• Diabète de type 1

    Autres noms : hyperglycémie, diabète sucré, sucre dans le sang


    Points saillants


    • Le diabète de type 1 est une maladie chronique où le sang contient trop de sucre, phénomène que l’on appelle hyperglycémie.
    • Le diabète de type 1 est causé par un manque d’insuline, hormone fabriquée par le pancréas, organe situé près de l’estomac.
    • Ce type de diabète se manifeste généralement avant 35 ans, le plus souvent à l’adolescence.
    • Ses principaux symptômes sont la soif excessive, le fréquent besoin d’uriner et la fatigue.
    • Il compte pour 10 % des cas de diabète.
    • Actuellement, on ne peut guérir le diabète. Toutefois, grâce à la découverte de l'insuline, le diabète de type 1 a cessé d’être mortel à court terme pour devenir une maladie chronique.
    • Le traitement du diabète de type 1 repose sur des injections d’insuline, associées à une alimentation saine et à un régime de vie équilibré.

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    Témoignage


    « Maude, notre fille de 12 ans, perdait du poids et semblait toujours fatiguée. À l’école, elle demandait fréquemment d’aller aux toilettes. Inquiets, nous avons consulté notre médecin. Quand il nous a annoncé que Maude était diabétique, ça a été un choc! Pour Maude, bien sûr, mais aussi pour nous. Ça fait huit mois, et l’adaptation à cette réalité est encore difficile. Maude s’est assez vite familiarisée avec ses injections d’insuline quotidiennes. Mais c’est beaucoup plus difficile pour elle d’accepter, par exemple, de vivre avec des exigences alimentaires différentes de celle de ses copines. Heureusement, elle a accepté de rencontrer une psychologue et depuis, elle est plus positive. »

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    Définition


    Le diabète de type 1 est une maladie chronique qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie), causé par un manque ou une absence d’insuline. L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Les cellules du corps ont besoin d’insuline, pour absorber le sucre des aliments que nous mangeons afin de le transformer en énergie. Si le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline, le sucre ne pénètre pas dans les cellules et reste dans le sang.

    Si elle n’est pas contrôlée, l’hyperglycémie sanguine (taux de sucre dans le sang trop élevé) peut  causer la mort. Avant la découverte de l’insuline, le diabète de type 1 était rapidement mortel. Depuis que les diabétiques peuvent s’injecter de l’insuline, leur survie immédiate est assurée, mais de nombreux problèmes demeurent à résoudre.

    En effet, le diabète provoque à long terme une détérioration de la circulation sanguine, ce qui peut provoquer de nombreuses complications, surtout au niveau du cœur, des reins, des yeux et des pieds. Le diabète constitue la première cause de cécité (devenir aveugle), de greffe de rein et d’amputation dans les pays développés.

    La recherche a toutefois permis une amélioration remarquable de la qualité de vie et de la longévité des diabétiques de type 1.

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    Causes


    Le diabète de type 1 fait partie des maladies auto-immunes : le système immunitaire des personnes atteintes fabrique des anticorps anormaux qui détruisent les cellules pancréatiques productrices d’insuline. Une fois ces cellules détruites, seule l’injection quotidienne d’insuline peut maintenir les patients en vie.

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    Symptômes - diagnostic


    Les symptômes les plus courants sont :

    • besoin fréquent d’uriner
    • soif excessive
    • amaigrissement

    On retrouvera souvent de la fatigue, une baisse de la vision, des changements d’humeur. Si le taux de sucre dans le sang continue à s’élever, la personne pourra devenir de plus en plus confuse, endormie et se retrouver dans le coma.

    C’est par des analyses sanguines (prise de sang) que le médecin diagnostique la maladie. Il peut également demander un test d’urine.

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    Traitement


    Actuellement, il est impossible de guérir le diabète de type 1. Toutefois, le traitement de la maladie permet de plus en plus de prolonger la vie, de diminuer les symptômes et de prévenir les complications à long terme.

    Le traitement comprend plusieurs volets.

    • Mesure de la glycémie : chaque jour, plusieurs fois par jour si nécessaire, on doit mesurer le taux de sucre sanguin (appelé « glycémie ») pour s’assurer qu’il ne s’écarte pas trop de la normale. Il s’agit d’un test simple que vous apprendrez à faire vous-même à la maison.
    • Injections quotidiennes d’insuline : elles remplacent (ou complètent) la production normale d’insuline par le pancréas. Ces injections sont assez faciles à faire et les enfants souffrant de diabète apprennent tôt à se les donner eux-mêmes. Il existe plusieurs types d’insuline, dont la durée d’action varie. Selon le type d’activité du patient, son alimentation et la gravité du diabète, on déterminera le régime d’injection le plus approprié, que le patient ajustera tous les jours en fonction de ses glycémies.
    • Contrôle de l’alimentation : l’horaire des repas, la qualité et la quantité des aliments que vous consommez jouent un rôle de premier plan dans le maintien d’un taux de sucre normal. Votre médecin et d’autres professionnels de la santé vous aideront à faire des choix nutritionnels qui répondent à vos besoins.
    • Activité physique : elle contribue notamment à faire baisser la glycémie (taux de sucre), à maintenir les vaisseaux sanguins en bonne santé et à réduire le stress. Avant d’entreprendre un programme d’activité physique, il est toutefois préférable d’établir avec votre médecin les mesures à prendre afin d’éviter qu’une activité trop intense provoque une hypoglycémie (taux de sucre trop bas).
    • Le but de l’équipe soignante est également d’aider le diabétique à faire face au bouleversement de sa vie quotidienne, par l’enseignement mais aussi par le soutien moral et psychologique. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide si la maladie devient trop lourde à porter.

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    Conséquences sur la vie quotidienne


    • Au moment du diagnostic, le diabète de type 1 bouleverse complètement la vie des personnes atteintes : il faut réorganiser l’alimentation, les activités quotidiennes et les loisirs pour y incorporer la vérification plusieurs fois par jour du taux de sucre dans le sang, suivie de l’injection de la quantité appropriée d’insuline.
    • Une fois le traitement bien organisé, il s’installe généralement une routine qui fait que la vie redevient plus normale. Toutefois, l’adaptation peut être très difficile, surtout pour les enfants et les adolescents, qui auront l’impression désagréable d’être différents des autres. Le refus d’accepter la maladie peut conduire à commettre des imprudences dangereuses (sport dangereux alors que la glycémie est mal contrôlée, oubli de prendre son insuline, prise de drogues et d’alcool, etc.)
    • Activités physiques : de nos jours, un patient diabétique de type 1 bien contrôlé peut participer à pratiquement tous les sports, à condition de très bien connaître son diabète et d’être capable d’ajuster ses doses d’insuline selon le contexte.
    • Grossesse : si, autrefois, les femmes diabétiques ne pouvaient pas avoir d’enfant, ce n’est plus le cas maintenant. Plus le diabète est bien contrôlé, plus il est possible d’avoir une grossesse normale.
    • En fait, plus la personne atteinte accepte la maladie, se prend en charge et devient un expert de son propre diabète, plus la vie normale redevient possible. L’équipe soignante et les groupes d’entraide sont là pour aider les patients à traverser la difficile période d’ajustement qui suit le diagnostic.

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    Participation active


    Le contrôle du diabète est en grande partie entre vos mains. Le suivi rigoureux du traitement est la meilleure façon de prévenir les complications. Avec le temps, vous développerez des habiletés pour mieux gérer les différents aspects de votre plan de soins. Vous apprendrez à en intégrer les différents aspects dans une routine quotidienne.

    Pour prévenir les complications, apprenez à en reconnaître les signes et les symptômes et prenez des mesures préventives. Par exemple, veillez à la santé de vos yeux en prévoyant au moins un examen ophtalmologique chaque année. Pensez à examiner vos pieds chaque jour, après la douche ou le bain, pour détecter les petites blessures qui pourraient s’infecter.

    Pour ne pas oublier vos mesures de glycémie et vos injections d’insuline, notez-les dans un carnet où vous inscrirez aussi ce que vous mangez, les activités physiques que vous faites et comment vous vous sentez. Apportez ce « journal personnel» chez votre médecin à chaque visite : il vous sera plus facile à tous les deux de faire des ajustements à votre plan de traitement.

    Il faut admettre que cela n’est pas toujours facile. Il est normal de vous sentir dépassé par moments par toutes les exigences que la maladie vous impose. Mieux vaut reconnaître les difficultés et accepter d’en parler. Informez vos proches des aspects de la maladie et du traitement que vous devez suivre, afin qu’ils soient en mesure de vous comprendre et de vous soutenir. Vous vous sentirez moins seul pour faire face aux difficultés.

    Si vous avez un enfant qui souffre de diabète, vous avez un rôle important à jouer pour l’amener à prendre en charge sa maladie, et pour l’aider à mener une vie normale. L’enfant, et particulièrement l’adolescent, développera plus facilement son autonomie et abordera plus positivement les exigences de son traitement si le climat familial en est un de solidarité et de soutien plutôt que de contrôle.

    Plusieurs organismes offrent des programmes d’information et d’éducation sur le diabète : n’hésitez pas à y faire appel. Ils vous aideront à acquérir une meilleure maîtrise de la maladie. Informez-vous auprès de votre médecin ou de votre CLSC pour connaître ceux qui sont disponibles dans votre région ou consultez la section Ressources du milieu.

    Ressources du milieu


    Diabète Québec
    8550 boul. Pie-IX, bureau 300
    Montréal (Québec)
    H1Z 4G2
    tél. : (514) 259-3422 ou 1 800 361-3504
    www.diabete.qc.ca

    Association canadienne du diabète
    15 rue Toronto, bureau 800
    Toronto (Ontario)
    M5C 2E3
    Tél : 1 800 BANTING
    www.diabetes.ca

     
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  • Comment «mesurer» le diabète ?


    La glycémie

    Glycémie signifie sucre (glyc) dans le sang (émie).

    Sa mesure au laboratoire est le moyen le plus simple et le plus connu pour «mesurer le diabète». Sa valeur normale à jeun, ou dans la journée avant les repas, est comprise entre 0,70 et 0,90 g/l. On peut aussi la mesurer 1 h 30 après le début du repas (glycémie postprandiale) et sa valeur normale est inférieure à 1,50 g/l.

    Mais on peut également la mesurer très facilement soi-même, à domicile ou sur son lieu de travail, avec un petit appareil appelé «lecteur de glycémie» qui analyse une goutte de sang, qui est prélevée au bout du doigt avec une sorte de stylo appelé «autopiqueur». On parle de «glycémie capillaire» car le sang provient des tout petits vaisseaux appelés capillaires, ou aussi de «Dextro» car les premières bandelettes commercialisées s'appelaient «Dextrostix», ou aussi tout simplement de «test».

    La glycémie peut être exprimée en grammes par litre (g/l) mais aussi en millimoles par litre (mmol/l), la mole étant un mode d'expression normalisé des unités biologiques :
    • La conversion des g/l en mmol/l est obtenue en multipliant les g/l par 5,5 (de tête on multiplie les g/l par 10, on divise par 2, et on augmente un peu le résultat).
    • La conversion des mmol/l en g/l est obtenue en multipliant les mmol/l par 0,18 (de tête on multiplie les mmol/l par 2, on divise par 10, et on diminue un peu le résultat).

     

    Comme nous l'avons vu dans les pages précédentes, la glycémie à jeun et avant les repas n'a pas la même origine que la glycémie après les repas :
    • la glycémie à jeun et avant les repas est le résultat de la fabrication de sucre par le foie pour nourrir les cellules de l'organisme,
    • tandis que la glycémie après les repas est le résultat de la capacité des muscles et du foie à stocker plus ou moins rapidement le sucre apporté par les aliments à base de farine (le pain contient au moins 50 % de sucre), les féculents (20 % de sucre), les fruits (12 à 18 % de sucre) et les aliments dans lesquels du sucre a été ajouté pour les préparer.

    Autrement dit, on a pour habitude de mesurer la glycémie à jeun, notamment pour le diagnostic du diabète, mais elle n'apporte des informations que sur l'un des deux mécanismes de la régulation du sucre, puisque la glycémie à jeun est le résultat d'une libération, tandis que la glycémie après les repas est le résultat d'un stockage.

    Les deux mécanismes sont généralement associés, mais il est fréquent que le diabète porte plutôt sur le mécanisme de libération qui est défectueux (le foie libère plus de sucre que ce qui est nécessaire, et dans ce cas la glycémie à jeun peut être proportionnellement plus élevée que les autres glycémies dans la journée) ou plutôt sur le mécanisme de stockage qui est défectueux (les muscles et le foie n'arrivent pas à stocker assez rapidement le sucre apporté par les repas, et dans ce cas les glycémies après repas sont très élevées par rapport à la glycémie à jeun).

    Par conséquent, la mesure de la glycémie à jeun est un mauvais moyen pour «mesurer la maîtrise du diabète» c'est-à-dire pour apprécier le risque que les artères et les nerfs soient abîmés par le diabète.

    Pour apprécier ce risque, et par conséquent «mesurer au mieux le diabète», il est beaucoup plus intéressant et fiable de disposer d'une moyenne des glycémies, un peu comme à l'école où il vaut bien mieux regarder quelle est l'évolution de la moyenne du trimestre plutôt que de ne regarder qu'une note prise au hasard dans deux relevés de notes trimestriels.

    La glycémie à jeun ne mesure pas bien la maîtrise du diabète !


    L'hémoglobine glycosylée (HbA1c)

    L'hémoglobine glycosylée, ou hémoglobine glyquée, ou HbA1c, est le témoin de la moyenne des glycémies, minute après minute, jour après jour, sur une période de deux mois.

    Comment une seule prise de sang (!) réalisée au laboratoire peut-elle renseigner sur la moyenne des glycémies sur une période aussi longue, sans que les glycémies soient mesurées pendant cette période ?

    C'est très simple à comprendre :
    • Le glucose peut adhérer aux protéines si le temps de contact entre le glucose et la protéine est suffisamment long, et toutes les protéines du corps ont cette propriété que l'on appelle glycosylation ou glycation des protéines.
    • Les globules rouges, qui se trouvent dans le sang, contiennent de l'hémoglobine qui est la protéine donnant la couleur rouge au sang, et dont le rôle est de transporter l'oxygène des poumons vers toutes les cellules du corps.
    • Il existe différents groupes d'hémoglobine, dont certaines permettent mieux l'adhésion du glucose que d'autres. L'hémoglobine A1 est la plus intéressante dans ce domaine, et selon l'endroit où a adhéré le glucose, on distingue l'HbA1a1, l'HbA1a2, l'HbA1b et l'HbA1c.
    • Et parmi tous les groupes et sous-groupes d'hémoglobine, l'HbA1c est celle dont le taux est le mieux en relation avec le niveau de sucre dans le sang.
    • Comme la durée de vie d'un globule rouge est de 120 jours, et qu'à moment donné il y a dans le sang des «enfants globules rouges» qui ne contiennent pas encore d'HbA1c car le temps de contact avec le glucose a été très court, des globules rouges adultes qui contiennent de plus en plus d'HbA1c au fur et à mesure que l'âge du globule rouge augmente, et des «vieux globules rouges» contenant le plus d'HbA1c, la mesure de l'HbA1c est le témoin du niveau moyen du glucose dans le sang au cours des deux derniers mois.

    L'HbA1c est donc un index rétrospectif et cumulatif sur deux mois, du niveau du glucose dans le sang.

    Autrement dit :
    • plus le taux de glucose a été élevé au cours des deux derniers mois plus l'HbA1c est élevée,
    • et plus le taux de glucose a été normal au cours des deux derniers plus l'HbA1c est normale.

    On ne mesure donc pas le sucre dans le sang, mais «autre chose» qui dépend directement du taux de sucre dans le sang, et qui a l'avantage de fournir une information qui correspond à une moyenne de ce qu'a été le niveau de sucre dans le sang au cours des deux derniers mois.

    C'est donc bien plus intéressant que la glycémie à jeun, d'une part car c'est le témoin de la moyenne des glycémies, et d'autre part car c'est aussi le témoin de la glycation des protéines, c'est-à-dire d'un des mécanismes qui conduit aux complications du diabète (la glycation des protéines altère leur fonctions, et en ce qui concerne l'hémoglobine glycosylée, elle transporte moins bien l'oxygène).

    Le résultat du laboratoire est exprimé en pourcentage de l'hémoglobine totale, et sa valeur normale dépend de la méthode de dosage utilisée, ce qui ne permet pas pour le moment son utilisation pour le diagnostic du diabète. Certaines méthodes de dosage sont plus fiables que d'autres, mais la pratique des dosages les plus performants est en train de se généraliser, et l'interprétation des résultats est fiable si on prend soin de ne comparer que les analyses faites dans un même laboratoire avec la même technique de dosage.

    Sa valeur normale est habituellement comprise entre 3,5 et 6,0 %, chez l'adulte, l'enfant ou l'adolescent.

    Quand on n'en a pas l'habitude, cela paraît un peu bizarre de mesurer le diabète par un pourcentage alors que la glycémie se mesure en grammes par litre, mais l'interprétation de ce pourcentage est simple en termes de risques de complications :

     

     
    • En ce qui concerne les tout petits vaisseaux (rétine, reins) et les nerfs :
    - en l'absence de diabète, la rétinopathie, la néphropathie et la neuropathie diabétiques n'existent pas,
    - une HbA1c inférieure à 7,0 % signifie que le risque de complications microvasculaires est extrêmement faible,
    - une HbA1c entre 7,0 et 8,5 % correspond à un risque un peu plus important qui augmente parallèlement à la valeur du pourcentage,
    - lorsque l'HbA1c est entre 8,5 et 10 %, le risque augmente plus rapidement qu'entre 7,0 et 8,5 %,
    - et au-dessus de 10 % le risque augmente encore plus rapidement qu'entre 8,5 et 10,0 %.

    • En ce qui concerne les gros vaisseaux (coeur, artères des jambes et du cerveau) :
    - le risque de complications comme l'infarctus du myocarde ou l'artérite des membres inférieurs existe même en l'absence de diabète,
    - et en cas de diabète le risque augmente dès que la limite supérieure de la normale de l'HbA1c est dépassée,
    - puis le risque progresse de façon régulière, parallèlement à la valeur du pourcentage.

    Dans les deux cas, toute diminution de 1 % de l'HbA1c diminue d'environ 20 % la fréquence des complications.

    Les recommandations de l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation de la Santé (ANAES) à propos de l'hémoglobine glycosylée dans le diabète de type 2 sont les suivantes :

    • Pour un patient donné, le dosage de l'HbA1c doit être pratiqué dans le même laboratoire, pour permettre de comparer les résultats successifs. Le compte rendu du laboratoire doit spécifier la technique utilisée, si cette technique a été certifiée par les sociétés internationales de standardisation, l'intervalle des valeurs normales et les coefficients de variation intra et interlaboratoires. La technique utilisée doit de préférence doser la seule HbA1c (valeur normale 4 - 6 %) et les coefficients de variation doivent être inférieurs à 5 %.

    • Les objectifs glycémiques se traduisent en objectifs d'HbA1c. Ils doivent être individualisés en fonction de l'âge du patient, des comorbidités et du contexte psychosocial. Les critères suivants doivent être pris comme référence :
    - l'objectif optimal à atteindre est une valeur d'HbA1c inférieure à 6,5 %,
    - lorsque l'HbA1c est égale à 6,5 %, il n'y a pas lieu de modifier le traitement (sauf effets secondaires, par exemple un risque d'accident hypoglycémique sous sulfamides ou insulinothérapie),
    - lorsque l'HbA1c se situe entre 6,6 % et 8 % sur deux contrôles successifs, une modification du traitement peut être envisagée, en fonction de l'appréciation par le clinicien du rapport avantages / inconvénients du changement de traitement envisagé,
    - lorsque la valeur de l'HbA1c est supérieure à 8 % sur deux contrôles successifs, une modification du traitement est recommandée.

    Bien entendu, le risque de complications du diabète ne dépend pas que de la glycémie, car d'autres facteurs interviennent (cholestérol, hypertension, tabac, absence d'activité physique, excès de poids et facteurs génétiques) mais, à facteurs de risque identiques, l'HbA1c permet bien mieux de «mesurer le diabète» que la glycémie à jeun, que ce soit en cas de diabète insulinodépendant (DT1) ou de diabète non insulinodépendant (DT2), et il est recommandé de la doser tous les trois mois.

    Petite remarque au sujet de l'HbA1c pendant la grossesse : Les valeurs normales sont plus basses pendant la grossesse. Il y a le plus souvent une chute de 1 à 1,5 % du simple fait d'un début de grossesse, et ceci n'a pas la signification d'un meilleur contrôle glycémique qu'avant la grossesse.

    L'HbA1c est le témoin de la moyenne des glycémies des deux derniers mois

    Elle permet de bien mieux mesurer le diabète que
     la glycémie à jeun



    Il est recommandé de doser l'HbA1c tous les trois mois

    En moyenne toute diminution de 1
     % de l'HbA1c diminue de 20 % la fréquence des complications


    http://www.diabsurf.com/diabete/FHbA1c.php

     g/l  =  mmol/l     

       

     mmol/l  =  g/l
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  • Comment choisir et entreprendre cette insulinothérapie?


    * Devant une évolution insulinopénique rapide :
    diabétique relativement jeune à l'espérance de vie encore importante, l'insulinothérapie devra au minimum s'appuyer sur deux injections d'insuline intermédiaire : NPH ou Zinc, assurant un effet hypoglycémiant progressif 2 heures après l'injection et durant environ 12 à 14 heures, injectée le matin et le soir avant les prises alimentaires le plus souvent associée de l'insuline rapide soit ajoutée extemporanément en fonction des besoins, soit sous forme d'insuline mixte, biphasique contenant une intermédiaire et un pourcentage fixe (de 10 à 50 %) d'insuline à action rapide. Il est possible d'opter pour des traitements plus perfectionnistes en particulier d'ajouter une injection de rapide avant le repas de midi.

    * Chez des sujets plus âgés présentant une évolution insulinopénique lente, l'espérance de vie est souvent plus réduite, le risque hypoglycémique peut être plus menaçant, l'objectif glycémique est alors souvent moins perfectionniste. On utilisera soit une seule injection d'insuline lente, soit une insuline NPH sans adjonction de rapide ou avec une faible proportion de rapide injectée une fois ou deux fois par jour. Il faut en effet tenir compte de l'allongement de la durée d'action des insulines intermédiaires chez des sujets âgés volontiers insuffisants rénaux, les insulines intermédiaires (12 à 14 H) pouvant alors devenir d'authentiques insulines lentes (18 à 24 heures).

    * L'insulinothérapie intensive transitoire : nous en avons précédemment décrit le mécanisme d'action supposé et les indications. Les modalités sont les suivantes :hospitalisation du patient, habituellement interruption des sulfamides hypoglycémiants (éventuel maintien des biguanides), mise sous insuline à la pompe par voie sous-cutanée voire intraveineuse afin d'administrer de l'insuline rapide à débit variable en fonction des glycémies capillaires. Le but est d'obtenir rapidement une euglycémie stricte pour une durée minimum de 72 H. Ensuite, le relais est pris par un traitement anti-diabétique oral associant sulfamides et biguanides (en l'absence de contre-indication), si l'équilibre glycémique est très favorable, le patient maintiendra cette thérapeutique associée au régime et à une auto-surveillance régulière. En cas d'échec secondaire, une nouvelle cure d'insulinothérapie intensive peut être envisagée. En cas d'échec immédiat, réascension des glycémies après l'interruption de l'insulinothérapie intensive, on pourra proposer un schéma insulinique perfectionniste ou simplifié selon l'objectif ou le plus souvent une association d'insuline intermédiaire et d'antidiabétiques oraux.
    Pour notre part, nous avons obtenu d'excellents résultats dans environ 75 % de ces indications avec l'association d'une NPH injectée le soir permettant d'atteindre une euglycémie nocturne jusqu'au matin et des antidiabétiques oraux durant la journée.

    * Pour éviter ou traiter un accident métabolique aigü : cette situation correspond à des états infectieux, des complications vasculaires aigües, une corticothérapie, une intervention chirurgicale, le traitement de troubles trophiques en particulier de maux perforants plantaires. Elle utilisera volontiers une mise sous pompe à insuline surtout lorsque le traitement est de courte durée, si l'indication s'étend sur plus d'une semaine (jusqu'à un ou deux mois parfois) un schéma d'insulinothérapie conventionnel plus ou moins perfectionniste sera proposé selon l'objectif thérapeutique.

    * Devant une complication dégénérative évolutive: l'un de ces quatre schémas pourra être adopté selon les circonstances.

    On expliquera à ces patients qu'une mise à l'insuline peut être temporaire, qu'elle n'induit pas d'inertie du pancréas et qu'elle présente un caractère vital incontournable, que leur traitement antérieur pourra être réintroduit ensuite.


     

    - Les mesures d'accompagnement :


    * La diététique : l'insulinothérapie ne dispense pas un diabétique non insulino-dépendant de maintenir un régime adapté. Sans cela elle s'accompagnera d'une prise de poids (lipogénèse accrue), d'une aggravation de l'insulino-résistance, donc d'une hyperglycémie, en somme d'un échec de l'insulinothérapie. Malheureusement, la mise à l'insuline ne dispense pas le diabétique du régime.

    * Association insuline-antidiabétiques oraux :
    nous avons vu que dans certaines circonstances l'association insuline, sulfamides hypoglycémiants voire biguanides est envisageable. Cette association a fait l'objet de nombreuses études. L'association insuline-sulfamides ne présente d'intérêt que lorsqu'il persiste une insulino-sécrétion résiduelle appréciable, elle peut permettre une réduction des doses d'insuline, ce qui pourait avoir un effet favorable à long terme sur les complications macro-vasculaires de ces diabètes et permettre de limiter le prise de poids..

    * L'auto-surveillance glycémique : elle est indispensable chez la plupart des diabétiques de type 2 insulino-traités (elle est déjà utile avant leur mise à l'insuline). Elle permet au patient de surveiller l'efficacité de son traitement : doses d'insuline, mode alimentaire, exercice physique, elle réduit le risque hypoglycémique, elle le rend responsable, elle l'oblige à ne pas oublier sa maladie enfin.

    * L'éducation diabétique : elle est indispensable, graduée en fonction complexité du traitement, du contexte, familial, psycho-social des risques propres à chaque patien etc...Elle insistera en particulier sur la diététique, le fractionnement de l'alimentation éventuellement rendu nécessaire par une insulinothérapie surtout chez les sujets âgés, la prévention, le traitement des hypoglycémies (par ailleurs, la prévention des maux perforants plantaires).


     - Queques autres questions?


    * Le risque hypoglycémique est-il accru ?
    Chez des patients souvent âgés, les médecins commes les patients redoutent en premier lieu l'hypoglycémie. En réalité, lorsque les patients reçoivent une éducation minimum et une insulinothérapie choisie de façon rigoureuse, que l'objectif thérapeutique est bien fixé, il s'avère que les accidents hypoglycémiques sont rares,peu sévères, souvent moins profonds et moins durables que ceux enregistrés avec les sulfamides hypoglycémiants. En somme, le risque hypoglycémique est totalement maitrisable sous condition que cette insulinothérapie ait été mise en place d'une façon rigoureuse.

    * L'insulinothérapie est-elle bien acceptée par le patient ?
    Le diabétique de type 2 (DNID) redoute au plus haut point d'avoir un jour à dépendre de l'insuline et retarde le plus possible cette échéance quitte à maintenir une hyperglycémie majeure très pathogène sur son système vasculaire et de supporter un syndrome polyuro-polydipsique et une asthénie profonde. En réalité, l'instauration d'une insulinothérapie dans de bonnes conditions est le plus souvent très bien vécue par la majorité des patients, améliorés sur le plan clinique (état général, réduction du syndrome polyuro-polydipsique), surpris par la simplicité des traitements actuels qui utilisent de plus en plus les stylos auto-injecteurs.

    * Comment injecter l'insuline? : jusqu'à présent, l'insuline ne pouvait être injectée qu'à l'aide de seringues, l'utilisation de matériels à usage unique avec aiguilles microfines avait déja simplifié le traitement. Aujourd'hui des stylos auto-injecteurs d'insuline simplifient encore le geste offrant une plus grande acceptation de l'insulinothérapie par la plupart des patients. On rappelle à ce propos que ces stylos contiennent une insuline plus concentrée (100 Unités par ml ou U100) qui ne devra impérativement être utilisée qu'avec le stylo injecteur et non avec des seringues prévues pour des insulines moins concentrées (U 40). La plupart des sujets même âgés peuvent réaliser l'injection eux mêmesA titre temporaire ou pronlongé, il est possible d'avoir recours au service d'une infirmière en limitant toutefois le plus possible cette solution. A l'heure actuelle, les insulines intermédiaires NPH et les insulines bi-phasiques (NPH + insuline ordinaire représentant de 10 à 50 % de la dose totale) sont toutes disponibles en flacon ou en cartouche pour stylo.


     

    Conclusion


    Le diabète dit non insulino-dépendant ou type II peut justifier dans de nombreuses circonstances d'un recours à l'insuline temporaire ou définitif. Les moyens actuellement disponibles, seringues à usage unique et stylos permettent une simplification du geste et le développement de ces indications. Certaines sont évidentes, d'autres sont plus délicates rendant nécessaire l'avis du diabétologue tant pour la décision qui passe par une étude minutieuse du contexte clinique la détermination de l'objectif glycémique , le choix du schéma insulinique et l'éducation du patient. Le risque hypoglycémique s'il existe effectivement ne doit pas être surestimé. En somme l'insulinothérapie ne doit pas être une fin en soi, elle doit répondre à des objectifs bien définis qui seront fixés grâce à une collaboration étroite entre le spécialiste et l'omnipraticien.


    http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/alfediam/Traitement/insulin-DNID-2.html
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  • 1. Le diabète rend-il impuissant ?

    Le diabète peut avoir des conséquences sur la sexualité. Ses complications au niveau du coeur, des nerfs ou de l’immunité sont le plus souvent en cause. Pourquoi ? Parce que les artères fragilisées peuvent nuire à l’irrigation de la verge ; parce que les atteintes nerveuses perturbent parfois le réflexe érectile ; ou encore, parce que les infections (mycose du prépuce, par exemple) rendent le coït douloureux...
    Par ailleurs, les pathologies fréquemment associées au
    diabète (hypertension artérielle, anomalies des lipides, pathologies hormonales…), ainsi que leurs traitements, peuvent être responsables de certains troubles sexuels. Enfin, le mal-être lié à l’annonce ou à la gestion quotidienne d’une affection chronique peut perturber la libido.

    2. Nuit-il à la sexualité féminine ?

    Le diabète ne nuit pas qu’à la sexualité masculine ! Certes, les hommes doivent faire face aux effets conjugués de la maladie. Ils peuvent avoir à gérer, par exemple, des éjaculations rétrogrades liées à l’atteinte des nerfs, qui, même si elles n’altèrent pas le plaisir, entraînent une redirection du sperme vers la vessie...
    Mais, contrairement aux idées reçues, le
    diabète perturbe aussi le rapport au sexe chez la gent féminine. La seule différence, c’est que, muselées par des siècles d’éducation diabolisant le plaisir, les femmes peinent à l’exprimer et sont souvent plus secrètes... Le diabète perturbe pourtant le mécanisme de lubrification vaginale, favorise les infections gynécologiques (type mycoses) et inhibe le désir.

     

    3. Faire l’amour est-il risqué ?

    On peut avoir une sexualité même si on présente un diabète de type 1, 2 ou gestationnel. Il y a toutefois quelques précautions à prendre. D’abord, l’acte sexuel (coït) est une activité physique non négligeable… Inutile de rechercher les performances ! Un resucrage préventif à base de sucre semi-lent (biscuit, morceau de pain…) peut par ailleurs être envisagé. Ensuite, la maladie a souvent des répercussions sur l’immunité. Lors de nouvelles rencontres, il faut se protéger efficacement des infections sexuellement transmissibles (IST ou MST) par l’utilisation de préservatifs.
    A noter : les patients "insulinés" grâce à une pompe (au caractère mécanique parfois inhibant), peuvent la déconnecter durant les rapports !

     

     

    4. Quand et qui consulter ?

    Chez la femme, un rendez-vous avec un gynécologue s’impose dès que les troubles sont perçus comme gênants. La consultation est une excellente occasion d’obtenir des conseils sur l’utilisation de lubrifiants ou la prévention des mycoses. Chez l’homme en revanche, toute sexopathie doit bénéficier d’un bilan (prostatique, cardio-vasculaire, hormonal, neurologique et psychologique) coordonné par le médecin ayant une vue globale de l’affection diabétique (diabétologue ou médecin traitant intéressé à la diabétologie).

     

    5. Traitements : sont-ils vraiment efficaces ?

    Les solutions pour les femmes ont démontré leur efficacité. Pour les hommes, c’est un peu plus compliqué ! Après un bilan complet, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux plus ou moins fiables sont souvent proposés. - Viagra®, Cialis® ou Lévitra® : ils favorisent l’érection (uniquement dans un contexte d’excitation sexuelle). - Les supplémentations androgéniques (hormones masculines) : prescrites en cas d’insuffisance testiculaire. - Les injections dans la verge (Edex®, Caverject®) : parfaitement indolores, faciles à pratiquer et prises en charge par l’assurance maladie en cas de neuropathie avérée. - Le vacuum : une pompe entraînant une turgescence de la verge par simple dépression. - La pose de prothèse endopénienne : dans de très rares cas (elle est permanente et définitive).

     

    6. Faut-il voir un psy ?

    Pourquoi pas ! Il y a encore peu de temps, le psychisme était le plus souvent mis en cause dans les dysfonctions sexuelles. L’arrivée de médicaments oraux efficaces a permis d’en limiter les responsabilités. Mais la dimension psychologique du trouble ne doit jamais être minimisée, ni ignorée. La dépression, qu’elle soit liée au diabète ou non, et ses traitements médicamenteux génèrent des troubles de l’érection. Pour être efficaces, les thérapies généralistes ou les sexothérapies doivent être envisagées à bon escient, seules ou en complément des traitements médicaux. 

     

     

    7. L’activité physique est-elle un plus ?

    Oui, faire un peu d’exercice est bénéfique à la sexualité du diabétique... Les études portant sur la longévité masculine dans ce domaine mettent clairement en relief le rôle positif d’une hygiène de vie de qualité. L’homme qui garde longtemps sa forme sexuelle fait aussi un poids raisonnable, et pratique une activité sportive régulière 

     

    8. Equilibre glycémique, la solution ?

    Maintenir l’équilibre de sa glycémie limite les risques de complications liés à la maladie (lésions artérielles, neuropathies, infections…). Un diabète de type, 1, 2 ou gestationnel, bien surveillé, permet donc de garder des érections de qualité chez l’homme. Il permet également de maintenir une lubrification vaginale suffisante chez la femme lors des rapports sexuels.

     

    9. Conjoint : faut-il l’impliquer ?

    Certaines thérapeutiques (médicamenteuses, chirurgicales ou psychologiques) facilitent les rapports physiques. Mais l’activité sexuelle est avant tout une affaire de libido. Une vie sexuelle épanouie passe par de bons rapports de couple et une érotisation du quotidien. Pour avoir des résultats satisfaisants, le conjoint doit être "partie prenante" dans les démarches du diabétique, y compris lorsqu’elles passent par la prescription de médicaments. Un comprimé aura plus de chances de générer une érection s’il est pris en connivence, de façon ludique, plutôt qu’en se cachant seul dans la salle de bains !

    10. Pourquoi les médecins sont-ils peu à l’écoute ?

    Les praticiens ne sont pas préparés à parler de sexualité avec leur patient. Durant leur cursus hospitalo-universitaire, la sexualité relève de la salle de garde, rarement de la salle de cours ! Résultat, quand on demande à un diabétologue s’il s’est enquis de la santé sexuelle de l’un de ses patients, neuf fois sur dix, il répond par la négative. Et pourtant, à la question : "Trouveriez-vous logique d’être interrogé par votre diabétologue sur votre sexualité ?", 87 % des hommes et 73 % des femmes répondent positivement. Idéalement, il faut que le médecin aborde le sujet simplement et régulièrement, comme quand on parle de nutrition ou d’hémoglobine glyquée. S’il ne le fait pas, il ne faut pas hésiter à parler de soi-même, et si besoin insister !
    Besoin de conseils ? Discutez-en sur le forum !

     

    http://www.medisite.fr/medisite/10-A-qui-en-parler.html

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  • A1c : l'alliée indispensable du diabétique

    Face à l'augmentation du nombre de diabétiques, les experts s'inquiètent des nombreuses complications que peut entraîner cette maladie. Cécité, amputation, infarctus. Pour les prévenir, une nouvelle campagne d'information a été lancée.

    Sédentarité, obésité, vieillissement de la population… on assiste aujourd’hui à une véritable épidémie de diabète. En France, cette pathologie touche 2,2 millions de personnes, 600 000 d’entre elles ignorant être malade. Le diabète est pourtant loin d'être anodin : c'est la première cause de cécité et d'amputation chez les adultes occidentaux notamment. Mais un bon équilibre du diabète permet de prévenir de telles complications.

    De nombreux risques de complications

    Quel que soit le type de diabète, l'augmentation du taux de sucre dans le sang s'accompagne de lésions diverses. L'hyperglycémie peut ainsi entraîner des complications qui peuvent être très graves :

    • Affections cardiovasculaires : les personnes atteintes de diabète présentent les mêmes risques cardiovasculaires que les non-diabétiques ayant déjà eu une crise cardiaque et les accidents vasculaires cérébraux frappent deux fois plus les diabétiques hypertendus que les hypertendus ;
    • Au niveau de la rétine : on observe des hémorragies et la prolifération de nouveaux vaisseaux avec un risque majeur de cécité ;
    • Au niveau des reins : l'hyperglycémie entraîne une perturbation de leurs capacités de filtration et une atteinte rénale pouvant entraîner la nécessité de dialyse (rein artificiel) ou de greffe ;
    • Des lésions nerveuses peuvent diminuer la sensibilité au niveau des pieds, favorisant les plaies et les infections. Le diabète est la première cause d'amputation, non consécutive à un accident.

    Equilibrer son diabète permet d'éviter la survenue de ces complications redoutables. Pour contrôler la bonne gestion de sa maladie, le patient dispose de deux indicateurs : la mesure de la glycémie et surtout le taux d'hémoglobine glycosylée ou HbA1c ou A1c. Pourtant en France, un diabétique sur trois seulement bénéficie d’un bon contrôle glycémique.

    L'A1c corrélée au risque de complications

    En laboratoire ou à l'aide d'un lecteur portatif dans le cadre d’une auto-surveillance, la mesure de la glycémie peut se faire à jeun ou avant les repas dans la journée. Elle doit être comprise entre 0,80 et 1g/l. On peut aussi la mesurer 1h30 après le début du repas (glycémie postprandiale) et sa valeur normale est inférieure à 1,40 g/l. Mais cette lecture donne une image instantanée du taux de sucre dans le sang, ce qui est inadapté pour "mesurer le bon contrôle du diabète" dans le temps.
    La mesure du taux d'hémoglobine glycosylée ou A1c est le dosage le plus adapté à l'évaluation de l'équilibre glycémique total. Il permet d'évaluer le taux de glucose sur une période de trois mois. Sa valeur doit être inférieure à 7 % afin de réduire au mieux les risques de complications. Selon l'étude menée au Royaume-Uni baptisée UKPDS, chaque réduction d'1 % de l'hémoglobine A1c réduisait le risque d'apparition des complications de 35 %.

    Pour comprendre comment l'A1c peut traduire trois mois de contrôle glycémique, découvrez le mécanisme en jeu :

    • Le glucose peut adhérer aux protéines si le temps de contact entre le glucose et la protéine est suffisamment long ;
    • Si toutes les protéines ont cette particularité, l'hémoglobine A1c des globules rouges permet de mieux traduire le taux de sucre dans le sang ;
    • La durée de vie d'un globule rouge étant de 120 jours, la mesure de l'A1c est le témoin du niveau moyen du taux de sucre dans le sang pendant cette période ;
    • Sa valeur est exprimée en pourcentage de l'hémoglobine totale. La valeur normale est comprise habituellement entre 4 et 6 %. Au-delà de 8 % relevés avec deux contrôles successifs, le traitement doit être revu et adapté.

    Un taux d'hémoglobine A1c situé en dessous de 7 % permet de prévenir les complications liées au diabète.

    Retenez 7 et soyez en dessous… pour mieux vivre aujourd’hui et demain

    L'Association française des diabétiques (AFD), l'Association de langue française pour l'étude du diabète et des maladies métaboliques (Alfediam) et Sanofi-Aventis ont donc lancé une vaste campagne nationale d'information du public autour du thème "Vous avez du diabète ? Comme moi, vivez pleinement vos passions sous le 7". Au-delà de la volonté d’informer et de sensibiliser les patients à un meilleur suivi de leurs traitements, une vaste enquête est également lancée dans le cadre de cette campagne. Cette enquête appelée "Diabète, équilibre et perceptions" a pour objectif de mieux appréhender le vécu du diabétique et les répercussions de la maladie sur sa qualité de vie. La parole est donnée aux diabétiques à travers une trentaine de questions, chacun pourra exprimer son anxiété, sa fatigue, sa difficulté ou non à suivre son traitement… toutes ces données étant mises en perspective avec le taux d’hémoglobine A1c. Les résultats de cette enquête lancée en 2005 ont permis de mieux comprendre le vécu de cette maladie :
    En 2005, 64 % des patients diabétiques interrogés connaissaient ainsi la limite du taux d’hémoglobine glyquée HbA1c à ne pas dépasser, signe de l’équilibre de leur diabète, ce qui n’était pas le cas en 2003 (seulement 21 %). Il reste cependant des progrès à accomplir, puisque la même enquête a révélé que parmi les 76 % des patients connaissant bien leur taux d’hémoglobine glyquée HbA1c, plus de la moitié d’entres-eux demeuraient au-delà du seuil des 7 %. Quoi qu’il en soit, dans plus de 8 cas sur 10, les patients diabétiques interrogés ont jugé la campagne d’information 2005 "intéressante". Respectivement, 7 et 8 % des patients diabétiques ont déclaré avoir parlé de la campagne d’information 2005 avec leur diabétologue ou leur médecin généraliste ; 20 et 30 % avec d’autres patients diabétiques ou leur entourage.

     

     

    Un numéro de téléphone Allo Diabète 3260 est mis à disposition des diabétiques et des professionnels de santé pour répondre à toutes les questions sur le diabète. Un site http://www.sousle7.com/ permet également d'en savoir plus.

    Luc Blanchot

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/7203-diabete-a1c-02.htm




     
     

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  •  Journée Mondiale du Diabète – 10 jours après
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        1. Remerciements et collecte des informations
        2. Les résultats à ce jour
        3. Donnez-nous votre avis, partagez vos idées
        4. Un bref rappel pour les cinq prochaines années


      1. Remerciements et collecte des informations
      -----------------------------------------------

      Nous vous remercions pour tout le travail que vous avez accompli et qui a fait de la Journée Mondiale du Diabète 2008 un succès à l'échelle mondiale. Quoi que vous ayez fait ce jour là, nous espérons que tout s'est bien déroulé. Le récit des photos postées sur le site internet de la JMD est formidable. A Bruxelles, nous nous sommes habillés en bleu, avons participé à des évènements locaux et avons illuminé notre bâtiment en bleu.

      Continuez à nous envoyez vos photos et vos rapports à wdd@idf.org. Nous souhaitons gardez le plus de traces possible de cette Journée Mondiale.Vos accomplissements peuvent aussi en inspirer d'autres. Merci !

      Nous ne sommes qu'une petite équipe et il n'est pas aisé d'évaluer l'impact sur les médias à l'échelle mondiale. Si vous avez connaissance d'une émission de radio, de télévision qui a eu lieu ou si vous avez lu un article sur la Journée Mondiale, faites le nous savoir. Si vous avez une copie d'un article paru dans un journal ou dans un magazine, ou si vous avez enregistré une émission, merci de nous en faire parvenir un exemplaire par email à media@idf.org ou par courrier:

        Kerrita McClaughlyn
        Fédération Internationale du Diabète
        Avenue Emile de Mot 19
        B-1000 Bruxelles
        Belgique


      2. Les résultats à ce jour
      -----------------------------------------------

      Tout nous indique déjà que la campagne 2008 fut un succès. Nous publierons les résultats de la Journée Mondiale du Diabète de 2008 sur le site internet dès que nous aurons rassemblé toutes les informations. Nous pouvons déjà vous annoncer que:

            1085 bâtiments et monuments ont mis le diabète en lumière
              115 pays ont enregistré des évènements
            1450 photos ont été envoyées sur le site de la FID

          100.000 bougies virtuelles ont été allumées
        4.000.000 bannières ont été visualisées
            4.750 sites ont posté des liens vers
                  www.worlddiabetesday.org

      Inchiffrable – la gratitude aux millions de personnes qui ont
                    participé à la campagne


      3. Donnez-nous votre avis, partagez vos idées
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      Auriez-vous 10 minutes à nous consacrer? Remplissez le questionnaire de la Journée Mondiale du Diabète et aidez nous à faire la différence.

        http://www.surveymonkey.com/s.aspx?sm=4P9Ei_2brYKMfkZ9fthrPoaQ_3d_3d

      Chaque année nous voulons nous améliorer afin de mieux vous servir.  Quelle est l'étape suivante de la Journée Mondiale du Diabète? Quels sont les changements que vous souhaiteriez? Vous sentez-vous laissé pour compte? Quel que soit votre sentiment, faites le nous savoir.

      Nous prenons vos commentaires au sérieux et votre avis nous aide à progresser.

      4. Un bref rappel pour les cinq prochaines années
      -------------------------------------------------

      Le thème de la Journée Mondiale pour 2009-2013 est la prévention et l'éducation du diabète. Ce vaste thème regroupera tous les acteurs principaux du diabète.

      Nous espérons vous rencontrer en personne lors du Congrès Mondial de la Fédération Internationale du Diabète qui se déroulera en octobre prochain à Montréal. Nous espérons travailler avec vous dans le cadre de la campagne de l'année prochaine.



      Bien à vous

      Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète

        Vous faites partie des quelques 10.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 14 mai 2009.



      Phil Riley | Communications Manager

      International Diabetes Federation (IDF)
      Avenue Emile De Mot 19
      B-1000 Brussels, Belgium

      tel +32-2-5385511 | fax +32-2-5385114
      phil.riley@idf.org | www.idf.org | www.worlddiabetesday.org

    www.idf.org | www.worlddiabetesday.org
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  • [?] Qu'est-ce que c'est ?

    Appelé également diabète gras ou de la maturité, le diabète non insulino-dépendant (DNID) est une maladie métabolique caractérisée par un excès chronique de sucre dans le sang (hyperglycémie).

    La régulation du taux de sucre (glycémie) dans l'organisme fait intervenir :

    • Les apports de sucre (essentiellement par l'alimentation) ;
    • La fabrication "interne" de sucre (essentiellement par le foie) ;
    • L'utilisation périphérique du sucre au niveau des cellules : l'insuline, hormone fabriquée par le pancréas, permet alors aux cellules de capter et utiliser le glucose.

    Dans le DNID, il existe une mauvaise régulation de ce système, avec le plus souvent un état d'insulino-résistance : pour maintenir un taux de sucre constant, l'organisme a besoin de plus d'insuline, car celle-ci devient moins efficace. A terme, même de grandes quantités d'insuline ne suffisent plus à utiliser le glucose circulant qui s'accumule dans le sang : c'est l'hyperglycémie. Finalement, le pancréas se fatigue de cette stimulation permanente et peut alors ne plus fabriquer suffisamment d'insuline : c'est l'insulino-nécessitance.

    Ces mécanismes d'insulino-résistance et nécessitance concernent particulièrement les personnes présentant un surpoids.

    [?] Causes et facteurs de risque

    Le DNID est une maladie très fréquente qui touche plus d'un million et demi de personnes en France, et ne cesse d'augmenter. Elle représente environ 85 % de l'ensemble des diabètes, et concerne autant d'hommes que de femmes.

    Le diagnostic de DNID se fait en général vers 40-50 ans, mais l'âge de début de la maladie est plus précoce.

    Il n'existe pas un seul facteur causal de la maladie  mais plusieurs facteurs de risque :

    • La génétique et l'hérédité : un facteur héréditaire est très souvent retrouvé ("plusieurs membres de la famille ont du diabète"). Par ailleurs, certaines populations sont particulièrement touchées par le DNID confirmant ainsi son origine génétique ;
    • Le surpoids et l'obésité : entre 60 et 90 % des patients ayant un DNID présentent un surpoids important ;
    • La sédentarité ;
    • Certains médicaments.

    Il est à noter que des causes précises de diabète peuvent parfois être retrouvées: atteintes inflammatoires du pancréas (alcool, maladies de surcharge ou de malnutrition...), opérations du pancréas, maladies du foie, dérèglements endocriniens... Dans ces cas, on parle de diabètes secondaires, et non pas de DNID.

    Tous ces facteurs de risque doivent motiver une surveillance accrue régulière : antécédents de diabète dans la famille, obésité, diabète pendant la grossesse, naissance de bébés faisant plus de 4 kilos, prise de certains médicaments...

    [?] Les signes de la maladie

    L'hyperglycémie chronique est le plus souvent asymptomatique, c'est-à-dire non ressentie.

    Si le diabète est très déséquilibré, des symptômes peuvent apparaître : soif importante, envie d'uriner très fréquente (c'est le syndrome polyuro-polydipsique). Une fatigue (asthénie) majeure, un amaigrissement seront surtout les signes d'une insulino-nécessitance, imposant un bilan médical rapide.

    Certains problèmes de santé sont fréquemment associés au diabète : infections urinaires répétées, mycoses, furonculose...

    Enfin, ce sont les signes de complications du diabète qui peuvent le révéler : troubles visuels, douleurs ou crampes des jambes, impuissance, pathologie cardiaque ou vasculaire, coma...

    [?] La consultation

    L'examen médical sera complet à la recherche de signes pouvant orienter sur l'origine du diabète, et pouvant orienter sur l'existence de complications : évaluation de la surcharge pondérale (poids, taille, répartition des graisses), prise de la tension artérielle, auscultation du coeur et des vaisseaux, examen des réflexes et de la sensibilité des jambes et des pieds en particulier... et selon les symptômes présentés par le patient.

    [?] Examens et analyses complémentaires

    Ils sont indispensables au diagnostic et à la prise en charge de la maladie .

    Un taux de glycémie à jeun supérieur ou égal à 1,26 g/l, à deux reprises, diagnostique le diabète.

    D'autres dosages peuvent être réalisés : glycémie post-prandiale (2 heures après un repas), glycosurie (présence de sucre dans les urines), hémoglobine glycosylée, ne servent pas au diagnostic de diabète, mais peuvent aider au suivi.

    Une fois le diagnostic établi, des examens sont systématiques et à répéter régulièrement :

    • Biologiques : bilan lipidique (cholestérol, triglycérides), recherche d'albumine ou de protéines dans les urines (micro albuminurie, protéinurie), fonction rénale par dosage de la créatininémie ;
    • Paracliniques : fond d'oeil (voire angiographie rétinienne), examen cardiovasculaire avec un électrocardiogramme (voire  échographie cardiaque, épreuve d'effort, scintigraphie cardiaque, doppler des artères des jambes et du cou...).

    D'autres examens pourront être réalisés selon les résultats des examens précédents, et selon les symptômes du patient.

    [?] Evolution de la maladie

    Le DNID est une maladie chronique.

    Cette maladie  pourra entraîner des complications aiguës telles que des comas : de type acidocétose, hyperosmolarité, acidose lactique...Ils sont le fait de traitements mal adaptés, de contexte de maladies particulières associées, d'âge avancé, d'évènements brutaux (infection sévère, choc...).

     

    http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1290_diab_02_02.htm

     

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  • Gare aux premiers froids de l'hiver


    Vendredi 21 novembre 2008

    Alors que Météo France prévoit ce week-end, pour certains départements, les premiers froids de l'hiver, la Direction générale de la Santé souhaite rappeler au grand public les mesures à adopter en cas de grand froid et informer du lancement du dispositif annuel de prévention et de prise en charge. Des informations sont mises à disposition sur le site du Ministère de la Santé.

     

     

    Le grand froid, le vent glacé, la neige sont des risques météorologiques à ne pas négliger. Ils peuvent être dommageables pour la santé. Leurs effets sont insidieux et peuvent passer inaperçus. Il faut donc redoubler de vigilance.

    Chaque année des centaines de personnes sont victimes de pathologies provoquées par le froid. Le froid agit directement en provoquant gelures et hypothermies. Il favorise le déclenchement de syndromes de Raynaud, crises d'asthme, ou d'insuffisance coronarienne aiguë (angine de poitrine). Il favorise également le développement d'infections broncho-pulmonaires. Enfin, une des conséquences indirectes du froid est l'intoxication par le monoxyde de carbone, première cause de mortalité par toxique en France. Ces intoxications surviennent essentiellement entre octobre et mars.

    Certaines populations sont plus vulnérables vis-à-vis du froid. Il s'agit en premier lieu des personnes ne pouvant s'abriter du froid (sans-abris, personnes demeurant dans des logements mal chauffés ou mal isolés), et des personnes présentant une défense physiologique vis-à-vis du froid moins efficace : les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes présentant certaines pathologies chroniques cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes.

     

    Le grand public et les populations vulnérables sont donc fortement encouragés à s'informer, avant la survenue d'une vague de froid, sur les mesures à adopter en fonction de leur situation propre, notamment en consultant les informations mise en ligne ce jour sur le site du Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, dossier "froid" : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/ - dossier "froid"

     

    Source : communiqué de presse, Direction Générale de la Santé, 21 novembre 2008-

     

    http://news.doctissimo.fr/gare-aux-premiers-froids-de-l-hiver_article4543.html

     

    Diabétiques, gare au froid !
    Vendredi 06 janvier 2006

    Attention, les lecteurs de glycémie utilisés pour l'autosurveillance du diabète sont très sensibles au froid. Les écarts de température peuvent endommager votre matériel et fausser vos résultats. L'Agence française de sécurité sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) rappelle aux personnes diabétiques que les bandelettes (ou électrodes) et solutions de contrôle doivent être conservées dans un endroit frais et sec dans la plage de température indiquée sur l'emballage ou la notice d'utilisation.

    En effet, un brusque changement de température provoque une condensation incompatible avec une bonne utilisation des bandelettes (ou électrodes). Attention, à ne pas laisser votre matériel dans une voiture par exemple. De même, il ne faut pas l'utiliser s'il a été exposé au gel. Aussi, il est conseillé de transporter les bandelettes et solutions de contrôle en plus de leur emballage d'origine, dans des pochettes isothermes.

    Pour les lecteurs de glycémie, il est indispensable de respecter l'intervalle de température permettant le bon fonctionnement de l'appareil et de surveiller le bon fonctionnement des systèmes d'affichage. Par ailleurs, il est important d'effectuer les mesures de glycémie dans un environnement protégé du froid et de se laver les mains avec de l'eau bien chaude pour lutter contre la vasoconstriction des extrémités du corps. Ce phénomène rend plus difficile l'obtention d'une goutte de sang.

    L'Afssaps rappelle qu'au moindre doute sur l'équilibre de votre diabète vous devez demander conseil à un professionnel de santé. Et n'oubliez pas de vous couvrir pour ne pas attraper froid !

    Sources : Afssaps

    http://news.doctissimo.fr/diabetiques-gare-au-froid-_article1874.html

     

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  • TIDES : répondre aux besoins du diabète en période de  crise :

     

    Debbie Jones

     

    D’après les estimations, chaque année, plus de 3 millions de décès sont directement liés au diabète. Il est extrêmement inquiétant de constater que la prévalence du diabète semble être la plus élevée dans les pays à faibles et moyens revenus. Gérer le diabète, une tâche complexe dans des conditions idéales, peut s’avérer excessivement difficile dans des situations d’urgence. Des millions de personnes dans le monde vivent sous la menace constante d’un conflit armé ou d’une catastrophe naturelle, comme une inondation, un ouragan ou un tremblement de terre.

    Les difficultés auxquelles sont confrontées les populations pauvres et défavorisées pour accéder aux soins du diabète sont aggravées lors d’une telle catastrophe. Debbie Jones nous présente une initiative de la Fédération Internationale du Diabète qui vise à garantir les soins aux personnes atteintes de diabète dans les situations d’urgence.

    Après le passage de l’ouragan Katrina en 2005 à la Nouvelle Orléans, de nombreuses personnes évacuées atteintes de diabète avaient peu de revenus, peu d’entre elles étaient propriétaires et la plupart n’avaient pas d’assurance maladie. Les conditions telles que les troubles cardiaques et l’asthme étaient courantes. Beaucoup de personnes ont éprouvé de grandes difficultés à accéder à des fournitures du diabète régulières. De nombreuses personnes dépendaient du réseau d’hôpitaux et de cliniques du système de santé publique de la Nouvelle Orléans ; le Charity Hospital, qui soignait  des milliers de personnes de la région, a été complètement détruit.

     

     

    Garantir l’accès aux médicaments des personnes atteintes de diabète hébergés dans des abris d’urgence s’est avéré extrêmement difficile.

     

    Des milliers de foyers ont été gravement endommagés ou complètement détruits, provoquant un terrible sentiment d’incertitude et de peur – lié à la perte de leur maison et de leurs biens – chez des milliers de personnes ; beaucoup ont été séparés de leurs proches. Garantir l’accès aux médicaments des personnes atteintes de diabète hébergées temporairement dans des abris d’urgence s’est avéré extrêmement difficile.

    Les niveaux élevés de stress et d’anxiété ont provoqué une hausse des taux de glycémie. Des dossiers médicaux ont été perdus. Beaucoup de patients ne connaissaient pas le nom de leurs médicaments : plusieurs services d’urgence ont été confrontés à des personnes atteintes de diabète qui venaient chercher des médicaments mais qui ne pouvaient les décrire que comme des «comprimés bleus ou jaunes».

     

     

    Bien que le contexte géographique varie, les expériences vécues par les personnes défavorisées sont  désespérément similaires partout dans le monde après des catastrophes telles que le tsunami de l’océan indien, les ouragans qui ont touché les Caraïbes, la guerre en Irak, au Liban et en Afghanistan ou les récents tremblements de terre au Pakistan et au Pérou.

     

    L’hyperglycémie provoquée par le stress a été un grave problème suite au tsunami de 2004, provoqué par un tremblement de terre dans l’océan indien le 26 décembre.

    De nombreuses personnes atteintes de diabète affichaient des niveaux élevés de tension artérielle et de lipides sanguins. Le manque d’eau et souvent l’obligation de consommer des boissons sucrées (les seules disponibles) ont aggravé la menace d’hyperglycémie causée par le manque de médicaments hypoglycémiants.

     

    Dans les situations d’urgence, les fournitures du diabète, notamment le matériel pour les tests sanguins et d’urine et les médicaments, doivent être récentes et toujours disponibles.

    Malheureusement, de nombreuses personnes atteintes de diabète dans le monde peuvent témoigner de l’inefficacité des services sanitaires à garantir cet approvisionnement au lendemain d’une catastrophe.

     

    De nombreuses personnes peuvent témoigner de l’inefficacité des services sanitaires à garantir l’approvisionnement de fournitures du diabète lors d’une catastrophe.

     

    Les tâches quotidiennes liées à la gestion du diabète passent souvent au deuxième plan dans la lutte pour la survie. Le manque de matériel, de refuge et d’hygiène rend le test de la glycémie pratiquement impossible ; le manque d’aliments complique la gestion nutritionnelle et les possibilités de pratiquer une activité physique disparaissent souvent lorsque l’environnement local est sévèrement endommagé. Le diabète et ses symptômes sont aggravés par les effets d’un conflit armé ou des catastrophes naturelles : de nombreuses personnes atteintes de diabète affichent de graves blessures aux mains et aux pieds, ce qui accentue le risque d’ulcères et d’amputation.

     

    Réaction internationale

     

    Malgré le travail d’organisations humanitaires telles que Insulin for Life et la Croix rouge et le Croissant rouge, il reste de grandes interrogations sur la façon de réagir pour aider les personnes atteintes d’une maladie chronique dans les situations d’urgence – en particulier concernant les besoins spécifiques des personnes atteintes de diabète.

    Bien que les personnes atteintes de diabète de type 1 dépendent de l’insuline pour leur survie, la nécessité d’une réaction urgente reconnaissant que le diabète est une condition mortelle est souvent ignorée.

     

    Afin d’éviter les décès et les invalidités prévisibles au-delà des effets immédiats d’une catastrophe, il est essentiel de s’assurer que les personnes atteintes de diabète sachent où obtenir des soins médicaux après une catastrophe et que ces services auxiliaires aient été préalablement préparés à faire face aux situations d’urgence.

     

    TIDES

    La FID reconnaît la nécessité de soutenir la capacité de réaction aux situations d’urgence. Du personnel et des ressources ont été destinés à l’amélioration de ces services d’urgence via une initiative lancée fin 2006, connu sous le nom de TIDES (Towards Improvement In Diabetes Emergency Settings).

    Les organisations impliquées dans les secours d’urgence, comme Insulin for Life et l’OMS, soulignent la nécessité de gérer les conditions chroniques après une catastrophe.

    Les faibles niveaux d’éducation et la résistance à l’aide extérieure des gouvernements nationaux sont cités comme obstacles à l’offre de soins d’urgence adéquats aux personnes atteintes de diabète.

     

    TIDES,

    conformément à la Résolution des Nations unies, combine sensibilisation, éducation et création de partenariats efficaces.

    TIDES mérite l’attention de tous les secteurs. Le projet, conformément à la Résolution des Nations unies sur le diabète, combine sensibilisation, éducation et création de partenariats efficaces. En outre, TIDES pourrait aussi servir à établir un dialogue entre tous les pays du monde sur l’importance de tenir compte des conditions chroniques dans les plans d’urgence nationaux.

     

    Les associations membres de la FID joueront un rôle important dans l’identification des organismes publics et sanitaires clés dans le cadre de cette initiative. Les organisations impliquées dans les secours d’urgence seront identifiées et contactées afin d’établir et de sécuriser des canaux de  communication efficaces. Des ateliers sont prévus pour améliorer la sensibilisation au diabète et développer les connaissances en matière de diabète au sein de ces organismes.

    Debbie Jones

    Debbie Jones est coordinatrice du Centre de diabète et coordinatrice d’essais cliniques auprès du King Edward VII Memorial Hospital, Hamilton, Bermudes.

    Elle est Vice-présidente de la Fédération Internationale du Diabète.

     

    DiabetesVoice

    Septembre 2007 | Volume 52 | Numéro 3

     

     

     http://www.diabetesvoice.org/files/attachments/article_530_fr.pdf

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  • Le Groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles vous informe

    le jeudi 20 novembre 2008 à 14h30

    Les hyperglycémies, causes et conséquences

     par Isabelle Mathieu  ( infirmière en éducation en diabétologie)

    A l'Association Belge du Diabète
    Place Homère Goossens 1
    1180 Bruxelles

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  • Adolescence et diabète, quelle qualité de vie ?

    INSERM, le 12/11/2008
    Publié par Caducee.net

    C'est au moment de l'adolescence que le patient diabétique est le plus vulnérable : il doit non seulement affronter le passage de la vie d'enfant à celle d'adulte mais aussi répondre aux exigences médicales lourdes de sa maladie. Entre novembre 2008 et juin 2009, une équipe de recherche va donner la parole à ces adolescents et leur famille sur leur santé, leur vie sociale, scolaire et familiale. L'étude ENTRED-Ado (1), coordonnée par l'Unité Inserm 690 "diabète de l'enfant et développement" sera basée sur un panel représentatif de 650 jeunes patients diabétiques de 11 à 18 ans sélectionnés par tirage au sort, en collaboration avec l'Institut de Veille Sanitaire et l'Assurance-maladie (2). L'état des lieux ainsi obtenu permettra d'évaluer la nécessité de renforcer l'accompagnement de ces patients durant leur adolescence.
    Les cas de diabète insulino-dépendant (type1) survenus avant l'âge de 15 ans ont augmenté au cours des dernières décennies - avec une incidence actuelle de 15 pour 100 000 - tandis que dans le même temps l'offre de soins en spécialistes pédiatriques hospitaliers s'est appauvrie en France, avec de fortes inégalités géographiques. S'ajoute à cela l'apparition des premiers cas de diabète de type 2 chez l'adolescent en France.
           
    La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis en 2007 des recommandations quant à la prise en charge spécifique du diabète de l'enfant et de l'adolescent, basée sur un suivi hospitalier en secteur pédiatrique spécialisé, en partenariat avec les médecins généralistes (3). On ne connaît pas toutefois la proportion d'adolescents qui échappent à ce parcours de soins et dont le diabète est potentiellement mal contrôlé.
                 
    L'adolescence constitue une période au cours de laquelle le patient est vulnérable et donc le plus enclin à échapper à un contrôle approprié de son diabète. Au-delà du passage parfois difficile de l'enfance à l'âge adulte, la croissance pubertaire rend plus difficile le traitement insulinique de substitution. C'est durant ces années que le risque de complications chroniques (rénales, rétiniennes et vasculaires) peut s'accroître et alourdir le poids de la maladie en termes de santé publique.
     
    Lancée en 2001, l'étude ENTRED a permis de décrire et d'évaluer l'état de santé et la prise en charge des adultes diabétiques.
               
    L'enquête ENTRED-Ado, menée par l'Unité Inserm 690 et dirigée par Claire Levy-Marchal, vise à apporter pour la première fois des données épidémiologiques sur la population adolescente française diabétique, en dehors du secteur hospitalier. Le questionnaire abordera au cours d'un entretien téléphonique la qualité de vie de l'adolescent, la prise en charge de son diabète et sa connaissance de la maladie, son comportement alimentaire ainsi que son insertion sociale, scolaire et familiale. Un questionnaire médical sera parallèlement envoyé au médecin traitant avec l'accord de l'adolescent, afin d'obtenir des informations relatives au traitement, au contrôle métabolique et aux éventuelles complications. Afin de distinguer les difficultés éventuelles inhérentes à l'adolescence et celles relatives à la prise en charge du diabète, les jeunes se verront proposer de diffuser le même questionnaire à plusieurs de leurs camarades de classe du même âge. Les premiers résultats seront obtenus fin 2010.

    "Nous avons souhaité donner la parole aux patients eux-mêmes ainsi qu'à leurs familles, en dehors de leur environnement de soins habituel, en espérant que cela remportera leur adhésion. Plus ils seront nombreux à répondre, plus la photographie des adolescents diabétiques en 2009 sera exacte. Nous pourrons ainsi proposer des mesures pour accompagner ces jeunes et éviter qu'ils mettent en danger leur santé pendant quelques années." précise Claire Levy-Marchal.

    Pour en savoir plus

    Prise en charge du diabète de type 1 chez l'enfant et l'adolescent.

    Guide patient de la HAS

    Surveillance épidémiologique du diabète de l'enfant. Rapport 2007 Inserm-InVS.
     
    Résumé du rapport 2007

      

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  •  

    DESORDRE OCULAIRE: DIABETE

    Le diabète sucré (mellitus) est la cause principale de perte de vision chez les personnes âgées. Il est estimé que 14 millions d'américains sont diabétiques, mais que seulement la moitié en est consciente. Ce chapitre présente les complications oculaires du diabète et leurs traitements.

     Le diabète sucré est une maladie grave qui n'est pas seulement typifiée par du sucre dans le sang. C'est également une maladie vasculaire des vaisseaux sanguins. Le diabète peut conduire à des complications à travers tout le corps, compris les vaisseaux sanguins, les reins, le cœur, le cerveau et les yeux. La rétine couvre la surface interne de l'œil et reçoit les impressions visuelles. Elle les traite et les envoie au cerveau via le nerf optique. L'irrigation sanguine est le fait d'une seule artère: l'artère rétinienne centrale, qui entre dans l'œil avec le nerf optique. Une fois dans l'œil, elle se divise en embranchements de plus en plus petits pour irriguer toute la rétine.

    La macula, zone spéciale de la rétine, est la vision centrale. Une petite zone de cette macula, appelée la fovéa, donne la vision la plus nette. L'œil est le seul endroit où on peut observer directement les vaisseaux sanguins. Un certain nombre de complications rétiniennes sont dû au diabète. Les facteurs de risque pour le développement de tels problèmes sont:

    •  La sévérité du diabète (qu'il soit contrôlé par de l'insuline ou non).

    • La compensation du diabète (un bon contrôle du sucre sanguin peut réduire le risque de complications rétiniennes).

    • La présence d'autres conditions comme l'augmentation de la pression sanguine et le cholestérol.

    •  La durée du diabète.

    • Les risques de complications rétiniennes sont proportionnels à la durée du diabète:

    • Après 5 ans de diabète insulino-dépendant, 25% des diabétiques ont une rétinopathie.

    • Après 10 ans, 60% ont une rétinophathie.

    • Après 15 ans de dépendance à l'insuline, 80% ont une rétinopathie, et 25% une rétinopathie sérieuse (une rétinopathie proliférante).

    Rétinopathie diabétique

    Ces complications peuvent affecter un œil ou les deux chez les diabétiques. A l'observation de la rétine, on constate des petites hémorragies dispersées sur la rétine, une irrégularité des vaisseaux sanguins et un léger blocage des vaisseaux. De petits gonflements des vaisseaux, appelés micro anévrismes, apparaissent comme de petits points rouges sur la rétine. Un liquide clair peut couler des vaisseaux dans la rétine. Si cela arrive, la rétine devient œdémateuse, des dépôts ou des éxudats se forment. Cet œdème peut diminuer la vision pour un temps suffisamment long.

    Une rétinopathie diabétique peut être présente sans que la personne soit au courant de son état diabétique. Une observation de la rétine lors d'un contrôle de routine peut dépister de tels cas.

     

    La rétinopathie diabétique seule diminue généralement peu la vision, mais peut indiquer que le diabète est
    entrain d'affecter le système vasculaire du corps entier. Les personnes atteintes de ces symptômes sont généralement examinées tous les 6 mois. 

    Une complication de la rétinopathie diabétique est l'œdème rétinien. L'œdème est une enflure de
    la rétine. La macula est la zone de la rétine qui donne la meilleure vision centrale. Dans l'œdème maculaire diabétique, du liquide s'écoule à partir des petits vaisseaux endommagés. Des micro anévrismes causent une enflure de la rétine dans la zone maculaire. La vision centrale risque alors
    être perdue. Beaucoup d'études ont été faites pour savoir quand l'œdème doit être
    traité. Il est parfois nécessaire de faire un test appelé 'angiographie fluorescéinique', qui permet de déterminer la source
     et l'étendue de l'œdème.

     
    Une complication encore plus grave est la rétinopathie proliférante diabétique. Heureusement, seule une petite partie de personnes diabétiques vont développer cette complication, et on peut la traiter. Les dommages aux vaisseaux sanguins empirent avec des hémorragies importantes, des vaisseaux anormaux,  et des zones de blocage dues au fluide s'écoulant dans la rétine. L'occlusion des vaisseaux peut être telle que la rétine produit un élément chimique qui stimule l'apparition de nouveaux vaisseaux (néo vascularisation). Cet élément chimique se répand à l'intérieur de l'œil, dans la gelée qui remplit l'œil (corps vitré). Il peut affecter plusieurs parties de l'œil.

    Ces nouveaux vaisseaux, qui se forment en réponse à cette molécule chimique, sont fragiles et prolifèrent en dehors de la rétine, dans la gelée de l'œil. Ils ont tendance à se déchirer, à saigner et à faire de fortes
    hémorragies à l'intérieur de l'œil. Ces hémorragies se cicatrisent, ce qui conduit au décollement de la rétine.
    Dans ce détachement, la rétine est tirée en avant de la paroi sous-jacente, par le tissu cicatriciel ou les
    vaisseaux sanguins.

    Cette complication du diabète demande un traitement plus énergique. Il est parfois nécessaire de faire une chirurgie intraoculaire en salle d'opération. Parfois, les vaisseaux sanguins peuvent bloquer l'irrigation
    sanguine de la zone qui s'occupe de la vision centrale, provoquant la perte de celle-ci.

    Le diagnostique de l'œil diabétique demande un examen de la rétine, sous dilatation de la pupille, à des
    intervalles réguliers. S'il n'existe pas de complications rétiniennes, un examen annuel est recommandé.
    Si des changements sur la rétine sont présents, un contrôle variant entre 6 mois et un an est recommandé.
    Dans les cas plus graves, un test plus régulier peut être nécessaire.

    L'angiographie fluorescéinique est un test. On introduit un produit de contraste, qui est photographié quand il passe dans les vaisseaux de la rétine. Pour ce test l'œil est dilaté et une photo initiale est prise. Puis le produit de contraste est injecté dans la veine du bras. Ceci est similaire à la prise de sang. Une fois le liquide injecté, l'aiguille est enlevée et les photos sont prises. Le produit de contraste atteint l'œil dans les secondes qui suivent. On prend une trentaine de photos entre les deux yeux pendant une période de dix minutes. Après développement du film, l'ophtalmologue étudie les résultats. On obtient alors des informations importantes sur les écoulements et les blocages, comme sur la présence de vaisseaux anormaux.

    Le traitement des maladies rétiniennes diabétiques Beaucoup de problèmes rétiniens sont traités au laser. Le laser fait un petit point de lumière sur la rétine, dans le but de fermer les vaisseaux qui saignent, et pour prévenir la formation des vaisseaux anormaux. Le laser est pratiqué en traitement ambulatoire. Il est seulement nécessaire de mettre des gouttes anesthésiantes. Le patient est assis devant l'instrument, le traitement dure généralement entre 5 à 20 minutes. Il est parfois nécessaire de faire plusieurs séances de traitement.

    Lors d'un œdème maculaire diabétique, le laser est utilisé pour fermer les vaisseaux qui perdent du liquide et qui font enfler dangereusement la rétine. Cette opération est appelée 'focale'
    ou 'photocoagulation'. Les études ont déterminé les situations où cette opération est indiquée.
    Elle conserve la vision au moins au point où elle était avant l'intervention.


    Pour la maladie diabétique rétinienne proliférante, il faut éliminer la molécule chimique qui provoque des vaisseaux anormaux. Le laser est utilisé pour cautériser les vaisseaux anormaux. Ces séances de laser peuvent être répétées plusieurs fois.


    Dans les cas de forte hémorragie dans l'œil, et s'il y a un début de décollement de la rétine,
    une microchirurgie appelée 'vitrectomie', est pratiquée par un spécialiste en salle d'opération.

    Si le sucre dans le sang devient élevé, la lentille de l'œil (le cristallin) peut être affectée.
    Le taux de sucre augmente dans les yeux et augmente la puissance optique du cristallin.
     Ceci produit un changement dans la correction optique en direction de la myopie.
    La vision devient floue de loin et une myopie se déclare sur les deux yeux.
    Le changement optique prendra jusqu'à six semaines pour revenir à la normale, après que
    le taux de sucre aura été diminué. Une personne devrait changer ses verres de lunette
    plusieurs fois durant cette période

    Cataracte

    Le diabète est un facteur aggravant pour la cataracte, qui est un brouillage de la lentille à l'intérieur de l'œil. Si cela arrive, la vision se trouble. Le port de lunettes n'y change rien. Parfois, la cataracte associée au diabète est plus rapide dans son développement. Elle donne des symptômes d'éblouissements importants. La cataracte peut être enlevée, mais il y aura toujours un risque de rétinopathie après l'extraction de la cataracte. La raison n'en est pas connue. La cataracte peut être enlevée pour examiner et traiter la rétine qui ne peut plus être vue par le médecin.

    Glaucome

    Le diabète peut augmenter le risque de glaucome, une maladie provoquée par une augmentation de la pression de l'œil. Elle endommage le nerf optique qui porte le signal visuel au cerveau. Une forme grave de glaucome est appelé 'glaucome néovasculaire'. Des vaisseaux anormaux commencent à proliférer sur l'iris dans la partie antérieure de l'intérieur de l'œil. Ceci peut arriver avec la rétinopathie proliférante. Si le laser n'est pas appliqué pour forcer les nouveaux vaisseaux à régresser, ils peuvent continuer à grossir et rapidement abîmer les canaux de drainage de l'humeur aqueuse. Une fois le drainage bloqué, la pression augmente rapidement, ce qui provoque une forme de glaucome très difficile à traiter.

    Un dépistage rapide des complications diabétiques est la clef pour le succès du traitement. La personne diabétique doit consulter pour tous changements dans sa vision, et effectuer des contrôles réguliers chez un ophtalmologue spécialiste du traitement des complications oculaires du diabète, et ceci dans les cas suivants:

    • Une personne avec un diagnostique récent du diabétique.

    • Si la rétine est libre de toute atteinte, les contrôles devraient être annuels.

    • Si la vision devient floue, ceci peut indiquer que le sucre dans le sang est élevé. Si la vision floue continue ou si des mouches volantes ou d'autres symptômes sont observés, les yeux doivent être réexaminés.

    • Avec une rétinopathie active, il faut contrôler les yeux tous les six mois à un an.

      http://www.perret-optic.ch/optometrie/pathologie_oculaire/patho_diabete/patho_diab1_f.htm#treat

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  • Les acrosyndromes vasculaires

    Sémiologie médicale

    CHU de Rennes, 2 rue Henri Le Guilloux, 35033 Rennes Cedex


    mis à jour le  19 février 2002



     

    « Acro » signifie extrémité donc les acrosyndromes sont l'ensemble des manifestations pouvant concerner les extrémités (surtout mains et pieds mais aussi le nez, les oreilles…). Le membre supérieur, et surtout la main, peuvent être un pôle symptomatique intéressant (modification de la trophicité des téguments..). Il est donc indispensable  de l'examiner. 

    Les acrosyndromes vasculaires sont définis comme l'ensemble des perturbations réversibles de la vasomotricité des extrémités (surtout la main) correspondant à des modifications de couleur et/ou chaleur des téguments.

    On différencie 2 types d'acrosyndromes vasculaires :

    • Paroxystiques :
    - le phénomène de Raynaud
    - l'érythermalgie

    Permanents :
    - acrocyanose
    - le livedo passif
    - acrocholose
    - les paumes rouges

    1. Vascularisation cutanée

    • Dans le derme : plexus capillaires superficiels disposés en mailles de filet à partir desquels montent verticalement des artérioles qui se coudent en capillaires au niveau des papilles dermiques. Ensuite il y a drainage par des veinules et formation de plexus veinulaires sous-papillaires.

    S’il y a vasodilatation au niveau des plexus veinulaires sous-papillaires, cela donne le livedo (avec un réseau bleuté en mailles de filet).

    S’il y a vasodilatation au niveau de l'ensemble des veinules : aspect beaucoup plus bleuté, plus homogène : c’est l'acrocyanose.

    La microcirculation cutanée correspond à des centaines de milliers d'unités fonctionnelles micro circulatoires constituée chacune d'une artériole afférente (sang oxygéné) et un compartiment veineux reliés :
    - soit par anastomose artério-veineuse,
    - soit par une méta artériole avec les glomérules de Masson (récepteurs du tonus sympathique) de laquelle naissent des centaines de capillaires.

    La couleur de la peau est sous la dépendance de la quantité de sang qui passe dans les capillaires (peau blanche : pas de sang; peau rouge : capillaire dilatés; peau bleue : veines dilatée).

    La chaleur de la peau est sous la dépendance de la quantité de sang qui passe dans tout le réseau.
    Seulement 15 à 20% du débit sanguin cutané passe dans les capillaires.

    • La régulation de ce système se fait à 2 niveaux :

    - système sympathique : sa stimulation entraîne une vasoconstriction artériolaire,

    - régulation vasculaire (médiée par des récepteurs situés en distalité) : la stimulation des récepteurs alpha entraîne une vasoconstriction et celle des récepteurs bêta entraÎne une vasodilatation.

    • Au niveau micro circulatoire, il existe 3 façons d'engendre des troubles :

    - mécanisme physique : hypodébit artériel qui entraÎne un refroidissement et un blanchissement de la main. Origine embolique le plus souvent.

    - variations du tonus sympathique : augmentation avec les bêta-bloquants (contre HTA) car il y a suppression de la régulation par les bêta-récepteurs donc il n'y a plus que de la vasoconstriction (phénomène de Raynaud peut être déclenché par augmentation du spasme).
    Le tonus sympathique peut être supprimé par sympathectomie (chirurgie), entraÎnant alors une vasodilatation artérielle.

    - troubles hémodynamiques (liquide plus visqueux) par excès de GR, GB ou plaquettes dans les syndromes myéloprolifératifs ou par excès de protéines plasmatiques.

    2. Le phénomène de Raynaud

    2.1.  Description

    C’est l'acrosyndrome le plus décrit en médecine.
    C’est un acrosyndrome vasculaire paroxystique.

    Défini comme un accès aigu ischémique réversible en quelques minutes, déclenché par le froid surtout et par les émotions.

    Comprend 3 phases :

    - phase syncopale : une phalange ou doigts blancs pendant quelques secondes ou minutes.
    - phase asphyxique : doigts bleus (stase veineuse).
    - phase hyperhémique : doigts rouges et douloureux.

    C’est un diagnostic clinique
    Les patients parlent de « doigts morts ».
    Ce syndrome est fréquent : 10% des femmes et 6% des hommes (3 femmes pour 2 hommes).

    Il est accompagné de :

    - douleurs pendant la phase blanche
    - paresthésies, engourdissements
    - brûlures pendant la troisième phase
    - grande inquiétude la première fois.

    2.2. Difficultés pour le diagnostic

    - C’est un diagnostic d'interrogatoire, or les patients sont parfois très imprécis,
    - Il existe des formes incomplètes, atypiques : forme cyanique pure (doigts bleus), absence de phase bleue et/ou rouge (dans 20% des cas),
    - association à une acrocyanose permanente.

    2.3. Diagnostic étiologique

    Questions à se poser :

    - forme primitive ? C’est alors la maladie de Raynaud : forme la plus fréquente, bénigne et familiale. Les artères digitales et la micro circulation distale sont normales. Il n'y a un vasospasme exagéré que lors d'une exposition au froid.

    - forme secondaire ? C est alors le syndrome de Raynaud qui est secondaire
    soit à une pathologie artérielle,
    soit à une modification du contenu,
    soit à une modification du tonus vasculaire.

    2.4. La maladie de Raynaud

    2.4.1. Généralités

    Représente la majorité des phénomènes de Raynaud (95% des cas).
    Elle est bénigne dans son expression et dans son évolution (ne se complique jamais).

    Les seuls problèmes engendrés sont le préjudice esthétique et la difficulté de plonger les mains dans un congélateur pendant les courses.

    Il n'y a pas de lésions organiques artérielles mais un vasospasme excessif lors de l'exposition au froid.

    2.4.2. Critères d'Allen et Brown +++

    Décrits en 1932 :

    - survenue paroxystique lors de l'exposition au froid ou lors d'émotions,
    - atteinte bilatérale et symétrique en général, au niveau des mains,
    - absence de troubles trophiques et de nécrose,
    - pouls radial et cubital présents,
    - pas de maladie générale sous-jacente,
    - recul évolutif de 2 ans.

    Depuis ces critères ont évolués :

    - recul évolutif de 6 à 8 ans,
    - antécédents familiaux : prédisposition familiale, sachant que ça touche surtout les jeunes filles longilignes avant 40 ans,
    - début avant 40 ans ++ (mais 27% des maladies de Raynaud débutent après 40 ans),
    - topographie +++ : les 3 doigts médians et surtout pas les pouces,
    - fille longiligne ou à l'occasion d'une perte de poids importante,
    - manoeuvre d'Allen normale : évaluation de la circulation au niveau de la main.

    Description de la manoeuvre d’Allen : compression des artères ulnaire et radiale, on demande au patient de faire des mouvements de doigts pour vider leurs veines, leur main devient alors toute blanche. Puis on lève une des deux compressions et on observe la recoloration : si pas de recoloration, l'artère est thrombosée; on teste aussi la perméabilité des artères palmaires : il y a thrombose si la paume homo latérale uniquement est recolorée; enfin, il y a thrombose d'une artère digitale lorsqu un seul doigt ne se recolore pas.

    2.5. Le syndrome de Raynaud

    2.5.1. Définition

    C est un phénomène de Raynaud qui est un symptôme d'une maladie générale ou loco-régionale sous-jacente.

    Il est secondaire :

    - soit à une atteinte de paroi artérielle : artérite,
    - soit modification du tonus vasculaire artériel,
    - soit modification du contenu (viscosité plasmatique ou sanguine).

    2.5.2. Etiologies

    • Modifications de la structure des parois :

    - maladies de système comme le Lupus
    - vascularites

    • Modifications du tonus :

    - médicaments comme les bêta-bloquants ou les dérivés de l'ergot de seigle (contre la migraine)
    - causes endocriniennes
    - hyperactivité sympathique comme dans le syndrome du canal carpien.

    • Hyper viscosité :

    - augmentation de la viscosité plasmatique
    - augmentation de la viscosité sanguine : syndromes myéloprolifératifs.

    2.5.3. Phénomène de Raynaud (PR) unilatéral

    Quasiment toujours secondaire (99% des cas).

    Cause locale ou régionale :

    - syndrome du canal carpien (compression du sympathique au niveau du poignet d'où un vasospasme distal) ou traversée thoracique (même principe).

    - maladie professionnelle :
    . liée aux vibrations quand utilisation d'un marteau-piqueur qui entraînent un vasospasme et parfois des artérites,
    . syndrome du marteau hypothénar (syndrome des carreleurs : anévrisme à l'origine de l'artère ulnaire ou cubitale).

    - cause embolique ou tumorale.

    2.5.4. Syndrome de Raynaud lié à une maladie générale

    - Survenue tardive, plus de 40 ans (suspect)
    - Topographie : les pouces sont touchés
    - Touche autant les hommes que les femmes
    - Troubles trophiques : nécroses pulpaires (petite zone noirâtre de l'extrémité à la pulpe du doigt, douloureux puis insensible, escarre qui ensuite tombe et cela laisse des cicatrices déprimées)
    - Absence d'un pouls, manoeuvre d'Allen anormale
    - Symptômes généraux associés.

    Diagnostic évident quand prise de médicament ou hémopathie connue.
    Sinon, recherche d'arguments cliniques évocateurs de maladie générale.
    Ensuite, intérêt de la capillaroscopie et de la biologie.

    2.5.4.1. Capillaroscopie

    Réalisée en routine, au microscope.
    Visualisation des anses capillaires parallèles au rebord unguéal. Normalement les anses sont fines, 10 à 15 par mm, il n'y a pas d'oedème ou d'hémorragie péri-capillaire. Elles sont le plus souvent rectilignes.

    Signes pathologiques pour le diagnostic des maladies de système : raréfaction capillaire et aspect anormal avec des méga capillaires (très dilatés, parfois visibles l’oeil nu).

    2.5.4.2. Biologie

    - Facteurs anti-nucléaires : marqueurs biologiques des maladies de système
    - Anticorps anti-centromères, anticorps anti-sc 170 : auto-anticorps de la sclérodermie
    - Eliminer une hyper viscosité ou une pathologie thyroïdienne

    => PR le plus souvent bénin, familial
    Moins de 5% des cas correspond à une maladie loco-régionale
    Syndrome de Raynaud lié à une maladie générale : grave le plus souvent

    Remarques :
    - Sclérodermie qui donne des atteintes de la peau, surtout visage : peau très infiltrée, très fibreuse, cireuse, pas de rides sur le front, commissures effacées et petits plis radiaires autour de la bouche avec une limitation de l'ouverture buccale.
    - Dermatomyosite : érythème, oedème, sur l'ensemble du corps. Mains : éruptions en bandes sur les articulations. Paupières rouges et oedèmaciées.
    - Lupus : éruption en forme de masque de loup sur le visage; anses capillaires très allongées.

    3. L’érythermalgie

    3.1. Définition et généralités

    Erythros : rouge
    Melos : extrémité
    Algos : douleur

    L’érythermalgie se constitue donc de douleurs des extrémités (surtout les pieds, le plus souvent de façon bilatérale et symétrique) à type de brûlures, par crises déclenchées par la chaleur et les pieds sont rouges.

    Elle s’oppose point par point au phénomène de Raynaud (il touche le plus souvent les mains, les doigts sont blancs et il est déclenché par l'exposition au froid).
    C est un phénomène relativement rare.

    Après avoir posé le diagnostic, une question doit obligatoirement être posée :

    - est-ce primitif ? Correspond alors à un trouble uniquement fonctionnel
    - est-ce secondaire à une prise médicamenteuse ou à une maladie.

    Quand l'érythermalgie est secondaire, il faut absolument penser à un syndrome myéloprolifératif +++.

    Remarque : Un syndrome myéloprolifératif est défini par une production trop importante de la moelle par rapport au nombre de cellules sanguines mortes; la conséquence de cela étant que le sang est alors très visqueux et passe beaucoup moins bien dans les petits vaisseaux.

    L’érythermalgie est constituée par une vasodilatation artériolaire très importante. Il y a donc une augmentation de la quantité de sang dans la micro circulation d'où une augmentation de la température cutanée (sensation de brûlure), ainsi qu’une augmentation de la quantité de sang dans les capillaires d'où une peau rouge et non plus rosée).

    Exemple : patiente se plaignait de douleurs, surtout la nuit, au point de se lever pour marcher et ainsi calmer ses douleurs. On pense alors à un stade 3 de l'artériopathie des membres inférieurs.
    Or, ici, les pouls passaient et à l'interrogatoire elle nous précise qu elle ne se lève pas pour marcher mais pour rechercher le frais! (carrelage, eau froide).

    Le froid entraînant une vasoconstriction diminue la quantité de sang et donc disparition des douleurs.
    Il faut donc faire attention, car trop souvent les patients sont étiquetés ´artériopathie des membres inférieurs.

    3.2. Diagnostic basé sur l'interrogatoire

    Pas besoin d'examen complémentaire.

    3.2.1. Critères majeurs

    - Crises paroxystiques (douleur non permanente)

    - Douleurs typiques (feu, brûlure, cuisson) qui peuvent être vraiment atroces (dans la littérature médicale on trouve des cas de suicide à cause de ces douleurs d'érythermalgie)

    - Rougeur des territoires, pieds le plus souvent gonflés et qui transpirent.

    3.2.2. Critères mineurs

    - Facteurs déclenchants  : chaleur, orthostatisme et exercice physique (dilatation car besoins en oxygène plus importants mais elle est trop importante et devient pathologique d'où des sensations de brûlures)

    - Soulagement : froid, repos et surélévation pour diminuer l'apport de sang en distalité (contrairement à l'artériopathie des membres inférieurs)

    - Augmentation de chaleur au niveau des extrémités

    - Sensibilité à l'aspirine (important car les patients ont recours à l'automédication).

    3.3. Diagnostics différentiels

    - Phase de réchauffement des engelures

    - Maladie des paumes rouges de Lane (érythème palmaire : pas chaud, pas douloureux, se voit dans yachtsmen… )

    - Acrocholose (neuropathie) : sensation de brûlure permanente au niveau des pied et coloration normale

    - Cellulite bactérienne : unilatérale le plus souvent

    - Algodystrophie : trouble de la régulation sympathique suite à un traumatisme mais douleur que quand on appuie dessus et la peau est froide

    - ARTERIOPATHIE : douleur car diminution de la perfusion donc moins de sang; ils se lèvent pour avoir du sang au niveau des pieds (inverse de l'érythermalgie)

    - Neuropathies

    - Acrodynies (mercure, arsenic) : disparues en France; existent encore au Japon (poissons intoxiqués) et dans les pays où il y a recherche d'or (car utilisation de mercure)

    3.4. Syndrome myéloprolifératif

    Donc pour une érythermalgie, il faut absolument :

    - palper la rate (pour éventuellement trouver une splénomégalie),

    - demander un hémogramme; certes, celui-ci sera normal dans 9 cas sur 10 car on est bien avant le début de la maladie donc il faut récupérer des hémogrammes antérieurs ou bien en faire 1 environ tous les 3 mois pour observer une éventuelle augmentation des GR, des GB ou des plaquettes. Attention, même si les chiffres sont toujours dans les normales, il faut se méfier de toute augmentation progressive.

    3.5. Autres causes

    - HTA, diabète

    - Insuffisance veineuse +++ : journée debout ou assis donc le retour veineux se fait mal, le sang stagne en distalité et il y a une petite hypoxie tissulaire locale. Quand se couche le soir, il y drainage et donc correction de cette hypoxie. Mais à un moment les tissus vont réclamer l'oxygène qui leur est dû et qu ils n'ont pas eu pendant la journée; ceci va se faire par une vasodilatation artériolaire et on obtient donc un tableau d'érythermalgie.
    Le traitement est ici la suppression de la stase sanguine par la marche ou des contensions élastiques.

    - Médicaments comme les inhibiteurs calciques.

    Pour conclure sur l'érythermalgie, n'oublions pas qu il s agit d'un diagnostic d'interrogatoire!!

    4. Les acrosyndromes permanents

    4.1. Acrocyanose

    Touche 15 % des jeunes femmes, le plus souvent longilignes et parfois à l'occasion d'une perte de poids.

    C est une dilatation majeure du secteur veinulaire d'où une stase dans ce secteur qui retentit en amont : stase dans les capillaires notamment (sang désaturé en oxygène) et gêne à l'écoulement. Il y a donc diminution de la quantité de sang qui arrive au niveau des téguments, les mains sont donc froides; le sang des capillaires qui est bien présent mais désaturé donne un aspect bleuté aux mains.

    Aspect plus ou moins bleu, plus ou moins foncé, mains plus ou moins moites, hyperthyroïdie associée, et recoloration lente.

    Il n'y a aucun bilan à faire dans l'immense majorité des cas! (sauf quand cela survient à l'âge adulte de façon brutale, mais c est très rare).

    Les problèmes engendrés sont les suivants :

    - préjudice esthétique
    - hyper sudation : avant on faisait une sympathectomie, maintenant on fait des séances de kiné (mains dans 2 bacs d'eau avec un courant galvanique).

    Le traitement est la protection contre le froid (ex : mettre ses mains chaudes dans des gants au préalable chauffés sur un radiateur).

    4.2. Acrorighose

    C’est une sensation permanente de froid, le plus souvent au niveau des pieds.
    Ne touche pratiquement que les femmes; très fréquent.
    Objectivement, les pieds sont un peu froids et un peu pâles.
    Il n'y a pas de bilan à faire; il faut juste vérifier les pouls.

    Pas vraiment expliqué… peut-être due à une modification du tonus circulatoire du fait de l'imprégnation hormonale.

    4.3. Acrocholose

    C’est une sensation permanente de brûlure mais sans modification de coloration.
    Souvent problème neurologique (polynévrite).

    4.4. Livedo

    Très fréquent. Cela correspond à une vasodilatation au niveau des plexus veinulaires sous papillaires; on a donc un aspect bleuté en mailles de filet.

    5. Conclusion

    Tous ces syndromes sont fréquents et le plus souvent non graves.
    Mais, en général, les patients sont très gênés.
    Une bonne analyse sémiologique est donc indispensable et les examens vasculaires et neurologique sont de la plus haute importance!!

    Retour en haut de page

    http://www.med.univ-rennes1.fr/resped/s/semio/semioacro/acrosyndromes.htm

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  • RTL +

    Lundi 17 novembre : le diabète

    le 14/11/2008 par Emmanuel Mestag - Catégorie(s) : Général.
    Ce lundi 17 novembre 2008, l’émission « RTL+ » parlera du diabète

    Le diabète touche aujourd’hui 500.000 personnes en Belgique.  Un chiffre qui pourrait encore progresser dans les années à venir.

    - Qu’est-ce que le diabète et quelles sont les différences entre les diabètes de type et 1 de type 2 ?
    - Quelles sont les complications liées au diabète ?
    - Comment expliquer la croissance continue du nombre de personnes souffrant de diabète ?
    - Quelles sont les contraintes du quotidien lorsque l’on souffre de diabète ?
    - Quelle est l’hygiène de vie à adopter pour ne pas devenir diabétique ?

      
    Les invités :
    - Docteur Jean-Claude Daubresse   Président de l’Association Belge du Diabète / Diabétologue au CHU de Charleroi
    - Pierre Scutenaire                             Personne diabétique / Président du conseil des patients

      
    L'émission sera présentée par Benoît Duthoo
    « RTL+ » c’est à 12h40 du lundi au vendredi sur RTL-TVI

    Questions, réactions et témoignages : 02/ 337 69 99
    Réactions par SMS : envoyez « RTL » suivi de votre message au 4343

    http://blog.rtlinfo.be/rtlplus/showpost/?postId=315&--Lundi+17+novembre+%3A+le+diab%C3%A8te
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  •  C'est aujourd'hui!
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        1. Suivez la campagne minute par minute
        2. Arrêtez-vous un moment pour réfléchir
        3. Quelques raisons pour lesquelles nous sommes là
        4. N'ignorez pas le diabète, il s'illumine de 900 feux
        5. Merci aux Partenaires Officiels de la Journée Mondiale du Diabète


      1. Suivez la campagne minute par minute
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      Vous pouvez suivre la campagne minute par minute sur http://www.worlddiabetesday.org. Les photos des différents événements à travers le monde sont postées dès qu'elles nous parviennent. Nous travaillerons sans relâche pour soutenir l'effort au niveau mondial et faire la différence pour le diabète. Où que vous vous trouviez, de Fiji au Canada, nous sommes prêts à mettre vos photos en ligne.

    Envoyez dès maintenant vos photos en haute résolution sur http://www.worlddiabetesday.org/flickr/submit?s=0fr. Plus vite nous recevons vos photos, plus vite elles seront disponibles pour la presse internationale et elles souligneront ce que vous avez fait pour célébrer cette journée.


      2. Arrêtez-vous un moment pour réfléchir
      -----------------------------------------------

      Quoi que vous fassiez pour la Journée Mondiale du Diabète, prenez quelques instants pour prendre connaissance des faits:

      >> Toutes les 10 secondes, une personne meurt des conséquences du diabète.

      >> Toutes les 10 secondes deux personnes développent le diabète.

      >> Plus de 250 millions de personnes sont atteintes de diabète dans le monde. En 2025, ce chiffre atteindra 380 millions.

      >> Plus de 500.000 enfants de moins de 15 ans sont atteints de diabète de type 1 dans le monde.

      >> Chaque jour, plus de 200 enfants développent le diabète de type 1.

      >> Dans les pays en voie de développement, près de 75.000 enfants atteints de diabète vivent dans des conditions désespérées.

      >> Le diabète de type 1 augmente plus rapidement chez les enfants en âge préscolaire, à un taux de 5% par an.

      >> On trouve des cas d'enfants de 8 ans atteints de diabète de type 2.

      >> Le diabète de type 2 touche les enfants tant dans les pays en voie de développement que dans les pays développés.


      3. Quelques raisons pour lesquelles nous sommes là
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      La Journée Mondiale du Diabète est une campagne tournée vers l'action dont le but est de soutenir les personnes touchées par le diabète à travers le monde. La campagne se base sur les problèmes que rencontrent les personnes atteintes de diabète et leur famille. Voici quelques-unes de leurs histoires. (Tous les noms ont été remplacés afin de protéger l'identité des personnes concernées. Si vous avez également une histoire à partager, n'hésitez pas à nous la faire parvenir à wdd@idf.org).


      >> L'histoire de Sachin

        Sachin est un jeune garçon de 13 ans, atteint de diabète de type 1 et de tuberculose pulmonaire. Son diabète n'est pas sous contrôle. La plupart du temps, son taux de sucre varie de 300 à 500 mg/dl (de 16.5 à 27.5 mmol/L). Il se lève plusieurs fois par nuits pour aller aux toilettes. Certaines nuits, il est en hypoglycémie, il en est terrifié.

        Sachin ne peut pas contrôler son taux de sucre. Son médecin n'a jamais traité de personnes atteintes de diabète. Le gouvernement de son pays n'a aucun plan pour subsidier l'insuline pour les enfants atteints de diabète de type 1. Les obstacles les plus importants que rencontrent Sachin et sa famille sont le coût des médicaments pour soigner sa tuberculose et le coût de l'insuline dont il a besoin pour survivre.


      >> L'histoire de Mollie

        Mollie est la mère de deux filles atteintes de diabète de type 1 (Rebecca, 13 ans et Rose, 5 ans). Pour Mollie et ses filles, le diabète est un défi quotidien.

        Le plus difficile pour Mollie, Rebecca and Rose, c'est l'école. Il n'y a pas d'infirmière dans l'école de ses filles et l'école ne peut laisser Rebecca et Rose faire leurs injections et tester leur taux de sucre. C'est pourquoi, Mollie a dû quitter son travail pour pouvoir rester à la maison afin de s'occuper de ses deux filles. Elle se rend à l'école de Rose (qui est à l'école gardienne) 3 à 4 fois par jour pour vérifier son taux de glycémie et lui donner son insuline. La mère de Mollie enseigne à l'école de Rebecca, ce qui lui évite de courir entre les deux écoles.


      >> Pablo

        En mars de cette année, Pablo découvrait les signes classiques de diabète. Il urinait fréquemment, avait souvent soif, était extrêmement fatigué, perdait du poids et éprouvait des difficultés à se concentrer.  Sa vision devenait trouble et il ne parvenait pas à venir à bout d'une infection à l'œil.

        Pablo ne pensait pas au diabète. Il ne connaissait pas les signes précurseurs et pensait que le diabète était plutôt un problème d'adultes. Mais sa santé se détériorait. Vivant seul et loin de sa famille, il n'avait aucun soutien. Ce jeune homme voyait son état se détériorer sans pouvoir y remédier.

        En avril, sa mère lui rendit visite et ils allèrent directement à l'hôpital le plus proche où les tests sanguins ont démontré un taux de glycémie dangereusement élevé. A ce stade, le jeune homme était si faible qu'il ne pouvait plus parler. Après quatre jours d'hospitalisation Pablo fut obligé de s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour afin d'éviter une mort certaine. Les conséquences financières de cette nouvelle furent dévastatrices. Cette visite à l'hôpital lui a sauvé la vie mais son avenir est incertain car il a dû arrêter ses études.


      >> L'histoire de Robert

        Un jour, Robert, jeune home atteint de diabète de type 1 eut un malaise en se rendant à l'université. Il se précipita à la cafétéria pour trouver du jus d'orange mais il était trop tard. Il s'évanouit, tomba sur la machine à jus d'orange et se coupa sérieusement dans sa chute.

        Robert repris connaissance lorsque la police arriva sur les lieux.  Pensant qu'il était soul, la police n'écouta pas ses demandes répétées pour obtenir du jus d'orange et le laissa par terre, en sang. Ils le relevèrent après avoir demandé son numéro de sécurité sociale et son adresse. L'hypoglycémie de Robert était très importante et il ne parvenait plus à se rappeler de son nom. Il pensait qu'il allait mourir s'il ne mangeait pas quelque chose de sucré et se mit à crier au milieu du réfectoire "J'AI BESOIN DE JUS! DONNEZ-MOI DU JUS!" Robert entendait en bruit de fond les gens murmurer "il est fou, pourquoi veut-il du jus?"


      4. N'ignorez pas le diabète, il s'illumine de 900 feux
      -----------------------------------------------

      Le diabète est resté trop longtemps dans l'ombre. Malgré l'énormité de la pandémie, le diabète est trop souvent négligé par les politiciens, mécompris par les médias et rejeté par les donateurs. La communauté mondiale du diabète refuse de laisser le monde ignorer le diabète. Aujourd'hui, les principaux acteurs de la communauté du diabète (les associations du diabète, parmi lesquelles plus de 200 sont membres de la FID, les personnes atteintes de diabète et leur famille, les bloggeurs spécialisés dans la lutte contre le diabète, les sympathisants à la cause, les Partenaires Officiels de la Journée Mondiale du Diabète et beaucoup d'autres) sont réunis pour mettre le diabète en lumière à travers le monde.

      C'est aujourd'hui le point culminant de tous ces efforts. Nous avons uni nos forces et 900 monuments s'illumineront pour célébrer cette journée. Profitez-en. Cette journée est la nôtre.

      La liste complète des monuments est sur notre site internet à http://www.worlddiabetesday.org/monuments?s=0fr.


      5. Merci aux Partenaires Officiels de la Journée Mondiale du Diabète
      -----------------------------------------------

      Nous voulons profiter de l'occasion pour remercier les Partenaires Officiels de la Journée Mondiale du Diabète pour leur formidable soutien à cette campagne. Nous les remercions également pour leur soutien au niveau national et régional.

      Les Partenaires Officiels de la Journée Mondiale du Diabète 2008 sont:

        AstraZeneca
        Boston Scientific
        Bristol Myers-Squibb
        Insulet Corporation
        LifeScan
        Lilly
        Medtronic
        Merck Sharp & Dohme
        Novo Nordisk
        Novartis
        Pfizer
        Takeda

      -----------------------------------------------

      Le prochain bulletin d'information sera envoyé dans 10 jours. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires et suggestions pour l'année prochaine. Nous vous souhaitons une bonne Journée Mondiale du Diabète et vous remercions d'avoir fait de la Journée Mondiale du Diabète 2008 un événement sans précédent.

      Bien à vous

      Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète.

    http://www.worlddiabetesday.org/

    http://www.worlddiabetesday.org/monuments?s=0fr
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  • MANNEKEN PIS

    s’associe à la JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE le 14/11 !

    Il fera pipi en bleu ce jour-là et recevra un nouveau costume de la Fédération Internationale du Diabète.

    Le nombre de places accordé pour l'ABD (comme pour les autres associations) est limité à 6, nous nous retrouverons devant l'Hôtel de Ville à 11h40 pour nous rendre ensuite à la statue de Manneken Pis.

    Le public est invité ensuite à midi au pied de sa statue (à l'angle de la rue de l'Etuve et de la rue du Chêne, près de la Grand Place) à le découvrir dans son nouveau costume !


    Le but de l’ initiative est d’attirer l’attention sur les signes précurseurs du diabète et d’encourager toutes les initiatives pour combattre le diabète des enfants.



                                                   

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  •  Dans 5 jours, la Journée Mondiale du Diabète!
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        1. Les Nations-Unis s'illuminent pour le diabète
        2. 628 illuminations et il reste 5 jours
        3. Les Amis de la Journée Mondiale du Diabète
        4. Plein feu sur la campagne
        5. Yahoo for Good soutient à nouveau la campagne
        6. Nous y sommes presque...


      1. Les Nations-Unis s'illuminent pour le diabète
      -----------------------------------------------

      La Fédération Internationale du Diabète est très fière de vous annoncer que les Nations Unies à New York s'illumineront de bleu pour marquer la Journée Mondiale du Diabète 2008.

      Il s'agit d'une première pour les Nations Unies. Alors que par le passé, l'organisation a déjà illuminé certains bureaux en particulier, comme par exemple à l'occasion de son anniversaire et 'I (coeur) NY', jamais les Nations Unies n'ont été illuminées pour une cause spécifique.

      La participation des Nations Unies à la campagne est appropriée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, sous l'impulsion de la campagne "unis pour le diabete" de la FID, la communauté mondiale du diabète s'est mobilisée pour obtenir une Résolution des Nations Unies qui fait de la Journée Mondiale du Diabète, le 14 novembre, une journée officielle des Nations Unies. Ensuite, un grand nombre d'organisations se sont mises ensemble afin de célébrer la Journée Mondiale du Diabète aux Nations-Unies. Et enfin, la couleur bleue du symbole mondial du diabete, le cercle bleu, est celle du drapeau des Nations Unies, le bleu du ciel qui nous unit tous.


      2. 628 illuminations et il reste 5 jours
      -----------------------------------------------

      Nous avons reçu  116 confirmations ces cinq derniers jours. Au moment de l'envoi de ce bulletin d'information, le nombre de bâtiments et de sites a atteint le chiffre incroyable de 628. Les nouveaux participants sont repris au bas de ce bulletin d'information et la liste complète peut être consultée sur http://www.worlddiabetesday.org/activities/wdd-monument-challenge-2008?s=5fr.


      3. Les Amis de la Journée Mondiale du Diabète
      -----------------------------------------------

      > La moto de la JMD au rallye de Dubai

        Youcef Cummings est revenu sain et sauf de son rallye du désert de Dubai.  Nous sommes ravis de vous informer qu'il a terminé la course sans égratignures.

        Youcef, sur la ligne de départ avec certains grands noms, roulait à plus de 160 km/h et a terminé 5ème de sa catégorie, et 13ème au classement général. Youcef court pour sensibiliser le public au diabète et pour récolter des fonds pour le programme Life for a Child de la FID (http://www.lifeforachild.org/fr). Avec de tels résultats Youcef, nous espérons que vous finirez au top 3 l'an prochain! Merci de votre soutien à la campagne de la Journée Mondiale du Diabète et aux enfants atteints de diabète!

      > La coccinelle de la JMD prête pour Baja 1000

        Et qu'en est-il de notre équipe Desert Dingo ? Termineront-ils le Baja 1000? Desert Dingo Racing est un groupe de professionnels de la Silicon Valley qui parcourt le désert au volant de leur VW Beetle de 1969. Certains membres de l'équipe ont des liens très personnels avec le diabète.  Pour en savoir plus sur cette équipe, connectez-vous sur http://www.desertdingo.com/team.html.

        La coccinelle aux couleurs de la JMD a pour but d'augmenter la sensibilisation du public au diabète et récolte des fonds pour le programme Life for a Child de la FID. Immédiatement après la Journée Mondiale du Diabète l'équipe entamera sa seconde course Baja 1000 en soutien au programme Life for a Child.

        Démarrée officiellement à Tijuana en 1967, la course Baja 1000 se déroule annuellement dans la péninsule mexicaine. Nous leur souhaitons bonne chance pour leur prochaine course. Vous pouvez les suivre sur http://www.desertdingo.com.


      4. Plein feu sur la campagne
      -----------------------------

      > CHTS a convaincu les maires de mettre le diabète en lumière

        Le Centro Hospitalar do Tâmega e Sousa (CHTS), qui comprend les hôpitaux de Penafiel et Amarante au Portugal, nous a informés qu'ils ont  convaincu les maires de 9 communes à s'engager pour la Journée Mondiale du Diabète.  Neuf hôtels de ville s'illumineront, et au total 16 bâtiments publics et écoles. Ces 9 communes représentent plus d'un demi million d'habitants.

      > La Suède s'implique dans la campagne contre l'acidocétose diabétique

        En Suède, le poster que nous avons préparé avec nos collègues de la International Society for Pediatric and Adolescent Diabetes (ISPAD) sera distribué à tous les médecins généralistes en coopération avec des organisations professionnelles. Ce poster sera également affiché dans les centres de santé pour les enfants et toutes les écoles d'infirmières le recevront également. Un communiqué de presse, repris par la plupart des journaux, a été publié afin de sensibiliser le public.

        Espérons que l'an prochain la Suède pourra nous indiquer l'impact qu'a eu cette campagne.

      > Le Salvador et la Journée Mondiale du Diabète

        L'association membre de la FID "Asociación Salvadoreña de Diabéticos" (ASADI) a mis sur pied un programme très complet pour la Journée Mondiale du Diabète en 2008. Avec le gouvernement, les professionnels de la santé, les agences internationales et les médias, l'organisation salvadorienne encourage les initiatives visant à réduire l'acidocétose diabétique chez les enfants lors du diagnostic et à promouvoir des choix de vie sains afin d'éviter le diabète de type 2 – objectifs qui soutiennent le thème de la campagne 2008 de la JMD.

        L'association prévoit entre autre une marche dans la capital San Salvador. Elle aboutira au Centre International de Conférence qui accueillera le 4ème congrès du diabète du pays. Les 2000 participants attendus pourront participer à toute une série d'activités en rapport à l'éducation au diabète et visiter la salle d'exposition où les partenaires de l'industrie partageront les dernières informations disponibles.

        Au même moment, ASADI illuminera les bureaux de sa maison-mère et de ses filiales pour mettre le diabète en lumière.

      > Une petite ville au plus profond de l'Australie met le diabète en lumière

        La petite ville reculée de Bourke, en Australie, a l'un des taux de prévalence les plus élevés du pays. La ville montrera son engagement dans la lutte contre l'épidémie de diabète. Bourke mettra l'accent sur les membres de la communauté indigène, qui ont 10 fois plus de risques de développer le diabète que d'autres membres de communautés non-indigènes.

        Les citoyens de Bourke distribueront des ampoules bleues aux habitants qu'ils pourront placer sur le perron de leur maison, ou devant leurs fenêtres. Ces lampes s'allumeront le 14 novembre comme un symbole d'unité dans la lutte mondiale contre le diabète.

        Ceci fut rendu possible grâce à des dons.  Merci à General Practice et à Macksville Mitre 10 hardware store! Cette générosité valait bien une mention spéciale.

        Bourke a l'intention de réitérer cette activité chaque année et espère pouvoir illuminer un de leurs monuments pour la Journée Mondiale de 2009.

      > l'AJD (Aide aux Jeunes Diabétiques) et ses clubs de familles se sont mobilisés pour lancer une campagne nationale de sensibilisation et d'illumination. A ce jour, ils ont obtenu plus de 30 illuminations, ils approchent les différentes mairies pour obtenir des messages de soutien. Le message nous recommandant d'être plus vigilant et plus à l'écoute du diabète pour l'avenir de nos enfants et des générations futures, passe de ville en ville.

        Le diabète de l'enfant est différent. Pour expliquer ce que vivent les enfants atteints de diabète, l'AJD vient de lancer son deuxième livre de témoignages. Après avoir donné la parole aux enfants (dans un livre qui montre qu'ils peuvent apprendre à bien gérer leur traitement) c'est au tour des parents de s'exprimer.

        Le jour où l'on annonce à des parents que leur enfant est atteint de diabète, tout s'arrête et tout commence, le passé cesse et l'avenir s'ébauche. L'enfant et ses parents devront tout réapprendre : le séjour à l'hôpital, le retour à la maison, les premiers jours à l'école, les premières vacances, les premières nuits chez les copains, les premiers oublis, les premières erreurs… il faut vivre les 4 saisons avec le diabète.

      > Sue se mobilise pour le diabète

        Sue Boutilier, de Nova Scotia au Canada, soutien le diabète sans relâche. L'an dernier, Sue a inauguré sa "Torche de la Résolution des Nations Unies" à New York lors des celebrations de la JMD. Cette année, Sue amènera sa torche dans la ville historique de Lunenburg, dans sa province natale de Nova Scotia. Lunenburg est un des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO.

        Sue a pu obtenir une proclamation de Lunenburg et nous en a fait parvenir une copie pour le livre de la Journée Mondiale (http://book.worlddiabetesday.org). Mais ce n'était pas suffisant pour elle. Elle a contacté d'autres personnes afin d'obtenir des proclamations et accomplira une marche personnelle de 5 kilomètres pour le diabète aux alentours de Lunenburg le matin du 14 novembre. Elle a enregistré cette « marche/course » dans le calendrier des activités de la JMD et essayera de nous envoyer des photos.

        Merci Sue, nous avons hâte de savoir comment cela se déroulera. Nous essayerons de deviner sur quel site de l'UNESCO vous serez l'an prochain.


      5. Yahoo for Good soutient à nouveau la campagne
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      Si vous vous souvenez, l'an dernier, la version espagnole de yahoo for good – Yahoo Solidario – soutenait la Journée Mondiale du Diabète en incluant des informations sur la campagne. Yahoo Solidario nous a confirmé leur participation cette année également. Voyez plutôt http://es.promotions.yahoo.com/forgood.

      'Yahoo! For Good' est un service en ligne de Yahoo. Il s'engage à faire la différence au niveau mondial en fournissant aux utilisateurs de Yahoo et à ses employés des services qui inspirent et ont un impact positif.

      Cette année, Yahoo for Good UK soutient également le diabète en incluant des informations sur leur page principale.  Merci Yahoo pour ce soutien! Allez sur http://uk.promotions.yahoo.com/yahoo-for-good.


      6. Nous y sommes presque...
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      Le prochain bulletin d'information sera envoyé le jour même. D'ici là, et quoi que vous organisiez (du barbecue pour récolter des fonds de 'Feral Catz' à Milwaukee (http://www.awakening-grace.com) aux formations de cercles bleus et lâchers de ballons au Brésil (http://www.diamundialdodiabetes.org.br), nous espérons que tout se passera pour le mieux afin de faire de la Journée Mondiale du Diabète un réel succès.


      Bien à vous

      Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète.

      Vous faites partie des quelques 10.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 14 novembre.




      Latest confirmed monuments
      Últimos monumentos confirmados
      Derniers monuments confirmés
      -----------------------------------------------

      513. La Loggia di Giulio Romano, Modena, Italy
      514. Monumento al General San Martín, Neuquén, Argentina
      515. La Legislatura Provincial de San Juan, Argentina
      516. Hospital Dr Arturo Zabala, Perico, Argentina
      517. Dr Basab's Diabetes Care Clinic, Agartala, Tripura, India
      518. Aspire Tower, Doha, Qatar
      519. Aspire Dome, Doha, Qatar
      520. Hôtel de Ville, Saint-Léger, Belgium
      521. Central Station, Linköping, Sweden
      522. Hospital Llano de Corrientes, Argentina
      523. Ajuntament Puicerdà, Puigcerdà, Spain
      524. Ajuntament Vic, Vic, Spain
      525. Sala Sant Domènes, La Seu d'Urgell, Spain
      526. Pinocchio, Boras, Sweden
      527. Sede Oficial ASADI, San Salvador, El Salvador
      528. Universidad Modelo en Mérida Yucatán, Mexico
      529. Municipalidad de Resistencia, Argentina
      530. Fontaine de la Rotonde, Aix-en-Provence, France
      531. RiverPlace Building, Greenville SC, USA
      532. Eco Vidal, Corrientes, Argentina
      533. Antigua casa, Mollet del Vallès, Spain
      534. Hospital de Niños San Jorge, San Juan, Puerto Rico
      535. Hospital Menonita, Cayey, Puerto Rico
      536. Canada Place, Vancouver, Canada
      537. Fountain in Heroes Square, George Town, Cayman Islands
      538. Sears Tower, Chicago, USA
      539. Ministerio de Salud Pública, Corrientes, Argentina
      540. Diversi/Uguali sculpture, San Marino
      541. Priori Palace,Viterbo, Lazio, Italy
      542. Palazzo Grifeo, Caltagirone, Catania, Sicily – Italy
      543. The Liverpool Playhouse, Liverpool, UK
      544. Plaza Olmos, Laborde, Cordoba, Argentina
      545. Torre de la Vela, La Alhambra, Granada, Spain
      546. La Fundación Fogón de los Arrieros, Resistencia, Argentina
      547. City Council Office in Przemysl, Poland
      548. Foreman's Office in Przemysl, Poland
      549. City Hall, Suwalki, Poland
      550. Soroka hospital, Beer Sheba, Israel
      551. Bayer Chemicals building, Ramat Hasharon, Israel
      552. Aviv tower, Ramat Gan, Israel
      553. Centro de Jubilados 17 de agosto, Corrientes, Argentina
      554. Centro de Jubilados personal del dragado y balizamiento, Corrientes, Argentina
      555. Centro de Atención Primaria de la Salud N° 2, Ministerio Salud Publica, Corrientes, Argentina
      556. Centro de Jubilados de Laguna Seca, Corrientes, Argentina
      557. La casa del excombatiente correntino en Malvinas, Corrientes, Argentina
      558. Centro de Atención Primaria de la Salud N° 9, Ministerio Salud Publica, Corrientes, Argentina
      559. Banaras Hindu University, Varanasi, Uttar Pradesh, India
      560. Ski Dubai building, Dubai, UAE
      561. Allianz Arena, Munich, Germany
      562. City Hall of Houyet, Belgium
      563. Amitabh Bachchan Sports Complex, Allahabad, Uttar Pradesh
      564. Patthar Girjaghar, Allahabad, Uttar Pradesh
      565. MNIB Building, St George's, Grenada
      566. Courts Grenada Ltd, St George's, Grenada
      567. La Porte Serpenoise, Metz, France
      568. Tower of London, London, UK
      569. Monumento al Campesino, San Bartolome, Lanzarote, Spain
      570. Edificio GEA , Córdoba, Argentina
      571. Policlínica GEA Pueyrredón, Córdoba, Argentina
      572. Policlínica GEA Colón, Cordoba, Argentina
      573. United Nations Building, New York, USA
      574. Ayuntamiento de Avià, Barcelona, Spain
      575. Johnson Street Bridge, Victoria, British Columbia, Canada
      576. Tampere Hall, Tampere, Finland
      577. Civic Park Fountain Promenade, Newcastle, Australia
      578. Benghazi Diabetes and Endocrinology Center building, Benghazi, Lybia
      579. Rampart Batterie Morlot, Laon, France
      580. Tours de la Cathédrale, Laon, France
      581. Mairie de Cozes, France
      582. Eglise de Cozes, France
      583. Viaduc de Morlaix, France
      584. Tour de la Place de l'Horloge, Nimes, France
      585. Mairie de Bruges, France
      586. Grand Place de Bruges, France
      587. Château de Bruges, France
      588. Stade de Bruges, France
      589. Mairie de Léognan, France
      590. Mairie de Gradignan, France
      591. Mairie d'Escource, France
      592. Médiathèque d'Escource, France
      593. Mairie de Gujan Mestras, France
      594. Mairie de Lanton, France
      595. Mairie d'Arès, France
      596. Abbaye Lapalus de Charlieu, France
      597. Mairie de Pouilly sous Charlieu, France
      598. Mairie de Mareuil la Motte, France
      599. Mairie de Pontpoint, France
      600. Marie de Ste Maxence, France
      601. Mairie de Verberie, France
      602. Mairie de Wittenheim, France
      603. Mairie d'Annecy, France
      604. Mairie de Roissy-en-Brie, France
      605. Eglise de Caromb, France
      606. Place de l'Olivier, Caromb, France
      607. Mairie de Fonsorbes, France
      608. Maison des jeunes, Pamandzi, Mayotte, France
      609. Eglise de Lavilledieu, France
      610. Château d'Aramont, Verberie, France
      611. Torre da Universidade de Coimbra, Portugal
      612. Paseo Héroes de Malvinas, Rio Cuarto, Argentina
      613. Monumento San Martín, Rio Cuarto, Argentina
      614. Vlaamse Diabetes Vereniging, Gent, Belgium
      615. K12 UZ Gent, Belgium
      616. Casa de Piedra, Cerro de Pasco, Peru
      617. Forum des Arts et de la Culture, Talence, France
      618. Torre de Hercules, Corruña, Spain
      619. Manitoba's Legislative Building, Manitoba, Canada
      620. Scotiabank Main Building, Santo Domingo, Dominican Republic
      621. Houses of Parliament, The Hague, Netherlands
      622. Palacio Municipal de Casilda, Argentina
      623. Edificio Gubernamental, Santiago del Estero, Argentina
      624. Palacio Municipal, Santiago del Estero, Argentina
      625. Fuente de la Plaza Libertad, Santiago del Estero
      626. Centre Culturel de Rouillac, France
      627. Mairie de St Quentin de Baron, France
      628. International Diabetes Federation Headquarters, Brussels, Belgium


    http://www.worlddiabetesday.org/activities/wdd-monument-challenge-2008?s=5en
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  • Combattre les idées reçues sur le diabète Journée Mondiale du Diabète
    (14 novembre 2008)

    La Journée Mondiale du Diabète, organisée par la Fédération Internationale du Diabète et soutenue par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lieu le 14 novembre. Tout comme l'édition 2007, celle-ci est consacrée aux enfants et adolescents diabétiques, dont le nombre est en augmentation, à l'instar de l'ensemble de la population.

    Le diabète chez les jeunes est un véritable fléau, encore trop méconnu du grand public. La Journée Mondiale entend donc informer sur cette pathologie. En marge de la Journée Mondiale se déroule du 14 au 16 novembre le Salon du diabète et de la nutrition à Paris, occasion de montrer le rôle déterminant de l'alimentation dans l'apparition du diabète de type 2.

    Le diabète des jeunes, une menace

    Chaque jour, plus de 200 enfants développent le diabète à travers le monde. Pour de nombreux enfants de pays en développement, l'avenir est sombre. Les deux principaux types de diabète sont en hausse chez les enfants et les adolescents.

    Les données récemment publiées dans le Diabetes Atlas suggèrent que plus de 70 000 enfants développent un diabète de type 1 chaque année et que 440 000 enfants de moins de 14 ans sont atteints de diabète de type 1 à l'échelle mondiale. "Chaque année, le diabète de type 1 est diagnostiqué chez 1 200 à 1 500 enfants de moins de 20 ans en France" indique le Pr Jean-Jacques Robert, chef du service diabétologie pédiatrique de l'hôpital Necker (Paris) et Président de l'Aide aux Jeunes Diabétiques.

    Parallèlement, le diabète de type 2 (la forme de la maladie en rapport avec l'obésité et le surpoids qui était auparavant très rare chez les enfants) progresse rapidement, notamment chez certains groupes ethniques. Dans certaines régions, le diabète de type 2 a rattrapé ou même dépassé le diabète de type 1 comme principale forme de diabète chez les jeunes. En 20 ans, le diabète de type 2 a doublé chez les enfants au Japon par exemple, où il est désormais plus courant que le diabète de type 1. Dans certaines régions des Etats-Unis, on estime que le diabète de type 2 représente près de 45 % des nouveaux cas de diabète chez les enfants. Or "un jeune qui développe un diabète entre 10 et 15 ans est menacé d'infarctus du myocarde à 25 ans" annonce le Pr Jean-Raymond Attali, endocrinologue-diabétologue à l'hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint Denis).

    Informer sur le diabète

    Encore trop d'idées reçues circulent encore au sujet des diabétiques. Une enquête Norvo Nordis/IFOP réalisée en octobre 2007 révélait que selon les jeunes diabétiques et les parents interrogés, l'information des Français en matière de diabète s'avère insuffisante à bien des égards. Ils confondent ainsi les deux types de diabète, type 1 et type 2. Les signes précurseurs évidents de la maladie tels qu'une fréquente envie d'uriner, une soif excessive, la perte de poids et la fatigue sont parfois ignorés et le diabète est confondu avec la grippe ou reste non diagnostiqué. Or, s'il n'est pas découvert assez tôt chez un enfant, le diabète peut être fatal ou entraîner des complications cérébrales importantes. La Journée Mondiale du Diabète a pour objectifs :

    • D'améliorer la sensibilisation aux premiers signes du diabète, en particulier dans les régions pauvre et les communautés défavorisées ;
    • D'encourager les initiatives visant à réduire l'incidence de l'acidocétose diabétique (coma diabétique) chez les enfants au moment du diagnostic et distribuer le matériel associé à ces initiatives. L'acidocétose diabétique est l'accumulation de substances toxiques, appelées corps cétoniques, qui rendent le sang trop acide ; une élévation de la concentration sanguine de corps cétoniques est facile à traiter, si elle est décelée et traitée sans délai ; cependant, si rien n'est fait, la personne peut finir par sombrer dans le coma et mourir ;
    • Promouvoir les styles de vie sains pour prévenir au mieux le diabète de type 2, notamment chez les plus jeune.

    A cette occasion, tests de dépistage gratuits, réunions d'information, ateliers et expositions sur le diabète sont organisés chaque année dans 150 pays à travers le monde.

    Le salon du diabète et de la nutrition

    En marge de cette Journée, L'Association française des Diabétiques (AFD) organise le Salon du Diabète et de la Nutrition. Version agrandie du Salon du diabète, ce rendez-vous est placé sous le slogan : "Oui à la qualité de vie!".

    Le rôle central de l'alimentation dans l'apparition de la maladie sera un des sujets majeurs de ce salon, qui vise à informer un public de plus en plus large sur le diabète. Entre 2008 et 2025, la part de diabétiques pourrait passer de 4 à 7 % en France. Le diabète de type 2, le plus fréquent, trouve parmi ses facteurs aggravants l'obésité et le surpoids.

    Or, plus de 40 % des Français sont en surpoids ou obèses. On voit bien l'importance de l'information sur la nutrition. Au programme de ce salon : conférences, ateliers, expositions, débats, un espace nutrition avec des entretiens individuels...

    Anne-Sophie Glover-Bondeau -  4 novembre 2008

    Salon du Diabète et de la Nutrition

    Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 novembre

    CNIT Paris La Défense

    Horaires : 9h30à 18h30 Manifestation gratuite, entrée libre

    Sources : Communiqué de presse, Novo Nordisk, octobre 2008, communiqué de presse Association Française des Diabétiques, août 2008, Fédération Internationale du Diabète

    www.afd.fr
    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/893-diabete-types-1-et-2-02.htm

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  • Santé et style de vie pour des personnes avec du diabète.
     

    Surveillance de la glycémie > Tester la glycémie sur l’avant-bras

    Grâce aux lecteurs OneTouch® Ultra® and OneTouch® UltraSmart® vous pouvez choisir l’endroit où tester votre glycémie — sur un doigt ou sur l’avant-bras*

    Quels sont les avantages du test sur l’avant-bras?*

    Le test est moins douloureux sur l’avant-bras**

    • L’avant-bras comportant moins de terminaisons nerveuses que les doigts, il est moins sensible
    • Le test sur l’avant-bras procure un répit à vos doigts sensibilisés par des prélèvements répétés

    La marche à suivre pour tester sur l’avant-bras est simple
    Le test sur l’avant-bras devrait être fait dans les conditions suivantes :

    • Avant un repas ou à jeun (plus de deux heures après le dernier repas)
    • Au moins deux heures après une injection d’insuline
    • Au moins deux heures après une activité physique
    • Si vous mesurez votre glycémie moins de deux heures après un repas, une dose d’insuline ou un exercice, vous devriez tester sur un doigt plutôt que sur l’avant-bras 

    Selon des études récentes, le résultat d’un test sur l’avant-bras peut être différent de celui d’un test sur un doigt si le sang est prélevé au moment d’une variation rapide de la glycémie, comme c’est le cas pendant les deux heures qui suivent un repas, une dose d’insuline ou une activité physique. 

    Comment tirer le meilleur parti du test sur l’avant-bras

    • Lisez « Renseignements importants au sujet du test sur l’avant-bras » et parlez-en avec votre médecin 
    • Testez sur un doigt si vous craignez normalement l’hypoglycémie (réaction à l’insuline)
    • Testez sur un doigt si vous pensez que votre glycémie est en train de changer rapidement
    • Testez sur un doigt si vous vérifiez systématiquement votre glycémie après les repas, l’injection d’une dose d’insuline ou une activité physique. Pour toute question, appelez-nous au 800 663-5521. 

    Renseignements importants au sujet du test sur l’avant-bras

    • Dans certaines conditions, un test sur l’avant-bras peut donner un résultat très différent de celui d’un test sur un doigt
    • Cela se produit généralement lorsque le taux de glycémie varie rapidement, comme c’est le cas après un repas, une injection d’insuline ou une activité physique
    • Lorsque la glycémie change rapidement, les échantillons de sang prélevés sur le bout d’un doigt reflètent les changements plus rapidement que ceux prélevés sur l’avant-bras
    • En cas de baisse rapide de la glycémie, un test sur un doigt peut identifier une hypoglycémie (taux insuffisant de glucose dans le sang) plus rapidement qu’un test sur l’avant-bras
    • Testez votre glycémie sur l’avant-bras uniquement avant ou au moins deux heures après les repas, l’administration d’insuline ou une activité physique
    • Si vous mesurez votre glycémie moins de deux heures après un repas, une injection d’insuline ou une activité physique, ou chaque fois que vous pensez que votre glycémie est en train de changer rapidement, faites-le au bout d’un doigt
    • Vous devriez tester votre glycémie sur un doigt chaque fois que vous êtes préoccupé par la possibilité d’une hypoglycémie (réactions à l’insuline), par exemple quand vous conduisez une voiture (surtout si vous ne présentez habituellement aucun symptôme annonciateur d’hypoglycémie), car le test sur l’avant-bras risquerait de ne pas détecter l’hypoglycémie 

    * Avant de commencer à tester votre glycémie sur l’avant-bras, lisez le manuel de l’utilisateur et parlez-en avec votre médecin.
    ** Lorsque le test est pratiqué au moyen du dispositif réglable de prélèvement sanguin OneTouch® UltraSoft® et des lancettes OneTouch®
    UltraSoft®
    .

    http://www.lifescan.ca/french/subsection.asp?sec=3&gr=2&ssec=8

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