. De plus, si l'activité physique est régulière, l'insulinorésistance musculaire est plus faible, et le diabète est plus facile à équilibrer.

    Par ailleurs, la pratique régulière d'une activité physique permet de favoriser la perte de poids en cas d'excès de poids, ou de maintenir un poids satisfaisant, d'entretenir le coeur et les artères pour qu'ils s'abîment moins avec les années, et peut aussi aider à s'arrêter de fumer, ce qui est aussi très bénéfique pour le coeur et les artères.

    Enfin, l'activité physique contribue à un meilleur équilibre psychologique, et la forme physique favorise un style de vie heureux et sain.

    Arrêt du tabac


    Bien qu'il soit d'une importance capitale, ce point est trop souvent négligé.

    Même en l'absence de diabète, fumer nuit à la santé, et pour le rappeler les paquets de cigarettes vendus en France depuis septembre 2003 comportent d'un côté une des deux phrases «Fumer tue» ou «Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage» et de l'autre une des mentions suivantes :
    • Les fumeurs meurent prématurément.
    • Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales.
    • Fumer provoque le cancer mortel du poumon.
    • Fumer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant.
    • Protégez les enfants: ne leur faites pas respirer votre fumée.
    • Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous aider à arrêter de fumer.
    • Fumer crée une forte dépendance, ne commencez pas.
    • Arrêter de fumer réduit les risques de maladies cardiaques et pulmonaires mortelles.
    • Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse.
    • Faites-vous aider pour arrêter de fumer, téléphonez au 0825 309 310 (0,15 EUR/min).
    • Fumer peut diminuer l'afflux sanguin et provoque l'impuissance.
    • Fumer provoque un vieillissement de la peau.
    • Fumer peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité.
    • La fumée contient du benzène, des nitrosamines, du formaldéhyde et du cyanure d'hydrogène.

    Le tabagisme conduit donc, entre autres à une altération des artères, et au fil des années le diabète peut aussi conduire à une altération des artères. Il est donc essentiel d'arrêter tout tabagisme en cas de diabète, sous peine de voir apparaître des complications vasculaires de façon précoce.

    D'autre part, le tabagisme peut modifier la circulation capillaire sous-cutanée et entraîner une variabilité de la diffusion de l'insuline (la façon dont l'insuline injectée sous la peau passe dans le sang est différente lorsque l'on est en train de fumer ou non).

    Le tabagisme est donc à la fois un facteur d'altération des artères et d'instabilité glycémique.

    Mais ce n'est pas tout ! Il semble en effet que le tabac soit un facteur favorisant l'apparition du diabète de type 2 puisqu'une étude réalisée entre 1982 et 2000, avec une moyenne de suivi de 12 années, chez 21.000 hommes, médecins américains, âgés de 40 à 84 ans, a montré l'apparition de 770 cas de diabète de type 2, avec un risque 1,7 fois plus important pour les fumeurs de plus de 20 cigarettes par jour, un risque 1,5 fois plus important pour les fumeurs de moins de 20 cigarettes par jour, et un risque 1,1 fois plus important pour les anciens fumeurs.


    Traitement médicamenteux du diabète

    Lorsque les règles hygiénodiététiques ne parviennent pas à ramener les glycémies dans les normes, il faut s'aider d'un traitement médicamenteux qui peut être des comprimés, de l'insuline ou dans certains cas une association de comprimés et d'insuline.

    Comprimés => Comprimés

    Les comprimés permettent schématiquement d'agir à trois niveaux :

    • obliger le pancréas à fabriquer plus d'insuline => Sulfamides hypoglycémiants et Glinides

    • rendre plus sensible les cellules vis à vis de l'insuline présente dans le sang => Biguanides et Glitazones

    • freiner le passage du sucre des aliments vers le sang => Inhibiteur des alphaglucosidases

    Insuline
    => Insuline

    Il est nécessaire d'apporter de l'insuline à l'organisme lorsque le pancréas ne parvient plus à en fabriquer en quantité suffisante. Or, comme malheureusement l'insuline est digérée lorsqu'on l'avale, il faut utiliser des injections sous la peau de manière à éviter le passage par l'estomac.

    La sécrétion normale d'insuline par le pancréas se faisant de façon très particulière :
    • forte sécrétion au moment des repas, pour permettre le stockage du sucre dans le foie et les muscles,
    • sécrétion faible, mais indispensable, dans l'intervalle des repas, pour permettre d'une part la libération du sucre stocké dans le foie, et d'autre part l'entrée de ce sucre dans les cellules de l'organisme,
    le traitement par l'insuline s'efforcera de reproduire ce que ferait le pancréas si on n'était pas diabétique.

    Traitement mixte


    Dans certains cas, on peut être amené à utiliser un traitement combiné, c'est-à-dire à associer de l'insuline et des comprimés, par exemple :

    • si un traitement par des comprimés aux doses maximales laisse persister une glycémie à jeun élevée alors que les glycémies dans la journée sont presque satisfaisantes, on peut envisager d'utiliser une injection d'insuline lente le soir au coucher pour normaliser la glycémie à jeun en freinant la libération de sucre par le foie pendant la nuit, tout en poursuivant les comprimés dans la journée pour assurer la maîtrise des glycémies avant et après les repas,

    • au tout début d'un diabète insulinodépendant, un traitement avec de l'insuline lente au coucher et des comprimés dans la journée, peut parfois être efficace pendant quelque temps,

    • chez un diabétique insulinodépendant dont la maîtrise des glycémies après repas n'est pas bonne malgré une optimisation de l'alimentation et des injections d'insuline, ainsi que la pratique régulière d'une activité physique, l'association de comprimés permettant d'augmenter la sensibilité des cellules vis à vis de l'insuline, peut éventuellement être utile.


    Autres traitements médicamenteux

    Etant donné que l'hypertension artérielle et les graisses élevées dans le sang (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie) contribuent également de façon importante à la survenue des complications du diabète, il peut aussi être nécessaire d'utiliser des traitements médicamenteux pour maîtriser ces facteurs de risque vasculaire.
      http://www.diabsurf.com/diabete/FDiffTt.php

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  • Pompes à insuline :
    De nouveaux progrès pour les diabétiques !

    La pompe à insuline, mise au point dans les années 80, permet au patient diabétique de diminuer les contraintes du traitement continu par insuline. Depuis 30 ans, les pompes se perfectionnent et deviennent de plus en plus autonomes. La mise sur le marché d'une nouvelle pompe, la Paradigm Véo, va permettre aux diabétiques de gérer encore mieux leur maladie au quotidien, en prévenant notamment la survenue d'hypoglycémies.

    Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 compliqué nécessitent plusieurs injections d'insuline par jour. De plus, les patients doivent sans arrêt vérifier leur taux de sucre dans le sang (glycémie). C'est pourquoi le fait de disposer d'un dispositif externe capable non seulement d'injecter sans piqûre l'insuline, mais aussi de mesurer la glycémie et d'alarmer le patient en cas d'anomalies constitue un avantage majeur.

    Maîtriser l'hyperglycémie diminue les complications

    Le diabète de type 1, lié à la destruction auto-immune des cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline, est une maladie qui touche environ 200 000 Français et qui se traduit par un taux trop élevé de sucre (hyperglycémie) dans le sang. Si cette hyperglycémie n'est pas jugulée, des complications sévères à long terme peuvent survenir : cécité, défaillances rénales, attaques cardiaques, troubles de la sensibilité, etc.

    Afin d'éviter la survenue de ces complications, le diabétologue définit des objectifs glycémiques, que le patient atteint en s'injectant quotidiennement la bonne dose d'insuline, en fonction de sa glycémie (en général mesurée dans une goutte de sang prélevée au doigt), son activité et de ses repas. La mesure d'une forme particulière de l'hémoglobine, l'HbA1c, permet d'évaluer l'équilibre glycémique sur plusieurs mois. Le Pr. Hélène Hanaire, diabétologue (CHU de Toulouse), souligne que la baisse d'1 % de cette HbA1c diminue de 43 % le risque de complications vasculaires.

    La pompe à insuline permet, outre de diminuer drastiquement le nombre de piqûres, de mieux équilibrer la glycémie, grâce à la précision du dispositif qui permet une modulation parfaite de l'administration d'insuline. Selon le Pr. Hanaire, l'utilisation d'une pompe permet de diminuer en moyenne d'un demi-point l'HbA1c, ce qui explique que le corps médical propose désormais aux enfants diabétiques une pompe en première intention.

    De plus lorsque cette pompe est couplée à un appareil de mesure en continu de la glycémie, l'adaptation des doses devient encore plus fine : le fait de mesurer la glycémie au doigt équivaut à faire une photo ; la mesurer en continu est l'équivalent d'une vidéo.

    Le danger des hypoglycémies

    L'injection d'insuline peut entraîner une baisse trop forte de la glycémie, par exemple  si un effort consomme davantage de sucre. Or une hypoglycémie sévère non traitée peut entraîner une perte de connaissance, un coma voire le décès : un tiers des décès dus au diabète résultent d'une complication aigue telle que l'hypoglycémie1. Enfin, les scientifiques estiment qu'un patient diabétique présente en moyenne un épisode hypoglycémique tous les 15 jours, et qu'un tiers des patients en souffrent pendant leur sommeil2.

    Lorsque le diabétique ressent des signes annonciateurs -fébrilité, picotements des lèvres, confusion, irritabilité, etc.-, il doit prendre en urgence du sucre, pour éviter le malaise. Problème : certaines personnes ne ressentent pas ces signes avant le malaise. De plus la survenue nocturne d'une hypoglycémie affecte les capacités de réaction du patient.

    D'où l'intérêt de l'innovation des laboratoires Medtronic, la pompe Paradigm® Veo ™, qui détecte, lorsqu'elle est couplée à un capteur de mesure continue, les hypoglycémies débutantes et émet une alarme. Si le patient ignore cette sonnerie (sommeil profond par exemple), la pompe va s'arrêter automatiquement d'injecter de l'insuline pendant 2 heures, ce qui va éviter la survenue d'un malaise hypoglycémique.

    La pompe Paradigm ® Veo ™, des améliorations majeures

    Outre cette avancée capitale, la pompe Paradigm ® Veo ™ présente d'autres avantages par rapport aux modèles précédents (les autres modèles de pompes Paradigm ® équipent déjà une grande partie des 24 500 diabétiques sous pompe).

    En ce qui concerne la partie pompe, remboursée à 100 % :

    - L'unité de réactivité de la pompe deux fois est plus fine (0,025 vs 0,05), ce qui permet d'ajuster encore plus précisément les doses (utiles en particulier pour les enfants) ;
    - La dose (bolus) maximum a été triplée (75 unités vs 25), ce qui va simplifier la maintenance de la pompe et donc la vie des patients ;
    - Il y a désormais une sonnerie de rappel "Bolus oublié" (par exemple après le petit-déjeuner) ;
    - Les menus sont plus explicites ;
    - L'insuline active restante dans le corps du patient est évaluée et indiquée sur le cadran de la pompe, ce qui permet d'éviter une grosse erreur (l'injection de deux doses au lieu d'une).

    Du côté de la partie capteur, qui n'est pas encore remboursée par la Sécurité sociale, d'autres améliorations ont été apportées :

    - Le capteur peut désormais fonctionner 6 jours de suite sans être réinitialisé ;
    - Il y a désormais des alertes sonores de vitesse de descente ou de remontée de la glycémie ;
    - Il y a aussi des alertes prédictives, prévenant par exemple de la survenue d'une hypoglycémie dans X minutes ;
    - L'arrêt automatique en cas d'hypoglycémie diurne ou nocturne.

    Le fait que cette partie capteur ne soit pas remboursée est un frein à son utilisation. Pourtant cela diminue encore d'un point l'HbA1c du patient diabétique qui l'utilise (-35 % à - 60 % de complications). C'est pourquoi ce sont souvent les hôpitaux qui prennent en charge son financement pour les patients qui en ont le plus besoin (hypoglycémies fréquentes par exemple). Pour le Pr. Hilaire, à terme l'utilisation d'un capteur va "changer la vie des diabétiques" en remplaçant la mesure fastidieuse de la glycémie au doigt.

    En conclusion, cette nouvelle pompe présente donc de nombreux avantages qui devraient permettre aux patients qui en sont équipés de mieux vivre avec leur diabète et de subir moins de complications qu'auparavant.

    Ce système commence par ailleurs à se rapprocher d'un "pancréas artificiel", la dernière étape, et non des moindres, étant de parvenir à faire délivrer automatiquement (ou semi-automatiquement, en raison des repas) par la pompe l'insuline nécessaire en fonction des taux de glycémie mesurées par le capteur. Pour cela il faudra que les scientifiques trouvent un moyen pour compenser l'inertie existante entre le moment de la mesure par le capteur, sa transmission à la pompe et l'injection d'insuline.

    Dr Jean-Philippe Rivière, le 23 septembre 2010

    Sources :

    "Pompe Paradigm ® Veo ™, une nouvelle étape dans la gestion du diabète de vos patients", Conférence de presse Medtronic avec le Pr. Hélène Hanaire, 14 septembre 2010

    1 -"International evaluation of cause‐specific mortality and IDDM", Orchard TJ, Diabetes Care 14:55‐60, 1991, résumé en ligne
    2 - "Nocturnal hypoglycemia in patients receiving conventional treatment with insulin", Pramming S, Thorsteinsson B et al., British Medical Journal 291(1985):376‐379, étude accessible en ligne

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/14668-nouveaux-progres-pompes-insuline.htmForum Diabète

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  • JMdD-2009-la-campagne1.jpg

    Dans 50 jours, la Journée Mondiale du Diabète !
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    1. Projets JMD spectaculaires en Chine
    2. Annonce des nouveaux champions de la JMD
    3. Procurez-vous le matériel de la campagne
    4. Les derniers monuments qui seront illuminés en bleu

    1. Projets JMD spectaculaires en Chine
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    Comme nous l'avons annoncé plus tôt, cette année, les célébrations de la Journée Mondiale en Chine seront les plus importantes que le pays ait jamais connues. Voici un aperçu des événements qui marqueront la journée :

    - Une conférence de presse se tiendra à Pékin, au Palais de l'Assemblée du Peuple, un lieu emblématique de la place Tiananmen, et réunira le ministre de la Santé et des représentants de la Société chinoise du diabète et de la Fédération internationale du diabète. Après la conférence de presse, une cérémonie de remise des prix sera organisée pour saluer les personnes qui ont apporté une contribution majeure à la lutte contre le diabète en Chine l'année passée.

    - La Grande Muraille accueillera un événement particulier pour célébrer la journée du 14 novembre.

    - Le théâtre national de Chine et d'autres bâtiments emblématiques du pays se verront illuminés en bleu pour sensibiliser le public au diabète et à la Journée Mondiale du Diabète.

    Pour découvrir comment les particuliers et les organisations ont décidé de célébrer la Journée Mondiale du Diabète, consultez notre calendrier des événements - http://bit.ly/auRnje. Envoyez les détails concernant votre propre événement - http://bit.ly/aHTGwx.

    La JMD en images : Unis pour le Diabète en survolant Ségovie, en Espagne - http://bit.ly/cNNU5j.

    Annonce des nouveaux champions de la JMD
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    L'équipe de la Journée Mondiale du diabète se réjouit d'ajouter deux organisations supplémentaires à sa liste de champions de la campagne :

    - DiabetesalDia.com, un site Internet et un groupe d'informations sur le diabète, lance actuellement, avec le concours d'une communauté apparentée, diabeticosdelmundo.org, une nouvelle initiative fondée sur un des messages clés de la campagne 2009-2013 de la Journée Mondiale du Diabète. Ces deux groupes invitent toute personne atteinte de diabète pratiquant une activité physique à leur envoyer ses photos au site dans le but de souligner les bienfaits d'une activité physique régulière sur la prise en charge du diabète et la prévention des complications de la maladie.

    - Au Panama, Escuela para Diabeticos, une organisation qui œuvre à la promotion de l'éducation et du traitement du diabète et à un remède à la maladie dans le pays, célèbrera cette année la Journée Mondiale du Diabète en organisant des cours et une marche pour le diabète, en réalisant de la documentation visant à sensibiliser le public à la maladie et en publiant une édition spéciale de son magazine, Escuela para Diabeticos.

    Si vous avez une idée originale qui captera l'attention du public et des médias à l'occasion de la Journée Mondiale du Diabète ou qui contribuera à mettre en œuvre des changements visant à améliorer les soins apportés aux personnes atteintes de diabète dans votre région, faites-le-nous savoir à l'adresse wdd@idf.org. Nous fournirons alors une description de votre initiative sur le site www.worlddiabetesday.org et dans notre bulletin d'information.

    3. Procurez-vous le matériel de la campagne
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    N'oubliez pas de profiter de la variété de matériel promotionnel de la Journée Mondiale du Diabète mis à votre disposition sur le site www.worlddiabetesday.org :

    - Affiches : vous pouvez actuellement télécharger 5 affiches en 7 langues différentes - http://bit.ly/bPoKvm. Commandez une version imprimée en anglais, espagnol ou français à wdd@idf.org.

    - Brochure : les informations nécessaires relatives à la Journée Mondiale du Diabète et les messages clés de la campagne 2009-2013 - http://bit.ly/cDFMSy.

    - Articles promotionnels : une sélection d'articles pour renforcer la publicité de la Journée Mondiale du Diabète dans votre région - http://bit.ly/cZ8TV4.

    - Bannières Internet : disponibles en plusieurs formats et langues pour promouvoir la campagne sur votre site Internet, votre blog ou votre page de média social - http://bit.ly/a7AzsB.

    - Vidéos : informations clés sur le diabète et la Journée Mondiale du diabète présentées sur notre chaîne YouTube - http://bit.ly/9OSSje.

    4. Les derniers monuments qui seront illuminés en bleu
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    Parmi les derniers monuments et bâtiments de par le monde qui ont confirmé leur illumination en bleu le 14 novembre dans le but de sensibiliser le public au diabète et à la Journée Mondiale du Diabète, on compte :

    - Lake Pavilion, Taichung, Taiwan
    - Festival de Bregenz, Autriche
    - Jet d'Eau, Genève, Suisse
    - Adelaide Entertainment Center, Adelaide, Australie
    - Centre de congrès, Salzbourg, Autriche
    - Hôtel Burlington, Dublin, Irlande
    - Chambre des Représentants, Nicosie, Chypre
    - Hôtel de Ville, Wavre, Belgique
    - La Cruz y el Velero, Puerto la Cruz, Venezuela
    - Peace Memorial, George Town, îles Cayman


    Brussels-20City-20Hall.jpg
    Joignez-vous à la campagne d'illuminations en nous envoyant votre illumination bleue à l'adresse wdd@idf.org.

    Vous ne savez pas comment organiser une illumination ? Trouvez la réponse à cette question dans le manuel de la campagne de la Journée Mondiale du Diabète - http://bit.ly/agTNWI.

    Cordialement,

    Lorenzo Piemonte, au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète

    Vous faites partie des quelques 21.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 4 octobre 2010. WDD_logo_date_140px.jpg

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  • Névrites optiques

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Ce sont les atteintes aiguës ou dégénératives du nerf optique (II° paire crânienne).

    On distingue :

    - les papillites qui atteignent la partie antérieure du nerf optique ;

    - les névrites optiques rétrobulbaires où l'atteinte du nerf se fait en arrière du globe oculaire.

    Les papillites

    Elles se traduisent par une baisse importante de l'acuité visuelle, une papille avec hémorragies ou exsudats au fond d'oeil.

    Les causes sont des infections loco-régionales : sinus, amygdale, dents...ou des maladies générales (diabète…)

    Le traitement repose sur les antibiotiques et les corticoïdes.

    les névrites optiques rétrobulbaires

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Le nerf optique peut être touché au niveau des fibres axiales au centre du nerf (faisceau maculaire) ou sur toute sa section.

    La névrite optique est une inflammation du nerf optique.

    L'inflammation peut être limitée à la tête du nerf optique, qui est la partie située dans le globe oculaire : c'est une névrite intra-oculaire. Elle provoque une affection inflammatoire de la papille (papillite).

    Dans la névrite optique rétrobulbaire, l'inflammation est derrière le globe oculaire.

    [?] Causes et facteurs de risque

    La cause principale la névrite optique rétrobulbaire est la sclérose en plaques.

    Les névrites optiques peuvent être dues à d'autres nombreuses causes : intoxication par le tabac et l'alcool, avitaminoses B1 et B12, diabète, syphilis, ischémie, tumeurs, maladie familiale (maladie de Leber etc...), certaines maladies virales..

    Des causes vasculaires (athérosclérose par exemple) ou systémiques (lupus…) sont également possibles.

    [?] Les signes de la maladie

    Le début est souvent aigu ; la baisse de l'acuité visuelle, unilatérale, s'accompagne de céphalées.

    Le fond d'oeil est normal au début mais le champ visuel présente un scotome central.

    Secondairement, la papille se décolore ce qui témoigne de l'atrophie optique".

    La diminution de l'acuité visuelle est sévère.

    Examens complémentaires

    Les potentiels évoqués visuels confirment le diagnostic.

    [?] Traitement

    C'est celui de la cause.

    Le traitement implique la suppression du toxique en cas d'intoxication, éventuellement les vasodilatateurs, la vitaminothérapie.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
    Forum Psychologie
    Forum Nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1001_nevrites_optiques.htm

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  • N’est pas yaourt qui veut

    Cette dénomination est très protégée et ne s’applique qu’aux produits fabriqués avec des ferments lactiques bien particuliers. Néanmoins, les méthodes de fabrication et les substances ajoutées sont souvent similaires.

    Les laits fermentés constituent une famille à part entière au sein des produits laitiers. Contrairement aux idées reçues, les fromages blancs et les petits suisses n’en font pas partie car leur fermentation s’effectue en présence d’enzymes coagulantes associées à des ferments.
    Leur technique de fabrication est calquée sur celle des fromages.

    Le yaourt : une dénomination protégée

    En France, la dénomination "yaourt " ou "yoghourt " est strictement réservée aux laits dont la fermentation est obtenue par des bactéries lactiques Lactobacillus bulgaricus et Streptoccus thermophilus. Ces bactéries doivent être ensemencées simultanément et se trouver vivantes dans le produit fini à raison d'au moins 10 millions de bactéries par gramme et ceci jusqu'à la date limite de consommation (pour en savoir plus sur la DLC, lire notre article "Pour que les courses ne soient plus un obstacle"). C'est la raison pour laquelle on parle du yaourt comme d'un produit vivant.

    Lactobacillus bulgaricus acidifie le milieu en transformant le lactose en acide lactique. Streptococcus thermophilus, moins acidifiante, élabore des substances aromatiques qui vont conférer au yaourt des caractéristiques organoleptiques organoleptiques spécifiques. Lorsque l'acidité du lait atteint un certain seuil, les caséines (protéines du lait) coagulent et forment ainsi le gel caractéristique du yaourt.

    Lorsque l’acidité du lait atteint un certain seuil, les caséines (protéines du lait) coagulent et forment ainsi le gel caractéristique du yaourt.

    Ces dernières années, d'autres types de laits fermentés ont fait leur apparition sur le marché. Ils sont fabriqués avec des ferments lactiques différents (bifidobactéries, Lactobacillus acidophilus ou casei) associés ou non aux ferments des yaourts. Mais, conformément à la réglementation , ces produits ne peuvent revendiquer la dénomination : yaourts.

    Une gamme de produits très étendue

    La composition des yaourts et des laits fermentés dépend de plusieurs facteurs. En jouant sur ces derniers, on obtient une grande variété de produits.

    L’un de ces facteurs réside dans le taux de matière grasse du lait utilisé, qui permet d’obtenir des yaourts et des laits fermentés au lait entier, au lait partiellement ou totalement écrémé.

    D’autre part, la législation permet l’adjonction de certains ingrédients : poudre de lait, crème, sucre, fruits, céréales, arômes. Ces additions doivent être mentionnées obligatoirement sur l’étiquetage par ordre de teneur décroissante (pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre dossier "Produits alimentaires : suivez l’étiquette"). L’ensemble de ces adjonctions ne peut dépasser 30% du poids total du produit.

    Les principaux ingrédients ajoutés sont des agents sucrants : sucre, sucres de fruits ou encore édulcorant comme l’aspartame. On obtient ainsi des yaourts et des laits fermentés nature sucrés, aromatisés ou aux fruits.

    La consistance peut également varier. Le yaourt classique est ferme.

    Après ensemencement, le lait est conditionné dans des pots et mis à l’étuve. Pendant plusieurs heures, les bactéries se reproduisent et attaquent le lactose (sucre du lait) qui est partiellement transformé en acide lactique. C’est la concentration en acide lactique qui modifie la structure des protéines et entraîne ainsi une consistante plus ou moins prononcée.

    Le yaourt brassé doit sa texture particulière au fait que la fermentation ne se fait pas en pot comme précédemment mais dans de grandes cuves. Lorsque l’acidité a atteint le niveau désiré, le caillé est brassé puis refroidi avant d’être conditionné en pots.

    Quant au yaourt à boire, après avoir été ensemencé et brassé en cuves, son caillé est battu avant sa mise en pots.

    Françoise Pradier

    Venez échanger vos conseils alimentation et santé sur notre forum.

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag0811/nu_2129_yaourt.htm

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  • Conditionnement, concentration
    et conservation de l'insuline


    Conditionnement de l'insuline

    L'insuline est disponible sous plusieurs formes :

    • Flacons de 10 millilitres, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, soit 1.000 unités au total, pour la plupart des insulines.
    • Flacons de 5 millilitres, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, soit 500 unités au total, pour quelques insulines.
    • Cartouches de 1,5 ou 3 ml, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, destinées à être utilisées dans des stylos à insuline rechargeables. La dose totale dans chaque cartouche est donc de 150 ou 300 unités. Ces cartouches sont conditionnées en boîtes de 5, et il y a donc 750 ou 1.500 unités par boîte.
    • Stylos à insuline jetables, contenant 3 ml d'insuline à 100 U/ml, soit 300 unités au total par stylo. Ces stylos jetables sont conditionnés en boîtes de 5, et il y a donc 1.500 unités par boîte.

    Les pages précédentes contiennent les insulines disponibles en France et les stylos à insuline disponibles en France.

    Selon que vos besoins en insuline sont importants ou non (en moyenne de 30 à 70 unités par jour), un flacon, une cartouche ou un stylo jetable permettent donc un traitement pendant une ou deux semaines.


    Concentration de l'insuline

    Les insulines en cartouches pour stylos rechargeables et les insulines en stylos préremplis jetables ont été d'emblée commercialisées à une concentration de 100 U/ml.

    Le 30 mars 2000, les insulines en flacons pour seringue, qui étaient commercialisées en France à une concentration de 40 U/ml, ont été remplacées par des flacons d'insuline concentrée à 100 U/ml.

    Toutes les insulines et analogues en flacons, cartouches pour sytlo et stylos préremplis jetables ont donc en France une concentration de 100 U/ml.


    Conservation de l'insuline

    Très schématiquement, l'insuline perd 10 % de son activité en deux ans à 20 degrés, en dix semaines à 37 degrés, et en quatre semaines à 50 degrés. Les flacons d'insuline que vous avez en réserve doivent donc être conservés dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, mais pas au freezer, ni au congélateur, car le gel dénature très fortement l'insuline.

    Par contre, il n'est pas nécessaire de conserver également au réfrigérateur le flacon d'insuline que vous avez entamé, car ce flacon ne va durer qu'une ou deux semaines, ce qui insuffisant pour diminuer l'activité de l'insuline lorsqu'elle est conservée à température ambiante.

    De plus, il est souhaitable que l'insuline que l'on s'injecte sous la peau soit à une température proche de celle du corps :
    • d'une part, parce que la façon dont l'insuline, qui a été injectée sous la peau, va diffuser vers le sang est différente selon que l'insuline est froide ou non,
    • d'autre part, parce que l'injection avec de l'insuline qui vient de sortir du réfrigérateur est parfois plus douloureuse qu'avec de l'insuline conservée à 20 degrés.

    Au changement de flacon, le nouveau flacon peut donc sans aucun inconvénient être sorti du réfrigérateur la veille de l'utiliser.

    Le flacon entamé doit être conservé à la température de la pièce et à l'abri de la chaleur : dans un tiroir par exemple, loin d'une source de chaleur (radiateur, soleil pénétrant par une fenêtre...).

    Pendant les vacances, contrairement à une croyance erronée, vous n'êtes donc pas tributaire d'un réfrigérateur. En effet, même s'il fait très chaud la perte d'activité est au pire de 5 % après un mois de vacances. Autrement dit, au cours des derniers jours de vacances, l'injection de 40 unités d'insuline correspondrait en fait à l'injection de 40 - 5 %, c'est-à-dire de 38 unités, ce qui est facilement compensable par l'adaptation des doses selon les résultats de l'autosurveillance glycémique. Pendant les vacances il suffit donc de conserver l'insuline à l'abri de la chaleur, et après votre retour de jeter les flacons que vous n'avez pas utilisés.

    Par ailleurs, l'insuline doit être conservée à l'abri de la lumière.

     

    Les flacons d'insuline en réserve doivent être conservés au réfrigérateur

    Le flacon entamé doit être conservé à température
     ambiante


    http://www.diabsurf.com/diabete/FInsAd5.php

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  • Un bon bilan pour la pilule

    Prendre une pilule contraceptive n’est pas anodin. Les estrogènes contenus dans les pilules combinées accroissent le risque d’accident cardiovasculaire chez les femmes prédisposées. Une surveillance biologique permet de savoir si vous êtes à risque et devez choisir un autre mode de contraception.

    Même si elle est le plus souvent bien tolérée, la pilule estro-progestative peut entraîner des complications cardiovasculaires. Elle augmente le risque de thrombose (caillot de sang) dans les veines (phlébites) et les artères. Ces accidents menacent essentiellement les femmes ayant des facteurs de prédisposition. Aussi est-il essentiel d’identifier le plus vite possible ces facteurs pour choisir, le cas échéant, un autre type de contraception.

    Identifier les contre-indications

    Pilule contraceptivePour cela, le médecin fait un examen clinique et s’enquière toujours de la présence d’antécédents, personnels ou dans la famille, d’accidents cardiaques ou vasculaires (phlébite, embolie) ou de diabète, témoignant d’un risque particulier. Quelques examens biologiques sont également indispensables, qui sont adaptés en fonction des facteurs de risque identifiés par l’examen clinique et l’interrogatoire. Ils doivent être réalisés au départ, pour vérifier l’absence de contre-indication à la pilule, puis sous traitement, pour dépister des anomalies débutantes devant faire interrompre la contraception orale.

    Une prise de sang tous les cinq ans

    Pour une femme sans facteur de risque particulier, une prise de sang est nécessaire dans les trois à six mois suivant le début de la prise de la pilule. Cela permettra de rechercher une hyperlipidémie ou un diabète débutant qui augmenteraient le risque cardiovasculaire. Les examens comportent le dosage du cholestérol, des triglycérides et du sucre dans le sang (glycémie) à jeun. S’ils sont normaux, il suffit de les renouveler tous les cinq ans, selon les recommandations de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes). S’il existe une anomalie lipidique ou glycémique, un bilan plus approfondi est nécessaire, qui devra conduire éventuellement à opter pour une pilule progestative ou un autre mode de contraception.

    Attention aux antécédents

    • En cas d’antécédents de phlébite ou d’embolie dans la famille chez des personnes de moins de 50 ans, il est indispensable de réaliser un bilan de coagulation avant la prise de la pilule, pour rechercher une anomalie favorisant la formation de caillots dans les veines (risque de phlébite et d’embolie). S’il existe, dans la famille, une anomalie connue d’un facteur de la coagulation, il est impératif de rechercher si celle-ci a été héritée avant la prise de la pilule. Si tel est le cas, la contraception estroprogestative est interdite.
    • Pour une femme ayant un excès de poids ou des antécédents familiaux d’hyperlipidémie, le bilan doit être réalisé avant le début de la contraception, renouvelé après trois à six mois, puis tous les cinq ans.
    • En cas de facteur de risque de diabète (antécédents familiaux, naissance d’un nouveau-né de poids excessif, obésité), le bilan doit être réalisé avant la contraception. La glycémie à jeun doit être répétée après trois à six mois. Si ces examens sont normaux : le bilan est renouvelé tous les cinq ans.
    • Certaines femmes diabétiques peuvent prendre la pilule, à condition qu’elles aient moins de 25 ans, qu’elles n’aient pas de complications ou d’autres facteurs de risque et que leur diabète soit bien contrôlé. Pour ces femmes, le bilan lipidique doit être répété après trois mois, puis tous les six à douze mois.

    Les pilules progestatives n’imposent pas de surveillance biologique particulière.

    Dr Chantal Guéniot

    Les anneaux contraceptifs
    Les contraceptifs oraux (pilules)
    Les contraceptifs d’urgence
    Les implants contraceptifs
    Les stérilets
    Les spermicides

    Forum Contraception

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2003/sem01/mag0307/dossier/sa_6513_bilan_pilule.htm

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  • Céréales pour petit-déjeuner : le vrai du faux

    De nombreuses idées reçues circulent sur les céréales pour petit-déjeuner. Pourtant, celles-ci possèdent de nombreux avantages nutritionnels. Sont-elles trop sucrées ? Quels sont leurs apports en sel ? Peuvent-elles apporter des fibres ? Quelques réponses aux questions que vous pouvez vous poser dès le matin.

    Céréales pour petit-déjeunerLes céréales pour petit-déjeuner sont trop salées

    Faux - Les céréaliers ont baissé de manière importante la teneur en sel de leurs produits. En moyenne, les céréales du petit-déjeuner, ne contribuent que pour 0,8 % du sel consommé quotidiennement. Attention toutefois, les teneurs varient énormément d’un produit à l’autre. Le mieux est tout de même de comparer les étiquettes pour évaluer la teneur en sel.

    Le petit-déjeuner doit surtout comporter des glucides

    Vrai - Le petit-déjeuner est un moment où il faut notamment faire le plein d’énergie : ce repas doit apporter environ un quart des calories avalées dans la journée. Mais pas être sous n’importe quelle forme : il faut en effet privilégier les sucres lents, qui permettront d’avoir suffisamment d’énergie jusqu’au repas de midi. Mais pain ou céréales, c’est à vous de choisir…

    Les céréales complètes sont plus intéressantes d’un point de vue nutritionnel

    Vrai - Les céréales complètes, c’est-à-dire non-raffinées, sont constituées de graines auxquelles on a laissé l’enveloppe (le son) et le germe. Ces éléments apportent des fibres en grande quantité, ainsi que des vitamines et des minéraux. Les céréales complètes fournissent ainsi, en plus des sucres complexes, des éléments nutritionnels importants pour le transit, et l’entretien de l’organisme en général.

    Manger des céréales le matin fait grossir

    Faux - Il n’y a pas un aliment, pris isolément, qui est responsable du surpoids. La prise de poids est consécutive à de mauvaises habitudes alimentaires, en général. Le petit-déjeuner semble protéger contre les kilos superflus. Et de manière générale, les personnes qui consomment des céréales le matin, et notamment des céréales complètes, ont un indice de masse corporelle plus faible que celles qui sautent ce premier repas.

    Au minimum, le petit-déjeuner doit comporter un café.

    Faux - Le petit-déjeuner équilibré doit idéalement comporter une boisson chaude pour s’hydrater, un produit laitier pour le calcium et les protéines, un fruit pour les vitamines et minéraux, et un produit céréalier pour l’énergie et les fibres. Dans les faits, cette composition idéale n’est pas vraiment respectée : seul un adulte sur 10 consomme effectivement ces 4 aliments…

    Les céréales pour enfant sont trop sucrées

    Faux - La revue "Que Choisir" lançait la polémique en janvier 2005, en soulignant les teneurs élevées en sucres simples de certaines céréales, notamment celles contenant du chocolat. Il faut souligner que depuis les céréaliers ont revu leur copie, et baissé de 5 à 20 % la teneur en sucres rapides des céréales, notamment pour enfants. Et les fabricants soulignent qu’il y a bien souvent autant de sucre sur une tartine de confiture que dans un bol de céréales. Que Choisir soulignait aussi le manque de fibres, que là encore de nombreux fabricants ont essayé de pallier. A vous de choisir alors non plus en fonction de la tête du personnage sur l’emballage, mais de la composition nutritionnelle !

    Les céréales pour petit-déjeuner apportent des fibres

    Vrai - La plupart des céréales pour petit-déjeuner apportent des fibres. Mais attention, la quantité varie fortement en fonction des marques. De manière générale, optez pour celles qui ont des céréales complètes, plus riches en fibres. Les muesli, et la présence de fruits sont également des valeurs sûres. Dans tous les cas lisez l’étiquette. Sachez que vous devez consommer environ 20 à 30 g de fibres par jour. En ce qui concerne vos enfants, vous pouvez évaluer leurs besoins en fibres en ajoutant 5 à leur age (un enfant de 7 ans doit consommer 7+ 5 =13 g de fibres par jour). Enfin inutile de vous mettre pour autant aux céréales si vous n’en consommez pas juste pour les fibres : le pain ou les biscottes sont de bonnes sources également, surtout s’ils sont faits avec des céréales complètes. Et n’oubliez pas vos cinq fruits et légumes par jour.

    Les céréales pour petit-déjeuner sont trop grasses

    Faux - Au contraire, les céréales ne sont pas très riches en lipides, elles sont surtout composées de sucres lents. Ainsi, la teneur en graisses des céréales pour petit-déjeuner varie de 2 à 6 % selon les marques et les ingrédients. Par exemple, des céréales avec du chocolat contiennent forcément un peu plus de graisse…

    Alain Sousa

    Sources : Communiqué de Matin céréales, collective des céréales pour
                    petit-déjeuner
                    Intervention du Pr Bernard Guy-Grand et de la diététicienne
                    Florence Serceau, conférence de presse Nestlé.

     Forum Diététique et régimes

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/cereales/9090-cereales-petit-dejeuner-vf.htm

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  • Les tests d'allergie au cabinet du médecin

    Ces méthodes bénéficient d'un réel engouement depuis une quinzaine d'années. Leur innocuité, la rapidité des réponses qu'elles apportent, la possibilité de les multiplier, en font un auxiliaire précieux du diagnostic allergologique.

    A quoi servent-ils ?

    Tests chez l'allergologueLes tests ont pour intérêt de simuler de façon visible, sur la peau, le conflit généré par la sensibilisation allergique à l'intérieur de l'organisme.

    Les tests viennent à la suite de l'enquête clinique menée par le praticien. Si parfois l'orientation diagnostique est évoquée par la simple clinique : rhume des foins typique, asthme aux poils d'animaux ou aux acariens, urticaire alimentaire ou médicamenteux, dans de nombreux cas plusieurs facteurs s'intriquent et compliquent la démarche. De plus en plus souvent, les médecins se trouvent devant ce type de situation et doivent affiner leur diagnostic.

    Technique des tests

    Les tests les plus couramment pratiqués au cabinet du praticien sont les timbres (patch-tests) et les tests épidermiques (prick-tests).

    Les timbres

    Ils sont utilisés pour la recherche des allergies de contact ainsi que pour celle de certaines allergies alimentaires. Ils consistent en l'application d'une série de timbres enduits de la substance que l’on soupçonne être responsable de l’allergie à des concentrations différentes, ou de plusieurs substances testées en même temps. Ces timbres sont collés sur la peau du patient et laissés en place quelques heures ou quelques jours. Le but est d'obtenir un effet local similaire au symptôme dominant du patient.

    Un très grand nombre d'eczémas professionnels trouvent ainsi leur explication. Bichromate de potassium des ciments (maçons), solvants et colorants chimiques (industries diverses), matériels aussi divers que des shampoings ou laques (coiffeurs) peintures (carrosseries), etc. L'allergie au latex, rare mais très handicapante, est ainsi facilement mise en évidence.

    L'enfant peut bénéficier de cette technique dès le plus jeune âge, pour des eczémas de contact : produits de toilette, lessives et assouplissants, savons mais aussi en cas d'eczéma d'origine alimentaire. Un certain nombre d'agents agressifs sont ainsi démasqués : le lait, certes, mais aussi le blanc d'oeuf, certains légumes, des colorants alimentaires. La complexité croissante de certains aliments comme les mélanges de fruits exotiques, l'introduction de colorants, fixateurs, gélifiants et autres rend souvent délicat ce type de diagnostic. Peut-on penser que l'introduction dans l'organisme de protéines génétiquement modifiées contribuera à épaissir encore plus certains mystères ?

     


     
     

    Les tests épidermiques

    Les tests épidermiques consistent à introduire les allergènes par une minuscule piqûre de moins d'un millimètre de profondeur. La réaction attendue dans les minutes qui suivent est une papule plus ou moins large ressemblant à une piqûre d'ortie.

    C'est là aussi le domaine des allergies alimentaires à l'origine de crises d'urticaire et surtout celui des problèmes respiratoires comme l'asthme et la rhinite saisonnière due aux pollens. Les agents étudiés sont très nombreux, à commencer par la dizaine de familles d'acariens. Puis viennent les poussières de maison, de boulangerie, de bois ou de céréales, les nombreuses moisissures atmosphériques, les pollens et les poils d'animaux, les aliments et dérivés chimiques.

    Le diagnostic d'allergie a été grandement facilité par la mise au point des batteries de tests cutanés. Tous ces tests peuvent être affinés par un contrôle sanguin. Certains allergènes ne doivent d'ailleurs être recherchés que par une prise de sang et des réactions observées en laboratoire. C'est le cas de médicaments : antibiotiques, aspirine pour les principaux. C'est aussi le cas des venins d'hyménoptères.

    Dr Alain Dubos

    Allergiques… aux soins !

    Selon une enquête SOFRES de mars 2001, un tiers des Français est allergique mais seulement un sur quatre accepte de se soigner ! Malgré la gêne occasionnée, ce refus de soins est motivé par l'absence de gravité des réactions allergiques.
    Les réactions allergiques causées par le pollen, les poils d'animaux ou les acariens, se manifestent par des rhinites et des conjonctivites, tandis que les médicaments et les aliments entraînent plutôt des réactions digestives ou cutanées (eczéma, urticaire…).
    Mais attention, certaines réactions peuvent s'avérer beaucoup plus graves : choc anaphylactique, oedème de Quincke, asthme, etc. Selon les sources, 3 % à 15 % des chocs anaphylactique et au moins 8 % des crises d'asthme auraient une origine allergique. Les réactions allergiques peuvent entraîner une baisse de tension parfois responsable de l'arrêt cardiaque. Ne négligez donc pas vos petits symptômes, ils peuvent devenir grands…

    Delphine Berdah, le 24 mai 2001

    Source : enquête réalisée pour le compte du laboratoire Shering Plough sur un échantillon représentatif de la population de 1002 personnes de plus de 15 ans.

     Forum Rhinite allergique
    Forum Ashme et problèmes respiratoires
    Forum Allergies et eczéma
      
    Forum Allergies alimentaires

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/principalespatho/sa_68_aller_tests_01.htm

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  • :  

    Cancer du pancréas

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Il s'agit dans la très grande majorité des cas de cancers du pancréas exocrine.

    Il s'observe surtout après 40 ans et surtout chez l'homme.

    Il peut toucher la tête du pancréas dans 80% des cas, ou le corps et la queue du pancréas.

    [?] Causes et facteurs de risque

    La cause en est inconnue.

    Il serait plus fréquent chez le diabétique et en cas de pancréatite chronique.

    Certains facteurs favorisants seraient en cause :

    - Le tabac ;

    - Un régime riche en graisses et en protéines animales…

    [?] Les signes de la maladie

    Deux sortes de troubles peuvent révéler le cancer du pancréas : des signes de compression et des signes d'insuffisance sécrétoire.

    En effet, la tumeur pancréatique va comprimer les organes de voisinage : voie biliaire, estomac, duodénum, plexus nerveux, vaisseaux...

    L'insuffisance de sécrétion pancréatique provoque une diarrhée grasse (stéatorrhée). Une atteinte associée du pancréas endocrine provoque un diabète.

    Trois symptômes dominent :

    - La jaunisse (ictère par rétention) surtout dans le cancer de la tête du pancréas. La vésicule biliaire est distendue et palpable.

    - Des douleurs violentes irradiant dans le dos et sous les côtes à gauche, parfois calmées lorsque le patient se penche en avant (antéflexion) ou lorsqu'il prend de l'aspirine.

    - Un amaigrissement.

    - Dans le cancer du corps et de la queue du pancréas, le foie est souvent très volumineux. Il peut y avoir des varices oesophagiennes, une grosse rate…

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Les examens biologiques comprennent : glycémie et hyperglycémie provoquée par voie orale, amylasémie et amylasurie, bilan hépatique, dosage de la stéatorrhée, tubage duodénal.

    L'antigène carcino-embryonnaire est parfois augmenté.

    Les antigènes CA 19.9 et CA 50 sont utiles au cours de la surveillance, mais ils ne sont pas spécifiques.

    Les signes de compression tumorale peuvent être vus par radiographie des voies biliaires mais la tumeur peut être mise en évidence par échotomographie, tomodensitométrie, ou cholangiopancréatographie rétrograde par cathétérisme endoscopique de l'ampoule de Vater.

    La laparoscopie est parfois nécessaire au diagnostic.

    [?] Traitement

    En fonction du siège de la tumeur, le chirurgien enlève :

    - La queue du pancréas avec la rate en cas de cancer de la queue ;

    - Tout le pancréas (pancréatectomie totale) ;

    - Une duodéno-pancréatectomie céphalique (DPC) en cas de cancer de la tête avec anastomose au jéjunum de l'estomac, du canal cholédoque et du canal de Wirsung.

    On utilise éventuellement des procédés chirurgicaux (dérivation biliaire et/ou gastro-entérostomie), certains médicaments : antalgiques, Questran, extraits pancréatiques, chimiothérapie, radiothérapie.

    Les tumeurs endocrines du pancréas

    Elles sont rares. Elles peuvent être isolées ou s'intégrer dans une néoplasie endocrinienne multiple. Les symptômes sont fonction de l'hormone sécrétée :

    - Insuline : hypoglycémies ;

    - Gastrine : syndrome de Zollinger-Ellison avec diarrhées et ulcères digestifs ;

    - Polypeptide intestinal vasoactif (VIP) : syndrome de Verner-Morrison ou choléra pancréatique (diarrhée intense)

    - Glucagon : diabète,…

    - Somatostatine (diabète, stéatorrhée).

     

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
    Forum Psychologie
    Forum Nutrition

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_794_cancer_pancreas.htm

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  • Communication > Thema santé > Diabète



    Epilepsie

    Questions et réponses

      Quel type de diabète avez-vous?
    Distinguez le type 1, nécessitant pour des raisons vitales un traitement d'insuline et le diabète de type 2 pouvant être traité par régime seul - régime et/ou comprimés - comprimés et/ou quelquefois par de l'insuline. C'est le fonctionnement du pancréas qui définit cette distinction (arrêt complet de la production d'insuline - type 1 - ou diminution de l'efficacité de l'insuline - type 2).


     Que faites-vous si vous avez pris un comprimé pour le traitement du diabète alors que vous n'avez pas pris votre petit-déjeuner?
    Afin de compenser l'effet de l'insuline qui va être produite par le pancréas sur l'ordre du comprimé, prenez une double collation et contrôlez immédiatement votre glycémie; maintenez par la suite, les horaires du repas suivant et la collation. Après le Glucophage, l'Avandia et l'Actos vous ne risquez pas d'hypoglycémie, et avec le Starlix et le Novonorm le risque est faible.


     Que faites-vous après un bon repas si votre glycémie est supérieure à 15 mmol (2.7 g/l) et que vous êtes traité par des comprimés?
    L'effet du comprimé ayant déjà fait son effet, une activité physique tel une promenade d'une heure fera baisser votre glycémie. Cet effort doit être contrôlé par une glycémie avant et après l'exercice. Si un exercice physique ne peut pas être pratiqué, une réduction de moitié d'hydrates de carbone est envisageable lors du repas suivant. Cependant le programme alimentaire doit être repris le lendemain.


     Que faites-vous si vous découvrez à 9h00 que vous avez oublié d'injecter l'insuline intermédiaire du matin?
    Trouvez un moyen de vous injecter cette insuline dans les plus brefs délais. Retournez chez vous ou achetez-en en pharmacie.


     Que faites-vous si vous vous injectez par erreur la dose d'insuline du matin au moment du coucher?
    Mangez immédiatement des hydrates de carbone (environ 2 à 3 équivalents farineux) afin de prévenir l'action de l'excès d'insuline injectée. Faites une glycémie de contrôle à 3h00 du matin.


     Que faites-vous si vous perdez quelques gouttes d'insuline lors de l'injection?
    Ne faites rien! II n'est pas possible de connaître la quantité exacte d'insuline perdue... La glycémie suivante pourrait être un peu plus élevée.


     Que faites-vous si vous êtes victime d'un vol et que vous vous trouvez sans insuline dans un pays étranger?
    Dans certains pays, les pharmacies ne peuvent pas vous délivrer d'insuline. Consultez un médecin pour une prescription d'insuline et des seringues adaptées au pays visité. Assurez-vous que les seringues correspondent à la concentration de l'insuline. Une insuline avec une concentration 100U/ml doit être injectée avec une seringue graduée à 100U/ml. Une insuline 40U/ml avec une seringue à 40U/ml.


     Que faites-vous en présence d'une glycémie à 17 mmol/litre (3.0 g/l)?
    Recherchez les causes de cette hyperglycémie, contrôlez l'apparition de l'acétone dans les urines.
    Pour un traitement à l'insuline
    S'il n'y a pas d'acétone ou une seule croix (+): injectez 4 unités d'insuline rapide. S'il y a deux croix (++) d'acétone: injectez 3 - 6 unités d'insuline rapide. S'il y a trois croix (+++) d'acétone: injectez 6 - 9 unités d'insuline rapide.
    Pour un traitement aux comprimés
    S'il n'y a pas d'acétone: faites de l'activité physique modérée.
    En présence d'acétone (+/++/+++): téléphonez à un médecin.
    En présence d'acétone, l'activité physique est déconseillée.


     Que faites-vous lors de l'apparition de nausées et de vomissements?
    Contrôlez systématiquement votre glycémie et l'acétone dans les urines toutes les 3 heures et référez?vous à la réponse précédente (H).


     Que faites-vous si vous rentrez à 2h00 du matin après avoir dansé toute la soirée?
    Faites une glycémie de contrôle. Si elle est inférieure à 6mmol/I, prenez une double collation afin de vous protéger d'une hypoglycémie nocturne. Faites votre dose habituelle d'insuline intermédiaire, avant de vous coucher.


     Quelles précautions devez-vous prendre avant toute activité physique?
    En plus d'une collation supplémentaire, avant le début de l'effort, il est important de contrôler votre glycémie. II est déconseillé d'effectuer une activité physique en présence d'une hyperglycémie sévère (supérieure à 15mmol/l 2.7g/l) associée à de l'acétone.


     Quelles précautions pour une heure de vélo?
    En plus d'une collation supplémentaire avant le début de l'effort, il est important de prendre, en cours de route, une compensation riche en glucides (15 grammes à 30 grammes pour une heure d'effort).


     Quelles peuvent être les causes des hypoglycémies?
    Si vous oubliez un repas ou une collation. En cas de retard lors d'un repas, prenez une collation en attendant.
    Si vous injectez trop d'insuline, compensez cet excès avec des hydrates de carbone supplémentaires.
    Si vous faites une activité physique importante, sans la compenser par une collation suffisante. Prenez une collation supplémentaire.


     Vous vous levez grippé, avec 38.5° et une glycémie à 15mmol/l (2.7 g/l) et deux croix d'acétone. Votre schéma d'insuline est le suivant: 30 unités d'Insulatard® le matin 20 U au coucher. 5 unités d'insuline Rapide le matin et 8 unités au repas du soir. Que faites-vous?
    Augmentez votre insuline rapide du matin de 4 unités supplémentaires pour la glycémie de 15 mmol/I et de cinq unités pour les deux croix d'acétone. Avec les 5 U habituelles cela fera un total de 14 unités d'insuline rapide. Contrôlez votre glycémie dans trois heures, buvez beaucoup et prenez une aspirine.


     Un pied qui a perdu la sensibilité à la douleur, peut-il encore vous occasionner des douleurs?
    Oui, un pied ayant perdu la sensibilité à la douleur "d'alarme" (diapason inférieur à 4/8) peut occasionner des perceptions désagréables, des brûlures, des fourmillements voire même des douleurs.
    Malgré ces douleurs, il est tout à fait possible de ne pas se rendre compte de la présence d'un caillou dans sa chaussure ou de marcher sur une punaise, etc.


     Comment pouvez-vous vérifier une perte de sensibilité à la douleur "d'alarme"?
    Le médecin doit mesurer la sensibilité des pieds avec le diapason gradué et le test du toucher-piquer. Le danger de ne pas sentir une blessure au pied est important si la sensibilité au diapason est inférieure à 4/8.


     Que faites-vous si vous remarquez une rougeur à l'un de vos pieds?
    Cherchez la cause de la rougeur en inspectant l'intérieur de votre chaussure avec la main, en recherchant une zone dangereuse ou un corps étranger. Examinez votre pied, afin de rechercher une éventuelle petite blessure. Prenez soin immédiatement de cette rougeur et débarrassez-vous de votre paire de chaussures défectueuses.


     Que faites vous tous les jours pour vos pieds?
    Observez vos pieds et prenez soin pour les maintenir dans un parfait état (lavages-séchage-hydratation).


     Que faites-vous pour aller au Japon depuis Genève (départ 8h, durée du vol 13heures, décalage 9h)?
    La journée est raccourcie de 9h et la quantité d'insuline doit être diminuée de 9 unités environ: l'injection intermédiaire du soir peut être supprimée et rattrapée par celle du matin à l'heure locale.


     On vous invite à un repas que vous n'avez pas prévu, que faites-vous?
    Acceptez l'invitation de bon cœur et renseignez-vous sur l'heure du repas, si vous êtes traité à l'insuline. Si le repas est servi plus tard que d'habitude, prenez une collation supplémentaire. Servez-vous selon vos habitudes, tout en respectant la ration de glucides. Evaluez à l'œil, la ration alimentaire adaptée à votre programme. Un petit écart n'est pas grave!

    [source: "Comprendre son diabète et son alimentation", A.Golay, J.-P. Assal, Ed. Médecine & Hygiène, 2003]



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     http://www.hug-ge.ch/actualite/ABC_sante/diabete/questions_reponses.html

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    Cholestérol

    Définition

    Indispensable à la vie, le cholestérol est un constituant des membranes qui entourent les cellules. Il est également indispensable à la fabrication des hormones produites par les glandes génitales et surrénales.

    Cependant, l'excès de cholestérol (et d'autres lipides) dans le sang conduit à la formation de plaques sur la paroi des artère : c'est l'athérosclérose.

    Dans le corps humain, le cholestérol a deux origines :

    • 70% proviennent du foie ;
    • 30% de l'alimentation.

    L'unité internationale de mesure du cholestérol total est la millimole par litre ou mmol/L.

    Les taux normaux du cholestérol total (CT) sont :

    • Avant 30 ans : 1,50 à 2,0 g/L (4 à 5,2 mmol/L) ;
    • Après 30 ans : 2 à 2,5 g/L (5,2 à 6,4 mmol/L)

    Lire aussi : le bilan lipidique dans notre section «analyses médicales»

    Mécanismes

    Dans le sang, les lipides (graisses) circulants, dont le cholestérol, ne sont pas solubles dans l’eau. Ils sont donc « portés » par des protéines qui elles sont solubles. Ces protéines porteuses sont appelées lipoprotéines (lipoproteins en anglais)

    Classiquement, on distingue trois types de lipoprotéines :

    • Les Low Density Lipoproteins ou LDL, de densité légère ;
    • Les Very Low Density Lipoproteins ou VLDL, de très faible densité ;
    • Les High Density Lipoproteins ou HDL, de haute densité.

    Le « mauvais » cholestérol

    Les LDL prennent le cholestérol au foie et l'emmènent dans l'organisme. Ce cholestérol a tendance à se déposer dans les artères et à les obturer. C’est le «mauvais» cholestérol.

    Le « bon » cholestérol

    Les HDL, récupèrent le cholestérol déposé dans les vaisseaux et le ramènent au foie. C’est le «bon» cholestérol.

    Suite à une prise de sang, on détermine quelle partie du cholestérol est portée par les HDL et quelle partie l’est par les LDL.

    Le taux normal de HDL-cholestérol (le « bon » cholestérol) est de :

    • Homme : 0,4 à 0,65 g/L ou 1,0 à 1,65 mmol/L ;
    • Femme : 0,5 à 0,8 g/L ou 1,3 à 2,0 mmol/L.

    Ce taux varie en fonction du régime alimentaire, du mode de vie, de la prise de certains médicaments.

    En cas d'alimentation riche en graisses animales et donc en cholestérol, les LDL se multiplient. Le taux global de cholestérol sanguin augmente. Les transporteurs lourds (HDL) sont débordés et ne peuvent plus faire le ménage. La graisse se dépose alors sur les plaques d'athérome.

    En dessous de 0,35 g/l soit 0,9 mmol/L (mesuré à plusieurs reprises) le risque cardiovasculaire existe.

    Si le rapport Cholestérol Total/HDL > 5 : le risque relatif coronarien est multiplié par 20.

    Le rapport cholestérol total/HDL-cholestérol doit être :

    • Inférieur à 5 chez l'homme ;
    • Inférieur à 4,4 chez la femme.

    Le danger provient de l'excès de LDL-cholestérol. L'autre fraction, le HDL-cholestérol, a au contraire un rôle protecteur puisqu'il favorise la réduction des plaques d'athérome.

    Causes et facteurs de risque

    L’alimentation

    Le cholestérol est majoritairement fabriqué dans le foie à partir des graisses de l'alimentation. Le cholestérol n'est pas lié à la quantité de graisses ingérées, mais à leur qualité.

    Les graisses de l'alimentation sont constituées d'acides gras qui sont de trois sortes :

    • Les acides gras saturés ;
    • Les acides gras mono-insaturés ;
    • Les acides gras poly-insaturés.

    Dans la nourriture, le «mauvais» cholestérol se retrouve uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n'y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu.

    Les sources principales de cholestérol sont les oeufs, le lait entier, les abats (foie et coeur), la charcuterie et la viande (boeuf, poulet, porc et autres)

    Le cholestérol est invisible dans la viande. Dans le boeuf, 95% du cholestérol est dans la viande rouge, très peu dans le gras !

    Les acides gras mono-insaturés sont neutres : huile d'arachide, huile d'olive...

    Les acides gras poly-insaturés sont protecteurs et se trouvent dans certaines graisses végétales (huiles de maïs, soja, tournesol, colza, noix) et les huiles de poisson. Ils n'interviennent pas dans la synthèse du cholestérol. Ils augmentent le taux des HDL utiles à l'élimination du cholestérol.

    Un régime inadapté (riche en graisses animales) peut conduire à une hypercholestérolémie et donc à l’arthérosclérose.

    Cependant, la nature est injuste et il existe une sensibilité individuelle (souvent familiale) aux graisses animales. Certains individus pourront en manger des quantités élevées et conserver un taux de cholestérol bas. D’autres, auront un cholestérol élevé avec un régime alimentaire pauvre en graisses du même type.

    Après 80 ans, la relation cholestérol et mortalité est plutôt inversée : des taux bas de cholestérol augmentent le risque de cancer, dépression, mort non cardiovasculaires.

    Hypercholestérolémie iatrogènes ou dues aux médicaments

    Un certain nombre de médicaments sont susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :

    Pilule contraceptive et hyperlipidémie

    En l'absence de facteur de risque associé (tabac y compris) et avec une alimentation pauvre en graisses saturées, la pilule peut être prescrite jusqu'à un niveau de cholestérolémie totale égal à 3 g/l.

    Une pilule très faiblement dosée est toutefois recommandée.

    La pilule reste contre-indiquée en cas d'hypertriglycéridémie > 2 g/l.

    Hypertriglycéridémie

    Les triglycérides (TG) sont essentiellement portés par les VLDL et dépendent en grande partie du métabolisme des sucres ; ils sont délétères car pourvoyeurs d’athérome.

    Le taux normal des triglycérides est :

    • Chez l’homme : 0,5 à 1,5 g/L ou 0,6 à 1,7 mmol/L ;
    • Chez la femme : 0,4 à 1,6 g/L ou 0,45 à 1,5 mmol/L.

    Une hypertriglycéridémie (HTG) isolée ne constitue pas un facteur indépendant de risque coronarien. Une HTG doit toujours faire évoquer ou rechercher :

    • Une obésité ;
    • Une consommation d'alcool, parfois même modérée ;
    • Un trouble du métabolisme des glucides : diabète et/ou trouble de l’insuline
    • Une insuffisance rénale ;
    • Une hypothyroïdie ;
    • Une origine médicamenteuse (contraceptif oral, dérivés de la vitamine A, diurétiques thiazidiques, bêtabloquants, corticothérapie)
    • Plus rarement : stress, hépatite virale, Sida, pancréatite…

    Les facteurs protecteurs

    Un certain nombre de facteurs biologiques sont des facteurs « protecteurs » :

    • HDL-cholestérol > 1,6 mmol/l soit 0,60 g/l (confirmée sur plusieurs mesures), permet de soustraire un facteur de risque ;
    • Femmes avant la ménopause – ou femme ménopausée sous TSH (traitement hormonal substitutif).

    [?] Les signes de la maladie

    A proprement parler, il n’y a pas de signe clinique pouvant évoquer à coup sûr une hypercholestérolémie.

    La recherche de ce trouble métabolique doit être faite :

    Soit lors d’un bilan systématique de santé ;

    Soit face à un patient déjà porteur d’un facteur de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, obésité, tabagisme, homme de plus de 45 ans, femme ménopausée, contraceptif oral, antécédents familiaux cardiovasculaires, stress…) ;

    Soit chez un sujet déjà porteur d’une maladie liée à l’athérosclérose (artérite des membres inférieurs, angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale…).

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Le simple dosage du cholestérol total (CT) n’est pas suffisant. Il faut également doser le HDL-Cholestérol et les triglycérides (TG).

    A partir de ces trois chiffres, il est possible de calculer le taux de « mauvais cholestérol » ou LDL-Cholestérol :

    • En gramme/Litre : LDL Chol = Chol total - HDL Chol - (TG x 0,16) ;
    • En mMoles/Litre : LDL Chol = Chol total - HDL Chol - (TG x 0,37).

    L’évolution

    La complication majeure de l’excès de cholestérol est la constitution d’une athérosclérose. Les symptômes que présentera le patient porteur seront totalement fonction des artères atteintes :

    • Artères coronaires : angine de poitrine (angor) et infarctus du myocarde ;
    • Artères cérébrales : accidents vasculaires cérébraux (AVC) par thrombose d’une ou plusieurs artères irriguant le cerveau ;
    • Aorte : anévrysme aortique, dissection aortique ;
    • Membres inférieurs : artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ;
    • Artères rénales : hypertension artérielle rénale par néphroangiosclérose (obstruction des artères et artérioles rénales).

    Les diagnostics à éliminer

    La découverte isolée d’une hypercholestérolémie totale n’est pas suffisante pour affirmer l’existence chronique de ce trouble métabolique.

    Certaines hypercholestérolémies sont secondaires :

    • A la prise de médicaments : cortisone, pilule, rétinoïdes, antihypertenseurs…
    • A l’existence d’une maladie : hypothyroïdie.

    Il suffira alors d’interrompre la prise du médicament responsable ou de traiter la l’hypothyroïdie pour que le trouble du métabolisme lipidique disparaisse.

    D’autres hypercholestérolémies sont génétiques et héréditaires, et particulièrement difficile à traiter.

    Il faut également savoir qu’un repas très riche en graisses peut accroître ponctuellement le taux de cholestérol. Le retour à un régime alimentaire normal suffit alors à normaliser le cholestérol sanguin.

    Traitement

    Lorsqu’on désire diminuer les quantités de cholestérol présentes dans l’organisme, quelles sont les possibilités ?

    La solution la plus facile et la plus sensée, est de diminuer les apports de cholestérol par un régime. C’est la première chose que vous proposera un médecin si vos lipides sanguins sont peu élevés. Lorsque cette solution est insuffisante, le médecin pourra avoir recours au médicaments.

    Le régime alimentaire

    Aujourd'hui la nourriture moyenne fournit environ 600 mg de cholestérol par jour alors qu'il ne faudrait pas dépasser 300 mg.

    Le patient doit :

    • Consommer de préférence des graisses végétales poly-insaturées et mono-insaturées (tournesol, maïs, soja, colza, noix, olive, pépins de raisin) ;
    • Eviter les graisses d'origine animale et les graisses saturées (lait entier, beurre, viandes grasses, charcuteries, etc.) ;
    • Eviter les aliments riches en cholestérol : jaune d'oeufs, abats (cervelle, rognons, foie), noix, amandes, crème fraîche, homard, crustacés, oeufs de poissons dont le caviar ;
    • Préférer le poisson, le veau, les volailles, le cheval aux viandes grasses et consommer très peu d'alcool.

    Lorsque le régime ne suffit pas à ramener le taux sanguin du cholestérol à la normale, des médicaments hypolipémiants ou hypocholestérolémiants doivent être prescrits.

    Les médicaments : les hypolipémiants

    Ils en existe plusieurs grandes familles parmi lesquelles figurent les fibrates et les statines.

    La stratégie des traitements médicamenteux actuels de l’hypercholestérolémie comporte deux axes principaux :

    • Diminuer la production naturelle de cholestérol par le foie.
      Cela peut se réaliser en inhibant certaines enzymes de la chaîne de fabrication comme par exemple la HMG CoA réductase, traduisez HydroxyMéthylGlutaryl CoenzymeA réductase. Une enzyme est une protéine qui va provoquer ou faciliter une réaction biochimique. La HMG CoA réductase est une enzyme clé de la synthèse du cholestérol au niveau du foie. Son inhibition réduit donc les taux sanguins de cholestérol car 70% du cholestérol de notre corps provient de notre foie. C’est un des modes d’action des hypolipémiants de la famille des statines (simvastatine, pravastatine, fluvastatine, cérivastatine et atorvastatine). Cette famille est susceptible d’interagir avec d’autres médicaments comme les anticoagulants oraux.
    • Augmenter l’élimination naturelle du cholestérol de la circulation sanguine.
      Les hypolipémiants de la famille des fibrates (clofibrate, fénofibrate, ciprofibrate, bézafibrate et gemfibrozil) permettent, entre autres, une modification de la capture du cholestérol, et en particulier du « mauvais cholestérol », par nos cellules. Ils diminuent ainsi les quantités de cholestérol et de triglycérides circulants dans notre sang.
      Par ailleurs, une partie du cholestérol sanguin est excrété naturellement dans l’intestin par la bile, sous forme d’acides biliaires. Dans l’intestin, ces acides biliaires sont réabsorbés plus ou moins selon certains facteurs. En empêchant cette réabsorption, on augmente l’élimination dans les selles et on diminue la quantité de cholestérol dans le sang. La colestyramine est une résine qui bloque les acides biliaires dans l’intestin et empêche leur réabsorption. Ce qui entraîne une baisse du cholestérol dans le sang. Ce médicament peut entraîner une constipation, ce qui peut parfois conduire à l’arrêt du traitement. De plus, il diminue aussi l’absorption d’autres médicaments, entraînant des interactions médicamenteuses.

    Quand seul le taux de triglycérides est élevé (cholestérol normal), si le régime et la suppression des boissons alcoolisées ne suffisent pas, on utilise les fibrates ou les huiles de poisson riches en acides gras dits oméga 3-polyinsaturés.

     Forum Hypertension et problèmes cardiovasculaires
    Forum Cholestérol

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_800_cholesterol.htm

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  • L'infarctus du myocarde (crise cardiaque)

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    L'infarctus du myocarde est la mort (nécrose) d’une zone plus ou moins étendue du muscle cardiaque (myocarde). Les cellules musculaires cardiaques de ce territoire ne parviennent plus à se contracter par manque d’apport en oxygène et meurent en quelques heures.

    Le myocarde est vascularisé par les artères coronaires. Lorsque celles-ci se bouchent (caillot, thrombose ou spasme), le myocarde ne reçoit plus de sang et manque d'oxygène. Il souffre d'ischémie.

    La gravité de l'infarctus tient surtout à son étendue : plus l'artère obstruée irrigue une zone importante, plus l'infarctus est grave. Si l'atteinte est très étendue, le fonctionnement de toute la pompe cardiaque est altéré. Il en résulte une insuffisance cardiaque plus ou moins aiguë, des contractions anormales ou anarchiques qui imposent le transfert dans une unité de réanimation car il y a un risque vital.

    [?] Causes et facteurs de risque

    L'infarctus du myocarde (IDM) est une des complications majeures de l'athérosclérose des artères coronaires. Il touche un homme sur cinq entre 40 et 60 ans, mais peut également concerner le sexe féminin et le sujet plus jeune.

    En France, 30 % des décès sont d'origine cardiovasculaire. Dans 50 % des cas, il n'existe pas de facteur de risque connu au moment de l’infarctus.                

    Les facteurs favorisants sont connus : l'hypertension artérielle, l'hérédité, l'hyperlipidémie, le tabac, le diabète, l'obésité, l'hypothyroïdie, le stress...         

    D’autres causes plus rares peuvent être à l’origine d’un infarctus myocardique :

    • Une embolie coronarienne (migration d’un caillot de sang formé ailleurs) ;
    • Un exercice sportif violent ;
    • Des globules rouges en excès (polyglobulie consécutive à la prise d’érythropoïétine notamment) ;
    • Une électrisation ;
    • D’autres affections coronariennes rares : périartérite noueuse, maladies de Kawasaki et de Takayasu...

    Janvier 1998 : Selon une étude canadienne, sur 34 infarctus mortels survenus au cours de l'acte sexuel, 27 concernaient des relations extra-conjugales. Cette étude a également démontré que plus la partenaire est jeune, plus les amours illégitimes sont dangereux.

    [?] Les signes de la maladie

    Le début peut être inopiné et brutal.

    Cependant, on retrouve une fois sur deux des signes précurseurs dont la prise en compte et le traitement peuvent éviter ou réduire la constitution d’un infarctus :

    • Aggravation brutale récente d'une angine de poitrine (angor) jusque-là bien tolérée ;
    • Apparition récente d'un angor avec douleurs spontanées prolongées.

    L'infarctus du myocarde se manifeste le plus souvent la nuit ou au repos par une douleur d'apparition brutale. Cette douleur se situe dans la poitrine, en arrière du sternum. Intense, serrant la poitrine, angoissante (le malade a l'impression qu'il va mourir), la douleur peut se propager à la mâchoire, au bras gauche, aux deux derniers doigts de la main gauche, et parfois vers le dos ou le ventre.

    Cette douleur ressemble dans sa nature à celle de l'angine de poitrine. Mais ici, elle est durable, beaucoup plus forte et résiste à la prise de Trinitrine en spray par exemple.

    En pratique, toute douleur angineuse persistant plus de 30 minutes est suspecte et nécessite un électrocardiogramme.

    Un essoufflement, des sueurs, une agitation, des nausées ou vomissements, un hoquet persistant, des éructations incessantes (rots) peuvent être associés.

    [?] La consultation

    Associée à une douleur caractéristique, la prise de la tension montre une chute de la pression artérielle associée à une diminution de l’écart entre la pression maximale et minimale (par exemple la tension passe de 16/8 à 13/10).

    A l’auscultation cardiaque, les bruits du coeur sont sourds et rapides.

    La perte d'efficacité de la pompe cardiaque provoque une accumulation de sang au niveau des poumons et l'infarctus du myocarde peut s'accompagner d'un oedème aigu des poumons (OAP). Dans ce cas, le médecin note une coloration bleutée des doigts et des lèvres.

    Une fièvre modérée peut apparaître 24 heures après le début des troubles et s'estompe en quelques jours.

    [?] Examens et analyses complémentaires

    L’électrocardiogramme (ECG)

    L'ECG permet le diagnostic et précise la localisation et l’importance de l’infarctus.

    Les signes biologiques sanguins

    • Elévation des enzymes musculaires :
    • Troponine Ic (Normale < 0,35 ng/ml). C'est un témoin biologique idéal de l'infarctus du myocarde : il peut se détecter précocement  (en 2 à 4 heures)et reste élevé 5 à 9 jours après le début. Il est spécifique du muscle cardiaque (même en cas de lésions musculaires ou rénales associées) ;
    • Créatine-phospho-kinase dans sa fraction MB spécifique du myocarde (CPK) ;
    • Transaminases ; 
    • LDH (lactico-déshydrogénase) ;
    • Alphahydroxybutyrate déshydrogénase (HBDH) ;
    • Augmentation du nombre de globules blancs) ;
    • Elévation de la vitesse de sédimentation (VS).

    Autres examens spécialisés

    • Electrocardiogramme continu (Holter ) à la recherche de trouble du rythme ;
    • Echographie cardiaque Doppler pour apprécier la taille du coeur et le retentissement de l'infarctus sur la fonction cardiaque ;
    • Angioscintigraphie cardiaque.

    [?] Evolution de la maladie

    L’évolution de l’infarctus du myocarde est plus ou moins favorable selon les antécédents du sujets (récidive ou infarctus du myocarde étendu), de la présence de facteurs de risques (grand âge, obésité, diabète, hypertension artérielle) ou de complications immédiates et le délai de prise en charge médicale.

    Les complications possibles sont nombreuses et variées.

    Complications précoces

    Lorsqu'il s'agit de récidives ou d'infarctus du myocarde étendus en raison du terrain : grand âge, obésité, diabète, hypertension artérielle ou parce qu'ils s'accompagnent de complications immédiates :

    • Choc non cardiogénique ou choc vagal.

    Il s’agit d’une insuffisance cardiovasculaire dont le coeur n’est pas responsable directement mais qui peut aboutir à la mort.

    • Le choc cardiogénique.

    Si l'infarctus atteint une zone étendue de myocarde (40 à 50 % de la masse myocardique), il peut provoquer la déchéance totale de la fonction cardiaque (10 à 15 % des cas). C'est la forme majeure de l'insuffisance cardiaque.

    • L'insuffisance cardiaque.

    L’insuffisance ventriculaire gauche est fréquente dans les premiers jours de l'IDM. Elle devient une complication lorsqu'elle entraîne des difficultés respiratoires importantes, une stase pulmonaire et un oedème aigu des poumons.

    • Les troubles de la conduction.

    La nécrose d’une partie du myocarde gêne considérablement le passage (conduction) des influx électriques qui provoquent normalement la contraction du muscle cardiaque. Ces troubles de la conduction, aussi appelés blocs auriculo-ventriculaires, peuvent aboutir à un arrêt cardiaque.

    • Les troubles du rythme cardiaque.

    Ils sont extrêmement fréquents : 90 % des IDM.

    Tous les troubles du rythme peuvent se voir au cours de l'infarctus du myocarde :

    La fibrillation ventriculaire : c’est la menace principale : le ventricule devient tout à fait inefficace et entraîne un arrêt circulatoire dont le seul traitement est le choc électrique.

    La tachycardie ventriculaire : très grave, elle entraîne un état de choc et une insuffisance cardiaque. Elle doit être réduite d'urgence (anti-arythmiques, choc électrique).

    La fibrillation auriculaire : elle est aussi très grave et doit être prise en charge.

    • Les ruptures du muscle cardiaque : elles sont rares (0,5 à 1 %) mais graves car le traitement chirurgical est très aléatoire.
    • Les accidents thromboemboliques : les embolies artérielles ou pulmonaires sont fréquentes et justifient le traitement anticoagulant à la phase aiguë de l'infarctus. Les signes de phlébite sont attentivement recherchés tous les jours.

    En cas de fibrillation auriculaire, des embolies artérielles sont possibles, favorisées en outre par l'immobilité et la réduction du débit cardiaque : artères cérébrales (hémiplégie) etc.

    Complications retardées

    • Le syndrome de Dressler : cette maladie inflammatoire se développe 3 à 6 semaines après l'infarctus du myocarde et se traduit par des douleurs thoraciques et articulaires, une fièvre, des épanchements de la plèvre et de l’enveloppe du coeur. Les anti-inflammatoires sont efficaces.

    Complications tardives

    • L’anévrisme ventriculaire : il peut se constituer quelques semaines après l'infarctus du myocarde. Il peut provoquer des troubles du rythme, une insuffisance cardiaque et des embolies.

    [?] Ne pas confondre avec...

    Chez un sujet jeune, sans antécédents, une intoxication aiguë par des amphétamines, la cocaïne, l'ecstasy... doit être suspectée.

    La douleur de l’infarctus myocardique peut parfois prêter à confusion avec la plupart des urgences du thorax et de l’abdomen : embolie pulmonaire, péricardite aiguë, pneumothorax, pleurésie, pneumopathie aiguë, oedème aigu du poumon (OAP), colique hépatique, pancréatite, perforation d'organes creux, infarctus mésentérique, dissection aortique…

    Certains infarctus du myocarde ne s'accompagnent pas de douleur thoracique et sont découverts par l'électrocardiogramme lors d'un OAP, d'un collapsus ou d'un accident vasculaire cérébral.

    [?] Traitement

    Au lit du malade

    Le malade doit être évacué le plus vite possible vers une structure hospitalière. Appeler le SAMU au 15.

    En attendant, et une fois le diagnostic établi ou fortement suspecté, les premiers gestes à faire sont l’administration :

    Par ailleurs, il est possible d'administrer un sédatif contre l'anxiété et de l'oxygène.

    En cas d’arrêt cardiaque, le massage cardiaque et le bouche à bouche doivent être commencés en attendant le SAMU.

    Le transfert du patient doit se faire en ambulance médicalisée (SAMU/SMUR) avec un médecin qui pourra surveiller la perfusion, le tracé ECG permanent du malade et initier le traitement.

    Dans l’ambulance et à l’hôpital

    Le premier objectif du traitement est d’essayer d’obtenir et le plus vite possible le passage du sang dans l’artère coronaire bouchée. Deux techniques sont utilisables :

    • La thrombolyse consiste à administrer dans la circulation des thrombolytiques, capables de "dissoudre" le caillot qui obture l’artère ;
    • L’angioplastie qui consiste à introduire une sonde à ballonnet dans la coronaire bouchée, afin de la dilater mécaniquement.

    Dès l’ambulance puis à l'Unité de soins intensifs cardiaques, un traitement complexe sera mis en place. Il associe le plus souvent :

    • Des thrombolytiques par voie veineuse (sauf contre-indications) ou une angioplastie transluminale percutanée si cette technique est disponible ;
    • Des héparines et de l’aspirine pour fluidifier le sang et diminuer sa coagulabilité ;
    • Des opiacés contre la douleur (ex : morphine, nalbuphine ou buprénorphine) ;
    • Une sédation contre l'anxiété à l’aide d’un anxiolytique ou d’un hypnotique ;
    • Une oxygénothérapie. Elle consiste à faire respirer au patient de l’air enrichi en oxygène pour améliorer l’oxygénation du coeur.

    Auxquels on ajoutera éventuellement et selon les cas :

    Si la zone nécrosée est supérieure à 40 % de la masse myocardique, l'évolution est le plus souvent fatale.

    Dans un deuxième temps

    Une surveillance régulière et une hygiène de vie sont indispensables.

    La convalescence débute à la sortie de l'hôpital et dure 2 à 8 semaines.

    Durant cette phase, le patient devra retrouver progressivement une certaine activité physique, se réadapter à l'effort. Cette réadaptation peut se faire à domicile, en externe à l'hôpital ou dans un centre de rééducation spécialisé.

    Ces mesures permettent souvent au patient d'atteindre une forme physique bien supérieure à celle qu'il avait avant son infarctus. La réadaptation cardiaque à l'effort va permettre de diminuer le travail du coeur dans la vie quotidienne. En effet, l'exercice physique diminue la fréquence cardiaque au repos et pour un même effort, après entraînement, la fréquence cardiaque monte beaucoup moins.

    Le traitement au long cours associe des médicaments diminuant la fatigue du coeur et améliorant l’irrigation et l’oxygénation du coeur : bêtabloquant, inhibiteurs calciques, IEC, dérivés nitrés…à un traitement anticoagulant ou anti-agrégant plaquettaire (aspirine).

    Conseils pratiques et informations diverses

    [ ? ] La lutte contre les facteurs de risque

    Elle doit être rigoureuse :

    • Arrêt du tabac ;
    • Correction de l'obésité ;
    • Correction des troubles lipidiques, notamment l'hypercholestérolémie ;
    • Traitement de l'hypertension artérielle ;
    • Traitement d'une éventuelle l'hyperuricémie ;
    • Traitement d'un éventuel diabète ;
    • Arrêt des contraceptifs oraux ;
    • Lutte contre la sédentarité (ou l'absence d'activité physique) ;
    • Lutte contre le stress...

    Il existe des associations de cardiaques dont le but est d'aider les malades à échanger des conseils utiles.

    L’altitude

    Le séjour prolongé en altitude supérieure à 1500 mètres est à éviter. La marche en montagne n'a cependant aucun inconvénient sur le coeur s'il est stable et s'il n'y a ni essoufflement, ni angor.

    Le climat

    Le séjour en bord de mer est bénéfique. Les baignades sont toutefois interdites si la température de l'eau est inférieure à 20°. Il faut éviter de nager au large et rester parallèle à la côte pour des raisons évidentes de sécurité.

    Les climats torrides sont déconseillés

    L'exposition au soleil ne présente pas plus d'inconvénient que pour un sujet sain, sauf pour les patients traités par certains médicaments pouvant provoquer une hypersensibilité de la peau aux rayons solaires (Amiodarone).

    Le froid peut déclencher des crises d'angor. Il faut éviter les efforts brusques ou les faire précéder d'un échauffement préalable.

    L’effort

    Il faut éviter les efforts physiques après les repas et surtout pendant la digestion, car à ce moment l'apport d'oxygène au coeur est diminué au profit des intestins.

    L'activité sexuelle peut reprendre sans inconvénient lors de la convalescence. On considère que l'activité sexuelle peut être reprise dès que le patient est en état de monter deux étages sans symptôme.

    Les efforts dynamiques sont bénéfiques mais doivent être progressifs. L'esprit de compétition doit être évité. Les sports d'endurance permettent d'améliorer les capacités cardiovasculaires sans imposer d'efforts trop violents au coeur :

    • La marche tous les jours ;
    • Le "footing" (avec précaution) ;
    • Le cyclisme ou le vélo d'appartement ;
    • La natation (éviter l'eau froide) ;
    • Le golf ;
    • La pêche (sauf en plongée) ;
    • Le yoga ;
    • La gymnastique en évitant les exercices impliquant un "blocage respiratoire" et les rythmes trop rapides..

    Les transports

    La conduite automobile constitue une source de stress. Après la sortie de l'hôpital, il ne faut la reprendre que progressivement en étant accompagné.

    En général, le voyage aérien est un moyen de transport pratique, rapide et bien toléré qui convient bien aux patients cardiaques.

    La pressurisation dépend du type d'appareil et de l'altitude. Dans les avions pressurisés il existe une "altitude cabine" maintenue entre 800 et 1500 mètres.

    Les contre-indications aux transports aériens :

    • L'insuffisance cardiaque décompensée ;
    • Un syndrome de menace ;
    • Un infarctus du myocarde dans les 15 premiers jours ;
    • Un bloc auriculo-ventriculaire non appareillé entraînant des syncopes ;
    • Un coeur pulmonaire (embolie pulmonaire, insuffisance respiratoire aiguë).

    Le coronarien doit avoir sur lui de la Trinitrine. S'il a déjà présenté des poussées d'insuffisance cardiaque, il doit avoir sur lui un diurétique d'action rapide (Furosémide)

    Durant le vol, en cas de douleur angineuse, le patient doit prendre de la Trinitrine. Si la crise ne cède pas, ou en cas d'oppression thoracique, l'inhalation d'oxygène par masque s'impose.

    La reprise du travail

    Tout doit être fait pour une reprise rapide du travail antérieur, sauf en cas de travaux musculaires lourds incompatibles avec l'état cardiaque. La reprise du travail est plus facile lorsqu'il s'agit d'une activité sédentaire et intellectuelle.

    L'aptitude au travail peut être évaluée en fonction des résultats de l'épreuve d'effort. Une reconversion professionnelle est parfois nécessaire.

    Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    Forum Santé
     http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_835_infarctus_myocar.htm

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  • Qu’est-ce que le périnée ?

    Définition et rôle du périnée - Joëlle Souffir 

         Entretien avec Joëlle Souffir / Kinésithérapeute voir la vidéo 

     
    Explications sur le fonctionnement du périnée
     
    Le périnée est un ensemble de muscles, de ligaments et de membranes très solides et tendus comme un hamac, qui enserre l’urètre, l’anus et le vagin.
     
    Son rôle est de serrer suffisamment les orifices concernés et d’agir ainsi comme un verrou.
     
    Tout au long de votre vie, le périnée subit des modifications selon différentes étapes hormonales, telles que la grossesse, l’accouchement ou encore la ménopause.
    Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de prendre conscience de la fonction du périnée pour bien le maîtriser.
     
     

    Explication générale

    Les principales causes expliquées par nos spécialistes

    Voir la vidéo 

     

         Dr Hermieu / Chirurgien urologue

         Dr Dhainaut-Speyer / Gynécologue obstétricien

         Joëlle Souffir / Kinésithérapeute

     

     

    Dans quels cas les muscles du plancher pelvien peuvent-ils être affaiblis ?

     

     

     

    .

    En général, les fuites urinaires sont dues à un affaiblissement des muscles du plancher pelvien qui servent à maintenir l’urètre fermé. Lorsque ces muscles perdent leur élasticité, vos gestes ou vos actions du quotidien comme rire, tousser, soulever une lourde charge ou courir peuvent entraîner des fuites.


    Chez les femmes en particulier, les principales causes de fuites urinaires que l’on peut constater sont liées à la grossesse, l’accouchement et la ménopause.

     

    Quant aux causes de fuites urinaires chez l’homme, vous pouvez consulter la rubrique « Et chez les hommes » pour en savoir plus.

     

     

     

     

    Découvrez > La ménopause

    L’incontinence urinaire liée à l’effort

    Avez-vous des fuites quand vous toussez, éternuez, riez ou soulevez des objets lourds ?

    L’incontinence urinaire liée à l’effort

     

    Appelée aussi incontinence d’effort, c’est la plus fréquente chez la femme. Elle se produit lorsque les muscles du plancher pelvien soutenant la vessie ont perdu de leur tonus. Ainsi, lors d’un effort tel que la toux, un fou rire, un saut ou des charges lourdes à porter, des fuites involontaires d’urine peuvent s’échapper.

    En effet, dans ces cas-ci, les abdominaux sont mobilisés et exercent une pression sur le périnée. Si celui-ci est un peu faible, les sphincters ne se contractent pas de manière suffisante et laissent passer quelques gouttes. En général, ce ne sont que des fuites légères mais dans certains cas, elles peuvent être plus importantes.


    Ce syndrome touche plus souvent les femmes au moment de la maternité et de la ménopause. Mais toutes les femmes, quel que soit leur âge, peuvent être concernées : 1 femme sur 4 est confrontée à une incontinence urinaire à l’effort à un moment de sa vie et environ 40% des jeunes femmes rencontrent ce problème en faisant du sport.
    Vous pouvez en venir à bout grâce à des exercices qui renforcent le périnée ou grâce à une petite intervention chirurgicale.

    les types de fuites

    Un million d'hommes concernés

    Et l’incontinence chez les hommes ?

     

    Même si l’incontinence est plus fréquente chez les femmes, elle concerne tout de même un million d’hommes, dont 337 000 au quotidien !

     

    À l’origine, c’est souvent un problème de prostate qui provoque des fuites urinaires. La prostate est une petite glande située sous la vessie, ayant pour rôle de participer à l’élaboration du sperme. Elle entoure le canal de l’urètre et est un obstacle naturel à l’évacuation de l’urine. Ce problème d’incontinence, apparaissant surtout avec l’âge, peut prendre différentes formes.

     

    Des gouttes retardataires sont des gouttes d’urine mouillant le slip alors que vous avez déjà fini d’uriner. Elles correspondent en général à la vidange de l’urètre mais peuvent aussi être le signe d’une maladie de la prostate ou de l’urètre.

     

    Des envies fréquentes ou irrépressibles vous empêchent de vous retenir d’uriner. Elles sont peut-être à l’origine d’une maladie de la prostate, de la vessie ou des nerfs commandant les voies urinaires. Consulter un spécialiste s’avère nécessaire.

     

    Des fuites d’urine lors d’efforts comme une activité sportive, une toux, un éternuement ou un changement de position, peuvent vous gêner dans votre quotidien. Une consultation est là aussi à prévoir.

     

    Des écoulements d’urine permanents peuvent signifier que votre sphincter urinaire, petit muscle chargé de l’étanchéité, est détruit ou fonctionne mal. Il peut également s’agir d’une incontinence par regorgement due à une prostate trop volumineuse qui empêche la vessie de se vider.

     

    Découvrez > Les causes des fuites urinaires

    Voir les 2 vidéos

    Définition et rôle du périnée :  

    Entretien avec Joëlle Souffir / Kinésithérapeute

    et

    Les principales causes expliquées par nos spécialistes

    Dr Hermieu / Chirurgien urologue

         Dr Dhainaut-Speyer / Gynécologue obstétricien

         Joëlle Souffir / Kinésithérapeute

    Sur l'excellent site de :

    http://www.librement-feminin.fr/pourquoi-troubles-urinaires/definition-du-perinee.aspx

     

     

     

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  • Tétanos

    Symptômes

    La durée d'incubation (temps écoulé entre la pénétration des microbes et l’apparition des premiers signes de la maladie) à la suite d'une plaie est en moyenne de 7 jours.
    15% des cas sont observés dans les 3 jours suivant la blessure et 10% au-delà de 14 jours. 

    Dans la forme la plus fréquente, le tétanos généralisé se caractérise par :
    • Une augmentation du tonus musculaire et des spasmes généralisés
    • Une contracture des muscles des mâchoires (trismus)
    • Une dysphagie (difficulté pour manger, parfois pour avaler)
    • Une raideur
    • Une douleur du cou
    • Une douleur des épaules
    • Une douleur des muscles le long de la colonne vertébrale, dont la contracture entraîne la formation d'une hyperlordose (accentuation de la courbure lombaire). Ces contractures sont par ailleurs susceptibles de compromettre la ventilation (respiration)
    • Une rigidité de l'abdomen
    • Une contracture des muscles des membres
    • Parfois (mais assez rarement) une contracture des mains et des pieds
    • Une contraction prolongée de la face avec aspect grimaçant (rire sardonique)
    • Une cyanose (coloration bleue) des téguments due à un trouble de l’oxygénation
    • Une apnée (arrêt des mouvements respiratoires)
    • Des laryngospasmes (spasmes du larynx)
    Les malades atteints par le tétanos ne présentent pas toujours ces symptômes, la gravité de la maladie peut être moindre. Les contractures musculaires sont alors différentes, susceptibles d’entraîner :
    • Une dysphagie (difficulté pour avaler) gênant l'alimentation.
    • Une hypertension (augmentation de la tension) artérielle
    • Des troubles cardiaques (un pacemaker est quelquefois nécessaire) :
      • Une tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
      • Une arythmie (troubles du rythme cardiaque)
      • Des arrêts cardiaques
    • Une fièvre
    • Des sueurs abondantes
    • Une bradycardie (diminution du rythme cardiaque)

    http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/tetanos-4523/symptomes.html

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  • Dans deux mois, la Journée Mondiale du Diabète !
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    1. Les activités mondiales prennent de l'ampleur
    2. Faites la promotion de la campagne sur le web
    3. Test du cercle bleu
    4. JMD à l'EASD

    1. Les activités mondiales prennent de l'ampleur
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    Des organisations et des individus dans le monde entier travaillent sans relâche pour faire du 14 novembre une nouvelle fois un événement mémorable. Les projets de célébrations de la campagne ne cessent de se multiplier. L'équipe JMD reçoit de plus en plus d'informations relatives aux événements qui seront organisés pour célébrer la journée. Voici un aperçu de ce que cette journée nous réserve :

    - Au pays de Galles, l'organisation locale affiliée à Diabetes UK a organise une séance photo spéciale avec l'équipe de rugby galloise dans le but de sensibiliser le public et d'exprimer son soutien à la Journée Mondiale du Diabète. Les joueurs porteront le cercle bleu, le symbole mondial du diabète, sur leur maillot de rugby et seront photographiés avec le drapeau de la Journée Mondiale du Diabète. De plus, le 14 novembre, la journée de sensibilisation au diabète, le célèbre stade du Millenium à Cardiff se verra illuminé en bleu.

    - En Uruguay, l'association ADU (Asociación de Diabéticos del Uruguay) a prévu d'installer, les 11 et 12 novembre, un grand chapiteau sur un des plus grands squares de la capitale Montevideo. Une série d'activités de sensibilisation seront organisées à cet endroit, et notamment un examen de dépistage du diabète de type 2 et des informations sur la prévention. L'ADU profitera de l'occasion pour lancer une nouvelle initiative : « Unis pour le Diabète Uruguay ».

    - En Érythrée, l'Eritrean National Diabetic Association envisage de faire briller des lumières bleues pour le diabète sur environ 125 mosquées et écoles dans tout le pays.

    - Partout dans le monde, la World Diabetes Foundation se chargera une nouvelle fois de coordonner la marche mondiale pour le diabète (la Global Diabetes Walk) dans le but de promouvoir les bienfaits d'une simple activité physique pour aider à prévenir le diabète de type 2 et d'autres maladies non transmissibles. Le slogan de la marche 2010 s'intitule « Understand diabetes and take control » (Comprenez le diabète et prenez-en le contrôle) et souligne le parallélisme étroit entre le thème et les messages clés de la campagne 2009-2013 de la Journée Mondiale du Diabète. En 2009, plus de 300 000 personnes ont participé à la marche. Vous trouverez de plus amples informations à l'adresse www.globaldiabeteswalk.info.

    Vous pouvez consulter la liste exhaustive des événements sur http://bit.ly/auRnje. Faites-nous savoir ce qui est prévu dans votre région en nous contactant à l'adresse wdd@idf.org ou inscrivez votre événement dans notre calendrier, disponible en ligne - http://bit.ly/aHTGwx.

    Besoin d'inspiration ? Consultez notre manuel de campagne de la Journée Mondiale du Diabète - http://bit.ly/cfEiXtv - pour trouver quelques idées et découvrir comment témoigner votre soutien à JMD et à la sensibilisation au diabète.

    Campagne d'illumination : à ce jour, plus de 20 pays ont confirmé leur participation à la campagne d'illumination JMD 2010 - http://bit.ly/bUN57D. Venez rejoindre cette liste en nous envoyant la confirmation de votre illumination à wdd@idf.org.

    La JMD en images: le drapeau de la Journée Mondiale du Diabète sur le sommet du Mont Cheeseman en Nouvelle Zélande: http://bit.ly/dxvkbL.

    2. Faites la promotion de la campagne sur le web
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    Faites la promotion de la Journée Mondiale du Diabète sur votre site Internet, votre blog ou forum en affichant une ou plusieurs bannières de la campagne que nous avons conçue(s) pour vous. Les bannières JMD sont désormais disponibles en plusieurs formats et dans plusieurs langues et reprennent les éléments visuels de la campagne 2010. La rotation de bannières comprend également un compte à rebours jusqu'à la Journée Mondiale du Diabète et une bougie virtuelle. Visitez http://bit.ly/cZ8TV4 pour visualiser et télécharger ce qui est disponible.

    N'hésitez pas à nous contacter à l'adresse wdd@idf.org si vous n'êtes pas sûr de la façon dont il faut utiliser les bannières ou si vous désirez créer des versions différentes.

    Lorsque vous relayerez les informations en ligne, rappelez-vous qu'il existe également plusieurs vidéos de la campagne JMD que vous pouvez afficher, directement ou via un lien, sur vos blogs et forums. Visitez la chaîne JMD de YouTube - http://bit.ly/9kDgc6.

    Si vous êtes sur Facebook, venez également rejoindre notre page de fans JMD de plus en plus populaire - http://bit.ly/bM9YHx - et prenez part aux nombreuses discussions de la communauté virtuelle sur la préparation de la journée du 14 novembre.

    3. Le Test du cercle bleu
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    Comme nous vous l'avons annoncé dans nos précédents bulletins d'information, l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète a mis en œuvre une nouvelle initiative, le Test du cercle bleu, pour sensibiliser le public aux facteurs de risque du diabète de type 2 et encourager tout un chacun à prendre en main son style de vie.

    La version virtuelle du test, une application pédagogique et conviviale qui intègre les icônes/pictogrammes qui ont été largement utilisés lors de la campagne de la Journée Mondiale du Diabète 2009, sera prochainement disponible. La version papier, un mètre spécial pour mesurer le tour de taille qui souligne le rapport entre le tour de taille et le risque de développer un diabète de type 2, est désormais disponible et vous pouvez en demander un exemplaire à l'adresse wdd@idf.org. Le ruban fournit des informations en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, hindi et russe).

    4. JMD à l'EASD
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    Les membres de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète seront présents lors de la réunion annuelle de la European Association for the Study of Diabetes(EASD) qui se déroulera du 20 au 24 septembre à Stockholm, en Suède. Si vous comptez assister à cette réunion, prenez le temps de visiter le stand de la Fédération internationale du diabète (BG:05) dans le hall d'exposition, où vous pourrez trouver et emporter de la documentation JMD, poser des questions sur la campagne ou faire part à l'équipe des activités que vous avez prévues.

    Nous nous réjouissons de vous voir à cette réunion.

    Cordialement,

    Lorenzo Piemonte, au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète

    Vous faites partie des quelques 21.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 24 septembre 2010.
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  • "Mal au dos? 15 astuces à utiliser "

     

    Leen Baekelandt 

    Plus Magazine n° 262 de juillet/août 2010

    Mal de dos: 15 astuces à utiliser au quotidien

     
    Le mal de dos est le mal du siècle. Découvrez nos 15 astuces pour prévenir la douleur dans tous les petits gestes quotidiens.

    1. Pour vous lever, commencez par vous tourner sur le côté. Ensuite, en prenant appui sur un bras, placez vos deux jambes à côté du lit. Utilisez vos cuisses et vos bras pour vous redresser.

    2. Pour redresser votre dos, vous devez tendre aussi bien vos muscles dorsaux que ventraux. Vous devriez exercer ces deux groupes de muscles au minimum un petit quart d'heure trois fois par semaine. Faites-vous conseiller concernant les exercices qui vous conviennent le mieux. Certains exercices des muscles ventraux sollicitent en effet particulièrement le dos.

    3. Lorsque le téléphone sonne alors que vous êtes en train de faire quelque chose, tournez-vous entièrement dans la direction du téléphone. Ne vous contentez jamais d'un mouvement rotatif du tronc.

    4. Lorsque vous devez soulever quelque chose de lourd, tenez l'objet contre vous, avec le dos droit et les muscles ventraux tendus. Accroupissez-vous en plaçant un pied devant l'autre et, dans cette position, redressez-vous en gardant le dos tendu. Mais n'effectuez jamais de rotation lorsque vous soulevez quelque chose.

    5. Le stress a pour effet d'augmenter la perception de la douleur (ou la diminuer). Il est donc important de se détendre à temps. Le trapèze - le muscle triangulaire situé sous la nuque qui part vers l'épaule et le tronc - est particulièrement sensible au stress.

    6. Veillez à dormir suffisamment. Les disques intervertébraux, surtout, doivent pouvoir absorber de l'eau pendant la nuit. N'utilisez jamais plus d'un oreiller.

    7. Un bon échauffement est nécessaire avant de faire du sport. Grâce à lui, les muscles sont mieux alimentés en sang et en oxygène, ce qui les rend plus souples et plus résis-tants. Ceci est également valable pour de nombreuses tâches domestiques - tondre la pelouse, aspirer,...

    8. Répartissez vos achats dans deux sacs à provisions de poids plus ou moins égal, au lieu d'un seul très lourd.

    9. Evitez les talons hauts. Ils provoquent une cambrure plus importante du bas du dos, ce qui augmente la pression sur les vertèbres et les disques intervertébraux.

    10. Rouler en voiture peut aussi être mauvais. Il est important que le dossier du siège soutienne suffisamment votre dos sur toute sa longueur. Si vous partagez la voiture avec d'autres conducteurs, prenez toujours le temps de régler le siège avant de démarrer. Vos cuisses doivent être horizontales et les genoux légèrement fléchis. Placez éventuellement un petit coussin dans le bas de votre dos.

    11. On fait souvent la vaisselle dans une position peu favorable pour le dos. Si l'évier est trop bas, placez-y une bassine renversée et posez une autre bassine remplie d'eau dessus. De même, ouvrir l'armoire sous l'évier et placer un pied à l'intérieur peut corriger la position de votre dos.

    12. Une douche est meilleure pour votre dos qu'un bain, car vous ne devez pas vous baisser. Un bain chaud peut avoir un effet décontractant pour les muscles, mais faites preuve de prudence pour entrer et sortir de la baignoire. Un petit tapis antidérapant et une poignée placée au milieu de la baignoire sont d'excellents accessoires.

    13. Veillez à ce que le tuyau de votre aspirateur soit suffisamment long. Ceci vous permet de le garder le plus près possible de votre corps, si bien que vous ne devez plus vous pencher en avant. Faire des pauses et étirer son dos est indispensable.

    14. Baissez-vous en pliant les genoux ou agenouillez-vous près du lit pour faire votre lit. Utilisez un drap housse et une couette, ce qui facilite l'opération. Et veillez à pouvoir accéder facilement à votre lit de tous les côtés.

    15. Ne suspendez pas la corde à linge trop haut, pour ne pas devoir vous mettre sur la pointe des pieds, en extension, pour y accrocher votre linge à sécher.

     

    Premiers soins en cas de mal de dos

    Comment réagir lorsqu'un mal de dos se déclenche ?

    1. Couchez-vous immédiatement sur un lit ou sur le sol : à plat sur le dos, afin de réduire la pression sur la colonne vertébrale. Placez un ou plusieurs coussins sous vos genoux afin d'éviter de creuser votre dos. Idéalement, vos hanches et vos genoux doivent former un angle de 90°.

    2. Essayez de vous concentrer sur autre chose que sur votre douleur.

    3. Au bout de deux jours, essayez de reprendre vos activités normales, mais évitez de soulever des objets lourds et de vous baisser. De même, ne restez pas trop longtemps debout ou assis dans la même position.

    4. Demandez à votre médecin de vous prescrire un antidouleur et un décontractant musculaire, ce qui soulagera la douleur.

    5. Dès que la phase de douleur aiguë est terminée, renforcez vos muscles dorsaux et ventraux. Vous empêcherez ainsi que les problèmes ne se répètent. De même, les exercices qui favorisent la souplesse sont utiles.

     


    Auteur: Leen Baekelandt | Mise en ligne: 08-09-2010 | Mise à jour: 08-09-2010 

    http://plusmagazine.rnews.be/fr/sante/prevention/artikel/1019/mal-de-dos-15-astuces-a-utiliser-au-quotidien-

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  • URGENCES OCULAIRES NON TRAUMATIQUES

    ET MÉDECIN GÉNÉRALISTE

    http://www.univ-st-etienne.fr/facmed/finit/ophturg/urgntrom.htm

    Dr Guilhem Cartry (CH de Firminy)  gcartry@hotmail.com

    Dr Philippe Gain (CHU de St-Etienne) philippe.gain@univ-st-etienne.fr

    I - ŒIL ROUGE

    L'œil rouge est la situation d'urgence oculaire la plus commune. La première chose à faire est de rechercher et d'éliminer un facteur … traumatique car la démarche sera totalement différente.

    Il s'agit d'un signe d'appel fréquent et totalement aspécifique, de la simple conjonctivite au glaucome aigu. Les éléments à considérer et à analyser sont :

    -          L'acuité visuelle, normale, peu modifiée, modifiée ou effondrée.

    -          La notion de douleur : la réponse est immuablement oui, il faut donc séparer ce qui est une véritable douleur d'une sensation de sable, de brûlure, de prurit.

    -          La rougeur : en nappe homogène, diffuse ou non, ou dilatation des vaisseaux conjonctivaux normaux.

    -          L'aspect de la cornée : reflet brillant et transparence normale, cornée claire, terne voire «glauque », opacité blanchâtre localisée ou diffuse.

    ŒIL ROUGE NON DOULOUREUX

    Hémorragie sous conjonctivale

                L'acuité visuelle est normale, il n'y a pas de photophobie. La rougeur est franche en nappe, homogène, localisée à diffuse, et n'est pas due à une dilatation des vaisseaux conjonctivaux. L'étiologie habituelle est la fragilité capillaire du sujet âgé. Les efforts violents à glotte fermée responsable d'une hyperpression veineuse cave supérieure (constipation, opiniâtre, accouchement, toux violentes), l'hypertension artérielle maligne et les troubles de la coagulation peuvent être en cause.

                    Il faut rechercher un syndrome hémorragique cutanéo-muqueux, éliminer un traumatisme et se méfier de l'hémorragie du sujet jeune hors contexte (sarcome de Kaposi).

    Conjonctivites

                    L'acuité visuelle est peu ou pas modifiée, il y a peu ou pas de photophobie. La rougeur est due à une hyperhémie des vaisseaux conjonctivaux diffuse, plus ou moins soutenue avec sensation de sable.

    -          Conjonctivite bactérienne : sécrétions purulentes abondantes.

    -          Conjonctivite virale : sécrétions moins abondantes, non purulentes, prurit. Rechercher une adénopathie pré-tragienne, notion épidémique avec contagiosité importante (manuportage).

    -          Conjonctivite allergique : antécédents, prurit important, peu de sécrétions, notion saisonnière. Parfois à la suite de frottements intempestifs, apparition brutale d'un œdème conjonctival majeur (chémosis) mais encore plus bénin qu'impressionnant.

    ŒIL ROUGE DOULOUREUX NON TRAUMATIQUE

    La rougeur est intense, due à une hyperhémie marquée des vaisseaux conjonctivaux, avec un renforcement autour de la cornée : le cercle périkératique.

    Glaucome aigu par fermeture de l'angle

                La douleur et la baisse d'acuité visuelle dominent le tableau fonctionnel, avec une acuité inférieure à 1/20 souvent réduite aux perceptions lumineuses, une douleur majeure oculaire, rétro oculaire et péri oculaire décrite parfois comme des céphalées diffuses si intenses qu'elles peuvent occasionner des nausées, vomissements pouvant faire égarer le diagnostic.

                    La cornée a perdu sa transparence, elle apparaît «glauque ».

                    Il existe une semi-mydriase aréactive.

                    L'œil est dur classiquement comme une bille de bois (on le palpe à 2 doigts à travers la paupière supérieure, regard en bas, en comparant avec l'autre œil ou son propre œil).

                    C'est une urgence ophtalmo absolue (à traiter dans les 6 heures sinon risque de séquelles graves).

    Uvéite

                La baisse d'acuité visuelle est variable souvent marquée, la cornée reste transparente avec un reflet brillant, la pupille est en myosis. La douleur est présente, intense mais sans commune mesure avec un GFA. Les causes sont variées, locales, régionales ou générales. Il faut encore une fois éliminer un épisode traumatique plus ou moins récent et adresser à l'ophtalmo dans les 24h. Attention aux opérés récents (<1 mois), aux diabétiques «tarés » ou le risque d'endophtalmie devient une urgence absolue.

    Kératite

                La baisse d'acuité visuelle est modérée, la douleur est marquée mais souvent circonscrite à l'œil, avec sensation de corps étranger. La cornée peut paraître normale ou présenter une ou plusieurs opacités plus ou moins intenses, fixant la plupart du temps la fluorescéine. Il peut s'agir d'une kératite virale à adénovirus le plus souvent, fluo –  ou d'une kératite herpétique avec fluorescence en carte de géographie ou dendritique. La kératite à adénovirus peut être traitée par antiseptique et AINS locaux, être adressée à l'ophtalmo en deuxième attention en l'absence d'amélioration, mais la constatation d'une opacité ou d'une fluorescence positive rend nécessaire le contrôle ophtalmo dans les 24 heures.

    II - ŒIL BLANC (CALME)

             Par œil blanc (ou calme), on entend œil non rouge. Il faut apprécier l'existence d'une baisse d'acuité visuelle, sa vitesse d'apparition, sa constance, son importance, les circonstances d'apparition, les signes d'accompagnements. Parmi ceux ci, on peut avoir des douleurs (topographie, horaire), myodésopsies, phosphènes, amputation du champ visuel, et il faut examiner la pupille.

                    Parmi les causes suivantes, certaines ne sont pas des urgences au sens proprement dit mais sont parfois rapportées … en urgence et il faut savoir les reconnaître.

    ŒIL BLANC DOULOUREUX

    Trouble de la réfraction

                    La baisse d'acuité visuelle est intermittente, déclenchée par les efforts visuels : lecture, écran, néons, conduite automobile, tableau, est plus volontiers vespérale et s'accompagne en général de douleurs oculaires modérées, parfois de céphalées, de prurit et quelquefois d'une discrète rougeur oculaire. Il s'agit le plus souvent d'une hypermétropie, d'un astigmatisme ou d'une presbytie débutant. Il faut adresser à l'ophtalmo sans urgence.

    Céphalées

                    L'acuité visuelle est normale, il n'y a pas de douleur oculaire proprement dite ni d'asthénopie. Il ne s'agit pas d'un problème ophtalmologique et le recours à l'ophtalmo reste facultatif et secondaire dans le cadre d'un bilan de céphalées.

    Névrite optique rétro bulbaire

                    La baisse d'acuité visuelle est variable, d'installation rapide. Il existe parfois des douleurs oculaires, caractéristiques lorsqu'elles sont déclenchées ou augmentées par les mouvements oculaires d'une atteinte inflammatoire (virale, SEP). Le contexte peut être évocateur : femme jeune avec atcd de SEP, éthylo-tabagique (névrite optique  bilatérale en général), traitement de la tuberculose (ethambutol), artérioscléreux (NOIA, NOIC), Horton (urgence médicale), …

                    Le diagnostic est ophtalmologique (champ visuel, FO) à adresser en urgence relative.

    Uvéite torpide

                    Signes d'uvéite à minima avec œil pas ou peu rouge.

    ŒIL BLANC NON DOULOUREUX

    Baisse d'acuité visuelle lente

                    Il n'y a aucune urgence (sauf baisse majeure et/ou contexte particulier : diabétique, …) et c'est l'ophtalmologiste qui diagnostiquera une cataracte, un glaucome, une rétinopathie.

    Décollement de la rétine

                    Apparition récente de myodésopsies, phosphènes : il peut s'agir d'un simple décollement postérieur du vitré mais le FO dans la semaine est indispensable pour éliminer une lésion rétinienne.

    Amputation du champ visuel, de baisse d'acuité visuelle souvent précédée de myodésopsies ou phosphènes (FO urgent).

    Hémorragie du vitré

                    Baisse d'acuité visuelle brutale plus ou moins importante, avec myodésopsies +++ ou sensation de voile rouge.

    Occlusion de l'artère centrale de la rétine

                    La baisse d'acuité visuelle est brutale, totale et s'accompagne d'une mydriase aréactive mais avec un réflexe consensuel normal (il ne s'agit pas d'une paralysie pupillaire). Le contexte peut être évocateur : artériopathie, Horton, cardiopathie emboligène. Il ne s'agit malheureusement pas d'une urgence ophtalmo car les possibilités de récupération fonctionnelle, hors aberration de la vascularisation rétinienne ou artère sur numéraire, sont nulles au-delà de la 30° minute. Mais s'agit d'une urgence médicale absolue, le diagnostic étant confirmé par le FO, car cela peut traduire une poussée de Horton ou une pathologie emboligène (équivalent d'un AVC).

    Occlusion de la veine centrale de la rétine

                    La baisse d'acuité visuelle est variable, parfois modérée, le plus souvent marquée, les réflexes pupillaires sont normaux. Le contexte permet d'envisager le diagnostic : artériosclérose, diabète,… Le diagnostic repose sur le FO. Le pronostic est nettement plus favorable que pour l'occlusion de l'artère centrale mais il peut être grevé par le développement d'une rétinopathie ischémique, d'un glaucome néo-vasculaire.

    III - CONDUITE PRATIQUE

    ŒIL ROUGE

    Devant un œil rouge non traumatique, éliminer de façon certaine un … traumatisme ! ! !

    Ne pas utiliser de collyre corticoïde sans diagnostic.

    Non douloureux 

    Hémorragie sous conjonctivale : le recours à l'ophtalmo est inutile. On peut prescrire un traitement de soutien »,type Angiophtal, l'hémorragie s'éliminant progressivement en 8 à 10 jours. Se méfier du sujet jeune.

    Conjonctivite : traitement par un antiseptique local (Biocidan, Vitabact, …) +/- AINS local (Indocollyre, Voltarène,…). Adresser à l'ophtalmo en cas d'aggravation ou de persistance au-delà de 5 jours. Eviter le recours à des antibiotiques locaux de deuxième intention type Quinolone.

    Douloureux

    Glaucome par fermeture de l'angle : urgence absolue ophtalmologique. S'il existe un délai (éloignement géographique), injecter une ampoule de 500mg de Diamox IV et  instiller de la pilocarpine 2%. Les collyres mydriatiques sont contre indiqués.

    Uvéite :les myotiques sont contre indiqués. Le recours à l'ophtalmo doit se faire dans les 24 à 48h. S'il s'agit d'un opéré oculaire récent (<1mois, cataracte, glaucome, décollement de la rétine, greffe de la cornée), se méfier d'une endophtalmie : urgence ophtalmo absolue.

    Kératite : prescrire un antibiotique local avec un AINS et recourir à l'ophtalmo obligatoirement dans les 24-48h.

    ŒIL BLANC

    Eliminer un …trauma : projection de corps étranger minuscule et profond toujours possible si les circonstances s'y prètent (marteau contre pièce de métal), même avec un œil blanc …

    Douloureux

    Céphalées : bilan orienté, recours à l'ophtalmo en seconde intention si négatif.

    Trouble de la réfraction : avis ophtalmo sans urgence.

    Névrite optique, uvéite torpide : avis ophtalmo, pas de geste d'urgence.

    Non douloureux

    Neuropathie optique : éliminer une urgence médicale vasculaire, puis avis ophtalmo.

    Décollement de la rétine, hémorragie du vitré : avis ophtalmo dans les 24h, moins urgent en l'absence de baisse d'acuité visuelle ou d'amputation du champ visuel.

    Occlusion de l'artère centrale de la rétine : urgence médicale,  éliminer une pathologie emboligène, un Horton, diagnostic à confirmer en urgence par FO.

    Occlusion de la veine centrale de la rétine : pas de traitement d'urgence, avis ophtalmo rapide.

    http://www.esculape.com/ophtalmo/oeilurgen-nontrauma.html

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  • Emploi Introduction



    Vous ou un de vos proches se trouve en situation de handicap.
    Ce handicap peut être physique, mental ou encore être un polyhandicap. L'Etat fédéral, tout comme les Régions et les Communes peuvent vous venir en aide, de différentes façons, par le biais d'allocations, d'aides matérielles, d'accompagnement, d'accueil ou d'hébergement en centre, etc.

    Afin de pouvoir bénéficier d'une aide quelconque, il est indispensable d'effectuer une série de démarches administratives pour obtenir une reconnaissance de handicap, et ce à plusieurs niveaux :



    Au niveau fédéral :

    • Le Service Public Fédéral Sécurité Sociale – Direction générale Personnes Handicapées

    Au niveau régional :

    • En région de Bruxelles-Capitale : Le Service Phare (Personne Handicapée Autonomie Retrouvée) pour les personnes francophones (anciennement connu sous le nom de Service Bruxellois Francophone des Personnes Handicapées)
    • En région wallonne : l'AWIPH (Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées)
    • En région flamande et en région de Bruxelles-Capitale pour les personnes néerlandophones : la VAPH (Vlaams Agentschap voor Personen met een Handicap)

    Au niveau communal :

    • l'administration communale de la personne concernée


    Sur ce site, vous trouverez de manière détaillée, les aides disponibles en Région bruxelloise mais également un aperçu des aides disponibles auprès des différentes instances administratives et du secteur institutionnel et associatif bruxellois très actif en matière d'accompagnement et de prise en charge.

    http://www.phare-irisnet.be/theme_reconn.html
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