• La prise en charge de l’état nutritionnel du patient âgé et alimentation de régime

    Dimanche 2 mars 2008

    L’Alimentation de régime.

    Avec les beaux jours, un flot de magazines présentent des régimes plus variés les uns que les autres. Cette période me paraît également propice, en gériatrie, pour aborder les problèmes de l’alimentation de régime.

    En maison de repos, lorsqu’un patient est mis au régime, nous ne disposons généralement , comme outil de travail, que de l’ordonnance médicale et, à moins que d’être aidé par un service de diététiciennes, nous sommes souvent confrontés à de nombreux questionnements.

    Avant de mettre en place un régime, se poser les bonnes questions est déjà gage de réussite.

    1° Quels sont les buts du régime ?

    Différentes situations, différentes pathologies vont inciter le médecin à prescrire un régime à une personne âgée.

    S’agit-il d’un trouble pondéral (surcharge pondérale ou cachexie) ou d’un trouble métabolique (hypertension, diabète…) ?
    S’agit-il de mettre un organe au repos (en vue d’une intervention chirurgicale intestinale ou d’un examen du colon) ?
    S’agit-il de prévenir certaines maladies (hypercholestérolémie.. ) ou d’éviter des complications à long terme (diabète…) ?
    S’agit-il de pallier à certaines intolérances (gluten, lactose…) ?

    1. Je tiens à remercier les gestionnaires de maison de repos qui se sont servis de mon article précédent comme outil de travail en atelier discussion avec leurs résidents.
    Quelle satisfaction d’apprendre que de nombreux résidents ont été fort intéressés, d’autres interpellés et certains, même, bien décidés à se faire soigner les dents ou à réviser leurs prothèses

    2° Quelles doivent être les qualités d’un régime ?

    Un bon régime repose sur cinq facteurs.

    Il doit être adapté à la pathologie de la personne âgée.
    Il doit être pratique et réaliste, lié au mode de vie du patient, à ses horaires et à ses loisirs.
    Il doit posséder des qualités gastronomiques, préservant ainsi le plaisir de manger.
    Il doit être détaillé et précis, permettant au patient d’effectuer, en toute sécurité, des choix alimentaires.
    Il doit surtout, tout en restant adapté à la pathologie du sujet âgé, rester équilibré.

    3° Quel régime pour quelles pathologies ?

    Ceci étant précisé, il s’agit de choisir, dans les six grandes familles de régimes les plus couramment utilisés, celui qui sera le mieux adapté à la pathologie du patient et qui tentera de rester le plus possible équilibré et varié.

    a) Régime hypercalorique, hyperprotéiné

    Ce type de régime est recommandé aux personnes souffrant de malnutrition, de cachexie, d’hypoprotéinémie, de maladies infectieuses chroniques ou digestives chroniques. Dans les cas de brûlures étendues, d’escarres ou encore, chez les patients qui présentent une hyperthyroïdie ayant entraîné un amaigrissement et,enfin, comme complément des anémies, de l’ostéoporose ou du rachitisme.
    Ce genre de régime s’adresse également aux patients souffrant de dénutrition liée à la démence. Dans ces cas, l’utilisation de compléments nutritionnels représente un intérêt appréciable.

    b) Régime à texture modifiée

    L’alimentation liquide est souvent recommandée aux malades devant rester étendus (fracture de la colonne, patients sub-comateux, ou en fin de vie..), aux personnes âgées souffrant d’anorexie ou refusant des mets solides dans le cas de maladie d’Alzheimer, aux patients atteints de lésions graves de la gorge ou de l’œsophage (cancer, radiothérapie…), aux patients souffrant de dysphagie (fausses routes, fausses déglutitions) et enfin, pour permettre le passage de l’alimentation par sonde à une alimentation par voie orale.

    c) Régime diabétique

    La tendance actuelle se veut plus « permissive » et logique dans l’application du régime diabétique chez le sujet âgé. En effet, on préférera parfois adapter le traitement médicamenteux et garder une « qualité de vie » en optant pour un régime plus large, plutôt que d’être trop « sévère » et entraîner des cas de dénutrition accompagnés de dépression si fréquent chez la personne âgée.

    Le régime diabétique a deux fonctions : d’une part, à court terme, il doit permettre de maintenir la glycémie à un taux stable et normal, réduire les glycosuries et favoriser l’utilisation du glucose, et d’autre part, à long terme, éviter les complications graves de la maladie telles que gangrène, cataracte, cécité, athérosclérose, insuffisance rénale …

    Ce régime, le plus couramment rencontré en maison de repos, doit être géré avec une attention particulière tout en n’étant pas trop restrictif afin d’éviter les pertes de poids.
    Les repas doivent être pris à heure régulière en fonction des médicaments et du dosage de l’insuline.
    Trois repas principaux et trois collations doivent être répartis sur la journée (la collation du soir souvent oubliée, revêt pourtant toute son importance pour éviter la chute de glycémie de fin de nuit).
    Progressivement, on devra tenter de déshabituer le patient de la saveur sucrée.
    On lui proposera une cuisine légère et digeste en évitant les excès de graisses saturées ou de sel, afin d’éviter les problèmes cardiovasculaires souvent associés au diabète.
    On lui apprendra à reconnaître les signes d’hypoglycémies (tête vide, faim intense, sueur frontale, nervosité…).

    On veillera à peser le patient de façon régulière.

    d) Régimes désodés

    Les régimes désodés stricts ne sont plus trop en vogue, en effet, on tentera de plus en plus à proposer des régimes désodés « larges » (si on propose le pain sans sel, on pourra par exemple « élargir » d’autres mets…).

    Les régimes désodés sont le plus souvent indiqués en cas d’hypertension artérielle, de cardiopathies décompensées ou non, d’oedèmes, de néphropathies, de cirrhose avec ascite ou encore, lors de traitements prolongés aux corticoïdes mais rappelons-nous qu’ils seront contre indiqués dans certaines formes de néphrites chroniques ou de néphroses, d’insuffisance surrénaliennes, et également en cas de transpiration importante, de vomissements ou de diarrhées.

    Les habitudes alimentaires de nos aînés font que la suppression du sel dans l’alimentation représente souvent une difficulté supplémentaire, en effet, des mets non salés sont souvent d’un goût fade et lassent très vite les patients au point d’entraîner parfois de l’anorexie.

    e) Les régimes d’épargne gastrique

    Ce type de régime est le plus souvent prescrit aux patients souffrant de troubles gastriques, d’oesophagite, d’hernie hiatale avec reflux ou encore d’hypersécrétion chlorhydrique entre autres.

    Il est important d’éviter les irritants de la muqueuse gastrique : tabac, alcool, coca, café, chocolat, épices, boissons gazeuses, fritures…

    Ce régime d’épargne gastrique doit également être géré avec une attention particulière :

    La nourriture doit être fractionnée en 5 ou 6 repas légers.
    Les repas doivent être pris à horaires réguliers dans le calme et la détente.
    Le patient doit être encouragé à entretenir une bonne hygiène dentaire et à porter régulièrement ses prothèses. Il doit éviter de « chiquer », de mastiquer dans le vide, mais par contre, bien mâcher les aliments.

    f) Le régime d’épargne intestinale

    - Dans le cadre de diverticulose, diverticulite, colon irritable, ce régime sera prescrit pour une plus longue durée. Il sera conseillé dans ce cas, d’éviter les fibres insolubles (légumes secs, pain complet, riz complet, pâtes complètes…), de limiter les apports en lactose et d’éviter les graisses.

    - Dans le cadre de préparation à une intervention chirurgicale par exemple, au niveau de l’intestin, ce régime sera prescrit pour une courte durée.
    On parlera alors de régime « sans déchets strict » dans lequel on évitera particulièrement les fibres insolubles mais également les fibres solubles (fruits et légumes cuits et crus), les graisses, et l’apport en lactose.
    On aura parfois recours à des compléments nutritionnels sans lactose et sans fibre qui ont l’avantage de ne plus laisser le patient à jeun les jours qui précèdent l’intervention.

    4° Comment procéder pour effectuer la réalisation pratique d’un régime ?

    Il est essentiel, au départ, de disposer d’une anamnèse alimentaire (idéalement, nous l’avons déjà vu, l’anamnèse sera réalisée à l’entrée du résident, avant même la prescription d’un régime, ce qui simplifiera la démarche auprès du patient).

    L’interrogatoire du patient portera surtout sur :

    - son mode de vie, ses goûts alimentaires, la nature des aliments et des boissons les plus habituellement consommés
    - ses troubles du comportement alimentaire (grignotage, téléphage.. )
    - la fréquence des écarts
    - les difficultés et les résistances rencontrées face au régime.

    Il est également important d’impliquer le patient, le personnel et la famille dans la mise en place d’un régime.

    S’il n’est pas habituel en maison de repos de faire appel à un service de diététique, il me semble important de faire confiance aux « professionnels ».
    C’est ainsi qu’avec l’aide d’une diététicienne, on pourra élaborer un plan alimentaire clair et précis, ainsi qu’un tableau d’équivalence qui permettrait au patient de varier son alimentation sans transgresser aux règles du régime. On peut également demander au service de diététique de créer une liste détaillée des aliments autorisés et défendus, les recettes de préparation adaptées ainsi que la liste des produits de régime et leur point de vente, afin de disposer d’outils de travail concrets pour aider au mieux le patient dans l’observance de son régime.

    5° Faut-il suivre le patient ?

    Le suivi du patient revêt une importance capitale.

    Les intervenants (infirmière | aides soignantes…) doivent rencontrer régulièrement le patient pour le féliciter et l’encourager, répondre à ses questions et lui prodiguer des conseils pratiques.
    Dés qu’une difficulté apparaît, se faire conseiller par un service de diététique.
    Dés que cela s’avérera nécessaire, le régime pourra être « remodelé » en fonction de l’état général du patient ou de l’évolution de sa maladie.

    A propos des produits de régime….

    On peut classer les différents produits de régimes en différentes catégories :

    - les produits destinés à l’observance d’un régime (ex : lait sans lactose, produits sans glucose…)
    - les produits utiles à la réalisation d’un régime (ex : poudres protéinées, farines sans gluten..)
    - les produits améliorant l’alimentation du patient (ex : sel sans Na, produits désodés, produits pour diabétiques, produits pauvres ou riches en fibres…)

    La société de consommation dans laquelle nous vivons nous propose une panoplie de produits au prix parfois élevé. Certains d’entre eux peuvent être efficacement remplacés par des recettes maison (une pomme cuite au four avec de la cannelle peut avantageusement remplacer une compote light sans sucre).

    L’attention du patient doit être attirée sur les notices qui accompagnent les produits de régime (par exemple, la mention « light » peut avoir différentes significations : sans sucre ou allégé en graisse ou…).

    Le régime alimentaire et l’incidence psychologique sur le patient âgé, institutionnalisé.

    La personne qui est mise au régime présente parfois une attitude de gêne qu’elle cachera derrière des comportements de honte qui seront vécus souvent par les autres comme des « caprices ». Ces attitudes peuvent diminuer la convivialité, faire apparaître la personne comme asociale et uniquement focalisée sur son assiette.
    Ce type de comportement ne reflète souvent que le besoin de cacher aux autres (et à soi même) sa « différence ». Plus le nombre de convives à une même table sera important et plus le malaise sera profond, les manifestations de ce malaise se traduiront par des apartés, des moqueries, des critiques, des délimitations de morceaux de tables, des réactions d’agressivité ou d’isolement.
    Il sera très important de déceler ces comportements, en parler avec le résident afin de pouvoir les éviter.

    Solange GOFFIN.

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    Publié dans Alimentation, Diététique, Personnes âgées, Régime

    http://www.soignants-aides.com/infirmiere-personnel/maison-repos/diabete/
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  • Le rôle des modifications de l'ADN dans le diabète

    [Date: 2009-09-22]

    Illustration associée à l’article

    Des scientifiques suédois ont découvert une différence importante entre les personnes en bonne santé et celles atteintes du diabète de type 2, au niveau de la structure et de l'expression des gènes qui contrôlent la consommation d'énergie par leurs cellules. Publiés dans la revue Cell Metabolism, les résultats suggèrent que des changements épigénétiques pourraient contribuer au développement du diabète.

    Les scientifiques du Karolinska Institutet en Suède ont ainsi isolé l'acide désoxyribonucléique (ADN) de muscles de diabétiques et ont découvert des marqueurs chimiques absents chez les personnes dont l'organisme répond normalement à une augmentation de la glycémie. Ces marqueurs épigénétiques (qui résultent de facteurs externes non génétiques) se trouvent sur un gène qui contrôle la quantité de «carburant» (glucose ou lipides) consommé par les cellules.

    Les chercheurs font également remarquer que ces marqueurs sont présents dans les muscles squelettiques des personnes présentant un état paradiabétique, où la glycémie est supérieure à la normale mais inférieure au seuil du diabète. Si cet état paradiabétique n'est pas soigné, un diabète de type 2 se déclare dans une marge de 10 ans. Ces résultats suggèrent que la modification au niveau de l'ADN pourrait être une étape précoce du développement de la maladie.

    Les scientifiques déclarent que ces modifications reprogramment rapidement l'activité du gène, mais sans modifier la séquence d'ADN correspondante. Il est donc très probable que des facteurs externes, comme l'exercice ou l'alimentation, puissent avoir une influence sur nos gènes, positive ou négative.

    L'étude a montré que l'hyperméthylation (une augmentation de la méthylation épigénétique des résidus cytosine et adénosine dans l'ADN) du gène PGC-1alpha (coactivateur-1alpha du récepteur gamma activé par les proliférateurs des peroxysomes [PPAR-gamma]) se produit également dans les cellules des fibres musculaires exposées à un facteur inflammatoire ou à des acides gras libres En revanche, ces changements ne surviennent que dans des cellules arrivées à totale maturité.

    «Ces modifications se produisent lorsque l'on soumet le muscle à des facteurs systémiques qui reproduisent l'état diabétique», explique le professeur Juleen Zierath du département de médecine moléculaire et de chirurgie du Karolinska Institutet.

    Le professeur Zierath et son collègue Romain Barrès, l'auteur principal, soulignent que de tels changements de l'empreinte épigénétique ont déjà été observés. Selon eux, ce genre de modification chimique des gènes est ainsi responsable des changements du développement lors de la différenciation des cellules (le processus par lequel elles se spécialisent pour effectuer des fonctions précises dans les divers tissus et organes). Ils sont par exemple responsables de la production de kératine (une scléroprotéine fibreuse) au niveau de la peau mais pas du sang.

    «Le processus est bien plus dynamique que nous le pensions», fait remarquer le professeur Zierath. «Les facteurs génétiques du diabète sont certainement importants, mais cette étude montre que les changements épigénétiques, qui interviennent au-dessus des gènes, peuvent modifier notre physiologie en profondeur.»

    Chez l'homme, une étude couvrant plusieurs générations a montré que le régime alimentaire influait probablement sur le contrôle épigénétique du diabète, en établissant une relation étroite entre la nutrition des grands-parents et un risque accru de décès par diabète chez les petits-enfants.

    Pour de plus amples informations, consulter:

    Revue Cell Metabolism:
    http://www.cell.com/cell-metabolism/home

    Karolinska Institutet:
    http://ki.se/ki/jsp/polopoly.jsp;jsessionid=az4aUyq3tP29UUNT8o?l=en&d=130

    LIRE EGALEMENT: 30969

    Catégorie: Divers
    Source des informations: Revue Cell Metabolism; Karolinska Institutet
    Référence du Document: Barrès, R., et al. (2009) Non-CpG Methylation of the PGC-1alpha Promoter through DNMT3B Controls Mitochondrial Density. Cell Metabolism, 10:189-198. DOI: 10.1016/j.cmet.2009.07.011.
    Codes de Classification de l'Index des Sujets: Biotechnologie; Sciences du vivant; Médecine, santé; Recherche scientifique

    RCN: 31274

    http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=NEWSLINK_FR_C&RCN=31274&ACTION=D

     

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  • Enfants, diabète et autonomie

    Pour rendre compte de leur quotidien, l'AJD a publié un livre qui recueille les témoignages des enfants et de leurs parents. Ce qu'il en ressort? 

    "Les enfants acceptent que le diabète fasse loi dans leur santé mais pas dans les autres domaines de leur quotidien". (Sabine Malivoir, psychologue clinicienne, AJD)

    ALIMENTATION CHEZ L'ENFANT DIABETIQUE


    diabete_espaceprevention
    • Des repas à heures fixes, une alimentation équilibrée.
    Chez un sujet non diabétique, le pancréas a pour fonction de sécréter de l'insuline afin de réguler le taux de glycémie dans le sang. Il en produit une petite quantité entre les repas, beaucoup plus à l'issue de ceux-ci. Mais "chez le patient diabétique, le pancréas ne peut plus assurer cette activité. On injecte donc de l'insuline exogène grâce à des piqûres ou à une pompe" explique Carine Choleau, docteur en physiologie de la nutrition et chercheur à l'AJD.
    Avec l'équipe médicale et suivant les activités de l'enfant, un traitement adapté en insuline est administré. "Mais une fois l'insuline injectée le repas doit être pris très rapidement (de 5 à 30 minutes selon le type d'insuline)" précise-t-elle.


    Simon sur TLT diabetique rugbyman Vincent Clerc Toulouse

    Plus d'infos
    www.diabete-france.net
    AJD
    9 av Pierre de Coubertin
    75013 Paris
    Tel 01 44 16 89 89


    Crédit photos
    http://3.bp.blogspot.com/_MNU9eyTQTPA/SCc8wcCUE0I/AAAAAAAAEJc/PbkmEP9RiqA/s400/1-CORPOR08Q302_NA_DIABETE2.jpg
    http://www.mgen.fr/uploads/pics/diabete_espaceprevention.jpg
    http://a33.idata.over-blog.com/300x200/2/85/58/36/L-enfant-interieur/enfant-heureux-bras-au-ciel.jpg

    http://www.securikids.fr/parents/enquetes/dossier-du-mois?start=1


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    Neuropathie diabètique : de quoi s'agit-il ?


    La neuropathie diabétique est une complication du diabète qui se définit comme l’atteinte du système neurologique. Le système nerveux regroupe le système nerveux périphérique (nerfs qui conduisent les informations sensitives ou les commandes motrices) et le système nerveux autonome (nerfs des organes comme le cœur, l’estomac…). La neuropathie diabétique affecte le fonctionnement du système nerveux périphérique et du système nerveux autonome ; elle est responsable de douleurs, de troubles sensitifs ou de mal perforant plantaire mais aussi d’atteinte digestive ou cardio-vasculaire.

     

    Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de la neuropathie diabètique ?


    La neuropathie diabétique atteint les patients ayant un diabète nécessitant des injections d’insuline (diabétiques insulinodépendants DID ou type 1) et les patients diabétiques non insulinodépendants (DNID ou type 2) avec la même fréquence. Cette fréquence augmente avec la durée d’évolution de la maladie diabétique : moins de 10 % pour un diabétique découvert à moins de 1 an et 50 % après 25 ans d’évolution. Le contrôle de la glycémie est un facteur essentiel de prévention d’apparition de la neuropathie, or cette dernière est associée à une mortalité accrue.

     

    Quels sont les mécanismes de la neuropathie diabètique ?


    L’hyperglycémie (trop de sucre dans le sang) joue un rôle capital dans l’apparition de la neuropathie diabétique : plus l’équilibre du diabète est mauvais, plus la neuropathie sera précoce et sévère. D’autres facteurs indépendants de cet équilibre existent par ailleurs et sont probablement liés à la génétique ou à l’environnement, notamment nutritionnel.

     

    Avec quoi ne faut-il pas confondre la neuropathie diabètique ?

     

    La neuropathie diabétique peut parfois être confondue avec d’autres maladies neurologiques qui présentent les mêmes symptômes : paralysie faciale, atteinte des paires crâniennes, myasthénie, syndrome de Guillain-Barré…
    D’autres maladies comme l’hyperthyroïdie, la maladie de Cushing, certains cancers ou encore la consommation d’alcool ou l’amylose provoquent également des neuropathies.
    Le médecin traitant et le diabétologue pourront avoir recours à des examens et/ou à l’avis d’un neurologue pour faire la différence.

     

    À quel moment consulter ?


    Le diagnostic de neuropathie repose sur les symptômes (douleurs, troubles de la sensibilité…), qu’il convient de signaler à son médecin. Cependant, la neuropathie diabétique est asymptomatique au début de son évolution et ne provoque aucun signe ; seul un examen rigoureux du médecin la mettra en évidence.
    En cas de mal perforant (plaie du pied, indolore en raison de l’atteinte nerveuse), une consultation en urgence s’impose car les lésions sont parfois très profondes.


    Neuropathie diabètique : y a-t-il une prévention possible ?


    Le contrôle glycémique est la meilleure des préventions chez le diabétique. L’hémoglobine glyquée (HbA1c) mesurée par une simple prise de sang est un bon reflet de l’équilibre du diabète : au-delà de 7 %, le diabète est mal équilibré et la neuropathie risque d’apparaître.


    Une fois déclarée, la neuropathie prive le patient de signaux de danger : les mycoses ne sont plus ressenties, les blessures ou brûlures non plus. Le pied se fragilise et peut devenir le siège d’infections. Il est donc essentiel de surveiller les pieds en les inspectant régulièrement. Attention à ne pas se brûler sans s’en rendre compte avec une eau du bain trop chaude. Les chaussures doivent être adaptées pour protéger au maximum.


    L’alcool est à bannir car il potentialise l’effet du sucre et détruit les petits nerfs de la sensibilité, aggravant la maladie.
    L’hypotension orthostatique se prévient par le lever prudent en deux temps avec pause en position assise, la surélévation de 20 à 30 cm de la tête du lit… Les troubles digestifs sont améliorés par une alimentation semi-liquide et fragmentée

    La neuropathie diabétique comporte des troubles moteurs (paralysie ou faiblesse musculaire), une polynévrite (atteinte diffuse des nerfs des extrémités des membres) ou une mononévrite (atteinte d’un nerf).
    Les douleurs sont très fréquentes, à type de fourmillements, d’engourdissements : impression de pieds morts, de marcher sur du coton. Elles peuvent être diffuses avec des paroxysmes (déchirements, broiements). Les douleurs comme la sensation de brûlure ou de piqûre (aiguille, punaise…) se majorent la nuit.

    En fonction de l’atteinte neurologique, le siège des douleurs est variable, même si les membres inférieurs sont le plus souvent touchés.
    Les troubles moteurs sont plus discrets, avec des paralysies possibles ou encore une diminution musculaire (muscles de la main).
    L’atteinte des nerfs crâniens peut provoquer des paralysies faciales ou des mouvements des yeux.
    La neuropathie végétative (atteinte du système nerveux autonome) provoque quant à elle des variations du rythme cardiaque, de la tension artérielle (hypotension orthostatique avec malaises au lever par exemple) ou des troubles de la digestion.

     

    Que fait le médecin ?


    Le médecin recherche systématiquement par l’interrogatoire des douleurs ou des symptômes neurologiques. Il complète ensuite par un examen neurologique spécifique : percussion des réflexes, recherche de troubles de l’équilibre, tests de la sensibilité au monofilament, vibratoire (avec un diapason) et au chaud/froid.
    Des examens neurophysiologiques permettent en cas d’anomalie de tester le trajet des influx nerveux (vitesse de conduction…) et de confirmer ou infirmer le diagnostic.
    Les autres examens visent à vérifier le contrôle glycémique (prise de sang avec mesure de l’hémoglobine glyquée HbA1c), objectif prioritaire du traitement.
    Le traitement symptomatique quant à lui repose sur des antidépresseurs ou des antiépileptiques.


    Comment préparer ma prochaine consultation ?


    La surveillance des pieds est un acte essentiel : la moindre lésion doit attirer l’attention et motiver une consultation.

     

     

    Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
    en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL
    et Dr Patrice MARIE
    Date : 07/05/2009

    http://www.santepratique.fr/neuropathie-diabetique-preparer-consultation.php
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  • Les douleurs du pied chez l'adulte



    Pour mémoire, citons les causes évidentes souvent traumatiques (chutes, hématomes, entorses, blessures)
    Les douleurs du pied peuvent être dues à une maladie générale comme le diabète (infections, atteintes nerveuses), l'alcoolisme, l'insuffisance veineuse (varices, paraphlébites et phlébites), l'artérite des membres inférieurs.
    Ces maladies font l'objet d'articles complets sur le site.

    Les tumeurs osseuses du pied, qu'elles soient bénignes ou malignes, primitives ou métastatiques : Le diagnostic sera fait par les radiographies voire par scintigraphie osseuse.

    Les infections diverses suite à des traumatismes connus ou non (attention aux chaussures). Les mycoses plantaires et (ou) interdigitales qui donneront des démangeaisons et des sensations de brûlure. Le diagnostic est souvent évident.

    L'algodystrophie, le plus souvent post-traumatique peut atteindre le pied (voir notre article sur le sujet).

    La chondrocalcinose (voir notre article sur le sujet).

    La goutte qui ne touche pas que le premier orteil (voir notre article sur le sujet).

    Les rhumatismes inflammatoires peuvent toucher le pied. Les douleurs à prédominance nocturne et le contexte font facilement le diagnostic sauf si elles en sont le premier signe, ce qui n'est pas rare : Polyarthrite rhumatoïde (premier orteil souvent), spondylarthrite ankylosante (douleur du talon), rhumatisme psoriasique. On peut en rapprocher les maladies inflammatoires de l'intestin (Crohn, RCH) et les autres maladies de système.

    La fracture de fatigue, elle peut toucher un métatarsien ou le calcanéum (maladie de Pauzat) et fait suite à une sollicitation inhabituelle (longue marche, sports intensifs). Le diagnostic est radiologique.

    Les métatarsalgies statiques :
    Ce terme barbare désigne les douleurs touchant la plante de l'avant-pied sous les articulations entre orteils et métatarsiens. Elles résultent d'un mauvais appui plantaire soit congénital soit acquis.
    on peut distinguer :

    *Le pied dit égyptien avec un gros orteil court qui associé à une surcharge pondérale et (ou) au port de chaussures trop pointues entraînent la formation de durillons sous les têtes des 2e,3e et 4e métatarsiens

    *Les déformations des orteils en griffes ou en marteau favoriseront la survenue de cors et durillons douloureux qui peuvent s'ulcérer, se surinfecter.
    *Le pied en triangle de l'hallux valgus
    *Un excès d'appui au niveau de la tête du 1er métatarsien avec un gros orteil trop long aboutira à une arthrose métatarso-phalangienne voire à un hallux rigidus.
    * Les pieds creux donnent naissance à des durillons touchant toutes les têtes des métatarsiens. Ils peuvent, comme les pieds plats, donnaient des douleurs du talon.
    Le traitement réunira soins de pédicure, des semelles orthopédiques visant à mettre en décharge les points d'appui douloureux, kinéthisithérapie et éventuellement la chirurgie.
    * L'épine calcanéenne : c'est une calcification des aponévroses sous la plante du pied au niveau du talon, souvent associée à un surpoids. Elle donne des douleurs surtout à la marche.


    Le syndrome trophostatique
    Il nécessite un surpoids et se voit chez la femme de plus de 60 ans. Il correspond à une surcharge la colonne interne du pied d'où affaissement de la partie interne du pied (pied plat).
    Il donne des douleurs de la face supérieure et interne du pied (de la malléole au gros orteil)
    Le traitement consiste en kinésithérapie pour empêcher l'enraidissement et en semelles orthopédiques

    La maladie (ou névralgie) de Morton :
    Il s'agit d'un névrome (par hypertrophie) du 3e nerf interdigital plantaire.
    La maladie touche en général une femme de 30 à 50 ans. Elle donne une douleur à type de brûlure ou d'éclair, lors de la marche, sous le 3e espace intermétatarsien, parfois le 2e espace. Ou peut provoquer la douleur par la pression du 3e espace interdigital plantaire ou par l'hyperextension forcée des orteils.

    Le traitement :
    Semelle de décharge avec un appui en arrière des métatarso-phalangiennes. On conseille aussi d'utiliser des chaussures larges, à semelle épaisse et légèrement rigide.
    Les infiltrations de corticoïdes peuvent soulager mais temporairement.
    En désespoir de cause on peut électrocoaguler (=destruction) ce nerf

    http://www.medecine-et-sante.com/maladiesexplications/douleurspieds.html
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    • Préparez (et n'oubliez pas !) votre liste de courses; elle sera établie d'après vos prévisions des menus de la semaine. Faire ses courses de manière hebdomadaire est un bon rythme d'achat.

    • Délimitez vous un budget.

    • Ne faites pas trop de réserves... les provisions peuvent vite devenir des tentations.

    • Tenez compte des dates limites de consommation en consultant les étiquettes.

    • Au rayon frais, respectez la saison pour le choix des légumes et des fruits: ils ont meilleur goût et ils coûtent moins chers lors de leur pleine production,

    • Sachez que les légumes surgelés ou en conserve non préparés sont parfois plus riches en vitamines et minéraux que des légumes frais stockés deux jours à l'étalage et trois jours dans votre réfrigérateur.

    • N'hésitez pas à acheter de grandes quantités de légumes: cela vous stimulera à en augmenter votre consommation, de plus l'excès peut toujours être surgelé après cuisson ou blanchiment .

    • Pour les viandes et les poissons frais, profitez des promotions. Si le lot est trop important, vous pouvez toujours en surgeler une partie.

    • "Pensez plus souvent à consommer du poisson, généralement maigre ou alors source de bonnes «graisses». Vous pouvez l'acheter frais, surgelé ou en conserve au naturel.

    • Evitez les achats de viandes et de poissons panés, véritables "éponges" à matières grasses au moment de la cuisson.

    • Limitez les achats de fromage gras (par exemple : un camembert pèse 250g=8 parts/ 30g= 1 part par jour). Complétez avec l'achat de produits laitiers 1/2 écrémés ou allégés en matières grasses (0 à 30% de MG)

    • Vous pouvez acheter de temps à autres des plats préparés apportant moins de 400 kcalories par portion individuelle. Accompagnez-les toujours d'une bonne ration de légumes ou de potage.

    • Faites vos courses après un repas: rassasiés vous serez moins tentés.

    • Evitez la cohue et privilégiez les heures creuses dans les magasins. Vous serez ainsi plus détendus et vous pourrez prendre le temps de regarder et de comparer. Les choix n'en seront que plus judicieux.

    N'oubliez pas de vous faire plaisir...

                                                   Le conseil diététique de l’ ABD 47/6 2004

     http://www.diabete-abd.be/les%20courses%20important.htm

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  • Diabète: mon programme de suivi

    Diabète: mon programme de suiviTout diabète nécessite une prise en charge reposant principalement sur des règles d'hygiène, notamment alimentaires. Avec ou sans traitement médicamenteux, le suivi est essentiel. Quelles sont les bases de ce suivi du diabète et quels sont les objectifs?


    Le diabète: introduction


    Les personnes atteintes d'un diabète de type 2, également désigné par diabète gras ou non insulinodépendant, ont un organisme devenu résistant à l'insuline. C'est cette hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. Résultat, le diabétique a trop de sucre dans le sang, ce qui à la longue (et en l'absence de traitement) peut provoquer des complications graves (vasculaires, rénales, rétinopathies...).

    Autant dire qu'une prise en charge s'impose pour contrôler le diabète et qu'un bon suivi est impératif. Quelles sont les bases du suivi pour une personne souffrant de diabète?

    Le suivi glycémique du diabète


    Le contrôle de la glycémie (taux de sucre dans le sang) permet de retarder, voire de prévenir les complications dites micro-vasculaires et cardiovasculaires.

    Le suivi repose sur le dosage de l'hémoglobine glyquée ou HbA1c, tous les 3 à 4 mois. Le taux optimal à maintenir est personnel, c'est-à-dire défini spécifiquement pour chaque diabétique. S'il n'est pas atteint, le traitement est ajusté.

    Pour un patient donné, le dosage de l'HbA1c doit être pratiqué dans le même laboratoire, pour permettre de comparer les résultats excessifs. L'auto surveillance glycémique (on mesure soi-même sa glycémie à domicile) n'est recommandée que dans certains cas, par exemple pour définir la dose idéale d'un médicament ou sensibiliser le patient à l'intérêt du régime alimentaire et des exercices physiques réguliers.

    Le suivi du risque vasculaire


    Le risque vasculaire associé au diabète est défini en fonction des autres facteurs de risques: tabagisme, hypertension artérielle, cholestérol (anomalies des lipides). Ainsi, en plus de l'arrêt du tabac et de la mise en route d'un traitement pour corriger tous les facteurs de risque si nécessaire (hypertension ou cholestérol par exemple), le suivi du diabète comprend:

    Le suivi ophtalmologique


    Pour prévenir les complications oculaires (rétinopathies) du diabétique, un bilan ophtalmologique doit être pratiqué une fois par an: acuité visuelle, pression intra-oculaire, examen du cristallin, fond d'oe

    Le suivi rénal


    L'insuffisance rénale est une complication grave du diabète de type 2. En plus du contrôle glycémique et de la surveillance de la tension artérielle, il convient de réaliser, une fois par an, des mesures urinaires spécifiques (créatininémie à jeun, microalbuminurie, clairance de la créatine...) reflétant l'état fonctionnel des reins.


    Le suivi neurologique


    Une fois par an, un examen neurologique permet de dépister des signes de neuropathie (maladie du système nerveux central). Un simple interrogatoire à la recherche de signes type paresthésie (paralysies localisées...) et douleurs.

    Le suivi podologique


    Un examen des pieds une fois par an s'impose. L'exploration doit être approfondie et réalisée par un podologue: troubles de la sensibilité, déformations du pied, cals, plaies...


    Le suivi cardiovasculaire


    A réaliser une fois par an, cet examen clinique comprend notamment: électrocardiogramme de repos, palpation des pouls, interrogatoire à la recherche de signes évocateurs d'un trouble cardiovasculaire (angor, accident vasculaire cérébral ischémique transitoire...)

     

    Isabelle Eustache, journaliste santé
    30/11/2009
    Recommandations de bonnes pratiques de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

    http://www.e-sante.be/diabete-programme-suivi/diabete-47-111-10200-4.htm

     


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  • Canada: une découverte permet l'espoir de guérir du diabète

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    Par jesuisla
    le 12/02/2010 à 13:01, vu 2936 fois, 0 nombre de réactions

     

    La découverte d'un gène dans l'apparition d'une forme rare de diabète néonatal pourrait bien mener à la guérison de toutes les formes de diabète, estiment le Pr Constantin Polychronakos et ses collègues de l'Université McGill, apprend-on sur Radio Canada.


    Rappel:

    Le diabète est une maladie chronique due à une carence en insuline, une hormone produite par le pancréas. Cette carence entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie).
    Le diabète peut entraîner des problèmes aux reins, au système nerveux, des maladies cardio-vasculaires, et peut provoquer la cécité.


    Les chercheurs canadiens ont donc découvert que des mutations dans le gène RFX6 sont responsables de l'absence complète d'îlots de Langerhans. Ces îlots sont formés de cellules qui produisent l'insuline et dans le cas du dabiète, ils sont insuffisants ou inexistants.

    Cette découverte permettrait d’agir directement sur ce gène pour qu’il reforme des îlots de Langerhans et que les cellules créent davantage d’insuline.

    Le professeur Polychronakos affirme, sur Maxisciences, que "c'est véritablement le premier pas vers la guérison du diabète". Mais il précise qu’il faudra encore quelques années de recherches pour qu'une greffe soit définitivement réalisable.

    Maxisciences précise que ces greffes d'îlots existent depuis 20 ans mais venant de donneurs, ils ne fonctionnent plus au bout de quelques années alors qu'en venant directement de la personne diabétique, cela éviterait tout rejet.

     

    Les diabétiques sont 3 millions en France et une estimation donne 500 à 600.000 diabétiques qui s'ignorent.

    Mauricette Dupond, présidente de l'association française des diabétiques  explique ce qu'est la vie d'un diabétique en France:

     


    (Source: parcexporouen)

     http://www.lepost.fr/article/2010/02/12/1937795_canada-une-decouverte-permet-l-espoir-de-guerir-du-diabete.html

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  • Diabète de type 1
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    Le diabète de type 1 : de quoi parle-t-on ?


    Le diabète se définit par un excès de sucre dans le sang (ou hyperglycémie) au-delà de 1,26 g/l à jeun ou 2 g/l non à jeun. Il existe plusieurs types de diabète dont les deux principaux sont le type 1 et le type 2. Seul le diabète de type 1 (anciennement appelé diabète insulinodépendant) est abordé dans ce chapitre. Le diabète de type 1 survient surtout chez l’enfant et l’adulte jeune et concerne 170 000 personnes en France.

     

    Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

     

    Le diabète est une maladie chronique de plus en plus fréquente dans les pays industrialisés. Le diabète touche environ 3 millions de sujets en France (Données de l’Assurance Maladie. In : Kusnik-Joinville O, Weill A, Salavane B et al. Diabète traité : quelles évolutions entre 2000 et 2005 ? Pratique et Organisation des Soins 2007 ; 38 : 1-12) mais les experts s’accordent à dire que ce chiffre est largement sous-estimé car un tiers des diabétiques ignorent leur état. En effet, le diabète peut dans un premier temps rester totalement silencieux. Ses complications sont pourtant un enjeu de santé publique majeur, sur le plan tant médical qu’économique.

     

    Quels sont les mécanismes du diabète de type 1 ?


    Le pancréas, chargé de fabriquer l’insuline, hormone régulatrice du taux de sucre dans le sang, est partiellement ou totalement détruit. L’apparition du diabète est le plus souvent brutale dans le diabète de type 1. L’origine de la défaillance du pancréas est à ce jour inconnue, mais le risque de développer un diabète de type 1 est augmenté en cas d’antécédents familiaux, laissant supposer un facteur génétique. Actuellement, le traitement à vie repose sur plusieurs injections quotidiennes d’insuline pour compenser le déficit en insuline et prévenir les complications rénales, oculaires, neurologiques et cardio-vasculaires.

    L’apparition des symptômes est le plus souvent brutale dans le diabète de type 1 avec une triade de signes : amaigrissement, fatigue, soif importante (polydipsie) avec urines très fréquentes (polyurie). L’amaigrissement s’accompagne parfois paradoxalement d’une augmentation de l’absorption de nourriture. L’augmentation des boissons est liée à la perte en eau et l’augmentation de la fréquence et du volume des urines (3-4 l/jour) est liée à la fuite de sucre par le rein.
    Le diabète peut également se révéler à l’occasion d’une de ses complications appelée acidocétose avec déshydratation, respiration anormale, douleurs abdominales voire coma et décès.

     

    Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


    Le diabète de type 1 ne doit pas être confondu avec l’autre type de diabète, le type 2. Ce dernier (anciennement appelé diabète non insulinodépendant) survient préférentiellement à partir de 40-50 ans et atteint entre 2 et 3 millions de sujets. Sa survenue, de plus en plus précoce, est liée au mode de vie (sédentarité, habitudes alimentaires, surpoids…) et à l’hérédité familiale.
    Le diabète insipide quant à lui correspond à une fuite d’eau en raison d’une anomalie hormonale : le volume des urines peut atteindre 10 l/jour.

     

    Y a-t-il une prévention possible du diabète ?


    Adopter une alimentation équilibrée, adaptée à son mode de vie, doit être une priorité de tout diabétique. De même, il est indispensable d’exercer une activité physique régulière, de réduire les autres facteurs de risque cardio-vasculaire en contrôlant son poids. L’objectif est d’obtenir un index de masse corporelle (c’est à dire votre poids/votre taille, au carré) inférieur à 25, en réduisant son cholestérol et en arrêtant de fumer. La vaccination contre la grippe et le pneumocoque fait également partie des recommandations, le sujet diabétique étant plus sensible et plus fragile aux infections.
    Enfin, les pieds du diabétique doivent être examinés régulièrement (peau, déformations) et choyés (port de chaussure, soins de pédicures…). Une visite annuelle chez l’ophtalmologiste et le dentiste complète la prévention.

     

     

    À quel moment consulter ?


    L’apparition des symptômes faisant évoquer un diabète doit conduire à une consultation médicale pour vérifier le taux de sucre dans le sang (glycémie contrôlée au cabinet du médecin par une piqûre au bout du doigt ou au laboratoire par une prise de sang). Il s’agit d’une urgence médicale, car en l’absence d’insuline, l’organisme ne peut vivre très longtemps (risque d’acidocétose et de décès). Une fois le diagnostic posé, tout déséquilibre du diabète ou infection doit faire consulter son médecin pour prévenir les hyper- ou les hypoglycémies (augmentation ou diminution du taux de sucre).

     

    Que fait le médecin en cas de diabète de type 2 ?


    Le médecin traitant, en coordination avec le médecin spécialiste (diabétologue endocrinologue), va confirmer le diagnostic par des examens sanguins et éventuellement d’autres examens complémentaires pour dépister une origine, des facteurs de risque ou des complications du diabète. L’objectif principal du traitement est de contrôler la glycémie (taux de sucre), trop élevée du fait de la carence en insuline. Les injections d’insuline (nombre d’injections quotidiennes variable entre deux et cinq injections, pompe à insuline…) sont la base de ce traitement  Le médecin apprend au patient à adapter les doses (éducation thérapeutique) et à réduire les autres facteurs de risque (prévention).

     

    Comment préparer ma prochaine consultation ?


    La mesure par le patient de la glycémie capillaire sur une goutte de sang (autosurveillance plusieurs fois par jour) est fondamentale entre les consultations. Elle permet d’adapter les doses d’insuline pour atteindre l’objectif d’équilibre glycémique fixé avec le médecin et diminuer les complications. Cet objectif sera vérifié par le médecin tous les 3 mois à l’aide d’une prise de sang (hémoglobine glyquée ou HbA1c) et du carnet de surveillance soigneusement rempli par le patient.

     

     

    Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
    en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL
    et Dr Patrice MARIE
    Date : 20/07/2009

    http://www.santepratique.fr/diabete-type-1.php


     

     

     

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  • Quelques conseils pour perdre du poids...

     

    Que manger ?

    Pour conserver la sensation de bien être après le repas que procure l'état de satiété, il faut manger, se faire plaisir, sans avoir l'impression de se restreindre. Ceci est compatible avec la perte de poids si l'on transforme sa conception du repas.

    La Base:

    Centrez votre repas sur les aliments de faible densité énergétique qui permettent d'assurer un certain volume d'aliments ingérés sans apporter trop de calories.

    Ces aliments sont:

     

    LES LEGUMES VERTS, sous toutes leurs formes: crudités, salades, potages, légumes cuits, et quel que soit le mode de conservation: frais, surgelé, en conserve. Pensez à varier les plaisirs selon vos goûts: salade, carottes, tomates, courgettes, poivrons...

     

    LES FECULENTS: pomme de terre, pain, pâtes, riz, semoule, légumineuses ( pois, pois chiches, fèves, lentilles, haricots blancs, flageolets).

    Pensez aux légumineuses deux ou trois fois par semaine, elles sont sources de fibres et de protéines végétales.

    Attention au "panier à pain", évitez de grignoter du pain au repas si vous prenez des féculents.

    LES FRUITS: consommez deux fruits (sauf fruits oléagineux comme les cacahuètes) en fin de repas

    ou entre les repas, ils sont une bonne source de vitamines et de fibres.

    Préférez les fruits entiers aux jus de fruit.

    LES LAITAGES MAIGRES: lait demi écrémé ou écrémé, fromage blanc à 0% ou 20% de MG, petit suisse à 20% de MG constituent des sources de calcium et complètent vos apports en protéines.

    Les graisses ajoutées:

                                    2 cuillères à soupe d' HUILE

                            + 2 cuillères à café rases de Beurre ou Margarine alléguée à 41 % de MG

                            + 2 cuillères à soupe de Crème fraîche alléguée à 15% de MG

    représentent un apport de 50 grammes de graisses. A titre d'exemple, le besoin quotidien en graisses d'un homme de 70 kg est d'environ 70 grammes.

    L'Accompagnement:

     

    Les aliments sources de graisses sont à contrôler. Un bon moyen d'y parvenir est de rester vigilant sur le volume des portions et la fréquence hebdomadaire de consommation.

    LA VIANDE, LA VOLAILLE: de contenu variable en graisse... Privilégiez les morceaux maigres des viandes rouges ainsi que les viandes blanche ou la volaille en enlevant systématiquement la graisse visible.

     

    LE POISSON: plus maigre que la viande et permettent de diversifier les sources de graisses.

    LA CHARCUTERIE: à éviter, sauf le jambon blanc.

    LES OEUFS: seul le jaune contient des graisses.

    LE FROMAGE: en remplacement de la viande, poisson, oeuf et charcuterie et en privilégiant les fromages maigres.

     

    ATTENTION aux plats préparés (quiches, pizzas...) souvent très riches en graisses.

    Concevez les menus de la semaine en répartissant l'accompagnement du repas en fonction de votre rythme. Prenez deux à trois repas de type "végétarien" par semaine, c'est un bon moyen de compenser les repas plus riches en graisses.

    PAR EXEMPLE

    100 à 150 gr de viande ou de volaille: quatre fois par semaine.

    150 gr de poisson: deux fois par semaine.

    1 tranche de jambon: deux fois par semaine.

    2 oeufs : une fois par semaine.

    60 gr de fromage: deux fois par semaine.

    Repas de type "végétarien": deux à trois fois par semaine.

    LE REPAS VEGETARIEN:

    Une bonne façon de compenser les excès de graisses:

    Potage de légumes.

    Pâtes à la provençale (courgettes, tomates, poivrons, aubergines).

    Fromage blanc à 20% de MG.

    Salade de fruits frais.

     

    Comment Manger?

     

    Un point essentiel est de garder le contrôle de son alimentation.

    Vous avez tendance à grignoter; de façon automatique, sans y penser, en passant devant le réfrigérateur ou le placard, sans en avoir envie, ni le besoin:

            - Régularisez au cours de la journée les moments consacrés à manger.

            - Manger assis à table, lentement de préférence pour être attentif à vos sensations.

    Vous avez des difficultés à résister à la vue, l'odeur, au goût des aliments.

            - Faite vos courses le ventre plein.

            - Ne laissez pas vos plats sur la table.

            - Si vous avez besoin d'une collation, répartissez votre alimentation en 4 repas pour éviter

              de perdre le contrôle et de vous laisser tenter.

    Vous avez tendance à craquer sur les aliments, à avoir des envies de manger avec l'impression de ne plus savoir vous contrôler: ne culpabilisez pas, lutter contre son propre comportement est un travail de longue haleine.

            - Repérez les périodes ou moments à risque.

            - Essayer de trouver un moyen pour échapper à l'envie intense de manger (marchez,          

              téléphonez, sortez..)

    Si vous avez craqué, n'en faite pas une "maladie": plus vous vous culpabilisez, plus vous risquez de craquer à nouveau. Réagissez plutôt en réfléchissant au moyen de mieux contrôler cette situation si elle se représente.

    http://www.diabete-abd.be/
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  • Urémie
    Fiche pratique
     
    L’urémie chronique ou aiguë est le symptôme d’une insuffisance rénale grave. Elle provoque des troubles désagréables du type nausées et vomissements et peut entraîner un coma en l’absence de traitement. La dialyse fait disparaître ces symptômes mais ne soigne pas.
     
     
    Dernière mise à jour : janvier 2010
     
    Qu’est-ce que c’est ?
    L’urée est une substance très riche en azote, qui résulte de la destruction par l’organisme des protéines que nous mangeons. Elle est synthétisée par le foie est se diffuse dans les liquides corporels, pour être essentiellement éliminée ensuite par les reins. L’urémie désigne le taux d’urée dans le sang. Par extension, on parle d’urémie, chronique ou aiguë, lorsque le taux d’urée dans le sang est anormalement élevé. Le taux normal d’urée se situe entre 3,3 et 6,6 millimoles par litre de sang. A noter que les personnes ayant un régime alimentaire riche en viande sont susceptibles d’avoir un taux plus haut que la moyenne, sans que cela doive susciter d’inquiétude.

    Quelles sont les causes ?
    L’urémie est le signe d’une insuffisance rénale grave. En temps normal, les reins éliminent l’essentiel de l’urée, qui est donc évacuée dans les urines. Lorsque les reins fonctionnent moins bien, ils éliminent moins d’urée, qui reste donc présente dans le sang, où elle s’accumule au fur et à mesure.
    L’insuffisance rénale, quant à elle, peut être due à une maladie des reins ou à une pathologie plus large qui touche tout l’organisme. C’est le cas du diabète par exemple.

    Quels sont les symptômes ?
    Au début, l’urémie trop élevée est asymptomatique. Au-delà de 40 millimoles par litre, elle se manifeste de diverses façons :
    - Perte de poids.
    - Nausées et vomissements.
    - Envie constante de dormir.
    - Moins de réactivité au niveau du raisonnement.

    Comment établit-on le diagnostic ?
    Le diagnostic s’établit à partir d’une prise de sang, qui permettra de déterminer le taux d’urée.

    Quelles sont les complications possibles ?
    Non traitée, l’urémie peut entraîner un coma voire même la mort.

    Quels sont les traitements ?
    - Contrôle de la tension artérielle.
    - Régime limité en potassium, calcium et protides.
    - Si ces solutions ne suffisent pas, il faudra suivre une dialyse : une machine remplace les reins, trois fois par semaine pendant plusieurs heures, pour filtrer le sang et ôter les impuretés.
    - Certains patients peuvent bénéficier d’une greffe de reins, qui leur permettra de fonctionner de nouveau de façon autonome, sans dialyse. Mais si leurs reins ont été détruits à cause d’une maladie qui persiste, la greffe finira elle aussi par en pâtir.

    Qui consulter ?
    - Le médecin traitant.
    - Un urologue.

    Lire notre dossier Aux petits soins pour mes reins

    Avertissement : les fiches Maladies sont desfiches informatives qui ne peuvent être considérées comme exhaustives et qui enconséquence doivent faire l’objet de vérifications. En aucun cas, cesinformations ne peuvent se substituer à un avis médical. Pour diagnostiquer ousoigner une maladie, il est indispensable de consulter un médecin. L’InternauteMagazine ne pourra être tenu responsable des conséquences résultant de laconsultation des fiches Maladies.
    Mathilde REGNAULT

    http://www.linternaute.com/pratique/sante/maladies/maladies-genito-urinaires/1366/uremie.html


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  • Des vertus thérapeutiques des vins

     

      Voilà la sagesse populaire «un verre de vin ne peut pas faire de mal» confirmée par des études sur la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires !

    Les Anglo-saxons appellent cela «le paradoxe français» : tout en ayant des facteurs de risque élevés (ration en graisses supérieure à 40 %, cholestérol supérieur à 2,30 g/l, tabagisme), la mortalité coronarienne est basse en France comparativement à d'autres pays, et les régions où cela est le plus flagrant sont justement consommatrices du produit de la vigne.

    Cela a amené des chercheurs à se pencher sur la composition du vin et ses liens possibles avec la santé.

    Après un rappel du processus menant du raisin au vin, et de sa composition, nous nous poserons la question de savoir si toutes les boissons alcoolisées sont bénéfiques, et en quelle quantité est-il raisonnable d'en boire ?


    De la baie de raisin au vin

    En France, il existe plus de 250 variétés de cépages, qui eux-mêmes évoluent en fonction de la nature du sol où ils sont plantés. Cette grande diversité fait que le vin ne peut pas être un produit standardisé, mais offre plutôt une palette riche de composants différents.

    Le vin va résulter de la fermentation alcoolique du moût obtenu par foulage et pressurage du raisin. Sachant que les composés colorants se trouvent essentiellement dans la pellicule des baies, il faudra faire migrer ces composants dans le moût. C'est cette opération qui permettra d'obtenir la couleur du vin rouge.

    A ce stade, le vin est un produit instable, sujet à des précipitations. L'étape de maturation, qui est en fait la plus longue, modifiera profondément sa composition et déterminera les caractéristiques finales du vin : couleur, goût, arôme.


    Composition et qualité du vin

    Le vin est un produit complexe puisque près de 800 composés, dont 600 volatiles, ont été identifiés.

    Etant une boisson, le vin est composé en grande partie d'eau (environ 80 %), de substances volatiles dont l'éthanol (13 à 18 %) et d'autres substances comme les composés phénoliques dont dépendront l'astringence et la couleur du vin (2 à 2,5 %).

    Tout amateur de vin rouge sait distinguer un vin jeune (rouge violacé) d'un vin vieux (rouge cuivré) avant de l'avoir goûté. En effet, lors du vieillissement, certaines molécules se combinent à d'autres et modifient la couleur du vin.

    Tous les vins secs (rouges, rosés, blancs secs tels les Bourgogne, Alsace, Jura, Touraine, Champagne et Crémants bruts) ne contiennent plus de sucre car la totalité des glucides contenus dans les baies de raisin s'est transformée en alcool éthylique.

    Par contre les vins liquoreux (Sauternes, Monbazillac, Loupiac, Jurançon...) ainsi que les mousseux et les champagnes demi-secs apportent des quantités variables de sucre.

    Sachant qu'un vin rouge contient entre 10 et 12 % d'alcool, et que l'alcool a un rendement énergétique élevé (7 Cal/g), on peut en déduire qu'un verre de vin apporte en moyenne 70 Cal.


    Toutes les boissons alcoolisées sont-elles bénéfiques ?

    Des études ont montré que c'est la consommation modérée et régulière de vin rouge qui a un effet protecteur vis-à-vis des maladies coronariennes.

    En effet, les pays consommateurs de bière ou d'alcools blancs ne bénéficient pas de résultats aussi positifs. Ceci semble en relation d'autres composants que l'alcool dans le vin rouge, et particulièrement les composés phénoliques très présents dans les vins dits «tanniques». Il est cependant possible que les deux constituants soient indispensables et que les polyphénols ne soient efficaces que lorsque le «facteur alcool» est présent.


    Boire du vin, mais en quelle quantité ?

    Faut-il le rappeler, une consommation excessive de boissons alcoolisées, qu'elle soit aiguë ou chronique, a toujours des effets néfastes.

    C'est une consommation modérée de vin rouge (1 à 2 verres par repas), et régulière, qui peut être bénéfique sur le plan cardio-vasculaire.

    Par ailleurs, il n'est pas inutile de rappeler que la consommation de boissons alcoolisées en dehors des repas favorise les hypoglycémies et les rend plus sévères (l'alcool empêche le foie de fabriquer du sucre en réponse à l'hypoglycémie). Par contre, la consommation d'un peu de vin dans le cadre d'un repas ne modifie pas la glycémie postprandiale.

    Enfin, il ne faut pas oublier que le vin est une source d'énergie non négligeable qu'il faut inclure dans la ration calorique quotidienne, sans amputer les apports glucidiques, et que chez certaines personnes une quantité même faible de boissons alcoolisées peut conduire à élever certaines graisses normalement présentes dans le sang (triglycérides).

    Le vin, boisson de convivialité dans notre pays, avait déjà ses lettres de noblesse auprès des amateurs de bonne cuisine bien arrosée. A présent, c'est la médecine qui salue ses vertus, mais ... «ne pas dépasser les doses prescrites» !

     

     




    Tableau comparatif des boissons alcoolisées


    La teneur en sucre et en alcool est variable selon le type de boissons alcoolisées. Voici un tableau pour vous aider dans votre choix, mais rappelez-vous que la modération est de rigueur, que l'on soit diabétique ou non, et que le «paradoxe français» est attribué au vin et non à toutes les boissons alcoolisées.

     

    Boisson
    alcoolisée

    Alcool en degré

    Quantité usuelle

    Glucides par Qté usuelle

    Calories par Qté usuelle

    Apéritifs (Martini, Cinzano, St Raphaël, Vermouth, Bartissol...)

    14-15°

    50 cc

    7-8 g

    65-75

    Vins blancs secs (Alsace, Bourgogne blanc...)

    10-12°

    120 cc

    1-2 g

    70-80

    Vins blancs liquoreux (Sauternes, Monbazillac, Jurançon...)

    15-16°

    120 cc

    15 g

    175

    Vins rouges (Bordeaux, Bourgogne, Beaujolais...)

    10-12°

    120 cc

    0 g

    65-80

    Champagne brut

    12-13°

    100 cc

    1 g

    70

    Whisky, Vodka, alcools blancs de fruits, rhum...

    45°

    50 cc

    0 g

    125

    Bière

    2,5-4°

    250 cc

    10 g

    75-100

    Bière «sans alcool»

    0,8°

    250 cc

    14 g

    75

    Cidre brut

    5-6°

    250 cc

    1-2 g

    100

    Cidre doux

    2-3°

    250 cc

    12 g

    100


    Pour information, un verre «à moutarde» plein contient 100 cc.

    La bière contient beaucoup de sucre, et du fait de son faible degré en alcool il est fréquent d'en boire entre les repas, et en quantité non négligeable.
    La bière «sans alcool» contient plus de sucre que la bière «normale».

     

    http://www.diabsurf.com/diabete/FHbA1c.php

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  • Diabète : faites du sport !

    Lorsqu’on pense diabète, on pense régime alimentaire et médicaments. Et on oublie le plus souvent le sport. C’est pourtant une arme de choix pour prévenir et combattre cette maladie. Les défis les plus incroyables ont été réalisés par des diabétiques alors pourquoi pas vous ?

    Le diabète touche près de 2 millions de personnes en France. Pour ces malades, la vie est rythmée par un traitement souvent lourd et un régime alimentaire contraignant. Et pour cause : il faut savoir que cette maladie se caractérise par un excès de glucose dans le sang, l’organisme ne sécrétant pas assez d’insuline pour assimiler le sucre présent dans les aliments. Si le diabète de type 1 nécessite un traitement quotidien par de l’insuline, le diabète de type 2, qui concerne neuf patients sur dix, peut être traité par des médicaments, une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Le sport est l’un des moyens qui leur est offert pour s’accomplir au delà de leur maladie.

    Prévenir

    Diabète sportLa pratique d’un sport est avant tout une mesure de prévention. Empêcher voir retarder la survenue d’un diabète de type 2 est possible en pratiquant une activité physique régulière et en surveillant son poids. Le sport contribue au bon fonctionnement de notre organisme et à notre bien-être. Et quand on sait que le diabète est directement lié à la surcharge pondérale et la sédentarité, il n’y a plus d’hésitation à avoir.

    Une activité sportive peut aider à perdre du poids mais elle présente surtout un grand intérêt thérapeutique pour les patients déjà diabétiques. Pour le Dr Bekka, diabètologue, "Le sport permet tout simplement de mieux vivre son diabète. On s’aperçoit qu’il n’y a plus de limites et que l’on peut faire de nombreuses choses qu’on croyait inaccessibles". Et l’on retrouve le plaisir de vivre comme tout le monde, tout simplement.

    Et pour les patients déjà diabétiques

    Le diabète s’accompagne de nombreuses complications, notamment cardiovasculaires. La pratique sportive permet de diminuer considérablement ces risques. Courir, nager, ou pratiquer n’importe quel sport d’endurance fait travailler les muscles qui brûlent alors du sucre, entraînant une baisse de la glycémie. Dans un premier temps, ce sucre est puisé dans les réserves musculaires, puis dans le glucose contenu dans le sang. En habituant son corps à utiliser l’insuline d’une telle façon, il apprend à mieux s’en servir, ce qui participe à améliorer l’équilibre du diabète. Le sport est à pratiquer sans modération donc !

    En revanche, il est important :

    • de ne pas partir seul sans prévenir personne
    • de bien manger avant et après l’effort
    • d’adapter ses contrôles glycémiques et ses injections d’insuline
    • de prévoir d’avoir toujours du sucre pour parer aux hypoglycémies
    • et surtout faire encore plus attention à ses pieds, car on le sait le pied du diabétique doit être chouchouté et surveillé de très près.

    Une expérience hors du commun

    Le Dr Bekka entraîne régulièrement certains de ses patients diabétiques dans des épreuves sportives. Tour de France, ascension du Kilimandjaro, et même marathon de New York… ces défis ont tous été relevés par des malades. Pour ce médecin "de telles épreuves permettent d’appréhender sa maladie autrement. Lorsqu’un patient réussit à franchir la ligne d’arrivée d’un marathon, il se rend compte que tout est possible. C’est une énorme émotion. Courir 42 km, c’est repousser ses limites, c’est aussi comprendre qu’on est capable de contrôler son corps et donc sa maladie". Une belle leçon de courage, pour tous, malades, ou non.

    Anne Aurélie Epis de Fleurian

    Pour lutter contre le diabète,
    Courez et passez le relais !

    Le dimanche 1er octobre, les laboratoires Novo Nordisk organisent les Relais Santé. "Courir pour changer le cours du diabète", c’est le slogan affiché pour cette excellente initiative sport et santé.

    Renseignements et inscriptions sur :
     www.athle.com,  www.novonordisk.fr et
    www.diabete-france.net

     

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/10007-diabete-sport.htm

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  • Envoyer à un ami IMPRIMER

    L'hypoglycémie c'est quoi au juste ?

    La crise s'annonce par une faiblesse soudaine, des sueurs, des vertiges. Ou par une pâleur, un mal de tête, une incapacité à se concentrer. Mais la raison est toujours la même : un manque de sucre.

    Le glucose constitue le principal moteur de l'organisme. Apporté par l'alimentation, il est indispensable au bon fonctionnement des cellules, notamment celles du cerveau. D'où la baisse d'énergie et la sensation de malaise qu'on ressent quand on manque de sucre. Sa concentration dans le sang est régulée en permanence par deux hormones, le glucagon et l'insuline.
    Un malaise hypoglycémique se produit lorsque le taux de sucre dans le sang baisse trop. Chez une personne en bonne santé, ce type de crise est banal. Alors qu'il faut davantage se méfier s'il survient chez un diabétique, qu'il soit traité par des piqûres d'insuline ou par des médicaments.

    Des malaises... aux convulsions
    Cela étant, la gravité de la crise tient surtout à l'intensité de la baisse du taux de glycémie. S'il est bas (0,6 g/l), il entraîne des sueurs, des palpitations, des malaises. Vraiment très bas (0,4g/l), il peut entraîner des convulsions, une désorientation mentale... notamment chez les personnes âgées, qui "oublient" parfois de manger sans vraiment s'en rendre compte. Car ces malaises ne surviennent pas par hasard. La plupart du temps, l'hypoglycémie est due à un régime alimentaire insuffisant, mal équilibré. Ou à un mode de vie irrégulier, avec des repas pris n'importe comment et à n'importe quelle heure. Autres responsables potentiels : l'obésité ou l'anorexie. L'abus d'alcool peut aussi favoriser la survenue d'une crise. De même qu'une activité physique très intense.
    Le fait qu'on sente venir la crise et qu'elle se produise à distance des repas, à jeun ou en fin de nuit est un bon argument en faveur de l'hypoglycémie. C'est pourquoi la première question à poser dans cette situation est : « Quand avez-vous mangé pour la dernière fois ? » Le cas classique étant l'absence de petit déjeuner ou le repas sauté la veille au soir.

    Les bons réflexes
    S'asseoir et croquer un morceau de sucre. Le malaise doit passer en quelques minutes. S'il recommence, c'est que la glycémie est très basse et qu'il faut donc plus d'énergie. Dans ce cas, mieux vaut reprendre du sucre en y ajoutant un peu de pain.

    Si ces épisodes se reproduisent régulièrement, demandez son avis à votre médecin. Car des maladies digestives ou hormonales peuvent en être responsables.

    topsante.com
    Dernière mise à jour : 04 Mars 2009
    http://www.topsante.com/Enfant/Sante/L-hypoglycemie-c-est-quoi-au-juste
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  • NEUROPATHIE DIABETIQUE

    mise à jour le 17/12/2009


    Les troubles neurologiques sont une complication redoutable du diabète.
    Cette neuropathie est bilatérale, symétrique, débutant le plus souvent aux extrémités et à prédominance sensitive.

    Elle se manifeste par:
    Des troubles de la sensibilité( tactile, thermique, et analgésie profonde)
    Un déficit moteur provoquant un déséquilibre entre les muscles fléchisseurs et extenseurs. du pied
    Une atteinte végétative autonome responsable de sécheresse cutanée, d'oedème et de troubles vasomoteurs.

    Des sensations de brûlures , des paresthésies, des engourdissements, voire des décharges électriques peuvent se manifester.
    Ces symptomes se manifestent surtout la nuit, et majorés par le contact des draps.
    L'atteinte des grosses fibres nerveuses myélinisées se manifestent par la perte du sens au tact fin, au sens de position des orteils

    L'atteinte neuropathique végétative se manifeste par une impuissance dans 60 % des cas, une gastroparésie,une diarrhée motrice typiquement vespérale, une atonie vésicale, une dysurie .

    La perte de sensibilité est à l'origine des lésions du pied ( MAL PERFORANT PLANTAIRE Voir ce terme ) car elle favorise l'insensibilité des zones de frottement et d'hyperpression.

    Des déformations peuvent s'observer pouvant aboutir à l'extrême au PIED DE CHARCOT (Voir ce terme).

    Le pied neuropathique est un pied chaud le plus souvent, siège d'une hyposudation, et d'une turgescence veineuse.
    Les pouls restent encore perçus.
    Des lésions d'hyperkératose sont habituelles
    Le dépistage est essentiellement clinique
    La neuropathie est confirmée par au moins deux critères suivants
    Des signes fonctionnels (douleurs, crampes PARESTHÉSIES
    ( Voir ce terme) nocturnes .
    Des troubles de la sensibilité( tactile, thermique, algies profondes)
    Des signes moteurs, avec aréflexie tendineuse
    Des signes électrophysiologiques (ralentissement des voies de conduction nerveuses).

    L'ELECTROMYOGRAMME
    Révèle une atteinte principalement axonale( sur les fibres nerveuses).
    Il existe une diminution d'amplitude des potentiels sensitifs et parfois moteurs, avec une conservation ou une légère diminution
    ( de 10 m / seconde environ) de la vitesse de conduction nerveuse.

    TRAITEMENT
    Il repose sur un bon équilibrage de la glycémie tant à jeun que post-prandiale. et sur l'administration d'antalgiques.



     

    Autres termes des utilisateurs : DIABETE, NEUROLOGIQUE, DIABETE ET NEUROPATHIE

    Article précédent : NEUROPATHIE MOTRICE MULTIFOCALE
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    Autres articles : NEUROMEDIATEUR... > OPTI...


    Les renseignements fournis par cette encyclopédie médicale rédigée uniquement par des médecins ne sont qu'informatifs et ne peuvent en aucun cas remplacer le diagnostic fait par un médecin après examen du malade. Notre vocation est d'informer et d'expliquer et non de nous substituer au médecin.
    © Dr Ammerich 2010

    http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=13368
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  • description brève de l'image
    © L'Internaute Magazine

    » C'est quoi la glycémie ?

    Lorsque votre médecin vous a tendu votre ordonnance pour une prise de sang, il vous a bien précisé d'aller la faire le matin, à jeun. C'était notamment pour pouvoir mesurer votre glycémie, c'est-à-dire votre taux de sucre, lorsque vous n'avez rien dans le ventre. Le sucre est une des énergies qui permet à tout notre organisme d'avancer. Sans lui, on est flagada, incapable de faire le moindre effort.

    » Et si on n'est pas dans la norme ?

    - Lorsque le taux de sucre dans le sang est trop faible, on parle d'hypoglycémie. Il suffit d'un sucre ou d'une friandise pour que la machine reparte dans les minutes qui suivent. Poussée à l'extrême, l'hypoglycémie peut entraîner un malaise, voire un coma si aucun soin n'est apporté.

    - A l'inverse, une hyperglycémie peut révéler un pré-diabète ou même un diabète. En temps normal, l'insuline dégrade le sucre présent en trop grande quantité dans le sang. Parfois, l'insuline se met à mal fonctionner ou alors le pancréas ne parvient plus à en produire assez : c'est le diabète. Selon le taux de sucre dans le sang à jeun, on parlera d'hyperglycémie modérée (entre 1,10 g/L et 1,25 G/L), d'intolérance au glucose ou pré-diabète (lorsqu'on approche des 1,26 g/L) ou de diabète (dès que l'on franchit ce seuil). Avoir trop de sucre dans le sang peut créer des dégâts à plusieurs niveaux : les yeux, les reins, le système cardiovasculaire peuvent être endommagés.
    Non soignée, l'élévation excessive du taux de sucre peut entraîner un coma diabétique. Rassurez-vous : cela n'intervient généralement qu'après des années d'un diabète non pris en charge. D'où l'intérêt de se faire dépister. "Encore une fois, les chiffres doivent être considérés avec prudence, insiste Daniel Gloaguen. Mais si, au fil des analyses, vous constatez que le taux de sucre est de plus en plus haut, c'est que vous vous acheminez vraisemblablement vers un diabète".

    » Peut-on améliorer sa glycémie ?

    Difficile de lutter contre un mauvais fonctionnement du pancréas ou de l'insuline qu'il fabrique, mais quelques mesures d'hygiène de vie peuvent aider à réduire le taux de sucre dans le sang et à retarder l'arrivée du diabète.
    - Perdre du poids si vous avez des kilos en trop ne pourra que vous aider à maintenir votre métabolisme au meilleur de sa forme.
    - Adopter une alimentation plus saine : moins de graisse, de viande rouge, assez peu de sucres rapides mais en revanche, beaucoup de fruits et légumes (les fameux cinq par jour). Proscrivez l'alcool autant que possible : certains de ces nectars sont particulièrement riches en sucres.
    - Un mode de vie sain est également recommandé : cela passe avant tout par l'arrêt du tabac si vous êtes fumeur mais aussi par une activité sportive régulière. Idéalement, il faudrait pratiquer un sport tel que la natation ou le jogging trois fois par semaine. Si c'est impossible, s'efforcer de marcher 30 minutes par jour à un bon rythme peut faire l'affaire.

     

    mesure créatinine
    © L'Internaute Magazine
    » C'est quoi la créatinine ?

    Dans la case "biochimie" de vos analyses, figure le dosage de la créatinine. Vous avez beau chercher, cela ne vous dit rien ? Normal, ce composé azoté n'est pas très connu, bien que présent de façon permanente dans le sang. La créatinine résulte de la dégradation de la créatine à l'effort. Lorsque tout va bien, elle est éliminée par les reins régulièrement et il n'en reste qu'une petite partie dans le sang.

    » Et si on n'est pas dans la norme ?

    Si la quantité de créatinine est plus élevée que les mesures moyennes indiquées, cela peut indiquer un mauvais fonctionnement des reins. Attention ce pendant, le taux de créatinine varie d'un individu à l'autre mais aussi selon le mode de vie. Par exemple, si vous êtes très sportif, votre taux de créatinine sera logiquement plus élevé puisque vos muscles auront travaillé plus que la moyenne et qu'ils auront donc dégradé plus de créatinine.

    » C'est quoi la clearance créatinine ?

    En cas de doute, le médecin pourra prescrire une analyse supplémentaire : le dosage de la clearance créatinine dans les urines, prélevées sur 24 h. Elle représente le nombre de millilitres de sang que les reins sont capables de filtrer et d'expurger de la créatinine en une minute. Il existe également une formule, qui permet d'estimer cette clearance grâce au taux de créatinine dans le sang. Cette formule, dite de Cockcroft et Gault, permet d'obtenir un résultat fiable, pour un individu de 20 à 100 ans, dont le poids est compris entre 50 kg et 100 kg. Lorsque tout va bien, ce chiffre, exprimé en millilitres par minute, doit théoriquement se situer entre 90 et 140.

    » Et si on n'est pas dans la norme ?

    "Ce sont les valeurs usuelles, tempère le Dr Gloaguen. Mais là encore, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte. La masse musculaire joue un rôle important. En outre, selon l'activité, l'âge, le poids de l'individu, les chiffres peuvent varier sans que cela soit pour autant inquiétant." Associé à d'autres symptômes (sang dans les urines par exemple), un chiffre de clearance bas peut faire penser à une insuffisance rénale.

    » Peut-on améliorer le fonctionnement de ses reins ?

    Pour garder des reins en bonne santé le plus longtemps possible, quelques bons gestes s'imposent.

    - Allez-y mollo sur le sel. Il favorise notamment l'hypertension, particulièrement néfaste pour les reins. D'une manière générale, mangez équilibré et évitez les régimes hyper-protéinés, qui ont tendance à fatiguer les reins.

    - Buvez beaucoup d'eau, au moins 1,5 L par jour. Elle aide les reins à bien fonctionner. Préférez les eaux faiblement minéralisées.

    - Surveillez votre taux de sucre, un diabète ou même un pré-diabète sont également des facteurs favorisants de l'insuffisance rénale.

    - Arrêtez la cigarette : le tabac accélère l'évolution des maladies rénales.

     

    description brève de l'image
    © Credit
    » C'est quoi le HLD cholestérol ? Et le LDL cholestérol ?

    Vous le savez, il y a du bon cholestérol et du mauvais. Mais franchement, vous confondez toujours le HDL et le LDL et vous ne savez pas bien comment faire la différence. Normal, puisque ce n'est pas indiqué clairement sur la feuille de résultats. "C'est très simple, le HDL, c'est le bon cholestérol. En passant dans le sang, il va nettoyer les artères, il est donc bénéfique à notre système cardiovasculaire, détaille le Dr Gloaguen. A l'inverse, le LDL cholestérol, lui, va encrasser les vaisseaux en se déposant le long de leurs parois. C'est lui qui est responsable de la formation de plaques d'athérosclérose, qui rétrécissent les artères."

    » Et si on n'est pas dans la norme ?

    Sur la feuille d'analyse, il faut donc regarder le cholestérol total, certes, mais surtout la quantité de HDL et de LDL. Le plus important, c'est que le LDL soit en-dessous de la barre fatidique de 1,60 g/L. Au-delà, on a coutume de dire qu'on "fait du cholestérol", même si l'expression est inadaptée.

    » C'est quoi le rapport LDL/HDL ?

    "Le médecin va aussi regarder le rapport cholestérol/HDL. En effet, si vous avez suffisamment de HDL pour débarrasser vos artères du LDL, la situation est acceptable. Ceci dit, le mieux est toujours d'avoir un taux de LDL bas et un taux de HDL relativement élevé." Dans le calcul de ce rapport, on tient également compte des triglycérides. " Ce sont des graisses de fort volume, qui sont stockées dans les cellules en prévision d'un effort. Elles sont amenées par l'alimentation et fournissent de l'énergie. "Outre le taux de triglycérides indiqué, il faut également regarder l'aspect du sérum. Il doit être limpide. Une couleur trouble peut attester de la présence en trop grande quantité de ces graisses. "Comme le LD cholestérol, elles augmentent le risque de problèmes cardiovasculaires, même si c'est moins flagrant. Elles peuvent aussi entraîner des soucis au niveau du pancréas."

    » Peut-on améliorer son taux de cholestérol ?

    Alors, comment faire pour garder le meilleur équilibre possible entre toutes ces graisses ? Encore une fois, cela passe par l'alimentation et l'hygiène de vie.

    - Eviter les viandes rouges et graisses animales d'une manière générale. Charcuterie, fromage, tout cela n'est hélas pas une bonne idée…

    - A l'inverse, privilégiez des poissons tels que le saumon, riche en HDL cholestérol et en Oméga-3 ou encore l'huile de colza.

    - 5 fruits et légumes par jour, encore et toujours.

    - Du sport, du sport et encore du sport, rien de tel pour vous maintenir en santé ! Attention, n'en faites pas trop non plus : une activité à un rythme modéré, trois fois par semaine, suffit à se maintenir au top de sa forme.
    Attention, toutes ces précautions ne suffisent pas forcément et si vous avez tendance à avoir un taux de LDL cholestérol trop élevé, il faudra faire des analyses très régulièrement. "N'oublions pas que seul un tiers du cholestérol provient de notre alimentation, rappelle Daniel Gloaguen. Le reste est directement fabriqué par notre organisme." 

    LIRE LA SUITE DE CET EXCELLENT ARTICLE SUR :

    http://www.linternaute.com/sante/magazine/conseils/lire-analyse-sanguine/index.shtml

     

     

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  • 3 règles pour bien vivre son diabète au quotidien

    3 règles pour bien vivre son diabète au quotidienAucun traitement ne permet de guérir le diabète. C'est une hygiène de vie qu'il faut mettre en place sur le long terme afin de prévenir les complications possibles du diabète. Quels sont les grands principes d'une bonne hygiène de vie ?


    1) Réduire son poids

    La première étape en cas de diabète est de surveiller son poids. Les personnes atteintes de diabète de type 2 étant souvent en excès pondéral, il est nécessaire de débuter la prise en charge par une réduction du poids. Attention, il ne s'agit pas d'instaurer un régime très restrictif. Les meilleurs résultats à long terme sont obtenus avec des régimes peu ou modérément sévères et surtout adaptés aux habitudes alimentaires individuelles. Dans cette optique, il est intéressant de se faire aider et suivre par son médecin, voire par un nutritionniste ou diététicien. Enfin, il est primordial de se fixer des objectifs réalistes et raisonnables. Perdre beaucoup de poids en très peu de temps n'est pas durable et dangereux pour la santé. Conseils pratiquesVisez une perte de poids de 5 à 15% par rapport au poids maximal, sur 6 mois. Supprimez vos grandes erreurs alimentaires, lesquelles portent très souvent sur les graisses (charcuteries, fromages), les sodas et les boissons alcoolisées.Réduisez globalement vos apports caloriques de 15 à 30%.


    2) Bien s'alimenter

    De nouvelles habitudes alimentaires doivent être instaurées, progressivement de préférence, car elles devront être suivies toute la vie. Les grands principes sont les suivants : Les glucides doivent représenter environ la moitié de la ration calorique quotidienne. Les glucides lents doivent être privilégiés (pain, pâtes, riz, autres féculents).L'alimentation doit être riche en fibres (fibres solubles surtout : pectines, guar, gomme), comme celles apportées par les fruits et les légumes verts. Conseils pratiquesFaites au moins 3 repas par jour. Arrêtez tout grignotage entre les repas. Diminuez votre consommation totale de graisses. Limitez les graisses d'origine animale (viandes grasses, oeufs, charcuteries, fromages, beurre, crème fraîche) et les aliments riches en graisses (fritures, cacahuètes, glaces, pâtisseries, viennoiseries, biscuits apéritifs...). Préférez les viandes maigres (filet de porc, volailles sans la peau), les laitages écrémés ou demi écrémés. Mangez plus souvent du poisson. Pour cuisiner, utilisez (avec modération) des matières grasses d'origine végétale riches en acides gras mono insaturés (olive, arachide, colza) ou poly insaturés (tournesol, pépins de raisin, maïs...), au détriment des acides gras saturés (beurre, margarine...). Favorisez les modes de cuisson sans graisse. Évitez d'associer plusieurs aliments gras au cours du même repas (ex. pas de viande et de fromage au même repas). Mangez suffisamment de glucides en privilégiant la consommation de féculents (glucides complexes) et de fruits (glucides simples). Privilégiez les glucides ayant un index glycémique bas (fruits, lentilles, haricots blancs, pâtes, etc.). La quantité de glucides est à évaluer en fonction de l'activité physique (professionnelle et privée) et de l'âge. Répartissez les glucides entre les différents repas. Consommez des aliments riches en fibres (ex. un fruit et/ou des légumes verts à chaque repas). Les produits sucrés avec du saccharose (sucre de table) ne sont pas interdits en fin de repas à condition de tenir compte de cet apport supplémentaire en glucides (attention, les produits sucrés sont aussi souvent gras !). Pas de boissons sucrées au saccharose, sauf en cas d'hypoglycémie. Ayez recours aux édulcorants comme l'aspartam, la saccharine, l'acésulfame de potassium, pour les aliments et les boissons sucrées. Limitez fortement votre consommation d'alcool, et toujours au cours d'un repas.

    3) Se bouger au quotidien


    Parallèlement à l'hygiène alimentaire, il est impératif de pratiquer une activité physique régulière. Pourquoi le sport est-il recommandé ? Parce que les exercices physiques font diminuer le taux de sucre dans le sang et donc la glycémie. Ils diminuent également les concentrations de graisses dans le sang (triglycérides notamment). Autrement dit, le sport améliore la glycémie et prévient les complications du diabète. Il fait donc partie intégrante du traitement.

    Conseils pratiques

    Objectif minimal souhaitable : 30 à 60 minutes d'exercices physiques, 2 à 3 fois par semaine.

    L'activité physique doit bien sûr être adaptée aux possibilités de chacun.

    Elle doit impérativement être régulière.

    Au minimum, augmentez votre niveau d'activité quotidienne (marche, escaliers, jardinage…).

    L'adhésion à une nouvelle hygiène de vie nécessite une bonne motivation de la personne diabétique. Pour cela, elle doit être informée, impliquée dans son traitement et suivie avec des réévaluations régulières. Le programme doit être personnalisé. Enfin, on conseille d'y associer l'entourage

    Isabelle Eustache
    29/05/2009
    Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), recommandations professionnelles, actualisation novembre 2006.

    http://www.e-sante.fr/diabete-regles-vivre-diabete-quotidien-NN_14942-34-1.htm


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  • Diabète : les nombreux avantages de la pompe à insuline

    Depuis 30 ans, les patients diabétiques peuvent bénéficier des pompes à insuline. Ce dispositif très fiable et fonctionnel améliore de manière considérable le quotidien des malades. Pourtant, leur usage reste trop peu répandu en France. Découvrez les atouts de ce traitement pas comme les autres.

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    Alors que 25 % des patients américains bénéficient d’un traitement par pompe à insuline, c’est le cas de seulement 5 % des diabétiques français. Méconnaissance de ce dispositif, peur des dysfonctionnements… les idées reçues sont encore nombreuses.

    La pompe à insuline comment ça marche ?

    Pompe à insulineIl est important de rappeler que le diabète se caractérise par un dysfonctionnement du pancréas, incapable de produire l'insuline nécessaire à l'organisme. Pour réguler leur taux de sucre (glycémie) dans le sang les personnes diabétiques doivent régulièrement s'injecter de l'insuline et surveiller de très près les variations de cette hormone. Contrairement aux injections, la pompe à insuline permet de diffuser de toutes petites quantités d'insuline en permanence, reproduisant ainsi de façon très proche l'activité du corps d'une personne non diabétique. Le patient peut également choisir d'ajouter un peu plus d'insuline au moment du repas ou si cela lui semble nécessaire. Pour le Dr Jean-Yves Josse, diabétique de type 1 et lui même porteur d'un tel dispositif, le principal avantage de la pompe est double : "La délivrance d'insuline en continu qu'on appelle "débit basal" est beaucoup plus physiologique". Deuxième avantage souligné par le Dr Josse : la possibilité de choisir la dose et le moment des apports en insuline sans avoir à faire d'injection. Cela permet une plus grande liberté dans la vie quotidienne et surtout une plus grande flexibilité des heures de repas. Non seulement, on est gagnant sur le plan thérapeutique mais aussi sur la qualité de vie.

    Un meilleur contrôle glycémique

    Pour savoir si un diabète est équilibré, l’indicateur de référence est l’"HbA1c". Derrière ces quelques lettres se cache la mesure du taux d'hémoglobine glycosylée qui permet d'évaluer le taux de glucose sur trois mois. Chez une personne non-diabétique, ce taux est inférieur à 6, chez les patients diabétiques, cette valeur doit être inférieure à 7 % et ce afin de réduire les risques de complications. Selon les résultats de diverses études, la réduction de 1 point de l'hémoglobine A1c réduirait de 45 % le risque de rétinopathie ou encore de 25 % les atteintes rénales.
    De plus, selon les dernières études, le traitement par pompe réduit les risques cardiovasculaires de 42 % et même le risque d’infarctus de 57 % par rapport à un traitement classique par insuline. Mais il faut également veiller à ce que ce taux ne connaisse pas de variations trop importantes. Et là encore, on mesure bien tout l’intérêt de la pompe qui délivre des doses régulières. Selon le Pr. Bringer, diabétologue au CHU de Montpellier, "l’ensemble des études dont on dispose montre un avantage des pompes sur les traitements par multi-injections. L’équilibre glycémique est moins variable, mieux stabilisé, et ceci grâce au caractère précis et modulable de ce dispositif médical".

    Autre avantage thérapeutique non négligeable, la pompe à insuline permet de limiter le nombre d'hypoglycémies sévères et modérées, notamment les hypoglycémies nocturnes tant redoutées par les patients et leur entourage. Il en va de même pour les hyperglycémies dont souffrent 90 % des diabétiques aux premières heures de la journée.

    Les pompes permettent de programmer de l'insuline ce qui n'est pas envisageable avec les injections. Pour le Dr Josse  qui ne manque pas d'humour "la pompe est tout simplement une Game Boy qui fusille les glycémies supérieures à 2 g". Ce mode de fonctionnement évite les yoyos glycémiques, ces variations permanentes du taux de sucre, principales responsables des complications dues au diabète. Pour le Pr. Bringer "l'insulinothérapie n'est comparable à aucun autre traitement, elle nécessite une finesse très importante et une modulation permanente, de la réactivité. et c'est là que la pompe à insuline trouve toute sa place".

    Enfin, il faut ajouter que l’utilisation de la pompe permettant de délivrer des doses d’insuline plus précises et plus régulières s’accompagnent d’une moindre consommation d’insuline.

    Au jour le jour avec une pompe

    Comme de très nombreux patient porteur de pompes, le Dr Jean-Yves Josse se considère comme un privilégié. Diabétique de type 1, il n'a jamais connu les multiples injections quotidiennes et sa profession lui permet d'appréhender parfaitement son diabète et son traitement. Il nous confie que des réticences persistent sur la pompe à insuline : "on croît souvent qu'on perd toute liberté et que le diabétique a alors une compagne appelée pompe 24 heures sur 24. Or la pompe est moins grosse qu'un portable et on peut s'en déconnecter pour de petites périodes". Sa conclusion est sans appel "la priorité doit être donnée à la santé et le traitement optimum pour la santé d'un diabétique, c'est la pompe".

    Les patients doivent évidemment rester libres de choisir leur traitement mais il est important pour eux de connaître toutes les options thérapeutiques possibles et d'avoir la possibilité d'essayer chaque traitement afin de trouver son équilibre et de pouvoir dire "oui, ce traitement me convient".

    Anne Aurélie Epis de Fleurian, Pharmacienne

    Source : Entretien avec le Dr Jean-Yves Josse le 27 janvier 2006.

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/9326-diabete-pompe-insuline-avantages.htm

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    Diététique et fast food

    sont-ils compatibles
     ?

     


    L'évolution de notre société fait que de plus en plus de repas sont pris à l'extérieur du domicile, en particulier le déjeuner, et la restauration rapide a connu un essor important.

    Dans l'esprit de beaucoup, le terme «fast food» se rapporte essentiellement à la restauration rapide sur le mode nord-américain, dont les établissements ont parfaitement reproduit en France les infrastructures et les menus.

    Sur le plan nutritionnel, comment considérer ce type d'alimentation ? Peut-elle être compatible avec un diabète ? Est-il possible de concilier ce type d'alimentation avec un régime amaigrissant ? Voici des éléments de réponse à l'aide d'exemples concrets. Quant à l'aspect gustatif de cette cuisine nord-américaine, nous ne l'aborderons pas, libre à chacun d'avoir son avis...


    Repas fast food «Adolescent»

     

    Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
    Royal cheese

    210 g

    32 g

    30 g

    36 g

    Frites

    110 g

    4 g

    20 g

    40 g

    Milk shake chocolat

    290 g

    11 g

    10 g

    52 g

    Coca-Cola

    40 cl

    0 g

    0 g

    41 g

    Apport énergétique total = 1.344 Cal

    47*4

    60*9

    169*4

    % de l'apport énergétique total

    14 %

    36 %

    50 %

    • Royal cheese = hamburger + cheddar entre tranches de pain de mie + garniture (salade, cornichons, ketchup)
    • Milk shake = lait et glace émulsionnés donnant une boisson très onctueuse consommée à la paille

    Rappelons tout d'abord qu'une ration alimentaire est équilibrée lorsqu'elle apporte 15 % de protides, 30 à 35 % de lipides de préférence d'origine végétale, et 50 à 55 % de glucides par des aliments à faible index glycémique.

    L'apport énergétique de ce repas (1.344 Cal) est important, compatible avec une ration d'environ 3.000 Cal par jour, pour un adolescent ayant une activité physique régulière. La proportion de lipides est élevée (36 %) et essentiellement d'origine animale. Par ailleurs, bien que la proportion de glucides (50 %) se rapproche des apports recommandés, il s'agit pour la moitié de produits sucrés provenant de la boisson et du dessert, ce qui est très élevé. Globalement, la ration comprend des plats à densité calorique élevée, d'où l'apport calorique important.


    Repas fast food «Standard»

     

    Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
    Cheeseburger

    115 g

    16 g

    13 g

    30 g

    Salade composée crevettes

    280 g

    12 g

    2 g

    4 g

    Sauce vinaigrette légère

    50 g

    0 g

    10 g

    2 g

    Frites

    110 g

    4 g

    20 g

    40 g

    Lait demi-écrémé

    20 cl

    7 g

    3 g

    10 g

    Apport énergétique total = 884 Cal

    39*4

    48*9

    86*4

    % de l'apport énergétique total

    17 %

    44 %

    39 %

    • Cheeseburger = hamburger + 1 tranche de cheddar entre 2 tranches de pain de mie
    • Salade composée crevettes = salade verte + autres crudités + crevettes + oeufs durs

    L'apport énergétique de ce repas (884 Cal) peut être inclus dans une ration standard à 2.000-2.500 Cal. Comme il apporte environ 2/5 de la ration énergétique et glucidique, il pourrait être compatible avec la ration d'un diabétique. Cependant, la ration lipidique est très élevée (44 %) et il s'agit essentiellement de graisses d'origine animale (viande de boeuf, produits laitiers, et graisse de boeuf pour la confection des frites si des huiles végétales n'ont pas été utilisées pour cela).

    La ration de protides étant correcte, la seule façon de diminuer la part des lipides est d'augmenter celle des glucides, mais ils sont essentiellement disponibles sous forme de boissons et de desserts. Le remplacement du verre de lait par un verre de jus d'orange entraînerait un apport énergétique pratiquement équivalent avec la répartition suivante : protides 32 g, lipides 45 g et glucides 96 g, représentant 14 %, 42 % et 44 % de l'apport énergétique du repas. L'apport lipidique resterait donc quand même important. En ce qui concerne les desserts proposés (milk shake, crèmes glacées...) l'apport minimum par portion est d'environ 40 g de glucides, et ce type de desserts comporte toujours des lipides (d'où leur consistance onctueuse). L'ajout d'un milk shake ou d'une crème glacée n'est donc pas une solution très satisfaisante. Autrement dit, pour diminuer notablement les lipides, la seule possibilité serait d'augmenter de façon conséquente la part des glucides, or cela ne serait pas idéal pour l'équilibre glycémique ; de plus les glucides de ce type de restauration sont essentiellement des sucres rapides, sans fibres, et il n'est pas prévu de pouvoir ajouter un supplément de pain.


    Repas fast food «Basses calories»

    On trouve un choix suffisant de salades composées dont certaines apportent des protéines (oeuf dur, lamelles de jambon, crevettes) qui peuvent être la base d'un repas lorsque l'on surveille son poids.

     

    Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
    Hamburger simple

    102 g

    12 g

    10 g

    30 g

    Salade composée crevettes

    260 g

    12 g

    2 g

    4 g

    Sauce fines herbes

    50 g

    0 g

    9 g

    3 g

    Coca Light

    25 cl

    0 g

    0 g

    0 g

    Lait demi-écrémé

    20 cl

    7 g

    3 g

    10 g

    Apport énergétique total = 504 Cal

    31*4

    24*9

    47*4

    % de l'apport énergétique total

    25 %

    38 %

    37 %

    Ce repas, qui apporte 504 Cal, est compatible avec un régime amaigrissant à 1.200-1.500 Cal par jour. Il faut cependant remarquer qu'ici encore, il est difficile de réduire la part lipidique de la ration, même en ne consommant pas toute la sauce servie avec les salades.


    Que dire en conclusion ?

    Le fast food attire indéniablement les jeunes ainsi que les enfants, mais il ne faut pas perdre de vue que ce type d'alimentation reflète la tendance actuelle non souhaitable de diminuer les apports en fibres et les apports glucidiques, en particulier le pain et les féculents, au profit des protéines et surtout des graisses (viandes, fromages, crèmes glacées...).

    Par conséquent, en faire une alimentation habituelle serait préjudiciable à l'équilibre alimentaire, en particulier pour les diabétiques. En effet, l'excès de graisses d'origine animale favorise l'apparition des affections cardiovasculaires.

    Ce type de restauration a quelques avantages : mesures d'hygiène sévères et strictement contrôlées, calibrage des denrées permettant une constance de la qualité alimentaire des plats servis.

    Cependant, même lorsque les produits sont de qualité, il incombe toujours au consommateur de faire les bons choix pour équilibrer son alimentation : éviter un apport lipidique excessif et les glucides à fort index glycémique, ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce type d'alimentation, qui doit donc être très occasionnelle tant chez le diabétique que chez le non-diabétique.

    «Fast food» est souvent synonyme de «Néfaste food» lorsqu'elle n'est pas occasionnelle..

    http://www.diabsurf.com/diabete/FRiegel.php

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    Surveillance du diabète

    Le diabète est une maladie chronique qu’il est nécessaire de surveiller régulièrement pour éviter ou limiter la survenue des complications. Des consultations régulières chez son médecin traitant sont nécessaires afin de réaliser le suivi de cette maladie.

    Le suivi de la glycémie

    La surveillance de la glycémie est nécessaire afin de suivre l’évolution du diabète, l’efficacité du traitement et pouvoir l’adapter si besoin.

    Ce suivi se fait grâce à la glycémie à jeun et la mesure de l’hémoglobine glycosylée qui reflète l’état moyen glycémique des 3 derniers mois.

    La réalisation de glycémies capillaires permet également d’adapter le traitement et d’éviter les hypoglycémies en cas de traitement par insuline.

    Le suivi biologique

    En plus de la mesure de la glycémie à jeun et de l’hémoglobine glycosylée qu’il est recommandé de surveiller 3 à 4 fois/an, un bilan lipidique est souhaitable une fois par an.

    Le suivi du poids

    Il est recommandé de surveiller son poids tous les mois afin d’éviter toute prise de poids, facteur aggravant le diabète de type 2 et source d’insulinorésistance.

    Le suivi de la tension artérielle

    La tension artérielle doit être parfaitement contrôlée en cas de diabète. L’objectif tensionnel lorsque l’on est diabétique, est une tension inférieure à 130/80. Une fois stabilisée, il est recommandé de la surveiller au moins une fois par mois.

    Le suivi ophtalmologique

    Il est nécessaire de consulter un ophtalmologue tous les ans afin de réaliser un fond d’œil, la mesure d’acuité visuelle, la mesure de la pression intraoculaire, …

    La présence de lésions conduira au traitement de ces lésions par laser (photocoagulation), le suivi pourra être alors plus rapproché.

    Pour en savoir plus : complications oculaires

    Le suivi rénal

    Afin de dépister une complication rénale, il est recommandé de rechercher une fois par an la présence de microalbumine dans les urines et de réaliser une prise de sang à la recherche d’une insuffisance rénale.

    Pour en savoir plus : complications rénales

    Le suivi cardiologique

    Un bilan annuel chez le cardiologue est recommandé avec la réalisation d’un électrocardiogramme et si besoin une échographie doppler. Ces examens recherchent des atteintes cardiaques qui auraient pu passé inaperçues. La tension artérielle sera aussi contrôlée.

    La surveillance de l’état de ses pieds

    Il est recommandé de surveiller l’état de ses pieds et ses ongles très fréquemment, au besoin consulter un podologue.

    Afin de prévenir les complications au niveau des pieds il est recommandé d’utiliser des chaussures confortables, d’inspecter ses chaussures avant de les enfiler et de consulter dès le moindre problème cutané.

    Le suivi dentaire

    Lorsque l’on est diabétique, il est recommandé de consulter son dentiste 2 fois par an pour la recherche de caries.

     

    Le diabète de type 1

    Le diabète de type 1 fait partie des 3 principaux diabètes sucrés avec le diabète de type 2 et le diabète gestationnel.

    Diabète de type 1 : carence totale en insuline

    Le diabète de type 1 ou insulinodépendant correspond à une carence totale en insuline. Les cellules produisant l’insuline au niveau du pancréas sont détruites par un mécanisme auto-immun (les défenses de l’organisme d’un individu se retournent contre certaines de ses propres cellules). L’apport d’insuline est donc nécessaire et constitue la base du traitement du diabète de type 1.

    Pour en savoir plus : traitement et les causes du diabète de type 1

    Le diabète de type 1 : une maladie de la première moitié de la vie

    Le diabète de type 1 apparaît principalement durant la 1ère moitié de la vie. Il peut même toucher le jeune enfant, voir diabète chez l’enfant.

    Précision : en France, chaque année 1 400 nouveaux cas de diabète non insulinodépendants sont diagnostiqués chez des moins de 20 ans.

    Un type de diabète qui fait parler de lui

    Le diabète de type 1 apparaît le plus souvent brutalement. Les symptômes sont typiques et passent rarement inaperçus

    Le diagnostic peut être fait à la suite d’un choc émotionnel ou d’un traumatisme, on parle d’élément déclencheur mais la maladie serait apparue tôt ou tard.

     

    Le diabète de type 2

    Le diabète de type 2 fait partie des 3 principaux diabètes sucrés avec le diabète de type 1 et le diabète gestationnel.

    Le diabète de type 2 est due à une diminution de la sécrétion de l’insuline et à une diminution de l’efficacité de l’insuline produite.

    Une carence partielle en insuline

    Le diabète de type 2 est également appelé diabète non-insulinodépendant.

    À la différence du diabète de type 1, la carence en insuline n’est pas totale. Dans un premier temps et en l’absence d’événements particuliers (grossesse, insuffisance rénale,..) les personnes atteintes de diabète de type 2 n’ont pas besoin d’être traitées par insuline.

    Cependant, avec l’évolution de la maladie, la carence s’intensifie et il n’est pas rare de devoir recourir à l’insuline.

    Pour en savoir plus : traitements du diabète de type 2

    Diabète de type 2 : une maladie fréquente

    Le diabète de type 2 est une maladie fréquente. Elle toucherait en France près de 3,5% de la population soit 2,5 millions de personnes.

    Depuis quelques années le nombre de personnes touchées par le diabète augmente rapidement dans les pays industrialisés. Cette multiplication de nouveaux cas serait en partie du à notre nouveau mode de vie (alimentation plus riche, moins d’activité physique…).

    Pour en savoir plus, consulter les causes du diabète de type 2

    Une maladie insidieuse

    Le diabète de type 2 est une maladie qui évolue à bas bruit. La découverte du diabète de type 2 se fait la plupart du temps lors d’un dépistage (prise de sang ou analyse d’urine) ou lors d’un bilan pour des complications.

    En effet, au début de la maladie, les personnes atteintes de diabète de type 2 ne ressentent aucun symptôme.

    Pour en savoir plus : symptômes du diabète de type 2.

    Le diabète gestationnel

    Le diabète gestationnel est un diabète qui apparaît au cours de la grossesse chez une personne qui ne présentait pas d’antécédent de diabète ni de trouble de la glycémie.

    Le diabète gestationnel un diabète transitoire

    Le diabète gestationnel apparaît au cours de la grossesse durant le deuxième ou troisième trimestre. Des modifications hormonales pourraient en être la cause.

    En principe, il disparaît quelques semaines après l’accouchement.

    Le diabète gestationnel : importance du dépistage

    Le diabète gestationnel est le plus souvent asymptomatique et passe inaperçu si on ne le recherche pas.

    En savoir plus : symptômes du diabète gestationnel

    Il est important de faire le dépistage car le diabète gestationnel peut avoir des conséquences qui peuvent être graves pour la maman et/ou le bébé.

    Pour en savoir plus : dépistage du diabète gestationnel

    Le diabète gestationnel : un risque ultérieur de diabète de type 2 pour la mère

    Des études ont montré que les femmes ayant eu un diabète gestationnel, sont plus à risque de développer un diabète de type 2. Elles doivent donc faire attention à leur alimentation afin de prévenir son apparition

    http://diabete.comprendrechoisir.com/astuce/voir/34228/insuline-et-voyage-en-avion

     

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