• Diabète et dépression

    Diabète et dépressionLes patients diabétiques sont deux fois plus exposés que les personnes non diabétiques au risque de dépression, particulièrement ceux qui souffrent de complications oculaires, nerveuses ou cardiovasculaires.

     



    Maladie chronique et dépression

    Nous sommes tous sujets un jour ou l'autre à une baisse de moral. Ce n'est que quand une personne souffre mentalement pendant une longue période et en étant fort affectée que le mot dépression est prononcé. Elle se reconnaît à plusieurs symptômes: troubles du sommeil, manque d'appétit, manque de goût de vivre.

    Il est évident que la dépression ne touche pas que les personnes malades. Toutefois, celles atteintes d'une affection chronique, comme le diabète, y sont particulièrement réceptives. Le dr Enzlin, chercheur à la KUL, a étudié ce risque accru de dépression chez les patients diabétiques. Il en a constaté trois.  

    Trois explications

    "Une première explication est que la dépression est due au traitement difficile du diabète, à l'importante responsabilité endossée par la personne diabétique et à sa surveillance quotidienne", précise le dr Enzlin.
    "Deuxième cause possible, le diabète bouleverse le taux d'insuline et influence dès lors d'autres taux hormonaux, ce qui provoque une dépression."
    Selon la troisième théorie, la dépression et le diabète apparaissent simultanément, mais ne sont pas nécessairement liés.
    Les scientifiques ignorent encore à l'heure actuelle laquelle de ces trois explications est la bonne. Elles interviennent probablement toutes les trois.

     

    Reconnaître la dépression

    Quelle qu'en soit la cause, il est important que la dépression soit reconnue. Il peut arriver à tout le monde d'être d'humeur morose, mais il ne sera question de dépression que si cet état se prolonge au moins au-delà de deux semaines. Autres signes de dépression: des problèmes de concentration, un sentiment de désespoir, de culpabilité et parfois une certaine agitation. Ces symptômes peuvent s'accompagner d'une peur de la maladie et de la mort.
    Le prof. Snoeck, médecin et psychologue à Amsterdam, suggère dès lors à ses patients diabétiques: "Acceptez votre dépression, mais pas parce que vous êtes diabétiques. Parlez-en à votre entourage. Vous ne chasserez pas votre dépression mais vous lui assignerez une place."

    Traitement

    La dépression se traite à l'aide de médicaments et d'une analyse effectuée avec un thérapeute connaissant les problèmes spécifiques des personnes diabétiques. Un diabète mal réglé rendra le patient plus sensible aux fluctuations d'humeur. Il est dès lors important que le médecin ou le thérapeute aborde ces problèmes spécifiques. 

    Les antidépresseurs modernes SSRI

    Les antidépresseurs modernes, les fameux SSRI ou Selective Serotonin Re-Uptake Inhibitors, peuvent être prescrits sans le moindre risque aux personnes diabétiques. Ils n'exercent généralement aucun effet indésirable sur le taux de glycémie. Les SSRI augmentent la présence de sérotonine dans le corps. La sérotonine joue un rôle dans différentes fonctions corporelles comme la tension musculaire, l'appétit, le sommeil, la mémoire, l'humeur. Une carence en sérotonine provoque des sautes d'humeur et une augmentation de l'anxiété.

    Dr Peter Mareen
    27/07/2004
    A Bemelen. Prof. F Snoeck, Dr. P Enzlin. Diabetes en depressie. Bloed & Suiker 2004;19:10-12.

     

    http://www.e-sante.be/diabete-depression/depression-49-108-4208-3.htm

     


     

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  •  

    La pizza peut agir sur la glycémie jusqu'à 8 heures après son ingestion. Ceci fait que les diabétiques de type 1 ont un besoin en insuline durable pour maîtriser leur glycémie après ce repas riche en graisse et riche en glucides. C'est là ce que suggère une étude récente.

    Des chercheurs de l'Université Penn State, en Pennsylvanie, ont observé 24 personnes souffrant d'un diabète de type 1 lors de la consommation d'une pizza avec différents programmes insuliniques.

    Une partie du groupe a reçu l'ensemble de la dose d'insuline rapide au début du repas. L'autre partie a reçu la moitié de la dose d'insuline rapide au début du repas et a programmé une pompe à insuline de manière à recevoir la seconde partie de la dose répartie sur une période de 4 heures. Un troisième groupe a reçu la moitié de la dose au début du repas et la deuxième moitié répartie sur 8 heures à l'aide d'une pompe également.

    Les membre des 3 groupes ont reçu la même quantité totale d'insuline.

    Résultats : c'est le schéma comprenant la dose d'insuline agissant sur 8 heures qui a obtenu les meilleurs résultats glycémiques. Ce constat suggère qu'une pizza influence donc le contrôle glycémique durant une période de 8 heures.

    Source : medicineNet.com et R.A. Gabbay, « Diabetes Technology & Therapeutics », avril 2005.

    Commentaire  du Dr Jean-Jacques Grimm :

    cette étude nous montre que les glucides contenus dans une pizza sont résorbés lentement en raison de la grande quantité d'huile et de graisse du fromage. Il est probable que les pizzas de Pennsylvanie soient plus riche en fromage que leurs cousines européennes.

    Cependant, pour de nombreuses personnes diabétiques européennes, le problème posé par la pizza n'est pas tant la durée de l'absorption des glucides que l'évaluation précise de leur quantité.

    En effet, le diamètre, la qualité et l'épaisseur de la pâte varient énormément d'un restaurant à l'autre. La pizza, repas agréable et convivial, reste donc un défi. Par conséquent, mieux vaut contrôler sa glycémie avant, 2 heures et 8 à 10 heures plus tard et effectuer les corrections insuliniques nécessaires

     

    http://www.diabetesport.org/Nutrition/Pizza.php?MU=F@@3@@12

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  • v

    Surveillez votre ventre !

    Le syndrome de la bedaine n'est pas qu'un problème esthétique. Capable de favoriser le diabète, les maladies cardiovasculaires ou des maladies du foie, il s'agirait d'une véritable bombe à retardement selon les médecins. Alors comment lutter contre ce surpoids ? "Avec pragmatisme et sans doctrine" nous répond le Dr Boris Hansel.

    Syndrome de la bedaineLe syndrome métabolique atteint aujourd'hui près de 20 % des adultes. Sa fréquence serait même en pleine augmentation. Comment lutter contre ces excès de ventre qui touchent aussi bien les hommes que les femmes ? Quelques éléments de réponse avec le Dr Boris Hansel, auteur du livre "Surveiller votre ventre" et d'un site consacré au "syndrome de la bedaine".

    Gare au syndrome de la bedaine

    Syndrome métabolique, syndrome X, syndrome de la bedaine… Ce problème se caractérise par une association d’au moins trois des anomalies suivantes :

    ·        Un tour de taille anormalement élevé (supérieur 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes – avec des variations selon les groupes ethniques) ;

    • Un taux de triglycérides supérieur à 150 mg/dL (1,7 mmol/L) ou le suivi d’un traitement spécifique contre un excès de triglycérides ;
    • Un taux de bon cholestérol (HDL) trop bas : ≤ 40 mg/dL (1,03 mmol/L) chez les hommes et ≤ à 50 mg/dL (1,29 mmol/L) chez les femmes ou le suivi d’un traitement spécifique contre cette anomalie lipidique ;
    • Une tension artérielle ≥ 130/85 mm Hg ou le suivi d’un traitement contre l’hypertension ;
    • Une glycémie à jeun ≥ 100 mg/dL (5,6 mmol/L) ou un diabète de type 2.

    Attention, ce syndrome est généralement asymptomatique : aucun symptôme ne permet de nous alerter. Et pourtant, il n'est pas sans risque puisqu'en l'absence d’une prise en charge, de graves complications peuvent apparaître : diabète, maladies cardiovasculaires mais également troubles respiratoires comme des apnées du sommeil, une maladie hépatique comme la stéato-hépatite non alcoolique aussi appelée NASH et problèmes gynécologiques comme le syndrome des ovaires polykystiques qui est une cause majeure d’infertilité.

    Rendre le patient autonome

    "Bien qu'il existe une susceptibilité génétique à ce phénomène, on considère que le syndrome métabolique est directement lié à de mauvaises habitudes de vie. Il faut donc mieux manger et plus bouger ! Mais au-delà de ces conseils répétés à l'infini, il faut amener le patient à les mettre réellement en pratique" estime le Dr Boris Hansel, endocrinologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, spécialisé dans la prise en charge des patients avec syndrome métabolique. Evidemment, les principes d'une alimentation et d'une activité physique idéales sont souvent connus. En revanche, mettre ces principes en application durablement n’est pas si simple.

    "Sans parler des régimes fous qui promettent monts et merveilles, les bonnes résolutions et l'adoption de mesures doctrinales ne durent généralement qu'un temps. Le jogging trois ou quatre fois par semaine chez un parfait sédentaire n’ayant jamais fait de sport ne sera qu'un souvenir dès que la météo sera moins clémente, tout comme les régimes à suivre à la virgule près… Le vrai enjeu est d'amener tout un chacun à analyser sa situation avec précision avant de donner des conseils pratiques qui amèneront à changer les habitudes de vie progressivement et durablement" juge le Dr Hansel. L'expérience acquise dans sa consultation amène ce spécialiste à privilégier le pragmatisme et l'efficacité sur le long terme au doctrinal éphémère.

    Analyser son cas et changer au quotidien

    Selon le Dr Boris Hansel, "il faut changer le cercle régime équilibré trop strict suivi de rechute par une démarche progressive, étape par étape, incluant une permanente analyse de ses progrès et de ses difficultés. L’écoute du corps est quelque chose d’essentiel. Même lorsqu’on pense ne rien pouvoir modifier à son mode de vie, cela n’est qu’une illusion. Il y a toujours moyen de manger mieux et de plus bouger. De nombreux "trucs" existent pour progresser". Les moyens d’application de cette démarche basée sur un "progrès en douceur", le Dr Hansel les dévoile aujourd'hui dans un livre "Surveillez votre ventre" et sur un site internet http://www.syndromedelabedaine.org.

    Exemple de conseils nutritionnels

    Exemple de conseil anti-sédentarité

    Se servir des étiquettes nutritionnelles.
    Sachez que tous les laitages "natures" ne se valent pas : dans le cadre de l’alimentation régulière, choisissez ceux qui contiennent  moins de 3 % de matières grasses (lipides) et moins de 12 % de sucres (glucides).
    De même il existe des moyens techniques simples pour choisir un plat cuisiné :
    Préférez ceux dont la teneur en protéines est supérieure à celle en lipides ; veillez à ce que le pourcentage de lipides ne dépasse pas 5 %, et à ce que la teneur en sel soit la plus faible possible.

    La première étape lutter contre la sédentarité, est dévaluer son activité physique : sachez donc combien vous bougez. Plusieurs moyens existent pour faire ce « bilan » ;
    L’un des plus simples consiste à utiliser un podomètre, qui comptabilisera le nombre de pas que vous effectuez. Cela vous aidera à savoir où vous en êtes en ce qui concerne la marche. Vous pourrez ensuite réagir en conséquence.
    Les podomètres sont en vente en magasin de sport et sont peu onéreux.

    Conseils extraits du livre "Surveillez votre ventre" – Hachette Pratique

    L'objectif n'est pas de maigrir à tout prix, mais de changer progressivement ses habitudes de vie. C’est ainsi que l’on peut lutter contre le syndrome métabolique, éviter ses complications et conserver le plus longtemps possible la meilleure qualité de vie.

    David Bême

    Surveillez votre ventre
    De Boris HanselHachette Pratique
    128 pages
    Prix : 9,90 €

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/syndrome-metabolique/11332-syndrome-bedaine.htm

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  • Sucres simples, complexes, rapides, lents et fibres alimentaires...


    Une croyance erronée

    La séparation des glucides en sucres rapides et lents a pendant longtemps été estimée superposable à la classification basée sur leur structure chimique (sucres de structure simple / sucres de structure complexe), et à la classification basée sur l'existence ou non d'un goût sucré (goût sucré => sucre rapide / pas de goût sucré => sucre lent, parfois aussi appelé sucre caché).

    En fait, cette classification n'est que partiellement exacte, d'une part car certains sucres de structure simple font moins monter la glycémie que d'autres sucres simples, et d'autre part car l'organisme humain est capable de digérer très rapidement certains sucres de structure complexe avec pour conséquence une élévation très rapide de la glycémie.

    Par ailleurs, lorsqu'un sucre simple est avalé, son pouvoir hyperglycémiant dépend beaucoup du contexte dans lequel il est avalé : lorsqu'il est mangé seul la montée de la glycémie est importante, tandis que lorsqu'il est mangé dans un repas mixte et équilibré la montée de la glycémie est plus faible et plus lente.

    De plus, la présence de fibres alimentaires ralentit le passage, de l'intestin vers le sang, des sucres simples ou complexes présents dans les aliments.

    Sucres simples, complexes, rapides, lents et fibres alimentaires... il n'est sans doute pas inutile de resituer ces différents éléments les uns par rapport aux autres.


    Quelle est la structure des glucides ?

    Très schématiquement, la plupart les glucides sont constitués par des chaînes plus ou moins longues de particules élémentaires (structure de même type que le glycogène) et on peut les classer en sucres simples et sucres complexes selon le nombre de particules élémentaires qui les constituent (monosaccharide = une particule élémentaire, disaccharide = deux particules élémentaires, polysaccharide = plus de deux particules élémentaires).

     

      Type Exemples Sources
    Glucides
    simples
    Mono
    saccharides
    Glucose
    Fructose
    Galactose
    Mannose
    Fruits
    Lait
    Canne à sucre
    Betterave
    Houblon
    Di
    saccharides
    Saccharose
    Lactose
    Maltose
    Glucides
    complexes
    Poly
    saccharides
    assimilables
    Amidon
    (amylose et
    amylopectine)
    Pommes de terre
    Céréales
    Légumes secs
    Poly
    saccharides
    non assimilables
    Cellulose
    Hémicelluloses
    Pectines
    Mucilages
    Gommes
    Graines
    Légumes secs
    Légumes verts
    Fruits

    Les monosaccharides et les disaccharides constituent le groupe des sucres simples. Ils élèvent la glycémie très rapidement (sauf le fructose), et les sucres simples sont donc à classer dans le groupe des sucres rapides.

    Les polysaccharides assimilables sont des glucides que l'organisme humain est capable de digérer :
    � Certains d'entre eux sont digérés rapidement et ce sont donc des sucres complexes qui sont à classer dans le groupe des sucres rapides : pommes de terre, riz, semoule, ainsi que pâtes, pain, farine et autres dérivés.
    � D'autres sont digérés beaucoup plus lentement, et ce sont ces sucres complexes qui constituent le véritable groupe des sucres lents : fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches.

    Les polysaccharides non assimilables, qui constituent le groupe des fibres alimentaires, sont des glucides particuliers que l'organisme humain n'est pratiquement pas capable de digérer, et qui ont des propriétés intéressantes :
    � Elles ralentissent la vidange de l'estomac et freinent les mouvements de la partie initiale de l'intestin, ce qui ralentit l'absorption des glucides assimilables.
    � Certaines fibres peuvent retenir jusqu'à cinq fois leur poids en eau. Il en résulte la formation d'un gel qui réduit l'absorption des glucides, et qui facilite le transit intestinal.
    � Elles se combinent dans l'intestin avec le cholestérol présent dans la bile, ce qui abaisse le cholestérol sanguin.
    � Elles n'apportent pas de calories.

    L'apport conseillé en fibres pour la population générale est de l'ordre de 25 g/24 h, mais il n'est plus atteint aujourd'hui dans notre alimentation occidentale, alors que c'était le cas il y a une centaine d'années. Les diabétiques ont donc tout intérêt à augmenter leur ration de fibres alimentaires, ne serait-ce que pour parvenir au niveau des apports recommandés aux personnes non diabétiques...


    Les fibres ne sont plus ce qu'elles étaient !

    Les fibres sont bien sûr toujours des glucides non assimilables, mais initialement le terme «fibres» désignait exclusivement les glucides des parois des végétaux, alors qu'il y a aussi des glucides non assimilables dans l'épaisseur de la plante, et aujourd'hui les fibres alimentaires sont définies comme étant les glucides qui ne sont pas digérés par l'intestin grêle et qui sont dégradés dans le côlon par la flore intestinale en donnant lieu à des fermentations.

    On est donc en quelque sorte passé d'une définition biochimique végétale (molécules constituant les parois des végétaux) à une définition physiologique humaine (molécules dont les glucides ne peuvent pas passer dans le sang). Et cette nouvelle définition a conduit à classer dans les fibres des molécules qui auparavant ne l'étaient pas : aux glucides des parois des végétaux qui sont de très longues chaînes de particules glucidiques élémentaires, sont venues s'ajouter des chaînes beaucoup moins longues, voire très courtes, dont les particules élémentaires qui les constituent ne peuvent pas passer dans le sang. Et le corollaire de cette nouvelle définition est que les teneurs en fibres des tables de composition des aliments récentes sont souvent différentes de celles qui figurent dans les tables établies il y a une vingtaine d'années.

    Ceci a par ailleurs conduit à créer la dénomination «fibres solubles» qui peut paraître bizarre au premier abord étant donné que le mot «fibre» sous-entend une certaine rigidité que le mot «soluble» semble venir contredire. Quoi qu'il en soit, les fibres sont des polysaccharides non assimilables dont certains sont des longues chaînes qui sont insolubles (les fibres d'antan) et d'autres des chaînes beaucoup plus courtes qui sont solubles (les molécules glucidiques non assimilables qui sont maintenant intégrées dans le groupe des fibres en raison de leur absence de passage dans le sang).

    Dans l'absolu, les fibres qui sont «un peu digestibles» peuvent susciter quelques interrogations car elles peuvent aboutir au passage dans le sang de quelques molécules de glucides, mais l'élévation glycémique liée à ces fibres «un peu digestibles» est faible ou insignifiante en raison de la présence des fibres totalement non digestibles, et c'est ce qui importe en cas de diabète.


    Où sont les fibres ?

    Les fibres sont présentes dans de nombreux aliments et plus particulièrement dans les légumes et les fruits, mais ce qui est plus particulièrement intéressant de connaître, ce sont les aliments qui contiennent beaucoup de fibres et peu de glucides et de lipides, car ce sont des aliments que l'on peut manger «en plus» de façon à atténuer l'élévation de la glycémie après repas ainsi que le niveau moyen de la cholestérolémie.

    L'artichaut cuit est le légume le plus riche en fibres (9,4 %) avec un contenu en glucides très faible (1,2 %). Il partage cette caractéristique avec le salsifis cuit (9,0/5,3). Ces données ainsi que celles qui suivent sont celles du Répertoire général des aliments de l'INRA.

    Les autres légumes dont la teneur en fibres est supérieure à 3 % sont le céleri rave cru (5,0/2,5), la girolle crue (4,7/0,2), le céleri rave cuit (4,1/2,9), le choux de Bruxelles cuit (4,0/3,0), le haricot vert surgelé cuit (4,0/3,0), le pissenlit cru (3,5/5,8), le fenouil cru (3,3/2,3), le haricot vert cuit (3,0/4,0) et l'épinard cuit (3,0/0,8).

    Le petit pois cuit (6,1/10,0), le topinambour cuit (5,1/9,8) et le maïs doux en épis cuit (4,2/22,1) contiennent également plus de 3 % de fibres mais ils n'ont pas la même utilisation étant donné qu'ils contiennent déjà une bonne part de la ration en glucides du repas.

    Quelques précisions supplémentaires à propos des fibres et des légumes :
    � L'effet favorable des fibres sur la glycémie postprandiale résulte essentiellement de la formation d'un gel en présence d'eau, qui entoure les aliments et qui ralentit le passage des glucides, des intestins vers le sang. Pour que l'effet soit optimal, il est donc nécessaire qu'un liquide soit avalé en même temps que les fibres. Ceci concerne surtout les aliments riches en fibres et pauvre en eau, et plus particulièrement les pains enrichis en fibres qui sont plus hyperglycémiants lorsqu'ils sont avalés sans liquide associé que lorsqu'ils sont avalés avec un liquide. L'effet favorable des fibres sur la glycémie postprandiale ne se résume cependant pas à cet effet de gel. Il y a aussi présence dans les aliments riches en fibres de substances qui amplifient la sécrétion insulinique induite par le repas, ce qui aboutit à réduire plus rapidement la production hépatique de glucose qui existe avant que le repas soit avalé, avec pour conséquence une glycémie postprandiale plus basse.
    � Les procédés de préparation qui brisent les fibres réduisent l'effet des fibres. Ceci concerne surtout les pains enrichis en fibres, qui s'ils sont grillés sont plus hyperglycémiants que lorsqu'ils ne le sont pas, ainsi que la cuisson des légumes avec un autocuiseur à la vapeur, le mixage et le passage au tamis.
    � Les légumes surgelés sont intéressants car les légumes sont précuits et ce procédé de conditionnement préserve les fibres et les vitamines. Pour continuer à préserver fibres et vitamines, le mieux est de les cuire au four à micro-ondes et de les incorporer ensuite au plat, plutôt que de les cuire à l'eau ou à l'autocuiseur.
    � L'expérience montre que, lorsqu'on n'en a pas l'habitude, il est assez difficile de manger une grosse portion de légumes chauds associée à la portion de féculents, mais que la prise d'une portion de crudités et d'une portion de légumes chauds dans un même repas est beaucoup mieux acceptée.
    � Le conseil de manger des légumes est souvent converti en l'ajout de salade aux féculents présents dans le menu, or les salades, hormis le pissenlit, contiennent assez peu de fibres : oseille crue (0,8/2,5) laitue crue (1,5/1,3) mâche crue (1,7/2,0) endive crue (2,5/0,7) cresson (2,6/0,3) pissenlit cru (3,5/5,8). De plus, de par la forme des feuilles, notamment pour la laitue, une grosse portion de salade a en fait un poids beaucoup plus faible que le laisse supposer le volume de la portion, et la quantité de fibres apportées est très faible par rapport à la présence dans le menu d'une portion de crudités et d'une portion de légumes chauds.


    On peut retenir

    La distinction sucres simples / sucres complexes fait référence à la structure chimique des glucides (nombre de particules élémentaires qui les constituent) et non à leur capacité de faire monter la glycémie.

    La distinction sucres rapides / sucres lents fait référence au pouvoir hyperglycémiant des glucides (capacité de passer rapidement de l'intestin vers le sang) et non à leur structure chimique.

    La croyance selon laquelle la durée de digestion des glucides était directement liée à la longueur de leur chaîne, est fausse. La distinction sucres rapides / sucres lents doit être basée sur le pouvoir hyperglycémiant, qu'exprime l'index glycémique.

    Les fibres alimentaires sont des substances particulièrement recommandées aux diabétiques, que ces fibres soient présentes dans des aliments contenant des glucides (légumes secs, fruits, légumes verts) ou en association avec des aliments contenant des glucides mais ne contenant pas ou très peu de fibres (ajout de crudités et de légumes chauds dans tous les repas).

     

    La digestion du pain et des dérivés de la farine, des féculents et des fruits est assez rapide.

    Il faut donc toujours les associer à des
     fibres (crudités et légumes chauds dans les repas)


    Les «sucres lents» sont constitués par les légumes secs : fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches.

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FFibres.php

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  • Les sucres cachés ennemis de votre cholestérol


    Jeudi 22 avril 2010

    Une consommation excessive de sucre peut être responsable de surpoids et de diverses pathologies. De plus, selon les résultats d'une étude récente publiée dans le JAMA, il semblerait que trop de sucres ajoutés augmentent le LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol), les triglycérides et diminueraient l'HDL cholestérol (le bon cholestérol) !

    Par simple souci de goût ou pour réduire la quantité de graisses dans leurs préparations, de nombreux industriels ont recours à l'ajout de glucides simples. On trouve ces sucres "cachés" dans nombre de produits de consommation courante : boissons, céréales, produits laitiers, viennoiseries ou plats préparés... Si l'influence d'une consommation excessive de sucre sur certaines maladies (diabète, surpoids, etc.) est bien connue, en revanche, peu de recherches se sont penchées sur les relations entre consommation excessive de sucre et taux de choestérol.

    L'équipe du Dr Myriam Vos, de l'Université d'Emory, a donc interrogé plus de 6 000 Américains représentatifs de la population sur leurs habitudes alimentaires afin d'estimer leur consommation directe et indirecte (glucides ajoutés) de sucres.

    D'après les analyses sanguines pratiquées en parallèle, ceux qui consomment quotidiennement beaucoup de sucres ajoutés ont un taux d'HDL (bon cholestérol) nettement moins élevé que ceux qui en consommaient peu (47,7 mg/dl versus 58,7 mg/dl). Autre différence notable, il a été observé une nette augmentation des triglycérides chez les gros consommateurs d'aliments sucrés. Et chez les femmes, même le taux de mauvais cholestérol (LDL)augmente à la faveur d'une consommation excessive de sucre.

    D'ailleurs, cette étude a montré que les plus gros consommateurs de sucre ajoutés peuvent en consommer jusqu'à l'équivalent de 46 cuillères par jour, alors que les moins gourmands n'en mangent que l'équivalent de 3. Toujours d'après cette étude, la part moyenne des sucres ajoutés dans l'apport énergétique total est de 15,8 % (contre 10,6 % en 1977), ce qui représente 89,8 g, soit un peu plus de 350 kilocalories.

    Selon Miriam Vos, "nous devrions nous habituer à consommer des aliments et des boissons moins sucrées". Elle ajoute qu'il serait important à long terme de "surveiller combien de sucres ajoutés nous consommons et trouver un moyen de réduire cette quantité".

    En France, des études nutritionnelles s'étaient déjà penchées sur les relations entre sucres cachés et cholestérolémie. Dans ses recommandations officielles, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (l'Afssa) note une nette augmentation de la consommation d'aliments apportant des glucides simples. D'après l'agence, cette augmentation s'explique par l'ajout de sucres par les industriels dans les produits alimentaires. "La consommation de fructose en excès, sans qu'il soit possible de définir une dose précise (...) peut induire une élévation de la cholestérolémie et/ou de la triglycéridémie" note l'Afssa dans l'un de ses avis (cliquez ici).

    Les sucres, cachés ou non, ne sont donc pas à proscrire totalement (l'appétit risquerait de se reporter sur des aliments gras), mais, comme pour tant d'aliments (sel, graisses saturées, alcool, etc.) ils sont à consommer avec modération, tout en étant vigilants sur la présence de sucres ajoutés dans les produits alimentaires industrialisés...

    Frédéric Tronel

    Source : "Caloric Sweetener Consumption and Dyslipidemia Among US Adults", Miriam Vos et coll., JAMA (Journal of the American Medical Association), 21 Avril 2010, (étude complète accessible en ligne (en anglais)

    http://news.doctissimo.fr/les-sucres-caches-ennemis-de-votre-cholesterol_article6847.html

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  • Petit test préliminaire ;-)

    • Combien de temps a duré la guerre de cent ans ? Réponse
    • Où sont fabriqués les chapeaux Panama ? Réponse
    • En quel mois les Russes fêtent-ils la révolution d'octobre ? Réponse
    • De quoi est fait un pinceau en poils de chameau ? Réponse
    • Les îles Canaries ont été nommées d'après quel animal ? Réponse
    • Quel était le prénom du roi George VI ? Réponse
    • De quel pays proviennent les groseilles chinoises ? Réponse
    • Quelle est la couleur de la boîte noire d'un avion de ligne ? Réponse
    • Combien de temps a duré la guerre de trente ans ? Réponse

    Idées fausses à propos du diabète

    Ainsi que vous avez pu le constater les idées fausses sont nombreuses... et à propos du diabète c'est la même chose !

    C'est très dommage car cela peut conduire à se tromper en croyant bien faire, à s'imposer des contraintes inutiles, à se priver à tort, ou à se croire coupable alors qu'il n'y a aucune justification à cela...

    Le but de cette page est de vous présenter les idées fausses les plus fréquentes pour que vous puissiez y réfléchir et faire le point en consultant les pages correspondantes du site.

    Alimentation

    Le pain et les pommes de terre sont des sucres lents ... C'est faux !

    • Le pain et les pommes de terre sont d'excellents sucres rapides.
    • Le riz et les pâtes sont à peine moins rapides.
    • Il n'y a que les légumes secs qui soient des sucres lents (lentilles, flageolets, haricots blancs, haricots rouges, pois chiches, pois cassés, fèves...).

    En savoir plus : Sucres simples, complexes, rapides, lents et fibres alimentaires...
    Il y a plus de sucre dans les fruits que dans le pain ... C'est faux !

    • Les fruits contiennent entre 12 et 18 % de sucre.
    • Les féculents (pommes de terre, riz, pâtes, semoule, blé, maïs) en contiennent 20 %.
    • Le pain en contient 45 à 55 %.
    • Les céréales de petit déjeuner, même «sans sucre ajouté», en contiennent 75 %.
    • Et aucun de ces aliments n'est un sucre lent !

    En savoir plus : Table de composition des aliments
    Le «régime» consiste à éviter les aliments ayant un goût sucré ... C'est faux !

    • Certains aliments sans goût sucré contiennent beaucoup de sucre et se digèrent très rapidement (pain, pommes de terre).
    • Le pain et les dérivés de la farine, ainsi que les féculents (pommes de terre, riz, pâtes, semoule, blé, maïs), contiennent plus de sucre que les fruits, et se digèrent tout aussi rapidement.
    • L'ennemi n'est pas le goût sucré mais l'élévation de la glycémie ainsi que les aliments gras.

    En savoir plus : L'alimentation du diabétique : l'index glycémique
    Il y a des aliments interdits et des aliments autorisés ... C'est faux !

    • L'élévation de la glycémie après un repas dépend de la présence d'aliments qui ralentissent le passage du sucre dans le sang. Par exemple, deux boules de glace en fin d'un repas équilibré font moins monter la glycémique que deux pommes de terre de la taille d'un oeuf dans un repas non équilibré.
    • Le «régime» ne peut donc pas être une liste d'aliments interdits et une liste d'aliments autorisés. Tout dépend des quantités et de la façon dont les aliments sont associés.

    En savoir plus : L'index glycémique : utilisation pratique
    Il faut manger le moins possible d'aliments contenant des glucides ... C'est faux !

    • Les besoins en énergie, et en particulier en glucides, sont les mêmes que chez une personne non diabétique.
    • Le diabète, c'est une difficulté pour le corps à prendre en charge les apports brutaux de glucides.
    • Si on cherche à éviter les glucides, on mangera plus d'aliments gras, ce qui est tout aussi nocif.
    • La solution est de manger une quantité normale de glucides dans des repas équilibrés, pour que le passage du sucre des intestins vers le sang soit le plus lent possible, tout en veillant à limiter les aliments apportant de la graisse.

    En savoir plus : L'alimentation du diabétique : l'essentiel
    Comme les aliments gras contiennent peu ou pas de glucides, ils ne posent pas de problème en cas de diabète ... C'est faux !

    • Les aliments gras sont les plus riches en calories et ce sont ceux qui risquent le plus de favoriser un excès de poids ... or plus il y a un excès de poids plus il y a de diabète.
    • Les aliments gras gênent l'utilisation des glucides par les muscles ... or les muscles sont un lieu majeur d'utilisation et de stockage des glucides ... par conséquent, à moyen terme, surtout en cas de diabète de type 2, une alimentation trop riche en graisses aboutit à une augmentation du niveau de diabète.
    • Les aliments gras ont pour conséquence une élévation des graisses dans le sang qui abîment les artères ... ce qui s'ajouterait à l'atteinte des artères que peut entraîner le diabète.
    • L'objectif prioritaire, surtout en cas de diabète de type 2, est donc de réduire sa consommation d'aliments gras.

    En savoir plus : Les graisses et le cholestérol dans les aliments. Le régime méditerranéen.
    Comme les légumes contiennent peu de glucides, on peut en consommer un peu, beaucoup, ou pas du tout... c'est comme on veut ... C'est faux !

    • Les légumes, ainsi que les protéines (viande, poisson, oeuf ), ralentissent le passage du sucre des intestins vers le sang.
    • Les légumes, crus et cuits, sont donc obligatoires et en quantité importante, chaque fois que le repas contient du pain ou des dérivés de la farine, ou des féculents.
    • La salade verte ne peut pas être assimilée à des crudités car elle contient beaucoup d'eau par rapport aux fibres.

    En savoir plus : L'index glycémique : utilisation pratique
    La glycémie à jeun dépend de ce que l'on a mangé au repas de la veille au soir ... C'est faux !

    • Du dîner à 23 h, le sucre des repas est stocké dans les muscles et le foie, et il y a passage de sucre dans les urines si la glycémie dépasse 1,80 g/l.
    • De 23 h à 3 h, le foie met en circulation le sucre qui y avait été mis en réserve à la suite des repas.
    • De 3 h au petit déjeuner, le foie fabrique du sucre à partir d'autres nutriments (acides aminés et métabolisme des graisses).
    • Le sucre présent dans le sang à jeun n'est donc pas du sucre qui serait resté dans le sang depuis la veille au soir.

    En savoir plus : Origine du sucre dans le sang

     

    Activité physique

    L'activité physique ou le sport sont à éviter car ils déstabilisent le diabète ... C'est faux !

    • Trois fois une heure de marche par semaine «à bonne allure» permettent déjà d'améliorer sensiblement le niveau des glycémies, même les jours sans activité physique notable.
    • L'activité physique régulière augmente la sensibilité vis-à-vis de l'insuline -> dose moindre de comprimés et comprimés efficaces pendant quelques années supplémentaires, ou plus faible dose d'insuline.
    • L'activité physique régulière augmente la capacité de stockage du sucre dans les muscles, or les glycémies après repas dépendent beaucoup du stockage du sucre dans les muscles.
    • L'activité physique régulière permet d'éviter une prise de poids, or moins il y a d'excès de poids, moins il y a de diabète.
    • L'activité physique régulière est un élément essentiel du traitement, au même titre que l'alimentation ou les médicaments.

    En savoir plus : Diabète et activité physique
    Le diabète diminue l'endurance ... C'est faux !

    • L'activité physique régulière facilite l'utilisation pendant l'effort d'autres nutriments comme les acides gras libres fournis à partir des réserves en graisses -> les muscles ont moins besoin de sucre pour fonctionner -> meilleure capacité d'effort et moins de risque d'hypoglycémie chez le diabétique entraîné que chez le diabétique non entraîné.
    • L'activité physique régulière accroît les possibilités de travail du coeur et des artères, ce qui est bénéfique pour l'ensemble de l'organisme.

    En savoir plus : Diabète et activité physique

     

    Comprimés

    Le diabète «aux comprimés» est moins grave que le diabète «à l'insuline» ... C'est faux !

    • Actuellement, l'espérance de vie au moment du diagnostic d'un diabète de type 2 est identique à celle d'une personne non diabétique venant de faire un infarctus du myocarde.
    • Sur deux diabétiques aveugles, l'un avait initialement un diabète aux comprimés, l'autre un diabète à l'insuline.
    • Sur deux diabétiques dialysés, l'un avait initialement un diabète aux comprimés, l'autre un diabète à l'insuline.

    En savoir plus : Il n'y a pas de petit diabète
    Le diabète non insulinodépendant (diabète de type 2) n'a pas besoin d'un traitement par l'insuline ... C'est faux !

    • Pour maîtriser les glycémies, l'insuline est nécessaire une fois sur deux après 10 ans de diabète de type 2.
    • Après 10 ans de diabète, un traitement mixte (comprimés dans la journée + insuline le soir) n'est habituellement efficace que 3 à 5 ans.

    En savoir plus : Histoire naturelle du diabète de type 2

     

    Glycémie au doigt

    Faire une glycémie au doigt le matin et le soir permet de savoir «combien on a de diabète» ... C'est faux !

    • La glycémie à jeun est due à une fabrication de sucre par le foie.
    • La glycémie après repas dépend de la capacité du sucre à entrer dans les muscles et dans le foie.
    • La glycémie avant le repas du soir est due à une libération par le foie du sucre qui y avait été stocké.
    • Certaines personnes fabriquent trop de sucre en fin de nuit, d'autres ne parviennent pas à stocker rapidement le sucre des repas, et chez d'autres le foie libère trop de sucre dans l'intervalle des repas.
    • Pour savoir «combien on a de diabète» il faut doser l'hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est le témoin de la moyenne de toutes les glycémies au cours des deux derniers mois.

    En savoir plus : Comment mesurer le diabète
    Il faut toujours désinfecter le bout du doigt avant d'y prélever une goutte de sang ... C'est faux !

    • C'est inutile car il suffit de se laver les mains.
    • Ce n'est pas souhaitable car cela peut fausser l'analyse.

    En savoir plus : Le prélèvement capillaire
    Pour savoir si son alimentation est correcte, il suffit de faire une glycémie au doigt 1h30 après les repas ... C'est faux !

    • Une glycémie à 2,10 g/l après repas n'a pas la même signification si la glycémie avant repas était à 1,90 ou à 0,80 g/l.
    • Les glycémies avant et après repas n'indiquent pas si le repas était trop riche en graisses.

    En savoir plus : Validation des choix alimentaires
    Il n'est pas nécessaire d'utiliser une lancette neuve pour chaque prélèvement ... C'est faux !

    • Une lancette utilisée plusieurs fois s'émousse, ce qui peut rendre le prélèvement plus douloureux.
    • Cela peut aussi abîmer la sensibilité des doigts.

    En savoir plus : Le prélèvement capillaire

     

    Surveillance

    Tant qu'il n'y a pas de symptômes, c'est que tout va bien ... C'est faux !

    • Entre 0,70 et 3 g/l il n'y a pas de symptômes, mais les artères et les nerfs commencent à s'abîmer dès que la glycémie est supérieure à ce qu'elle devrait être.
    • Il n'y a pas de «petit diabète», ni de «prédiabète», ni de «diabète latent».

    En savoir plus : Il n'y a pas de «petit diabète»
    La glycémie au laboratoire permet de savoir «combien on a de diabète» ... C'est faux !

    • La glycémie au laboratoire n'est pas «plus exacte» que la glycémie au doigt.
    • Certaines personnes fabriquent trop de sucre en fin de nuit, d'autres ne parviennent pas à stocker rapidement le sucre des repas, et chez d'autres le foie libère trop de sucre dans l'intervalle des repas.
    • Pour savoir «combien on a de diabète» il faut doser l'hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est le témoin de la moyenne de toutes les glycémies au cours des deux derniers mois.

    En savoir plus : Comment mesurer le diabète
    Une prise de sang au laboratoire tous les trois mois est inutile si on fait régulièrement des glycémies au doigt ... C'est faux !

    • Les glycémies au doigt avant et 1h30 après un repas permettent simplement de savoir quel a été l'effet de ce repas sur la glycémie.
    • Pour savoir «combien on a de diabète» il faut doser l'hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est le témoin de la moyenne de toutes les glycémies au cours des deux derniers mois.

    En savoir plus : Comment mesurer le diabète
    Tant que l'on a une bonne vue, il n'est pas nécessaire de consulter un ophtalmologue ... C'est faux !

    • Le traitement d'une rétine qui commence à être abîmée par le diabète permet d'éviter que la vue baisse, mais ce traitement ne permet pas de faire remonter la vue lorsqu'elle a baissé.
    • Le traitement de la rétinopathie diabétique est surtout un traitement préventif de la baisse de la vue.
    • Une consultation chez un ophtalmologue est indispensable au minimum :
    - en cas de diabète de type 1 : au diagnostic puis tous les ans après 10 ans de diabète,
    - en cas de diabète de type 2 : au diagnostic puis 5 ans plus tard, puis tous les ans après 10 ans de diabète.

    En savoir plus : Il faudra attendre un peu. Ces pages sont en construction ;-)
    Les complications du diabète sont inévitables ... C'est faux !

    • Dans l'étude DCCT (diabète de type 1) réalisée sur 10 ans, une bonne prise en charge a permis de réduire :
    - de 27 % l'apparition de l'atteinte de la rétine, de 45 % les atteintes rétiniennes sévères, de 34 à 76 % la progression de l'atteinte de la rétine selon le stade de départ,
    - de 35 % l'apparition d'albumine dans les urines,
    - de 50 % l'élévation de l'albuminurie au-dessus de 500 mg/24h,
    - de 69 % l'apparition de l'atteinte des nerfs,
    - de 57 % la progression d'une atteinte des nerfs déjà présente.
    • Dans l'étude UKPDS (diabète de type 2) réalisée sur 20 ans, une bonne prise en charge a permis de réduire :
    - de 32 % les décès en rapport avec le diabète,
    - de 24 % les complications majeures du diabète,
    - de 56 % les insuffisances cardiaques,
    - de 44 % les accidents vasculaires cérébraux,
    - de 37 % les complications portant sur les petits vaisseaux sanguins,
    - de 34 % la progression de l'atteinte de la rétine,
    - de 47 % la baisse de la vision.

    En savoir plus : L'étude DCCT. L'étude UKPDS.

     

    Insuline

    Le diabète «à l'insuline» est plus grave que le diabète «aux comprimés» ... C'est faux !

    • Un diabète «aux comprimés» insuffisamment pris en charge est plus grave qu'un diabète «à l'insuline» qui est maîtrisé.
    • Ce n'est pas son traitement qui fait la gravité d'une maladie, c'est l'absence de son traitement lorsqu'il est nécessaire.

    En savoir plus : L'insuline. L'étude UKPDS.
    Les injections d'insuline, ça fait mal et c'est dangereux ... C'est faux !

    • Tous les diabétiques traités par des injections d'insuline disent que les injections sont moins douloureuses que les glycémies au doigt.
    • L'insuline peut entraîner des malaises lorsqu'elle est mal utilisée, mais elle n'est pas dangereuse. Ce qui est dangereux, c'est de ne pas utiliser un traitement à la dose nécessaire pour préserver son capital santé.

    En savoir plus : L'insuline. L'étude DCCT.
    Plus la dose d'insuline par jour est élevée, plus le diabète est grave ... C'est faux !

    • La sensibilité vis-à-vis de l'insuline n'est pas la même chez tout le monde, et pour aboutir à un même effet, la dose d'insuline nécessaire n'est pas la même chez tout le monde.
    • Si la sensibilité vis-à-vis de l'insuline est faible, il faut une dose plus importante que si la sensibilité vis-à-vis de l'insuline était normale, mais le risque d'hypoglycémie n'est pas plus élevé étant donné que la sensibilité vis-à-vis de l'insuline est plus faible.
    • Ce n'est pas l'insuline qui provoque les complications du diabète. Au contraire, l'insuline permet de diminuer l'hyperglycémie chronique qui est à l'origine des complications.

    En savoir plus : L'insuline
    Plus on a d'injections par jour, plus le diabète est grave ... C'est faux !

    • Lorsqu'il n'y a pas de diabète, le pancréas fabrique beaucoup d'insuline à chaque repas, et en fabrique un peu de façon continue entre les repas et pendant la nuit.
    • Un traitement avec des injections d'insuline rapide avant les repas et d'insuline retard pour couvrir les intervalles entre les repas et la nuit, ne fait que reproduire ce que la nature a prévu pour réguler la glycémie.

    En savoir plus : L'insuline
    Avant de faire une injection, on doit faire rouler le flacon ou le stylo entre les paumes de ses mains ... C'est faux !

    • Rouler le flacon entre les paumes des mains date d'une époque où les stylos n'existaient pas encore. Comme l'agitation du flacon fait apparaître des microbulles et risque théoriquement d'altérer l'insuline, on conseillait de faire rouler le flacon entre les paumes des mains pour remettre doucement en suspension le dépôt qui apparaît lorsque le flacon est laissé au repos.
    • Comme il n'y a pas d'air dans les stylos à insuline, faire rouler le stylo entre les paumes des mains ne remet pratiquement pas en suspension le dépôt. Pour remédier à cela une petite bille est présente dans les stylos d'insuline retard, et pour que la bille puisse jour son rôle de mélangeur, il faut retourner dix à vingt fois le stylo «de haut en bas».
    • Retourner les flacons ou les stylos d'insuline rapide est bien sûr inutile car elle ne contient pas de substance qui puisse former un dépôt.

    En savoir plus : L'injection d'insuline : en pratique
    Après l'injection, on peut retirer tout de suite l'aiguille de la peau ... C'est faux !

    • C'était possible quand on utilisait des aiguilles longues et que les injections étaient faites parallèlement à la peau.
    • Maintenant que les aiguilles sont courtes pour que les injections puissent être faites perpendiculairement à la peau afin que l'insuline soit déposée chaque fois à la même profondeur, il faut attendre une dizaine de secondes avant de retirer l'aiguille, le temps que l'insuline «trouve sa place», sinon il y a un peu d'insuline qui ressort par l'orifice d'injection.

    En savoir plus : L'injection d'insuline : principes
    L'insuline doit toujours être conservée au froid ... C'est faux !

    • L'insuline perd 10 % de son activité en deux ans à 20° et en quatre semaines à 50°.
    • L'injection d'une insuline froide peut être douloureuse, et sous la peau l'insuline froide ne se libère pas de la même manière que l'insuline à 20°.
    • Les flacons ou stylos entamés doivent être conservés à température ambiante, simplement à l'abri de la chaleur.
    • Les flacons ou stylos en réserve doivent être conservés au réfrigérateur.

    En savoir plus : Conditionnement, concentration et conservation de l'insuline
    La glycémie avant l'injection du matin sert à adapter la dose d'insuline retard du matin, et la glycémie avant le repas du soir sert à adapter la dose d'insuline retard faite avant le repas du soir ... C'est faux !

    • La glycémie à jeun est le résultat de la dose qui a couvert la nuit. Elle doit donc servir à adapter la dose du soir.
    • La glycémie avant le repas du soir est le résultat de la dose qui a couvert la journée. Elle doit donc servir à adapter la dose du lendemain matin.

    En savoir plus : L'adaptation prévisionnelle des doses d'insuline
    Quand on est malade et qu'on ne mange pas on doit arrêter l'insuline pour ne pas faire d'hypoglycémie ... C'est faux !

    • Le corps a besoin d'insuline pour fonctionner, même quand on ne mange pas.
    • La moitié de la dose quotidienne est nécessaire au besoin de base, l'autre moitié est nécessaire pour les repas.
    • De plus, lorsqu'on est malade, la sensibilité du corps vis-à-vis de l'insuline diminue, et il faut bien souvent augmenter les doses pour maîtriser les glycémies.
    • Quand on est malade, ce sont les glycémies qui commandent les doses, pas ce que l'on mange.

    En savoir plus : Vomissements, fièvre, maladies...

    Quand on vomit ou qu'on a de la diarrhée, on doit penser que l'on a une gastroentérite favorisée par le diabète ... C'est faux !

    • Lorsqu'on est traité par l'insuline, la première chose à envisager quand on vomit, est que le diabète est en train de se décompenser.
    • Il faut donc mesurer sa glycémie, et impérativement rechercher la présence d'acétone dans les urines si la glycémie est élevée.
    • L'association «hyperglycémie + acétonurie + vomissements» est une urgence médicale. Il faut consulter un médecin.

    En savoir plus : Vomissements, fièvre, maladies...

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FIdFaus.php

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  • Teneur des aliments en cholestérol

    A l'état de fonctionnement normal, l'organisme contient 145 g de cholestérol. Une alimentation moyenne en apporte 500 mg/j, dont seulement la moitié est absorbée par l'intestin. Découvrez où se cache le cholestérol dans votre assiette.

    Le cholestérol est transporté dans le sang par des molécules appelées lipoprotéines, soit de faible densité (LDL) soit de haute densité (HDL). Un taux trop élevé de cholestérol, surtout de LDL cholestérol, est très lié au risque d'athérosclérose et donc de maladie cardiovasculaire. Il nécessite un régime alimentaire pauvre en cholestérol.

    Aliments riches en cholestérol (mg/100g)

    Cervelle : 2 600

    Jaune d’oeuf : 1 400         Oeuf

    Rognon cuit : 520            Rognon

    Oeuf cru ou cuit : 500

    Caviar : 440

    Oeufs brouillé au beurre : 390

    Foie gras : 380              

    Omelette nature : 350
    Foie cuit : 320
    Ris d’agneau ou de veau :
     250   
    Beurre : 250                   Beurre Beurre allégé : 216
    Gâteau de Savoie : 210 Madeleine : 203               
    Pâté de foie de porc : 200 Pâté de foie Sauce hollandaise : 200
    Soufflé au fromage : 185 Crevette grise, cuite : 180    Crevettes
    Quiche lorraine : 180       Quiche lorraine Eclair : 170

    Pâté de campagne : 170

    Mayonnaise : 165             Mayonnaise

    Aliments pauvres en cholestérol (mg/100g)

    Fruits et légumes : 0

    Yaourt maigre : 1       Yaourt      

    Margarine allégée : 1       Margarine

    Minestrone : 1

    Lait écrémé UHT : 2

    Lait écrémé en poudre : 3    
    Potage poulet-
    vermicelle : 3
    Potage
    Soupe aux lentilles : 3

    Yaourt aromatisé : 4

    Yaourt nature : 4             Yaourt

    Dr Béatrice Sénemaud

     Forum Cholestérol
    Forum Alimentation et santé

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cholesterol/sa_5449_cholesterol_teneur_aliments.htm

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  • Le syndrome métabolique en dix questions

    Après avoir réussi à faire reculer les maladies cardiovasculaires, les médecins doivent faire face à un fléau silencieux : le syndrome métabolique ou syndrome X. Associant un tour de taille élevé à des anomalies de la tension artérielle, du sucre et des graisses, ce nouvel ennemi augmente le risque d’infarctus et de diabète.

    1 - Qu’entend-on par syndrome métabolique ?

    Syndrome métaboliqueLa définition même du syndrome métabolique varie en fonction des associations médicales et des sociétés savantes… Mais on peut avancer que la définition retenue par la Fédération Internationale du Diabète est assez largement acceptée. Elle repose sur la conjonction de facteurs de risques cardiovasculaires bien connus : diabète et pré-diabète, obésité abdominale, taux élevé de cholestérol et forte pression artérielle. Au-delà des facteurs aggravants bien connus, ce concept clinique apparaît comme une révolution dans la définition des patients à risque et peut-être dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires. La définition clinique repose ainsi sur :

     Une obésité abdominale définie par le tour de taille (supérieur à 93 cm pour les hommes européens et à 79 cm pour les femmes européennes, avec des variations en fonction des groupes ethniques)

     Plus la présence de deux des facteurs suivants :

    • Un taux de triglycérides supérieur à 150 mg/dL (1,7 mmol/L) ou le suivi d’un traitement spécifique contre des anomalies lipidiques ;
    • Un taux de bon cholestérol (HDL) < 40 mg/dL (1,03 mmol/L) chez les hommes et < à 50 mg/dL (1,29 mmol/L) chez les femmes ou le suivi d’un traitement spécifique contre cette anomalie lipidique ;
    • Une tension artérielle > 130-85 mm Hg ou le suivi d’un traitement contre l’hypertension ;
    • Une glycémie > 100 mg/dL (5,6 mmol/L) ou un diabète de type 2.
    2 - Combien de personnes sont concernées ?

    En fonction des pays, le syndrome métabolique toucherait une personne sur quatre ou cinq et plus de trois diabétique sur quatre. La proportion de patients serait supérieure après 50 ans, elle atteindrait 40 % aux Etats-Unis et près de 30 % en Europe. Mais à cause de "l'américanisation" de nos habitudes alimentaires et la sédentarité croissante, le diabète, l'obésité et le syndrome métabolique augmentent de concert en France, y compris chez les plus jeunes. Selon les dernières estimations, il y aurait actuellement en France 18 % d'enfants en surpoids, dont environ 3 % d'obèses.

    3 - Certaines personnes sont-elles plus à risque ?

    Le syndrome métabolique est plus fréquent chez les femmes après 60 ans et chez les hommes après 50 ans, chez les personnes ayant des antécédents familiaux de diabète de type 2, chez les personnes de couleur ou d’origine hispanique, amérindienne ou asiatique et chez les femmes atteintes du syndrome ovarien polykystique. Même si l’hérédité semble lié au syndrome métabolique, c’est surtout un style vie trop sédentaire et une alimentation déséquilibrée qui en sont les principales causes.

    4 - Les enfants peuvent-ils être concernés ?

    Aux Etats-Unis, la fréquence du syndrome métabolique chez les adolescents est proche de 5 %. En cas d’obésité, la proportion atteint 20 % (et 50 % en cas d’obésité sévère). En France, aucune étude pédiatrique ne permet de disposer de comparaisons. Néanmoins, la sédentarité et les mauvaises habitudes alimentaires interviennent de plus en plus tôt dans tous les pays développés. Tout comme les petits français ne sont plus épargnés par l’obésité ou le diabète de type 2, on peut raisonnablement craindre que le syndrome métabolique ne leur soit pas totalement étranger.

    5 - Quelle est l’évolution du syndrome métabolique ?

    Le syndrome métabolique a la particularité de cumuler des facteurs de risques insidieux. Ni l’hypertension, ni l’excès de cholestérol, de triglycérides ou de sucre dans le sang ne vont causer de symptômes vous amenant à douter de votre santé. Pourtant, le syndrome métabolique augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2. On ne sait pas actuellement si le syndrome ovarien polykystique est une cause ou une conséquence du syndrome métabolique. Enfin, plusieurs études lient le syndrome métabolique avec différentes maladies dont certains cancers mais cette relation reste actuellement controversée. Mais une prise en charge précoce (avant la survenue de symptômes) permet d’éviter le pire.

    - Quels sont les principaux dangers ?

    Le principal danger est le risque d’accident cardiovasculaire. L’accumulation de cholestérol le long des parois des artères favorisent la formation de plaques d’athérome et de lésions. Ce phénomène est accentué par l’hypertension, l’obésité, l’accumulation de sucre et de graisses dans le sang… Dans les cas extrêmes, l’artère se bouche et c’est alors l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral.

    7 - Peut-on le prévenir ?

    Des changements de mode de vie permettent d’agir sur les facteurs de risque du syndrome métabolique. Ainsi, la pratique régulière d’une activité physique (au moins 30 minutes par jour) et une alimentation saine, riche en fibres et faible en gras sont les principales recommandations. Certaines études suggèrent que le tabagisme et le stress pourraient également jouer un rôle dans le développement du syndrome métabolique. Bien que ce point reste controversé, rien ne vous empêche dès maintenant d’arrêter de fumer et d’adopter un mode de vie plus zen ! Vous en tirerez de nombreux bénéfices !

    8 - Quelle est la prise en charge ?

    La prise en charge du syndrome métabolique a pour but d’éviter la survenue du diabète et des maladies cardiovasculaires chez le patient. Les premières mesures concernent le mode de vie. Le patient devra généralement augmenter son activité physique et suivre des mesures diététiques. Le principal problème est alors d’obtenir une bonne adhésion à ces consignes…

    En cas d’échec, des traitements médicamenteux peuvent être envisagés pour corriger les anomalies associées au syndrome métabolique : hypertension, dyslipidémie, glycémie, obésité…

    9 - Les médecins sont-ils sensibilisés à ce problème ?

    Selon un sondage TNS-Sofrès effectué en février 2004 pour le compte de l’Institut du Syndrome métabolique, 65 % des médecins généralistes français interrogés déclarent avoir entendu parler du syndrome métabolique. Cependant, seul 1 % d’entre eux sont capables de citer les cinq critères de la définition complète du syndrome métabolique (près d’un tiers peuvent citer trois des cinq critères). Les médecins généralistes canadiens sont les mieux informés, puisque 11 % d’entre eux en sont capables de le faire.

    10 - Existe-t-il des médicaments spécifiques au syndrome métabolique ?

    Il n’existe pas de médicaments ayant actuellement comme indication le traitement du syndrome métabolique. La prise en charge médicamenteuse (qui ne doit intervenir qu’après échec des consignes d’hygiène de vie) repose ainsi sur le traitement des facteurs de risque. On traite alors le surpoids, l’hypertension, le pré-diabète, l’excès de cholestérol et de triglycérides.

    David Bême

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/syndrome-metabolique/9408-syndrome-metabolique-questions-02.htm

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  • Echographie Doppler veineux Fiche technique : Echographie–Doppler (Echo-Doppler)

    Echo-Doppler veineux ?

    L'écho-Doppler veineux permet de visualiser les veines et les flux sanguins

    qui les parcourent, en temps réel.

    Il se pratique essentiellement sur les trajets veineux des membres inférieurs en remontant

    jusqu'aux veines iliaques et à la veine cave inférieure (à la racine de la cuisse).

    L'écho-Doppler veineux peut être pratiqué en urgence en cas de suspicion de phlébite.

    Parfois, ce sont les veines du membre supérieur qui sont explorées, par exemple

    en cas de suspicion de phlébite du bras, plus rare.

     

    En pratique, comment s’effectue l'écho-Doppler veineux ?

    Le patient est allongé et les veines de chaque jambe sont explorées

    séparément avec la sonde d'échographie. Le médecin effectue des

    compressions avec la sonde le long du trajet de la veine pour vérifier sa perméabilité.


    Faut-il prendre des précautions particulières avant ou après l'examen ?

    Non.

    Quelles sont les informations apportées par l'écho-Doppler veineux ?

    L'écho-Doppler veineux permet de détecter les thromboses veineuses

    profondes, c'est-à-dire les obstructions de la veine par un caillot,

    affections responsables de phlébites et exposant au risque d'embolie.

    Le Doppler précise leur localisation et leur étendue.

    Il permet également d'explorer le réseau veineux plus superficiel et de

    faire le bilan des varices ou des incontinences valvulaires éventuelles.

     

    Combien de temps dure l'examen ?

    15 minutes.

     

    Dr Véronique TALMA / Médecin radiologue
    03/04/2002

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  • le diabète au quotidien

    Le diabète de type 2 se vit chaque jour, toute l’année et jusqu’à la fin de la vie. Avec les traitements disponibles aujourd’hui le diabète doit bien se vivre au quotidien. Simplement, le patient s’adapte à de nouvelles contraintes, pour empêcher les complications d’arriver ou d’évoluer. Qu’est-ce que l’entourage doit savoir par exemple, ou comment se soigner quand une autre maladie survient ? Gérer sa sexualité, préparer sa grossesse, se soigner les pieds, anticiper un voyage… Quelques indices pour que le diabète soit plus un assortiment de bonnes habitudes qu’une maladie invalidante.


    Le rôle de l’entourage

    Le diabète n’est pas une maladie honteuse. S’il est une maladie chronique que l’on se doit de partager avec son entourage, c’est bien celle-là. Il faut avertir les proches, famille ou collaborateurs professionnels, afin que l’on puisse vous aider en cas d’hypoglycémie.

     

    Éduquer un diabétique, c’est aussi éduquer son entourage à dépister les signes d’alarme d’une hypoglycémie (malaise, troubles du comportement, agressivité, refus de manger, nausées…). Tous ces signes peuvent être en rapport avec une hypoglycémie qui, par son caractère même faussera votre jugement, mais alertera votre entourage. Celui-ci vous aidera à absorber du sucre ou des boissons hyperglucidiques, voire, si votre conscience est altérée, vous faire une injection de glucagon en attendant l’intervention médicale.

    Le kit de glucagon

    Le glucagon est une hormone qui fait monter la glycémie. Il existe un kit prêt à l’emploi pour injection sous-cutanée ou intramusculaire. À avoir absolument dans son réfigérateur après avoir expliqué à son entourage comment et quand l’utiliser.

    Informez votre médecin du travail de votre diabète
    Le médecin du travail est un acteur de santé important dans la prise en compte de votre maladie chronique. Il peut intervenir auprès de votre employeur pour changer ou aménager votre poste de travail, vos horaires afin de faciliter votre vie socioprofessionnelle. Il faut établir une relation de confiance avec votre employeur car votre maladie n’est pas un «handicap» dans la réalisation de votre travail.

     

    Informez votre assurance…
    Si votre diabète se déclare alors que votre assurance automobile est en cours, il est préférable de l’informer par l’intermédiaire du médecin-conseil de la compagnie, information accompagnée d’une lettre de votre médecin traitant ou de votre diabétologue. Cette information peut attester que votre diabète n’est pas incompatible avec la conduite automobile car il est bien équilibré et que vous savez gérer le risque d’hypoglycémie. Mieux vaut prévenir son assurance et payer une surprime que de rentrer dans une situation conflictuelle en cas d’accident.

     

    Informez vos amis sportifs
    Le sport est un « médicament » du diabète, mais cette activité doit être pratiquée dans des conditions optimales pour votre sécurité et celles des autres.

     

    • Ne pratiquez pas un sport en solitaire à moins de bien vous connaître et d’avoir un diabète parfaitement équilibré.
    • Pratiquez plutôt un sport en groupe en informant vos partenaires que vous êtes diabétique et que vous pouvez avoir besoin de sucre au cours de votre activité. Il est rare qu’un sportif, même non diabétique, ne sache pas ce qu’est une hypoglycémie. Les cyclistes connaissent bien la fringale, mais il vaut mieux les informer de ce qu’ils peuvent faire pour vous dans cette situation.

     

    http://www.diabete2-patients.com/c4_1.php

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  • Quels sont les pieds à risque de complications ?


    Avant d'envisager les mesures de prévention des plaies, il faut déterminer quel est le degré de risque de plaies, car c'est de ce risque que dépend l'importance des mesures préventives à mettre en oeuvre.


    Index de vulnérabilité

    L'A.S.D. (Association for the Study of Diabetes : Association pour l'étude du diabète) propose un index de vulnérabilité qui comprend 7 critères :

    3 critères ne concernent pas directement les pieds

    • Age avancé ou diabète depuis plus de 15 années.
    • Difficultés pour mettre en oeuvre les mesures préventives : par exemple diabétique vivant seul et ne pouvant pas examiner correctement ses pieds par suite d'une mauvaise vue ou de problèmes articulaires.
    • Existence d'une autre atteinte artérielle liée au diabète, rétinienne ou rénale, car s'il y a une atteinte à ce niveau, il y a de grandes chances d'y en avoir également une au niveau des artères des pieds.

    1 critère concerne «l'histoire des pieds»

    Antécédent de plaie des pieds (diabétique ayant déjà eu une plaie des pieds favorisée ou aggravée par le diabète).

    3 critères concernent l'état actuel des pieds

    • Symptômes d'une atteinte des nerfs (engourdissement, fourmillement, crampes dans les jambes) ou d'une atteinte des artères (douleurs après une certaine distance de marche).
    • Signes d'atteinte des nerfs à l'examen par le médecin.
    • Signes d'atteinte des artères à l'examen par le médecin.


    Diabétiques à risque de plaies des pieds

    Ces critères permettent de définir trois groupes de diabétiques :

    Diabétique jeune, n'ayant aucun de ces critères

    Il n'y a pas de risque particulier, mais de bonnes habitudes sont à prendre :

    • Hygiène régulière des pieds, ne différant pas de celle d'une personne non diabétique de même âge.
    • Notion de pédicure : laisser les ongles assez longs pour qu'ils protègent les orteils, couper les ongles au carré mais en les arrondissant avec une lime en carton.
    • Choix des chaussures, qui tout en respectant la mode, doivent être confortables et respecter le fonctionnement normal du pied (les talons hauts sont déconseillés).
    • Arrêt du tabac.
    • Pratique régulière d'un sport.
    • Meilleur contrôle possible des glycémies, poids en rapport avec la taille, alimentation pauvre en graisses.

    Diabétique âgé ou diabète depuis plus de 15 ans, mais n'ayant aucun des autres critères

    Le risque de plaie est faible, mais existe même s'il n'y a aucun des autres critères de l'index de vulnérabilité.

    Diabétique ayant un ou plusieurs critères

    Le risque de plaie est d'autant plus important que les critères sont plus nombreux et plus sévères.


    Etes-vous concerné ?

    Oui, si le diabète existe depuis plus de 15 années, et plus particulièrement s'il existe des signes de l'atteinte des nerfs ou des artères, ceci que vous soyez traités par des comprimés ou de l'insuline.

     

    Il n'y a pas de «petit diabète»


    Après une quinzaine d'années de diabète le risque de plaie des pieds est toujours présent lorsqu'existent des signes de l'atteinte des nerfs ou des artères

    Demandez à votre médecin de vous indiquer quel est le degré de vulnérabilité de
     vos pieds

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FNeurop4.php


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  • Vomissements, fièvre, maladies...


    Des nausées ou des vomissements, de la fièvre en relation avec une infection, ou une maladie n'entraînant pas de fièvre, peuvent conduire le diabétique à une situation critique : hypoglycémie ou décompensation.


    Que faire en cas de nausées ou vomissements ?

    Les nausées et vomissements posent deux problèmes :

    • d'une part, celui de la signification des vomissements : est-ce que les vomissements sont dus à une décompensation du diabète, ou est-ce que les vomissements sont dus à une autre cause (indigestion ou maladie de l'estomac par exemple) ?

    • d'autre part, le problème des conséquences des vomissements sur l'équilibre du diabète, puisque l'on ne peut plus manger normalement.


    Schématiquement, deux situations peuvent se présenter :

    • Si la glycémie est élevée, avec glycosurie et acétonurie franche, il s'agit d'un début de décompensation du diabète.

    Dans ce cas, que le diabète soit insulinodépendant ou non, vous n'arriverez pas seul à redresser la situation car il faut des perfusions pour corriger la déshydratation et apporter le sucre et l'insuline nécessaires pour réorienter le fonctionnement du corps vers une utilisation du sucre au lieu des graisses de réserve. Une hospitalisation est donc nécessaire sans tarder.

     

    Vomissements + hyperglycémie + acétonurie

    => Hospitalisation sans
     tarder


    • Si la glycémie est normale ou presque, sans acétone ou avec des traces d'acétone dans les urines, les vomissements ne sont pas dus à un début de décompensation du diabète, mais à une autre cause, et le problème est le risque d'hypoglycémies.

    Si le diabète est traité par des comprimés, on peut baisser le nombre de comprimés, voire les arrêter transitoirement en cas d'hypoglycémie confirmée, mais il faut savoir que les comprimés continuent d'agir un certain temps après leur arrêt. Autrement dit, en cas de vomissements avec hypoglycémies malgré l'arrêt des comprimés, une hospitalisation est nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver et traiter la cause des vomissements.

    Si le diabète est traité par l'insuline, il faut diminuer les doses, mais il ne faut jamais arrêter les injections car l'organisme à besoin d'insuline même si on ne mange pas (schématiquement, environ la moitié de la dose d'insuline quotidienne est nécessaire au fonctionnement du corps, et l'autre moitié est nécessaire pour la prise en charge des repas). Si les choses ne s'arrangent pas rapidement, il faut consulter votre médecin pour trouver la cause des vomissements et la soigner. Dans certains cas, une hospitalisation peut être nécessaire dans le but de mettre en place une perfusion de sérum glucosé pour éviter l'hypoglycémie et pour trouver la cause des vomissements.

     

    Vomissements sans hyperglycémie ni acétonurie franche :

    => Ne jamais arrêter l'insuline, même si on ne mange pas, mais adapter les doses d'insuline selon les glycémies. Selon les cas, il peut être nécessaire de diminuer les doses, ou de les augmenter. Ce
     sont les glycémies qui commandent et non ce que l'on avale.

    => Consultation médicale indispensable si la situation ne s'arrange pas rapidement (car cause à
     traiter).


    Que faire en cas de fièvre ou de maladie ?

    Toutes les maladies, avec ou sans fièvre, peuvent être une cause de déséquilibre du diabète :
    • par leurs effets propres (insulinorésistance),
    • ou par les entraves qu'elles peuvent entraîner pour le traitement ou l'alimentation.

    Schématiquement, quatre situations peuvent se présenter :
    • soit la maladie est évidente et entraîne un déséquilibre du diabète,
    • soit la maladie n'est pas au premier plan, mais un déséquilibre inexpliqué du diabète la fait découvrir,
    • soit le déséquilibre du diabète aggrave l'évolution de la maladie, surtout des infections,
    • soit le traitement de la maladie peut majorer les besoins en insuline (cortisone par exemple).

    Dans toutes ces situations, il faut :
    • faire des glycémies au doigt plus souvent,
    • faire des contrôles urinaires (glycosurie et acétonurie) si la glycémie est élevée,
    • maintenir son alimentation, au besoin en avalant des glucides facilement digestibles : jus de fruits, compotes de pommes, confitures, glaces...
    • adapter les doses d'insuline selon ces contrôles (parfois réduire l'insuline, plus souvent l'augmenter, jamais l'arrêter),
    • consulter rapidement son médecin pour le diabète, mais aussi pour le diagnostic et le traitement de la maladie qui déséquilibre le diabète.


    Est-ce que les antibiotiques élèvent la glycémie ?

    Ce ne sont pas les antibiotiques qui influencent la glycémie, c'est l'infection contre laquelle les antibiotiques ont été prescrits. En cas de fièvre, ou de maladie, l'insuline sécrétée par le pancréas ou injectée sous la peau a moins d'effets, ce qui élève la glycémie (on parle d'insulinorésistance transitoire, le temps que l'infection ait été maîtrisée).

    Pour remédier à cela, si on est traité avec des injections, il suffit de majorer transitoirement les doses d'insuline. Ce sont en effet les glycémies qui commandent l'adaptation des doses, pas ce que l'on mange, et d'ailleurs même si on ne mange pas il n'est pas rare qu'il faille malgré tout augmenter les doses à un niveau supérieur à celui que l'on utilisait auparavant quand on n'était pas malade et que l'on mangeait.

    Si on est traité uniquement avec des comprimés, on pourrait être tenté d'augmenter le nombre de comprimés, mais cela ne donne pas des résultats très satisfaisants car en l'absence d'infection il faut un certain nombre de jours pour obtenir les effets d'une nouvelle dose, et plus encore en cas d'infection. D'autre part, une infection ne dure habituellement pas très longtemps, et lorsque l'infection est maîtrisée la dose de comprimés est excessive (hypoglycémie) et il faut aussi un certain nombre de jours pour obtenir l'effet d'une réduction de doses. Par contre, il est indispensable de surveiller la glycémie pour savoir si on doit utiliser transitoirement de l'insuline le temps que l'infection soit maîtrisée. Cette surveillance est importante car les glycémies très élevées gênent la guérison de l'infection.

    Quant au fait que certains antibiotiques ont un goût sucré, bien souvent il est dû à un édulcorant, et quand il est dû à la présence de sucre, la quantité présente est toujours très faible : au pire si le sachet ou la cuillère d'antibiotique était constituée uniquement de sucre (ce qui n'est pas le cas) cela ne correspondrait au volume que d'un morceau de sucre, c'est-à-dire 5 grammes, c'est-à-dire ce qui est contenu dans une tranche de pain d'un centimètre d'épaisseur.

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FDecomp.php

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  • Les fibres: quel rôle dans le cadre d’un régime alimentaire sain?

    49_2_bigBien qu’il ne s’agisse pas d’un «nutriment», les fibres alimentaires représentent une composante importante de notre régime alimentaire, essentiellement parce qu’elles traversent l’organisme sans être absorbées.

    Qu’est-ce que les fibres alimentaires ?

    Les fibres alimentaires ou «aliments de lest» sont les parties comestibles d’une plante qui ne peuvent être digérées ou absorbées dans l’intestin grêle et parviennent intactes dans le gros intestin. Il s’agit des polysaccharides autres que l’amidon (par ex. la cellulose, l’hémicellulose, les gommes, les pectines), des oligosaccharides (par ex. l’inuline), de la lignine et des substances végétales associées (par ex. les cires, la subérine). Le terme «fibres alimentaires» recouvre également un type d’amidon appelé amidon résistant (présent dans les légumes secs, les graines et céréales partiellement moulues et certaines céréales pour petit-déjeuner) car il résiste à la digestion dans l’intestin grêle et arrive intact dans le gros intestin.

    Les sources de fibres alimentaires

    On trouve des fibres alimentaires dans les fruits (poires, fraises, mûres, framboises, cassis et groseilles, oranges), les légumes (choux de Bruxelles, artichauts, oignons, ail, maïs, pois, haricots verts, brocolis), les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) et les céréales complètes (son en flocons et céréales au son d’avoine, pains aux céréales complètes et céréales mélangées).

    Les différents types de fibres alimentaires

    Les fibres alimentaires sont souvent classées en fonction de leur solubilité, en fibres solubles et insolubles. Ces deux types de fibres sont présents en proportions variables dans les produits alimentaires contenant des fibres. L’avoine, l’orge, les fruits, les légumes frais et les légumes secs (haricots, lentilles, pois chiches) constituent de bonnes sources de fibres solubles, tandis que les céréales complètes et le pain complet sont riches en fibres insolubles.

    Les fibres alimentaires et la santé

    Les fibres alimentaires ingérées progressent le long du gros intestin où elles fermentent partiellement ou complètement sous l’effet des bactéries intestinales. Plusieurs sous-produits, des acides gras à chaîne courte et des gaz, se forment au cours du processus de fermentation. C’est l’action combinée du processus de fermentation et des sous-produits ainsi formés qui contribue aux effets bénéfiques des fibres alimentaires sur la santé.

    Les principaux effets physiologiques attribués aux fibres alimentaires concernent :

    • La fonction intestinale
    Les fibres alimentaires, particulièrement les fibres insolubles, contribuent à prévenir la constipation en augmentant le poids des selles et en réduisant la durée du transit intestinal. Cet effet est renforcé si la consommation de fibres s’accompagne d’une augmentation de la quantité d’eau absorbée. Les acides gras à chaîne courte, qui se forment lorsque les fibres fermentent sous l’effet des bactéries intestinales, constituent une source importante d’énergie pour les cellules du côlon et inhiberaient la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses de l’intestin.
    En améliorant la fonction intestinale, les fibres alimentaires réduisent également le risque de maladies et de troubles tels que la diverticulose et les hémorroïdes et pourraient également avoir un effet protecteur contre le cancer du côlon.

    • La glycémie
    Les fibres solubles ralentiraient la digestion et l’absorption des hydrates de carbone et réduiraient donc l’augmentation de la glycémie consécutive à un repas (post prandiale), ainsi que la sécrétion d’insuline. Cette action peut aider les diabétiques à améliorer le contrôle de leur glycémie.

    • Le cholestérol sanguin
    Les résultats de plusieurs études épidémiologiques identifient un autre rôle des fibres alimentaires dans la prévention de la maladie coronarienne : l’amélioration des profils lipidiques. Des essais cliniques confirment les résultats de ces études. Les fibres visqueuses isolées, telles que la pectine, le son de riz et le son d’avoine abaissent le taux de cholestérol sérique total et le taux de cholestérol LDL (à lipoprotéines de basse densité ou mauvais cholestérol). Parallèlement, des études visant à démontrer qu’un régime riche en fibres alimentaires de toutes sortes protège également contre la maladie coronarienne se poursuivent.

    • Les autres effets
    Outre la prévention de la constipation, l’amélioration de la glycémie et des profils lipidiques qui constituent les principaux résultats bénéfiques d’un régime alimentaire riche en fibres, il existe d’autres effets intéressants. Par exemple, les fibres peuvent avoir un effet rassasiant grâce à leur volume, sans apport de calories supplémentaires, contribuant ainsi à la régulation du poids.

    Pour profiter de tous les effets intéressants des fibres, il est important d’en varier les sources. Les régimes comportant des fruits, des légumes, des lentilles ou des haricots secs et des céréales complètes n’apportent pas seulement des fibres alimentaires, mais également de nombreux autres nutriments et composants indispensables à une bonne santé.

    Références

    • Anonymous. Position of the American Dietetic Association: Health implications of dietary fibre. Journal of the American Dietetic Assoc. July 2002; Vol. 7: 993-1000.
    • Bessesen, D.H. The Role of Carbohydrates in Insulin Resistance. Journal of Nutrition (2001)131: 2782S – 2786S.
    • De Vries, J. On defining dietary fibre. Proc. of the Nutrition Society (2003): 62, 37-43.
    • Lupton, J.R., Turner, N.D. Dietary Fibre and Coronary Disease: Does the evidence support an association? Current Atherosclerosis Reports (2003): 5, 500-505.
    • Carbohydrates: Nutritional and health aspects. 2003 ILSI Europe Concise Monograph Series. ILSI Press.

    FOOD TODAY 06/2005

    http://www.eufic.org/article/fr/nutrition/fibres/artid/fibre-role-regime-alimentaire/

     

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  • Humulin 30/70

    Nom de la marque: Humulin 30/70

    Nom usuel: insuline prémélangée 30/70

    À quelle utilisation ce médicament est-il destiné ?

    L'insuline est une hormone naturelle qui permet aux cellules de l'organisme de fabriquer des lipides, des sucres et des protéines à partir du glucose (type de sucre). Entre les repas, lorsque l'organisme a besoin d'énergie, l'insuline lui permet d'utiliser l'énergie qu'il a stockée sous forme de lipides, de sucres et de protéines. L'insuline est fabriquée naturellement dans le pancréas. Le diabète sucré est une maladie dans laquelle le pancréas ne fabrique pas assez d'insuline pour répondre aux besoins de l'organisme. Sans une quantité suffisante d'insuline, le glucose ne peut entrer dans les cellules de l'organisme et le sucre s'accumule dans le sang, entraînant des troubles à court et à long terme. Pour répondre à ces troubles, de l'insuline synthétique peut être injectée dans le sang en quantités appropriées.

    Les différents types d'insuline sont absorbés à des taux différents et agissent à divers moments. L'insuline prémélangée est un mélange d'insuline ordinaire (d'action rapide) et d'insuline NPH (d'action intermédiaire). Ce type d'insuline est utilisé chez les diabétiques dont le glucose sanguin est surveillé et pour lesquels on a trouvé qu'un rapport donné entre l'insuline ordinaire et l'insuline NPH était idéal. Cette insuline prémélangée contient 30 Unités Internationales (UI) d'insuline ordinaire et 70 UI d'insuline NPH dans chaque 100 UI (ou 1 mL) d'insuline. L'insuline ordinaire a une durée d'action brève comparativement à d'autres types d'insuline et est utilisée pour empêcher le glucose sanguin d'atteindre des taux trop élevés après les repas ou les collations. L'effet apparaît environ une demi–heure après l'injection, atteint son maximum entre 2h½ et 5  heures après, et s'arrête au bout de 8  heures environ. L'insuline NPH a une durée d'action intermédiaire et est utilisée pour ses effets relativement constants sur le glucose sanguin. L'effet apparaît environ 1h½ après l'injection, atteint son maximum entre 4 et 12  heures après, et s'arrête au bout de 24  heures environ.

    Existe-t-il une quelconque raison de ne pas utiliser ce médicament ?

    L’insuline est contre-indiquée en cas d’hypoglycémie conformément aux recommandations du médecin ou de l’éducateur spécialisé en diabète. L’insuline prémélangée ne convient pas pour le traitement du coma diabétique.

    Quels sont les effets secondaires potentiels ?

    Éléments à garder à portée de la main :

    • Il est conseillé au patient de porter sur lui un bracelet ou un collier, ou d’avoir sur lui une carte indiquant qu’il est diabétique et qu’il prend de l’insuline.
    • Il doit toujours avoir sur lui du sucre sous une forme rapidement assimilable (p. ex., glucose, bonbons) au cas où la glycémie baisserait de manière excessive.
    • Il doit également disposer d’une trousse de glucagon et informer son entourage de son utilisation au cas où il serait victime d’une hypoglycémie grave entraînant une perte de conscience.
    • Il est également conseillé d’avoir sur soi deux doses d’insuline et plusieurs aiguilles en cas de perte de l’une d’elles ou de dommages.

    Troubles médicaux : Si le patient souffre de l’un des troubles suivants, il doit en informer son médecin car ces troubles peuvent modifier la dose d’insuline nécessaire :

    • diarrhées
    • forte fièvre ou infection
    • stress psychologique
    • vomissements
    • blessure ou intervention chirurgicale
    • maladie du rein
    • maladie du foie
    • hyperthyroïdie

    Qu’arrive-t-il si je prends d’autres médicaments ?


    Les médicaments suivants peuvent modifier les effets de l’insuline ou accroître le risque d’effets secondaires :

    • corticostéroïdes (p. ex., prednisone, prednisolone)
    • bêta-bloquants (p. ex., propranolol, aténolol, métoprolol, pindolol, sotalol)
    • diurétiques
    • hormonothérapie substitutive par hormone thyroïdienne (au début du traitement ou lors d’une modification de la posologie)
    • contraceptifs oraux
    • antidépresseurs tricycliques (p. ex., amitriptyline, désipramine)
    • inhibiteurs MAO (p. ex., phénelzine, tranylcypromine)
    • sulfamides
    • certains antidépresseurs
    • médicaments pour le diabète par voie orale (glyburide)
    • phénytoïne
    • alcool

    Les personnes qui prennent l’un de ces médicaments doivent consulter leur médecin ou leur pharmacien. Selon les circonstances particulières, le médecin pourra recommander les mesures suivantes :

    • l’arrêt de l’un des médicaments,
    • le remplacement de l’un des médicaments,
    • la modification de la façon dont le ou les médicaments sont pris, ou
    • le maintien du traitement.

    Une interaction entre deux médicaments n’entraîne pas toujours l’interruption de la prise de l’un des agents. Dans bien des cas, les interactions sont voulues ou sont suivies de façon attentive. Il importe de demander au médecin comment traiter les interactions médicamenteuses.

    Les médicaments autres que ceux indiqués plus haut peuvent provoquer une interaction avec ce médicament. Le patient doit informer le médecin ou le prescripteur de tous les médicaments, sur ou sans ordonnance, et de toutes les herbes médicinales qu’il prend. Il doit aussi mentionner tous les suppléments qu’il prend. Comme la caféine, les décongestionnants, la nicotine des cigarettes et les drogues illicites peuvent modifier l’action d’un grand nombre de médicaments, il importe d’indiquer au médecin les agents qui sont consommés.

    Autres informations:

    L’effet secondaire le plus prévisible de l’injection d’insuline est une faible concentration de sucre dans le sang (hypoglycémie) provoquée par une dose trop élevée inadaptée à la situation actuelle du patient.

    En cas de convulsion, d’évanouissement ou de perte de conscience, consulter immédiatement un médecin. Cette situation est davantage susceptible de survenir lorsque le glucose sanguin n’est pas maîtrisé (p. ex., l’insuline a été injectée sans apport alimentaire approprié).

    Consulter le médecin le plus rapidement possible dans les cas suivants :

    Hypoglycémie :

    • anxiété
    • troubles du comportement similaires à l’état d’ébriété
    • vision floue
    • sueurs froides
    • confusion
    • pâleur et froideur de la peau
    • difficulté à se concentrer
    • somnolence
    • faim excessive
    • accélération des pulsations cardiaques
    • maux de tête
    • nausées
    • nervosité
    • cauchemars
    • sommeil agité
    • tremblements
    • trouble de l’élocution
    • fatigue ou faiblesse inhabituelles
    • prise de poids

      Effets secondaires rares (moins de 1 % des cas) :

    • dépression sur la peau au point d’injection
    • épaississement des couches cutanées au point d’injection
    • œdème du visage, des doigts, des pieds ou des chevilles

    D’autres effets secondaires non indiqués ici peuvent également survenir dans certains cas. Consulter le médecin si d’autres effets secondaires se manifestent.

    Instructions particulières:

    La dose d'insuline nécessaire dépend de la quantité d'insuline naturelle produite par le pancréas et de la capacité de l'organisme à utiliser cette insuline. Le médecin ou un éducateur spécialisé en diabète déterminera la dose adaptée aux taux de glucose sanguin relevés lors de la surveillance du glucose.

    La dose d'insuline est mesurée en unités internationales (UI). Chaque 1 mL d'insuline contient 100 UI. L'insuline prémélangée est injectée environ 30 minutes avant certains repas ou collations selon les indications du médecin ou de l'éducateur spécialisé en diabète. Le schéma le plus fréquent est d'utiliser l'insuline prémélangée avant le déjeuner et le souper. La posologie peut varier considérablement. Il est important pour le patient de surveiller son glucose sanguin régulièrement et de s'injecter son insuline en suivant scrupuleusement la prescription d’un spécialiste du diabète.

    Mélanger l'insuline en faisant rouler lentement le flacon ou le stylo entre les mains. Ne pas utiliser l'insuline si elle est trouble et colorée. Ne pas utiliser l'insuline si elle contient des cristaux ou si le flacon ou l'ampoule semble gelé.

    La dose d'insuline doit être injectée par voie sous–cutanée (sous la peau) selon les indications du médecin ou d'un éducateur spécialisé en diabète. Les flacons d'insuline inutilisés doivent être conservés au réfrigérateur jusqu'à la date d'expiration inscrite sur l'étiquette. Ne jamais exposer l'insuline au gel. L'insuline en cours d'utilisation se conserve à la température ambiante pendant un mois seulement puis doit être jetée. L'insuline ne doit pas être exposée à des températures excessivement chaudes ou au soleil.

    Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.


    © MediResource Inc. Modalités et conditions d`utilisation : le contenu des présentes est offert strictement à titre documentaire. Demandez toujours conseil à votre médecin traitant, ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant un trouble médical.

     

    http://www.santeontario.com/DrugDetails.aspx?brand_id=1252&brand_name=Humulin%2030/70

     


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  • Que savez-vous de l'hypotension ?

    Que savez-vous de l'hypotension ?L'hypotension ou tension basse n'est, a priori, pas un danger, tant qu'elle ne s'accompagne pas de malaise ou de vertige. L'hypotension est par ailleurs fréquente dans certaines situations. Et vous, que savez-vous de l'hypotension ?





    1) Avoir une pression artérielle naturellement basse est :

    Un inconvénient.

    Un avantage.

    Le fait d'avoir une pression artérielle naturellement un peu plus basse que la moyenne n'entraîne pas de risque pour la santé. C'est même un avantage, car cela signifie que l'on a un risque moindre d'être atteint de troubles cardiovasculaires.

    2) Une hypotension soudaine se traduit par :

    Des maux de tête, des nausées.

    Une faiblesse, des étourdissements.

    Une hypotension soudaine se traduit par une sensation de malaise : faiblesse, palpitations, étourdissement, voire évanouissement.

    3) À partir de quelle valeur de pression systolique parle-t-on d'hypotension ?

    Inférieure à 120 mmHg

    Inférieure à 90 mmHg

    Une pression systolique (période de décontraction des ventricules, soit le chiffre le plus élevé) de 120 mmHg est considérée comme normale. On parle d'hypotension lorsque celle-ci descend les 100 ou 90 mmHg.

    4) Quelles sont les situations qui entraînent le plus fréquemment une hypotension :

    La sédentarité.

    Se lever rapidement.

    Se lever trop rapidement est une situation à risque de chute de tension (hypotension orthostatique). La tension artérielle baisse également après un repas (hypotension postprandiale).

    5) Parfois, les tranquillisants et les antidépresseurs :

    Augmentent la tension.

    Diminuent la tension.

    Évidemment, c'est aussi le cas des médicaments prescrits contre l'hypertension lorsque ceux-ci sont pris à une dose trop élevée.



    6) L'hypotension est plus fréquente :

    Chez les adultes jeunes.

    Chez les personnes de plus de 60 ans.

    La tension tend à augmenter avec l'âge. Mais passé la soixantaine, elle diminue progressivement. Les seniors sont donc plus à risque d'hypotension.

    7) Quelles sont les personnes les plus à risque d'hypotension ?

    Les femmes enceintes, les diabétiques et les personnes ayant des varices.

    Les adolescents.

    Les personnes âgées, celles ayant des problèmes cardiaques, un syndrome de fatigue chronique ou une hypothyroïdie sont également plus à risque d'hypotension.

    8) Face à une personne qui s'évanouit et chez qui vous suspectez une baisse de tension, que faites-vous ?

    Vous la mettez sur le côté en position latérale de sécurité.

    Vous lui surélevez les pieds.

    Si l'évanouissement est une hypotension, le fait de lui lever les pieds ramènera le sang vers le cerveau et l'aidera à reprendre immédiatement conscience.



    26/02/2010

     

    http://www.e-sante.fr/maladie-cardiovasculaire-hypotension-NN_15997-41-1.htm

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  • Sanofi Aventis - sousle7.com
    Mis à jour : Jeudi, 17 Décembre 2009
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Quelles sont les causes du diabète de type 2 ?

    • Il existe un terrain génétique favorisant l’apparition du diabète de type 2. Toutefois, personne ne connaît la cause exacte de cette maladie. Ce trouble est plus fréquent chez les personnes présentant les caractéristiques suivantes :
    • âge supérieur à 45 ans ;
    • surpoids prononcé ou obésité : la présence d’un syndrome métabolique multiplie le risque de diabète de type 2 par 12 et le risque de problèmes cardiovasculaires par 3 ;
    • antécédents familiaux de diabète ;
    • sédentarité.

    Les femmes qui ont développé un diabète pendant une grossesse ou qui ont accouché d'un bébé de plus de 4,5 kg présentent plus de risques pour cette forme de diabète.

    Une alimentation trop riche en acides gras saturés (graisses d’origine animale, comme celles de la viande rouge, du beurre, des fromages, etc.) et pauvre en fibres (légumes et fruits) semble contribuer au déclenchement du diabète de type 2.

    Peut-on prévenir le diabète de type 2 ?

    Lorsqu’on est issu d’une famille prédisposée au diabète de type 2, il est possible de prendre de bonnes habitudes afin de réduire le risque de développer cette maladie.

    • Adoptez et maintenez une alimentation équilibrée et variée, en particulier pauvre en graisses d’origine animale (viandes grasses, beurre, fromages) et riche en fibres (fruits et légumes).
    • Maintenez un poids de forme : surveillez votre IMC.
    • Pratiquez une activité physique régulière (au moins 30 minutes trois fois par semaine).
    • Après 40 ans, surveillez régulièrement votre taux sanguin de cholestérol.

    Comment diagnostique-t-on le diabète de type 2 ?

    Pour diagnostiquer un diabète non insulinodépendant, le médecin prescrit des analyses de sang. Le diagnostic se fait sur deux mesures du taux sanguin de sucre à jeun qui doivent être toutes deux supérieures à 1,26 g/l (7 mmol/l). Lorsqu'un diabète est diagnostiqué, le médecin adresse son patient à un ophtalmologiste pour un dépistage d'éventuelles atteintes des vaisseaux sanguins de la rétine, d’un glaucome ou d’un début de cataracte, plus fréquents chez les personnes diabétiques.

    Le dépistage généralisé du diabète ne se pratique pas, même si des associations de diabétiques ont tenté quelquefois de proposer des campagnes de diagnostic dans les pharmacies. En cas d’antécédents de diabète dans votre famille, votre médecin vous proposera de faire contrôler régulièrement votre taux de sucre dans le sang. Un dépistage précoce permet de réduire considérablement les risques de complication.

    Si vous souffrez de cette maladie, vous pouvez agir pour réduire les risques de complication.

    Informez-vous.

    Le patient diabétique est le premier acteur de sa santé. Mieux il connaît sa maladie, mieux il saura adopter les gestes qui en minimisent les conséquences. De très nombreux documents d'information sur cette maladie sont disponibles auprès des médecins, des associations de patients, des laboratoires pharmaceutiques ou en librairie. Des programmes d'éducation sur le diabète destinés aux patients sont proposés dans certains hôpitaux (dans le cadre des hospitalisations de jour) et par des réseaux locaux de professionnels de santé (médecins, infirmières, diététiciennes, pédicures-podologues, etc.). Renseignez-vous auprès de votre médecin ou auprès des associations de diabétiques.

    Equilibrez votre alimentation.

    Le changement des habitudes alimentaires peut suffire à contrôler un diabète de type 2 débutant. Appliquez les conseils spécifiques.

    Bougez.

    Associée à un régime alimentaire, l'activité physique a un effet bénéfique sur le diabète car elle contribue à la perte de poids, à la diminution de la masse graisseuse et à une meilleure sensibilité à l’insuline. On propose généralement aux personnes atteintes par cette maladie une activité physique d’intensité moyenne (20 à 30 minutes, au moins trois à cinq fois par semaine). Les pratiques physiques et sportives d'intensité moyenne et de longue durée (marche, cyclisme, ski de fond, randonnée, escaliers, etc.) sont particulièrement indiquées. Pendant cette activité, maintenez un bon niveau d’intensité : vous devez pouvoir continuer à parler en vous exerçant, mais chanter doit être impossible ! Si vous pouvez chanter, augmentez l’intensité ; si vous ne pouvez pas maintenir une conversation, ralentissez.

    Le sport est possible pour les personnes diabétiques de type 2. Toutefois, il est préférable de le faire sous stricte surveillance médicale et après avoir effectué un bilan cardiovasculaire. En effet, en cas de maladies du cœur et des vaisseaux, le sport pourrait provoquer des crises d’angine de poitrine ou un infarctus. D’autres complications liées au diabète (hypertension, hémorragie de la rétine, présence de protéines dans les urines, insensibilité des extrémités, etc.) doivent également être dépistées sous peine d’être aggravées par une pratique sportive inadaptée.

    Prenez soin de vos pieds.

    Les plaies du pied, chez le patient diabétique, sont à la fois dues à la perte de sensibilité et aux lésions des petits vaisseaux sanguins. Souvent provoquées par des traumatismes mineurs (frottements sur la chaussure, marche pieds nus, petites blessures), elles présentent un risque élevé d'ulcération et de surinfection et peuvent conduire à l'amputation.

    Si vous n'avez pas de complications au niveau des pieds, il vous suffit d'avoir une bonne hygiène. En revanche, si vous souffrez de complications sévères, inspectez vos pieds tous les jours à la recherche de lésions que vous n’auriez pas senties. Si vous souffrez d'embonpoint, ou de raideur des articulations, utilisez un miroir pour inspecter le dessous de vos pieds. Évitez de marcher pieds nus et prenez garde aux coupures. Lavez vos pieds tous les jours et prenez soin de contrôler la température de l'eau avec la main avant de le faire. Séchez-les correctement, en particulier entre les orteils. Attendez qu’ils soient bien secs pour mettre des chaussettes propres et des chaussures confortables qui ne vous blessent pas. Utilisez éventuellement une crème hydratante formulée pour les pieds.

    Votre médecin examinera régulièrement vos pieds. Pour évaluer la sensibilité des nerfs, il utilise un fil de nylon relié à un dispositif rigide (test au monofilament de Semmes-Weinstein) : il applique le fil en trois endroits de la plante du pied (pulpe du gros orteil, base des orteils) et demande au patient s’il sent le contact du fil.

    Prenez soin de votre peau.

    Lavez-vous à l'eau tiède avec un savon doux et protégez votre peau à l'aide d'un écran solaire. Prenez soin des coupures et des égratignures, nettoyez-les et recouvrez-les d'un pansement. Consultez votre médecin lorsque des coupures cicatrisent trop lentement ou qu'une infection apparaît. Assurez-vous que votre vaccination contre le tétanos est à jour.

    Prenez soin de vos yeux.

    Les troubles oculaires provoqués par le diabète peuvent mener à la cécité. Il importe donc de consulter un ophtalmologiste au moins une fois par an.

    Prévenez les maladies du cœur et des reins.

    Faites surveiller votre tension, consultez votre médecin en cas d'essoufflement anormal, de fatigue durable ou de douleurs dans la poitrine à l'effort. Assurez-vous de bénéficier d'un bilan lipidique et d'un électrocardiogramme au moins une fois par an, ainsi que d'une recherche de protéines dans les urines (microalbuminurie ou albuminurie) pour contrôler l'état de vos reins. Tous ces examens sont prescrits par votre médecin qui établira un récapitulatif annuel avec vous.

    Ne vous soignez pas seul.

    Si vous prenez un traitement contre le diabète de type 2, attention à l'automédication ! En effet, de nombreux médicaments, compléments alimentaires et plantes (fenugrec, ginseng, nopal, orange amère, etc.) peuvent interférer avec votre traitement et provoquer des baisses soudaines du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie), potentiellement dangereuses. Avant de prendre un produit de santé quel qu'il soit, même si vous en aviez l'habitude avant la mise en place du traitement antidiabétique, demandez l'avis de votre médecin et de votre pharmacien.

    http://www.eurekasante.fr/maladies/metabolisme-diabete/diabete-type-2.html?pb=complications

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  • Annals of Burns and Fire Disasters (ISSN 1592-9566) -
    Pending Publications

    BRULURES PAR BOUILLOTTES CHEZ LES DIABETIQUES

    Achbouk A., Khales A., Oufkir A., Belmir R., Arrob A., Ribag Y., Nassimsabah T., Ennouhi M.A., Tourabi K., Ababou K., Moussaoui A., Ouleghzal H., Ihrai H.

    Service de Chirurgie Plastique Réparatrice et des Brûlés, Hôpital Militaire Mohamed V, Rabat, Maroc


    RESUME. La neuropathie diabétique est une complication fréquente du diabète. La forme clinique la plus fréquente est la polynévrite «en chaussette» avec perte de la sensibilité des pieds à la douleur. Les brûlures par les bouillottes sont l’apanage des patients diabétiques atteints d’une polyneuropathie sensitive, et elles sont profondes. Leur prise en charge thérapeutique est difficile et doit être multidisciplinaire. Nous soulignons à travers ce travail l’intérêt de l’éducation des patients diabétiques et leur sensibilisation en ce qui concerne l’usage des bouillottes.

    Introduction

    La neuropathie diabétique est une complication fréquente du diabète, et son incidence augmente avec l’âge. La forme clinique la plus fréquente est la polynévrite «en chaussette» avec perte de la sensibilité des pieds à la douleur.

    Elle doit être recherchée systématiquement par l’examen clinique.

    Sa prévalence est estimée à 50% chez les diabétiques dont la maladie évolue depuis plus de 20 ans, et également à 50% chez les diabétiques âgés de plus de 65 ans.

    Ces troubles sensitifs expliquent le recours de certains patients atteints de diabète à des manœuvres pour pallier au déficit sensitif, à savoir les bouillottes, qui conduisent dans certains cas à des brûlures thermiques caractérisées par leur profondeur et par des difficultés thérapeutiques dans leur prise en charge.

    Le but de notre travail est de rappeler l’intérêt de la prévention et de la sensibilisation de la population diabétique aux dangers de l’utilisation des bouillottes.

    Patients et méthodes

    Sept patients dont quatre hommes et trois femmes âgés de plus de 42 ans, brûlés par la bouillotte, ont été admis au Service de Chirurgie Plastique et des Brûlés de l’Hôpital Militaire Med V de Rabat, de mi-septembre 2006 à mi-avril 2007.

    Quatre de ces patients sont sous insuline et un patient est suivi pour insuffisance rénale chronique (dialyse).

    Dans tous les cas, nos patients rapportent des troubles sensitifs au niveau de leurs membres inférieurs.

    L’examen clinique initial montrait des brûlures thermiques profondes sous forme de placards de nécrose infectées chez tous les patients et qui étaient localisées au niveau des membres inférieurs chez six patients et de l’abdomen chez une patiente.

    Les patients ont consulté après un délai variable (4-7 jours) devant le retard de cicatrisation et l’apparition de signes d’infection.

    Toutes les bouillottes ont été confectionnées par les patients eux-mêmes.

    Le traitement a consisté en une excision des placards de nécrose. Cinq de nos patients ont eu recours à une greffe de peau (75% semi-épaisse; 25% peau totale) tandis que les deux autres ont bien évolué sous pansement quotidien.

    L’oxygénothérapie hyperbare a été indiquée chez tous les patients ainsi qu’une antibiothérapie guidée par les données de l’antibiogramme (prélèvements bactériologiques systémiques devant toute brûlure).

    Tous les patients ont été adressés chez leur endocrinologue pour une prise en charge adéquate de leur affection.



    Fig. 1Patient de 45 ans, avec brûlure du pied.

    Fig. 1 - Patient de 45 ans, avec brûlure du pied.





    Fig. 2Excision/greffe de peau semi-épaisse.

    Fig. 2 - Excision/greffe de peau semi-épaisse.





    Fig. 3Brûlure du pied (excision/greffe de peau semi-épaisse).

    Fig. 3 - Brûlure du pied (excision/greffe de peau semi-épaisse).





    Fig. 4Brûlure du pied (cicatrisation dirigée).

    Fig. 4 - Brûlure du pied (cicatrisation dirigée).





    Fig. 5Brûlure au niveau de l’abdomen chez une femme (cicatrisation dirigée).

    Fig. 5 - Brûlure au niveau de l’abdomen chez une femme (cicatrisation dirigée).



    Résultats

    La durée moyenne d’hospitalisation était de deux mois.

    Tous nos patients ont cicatrisé avec un délai nettement supérieur par rapport à la population non-diabétique.

    Quatre patients ont nécessité une reprise chirurgicale.

    Discussion

    Ce travail a été conçu parce qu’on a observé que la brûlure chez les diabétiques présente des caractéristiques différentes de la population non diabétique et que la fréquence de ces brûlures par bouillottes augmente chez cette population. Ainsi, les patients diabétiques sont habituellement des patients compliqués, à cause de la forte présence des dommages microvasculaires systémiques affectant les organes multiples.3,4 Aussi, le diabète est bien connu pour être associé à une capacité curative diminuée et à une susceptibilité accrue à l’infection.

    Les polyneuropathies diabétiques sont très fréquentes. Il s’agit le plus souvent de polyneuropathies sensitives. Leur topographie est habituellement distale, bilatérale et symétrique, le plus souvent «en chaussette», plus rarement en gant, et exceptionnellement thoraco-abdominale.

    Les manifestations subjectives sont de deux ordres:

    • les douleurs: fréquentes, volontiers exacerbées la nuit;
    • plus souvent, il s’agit de paresthésies et de dysesthésies (fourmillements, démangeaisons, sensation de froid ou de chaud).

    L’étude de la brûlure chez les patients diabétiques permet de constater que la durée d’hospitalisation et de cicatrisation est nettement supérieure par rapport à la population non diabétique, avec un risque accru d’infection et un grand nombre d’interventions chirurgicales exigées.

    La prise en charge de ce type de brûlure nécessite avant tout l’amélioration de la qualité de prise en charge thérapeutique du diabète.8 La prévention de ce type de traumatisme est un élément indispensable de cette prise en charge.

    Ce travail souligne l’importance des programmes d’éducation de la population diabétique afin de diminuer la mortalité et la morbidité ainsi que le coût et le séjour en milieu hospitalier.

    La confection des bouillottes doit être soumise à une réglementation rigoureuse.

    Le patient diabétique subissant une brûlure par bouillotte a besoin d’une attention particulière et d’une surveillance méticuleuse pour plusieurs raisons. Premièrement, la prédominance des brûlures inférieures d’extrémité a ses propres implications particulières. Des brûlures de pied ont été associées à la plus grande incidence de l’infection, un cours d’hôpital et un alitement prolongé, et un besoin accru de greffe de peau. Quelques brûlures inférieures d’extrémité dans les patients diabétiques se sont avérées aisément évitables.8-10 Deuxièmement, le patient diabétique typique souffrant des brûlures est un patient âgé, ce qui constitue un facteur de risque connu pour la morbidité et la mortalité accrues de la brûlure. Troisièmement, la baisse des défenses immunitaires augmente la susceptibilité à l’infection, à la cellulite et au sepsis de la lésion de brûlure dans la population diabétique.11,12 Quatrièmement, quand une brûlure importante se produit chez un patient présentant un diabète, elle aggrave la tendance inhérente à la résistance d’insuline, rendant nécessaire la surveillance de glucose et le traitement méticuleux par l’insuline.

    Les stratégies primaires de prévention sont extrêmement importantes. La surveillance tout en se baignant, l’utilisation d’un thermomètre de l’eau, et surtout l’essai de l’eau avec des parties du corps entièrement sensibles sont des recommandations de base pour le patient diabétique.15,16 Nous recommandons également d’éviter l’utilisation des dispositifs de chauffage de contact tels que les bouillottes. Davantage d’accent devrait être mis sur le soin d’hospitalier spécial obligatoire de ces patients. Comme dit, ces patients compliqués ont besoin de la surveillance soigneuse clinique et de laboratoire, avec un index élevé de soupçon contre l’infection locale ou systémique.

    Le traitement chirurgical devrait être méticuleux et définitif.

    Conclusion

    Les brûlures thermiques par bouillottes chez les diabétiques sont assez fréquentes. Elles peuvent avoir des implications pour la durée d’hospitalisation et le nombre d’interventions chirurgicales requises. La prévention de ces accidents passe par l’éducation des patients et l’éventuelle prohibition de l’utilisation des bouillottes, ce qui permettrait de diminuer sensiblement la fréquence et la sévérité de ses brûlures.

     

    SUMMARY. Diabetic neuropathy is a frequent complication of diabetes. The most frequent clinical form is known as “sock polyneuritis”, with loss of sensitivity to pain in the feet. Hot water bottle burns are the prerogative of diabetic patients suffering from a form of sensitive polyneuropathy. Such burns are deep. It is difficult to take therapeutic responsibility and decisions must be multidisciplinary. We underline the importance of the education of diabetic patients and of arousing their awareness to the possible risks involved in the use of hot water bottles.

     


    Bibliography

    1. Bouche P., Vallat J.M.: «Neuropathies Héréditaires, Neuropathies Périphériques - Polyneuropathies et Mononeuropathies Multiples», Doin, Paris, 1992.
    2. Boulton A.J.M.: Pathogenesis of diabetic neuropathy. In: “The Diabetes Annual/7”, 192, Marshall S.M., Gome P.D., Albertini K.G.M.M., Krall L.P. (eds), Elsevier, Amsterdam, 1993.
    3. Levin M.E.: Pathogenesis and management of diabetic foot lesions. In: “The Diabetic Foot” (5th ed.), 16-19, Levin M.E., O’Neal L.W. (eds), C.V. Mosby Co., St Louis, 1988.
    4. Pecoraro R.E., Ahroni J.H., Boyko E.J., Stensel V.L.: Chronology and determinants of tissue repair in diabetic lower extremity ulcers. Diabetes, 40: 1305-13, 1991.
    5. Reiber G.E., Pecoraro R.E., Koepsell T.D.: Risk factors for amputation in patients with diabetes mellitus. Ann. Intern. Med., 117: 97-105, 1992.
    6. Dijkstra S., Bent M.J., Brand H.J. et al.: Diabetic patients with foot burns. Diabetic Med., 14: 1080-3, 1997.
    7. Katcher M.L., Shapiro M.M.: Lower extremity burns related to sensory loss in diabetes mellitus. J. Fam. Pract., 24: 149-51, 1987.
    8. Balakrishnan C., Rak T.P., Meininger M.S.: Burns of the neuropathic foot following use of therapeutic footbaths. Burns, 21: 622-3, 1995.
    9. Black P.R., Brooks D.C., Bessey P.Q.: Mechanisms of insulin resistance following injury. Ann. Surg., 196: 420-35, 1982.
    10. Larson C.M., Braun S., Sullivan J., Saffle J.R.: Complications of burn care in patients with neurologic disorders. J. Burn Care Rehabil., 9: 482-4, 1989.
    11. Trier H., Spaabaek J.: The nursing home patient - a burn-prone person. An epidemiological study. Burns, 13: 484-7, 1987.
    12. Formal C., Goodman C., Jacobs B., McMonigle D.: Burns after spinal cord injury. Arch. Phys. Med. Rehabil., 70: 380-1, 1989.
    13. Zachary L.S., Heggers J.P., Robson M.C., Smith D.J., Maniker A.A., Sachs R.J.: Burns of the feet. J. Burn Care Rehabil., 8: 192-4, 1987.
    14. Backstein R., Peters W., Neligan P.: Burns in the disabled. Burns, 19: 192-7, 1993.
    15. Ng D., Anastakis D., Douglas L.G., Peters W.J.: Work-related burns: A six-year retrospective study. Burns, 17: 151-4, 1991.
    16. Greenhalgh D.: Wound healing and diabetes mellitus. Clin. Plast. Surg., 30: 37-44, 2003.

    This paper was received on 18 May 2008.
    Address correspondence to Dr Abdelhafid Achbouk, 67 Lot al Abtal, Temara, Maroc (tél.: 212 786 75784). E-mail: achboukhafid@hotmail.com

     

    http://www.medbc.com/meditline/articles/vol_26/num_1/8/text/vol26n1p8.asp

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  • Diabète : Mieux informer sur la pompe à insuline

    Caractérisée par une trop faible production d'insuline, le diabète nécessite de compenser ce déséquilibre. Parmi les traitements proposés, la pompe à insuline offre une amélioration de la qualité de vie à près de 25 000 patients. Mais 70 000 pourraient potentiellement en bénéficier. Face à ce constat, l'Association française des diabétiques s'engage.

    Depuis 30 ans, les patients diabétiques peuvent bénéficier des pompes à insuline. Ce dispositif fiable et fonctionnel améliore la vie quotidienne des malades. Pourtant, leur usage reste peu répandu en France. Découvrez les avantages et les inconvénients de cette prise en charge.

    L'AFD milite en faveur de la pompe à insuline

    "Plusieurs études ont retrouvé un meilleur équilibre du diabète chez les patients traités par pompes par rapport à ceux traités par injection (…) La pompe à insuline constitue une option thérapeutique de choix pour retrouver liberté des horaires et souplesse des rythmes" déclare le Dr Jean-Pierre Riveline, diabétologue1.

    Dès que la communauté scientifique et médicale a démontré le bénéfice de la thérapie par pompe à insuline, l'Association française des diabétiques (AFD) s'est engagée pour rendre accessible au plus grand nombre ce progrès médical. "Dès 2000, nous sommes intervenus auprès du ministère de la santé pour que les pompes externes soient prises en charge par l'Assurance maladie. Puis nous avons participé à l'élaboration d'un cahier des charges pour l'inscription à la Liste des produits et prestations remboursables (LPPR). La négociation, parfois difficile, a duré quelques années, mais a abouti en août 2006" témoigne Gérard Raymond, président national de l'AFD1.
    "La pompe à insuline constitue un traitement spécifique qui ne convient pas à tous : des indications et des contre-indications médicales ont été mises en évidence par les études" précise le Dr Jean-Pierre Riveline, diabétologue1.

    Indications

    Les patients doivent remplir les critères suivants :
    - Etre préalablement en programme intensifié (au moins 3 injections par jour, 3 autocontrôles par jour et une consultation spécialisée tous les trois mois)
    - Un équilibre glycémique mauvais sous ce traitement intensif (HBA1c>7% ou 2 hypoglycémie sévères ou 4 hypoglycémie modérées)
    - Un besoin de flexibilité (besoin en insuline variable dans la journée, infections chroniques, neuropathie douloureuse, intolérance aux injections).

    Contre indications

    - Manque de motivation : le patient doit souhaiter ce traitement après y avoir mûrement réfléchi.
    - L'existence de troubles psychiatriques graves peut rendre le maniement de la pompe ou le suivi médical difficile.
    - Une rétinopathie évolutive constitue une contre-indication temporaire le temps de stabiliser l'état ophtalmique.

    La décision du passage sous pompe doit dans tous les cas être mûrie par le patient et l'équipe médicale doit s'assurer de sa motivation.

    Indications et avantages de la pompe à insuline

    Les avantages de la pompe sont nombreux. Grâce à la pompe à insuline externe, le nombre de piqûres passe de 150 piqûres par mois à 10 seulement. Cette thérapie permet l'amélioration de l'équilibre glycémique, une meilleure adaptation à l'insulinothérapie fonctionnelle, une adaptation plus grande aux activités de la vie quotidienne, traitement des nouveau-nés…
    Mais certains inconvénients ne sont pas à négliger : la pompe nécessite une hospitalisation pour l'initiation du traitement par pompes, elle nécessite une certaine compréhension de la technologie ; le port de la pompe se fait 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ; elle peut constituer pour certains un signe extérieur de maladie ; les contrôles glycémiques doivent être nombreux (au moins 3 par jour) parce que les risques d'accidents hypoglycémiques sont plus importants. Enfin, les pompes ne sont pas automatiques (pas d'autorégulation), elles demandent donc une grande participation du porteur de pompe pour l'adaptation des doses, la conduite à tenir en cas de pannes, d'hyperglycémies inexpliquées…
    Aujourd'hui, 24 500 patients sont porteurs d'une pompe à insuline en France alors que 70 000 pourraient potentiellement en bénéficier2. L'AFD constate ainsi que de fortes inégalités d'accès à ce traitement subsistent en France. Selon les régions, le nombre de centres prescripteurs varie de 1 à 6, avec comme corollaire, une proportion de patients équipés très variable selon le lieu de vie.


     
     

    Où s'informer sur la pompe à insuline ?

    Une étude qualitative réalisée par l'AFD lors de la première campagne "Eclairer sur la pompe" en 2007, montre que les patients souhaitent avoir plus d'informations, autant du point de vue médical et technique, que sur le plan de la vie quotidienne avec la pompe.
    Face à cette demande, vous pouvez vous informer via différents canaux :

    • Il est important de demander des informations à votre médecin afin de savoir si un tel traitement est possible dans votre cas. Plusieurs questions peuvent initier un tel dialogue : Un traitement par pompe pourrait-il me convenir ? Est-ce qu'une pompe se garde jour et nuit ? Pour ma vie intime, la pompe ne risque-t-elle pas de me gêner ? Comment choisir celle qui me convient ?...
    • Depuis février 2010, un site internet créé par l'AFD "Eclairer sur la pompe" permet d'améliorer la connaissance des patients diabétiques et de leur entourage.
    • Plusieurs rencontres gratuites3 sont ainsi organisées par l'AFD à travers toute la France pour en savoir plus sur ce traitement. Découvrez le programme complet sur le site "Eclairer sur la pompe".
    • Redécouvrez le dossier de Doctissimo consacré à la pompe à insuline.

    Enfin, si vous souhaitez en savoir plus sur la pompe, les traitements du diabète et échanger vos expériences, n'hésitez pas à vous confier sur notre forum Diabète.

    Luc Blanchot, le 6 avril 2010

    1 - Dossier de presse "Eclairer sur la pompe" - AFD - Janvier 2010
    2 - Statistiques CnamTS, décembre 2009
    3 - L'AFD organise plus de 40 rencontres gratuites à travers toute la France en 2010. Les fabricants de pompe à insuline (Medtronic, Novalab, Roche Diagnostics) ainsi que les prestataires de santé à domicile (Dinno Santé, Nestlé HomeCare, Orkyn, VitalAire) s'associent à cette opération.


    Pompe à insuline : des diabétiques gonflés à bloc !

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/14352-diabete-information-pompe-insuline.htm

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  • Sucres et diabète : les experts se prononcent

    Si la nutrition fait partie intégrante de la prise en charge du diabète, de nombreuses idées reçues subsistent encore, tant pour les patients que pour les médecins. C’est ce qui a conduit la prestigieuse association américaine du diabète (ADA) à publier des recommandations nutritionnelles scientifiquement validées à partir de l‘analyse de la littérature.

     

    En matière de diabète, la thérapie nutritionnelle doit répondre à 4 objectifs :

    • Obtenir et maintenir un équilibre métabolique satisfaisant : une glycémie dans les normes, un profil lipidique et des chiffres tensionnels assurant une bonne protection cardio vasculaire.
    • Prévenir et traiter les complications à long terme (obésité, dyslipidémie, cardiopathie, hypertension, néphropathie).
    • Améliorer la santé à travers des habitudes alimentaires saines et une activité physique régulière.
    • Donner des conseils personnalisés, tenant compte des préférences et des habitudes socioculturelles.

    La quantité totale de glucides compte plus que leur nature

    L’ADA recommande d’abandonner les termes de “sucres simples, glucides complexes, sucres rapides” qui sont mal définis, et de leur préférer “sucres, amidon et fibres”. Chez les diabétiques, les études soulignent l’importance des aliments glucidiques, en particulier des céréales complètes, des fruits, des légumes et des laitages allégés (source de lactose). De nombreux facteurs influencent la réponse glycémique aux aliments : teneur en sucre, type de sucres (glucose, fructose, saccharose, lactose), nature des amidons (amylose, amylopectine, amidon résistant), modes de cuisson et préparation des aliments, autres composés présents dans les aliments (lipides, phytates, tanins etc..). Quoiqu’il en soit, la quantité totale de sucre apportée par les repas et les collations est plus importante que la nature de ceux ci, pour la réponse glycémique.

    • Chez les diabétiques de type 1, la dose d’insuline pré-prandiale doit être ajustée en fonction du contenu en glucides du repas.
    • Chez les diabétiques de type 2, le remplacement des hydrates de carbones par des graisses monoinsaturées réduit la glycémie post-prandiale et le taux de triglycérides (mais risque d’augmenter le poids, ce qui n’est pas toujours souhaitable…).

    L’index glycémique : un rôle modeste

    Bien que les régimes privilégiant les aliments à faible index glycémique réduisent la glycémie post-prandiale, la capacité à maintenir ce type de régimes à long terme n’a pas été établie…

    • Chez les diabétiques de type 1, les études (sur 2 à 6 semaines) comparant les régimes à faible index glycémique aux régimes à fort index glycémique, n’ont pas démontré de bénéfice.
    • Chez les diabétiques de type 2, les études comparant les effets de ces deux types de régimes, n’ont rapporté que des améliorations inconstantes de l’HbA1c avec les régimes à faible index glycémique. En outre, s’il est clair que tous les glucides n’ont pas le même effet hyperglycémiant, les bénéfices à long terme ne sont pas clairement établis. S’ils existent, les effets à long terme sur la glycémie et les lipides demeurent modestes. Des études supplémentaires sont, comme souvent en nutrition, nécessaires pour trancher…

    Des fibres en grande quantité !

    Comme la population générale, les diabétiques sont encouragés à consommer une variété d’aliments riches en fibres : céréales complètes, fruits et légumes frais, qui, outre riches en fibres variées, sont des sources importantes de vitamines, minéraux et éléments protecteurs. Chez les diabétiques de type 1, les études utilisant des grandes quantités de fibres montrent un effet bénéfique sur la glycémie. Chez les diabétiques de type 2, il apparaît que l’ingestion de fibres doit être très importante pour conférer des bénéfices sur le contrôle glycémique, l’hyper-insulinisme et les lipides. Reste à savoir si de tels régimes sont acceptables sur le long terme en raison de leur faible palatabilité et de leurs effets gastro-intestinaux…

    Et les fruits, docteur ?

    Les experts estiment que le saccharose n’élève pas plus la glycémie que des quantités isocaloriques d’amidon. Il n’y a donc aucune raison de priver de sucre les diabétiques sous prétexte d’aggraver leur hyperglycémie (à condition que celui-ci soit intégré au repas, bien sûr). Ils rappellent cependant que chez les diabétiques, le fructose entraîne une réponse glycémique post-prandiale plus faible quand il se substitue au saccharose ou à l’amidon dans la ration. Même si ce bénéfice est tempéré par une tendance à élever les triglycérides, il n’y a aucune raison de recommander aux diabétiques d’éviter les sources naturelles de fructose que sont les fruits et certains légumes. En conclusion, les experts s’accordent pour que les glucides et les lipides mono insaturés représentent 60 à 70% de la ration énergétique totale. La proportion de lipides doit bien évidemment être déterminée en fonction de la nécessité de contrôler le poids de ces patients souvent obèses…

    Sans oublier les micronutriments

    Les diabétiques doivent être informés de l’importance de consommer suffisamment de vitamines et de minéraux à partir de leurs sources alimentaires naturelles. La supplémentation n’est nécessaire que quand des déficits sont établis, en particulier chez les personnes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes, les végétariens et les sujets soumis à une restriction calorique importante. Le diabète étant un état ou le stress oxydatif est accru, il est important d’assurer aux patients un bon statut en antioxydants. Les “mégadoses” d’antioxydants n’ont démontré aucun effet protecteur dans le diabète. Le rôle des vitamines B1, B6, B12 dans le traitement de le neuropathie diabétique n’a pas encore été établi. De même que celui de minéraux comme le zinc ou la chrome, dont la carence aggrave l’intolérance au glucose.

    Les outils de la prévention :

    La progression mondiale du diabète souligne la nécessité de sa prévention. Celle-ci passe avant tout par des modifications du mode de vie. Une perte de poids modeste (5 à 7%), ainsi qu’un exercice physique régulier, sont les facteurs essentiels de la prévention du diabète de type 2. La réduction des graisses, en particulier saturées, est recommandée, car celles-ci altèrent la sensibilité à l’insuline. Les graisses polyinsaturées sont à privilégier (en particulier les oméga 3) car elles semblent réduire les risques de diabète. Des études récentes ont également montré une réduction des risques de diabète en augmentant l’apport en céréales complètes et en fibres alimentaires.

    Source : Aprifel

    http://www.i-dietetique.com/?action=articles&id=1697

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  • Chers Membres,

    Voici les dates des prochaines soirées à thème :

    Vendredi 9 avril : A partir de 21h (heure française) Présentation du nouveau lecteur de glycémie, le plus petit au monde, le TWIST de chez Novalab, avec la participation de Mr.Olivier Ruiz qui pourra répondre à toutes vos questions.

    Vendredi 16 avril : Préparation, accueil et encadrement des membres de « Dextro en Fête » se rendant à la rencontre du 1er Type, à Tagnon … donc pas de soirée à thème prévue ce soir là.

    Vendredi 23 avril : Retour de Mr.Olivier Ruiz pour nous présenter cette fois ci le Dexcom Seven Plus, le lecteur de glycémie en continu de chez Novalab.

    Des soirées sont aussi prévues sur le mois de mai, les dates vous serons communiquées ultérieurement fin avril.

    Merci de votre participation.


    Au plaisir de vous retrouver sur
    http://www.dextro.fr

    Pour adhérer à l'association Dextro en Fête :
    http://www.dextro.fr/<wbr>documents/Formulaire.pdf
    Pour se procurer le livre d'André Positif, "Le diabète, un nouveau mode de vie à découvrir" http://dextro.fr/

     

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