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    Cancer du pancréas

    [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Il s'agit dans la très grande majorité des cas de cancers du pancréas exocrine.

    Il s'observe surtout après 40 ans et surtout chez l'homme.

    Il peut toucher la tête du pancréas dans 80% des cas, ou le corps et la queue du pancréas.

    [?] Causes et facteurs de risque

    La cause en est inconnue.

    Il serait plus fréquent chez le diabétique et en cas de pancréatite chronique.

    Certains facteurs favorisants seraient en cause :

    - Le tabac ;

    - Un régime riche en graisses et en protéines animales…

    [?] Les signes de la maladie

    Deux sortes de troubles peuvent révéler le cancer du pancréas : des signes de compression et des signes d'insuffisance sécrétoire.

    En effet, la tumeur pancréatique va comprimer les organes de voisinage : voie biliaire, estomac, duodénum, plexus nerveux, vaisseaux...

    L'insuffisance de sécrétion pancréatique provoque une diarrhée grasse (stéatorrhée). Une atteinte associée du pancréas endocrine provoque un diabète.

    Trois symptômes dominent :

    - La jaunisse (ictère par rétention) surtout dans le cancer de la tête du pancréas. La vésicule biliaire est distendue et palpable.

    - Des douleurs violentes irradiant dans le dos et sous les côtes à gauche, parfois calmées lorsque le patient se penche en avant (antéflexion) ou lorsqu'il prend de l'aspirine.

    - Un amaigrissement.

    - Dans le cancer du corps et de la queue du pancréas, le foie est souvent très volumineux. Il peut y avoir des varices oesophagiennes, une grosse rate…

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Les examens biologiques comprennent : glycémie et hyperglycémie provoquée par voie orale, amylasémie et amylasurie, bilan hépatique, dosage de la stéatorrhée, tubage duodénal.

    L'antigène carcino-embryonnaire est parfois augmenté.

    Les antigènes CA 19.9 et CA 50 sont utiles au cours de la surveillance, mais ils ne sont pas spécifiques.

    Les signes de compression tumorale peuvent être vus par radiographie des voies biliaires mais la tumeur peut être mise en évidence par échotomographie, tomodensitométrie, ou cholangiopancréatographie rétrograde par cathétérisme endoscopique de l'ampoule de Vater.

    La laparoscopie est parfois nécessaire au diagnostic.

    [?] Traitement

    En fonction du siège de la tumeur, le chirurgien enlève :

    - La queue du pancréas avec la rate en cas de cancer de la queue ;

    - Tout le pancréas (pancréatectomie totale) ;

    - Une duodéno-pancréatectomie céphalique (DPC) en cas de cancer de la tête avec anastomose au jéjunum de l'estomac, du canal cholédoque et du canal de Wirsung.

    On utilise éventuellement des procédés chirurgicaux (dérivation biliaire et/ou gastro-entérostomie), certains médicaments : antalgiques, Questran, extraits pancréatiques, chimiothérapie, radiothérapie.

    Les tumeurs endocrines du pancréas

    Elles sont rares. Elles peuvent être isolées ou s'intégrer dans une néoplasie endocrinienne multiple. Les symptômes sont fonction de l'hormone sécrétée :

    - Insuline : hypoglycémies ;

    - Gastrine : syndrome de Zollinger-Ellison avec diarrhées et ulcères digestifs ;

    - Polypeptide intestinal vasoactif (VIP) : syndrome de Verner-Morrison ou choléra pancréatique (diarrhée intense)

    - Glucagon : diabète,…

    - Somatostatine (diabète, stéatorrhée).

     

    Auteurs : :Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_794_cancer_pancreas.htm
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  • Peut-on être diabétique sans le savoir ?

    Silencieux et discret, le diabète est une maladie qui peut longtemps passer inaperçue. Ainsi, cinq ou dix ans peuvent s’écouler entre son apparition et son diagnostic, qui peut être fait à l’occasion d’une complication. Pouvez-vous être diabétique sans le savoir ? Comment améliorer le dépistage ?

    Lors de la digestion, nos aliments sont transformés en sucre, carburant indispensable aux cellules de l'organisme. Hormone produite par le pancréas, l’insuline régule la quantité de sucre stockée ou "brûlée" dans les cellules. Le diabète est ainsi lié à une insuffisance de sécrétion ou d’action de l’insuline.

    Priorité au dépistage

    Se caractérisant par un excès permanent de sucre dans le sang, le diabète résulte de facteurs génétiques et environnementaux. Mais peut-on être diabétique sans le savoir ? Oui, car longtemps le diabète est indolore et insidieux. Il est en général diagnostiqué seulement cinq à dix ans après son démarrage. Selon les spécialistes, entre 300 000 et 800 000 personnes souffriraient de diabète sans le savoir en France.

    Dans cette population, on note plus facilement une surcharge pondérale dans plus de la moitié des cas, une sensibilité génétique (l’existence d’un père ou d’une mère diabétique multiplierait le risque de maladie par deux), une sédentarité, une hypertension et un stress. Certains experts américains de l’American Diabetes Association recommandent ainsi un dépistage chez ces sujets à risque :

    • Individus de plus de 45 ans ;
    • Plus tôt chez des patients qui :
      • sont obèses ;
      • Ont un parent diabétique de premier degré ;
      • Sont membres d’une origine ethnique particulièrement à risque (afro-américains, hispaniques, indiens, asiatiques…) ;
      • Ont donné naissance à un bébé de plus de 4 kg ou qui a été diagnostiqué avec du diabète gestationnel ;
      • Sont hypertendus ;
      • Ont un taux de cholestérol de plus de 35 mg/dl ou de triglycérides de plus de 250 mg/dl ;
      • présentent une intolérance au glucose ou une glycémie à jeun anormale.

    Le dépistage peut se faire grâce à une simple prise de sang ou une petite piqûre au bout du doigt (glycémie capillaire). Une glycémie supérieure à 1,26 g/l (mesurée à deux reprises) est synonyme de diabète. Quelques signes peuvent alerter le médecin : fatigue constante, bouche sèche, infections récidivantes et durables, soif et envie d’uriner importantes…

    Trop souvent encore, le diabète est diagnostiqué à l’occasion d’une complication : artérite, infarctus, atteinte rénale, ophtalmologique ou neurologique. Cette identification tardive nécessite alors un traitement urgent.

     

    Le diabète : ça ne se voit pas

    Durant tout le mois de novembre 2002, le groupe Giropharm regroupant 900 pharmacies adhérentes et l’Association française des diabétiques (AFD) organise l’opération de dépistage, d’information et d’accompagnement des patients "Le diabète, ça ne se voit pas".

    Dans toutes les pharmacies du groupe, seront ainsi proposés aux patients diabétiques :

    • Bilan du suivi de leur traitement ;
    • "Carte d’identité" du diabétique ;
    • Espace de dialogue et de documentation sur la maladie, ses conséquences et sa gestion au quotidien ;
    • Mise en place d’un système de retraitement des déchets de soins avec la remise gratuite de containers de récupération des aiguilles et lancettes usagées. Cette dernière opération se poursuivra au-delà du mois de novembre 2002.

    De plus, toute personne se présentant dans une pharmacie Giropharm pourra bénéficier d’un dépistage gratuit. Cette campagne s’est ainsi fixé trois objectifs : sensibiliser et dépister les personnes à risques, accompagner les patients diabétiques dans la gestion de leur maladie et faciliter la récupération des déchets de soins.

    Les adresses des pharmacies Giropharm sont accessibles par téléphone au 01 49 79 98 58 ou sur le site internet du groupement.

    Source : Communiqué de Giropharm

    Gare au pré-diabète !

    Vous êtes peut-être un futur diabétique qui s’ignore ! Et si vous ne faites rien, vous allez devenir diabétique à part entière et menacer directement votre santé ! C’est en ces termes que le gouvernement américain a décidé de s’attaquer à un véritable problème de santé publique. L’initiative est assez innovante. Les autorités sanitaires d’Outre-atlantique* ont en effet décidé de sensibiliser les américains sur une condition particulière : le pré-diabète, c’est-à-dire lorsque le taux de glucose dans le sang est légèrement supérieur à la normale. Egalement appelée intolérance au glucose, ce problème à toutes les chances d’évoluer vers un véritable diabète si la personne ne change rien à ses habitudes. De plus, le pré-diabétique voit son risque d’attaque cérébrale ou cardiaque augmenté de 50 % ! Seize millions d’américains seraient concernés, et risquent ainsi de venir s’ajouter aux 17 millions de diabétiques.


    Pour le gouvernement américain il est donc essentiel pour ces malades potentiels de faire attention à leur alimentation et de pratiquer une activité physique régulière. Beaucoup sont en surpoids, et une perte de 7 petits kilos serait extrêmement bénéfique. Mais le problème est que la plupart ignorent leur condition… C’est pourquoi les autorités encouragent les généralistes à pratiquer un dépistage en prescrivant la mesure de la glycémie de manière plus courante…

    En France, la question du "pré-diabète" n’est pas d’actualité, mais le modèle américain pourrait inspirer le gouvernement… En attendant, vous pouvez demander à votre médecin de mesurer votre glycémie.

    David Bême

    * BMJ USA Volume 1, june 2001,
      Communiqué du National Institute of Health et BMJ Volume325,
      21 august 2002
    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/6084-diabete-prediabete-savoir-03.htm

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  •   La thyroïde
    Le cancer de la thyroïde

    Quels examens pour la thyroïde ?

    Il existe de nombreux examens très précis pour dépister et diagnostiquer les maladies de la thyroïde : observation clinique, palpation du cou, dosages des hormones thyroïdiennes, techniques d’imagerie médicale... Le point avec Doctissimo.

    Qu’il s’agisse de tumeurs bénignes, de cancers ou de simples dysfonctionnements, les maladies de la thyroïde sont extrêmement fréquentes. On estime qu’au moins 10 % de la population sera confrontée à une maladie thyroïdienne bénigne (nodules, goitre, hypo ou hyperthyroïdie) soit en France, 6 millions de personnes. Mais rarement un cancer sera dépisté. En effet, les cancers de la thyroïde sont rares (10 à 12 % des tumeurs de la thyroïde) et dans 90 % des cas d’un bon pronostic. Ils ne représentent qu’1,2 % de tous les cancers.

    Comment examiner cette petite glande ?

    Le premier examen pourexplorer ce petit organe est la palpation. Votre médecin pourra ainsi dépister un goître (augmentation du volume de la thyroïde) et des nodules. Viennent ensuite les techniques d'imagerie, avec l'échographie et la scintigraphie. Ces deux examens sont totalement indolores.

    L'échographie, réalisée en passant une sonde à ultrasons sur le cou, permet de visualiser la thyroïde, les nodules (kystes) et d’en donner les dimensions.

    La scintigraphie, permet, après ingestion d'une très faible dose d’iode ou de technetium radioactif, de déterminer au moyen d’une caméra si un nodule thyroïdien sécrète (nodule "chaud" qui apparaît foncé à l’image) ou non (nodule "froid") des hormones thyroïdiennes.

    Enfin, les dosages hormonaux (hormones thyroïdiennes, TSH, test de stimulation au TRH) sont réalisés chaque fois que l'on suspecte une anomalie de fonctionnement de la thyroïde mais aussi pour surveiller les effets des traitements.

    La ponction pour rechercher les nodules cancéreux

    Bien évidemment, ces examens sont employés différemment selon les circonstances. En cas de nodule, la scintigraphie distingue les nodules “chauds”, presque toujours bénins, des nodules “froids”. Parmi ces nodules froids, l’échographie révèle des nodules liquidiens (kystes), toujours bénins, et des nodules solides ou mixtes, dont un sur dix, environ est cancéreux.

    Mais c’est, avant tout, la ponction (cytoponction) à l’aiguille fine, peu douloureuse, qui permettra de prélever quelques cellules de tissu thyroïdien pour en faire l’analyse et de repérer ainsi avec une grande précision les nodules cancéreux, qui devront être opérés.

    Lorsqu’une échographie est réalisée d’emblée et révèle un kyste liquidien, la scintigraphie n’est pas nécessaire. La ponction confirmera le diagnostic et permettra de traiter le kyste en enlevant le liquide. Enfin, les micronodules, dépistés lors d’un examen échographique, n’ont habituellement aucune conséquence clinique. Ils ne nécessitent qu’une surveillance échographique régulière.

    Des signes importants à repérer

    Lorsque la thyroïde est uniformément augmentée de volume, il s’agit d’un goitre. Celui-ci peut être associé à la présence de nodules, à une hyperthyroïdie, à une hypothyroïdie, ou encore n’entraîner aucun trouble. Parfois l’attention est attirée vers la thyroïde par des signes d’inflammation (douleur, chaleur) liés à une thyroïdite.

    Mais il est fréquent que la pathologie thyroïdienne ne se manifeste que par des signes isolés d’hyperthyroïdie (amaigrissement, palpitations, nervosité, tremblements, sueurs, soif et, en cas de maladie de Basedow, saillie des yeux en avant) ou d’hypothyroïdie (ralentissement, prise de poids, frilosité, constipation, crampes, sécheresse de la peau).

    Dans tous les cas un bilan thyroïdien s’impose, avec notamment des dosages hormonaux, qui confirmeront le diagnostic. Le traitement doit intervenir rapidement, car l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie peuvent entraîner des complications cardiaques

    Quels examens pour la thyroïde ?

     

    Quand une surveillance s'impose

    Certaines personnes ont des risques plus élevés de maladies thyroïdiennes et doivent faire preuve d’une vigilance particulière. Ce sont notamment les patients ayant eu une intervention sur la thyroïde ou un traitement à l’iode radioactif pour traiter une hyperthyroïdie et qui risquent d’avoir, de ce fait, une hypothyroïdie.

    Un excès d'iode lié à des examens  médicaux (certaines radiographies, notamment) ou à la prise de certains médicaments (Cordarone) peuvent entraîner des hypo ou des hyperthyroïdies, généralement passagères, tandis que le lithium (un psychotrope) ou les médicaments utilisés pour traiter l’hyperthyroïdie peuvent provoquer une hypothyroïdie et imposent des bilans hormonaux réguliers.

    Enfin, l’exposition aux radiations ionisantes, surtout dans l’enfance, pour traiter un cancer par exemple, augmente le risque de cancer de la thyroïde. Si la région du cou a été exposée aux radiations, une surveillance régulière doit être instaurée.

    Dr Chantal Guéniot

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0209/dossier/sa_3543_examens.htm

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  • Hyperglycémie à jeun : Diabète de type 1

    L'hyperglycémie le matin à jeun est habituellement due à une dose d'insuline retard insuffisante ou à un malaise hypoglycémique qui a conduit à se resucrer pendant la nuit.

    Il existe également des causes plus rares, dont il faut discuter avec votre médecin :

    1) Insuline retard d'action trop courte

    Il y a hyperglycémie tous les matins et l'augmentation de la dose d'insuline entraîne des hypoglycémies pendant la nuit.

    L'utilisation de la peau des cuisses pour faire les injections d'insuline retard du soir peut éventuellement être utile car c'est à cet endroit que la libération de l'insuline est la plus lente.

    On peut aussi envisager l'utilisation d'une insuline d'action plus prolongée.

    2) Variabilité de la libération de l'insuline retard

    Il peut arriver que le profil de libération de l'insuline retard ne soit pas identique chaque jour, avec pour conséquence une variabilité de la glycémie à jeun.

    Un changement de type d'insuline peut éventuellement être utile, ou un partage de la dose d'une insuline agissant 24 heures, en une injection le matin et le soir de cette insuline agissant 24h ou d'une insuline agissant 12h.

    L'utilisation d'une pompe à insuline est également une solution intéressante.

    3) Phénomène du rebond

    Hypoglycémie modérée en fin de nuit, très progressivement installée, avec une réaction de l'organisme faisant produire du sucre par le foie.

    Mais cette réaction a été très douce, sans entraîner de malaise, ni le réveil.

    4) Phénomène de l'aube

    Chez certains diabétiques, les besoins en insuline sont plus importants en fin de nuit qu'en début de nuit.

    Il n'y a pas d'hypoglycémie pendant la nuit, et tout se passe comme si l'organisme est moins sensible à l'insuline en fin de nuit.

    La démonstration de cet état peut être faite en mesurant plusieurs nuits de suite la glycémie entre 3 et 4 heures du matin : elle est normale ou discrètement élevée, mais à une valeur nettement moins importante que le lendemain matin au réveil.

    La solution peut être d'utiliser une pompe à insuline programmée pour délivrer un taux de base plus important à partir de 4 heures du matin.

    5) Diabète instable vrai

    Il peut exister une variabilité très importante de la glycémie, le diabète paraissant alors se comporter de façon incohérente le matin à jeun, mais aussi pendant la journée avec par exemple une glycémie à 4,00 g/l en fin d'après-midi, puis à 0,30 g/l à la même heure le lendemain alors qu'il n'y a eu aucun événement particulier pouvant en être responsable.

    Ce phénomène, qui est lié au diabète lui-même, est d'autant plus fréquent que le diabète est ancien.

    Dans ces cas, un schéma insulinique en multi-injections permet de réagir au plus près des événements glycémiques. L'utilisation d'une pompe à insuline est également une solution intéressante.
     

    http://www.diabsurf.com/Sim/SimImp/Iqfrhgjdt1.php
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  • La ménopause est un processus naturel qui se produit chez les femmes lorsqu'elles approchent de la fin de l'âge de procréation et que les ovaires cessent de libérer un ovule chaque mois. La production d'estrogènes et de progestérones - les hormones qui préparent l'utérus à la grossesse - s'abaisse considérablement pendant cette période. On observe cependant une faible production d'estrogènes chez certaines femmes. Avant la ménopause, les fluctuations hormonales qu'éprouvent les femmes au cours du cycle menstruel se produisent selon un schéma bien individuel : une femme aura ses règles pendant quatre ou cinq jours tous les 26 jours, alors qu'une autre les aura pendant six ou sept jours tous les 31 jours. Ce schéma changera grandement à mesure que la période ménopausique s'approche. Certaines femmes éprouvent des fluctuations hormonales à partir de la mi-trentaine, mais la majorité des femmes s'aperçoivent d'un changement à cet égard au début de la quarantaine.

    La période ménopausique se termine lorsque vous n'avez plus de règles depuis 12 mois. Pour la majorité des femmes en Amérique du Nord, cela se produit vers l'âge de 51 ans, mais la ménopause peut commencer plus tôt chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Si elles ont un surplus de poids, les femmes atteintes de diabète de type 2 peuvent, quant à elles, vivre la ménopause plus tard que la moyenne parce que le niveau d'estrogènes ne diminue pas aussi rapidement chez les femmes qui font de l'embonpoint.

    Les fluctuations des niveaux d'estrogènes et de progestérones qui se produisent pendant la ménopause peuvent affecter les femmes de plusieurs façons. On observe, entre autres, des changements d'humeur, un nombre accru de symptômes du syndrome prémenstruel, une fréquence accrue ou réduite des menstruations et des saignements menstruels plus ou moins abondants. Ces changements hormonaux peuvent provoquer des fluctuations glycémiques chez les femmes diabétiques. Chez certaines, ces fluctuations sont à peine perceptibles parce que la réduction de la production d'estrogènes et de progestérones se produit graduellement au fil des ans. Toutefois, chez d'autres, une surveillance plus étroite de la glycémie et des ajustements appropriés peuvent s'imposer afin de maintenir un équilibre convenable. Dans le cas du diabète de type 1, des hypoglycémies plus fréquentes peuvent être le premier signe d'une baisse des niveaux hormonaux, et un ajustement de l'insuline peut s'avérer nécessaire.

    L'hypoglycémie ne se produit pas chez toutes les femmes. Chez les femmes atteintes de diabète de type 2, on peut observer un gain de poids, notamment en raison d'une réduction de l'activité physique, ce qui peut mener à une hausse de la glycémie. De fait, de nombreux diagnostics de diabète sont posés pendant la ménopause. Si vous éprouvez des fluctuations hormonales tellement importantes qu'il vous est impossible de maintenir la glycémie au même niveau qu'auparavant, il est possible que votre médecin vous prescrive une hormonothérapie. La décision d'amorcer l'hormonothérapie doit être prise par chaque femme en collaboration avec son médecin.

    Réduire les malaises de la ménopause

     
    L'activité physique peut accroître votre énergie et vous aider à composer avec l'inconfort de la ménopause.

     
    • En plus d'aider à la maîtrise du diabète, le maintien d'une alimentation saine pendant cette période peut contribuer à votre mieux-être
     
    • L'élimination de l'alcool et de la caféine pourrait réduire les bouffées de chaleur
     
    • La consommation de davantage de légumineuses et de produits à base de soja pourrait réduire les malaises associés à la ménopause parce que ces aliments contiennent des phytoestrogènes (estrogènes dérivés de plantes)
     
    • L'activité physique pourrait accroître votre énergie et améliorer votre attitude

    L'engouement pour les thérapies complémentaires comme moyen d'alléger les malaises de la ménopause s'accroît depuis quelques années, et de nombreuses femmes trouvent certains produits d'herboristerie et vitamines efficaces. Cependant, nous ignorons encore l'effet de plusieurs de ces préparations sur l'évolution du diabète.

    Ménopause et fluctuations de la glycémie : matière à confusion

    Plusieurs femmes atteintes de diabète, notamment celles récemment diagnostiquées, confondent les manifestations de la ménopause avec les symptômes d'une élévation ou d'une chute de la glycémie. Par exemple, si vous éprouvez des symptômes tels que sueurs, étourdissements, problèmes de concentration et irritabilité, sont-ils attribuables à des changements hormonaux ou à des fluctuations glycémiques? S'il vous arrive de vous réveiller la nuit en sueurs, s'agit-il de la ménopause ou d'un faible taux de sucre? La seule façon de le savoir avec certitude consiste à mesurer votre glycémie. Si vous avez le diabète de type 2 et ne prenez pas d'insuline, il est peu probable que vos sueurs nocturnes soient attribuables à un faible taux de sucre. La fatigue est associée aussi bien à la ménopause qu'à l'hyperglycémie. Ici encore, un test de glycémie constitue la meilleure marche à suivre pour savoir où vous en êtes. Cependant, le fait de mesurer votre glycémie une fois par heure et de vous préoccuper continuellement de vos symptômes ne contribue pas à votre mieux-être, donc une approche équilibrée est de mise. Votre médecin ou votre éducatrice en matière de diabète vous aidera à décider d'une fréquence appropriée pour vos mesures de glycémie en fonction de vos résultats antérieurs ou de votre taux d'hémoglobine A1c.


    http://www.femmesensante.ca/centres/diabetes/menopause/index.html

     

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  • Le test de la microalbumine aide à protéger les reins!
    Le dépistage précoce des affections rénales dues au diabète sucré.

    Une catastrophe annoncée

    L´apparition d´une micro-albuminurie marque un tournant dans la vie d´un diabétique. Dès ce moment, la mortalité cardiovasculaire est nettement plus élevée, et de récentes études ont montré que des lésions rénales sont déjà présentes à ce stade. En l´absence de mesures adéquates, la perte pathologique de protéines par les reins prend de plus en plus d´ampleur. Après quelques années, le patient présente généralement une « protéinurie » marquée. Il faut désormais compter avec une perte rapide de la fonction rénale. La défaillance rénale est complète après sept ans en moyenne. Les diabétiques forment aujourd´hui la majeure partie des patients dialysés dans les pays occidentaux, et aucun indice ne permet de prévoir un renversement de cette tendance.

    Le risque d´affection cardiovasculaire est de quatre à six fois plus élevé chez les diabétiques que chez les non-diabétiques. Conjointement avec les limitations de la fonction rénale, les affections cardiovasculaires provoquent la majeure partie des problèmes et jusqu´à plus de 80% des décès lors de diabète sucré.

    La protéine la plus connue : l´albumine

    L´albumine est une protéine produite par le foie. Elle joue un rôle essentiel dans le transport de substances dans le sang et dans le réglage de la liaison de liquide dans les vaisseaux. Normalement, la quantité d´albumine éliminée par les reins est minime. Dans un rein sain, les protéines, si elles sont présentes dans l´urine primaire, sont réabsorbées par les cellules tubulaires et rapidement dégradées à l´intérieur de celles-ci.

    Les causes de l´affection rénale chez le diabétique

    Plusieurs facteurs interviennent dans l´élimination de protéines suite à un diabète sucré :

    • Prédisposition familiale
    • Augmentation de la pression artérielle avec lésion des vaisseaux
    • Liaison de sucre aux protéines avec dépôt dans les glomérules
    • Modification de l´équilibre hormonal, p. ex. de l´angiotensine ou de certaines substances favorisant la croissance.
    • Ces différents facteurs sont étroitement liés. Un cercle vicieux est formé !

    Avec le temps, la quantité de protéines devient si importante que les cellules tubulaires ne parviennent plus à l´absorber entièrement. Des quantités de plus en plus importantes de protéines peuvent ensuite être détectées dans l´urine. Les corpuscules rénaux restants essaient ensuite de compenser cette déficience, mais y arrivent de moins en moins bien. L´épaississement et la cicatrisation d'un nombre de plus en plus élevé de corpuscules rénaux entraînent des troubles de la fonction de filtration.

    D´abord une micro-albuminurie, puis une macro-albuminurie ?

    Une micro-albuminurie, donc une faible quantité d´albumine dans l´urine, se transforme progressivement en macro-albuminurie, donc une grande quantité d´albumine dans l´urine. Cette perte fonctionnelle des reins peut être stoppée à condition que des traitements efficaces soient instaurés à temps !

    En fait partie le réglage de la glycémie à des taux proches de la norme par des médicaments qui protègent particulièrement la fonction rénale.

    Si aucune mesure n´est prise, la lésion de la fonction rénale continue à progresser. La quantité de protéines atteignant les tubes rénaux est telle que les protéines ne peuvent plus être réabsorbées et qu´une lésion irréversible des reins apparaît, pouvant conduire à une défaillance rénale.

    D´autres complications typiques du diabète apparaissent souvent en même temps : des modifications du fond de l´oeil, des vaisseaux coronaires ou des vaisseaux du reste de l´organisme. Le déficit de globules rouges se manifeste plus vite et est plus marqué que chez d´autres personnes souffrant d´affections rénales. Ce déficit permanent d´oxygène représente une charge supplémentaire pour le coeur, en plus de l´hypertension artérielle et des modifications vasculaires.

    Le facteur décisif pour le maintien à long terme d´une fonction rénale normale : le diagnostic précoce

    Près d´un tiers des diabétiques souffrent d´un trouble de la fonction rénale au cours de leur vie, généralement en l´espace de 5 à 15 ans après le diagnostic, indépendamment du type de diabète. C´est pourquoi le taux de microalbumine devrait être déterminé une fois par année chez tous les diabétiques, et pour la première fois 5 ans après le diagnostic chez les diabétiques du type 1 jeunes !

    Etant donné que le diabétique ne ressent généralement aucun symptôme particulier, la micro-albuminurie n´est souvent pas diagnostiquée, ou alors très tard. Depuis quelques années, les diabétologues les plus renommés demandent des examens réguliers et un traitement particulier, ce qui permettrait une nette diminution du nombre de cas de défaillances rénales dues à un diabète sucré.

    Une reconnaissance à un stade précoce sur la base de l´élimination de protéines dans l´urine (micro-albuminurie) et un traitement adéquat permettent de maintenir la fonction restante des reins durant de nombreuses années et de retarder, voire d´éviter la nécessité de dialyser. Le processus peut être stoppé ou inversé même longtemps après l´apparition des premières traces de protéines dans l´urine!

    Un simple test permet de trancher

    Un diabétique souffre de néphropathie diabétique lorsqu´il présente un taux supérieur à 30 microgrammes de microalbumine par milligramme de créatinine dans deux échantillons d´urine (prélevés à des intervalles de quelques jours) sur trois (ou 30 à 300 milligrammes de microalbumine en 24 heures). Des appareils de laboratoire modernes permettent aujourd´hui de renoncer à l´ancienne méthode si pénible, la collecte d´urine, et d´obtenir un résultat fiable à partir d´un échantillon d´urine prélevé à n´importe quel moment!

    Le test de dépistage : une première indication !

    Les bandelettes-test pour le test de la micro-albuminurie permettent de déterminer de très faibles quantités de protéines dans l´urine. On parle d´une méthode semi-quantitative ou qualitative. Les bandelettes normales pour les tests urinaires rapides ne conviennent pas pour ces déterminations, car le résultat ne devient positif qu´avec des quantités trop élevées.

    Une réponse sûre grâce à des appareils de laboratoire de haute précision

    Les appareils de laboratoire de haute précision permettent de déterminer la valeur exacte en l´espace de quelques minutes. On parle d´une détermination quantitative. Quasiment tous les spécialistes en diabétologie et de nombreux médecins de famille disposent aujourd´hui de tels appareils. D´autres médecins envoient un échantillon d´urine au laboratoire et discutent des résultats avec vous dans les jours qui suivent! Demandez conseil à votre médecin ! Il vous renseignera volontiers et discutera avec vous des implications des résultats.

    La bandelette urinaire habituelle informe trop tard !

    Les bandelettes-test urinaires « normales » ne permettent de déterminer que très tard l´élimination de grandes molécules de protéines dans l´urine.

    Ne vous affolez pas trop vite : les reins ne sont pas toujours atteints

    La détection isolée d´une micro-albuminurie ne signifie pas forcément que des lésions rénales sont apparues. Les reins éliminent également de l´albumine lors d´efforts physiques intenses comme lors d´infections des voies urinaires, d´hypertension artérielle, de diabète mal équilibré ou de fièvre. Lorsque ces troubles ont disparu, l´albumine disparaît elle aussi généralement de l´urine. C´est pourquoi on recommande absolument de répéter après quelques jours un test de micro-albuminurie positif. S´il est à nouveau positif et si les facteurs perturbateurs ci-dessus peuvent être exclus, cela est probablement le signe d´une lésion rénale débutante.

    Le facteur décisif pour la protection de la fonction rénale : le traitement adéquat!

    Des mesures thérapeutiques adaptées permettent de réduire de manière impressionnante le nombre de cas d´affections rénales, de ralentir la progression de cette maladie et d´améliorer l´espérance de vie. Même la défaillance rénale, qui est considérée comme un « point final » du diabète dans les études sur l´évolution, ne représente aujourd´hui plus un point final pour le patient. Le pronostic s´est nettement amélioré, même lors d´une affection organique avancée, grâce à un traitement néphrologique adapté et instauré à temps, impliquant entre autres une hémodialyse, la DPCA ou la transplantation rénale.

    Le passeport diabète

    Pour documenter la présence de protéines dans l´urine (micro-albuminurie), vous pouvez utiliser le passeport diabète. Le passeport a été conçu dans le but de permettre au médecin qui traite votre diabète d´inscrire avec vous les résultats des examens et de discuter de la suite du traitement. Il donnera à votre médecin et à vous-même une vue d´ensemble de l´évolution de la maladie.

    http://www.ascensia.ch/pub/fr/patients/microalbumine.asp?act=15&op=10

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  • Sucres simples, complexes, rapides, lents et fibres alimentaires...


    Une croyance erronée

    La séparation des glucides en sucres rapides et lents a pendant longtemps été estimée superposable à la classification basée sur leur structure chimique (sucres de structure simple / sucres de structure complexe), et à la classification basée sur l'existence ou non d'un goût sucré (goût sucré => sucre rapide / pas de goût sucré => sucre lent, parfois aussi appelé sucre caché).

    En fait, cette classification n'est que partiellement exacte, d'une part car certains sucres de structure simple font moins monter la glycémie que d'autres sucres simples, et d'autre part car l'organisme humain est capable de digérer très rapidement certains sucres de structure complexe avec pour conséquence une élévation très rapide de la glycémie.

    Par ailleurs, lorsqu'un sucre simple est avalé, son pouvoir hyperglycémiant dépend beaucoup du contexte dans lequel il est avalé : lorsqu'il est mangé seul la montée de la glycémie est importante, tandis que lorsqu'il est mangé dans un repas mixte et équilibré la montée de la glycémie est plus faible et plus lente.

    De plus, la présence de fibres alimentaires ralentit le passage, de l'intestin vers le sang, des sucres simples ou complexes présents dans les aliments.

    Sucres simples, complexes, rapides, lents et fibres alimentaires... il n'est sans doute pas inutile de resituer ces différents éléments les uns par rapport aux autres.


    Quelle est la structure des glucides ?

    Très schématiquement, la plupart les glucides sont constitués par des chaînes plus ou moins longues de particules élémentaires (structure de même type que le glycogène) et on peut les classer en sucres simples et sucres complexes selon le nombre de particules élémentaires qui les constituent (monosaccharide = une particule élémentaire, disaccharide = deux particules élémentaires, polysaccharide = plus de deux particules élémentaires).

      Type Exemples Sources
    Glucides
    simples
    Mono
    saccharides
    Glucose
    Fructose
    Galactose
    Mannose
    Fruits
    Lait
    Canne à sucre
    Betterave
    Houblon
    Di
    saccharides
    Saccharose
    Lactose
    Maltose
    Glucides
    complexes
    Poly
    saccharides
    assimilables
    Amidon
    (amylose et
    amylopectine)
    Pommes de terre
    Céréales
    Légumes secs
    Poly
    saccharides
    non assimilables
    Cellulose
    Hémicelluloses
    Pectines
    Mucilages
    Gommes
    Graines
    Légumes secs
    Légumes verts
    Fruits

    Les monosaccharides et les disaccharides constituent le groupe des sucres simples. Ils élèvent la glycémie très rapidement (sauf le fructose), et les sucres simples sont donc à classer dans le groupe des sucres rapides.

    Les polysaccharides assimilables sont des glucides que l'organisme humain est capable de digérer :
    • Certains d'entre eux sont digérés rapidement et ce sont donc des sucres complexes qui sont à classer dans le groupe des sucres rapides : pommes de terre, riz, semoule, ainsi que pâtes, pain, farine et autres dérivés.
    • D'autres sont digérés beaucoup plus lentement, et ce sont ces sucres complexes qui constituent le véritable groupe des sucres lents : fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches.

    Les polysaccharides non assimilables, qui constituent le groupe des fibres alimentaires, sont des glucides particuliers que l'organisme humain n'est pratiquement pas capable de digérer, et qui ont des propriétés intéressantes :
    • Elles ralentissent la vidange de l'estomac et freinent les mouvements de la partie initiale de l'intestin, ce qui ralentit l'absorption des glucides assimilables.
    • Certaines fibres peuvent retenir jusqu'à cinq fois leur poids en eau. Il en résulte la formation d'un gel qui réduit l'absorption des glucides, et qui facilite le transit intestinal.
    • Elles se combinent dans l'intestin avec le cholestérol présent dans la bile, ce qui abaisse le cholestérol sanguin.
    • Elles n'apportent pas de calories.

    L'apport conseillé en fibres pour la population générale est de l'ordre de 25 g/24 h, mais il n'est plus atteint aujourd'hui dans notre alimentation occidentale, alors que c'était le cas il y a une centaine d'années. Les diabétiques ont donc tout intérêt à augmenter leur ration de fibres alimentaires, ne serait-ce que pour parvenir au niveau des apports recommandés aux personnes non diabétiques...


    Les fibres ne sont plus ce qu'elles étaient !

    Les fibres sont bien sûr toujours des glucides non assimilables, mais initialement le terme «fibres» désignait exclusivement les glucides des parois des végétaux, alors qu'il y a aussi des glucides non assimilables dans l'épaisseur de la plante, et aujourd'hui les fibres alimentaires sont définies comme étant les glucides qui ne sont pas digérés par l'intestin grêle et qui sont dégradés dans le côlon par la flore intestinale en donnant lieu à des fermentations.

    On est donc en quelque sorte passé d'une définition biochimique végétale (molécules constituant les parois des végétaux) à une définition physiologique humaine (molécules dont les glucides ne peuvent pas passer dans le sang). Et cette nouvelle définition a conduit à classer dans les fibres des molécules qui auparavant ne l'étaient pas : aux glucides des parois des végétaux qui sont de très longues chaînes de particules glucidiques élémentaires, sont venues s'ajouter des chaînes beaucoup moins longues, voire très courtes, dont les particules élémentaires qui les constituent ne peuvent pas passer dans le sang. Et le corollaire de cette nouvelle définition est que les teneurs en fibres des tables de composition des aliments récentes sont souvent différentes de celles qui figurent dans les tables établies il y a une vingtaine d'années.

    Ceci a par ailleurs conduit à créer la dénomination «fibres solubles» qui peut paraître bizarre au premier abord étant donné que le mot «fibre» sous-entend une certaine rigidité que le mot «soluble» semble venir contredire. Quoi qu'il en soit, les fibres sont des polysaccharides non assimilables dont certains sont des longues chaînes qui sont insolubles (les fibres d'antan) et d'autres des chaînes beaucoup plus courtes qui sont solubles (les molécules glucidiques non assimilables qui sont maintenant intégrées dans le groupe des fibres en raison de leur absence de passage dans le sang).

    Dans l'absolu, les fibres qui sont «un peu digestibles» peuvent susciter quelques interrogations car elles peuvent aboutir au passage dans le sang de quelques molécules de glucides, mais l'élévation glycémique liée à ces fibres «un peu digestibles» est faible ou insignifiante en raison de la présence des fibres totalement non digestibles, et c'est ce qui importe en cas de diabète.


    Où sont les fibres ?

    Les fibres sont présentes dans de nombreux aliments et plus particulièrement dans les légumes et les fruits, mais ce qui est plus particulièrement intéressant de connaître, ce sont les aliments qui contiennent beaucoup de fibres et peu de glucides et de lipides, car ce sont des aliments que l'on peut manger «en plus» de façon à atténuer l'élévation de la glycémie après repas ainsi que le niveau moyen de la cholestérolémie.

    L'artichaut cuit est le légume le plus riche en fibres (9,4 %) avec un contenu en glucides très faible (1,2 %). Il partage cette caractéristique avec le salsifis cuit (9,0/5,3). Ces données ainsi que celles qui suivent sont celles du Répertoire général des aliments de l'INRA.

    Les autres légumes dont la teneur en fibres est supérieure à 3 % sont le céleri rave cru (5,0/2,5), la girolle crue (4,7/0,2), le céleri rave cuit (4,1/2,9), le choux de Bruxelles cuit (4,0/3,0), le haricot vert surgelé cuit (4,0/3,0), le pissenlit cru (3,5/5,8), le fenouil cru (3,3/2,3), le haricot vert cuit (3,0/4,0) et l'épinard cuit (3,0/0,8).

    Le petit pois cuit (6,1/10,0), le topinambour cuit (5,1/9,8) et le maïs doux en épis cuit (4,2/22,1) contiennent également plus de 3 % de fibres mais ils n'ont pas la même utilisation étant donné qu'ils contiennent déjà une bonne part de la ration en glucides du repas.

    Quelques précisions supplémentaires à propos des fibres et des légumes :
    • L'effet favorable des fibres sur la glycémie postprandiale résulte essentiellement de la formation d'un gel en présence d'eau, qui entoure les aliments et qui ralentit le passage des glucides, des intestins vers le sang. Pour que l'effet soit optimal, il est donc nécessaire qu'un liquide soit avalé en même temps que les fibres. Ceci concerne surtout les aliments riches en fibres et pauvre en eau, et plus particulièrement les pains enrichis en fibres qui sont plus hyperglycémiants lorsqu'ils sont avalés sans liquide associé que lorsqu'ils sont avalés avec un liquide. L'effet favorable des fibres sur la glycémie postprandiale ne se résume cependant pas à cet effet de gel. Il y a aussi présence dans les aliments riches en fibres de substances qui amplifient la sécrétion insulinique induite par le repas, ce qui aboutit à réduire plus rapidement la production hépatique de glucose qui existe avant que le repas soit avalé, avec pour conséquence une glycémie postprandiale plus basse.
    • Les procédés de préparation qui brisent les fibres réduisent l'effet des fibres. Ceci concerne surtout les pains enrichis en fibres, qui s'ils sont grillés sont plus hyperglycémiants que lorsqu'ils ne le sont pas, ainsi que la cuisson des légumes avec un autocuiseur à la vapeur, le mixage et le passage au tamis.
    • Les légumes surgelés sont intéressants car les légumes sont précuits et ce procédé de conditionnement préserve les fibres et les vitamines. Pour continuer à préserver fibres et vitamines, le mieux est de les cuire au four à micro-ondes et de les incorporer ensuite au plat, plutôt que de les cuire à l'eau ou à l'autocuiseur.
    • L'expérience montre que, lorsqu'on n'en a pas l'habitude, il est assez difficile de manger une grosse portion de légumes chauds associée à la portion de féculents, mais que la prise d'une portion de crudités et d'une portion de légumes chauds dans un même repas est beaucoup mieux acceptée.
    • Le conseil de manger des légumes est souvent converti en l'ajout de salade aux féculents présents dans le menu, or les salades, hormis le pissenlit, contiennent assez peu de fibres : oseille crue (0,8/2,5) laitue crue (1,5/1,3) mâche crue (1,7/2,0) endive crue (2,5/0,7) cresson (2,6/0,3) pissenlit cru (3,5/5,8). De plus, de par la forme des feuilles, notamment pour la laitue, une grosse portion de salade a en fait un poids beaucoup plus faible que le laisse supposer le volume de la portion, et la quantité de fibres apportées est très faible par rapport à la présence dans le menu d'une portion de crudités et d'une portion de légumes chauds.


    On peut retenir

    La distinction sucres simples / sucres complexes fait référence à la structure chimique des glucides (nombre de particules élémentaires qui les constituent) et non à leur capacité de faire monter la glycémie.

    La distinction sucres rapides / sucres lents fait référence au pouvoir hyperglycémiant des glucides (capacité de passer rapidement de l'intestin vers le sang) et non à leur structure chimique.

    La croyance selon laquelle la durée de digestion des glucides était directement liée à la longueur de leur chaîne, est fausse. La distinction sucres rapides / sucres lents doit être basée sur le pouvoir hyperglycémiant, qu'exprime l'index glycémique.

    Les fibres alimentaires sont des substances particulièrement recommandées aux diabétiques, que ces fibres soient présentes dans des aliments contenant des glucides (légumes secs, fruits, légumes verts) ou en association avec des aliments contenant des glucides mais ne contenant pas ou très peu de fibres (ajout de crudités et de légumes chauds dans tous les repas).

    La digestion du pain et des dérivés de la farine, des féculents et des fruits est assez rapide.

    Il faut donc toujours les associer à des
     fibres (crudités et légumes chauds dans les repas)


    Les «sucres lents» sont constitués par les légumes secs : fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches.

     http://www.diabsurf.com/diabete/FFibres.php

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  • Végétarisme : faut-il se mettre au vert ?

    Après la vache folle, la grippe du poulet… la viande n'a pas bonne presse. Certains ont fait le choix de la bannir de leur assiette. Mais pouvons-nous manger exclusivement des fruits et légumes ? Quelles sont les règles à respecter ? Des vertus du régime végétarien aux risques de carences, découvrez nos conseils.

    Vous avez dit végétarien ?

    Si l'homme peut normalement manger de tout, certains refusent de consommer de la viande. A condition de respecter certaines règles, un régime végétarien ne présente pas de danger. Il n'en existe d'ailleurs pas un mais plusieurs types, selon les aliments d'origine animale exclus. Tour d'horizon et conseils nutritionnels.

    Le végétarisme, qu'est-ce que c'est ?
    Végétaliens, vegan : les végétariens de l’extrême !

    Faut-il arrêter la viande et les produits animaux ?

    Nous mangeons trop de viande ! C’est ce que soulignent de nombreux experts. Or ces excès sont néfaste pour la santé. Faut-il arrêter de consommer pour autant des produits carnés ? Devenir végétarien est-il un choix santé ? Le point pour savoir s’il faut passer du rouge au vert.

    Faut-il arrêter la viande ?
    Mangeons-nous trop de produits carnés ?

    Conseils à l’usage des végétariens

    Pas facile de devenir végétarien ! Car notre corps est une machine complexe qui a besoin de nombreux éléments pour fonctionner. Vitamines, minéraux, oligo-éléments… comment trouver dans les végétaux ces éléments abondants dans les produits carnés ? Comment atteindre un équilibre qui permettra de réconcilier nutrition et convictions ? Voici quelques conseils pour manger santé.

    Végétariens, mangez santé !
    Ne faites pas d'erreur !


    Comment équilibrer une journée quand on est végétarien ?

    Pas de viande pour les enfants ?

    Vous êtes végétarien(ne), et vous envisagez d’avoir un bébé ? Vous êtes les parents d’enfants qui partagent vos repas sans viande ? Mais le régime vert est-il indiqué chez la femme enceinte ? Et les bambins peuvent-ils grandir sans risque avec ce type de régime alimentaire ? Faut-il les supplémenter ? Quelques conseils pour des enfants en pleine forme !

    Etre enceinte et végétarienne représente-t-il un danger ?
    Les mères végétariennes ont-elles plus de filles ?
    Enfants et ados : peuvent-ils devenir végétariens ?
     Régime macrobiotique : attention danger

    Vive les fruits et légumes !

    Les fruits et les légumes sont essentiels à une alimentation équilibrée. Leur éloge n'est plus à faire : riches en vitamines, en minéraux, en fibres… Pourtant, certaines idées reçues sur ces végétaux existent toujours. Le point sur ces incontournables de l'assiette !
    Lire notre dossier

    Le soja, allié des végétariens !

    Le soja est partout ! Il a envahi les rayons diététique et fait même concurrence aux produits laitiers ! Mais ce végétal est-il vraiment un aliment-santé ? Quelles sont ses vertus réelles ? Peut-on en consommer à tout âge ? Doctissimo vous dévoile les secrets de ce mets venu d'Asie…
    Lire notre dossier

    Gare aux carences en fer

    Vous pensez que le fer se cache dans les épinards ? Vous avez trop regardé Popeye. Car la meilleur source reste…la viande. Peut-on être végétarien et conserver des apports suffisants ? Certains fruits et légumes peuvent-ils diminuer le risque de carences ? Comment éviter l'anémie ? A lire pour garder une santé de fer !

    Manquez-vous de fer ?

    Rappelez-vous, le secret de la force de Popeye résidait… dans le fer des épinards. Même si ces légumes ne sont pas la meilleure source, ce minéral est indispensable à notre organisme. Des carences existent chez les femmes et les enfants, pouvant parfois entraîner une anémie. Conseils, recettes… A lire pour garder une santé de fer !

    Une santé de fer

    Au même titre que les vitamines, les minéraux et oligo-éléments sont indispensables à notre organisme. Et parmi ces substances, le fer est certainement l’une des plus importantes. Composant essentiel de l’hémoglobine, il permet aux globules rouges de transporter l’oxygène indispensable à nos cellules… Tout sur un métal bien plus précieux que l’or !

     

    Attention carences !

     

    Lorsqu’elle n’apporte pas tous les éléments nécessaires à l’organisme, l’alimentation peut-être à l’origine de troubles. Pour éviter les carences, il faut composer des repas variés et équilibrés. Vitamines, minéraux, glucides… Doctissimo vous aide à remplir votre assiette afin de ne pas mettre votre santé en péril.

    Carences et alimentation

    Vous pensez qu’il n’existe pas de risque de carences en France ? Détrompez-vous... Du calcium aux vitamines en passant par le fer, Doctissimo fait le point sur certains manques présents dans les pays industrialisés et les moyens de les éviter

    Végétariens, végétaliens
    Forum carences alimentaires

    Dossier mis à jour le 27 février 2009
    http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/carences_alimentaires_niv2.htm

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  • Journée Mondiale du Rein: l'hypertension sur la sellette
    La compliance: une influence directe sur le traitement de l'insuffisance rénale
    Environ 80% des patients atteints d'insuffisance rénale chronique souffrent aussi d'hypertension artérielle. Une maladie qui sera au centre de la Journée Mondiale du Rein, le 12 mars prochain.

    Alors que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter, nous sommes de plus en plus exposés aux maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète et l'insuffisance rénale. Près d'un milliard de personnes dans le monde présentent une pression artérielle anormalement élevée. Un chiffre qui devrait encore grimper dans les années à venir. D'après les prévisions, en 2025, la prévalence de l'hypertension devrait augmenter de 24% dans les pays développés et de 80% dans les régions en voie de développement comme l'Afrique et l'Amérique Latine.

    Insuffisance rénale et hypertension: un cercle vicieux

    En plus des dégâts qu'elle occasionne au cœur et aux vaisseaux cérébraux, l'hypertension provoque un rétrécissement des artères qui irriguent les reins. Résultat: des lésions apparaissent au niveau des glomérules (unités de filtration du rein), altérant de façon plus ou moins importante le fonctionnement des reins. Autre problème: chez 80% des patients, l'insuffisance rénale, qu'elle soit induite ou non par une tension élevée, contribue à l'apparition et au développement de l'hypertension. En cause: une rétention d'eau et de sel qui se manifeste lorsque les reins ne parviennent plus à réguler le volume sanguin circulant. S'installe alors un cercle vicieux où l'insuffisance rénale est à l'origine d'une pression artérielle trop élevée qui elle-même accélère la dégradation des fonctions rénales.

    Prévenir ou ralentir l'évolution de l'insuffisance rénale

    Le contrôle de la pression artérielle est donc primordial, tant pour prévenir que pour traiter les maladies rénales chroniques. En cas d'insuffisance rénale, la pression sanguine ne doit pas dépasser 130/85 mmHg (millimètres de mercure). Pour parvenir à cette mesure, il est essentiel de pratiquer régulièrement des exercices physiques, d'éviter une surcharge pondérale et d'opter pour un régime pauvre en sel (entre 4 à 6 grammes par jour contre 12 à 15 grammes dans un régime normal).  Des médicaments antihypertenseurs peuvent également être prescrits pour réguler la tension artérielle et, de la même façon, freiner l'évolution de la maladie rénale chronique.

         

    http://www.info-insuffisancerenale.be/newsdetail.asp?newsID=122&name=Journ%E9e+Mondiale+du+Rein%3A+l%27hypertension+sur+la+sellette
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  • Les lésions du pied chez les diabétiques sont très fréquentes, le plus fréquemment provoquées par des traumatismes, souvent très minimes.

    Les lésions du pied doivent être prises en compte très sérieusement chez une personne diabétique car elles peuvent, dans certaines situations, entrainer une amputation.

    Les lésions du pied peuvent être provoquées par une artérite ou une neuropathie, deux complications fréquentes du diabète, parfois associées à une infection.

    L’infection est un facteur aggravant de ces lésions.

    Tous les experts s’accordent pour affirmer que le nombre d’amputations peut être diminué en informant davantage les personnes diabétiques et en dépistant les personnes à risque.

    Les statistiques

    • 5 à 10 % des diabétiques sont victimes d’amputation
    • Le diabète augmente de 15 fois le risque d’amputations des membres inférieurs (orteil, pied ou jambe)
    • 20 à 25 % des diabétiques consultent au moins une fois dans leur vie pour une lésion du pied
    • 3 000 à 5 000 amputations (orteil, pied, jambe) sont provoquées chaque année par le diabète
    • L’amputation : l’obstruction de vaisseaux se rendant aux pieds peut provoquer une gangrène à l’origine d’une amputation
    • Près de 70 % des amputations concernent des personnes atteintes de diabète
    • Un diabétique est amputé d’un membre inférieur toutes les 30 secondes
    • Plus de 50 % des amputations pourraient être évitées
    • 50 000 amputations sont effectuées chaque année aux Etats-Unis
    • Les lésions des pieds sont responsables de 25 % des journées d’hospitalisations chez un diabétique
    • Le diabète est la deuxième cause d’amputation
    • La gangrène des extrémités est 40 fois plus fréquente chez les diabétiques
    • L’artérite des membres inférieurs nécessite l’apport de 20 fois plus d’oxygène pour aider une plaie à cicatriser
    • Dans les pays développés, près de 5 % des diabétiques souffrent d’un problème au pied
    • Les lésions des pieds sont la principale cause d’admission à l’hôpital des personnes atteintes de diabète
    • Toutes les 30 secondes un diabétique perd une jambe

    Connaître les risques « du pied du diabétique »

    • Le diabétique présente des troubles de la sensibilité à la chaleur et au froid
    • Il présente également une diminution de la sensation de douleur : il ne perçoit pas les traumatismes pouvant survenir sur le pied et peut se blesser sans s’en apercevoir
    • Il présente souvent une sécheresse de la peau provoquant des fissures pouvant être à l’origine d’infections
    • Des déformations des pieds entrainant des callosités peuvent survenir et être sources de blessures ultérieures.
    • Une lésion du pied négligée et inssuffisamment prise en compte comme elle le devrait, peut malheureusement avoir des conséquences graves comme une amputation

    Adopter une bonne hygiène de vie afin d’ éviter d’en arriver au stade d’artérite et de neuropathie

    • Respecter les objectifs glycémiques fixés par le diabétologue
    • Ne pas fumer, le tabac participant à l’artériosclérose …
    • Contrôler la tension artérielle
    • Surveiller le taux de cholestérol




    Pour en savoir plus : http://www.brochurespatients.com/scripts/browse_key.php

    Soigner ses pieds et avoir une hygiène irréprochable

    Les pieds, qui peuvent avoir perdu leur sensibilité, sont plus exposés aux blessures.


    Soigner ses pieds, avoir une hygiène irréprochable, couper les ongles, avoir des chaussures confortables et consulter régulièrement un podologue limitent les risques de voir survenir des lésions du pied, très préjudiciables pour les diabétiques.
    • Laver chaque jour les pieds à l’eau tiède et au savon
    • Bien sécher et essuyer entre les orteils afin d’éviter l’apparition de mycose entre les doigts de pied pouvant provoquer une surinfection
    • Appliquer une crème hydratante si la peau des pieds est sèche
    • Poncer les durillons et les cors à la pierre-ponce par exemple.

    Ce qu’il faut éviter

    • Eviter les ongles trop courts et de les couper trop vifs (il est conseillé de les limer)
    • Ne pas utiliser un instrument tranchant pour les cors et durillons
    • Eviter de prendre des bains de pieds prolongés
    • Eviter de marcher pieds nus

    Les chaussettes

    • Les changer tous les jours
    • Eviter de porter des chaussettes neuves plus de 4 heures
    • Choisir les chaussettes en coton ou en fibres naturelles
    • Eviter les plis

    Les chaussures

    • Les acheter en fin de journée lorsque les pieds sont plus enflés
    • Plusieurs paires sont nécessaires pour varier les appuis et frottements
    • Passer la main dans les chaussures avant de les mettre afin de s’assurer de l’absence d’éléments pouvant être sources de traumatismes comme par exemple des cailloux.
    • Limiter les talons à 5 cm de hauteur
    • Mettre des chaussettes au cours de toutes les saisons, même l’été
    • Préférer les chaussures à lacets
    • Choisir des chaussures souples
    • Ne pas porter de vieilles chaussures qui peuvent être sources de traumatisme et les jeter.
    • Attention aux chaussures neuves ou mal adaptées
    • Porter des chaussures qui auront été inspectées avant d’être portées.
    • Choisir des chaussures un peu plus grandes que la taille des pieds afin de ne pas être trop serrés
    • Avoir si possible, 2 à 3 paires de chaussures qu’il faut mettre en alternance



    : Ne pas utiliser de bouillotte, de couverture chauffante et éviter les bains chauds car la chaleur augmente le risque de brûlure.




    : Ne pas oublier d’être à jour de sa vaccination antitétanique.

    Examiner les pieds tous les jours afin de repérer toute lésion

    • Utiliser un miroir
    • Se faire aider
    • Vérifier l’absence de plaie, de durillons, de mycose
    • Consulter au moindre doute afin d’éviter gangrène et amputation

    Une blessure du pied représente une véritable urgence nécessitant une consultation urgente

    • Laver à l’eau et au savon de Marseille
    • Désinfecter la plaie
    • Consulter un médecin en urgence
    • Faire un prélèvement bactériologique afin d’identifier le germe en cause et mettre en place une antibiothérapie adaptée
    • Eviter l’appui du pied
    • Découper la chaussure si nécessaire
    • Prévoir un antibiotique à large spectre et des anticoagulants



    <warning> : Toute plaie du pied (frottements, ongles incarnés …) souvent non ressentie comme telle, risque de ne pas se cicatriser et évoluer vers une gangrène en quelques heures.

    Limiter les facteurs de risques associés

    HTA, tabagisme, mauvais contrôle de la glycémie, sédentarité, alcoolisme, hypercholestérolémie doivent être repérés et traités.

    Patients à risque : assurer la protection des pieds

    • Personnes seules
    • Diabétiques présentant
      • Des problèmes articulaires
      • Des troubles de la vision
      • Des fourmillements dans les pieds
      • Des douleurs ou des crampes
      • La peau fragile et sèche

    La consultation de podologie : indispensable

    • La prise en charge par la sécurité sociale de la consultation de podologie : une prise en charge à hauteur de 27 euros par séance pour 4 ou 6 séances par an selon le grade du diabète (4 séances pour un diabète grade II et 6 séances pour un diabète de grade III) selon la convention signée fin décembre 2007. Pour infos : site
    • Consulter un podologue régulièrement selon les recommandations du diabétologue
    • Les grades du pied diabétique :
      • Grade I : ulcère superficiel, pas d’atteinte des tissus profonds
      • Grade II : extension aux tendons, capsule et os
      • Grade III : abcès, ostéomyélite, ostéoarthrite, tendinite
      • Grade IV : début de gangrène (un orteil …)
      • Grade V : gangrène étendue

    Eviter l’amputation

    • Toutes les 30 secondes un diabétique est amputé à cause du diabète
    • Près de 70 % des amputations concernent des personnes atteintes de diabète
    • La plupart des amputations débutent par un ulcère au pied

    Evaluer l’efficacité de la surveillance des complications pouvant survenir au niveau des pieds

    S’assurer que :
    • Les ongles sont bien coupés
    • L’absence de mycose
    • L'absence de talons fendillés
    • Les chaussures ne représentent pas de risque
    • Le diabétique ne marque pas pieds nus
    • Consultation régulière d’un podologue
    • Aide possible de l’entourage si problème visuel ou manque de souplesse

    La prise en charge par l'Assurance maladie

    L’Assurance Maladie rembourse désormais les soins et actes de prévention des patients diabétiques de grades 2 et 3 (gradation du groupe international de travail sur le pied diabétique)

    Les lésions de grade 2

    4 séances par an au maximum pou les patients présentant des lésions de grade 2

    Les lésions de grade 3


    6 séances par an au maximum pour les patients présentant des lésions de grade 3

    Des séances prescrites par le médecin

    Ces séances doivent être prescrites par le médecin du patient diabétique

    S’assurer que tous les pédicures-podologues soient habilités à pratiquer ces séances

    Tous les pédicures-podologues ne sont pas habilités à pratiquer ces séances de prévention
    Les pédicures podologues conventionné formé et équipé pour pratiquer ces actes.

    Les tarifs et remboursements

    Le tarif de chaque séance est de 27 euros( Février 2009).
    Elle est remboursée à 60% ou à 100% si vous êtes déjà pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.
    Le pédicure-podologue ne peut pas facturer de dépassements d'honoraires pour ces séances.

    Une consultation qui ne peux pas se faire à domicile

    Ces séances ne peuvent se faire à domicile.
    Le pédicure-podologue est tenu de réaliser les séances à son cabinet afin de respecter de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité.
    Sources : Caisse d’assurance maladie : http://www.ameli.fr/...

    Pour en savoir plus

    http://www.brochures-patients.com/scripts/getfile.php?fid=1319
    http://www.drisabelledumont.com/newpage.html


    http://www.diabete-education.org/congres/communication/11.pdf

    Dernière modification le mardi 10 février 2009 à 11:30:53.
    http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/diabete/10_pied_du_diabetique.php3#adopter-une-bonne-hygiene-de-vie-afin-d-eviter-d-en-arriver-au-stade-d-arterite-et-de-neuropathie
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  • Le diabète de type 2

    Le diabète de type 2


    1) Les patients diabétiques ont moins de caries dentaires.

    Faux.

    Les caries dentaires sont plus fréquentes chez les patients diabétiques mal équilibrés. L'excès de sucre dans la salive en est responsable. C'est pourquoi, l'hygiène bucco-dentaire doit être très stricte : brossage systématique après chaque repas et visite annuelle chez le dentiste.

    2) Contraception : certaines pilules sont contre-indiquées en cas de diabète.

    Vrai.

    C'est le cas des pilules contenant des estrogènes, car elles sont susceptibles d'augmenter les concentrations de sucre et de graisse dans le sang, et d'élever la pression artérielle. En revanche, les pilules progestatives peuvent être utilisées.

    3) La dépression est plus fréquente chez les diabétiques.

    Vrai.

    La dépression est constatée chez 25 à 30% des patients diabétiques, alors qu'elle se retrouve chez 15 à 17% du reste de la population. Elle doit impérativement être identifiée et prise en charge.

    4) Les patches nicotiniques sont déconseillés.

    Faux.

    Il est impératif d'arrêter de fumer et toutes les aides au sevrage sont possibles, voire conseillées, même en cas de diabète. Chez le diabétique, le tabac favorise d'autant plus l'artérite et l'infarctus du myocarde. De plus, il accroît la survenue de l'atteinte rénale par le diabète (néphropathie diabétique). Par ailleurs, le tabac augmente les besoins en insuline en entraînant une résistance à l'insuline.

    5) L'insuline fait grossir.

    Faux.

    L'insuline n'apporte pas de calories et ne peut donc pas être responsable en elle-même d'une prise de poids. En revanche, les conditions de prescription peuvent expliquer une éventuelle prise de poids. En effet, lorsque de l'insuline est prescrite, c'est que le diabète est mal équilibré. L'augmentation de la glycémie (au-delà de 1,8g/l) s'accompagne d'une élimination de sucre dans les urines et de la perte d'autant de calories. Lorsque la glycémie est mieux équilibrée grâce à l'insuline, le sucre n'est plus évacué dans les urines, ce qui peut expliquer une prise de poids.

    6) L'activité physique doit être quotidienne.

    Vrai.

    Les muscles sont de grands consommateurs de sucre, en particulier lors des efforts physiques. Grâce à l'insuline, après chaque repas, 80% du sucre est stocké dans les muscles, les 20% restant allant dans le foie. En l'absence d'activité physique, le sucre musculaire n'est pas dépensé. Le sucre apporté par le repas suivant reste donc dans le sang, ce qui augmente la glycémie. Il est donc conseillé aux personnes diabétiques d'entretenir régulièrement leurs muscles.

    7) On ne guérit jamais du diabète.

    Vrai.

    Le diabète de type 2 est une maladie évolutive qui s'aggrave au fil du temps. On ne sait pas guérir de cette maladie, mais il est possible d'en ralentir le cours. Il est donc essentiel de bien entretenir sa santé.

    8) La cicatrisation est plus difficile chez les diabétiques.

    Vrai.

    Lorsque la glycémie est élevée, la cicatrisation est difficile. Les infections et les mycoses sont également plus fréquentes. En effet, les microbes responsables d'infections ou les champignons à l'origine de mycoses sont mieux nourris et les défenses naturelles sont affaiblies.

    9) Le diabète de type 2 est héréditaire.

    Vrai.

    Le risque d'être diabétique est d'environ 30% si un parent du premier degré est diabétique (père, mère, frère, sœur), notamment en cas de surpoids et de sédentarité. En cas de facteur familial associé à des risques personnels (surpoids, hypertension artérielle, maladie vasculaire, hypertriglycéridémie, antécédent de diabète gestationnel, naissance d'un bébé de plus de 4,5 kilos), un dépistage doit être réalisé tous les ans (mesure de la glycémie à jeun).
    En cas d'hérédité au premier degré, sans facteur de risque personnel, le dépistage est à réaliser tous les trois à cinq ans.
    En l'absence de facteur héréditaire, après l'âge de 40 ans, l'existence de facteurs de risque personnels doit entraîner un dosage annuel de la glycémie.

    http://www.e-sante.be/diabete-type/diabete-47-111-5182.htm


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  • Suivi du traitement et autosurveillance

    L'insuline et les traitements médicamenteux ont considérablement amélioré la vie des diabétiques. Mais le confort qu'ils apportent et leur efficacité (surtout face aux complications) dépendent pour une part d'un suivi rigoureux du traitement et d'une autosurveillance régulière du patient. C'est ce qui fait de lui un "patient  actif", à la fois dans la connaissance de la maladie et dans la prise du traitement.

    La relation au médecin et le suivi du traitement

    Les traitements sont efficaces et apportent du mieux-être. Mais mal pris, mal dosés, ou en interaction avec d'autres pathologies ou traitements que vous n'avez pas signalés à votre médecin, ils peuvent avoir des effets secondaires ou créer des complications.

    Il faut donc suivre scrupuleusement les traitements et les prescriptions de votre médecin, respecter les objectifs glycémiques fixés, et l'informer des résultats et de tout symptôme ou ressenti inhabituels.

    Enfin, il est important d'avoir sur vous les dernières ordonnances de votre médecin traitant (ou des autres spécialistes qui vous suivent) si vous consultez un autre praticien (en vacances, par exemple), ou lors d'un examen particulier.

    Les bienfaits de l'autosurveillance

    Dans le cas du diabète, maladie évolutive sensible à de nombreux facteurs (temps, environnement extérieur et intérieur du corps humain, âge et profil du patient, ect.), tout est affaire d'équilibre et de dosage. Pour éviter les hypoglycémies et les hyperglycémies ou toute forme de complications du diabète, le médecin a besoin de votre implication et des données que vous lui fournirez.

    L'autosurveillance, et notamment par contrôle de la glycémie capillaire au bout du doigt, à des heures et dans des situations précises (au lever, après le repas, avant ou après un exercice physique...) peut jouer un rôle déterminant dans la prescription et le succès du traitement.

    L'autosurveillance vous aide à mieux vous connaître, à mieux connaître les effets de la maladie sur votre physiologie et donc à mieux la combattre au quotidien. Elle est indispensable chez les patients diabétiques de type 1. Elle est souvent nécessaire chez les diabétiques de type 2 traités par insuline. Elle peut être très utile en particulier lors de modifications du traitement chez le diabétique de type 2 traité par comprimés.

    Le carnet de santé

    Un carnet de suivi (ou de santé) qui mentionne tous ces relevés, les effets ressentis, les survenues et la fréquence des malaises, et d'autres résultats sur une période donnée (Hb1Ac, tests urinaires, poids, pression artérielle...), est un outil précieux qui va dans le sens d'un échange constructif avec votre médecin.

    Ce carnet de santé ne doit pas être vécu comme un instrument de contrôle de l'autorité médicale sur vous. On n'est jamais le mauvais élève de sa maladie; ça n'est pas un carnet de bonnes ou de mauvaises notes, mais un instrument pour suivre et comprendre la maladie et  mieux la maîtriser.

    Sous le 7

    Les études le montrent : un contrôle du diabète sur le long terme, avec un taux d'hémoglobine glyquée (Hb1Ac) inférieur à 7 % permet notamment de :

    • réduire la mortalité
    • réduire les complications rétiniennes et rénales
    • diminuer le risque de faire un infarctus du myocarde.

    L’objectif est : moins de 6,5% chez les diabétiques de type 2, et moins de 7,5% chez les diabétiques de type 1. Cependant, ces objectifs peuvent être modulés et discutés avec votre médecin, en fonction de l’âge, de l’existence ou non de complications aiguës ou chroniques... (Par exemple, les objectifs seront beaucoup plus stricts chez une femme enceinte).

     

     A voir aussi 

    - Sur le site de l'AFD : Vidéo / Témoignages : "Les relations patient / médecin" (11 mm-2008)

    - Sur le site de l'AFD : Rubrique : Vivre avec le diabète, la page "Autosurveillance"


    Suite du dossier...

     Les recommandations de la HAS

     http://www.afd.asso.fr/Vivreaveclediab%C3%A8te/Lescomplications/SuividutraitementBRetautosurveillance/tabid/321/Default.aspx

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  • Les hypoglycémies : symptômes


    Le but du traitement du diabète est de ramener les glycémies à la normale, mais si le traitement est trop efficace, il peut entraîner une baisse de la glycémie en dessous de la normale (hypoglycémie), avec pour conséquence un malaise.

    Au hit-parade des contraintes subies, durement, par les diabétiques, les hypoglycémies figurent en bonne place, et il est vrai que perdre le fil d'une conversation ou faire un malaise au milieu de ses amis, dans un magasin, devant un client, ou dans la rue, est difficilement supportable.

    La crainte qu'un malaise puisse survenir est parfois encore plus importante et plus insupportable que d'avoir réellement une hypoglycémie. D'autre part, une hypoglycémie légère au mauvais moment est plus mal ressentie qu'une hypoglycémie plus profonde mais qui arrive loin d'un regard gênant.


    Pourquoi les hypoglycémies entraînent-elles un malaise ?

    Lorsque la glycémie s'abaisse de façon trop importante, cela entraîne deux choses : d'une part une réaction de l'organisme pour obliger le foie à produire du sucre et pour rendre l'insuline moins efficace (activation du système de lutte contre l'hypoglycémie), et d'autre part un mauvais fonctionnement du cerveau :

    • La réaction de l'organisme à la baisse de la glycémie entraîne la production d'hormones (adrénaline, glucagon, cortisone) qui obligent le foie à produire du sucre et qui s'opposent aux effets de l'insuline (la présence de ces hormones en grande quantité gêne l'action de l'insuline).

    Le rôle de ces hormones est donc de faire remonter la glycémie, mais lorsqu'elles circulent dans le sang, elles entraînent des effets secondaires pouvant associer :
    - palpitations, accélération du coeur,
    - sueurs, pâleur,
    - tremblements,
    - sensation de faim, crampes abdominales.

    Ces signes sont donc des manifestations d'accompagnement qui indiquent que l'organisme a activé le système de lutte contre l'hypoglycémie. Ils sont utiles pour aider à reconnaître l'hypoglycémie, mais ils ne sont pas spécifiques et peuvent également se rencontrer dans d'autres circonstances.

    • Le mauvais fonctionnement du cerveau peut entraîner un ou plusieurs signes neurologiques :
    - troubles de la vue, tête lourde, mal de tête,
    - jambes «en coton», vertiges,
    - sensation de vide intérieur, fatigue soudaine, bâillements, somnolence,
    - imprécision des gestes, sentiment de fonctionner au ralenti, trou de mémoire,
    - sensation de perte de connaissance imminente, sensation de froid,
    - picotements au niveau de la bouche, gêne pour parler ou pour articuler les mots,
    - comportement bizarre, nervosité,
    - rarement : agressivité, hallucinations,
    - exceptionnellement : perte de connaissance.

    Le malaise est dû à la fois :

    •  à des signes traduisant l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie,
    •  et au manque de sucre au niveau du cerveau.

    Très souvent, chaque diabétique a un ou deux ou signes «de début de malaise», presque toujours les mêmes chez la même personne.

    Si le diabétique avale du sucre, les signes «de début de malaise» disparaissent sans qu'il y ait évolution jusqu'à un malaise important.

    Si le diabétique n'avale pas de sucre, les signes peuvent devenir plus nombreux, avec malaise important, mais il est très rare que l'hypoglycémie aille jusqu'à la perte de connaissance sans laisser le temps d'avaler du sucre, même pendant le sommeil, car dans l'immense majorité des cas les symptômes sont suffisamment puissants pour réveiller le diabétique s'il est endormi.

    Même si le malaise conduit à une perte de connaissance avant que le diabétique ait pu s'alimenter, l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie conduit toujours à la remontée de la glycémie, et à un retour de la conscience. Mais ceci peut mettre un certain temps, et si l'hypoglycémie est très prolongée, le cerveau peut en souffrir. Pour ne pas risquer d'en arriver là, il faut donc par principe avaler du sucre dès les premiers signes «de début de malaise».

    Un début de malaise est une urgence quelles que soient les circonstances

    Il faut corriger le plus rapidement possible la baisse de glycémie par la prise
     de sucre


    Dans des cas exceptionnels, lorsque le diabète est très ancien, le système de lutte contre l'hypoglycémie peut n'être activé que tardivement et de façon partielle. Il en résulte alors :
    • d'une part une diminution des signes traduisant l'activation du système de lutte contre l'hypoglycémie, avec pour conséquence peu ou pas de symptômes avant la perte de connaissance,
    • et d'autre part, une moindre capacité à lutter contre l'hypoglycémie (la glycémie met plus de temps pour revenir spontanément à la normale).

    Il est donc très important de soigner son diabète le mieux possible, dès le début, pour garder intactes les possibilités de réaction de l'organisme, tant en ce qui concerne la présence de signes avertisseurs de l'hypoglycémie, que la capacité à lutter contre l'hypoglycémie.


    L'entourage du diabétique remarque surtout les signes suivants :
    - pâleur, sueurs, tremblements,
    - impossibilité de parler, difficultés à suivre une conversation, ralentissement de la pensée,
    - imprécision des gestes,
    - yeux fixes et «vides»,
    - somnolence,
    - comportement bizarre, nervosité, accès de rire ou de pleurs,
    - parfois : état semblable à un état d'ivresse,
    - parfois : refus du resucrage.

    Quand on connaît bien la personne, il est assez facile de voir qu'elle est en hypoglycémie avant qu'elle ne s'en aperçoive elle-même, souvent à cause de la pâleur, du regard un peu fixe, de la parole un peu lente.

    Quand on ne connaît pas bien une personne et que l'on sait qu'elle est diabétique, il faut savoir que tout comportement anormal (mauvaise humeur, indifférence inhabituelle, colère, pleurs) peut être dû à une hypoglycémie et doit être soigné comme tel. Bien sûr on peut se tromper, ce qui peut irriter encore un peu plus le diabétique, mais tant pis ! Il faut néanmoins le faire avec tact pour éviter le refus du resucrage.


    En résumé, le scénario habituel est le suivant

    La glycémie s'abaisse en dessous de la normale :
    •  l'organisme réagit pour faire produire du sucre par le foie et rendre l'insuline moins efficace
    le cerveau fonctionne mal
    •  le diabétique est averti par des signes qu'il connaît bien et avale immédiatement du sucre
    l'hypoglycémie est corrigée en 10 à 15 minutes.


    A partir de quelle valeur de glycémie y a-t-il malaise ?

    On définit l'hypoglycémie par :
    • une glycémie inférieure à 0,70 g/l avec des symptômes compatibles avec une glycémie basse,
    • ou une glycémie inférieure à 0,50 g/l, qu'il y ait ou non des symptômes associés.

    On définit le malaise hypoglycémique par l'existence de symptômes résultant de l'abaissement de la glycémie.

    Plus la glycémie est basse, plus il y a de risque de faire un malaise, et plus ce malaise risque d'être important.

    Les malaises surviennent habituellement lorsque la glycémie est inférieure à 0,60 g/l, mais ce n'est pas une règle absolue et on ne peut pas fixer de seuil exact de glycémie à partir duquel on aura, ou on n'aura pas de malaise, parce que :
    • la rapidité de la baisse de la glycémie,
    • l'importance de la baisse de la glycémie,
    • et le niveau de contrôle du diabète,
    interviennent également dans la venue d'un malaise.

    Par exemple :
    • si le diabète est chroniquement mal contrôlé avec des glycémies toujours très élevées aux alentours de 3,00 g/l, et qu'en quelques minutes la glycémie passe de 3 g/l à 0,80 g/l, on peut avoir une sensation de malaise lorsque la glycémie passe en dessous de 1,20 g/l,
    • alors que si le diabète est bien équilibré, et que la glycémie passe très lentement de 1,00 g/l à 0,30 g/l le malaise peut ne débuter que lorsque la glycémie passe en dessous de 0,40 g/l.

     

    La façon dont la glycémie baisse influence également un peu la nature des symptômes :
    • si elle baisse brutalement et que les premiers signes de malaise surviennent alors que la glycémie est supérieure à 0,70 g/l, ces premiers symptômes sont surtout des signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie (palpitations, accélération du coeur, sueurs, pâleur, tremblements, sensation de faim, crampes abdominales),
    • si elle baisse très progressivement les signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie peuvent être absents ou moins marqués et sont précédés par les signes de mauvais fonctionnement du cerveau.

    Les facteurs qui interviennent sur la rapidité et sur l'importance de la baisse de la glycémie sont variables selon la cause de l'hypoglycémie.


    Causes des hypoglycémies

    Chez le diabétique non insulinodépendant (DNID, DT2)

    Les hypoglycémies sont beaucoup plus rares que chez le diabétique traité par l'insuline car la fonction «thermostat» du pancréas est conservée : lorsque la glycémie s'élève la sécrétion d'insuline augmente, lorsque la glycémie revient à la normale la sécrétion d'insuline baisse, et la quantité d'insuline fabriquée est donc plus ou moins grande selon le niveau de glycémie.

    Les causes d'hypoglycémie chez le diabétique non insulinodépendant sont donc essentiellement les périodes d'activité physique inhabituelles, dans leur intensité ou leur durée, lorsque le foie n'est pas en mesure de fournir le supplément de sucre dont les muscles ont besoin après qu'ils aient utilisé leur propre réserve en sucre.

    Le moment de prédilection de survenue des hypoglycémies est donc après un certain temps d'activité physique, surtout si les précédents repas avaient comporté peu de glucides et/ou pas assez d'aliments non glucidiques (les aliments non glucidiques, notamment les fibres et les protéines, permettent d'éviter que la glycémie ne s'élève à un niveau conduisant au passage dans les urines d'une partie des glucides du repas) ou si le diabétique ne prend pas la précaution de s'alimenter pendant l'activité physique. Par ailleurs, les boissons alcoolisées favorisent les hypoglycémies, et les rendent plus sévères et plus prolongées, car l'alcool bloque la fabrication de sucre par le foie.

    Chez le diabétique insulinodépendant (DID, DT1)

    Chez le diabétique insulinodépendant, l'insuline injectée va agir indépendamment du niveau de la glycémie, de l'arrivée ou non d'un repas à l'heure prévue et de l'existence ou non de périodes d'activité physique.

    L'injection est en effet suivie d'une libération de l'insuline sur la période correspondant à la durée d'action de l'insuline, avec une intensité qui dépend du profil de libération et de la dose injectée, et non du niveau de la glycémie, de l'alimentation ou d'une activité physique.

    Les hypoglycémies sont donc potentiellement plus fréquentes qu'en cas de diabète non insulinodépendant traité par des comprimés, et les causes d'hypoglycémie peuvent être classées en quatre groupes :

    Alimentation
    - collation ou repas ayant comporté peu de glucides et/ou pas assez d'aliments non glucidiques (les aliments non glucidiques, notamment les fibres et les protéines, permettent d'éviter que la glycémie ne s'élève à un niveau conduisant au passage dans les urines d'une partie des glucides du repas),
    - collation ou repas trop tardifs ou sautés,
    - boissons alcoolisées (l'alcool bloque la fabrication de sucre par le foie, ce qui favorise les hypoglycémies et les rend plus sévères et plus prolongées).

    Exercice physique sans précautions
    - absence de diminution de la dose d'insuline avant le sport, ou dose habituelle sans avoir augmenté la ration en glucides avant, pendant, et après le sport,
    - injection dans une zone qui travaillera beaucoup pendant le sport (par exemple, les cuisses avant de faire du vélo, le bras droit avant de faire du tennis chez les droitiers...),
    - oubli d'une collation supplémentaire le soir au coucher après avoir fait du sport pendant l'après-midi.

    Insuline
    - erreur de dose d'insuline (par exemple, 30 unités au lieu de 20),
    - erreur d'insuline (par exemple, utilisation d'insuline rapide au lieu d'insuline retard, injection le soir de l'insuline du matin lorsque les deux insulines ne sont pas identiques),
    - utilisation d'une dose excessive d'insuline rapide pour corriger une hyperglycémie,
    - majoration, par erreur, de la dose d'une injection faite dans les suites d'une hypoglycémie ayant entraîné une hyperglycémie réactionnelle (voir ci-dessous),
    - non-adaptation des doses d'insuline alors que les besoins ont diminué (par exemple, après guérison d'une maladie qui avait augmenté les besoins en insuline).

    Autres causes liées au diabète lui même
    - très rarement : diabète instable vrai,
    - très exceptionnellement : anticorps dirigés contre l'insuline.


    Que devient la glycémie pendant le malaise ?

    Dans un premier temps, la glycémie baisse et le niveau qu'elle peut atteindre dépend des circonstances :
    • si l'hypoglycémie est simplement due à un repas un peu moins riche en glucides que d'habitude, ou à un petit effort physique de courte durée, et que la réserve en glycogène du foie est normale, la glycémie va baisser seulement un peu, car le sucre avalé et le sucre produit par le foie seront en quantité suffisante pour compenser le manque,
    • par contre si l'hypoglycémie est due à une grosse erreur de dose d'insuline, ou à un repas sauté, ou à un effort physique important et prolongé qui a diminué la réserve du foie en glycogène, la glycémie va s'abaisser plus fortement, car le sucre produit par le foie ne pourra pas être important, et le sucre avalé en quantité habituelle sera insuffisant.

    Dans un deuxième temps, l'hypoglycémie est suivie d'une hyperglycémie réactionnelle liée à plusieurs facteurs :
    • le sucre avalé,
    • le sucre produit par le foie,
    • et surtout l'état de moindre sensibilité vis-à-vis de l'insuline entraîné par les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie.

    Cette hyperglycémie est d'autant plus fréquente, importante et prolongée, que l'hypoglycémie a été sévère, car plus une hypoglycémie est sévère plus le système de lutte contre l'hypoglycémie est activé.

    Ce phénomène doit être bien connu car il a plusieurs conséquences :
    • Le niveau de glycémie constaté dans les heures qui suivent un malaise important n'est pas uniquement lié à la quantité de sucre avalé au moment du malaise (et on pourrait même dire que, jusqu'à un certain point, moins on avale du sucre, plus les hormones produites par le système de lutte contre l'hypoglycémie seront importantes, et plus l'hyperglycémie réactionnelle sera importante et prolongée).
    • Les hormones sécrétées au moment du malaise, pour s'opposer à l'insuline, ont un effet pendant quelques heures, puis cet effet disparaît assez rapidement. Par conséquent, si croyant bien faire on s'injecte un supplément d'insuline rapide en raison d'une hyperglycémie constatée deux à trois heures après un malaise important, cette insuline ne va tout d'abord pas pouvoir agir, puis elle agira de façon importante et souvent brutale lorsque l'effet des hormones hyperglycémiantes disparaîtra. Il pourra alors en résulter une nouvelle hypoglycémie.
    • Comme cette hyperglycémie réactionnelle est la conséquence d'une hypoglycémie, elle ne doit pas être prise en compte dans l'adaptation des doses d'insuline retard. Par contre, l'hypoglycémie qui a été à l'origine de l'hyperglycémie réactionnelle doit être prise en compte dans l'adaptation des doses d'insuline.

    Une hypoglycémie franche est suivie
    d'une hyperglycémie réactionnelle

    •  qu'il ne faut pas essayer de corriger par une injection supplémentaire d'insuline rapide
    •  qui a la signification d'une hypoglycémie pour l'adaptation des doses d'insuline


    Les malaises «à glycémie normale» !

    Nous avons vu ci-dessus que des signes d'hypoglycémie peuvent être parfois ressentis alors que la glycémie n'est pas en dessous de 0,60 g/l, notamment lorsque le diabète est chroniquement mal contrôlé avec des glycémies toujours très élevées. Dans ce cas les premiers signes ne sont habituellement pas ceux d'un manque de glucose au niveau du cerveau puisque la glycémie n'est pas basse, mais des signes en relation avec la mise en circulation des hormones destinées à faire remonter la glycémie.

    A l'inverse, il existe une autre circonstance où l'on peut croire à tort qu'un malaise est survenu alors que la glycémie était normale. Il s'agit tout simplement des situations de malaise où on tarde un peu pour mesurer sa glycémie, ce qui donne le temps au système de lutte contre l'hypoglycémie de produire du sucre. La glycémie que l'on mesure est normale (entre 0,80 et 1,10 g/l par exemple) mais ce niveau de glycémie n'est pas celui qui avait entraîné le malaise. La glycémie est normale car elle est la conséquence de la réaction de l'organisme à l'hypoglycémie, non mesurée, qui avait entraîné le malaise. Dans ce cas les premiers signes du malaise sont plus souvent ceux d'un manque de glucose au niveau du cerveau, et les signes en relation avec la mise en circulation des hormones destinées à faire remonter la glycémie viennent ensuite.

    Par ailleurs, le diabète «ne vaccine pas» contre les autres causes de malaises qui n'ont rien à voir avec le diabète...


    L'hypoglycémie habituelle n'est donc pas grave

    Elle est même la rançon d'un bon contrôle du diabète.

    Autrement dit, si le diabète est bien contrôlé, il est habituel d'avoir de temps en temps des petits malaises hypoglycémiques.

    Nous avons également vu ci-dessus que lorsque le diabète est très ancien, les manifestations d'accompagnement de l'hypoglycémie peuvent devenir moins importantes avec pour conséquence peu ou pas de symptômes avant la perte de connaissance.

    On peut donc considérer que les signes en relation avec les hormones du système de lutte contre l'hypoglycémie (palpitations, accélération du coeur, sueurs, pâleur, tremblements, sensation de faim, crampes abdominales) sont des éléments désagréables, mais utiles car ils informent que le système de lutte contre l'hypoglycémie a été activé, et ils avertissent le diabétique qu'il doit avaler du sucre.

    Il est donc important d'apprendre à vivre avec quelques hypoglycémies et d'essayer de les prévenir, plutôt que de soigner «seulement un peu» son diabète pour n'avoir jamais d'hypoglycémie, avec pour conséquence à long terme des complications du diabète et des hypoglycémies graves sans signes avertisseurs.


    L'hypoglycémie peut cependant être grave dans certains cas

    L'hypoglycémie peut être grave si elle conduit à une perte de connaissance prolongée, si elle survient en situation potentiellement dangereuse, ou si l'organisme est fragile, par exemple :
    • si on a fait une grosse erreur de dose (par exemple, 40 unités au lieu de 20, ou 30 unités d'insuline rapide au lieu de 30 unités d'insuline retard, ou si on a fait par erreur deux fois son injection),
    • si on saute un repas, ou si on a une activité physique inhabituelle, importante et prolongée,
    • si on boit des boissons alcoolisées à jeun (la consommation de boissons alcoolisées en dehors des repas favorise les hypoglycémies et les rend plus sévères car l'alcool empêche le foie de fabriquer du sucre en réponse à l'hypoglycémie),
    • si on fait une hypoglycémie alors que l'on est dans une position dangereuse (en haut d'une échelle pour repeindre un mur, pendant un travail avec une scie circulaire ou sur une machine-outil...),
    • si on a déjà eu des problèmes artériels au coeur (infarctus, angine de poitrine...) ou au cerveau (paralysie...) et de façon générale après un certain âge.


    Un début de malaise est une urgence quelles que soient les circonstances

    Il faut corriger le plus rapidement possible la baisse de glycémie par la prise
     de sucre


    http://www.diabsurf.com/diabete/FHypoSy.php
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  • Vitamine B12

    Histoire

    En 1920 Wipple qui recherchait un moyen de guérir l'anémie, découvrit que le meilleur aliment régénérateur des globules rouges était le foie de bœuf. Après de nombreuses recherches il conclut qu'il existait un facteur intrinsèque dans la viande et le suc gastrique. En 1948 Rickes et ses collaborateurs cristallisèrent la vitamine B12 à partir du foie. La recherche de sa formule fut très longue et compliquée et chaque chercheur y apporta sa contribution.

    La vitamine B12 joue un rôle dans différentes réactions du métabolisme cellulaire. Avec l'acide folique elle joue un rôle essentiel dans la formation des acides nucléiques. Elle intervient également dans la synthèse de certains acides aminés, comme la méthionine. Elle entre dans de nombreuses réactions comme coenzyme, et elle serait indispensable à la fixation de l'acide folique dans le foie. Ce sont d'ailleurs deux vitamines qui travaillent particulièrement en synergie, raison pour laquelle elles sont prescrites ensemble dans le traitement de certaines anémies.

    Bienfaits

    Pour que la vitamine B12 soit résorbée au niveau du tube digestif et passe dans le sang, il faut une enzyme, appelée facteur intrinsèque. Elle joue un rôle dans le fonctionnement normal de la cellule nerveuse et la production de l'ADN. La vitamine B12 sera utile notamment dans les cas suivants :

    • Artériosclérose, bursite, maladie de Crohn's, dépressions, diabète, hépatite, taux élevé de cholestérol, infertilité (chez l'homme) ostéoporose, anémie pernicieuse, rétinopathies
    • Certaines affections de la peau, troubles de croissance, troubles nerveux, peuvent être dû à une avitaminose B12
    • Les végétariens peuvent présenter également une carence en cette vitamine. Les propriétés démontrées par le Millepertuis et son absence d'effets secondaires négatifs, en font un allié de choix dans la lutte contre les petites et moyennes dépressions et certaines infections virales.

    Toxicité

    On ne connaît pas réellement d'effets secondaires à une supplémentation de vitamine B12, cependant une hypervitaminose peut conduire à de la polyglobulie, c'est à dire une augmentation de globules rouges.

    Dosage

    Les besoins en vitamine B12 ne sont pas vraiment connus, mais on considère qu'ils sont de l'ordre de 0,001 mg par jour. Les végétariens devront en consommer au moins 0,003 mg par jour. Les pathologies, notamment anémiques nécessiteront des doses plus importantes. La flore intestinale en fabrique une certaine quantité à condition que le facteur intrinsèque soit présent

    http://www.bio-sante.com/nutrifort_report.htm

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  • Brabant Wallon - ABD

    21 MARS : Séance d'informations présentée par le Docteur M.C MUNIZ Néphrologue Sujet :
     « Comment protéger mes reins »

    Avenue Léon Jourez 37
    1420 Braine l'Alleud
    (dernier pavillon à l'arrière)
    Les permanences de l'infirmière spécialisée en diabétologie se tiennent les 2ème et 4ème samedis de chaques mois de 10h00 à 12h00
    Pour information et réservations: Tél. : 0496 78 15 16




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  • Introduction :

    L’oedème maculaire atteint environ 10 % des patients diabétiques.

    C’est la principale cause de malvoyance chez les patients diabétiques.

    L’oedème maculaire se définit comme un épaississement de la région maculaire lié à l’accumulation de liquide extracellulaire dans la rétine, secondaire à une diffusion anormale de constituants plasmatiques par rupture de la barrière hématorétinienne interne.

    La prévalence de l’oedème maculaire est essentiellement liée à la durée du diabète : dans le diabète à début précoce (diabète de type 1) elle est de 20 % après 20 ans de diabète.

    Dans le diabète de type 2, la prévalence est de 28 % après 20 ans d’évolution du diabète.

    L’oedème maculaire est plus fréquent chez les diabétiques traités par insuline (15 %) que chez les diabétiques traités par hypoglycémiants oraux (4 %).

    Trois facteurs de risque du développement d’un oedème maculaire ont été identifiés : taux élevé d’hémoglobine glyquée, longue durée du diabète et rétinopathie diabétique sévère.

    Par ailleurs, l’United Kingdom Prospective Diabetes Study (UKPDS) a montré le rôle important de l’hypertension artérielle sur la progression de la rétinopathie diabétique et sur l’incidence de l’oedème maculaire.

    Dans cette étude, un contrôle strict de la pression artérielle a permis de réduire de 34 % la progression de la rétinopathie diabétique et de 47 % la baisse visuelle à 9 ans essentiellement grâce à la réduction de l’incidence de l’oedème maculaire.

    Cela souligne l’importance de l’équilibration des facteurs métaboliques et généraux qui doit toujours être associée au traitement par laser de l’oedème maculaire.

    Classification de la maculopathie diabétique :

    L’oedème maculaire est défini par un épaississement rétinien observé à l’examen biomicroscopique du fond d’oeil, dans la région maculaire.

    Lorsqu’il est modéré, l’épaississement peut être difficile à diagnostiquer : on peut s’aider de verres de contact qui permettent d’observer la région maculaire avec un excellent effet stéréoscopique (verre Centralis Directt de Volk).

    Enfin, l’examen de photographies couleurs stéréoscopiques de la macula peut aider à préciser l’extension de l’oedème maculaire et sa localisation par rapport au centre de la macula.

    L’angiographie en fluorescence permet de visualiser les diffusions de colorant dans la rétine à partir de la paroi des capillaires rétiniens altérés, mais ne suffit pas à elle seule à diagnostiquer un oedème maculaire.

    Jusqu’à maintenant, la quantification précise de l’épaississement rétinien était difficile.

    En effet, l’estimation biomicroscopique de l’épaisseur rétinienne est subjective et peu sensible.

    Des méthodes non invasives ont été récemment développées pour mesurer l’épaisseur comme le retinal thickness analyser (RTA) et l’optical coherence tomography (OCT).

    L’oedème maculaire peut être associé aussi bien aux formes non proliférantes que proliférantes de rétinopathie diabétique.

    Il nécessite donc une classification à part. Plusieurs classifications de la maculopathie ont été proposées.

    Les deux classifications les plus utilisées sont celles de Bresnick et la classification de l’Early Treatment Diabetic Retinopathy Study (ETDRS) qui est la classification de référence pour les études cliniques.

    A - CLASSIFICATION DE BRESNICK :

    L’oedème maculaire focal ou localisé est secondaire à une diffusion focale à partir d’un ou de plusieurs microanévrismes ou d’anomalies microvasculaires intrarétiniennes (AMIR).

    Il est le plus souvent associé à des exsudats organisés en « couronne » autour des microanévrismes dont ils sont issus (exsudats circinés). Les exsudats ont tendance à s’accumuler près de la fovéola.

    Lorsqu’ils s’accumulent dans une fovéola oedémateuse, ils peuvent réaliser un placard exsudatif fovéolaire de pronostic visuel défavorable.

    L’oedème maculaire diffus de la région centrale est secondaire à une hyperperméabilité étendue de tout le lit capillaire maculaire.

    Il peut avoir un aspect non cystoïde ou être organisé en « logettes » cystoïdes.

    Biomicroscopiquement, l’oedème maculaire non cystoïde se traduit par un épaississement rétinien maculaire étendu.

    En angiographie, il existe une diffusion de fluorescéine à partir des capillaires maculaires dans le tissu rétinien.

    L’oedème maculaire cystoïde se traduit par un épaississement de la rétine maculaire auquel s’ajoutent un aspect de logettes intrarétiniennes bien visibles en fente lumineuse et, sur l’angiographie, une accumulation de colorant dans les logettes aux temps tardifs.

    B - CLASSIFICATION DE L’ETDRS :

    L’ETDRS a défini l’oedème maculaire comme tout épaississement rétinien touchant la région maculaire détectable à l’examen biomicroscopique du fond d’oeil ou sur des clichés couleur stéréoscopiques du fond d’oeil.

    L’oedème maculaire cliniquement significatif est un stade de gravité pour lequel il faut envisager un traitement par laser.

    Il est défini par l’un des trois critères suivants :

    – épaississent rétinien et/ou exsudats atteignant le centre de la macula ;

    – épaississement rétinien et/ou exsudats situés à moins de 500 μm du centre de la macula mais ne l’atteignant pas ;

    – épaississement rétinien ayant une surface de 1 diamètre papillaire (DP) ou plus, situé, au moins en partie à moins de 1 DP du centre de la macula.

    Traitement par photocoagulation :

    L’effet bénéfique du traitement par laser de l’oedème maculaire est prouvé par de nombreuses études.

    La principale étude est celle de l’ETDRS.

    Elle à été menée sur 2 244 yeux ayant une rétinopathie diabétique non proliférante débutante à modérée, associée à un oedème maculaire et une acuité visuelle supérieure ou égale à 2/10.

    L’oedème maculaire était défini par un épaississement rétinien situé à moins de 1 DP du centre de la macula.

    Dans un premier groupe, un traitement par laser a été institué, les lésions à traiter étant préalablement repérées par une angiographie.

    Dans le second groupe, une surveillance sans traitement de l’oedème maculaire a été réalisée.

    Le traitement par laser a consisté en une photocoagulation focale des points de diffusions localisées, associée à une photocoagulation en « quinconce » des zones de diffusions étendues et des zones de non-perfusion capillaire.

    Seules ont été traitées initialement les lésions situées à 500 μm ou plus du centre de la macula.

    Dans un second temps, si l’oedème maculaire ne régressait pas, les lésions situées entre 300 et 500 μm du centre de la macula étaient traitées si l’acuité visuelle était inférieure à 5/10.

    Le traitement par photocoagulation a permis d’obtenir une réduction de la baisse d’acuité visuelle des yeux traités par rapport au yeux non traités : à 3 ans, seulement 12 % des yeux traités présentaient une baisse d’acuité visuelle significative contre 24 % des yeux non traités.

    L’effet bénéfique du traitement était d’autant plus notable qu’il existait au départ un « oedème maculaire cliniquement significatif ».

    Dans ce cas, l’effet de la photocoagulation était manifeste dès le huitième mois.

    En cas d’oedème maculaire moins sévère, il n’y avait pas de différence dans l’évolution des yeux traités et celle des yeux non traités avant la troisième année.

    La photocoagulation est efficace pour ralentir la baisse d’acuité visuelle liée à l’oedème maculaire, mais elle améliore rarement la vision.

    En l’absence d’oedème cliniquement significatif, le traitement laser n’a pas d’indication.

    A - TECHNIQUES DE PHOTOCOAGULATION :

    Il existe deux techniques de photocoagulation de l’oedème maculaire :

    – la photocoagulation focale, traitement de l’oedème maculaire focal :

    – la photocoagulation en « quinconce », traitement de l’oedème maculaire diffus.

    1- Photocoagulation focale :

    Elle consiste à traiter les lésions focales responsables de l’oedème maculaire focal et à réaliser une photocoagulation en « quinconce » sur cette zone d’oedème localisé.

    Les anomalies microvasculaires responsables de l’oedème focal sont le plus souvent situées en dehors de 1 500 μm centraux de la macula.

    Ces anomalies microvasculaires sont photocoagulées au laser à argon vert (on parle alors de photocoagulation focale extramaculaire).

    Un à trois impacts de 50 ou 100 μm et de 0,10 s sont focalisés sur les anomalies microvasculaires visibles au biomicroscope (microanévrismes, AMIR), à la puissance la plus faible possible, tout juste suffisante pour obtenir un impact visible.

    Des impacts non confluents de 100 μm sont ensuite disposés en « quinconce » sur l’épithélium pigmentaire de la zone focale de l’oedème.

    Le traitement est réalisé en une seule session et le contrôle clinique est réalisé 4 à 6 mois plus tard.

    C’est en effet la durée nécessaire à la résorption des exsudats. Une augmentation transitoire des exsudats peut survenir dans les premières semaines suivant la photocoagulation, il s’agit d’exsudats de résorption.

    2- Photocoagulation en « quinconce » :

    C’est le traitement de l’oedème maculaire diffus.

    Il consiste à appliquer des impacts de laser non confluents sur toute la surface de l’oedème.

    Des impacts de 100 μm et de 0,10 s sont disposés en « quinconce » sur toute la surface de l’oedème maculaire en épargnant les 500 μm centraux de la zone avasculaire centrale.

    L’intensité à utiliser doit être la plus faible possible, pour obtenir des impacts crème à peine visibles.

    L’argon vert est utilisé de préférence au bleu-vert, le krypton est également efficace.

    Un contrôle est réalisé 4 mois après la photocoagulation.

    B - INDICATIONS :

    Il faut toujours mettre en balance les bénéfices que l’on attend du traitement et les complications possibles de ce dernier, surtout lorsque les lésions à traiter sont proches du centre de la macula.

    Il paraît prudent de ne pas traiter les lésions à moins de 750 μm du centre de la macula (c’est-à-dire schématiquement à 0,5 DP), lorsque la vision est supérieure ou égale à 5/10 P3.

    1- OEdème maculaire focal :

    Il doit toujours être traité lorsqu’il est cliniquement significatif, c’est-à-dire lorsqu’il menace ou atteint le centre de la macula, même si l’acuité visuelle est normale.

    En effet, le traitement est efficace : l’oedème focal et les exsudats disparaissent dans 80 à 100 % des cas (les récidives restent cependant fréquentes), et les lésions à traiter sont le plus souvent extramaculaires.

    Lorsque les lésions à traiter sont proches de la macula, l’acuité visuelle doit être prise en compte.

    2- OEdème maculaire diffus :

    Le traitement est plus difficile, avec des résultats variables.

    Il repose sur la photocoagulation en « quinconce » sur la surface de l’oedème.

    Si l’oedème maculaire diffus persiste à deux examens successifs, distants de 4 à 6 mois, malgré les efforts pour corriger les facteurs généraux (équilibre glycémique, tension artérielle, fonction rénale), une photocoagulation en « quinconce » peut être proposée :

    – si l’acuité visuelle est supérieure ou égale à 5/10 P3, la photocoagulation en « quinconce » est extramaculaire, épargnant les 1 500 μm centraux de la macula, soit environ une surface papillaire ;

    – si l’acuité visuelle est inférieure à 5/10 P3, une photocoagulation en « quinconce » périfovéale à l’intérieur de la macula, épargnant les 500 μm de la zone avasculaire centrale, est alors réalisée.

    3- OEdème maculaire focal et oedème maculaire diffus :

    Un traitement en deux étapes est réalisé : dans un premiers temps, photocoagulation focale des anomalies vasculaires extramaculaires sources de diffusion et en « quinconce » extramaculaires.

    Si l’oedème maculaire diffus persiste et que l’acuité visuelle est inférieure à 5/10 et P3 4 à 6 mois plus tard, une photocoagulation en « quinconce » périfovéale peut être envisagée.

    C - COMPLICATIONS DE LA PHOTOCOAGULATION :

    Des complications de la photocoagulation périfovéale ont été décrites : scotomes paracentraux, impacts fovéolaires accidentels, néovascularisation choroïdienne développée à partir d’une cicatrice de photocoagulation.

    Ces complications peuvent être évitées par l’application d’impacts de faible intensité, en évitant les temps d’exposition courts et les spots de trop petite taille.

    D’autres complications peuvent être observées, notamment le développement d’une fibrose sous-maculaire à partir de cicatrices de photocoagulation maculaire, de même que l’extension progressive des cicatrices de photocoagulation dans la fovéola.

    Autres traitements de la maculopathie diabétique :

    A - TRAITEMENT CHIRURGICAL :

    Le vitré pourrait avoir un rôle dans la genèse de certains oedèmes maculaires : le décollement du vitré, plus fréquent et plus précoce chez le diabétique, pourrait être à l’origine de certains oedèmes par traction sur la macula.

    Certains oedèmes maculaires diffus résistant au traitement laser ont été traités par une vitrectomie avec ablation d’une hyaloïde postérieure tendue ; les résultats montraient une amélioration significative de l’oedème maculaire dans 81,8 % des 45 yeux inclus dans l’étude.

    B - TRAITEMENT PAR LASER DIODE :

    Le laser diode, de par sa longueur d’onde (810 nm) est plus spécifique de l’épithélium pigmentaire et provoque moins de lésions des couches profondes de la rétine.

    Il constitue ainsi une nouvelle approche possible dans le traitement de l’oedème maculaire du diabétique et notamment de l’oedème maculaire diffus.

    Moorman a traité 39 patients ayant un oedème maculaire diffus au laser diode en appliquant un grid sur la surface de l’oedème et sans traiter directement les microanévrismes.

    Dans 57 % des cas, l’oedème maculaire a disparu au bout de 6 mois, l’acuité visuelle s’est maintenue dans 69 % des cas et s’est améliorée dans 11 % des cas.

    Akduman, dans une série de 50 yeux de 29 patients avec un oedème maculaire diffus, a montré une diminution ou une disparition de l’oedème maculaire dans 74 % des cas après un suivi de 15 à 24 mois, mais après un à cinq traitements durant cette période.

    Le laser diode est efficace dans le traitement de l’oedème maculaire diffus (diminution ou résolution de l’oedème), mais l’amélioration est lente et nécessite souvent un ou plusieurs traitements.

    Conclusion :

    L’oedème maculaire est fréquent chez le patient diabétique et reste un problème thérapeutique.

    Si le traitement de l’oedème maculaire repose essentiellement sur la photocoagulation au laser, l’équilibration des facteurs généraux (hypertension artérielle, déséquilibre glycémique chronique, troubles cardiaques et rénaux) est indispensable pour obtenir une amélioration de l’oedème maculaire diffus.

    La photocoagulation laser permet de limiter la baisse visuelle liée à l’oedème maculaire.

    La photocoagulation extramaculaire permet le plus souvent de faire disparaître les exsudats.

    Pour ce qui est de l’oedème maculaire cystoïde (OMC), il faut se souvenir que la détérioration de l’acuité visuelle est lente et qu’une amélioration spontanée est possible.

    Lorsque la baisse de l’acuité visuelle est importante, une photocoagulation en « quinconce » permet le plus souvent de stabiliser l’évolution.

    http://www.medix.free.fr/sim/photocoagulation-maculaire.php

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  • Information pour la Santé Mentale

     

    La Thérapie Cognitivo-Comportementale

    Cognitive- Behavioural Therapy

     

    Objectifs

    Ce dépliant est destiné à ceux qui veulent en savoir plus sur la thérapie cognitivo-comportementale ou TCC. Il traite de son mode d’action, ses indications, ses effets directs et secondaires ainsi qui des traitements alternatifs. Au cas où vous ne trouvez pas la réponse à vos questions, vous trouverez ci-dessous une liste de références á d’autres sources d’informations.

     

    Qu’est-ce que la TCC?

    C’est une façon d’explorer:

    • votre perception de vous-même, du monde en général et des autres
    • comment votre comportement influence vos pensées et vos émotions.

     

    La TCC peut vous aider à modifier votre façon de penser (l’aspect cognitif) et votre façon d’agir (l’aspect comportemental). Ces changements devraient améliorer votre état émotionnel. Contrairement à d’autres traitements, cette thérapie est centrée sur vos troubles psychiques actuels. Au lieu d’analyser votre passe, pour trouver les causes de vos symptômes, cette forme de thérapie vous aide à trouver des techniques pratiques pour agir contre vos symptômes.

     

    La TCC aide les personnes qui souffrent de:

    • troubles anxieux
    • dépression
    • crises de panique
    • agoraphobie et autres phobies
    • boulimie
    • troubles obsessivo-compulsifs
    • le syndrome de stress post-traumatique
    • schizophrénie

     

    La mode d'action

    La TCC vous aide à mieux comprendre vos symptômes, en les décrivant et les décomposant en plusieurs éléments. Cela facilite la compréhension des mécanismes psychologiques à l’œuvre et leurs effets.

     

    Ces éléments peuvent être divisés comme suit:

    • Lors d’une situation de crise on a des pensées, des émotions, des sensations physiques qui nous font agir d’une manière particulière.

     

    Chaque élément peut influencer l’autre. Votre façon de percevoir un problème peut influencer vos sensations physiques et émotionnelles et par conséquent influence votre comportement.

     

    Il y a plusieurs façons de réagir à une situation. L’une peut être négative et l’autre positive. Cela dépend de votre perception de cette situation.

     

    Par exemple: Vous avez passé une mauvaise journée et vous êtes de mauvaise humeur. Vous sortez faire du shopping. Dans la rue, par hasard, vous rencontrez quelqu’un que vous connaissez et qui apparemment vous ignore complètement

     

    Négative                                                                                                     Positive

     

    Pensées     Il m’a ignore donc il est fâché                                         Il a l’air préoccupé.

                                                                                                                         J’espère qu’il va bien

     

    Emotions    Déprimé, attristé, rejeté                                                      Inquiet pour la personne

     

     

    Sensations Crampes abdominales                                           Confortable

     

    Physiques   Manque d’énergie                                     Nausée

     

     

    Comportement-Retour á la maison et on               On l’appelle pour en

                       ignore l’événement                             savoir plus

     

     

    Dans l’exemple donné ci-dessus, on constate que la même situation a été interpretée á travers deux perspectives différentes. La réaction et la succession d’événements différent eux aussi á cause du processus mental liant pensées, émotions et comportement.

     

    Prenant l’exemple presenté á gauche, on constate que la personne s’est précipité sur une conclusion négative sans preuve du contraire. Comme on le voit, les conséquences qui ont suivies (émotions et les sensations inconfortables et un comportement déletère) sont sérieuses.

     

    Si vous rentrez á la maison déprimé, vous allez probablement méditer sur l’incident et vous sentir encore plus mal. Si vous contactez cette personne il y’a une bonne chance que vous allez vous sentir mieux. Si vous ne les contactez pas vous n’aurez pas la chance de clarifier les choses – et cela vous fera sentir encore plus mal.

     

    Voici un schéma simplifie du cycle liant les quatre éléments:

     

    Ce ‘cercle vicieux’ peut avoir des effets déletères sur votre état mental. Il lie de façon malencontreuse deux événements entre eux et vous amène à établir des convictions peu réalistes et désagréables sur vous-même, les autres et le monde. Cela se passe surtout en temps de crise parce que c’est dans ces moments pareils que l’on ne prend pas le temps de réfléchir et que l’on interprète les choses d’une façon extrême et négative.

     

    La TCC peut vous aider à rompre ce cercle vicieux de pensées, émotions et comportement. En décortiquant les éléments de ce cycle vous pourrez (par des techniques inculqués pendant les séances) modifier votre état émotionnel. Avec le temps, le patient trouvera ses propres astuces lui permettant de substituer ces pensées/comportement pour d’autres plus adéquats.

     

    Evaluation des ‘5 aspects’

    Cela est une autre méthode de lier les 5 éléments déjà mentionnés. Elle met l’accent sur nos relations et nous invite à comprendre comment ces relations  nous influencent pour le meilleur et pour le pire. D’autres éléments comme les problèmes financiers, le travail et le logement sont aussi importants. Si vous faites du progrès dans un aspect de votre vie, il est probable que d’autres aspects suivront.

     

    Qu’est ce que la TCC en pratique?

     

    Les consultations

    La TCC est composée de consultations individuelles ou en groupe. Elle est aussi accessible à travers la lecture de livres spécialises ou de programmes informatiques interactifs.

     

    Lors des séances individuelles:

    • Vous rencontrerez un thérapeute pour 5 à 20 sessions, chaque une ou deux semaines. Chaque séance dure entre 30 et 60 minutes.

     

    • Le thérapeute utilisera les premières 2 á 4 séances pour voir si vous êtes confortable avec cette forme de thérapie et si vous en tirerez les bénéfices.

     

    • Le thérapeute vous posera des questions sur votre passé et votre vie courante. Il est vrai que la TCC met l’accent sur le présent, mais il est important pour le thérapeute de connaître un peu votre passé pour pouvoir mieux comprendre l’impact des symptômes sur votre vie.

     

    • Vous déciderez des priorités à court, moyen et long terme.

     

    • En général vous commencerez vos séances par une discussion avec le thérapeute sur le contenu de la séance.

     

    La thérapie

    Avec le thérapeute vous décortiquerer le problème en éléments distincts comme dans l’exemple précèdent. Pour aider ce processus, le thérapeute vous demandera de tenir un journal quotidien. Le journal vous aidera à identifier votre mode de pensée, émotions, sensations physiques et comportement.

     

    Ensemble vous analyserez:

    • les éléments négatifs
    • les connections entre ces éléments et leur impact sur vous.

     

    Le thérapeute vous aidera a modifier et remplacer ces pensées et comportements.

     

    C’est bien sur facile à dire, plus difficile à faire. Après avoir identifie les aspects á changer le thérapeute vous donnera un ‘programme d’exercices mentaux’- Vous pratiquerez ces exercices quotidiennement.

     

     Vous pouvez par exemple:

    •  remettre en question une pensée triste ou négative et la remplacer par une autre positive et plus réaliste que vous avez reconnu á travers la TCC;
    • reconnaître que vous aller commettre un acte qui aura un effet négatif et à la place faire quelque chose de plus positif.

     

    A chaque séance vous présenterez votre progrès depuis la dernière séance. Votre thérapeute vous aidera en suggérant les activités qui vous sont le plus convenables.

     

    On ne forcera pas le traitement contre votre volonté. Vous déciderez du rythme à suivre et du niveau qui vous convient. Un avantage de la TCC est que la pratique et le développement des techniques n’est pas limités aux séances. Cela rend le traitement plus efficace à long terme.

     

    Qu’elle est l’efficacité de la TCC?

    C’est l’un des traitements les plus efficaces pour les conditions comme la dépression et les troubles anxieux quand ils sont un problème majeur.

     

    C’est le traitement psychologique le plus efficace pour les dépressions d’ordre modéré et sévère.

     

    Elle est aussi efficace que les antidépresseurs pour plusieurs types de dépressions.

     

    Quels sont les traitements alternatifs et qu’elle est leur efficacité?

    La TCC est utilisée pour plusieurs conditions. Il n’est pas possible de les énumérer tous. On vous donnera quelques conseils sur les problèmes les plus courants, comme les troubles anxieux et la dépression.

     

    • La TCC n’est pas pour tout le monde et une autre psychothérapie pourrait mieux vous convenir.
    • La TCC est aussi efficace que les antidépresseurs pour plusieurs types de dépression. Il se peut qu’elle soit même relativement plus efficace pour les troubles anxieux.
    • Pour les dépressions sévères, la TCC doit être utilisée en conjonction avec les médicaments. Les médicaments devraient vous aider à atteindre un état mental qui vous permette de recevoir la thérapie.
    • Les tranquillisants ne doivent généralement pas être utilisés au long terme pour les troubles anxieux. La TCC est préférable.

     

    Les problèmes de la TCC

    Si vous vous sentez déprimé et avez des problèmes de concentration, vous aller trouver La TCC ou tout autre psychothérapie assez difficile à suivre. Cela peut vous décevoir et vous fatiguer. Un bon thérapeute vous facilitera la tâche en adaptant le rythme de la thérapie au vôtre.

     

    Il faut bien reconnaître qu’il est parfois difficile de parler de vos pensées dépressives, vos angoisses, votre sentiment de culpabilité et votre colère.

     

    Quelle est la durée du traitement?

    Un cours de traitement peut s’étaler sur une période allant de 6 semaines a 6 mois. Cela dépend de la nature de votre problème et de votre progrès. La TCC est plus ou moins disponible a travers la Grande-Bretagne et il y a la possibilité d’une liste d’attente avant de recevoir votre traitement

     

    Et si les symptômes revenaient?

    Il y a toujours un risque d’un retour de la dépression ou des troubles anxieux. Dans ce cas, les techniques que vous avez apprises au cours de votre traitement devraient vous aider à mieux contrôler vos symptômes. Il est important que vous continuiez à pratiquer les techniques TCC même lorsque vous vous sentez mieux et en l’absence de symptômes.

     

    Certaines recherches suggèrent que la TCC est plus efficace que les antidépresseurs à empêcher un retour de la dépression. Il se peut que vous ayez recours à un cours de recyclage de temps en temps.

     

    Quel sera l’impact de la TCC sur ma vie?

    La dépression et l’anxiété sont très désagréables. Elles peuvent sérieusement avoir des effets négatifs sur votre qualité de vie. La TCC peut vous aider à contrôler vos symptômes. Il est improbable qu’elle ait un impact négatif sur votre vie à part le temps que vous devrez dédier à la thérapie.

     

    Que se passe t’il si je ne veux pas de cette thérapie?

    Vous pouvez toujours consulter votre docteur à propos de traitements alternatifs. Vous pouvez aussi:

    • vous informer en plus de détails sur ce traitement et d’autres avant de prendre votre décision;
    • ‘essayer avant d’acheter, un livre ou un cd-rom pour quelques jours;
    • attendre pour voir si vos symptômes s’améliorent sans traitement. Vous pouvez toujours recevoir La TCC à une date ultérieure.

     

     http://www.rcpsych.ac.uk/mentalhealthinfoforall/translations/french/tcc.aspx

     

     


     

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  • Conseils pratiques sur les affections thyroïdiennes (5)

    Thyroïdite


    Thyroidite chronique d’Hashimoto

     

    L'inflammation de la glande thyroïde (thyroïdite) peut avoir bien des causes, dont la plus fréquente est la thyroïdite chronique de Hashimoto, une affection inflammatoire causée par la présence d'anticorps sanguins anormaux et de lymphocytes qui s'attaquent aux cellules de la thyroïde.  Cette affection auto-immune finit par détruire complètement les cellules de la thyroïde (hypothyroïdie).  Dans bien des cas, cependant, il reste suffisamment de glande thyroïde pour prévenir l'hypothyroïdie.

     

    Tableau clinique

     

    Cette affection touche généralement les femmes jeunes, d'âge moyen ou  plus vielles.  Les patients ne présentent souvent aucun symptôme, mais ressentent une légère pression sur la glande thyroïde et une certaine fatigue.  Au stade précoce de la maladie, elles ont un goitre ferme, légèrement irrégulier et parfois un peu douloureux ( 10 pour cent des cas).

     

    Épreuves de laboratoire

     

    Le diagnostic peut être confirmé par la présence d'un taux élevé d'anticorps dans le sang, qui s'attaquent aux protéines de la thyroïde.  Une biopsie peut confirmer ce diagnostic.  Le chirurgien insère une aiguille dans la thyroïde pour en extraire des cellules qui seront examinées sur une lame par le pathologiste.  La présence de nombreux lymphocytes indique une inflammation de la glande thyroïde.  Un dépistage de TSH devrait être fait pour toute femme de plus de 50 ans; un TSH élevé se retrouvera dans 10 a 15% des cas et invariablement sera du a la thyroïdite d’Hashimoto.

     

    Traitement

     

    Cette maladie se traite par l'administration d'hormone thyroïdienne (thyroxine) dès le diagnostic, même si la glande a alors un fonctionnement normal.  L'hormone thyroïdienne est administrée pour trois raisons:

     

    1.  elle provoque l'atrophie du goitre, en bloquant la production de thyrotropin (TSH) par l'hypophyse;

    2.   elle prévient l'insuffisance thyroïdienne et la réduction du taux d'hormones qui en découle, car cette affection évolue avec le temps;

    3.    elle semble avoir un effet sur les lymphocytes qui s'attaquent à la thyroïde.

     

    La dose de thyroxine administrée est la même que dans les cas d'hypothyroïdie, mais peut être plus importante au début pour permettre l'atrophie du goitre.  Les patients, surtout les jeunes, se préoccupent souvent de la présence du goitre, qui peut persister pendant quelques années.  Il disparaît généralement après une période de six à dix-huit mois.  Atrophiée, la thyroïde ne fonctionne plus et un traitement doit être administré au patient pour prévenir l'hypothyroïdie.  Dans les cas de thyroïdite chronique de Hashimoto, ce traitement est permanent.  Les patients qui en sont atteints doivent consulter le généraliste au moins une fois l'an, pour s'assurer que la dose de thyroxine qu'ils prennent leur convient, et que le goitre s'atrophie.

     

    Thyroïdite Subaiguë

     

    La thyroïdite subaiguë est environ dix fois moins fréquente que la thyroïdite chronique de Hashimoto.  Il s'agit d'une forme passagère de thyroïdite, entraînent l'hyperthyroïdie mais ne nécessitant pas un traitement à l'iode radioactif ou d’une thyroïdectomie.

     

    Il semble que la thyroïdite subaiguë découle d'une infection virale, la plupart des patients ayant présenté une infection de la gorge quelques semaines auparavant.  Cette maladie se présente sous forme épidémique, généralement en association avec des infections virales connues.

     

    Tableau Clinique

     

    Les symptômes les plus importants de la maladie sont une tuméfaction douloureuse de la glande thyroïde, et certains symptômes d'hyperthyroïdie: intolérance à la chaleur, nervosité, palpitations et faiblesse.  L'hyperthyroïdie est causée par l'écoulement d'hormones thyroïdiennes des cellules endommagées par l'infection virale.  Cette situation est passagère, et après la rémission de l'infection, les cellules thyroïdiennes retrouvent leur condition normale.  L'examen révèle une tuméfaction très douloureuse de la thyroïde, et de légers symptômes d'hyperthyroïdie.

     

    Épreuves de laboratoire

     

    Chez environ la moitié des patients, la thyroïdite subaiguë s'accompagne d'hyperthyroïdie.  Dans ces cas, le médecin peut confirmer le diagnostic par l'élévation du taux sanguin d'hormones thyroïdiennes.  La vitesse de sédimentation globulaire, épreuve particulièrement utile pour diagnostiquer cette maladie, est très élevée (plus de 80).  L’épreuve de fixation de l'iode radioactif donne des résultats très faibles, soit généralement moins d’un pour cent (l'écart normal est de 15 à 20 pour cent).  Ce résultat s'explique par le fait que les cellules infectées sont incapables de fixer l'iode.

     

    Traitement

     

    L'aspirine est alors indiquée pour réduire l'inflammation, la tuméfaction et la douleur.  Lorsque les symptômes sont sévères, des stéroïdes (cortisone) peuvent être administrés.  Les malades récupèrent généralement en quelques jours.  La maladie peut durer plus longtemps, et parfois entraîner des récidives.  Environ un patient sur quatre présente un épisode d'hyperthyroïdie, qui peut nécessiter un traitement à la thyroxine, par suite de l'insuffisance grave des cellules de la thyroïde.  Les lésions finissent par disparaître, et le traitement à la thyroxine peut être interrompu.

     

    Thyroïdite Asymptomatique

     

    Une autre forme de thyroïdite, aussi fréquente que la thyroïdite subaiguë, est la thyroïdite asymptomatique, ainsi appelée en raison de l'absence de symptôme ou de signe d'inflammation.  Le patient souffre premièrement d'hyperthyroïdie, et peut présenter les mêmes symptômes que ceux atteints d'un goitre exophtalmique, mais ensuite il passe par une phase d’hypothyroïdie avant une recouverte totale.

     

    Thyroïdite Post-Partum

     

    Cette affection atteint fréquemment les femmes, après la grossesse, ayant des antécédents d'affection thyroïdienne.  Comme la thyroïdite asymptomatique, elle ressemble à bien des égards à la thyroïdite chronique de Hashimoto, mais la thyroïdite finit par se régénérer et le traitement aux hormones thyroïdiennes ne dure que quelques semaines.  Contrairement à la thyroïdite subaiguë, cette maladie est souvent l'objet de récidives.

     

     

    Les docteurs Jody Ginsberg, Ian R. Hart, Irving B. Rosen, Sonia R. Salisbury, Robert Volpé, Paul G. Walfish et Jack R. Wall ont fourni l’information contenue dans les dépliants. Les docteurs Louise Laramée et Andrée Boucher ont collaboré à la révision de la version française.

     

    Les renseignements contenus dans ce dépliant sont pour fins éducationnelles. Pour questions touchant les traitements individuels, veuillez consulter votre médecin

     

    Cette série de dépliants a été réalisée grâce à une contribution financière de Santé Canada. Les opinions exprimées dans ces dépliants n’engagent que la responsabilité des auteurs et ne représentent pas nécessairement les politiques officielles de Santé Canada.

     

       

    Révisé: 08/00                                                                                     Examiné: 07/01            

    Copyright © 2000 Thyroid Foundation of Canada/La Fondation canadienne de la Thyroïde

    http://www.thyroid.ca/Depliant/CP05.html

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  • Article dédié à Fabian

    Les traitements pour les diabétiques ont beaucoup évolué ces dernières années. Dès lors on se pose la question suivante

    «Faut-il encore des collations dans l'alimentation de la personne diabétique

    Qu'est ce qu'une collation ?

    II ne s'agit pas d'un repas et encore moins d'un grignotage. II s'agit d'un petit encas pris entre deux repas. II ne s'agit pas de manger plus mais de fractionner la ration alimentaire journalière. Prendre ou non une collation est étroitement lié au traitement.

    Une bonne collation doit être de grande densité nutritionnelle et de densité énergétique contrôlée. Autrement dit :

     

    la collation idéale doit être

    Pauvre en graisses et en calories.

    Riche en fibres, vitamines et minéraux. • Facile à emporter et à consommer.

     

    Et surtout, elle doit avoir une charge glycémiante et une quantité de glucides adaptés à la situation et au traitement.

     

    Afin de bien gérer les collations il faut connaître les aliments sources de glucides et la quantité de glucides contenus dans une collation pour connaître son effet sur la glycémie.

     

    II faut également connaître l'action du médicament antidiabétique et/ou de l'insuline.

    1 - Traitement par anti-diabétiques oraux a qui conseiller une collation

     

     

    Si la personne diabétique a l'habitude de consommer une collation, il faut l'orienter vers une collation peu ou pas hyperglycémiante et peu calorique.

     

    Parcourons la gamme des antidiabétiques oraux

    Les insulino-secréteurs

    1) Les sulfonnylurée :

    Mode d'action

    : ils stimulent le pancréas à sécréter plus d'insuline. Ils sont pris 20 à 30 minutes avant le repas.

    Ils induisent un risque d'hypoglycémie car la durée d'action va au-delà du repas.

    Noms commerciaux

    Amarylle®, Uni Diamicron® (1 prise, moins de risque d'hypoglycémie- durée d'action 24h.)

    Daonil®, Euglucon®, Minidiab® (durée d'action 12 à 24h)

     

    Diamicron®, Glibenèse@, Glurenorm® (durée d'action 3 à 5h)

     

    où leurs génériques par ex. : MerckGliclazide

    Attitude conseillée

    : 3 repas + 3 collations moyennement hyperglycémiantes et peu caloriques.

    2) Les glinides :

     

    Mode d'action

     

     

    Avis de la diététicienne.

     

     

     

    La prise de collation dans la journée alimentaire des personnes diabétiques dépend du traitement.

     

    L'évolution des conseils diététiques dans le domaine est influencée par les nouveaux traitements mis en place par les médecins.

     

    Selon l'activité physique, selon la glycémie la prise d'une collation peut s'imposer.

     

    Selon les envies, les habitudes de consommation et même si le traitement ne le demande pas, le choix d'une collation s'oriente alors vers une collation peu hyperglycémiante.

    L'objectif est de viser une glycémie la plus stable possible et ce en tenant compte des évènements du quotidien: exercice physique, hypoglycémie, modification de traitement,…

    Les collations suggérées dans les tableaux suivant feront l’objet d’un choix personnel à la meilleure convenance de chacun. Pour de plus amples informations discutez avec votre diététicien(ne).

     

     

     

     http://www.diabete-abd.be/quelles%20collations%20480405.htm

     

    : Ils stimulent le pancréas à sécréter plus d'insuline.

     

    Ils sont pris au moment des repas et l'action ne dure que le temps du repas et de sa digestion.

    II y un risque d'hypoglycémie s'il y a prise de médicament et pas de repas, ou si le repas ne contient pas de glucides.

    Nom commercial

    : Novonorm ® (durée d'action 2 à 4 heures)

     

    Attitude conseillée

    : 3 repas et pas de collation ou collation peu hyperglycémiante et peu calorique.

    Les insulino-sensibilisateurs

    1) les biguanides :

    Mode d'action

    : ils augmentent la sensibilité des tissus à l'action de l'insuline pour que celle-ci soit plus efficace ; ils diminuent la production hépatique de glucose. II sont pris pendant ou après le repas.

    Nom commercial

    : Glucophage® et générique ( ex: Metformax0)

     

    Attitude conseillée

    :  3 repas et pas de collation ou collation peu hyperglycémiante et peu calorique.

    2) Les glitazones :

    Mode d'action

    : ils aident l'organisme à mieux utiliser l'insuline qu'il produit, ils diminuent la production hépatique du glucose en améliorant sa captation périphérique.

    Noms commerciaux

    : Avandia®, Actos®

    Attitude conseillée

    :  3 repas et pas de collation ou collation peu hyperglycémiante et peu calorique.

    Autres

    L’acarbose :

    Mode d'action

    : il empêche l'action de certaines enzymes au niveau de l'intestin et diminue la quantité de sucre absorbé par l'organisme. II n'y a peu de risque d'hypoglycémie.

    Nom commercial

    :Glucobay

    Attitude conseillée

    : 3 repas et pas de collation ou collation peu hyperglycémiante et peu calorique.

    Glucovance (Glucophage + Daonil) : ce médicament combine un biguanide (Glucophage) et une sulfonylurée (Daonil).

    Avandamet(Avandia+Metformine): ce médicament associe l'action d'un biguanide et d'une glitazone.

    Ces deux médicaments sont à prendre en cours ou en fin de repas.

    2-Traitement par insuline : à qui conseiller une collation ?

    Actuellement on voit apparaître sur le marché des insulines à durée d'action courte; on aura donc tendance à ne plus proposer de collations du tout ou alors à les choisir peu hyperglycémiantes et peu glucidiques.

    Pour savoir combien de collations et quel type de collation il convient de prendre

    • il faut connaître le schéma d'action des insuline

    • il faut tenir compte de la glycémie

    • il faut tenir compte de l'activité physique

    • il faut connaître les aliments sources de glucides et l'effet des aliments sur la glycémie.

    Parcourons la gamme des traitements à l'insuline.

    1- Traitement

    – par deux injections d'insuline en mélange (matin et soir)

        Mixtard 030/70,

    Humuline

    O 30/70,...

    - par des injections séparées d'insuline rapide et intermédiaire

        Actrapid et Insulatard, Humuline regular et Humuline NPH,...

    Attitude conseillée

    : 3 repas et 3 collations moyennement hyperglycémiantes

    2- Traitement par 2 injections d'insuline analogue biphasique matin et soir

    NovoMix 300

    Attitude conseillée

    : ne pas prendre de collation.

    3- Traitement basal prandial basé sur 1 injection d'insuline lente et 3 injections d'insuline rapide

    Insulatard

    et Actrapid

    ...

    Attitude conseillée

    : ne pas prendre de collation;

    Cependant il peut y avoir une superposition des actions des insulines.

    Dans ce cas une collation moyennement hyperglycémiante peut être utile pour éviter une hypoglycémie (après contrôle -150mg/dl).

    4- Traitement basal prandial : 1 injection d'insuline analogue â action prolongée

    utilisée comme insuline basale en association avec une insuline d'action courte ou ultrarapide administrée lors des repas.

    Lantus

    ou Lévémir avec Humalog ou NovoRapid

    Attitude conseillée

    : ne pas prendre de collation?

    Depuis des années nous avons été habitués au principe de fractionnement des repas. II faut cependant se rendre à l'évidence qu'avec les nouveaux traitements pour le diabète, les collations ne sont plus systématiquement indispensables pour tout le monde.

    Chez une personne obèse le risque d'hypoglycémie est faible, une collation n'est pas nécessaire.

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  •                        

     

     LE DIABETE INSULINO-DEPENDANT

     

     

    (Exposé proposé dans le cadre de la Formation Continue Conventionnelle des Orthoptistes juin/septembre 2002

     

    1/ Définitions

     

             Le diabète est un « état d’hyperglycémie chronique.

                La définition du diabète par l’OMS repose sur un critère unique : une glycémie à jeun supérieure à 1.26 g de glucose par litre de sang veineux, soit 7 mmole/litre, sur deux prélèvements  successifs. Ce taux de 1.26 g/l  correspond à l’objectif de prévention de la rétinopathie diabétique.
                Le diabète insulinodépendant (DID) est du à l’absence sécrétion d’insuline par le pancréas.  
    Le « diabète maigre », « des jeunes », de « type 1 »
                 Le diabète non-insulino dépendant (DNID) est lié à la mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules cibles. Le « diabète gras »,  «de la maturité », « de type 2 »
     

     

    2/ Chiffres

          1.5 million de diabétiques en France dont 10 % de DID.

     

            

    3/ Le DNID

                1/ les causes  

       1/ la cause familiale est prépondérante :

               30 % de risque de DNID avec un parent diabétique

                50 %              //                 avec deux parents

                90 % chez des jumeaux homozygotes

         Plusieurs gènes sont intriqués mais mal-connus à ce jour.

     

                           2/  l’âge : apparition vers 50 ans.

         Souvent, c’est une complication dégénérative ( cruralgie, paralysie oculomotrice, plaie du pied, infection cutanée, etc.…) qui conduit au diagnostic.

                                 

               3/ le surpoids : 3 millions d’obèses en France, 70 à 80 % des DNID sont                  ou ont été obèses.

     

                           4/ le régime excédentaire en glucides et en graisses saturées.

     

                           5/ les médicaments : la cortisone

     

    6/ les maladies endocriniennes ( Cushing), les affections pancréatiques et hépatiques.

     

     

     

    2/ le traitement

         

                   1/ le régime porte surtout sur la limitation des graisses, l’alcool et enfin les glucides

     

                   2/ l’activité physique régulière, souvent réduite à cet âge.

     

                   3/ Les médicaments sont souvent associés et nombreux pour un même patient : Biguanides (Glucophage, Stagid) , Sulfamides ( Daonil, Diamicron, Amarel, …), Autres anti-diabétiques moins fréquemment prescrits (Glucor, Novonorm, Actos, Avandia, …)

                Le passage à l’insuline en complément est envisagé en cas d’échec du seul traitement per-os ( insuline bed-time)

     

                

    3/ l’évolution du DNID

              Maladie dégénérative, le diabète abîme principalement les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins, les nerfs et la peau. Deuxième cause de dialyse rénale en France.

             

     

                 

    4/ Origine du DID

                     Apparition avant 20 ans avec un pic à l’âge de 12 ans.

            

             1/ prédisposition héréditaire : plus faible que pour le DNID mais se manifestant plus tôt. 2 à 5 % d’être DID avec un des deux parents DID. 30 à 40 % avec un jumeau homozygote. Chromosomes 6,11 et 15. Il s’agit de la transmission d’une susceptibilité.

                 Pas de dépistage systématique dans les familles prédisposées mais une surveillance biologique dès le plus jeune âge pour détecter la présence des auto-anticorps anti-pancréas.

     

                2/ facteurs d’environnement ( précipitant le DID) :  choc psychologique, accident, les virus, …

     

                3/ destruction des cellules B des îlots de Langerhans du pancréas : ces cellules pancréatiques fabriquent l’insuline. L’organisme développe des auto-anticorps anti-îlots de Langerhans qui mettront 5 à 10 ans pour détruire 80 à 90 % des cellules productrices d’insuline. C’est à ce stade de destruction du pancréas endocrine qu’apparaîtront les premiers signes cliniques du diabète.

     

                4/ évolution spontanément favorable

             Quelques rares cas de rémission spontanée à ce stade pré-diabetique clinique et le probable intérêt d’un traitement spécifique avant l’installation définitive du DID.

     

               

                   

     

    5/ Signes d’entrée dans la maladie 
             Le « syndrome cardinal diabétique » inaugural en cas de poussée hyperglycémique à plus de 3 g. Très vite remarqué car il s’agit de personnes jeunes.

     

           1/ la polyuro-dypsie : nécessité d’uriner et de boire sans cesse.

                2/  l’asthénie

                3/ l’amaigrissement

                4/ l’hyperphagie 

     

    6/ Evolution du DID

            

             1/ manifestations aiguées  

                       1/ l’hypoglycémie  : faim, vertiges, sueurs, tremblements, troubles de la parole, pâleur, fatigue profonde, troubles de la vue, nervosité, troubles du comportement. Peut conduire à la perte de connaissance et au coma. Fréquent en cas de repas sauté, de doses d’insuline trop importante. Traitement en urgence, sucre en morceaux puis du pain ou injection de Glucagon (IM ou sous-cutanée) par un tiers en cas de perte de connaissance.

     

                            2/  le coma hyperosmolaire : Glycémie supérieure à 2.5 g, voir plus de 4 g. Lié à la déshydratation installée en plusieurs jours sur infection, diarrhée. Touche surtout la personne âgée jugeant mal de son état de santé en cas d’agression.

     Soif intense, mictions intenses.

      Traitement hospitalier ; réhydratation et équilibration de la glycémie.

     

                            3/  l’acidocétose : insuffisance d’insuline avec hausse de la glycémie et consommation des graisses libérant de l’acétone éliminée par les reins et les poumons

    ( haleine et urines cétoniques. Attention aux pannes des pompes à insuline.

           Se manifeste souvent par des douleurs abdominales avec vomissements comme un tableau de gastro-entérite. Aussi avec hyperpnée, crampes, glycosurie et glycémie à plus de 3 g.

                  Traitement hospitalier en urgence : insuline et réhydratation.            

     

    2/ manifestations de la chronicité

     

    2-1 La microangiopathie : Rétine, reins et nerfs ; ischémie et hyperglycémie intracellulaire. Atteinte de la micro circulation en relation directe avec une glycémie élevée.  

                            1/ la rétinopathie diabétique : 50 à 60 % des DID après 20 ans d’évolution du diabète. L’hyperglycémie entraîne en une dizaine d’années des altérations des capillaires rétiniens. Micro-anévrysmes puis oedème et enfin décollement rétinien avec prolifération de néo-vaisseaux liés à l’ischémie.
                  La rétinopathie passe du stade de non-proliférante (micro-anévrysmes et micro-hémorragies) en 15 à 20 ans en DID. Première cause de cécité entre 20 et 60 ans.
                  Prévention favorable par équilibration optimale du diabète.
     
                            2/ la neuropathie diabétique : surtout après 50 ans, alcoolisme, dénutrition, le sexe masculin, une artérite associée, etc.. sont des facteurs favorisants.
    * monopathies : cruralgie, canal carpien,...
                     Atteinte des nerfs oculomoteurs = III, IV et VI ; douleurs vives puis paralysie. 
                     un tiers des paralysies oculomotrices sont d’origine diabétique
            
     * polynévrites : essentiellement sensitives, nocturnes, distales, symétriques, en chaussette par exemple.
     
                          3/ la néphropathie diabétique ; destruction du parenchyme rénal avec présence d’albumine dans les urines.           
    2-2) La macroangiopathie :

                         atteinte des artères avec

    ·    athérosclérose : ischémie myocardique, AVC, artérite des membres inférieurs, gangrène, amputations, etc.. Association au tabagisme, à l’hypertension, à la sédentarité, l’hypercholestérolémie.

     

    ·  artériosclérose 

     

     

    2-3) Le pied diabétique :

    5 à 10 % de tous les diabétiques subiront un jour une amputation suite à desd troubles trophiques

    liés à la  neuropathie et à l’artérite. Majoration du risque par l’alcool, le tabac, etc.…

     

    7/ L’insuline

     

        Le DID est caractérisé par l’absence de production d’insuline par le pancréas.
    Il faut donc pourvoir à cette absence par des apports adaptés.
        L’insuline a été découverte en 1922 permettant enfin de sauver les diabétiques insulino-dépendants condamnés à la dénutrition et à l’acidocétose.
         
       L’insuline est injectée par voie sous-cutanée. Pas d’insuline par voie orale mais des essais en-cours par voie nasale.
     Deux à quatre injections par jour sont nécessaires sur le ventre ou les cuisses le plus souvent.
      Insulines rapides, lentes, ultra-lentes et mélangées selon les cas    Injections à la seringue classique, au stylo auto-piqueur ou à la pompe.             
    Les doses injectées sont déterminées par le dosage répété plusieurs fois par jour de la glycémie capillaire au doigt. Stylos piqueurs quasi-indolores, prélèvement d’une toute petite goutte de sang et détermination du chiffre de la glycémie en 5 à 10 secondes avec des lecteurs de très petite taille et facilement transportables
     
    Les pompes à insuline sont de petits réservoirs  fixés à la ceinture ou dans une poche de pantalon et contenant une cartouche d’insuline pour plusieurs jours. Délivrance à débit fixe d’insuline avec des bolus supplémentaires à l’approche des repas.
    Bonne régulation du diabète mais importance de l’auto surveillance. Bien adapté aux jeunes diabétiques. 

    8/ Le DID de l’adolescent et du jeune adulte.

     

           Il s’agit essentiellement de DID.
             Rares cas de DNID avec surpoids modéré ou important et forte hérédité de type II.
     
             Ce sont des diabètes de révélation clinique précoce mais la longue espérance de vie théorique de ces diabétiques implique la survenue de complications dégénératives parfois sévères chez des sujets encore jeunes. C’est pourquoi l’objectif thérapeutique est particulièrement perfectionniste.
     
              A l’adolescence, le jeune diabétique entre souvent en rébellion contre toute contrainte thérapeutique. Au passage à l’âge adulte, il peut ressentir de profondes difficultés à envisager son avenir.
     

             

                1/ L’acceptation du diagnostic

                  La révélation du diagnostic peut être un épisode douloureux qui remet en question le futur de l’individu. C’est une agression contre son corps, une gêne par rapport aux autres adolescents normaux.
                   La peur d’être anormal, de l’avenir, d’une vie sexuelle différente, du mariage,
    de la procréation, de  la mort. Le sens de la vie ?
     
                 La révélation du diagnostic fait passer le jeune par différents stades
     

                            1/ le refus et le déni de la maladie

                            2/ la révolte

                            3/ le chantage

                            4/ l’acceptation passive de la maladie

                            5/ l’acceptation active de la maladie

     

     

                2/ Les spécificités du  traitement chez l’adolescent et le jeune adulte.

     

                            1/ les injections : nombreuses ( 3 à 4 par jour) car recherche de l’optimisation des doses d’insuline pour un contrôle de la glycémie strict.
    Les stylos à insuline, voire la pompe à insuline sont nécessaires car auto-injections
     obligatoires. Repas obligatoire dans les 30 minutes qui suivent l’injection.
           Des dépôts graisseux inesthétiques ( lipodystrophies) peuvent apparaître aux points d’injection avec diminution de la diffusion de l’insuline.
     
                            2/ les analyses de sang et d’urines : les nouveaux lecteurs de glycémie sont de très petite taille, design, donnant des résultats en 5 secondes. Les stylos piqueurs sont peu douloureux. Il faut néanmoins se piquer de nombreuses fois dans la journée. Le regard des autres, notamment en collectivité, peut être une gêne intense ( révélation du diagnostic)
     Se pose aussi la question des déchets (aiguilles)
                      la recherche d’acétone et d’albuminurie n’est pas quotidienne.
                      Importance du cahier d’auto surveillance.
     
                            3/ les analyses au laboratoire : une fois tous les deux mois environ, recherche du taux d’hémoglobine glyquée ( Hb 1Ac) qui renseigne sur  l’équilibration
    de la glycémie sur les deux mois précédents l’analyse.
     
                            4/ l’équilibre nutritionnel.
               Les cantines ou les restaurants universitaires réservés.
               La difficulté de ne pas manger comme les autres, avec des horaires stricts.
     

                4/ les cas particuliers

     

                            1/ la scolarité : bénéficier d’une scolarité normale et participer aux activités physiques comme tous mais avec un aménagement personnel de l’insuline.
              Le malaise hypoglycémique est l’incident auquel l’enseignant doit s’attendre et être préparé.
     
                            2/ le sport : l’exercice ne remplace pas l’insuline mais favorise l’utilisation musculaire du glucose. Risque d’hypoglycémie à l’effort.

     

                           3/ la contraception : les oestro-progestatifs faiblement dosés en éthinyl-oestradiol( maximum 30 µg) sont autorisés pur les femmes jeunes, bien équilibrées, indemnes de toute complication dégénérative et sans antécédents thrombotiques.

                   Les progestatifs purs ( Microval, Ceraztte, ...) sont moins bien tolérés mais ont des contre-indications moindres.
                     Le stérilet n’est pas autorisé pour les nullipares.
                      Les moyens locaux ( spermicides et préservatifs)
                           
     4/ la maternité

                   Ce sera une « grossesse programmée » avec suivi en centre spécialisé.

                   Un parfait équilibre glycémique avant et pendant la grossesse et  l’accouchement.              

       5/ l’hérédité : le risque de transmission du  DID est relativement faible( 2 à 5 % avec un parent diabétique) 
       6/ les métiers interdits.         « les métiers de sécurité » pas d’autorisation pour passer le permis de conduire.   Chauffeur de taxi ou de poids-lourd, d’avion, de train de transports en commun.           
               «  les interdictions légales  »
               Militaire   
                « les métiers à risques »
                   pâtissier, charpentier, travail sur machines-outils                       

     

      5/ Réactions spécifiques de l’Ado devant le DID
     
                            1/ la crainte de l’hypoglycémie : diminution des doses d’insuline pour éviter les hypos au milieu de ses camarades. Le risque vasculaire lui semble bien lointain !
     
                            2/ la cétose : défaut d’insuline et déshydratation. Rare chez le jeune.
     
                            3/ l’acceptation de la maladie et de ses conséquences pour la vie
     
                            5/ le rapport médecin-patient : le passage en hôpital pour adultes est fixé à 16 ans. Cassure du rapport équipe soignante -patient existant parfois depuis de nombreuses années. Changement de résidence pour les étudiants et difficile reprise du fil thérapeutique avec un nouveau médecin.
               
      6/ Le passage difficile de l’adolescence à l’âge adulte                  
                            L’entrée dans la vie adulte = nouveau questionnement intime.              
     

    ************************************

     

                      

    Recherches internet :

     

    AJD à propos du diabéte des enfants

                   .

    Diabsurf très complet, accessible à tous et mise à jour permanente.

     

     

    ******************************

     

                               

    Ce court exposé s’appuie :

    sur les documents recueillis sur Internet,

    sur les documents de l’UNAFORMEC,

    sur l’aimable collaboration de mes patients

    et surtout sur le « Guide pratique du diabète »      ( 2 me édition)

                                   Professeur André Grimaldi et collaborateurs

                                                 Collection Médiguides

                                                 Editions MMI  Masson                     

               

           

    Document mis à jour le 15 novembre .2002

        Docteur Christophe Bezanson

         

     http://www.cbezanson.com/diabete-web.htm

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