• Pourriez-vous être atteint

    d’une neuropathie sans le savoir ?

    Les nerfs transmettent au cerveau les messages de douleur, température et

    toucher. Ils indiquent aussi aux muscles quand et comment bouger.

    Près de la moitié des diabétiques ont les nerfs plus ou moins endommagés.

    La neuropathie périphérique est la forme la plus commune d’atteinte nerveuse chez

    les diabétiques. Elle provoque des fourmillements, des douleurs ou

    engourdissements, une faiblesse dans les pieds et les mains.

    Il est important de parler de ces symptômes à votre médecin.

    Cochez les cases correspondant à des situations qui vous concernent.

    Vous pourrez rapporter cette liste lors de votre prochaine consultation.

    J’ai des fourmillements dans les pieds

    Je sens comme des aiguilles dans les pieds

    J’ai des douleurs comme des brûlures, ou comme des lames enfoncées dans

    mes pieds

    Mes pieds sont très sensibles quand je les touche. Parfois, même la couverture

    me fait mal quand elle repose sur mes pieds

    Mes pieds me font mal la nuit

    Mes pieds et mes mains deviennent très froids ou très chauds

    Mes pieds sont engourdis et comme morts

    Je ne ressens pas de douleur aux pieds, même si j’ai une ampoule ou une

    blessure

    Je ne sens plus mes pieds quand je marche

    Les muscles de mes pieds et de mes jambes sont faibles

    J’ai du mal à ressentir la chaleur ou le froid dans mes pieds ou mes mains

    J’ai des plaies ouvertes, des ulcères aux pieds et aux jambes. Ces plaies

    guérissent très lentement

    J’ai l’impression que les muscles et les os de mes pieds ont changé de forme

    Autres symptômes : ……………………………………………………………………………………………………

    ………………………………………………………………………………………………………………………………………

    ………………………………………………………………………………………………………………………………………

    D’après l’American Diabetes Association.

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    diabete2-patients.com

    http://www.diabete2-patients.com/pdf/neuropathie.pdf
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  •  

    Quelles sont les causes déclenchantes
    des plaies des pieds ?


    Lorsqu'on établit des statistiques sur les facteurs favorisants des plaies des pieds des diabétiques, on trouve schématiquement une atteinte artérielle dans un tiers des cas, une atteinte neurologique ayant permis le développement sans douleur d'une infection dans un tiers des cas, et l'existence d'atteintes mixtes (artérielle, neurologique et infectieuse) dans un tiers des cas.

    Mais si on établit une statistique sur les facteurs déclenchants des plaies des pieds des diabétiques on trouve une cause extérieure déclenchante dans 50 à 60 % cas, avec très schématiquement la répartition suivante :

     

    • Chaussures
    • Supports plantaires
    • Altération de la statique du pied

     21 % 
     12 % 
     17 % 

    Chaussures
    inadaptées
    50 %

    • Pédicure
    • «Chirurgie en salle de bain»
    • Coricides chimiques

     11 % 
     11 % 
     3 % 

    Gestes
    inadaptés
    25 %

    • Hygiène défectueuse, mycose,
      ongle hypertrophique, ongle incarné
    • Bains de pieds prolongés
    • Chaleur excessive
    • Traumatismes du pied, chute d'un objet
      sur le pied, marche pieds nus

     14 % 

     5 % 
     3 % 
     3 % 
     

    Hygiène ou
    comportement
    inadaptés
    25 %

     


    Chaussures inadaptées : moitié des cas

    Les problèmes liés aux chaussures figurent en tête de liste des facteurs déclenchants.

    Les chaussures peuvent comprimer ou agir par frottement interne répété. Les chaussures trop étroites, «trop neuves» ou trop usées, les aspérités dues aux coutures ou au cuir, les zones de décollement à l'intérieur des chaussures, et les corps étrangers (petit caillou, éclat de verre...) sont les principales anomalies qui risquent de blesser le pied.

    Les supports plantaires (semelles) peuvent également être en cause lorsque le cuir est déformé et durci par la transpiration, ou encore lorsqu'ils se sont craquelés ou pliés. Les chaussettes peuvent également être en cause lorsque la couture au niveau des orteils est particulièrement épaisse, surtout lorsqu'elles sont en matière synthétique.

    Les altérations de la statique du pied correspondent aux cas où les chaussures et les supports plantaires ne présentent pas d'aspérité à l'origine d'un mal perforant plantaire. Mais on peut néanmoins considérer qu'il y a un «problème de chaussure inadaptée», car dans ces cas l'utilisation d'un support plantaire de décharge pour mieux répartir le poids du corps aurait pu éviter la formation d'un mal perforant. De plus, dans un certain nombre de cas, il y a une usure anormale du talon de la chaussure, qui est en relation avec un trouble de la marche ou une altération de la statique du pied, et qui contribue à l'accentuer. Normalement la pose du talon sur le sol se fait par le bord postéro-externe du talon, et il est normal que le talon s'use progressivement à ce niveau. Par contre, une usure du bord externe du talon témoigne souvent d'une altération de la statique du pied (varus talonnier) de même qu'une usure trop postérieure ou postéro-interne (valgus talonnier).


    Gestes inadaptés : un quart des cas

    La responsabilité des gestes inadaptés est partagée pour moitié par les pédicures et pour moitié par les diabétiques eux-mêmes.

    L'emploi de coricides chimiques ou l'utilisation de meuleuses électriques sont parfois retrouvés, mais ce sont surtout l'emploi incontrôlé d'instruments tranchants ou l'arrachement d'un lambeau de peau qui sont en cause.

    Le diabétique (ou son pédicure) doit savoir que c'est la vue qui doit guider le geste, et non la perception d'une douleur. Lorsqu'une douleur est ressentie ou lorsqu'il y a un saignement, c'est déjà trop tard : une plaie vient d'être provoquée faute d'avoir fait suffisamment attention.

    Il faut toujours garder à l'esprit que l'esthétique est tout à fait secondaire par rapport au risque de provoquer une plaie. Autrement dit, mieux vaut avoir des pieds «qui pourraient être plus beaux» que des pieds avec une plaie par suite de soins de pédicure trop intensifs.


    Hygiène ou comportement inadaptés : un quart des cas

    Dans les espaces entre les orteils, ou sous les orteils, peut se développer une mycose (infection superficielle de la peau due à des champignons). Ceci est banal même chez les personnes qui ne sont pas diabétiques, et est favorisé par la transpiration, la macération et un défaut d'hygiène. Chez les diabétiques, dont la peau est plus fragile, les mycoses sont plus fréquentes et peuvent conduire à une véritable infection profonde avec une plaie.

    Les accidents liés à la pousse anarchique des ongles (l'ongle vient frotter contre l'orteil voisin) ou liés à un ongle incarné, sont également liés à un comportement non adapté. Ces accidents peuvent être prévenus par des soins de pédicure appropriés.

    A l'inverse, les bains de pieds prolongés peuvent être à l'origine d'une infection profonde. Afin de ramollir les callosités sous les pieds (début de mal perforant plantaire) on propose souvent des bains de pieds, mais l'idée apparemment correcte est cependant fausse. En effet, la plupart des callosités sous souvent fissurées, et les bains de pieds prolongés plus de 5 minutes créent une macération au fond de ces fissures, qui favorise la pénétration en profondeur, dans les tissus sains, des microbes qui se trouvent dans ces fissures.

    Les bains de pied à plus de 37°, les bouillottes, les coussins et les chaufferettes électriques peuvent également être à l'origine de plaies : soit par brûlure directe (s'il y a une diminution importante de la sensibilité au chaud et à la douleur), soit plus souvent parce que l'augmentation de température augmente la consommation en oxygène du pied qui n'arrive pas à être compensée par une augmentation de l'afflux sanguin à cause de l'insuffisance artérielle (il se produit alors une souffrance cellulaire puis une gangrène). Il y a de nombreux cas de gangrène chez les diabétiques ayant une importante atteinte artérielle qui ont recherché à réchauffer leurs pieds avec des bouillottes ou des coussins électriques.

    Les traumatismes du pied, la chute d'un objet sur le pied, ou la marche pieds nus peuvent également occasionner des plaies qui bien souvent auraient pu être évitées, ou dont les conséquences auraient pu être limitées par une protection du pied.

    http://www.diabsurf.com/diabete/FPied2.php

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  • Neuropathies Diabétiques

    Serge Halimi, Grenoble, 1994
    1- Epidémiologie

    Les études discordent, s'appuyant soit sur la clinique (signes objectifs ou subjectifs) soit sur l'électromyographie avec étude des vitesses de conduction nerveuse. Ainsi la prévalence varie de 5 à 75 % selon les études. L'une note environ 10 % des patients symptomatiques au moment du diagnostic de diabète (diabète non-insulinodépendant bien entendu) et 50 % 25 ans plus tard. Un autre travail retient 75 % de neuropathie après 40 ans de diabète. L'ancienneté et le contrôle de la glycémie semblent jouer un rôle déterminant mais une susceptibilité individuelle reste possible rendant utile comme pour les autres complications l'identification de patients à risquesL'association d'un éthylisme majore le risque.

    2- Clinique

    On peut distinguer 4 aspects cliniques selon la localisation anatomique des structures affectées. Les atteintes focales ou plurifocales sont fréquentes chez l'adulte diabétique, elles peuvent être à l'origine du diagnostic de diabète.
    2-1- Les mononeuropathies
    Elles représentent l'atteinte d'un seul nerf périphérique rachidien ou d'un nerf crânien. Les atteintes peuvent porter sur des nerfs des membres supérieurs, cubital, radial, médian ou des membres inférieurs, fémoral, péronier. Les formes les plus fréquentes sont représentées par les cruralgies et les paralysies oculomotrices. Les atteintes portant sur les membres supérieurs sont plus rares, le début est souvent dominé par une douleur surtout pour les atteintes des nerfs médian et cubital.

    * La cruralgie :
    Les 3/4 des cruralgies seraient dues au diabète. La symptomatologie est unilatérale, généralement d'apparition rapide, douleur, sensation de brûlure de la face antérieure et parfois interne de la cuisse, à recrudescence nocturne entraînant l'insomnie et s'accompagnant parfois d'une baisse de l'état général. L'examen met en évidence une hypoesthésie dans le territoire douloureux, un réflexe rotulien aboli, une baisse de la force musculaire de ce territoire parfois étendue à la loge antéro-externe de la jambe. On est souvent amené à rechercher une cause tumorale ou une participation mécanique malgré la notion de diabète. Les douleurs sont souvent difficiles à calmer mais l'évolution se fait spontanément en quelques semaines vers la sédation quelque soit le niveau d'équilibre glycémique.

    * Atteintes des nerfs craniens :
    - Nerfs oculomoteurs : elles concernent 2 à 4 % des diabétiques, c'est une des causes les plus fréquentes de paralysie oculomotrice. Elles sont souvent révélatrices d'un diabète de type 2 après 50 ans. Le nerf moteur oculaire commun (III) ou le nerf moteur oculaire externe (VI) sont le plus souvent concernés. L'atteinte motrice est souvent précédée de douleurs oculaires ou d'hémicranies durant quelques heures ou jours. La paralysie peut être brutale ou progressive, l'évolution est favorable en quelques semaines ou quelques mois sans séquelle. Lors de l'atteinte du III la motilité intrinsèque est souvent respectée. Les atteintes du IV sont plus rares.
    - Les autres paires craniennes : l'atteinte du nerf facial est exceptionelle, toutes les autres paires craniennes sont susceptibles d'être concernées mais de façon extrêmement rare.
    2-2- Les radiculopathies :
    Elles concernent surtout les dermatomes de distribution thoracique ou abdominale associant douleurs et pertes de sensibilité, une autre cause devra toujours être recherchée avant de conclure à la responsabilité du diabète.
    2-3- L'amyotrophie proximale des membres inférieurs :
    Ici prédomine l'atteinte motrice à prédominance unilatérale, portant sur la racine des membres inférieurs avec amyotrophie quadricipitale prononcée. Les patients présentent une faiblesse musculaire proximale marquée, parfois étendue aux loges antéro-externes des jambes gênant la montée des escaliers et la marche. Les réflexes rotuliens sont abolis, les masses musculaires douloureuses, l'atteinte sciatique est rare. L'association à une polyneuropathie hyperalgique s'accompagne d'une profonde dégradation de l'état général, d'un amaigrissement très marqué et souvent annonciateur et d'un état dépressif, le tout définissant le cadre de la "neuropathie cachectisante". Celle-ci serait plus fréquente chez les Nord-Africains. L'ensemble du tableau régresse sous traitement antalgique, anti-dépresseur et insulinothérapie en plusieurs semaines ou plusieurs mois. L'évolution favorable est annoncée par une reprise pondérale.
    2-4-Les polyneuropathies symétriques :
    C'est la forme de neuropathie diabétique la plus fréquente souvent peu symptomatique principalement représentée par les formes sensitives.

    * L'atteinte des petites fibres myéliniques est dominée par une perte de la sensibilité thermique des membres inférieurs à début distal (fibres les plus longues): risque de brûlures indolores, douleurs spontanées, troubles sensitifs et trophiques évoluant progressivement vers la racine des membres. Les troubles sensitifs objectifs sont présents. L'atteinte des membres supérieurs est possible quoique moins fréquente. L'atteinte motrice est rare ou retardée.

    * L'atteinte des grosses fibres myéliniques entraîne des troubles prédominant sur la sensibilité profonde et tactile épicritique avec une abolition précoce des réflexes ostéo-tendineux. Ces formes sont le plus souvent asymptomatiques au début, dépistées par l'examen clinique: perte de la sensibilité tactile fine et au diapason. Les formes symptomatiques associent des douleurs fulgurantes des membres inférieurs et des troubles trophiques : maux perforants, ostéoarthropathie des pieds. Des neuropathies douloureuses de symptomatologie surtout nocturne parfois hyperalgiques s'accompagnent souvent de sensation de brûlure, et d'hyperestésie cutanée. Il est possible que certaines poussées douloureuses soient liées à des variations rapides de la glycémie expliquant pour partie la majoration des douleurs qui peut être enregistrée lors de l'équilibration rapide de la glycémie chez certains patients en particulier lors de l'instauration d'une insulinothérapie. Enfin certains patients présentent des formes mixtes à prédominance motrice dont l'évolution serait relativement plus favorable.
    Les troubles trophiques sont principalement développés au chapitre Pied diabétique.
    2-5- Dysautonomie diabétique :
    C'est une particularité de la neuropathie diabétique.
    - Les manifestations cardiaques sont traitées au chapitre cardiopathies.
    - L'hypotension orthostatique est fréquente dans ses formes mineures et rare dans ses formes invalidantes s'accompagnant alors de syncopes. Son traitement fera appel à la Dihydroergotamine souvent à forte dose, en cas d'échec à la 9-alphafludrocortisone, enfin le port de bas de contention élastique constitue tout à la fois un appoint intéressant et sans risque iatrogène.
    - Les oedèmes des membres inférieurs peuvent être liés à une atteinte sympathique.
    - La vessie diabétique semble atteindre 3/4 des diabétiques après 15 à 20 ans de diabète. Elle accompagne le tableau général de neuropathie. Les troubles sont successivement sensitifs, puis se succèdent une réduction puis une perte du réflexe du détrusor, la distension vésicale avec résidu post mictionnel, le retentissement sur les voies urinaires hautes enfin. La clinique est dominée par la raréfaction du besoin d'uriner , des mictions espacées, très abondantes, l'impression de vessie encore pleine en fin de miction. Le risque infectieux est important , cystites asymptomatiques exposant au retentissement sur le haut appareil.
    - Les troubles sexuels : l'impuissance chez l'homme diabétique concerne la moitié des patients après 20 ans d'ancienneté du diabète. L'éjaculation rétrograde précède volontiers ce trouble. La libido est conservée, l'imprégnation androgénique est normale. Toutefois la participation psychologique est très importante aggravant voire provoquant ce trouble chez de nombreux diabétiques indemnes de toute cause organique objective. Pour de nombreux patients et de nombreux médecins, diabète est synonyme d'impuissance quelles que soient l'ancienneté et la sévérité de l'hyperglycémie. On se méfiera donc de tout ce qui peut être induit par l'interrogatoire du patient en ce domaine et par certaines convictions médicales injustifiées. En présence d'une impuissance autenthique presque toujours liée à une neuropathie, des méthodes mécaniques (turgescence pénienne obtenue par dépressions mécaniques et anneau de contention à la racine de la verge) ou des injections intra-caverneuses (papavérine, prostaglandine) seront préférées aux prothèses chirurgicales.
    Chez la femme on décrit une perte de la lubrification vaginale elle-même liée à la neuropathie mais sans altération du désir ni des capacités d'atteindre l'orgasme donc facile à traiter.
    - Les troubles digestifs : l'atteinte gastrique prédomine. La gastroparésie est fréquente; la gastroplégie n'est pas rare se manifestant par des pesanteurs digestives, des vomissements tardifs d'aliments non digérés. On évoquera surtout leur existence devant un désordre glycémique inexpliqué, des hypoglycémies post-prandiales déroutantes, des apports de sucres purs corrigeant mal les hypoglycémies. Les transits isotopiques permettent aujourd'hui un diagnostic aisé. Le traitement repose sur le métoclopramide(Primperan®), la dompéridone(Motilium®) ou plus récemment le cisapride(Prepulsid®). On retiendra enfin qu'une hyperglycémie importante peut à elle seule en l'absence de toute neuropathie, entraîner un ralentissement important de la vidange gastrique.
    La diarrhée motrice, à prédominance nocturne, est classique mais relativement peu fréquente. On se méfiera de ne pas attribuer trop aisément à la neuropathie une accélération du transit chez les diabétiques non insulinodépendants sous metformine responsable de nombreux troubles de ce genre.
    - Autres manifestations : les troubles de la motricité pupillaire seraient fréquents, ralentissement des réactions pupillaires normales. On connaîtra surtout les troubles de la sudation. En effet ils peuvent entraîner une réduction voire une perte des signes d'alarme de l'hypoglycémie. D'autre part certains patients se plaignent de sudations nocturnes très abondantes du torse liées à une réduction de la sudation des membres inférieurs. Le diagnostic différentiel avec des épisodes hypoglycémiques nocturnes est parfois délicat.
    http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/alfediam/Complications/neuro-diab-2.html
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  • Les manifestations uro-génitales

    • L'atteinte de la vessie, appelée neurovessie ou vessie neurogène, est fréquente. Elle peut être précocement mise évidence (après un an seulement de diabète) par des examens spécialisés (débimétrie, cystomanométrie).

    Les symptômes dépendent des mécanismes impliqués : atteinte de la sensibilité vésicale, faiblesse de la contraction de la vessie ou au contraire vessie hyperactive, degré d'atteinte du sphincter (petit muscle circulaire à la sortie de la vessie, autour du canal par lequel s'évacue l'urine).

    En cas de vessie hypoactive, il y a une diminution de la sensation vésicale avec retard du besoin d'uriner, entraînant un espacement des mictions et une augmentation de leur volume. Au début, la vessie se distend et sa capacité augmente, sans qu'il apparaisse de gêne pour uriner, puis la vidange devient moins bonne et les mictions deviennent moins fréquentes (2 à 3 par jour) avec une abondance particulière de la miction du lever.

    L'événement évolutif capital est l'apparition d'un résidu vésical (la vessie ne se vide plus complètement) qui est source d'infection. L'échographie permet de dépister un résidu lorsqu'il est supérieur à 50 ml.

    A un stade plus évolué, il peut se produire une rétention urinaire chronique qui a deux conséquences :
    - d'une part, le diabétique à des difficultés pour uriner avec faiblesse du jet, nécessité d'attendre pour obtenir le jet, puis mictions uniquement par regorgement (quand la vessie est trop remplie pour pouvoir se distendre davantage, les mictions redeviennent plus fréquentes mais avec un jet faible),
    - d'autre part, il peut y avoir reflux d'urine de la vessie vers les reins dont la fonction est alors menacée.

    De plus, comme la vessie ne se vide plus correctement, la recherche de sucre dans les urines plusieurs fois par jour ne peut plus être interprétée de façon fiable.

    Il faut cependant signaler que, chez l'homme diabétique l'atteinte vésicale en relation avec le diabète est fréquemment associée à des problèmes prostatiques non en relation avec le diabète, et que chez la femme diabétique l'atteinte vésicale en relation avec le diabète est fréquemment associée à des troubles urinaires consécutifs aux grossesses, aux accouchements ou à une ménopause débutante.

    En cas de vessie hyperactive, le besoin d'uriner est fréquent et impérieux avec un délai de sécurité réduit. L'hypercativité de la vessie peut également conduire à des fuites urinaires dans l'intervalle des mictions.

    Les symptômes orientent assez souvent vers une vessie hypoactive ou une vessie hyperactive, mais il est utile d'authentifier les mécanismes en cause par débimétrie, cystomanométrie et électromyogramme périnéal, ainsi que d'évaluer leur retentissement sur la vessie et les reins, et de dépister la présence d'autres causes associées non en relation avec le diabète (échographie, cystoscopie, cystographie, urographie).


    • Chez l'homme, la neuropathie peut provoquer une éjaculation rétrograde. L'éjaculation se fait en partie dans la vessie, et des spermatozoïdes sont retrouvés à l'examen microscopique des urines de la première miction qui suit le rapport sexuel. Cette anomalie est parfois constatée par le diabétique (l'éjaculation est de faible abondance) mais son inconvénient est surtout une infécondité.

    La neuropathie peut également entraîner une difficulté d'érection ou une impuissance, qui ne surviennent en général que lorsqu'il y a déjà d'autres atteintes marquées de neuropathie végétative, surtout vésicale. La survenue d'une impuissance chez un diabétique peut cependant aussi avoir une origine vasculaire ou une autre origine que le diabète (causes qui doivent être recherchées). D'autre part, certains médicaments (certains antihypertenseurs, diurétiques, hypolipémiants, anti-ulcéreux, tranquillisants, anti-arythmiques) peuvent aussi retentir sur la sexualité et favoriser une impuissance. De plus, un mauvais contrôle glycémique peut entraîner une impuissance fonctionnelle qui est réversible avec le retour à un meilleur contrôle glycémique, et il en est de même en cas de consommation de boissons alcoolisées. Enfin, il y a très fréquemment une composante psychologique plus ou moins importante, voire exclusive (le diabète n'empêche pas les causes psychologiques, qui sont déjà fréquentes chez les personnes non diabétiques).

    Chez la femme, la neuropathie peut favoriser une diminution de la lubrification vaginale et une diminution des possibilités d'atteindre l'orgasme.


    L'atteinte sudorale

    Elle est fréquente et se manifeste :

    • Soit par une absence de sudation, prédominant aux membres inférieurs, notamment aux pieds, entraînant une peau plus sèche, qui devient moins souple, qui s'écaille, et qui aboutit à la formation de fissures favorisant le développement d'une infection sous la peau. Cette absence de sudation a parfois une limite assez nette, par exemple aux pieds, aux jambes, aux cuisses, au bassin ou au milieu de l'abdomen, et elle est alors souvent appréciée comme une fausse hypersudation de la partie supérieure du corps plutôt que comme une diminution de la sudation de la moitié inférieure du corps. Lorsque cette absence de sudation est importante, elle peut conduire à une difficulté d'adaptation à la chaleur (la sueur à pour rôle l'évacuation de la chaleur par l'intermédiaire de l'évaporation, et l'évacuation de la chaleur par une peau sèche est beaucoup moins efficace).

    • Soit au contraire, par des crises sudorales profuses qui touchent les diabétiques anciens ou très anciens. Ces crises sont souvent nocturnes et très importantes, au point de tremper le pyjama et les draps. Si ces crises sont prises pour des hypoglycémies, elles peuvent conduire à la prise non souhaitable de sucre et à une réduction inadaptée de la dose d'insuline. Le diagnostic repose sur la mise en évidence d'une glycémie normale ou élevée au moment de la crise sudorale.

    • Dans certains cas, on peut observer une sudation de la moitié du visage, extrêmement abondante et gênante, survenant pendant les repas, particulièrement après des efforts importants de mastication ou après l'absorption de fromages fermentés, d'alcool ou de vinaigre.

    http://www.diabsurf.com/diabete/FNeurop3.php
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  •  

    A propos de l’ASPARTAME

     

    Afin de répondre à un article intitulé «  Aspartame, le tueur silencieux *»( 15-09-02) nous avons consulté le rapport de l'AFSSA ( Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) publié le 07.05.02.

    L'agence avait été saisie d'une relation éventuelle entre l'aspartame et les tumeurs cérébrales.

    Sur base des publications américaines traitant du même sujet et des divers sites internet rendant l'aspartame responsable de la sclérose en plaques, du lupus érythémateux, du syndrome de la guerre du golf, des crises d'épilepsie, des complications du diabète, une collaboration s'est instaurée entre l'AFSSA et la FSA (Food Standard Agency USA).

    La conclusion du rapport permet de rassurer

    quand à l'usage de l'aspartame en tant que substitut du saccharose tant dans les denrées que dans les médicaments et que la DJA( dose journalière admissible) de 40mg/kg est confirmée, très difficilement dépassée dans nos pays( pour 50kg :2000mg ou 2g d'aspartame/j. dont le pouvoir sucrant est très nettement supérieur au sucre : 180 à 200fois.)

    En juillet 2005

    , à nouveau l’aspartame est mis en cause par la publication de chercheurs italiens de l’institut scientifique de cancérologie de Bologne. Ces derniers ont travaillé sur des rats et suspectent l’aspartame dans la survenue de cancers.

    Le 14 juillet 2005, l’EFSA(European Food Safety Authority) publie un communiqué de presse relatant les faits et prend position en disant «  qu’il est inapproprié de suggérer des changements quand aux régimes alimentaires des consommateurs concernant l’usage de l’aspartame » La DJA est confirmée.

    L’EFSA dès qu’elle disposera des données, procédera à une réevaluation des risques liés à l’aspartame.

    Le 15 juillet 2005, l’agence française (AFSSA) se prononce de la même façon.

    RESISTANCE DE L'ASPARTAME A LA CHALEUR

    L'aspartame est très stable à sec :c'est à 105° qu'une perte de +/- 5% est enregistrée avec formation de dicétopipérazine qui est l'impureté principale de l'aspartame et dont la DJA est plus faible que celle de l’aspartame. ( 0 à 7.5mg/kg/j.)

    C'est en milieu hydraté que le problème se pose car la stabilité de l'édulcorant est influencée par le pH et la t°.*M.Verlaet

    En solution à t° ambiante , il est stable à pH 3.4 à 5. C'est le cas du yaourt, des colas par ex. D'ailleurs le législateur a prévu une date de durabilité de maximum 6 mois pour les limonades light pour éviter tous problèmes.

    L'aspartame est très stable dans les produits surgelés.

    En milieu hydraté de 30° à 80° il résiste mal et donne naissance à de la dicétopipérazine ( DJA 0à 7,5 mg/kg/poids) et il est donc déconseillé dans les aliments chauffés : cuisson, stérilisation.

    A 100°-110°, il perd son pouvoir sucrant.

    Le 24-09-05 un AR ( DIR 2003/115/CE )modifiant l’AR du 17-02-1997 concernant les édulcorants ( DIR 94/35/CE )précise qu’il y a deux nouveaux édulcorants qui peuvent être utilisés .

    Ce sont le sucralose( E955) et un sel d’aspartame-acésulfame ( E 962).Ce dernier retient notre attention car ce sel est très intéressant du fait que la synergie des 2 édulcorants donne une meilleure saveur sucrée mais surtout qu’il donne à l’aspartame une bonne résistance lors du chauffage.

    TOXICITE DES METABOLITES DE L'ASPARTAME

    Dans le tractus intestinal, l'aspartame est métabolisé en méthanol, acide aspartique, phénylalanine.

    Le méthanol

    correspond à +/- 10% de l'aspartame, il est métabolisé en formaldéhyde, acide formique et CO2.

    1 litre de boisson light (édulcorée à l'aspartame) produit +/-48mg de méthanol or il faut savoir qu'en buvant 1 litre de jus de fruits ou de légumes, on consomme de 200 à 280mg de méthanol.

    Pour enregistrer les effets toxiques du méthanol( sur vision et système nerveux central) il faut ingérer de 200 à 500 mg/kg/j.

    Ces doses sont 100X supérieures à la dose de méthanol apportée par l'aspartame. Ceci relativise les effets toxiques potentiels des métabolites (formaldéhyde, acide formique) du méthanol après consommation de l'édulcorant.

    L'acide aspartique

    ( acide aminé) ne pose pas de problème de neurotoxicité.

    Il est éliminé par les poumons sous forme de CO2.

    La phénylalanine

    ( acide aminé) est incorporée dans la synthèse protéique essentiellement et une petite partie est éliminée sous forme de CO2.

    Quelle que soit l'origine de la phénylalanine ( protéines animales et végétales et aspartame ) elle devient toxique pour le cerveau d'enfants souffrant d'une maladie métabolique appelée PCU ou phénylcétonurie.

    Ceci explique que tout produit contenant de l'aspartame doit mentionner : " contient une source de phénylalanine.

    Les essais de mutagenèse ont montré que l'aspartame et la dicétopipérazine ne sont pas génotoxiques.

    A propos du poids et de la prise de poids, l'usage de boissons édulcorées à l'aspartame ne fait pas prendre de poids mais contribue à entretenir le plaisir du sucré et ne contribue pas à un meilleur comportement alimentaire.

    Dans certains pays européens des études de consommation d'aspartame ont été conduites chez des adultes et des enfants diabétiques et les résultats publiés par l'AFSSA montrent qu'on est loin d'atteindre la DJA, moins de 5% ( de l'ordre de 1.9mg/kg/j. )

    Sur base des connaissances actuelles, l'innocuité de l'aspartame a été évaluée et reconnue par de nombreux organismes internationaux et nationaux comme la FDA(USA), JECFA et CSAH pour l'Europe.

    Il est autorisé sur base de la Directive 94/35/ CE (1994).

    Son utilisation est approuvée dans 90 pays.

    Dans le cadre d'une alimentation saine, diversifiée, variée, personnalisée l'aspartame peut , en tant que substitut du saccharose, rendre des services pour limiter les prises de poids, les anomalies glycémiques des patients diabètiques mais il n'est pas la panacée.

    C'est comme pour le saccharose, l'aspartame est un "assaisonnement" et il doit être utilisé avec modération. Cela semble très possible du fait de son pouvoir sucrant élevé.

    J.Absolonne

    Diététicienne Conseil Diététique ABD

    http://www.diabete-abd.be/a_propos_de_laspartame.htm

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  •  Dans six mois, la Journée Mondiale du Diabète!
      =============================================

        1. Comprenez le diabète et prenez-en le contrôle
        2. Principaux objectifs
        3. Poursuivre sur sa lancée
        4. Les Partenaires Officiels
        5. Nouvelles en bref


      Comprenez le diabète et prenez-en le contrôle
      ---------------------------------------------

      Après avoir consulté les associations membres de la FID et d'autres acteurs importants de la communauté du diabète, la Fédération Internationale du Diabète et l'Organisation Mondiale de la Santé ont choisi "L'Education et la Prévention du Diabète" en tant que thème des campagnes de la Journée Mondiale du Diabète pour la période 2009 – 2013.

      Le slogan de la campagne de 2009 est « Comprenez le Diabète et Prenez-en le Contrôle ».

      Pour les personnes atteintes de diabète, il s'agit d'un message d'émancipation par l'éducation. Pour les gouvernements, ce slogan vise à l'implémentation de stratégies et de politiques efficaces de prévention et de contrôle du diabète afin que leurs citoyens atteints de diabète ou à risque reçoivent les meilleurs soins possibles. Pour les professionnels de la santé, ce slogan est un appel à améliorer les connaissances afin que les recommandations ayant fait leurs preuves soient mises en pratique. Pour le public, il s'agit de comprendre l'importance de l'impact du diabète et, lorsque possible, d'éviter ou de retarder le diabète et ses complications.

      Les principaux messages de la campagne sont:

        - Connaître les risques et les signes précurseurs du diabète.
        - Savoir comment faire face au diabète et vers qui se tourner.
        - Savoir comment gérer le diabète et en prendre le contrôle.


      Principaux objectifs
      --------------------

      Pendant les cinq prochaines années, la campagne de la Journée Mondiale du Diabète sera axée sur quatre objectifs qui décrivent comment nous aimerions idéalement voir le monde à la fin de cette période:

        - Chaque gouvernement devrait mettre en oeuvre des stratégies et des politiques efficaces de prévention et de gestion du diabète.

        - Toute personne atteinte de diabète devrait recevoir l'éducation et le soutien nécessaires afin de les aider à gérer leur diabète.

        - Tout le monde devrait connaître les signes précurseurs du diabète, les moyens d'éviter ou de retarder les complications et les mesures à prendre afin d'éviter ou de retarder le diabète de type 2.

        - Chaque pays devrait célébrer la Journée Mondiale du Diabète.

      Nous invitons la communauté du diabète à prendre les mesures nécessaires afin que ces objectifs deviennent réalité.


      Poursuivre sur sa lancée
      ------------------------

      Les campagnes récentes de la Journée Mondiale du Diabète ont permis de sensibiliser le public aux problèmes majeurs liés au diabète ainsi que de mobiliser les ressources afin d'y remédier. La campagne 2008 fut un réel succès grâce aux efforts des associations membres de la FID et à la communauté internationale du diabète.

      La campagne de l'an dernier était consacrée au diabète chez les enfants et les adolescents. Grâce à cette campagne, le programme de la FID "Life for a Child" a pu s'étendre et s'est vu allouer un budget et des ressources humaines plus importants afin de soutenir les enfants atteints de diabète de type 1 dans les pays en voie de développement. Bien qu'il y ait encore beaucoup de chemin à parcourir pour assurer le futur des quelques 70.000 enfants vivant dans des conditions désespérées, la campagne a su créer un environnement qui a permis l'accélération de ce changement.  Parmi les autres succès de la campagne, on note:

        - 115 pays ont enregistré des activités;

        - 1.647 évènements et activités ont été enregistrés sur le site de la campagne, parmi lesquels des marches et l'illumination de monuments et bâtiments;

        - 21 proclamations en soutien à la Journée Mondiale du Diabète ont été reçues;

        - 1.500 photos de la JMD ont été envoyées sur le site internet;

        - 165.000 bougies virtuelles ont été illuminées;

        - 4.000.000 bannières de la Journée Mondiale du Diabète ont été visitées;

        - 4.750 sites internet distincts ont généré l'accès de visiteurs sur www.worlddiabetesday.org.

        - Les campagnes 2009-2013 vont s'appuyer sur ces réussites et de nouveaux éléments viendront s'ajouter pour soutenir les efforts de sensibilisation de la communauté internationale du diabète.


      Les Partenaires Officiels
      ---------------------------

      En tant qu'organisation sans but lucratif, la Fédération Internationale du Diabète dépend de ses membres, d'autres organisations et de donations individuelles pour soutenir ses campagnes et programmes.  La campagne 2009 de la Journée Mondiale du Diabète comprend jusqu'à ce jour 14 partenaires officiels:

        - Abbott Diabetes Care
        - AstraZeneca
        - Boston Scientific
        - Bristol-Myers Squibb
        - LifeScan
        - Eli Lilly
        - Medtronic
        - Merck Sharp & Dohme (MSD)
        - Novartis
        - Novo Nordisk
        - Pfizer
        - Roche
        - Sanofi Aventis
        - Takeda

        Pour savoir comment devenir partenaire officiel, veuillez contacter worlddiabetesday@idf.org.


        Nouvelles en bref
        ------------------

      > Le site internet de la JMD est trilingue

        Afin de mieux servir les besoins de la communauté mondiale du diabète, le site de la Journée Mondiale du Diabète– www.worlddiabetesday.org?v=6m&l=fr – est à présent disponible en anglais, français et espagnol.

      > Le logo de la JMD traduit en plus de 50 langues

        Le logo de la Journée Mondiale du Diabète est disponible en plus de 50 langues.  Est-il déjà traduit dans votre langue? Vous trouverez tous les logos sur http://www.worlddiabetesday.org/node/4497?v=6m&l=fr.

      > La campagne d'illumination recommence

        Nous commençons à recevoir des messages concernant les activités qui seront organisées dans le cadre de la Journée Mondiale de 2009 à travers le monde.  Il est évident que beaucoup souhaitent participer à nouveau à l'illumination des monuments et bâtiments pour célébrer cette journée. Nous commencerons à publier la liste des sites, monuments et bâtiments qui confirment leur participation à la campagne 2009 dans notre prochain bulletin d'information. Nous vous invitons à envoyer toute confirmation d'illumination à dominique.robert@idf.org.

      Quelle que soit l'activité que vous organisez dans le cadre de la Journée Mondiale du Diabète, inscrivez-la sur le calendrier des activités du site internet afin d'informer la communauté mondiale du diabète. Il vous suffit de suivre ce lien http://www.worlddiabetesday.org/fr/add-activity?v=6m&l=fr.


      Bien à vous
      Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète

      Vous faites partie des quelques 10.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu de demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 14 juin 2009. 



    Phil Riley | Communications Manager

    International Diabetes Federation (IDF)
    166 Chaussée de la Hulpe
    B-1170 Brussels, Belgium

    tel +32-2-5385511 | fax +32-2-5385114
    phil.riley@idf.org | www.idf.org | www.worlddiabetesday.org


    www.idf.org | www.worlddiabetesday.org
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  •  

    Changement de couleur de l'urine

     La couleur de l'urine est différente pour chacun. Elle peut être jaune clair pour les uns, jaune or pour les autres. Elle dégage habituellement un léger relent d'ammoniaque, sauf le matin où elle émet une odeur plus prononcée, parce qu'elle est concentrée.


    Changement de couleur de l'urine : QUELLES SONT LES CAUSES ?

    Déshydratation légère
    Lorsque l'organisme ne s'hydrate pas suffisamment, l'urine produite par les reins s'en trouve moins diluée par l'eau ; elle est davantage concentrée, d'où une coloration orangée et une odeur plus marquée. C'est un phénomène tout à fait inoffensif.

    Destruction des globules rouges
    La testostérone, hormone masculine, produit beaucoup de globules rouges. Tous les 120 jours environ, ceux-ci sont devenus trop vieux et meurent ; ils passent alors dans l'urine. Les hommes - chez qui l'urine est d'une couleur très dorée au départ - remarquent alors une teinte orangée. Les femmes enceintes constatent quelquefois le même phénomène, principalement au troisième trimestre, alors que le foetus (masculin ou féminin) produit davantage de globules rouges. C'est normal.

    Aliments
    La betterave rend l'urine très sombre, pratiquement rouge, et cela dure trois ou quatre mictions après le repas. Les asperges et les légumes de la famille du chou donnent à l'urine une odeur désagréable. C'est passager, le temps que la digestion se fasse.

    Médicaments
    La très grande majorité des médicaments peuvent donner une teinte orangée et une odeur plus forte à l'urine, de même que certaines vitamines. Le phénomène est plus marqué avec la pénicilline et la phénazopyridine (c'est le Pyridium prescrit de façon temporaire pour la douleur lors d'infections urinaires).

    Problèmes de l'appareil urinaire
    Une infection urinaire se traduira par une urine brouillée, malodorante et des douleurs à la miction. Un blocage à la vessie (qui peut, entre autres, être dû à une hypertrophie de la prostate, de la constipation, une maladie neurologique) se définit comme la difficulté à la vider complètement lors de la miction. Comme l'urine séjourne plus longtemps dans la vessie, elle prend une couleur orangée et une odeur très prononcée. Un ventre gonflé ainsi qu'une miction difficile (forcer pour uriner) sont d'autres symptômes de blocage à la vessie.

    Troubles du foie
    Les calculs de la vésicule biliaire (' pierres au foie') et le cancer du pancréas peuvent obstruer le canal biliaire, de sorte que les sécrétions de la vésicule ne peuvent plus passer dans les intestins. Elles passent alors dans le sang et sont filtrées par l'urine, ce qui lui donne une couleur brun-noir. Maux de ventre et selles blanchâtres sont d'autres symptômes des calculs biliaires. Teint jaune et démangeaisons sur tout le corps accompagnent parfois le cancer du pancréas (les acides biliaires dans le sang libèrent de l'histamine, qui provoque les démangeaisons).

    Diabète
    C'est une maladie caractérisée par une défectuosité dans le processus d'utilisation du sucre. Le sucre non utilisé se retrouve alors en trop grande quantité dans le sang, puis dans l'urine. Celle-ci dégage donc une odeur sucrée, faisant penser un peu à de la sève d'érable.

    Problèmes métaboliques
    Une déficience de certains enzymes du foie risque de donner une urine rouge ou brun-noir, mais sans odeur particulière. Ce sont toutefois des troubles extrêmement rares.


     

    Dr Jean Dessureault, Urologue, Hôpital du Haut-Richelieu, Saint-Jean-sur-Richelieu
    02/12/2005
    Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005

    http://www.e-sante.be/causes-changement-couleur-urine/maladie-symptome-5-339-0-339-1071-2.htm

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  • Energie, macronutriments, eau et alcool

    Energie

    La base de données des valeurs nutritives indique à la rubrique "énergie" la quantité d’énergie disponible (1) dans un aliment, résultant de la somme de l’énergie issue des trois macronutriments qui en fournissent (glucides, protéines et lipides) et de l’alcool. Les facteurs de conversion utilisés dans la banque de données correspondent à ceux que l’ordonnance suisse sur les denrées alimentaires du 26.6.1995 (état au 29.6.2004) prescrit pour la valeur énergétique dans la désignation d'aliments:

      Glucides 17 kJ/g
     
      Protéines 17 kJ/g
     
      Lipides
    37 kJ/g
     
      Alcool 29 kJ/g
     

    Les valeurs concernant l’énergie sont exprimées en kJ (=kilojoule) par 100 g de la part comestible d’un aliment. La conversion des joules en calories (unité ancienne) s’effectue à l’aide d’un facteur proche de 4: 1 kcal = 4 kJ (précisément: 1 kcal = 4.184 kJ).

    (1)
    La quantité d’énergie disponible est la quantité d’énergie que le métabolisme peut transformer à partir de l’aliment considéré. Dans certains aliments, cette quantité est moindre que la quantité totale d’énergie présente dans ceux-ci. Cela signifie que le métabolisme n’est pas toujours en mesure d’utiliser la totalité de cette énergie.

    Glucides

    S’agissant des glucides, la banque de données indique deux valeurs: glucides totaux et glucides disponibles (2).

    Le total des glucides se présente en règle générale comme une différence calculée à l’aide de la formule suivante [en grammes par 100 g d’aliment]:

    Glucides totaux [g/100 g] = 100 – protéines [g/100 g] – lipides totaux [g/100 g] - eau [g/100 g] – cendre [g/100 g]– alcool [g/100 g]

    Les glucides disponibles se calculent à partir de la quantité totale de glucides dont on déduit les fibres alimentaires. La majeure partie des glucides disponibles est constituée de sucre et d’amidon.

    Selon l’ordonnance du DFI du 23 novembre 2005 sur l’étiquetage et la publicité des denrées alimentaires (OEDAl) (état au 1.1.2009), les indications relatives à la composition des aliments doit mentionner les glucides disponibles.

    (2)
    Les glucides disponibles sont les glucides que le métabolisme peut utiliser. Dans certains aliments, la quantité de glucides disponibles est moindre que leur quantité totale. Cela signifie que le métabolisme n’est pas toujours en mesure d’utiliser la totalité des glucides présents dans ceux-ci. Les glucides non utilisables sont appelés fibres alimentaires.

    Protéines

    Selon l’ordonnance sur les denrées alimentaires du 26.6.1995 (état au 29.6.2004), la valeur des protéines indiquée dans la composition des aliments doit être déterminée à partir de l’analyse de la quantité d’azote présente dans l’aliment considéré et en utilisant ensuite le facteur de conversion 6.25.

    Mais l’utilisation généralisée du facteur 6.25 aboutit pour certains aliments à des valeurs de protéines erronées, raison pour laquelle il existe des facteurs de conversion spécifiques aux aliments. Les prochaines versions de la banque de données contiendront, outre la valeur des protéines déterminée conformément à l’ordonnance sur les denrées alimentaires, une valeur exprimant plus précisément la véritable teneur en protéines de l’aliment considéré, donnée plus utile pour l’interprétation physiologique.

    Lipides et acides gras

    La banque de données contient quatre indications relatives aux lipides: lipides totaux, acides gras saturés, acides gras mono-insaturés et acides gras poly-insaturés.

    Les lipides totaux représentent la teneur totale en graisse d’un aliment. Outre des triacylglycérols (c’est d’eux qu’il s’agit lorsque, dans le langage commun, on parle de "graisse" ou "d'huile"), un aliment peut contenir d’autres substances liposolubles (par ex. des phospholipides, du cholestérol, de la cire).

    Selon l’ordonnance sur les denrées alimentaires du 26.6.1995 (état au 29.6.2004), la quantité de lipides mentionnée dans la composition des aliments doit correspondre à la teneur totale en lipides. Cette valeur déterminée par l’analyse est également contenue dans la banque de données.

    Dans l’actuelle version de la banque de données, les acides gras sont répartis en trois groupes seulement: acides gras saturés, acides gras mono-insaturés et acides gras poly-insaturés, en grammes par 100 grammes d’aliment comestible.

    La somme des trois groupes d’acides gras ne correspond pratiquement jamais à la teneur totale en lipides (elle est la plupart du temps inférieure), et ce pour deux raisons:

    1. Les triacylglycérols, appelés communément graisse ou huile, ne sont pas constitués exclusivement d’acides gras mais également d’une autre substance, le glycérol. Les huiles, par exemple, contiennent un peu moins de 96 % d’acides gras et un peu plus de 4 % de glycérol.
    2. Outre les triacylglycérols, l’analyse de la quantité totale de graisse inclut d’autres substances liposolubles qui ne contiennent pas ou, en partie seulement, des acides gras. La différence entre la somme des acides gras mentionnés dans la banque de données et la valeur "lipides totaux" peut donc atteindre 30 %.

    En plus des trois groupes d’acides gras, les futures versions de la banque de données intégreront progressivement un certain nombre d’acides gras sélectionnés d’une part, le pourcentage respectif des trois groupes d’acides gras par rapport à la teneur totale en acides gras d’autre part.

    Eau

    La teneur en eau indiquée dans la banque de données a été déterminée partiellement par l’analyse. Elle permet notamment de calculer la quantité de glucides dans un aliment.

    Alcool

    La teneur en alcool indiquée dans la banque de données est mesurée en g par 100 g ou g par 100 ml d’aliment comestible. Cette mention diffère de celle qui est prescrite par l’ordonnance sur les denrées alimentaires du 1.3.1995 (état au 22.2.2005) pour la composition des aliments : selon cette dernière, la quantité d’alcool doit être exprimée en pour cent volumique (% vol).

    La valeur en % vol est plus élevée que celle de la banque de données (par ex. 4.5 % vol correspondent, à une température de 20 °C, à 3.6 g/100 g).

     

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  • Maîtrisez votre faim : Domptez votre appétit
    « Que la faim soit votre remède pour une bonne santé. » (citation traduite)
    Thomas Tusser
    1524

    La faim. Nous essayons de la maîtriser, de l'ignorer, et nous nous résignons à l'endurer quand on entreprend notre programme de perte de poids afin de maîtriser notre diabète.

    Qu'est-ce que la faim? Les tiraillements et les grondements associés à la faim sont le résultat de l'action complexe d'hormones et d'influx nerveux. Ce sont des sensations normales que notre corps produit afin de nous signaler qu'il a besoin de nourriture.

    Cet article de la section « Une alimentation saine » traite de la faim :

    • Il explique pourquoi ce n'est pas une bonne idée d'attendre d'avoir trop faim avant de manger quand on essaie de perdre du poids.
    • Il donne des trucs pour distinguer la faim de l'envie de grignoter.
    • Il décrit les étapes à suivre pour maîtriser votre faim et respecter votre programme pour la maîtrise du diabète.

    Maîtrise du diabète, faim et perte de poids

    Nous avons tous différentes relations par rapport à la faim. Certaines personnes qui n'essaient pas de perdre du poids mangent trop souvent et en trop grande quantité, alors que d'autres qui désirent perdre du poids mangent trop peu et se sentent affamées.

    Il n'est pas surprenant qu'après avoir essayé à quelques reprises de perdre du poids, vous vous attendiez à être toujours affamé lorsque vous essayez de bien manger. Pourtant, ce ne devrait pas être le cas. Au contraire, s'il vous arrive trop souvent d'avoir très faim, vous pourriez vous retrouver dans des situations à risque où la tentation de faire des excès l'emportera.

    Pensez à ces journées où vous avez sauté un repas, ou pris un repas en retard. Qu'est-ce qui arrive dans ces cas? Êtes-vous rentré à la maison pour vous préparer le bon repas santé que vous aviez prévu? Avez-vous plutôt fouillé dans les armoires à la recherche de ce qui serait le plus rapide à préparer?

    Il est facile de retomber dans nos vieilles habitudes lorsque nous avons trop faim. Il est donc important de dompter sa faim afin de réussir à maîtriser son diabète.

    Comment maîtriser votre faim?

    Vous maîtriserez votre appétit en réagissant aux sensations de faim émises par votre corps en choisissant des aliments sains. Pour ce faire, vous devrez manger des collations et des repas bien équilibrés, et choisir des aliments de grande qualité qui vous donneront une sensation de satiété, afin que vous ne succombiez pas à la tentation de manger d'autres aliments moins bons pour la santé. La quatrième étape présentée ci-dessous expliquera comment repérer les aliments qui procurent une sensation de satiété afin de vous aider à respecter votre plan nutritionnel. Vous pouvez également relire l'article 11 de la section « Une alimentation saine » intitulé « Collations : Les petits détails ».

    Même si vous parvenez à maîtriser votre faim, cela ne signifie pas que vous n'aurez plus jamais faim. Mais en sachant maîtriser votre faim, vous réagirez adéquatement aux signaux émis par votre corps.

    Étape 1 : identifiez les signaux émis par votre corps lorsqu'il a faim.

    La faim ne se manifeste pas de la même façon chez tous les gens. Certaines personnes rapportent ressentir une envie ou un besoin pour certains aliments précis. D'autres décrivent des sensations physiques comme des tiraillements ou des grondements d'estomac ou une sensation de faiblesse et peu d'énergie.

    Les odeurs, les images et d'autres références à la nourriture peuvent nous donner envie de manger même quand nous n'avons pas réellement faim. Vous est-il déjà arrivé de regarder une publicité pour un nouveau hamburger, une friandise ou de la crème glacée, d'avoir trouvé celle-ci appétissante, puis d'avoir eu envie de grignoter quelque chose même si vous veniez tout juste de manger?

    Vous n'êtes pas le seul. Nous sommes bombardés d'une telle quantité de messages nous incitant à savourer différents mets alléchants que le désir de manger est un bien mauvais signal de l'appétit chez de nombreuses personnes. Il est donc important d'identifier les sensations physiques émises par votre corps lorsque vous avez faim afin de vous aider à déterminer quand manger.

    Comment la faim se manifeste-t-elle dans votre cas? Certaines personnes n'ont jamais réellement prêté attention à ce qu'elles ressentent quand elles ont faim, quand elles sont rassasiées, quand elles ont le ventre plein ou quand elles ont trop mangé.

    Quelles sont les sensations que vous ressentez dans chaque cas?

    Lorsque vous êtes affamé:  
    Lorsque vous avez faim :  
    Lorsque vous êtes rassasié :  
    Lorsque vous avez le ventre plein :  
    Lorsque vous avez trop mangé :  

    Étape 2 : choisissez le bon traitement.

    Lorsque vous avez mal à la tête, vous prenez probablement de l'aspirine, de l'ibuprofène ou un autre analgésique pour soulager la douleur. Si vous envisagez la nourriture comme un traitement, celle-ci ne servirait alors qu'à soulager la faim.

    Toutefois, de nombreuses personnes mangent lorsqu'elles s'ennuient ou lorsqu'elles sont stressées, fâchées, tristes, etc. Si vous utilisez la nourriture pour traiter autre chose que la faim, cela revient au même que de prendre un antiacide quand vous avez mal à la tête; vous ne réglerez pas le problème. Maintenant que vous avez identifié les émotions que vous ressentez lorsque vous avez faim, vous pourrez distinguer la faim de tout autre facteur de motivation à manger.

    La prochaine fois que vous vous apprêtez à manger, réfléchissez à ce que vous ressentez. Éprouvez-vous vraiment les sensations caractéristiques de la faim? Si vous n'avez pas vraiment faim, essayez de comprendre pourquoi vous mangez. Est-ce que vous vous ennuyez? Êtes-vous nerveux? C'est une excellente occasion d'utiliser votre journal et de mettre en pratique les trucs que vous avez appris dans les articles de la section « Bien-être » portant sur les facteurs qui déclenchent l'appétit et les obstacles à la perte de poids.

    Étape 3 : sachez vers quelles heures de la journée votre appétit apparaît.

    Si vous portez attention aux signaux de faim et de satiété émis par votre corps, vous remarquerez que la faim survient toujours environ à la même heure à différents moments de la journée. Utilisez cette information pour planifier vos heures de repas de façon à éviter d'avoir trop faim. Vous serez ainsi moins susceptible de faire des excès.

    Peut-être commencez-vous à avoir faim environ 4 ou 5 heures après un repas, mais en raison de votre horaire, vous devez attendre 7 heures entre le dîner et le souper. Vous avez donc extrêmement faim quand arrive l'heure du souper, et il vous est difficile de respecter votre plan. Tenez compte des signaux de faim émis par votre corps pour planifier vos heures de repas. Pouvez-vous dîner un peu plus tard? Pouvez-vous réorganiser vos choix alimentaires de façon à ajouter une collation pendant l'après-midi?

    Vous pouvez repérer les moments où vous commencez à avoir faim en consignant vos heures de repas normales. Quand ressentez-vous les signes physiques de la faim? Comment pourriez-vous réorganiser vos repas et vos collations afin de les faire coïncider avec ces moments?

    Repas Heure Heure suivante où vous avez faim Plan
    Déjeuner      
    Dîner      
    Souper      
    Collations      

    Étape 4 : mangez des aliments de grande qualité — vous serez plus longtemps rassasié.

    Conseil pour maîtriser votre faim :
    grignotez des légumes et des fruits riches en fibres, ainsi que des produits de grains entiers comme les galettes de riz brun.
    Mangez des aliments qui renferment beaucoup d’eau comme les fruits, les légumes, les soupes, les mijotés, les viandes maigres, le poisson, la volaille et les haricots.

    Lorsque vous prenez en note les aliments que vous mangez, consignez également pendant combien de temps les différents aliments vous ont rassasié. Quels sont les aliments, ou les combinaisons d’aliments, qui vous donnent le plus d’endurance? Qu’est-ce qui distingue les aliments qui vous procurent de l’énergie à long terme de ceux qui ne vous rassasient que brièvement?

    • Nombreuses sont les personnes qui estiment que les repas contenant beaucoup de protéines offrent une sensation de satiété prolongée.
    • Vous avez peut-être remarqué que les aliments qui renferment beaucoup de fibres vous rassasient plus durablement. Les recherches ont montré que les fibres exercent cet effet chez la plupart des gens.
    • Les aliments qui contiennent beaucoup d’eau peuvent aider à vous rassasier, car vous pouvez en manger beaucoup sans consommer trop de calories.

    Autres méthodes pour maîtriser votre faim

    Malgré tous vos efforts, il arrivera parfois que vous ayez encore faim et que vous réalisiez qu’en mangeant davantage, vous nuiriez à la maîtrise de votre diabète. Dans ces cas-là, essayez de boire de l’eau ou une autre boisson non caféinée. Évitez la caféine, car celle-ci entraîne la sécrétion d’acide par votre estomac, ce qui fera en sorte que vous aurez encore plus faim.

    Vous pouvez également essayer de vous distraire en effectuant une tâche qui vous tiendra occupé. Vous serez ainsi moins tenté de manger avant votre prochain repas. Si vous avez le temps, gâtez-vous, mais autrement que par de la nourriture. Par exemple, prenez un long bain dans lequel vous aurez versé quelques gouttes de votre huile essentielle préférée.

    Certains des nutritionnistes les plus réputés essaient de percer les mystères de la faim et de sa maîtrise. Nous ne détenons pas encore toutes les réponses à nos questions. En attendant, vous pouvez 1) adopter un régime alimentaire équilibré et sain, 2) vous familiariser avec les signaux de faim émis par votre corps, et 3) mettre en pratique des techniques pour maîtriser votre faim.

    Résumé
    • Ce n’est pas une bonne idée d’attendre d’avoir trop faim avant de manger lorsque vous essayez de maîtriser votre diabète, car vous pourriez alors consommer des aliments non prévus dans votre plan et mauvais pour la santé.
    • Il arrive souvent que nous ayons envie de manger même si nous n’avons pas vraiment faim. Ceci est en partie attribuable au fait que nous sommes constamment bombardés d’images et d’odeurs de nourriture.
    • Certaines mesures peuvent être prises pour maîtriser votre faim :
      • Étape 1 : identifiez les signaux qu’émet votre corps lorsqu’il a faim. Lorsque vous avez envie de manger, déterminez si vous avez réellement faim.
      • Étape 2 : choisissez le bon traitement. Si vous mangez quand vous n’avez pas vraiment faim, déterminez les raisons qui vous poussent à le faire. Est-ce le stress? L’ennui? Décidez comment vous pourriez remédier à cette situation sans manger.
      • Étape 3 : sachez à quels moments de la journée la faim se manifeste et soyez prêt à manger à ces heures.
      • Étape 4 : mangez des aliments de grande qualité. Ils vous procureront un sentiment de satiété prolongé. Les croustilles et les boissons gazeuses procurent beaucoup de calories vides et peu d’énergie.

    http://www.diabetescontrolforlife.net/fr_ca/Articles-Hunger-Management.jsp
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  • L'ANGIOGRAPHIE A LA FLUORESCEINE

     

    1. QU’EST-CE L’ANGIOGRAPHIE A LA FLUORESCEINE?

    Lors de cet examen, des photographies du fond de l’œil (rétine et nerf optique à l’arrière de l’œil) sont prises après injection d’ un colorant fluorescent (la fluorescéine) dans une veine, en général dans le pli du coude (comme pour une prise de sang ). En quelques secondes, le colorant se déplace jusqu'aux vaisseaux sanguins à l'intérieur de l'oeil. Une caméra équipée de filtres spéciaux permet de mettre en image le colorant lors de son passage à travers l'oeil. Souvent les images sont prises à l'aide d'une caméra digitalisée, ce qui permet au médecin une interprétation immédiate des résultats de l'examen.
    L'angiographie à la fluorescéine est un moyen incomparable pour examiner l’état des vaisseaux sanguins du fond de l’œil et principalement de la rétine.

    L’angiographie est indiquée :
     Pour établir le diagnostic de certaines maladies de l’œil (comme celle de la rétine et du nerf optique)
     Pour déterminer si un traitement peut être envisagé par exemple sous forme de photo coagulation au laser.

    Les indications les plus fréquentes de la fluoangiographie sont la rétinopathie diabétique et les dégénérescences maculaires.

    2. COMMENT SE DEROULE CET EXAMEN?

    Cet examen est réalisé en ambulatoire (pas d’hospitalisation) mais demande la dilation des pupilles. C’est pourquoi il est recommandé de venir accompagné ou en transport public, car il vous sera impossible de quitter le cabinet en conduisant votre voiture. Des clichés de votre fond d’œil sont pris à cadence rapprochée pendant au moins 5 à 10 minutes et parfois plus.

    L’examen est bien toléré dans la majorité des cas mais votre ophtalmologiste vous demandera des renseignements supplémentaires concernant des allergies et/ou des réactions cutanées ou respiratoires notamment à la prise de certains médicaments ou aliments ou après une anesthésie.

    3. EFFETS SECONDAIRES:

    Des effets indésirables sans gravité sont à signaler:
     Votre peau et vos urines auront une teinte jaune pendant plusieurs heures après l’injection de fluorescéine.
     L’injection intraveineuse du produit est indolore, sauf si le colorant est injecté en dehors de la veine, cet incident est par ailleurs sans conséquence grave.
     Des nausées sont assez fréquentes, plus rarement des vomissements, après l’injection du produit. Ces incidents sont sans danger. Si vous en avez déjà fait l’expérience à l’occasion d’une précédente angiographie, signalez-le à votre ophtalmologiste. La prise des médicaments avant le début de l’examen améliorera votre confort et évitera d’interrompre la prise des photographies.
     Un malaise peut survenir. Il disparaîtra rapidement en position allongée.

    Des réactions d’intolérance graves peuvent apparaître de façon imprévisible : fort heureusement elles sont très rares ( moins de 1% des cas )
    Le risque augmente :
     si vous avez déjà fait des allergies cutanés (urticaires, eczéma), respiratoires (asthme), alimentaires ou après la prise de certains médicaments.
     si vous avez une maladie cardiaque ou respiratoire importante.
     si vous prenez certains médicaments, en particulier des bêtabloquants (pour le cœur, l’hypertension artérielle)

    Si l’indication d’une fluoangiographie s’impose malgré tout, une prémédication orale ou par piqûre peut vous être proposée pour prévenir les réactions d’intolérance et d’allergie.
    Exceptionnellement, un choc grave, parfois mortel, peut survenir de façon imprévisible malgré toutes les précautions prises.

    En cas de grossesse ou d’allaitement :
    En cas de grossesse aucune complication due à la fluorescéine n’a été rapportée, ni pour la mère, ni pour l’enfant à naître. En cas d’allaitement - comme la fluorescéine est sécrétée dans le lait maternel - il est recommandé d’interrompre l’allaitement pendant les deux jours qui suivent l’examen.

     

       
    Photographie de la rétine chez un patient qui se plaint d'une baisse de vision et de distorsion des images.  

    L'angiographie à la fluorescéine révèle un point de suintage au niveau de la rétine.

    ANGIOGRAPHIE AU VERT D'INDOCYANINE (ICG)

    1. QU'EST-CE QU'UNE ANGIOGRAPHIE AU VERT D'INDOCYANINE ?

    Un examen des vaisseaux sanguins du fond de l'oeil réalisé à l'aide d'un autre liquide fluorescent nommé vert d'indocyanine, nous permet de poser un diagnostique plus précis en cas de dégénérescence maculaire liée à l'âge.
    Cet examen se nomme également angiographie infra-rouge, parce qu'on éclaire le pigment avec une source lumineuse  infra-rouge.  Ce pigment est aussi injecté dans une veine et les images sont prises avec un système de caméra digitalisée.

    L'angiographie est indiquée :

    • Lors du diagnostic de certaines affections oculaires, tel que la dégénérescence maculaire liée à l'âge du type mouillée, où l'angiographie à la fluorescéine ne permet pas de visualiser suffisament bien les vaisseaux sanguins anormaux (néovascularisation choroïdale). L'examen est donc toujours précédé d'une fluoangiographie.
    • Pour déterminer si l'affection peut être traitée ou non, par exemple au moyen de photocoagulation par laser ou d'une thérapie photodynamique.

    2. COMMENT SE DEROULE L'EXAMEN?

    Cet examen a lieu en ambulatoire, une hospitalisation n'est pas nécessaire.  Les pupilles doivent être dilatées.  Pour cette raison, il est hautement recommandé d'être accompagné ou d'utiliser les transports en commun, car conduire soi-même est impossible après l'intervention.  Des images du fond de l'oeil sont faites suivant un schéma standard et ceci pendant minimum 45 minutes.
    L'examen est en général bien supporté.

    3. EFFETS SECONDAIRES:

    Les effets secondaires sans risques sont les suivants:

    • Vos selles seront de couleur verte après l'injection du vert d'indocyanine.
    • L'injection est indolore, sauf si le pigment est injecté à coté de la veine.  Cet incident ne comporte pas de risques particuliers.
    • http://www.vryghem.be/vryghembe/default.asp?sid=1&lang=fr&id=126&m1=127&m2=131&m3=132&m4=0&linkto=L'+angiogr.+fluoresc.

     

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  • TRAJETS DE SOINS ET RESEAU LOCAL MULTIDISCIPLINAIRE :

       Introduction du symposium organisé par l’ABSyM le 7 février 2009.

     

     

    1- Trajets de soins

     

    Lorsque je faisais mes stages de fin d’études, j’ai dû m’occuper seul un dimanche après-midi d’un patient victime d’un infarctus du myocarde, décelé par mon seul tracé électrocardiographique. Il fut placé dans un lit du service de Médecine Interne avec une perfusion contenant un médicament vasodilatateur et l’on attendit le lendemain pour en faire plus. Mais quoi ?... Actuellement, un tel traitement serait considéré comme non assistance à personne en danger.

     

    La science médicale a fait des progrès considérables et l’on peut dire que l’on est passé en quelques dizaines d’années d’une médecine humaniste et empathique à une médecine scientifique de plus en plus performante.

    Une des conséquences de ceci est que nous nous occupons d’un nombre croissant de patients coronariens, cancéreux,… dont la pathologie a été stabilisée et chronicisée grâce à des médicaments d’une efficacité remarquable.

     

    Cette tâche importante nécessite non seulement un excellent suivi par le médecin de famille, mais nécessite un suivi régulier par un médecin spécialiste de la pathologie envisagée, quand ce n’est pas celui-ci qui se substitue à nous comme médecin traitant…

    Vu l’évolution vers un nombre croissant de ces pathologies, il devient évident que la répartition des tâches dans cette situation s’avère parfois difficile.

     

    Dans les années qui viennent, le médecin de famille sera de plus en plus confronté à la nécessaire prise en charge d'une population vieillissante porteuse de multiples pathologies chroniques.

    Pour ce faire, il faudra rendre à ce médecin de famille un rôle qu'il n'aurait jamais dû quitter : le rôle pivot du système. Il est le mieux placé pour gérer la prise en charge des patients chroniques.

     

    L'ABSyM a lancé, par l’entremise de Jacques de Toeuf le concept des trajets de soins lors des Dialogues de la Santé organisés par le Ministre Demotte en 2003. Les trajets de soins ont pour but de promouvoir en première instance une meilleure collaboration entre médecins de famille et médecins spécialistes dans l’intérêt bien compris de leur patient, qui lui-même doit s’engager à respecter le plan proposé.

     

    Le diabète qui, avec l’insuffisance rénale, sera le premier de ces trajets de soins, est l’exemple typique de pathologie nécessitant une stratégie adéquate. Les diabétologues ne suffiront largement pas à la tâche face à l’évolution explosive de la maladie, et celle-ci nécessitera une nouvelle manière de travailler pour nous particulièrement : la prise en charge en équipe. Oui, le diabétologue peut nous aider, oui, l'infirmier éducateur et la diététicienne ont un rôle à jouer, non, nous ne pouvons tout assumer seuls.

     

    Les jeunes médecins sont prêts à travailler de manière moins individuelle, ils comprendront rapidement l'intérêt de ce nouveau mode d'exercice de notre profession.

     

    Refuser de comprendre les enjeux et le défi qui nous attendent revient à adopter une attitude suicidaire, soit favoriser la disparition d'une médecine de première ligne forte et respectée pour son implication dans le système de santé.

     

    La procédure d'implémentation des trajets de soins est simple. Elle le sera encore plus à l'avenir, une fois développé un outil de communication informatique performant et sécurisé de manière adéquate par un tiers de confiance.

     

    Le contrat « trajet de soins » consiste en un engagement de chacun de respecter un plan de prise en charge et d’accepter que les données soient collectées, communiquées et traitées en respectant l’anonymat du patient.

    Ce contrat est conclu pour une durée initiale de 4 ans.

    Il définit les diverses étapes du suivi du patient, la fréquence de différents contrôles, la périodicité des visites auprès du médecin de famille (au moins 2 par an) et du médecin spécialiste (au moins 1 par an). Le patient accepte également l’ouverture d’un dossier médical global (DMG).

    La communication de ce contrat à l’organisme assureur du patient ouvre le droit au versement automatique et dans les 30 jours d’une somme de 80€ au médecin traitant et au médecin spécialiste. Le patient quant à lui bénéficie de la suppression du ticket modérateur chez le médecin de famille et chez le spécialiste, sans qu’une limite ne soit fixé au nombre de ces consultations.

    A la fin de la première et de la deuxième année, l’organisme assureur verse aux deux médecins la même somme de 80€ et le patient conserve le droit à la suppression du ticket modérateur. La transmission, de préférence par voie électronique, des données d’évaluation et des données administratives conditionne le versement pour la troisième année.

    La poursuite au-delà des 4 ans sera organisée en fonction d’une évaluation ultérieure.

     

    Les critères d’inclusion sont :

     

    Dans le diabète :

    -       le diabétique de type II sous 2 injections d’insuline

    -       le diabétique de type II sous traitement oral maximum pour lequel un traitement à l’insuline est envisagé ou a été instauré.

    Ceci concerne environ 72.000 patients.

    Dans l’insuffisance rénale chronique : un e-GFR<45ml/minute/1,73m³ sur la base de la formule MDRD simplifiée et/ou une protéinurie >1g/24h, les 2 étant calculés 2 fois à 3 mois d’intervalle minimum. Le nombre des patients est ici estimé à environ 6000.

     

    Les données faisant l’objet d’une évaluation sont dans un premier temps limitées à 4 paramètres dans le cas du diabète : hémoglobine glycosylée, LDL-cholestérol, BMI et tension artérielle.
    Dans le cas de l’insuffisance rénale chronique :
    diagnostic rénal (un des codes suivants : diabète type 1, diabète type 2 avec ou sans biopsie, vasculaire sans diabète, glomérulopathie avec ou sans biopsie, néphropathie polykystique autosomale dominante, autre, inconnu), tension artérielle systolique, hémoglobine, créatinine, e-GFR, PTH.

     

    Le matériel (tigette et glucomètre dans le diabète) est prescrit par le médecin traitant et remboursé comme dans la convention diabétique. Il peut être délivré par différents canaux : pharmacie, Centre de Rééducation fonctionnelle, Association Belge du Diabète, Vlaamse Diabetes Vereniging.

     

    L’éducation doit être prescrite par le médecin généraliste qui a fixé avec le patient des objectifs individualisés et mesurables. L’éducation doit être dispensée par des éducateurs en diabète « agréés » qui doivent faire rapport au médecin de famille.

    .

     

    2- Réseau local multidisciplinaire

     

    Afin d’aider le médecin de famille à implémenter les trajets de soins de manière optimale, les cercles de médecins généralistes sont invités sur base volontaire à organiser un réseau local multidisciplinaire.

     

    Les responsables du cercle (ou des cercles) du territoire envisagé sont invités à mettre en place une structure locale destinée à soutenir les diverses tâches relevant des trajets de soins. Ceci peut se faire sous diverses formes (le cercle seul, un SISD, le cercle avec le SISD…) laissées au choix du cercle. Il va de soi que ce réseau local a un caractère générique et pourra être utilisable pour le nombre le plus élevé possible d’affections chroniques. Il renforce et soutien le développement des structures de coordination de soins existantes.

     

    Un montant annuel forfaitaire de 75.000€ est attribué au cercle qui participe au projet pour une population couverte de minimum 75.000 habitants. Le contrat souscrit l’est pour une durée de 4 ans et peut être reconduit.

     

    Parmi les objectifs de ce réseau local, relevons :

     

    1° faire connaître le concept du trajet de soins, et notamment les droits qui en découlent, en matière d’assurance maladie invalidité, en bonne intelligence avec les organismes assureurs

     

    2° proposer une gamme complète et coordonnée d’intervenants et  d’interventions qui peuvent agir sur chacun des composants de la pathologie, de manière à pouvoir prévenir ou ralentir l’apparition des complications

     

    3° éduquer le patient ainsi que, si nécessaire, son entourage, sa famille, l’école  ou le milieu professionnel, à la compréhension de sa maladie, du traitement et du suivi

     

    4° délivrer et apprendre à utiliser le matériel technique (par exemple tigettes et lecteur de glycémie) ou d’assistance ou de monitoring

     

    5° motiver le patient ainsi que son entourage par une information adaptée

     

    6° réaliser à temps les consultations et les examens conseillés ou prévus

     

    7° collecter les données et les informations médicales, et les partager de manière adaptée entre les professionnels de la santé impliqués

     

    8° évaluer le suivi des patients et rechercher des stratégies d’amélioration.

     

    Au moins annuellement, le réseau adresse un rapport  succinct d’activité et participe à un Conseil informel des réseaux multidisciplinaires locaux, de manière à partager les expériences.

     

    Le cercle engage sous contrat de travail, un gestionnaire de réseau chargé de soutenir l’organisation du réseau local multidisciplinaire. Le gestionnaire de réseau n’interfère pas avec les soins individuels et n’est pas interpellé par le patient, mais bien par le médecin généraliste.

    Le cercle qui engage un gestionnaire reçoit à titre compensatoire un montant annuel de 18.000€ par réseau local.

     

    Le réseau local multidisciplinaire, avec l’aide de son gestionnaire de réseau :

    1° contribue à propager le concept des trajets de soins

     

    2° organise la participation et met à jour la liste complète des prestataires nécessaires au trajet de soins, les coordonne, exécute les tâches administratives, organise les réunions,  la communication, la formation continue

     

    3° établit des liens et passe des accords de collaboration avec les personnes et les structures existantes de coordination de soins d’acteurs de première ligne qui remplissent un rôle clé dans le cadre du trajet de soins

     

    4° encourage le partenariat et le respect des rôles de chacun, y compris le rôle central que remplit le médecin généraliste en tant que coordinateur des soins de son patient

     

      favorise la communication et les contacts entre les prestataires et avec les médecins spécialistes

     

      participe au Conseil informel des réseaux locaux multidisciplinaires organisé par l’INAMI, qui a pour but d’identifier et de promouvoir les modèles d’organisation qui se révèlent les plus performants et de dresser un bilan

     

    7° le gestionnaire de réseau rend compte de ses activités, directement ou  aux délégués du réseau multidisciplinaire, selon une fréquence fixée préalablement.

     

    Les médecins spécialistes enfin :

     

    • Participent à l’encadrement et à la formation des membres de l’équipe multidisciplinaire ainsi qu’à la définition des stratégies locales d’amélioration des soins 
    • Assurent les missions qui leur sont spécifiquement attribuées dans le plan de suivi du trajet de soins particulier
    • Suivent plus particulièrement les patients qui n’atteignent pas leurs objectifs thérapeutiques
    • Sont disponibles, de manière concertée, pour les médecins généralistes pour des questions relatives à des cas individuels ou collectifs
    • dans le cadre de trajets de soins, ils peuvent mettre à la disposition du patient, en concertation avec les médecins généralistes, les ressources spécifiques dont ils disposent (par exemple en matière d’éducation). 

    En conclusion

     

    Un certain nombre de modalités n’ont probablement pu être prises en compte dans la conception des trajets de soins et du réseau local multidisciplinaire. Elles devront faire l’objet de mises au point ultérieures.

    La mise en place des trajets de soins s'est assimilée à une longue saga, mais il est important que leur démarrage soit une réussite, ce qui a nécessité plusieurs reports.

     

    Je considère néanmoins que nous participons à l'éclosion d'un nouveau concept, à la pointe des systèmes de santé performants, au service de nos patients et dans l'intérêt de notre profession.

     

     

    Michel VERMEYLEN

    Président

    Association des Médecins de Famille

     Télécharger : 090207TrajetsdesoinsIntroVermeylen.doc

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    http://www.amf-vvh.be/news/news_news_250

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  • Les Oméga 3 capables de brûler les graisses

    Il y a graisses et graisses ! Et si les acides gras trans sont mauvais pour la santé, les acides gras essentiels comme les omega 3 sont de vraies mines d'or. Ils facilitent même la combustion des graisses et ainsi protègent votre coeur... et votre silhouette !

    Certes les oméga 3 sont des graisses et à ce titre tout aussi caloriques que n'importe quel acide gras trans dont on sait qu'il est parfaitement délétère pour la santé. Mais ce sont de bonnes graisses, des acides gras polyinsaturés (AGPI), constituants indispensables des membranes (des cellules) et instruments de la communication cellulaire. Ces oméga 3 sont aussi des acides gras essentiels en ce que l'organisme est incapable de les synthétiser et doit les trouver dans l'alimentation.

    Des graisses qui font maigrir ?

    Le gras est, à juste titre, réputé difficile à mobiliser et à brûler : il a plutôt tendance à se stocker, dans les adipocytes, des cellules graisseuses quasi-éternelles qui ont - pire !-, la mémoire du gras emmagasiné en période faste. Mais les oméga 3 sont d'excellents carburants, facilement mobilisables.

    Bref, en échangeant des graisses saturées, physiologiquement "figées", par des oméga 3, "souples", on facilite la combustion des graisses, et en particulier celles qui enrobent les viscères (la graisse viscérale, par opposition à la graisse qui se voit, sur le ventre). Le risque cardiovasculaire en est significativement diminué, ainsi que le tour de taille...

    Des souris et des femmes

    Cet effet "boost" de la destruction des graisses a été mis en évidence chez des souris obèses. Celles-ci ont été soumises à un régime composé à 30 % de lipides dont la moitié était effectivement de l'huile de poisson riche en oméga 3. A 5 mois de recul, le métabolisme spécifique de la dégradation des graisses avait été davantage sollicité avec l'huile de poisson1.

    Ce bénéfice des oméga 3 est confirmé sur l'Homme par une équipe française2. Des femmes qui souffraient d'un diabète de type 2 et recevaient une supplémentation (une gélule d'huile de poisson dosée à 1,8 g d'oméga 3) ont vu leur masse grasse diminuer, ainsi que le taux de triglycérides. Parallèlement, leur taux de bon cholestérol (HDL cholestérol) a augmenté. En deux mois de ce régime modéré, on constatait une baisse de leur adiposité (surcharge de graisse) et de les marqueurs de risque d'athérome (formation de plaques graisseuse à l'intérieur des vaisseaux qui peut dans des cas extrême interrompre le flux sanguin et entrainer des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux).

    Le surpoids, un facteur de risque cardiovasculaire parmi d'autres

    Autant d'effets qui contribuent à réduire le risque global de maladies cardiovasculaires, des résultats bienvenus quand on sait que les facteurs de risque ne s'additionnent pas, mais se multiplient.

    Si les oméga 3 ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour prévenir un premier accident cardiovasculaire, par leurs effets propres sur le poids certes, mais encore sur le HDL, la pression artérielle ou l'inflammation, ils réussissent en post-infarctus à diminuer de près de 30 % la mortalité globale et d'origine cardiaque et à diviser par deux le risque de récidives d'infarctus non fatals3,4.

    Dr Brigitte Blond, le 24 mars 2009

    1 - Takuya Mori, H. Kondo, T. Hase, I. Tokimitsu, T. Murase". Dietary Fish Oil Upregulates Intestinal Lipid Metabolism and Reduces Body Weight Gain in C57BL/6J Mice". Journal of Nutrition, December 2007, Volume 137, Pages 2629-2634
    2 - Morvarid Kabir, Treatment for 2 mo with n-3 polyunsaturated fatty acids reduces adiposity and some atherogenic factors but does not improve insulin sensitivity in women with type 2 diabetes: a randomized controlled study, American Journal of Clinical Nutrition, December 2007, Volume 86, 1670-1679.
    3 - Lancet. 1999 Aug 7;354(9177):447-55.
    4 - Lancet. 1989 Sep 30;2(8666):757-61.

    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/omega-3/articles/13378-omega-3-brule-graisse.htm

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  • Le Tagatose, nouveau sucre qui va bouleverser le monde?

    Le sucre, c'est quoi?

    Egalement connu sous le nom de saccharose, le sucre est devenu un ingrédient incontournable du quotidien alimentaire.

    Afin de répondre aux besoins en énergie de l'organisme, une alimentation équilibrée doit comporter entre 50 et 55 % de l'apport énergétique journalier sous forme de glucides, essentiellement sous forme de glucides complexes (ou sucres dits lents) qui ont un index glycémique bas.

    Le sucre (ou glucide simple avec un index glycémique haut) est une source glucidique mais dont la consommation doit être limitée (on recommande que l'apport en glucides simple ne dépasse pas 10% de l'apport énergétique journalier).

    Les glucides dans notre alimentation ancestrale naturelle, ce sont les sucres lents des racines (et des céréales après introduction de l'agriculture), les sucres des fruits et des légumes, celui des abeilles très tôt exploitées par les hommes, et le lactose du lait depuis l'introduction de l'élevage. Un contraste formidable avec notre situation actuelle, où nous produisons une quarantaine de kilos de sucre par an et par habitant!

    Objet de toutes les convoitises et même fauteur de guerres, le sucre a une histoire mouvementée qui serait longue à expliquer. Tous les continents ont participé à son épopée et de nombreux peuples ont ajouté leur grain de sel tout au long de son chemin...

    Contentons nous de souligner que le sucre, au cours de ses trois mille ans d’histoire tumultueuse, qu'il soit de canne ou de betterave, a été le symbole de bien-être et de plaisir. Aucun aliment ne peut se targuer d’autant de convoitises, d’aventures, de créativité pour offrir aux petits et aux grands leurs plus beaux rêves gourmands.

    Pourquoi le sucre est-il alors si souvent mis en cause?

    Parce que nous consommons beaucoup trop de sucres rapides, sucres qui sont moins nécessaires à notre organisme que les sucres lents. La consommation abusive de ces sucres rapides, souvent associée à une consommation importante de graisses, peut mener à l'obésité. Consommer trop de sucre peut également engendrer des problèmes cardio-vasculaires, du diabète et donner des caries.

    Que faire pour éviter ces problèmes?

    La solution idéale est de revoir ses habitudes alimentaires de manière à diminuer les sucres simples et les graisses et d'augmenter les glucides complexes et les fruits et légumes.

    Remplacer le sucre par des édulcorants peut être une solution transitoire vers de meilleures habitudes. Certains sont très peu caloriques. De plus, les édulcorants est qu'ils ne sont pas cariogènes. A ce propos, un nouvel édulcorant vient de sortir sur le marché, et il semble qu'il soit prêt "révolutionnaire". Il s'agit du tagatose.

    Tout d'abord, qu'est-ce qu'un édulcorant exactement?

    Un édulcorant, c'est ce qu'on appelle couramment le faux sucre. Ça veut dire que ça a le goût du sucre, mais que cela n'a pas sa valeur énergétique : pour le sucre, c'est 4 kcal pour 1 g.

    Les édulcorants permettent ainsi d'avoir le goût sucré, sans les calories. Différents composés sont utilisés pour les produire.

    Les différents types d'édulcorants?

    On distingue deux grandes catégories, les édulcorants intenses et les édulcorants de masse. Parmi les édulcorants intenses, on retrouve l'aspartame, les cyclamates, l'acésulfame-k,...

    Ces édulcorants intenses ont des pouvoirs sucrants qui vont jusqu'à 600 fois celui du sucre. Il y a aussi des édulcorants de masse, comme le xylitol, le maltitol, le sorbitol, et qui sont des polyols et alcools (ils ont surtout un intérêt au niveau industriel.

    On les utilise dans les chewing-gums, les boissons et dans un certain nombre de produits. Leur limite d'utilisation est la quantité, car en excès ils peuvent provoquer des gaz, des ballonnements, et parfois des diarrhées). Le tagatose s'apparente davantage aux édulcorants de masse

    Le tagatose c'est quoi?

    Le tagatose est un sucre 100% d'origine naturelle. Il est encore peu connu en agroalimentaire. Il est fabriqué au départ du lactose (sucre de lait).

    Par hydrolyse, le lactose est divisé en glucose et galactose. La fermentation du galactose engendre ensuite des molécules du Tagatose qui, après purification, nous donneront des cristaux blancs ayant parfaitement le goût et l'aspect du sucre.

    Quels sont les avantages du tagatose?

    Le tagatose a tous les avantages du sucre "normal" (saccharose), avec des "plus"!

    Il s'agit d'un nouvel édulcorant totalement inoffensif pour la santé. Contrairement à l'aspartame, par exemple, le tagatose est un sucre 100% naturel. Il ne s’agit dès lors ni d’un édulcorant intense (le groupe de l’aspartame par exemple), ni d’un polyol (groupe des sucres-alcools, dont le sorbitol fait partie).

    C’est un groupe pharmaceutique américain qui a été le premier à mettre ce nouveau produit au point. Il souhaitait l’inclure dans le traitement du cancer des intestins compte tenu de ses propriétés réparatrices sur la flore intestinale (prébiotique).

    Par ailleurs, le tagatose n’influe que peu sur la glycémie, est très peu calorique (1,5Kcal/g contre 4Kcal.g pour le sucre), n’entraîne apparemment pas de risque de carie dentaire, et tout cela avec un goût qui diffère à peine du goût du sucre normal.

    Par conséquent, ce nouvel édulcorant ne s’adresse pas seulement aux personnes en quête d’une alternative saine au sucre normal, mais également aux diabétiques et personnes obèses, qui peuvent l’utiliser en toute sécurité d’après le Bureau néerlandais des nouveaux aliments.

    Le tagatose résiste en outre à la température.

    Quelle utilisation peut-on faire du tagatose?

    Le tagatose s'avère être un produit intéressant pour la préparation de diverses recettes, aussi bien froides que chaudes et notamment des pâtisseries. Mais attention, il s'agit de ne pas oublier que les pâtisseries sont à consommer en petite portion et de manière occasionnelle car même si le tagatose s'avère "moins riche en calories", cela ne signifie pas pour autant "sans aucune calories"!

    Le tagatose est reconnu par les autorités comme étant sans danger toxicologique!

    http://fr.move-eat.be/page.php?myfiche=3234&ID=29&Cat_ID=

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  • Diabète de type 2: les jus de fruits sur la sellette?

    Diabète de type 2: les jus de fruits sur la sellette?Malgré leur richesse en vitamines et en antioxydants, les jus de fruits doivent être consommés avec modération. Non seulement ils ne sont pas équivalents aux fruits entiers, mais ils procurent autant d'énergie que les sodas. Et ces calories liquides excédentaires peuvent provoquer des dégâts collatéraux.



    Ces dernières années, le secteur des boissons sucrées a connu une véritable explosion… des saveurs. Les jus de fruits n'ont pas échappé au phénomène et la palette de choix est très large, que ce soit au rayon frais (jus frais, smoothie, etc.) ou traditionnel. Cette richesse a logiquement provoqué une progression de la consommation de ce type de boissons, en Europe et surtout, aux Etats-Unis, où les portions sont plus que généreuses. Cette évolution du paysage des boissons n'est pas sans conséquence pour la santé (elle se fait au détriment de l'eau), comme le démontre une équipe de l'Ecole de Santé Publique de Harvard.

    Fruits, légumes et jus de fruits


    Ces chercheurs se sont intéressés à l'association entre la consommation de fruits, de légumes, et de jus de fruits, sur le développement du diabète de type 2. Ils ont pour cela analysé les données de 71 46 femmes d'âge moyen (38 à 63 ans) qui ont été suivies durant 18 années.
    Au début de l'étude, en 1984, ces femmes étaient exemptes de maladies cardiovasculaires, de cancers et de diabète. Leur consommation alimentaire était évaluée tous les 4 ans à l'aide d'un questionnaire alimentaire spécifique.

    Le jus presse le diabète


    Durant les 18 ans de suivi, 4 529 cas de diabète de type 2 ont été constatés, soit une incidence de 7.4 %. Dans l'assiette, une augmentation de 3 portions par jour de fruits et légumes n'était pas associée à l'apparition de diabète (- 1 %), alors qu'une augmentation similaire de la consommation de fruits seuls était associée à un risque moindre de diabète de type 2 (- 18 %). Bonne nouvelle donc pour les fruits, mais mauvaise nouvelle pour les jus.
    En effet, si une augmentation de la consommation d'une portion par jour de légumes à feuilles (épinards, salades…) était associée à une réduction modeste du risque de diabète (-9 %), la même augmentation pour les jus de fruits était associée à une augmentation de 18 % du risque de diabète.
    En d'autres termes, chaque verre de jus de plus par jour accroît à long terme le risque de diabète de type2 chez les femmes.

    L'eau avant le jus


    Pour les auteurs de cette étude, il est nécessaire de mettre en garde la population contre les effets potentiellement négatifs d'une consommation trop importante de jus de fruits. Il pourrait aussi s'avérer utile de revoir certaines des recommandations de remplacement de certaines boissons par des jus de fruits, ou encore la considération des jus de fruits 100 % pur jus comme une portion de fruits.
    Pour aller à l'essentiel, l'idéal est de privilégier d'abord l'eau et les fruits et de boire du jus de fruits, de temps à autre, pour le plaisir et la facilité…

    Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
    26/08/2008
    Bazzano LA, Li TY, Joshipura KJ, Hu FB. Intake of fruit, vegetables, and fruit juices and risk of diabetes in women. Diabetes Care, juillet 2008
    http://www.e-sante.be/diabete-type-jus-fruits-sur-sellette/diabete-47-111-7896.htm


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  • Les manifestations digestives

    • L'atteinte de l'oesophage est rare et le plus souvent asymptomatique. Elle entraîne des anomalies du tonus de l'oesophage que l'on peut objectiver par manométrie (étude des pressions dans l'oesophage) ou des radiographies. Elle peut parfois entraîner un reflux gastro-oesophagien, mais elle n'entraîne pratiquement jamais de difficultés pour avaler.

    • L'atteinte de l'estomac, appelée gastroparésie, entraîne un retard à l'évacuation des aliments, et peut être associée à une diminution de la sécrétion acide nécessaire à la digestion.

    Pendant longtemps asymptomatique, elle se manifeste par des troubles immédiatement après les repas : sensation de satiété atteinte avant la fin du repas, pesanteur abdominale, sensation de lenteur à la digestion, nausées, renvois nauséabonds. Comme elle ralentit la vidange de l'estomac, elle peut aussi être à l'origine d'hypoglycémies peu de temps après les repas, et d'une moindre rapidité du resucrage par l'absorption de sucre. Dans certains cas, il n'y a pas d'hypoglycémies précoces après les repas mais une tendance hyperglycémique à distance des repas. A un stade plus avancé, il peut y avoir une diminution de l'appétit et un amaigrissement.

    La gastroscopie ou l'examen radiographique de l'estomac montrent un estomac dilaté et la présence d'un liquide de stase à jeun, mais chez un diabétique chroniquement très hyperglycémique il peut aussi exister un ralentissement de la vidange gastrique en l'absence de toute neuropathie. La scintigraphie gastrique double phase est la méthode la plus précise pour étudier la vidange gastrique. Cet examen, qui doit être effectué après quelques jours de normalisation glycémique, consiste à incorporer deux marqueurs (un pour les liquides et un pour les solides) dans des repas tests, puis à mesurer à intervalles réguliers la radioactivité des deux marqueurs en regard de l'estomac. En cas de gastroparésie, on constate un retard de l'évacuation des solides, et une évacuation des liquides qui peut être ralentie ou accélérée.

    • L'atteinte de l'intestin, appelée entéropathie diabétique, entraîne des épisodes de diarrhée sur fond de transit normal ou beaucoup plus souvent de constipation, mais bien entendu, toute diarrhée chez un diabétique n'est pas une entéropathie diabétique : des diarrhées peuvent être en relation avec d'autres causes (infection, maladie coeliaque, insuffisance pancréatique externe, tumeur...) et l'introduction d'un traitement par biguanides, pour améliorer le contrôle glycémique, peut aussi entraîner des diarrhées.

    Les épisodes de diarrhée surviennent de façon imprévisible, par périodes de quelques jours ou semaines, suivies de phases de rémission (alternance de phases de diarrhée et de constipation). Pendant les accès, les selles sont très fréquentes (10 à 20 par jour), indolores, liquides, abondantes (plusieurs litres par jour). La diarrhée est souvent plus marquée la nuit, au petit matin et après les repas. L'état général est habituellement conservé, mais l'importance ou la durée des diarrhées peuvent conduire à une perte de potassium qui peut entraîner de la fatigue et des crampes musculaires. Les selles contiennent un peu plus de graisses que la normale dans la moitié des cas. L'entéropathie diabétique, qui témoigne d'une atteinte sévère du diabète, peut être associée à une gastroparésie ainsi qu'à une moindre continence anale, même dans l'intervalle des périodes de diarrhées, si la neuropathie atteint également le sphincter anal.

    Les radiographies de l'intestin grêle montrent un aspect fragmenté du produit de contraste, des plis grossiers de la muqueuse, et une lumière intestinale dilatée, qui persistent pendant les phases de rémission.

    • L'atteinte du colon (gros intestin), qui entraîne une constipation sans épisodes de diarrhée, est beaucoup plus exceptionnelle (la constipation est fréquente dans la population générale, mais une constipation en relation avec une neuropathie du colon est rare) de même que la diminution de la vidange de la vésicule biliaire qui n'a pas de conséquence en l'absence de calcul dans la vésicule. Tout aussi rares, sinon davantage, sont les crises transitoires de salivation qui durent de quelques minutes à quelques heures, souvent à la suite d'efforts de mastication, et qui cèdent spontanément. Ces crises sont en relation avec l'atteinte des nerfs crâniens qui commandent la sécrétion de la salive.

    suite ...
    http://www.diabsurf.com/diabete/FNeurop3.php
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  • Pour des soins de santé sans frontières

    Healthcare without barriers
     

    La Commission propose d’adopter des règles claires pour que les Européens puissent se faire soigner plus facilement dans un autre pays de l’UE.

    Plusieurs affaires de soins de santé transfrontaliers ont été portées devant la Cour de justice des Communautés européennes ces dernières années. Ainsi, un ressortissant du Luxembourg qui avait acheté une paire de lunettes de vue à Arlon, une ville belge avoisinante, s’en est vu refuser le remboursement par sa caisse de maladie. Motif invoqué? Il aurait dû demander l'autorisation à cet organisme avant d’acheter des lunettes à l’étranger. L’homme a saisi la Cour et obtenu d’être remboursé. Les autres affaires concernaient des traitements inexistants dans le pays de résidence du patient, ou accessibles après un délai trop long. La Cour s’est chaque fois prononcée en faveur du remboursement des patients.

    Ces affaires démontrent qu'il règne encore un grand flou dans le domaine des soins de santé transfrontaliers. Pour remédier à ce problème, la Commission a présenté, en juillet, un projet de directive qui clarifie les droits des patients.

    Cette directive vise à permettre aux patients d’être remboursés à hauteur de ce que leur système de santé national prévoit pour un traitement similaire, et de bénéficier de soins non hospitaliers dans un autre État membre sans autorisation préalable.

    Actuellement, peu d’Européens se font soigner à l'étranger. Les soins de santé transfrontaliers ne représentent que 1 % des budgets nationaux de santé. D’après une enquête d'opinion réalisée dans l’UE, quelque 30 % des Européens ne savent pas que leurs dépenses de santé peuvent être prises en charge dans toute l'Union européenne.

    Ces nouvelles règles de prise en charge des soins de santé à l’étranger font partie d’un ensemble de mesures qui devra être approuvé par le Parlement européen et les gouvernements des États membres. Ce projet de mesures vise également à:

    • améliorer l’information sur les services médicaux existant dans toute l'Union européenne;
    • garantir la qualité des soins transfrontaliers;
    • garantir la reconnaissance des prescriptions médicales au-delà des frontières;
    • créer des réseaux de centres spécialisés à l’échelle de l’UE, afin d’améliorer l’accès des patients à des soins hautement spécialisés et d’aider les États membres à mettre leurs ressources en commun;
    • permettre aux patients de demander réparation pour des dommages dus à des soins de santé transfrontaliers;
    • garantir le transfert rapide d'informations vitales concernant un patient, comme son groupe sanguin ou d’éventuelles allergies ou maladies.

     

    Vous partez en voyage dans un autre État membre? N’oubliez pas la carte européenne d'assurance maladie, qui vous sera indispensable en cas de maladie ou d’accident sur place. Déjà, un Européen sur trois ne voyage plus dans l'UE sans cette carte, délivrée gratuitement.

    Droits des patients: questions et réponses

     


    http://ec.europa.eu/news/environment/080818_1_fr.htm

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  • Mesurez vos succès, partie II : Au-delà du poids

    « J'ai appris que l'on doit mesurer la réussite moins par la position que l'on atteint dans la vie que par les obstacles qu'il a fallu surmonter y arriver » (citation traduite)
    Booker T. Washington

    Si vous avez déjà suivi un régime amaigrissant pour maîtriser votre diabète, vous connaissez probablement ce terrible terme : « PLATEAU ».

    Votre perte de poids a démarré en trombe, puis elle a ralenti, mais vous vous y attendiez. Néanmoins, votre perte de poids s’est maintenue à un rythme santé à raison d’un kilogramme par semaine pendant un certain temps.

    Puis, tout à coup, pour aucune raison apparente, votre perte de poids s’est mise à ralentir considérablement. Vous vous estimez chanceux lorsque vous perdez un dixième de kilogramme par semaine, ou encore vous cessez complètement de perdre du poids.

    La plupart des gens qui suivent un régime amaigrissant traversent des périodes où ils ne perdent pas de poids, même s’ils respectent leur programme. Après une semaine ou deux, la perte de poids reprend. Ou les gens augmentent leur niveau d’activité physique pour passer à travers le plateau.

    Cet article ne se penche pas sur la façon de se délester des kilos récalcitrants. Il explique comment utiliser de façon constructive cette période durant laquelle votre corps semble retenir chaque kilogramme.

    • On vous montre comment mesurer vos progrès dans la maîtrise du diabète et vos succès sans avoir recours au pèse-personne.
    • On vous montre des moyens d’utiliser votre dialogue interne et vos affirmations pour persévérer.

    Mesurez vos progrès

    Renée avait perdu 8 kilogrammes puis avait atteint un plateau. Au début, elle n’était pas découragée et ne fit qu’ajouter quelques minutes à son programme de marche. Mais son poids semblait ne plus vouloir diminuer. Elle s’est inquiétée une semaine ou deux, se demandant pourquoi elle devrait continuer à suivre son plan alimentaire et son programme d’exercice pour maîtriser son diabète si elle n’obtenait plus de résultats.

    Puis elle s’est bien regardée dans le miroir. Parce qu’elle s’était tellement concentrée sur son poids, elle n’avait pas prêté attention aux autres changements survenus. En s’examinant, elle remarqua qu’elle avait l’air plus en forme et plus ferme. Même depuis les deux dernières semaines, où son poids n’avait pas changé, son tailleur favori lui allait mieux. C’était la motivation dont elle avait besoin pour poursuivre son programme.

    Même si vous n’avez pas atteint un plateau, le moment est venu de faire un bilan de vos progrès sans recourir au pèse-personne. Utilisez les moyens suivants pour jauger vos progrès :

    • Avez-vous perdu des centimètres?
      • Vos vêtements vous vont-ils mieux? Vous sentez-vous plus à l’aise?
      • Avez-vous dû acheter des vêtements d’une taille plus petite?
    • Vous sentez-vous plus en forme?
      • Pouvez-vous respirer plus facilement?
      • Pouvez-vous marcher plus longtemps? Plus rapidement? Plus facilement?
    • Êtes-vous en mesure d’accomplir quelque chose que vous ne pouviez pas faire auparavant? Marcher au centre commercial sans arrêter fréquemment pour vous reposer? Promener votre chien? Jouer avec vos enfants ou vos petits-enfants?
    • Comment va votre glycémie?
      • Avez-vous plus de facilité à la maintenir dans les valeurs cibles?
      • Avez-vous pu réduire ou cesser vos médicaments oraux?
    • Votre apparence est-elle différente? Les gens ont-ils constaté votre perte de poids et vous ont-ils fait des remarques à ce sujet?
    • Votre attitude est-elle différente?
      • Avez-vous plus d’assurance quant à votre capacité à maîtriser votre diabète et à améliorer votre santé?
      • Vous sentez-vous mieux à propos de votre santé et de votre apparence?

    En fin de compte, quand vous suivez un programme pour maîtriser votre diabète et améliorer votre santé, vous pouvez mesurer vos progrès et votre succès au moyen de nombreux jalons!

    Demeurez positif

    Après avoir fait le bilan et constaté tous les progrès réalisés à divers niveaux, vous pouvez utiliser vos succès dans vos dialogues internes positifs et vos affirmations. Que le chemin vers la maîtrise de votre diabète soit lisse ou cahoteux, vous pouvez vous dire : « J’ai pris ma vie en main et j’ai apporté d’importants changements positifs. Je suis plus fort, plus en forme et en meilleure santé que je l’étais il y a quatre mois. »

    Si vous n’avez pas atteint de plateau, tant mieux. Vous pouvez utiliser cette technique chaque fois que vous avez besoin d’aide pour persévérer. Faites le bilan, énumérez vos succès et rappelez-vous que votre travail acharné et votre engagement vous ont fait cheminer jusqu’ici.

    À votre tour

    Faites le bilan de vos progrès. Inscrivez les succès que vous avez obtenus depuis que vous avez amorcé le programme Maîtrise du diabète pour la vie avec Glucerna. Notez ceux qui vous tiennent le plus à cœur, par exemple : « Je suis maintenant capable de maîtriser ma glycémie avec moins de médicaments contre le diabète. »

     
     

    Consultez cette liste si jamais vous vous sentez découragé. Dans vos dialogues internes, rappelez-vous tout ce que vous avez déjà accompli.

    Résumé

    • Vous pouvez mesurer de différentes façons vos succès dans le programme Maîtrise du diabète pour la vie avec Glucerna : par exemple, par les centimètres perdus à la taille, par la façon dont vous vous sentez, par ce que vous êtes en mesure d’accomplir, par la maîtrise plus efficace de votre glycémie, par votre apparence, votre attitude et votre image de vous même.
    • Vous remémorer vos succès dans vos dialogues internes peut vous aider à demeurer motivé et à persévérer.
    •  http://www.diabetescontrolforlife.net/fr_ca/Articles-Measuring-Success-2.jsp
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  •  PRONOSTIC

    Le pronostic est grave principalement du fait des complications fréquentes et graves. Seule une prise en charge adaptée et rigoureuse basée sur l'éducation du patient, l'autocontrôle glycémique, l'optimisation de l'insulinothérapie dès le début et tout au long de la maladie permet d'en améliorer le pronostic.

    TRAITEMENT

    1) Buts

    Obtenir la normoglycémie, ou la 'presque normoglycémie' en évitant les hypoglycémies, en substituant à la fois les besoins insuliniques de base et ceux en rapport avec les repas.

    Le diabète étant un facteur de risque cardiovasculaire important, la recherche d’autres facteurs de risque devra également être réalisée et leur maîtrise assurée.

    2) Moyens

    a) Insulinothérapie

    L'insulinothérapie à dose adaptée sur l'autocontrôle glycémique et, à un moindre degré, urinaire est la base du traitement du diabète insulino-dépendant. Les insulines purifiées sont de structure humaine ou d'origine animale. Les modes de présentation sont variés (flacons ou cartouches pour stylo ou pour pompe). Elles sont classées selon leur durée d'action:

    Insulines Délai d'action Durée d'action
    Rapide < 1h 6 à 8h
    Intermédiaire 1h 12 à 14h
    Lente   24 à 30h
    Mélange profil d'action biphasique  


    Les schémas thérapeutiques sont aussi variés et le nombre d'injections est d'autant plus grand que le diabète est difficile à équilibrer:

    - Le schéma à 2 injections comporte une injection avant les repas du matin et du soir d'un mélange d'insulines rapide et intermédiaire.

    - Le schéma à 3 injections comprend une injection d'insuline rapide avant les repas du matin et du midi, et une injection de mélange insuline rapide et intermédiaire avant le dîner.

    - Le schéma à 4 injections comporte une injection d'insuline rapide avant chaque repas et une injection d'insuline lente le soir au coucher. Une variante à 5 injections comprend une injection matinale d'insuline lente.

    Le calcul des doses d'insuline se fait de manière empirique de 2 en 2 unités par rapport aux contrôles glycémiques, de manière à atteindre la dose optimale permettant l'euglycémie. La survenue d'une hypoglycémie oblige à réduire les besoins en insuline de 2 à 4UI selon la gravité de l'hypoglycémie. L'utilisation d'une pompe à insuline permet d'assurer la normoglycémie de manière élégante, bien que son utilisation soit encore assez rare. Ses inconvénients sont la contrainte psychologique, le risque d'hypoglycémie prolongée et le risque d'acidocétose en cas de panne.

    La glycémie à jeun sert à adapter les besoins de base; les glycémies post-prandiales, les besoins prandiaux.


    Les points d'injections diffèrent chaque jour pour éviter la lipodystrophie, mais du fait de vitesses de résorbtion différentes selon le site utilisé, il est recommandé de ne pas utiliser tout le corps

    b) Hygiène de vie: alimentation et exercice physique

    Le régime contrôlé en hydrates de carbone est le 2° versant du traitement. C'est un régime dont le taux calorique doit être adapté à l'activité physique. Il est isocalorique chez un patient de poids normal. Il est composé à 50% de glucides, essentiellement des glucides lents, est pauvre en acides gras saturés et doit apporter 1g/kg de protides.

    La répartition est également différente avec 3 repas principaux et 3 collations. Le patient doit être averti qu'il ne doit jamais sauter aucun repas, ni absorber des quantités trop importantes de boissons alcoolisées à jeun (risque d'hypoglycémie).

    L'exercice physique est recommandé selon la forme du patient et l'état vasculaire, et un supplément glucidique pendant et après l'effort est obligatoire.

    3) Résultats

    L'insulinothérapie n'aboutit que rarement à l'équilibre glycémique parfait sur l’ensemble du nycthémère.

    Plus la réserve insulinique est importante, plus facile est l'équilibre du diabète.


    NB: Des études récentes ont confirmé l'efficacité de la normoglycémie dans la prévention des complications dues à la microangiopathie.

    4) Surveillance

    La surveillance est régulière par l'autocontrôle glycémique et urinaire, pluriquotidien au début, avec contrôle de la cétonurie en cas de glycémie haute. Le patient est porteur du carnet du diabétique sur lequel il note le résultat de ces tests, et d'une carte de diabétique.

    Le dosage de l'hémoglobineA1C (ou de l'hémoglobineA1totale), ou hémoglobine glycosylée, renseigne sur l'équilibre glycémique des 2 mois précédents, celui de la fructosamine sur celui des 2 à 3 semaines précédentes. Le taux d’hémoglobine glycosylée doit être compris entre 5 et 7%.

    Nous ne revenons pas sur les éléments du bilan annuel du diabétique.

    5) Perspectives thérapeutiques

    Le dépistage des sujets à risque par le groupage HLA dans les familles de diabétiques pourra entraîner une immunothérapie précoce permettant d'enrayer la maladie auto-immune et de préserver le capital insulaire.

    D'autres types d'insulines plus rapides ou plus lentes sont en cours d'expérimentation. La voie nasale serait une voie d'administration élégante.

    La double-greffe rein/pancréas est réservée aux patients atteints d'une insuffisance rénale chronique terminale.

    Les greffes d'îlots encapsulés, le pancréas bio-artificiel, la pompe péritonéale implantable avec capteur de glucose sont les voies de recherche les plus prometteuses.

    CONCLUSION

    Le diabète insulino-dépendant est une maladie de diagnostic facile. La maladie possède 2 versants distincts: la possibilité de complications aiguës et parfois graves, et les complications à long terme dépendantes de l'hyperglycémie importante et prolongée.

    Ce sont ces complications qui font le pronostic de l'affection. L'éducation du patient et son adhésion au traitement sont les conditions nécessaires au contrôle de la glycémie, seule garantie d'une maladie non-compliquée.


    Informations complémentaires : 2 personnes obèses sur 3 sont diabétiques. Obesite.com est un site grand public traitant de l'obésité: définition, raisons de la prise de poids, risques pour la santé, les traitements, la prévention, tests et quizz... N'hésitez pas à le visiter pour une information de qualité sur l'obésité.

    Nous vous conseillons également MangerMaigrir.fr, site dédié à la nutrition.

    Dernière modification de cette fiche : 27/08/2007

    http://www.medinfos.com/principales/fichiers/pm-end-diabinsulinodep7.shtml
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