• Juin 2008

    Nº736

     
    À la Une < Sciences et Avenir < «L'aubergine contre diabète et hypertension»
           

    Interview Kalidas Shetty

    «L'aubergine contre diabète et hypertension»

     


    Qu'est-ce qui vous a mis sur la piste de recherches sur l'aubergine ?
    L'aubergine est considérée comme un aliment santé : FAmerican Diabètes Association (ADA) la conseille aux diabétiques en raison de sa faible densité calorique et de sa teneur élevée en fibres. D'autres en font un aliment phare contre les maladies cardio-vasculaires. Mais ces recommandations ne reposaient sur aucune étude. Nous avons donc voulu mieux connaître ses effets physiologiques. Nous avons réalisé des extraits de plusieurs variétés d'aubergines riches en composés phénoliques, puis, in vitro, nous les avons mis au contact de différentes enzymes impliquées dans le métabolisme des glucides et dans la régulation de la pression artérielle.

    Qu'avez-vous découvert ?

    Que certains composés extraits des aubergines inhibent l'alpha-amylase pancréatique et l'alphaglucosidase, deux enzymes digestives qui dégradent l'amidon et le transforment en glucose. Elles ont donc un intérêt potentiel contre le diabète. L'inhibition de ces deux enzymes pourrait ralentir la digestion des glucides, diminuer leur absorption et limiter ainsi l'élévation du sucre sanguin après le repas.

    L'ADA avait donc raison de recommander l'aubergine aux diabétiques ?

    Oui. Précisons que les effets que nous avons mis en évidence se surajouteraient à ceux des fibres et à la faible teneur en calories. nous avons aussi découvert que les extraits a auDergine inhibent l'enzyme de conversion de l'angiotensine I (ECA) en angiotensine II, un puissant vasoconstricteur (lire Lexique). L'aubergine pourrait ainsi contribuer à diminuer l'hypertension artérielle.



    Ces recommandations sont-elles faites hors des Etats-Unis ?

    Elles le devraient, notamment en Inde, d'où je suis originaire, car ce pays connaît une «épidémie» de diabète. Les Indiens mangent de moins en moins de fruits et légumes et de plus en plus de produits raffinés. Or l'aubergine est un légume bon marché en Inde.

    Il faut préférer les aubergines à peau foncée
    VRAI L'aubergine a une peau riche en pigments appelés anthocyanes, surtout lorsqu'elle est foncée. L'un de ses composés, la namusine, protège in vitro contre le stress oxydant. Toujours in vitro, elle protégerait également l'organisme contre la prolifération anormale de vaisseaux sanguins impliquée dans le développement des tumeurs. Des chercheurs américains ont mis en évidence que les aubergines Black Magic possèdent trois fois plus d'anthocyanes que les autres variétés. L'aubergine est également riche en acides phénoliques, une autre classe d'antioxydants. Selon les résultats d'une autre étude, les teneurs en ces composés varieraient de 1 à 20 selon les variétés (1). Anthocyanes et acides phénoliques ont de multiples vertus antimicrobiennes, anticancéreuses et cardio-protectrices. Autant de bonnes raisons de consommer les aubergines avec leur peau.

    Dossier réalisé par Véronique Molénat


    (1) Whitaker BD, Stommel JR, «Distribution of hydroxycinnamic acid conjugates in fruit of commercial eggplant (Solarium melongena LJcultivars», JAgric FoodChem 2003 May 21;51(11) :3448-54.

    http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p736/articles/a375313-%C2%ABlaubergine_contre_diab%C3%A8te_et_hypertension%C2%BB.html
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  • FRUCTOSAMINE
    Intérêt du dosage dans le suivi d'un diabète

    Dans le suivi du diabète l'HbA1C reste la référence qui renseigne sur l'équilibre moyen des 4 à 6 semaines précédant le dosage.

    La fructosamine désigne l'ensemble des protéines glyquées présentes dans le sérum mais l'albumine glyquée représente 80 % de la fructosamine. mais le renouvellement des ces protéines est beaucoup plus rapide que le renouvellement de l'HbA1C.

    La fructosamine est un témoin du niveau moyen du glucose dans le sang au cours des deux-trois dernières semaines.

    Sa valeur normale est habituellement comprise entre 200 à 290 micromoles/l (ce n'est pas un pourcentage comme pour l'HbA1c).

    Comme la période sur laquelle elle donne des informations est beaucoup plus courte que celle de l'HbA1c, son utilisation est moins fréquente, sauf si justement on souhaite savoir rapidement dans quelle mesure un changement de traitement apporte une amélioration du contrôle glycémique.

    Elle peut aussi être intéressante chez les personnes ayant une anomalie de l'hémoglobine venant fausser le dosage de l'HbA1c.
    b Par contre, certaines maladies concernant les protéines du sang, ainsi que les hyper et hypothyroïdies non traitées, influencent le dosage indépendamment du diabète.

    EN PRATIQUE

    Le dosage de la fructosamine permet de juger l'équilibre glycémique passé à court terme (2 semaines) :

    Cette donnée a un intérêt certain dans 3 circonstances :
    • lorsque l'hémoglobine glycosylée est ininterprétable (anémie hémolytique, hémoglobinopathie) ;
    • lors de l'évaluation à court terme d'un changement thérapeutique.
    • au cours de la grossesse (?).
    http://www.esculape.com/biologie/fructosamine.html
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  •  
    Un diabétique sur la toit du monde

    Il s'agit du projet d'un sportif diabétique, qui s'est fixé comme objectif d'escalader un sommet de 8000 mètres en l'an 2004. Par amour pour la montagne, mais également pour se prouver à lui-même, ainsi qu'à tous les diabétiques, que la maladie n'est pas un obstacle infranchissable à la réalisation d'un rêve.
    La première étape - l'escalade du Mt McKinley (6193m) en Alaska - a été couronnée de succès au mois de mai de cette année.

    La première étape
    Le Mont McKinley et son ascension

    C'était le 09 mai de cette année, que je montais enfin à bord de l'avion à l'aéroport de Luxembourg, avion à destination d'Anchorage en Alaska en passant par Amsterdam et Minneapolis. Le voyage de 27 heures m'a semblé éternel. Pendant les vols, j'étais occupé à adapter ma glycémie par des injections répétées de faibles quantités d'insuline, afin de pouvoir compenser le décalage horaire de dix heures. En même temps, je pouvais constater que la tension et la nervosité interne des dernières semaines commençaient à diminuer.

    Après l'arrivée, je devais non seulement subir les effets du jetlag, mais j'avais également du mal à m'habituer au fait qu'à cette époque de l'année, en Alaska, il reste jour pendant la nuit.

    Pendant mon séjour de 2 jours à Anchorage, j'ai fait la connaissance des autres participants de l'expédition et de nos guides. Nous formions un groupe international avec un spectre d'âge assez large, allant de 25 à 69 ans ; faisaient partie de ce groupe, deux anglais, un australien, un espagnol vivant eu Venezuela, un américain, une femme médecin à Singapour et moi, le seul luxembourgeois.

    Nos guides étaient:
    Chris KERRICK, âgé de 32 ans de Tacoma-Washington ; ce chef d'expédition a vécu 4 succès d'escalade pour 6 essais sur le Mt. McKinley ou Denali.
    Ryan CAMPELL, également âgé de 32 ans, originaire de Juneau en Alaska, pour la troisième fois sur le Denali.
    Andy WISE, 27 ans, vivant à Conway-Washington, dont c'était la première expérience de guide sur le Denali.

    Lors de la première prise de contact, j'ai informé notre groupe sur mon diabète et spécialement sur les symptômes et le traitement à adopter en cas d'un malaise hypoglycémique de ma part.
    Suivait ensuite un contrôle rigoureux de notre matériel : il ne fallait rien laisser au hasard lors de l'ascension du Denali.

    Le lendemain, nous chargions la remorque d'un van gigantesque avec tout notre matériel: 5 tentes, dont une pour la cuisine, ravitaillement pour 26 jours, 10 paires de chaussures spéciales pour la neige, des cordes et le bagage personnel des dix participants de l'expédition. Nous quittions Anchorage, une parmi de nombreuses autres villes américaines, édifiée selon un plan rigoureux mais manquant totalement de charme, direction Talkeetna, porte donnant sur le parc national du Denali.

     

    Toute expédition doit obligatoirement être enregistrée officiellement auprès du "Parc Rangers Service", où nous étions également mis au courant des dispositions très strictes à respecter au niveau de l'environnement. Tous les déchets incombant pendant l'expédition doivent être ramenés et "exportés".
    Le camp de base et le camp 4 (Medical Camp) dispose de toilettes fixes, alors que pendant l'escalade proprement dite, nous devions emmener une toilette sous forme d'un saut, équipé d'une lunette et de sacs en plastique biodégradables. Il est autorisé de décharger ces sacs remplis dans des fontes des glaciers, marquées spécialement à cette fin.

    Il nous a fallu trois vols dans une machine à un moteur pour transporter notre groupe et tout son matériel au niveau du camp de base, situé au niveau du bras sud-est du glacier géant Kahiltna. Ce vol était à tel point fascinant, qu'il est difficile de trouver les mots appropriés pour le décrire.

    A un niveau de 2295m au-dessus du niveau de mer, nous avons dressé notre premier camp. Ce camp comprenait deux tentes pour trois personnes, deux tentes pour deux personnes, et une tente relativement confortable pour la cuisine ; cette dernière tente constituait le refuge pour se réchauffer lorsqu'on faisait la cuisine et était synonyme d'un excellent ravitaillement. Je partageais ma tente avec le médecin, Shani Tan.

    La stratégie de notre groupe, nommé "Mountain Trip 3 " était celui du "double carriage", ce qui signifie que nous déplacions notre camp en deux étapes. Le premier jour, nous transportions le ravitaillement et le matériel personnel, utilisé seulement ultérieurement, dans les sacs à dos ou, en début de l'expédition, par traîneaux jusqu'à un dépôt provisoire juste avant le prochain camp. Avant de redescendre, il fallait cacher tout le matériel sous la neige. Le deuxième jour, on démontait le reste du camp avant de le déménager. Cette stratégie a deux avantages : les charges à transporter sont moins lourdes (selon l'étape, de 25 à 35kg) et le fait de monter et de redescendre permet une adaptation progressive à la hauteur.

    La réalisation d'un bon équilibre glycémique ne s'avérait pas trop compliquée. Le soir, avant de me retirer dans mon sac de couchage, j'injectais mon insuline de base (NPH). Selon l'étape du jour suivant, j'injectais en principe la moitié ou un tiers de la dose utilisée dans des conditions normales. Pendant toute l'expédition, je n'ai utilisé qu'une seule fois de l'insuline à action rapide, à savoir pendant la descente.

    Le matin et le soir on avait droit à un repas chaud, alors que pendant les étapes je ne consommais presque que des glucides sous forme de sucreries (Bounty, Snickers, M&M's, Power-Gel, gommes, etc), ; à cause de l'effort physique journalier intense, je n'avais aucun problème d'utiliser complètement ces sucres rapides et ma glycémie, qui se situait en moyenne entre 80 et 120 mg/dl, n'est jamais montée au-dessus de 200 mg/dl.

    Jusqu'à l'arrivée au camp 4, le camp médical à 4320m d'altitude, nous avons respecté notre plan de temps. C'est ici, que j'ai rencontré Martine FARENZENA, l'alpiniste luxembourgeoise, qui a réussi à escalader le Mt McKinley, grâce à une performance remarquable, en seulement sept jours.

    C'est ici également, qu'ont commencé nos problèmes. Après avoir vaincu des passages difficiles comme, "Ski Hill", "Motocylce Hill" et "Windy Corner" sans problèmes, nous devions maintenant affronter la "Headwall" un mur en glace raide, équipé de points d'attache fixes.

    Au camp médical, on remarquait un changement de température. Jusqu'à présent, j'avais dû me protéger davantage contre le soleil intensif que contre le froid. Ma consommation journalière de liquides était de cinq à sept litres.

    Le matin, les températures se situaient aux alentours de -25°C, ce qui faisait que le rite matinal de quarante minutes, comprenant - s'habiller, faire les bagages, mettre l'équipement de sécurité, le harnais et les crampons - s'avérait être un exercice d'échauffement assez dur.

    Nous avons escaladé le "Headwall" une première fois, afin de créer un dépôt au niveau du "Washburn's Thomb" à 4990m. Lors de la descente, Shani a eu de sérieux problèmes, car elle avait peur de ce mur en glace très raide. Pendant la journée suivante, qui était en principe destinée au repos, un violent vent nous a surpris ; pendant sept heures, nous avons été occupé à réparer notre camp, sous un vent très fort et un froid glacial, afin d'éviter qu'il ne s'envole. En soirée, le vent s'est arrêté d'un instant à l'autre.

    Le mercredi 22 mai peut être considéré comme journée noire : on avait envisagé de gagner le camp à 5220m d'altitude, mais après avoir vaincu le fameux "Headwall", la tempête de vent a repris de plus belle, et continuer notre marche sur la crête exposée de la "West Buttress Route" aurait pu mettre notre vie en danger. Nos chefs d'expédition ont donc pris la décision de faire demi-tour.

    Lors de la descente, nous sommes retrouvés longtemps immobilisés dans les cordes fixes, étant donné qu'un des crampons de Shani a cassé. Ryan, qui était à la fin du groupe et, de ce fait, très exposé au vent, souffrait d'engelures au niveau des lèvres. Dans ces conditions, la descente devenait une torture, d'autant plus que le lacet de mon crampon s'était déchiré, de sorte que je devais également continuer avec un seul crampon.

    A l'arrivée au camp 4, nos anciennes places étaient occupées et nous avons été obligés de chercher et d'installer un nouvel emplacement. Ce travail nous ayant épuisé complètement, Chris prit la décision de nous accorder un jour de repos supplémentaire pour retrouver nos forces. En raison des ses engelures, Ryan était obligé d'abandonner et Shani avait pris la même décision lors de la descente du "Headwall" à cause de son crampon irréparable, ce qui n'était heureusement pas le cas pour le mien.

    2 jours d'après nous atteignions enfin le "High camp" à 5330m. L'ascension par "West Buttress Ridge" était techniquement très exigeante mais très spectaculaire. Sur un des côtés, on avait une vue presque infinie sur la steppe, alors que de l'autre côté on voyait le gigantesque glacier Kahiltna entre le mont Hunter et le mont Foraker. Etant bloqués par une équipe sud-coréenne lors de l'escalade dans les cordes fixes, nous étions les derniers à atteindre le camp en hauteur.
    A nouveau il n'y avait pas d'emplacement libre, ce qui signifiait bêcher la neige et scier des blocs de glace jusqu'à minuit, afin de construire un camp bien abrité. Le jour suivant était à nouveau un jour de repos.

    Le dimanche 26 mai, jour J, nous avons escaladé en deux groupes de quatre personnes, le "Denali Pass". Malgré un soleil brillant, un vent glacial nous faisait souffrir. Ramon Blanco, qui n'arrêtait pas de photographier, a dû payer par des engelures au niveau des mains, mais ce n'était pas la fin de l'histoire.

    A 16h15, nous arrivions au fameux "Football Field", et ce fut un choque pour moi. Sur des vues d'avion, on a en effet l'impression qu'il y a une montée continue depuis Football Field jusqu'au sommet, alors qu'en réalité, nous nous retrouvions à une hauteur de 5900m en face d'une crête de sommet raide de 300m de hauteur. Ma première réflexion fut: "Encore deux heures !". Mon moral était au plus bas et Dave Senior était à bout de ses forces. Il montrait les premiers symptômes de la maladie des hauteurs, était presque absent et ne se rendait même pas compte du fait que ses mains étaient gelées. Ses gourdes d'eau étaient également gelées, ce qui entraînait en plus une déshydratation. Le soleil était toujours présent, mais le vent était fatiguant. Vers 17h00 nous nous approchions de la crête, mais nous étions de plus en plus souvent obligés de faire de petites pauses.

    Mon corps ne voulait plus subir cet effort, mais j'avançais néanmoins, pas par pas. Après 75 minutes, nous avons atteint un petit plateau avant la crête du sommet, à 250m du sommet même. Cette crête constitue la partie la plus difficile de l'expédition. Quelques mètres en-dessous du sommet nous pouvions enfin déposer nos sacs à dos.

    Je pleurais avant même d'avoir atteint définitivement le sommet du Denali à 19h00. Je ne pouvais pas profiter tout de suite de cette vue formidable, car soudainement je me rendais compte que tous les espoirs, toute la pression accumulée en moi depuis longtemps, ne pesaient plus sur moi : j'avais enfin atteint mon but.

    C'est ensuite que j'ai pu admirer la vue fascinante sur l'Alasaka-Range et le glacier Kahiltna. Derrière le mont Frances se trouvait la piste d'atterrissage de l'avion, où notre expédition avait débuté 15 jours avant.

    Surpris au sommet, à une température de -35ºC, par un "White Out" (tempête de neige accompagnée de brume épaisse), la descente a pris un tournant dramatique. Au lieu du temps normal d'une heure et demie à deux heures pour rentrer au camp en hauteur, nous avons mis cinq heures à traverser ce blanc total.

    A 23h45, après presque quinze heures, j'atteignais enfin notre camp. Mon premier geste fut de faire un contrôle de ma glycémie : hypoglycémie avec une valeur de 30mg/dl !!

    Après avoir mangé une soupe aux nouilles, totalement épuisé, je gagnais mon sac à dos, sans avoir la force de réfléchir sur mon exploit réalisé.

    Au cours des deux jours suivants, nous sommes descendus avec tout notre matériel au camp de base, que nous avons quitté le 28 mai pour retrouver la civilisation.

    Je sais que j'étais au sommet du Denali, mais j'ai encore du mal à expliquer d'où j'ai pris la force mentale et physique pour y arriver.

    J'espère cependant avoir pu donner un bon exemple de quoi un diabétique peut être capable.

    Je veux profiter de l'occasion pour remercier tous ceux qui ont supporté et vont, j'espère, continuer à supporter le projet "Diabète 8000".

    Patrick Hoss

    Toutes les personnes intéressées peuvent continuer à soutenir le projet par leurs dons au CCP IBAN LU95 1111 0215 7238 0000 de l'ALD avec la mention "Diabète 8000"
     
    http://www.diabetes-sport.ch/Actuel/Alaska.php?MU=F@@1@@2
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  • Préparation de l'injection avec un stylo à insuline

    La préparation d'une injection avec un stylo à insuline dépend de chaque type de stylo, mais on peut donner des règles générales :

    • S'il s'agit d'insuline retard, retourner une dizaine de fois le stylo pour remettre en suspension le «produit retard». Ne pas agiter ni secouer brutalement le stylo. Ceci ne concerne pas la Lantus qui est un analogue lent dont l'effet retard n'est pas lié à la présence d'un «produit retard» en suspension dans le stylo.
    • Vissez une aiguille sur le stylo (il ne faut pas laisser une aiguille vissée sur le stylo depuis l'injection précédente).
    • Décapuchonnez l'aiguille et tournez le stylo pour placer l'aiguille vers le haut.
    • Purger le stylo en injectant quelques unités «dans le vide» de façon à faire sortir une éventuelle bulle d'air présente dans la cartouche. Recommencez la manoeuvre si une goutte d'insuline n'apparaît pas à l'extrémité de l'aiguille.

    Remarques :
    - Comme il n'y a pas d'air dans les cartouches pour stylos rechargeables, ni dans les stylos jetables, une petite bille de verre est ajoutée à l'insuline de façon à ce que son déplacement puisse remettre en suspension le «produit retard». Et pour que la bille se déplace, la meilleure solution est de saisir le stylo par une extrémité, puis de tourner alternativement et lentement une dizaine de fois le poignet (faire rouler le stylo entre les paumes des mains n'entraîne que des déplacements minimes de la bille, et ne remet donc pas bien en suspension le «produit retard»).
    - La purge du stylo doit être réalisée après la dizaine de retournements de stylo destinée à homogénéiser l'insuline retard.
    - Etant donné que pendant l'injection, le stylo est tenu de façon à ce que l'aiguille soit située plus bas que la cartouche d'insuline, on pourrait penser que la présence d'une bulle d'air dans la cartouche ne peut pas être gênante puisque la bulle ne risque pas d'être injectée sous la peau, car elle est située à l'opposé de l'aiguille et qu'il restera de l'insuline dans la cartouche après l'injection. En fait, la présence d'une bulle d'air conduit quand même à injecter une dose d'insuline plus faible que prévue, même si la bulle n'est pas injectée ! Ce phénomène est dû au fait que les gaz se laissent comprimer beaucoup plus facilement que les liquides : lorsque l'on appuie sur le piston, la bulle d'air, qui est comprimée, diminue transitoirement de taille, ce qui conduit à une dose d'insuline injectée plus faible que celle prévue. Bien entendu, après avoir appuyé sur le piston, la bulle d'air retrouve progressivement sa taille initiale, mais ce phénomène n'est pas rapide et conduit à ce que la totalité de la dose d'insuline n'est pas injectée si l'aiguille est retirée de la peau avant que la bulle d'air ait retrouvé son volume initial (par exemple, si la bulle mesure 200 microlitres et que l'injection est faite en 5 secondes, seulement 37 % de la dose d'insuline seront injectés, et il faut 15 secondes pour que 100 % de la dose soient injectés). Autrement dit, s'il y a une bulle d'air dans le stylo, la dose d'insuline injectée sera plus faible que pévue, et l'utilisation d'un stylo nécessite donc une purge systématique avant chaque injection.
    - Il est indispensable de ne pas laisser une aiguille vissée sur le stylo dans l'intervalle des injections :
    . D'une part, car cela favorise l'entrée de l'air dans le stylo. Un stylo, c'est fait pour être transporté avec soi, et cela soumet l'insuline à des variations de température : la chaleur existant dans une poche de veste ou de chemise dilate l'insuline, ce qui fait sortir un peu d'insuline, tandis que le refroissement (veste accrochée à un ceintre par exemple) provoque la rétraction de l'insuline, ce qui fait entrer de l'air dans le stylo. De plus, lorsqu'un stylo est porté pendant une journée, les mouvements et secousses auxquels il est soumis conduit à faire sortir un peu d'insuline, qui est remplacée par de l'air.
    . D'autre part, car l'insuline risque de cristalliser à l'intérieur de l'aiguille et boucher totalement ou partiellement l'aiguille. Si l'aiguille est complètement bouchée, il faudra de toute façon changer d'aiguille. Si l'aiguille n'est que partiellement bouchée, le flux d'insuline sera réduit lorsque l'on appuiera sur le piston, avec pour conséquence une dose d'insuline injectée moindre que prévue, si le temps pendant lequel l'aiguille est laissée sous la peau n'est pas allongé.

    Avec certains stylos il n'est pas possible de sélectionner un nombre d'unités supérieur à celui restant dans le stylo, et on est ainsi averti de la nécessité de devoir se piquer deux fois pour s'injecter la totalité de la dose, sauf si on change de cartouche avant de commencer l'injection. Avec d'autres stylos, cette information n'est pas fournie sauf si on prend soin de vérifier visuellement qu'il reste suffisamment d'insuline dans le stylo.

     

    Visser une aiguille avant chaque injection


    Purger avant chaque injection


    Retirer l'aiguille après chaque injection


    Injection de l'insuline

    • Passez un un coton imbibé d'alcool sur la zone où vous allez faire l'injection. Ceci peut se faire d'une seule main, sans lâcher la seringue ou le stylo.

    Remarques :
    - Il est illusoire de penser que l'alcool détruit rapidement les microbes présents sur la peau lorsqu'on y passe un coton imbibé d'alcool. Il faut au moins une quinzaine de secondes pour que les microbes les plus fragiles soient détruits, et davantage de temps pour les microbes plus résistants. Le passage d'un coton imbibé d'alcool permet de nettoyer la peau en enlevant la fine pellicule grasse qui la recouvre, ainsi que les microbes qui s'y trouvent, mais il ne s'agit pas d'une désinfection. Si la peau vient d'être nettoyée, après un bain ou une douche par exemple, il n'est même pas utile d'y passer un coton imbibé d'alcool avant de faire l'injection.
    - L'utilisation d'éther aboutirait au même «nettoyage» que l'utilisation pendant quelques secondes d'un coton imbibé d'alcool. Par contre, l'éther dessèche beaucoup la peau et dégage une odeur.

    • Enfoncez l'aiguille rapidement et en totalité, à 90° ou à 45°, et dans un pli de peau ou sans former un pli de peau, selon la technique d'injection que vous avez choisie.

    Remarques :
    - L'aiguille doit être enfoncée d'un geste vif, sans hésitation, jusqu'à la garde de l'aiguille.
    - Si toute l'aiguille n'est pas enfoncée sous la peau, l'insuline ne sera pas à une profondeur suffisante, ce qui entraînera une libération plus lente, partielle et variable de l'insuline, qui sera un facteur d'instabilité glycémique. D'autre part, une injection superficielle est plus douloureuse qu'une injection à profondeur normale.
    - Un truc pour vaincre l'appréhension des premières injections : Avant de faire l'injection, pincez la peau jusqu'à ressentir un début de douleur. Relâchez ensuite la peau, et attendez une ou deux secondes avant de reformer un pli et d'enfoncer l'aiguille. L'injection sera alors totalement indolore.

    • Après avoir poussé le piston de la seringue ou du stylo, il est important d'attendre au moins cinq secondes avant de retirer l'aiguille, afin que l'insuline placée sous la peau «trouve sa place» et ne ressorte pas en partie par le point d'injection lorsque vous aurez retiré l'aiguille.

    • Si vous avez formé un pli de peau avant d'enfoncer l'aiguille, ce pli doit être maintenu pendant l'injection, pendant l'attente nécessaire qui suit l'injection, et pendant le retrait de l'aiguille (le pli formé avant d'enfoncer l'aiguille ne doit être lâché qu'après avoir retiré l'aiguille de la peau).

    • La seringue doit être retirée d'un geste vif (un retrait lent favoriserait la sortie de l'insuline par le point d'injection).

    • L'endroit où a été injectée l'insuline ne doit pas présenter de bosselures, sinon c'est que l'injection a été trop superficielle.

    • Passez le coton imbibé d'alcool sur le point d'injection, mais ne massez pas la zone d'injection, sinon la libération de l'insuline serait plus rapide et variable selon les jours (il ne faut pas non plus masser la peau avant l'injection).

    • Si une certaine quantité d'insuline a été perdue au moment de l'injection (aiguille qui est sortie de la peau car l'injection a été faite en tirant sur le corps de la seringue plus qu'en appuyant sur le piston, ou désadaptation de l'aiguille d'une seringue dont l'aiguille n'est pas sertie) il ne faut pas refaire d'injection car on ne sait pas précisément quelle quantité d'insuline a été perdue. Il faut noter cet incident dans son carnet d'autocontrôle et adapter des doses d'insuline suivantes en conséquence.

    • Il reste ensuite à conditionner la seringue pour que l'aiguille ne risque pas de vous blesser, ou de blesser quelqu'un. Pour cela, on peut :
    - soit plier l'aiguille à sa base en prenant appui sur un plan dur, et si possible coiffer l'aiguille pliée avec le capuchon qui protégeait le piston de la seringue (si la seringue est vendue avec un capuchon au niveau de son piston),
    - soit sectionner l'aiguille à sa base avec un coupe-aiguille prévu pour cela, et récupérant les aiguilles dans un petit réceptacle (B-D Safe-Clip par exemple) ; il existe aussi de petits appareils alimentés par piles (Desintegrator Plus) destinés à faire fondre l'extrémité de l'aiguille pour la réduire à la taille d'une petite bille métallique mais le coût de ces appareils est prohibitif pour le service rendu.

    • Mais dans tous les cas, les seringues usagées, les aiguilles pour stylos, ainsi que les lancettes utilisées pour le prélèvement capillaire, ne doivent pas être simplement jetés dans votre poubelle. Vous devez les placer :
    - soit dans une bouteille vide, en matière plastique (de préférence à paroi épaisse, type Vichy ou Badoit, ou épaisse et opaque type Pepsi Light Twist) munie d'un bouchon à vis, qui est utilisée jusqu'à ce qu'elle soit remplie, puis que vous fermez avec son bouchon à vis,
    - soit dans un container prévu pour recueillir les déchets médicaux (containers fournis par certains laboratoires pharmaceutiques, par certaines sociétés qui traitent les ordures ménagères, par les déchetteries de certaines communes, ou par votre association de diabétiques).

    • La bouteille en matière plastique, ou le container, ne doivent en principe pas être placés dans votre poubelle, mais être amenés dans un lieu de traitement des déchets médicaux ou être remis à un service de collecte d'aiguilles. Malheureusement, ce que prévoit la loi ne peut que très rarement être appliqué faute de services communaux acceptant ce type de déchets.

    Une ou plusieurs erreurs de technique dans l'injection de l'insuline peuvent être à l'origine d'une instabilité glycémique

    Les flacons et stylos d'insuline retard doivent être retournés une dizaine de fois avant d'être
     utilisés

    Même heure => même
     zone
    Même zone => même
     technique
    Rotation dans une même
     zone

    Il faut avoir chaque fois une technique impeccable si on veut contrôler au mieux son
     diabète


    http://www.diabsurf.com/diabete/FIntro.php
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  • Le Groupe des Personnes Diabétiques de Bruxelles
    vous informe que
    le jeudi 2 octobtre 2008 à 14h30
    aura lieu une conférence sur les édulcolorants
    animée par Absolonne Jacqueline  diététicienne

    à
    l'Association Belge du Diabète 

    Pl. Homère Goossens 1 – 1180 Bruxelles

    Tél. 02/374 31 95 – Fax : 02/374 81 74

    e-mail : abd.diabete@skynet.be

    site :

    www.diabete-abd.be 
     www.conseildespatients-abd.org/

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  • http://www.alfediam.org

    Site de l'Association de langue Française pour l'étude du diabète et des maladies métaboliques. Une référence pour les médecins diabétologues. Contient un carrefour qui présente de nombreux liens avec d'autres sites traitant du diabète et des informations destinées aux patients.


    http://www.diabcare.asso.fr/default.htm
    Site consacré au programme international qui constitue le module d'évaluation de la déclaration de St-Vincent initiée par l'OMS. Plutôt à usage médical.


    http://www.oms.ch
    Site suisse de l'organisation mondiale de la santé (OMS) Aussi en espagnol.


    http://www.diabetes.ca
    Site de l'Association canadienne des diabétiques. Un modèle de site fédérateur qui regroupe toutes les associations, les centres d'enseignement, les hôpitaux, etc.. Des milliers de pages à disposition des diabétiques du Canada qui en ont fait leur principal lieu d'information. Partie française en préparation.


    http://www.diabete.qc.ca
    Site de l'association des diabétiques du Québec. Beaucoup de pages d'informations sur le diabète et son traitement.

    http://www.zoomdiabete.com
    Site en français à l'usage des diabétiques

    http://www.actiond.ch
    Ce site vous indique comment promouvoir votre santé. Il s'adresse à tous ceux qui veulent entreprendre quelque chose pour leur santé.

    http://www.prevention.ch
    Vous trouvez sur ce site toute une série de liens qui vous dirigent sur des pages intéressantes touchant la santé publique. Il y a aussi un agenda de manifestions.

    http://www.geneve-diabete.ch
    Le site de l'association genevoise du diabète.

    http://drsamuel.cyberquebec.com
    Site où l'on peut télécharger un livre expliquant le diabète aux enfants. 

     http://www.associationdudiabete.ch
    Site officiel de l'association suisse du diabète. Vous y trouvez des liens qui vous amènent aux pages des associations cantonales.

    http://www.diabetes-sport.ch
    Site consacré à la pratique du sport chez le diabétique. En plus des nouveautés et liens, vous trouvez toutes les informations sur le congrès international DESA 2002.

    http://www.svde-asdd.ch
    Site de l'association suisse des diététiciennes et diététiciens diplômés. Vous trouvez toutes les informations nécessaires sur les activités et buts de l'association.

    http://www.caducee.com
    La santé sur internet avec des informations récentes sur certaines pathologies.


    http://www.multimania.com/diabsurf
    Site sur le diabète mis en place par un diabétologue. Contient énormément d'informations sur le diabète, son traitement.


    http://diabsurf.free.fr
    Site miroir du précédent.


    http://www.mondiabete.net
    Site francophone réalisé par des diabétologues français. De nombreux conseils pratiques sur l'alimentation , les voyages , l'insuline etc... Petite BD animée pour les enfants qui explique ce qu'est le diabète insulino-dépendant. Forum de discussion. Question au médecin possible. Nombreux liens francophones et liens et adresses des associations françaises du s'occupant des diabétiques.


    http://www.chbc.qc.ca
    Site canadien destinés aux diabétiques. Propose de nombreuses informations théoriques et pratiques sur la maladie. Donne accès à des groupes de discussion.


    http://www.guideap.com
    Site consacré à l'activité physique. Site interactifs pour diabétiques qui veulent bouger.


    http://www.hc-sc.gc.ca
    Site canadien destiné aux patients à travers des rubriques très claires et didactiques.

    http://www.avsd.ch/liens/diabeteFRA.php


    Home > Album photos
    http://www.avsd.ch/AlbumAVsD/nailer.php
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  • La Journée Mondiale du Diabète, c'est dans cinquante jours! =========================================================== 1. Le compte à rebours a commencé: il ne reste que 50 jours! 2. Dernières nouvelles 3. Comment mettrez-vous le diabète en lumière? 4. Les Amis de la Journée Mondiale du Diabète 5. Plein feu sur les Associations : le Brésil 6. Passez commande dès à présent et recevez votre matériel à temps. 1. Le compte à rebours a commencé: il ne reste que 50 jours! ------------------------------------------------------------- Nous sommes le 25 septembre et il ne reste que 50 jours avant la Journée Mondiale du Diabète. Il est temps de finaliser les plans. Ensemble nous pouvons créer la sensibilisation nécessaire pour que le diabète soit à l'ordre du jour des soins de santé au niveau mondial. Arrêtons-nous un instant sur cette journée. La Journée Mondiale du Diabète est célébrée chaque année le 14 novembre – date qui marque l'anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, est à l'origine de la découverte de l'insuline. Lancée en 1991, la Journée Mondiale est une initiative de la Fédération Internationale du Diabète et de l'Organisation Mondiale de la Santé. Le 20 décembre 2006, la Résolution 61/225 des Nations Unies faisait de la Journée Mondiale du Diabète une Journée Officielle des Nations Unies, et cela à compter de 2007. La campagne de la Journée Mondiale du Diabète, qui rassemble la communauté internationale du diabète, est le porte parole de la sensibilisation à la problématique du diabète au niveau mondial. Le thème de la Journée Mondiale du Diabète de cette année est le diabète chez les enfants et les adolescents. 2. Dernières nouvelles ---------------------- Grâce au Japon, nous avons dépassé le cap des 100! Nous venons juste de recevoir des nouvelles incroyables du Japon. La Japanese Association for Diabetes Education and Care vient de nous confirmer que plus de 30 bâtiments au Japon prendront part à la campagne d'illuminations. Nous avons dès lors dépassé le cap des 100 monuments. A seulement 50 jours de la Journée Mondiale, c'est un grand pas en avant pour la campagne. Les Merveilles du Monde s'associent à la campagne Les Pyramides et le Sphinx à Gizeh en Egypte font partie des monuments symboliques du Monde Antique. Ils s'illumineront pour la Journée Mondiale du Diabète de 2008. La Grande Pyramide est la dernière des Sept Merveilles du Monde toujours en état. L'Egypte a naturellement une place importante dans l'histoire du diabète: la trace de diabète la plus ancienne se retrouve sur un papyrus égyptien de la 3ème dynastie rédigé par le médecin Hesy-Ra, qui décrivait l'envie fréquente d'uriner comme un symptôme. Le site internet de Life for a Child est trilingue Un des objectifs de la Journée Mondiale est d'augmenter le nombre d'enfants soutenus par le programme Life for a Child de la Fédération Internationale du Diabète. Nous avons le plaisir de vous annoncer que le site internet de Life for a Child est à présent disponible en anglais, français et espagnol. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site à l'adresse http://www.lifeforachild.org/fr. 3. Comment mettrez-vous le diabète en lumière? ---------------------------------------------- Cette année, les célébrations tant publiques qu'individuelles aideront à mettre le diabète en lumière. Faites-nous part de vos activités en les enregistrant sur le calendrier des événements de la Journée Mondiale du Diabète: http://www.worlddiabetesday.org/add-activity?s=50fr. > Proclamations: Une autre façon de mettre le diabète en lumière est d'obtenir une proclamation signée par un élu local. Un guide est à votre disposition et comprend des modèles de proclamations et de lettres de demande. Vous pouvez les télécharger à l'adresse suivante: http://www.worlddiabetesday.org/proclamations?s=50fr. > La campagne d'illuminations: Vous pouvez également faire illuminer un monument en bleu le 14 novembre. Au bas de ce bulletin d'information vous trouverez la liste des nouveaux participants au défi 2008. Vous pouvez également visualiser sur une carte tous les monuments confirmés : http://www.worlddiabetesday.org/monuments?s=50es. Un guide des illuminations est à votre disposition en français, anglais et espagnol sur http://www.worlddiabetesday.org/monument-challenge?s=50es. > Activités organisées par la Communauté: Pourquoi ne pas organiser un événement au sein de votre communauté? Tout le monde peut participer à la Journée Mondiale du Diabète. Sur http://www.worlddiabetesday.org/activities?s=50es n'hésitez pas à vous inspirer des activités déjà organisées. Les marches, balades à vélo, événements comprenant des célébrités, conférences de presse, dépistages et formations de cercles bleus ne sont que quelques exemples de participation. > La bougie virtuelle: Et n'oubliez pas que même si vous n'avez pas beaucoup de temps, un simple clic suffit pour participer à la campagne. Allumez la bougie virtuelle sur le site http://www.worlddiabetesday.org/virtualcandle?s=50es! Nous invitons les webmasters à suivre le même lien s'ils souhaitent placer la bougie virtuelle sur leur site. 4. Les Amis de la Journée Mondiale du Diabète ---------------------------------------------- Les nouveaux Amis de ce mois: > Lemonade Life Lemonade Life est le blog d'Allison, 23 ans, atteinte de diabète de type 1. Son blog décrit son parcours, comment elle équilibre sa vie privée, sa vie professionnelle et son diabète. Allison est la fondatrice de DiabetesTeenTalk.com et elle a inspiré des centaines de familles et d'adolescents pendant ses 15 ans de vie avec le diabète. Pour en savoir plus, visitez http://lemonlemonade.wordpress.com. > Diabetestalkfest.com Cet ami de la Journée Mondiale du Diabète est le premier site en ligne dédié au chat. Géré par Gina Capone et Jon Schlaman, ce site propose à ses membres des informations émanant de leaders d'opinion dans le domaine du diabète. Vous pouvez visiter leur site sur http://diabetestalkfest.com. La liste des amis de la Journée Mondiale du Diabète est reprise sur http://www.worlddiabetesday.org/friends?s=50es. Les Amis de la Journées Mondiale du Diabète sont reconnus pour leur soutien à la campagne. Ils travaillent avec l'équipe de la Journée Mondiale afin d'uniformiser leurs messages et leurs activités. Vous connaissez quelqu'un qui pourrait devenir un Ami de la campagne 2008? Envoyez-nous vos recommandations à wdd@idf.org. 5. Plein feu sur les Associations: le Brésil -------------------------------------------- FENAD, Federação Nacional das Associações e Entidades de Diabetes, sous la direction de son Président, le Professeur Dr Fadlo Fraige Filho, a lancé sa campagne 2008 de la Journée Mondiale du Diabète de façon très impressionnante. L'organisation a préparé une lettre de demande d'illumination de monuments afin de célébrer cette journée. Cette lettre s'adresse au Département de la Santé, au Gouvernement et aux autorités municipales afin d'illuminer plusieurs bâtiments. FENAD invite toutes les personnes en charge de la santé à illuminer au moins un bâtiment de leur ville. FENAD a également demandé aux hôtels de ville, et à la Chambre des Représentants de São Paulo d'illuminer des bâtiments publics. Elle souhaite que toutes les associations du diabete illuminent leurs filiales et invitent leurs membres à illuminer leur domicile. FENAD a également contacté tous les laboratoires pharmaceutiques et les partenaires de l'industrie afin qu'ils illuminent leurs bureaux et invitent leur personnel à illuminer leur domicile. De plus, FENAD a contacté les médias pour inviter tous les brésiliens à participer. C'est ainsi que nous avons appris que la statue du « Christ Rédempteur» à Rio de Janeiro sera illuminée en bleu! C'est la deuxième année que la statue au sommet du Mont Corcovado à Rio de Janeiro participe à la campagne d'illuminations. 6. Passez commande dès à présent et recevez votre matériel à temps ------------------------------------------------------------------ Comme il ne reste que peu de temps, il nous semblait judicieux de vous conseiller de ne plus tarder à passer commande pour le matériel que vous souhaitez obtenir en vue du 14 novembre. Outre les brochures et posters que nous avons imprimés, nous avons des articles promotionnels comme les pin's, les frisbees, les drapeaux, les bougies et les aimants pour frigo. Vous pouvez les commander en ligne à: http://www.worlddiabetesday.org/merchandise?s=50es. Vous faites partie des quelques 10.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 5 octobre. Bien à vous Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète.
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  • La neuropathie végétative


    La neuropathie végétative survient le plus souvent après de nombreuses années de diabète, quand existent déjà des signes de polynévrite ainsi que d'autres complications du diabète, notamment oculaires et rénales.

    Elle peut toucher tous les organes, tissus et vaisseaux.

    Comme la polynévrite, son mécanisme est essentiellement métabolique, et son évolution est fluctuante avec des phases de stabilisation et d'aggravation.


    Les manifestations cardiovasculaires

    • Le coeur est en permanence sous le contrôle du système nerveux végétatif, avec un système qui a tendance à l'accélérer (système sympathique) et un autre qui a tendance à le ralentir (système parasympathique) en fonction des circonstances. Par exemple, le coeur s'accélère lorsque l'on passe de la position allongée à la position debout pour compenser le fait que le sang a tendance à descendre dans la partie inférieure du corps sous l'effet de la pesanteur, ou le coeur s'accélère pendant l'effort parce que le corps a besoin d'un plus grand débit cardiaque pour apporter l'oxygène et les nutriments dont les muscles ont besoin. Inversement, il se ralentit dans les circonstances opposées. Cette adaptation est très fine et se produit même lors de la respiration : le coeur se ralentit à l'inspiration, tandis qu'il s'accélère à l'expiration.

    En cas de neuropathie à ce niveau, appelée parfois dénervation cardiaque, il en résulte une moindre adaptation ou une impossibilité d'adaptation de la fréquence cardiaque lors de la respiration profonde, lors du passage de la position allongée à la position debout, ou lors des efforts. Ces anomalies sont fréquentes, parfois présentes peu de temps après le début du diabète, et non perçues par le diabétique. A un stade plus avancé on peut constater une fréquence cardiaque au repos qui est supérieure à ce qu'elle devrait être (tachycardie de repos). Par ailleurs, cette dénervation est probablement responsable du caractère plus fréquemment indolore des infarctus chez les diabétiques de longue date que chez les personnes non diabétiques.

    • La tension artérielle est également sous le contrôle du système nerveux végétatif par l'intermédiaire des nerfs qui commandent le diamètre des artères (lors du passage de la position couchée à la position debout, il y a normalement un resserrement du diamètre des artères en réaction au fait que le sang a tendance à descendre dans la partie inférieure du corps). Lorsque la neuropathie végétative atteint ces nerfs, il en résulte ce que l'on appelle une hypotension orthostatique, c'est-à-dire une baisse de la tension qui se produit lors du passage de la position allongée à la position debout.

    Elle est le plus souvent modérée, asymptomatique, et découverte par la prise de la tension artérielle en position allongée puis en position debout. A un stade plus avancé, elle peut être responsable d'un malaise, voire même d'une syncope, surtout lorsqu'il y a également une dénervation cardiaque qui ne permet pas de compenser l'absence de resserrement des artères par une accélération supplémentaire du coeur lors du passage de la position allongée à la position debout. Dans certains cas, la période postprandiale favorise la baisse de la tension lors du changement de position, car la digestion «monopolise» une partie du débit sanguin qui n'est alors pas disponible pour l'adaptation tensionnelle.

    En outre, cette difficulté d'adapter la tension artérielle aux circonstances peut exister même lorsque le diabétique est hypertendu, et dans ce cas la tendance à l'hypotension orthostatique peut contrarier le traitement nécessaire pour normaliser la tension artérielle.


    Les manifestations digestives

    • L'atteinte de l'oesophage est rare et le plus souvent asymptomatique. Elle entraîne des anomalies du tonus de l'oesophage que l'on peut objectiver par manométrie (étude des pressions dans l'oesophage) ou des radiographies. Elle peut parfois entraîner un reflux gastro-oesophagien, mais elle n'entraîne pratiquement jamais de difficultés pour avaler.

    • L'atteinte de l'estomac, appelée gastroparésie, entraîne un retard à l'évacuation des aliments, et peut être associée à une diminution de la sécrétion acide nécessaire à la digestion.

    Pendant longtemps asymptomatique, elle se manifeste par des troubles immédiatement après les repas : sensation de satiété atteinte avant la fin du repas, pesanteur abdominale, sensation de lenteur à la digestion, nausées, renvois nauséabonds. Comme elle ralentit la vidange de l'estomac, elle peut aussi être à l'origine d'hypoglycémies peu de temps après les repas, et d'une moindre rapidité du resucrage par l'absorption de sucre. Dans certains cas, il n'y a pas d'hypoglycémies précoces après les repas mais une tendance hyperglycémique à distance des repas. A un stade plus avancé, il peut y avoir une diminution de l'appétit et un amaigrissement.

    La gastroscopie ou l'examen radiographique de l'estomac montrent un estomac dilaté et la présence d'un liquide de stase à jeun, mais chez un diabétique chroniquement très hyperglycémique il peut aussi exister un ralentissement de la vidange gastrique en l'absence de toute neuropathie. La scintigraphie gastrique double phase est la méthode la plus précise pour étudier la vidange gastrique. Cet examen, qui doit être effectué après quelques jours de normalisation glycémique, consiste à incorporer deux marqueurs (un pour les liquides et un pour les solides) dans des repas tests, puis à mesurer à intervalles réguliers la radioactivité des deux marqueurs en regard de l'estomac. En cas de gastroparésie, on constate un retard de l'évacuation des solides, et une évacuation des liquides qui peut être ralentie ou accélérée.

    • L'atteinte de l'intestin, appelée entéropathie diabétique, entraîne des épisodes de diarrhée sur fond de transit normal ou beaucoup plus souvent de constipation, mais bien entendu, toute diarrhée chez un diabétique n'est pas une entéropathie diabétique : des diarrhées peuvent être en relation avec d'autres causes (infection, maladie coeliaque, insuffisance pancréatique externe, tumeur...) et l'introduction d'un traitement par biguanides, pour améliorer le contrôle glycémique, peut aussi entraîner des diarrhées.

    Les épisodes de diarrhée surviennent de façon imprévisible, par périodes de quelques jours ou semaines, suivies de phases de rémission (alternance de phases de diarrhée et de constipation). Pendant les accès, les selles sont très fréquentes (10 à 20 par jour), indolores, liquides, abondantes (plusieurs litres par jour). La diarrhée est souvent plus marquée la nuit, au petit matin et après les repas. L'état général est habituellement conservé, mais l'importance ou la durée des diarrhées peuvent conduire à une perte de potassium qui peut entraîner de la fatigue et des crampes musculaires. Les selles contiennent un peu plus de graisses que la normale dans la moitié des cas. L'entéropathie diabétique, qui témoigne d'une atteinte sévère du diabète, peut être associée à une gastroparésie ainsi qu'à une moindre continence anale, même dans l'intervalle des périodes de diarrhées, si la neuropathie atteint également le sphincter anal.

    Les radiographies de l'intestin grêle montrent un aspect fragmenté du produit de contraste, des plis grossiers de la muqueuse, et une lumière intestinale dilatée, qui persistent pendant les phases de rémission.

    • L'atteinte du colon (gros intestin), qui entraîne une constipation sans épisodes de diarrhée, est beaucoup plus exceptionnelle (la constipation est fréquente dans la population générale, mais une constipation en relation avec une neuropathie du colon est rare) de même que la diminution de la vidange de la vésicule biliaire qui n'a pas de conséquence en l'absence de calcul dans la vésicule. Tout aussi rares, sinon davantage, sont les crises transitoires de salivation qui durent de quelques minutes à quelques heures, souvent à la suite d'efforts de mastication, et qui cèdent spontanément. Ces crises sont en relation avec l'atteinte des nerfs crâniens qui commandent la sécrétion de la salive.


    Les manifestations uro-génitales

    • L'atteinte de la vessie, appelée neurovessie ou vessie neurogène, est fréquente. Elle peut être précocement mise évidence (après un an seulement de diabète) par des examens spécialisés (débimétrie, cystomanométrie).

    Les symptômes dépendent des mécanismes impliqués : atteinte de la sensibilité vésicale, faiblesse de la contraction de la vessie ou au contraire vessie hyperactive, degré d'atteinte du sphincter (petit muscle circulaire à la sortie de la vessie, autour du canal par lequel s'évacue l'urine).

    En cas de vessie hypoactive, il y a une diminution de la sensation vésicale avec retard du besoin d'uriner, entraînant un espacement des mictions et une augmentation de leur volume. Au début, la vessie se distend et sa capacité augmente, sans qu'il apparaisse de gêne pour uriner, puis la vidange devient moins bonne et les mictions deviennent moins fréquentes (2 à 3 par jour) avec une abondance particulière de la miction du lever.

    L'événement évolutif capital est l'apparition d'un résidu vésical (la vessie ne se vide plus complètement) qui est source d'infection. L'échographie permet de dépister un résidu lorsqu'il est supérieur à 50 ml.

    A un stade plus évolué, il peut se produire une rétention urinaire chronique qui a deux conséquences :
    - d'une part, le diabétique à des difficultés pour uriner avec faiblesse du jet, nécessité d'attendre pour obtenir le jet, puis mictions uniquement par regorgement (quand la vessie est trop remplie pour pouvoir se distendre davantage, les mictions redeviennent plus fréquentes mais avec un jet faible),
    - d'autre part, il peut y avoir reflux d'urine de la vessie vers les reins dont la fonction est alors menacée.

    De plus, comme la vessie ne se vide plus correctement, la recherche de sucre dans les urines plusieurs fois par jour ne peut plus être interprétée de façon fiable.

    Il faut cependant signaler que, chez l'homme diabétique l'atteinte vésicale en relation avec le diabète est fréquemment associée à des problèmes prostatiques non en relation avec le diabète, et que chez la femme diabétique l'atteinte vésicale en relation avec le diabète est fréquemment associée à des troubles urinaires consécutifs aux grossesses, aux accouchements ou à une ménopause débutante.

    En cas de vessie hyperactive, le besoin d'uriner est fréquent et impérieux avec un délai de sécurité réduit. L'hypercativité de la vessie peut également conduire à des fuites urinaires dans l'intervalle des mictions.

    Les symptômes orientent assez souvent vers une vessie hypoactive ou une vessie hyperactive, mais il est utile d'authentifier les mécanismes en cause par débimétrie, cystomanométrie et électromyogramme périnéal, ainsi que d'évaluer leur retentissement sur la vessie et les reins, et de dépister la présence d'autres causes associées non en relation avec le diabète (échographie, cystoscopie, cystographie, urographie).


    • Chez l'homme, la neuropathie peut provoquer une éjaculation rétrograde. L'éjaculation se fait en partie dans la vessie, et des spermatozoïdes sont retrouvés à l'examen microscopique des urines de la première miction qui suit le rapport sexuel. Cette anomalie est parfois constatée par le diabétique (l'éjaculation est de faible abondance) mais son inconvénient est surtout une infécondité.

    La neuropathie peut également entraîner une difficulté d'érection ou une impuissance, qui ne surviennent en général que lorsqu'il y a déjà d'autres atteintes marquées de neuropathie végétative, surtout vésicale. La survenue d'une impuissance chez un diabétique peut cependant aussi avoir une origine vasculaire ou une autre origine que le diabète (causes qui doivent être recherchées). D'autre part, certains médicaments (certains antihypertenseurs, diurétiques, hypolipémiants, anti-ulcéreux, tranquillisants, anti-arythmiques) peuvent aussi retentir sur la sexualité et favoriser une impuissance. De plus, un mauvais contrôle glycémique peut entraîner une impuissance fonctionnelle qui est réversible avec le retour à un meilleur contrôle glycémique, et il en est de même en cas de consommation de boissons alcoolisées. Enfin, il y a très fréquemment une composante psychologique plus ou moins importante, voire exclusive (le diabète n'empêche pas les causes psychologiques, qui sont déjà fréquentes chez les personnes non diabétiques).

    Chez la femme, la neuropathie peut favoriser une diminution de la lubrification vaginale et une diminution des possibilités d'atteindre l'orgasme.


    http://www.diabsurf.com/diabete/FNeurop4.php

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  •   La polyneuropathie distale et symétrique    
           

    Elle est dite distale car elle touche les fibres nerveuses les plus longues, donc les nerfs des pieds ; elle est dite symétrique car elle touche les pieds symétriquement à droite comme à gauche. C'est la complication la plus fréquente du diabète, n'entraînant heureusement le plus souvent aucun trouble, c'est à dire "asymptomatique", si l'on veut utiliser un terme médical. Les signes de cette neuropathie s'installent par la suite et de manière insidieuse.

    Une fois que les signes de cette neuropathie apparaissent, comment se manifestent-ils ? Cela commence par une perte de la sensibilité à la douleur ainsi qu'au chaud et au froid au niveau des pieds. Vous n'avez plus mal aux pieds, vous avez l'impression de marcher sur du coton et bientôt vous ne sentez plus le sol sur lequel vous marchez. vous pouvez également ressentir des fourmillements dans le bas des jambes.

    Est-ce une chance de ne plus avoir mal aux pieds ? Non, c'est une grande malchance ! Ce sont les petits nerfs des pieds qui vous renseignent sur tous les dangers auxquels ils sont exposés en vous envoyant un signal d'alarme : la douleur. Ainsi quand vous marchez pieds nus sur un objet piquant, quand vous vous blessez avec des chaussures trop petites, quand vous mettez vos pieds sur un radiateur, la douleur va vous prévenir du danger et vous allez alors pouvoir vous protéger, c'est à dire arrêter de marcher avec vos chaussures trop petites et en changer, retirer les pieds de l'objet piquant ou tranchant, vous éloigner du radiateur brûlant... Vous ne sentez pas non plus les petites fissures sur les durillons ou dues à des mycoses. Ces fissures que vous négligerez involontairement constituent une porte d'entrée pour les microbes. Vos pieds courent alors un risque important d'infection sur les points d'appui ou de friction, ce que l'on appelle les maux perforants plantaires. Les maux perforants plantaires sont de petits abcès situé sous la peau à l'endroit d'un point d'appui (sous le pied sur un durillon le plus souvent) avec une toute petite "sortie" vers l'extérieur. Leur gravité vient du fait qu'ils se développent à l'intérieur, se dirigeant vers l'os qui peut être contaminé (c'est alors l'ostéite). Leur évolution est d'autant plus préoccupante qu'aucune douleur ne vient vous renseigner sur l'existence de cette infection interne.

    Pourquoi est-il important de savoir si vous avez une polyneuropathie distale ? Comme nous l'avons expliqué ci-dessus, cette neuropathie fait courir un grave danger à vos pieds. Ce danger peut être contenu grâce à des soins quotidiens attentifs qui permettent d'éviter ces complications infectieuses. (voir le chapitre "pied prévention") Il est donc important, pour mettre en place cette prévention, de savoir si l'on est atteint de neuropathie. Comme celle-ci ne donne aucun trouble au début de son évolution, il faut la rechercher.

    Comment dépister cette neuropathie ? Vous pouvez vous-même vérifier la sensibilité de vos pieds (voir le chapitre pieds : protection). Le médecin doit examiner les pieds et peut tester leur sensibilité en passant un petit filament (comme un petit cheveu) sur vos pieds pour savoir si vous le sentez L'électromyogramme est un examen peu agréable qui consiste à envoyer un faible courant dans les nerfs et les muscles et à analyser le fonctionnement des nerfs. Il n'est jamais utilisé comme examen de dépistage, il est le plus souvent inutile et doit être réservé à certains cas très particuliers, qui relèvent du neurologue.

    Le diabète est-il la seule cause de polyneuropathie distale ? Non, c'est la raison pour laquelle il faut rechercher les autres causes de polyneuropathie distale. L'une de celles-ci, très répandues, est l'alcool. Une consommation un tant soit peu excessive d'alcool (vin, bière, apéritifs...) peut entraîner une neuropathie et surtout aggraver une neuropathie diabétique. A tel point que si l'on vous découvre une neuropathie dans le cadre d'un diabète, il faut arrêter toute consommation d'alcool. Il existe de nombreuses autres causes de neuropathie. S'il paraît discutable de faire porter à votre diabète la responsabilité de votre neuropathie (par exemple si votre diabète est très bien équilibré ou s'il est très récent), il ne faut pas hésiter à demander l'avis d'un neurologue qui pourra rechercher une autre de ces causes de neuropathie.

    Existe t-il des formes douloureuses ? La polyneuropathie, tout en insensibilisant certaines parties des membres inférieurs, peut dans quelques cas donner aussi des douleurs des jambes. Parfois, c'est la douleur qui est la plainte principale. Elle se manifeste surtout la nuit. Les personnes qui en souffrent présentent aussi d'autres troubles de la sensibilité au niveau des membres inférieurs : quand ils touchent leur peau, il arrive qu'ils ne la sentent pas ; ils peuvent aussi avoir des phénomènes d'hyperesthésie, c'est à dire qu'ils éprouvent une sensation désagréable au toucher de quelque chose qui habituellement ne fait pas mal (par exemple le contact d'un drap sur les jambes). Les grandes variations glycémiques aggravent parfois les douleurs.

    Quel est le traitement de la neuropathie ?

    Il est toujours important de maintenir un bon contrôle du diabète, en évitant dans la mesure du possible les grandes variations glycémiques.  Il améliore à long terme la neuropathie, et prévient son aggravation.

    Pour agir directement sur la douleur, on utilise les médicaments antalgiques (c'est à dire spécialement conçus pour lutter contre la douleur) dont il existe différentes molécules, d'efficacité croissante, du paracétamol jusqu'aux opiacés. Lorsque ceux-ci sont inefficaces, les traitements auxquels on a recours font appel aux anti-dépresseurs, à certains anti-épileptiques. Parmi les autres traitements, l'acupuncture semble avoir une certaine efficacité ?



    Les autres complications du diabète : les atteintes rhumatologiques

     

     

       
           
     

    Nous en citerons quelques unes des plus fréquentes :

    - La capsulite rétractile de l'épaule : la capsule de l'épaule c'est la coiffe arrondie qui entoure l'articulation de l'épaule et permet des mouvements huilés et faciles. Lorsque celle-ci est abîmée au cours du diabète, c'est à cause d'une fibrose avec rétraction. Disons qu'elle est en quelque sorte grippée, comme le serait un appareil ménager. En tout état de cause, le résultat c'est une limitation modérément douloureuse des mouvements de l'épaule.

    - La maladie de Dupuytren se développe au niveau des mains. C'est une maladie qui affecte ce que l'on nomme l'aponévrose de la main. Ce nom désigne un film fin qui, à la manière d'un emballage comme du "film fraîcheur alimentaire" par exemple, protège les muscles, les nerfs et les vaisseaux de la main. Dans la maladie de Dupuytren, l'aponévrose s'épaissit et se rétracte progressivement. Au début cela forme des boules que l'on peut palper dans la paume de la main. Puis apparaissent des sortes de "cordes" ou de brides qui courent sous la peau dans la main et qui empêchent d'étendre complètement les doigts.

    - Au niveau du poignet, les artères et les nerfs passent sous un pont qui s'appelle le canal carpien. Le syndrome du canal carpien se traduit par des engourdissements et des picotements, puis de véritables douleurs à la main, douleurs qui remontent souvent vers le coude. Cette gêne peut ne toucher qu'un seul doigt ou plusieurs, mais elle épargne habituellement le petit doigt.

    Ces phénomènes ne sont pas réservés au diabète mais ils sont plus fréquents quand on est atteint du diabète. Par malchance, on peut avoir plusieurs de ces atteintes. Plus le diabète est ancien, plus la personne diabétique est âgée, plus on a de probabilité de voir apparaître ces maladies. En revanche, l'équilibre des glycémies ne semble pas jouer de rôle. Ces maladies doivent être prises en charge par un rhumatologue. Faites lui connaître votre diabète, car s'il veut prescrire de la cortisone, en cachet ou en infiltration, celle-ci peut être à l'origine d'un déséquilibre du diabète (voir chapitre correspondant).

    http://www.hegp.fr/diabeto/complicationautreosarticles.html

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  • Comment savoir si vos pieds sont en danger (on appelle cela le risque podologique)? Les pieds peuvent être atteints de deux manières. Il y a d'une part l'atteinte des nerfs, ce que l'on appelle la polyneuropathie distale et symétrique. Celle-ci supprime le signal d'alerte qu'est la douleur (voir chapitre polyneuropathie). Il y a d'autre part l'atteinte des artères; que l'on nomme artérite. Celle-là diminue l'arrivée du sang au niveau des pieds (voir le chapitre artérite). Le médecin peut vous renseigner sur ces complications. Vous même, vous pouvez vérifier la sensibilité de vos pieds par comparaison avec vos mains : sentez vous bien la température de l'eau de la douche ou du bain? Percevez vous bien la fraîcheur du carrelage de la salle de bain? Sentez vous bien un corps étranger dans vos chaussures?

    Le médecin peut également rechercher la neuropathie grace à un petit filament (voir chapitre neuropathie à la ligne "comment dépiter..."). Il peut s'aider du questionnaire DN4 qui établit un score de risque neuropathique (mettre questionnaire DN4 dans google pour telecharger ce questionnaire). Il peut rechercher une artériopathie (voir le chapitre artérite)

    On parle de grade 0 s'il n'existe ni neuropathie, ni artériopathie :  devez vous protéger vos pieds ? Dans ce cas, vous êtes comme tout le monde, sans plus de risque podologique. Vous devez éviter la survenue de ces complications par un bon équilibre de votre diabète, éviter le tabac, facteur de risque de l'artérite et garder une grande modération vis à vis de l'alcool, facteur de risque de la neuropathie. Vous devez respecter une bonne hygiène, rien de plus que ce que tout le monde devrait faire : lavez tous les jours vos pieds et séchez les bien entre les orteils, changez régulièrement de chaussettes, appliquez une crème hydratante si vous avez de la corne ou les pieds secs.

    On parle de grade 1 s'il existe une neuropathie sans artériopathie : le risque de lésion du pied est multiplié par 5 : il faut appliquer les mesures de protection ci-dessous détaillées.

    On parle de grade 2 s'il existe une neuropathie et une artériopathie : le risque de lésion est multiplié par 10

    On parle de grade 3 s'il existe en plus des antécédents d'amputation ou de plaie traînante depuis plus de 4 semaines : le risque d'une nouvelle lésion est multiplié par 25

    Vous avez de l'artérite ou une neuropathie (grade 1  2 ou 3) comment protéger vos pieds ? Les règles d'hygiène mentionnées ci-dessus sont encore plus importantes. Mais il vous faut aussi apprendre à connaître les ennemis du pied, pour éviter les plaies qui sont toujours à l'origine des amputations.

    Les chaussures, ennemi numéro 1 : elles doivent être en cuir souple, sans couture interne, assez larges. Il est préférable de les acheter en fin de journée, lorsque vos pieds sont un peu gonflés. Portez progressivement vos chaussures neuves, en alternant avec la paire plus ancienne. Avant chaque chaussage, vous devez vérifier avec la main qu'il n'y a pas de corps étranger à l'intérieur, de clou qui dépasse, de couture trop saillante.... Mettez toujours des chaussettes en fibre naturelle (coton par exemple), y compris l'été.

    Les corps étrangers : ne marchez jamais pieds nus, ni à la maison, ni en vacances l'été. A la mer mettez des chaussons en caoutchouc comme les véliplanchistes pour vous baigner.

    La corne (cors, durillon, corne talonnière) : surtout n'utilisez pas les ciseaux, lames, ou coricides. Il faut appliquer tous les jours une crème hydratante grasse ou de la vaseline pour éviter que cette corne se reproduise ou qu'elle fissure. Retirez la corne après lavage des pieds (elle est alors plus molle) avec des instruments non agressifs, pierre ponce ou petite meule électrique à pile (que l'on trouve chez le pharmacien ou dans les catalogues de vente par correspondance).

    Les ongles : ne coupez pas vos ongles trop court, n'allez pas dans les côtés, utilisez des ciseaux à bout rond, et n'hésitez pas à recourir au pédicure-podologue informé du risque. Vous pouvez également utiliser la petite meule électrique évoquée au chapitre précédent pour les raccourcir et les désépaissir.

    Les mycoses : elles sont dues à un champignon et sont favorisées par l'humidité. Pour les éviter, lavez vos pieds tous les jours et séchez les bien entre les orteils, changez régulièrement de chaussettes qui doivent être en fibre naturelle (coton par exemple), mettez des chaussons fermés style "charentaise" en arrivant chez vous. En cas de mycose, préférez un produit anti-mycosique en poudre et évitez les crèmes ou les gels qui favorisent la macération.

    Les sources de chaleur : méfiez vous des radiateurs, des bouillottes, feux de cheminée ou bitume chaud l'été : n'y mettez pas les pieds nus. Testez la température de l'eau du bain avec la main ou un thermomètre avant d'y plonger le pied.

    Apprenez à examiner vos pieds tous les jours, au besoin avec un miroir pour en voir le dessous, sans oublier l'espace situé entre les orteils.

    Les soins de prévention auprès des pédicures-podologues sont pris en charge par l'assurance maladie pour les patients en grade 2 (4 séances par an) ou en grade 3 (6 séances par an).

    Que faire en cas de plaie d'un pied ? Essayez de comprendre aussitôt la cause de cette blessure pour qu'elle ne se reproduise pas à l'avenir. Nettoyez la blessure à l'eau et au savon de Marseille. Faite un pansement avec des compresses et une bande mais ne collez pas d'adhésif sur la peau, car vous risqueriez d'arracher la peau en le retirant. Supprimez tout appui ou frottement en regard de la plaie : c'est essentiel, sinon n'espérez pas cicatriser ! Consultez votre médecin sans tarder.

    http://www.hegp.fr/diabeto/complicationmicrornerfpied.html

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  • Dépistage chez les diabétiques de type 2


     
     

    Il faut détecter les signes précoces de néphropathie chez les diabéthiques de type 2. Une enquête avait révélé que plus de 40% des diabétiques de type 2 à travers le monde présentaient des quantités anormales de protéines dans l’urine (microalbuminurie), un signe précoce de néphropathie qui prédit également un risque accru de maladie cardiovasculaire.

     

    Cette campagne baptisée Demand (Developing Education on Microalbuminuria for Awareness of ReNal and Cardiovascular Risk in Diabetes) avait été coordonnée par Fédération Internationale du Diabète (FID). Plus de 32.000 personnes de 34 pays ont été inclues dans ce projet.

    Diabète et diabète de type 2

    Le diabète est une maladie courante. Selon les estimations de la FID, elle frappe quelque 177 millions de personnes à travers le monde. L’immense majorité des ces personnes sont atteintes du diabète de type 2. Selon les prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce chiffre passera à 300 millions de personnes d’ici à 25 ans.

    Le Diabète de type 2, également désigné sous le nom de diabète de l’adulte ou diabète non–insulino-dépendant, résulterait au moins de deux anomalies : le développement par l’organisme d’une résistance à l’insuline et/ou son incapacité à produire suffisamment d’insuline. Le diabète de type 2 représente entre environ 90 et 95% de tous les cas diagnostiqués de diabète. Le diabète de type 2 est souvent associé à l’hypertension, l’obésité et à des taux anormaux de cholestérol. Le diabète de type 2 et l’hypertension augmentent chacun le risque de développer une maladie rénale (néphropathie) ainsi que des complications cardiovasculaires ; le risque de mortalité des patients atteints des deux troubles est au minimum doublé.

    L’enquête

    Les résultats indiquent d’une part que des signes précoces de néphropathie chez les diabétiques de type 2 sont relevés dans toutes les parties du monde, et que la prévalence de cette affection est aussi élevée dans les pays développés que dans les pays en développement.

    En Belgique, on compte environ 330.000 personnes souffrant de diabète de type 2 et 1.960 patients ont participé à l’étude. Ils étaient âgés en moyenne de 64,5 ans et souffraient depuis 8 ans de diabète de type 2. 70% d’entre eux souffraient de tension artérielle élevée. Chez 41% des patients belges hyper-tendus et chez 35 % des patients belges non hyper-tendus, la présence de microalbuminurie a été constatée.

    Alarme

    “Ce constat est particulièrement alarmant si l’on sait que la néphropathie diabétique progresse souvent de manière silencieuse, évoluant du stade précoce de microalbuminurie à celui plus avancé de protéinurie, pour aboutir finalement à une insuffisance rénale chronique. Cette dernière nécessite habituellement une dialyse ou une transplantation rénale, des interventions inabordables pour l’immense majorité des personnes vivant dans des pays en développement. Mais même dans les pays développés, l’augmentation des cas de diabète de type 2 est telle que ces traitements commencent à grever de manière redoutable les systèmes de soins de santé” déclare le Dr Lewis (Vanderbilt University, Nashville,Tennessee).

    Dépistage

    Les résultats de la campagne Demand prouvent que le dépistage de la microalbuminurie est devenu une nécessité. Ce dépistage permet en effet aux médecins d’identifier les patients à risque et de prendre les mesures nécessaires pour ralentir l’évolution vers des formes plus sérieuses de néphropathie et de complications cardiovasculaires susceptibles de mettre en danger la vie du patient.

    La microalbuminurie peut être mesurée au moyen d’un simple test de bandelette réactive, capable de détecter de petites quantités de protéines dans les urines. Les résultats de la campagne Demand étayent les recommandations émises par l’Association américaine de lutte contre le diabète, qui préconisent un dépistage annuel de la microalbuminurie chez tous les diabétiques, une mesure trop peu appliquée à l’heure actuelle.

    Sites utiles

    Philippe Allard

        
    http://www.vivat.be/00-00.asp?articleID=863
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  • Prévenir l’athérosclérose par l’alimentation

    Les hyperlipémies (trop de graisses: triglycérides et cholestérol dans le sang) sont un des facteurs de risques primordiaux pour les maladies cardiovasculaires. Même si on ne les sent pas, les taux élevés de lipides sanguins attaquent l’élasticité de nos vaisseaux et sont responsables de dépôts (les athéromes) qui entravent la circulation sanguine et risquent d’obstruer les vaisseaux: on parle d’athérosclérose.

    Les conseils alimentaires en cas d'augmentation des lipides sanguins pourraient se résumer ainsi : Mettez-vous au vert !

    Les végétaux frais sont connus depuis longtemps pour leur effet protecteur vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires. Grâce à leur faible apport en lipides, leur richesse en substances protectrices (vitamine C, carotènes, polyphénols, fibres) et la présence de protéines végétales, ils rééquilibrent l'alimentation, et ce, sans aucun risque de surcharge calorique.

    Moins de viande, plus de végétaux

    Sans devenir végétarien, un meilleur équilibre entre les produits végétaux et animaux est bénéfique à la prévention des maladies cardio-vasculaires. Il suffit d'associer plus souvent les féculents (pâtes, riz, lentilles, haricots, semoule) et les légumes frais. La viande devient alors un complément : salades composées avec très peu de jambon maigre ou thon, risotto aux légumes (champignon, asperge, tomate...) et dés de boeuf...

    Fruits et légumes frais : Sources naturelles de fibres

    Les fruits et légumes frais ont l'avantage de contenir en quantité élevée des fibres spécifiques (pectines et certaines hémicelluloses), qui limitent l'assimilation du cholestérol. Optez pour les plus riches en fibres : petit pois, céleri, maïs, poireau, chou, fenouil, carotte, haricot vert, pommes, fruits rouges, fruits de la passion, kiwi, poire, prune. Les fibres gardent un effet positif sur le taux de cholestérol, même attendries par la cuisson : consommez régulièrement potage et compotes, en complément des légumes d'accompagnement.

    Consommez des crudités, légumes et fruits à chaque repas (5 portions minimum par jour). Commencez le repas par un légume cru : salade de tomate, de concombre, de fenouil, radis, céleri, choux, salade verte... , accompagnez le plat avec un légume cuit et finissez par un fruit de saison.

    Cholestérol: Bien choisir les matières grasses

    Une réduction du taux de cholestérol passe par un choix particulier des matières grasses dans l'alimentation : il est nécessaire de privilégier les matières grasses insaturées (présentes dans les huiles végétales et certaines graisses oléagineuses, ainsi que dans les poissons) et de réduire les matières grasses saturées (contenues dans le beurre, le fromage, certaines viandes et de nombreux produits industriels, comme les biscuits ou les sauces, par exemple).

    Varier les huiles dans les crudités

    Les huiles plus neutres (colza, tournesol, mais, soja…) s'associent avec tous les légumes : carotte, chou, céleri, poireau, haricot vert, betterave ..., les huiles au goût plus prononcé (olive, noix, lin, sésame…) se marient bien avec salades vertes, endive, artichaut, fenouil, concombre, tomate, poivron…

    Optez pour les fruits oléagineux

    Ils ont une action bénéfique sur le taux de cholestérol et améliorent la souplesse des artères. Olives, avocats, pignons, noix, noisettes, amandes ou graines de tournesol peuvent être ajoutés dans les salades.

    Equilibrez votre poids

    Si vous avez des kilos en trop, profitez du changement de vos habitudes alimentaires pour essayer de perdre du poids, ce qui aura un effet favorable sur votre taux de cholestérol.

    Bougez davantage

    Une activité physique régulière influence également de manière positive votre taux de lipides dans le sang

    Une aide supplémentaire : les médicaments

    Si les taux de lipides sanguins ne peuvent être améliorés par des changements alimentaires ou d’hygiène de vie, il peut parfois être nécessaire d’avoir recours à des médicaments pour faire baisser la cholestérolémie et prévenir l’artériosclérose, bien que ces médicaments ne pourront jamais remplacer les recommandations nutritionnelles


    http://www.ald.lu/index_new.html
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  • Diabète > Les diabétiques sont souvent des ronfleurs

    Les diabétiques sont souvent des ronfleurs

    Les apnées du sommeil, dont souffrent souvent les ronfleurs, se caractérisent par une succession d'arrêts respiratoires de courte durée pendant le sommeil. Ce syndrome est fréquent, mais il touche encore plus souvent les personnes atteintes de diabète. Pourquoi ? Quels sont les risques ? Que faire ?

    Les apnées du sommeil sont plus fréquentes chez les diabétiques


    Le syndrome d'apnée du sommeil est une affection fréquente qui touche 1 à 5% de la population, et le plus souvent des hommes. Cette affection peut se révéler dangereuse car elle tend à augmenter le risque cardiovasculaire. Mais elle est également redoutable par la fatigue qu'elle engendre. Les personnes atteintes d'apnées du sommeil présentent plus souvent une somnolence au cours de la journée, ce qui augmente considérablement le risque d'accident domestique, du travail et de la route…

    Pour en revenir aux personnes atteintes de diabète de type 2, les résultats d'une étude montrent qu'elles sont trois fois plus souvent touchées par cette affection que la population générale.


    Trois fois plus d'apnées du sommeil en cas de diabète

    Plus de 1.000 sujets diabétiques de type 2 ont participé à cette enquête. Grâce à un questionnaire portant sur la qualité du sommeil (ronflements, pauses respiratoires, fatigue, somnolence diurne, etc.), 57% des participants ont été identifiés à risque élevé de syndrome d'apnées du sommeil et 39% à faible risque. Dans les 4% des cas restants, cette pathologie était déjà connue des sujets.

    Afin de vérifier la probabilité de ce syndrome, une oxymétrie a été réalisée chez 250 d'entre eux. L'oxymétrie est un examen permettant de déterminer le contenu du sang en oxygène et donc de renseigner sur l'activité respiratoire et les éventuels besoins en oxygène.
    C'est ainsi que la présence d'un syndrome d'apnées du sommeil a été effectivement décelée chez 31% des sujets identifiés précédemment à haut risque, contre 31% chez les sujets à faible risque. Par extrapolation, les auteurs en concluent que la fréquence de cette pathologie est de 23% dans la population diabétique étudiée, soit trois fois plus que dans la population générale.

    D'autres analyses confirment que la résistance à l'insuline dont souffrent les diabétiques est un facteur de risque, tout comme l'excès de poids, très fréquent chez ces malades.

    En pratique, en cas de diabète de type 2, il convient de rechercher la présence d'un syndrome d'apnées du sommeil. Et inversement, en cas d'apnées du sommeil, de rechercher la présence éventuelle d'un diabète.
    Le cas échéant, un traitement du syndrome d'apnées du sommeil s'impose. Celui-ci passe par la pression positive continue qui consiste à placer durant la nuit un masque sur le nez alimenté par un petit compresseur qui pousse de l'air dans les voies aériennes.

    Rappelons que cette pathologie n'est pas à prendre à la légère. Elle augmente fortement le risque d'accidents...

    http://www.e-sante.fr/diabete-diabetiques-ronfleurs-NN_11236-34-3.htm

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  •   La Journée Mondiale du Diabète, c'est dans deux mois!
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        1. Plein feu sur le diabète!
        2. La campagne d'illuminations
        3. La bougie de la Journée Mondiale du Diabète
        4. La bougie virtuelle
        5. Comment mettrez-vous le diabète en lumière?


      1. Plein feu sur le diabète
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      Alors qu'il ne reste que deux mois avant la Journée Mondiale du Diabète,l'enthousiasme se fait sentir. Nous recevons des informations de partout dans le monde concernant les activités planifiées ou organisées. Chacune d'entre elles permettront de mettre le diabète en lumière, en insistant cette annéesur le diabète chez les enfants.


      2. La campagne d'illuminations
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      Une des actions de campagne de la Journée Mondiale du Diabète de 2008 est l'illumination en bleu de monuments et bâtiments emblématiques le 14 novembre. Le mois dernier, 36 monuments étaient repris dans la liste des participants. Nous en comptons à présent 67. Vous trouverez les nouveaux participants au bas de ce bulletin d'information. Vous pouvez visualiser sur une carte tous les monuments confirmés à ce jour sur http://www.worlddiabetesday.org/nl-monuments.

      Votre monument est confirmé mais n'est pas encore repris sur le site internet? Contactez wdd@idf.org et nous l'ajouterons à la liste.

      Aucun monument ne sera illuminé près de chez vous? Pourquoi ne pas contacter les responsables d'un monument emblématique et demander leur participation. Un guide est à votre disposition en anglais, français et espagnol sur http://www.worlddiabetesday.org/nl-monument-challenge. Ce document contient des informations pratiques afin d'optimaliser cette opportunité.


      3. La bougie de la Journée Mondiale du Diabète
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      Il n'y a pas qu'en illuminant le plus haut bâtiment de votre ville que vous pouvez marquer la Journée Mondiale. Pourquoi ne pas allumer une bougie et aider une enfant atteint de diabète? Les bougies de la Journée Mondiale du Diabète sont disponibles sur le site internet http://wwww.worlddiabetesday.org/nl-candles ou peuvent être commandées en plus grandes quantités à un prix préférentiel auprès de Dominique.Robert@idf.org. Les bougies officielles de la Journée Mondiale du Diabète sont disponibles par boîte de deux au prix de cinq euros hors frais d'envoi. Les bénéfices engendrés par la vente des bougies sont reversés au programme Life for a Child de la Fédération Internationale du Diabète. Vous trouverez plus d'information sur ce programme sur http://www.lifeforachild.org.

      4. La bougie virtuelle
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      Vous n'avez pas beaucoup de temps mais vous souhaitez mettre le diabète en lumière? Un simple clic suffit pour participer à la campagne de cette année. Allumez la bougie virtuelle sur http://www.worlddiabetesday.org/nl-virtualcandle!

      Nous invitons les webmasters à suivre le même lien s'ils souhaitent placer la bougie virtuelle sur leur site.


      5. Comment mettrez-vous le diabète en lumière?
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      Quels que soient votre budget et le temps dont vous disposez, vous pouvez participer à la Journée Mondiale du Diabète de 2008. Sur http://www.worlddiabetesday.org/nl- vous trouverez la liste des activités déjà planifiées.

      Les marches, les balades à vélo, les signatures de proclamations, les évènements incluant des célébrités, les conférences de presse, les dépistages et les formations de cercles bleus ne sont que quelques exemples de participation.

      Lorsque vous organisez une activité, vous inspirez d'autres personnes à se mobiliser. Enregistrez les informations concernant votre activité sur http://www.worlddiabetesday.org/nl-add-activity


      Vous faites partie des 10.000 personnes qui lisent ce bulletin d'information. N'hésitez pas à l'envoyer à toute personne qui pourrait profiter de son contenu et demandez-leur de s'inscrire pour recevoir le prochain, qui sera envoyé le 25 septembre.

      Bien à vous

      Phil Riley au nom de l'équipe de la Journée Mondiale du Diabète.



      Latest confirmed monuments
      Últimos monumentos confirmados
      Derniers monuments confirmés
      -----------------------------------------------

      37. BIRDEM Building, Dhaka, Bangladesh
      38. City Hall, Châtelet, Belgium
      39. City Hall, Rebecq, Belgium
      40. City Hall, Koprivnika, Croatia
      41. Iglesia Sagrado Corazon de Jesus, Moca, Dominican Republic
      42. Gandhi Bhawan historical building, Ajmer, India
      43. Vijay Marie Hospital, Hyderabad, India
      44. Dhanavantri Statue, KLES Hospital & Medical Research Centre, Belgaum, India
      45. Place de la Liberté, Bamako, Mali
      46. Tour de l'Afrique, Bamako, Mali
      47. Morges Castle, Morges, Switzerland
      48. Palace of Culture and Science, Warsaw, Poland
      49. Svampen, Örebro, Sweden
      50. Dunkers Cultural Centre, Helsingborg, Sweden
      51. Foss Church, Munkedal, Germany
      52. Burj Al Arab, Dubai, UAE
      53. Jumeirah Emirates Towers, Dubai, UAE
      54. Sharjah Central Library, Sharjah, UAE
      55. Clinicas Hospital, Caracas, Venezuela
      56. Plaza Alfredo Sadel de las Mercedes, Caracas, Venezuela
      57. Federation square, Melbourne, Australia
      58. Cyclone shelter, Cocos/Keeling Islands, Australia
      59. City Hall, Ferrières, Belgium
      60. Castle of Ljubljana, Slovenia
      61. The Spinnaker Tower, Portsmouth, UK
      62. Christ the Redeemer, Rio de Janeiro, Brazil
      63. Castle, Bratislava, Slovakia
      64. Castillo de San Antonio, Cumana, Venezuela
      65. Imperial College London Diabetes Center, Abu Dhabi, UAE
      66. National Chiang Kai-shek Memorial Hall, Taipei, Taiwan
      67. Roundabout, St John's, Antigua



      Phil Riley | Communications Manager

      International Diabetes Federation (IDF)
      Avenue Emile De Mot 19
      B-1000 Brussels, Belgium

      tel +32-2-5431625 | fax +32-2-5385114
     
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  •   Hypoglycémie chez le diabétique insulinotraité - Dr Agnès SOLA-GAZAGNES - Paris

    1. Definition de l’hypoglycemie chez le diabetique insulinotraité

    La définition de l’hypoglycémie biologique. Différents seuils de l’hypoglycémie chez le diabétique insulinotraité ont été proposés : 0,45g/l, 0,50g/l, 0,70g/l. Il n’y a pas de consensus à ce sujet. Le groupe d’expert de L’ALFEDIAM ayant rédigé les recommandations sur ce thème en 1997 n’avance aucun seuil.
    Il est pourtant indispensable de définir un seuil afin de pouvoir «éduquer» les patients insulinotraités pour traiter l’hypoglycémie et adapter le traitement insulinique. Un seuil de 0,60g/l est généralement accepté de tous les cliniciens.
    Les symptômes d’hypoglycémies seront décrits plus bas. Cependant, certains patients peuvent ne pas ressentir les hypoglycémies. L’absence de symptômes expose au risque d’hypoglycémie sévère (nécessitant l’aide d’une tierce personne) ou de coma hypoglycémique.

    2. Signes d’hypoglycémie

    Signes prévenant l’entourage :(du plus fréquent au moins fréquent)

    Pâleurs

    Sueurs

    Impossibilité de parler

    Fatigue intense

    Comportement incohérent

    Accès de nervosité

    Tremblements

    Yeux fixes, "vides"

    "Ralentissement" de la parole ou des actes

    Angoisse extrême

    Etat semblable à l'ivresse

    Somnolence

    Accès de rire et de pleurs

    Pouls rapide

    Désorientation

    Agressivité

    Signes prévenant le patient : (du plus fréquent au moins fréquent)

    Sueurs

    Tremblements

    Faim

    Troubles de la vue

    Nervosité

    Vertiges

    Sentiment de fonctionner au ralenti

    Sentiment de bien-être ou de mal-être

    Comportement bizarre

    Imprécision des gestes

    Froid

    Sentiment de perte de connaissance imminente

    Palpitations

    Picotements au niveau de la bouche

    Maux de tête

    Gêne pour parler ou pour articuler les mots

    Nausées

    Somnolence

    Angoisse

    Soif intense

    Sentiment de bien-être

    Vomissements

    3. Causes d’hypoglycémie chez le diabétique insulinotraité

    Excès d’insuline

    Insuffisance d’apport glucidique

    Effort physique programmé ou pas

    Excès de boissons alcoolisées

    Technique d’injection :

    Autres (Insuffisance rénale, Associations  médicamenteuses, Certaines maladies associées, Gastroparésies…)

    4. Risques de l’hypoglycemie

    La répétition des hypoglycémies modérées expose surtout à un risque de diminution de la perception des hypoglycémies entraînant des hypoglycémies sévères.
    Le risque principal des hypoglycémies sévères ou coma est traumatique. La gravité dépend du type de traumatisme et des circonstances dans lesquelles il se produit (conduite automobile…).

    Il peut également y avoir des séquelles neurologiques d’un coma hypoglycémique profond prolongé. Pour éviter toute prolongation d’un éventuel coma hypoglycémique, les pompes externes à insulines disposent d’une sécurité mettant la pompe en arrêt au bout d’un certain temps (prédéfini avec le patient) si le patient ne lui a pas donné signe de vie.

    En dehors des âges extrêmes de la vie (jeune enfant, personne âgée), il n’y a pas d’argument scientifique pour la survenue d’une encéphalopathie hypoglycémique chronique (troubles cognitifs) secondaire aux hypoglycémies sévères répétées.

    5. Traitement de l’hypoglycémie

    Le traitement de l’hypoglycémie doit être réalisé avec un équivalent de 15g de glucides index glycémique élevé. La notion de sucre «rapide » ou «lent » est totalement erronée. On parle dès lors d’index glycémique, c’est à dire du pouvoir hyperglycémiant des aliments à quantité de glucides égale. Ainsi le pain blanc qui était qualifié autrefois de sucre «lent » possède en fait un fort index glycémique proche du glucose et plus important que le sucre blanc (saccharose). Le pain blanc peut donc être utilisé pour traiter l’hypoglycémie.

    A l’inverse, le sucre du fruit a un index glycémique plus faible et n’est donc pas approprié pour corriger rapidement une hypoglycémie. 15g de glucides de faible index glycémique sont plutôt utilisés en prévention de l’hypoglycémie (collation).

    Prendre plus de 15g de glucides ne permet pas de remonter la glycémie plus vite (les symptômes disparaissent en environ 15mn) mais est souvent responsable d’une hyperglycémie secondaire.Une consigne essentielle à donner et à répéter au patient insulinotraité est d’avoir en permanence sur soi l’équivalent de 2 «resucrages ». En cas de malaise, avaler tout de suite les 15g de glucides (une glycémie capillaire n’est pas indispensable sauf si le patient a un doute) et contrôler la glycémie environ 30mn après. 15g de glucides doivent être pris devant toute glycémie inférieure à 0,60 g/l même en l’absence de symptômes.

    15g de Glucides =

    3 morceaux n°4

    2 paquets de 3 cubes de sucre

    1 petit verre de Coca ou Soda (15cl)

    1 pt verre de jus de fruit (200ml)

    3 bonbons

    1 cuillère à soupe de sirop

    1 cuillère à soupe de confiture ou de miel

    1 petit berlingot de lait concentré sucré

    2 barres de pâte de fruits

    éventuellement 40g de pain ou 2 biscottes si la

    personne peut les avaler

    Eviter

    Fruit

    Jus de fruit frais

    Chocolat

    En cas d’hypoglycémie sévère nécessitant l’aide d’une tierce personne, le « resucrage » ne peut être fait  per os que si la personne peut avaler sans risque de fausse route. Si tel n’est pas le cas ou en cas de coma hypoglycémique, le traitement consistera en une injection IM (ou SC) d’une ampoule de Glucagen® ou  l’injection IV de 3 ampoules de 10cc de G30.

    6. Prévention de l’hypoglycemie

    La prévention de l’hypoglycémie passe par l’apprentissage et la gestion de situations particulières :

    - Apprentissage de l’adaptation des doses d’insuline,

    - Conduite à tenir en fonction de l’activité physique selon la durée et l’intensité de l’effort en ne méconnaissant pas l’effet hypoglycémiant prolongé du sport.

    - La nécessité d’une prise glucidique concomitante d’une absorption d’alcool.

    - Veiller à une bonne technique d’injection (éviter lipodystrophies et injections intramusculaires)

    - L’intensification de l’autosurveillance glycémique afin de prévenir une hypoglycémie en prenant une collation dans des situations à risque (conduite automobile, repas moins glucidique, activité plus importante…).

    - Le patient doit veiller à avoir en permanence sur soi l’équivalent de 2 « resucrages ».

    - L’éducation de la famille est également importante (signes que perçoit l’entourage, prévention de l’hypoglycémie, Glucagen® …)

    La prévention de l’hypoglycémie sévère passe par l’éducation, l’adaptation du traitement (dose, schéma) pour réduire la fréquence des hypoglycémies, l’intensification de l’autosurveillance glycémique avec si besoin la remontée transitoire de l’objectif glycémique.

    http://www.alfediam.org/media/pdf/lettre_param_35.pdf

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  • Un chercheur suisse primé pour son travail sur le diabète

    Le scientifique Marc Donath a reçu à Rome le Prix Novartis pour le diabète, doté de 25'000 dollars (environ 28'000 francs). C'est la première fois que cette distinction est décernée à un Suisse.

    Réduire le nombre de piqûres d'insuline à une par mois, au lieu des injections quotidiennes, cela paraît désormais possible grâce aux travaux de Marc Donath.

    Lui et son équipe de l'Université de Zurich ont découvert il y a un an et demi que la molécule interleukine-1beta jouait un rôle dans l'insuffisance de production d'insuline chez les patients atteints du diabète de type 2, soit le diabète des personnes âgées.

    Ce résultat a conduit à deux autres études sous la direction du chercheur, l'une en Europe et l'autre aux Etats-Unis. Une quarantaine de patients souffrant du diabète de type 2 ont reçu un bloquant de l'interleukine-1beta, grâce auquel il a été possible de réduire le nombre de piqûres d'insuline à une par mois.

    La production d'insuline chez ces patients a même augmenté pendant le traitement. Cela confirme qu'on peut freiner l'évolution de la maladie, voire même la faire reculer, selon l'Université de Zurich. Ce n'est pas possible avec les thérapies actuelles.


    http://www.swissinfo.ch/fre/24_heures_en_suisse/Un_chercheur_suisse_prime_pour_son_travail_sur_le_diabete.html?siteSect=104&sid=9681024&cKey=1220967786000&ty=nd
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  • Le vécu du diabète de type 1


    L'annonce d'un diabète de type 1 entraîne habituellement deux sentiments plus ou moins intenses : sentiment d'infériorité et de dépendance par rapport aux autres, et sentiment d'altération de l'image de soi.

    Ces deux sentiments s'estompent ensuite progressivement par suite d'un travail psychologique sur soi-même permettant de faire le deuil de ce que l'on était «avant» et de s'accepter tel que l'on est «maintenant».

    Le vécu psychologique aboutit idéalement à une acceptation active, cependant il peut aussi évoluer vers une résignation, voire une dépression mais cela n'est pas habituel.

    Parallèlement à ces itinéraires psychologiques, des fantasmes peuvent être présents à l'esprit, de même que des sentiments non fondés comme la honte et la culpabilité, qui sont des émotions normales que l'on peut ressentir pour toutes activités de la vie, mais qui s'expriment ici dans le cadre du diabète. Et plutôt que d'être mises de côté, ces émotions doivent être exprimées afin de progresser vers un vécu plus harmonieux.


    Sentiment d'infériorité et de dépendance par rapport aux autres

    Bien souvent l'apparition d'un diabète de type 1 entraîne un double sentiment d'infériorité :
    • d'une part, car l'éclosion du diabète s'accompagne de symptômes de maladie (fatigue, soif, amaigrissement, urines anormalement abondantes, voire nausées, vomissements, coma) ayant conduit à un alitement et à une interruption non souhaitée des activités habituelles,
    • d'autre part, car assez rapidement le diabétique a la sensation d'avoir été propulsé dans un monde où un langage et des connaissances, qu'il ne possède pas, sont nécessaires à sa survie.

    De plus, la confrontation avec «ceux qui savent», c'est-à-dire le personnel médical et paramédical, entraîne un sentiment de dépendance, pour des choses paraissant assez compliquées de prime abord comme les injections d'insuline ou les glycémies capillaires, mais aussi pour des choses qu'il savait parfaitement faire tout seul auparavant comme manger ou participer à un match de football.

    Ce sentiment d'infériorité et de dépendance s'estompe progressivement, parallèlement à la disparition des symptômes de maladie et à l'acquisition des connaissances et techniques permettant la non-réapparition des symptômes de maladie. Cependant, la disparition de ce sentiment ne pourra être complète que parallèlement à la disparition du sentiment d'altération de l'image de soi.


    Sentiment d'altération de l'image de soi

    Après le stade initial de disparition des symptômes de maladie, c'est-à-dire lorsque le diabétique se sent physiquement mieux, il est confronté au fait que la maladie «est toujours là». En effet, le stade aigu est passé, mais il n'est pas guéri, et assez rapidement il a le sentiment de n'être plus «comme avant».

    Cette altération de l'image de soi, ou plus exactement de l'image idéalisée que l'on a de soi-même, peut conduire a un authentique état dépressif, mais cette évolution est rare car chacun met en place des mécanismes de défense pour faire face à l'angoisse et à la dépression.

    Ces mécanismes de défense sont un travail de deuil puis un travail d'acceptation, c'est-à-dire :
    • un travail psychologique sur soi-même permettant de faire le deuil de ce que l'on était «avant»,
    • puis un travail psychologique sur soi-même permettant de s'accepter tel que l'on est «maintenant».

    Selon le modèle de Kubler-Ross, il y a schématiquement cinq étapes entre l'annonce d'un événement douloureux et son acceptation : choc et dénégation, colère, marchandage, dépression, acceptation.

    En cas de diabète, ces cinq étapes sont plus précisément : choc et dénégation, révolte, marchandage, réflexion avec retour sur soi, acceptation active.

    Le passage d'une étape à l'autre se fait plus ou moins rapidement selon les individus, et assez souvent il y a fluctuation entre deux stades consécutifs avant de passer au stade suivant.

    Choc et dénégation

    «Non, ce n'est pas à moi que cela arrive !». «C'est un mauvais rêve, je vais bientôt me réveiller !».

    La personne devenue diabétique occulte la maladie, ou nie le diagnostic, et voudrait se persuader, et persuader son médecin, que l'anomalie n'est que transitoire et que de nouveaux examens monteront qu'il n'y a pas de diabète.

    Les contrôles glycémiques et injections d'insuline sont subis passivement, avec absence d'intérêt vis-à-vis de l'apprentissage de techniques dont le diabétique est persuadé qu'elles seront rapidement inutiles. Cette étape est généralement de courte durée mais elle peut parfois se poursuivre un certain temps avec pour pseudo-rationalisation que le diabète est invisible aux yeux des autres «Les autres ne me voient pas malade, donc je ne suis pas malade». Cependant, l'arrêt ou l'espacement, par le diabétique, des contrôles glycémiques et des injections d'insuline ramènent alors à la réalité, parfois au prix d'un certain temps de fatigue avec amaigrissement, puis un coma avec hyperglycémie et acidocétose.

    Il faut également signaler que, même lorsque l'apparition du diabète ne conduit pas à un vécu de catastrophe majeur, les circonstances et les modalités de l'annonce marquent toujours profondément. Bien souvent la façon dont est vécue cette annonce, et par conséquent la façon dont l'annonce est formulée, conditionnent beaucoup le vécu ultérieur et la façon dont le diabétique va pouvoir apprendre à assumer cette nouvelle situation. Cette annonce doit être faite en gardant à l'esprit que le diabétique devra idéalement arriver au stade d'acceptation de sa maladie, et qu'il est difficile d'accepter quelque chose qui est présentée comme un ennemi.

    Révolte

    «Pourquoi moi ? », «C'est la faute de... ».

    Après la dénégation du diabète, la révolte est fréquente surtout lorsqu'il n'y a aucun cas de diabète connu dans la famille. Elle peut être plus ou moins intense, et même être pénible à vivre, tant par le diabétique que par son entourage. Un sentiment de culpabilité y est parfois associé «Mais de quoi suis-je donc coupable pour qu'une chose pareille m'arrive ?» «Qu'est-ce que j'aurai dû faire, ou ne pas faire, pour que cela n'arrive pas ?».

    La révolte porte bien entendu sur l'injustice que représente l'apparition d'un diabète, mais tous les domaines de pensées ou d'activités peuvent en être affectés, et la moindre contrariété, même n'ayant aucun rapport avec la santé, peut entraîner des réactions inhabituelles.

    Cette phase, aussi pénible soit-elle, est néanmoins une progression psychologique normale traduisant la disparition d'un processus de sidération ou d'indifférence au profit d'un processus actif d'agressivité qui pourra ensuite être progressivement canalisé et transformé en processus constructif jusqu'à l'acceptation active.

    Marchandage

    «D'accord puisque je n'ai pas le choix, mais il m'est impossible d'accepter tout ce que l'on me dit être nécessaire. Je ferai uniquement ce que j'estime indispensable».

    Par exemple, l'insuline est acceptée mais à condition de n'avoir qu'une injection par jour, le principe des repas à faible index glycémique est accepté mais uniquement à la maison, ou l'utilisation d'un lecteur de glycémies est acceptée mais uniquement en cas de malaise.

    A ce stade, le diabétique n'accepte qu'une partie de la réalité, et bien souvent uniquement celle qu'il pense lui permettre de vivre «presque comme avant». Comme l'agressivité qui l'a précédée, cette phase est normale et logique dans la dynamique des événements subis. Le marchandage est devenu possible par suite de l'atténuation d'une agressivité finalement ressentie comme inutile, mais la motivation reste d'être gêné le moins possible et d'accepter uniquement ce qui paraît devoir être indispensable pour vivre «comme avant».

    Cette étape est parfois teintée d'une recherche d'incohérence dans les conseils qui sont donnés. Par exemple, à la question «Si ma glycémie avant dîner est élevée, de combien faut-il que j'augmente ma dose d'insuline retard du matin ?» une réponse tenant compte des différents cas de figures possibles est jugée inacceptable. Ou encore, à l'extrême, en réponse à la question «Que faut-il que j'avale en cas de malaise hypoglycémique ?», des réponses telles que «3 ou 4 morceaux de sucre» ou «deux cuillères à soupe de confiture» ou «une pomme» sont considérées comme inacceptables car insuffisamment précises, même s'il a été annoncé simultanément que ces trois aliments contiennent des quantités équivalentes de glucides.

    Et, ce qui est perçu comme une incertitude sur la façon de réagir face aux événements constitue, aux yeux du diabétique, la justification d'une impossibilité de mettre en pratique les conseils ou de refuser une partie du traitement, même si les incohérences qu'il a cru déceler ne concernent pas les conseils ou traitements qu'il refuse. Cette attitude rigoriste peut traduire la persistance du sentiment de révolte du stade précédent, être le témoin d'une charge émotionnelle encore trop pénible, ou être simplement la manifestation de l'anxiété face à l'inconnu. Il est cependant normal et bon qu'elle soit exprimée car cela permet alors de progresser, ce qui ne serait pas le cas sans cela, avec risque de rester à l'étape du marchandage.

    Réflexion avec retour sur soi

    «Faut pas rêver, je ne serai plus jamais comme avant, mais est-ce que je pourrai vivre autrement ?».

    Cette étape est appelée dépression dans le modèle de Kubler-Ross, mais elle n'est pas une dépression au sens psychiatrique du terme où il y a perte des intérêts, absence de plaisirs, absence de projets, troubles de l'appétit, troubles du sommeil, perte de l'estime de soi, sensation de «voie sans issue», idées suicidaires.

    C'est plutôt une amertume (c'est-à-dire un ressentiment mêlé de tristesse causé par le constat de la perte définitive de quelque chose) à laquelle est associée une interrogation quant à la façon dont le diabète peut être intégré dans la vie de tous les jours.

    L'idée d'un retour à une vie sans diabète est abandonnée, l'image de soi «hors diabète» est restaurée, et l'interrogation quant à la possibilité de construire une image de soi «avec diabète» évolue progressivement en espoir d'y parvenir. Après quelque temps de recul, ceci est assez souvent exprimé par «J'avais le sentiment de tomber de plus en plus bas, mais à moment donné, j'ai recommencé à regarder vers le haut».

    Il s'agit donc d'une phase de «dé-pression» au sens de «diminution de la pression psychologique», avec réflexion sur soi et espoir de parvenir à intégrer le diabète dans la vie de tous les jours.

    A cette phase, l'enseignement sur le diabète est bien perçu car les mécanismes de défense initiaux d'agressivité ont été progressivement remplacés par un contexte psychologique supportable autorisant des mécanismes de pensée constructifs. Le diabétique est souvent silencieux, attentif, voire méditatif, parfois aussi dubitatif, mais la charge émotionnelle qui est moins forte, permet l'écoute et la compréhension de nouveaux principes de vie.

    L'enseignement permet par ailleurs au diabétique d'exprimer son vécu subjectif, ce qui est particulièrement important pour pouvoir faire le deuil de ce que l'on était «avant» et envisager de s'accepter tel que l'on est «maintenant».

    Le diabétique, qui n'est maintenant plus gêné par son vécu émotionnel pour acquérir des notions théoriques, se heurte cependant à des difficultés d'application pratique de ces notions dans sa vie quotidienne, et il lui est encore difficile d'élaborer des principes de vie qui lui soient propres.

    Il lui faut encore acquérir l'autonomie nécessaire pour passer d'un contrôle externe de la maladie (par le soignant) à un contrôle interne de la maladie (par le diabétique), c'est-à-dire pour oser prendre seul des décisions le concernant (alimentation, activité sportive, adaptation des doses d'insuline...) et avoir une attitude active de préservation de son capital santé.

    Acceptation active

    «Je fais ce qu'il faut pour dominer la situation et pour préserver mon capital santé». «Le diabète est un handicap, mais je ne suis pas un handicapé».

    Le travail d'acceptation de la maladie est une démarche sans laquelle il n'est pas possible d'accéder à l'autonomie permettant d'intégrer le diabète dans sa vie quotidienne, sans rumination ni regret majeur, de n'y penser que le temps nécessaire au traitement, d'obtenir un autocontrôle efficace de son diabète, et d'envisager l'avenir avec confiance.

    Ce processus d'acceptation active passe par la disparition complète du sentiment d'infériorité et de dépendance, par la conviction de la possibilité d'un nouveau mode de vie, par l'élaboration d'une nouvelle image de soi «avec diabète», par la constatation de la capacité à se prendre en charge, et par la volonté d'adapter son traitement à sa vie plutôt que d'adapter sa vie aux impératifs du diabète. Cette acceptation active est aussi appelée «Savoir être».

    Le plaisir de vivre est alors à nouveau présent, dans un contexte psychologique associant autonomie, responsabilité, dynamisme et activité créatrice.

    Il faut cependant souligner que l'acceptation active n'est pas une étape définitivement acquise, et que son maintien nécessite parfois des efforts importants pour le diabétique et son entourage, notamment lors des inévitables aléas de la vie, professionnels, familiaux, ou autres...


    Résignation et dépression

    La résignation : une évolution non souhaitable

    L'annonce du diabète est souvent suivie d'une phase de dénégation, qui est en quelque sorte un état de sidération avec souhait utopique «que le temps s'arrête et que la vie d'avant reprenne son cours».

    Il y a ensuite un processus normal d'agressivité qui se manifeste d'abord par un état de révolte, puis un marchandage, et les mécanismes de défense initiaux d'agressivité sont ensuite progressivement remplacés par un contexte psychologique supportable autorisant des mécanismes de pensée constructifs.

    La sidération initiale est donc habituellement suivie de processus actifs (agressivité décroissante puis acceptation progressive).

    Il peut cependant en être différemment avec une sidération initiale qui est suivie d'un processus passif avec sentiment d'amputation physique et psychologique qui est accepté avec fatalité, ou aussi aigreur mais sans processus agressif ni même actif.

    Cette évolution vers la résignation n'est pas une acceptation car il n'y a pas mise en jeu d'un processus actif.

    Elle n'est pas souhaitable, d'une part car elle entretient le sentiment d'infériorité et de dépendance, et d'autre part car elle ne permet pas d'adopter les comportements nécessaires pour atteindre le meilleur contrôle glycémique.

    Dans certains cas, la résignation peut être entretenue par une recherche inconsciente de bénéfices secondaires de la maladie : par l'expression d'un statut de malade, le patient espère que son entourage familial ou médical s'occupe mieux de lui, mais le comportement, qui associe alors passivité, dépendance et régression, ne permet pas une vie heureuse ni un bon contrôle glycémique.

    La dépression : le diabète n'est pas le mécanisme causal

    Une authentique dépression-maladie est possible dans les suites de l'annonce d'un diabète de type 1, mais c'est assez rare et pratiquement toujours dans un contexte dépressif déjà existant qui est aggravé par les répercussions psychologiques de l'apparition du diabète. Cette dépression-maladie se manifeste généralement assez tôt, avant le stade de marchandage. Elle n'a pas de caractéristiques propres, si ce n'est que bien souvent le diabète en est rendu totalement responsable, alors qu'il est un élément supplémentaire dans un vécu déjà difficile.

    La dépression-maladie est bien évidemment également possible après de nombreuses années de diabète, mais les statistiques indiquent que la dépression-maladie n'est pas plus fréquente chez les personnes diabétiques que chez les personnes non diabétiques.


    Inconscient et fantasmes

    L'apparition d'un diabète de type 1 est souvent vécue comme un bouleversement total de la vie, en raison des contraintes de son traitement et de ses possibles complications à long terme, mais aussi car le diabète ne se voit pas et n'est pas corporellement ressenti comme une maladie d'un organe.

    Il y a habituellement sentiment de «perte de quelque chose» que le diabétique a des difficultés à exprimer faute de pouvoir montrer le diabète ou ses conséquences, et la localisation imprécise qu'il a de son pancréas, ainsi que l'absence de symptômes pancréatiques, contribuent à ces difficultés.

    Il peut également exister un sentiment de «présence de quelque chose» dont l'impossibilité de pouvoir la matérialiser peut conduire à un vécu fantasmatique angoissant :

    • Le pancréas peut être perçu comme un «organe mort à l'intérieur du corps» qu'il est difficile d'intégrer à l'image de soi.
    • La dépendance vis-à-vis de l'insuline, et son administration avec des seringues, a des similitudes avec une toxicomanie : «Il me faut ma dose d'insuline» «J'ai besoin de ma drogue pour continuer à vivre».
    • Les variations glycémiques sont l'expression de la maladie, «de la chose», «du monstre intouchable», qui est entré dans le corps du diabétique et qui a le pouvoir de s'exprimer indépendamment de la volonté du diabétique.

    Le sentiment «de n'être plus comme avant» se double alors de façon plus ou moins consciente, d'un sentiment de la présence «de quelque chose», voire «d'un autre», avec une cohabitation obligée qu'il est difficile d'admettre, d'une part en raison des contraintes, des manifestations et des complications possibles du diabète, mais aussi car le diabétique sent confusément que des conséquences psychologiques sérieuses pourraient résulter de cette situation (dépression, déstabilisation de la personnalité...).

    Cette «présence» imposée, intolérable, est à l'origine du déni et de la révolte, et le marchandage est en quelque sorte un mécanisme de défense permettant au diabétique de fixer les frontières de cette cohabitation obligée avec «un autre» d'autant plus difficile à accepter que ses limites et pouvoirs sont inconnus.

    Par contre, lorsque l'idée d'un retour à une vie sans diabète est définitivement abandonnée, et que l'image de soi «hors diabète» est restaurée, «l'autre» avec qui il y a eu un certain temps de cohabitation, peut être mieux analysé, et ses limites et pouvoirs mieux précisés.

    C'est à ce stade que l'information sur la maladie est la plus utile, d'une part car le contexte psychologique moins pénible autorise des mécanismes de pensée constructifs, et d'autre part car l'acquisition de connaissances permet de démystifier le «monstre intouchable», de cerner les limites et pouvoirs de «l'autre», et de connaître les moyens «pour reprendre les commandes» avec progressivement retour de l'espoir d'une vie possible «avec diabète».

    Mieux on connaît sa maladie,
    moins on la craint,
    moins on est angoissé,
    mieux on peut apprendre à se traiter,
    mieux on se traite.


    Le vécu du diabète au quotidien

    Craintes, inquiétudes, peur et anxiété

    • La peur et l'anxiété sont des émotions légitimes chez le diabétique : crainte que l'injection soit douloureuse, crainte des symptômes du malaise hypoglycémique, crainte de faire une hypoglycémie à un «mauvais moment» (au travail, pendant une réception, dans un magasin...), crainte de ne pas reprendre conscience en cas de coma hypoglycémique, crainte de rester seul la nuit, crainte des complications...

    Ces craintes sont logiques car le risque de survenue de ces événements n'est pas nul, mais une information appropriée sur chacune de ces éventualités permet de cerner les circonstances favorisantes, de connaître les attitudes permettant de les éviter, et de savoir y faire face efficacement, ce qui permet, d'une part de ne plus avoir de craintes irraisonnées parce que non fondées, et d'autre part d'être confiant quant à sa capacité d'en limiter à la fois la fréquence et les conséquences.

    Autrement dit, l'information permet de vaincre les craintes, d'améliorer la qualité de vie, et bien souvent d'améliorer également le contrôle glycémique par l'adoption de comportements adaptés aux circonstances.

    • Par contre, l'absence d'information, ou l'absence de confiance en soi ou dans les informations reçues, peuvent conduire à l'installation d'une peur non fondée pouvant retentir de façon importante sur la qualité de vie : le diabète et ses possibles conséquences occupent les pensées même en dehors des moments de traitement. En outre, ces craintes conduisent habituellement à des comportements, que le diabétique pense être «de sécurité», qui ont une influence défavorable sur le contrôle glycémique.

    • Il en est de même en cas d'insouciance ou d'absence de craintes par suite de nombreux épisodes d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie sans conséquences fâcheuses, malheureusement trop souvent vécus comme des «victoires sur le diabète». La motivation à s'impliquer dans le traitement fait alors défaut, ce qui conduit à un mauvais contrôle glycémique favorisant les complications.

    Frustration

    La frustration, sur le plan alimentaire ou en ce qui concerne les contraintes du traitement, est un sentiment souvent présent au début du diabète, qui s'estompe généralement ensuite lorsque le diabétique a été correctement informé que la façon de vivre qui lui est recommandée est en fait celle que devrait avoir tout individu pour se maintenir en bonne santé.

    Il persiste cependant assez souvent une frustration de ne pas pouvoir se récompenser comme on le voudrait. Il existe en effet une relation très forte entre les émotions, l'affectivité et la nourriture apportant satisfaction : en allaitant, la mère apporte amour et nourriture à son nouveau-né ; l'enfant est récompensé par une confiserie ; au retour de l'école, le goûter fête la fin d'une séparation ; les fêtes de famille sont l'occasion de repas sortant de l'ordinaire...

    D'autre part, une partie du plaisir est liée à la spontanéité et à l'excès. Il est donc assez compréhensible que la célébration d'un événement heureux par un apport glucidique raisonnable et planifié en fin d'un repas équilibré, ne soit pas de nature à satisfaire.

    En outre, se faire plaisir sur le plan alimentaire est un moyen fréquemment utilisé face aux multiples tracas de la vie.

    Par ailleurs, cette frustration est de nature à conduire à une culpabilité de s'être récompensé «comme s'il n'y avait pas de diabète». Un cercle vicieux peut même s'installer : on mange pour se faire plaisir ou se réconforter ou se consoler => on se sent coupable => on mange à nouveau, cette fois pour se punir ou se consoler...

    En fait, bien souvent, c'est beaucoup plus l'idée de ne pas pouvoir se récompenser comme on le voudrait, que la fréquence des situations où on souhaiterait se récompenser, qui est source de mal-être.

    Pour faire face à ces situations, il peut être envisagé «de laisser le diabète de côté» lorsque ces situations sont très exceptionnelles, c'est-à-dire une fois par an, par exemple, Noël, Nouvel An, Pâques, son anniversaire, l'anniversaire de ses proches, une promotion professionnelle... Si ce n'est qu'à ces rares occasions annuelles que le diabète est mis de côté, cela ne peut pas avoir de conséquences fâcheuses sur le long terme. De plus, un traitement permettant de prendre en compte ces éventualités (schéma basal-bolus par exemple) permet de gérer efficacement ces situations.

    La frustration peut également être ressentie dans d'autres domaines que l'alimentation, et la discipline, les contraintes et l'hygiène de vie, qui sont le quotidien du diabétique, s'apparentent beaucoup à ce que vit le sportif de haut niveau, mais lui il a choisi de faire du sport et les exigences que cela implique, alors que le diabétique n'a pas choisi ces exigences et n'est aucunement responsable de la situation dans laquelle il se trouve.

    Honte

    Quelquefois, le diabétique a honte de sa maladie, a des difficultés à en parler, même à son proche entourage, et vit son diabète comme une atteinte de son image et de l'estime de soi.

    Les raisons de ce sentiment sont diverses, allant d'un mal-être en relation avec le sentiment de n'être pas comme les autres, à un sentiment d'être coupable de quelque chose dont le diabète serait en quelque sorte la punition.

    Ici également, l'information permet de dissiper ce sentiment et d'améliorer la qualité de vie.

    La participation à des activités de groupes avec d'autres diabétiques est également très utile, dans le cadre d'associations ou de stages d'éducation, notamment par la participation à des groupes de parole où ce sujet peut être abordé avec sérénité.

    Culpabilité

    Indépendamment du sentiment mal définissable qui existe parfois de devoir être coupable de quelque chose dont le diabète serait la punition, le diabétique peut éprouver des sentiments de culpabilité liés à la façon dont il assume son diabète :
    • culpabilité de ne pas faire quelque chose (alimentation, contrôles glycémiques, adaptation de doses d'insuline...).
    • culpabilité d'avoir fait quelque chose qui ne conduit pas au résultat escompté (alimentation, adaptation des doses d'insuline).
    • culpabilité parce que certains jours «on ne peut pas faire mieux» en raison des impératifs de la vie quotidienne.
    • culpabilité parce que certains jours «on ne veut pas faire mieux» dans un contexte de difficultés familiales ou professionnelles (quand le moral n'est pas brillant, il est assez logique que le diabète ne soit pas mieux assumé que les autres problèmes de la vie).

    Ce sentiment peut survenir :
    • lorsque l'on fait quelque chose que l'on ne doit pas faire,
    • lorsque l'on ne fait pas quelque chose que l'on devrait faire,
    mais aussi :
    • lorsque l'on fait quelque chose que l'on doit faire, mais qui ne conduit pas au résultat escompté,
    • lorsque l'on ne fait pas quelque chose qu'il ne faudrait pas faire, parce qu'on aurait bien aimé la faire.

    Il faut bien comprendre que ces sentiments de culpabilité sont des émotions normales que l'on peut ressentir pour toutes activités de la vie, qui s'expriment ici dans le cadre du diabète. Comme pour les autres tracas de la vie, elles traduisent un conflit qu'il faut savoir analyser, éventuellement en en parlant, de façon à pouvoir aller plus loin.

    Difficulté à vivre l'incompréhension ou la stupidité des autres

    Quiconque n'a pas été confronté au diabète (parent ou ami diabétiques) a la plupart du temps des idées fausses sur le diabète, ses causes, ses contraintes, ses risques, ainsi que sur le vécu du diabétique.

    La discussion n'est pas pénible à vivre lorsque ces idées fausses sont un aveu de méconnaissance du diabète, exprimé sans arrière-pensées, et que le diabétique peut expliquer à son interlocuteur la réalité des choses.

    Par contre, cela devient intolérable lorsqu'un jugement non fondé est exprimé, ou lorsqu'il est présumé que le diabétique est responsable de son état : «Quand on abuse du sucre, il ne faut pas s'étonner d'avoir des ennuis», «Le diabète, ça se soigne, il n'y a qu'à...», «Comment croire qu'une personne doit éviter le sucre, alors qu'elle en a plein les poches», «Après tout ce qu'on vous a dit, si vous avez des ennuis, c'est que vous l'avez bien cherché»...

    Face à de tels propos, «le moral en prend un coup», mais il faut bien comprendre qu'en fait ils relèvent rarement d'une méchanceté gratuite, mais beaucoup plus souvent d'une absence d'information et d'une réaction d'autoprotection (en rendant le diabétique coupable de son état, la personne non diabétique se rassure quant au fait qu'une pareille chose ne peut pas lui arriver).

    Il n'en demeure pas moins que ces propos font mal, et qu'en fin de compte le meilleur moyen pour ne plus risquer de les entendre est que le grand public soit informé avec exactitude sur ce qu'est réellement le diabète, ainsi que sur ce qu'est le quotidien du diabétique : une attitude responsable de préservation du capital santé par une prise pluriquotidienne de décisions (alimentation équilibrée, activité physique régulière, autosurveillance glycémique, adaptation des doses d'insuline...).

    Autrement dit, plus on parlera du diabète, mieux ce sera pour les diabétiques, et si le vécu psychologique de son diabète le permet, il ne faut pas rater une occasion d'expliquer la réalité des choses.

    C'est ma vie, après tout !

    Il arrive que ce ne soit pas uniquement le diabète et ses contraintes qui soit pesants, mais le fait de devoir vivre sous le regard du soignant, et le diabétique en arrive à se demander : «A qui appartient la glycémie ? A qui appartient la santé ? A moi ? A mon médecin ? Aux deux ? C'est ma vie, après tout !».

    Ceci se produit habituellement lorsque le diabétique a le sentiment de devoir vivre sous un regard dirigiste du soignant, ou de n'exister qu'au travers des glycémies ou des complications présentes ou à venir.

    C'est le plus souvent la conséquence d'une prise en compte insuffisante par le soignant du vécu du diabétique, d'une non-reconnaissance par le soignant du «droit à l'erreur» du diabétique, ou d'une pression psychologique trop forte de la part du soignant.

    Usure du temps et banalisation des gestes

    L'usure du temps et la banalisation des gestes sont sources d'oubli ou d'imprécision, et modifier ses habitudes de vie est difficile, pour le diabétique comme pour quiconque. D'autre part, avec le temps «le diabète n'en fait qu'à sa tête» avec des variations glycémiques parfois à l'opposé de ce qui aurait logiquement dû se produire.

    Tout ceci peut conduire à un «ras-le-bol» assez compréhensible, et rappeler au diabétique qu'un bon contrôle glycémique est nécessaire pour éviter les complications, n'est généralement guère plus utile que de dire qu'il vaut mieux être riche, jeune, beau et en bonne santé, que pauvre, âgé, laid et malade.

    Par contre, prendre en compte le vécu du diabétique, faire preuve de compréhension et de psychologie, apporter une aide «autre que glycémique», et faire preuve d'énergie sont de nature à modifier la perception des choses. L'énergie mise en oeuvre par le soignant, son dynamisme, sont alors en mesure de favoriser des rencontres stimulantes qui incitent le soignant et le soigné à mettre en oeuvre le meilleur d'eux-mêmes. La participation à des activités de groupes avec d'autres diabétiques peut également être utile, dans le cadre d'associations ou de stages d'éducation.

    Le quotidien du diabétique, c'est une attitude responsable par une prise pluriquotidienne de décisions

    http://www.diabsurf.com/diabete/FVecuD1.php
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  • F R U C T O S E    Grandeur… et décadence

     

     

    FRUCTOSE GRANDEUR …..ET DECADENCE

    par Nicolas Guggenbuhl lisencié en nutrition.

    Up to date n°1 février 2003

     

    Le fructose bénéficie d'une image particulièrement flatteuse dans le monde des sucres. Ce glucide simple, que l'on retrouve notamment sous forme libre dans les fruits, possède une saveur sucrée plus intense que celle du saccharose, le sucre ordinaire. Mais c'est parce qu'il ne déclenche pas de sécrétion d'insuline qu'il connaît une carrière si brillante dans les produits destinés aux diabétiques, où il se substitue au saccharose. Son aura est telle que l'on oublie parfois qu'il apporte autant d'énergie que son homologue diabolisé…

    Le vent semble cependant tourner pour le fructose. Dans une revue des données disponibles, des scientifiques américains tirent la sonnette d'alarme. On sait que le fructose favorise la synthèse hépatique des triglycérides. Mais surtout, comme il ne déclenche ni sécrétion d'insuline, ni sécrétion de leptine, il prive le système nerveux central de ces deux messages importants contribuant à réguler l'homéostasie lipidique et donc, le poids (tant via les apports alimentaires que les dépenses énergétiques).

    Les auteurs de cette revue estiment que, par ce mécanisme, la consommation importante de fructose pourrait bien contribuer au développement de l'obésité.

    Précisons que ce n'est pas tant le fructose naturellement présent dans les fruits qui sont pointés du doigt, que l'augmentation de la présence de fructose dans la chaîne alimentaire, par le biais de sirops riches en fructose, qui sont de plus en plus utilisés dans le monde des confiseries et autres soft-drinks.

    Référence :

    Elliot SS et al. Fructose, weight gain, and the insulin resistance syndrome. Am J Clin. Nutr.

    2002; 76 :912-22.

     

     

     

      http://www.diabete-abd.be/fructose.htm

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  • La malbouffe, Le fast food, la restauration rapide : une mauvaise alimentation

    Danger Santé > Fast Food > La malbouffe, Le fast food, la restauration rapide : une mauvaise alimentation

    les restaurants fast food

    Les fast food sont très souvent associé à la malbouffe, à une mauvaise alimenation : quels sont les effets, les conséquences sur la santé des fast food ?

    Au mépris des besoins diététiques, différents par rapport à l’âge et à l’activité des personnes, la nourriture des fast foods est une vaste étendue d’homogénéité.
    En effet, que vous soyez un enfant, un adolescent, un adulte, une personne agée, malade ou en bonne santé, actif ou sédentaire, enceinte, etc. 
    Le célèbre hamburger - frites est à la base de tous les repas dans la restauration rapide.
    Depuis quelques années, sont apparus quelques salades, du poulet, poisson pour une nouvelle variété.

    La nourriture des fast food est en générale  :

    Trop riche en gras.
    Trop riche en sucre et en sel.
    Trop riche en produits chimiques.
    Pauvre en fibres végétales.
    Pauvre en vitamines.

    Prenons par exemple le menu typique : hamburger, frites, coca-cola et ketchup.

    Ce type d’alimentation ne contient que 3 saveurs sur 6 : sucré, salé et acide.
    La viande, le pain et le soda sont sucrés; les frites sont salées et le vinaigre du ketchup est acide.

    Ce type de nourriture est tellement apprécié par les occidentaux car elle aide à calmer les problèmes émotionnel comme par exemple le stress.

    Mais cette nourriture n’est pas bonne pour la santé, car elle est déséquilibrée et difficile à digérer (3 saveurs seulement).

    Les effets de cette nourriture à court terme :

    Une léthargie
    Une lourdeur d’esprit
    Une avidité.

    Et des boissons light de type soda ou coca contiennent de l’aspartame.

    Le gras est représenté par des acides gras saturés
    Le sucre et le sel sont raffinés.

    Parmi les produits chimiques, on trouve parfois de l’acrylamide dans les frites et dans les chips.
    Cette substance, non alimentaire, reconnue comme cancéreuse.
    On retrouve du suif de boeuf, du dextrose et du gluten également dans les frites.

    Beaucoup d’additifs chimiques sont aussi présents, sans parler des légumes OGM dans de nombreux pays (maïs, soja, etc.)

    Le tout augmentant les Radicaux Libres (RL) dans le sang.
    Les radicaux libres sont un indice d’inflammation et de vieillissement des cellules.
    Une étude a montré qu’une heure après un repas dans un fastfood, il y avait une augmentation de 125% de RL dans le sang, 175% 2 heures après, 138% 3 heures après.

    Il a été reconnu que la viande est responsable de 70% de toutes les intoxications alimentaires rattachées aux fast foods.

    Les dangers potentiels des “restaurants rapides” à plus ou moins long terme pour la santé :

    Un surpoid.
    Des maladies cardiaques.
    De l’hypertension artériel.
    Certains cancers comme par exemple la prostate, pancréas, ovaires, seins, utérus, poumons, intestins.
    Du diabète, surtout gras.
    Phénomène d’obésité.
    Des troubles de la vésicule biliaire.
    Une dépression.

    Quelques chiffres à propos de l’obésité :

    En Amérique, il s’agit de presque 1 personne sur 4.
    En Grande Bretagne, 1 femme sur 40 est obèse.
    Plus de la moitié des adultes sont trop gros et 30% d’entre eux souffrent d’obésité en Europe.

    Le fast-food represente t-il un danger pour notre santé ?

    Le paradoxe du fast-food est qu’il a mauvaise image mais connaît un véritable succès.
    Plus qu’une alimentation, le fast-food est aujourd’hui un style de vie : celui des gens pressés qui ne veulent pas perdre de temps à cuisiner.

    “ Les sandwichs que proposent ces types de restaurant sont beaucoup trop riches en sucres et en graisses ” explique un nutritionniste.

    Mots clefs santé : , , , , , , , , , , , , ,


    http://www.danger-sante.org/fast-food-la-malbouffe/#comments 

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    Afin de compléter une saine alimentation, bien des médecins vous suggéreront l’ingestion de compléments alimentaires, susceptibles d’améliorer votre santé et votre diabète. Dans la mesure où cette option trouverait des échos chez vous, consultez un diététiste professionnel ou un diabétologue afin qu’il vous aide à déterminer ce qui convient à votre cas précis. Les compléments alimentaires les plus prescrits par les médecins sont la biotine, le calcium, le chrome, le magnésium, les vitamines du groupe B, la vitamine C et la vitamine E.

    La biotine  Recommandation quotidienne = de 300 à 15 000 microgrammes.

    La biotine est une vitamine. Des chercheurs japonais ont découvert qu’il existe un lien entre un taux de glycémie élevé et un taux de biotine inférieur aux personnes non diabétiques. Vous trouverez de la biotine particulièrement dans les levures de bière, le chou-fleur, le maïs, l’orge et le soja.

     
    Le calcium Recommandation quotidienne = 1 000 milligrammes.

    Le calcium fait partie des éléments minéraux. Il facilite la contraction musculaire en plus de contribuer à la santé cardiaque et à la prévention du cancer. On en trouve en quantité généreuse dans le chou frisé, le lait, le maquereau, les pétoncles, le saumon rose, le tofu et le yaourt.


    Le chrome  Recommandation quotidienne = 200 microgrammes

    Le chrome est un oligo-élément. On croit que les gens atteints d’une carence en chrome sont davantage susceptibles d’une intolérance en glucose. Il semble que le chrome améliore l’efficacité de l’insuline. Chaque fois que vous engloutissez des sucreries, vous attaquez le niveau de chrome dans votre organisme en le réduisant. Mais soyez vigilant, avant de prendre des suppléments en chrome, voyez avec votre médecin si votre organisme le réclame. Les sources naturelles de chrome se trouvent dans l’avoine, les cacahuètes, le foie, le fromage, les huîtres, les levures de bière, les viandes et les volailles.


    Le magnésium

    Recommandation quotidienne = 400 milligrammes.

    Le magnésium est un minéral. Il pourrait jouer un rôle dans l’activité de l’insuline. Les chercheurs ont découvert que les personnes souffrant d’une carence de ce minéral ont tendance à éprouver une résistance à l’insuline. Si vous êtes diabétique et que vous souffrez de troubles cardiaques ou rénaux, un apport complémentaire de magnésium peut ne pas être indiqué, voyez avec votre médecin pour avoir la confirmation que vous pouvez en prendre sans danger. Si votre médecin approuve, sachez qu’il est facile d’en trouver à travers ces aliments : avocats, bananes, crevettes, épinards, fèves de Lima, flocons d’avoine, haricots blancs, pommes de terre et riz.

    Les vitamines du groupe B

    Recommandation quotidienne = 100 milligrammes.

    La niacine, la thiamine, l’acide folique et la vitamine B6, font toutes parties du groupe B et procèdent du métabolisme des hydrates de carbone, c’est-à-dire de la transformation des sucres et des féculents en énergie. Il existe une relation directe entre une carence en vitamine B6 et une intolérance au glucose ainsi qu’une détérioration de la sécrétion d’insuline et de glucagon. Les carences en vitamines B semblent avoir un effet causant des lésions nerveuses dans les mains et les pieds. De plus en plus de médecins prescrivent des vitamines du groupe B à leurs patients. Ici encore, veillez à obtenir l’avis de votre médecin avant de prendre une dose de n’importe quelle vitamine du groupe B.

    On retrouve de la niacine dans les aliments suivants : - le poulet ; - la dinde ; - le thon ; - le veau.

    On retrouve de la thiamine dans les aliments suivants : - les petits pois ; - les haricots secs ; - les oranges
    - la levure de bière ; - le germe de blé ; - les céréales complètes.

    On retrouve de l’acide folique dans les aliments suivants : - les céréales complètes ; - les haricots blancs ;  - les asperges ;- les épinards ; - le brocoli ; - les choux de Bruxelles.

    On retrouve de la vitamine B6 dans les aliments suivants : - les pommes de terre ; - les bananes ; - le poulet ; - le poisson ; - le riz ; - l’avocat.

    On retrouve de la vitamine B12 dans les aliments suivants : - le saumon ; - le thon ; - le crabe ; - les huîtres ; - les palourdes ; - le jambon.

    La vitamine C  Recommandation quotidienne = de 75 à 2 000 milligrammes.

    La vitamine C est un puissant antioxydant. On lui attribue un rôle protecteur contre le cancer de l’œsophage, de l’estomac et du pancréas. On recommande la vitamine C particulièrement dans les cas de diabète car elle constitue un facteur important dans la lutte contre les diverses complications du diabète. Il faut simplement noter qu’une dose supérieure à celle suggérée peut provoquer de la diarrhée chez le sujet.

    On retrouve de la vitamine C dans les aliments suivants : - l’ananas ; - le brocoli ; - le poivron cru ; - le cantaloup ; - les épinards ; - les patates douces ; - les fraises ; - l’orange ; - le kiwi ; - la mangue.


    La vitamine E  Recommandation quotidienne = de 100 à 600 unités internationales.

    La vitamine E est également un antioxydant très puissant. On la recommande surtout pour son rôle dans le métabolisme des graisses poly insaturées en plus de contribuer largement à la prévention des maladies cardiovasculaires. Toutefois on ne peut faire usage de suppléments alimentaires de vitamine E en même temps que la prise d’anticoagulants. De plus, les surdoses de vitamine E amènent diverses complications de santé. Consultez votre médecin à cet effet.

    On retrouve de la vitamine E dans les aliments suivants : - l’ananas ; - le brocoli ; - le germe de blé ;
    - les noix.


    Rappelez-vous que des doses excessives de vitamines ou de minéraux peuvent avoir des conséquences néfastes sur votre santé et entrer en action avec certains médicaments nécessaires à votre état.



     http://www.le-diabete.com/traiter-vitamines2.html

     

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