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    L'HUILE D' OLIVE... UN AVANT GOUT DE SOLEIL ET DE VACANCES

     

    L'huile d'olive délicieuses variations sur un même thème

    Entre 1990 et 1998, la consommation de cette huile a quadruplé dans notre pays. Les raisons de ce succès sont diverses: le retour â des produits sains et naturels joue certainement un rôle important dans ce constat. L'utilisation de l'huile d'olive dans la cuisine est souvent considérée comme un signe de raffinement et de style; les riches arômes, les nombreuses possibilités culinaires et l'intérêt nutritionnel avéré de cette délicieuse huile végétale sont de mieux en mieux connus.

    L'huile d'olive est extraite des fruits des oliviers (Olea europea) qui poussent dans les oliveraies.

    L'olive, verte au départ devient violette puis noire à sa maturité. Plus elle est mûre plus elle est gorgée d'huile.

    La récolte des olives débute fin septembre pour les variétés précoces et se prolonge jusqu'à fin février pour les variétés tardives.

    II y a 3 techniques de cueillette : les cueillir à la main, gauler l'olivier pour faire tomber les olives dans des filets tendus au-dessus du sol ou ramasser les fruits tombés à terre.

    Les olives vont subir des transformations soit en conserverie soit en huilerie.

     

    Au fil du temps se sont succédés de nombreux procédés mécaniques d'extraction du plus rudimentaire au plus rentable.

    Les olives sont broyées pour obtenir une pulpe qui sera enveloppée dans des toiles ( ou scourtins) et soumises à la pression pour obtenir l'huile de première pression.

    Elles sont clarifiées par décantation et filtration, c'est l'huile vierge de première pression.

    La mention "première pression à froid" est parfaitement inutile depuis que les presses à olives ont évolué les moulins d'autrefois exigeaient plusieurs extractions et l'ajout d'eau bouillante pour accélérer le processus. Ce n'est plus le cas actuellement.

    La pulpe est reprise, broyée à nouveau, puis pressée une deuxième et éventuellement une troisième fois donnant des huiles de qualité inférieure.

    On peut extraire une dernière huile des résidus de pulpe et noyaux compris (grignons d'olives) à l'aide de solvants. Celle-ci doit alors être raffinée pour être utilisée en cuisine.

    Sur les étiquettes, vous trouverez des dénominations telles que "Huile d'olive vierge Extra, Huile d'olive Vierge, Huile d'olive, Huile de grignons d'olives".

    En fait, les conditions de production sont harmonisées par la Commission européenne (CE n°136/66, n° 2568/91) qui établit une distinction entre quatre qualités d'huile d'olive selon leurs caractéristiques.

    La classification repose sur le traitement et sur l'acidité de l'huile.

    Les acides gras libres résultant de réactions enzymatiques sont responsables de cette acidité qui est exprimée en gramme d'acide oléique par 100 g d'huile.

    Elle augmente si les olives ayant servi à la fabrication de" l'huile étaient soit trop mûres, soit stockées depuis trop longtemps, soit piquées par la mouche de l'olivier. Nous distinguons

    • l'huile d'olive vierge extra, une huile d'olive non raffinée dont la notation est la première sur l'échelle de notation organoleptique*, dont le degré d'acidité ( exprimé en acide oléique ) est au maximum de 1%.

    • l'huile d'olive vierge, une huile d'olive également non raffinée dont la notation organoleptique est légèrement inférieure à l'huile vierge extra, dont le degré d'acidité ne peut dépasser 2 %.

    • l'huile d'olive, une huile d'olive raffinée dans laquelle on ajoute de l'huile d'olive vierge pour le goût. Cette huile a un degré d'acidité maximal de 1.5 %.

    • l'huile de grignons d'olive est une huile constituée d'un coupage d'huile de grignons d'olives raffinée et d'huile d'olive vierge, dont le degré d'acidité n'est pas supérieur à 1.5 %.

    Le goût de l'huile d'olive est une simple question de palais et rien n'est plus subjectif, certains consommateurs l'aiment fluide et douce, d'autres, veloutée et fruitée ou même chargée d'une certaine amertume; si elle est rance c'est qu'elle est oxydée par contact avec l'air. La couleur de l'huile est plus ou moins franche: elle dépend des caroténoïdes* et des chlorophylles qui les masquent par leur couleur verte.

    Si les qualités organoleptiques de l'huile d'olive sont importantes on ne peut nier l'intérêt majeur de ses qualités nutritionnelles dans de nombreux domaines de la médecine.

    • On sait qu'une alimentation riche en graisses contribue au développement des maladies cardio-vasculaires, première cause de décès dans notre pays.

    Ce sont principalement les acides gras saturés qui sont responsables de l'augmentation du taux de cholestérol à l'origine de l'athérosclérose via son accumulation au niveau des parois des vaisseaux sanguins.

    Le principal constituant lipidique de l'huile d'olive est un acide gras mono-insaturé : l'acide oléique. Celui-ci représente 65 à 80% des acides gras de l'huile d'olive.

    Le rôle des acides gras mono-insaturés dans le métabolisme du cholestérol a été particulièrement étudié depuis les études épidémiologiques de A. Keys. (Etude des 7 pays 1952)

    Pour résumer les études, on peut dire que par comparaison avec un régime riche en graisses saturées, le régime mono-insaturé réduit le cholestérol total (C-tot.) et le mauvais cholestérol ( LDL), et n'affecte pas le bon cholestérol (HDL). Par comparaison avec un régime riche en acides gras poly-insaturés, le régime mono-insaturé, diminue le cholestérol total et le cholestérol des LDL mais stabilise ou augmente le cholestérol HDL.

    Par ailleurs, comparé à un régime pauvre en graisses et riche en hydrates de carbone, le régime mono-insaturé réduit le cholestérol total et les triglycérides (TG).

     

     

     

    • De plus l'huile d'olive vierge contient plusieurs agents  antioxydants naturels qui dépendent essentiellement de la variété et du degré de maturité des olives. Ceux ci sont présents dans des proportions qui sont favorables à la prévention du vieillissement et à la prévention, tout comme au traitement des maladies cardio-vasculaires. Si l'huile d'olive est si différente des autres huiles alimentaires obtenues par raffinage, c'est en grande partie grâce à ces composants mineurs naturels dont on peut retenir les composés phénoliques*, des caroténoïdes*, des tocophérols ou vitamines E, des phytostérols*.
      Un certain nombre d'études ont montré que l'huile d'olive était favorable à la régulation de la pression artérielle.

    II y a un certain nombre de preuves faisant apparaître une amélioration de l'équilibre glycémique évalué par la glycémie, la glycosurie, et l'hémoglobine glycatée chez les patients consommant un régime à prédominance d'acides gras mono-saturés.

    Les propriétés digestives de l'huile d'olive sont connues depuis l'antiquité. Elle jouit de propriété cholagogue ( vidange de la vésicule biliaire ) et contribue à combattre efficacement la constipation. Dans une étude épidémiologique transversale évaluant la densité osseuse de femmes adultes vivant dans le midi de la France, il a été montré que seulement deux paramètres étaient associés à une bonne minéralisation osseuse: l'activité physique et la consommation régulière d'huile d'olive.

      

    Comment utiliser l'huile d'olive ?

     

    A froid, elle fera merveille pour l'assaisonnement de salades diverses ou la préparation de sauces de type "mayonnaise" ou de vinaigrettes. Pour préparer une vinaigrette, versez l'huile d'olive sur le citron ou le vinaigre, le mélange sera plus homogène.

    Pensez au pain grillé frotté à l'huile d'olive relevée d'ail ou non. Une cuillère à café sur vos légumes verts, cuits ou crus améliorera leur saveur et leur douceur au palais. L'huile d'olive ressort très bien sur un carpaccio.

    Elle peut être aromatisée et condimentée au gré de votre imagination.

    Préparez de petites macérations à base de thym, de romarin, d'estragon, de laurier, de sauge, de sarriette, de marjolaine, d'ail.

    Pour vos pâtes froides ou chaudes, qui demandent à être relevées, baignez dans l'huile d'olive, des poivrons, de l'ail, des grains de poivre, de l'oignon, des clous de girofle et du basilic ; laissez infuser à l'abri de la lumière ce mélange un mois et selon les proportions que vous aurez définies, vous obtiendrez une sauce aïoli, un mélange piquant...

     

    A chaud, l'huile d'olive offre un éventail infini de possibilités. On peut la retrouver dans la cuisson des légumes, dans les potages et la sauce tomate.

    C'est un délice dans les préparations des viandes, des volailles, des poissons, en grillade, en rôti, au four, braisés ou marinés, mais également pour les plats mijotés de type méditerranéen on non. La stabilité de l'huile d'olive, même a haute température ( max. 180°), la place en tête pour les fritures ou fondues.

    Afin de préserver sa teneur en antioxydants, conservez l'huile d'olive dans des bouteilles opaques( verre foncé ou bidon) ou protégées par une feuille d'aluminium, soit dans le noir d'une bonne vieille cave ou d'une armoire.

    Ces suggestions vous donnent l'eau (ou l'huile ) à la bouche ?

    Alors n'hésitez pas, tout en gardant en tête ce grand principe dicté par Paracelse : "tout est poison, rien n'est poison ( sola dosis venenum), tout dépend de la dose"

    L'avis de la diététicienne.

    L'huile d'olive comme toutes les autres huiles, est composée de l00% de lipides.

    Comme 1 litre pèse 900g, une bouteille d'1 litre d'huile d'olive apporte 8100kcal ( 9kcal/g.). L'huile d'olive malgré toutes ces vertus n'est donc pas une huile hypocalorique comme certains le laissent entendre !

    L'huile d'olive est excellente pour la santé à condition de l'utiliser en remplacement d'autres matières grasses visibles ( souvent saturées) et d'assurer un rapport acides gras mono-insaturés/acides gras saturés élevé.

     

    Une autre condition est de positionner l'huile d'olive dans une alimentation saine, variée et normocalorique ou hypocalorique ( à voir avec votre diététicienne ) c'est à dire une alimentation où
    -la consommation de légumes, de légumes secs, de fruits est importante
    -la consommation de céréales complètes, y compris le pain, est élevée
    -la consommation de viande, surtout rouge, est modérée
    -la fréquence de consommation de poisson est de 2 fois semaine
    -la consommation de lait et fromage est modérée
    -la consommation d'alcool est modérée et sur base de vin rouge
    -utiliser simultanément de l'huile d'olive et de l'huile de colza ou canola et/ou de soya pour assurer un bon apport en acides gras insaturés et un apport en acides gras essentiels.

    1 c à soupe d’huile contient 10 ml ou 9 g d’huile.

    *notation organoleptique de l'huile d'olive :
    elle résulte de l'analyse sensorielle codifiée par le Conseil oléicole international. L'intensité des flaveurs est classée de 0 à 5, c'est à dire de nulle à extrême en passant par à peine perceptible, légère, moyenne et grande. L'huile est goûtée à 28° à l'aide d'une petite cuillère.

    *caroténoides : pigments naturels jaunes, oranges ou vermillon qui sont soit des vitamines soit des nutriments protecteurs

    *composés phénoliques : substances naturelles assurant entre autre la couleur, l'arôme, l'astringence des végétaux et jouissant de propriétés antioxydants.

    *phytostérols : ce sont des stérols végétaux ressemblant au cholestérol mais ayant des propriétés positives pour combattre l'hypercholestérolémie.

    *oméga 6- oméga 3 : acides gras poly-insaturés dont la classification chimique repose sur les positions des doubles liaisons dans la chaîne hydrocarbonée.

    Revue ABD n° 46/4 Juillet - Août 2003

    Conseil diététique de l'ABD - 01-07-03

    http://www.diabete-abd.be/huile%20d%20olive.htm
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  • L'index glycémique : utilisation pratique


    La théorie c'est bien beau, mais comment faire en pratique ?

    • La première déduction qui pourrait venir à l'esprit est, qu'en fin de repas, on pourrait manger des aliments sucrés sans limitation, «puisque cela ne fait pas beaucoup plus monter la glycémie».

    En fait, cette déduction est erronée car ce n'est que la consommation d'une faible quantité d'aliments sucrés qui n'augmente pas beaucoup la glycémie.

    La consommation d'une quantité importante de ces aliments entraîne une forte élévation de la glycémie. Les expériences qui ont été faites l'ont démontré.

    • Une deuxième déduction pourrait être de penser associer des aliments riches en glucides avec du beurre ou des aliments gras, de manière à ralentir la digestion du repas pour que la glycémie s'élève moins.

    Ce serait également une déduction erronée car cela aurait pour conséquence une élévation des graisses dans le sang entraînant une atteinte des artères qui s'ajouterait à l'atteinte des artères que peut entraîner le diabète.

    • Une déduction intelligente est de se dire :

    - puisque l'élévation de la glycémie dépend de la façon dont les aliments sont digérés, il faut connaître quel est l'index glycémique des aliments,

    - et puisque l'élévation de la glycémie dépend de la façon dont les aliments sont préparés et associés, il faut connaître quelles préparations et associations sont bénéfiques, et quelles préparations et associations ne le sont pas.


    Table de composition des aliments

    Vous trouverez dans DiabSurf, une table de composition des aliments où figure l'index glycémique des aliments lorsqu'ils sont consommés seuls, ce qui fournit un premier élément pour équilibrer les repas en évitant d'associer des aliments qui ont un fort index glycémique.

    Par exemple :

    • Les pommes de terre ont un fort index glycémique, et il ne faut donc pas les utiliser comme seul légume d'un repas. Si vous voulez manger des pommes de terre, il ne faut en prendre qu'un peu et y associer des crudités et des légumes verts cuits chauds afin d'abaisser l'index glycémique du repas. Même principe pour les carottes cuites, le riz et les pâtes.

    • Un friand à la viande a un index glycémique plus important que la viande en raison de la pâte qui le constitue. Il vaut donc mieux n'y associer qu'un peu de riz et compléter le repas avec des crudités, plutôt que de n'y associer que du riz ou pire de la purée de pomme de terre.

    • Vous pouvez prendre une petite banane ou un peu de raisin comme dessert si vous venez de manger un petit salé aux lentilles, mais ces fruits sont à éviter si vous venez de manger de la purée de pommes de terre ou du riz.

    • Si vous êtes invités et qu'il y a des crudités, du riz, des haricots verts, de la viande et un gâteau d'anniversaire, il faut limiter fortement votre consommation de riz, ne pas prendre de pain, et augmenter la part de crudités et de haricots verts, si vous voulez prendre une part normale du gâteau.

    Les légumes verts, et autres légumes «de couleur non verte» comme les tomates, les carottes, les choux rouges, les aubergines... sont donc indispensables dès que le repas contient du pain ou des dérivés de la farine, des féculents (pommes de terre, pâtes, riz, semoule, maïs) ou des fruits. Et la mention «à volonté» que l'on trouve souvent dans les régimes ou autres recommandations diététiques, a donc la signification «présence obligatoire et en grande quantité» et non la signification «selon votre volonté» avec possibilité de ne pas en manger.


    Voici également quelques repères pratiques

    En ce qui concerne les repas

    • La cuisson (notamment à la vapeur) et les traitements mécaniques (réduction en purée ou en marmelade) augmentent l'index glycémique.

    • Les procédés industriels de cuisson-extrusion, utilisés dans la fabrication des aliments déshydratés (purée en flocons...), des craquottes, des corn-flakes, du pop-corn, des céréales de petit déjeuner, du riz instantané... augmentent également l'index glycémique.

    • Par contre, les aliments consommés avec leur enveloppe naturelle (lentilles...) ont un faible index glycémique.

    • Les aliments qui peuvent réellement être considérés comme des sucres d'absorption lente sont représentés par les légumineuses, c'est-à-dire les légumes secs tels que fèves, flageolets, lentilles, haricots rouges, haricots blancs, pois cassés, pois chiches. Il est donc logique de privilégier les légumes secs, plutôt que les pommes de terre, les carottes cuites ou le riz.

    Il est vrai que les légumes secs peuvent entraîner un certain degré de flatulence (gaz intestinaux) mais :
    - d'une part, ceci est le témoin de leur digestion lente (comme la digestion est lente, les glucides qu'ils contiennent progressent plus loin dans l'intestin que les autres glucides, avec pour conséquence leur arrivée dans la dernière partie de l'intestin où certaines bactéries utilisent les glucides pour fabriquer du gaz),
    - d'autre part, après un certain temps d'acclimatation, la production de gaz devient beaucoup moins importante, voire nulle, lorsque les bactéries intestinales se sont habituées à ce que du sucre parvienne jusqu'à elles.

    • Les pâtes sont plus hyperglycémiantes que les légumes secs, mais elles le sont moins que les pommes de terre et le riz.

    • Il apparaît également logique de recommander le pain complet (avec des grains complets) ou les pains enrichis en fibres, ou les pains pauvres en glucides et riches en fibres, plutôt que le pain blanc (50 à 55 % de glucides) ou pire les biscottes (75 % de glucides, et de plus les fibres sont brisées par la cuisson).

    • Par ailleurs, le pain au cours d'un repas devrait être réservé aux cas où il est vraiment indispensable, c'est-à-dire avec le fromage, ou lorsqu'il n'y a pas le compte de glucides pour le repas.

    • Les crudités sont toujours bénéfiques (apport de glucides faible ou nul, apport de fibres qui vont ralentir le passage du sucre dans le sang de la suite du repas). Attention : deux feuilles de salade ne peuvent pas être assimilées à une crudité ; une entrée froide n'est pas une crudité : le riz froid (salade composée), la salade de pommes de terre, la salade de carottes cuites... ont le même pouvoir hyperglycémiant que lorsqu'ils sont consommés en plats chauds.

    • Les crudités peuvent être avantageusement accompagnées par une tranche de jambon maigre ou du surimi (apport de glucides faible ou nul, apport de protéines qui vont ralentir le passage du sucre dans le sang de la suite du repas).

    • Pour les desserts, la consommation épisodique (au cours d'un repas avec des amis par exemple) d'un dessert classique comportant un peu de sucre, n'a pas grande importance dans l'équilibre glycémique si on veille à réduire la part de féculents et à augmenter la part de crudités et de légumes verts. Par contre, pour les pâtisseries familiales, on a intérêt à utiliser des édulcorants.

    • La «grammaire» classique des repas (crudités, plat de résistance, fromage, dessert) est excellente car plus un repas est mixte et équilibré, moins il est hyperglycémiant.

     

    Quatre éléments indispensables pour atténuer l'augmentation du sucre dans le sang
     
    une entrée de crudités

    et une part de viande ou de poisson ou deux oeufs

    et une part de légumes verts cuits
    et un laitage ou une petite part de fromage avec le minimum de pain

    auxquels il faut associer un «ticket sucre» qui peut être
     
    soit une part de féculents (trois pommes de terre de la taille d'un oeuf, quatre cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais sans fruit ni dessert
    soit une part de féculents (deux pommes de terre de la taille d'un oeuf, trois cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) et un fruit
    soit une part réduite de féculents (une pomme de terre de la taille d'un oeuf, deux cuillères à soupe de riz, de pâtes ou de semoule) mais avec un dessert sucré.
     
    Important : l'association féculents + légumes verts peut être avantageusement remplacée par des légumes secs


    Devant un repas
     

    On pense habituellement à évaluer la quantité de glucides du repas (pain, féculents, fruits).
    Mais il est aussi important de «voir ce qui n'est pas là», c'est-à-dire de faire le point sur la présence en quantité suffisante d'aliments destinés à ralentir le passage dans le sang des glucides du repas (crudités, légumes verts chauds, viande ou poisson, laitage).
    Manger des glucides en quantité réduite n'évite pas l'hyperglycémie. Il faut manger des glucides en quantité suffisante et équilibrer les repas.

     

    En ce qui concerne les recettes de cuisine

    Bien souvent «diabète» évoque «aliments spéciaux» ou «recettes de cuisine spéciales» dans l'esprit du public, alors que ceci est totalement faux.

    Une personne diabétique n'a aucunement besoin d'aliments spéciaux, et pratiquement toutes les recettes de cuisine peuvent être utilisées par les diabétiques.

    Il suffit simplement d'éviter les plats gras et de veiller à équilibrer les repas, c'est-à-dire de manger dans le même repas des aliments abaissant l'index glycémique (crudités, légumes chauds, viande non grasse ou poisson, laitage) lorsque la recette d'un plat est à base de féculents (pommes de terre, pâtes, riz, blé, maïs) ou comporte une part importante de farine.

    De plus en cas de doute sur l'effet hyperglycémiant d'une recette, la mesure de la glycémie avant et 1h30 après le repas (validation des choix alimentaires) permet de savoir précisément si la composition du repas était correcte ou non sur le plan des glucides.

    En ce qui concerne les collations

    • Pour les diabétiques non insulinodépendants, le fait de ne pas manger un dessert ou un fruit à la fin d'un repas «parce que cela ferait trop» et le garder pour le manger dans l'intervalle des repas, est une double erreur :
    - d'une part, parce qu'ils n'entraînent pas ou peu d'accentuation de la glycémie lorsqu'ils sont consommés à la fin d'un repas mixte et équilibré,
    - d'autre part, parce que le dessert ou le fruit ont un pouvoir hyperglycémiant bien plus important lorsqu'ils sont consommés seuls.

    • Pour les diabétiques insulinodépendants, les collations prévues à heures fixes dans le schéma de traitement, ne devraient pas toujours consister en pain, gâteaux secs ou fruits. Ils devraient le plus souvent possible être remplacés par un «mini casse-croûte» comportant du pain complet et un peu de protides et de lipides, par exemple du fromage maigre, du fromage blanc ou du jambon maigre.

    Par contre, en cas de malaise hypoglycémique inopiné il faut manger seuls des aliments à fort index glycémique (pain, gâteau sec, voire sucre ou confiture si le malaise est important).

    En ce qui concerne le traitement par l'insuline chez les DID

    • Il faut s'efforcer d'obtenir une synchronisation des apports d'insuline par rapport aux prises alimentaires, de manière à obtenir au même moment la montée de la glycémie et le maximum d'action de l'insuline.

    • Dans tous les cas, il faut donc faire son insuline avant un repas pour que la montée de la glycémie coïncide avec la montée de l'insulinémie ; l'intervalle entre l'injection et le repas étant fonction des individus et du type d'insuline utilisé : il peut être d'une heure pour l'insuline lente, de 30 mn pour l'insuline intermédiaire, de 15 mn pour l'insuline rapide, ou de seulement quelques minutes pour l'insuline Lyspro.

    • Si on n'utilise qu'une seule injection d'insuline lente, il faudrait faire six à huit petits repas par jour, d'importance égale et ne comportant que très peu d'aliments ayant un fort pouvoir hyperglycémiant : on est en quelque sorte obligé d'adapter sa vie au diabète.

    • Si on utilise une injection d'insuline intermédiaire le matin et le soir, il faudrait faire trois repas à heure fixe et éventuellement une ou plusieurs collations si nécessaire.

    • Par contre, si on utilise une injection d'insuline avant chaque repas et une injection d'insuline le soir, cela permet plus de souplesse dans le choix des aliments, puisque l'on peut injecter avant chaque repas une dose d'insuline correspondant au pouvoir hyperglycémiant du repas que l'on va faire : cela permet d'adapter le diabète à sa vie quotidienne, au lieu d'être obligé d'adapter sa vie au diabète.

    L'autosurveillance doit être utilisée pour valider les choix alimentaires

    • L'autosurveillance glycémique se résume trop souvent à mesurer sa glycémie le matin à jeun et avant le repas du soir, c'est-à-dire aux moments où elle a le plus de chance d'être basse.

    Or ce qui importe, c'est de traquer l'hyperglycémie. Quel chasseur, ou quel pêcheur, se placent aux endroits les moins favorables pour voir du gibier, ou attraper du poisson ?

    L'autosurveillance doit être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le repas, de manière à voir quels ont été les effets du repas. Si la différence entre ces deux mesures est correcte, c'est que les choix d'association étaient bons, tandis que dans le cas contraire il faut en prendre note pour éviter de refaire la même erreur.

    • Par contre, rien ne vous indiquera si votre repas contenait trop de graisses. C'est à vous d'y faire attention à chaque repas. Obtenir de «bonnes glycémies» ne suffit pas ... il faut aussi faire attention au contenu en graisses des repas.


    Bénéfice à long terme, mais aussi à court terme !

    Obtenir une absorption digestive la plus lente possible des glucides alimentaires a un intérêt à long terme aisément compréhensible : la glycémie s'élève moins après les repas, et les conséquences cardiovasculaires sont donc moindres.

    Mais cela a aussi un gros intérêt à court terme !

    En effet, lorsque la glycémie après le repas dépasse le seuil rénal du glucose (qui est habituellement aux alentours de 1,80 g/l) une partie des glucides du repas passe dans les urines. Il en résulte :
    • d'une part, qu'une partie des glucides du repas sera un apport calorique perdu pouvant être à l'origine d'une faim précoce, d'un état de fatigue, ou d'une moindre résistance à l'effort,
    • d'autre part, il y aura également un plus grand risque d'hypoglycémie à distance du repas.

    Par contre, pour un même apport de glucides, si l'absorption est ralentie par un choix approprié des aliments et de leur association, la totalité des glucides du repas pourra être utilisée pour que le repas «tienne» jusqu'au repas suivant, et avec un risque moindre d'hypoglycémie.

    Une alimentation équilibrée permet de réduire le risque d'hypoglycémie beaucoup plus efficacement qu'une alimentation excessive en glucides

    http://www.diabsurf.com/diabete/FIGlyUt.php
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  • Mécanismes du diabète


    Qu'est-ce que le diabète?

    Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge. Il atteint 3 à 4% de la population. Dans un cas sur dix, un traitement par des injections d'insuline est nécessaire. Le sucre présent dans le sang a du mal à être utilisé car il a des difficultés à entrer dans les cellules du corps, par suite d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline. Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau».


    Rôle de l'insuline

    Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion, comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz... le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante. Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles. Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.

    L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps: sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules. On peut schématiser le rôle de l'insuline de la façon suivante:

    • Si le pancréas fabrique de l'insuline en quantité normale, le sucre peut entrer normalement dans les cellules et la glycémie est normale.
    • Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang.

    En résumé, en cas de diabète:

    • Après un repas, le sucre est difficilement mis en réserve dans le foie et les muscles, ce qui entraîne une quantité de sucre beaucoup plus élevée dans le sang après le repas qu'avant le repas.


    Conséquences de la difficulté d'action de l'insuline ou du manque en insuline

    A court terme, lorsque le taux de sucre dans le sang s'élève à plus de 10 mmol/l, cela entraîne un passage de sucre dans les urines car les reins sont des filtres qui n'arrivent à retenir le sucre s'il dépense 10 mmol/l dans le sang. Ce passage de sucre dans les urines entraîne une perte obligatoire d'eau, ce qui fait que les urines deviennent plus abondantes.
    D'autre part, le corps qui n'arrive pas à utiliser correctement le sucre, va se mettre à utiliser ses graisses de réserve et ses muscles, avec pour conséquence un amaigrissement et la production d'acétone et de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma.

    A long terme, l'hyperglycémie entraîne une altération des artères un peu comme l'excès de calcaire entraîne un encrassement des conduites d'eau.
    Les grosses et surtout les petites artères peuvent être atteintes, avec pour conséquence un risque d'atteinte des jambes, des reins, des yeux et des nerfs.
    Cette atteinte des artères est plus fréquente si l'on fume. Il faut donc cesser de fumer, pour ne pas avoir deux causes pouvant abîmer les artères. L'atteinte des artères est d'autant plus fréquente que les glycémies sont élevées, et que, lorsque les complications se sont installées, il n'y a guère de traitement pour les faire disparaître (les traitements dont on dispose ne permettent le plus souvent que de stabiliser certaines d'entre elles).

    http://www.hug-ge.ch/actualite/ABC_sante/diabete/qu_est_ce_que.html
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  • TEST : ETES-VOUS STRESSE ?
     

    "Connais-toi toi-même" disait Socrate.

    Mesurez votre niveau de STRESS sur une échelle allant de 0 à 250, et déterminez-en les causes profondes au niveau de votre mode de vie, avec le test ci-dessous. Il s'agit du premier TEST ANTI-STRESS par internet ! Etes-vous stressé et quelles sont vos principales sources de stress ?

      

    L'institut Bruno Comby, fidèle à sa réputation de spécialiste du mode de vie, de la santé et de la gestion du stress, vous propose ce test de santé préventive en première exclusivité. Ce questionnaire permet à chacun de déterminer, en quelques minutes, une évaluation de son niveau de stress et de vitalité et quelles sont parmi ses habitudes de vie celles qui représentent ses principales causes de stress : une alimentation inadéquate, le non-respect des rythmes biologiques (horaires de travail ou sommeil) ou l'absence de pensée positive et une approche pessimiste de la vie. Après avoir ainsi identifié les causes profondes de son état de stress, il est plus facile d'y remédier.

    Il va de soi que ce test ne remplace aucunement une consultation médicale et que vous devez consulter un médecin ou rester suivi médicalement si votre état le justifie.

    Répondez simplement aux 25 questions qui suivent. Les résultats s'affichent ensuite automatiquement en bas de cette page.

     
    http://www.comby.org/stress/teststfr.htm
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  • 3 Profil alimentaire

    Régularité des repas

    Comparé au repas du midi et au repas du soir, le petit déjeuner est consommé le moins régulièrement. Moins de quatre cinquièmes de la population prend un petit déjeuner 5 jours par semaine au moins. Les femmes indiquent prendre le petit déjeuner sur une base plus régulière.

    La fréquence la plus faible d’un petit déjeuner régulier est noté dans le groupe des 19-29 ans.

    Il existe un lien entre le tabagisme et la régularité des petits déjeuners. La proportion des personnes qui ne prennent ‘jamais ou quasi jamais’ de petit déjeuner ou de façon irrégulière est plus élevée chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

    Lieu du repas

    La plupart des repas principaux (petit déjeuner, déjeuner, dîner) sont consommés à la maison.

    Neuf personnes sur dix prennent le petit déjeuner à la maison. Les deux endroits principaux pour le repas du midi sont la maison (66.7%) et le travail ou l’école (17.7%).  Le midi, les femmes mangent plus souvent à la maison que les hommes. Le lieu du repas du midi dépend fortement de l’âge du répondant et reflète la participation à la vie professionnelle ou scolaire.

    Ainsi, les personnes de plus de 60 ans prennent nettement plus souvent le repas du midi à la maison que les groupes plus jeunes.

    Le repas du soir est pris à la maison par la majorité des personnes (86.8%). Les hommes prennent plus souvent le repas du soir à l’extérieur, chez des amis ou au restaurant que les femmes. Les deux groupes les plus âgés prennent plus souvent le repas du soir à la maison.

    Régimes spécifiques

    A l’exception des diabétiques, relativement peu de personnes indiquant souffrir d’une affection chronique (hypertension, taux de cholestérol élevé) suivent un régime spécifique.

    Compléments alimentaires

    Plus de 10% de la population prend des compléments alimentaires. Les principaux compléments sont les vitamines, les minéraux ou une combinaison des deux. Les plus de 60 ans prennent plus souvent des compléments alimentaires

     

    4 Aliments

    Le terme ‘Food based Dietary Guidelines’ est utilisé sur un plan international pour désigner les principes d’une alimentation saine, principalement sous la forme d’aliments au lieu de nutriments.

    En Belgique, un triangle alimentaire et une pyramide alimentaire ont été développés par la

    Communauté flamande (Vlaams Instituut voor gezondheidspromotie (VIG)) et la Communauté

    française (IPL). Ces deux systèmes sont assez semblables à quelques exceptions près. Dans le présent rapport, la consommation d’aliments est comparée aux recommandations du triangle alimentaire flamand étant donné que les quantités du triangle et les résultats du programme EPIC-Soft sont exprimés en volumes absorbés (litre) ou en poids absorbés (gramme).

    D’après le triangle ou la pyramide alimentaire, une alimentation saine repose sur les 3 principes de base suivants : équilibre, variété et modération de la consommation. Ce triangle est divisé en 8 familles d’aliments qui contribuent chacune de façon spécifique à une alimentation saine et équilibrée. Plus la surface de la famille d’aliments est grande, plus la consommation quotidienne doit être importante.

    La consommation habituelle de la population a été estimée à l’aide du programme C-Side sur

    base des informations obtenues par les deux rappels de consommation des dernières 24 heures, ce qui ne correspond pas à la moyenne des deux rappels de consommation des dernières 24 heures (6 ; 7). Pour une évaluation correcte de la répartition de la consommation au sein de la population comparée aux normes nutritionnelles, ce n’est pas la moyenne de deux jours qui est importante mais la consommation sur une période plus longue (c.-à-d. la consommation habituelle), où seule la variation entre personnes est importante et non pas la variation intra-individuelle. La méthode est analysée en détail dans le premier chapitre (chapitre I.4 paragraphe 3.1).

    Ces familles d’aliments ont été déterminées en regroupant les différentes sous-familles de la liste des aliments EPIC-SOFT. Afin que ces groupes puissent être comparés aux recommandations du triangle alimentaire, des facteurs de conversion mentionnés dans le guide alimentaire du triangle alimentaire flamand ont été utilisés pour le calcul de la consommation habituelle (Ref. VIG).

    4.2 Boissons

    La consommation habituelle des boissons faisant partie de la base du triangle alimentaire (eau, café, thé et bouillon) est de 1.2 litres par jour et est donc inférieure à la recommandation de 1.5 litres par jour. Seulement 26.2 % de la population âgée de 15 ans et plus atteint cette recommandation.

    La consommation habituelle d’eau minérale est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (715 ml par rapport à 595 ml) et augmente au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente. Quelque trois quarts des adultes boivent plus d’1 tasse (125 ml) de café par jour et plus de la moitié boivent plus de 2 tasses de café par jour. Les jeunes (15-18 ans) boivent nettement moins de café. La consommation habituelle de limonades est la plus élevée chez les jeunes de 15 à 18 ans et diminue avec l’âge. Quelque 75% des jeunes hommes (15-18 ans) boivent quotidiennement au moins une canette de limonade (330 ml) alors que moins de 6% des plus de 60 ans boivent une limonade chaque jour. Les personnes obèses boivent nettement plus de limonades light (127.2 ml) que les personnes avec surcharge pondérale (68.8 ml) ou les personnes avec poids sain ou insuffisant (61.0 ml).

    La consommation habituelle de boissons alcoolisées est beaucoup plus faible chez les femmes que chez les hommes. Tant chez les femmes que chez les hommes, la consommation habituelle de boissons alcoolisées adopte la forme d’un U inversé en fonction de l’âge, avec les consommations les plus basses dans les groupes d’âge les plus jeunes et les plus élevés.
    La
    consommation habituelle de vin augmente avec le niveau d’instruction et est la plus élevée chez les personnes avec un niveau d’instruction supérieur. Les femmes et les habitants de la Région flamande boivent moins de vin que les hommes et les habitants de la Régionbruxelloise et la Région wallonne.

    Chez les hommes, la consommation habituelle de bière adopte la forme d’un U inversé en fonction de l’âge avec les consommations les plus faibles dans les groupes d’âge les plus jeunes et les plus élevés. Les personnes avec un niveau d’instruction EST/ESP boivent la plus grande quantité de bière soit 188.8 ml comparé à la consommation d’environ 107 ml pour les trois autres niveaux d’instruction. Les personnes avec surcharge pondérale boivent nettement plus de bière (188.5 ml) que les personnes avec un poids sain ou un poids insuffisant (95.4 ml) et les personnes obèses (85.6 ml).

     

      http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200108/foodsyfr.pdf


     


     

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  • 2 Santé et alimentation : état des lieux

    2.1 ETAT DE SANTE

    Etat de santé auto-rapporté

    La majorité de la population âgée de 15 ans et plus considère sa santé comme très bonne à bonne. Au total, 77.4% des femmes et 85.2% des hommes ont une santé subjective bonne à très bonne. Cette évaluation subjective positive de la santé diminue avec l’âge et est plus faible chez les personnes avec un niveau d’instruction plus bas. Une santé subjective de bonne à très bonne diminue également au fur et à mesure qu’augmente l’IMC (Indice de Masse Corporelle).

    Prévalence de la connaissance des affections chroniques

    Dans l’ensemble de la population âgée de 15 ans et plus, les prévalences des affections chroniques connues par le participant sont respectivement les suivantes chez les femmes et les hommes :

    - 9% et 8% ont des affections cardiovasculaires,

    - 19% et 14% ont de l’hypertension,

    - 20% et 16% ont une augmentation du taux de cholestérol,

    - 5% et 6% ont du diabète.

    Le nombre de personnes indiquant souffrir d’une maladie chronique augmente avec l’âge.

    Prévalence de l’allergie et de l’intolérance alimentaire

    Dans la population de 15 ans et plus, 8% des personnes indiquent souffrir d’une allergie alimentaire ou d’une intolérance alimentaire. Cette prévalence est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Chez les femmes, les allergies et les intolérances alimentaires sont les plus fréquentes dans le groupe des 19-29 ans et chez les hommes principalement dans le groupe des 15-18 ans.

    2.2 POIDS CORPOREL ET TOUR DE TAILLE

    Poids corporel

    L’indice de masse corporelle (IMC) a été calculé sur base de la taille et du poids communiqué par le répondant, ce qui pourrait conduire à une estimation erronée de l’IMC. Ainsi, des études ont démontré que les personnes avec surcharge pondérale sous-estiment plus souvent leur poids corporel (et donc aussi l’IMC) que des personnes avec un poids normal, alors que les personnes avec un poids insuffisant (maigreur) surestiment plus souvent leurs poids corporels que ces dernières. Les prévalences de maigreur, de surcharge pondérale et d’obésité repris ci-dessous doivent donc être interprétés avec la prudence nécessaire.

    L’IMC, estimée sur base auto rapportée, dans la population âgée de 15 ans et plus est en moyenne de 24.2 kg/m² chez les femmes et de 25.0 kg/m² chez les hommes.

    Les valeurs seuils internationales de l’IMC de < 18.5, >25 et >30 ont été utilisées afin de répartir des répondants adultes selon les catégories de maigreur, surcharge pondérale et obésité. Pour les répondants âgés de 15 à 18 ans on a utilisé les valeurs seuils de l’IMC de T.Cole spécifiques pour l’âge et le sexe afin de déterminer la surcharge pondérale et l’obésité. Pour définir la maigreur chez les jeunes, on a utilisé les valeurs seuils des courbes de croissance flamandes étant donné que jusqu’à présent, aucune valeur seuil internationale de maigreur n’a été formulée. Chez les femmes, 4.6% sont trop maigres, 60.3% ont un poids idéal, 23.5% souffrent de surcharge pondérale et 11.6% d’obésité. Les hommes présentent moins souvent de la maigreur (2.1%) mais souffrent plus souvent de surcharge pondérale (37.6%) et d’obésité (9.9%). La moitié à peu près des hommes (50.4%) ont un poids idéal. Le pourcentage de la population avec un IMC idéal diminue avec l’âge, tant chez les hommes que chez les femmes. Le pourcentage de la population avec maigreur diminue avec l’âge, alors que le pourcentage avec surcharge pondérale ou obésité augmente fortement avec l’âge. Chez les femmes, le pourcentage avec surcharge pondérale est de 38.0% dans le groupe des 60-74 ans, de 37.4% dans le groupe des 75 ans et plus. Chez les hommes, la prévalence de surcharge pondérale est de 50.5% dans le groupe des 60-74 ans et de 42.3% dans le groupe des 75 ans et plus. L’obésité est la plus fréquente dans le groupe des 60-74 ans soit 19.1% et 17.5% respectivement chez les femmes et les hommes. Les personnes avec un niveau d’instruction plus faible souffrent plus fréquemment de surcharge pondérale ou d’obésité que les personnes avec niveau d’instruction supérieur. La fréquence de surcharge pondérale ou d’obésité est plus élevée en Région wallonne. Les personnes inactives sont plus souvent obèses que les personnes plus actives.

    Tour de taille

    Le tour de taille est réparti en 3 groupes (normal, limite et trop élevé) sur la base des valeurs limites selon l’âge et le sexe. Chez les femmes, la répartition est respectivement 40.1%, 21.4% et 38.4%. Le tour de taille est « limite » ou « trop élevé » respectivement chez 26% et 25% des hommes.

    La prévalence d’un tour de taille normal diminue avec l’âge alors qu’un tour de taille trop élevé augmente fortement avec l’âge. Dans le groupe le plus âgé, plus de 70% des femmes et 40% des hommes présentent un tour de taille trop élevé. Les personnes avec un niveau d’instruction plus faible ou les personnes inactives ont moins fréquemment un tour de taille normal et plus souvent un tour de taille trop élevé. Le tour de taille augmente en fonction du poids corporel.

    2.3 COMPORTEMENT FACE AU POIDS

    30% des femmes de 15 ans et plus souhaitent maigrir, 34% souhaitent maintenir leur poids et 33% ne se préoccupent pas de leur poids. Chez les hommes, les pourcentages sont respectivement 20%, 29% et 45%. A chaque âge, les hommes sont moins préoccupés par leurs poids. Ainsi, 38% et 57% des personnes avec surcharge pondérale et obésité souhaitent maigrir. Cependant, 29% et 23% d’entre elles ne se préoccupent pas de leur poids corporel. La plupart des personnes qui souhaitent modifier leur poids, le font de leur propre initiative. Le changement de type d’aliments, l’usage de produits amaigrissants ou des changements dans les habitudes alimentaires sont le plus souvent indiqués comme méthodes utilisées pour maigrir ou stabiliser le poids.

     


     

      http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200108/foodsyfr.pdf

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  • 1 Introduction et méthode

    L’alimentation est d’une importance essentielle pour notre santé. Une enquête de

    consommation alimentaire (ECA) permet de déterminer la consommation moyenne d’aliments d’une population ou d’une sous-population d’un pays. Ces données sont indispensables à une politique alimentaire adéquate en Belgique.

    Le but de l’ECA consiste à rassembler des informations sur la consommation alimentaire et sur

    les différents aspects de la sécurité alimentaire en Belgique avec les objectifs spécifiques suivants :

    1. fournir des informations sur la distribution de la consommation des aliments et des nutriments ;

    2. comparer le modèle de repas, la consommation des aliments, l’apport énergétique et l’apport des nutriments aux recommandations ;

    3. identifier les groupes à risque d’une consommation insuffisante ou excessive de

    nutriments spécifiques ou d’aliments spécifiques ;

    4. évaluer les recommandations nutritionnelles actuelles en matière de nutriments et examiner la possibilité de les transposer en recommandations nutritionnelles basées sur les aliments ;

    5. estimer la présence de contaminants, d’additifs et d’autres produits chimiques dans l’alimentation ;

    6. évaluer les connaissances, les attitudes et le comportement des consommateurs en matière d’hygiène alimentaire au sein des ménages.

    Le sujet de l’étude suit dans une large mesure les recommandations du projet ‘European Food

    Consumption Survey Method’ (EFCOSUM) (1). Les données de consommation alimentaire sont

    collectées à l’aide d’un rappel de consommation des dernières 24 heures (interview) combiné à

    un questionnaire de fréquence alimentaire écrit (FFQ). Les informations et les données sociodémographiques sur les caractéristiques de style de vie du répondant ont été obtenues à

    l’aide d’un questionnaire oral. Un autre questionnaire écrit a permis d’évaluer les aspects de la

    sécurité alimentaire dans les ménages. Ces trois questionnaires sont disponibles sur le site web

    suivant : http://www.iph.fgov.be/epidemio/food/ (2). Le logiciel EPIC-SOFT développé par la

    International Agency of research on Cancer (IARC) a été utilisé pour le rappel des dernières 24

    heures (3). Les enquêteurs ont effectué également deux types de mesure : la mesure de la

    température du réfrigérateur et du congélateur et la mesure du tour de taille.

    La population a été sélectionnée à partir du Registre national. L’échantillon a été réparti en 4

    groupes d’âge (15-18 ans, 19-59 ans, 60-74 ans et plus de 75 ans) et, en fonction des sexes,

    en 8 groupes de 400 personnes. La composition de l’échantillon a été réalisée en plusieurs

    étapes :

    - stratification au niveau des régions et des provinces

    - sélection des communes

    - sélection des personnes dans les communes.

    Pour l’Enquête de consommation alimentaire, le travail sur le terrain a été étalé sur un an afin de tenir compte des différences saisonnières. Il importait, pour la présente enquête, que l’enquêteur chargé de l’interview ait une connaissance suffisante en matière alimentaire afin de pouvoir interpréter correctement les aliments cités, les recettes et les modes de préparation.  Seuls les diététiciens ayant suivi une formation spécifique ont été envoyés sur le terrain comme enquêteur.

    Parmi les 7543 personnes contactées, 42.0% ont participé aux 2 interviews. Peu de personnes

    ont refusé de participer à la deuxième interview. Dans l’échantillon déterminé, chaque personne

    s’est vue attribuer un poids permettant d’extrapoler toutes les estimations de la population de

    l’étude (1623 femmes et 1622 hommes) à l’ensemble de la population belge âgée de 15 ans et

    plus. Un facteur d’ajustement pour la saison et le jour de l’interview a également été pris en

    considération pour l’estimation de la consommation habituelle.

    Pour le calcul de l’apport énergétique, de l’apport en macronutriments et en micronutriments, les aliments cités par les participants doivent être liés aux aliments les plus adéquats de la table  de composition alimentaire. A cet effet, on a utilisé la table de composition de NUBEL (4) complétée par des tables complémentaires (la table belge de ‘l’Institut Paul Lambin’ (IPL), la table néerlandaise NEVO et la table britannique de McCance and Widdowson’s).

    La mesure de la consommation habituelle d’une population est rendue assez complexe en  raison de l’importante variation journalière (variabilité intra-indivuelle) de la consommation alimentaire (5). Un minimum de deux rappels de consommation des dernières 24 heures est donc indispensable. La méthode de Nusser et le logiciel C-Side (6 ; 7) ont permis d’isoler la variance intra-individuelle de la variance globale. Les déviations standard des consommations habituelles de la population sont donc uniquement les résultats de la variance interindividuelle.

     



    http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200108/foodsyfr.pdf

     

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  • AU VOLANT DANS LA CIRCULATION AUTOMOBILE

    Les personnes diabétiques dans le trafic :

     

    La circulation ne cesse de s’intensifier. Conduire un véhicule demande des capacités de concentration et de réactions adéquates pour pouvoir faire face à des situations prévisibles ou non.

     

    SE DEPLACER

       EN SECURITE

          ET DE MANIERE REGLEMENTAIRE


     

     http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%201107/permis%20de%20conduire%201107.pdf

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  • Glace, Fraise et autres plaisirs glacés

    L’avis de la diététicienne

    Les glaces sont des aliments gras et sucrés qui consommés sous certaines conditions peuvent

    trouver leur place dans une alimentation équilibrée et variée. Consommer une portion de

    glace en dessert s'avère être un choix plus intéressant sur le plan énergétique qu'une portion

    de mousse au chocolat, de tiramisu ou de chou à la crème. Néanmoins, il faut que la

    ration reste raisonnable (2 boules) et qu'on évite d'y ajouter sirops, crème fraîche, biscuits,

    sauce au chocolat qui alourdiront la facture calorique. Dans les conditionnements individuels, il convient de se limiter à des conditionnements de maximum 125ml (+/-60g) ou penser à choisir des mini formats (mini cônes, mini bâtonnets…).

    Il est recommandé à la personne diabétique de consommer la glace en dessert de manière

    à réduire son pouvoir sucrant grâce à la mixité du repas; le choix d'une glace allégée en

    graisses et /ou sucres reste un choix judicieux surtout lorsqu'on cherche à contrôler son poids

    et sa glycémie, à la condition bien évidente d'en limiter la ration. Les sorbets sont moins

    caloriques mais leur composition exclusive en sucres doit impérativement les faire figurer en

    dessert d'un repas et malgré tout inciter à la modération.

    Enfin, il est essentiel de ne pas oublier que ces produits sont des milieux très propices à la

    prolifération des microbes et bactéries .Une hygiène rigoureuse doit être associée à toutes

    les étapes de leur fabrication et de leur conservation.

    La chaîne de froid doit être impérativement respectée jusqu'à la consommation, sous

    peine d'ennuis digestifs assurés voire d'intoxication alimentaire. Méfions nous des marchands

    ambulants sur les plages d'été, des comptoirs de glaciers en plein soleil, des boîtes de glace couvertes de givre (ce qui signifie que la chaîne du froid a été interrompue) et des pinces à glace qui trempent dans une eau douteuse. Rappelons également qu'un produit dégelé ne peut jamais être recongelé !

    Bonne dégustation …. 

    Tableau reprenant quelques compositions de produits courants

    Compte tenu de l'abondance de produits sur le marché, il nous était impossible de réaliser un relevé exhaustif. Nous avons arbitrairement sélectionné les produits courants suivants

     

    Les classiques

    Protéines (g)

    Lipides (g)

    Glucides (g)

    Kcal

    2 boules de Cartes d’Or vanille

     soit 50g ou 100ml

    1.6

    4.5

    13

    100

    1 Cornetto «  classico » Soit 75 g ou 125 ml

    3.4

    12.8

    26.3

    234

    1 mini Cornetto soit 19 g

    0.8

    4.4

    6.3

     68

    1 Magnum « double » chocolat soit 92 g

    ou 110 ml

    4.1

    29.4

    33.1

    347

    1 Magnum After dinner Soit 92g ou 110 ml

    0.9

    6.3

    8.3

    94

    2 boules de sorbet « framboises »

    Carte d’or soit 65 g ou  80 ml

    --

    --

    19.5

    78

    1 Callippo orange spot 105 g ou 105 ml

    --

    --

    22.5

    92

    Les “allégées” en graisse

    Protéines

    g

    Lipides

    g

    Glucides (g)

     

    Kcal

    2 boules de Carte d’Or Light « vanille »

    Soit 50 g ou 100 ml     

    1.2

    2.2

    11

    68

     

    Frusi Framboise mangue soit 68g ou 100 ml

    2.1

    2.7

    18.4

    105

    1 globelet Sveltesse Cappuccino soit

    87 g ou 160 ml

    3

    2.6

    20

    115

    Les « sans sucre ajouté »

     

     

    Glucides (g)

    ***(aspartame et ** polyols)

     

    2 boules de glace ICY vanille soit

     50 g ou 100 ml

    2.9

    2.8

    12.4

    64

    1 cornet ICY soit 110 ml

    4

    9.1

    10

    155

    Stylesse, 2 boules soit 50 g ou 100 ml

    1.6

    1.0

    9.9

    (***avec

    inuline et polydextrose

    55

     

     

    *matières grasses laitières anhydres : graisses laitières ou huile de beurre composées de 99,9%

     de graisses

    **polyols : édulcorants de masse, apportant 2,4kcal/g : ils ont peu d'effet sur la glycémie

    mais sont laxatifs en cas de consommation importante

    *** aspartame, acesulfame K: édulcorants de synthèse, acaloriques

    **** inuline : fibre naturelle polydextrose : agent de masse

    4http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200706/11-12-13-15diétitique%200706.pdf9

    http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200706/11-12-13-15diétitique   
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  • VANILLE, FRAISE... ET LES AUTRES PLAISIRS GLACES 
     
    Gourmandises de l'été par excellence, les glaces et sorbets nous séduisent et nous régalent dans une large palette de couleurs et de parfums. L'imagination est sans limite :de la traditionnelle et incontournable glace à la vanille, en passant par les glaces aux fruits classiques, nous pouvons de plus en plus «fondre» pour des associations savoureuses telles que la glace au spéculoos, aux noix de Pécan, à la cannelle… ou carrément nous risquer à goûter des recettes plus créatives comme la glace à la lavande et même pourquoi pas le sorbet à la tomate !

    Un peu d'histoire :

    Bien avant notre ère, les Chinois, les Perses et les Arabes dégustaient des entremets glacés sous forme de mélanges  de fruits refroidis …à la neige. A Bagdad, ces friandises portaient le nom de «charbat», terme à l'origine du mot «sorbet» actuel. Le secret de fabrication de ces douceurs voyage à travers le temps et les continents pour aboutir en Italie vers le 13ième siècle. Au 16ième siècle,  Catherine de Médicis les fait découvrir à la France à la cour du Roi Henri II. Ce dessert reste alors réservé à la noblesse mais, en 1660, en ouvrant à Paris son célèbre café «Procope», l'Italien Francisco Procopio les popularise.

    De nouvelles recettes sont sans cesse élaborées mais ce sont surtout les progrès technologiques, avec notamment l'invention des frigos et surgélateurs qui permettront le développement industriel de ce produit. Il continue par ailleurs à stimuler la créativité et la recherche, tant des grands chefs cuisiniers que des glaciers confirmés, mais aussi des industriels conscients de son potentiel commercial auprès d'une clientèle sans cesse à l'affût de nouvelles saveurs. Le marché des glaces, crèmes glacées et sorbets est donc en pleine expansion, comme nous le prouve le vaste choix présent dans les surgélateurs toute l'année et plus particulièrement encore durant la belle saison.

    Un peu de terminologie :

    Derrière le terme «glace» communément employé par chacun, existe en fait une législation détaillée et une classification précise qui est liée aux ingrédients utilisés. 
    On distingue principalement:
    glace : mélange d'eau ou de lait (entier, écrémé, en poudre…), de sucres, d'huiles ou de graisses comestibles auquel on ajoute des fruits, des arômes, du chocolat, des biscuits…
    glace au lait : résulte de l’ajout à la glace d'un minimum de 2,5% de matières grasses laitières (crème fraîche, beurre, matière grasse laitière anhydre*).
    crème glacée : désigne une glace enrichie de minimum 8% de matières grasses laitières et éventuellement de jaunes d'œufs.
    g
    lace à l'eau ou glaçon : produit à base d’eau, de sucres et de différents ingrédients (arômes, colorants….)
    sorbet : résulte de l'ajout à la glace à l'eau, de fruits et/ou de jus de fruits, de vin ou d’alcool.
    sorbet aux fruits : sorbet devant contenir légalement un minimum de 25 % de fruits (15% si il s'agit d'agrumes).
    granité : sorbet granuleux qui se boit ou se croque. 
    Cette classification concerne les produits manufacturés disponibles dans la grande distribution
    Votre pâtissier ou votre glacier peut vous proposer une très bonne crème glacée artisanale au secret de composition bien gardé mais souvent plus calorique encore. Le marché propose actuellement toute une gamme de glaces allégées qui le sont par l'emploi de lait écrémé pour diminuer la teneur en graisses et/ou le recours aux édulcorants (aspartame*, polyols*, acésulfame K*, fructose) qui réduisent la teneur en sucres; une étape du processus de fabrication est également modifiée (voir ci-dessous). 

    Un peu de technologie

    Au départ, ces différents produits sont un mélange précisément calculé de lait, crème, eau et sucres .La préparation, réalisée à une température de +30 à + 40°C est ensuite homogénéisée pour donner de l'onctuosité, puis pasteurisée pour assurer l'élimination des bactéries. Elle repose ensuite plusieurs heures à une température de + 4 à +6° C, ce qui correspond à l'étape de maturation. S'ensuit un nouveau brassage et une incorporation de gaz (azote), destiné à augmenter le volume du mélange. Cette étape appelée «foisonnement» est notamment intensifiée quand on veut réaliser une crème glacée allégée. La température est abaissée à - 4°C et le produit est alors moulé en différents format (cornets, petits pots, bâtonnets…), conditionné puis placé à -40° C: il s'agit de la phase de congélation. Par la suite, il sera stocké à une température de -20°C. Selon le produit fini, l'ajout des différents autres composants (fruits, sirops, chocolat, caramel, morceaux de biscuits, fruits secs, alcool …) et/ou des colorants et émulsifiants éventuels se fait à des moments bien précis de la fabrication qui comme on peut le constater, relève d'une technique bien maîtrisée. 

    Un peu de diététique

    La glace au lait et la crème glacée, contenant des matières grasses laitières, sont plus caloriques

    que les sorbets. Elles sont une source de calcium, de vitamine A et D et parfois de certaines

    vitamines B ; les sorbets quant à eux vont apporter les vitamines et minéraux des fruits dont

    ils sont issus.

    Pour faire un bon achat dans cette gamme de produits, une grande prudence s'impose : en

    effet la diversité des recettes fait que ces produits peuvent afficher des valeurs nutritionnelles

    très variables. Selon les ingrédients (adjonction plus ou moins importante de crème fraîche, de

    morceaux de biscuits, de chocolat, de fruits secs, de fruits confits, de nappages divers….)

    l'apport énergétique du produit fini peut considérablement augmenter, voire doubler. De

    même, les conditionnements proposés peuvent être responsables d'un apport calorique excessif :

    si 2 boules correspondent à + /-50g de glace soit 4g de graisses, un « Magnum » pèse lui

    90g et contient 15g de graisses soit quasi 4 fois plus !

    A l'inverse, on peut considérer que les glaces allégées sont deux fois moins caloriques que les

    produits traditionnels. Mais attention, seule la lecture de l’étiquetage nutritionnel du produit

    nous indiquera s'il s'agit d'un produit réduit en graisses et /ou en sucres. 

    En moyenne  

     

    Protéines

    Lipides

    Glucides         

    Kcal

    2 boules de glace vanille soit 50 g ou 100 ml

    1,5 g

    4 g

    12,3 g

    90

    2 boules de Sorbet aux fruits soit 50 g ou 75 m

     

     

    15 g

    60

    1 Magnum Classic soit 86g ou 120 ml

    3,4 g

    15,5 g

    24,5 g

    253

     

    www.diabete.abd.be revue dietétique
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  • Le Conseil dietétique vous propose


     

    Dès le matin, au petit déjeuner,

    après un repas et même sur le pouce,

    nous aimons boire une tasse de café.

    Certains préfèrent le thé,

    boisson qui dans notre culture

    prend de plus en plus de place.

    De quoi allons nous parler?

    Des produits de café, de chicorée (*) manufacturés qui sont vendus comme boissons instantanées c'est à dire que le produit est présenté en poudre ou granulés qui se reconstituent avec de l'eau bouillante et/ou du lait.

    Ils offrent divers avantages comme la finesse du goût, l'arôme, la solubilité... mais c'est surtout parce qu'ils sont pratiques qu'ils sont populaires. On peut les doser comme on veut (plus fort ou moins fort), on utilise très peu de vaisselle : la tasse ou le bol, on évite le gaspillage...

    Les rois du marché sont les cafés solubles présentés en grands ou petits pots, caféines ou décaféinés (1) soit du robusta (2) soit de l'arabica (3) soit des mélanges.

    Ils ne contiennent qu'un ingrédient qui est le café.

    La fabrication industrielle des cafés solubles repose sur la sélection des cafés puis la torréfaction qui n'est autre qu'un rôtissage (jusqu'à 200°C) des grains verts, pendant une dizaine de minutes, afin de développer l'arôme, le goût, la couleur, le corps.

    Ensuite les grains torréfiés sont moulus puis percolés dans des percolateurs géants (jusqu’à 1000 kg de grains à la fois). Le concentré de café subit la déshydratation soit à chaud, système appelé atomisation (4) moins coûteux que la méthode à froid dénommée lyophilisations (5).

    Cette dernière technique offre un café de meilleure qualité.

    Les thés divers, les tisanes sont des produits végétaux séchés, commercialisés en vrac ou en sachet individuel ou dosette. Ils possèdent les caractéristiques des plantes. Ils n'apportent ni calories ni sucres.

    Une boisson souvent méconnue par les plus jeunes est la chicorée.

    La chicorée est obtenue par torréfaction et broyage des racines séchées de la chicorée amère (Cichorea intybus).

    Les racines lavées, triées sont débitées en lamelles qui sont séchées dans un four à air pulsé. Perdant jusqu'à 75% d'eau, elles deviennent cosettes qui sont stockées 3 mois. On passe ensuite à la torréfaction à des t° de 120 à 1400C.

    Pour la préparation de la chicorée soluble on percole comme dans le cas du café puis on passe à l'atomisation.

    Elle ne contient pas de caféine (6) et elle est caractérisée par sa grande richesse en fibres alimentaires t 45% (inuline (7) et oligofructoses (8).

    *les poudres de cacao ont été traitées dans la revue 45/6

    A côté du café, du thé, des infusions et de la chicorée , il y a de plus en plus de présentations de mélanges de café, de chicorée associés à d'autres ingrédients comme le sucre, la poudre de lait , le lactose etc.... qui ont des compositions différentes.

    Le marché est vaste et dans la grande distribution les rayons sont impressionnants.

    Les caractéristiques de toutes ces boissons instantanées sont la présence de sucre et/ou de sirop de glucose. La quantité n'est pas précisée mais par la lecture des ingrédients on peut en déduire qu'ils s'y trouvent en grande quantité.

    Souvenez- vous qu'il y a une obligation légale à indiquer sur l'étiquette les ingrédients qui composent une denrée manufacturée par ordre décroissant des quantités.

    Si le sucre est le premier de la liste c'est qu'il représente, en poids, la plus grande quantité. L'extrait de café ne dépasse quasiment jamais 20%.

    Une autre caractéristique est de constater que certaines marques ajoutent des graisses comme l'huile végétale hydrogénée, l'huile de coco, de la poudre de lait entier.

    Tous ces ajouts réunis donnent des produits plus gras et du mauvais gras puisque contenant des acides gras saturés.

    Le marché nous propose aussi des boissons à base ou aux saveurs et extraits de thé en poudre ou en granulés où le thé ne représente pas grand chose (moins de 2%).

    Par contre le sucre (et/ou le glucose ou le dextrose) est le premier ingrédient.(Lemon The Mix d'Oxford ® )

    Quelques marques proposent des succédanés de café à base de céréales torréfiées, de malt et/ou de plantes (Caro ®, Ricorée® , Zonnatura ® ) sans sucre ajouté et qui ne contiennent pas de caféine.

    Comment choisir quand on est un patient diabétique?

    La diététicienne propose :

    Tous les patients diabétiques peuvent consommer les produits à base de café soluble, de chicorée soluble ou du mélange des 2 car ils n'apportent pas de calories et n'ont pas d'effet sur la glycémie.

    Les cafés très forts ne sont pas recommandés principalement chez les insomniaques, les grands nerveux, les hypertendus.

    Si vous êtes buveurs de thé ou d'infusions ne changez pas vos habitudes.

    Pour rappel le thé contient plus de caféine' (appelée théine) que le café mais l'effet excitant est atténué du fait que la théine se combine avec les tanins et se libère beaucoup plus lentement.

    Le thé vert, grâce aux substances naturelles telles que les polyphénols, jouit de propriétés anti- cancéreuses et protège des maladies cardio-vasculaires. Les infusions ou tisanes ne contiennent ni caféine ni théine mais jouissent des propriétés liées aux principes actifs des plantes.

    Les produits sucrés sont à éviter tant pour les personnes diabétiques que pour les autres car ils véhiculent des calories, en moyenne par tasse de 50 à 72 kcal. Ils peuvent avoir un effet réel sur la glycémie d'autant plus s'ils sont consommés loin d'un repas.

    Rassurez-vous, il existe des produits non sucrés que vous pouvez édulcorer avec une sucrette!

    A titre indicatif (non exhaustif) voici quelques produits non sucrés

    Nescafé ®, Cappuccino intenso non sucré, Cappuccino nature Match ®, Cappucino Cora ®, Bonjour Nestlé ®, Pacha Mix ® chicorée et café solubles, Pacha chicorée soluble instant, Pacha Cappuccino ®.

     

    A Titre indicatif (non exhaustif) voici quelques produits du marché qui sont sucrés :

    Marques

    Poids de la portion

    Sucre totaux g/portion

    Kcal portion

    Nescafé Capuccino Super Mousse Nestlé

    12,gr

    8,4

    50

    Nescafé Mousse Cappuccino Chocolat Nestlé

    18 g

    12 ,7

    73

    Cappunicco chocolat Match

    18 g

    11,4

    75

    Cappuccino Carrefour

    12,5 g

    7,9

    48

    Cappuccino Belsy

    10 g

    6,6

    41

    Café Vienna Douwe Egberts

    18 g

    12,3

    71

    Cebe&boisson citron aux saveurs de thé

    10g

    9,6

    38

    Ricola instant aux 13 plantes

    10 g

    9,6

    38

    Ricola Bonne Nuit

    10 g

    9,6

    38

     

     

    1/ décaféiné :

    Le café décaféiné est fabriqué avec des grains de café non torréfiés, rendus poreux par traitement à la vapeur d'eau. Anciennement on enlevait la caféine par trempage dans du chlorure de méthylène.

    Actuellement on enlève la caféine par trempage à l'eau bouillante puis assèchement à la vapeur, ensuite on torréfie le café.

    Les traitements sont répétés plusieurs fois pour ne laisser que 0.1 % de caféine dans les grains et 0.3% dans les cafés solubles.

    2 / robusta :

    Variété de café moins aromatique et plus riche en caféine 2.2%

    3/ arabica :

    Variété de café plus aromatique et moins riche en caféine 1.2%

    4/ atomisation :

    Le séchage du café se fait par pulvérisation de l'extrait de café au sommet d'une tour dans un courant d'air chaud.

    Chaque gouttelette est déshydratée au cours de sa chute avant d'être recueillie en bas de la tour sous forme de petits granulés.

    5/ lyophilisation :

    L’extrait de café est congelé à -40°C puis le bloc ainsi formé est concassé et on obtient des paillettes. Les paillettes sont introduites dans des chambres de lyophilisation, vastes enceintes sous vide.

    Cette action du vide (pression quasiment nulle) permet à l'eau congelée contenue dans les paillettes, légèrement chauffée, de se transformer directement en vapeur. Il ne reste que le café soluble qui se présente en petits granulés en forme de cristaux.

    6/ caféine :

    Substance naturelle, un alcaloïde que l'on trouve naturellement dans le café, le thé, la noix de cola, le guarana, le cacao.

    7/ inuline :

    Fibre végétale fermentescible dans le gros intestin, retrouvée dans les oignons, ail, asperges, racine de chicorée, qui n'apporte quasiment pas de calories.

    8/ oligofructoses :

    Substance naturelle non digérée qui jouit des mêmes propriétés que les fibres, quasiment pas de calories.

    Le conseil diététique de l'ABD 01/04/04

    Revue ABD n° 47 / 2 Mars - Avril 2004

     http://www.diabete-abd.be/boissons%20instantanees.htm

     

     

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  •  

     sur L'Aspartame ou Faux Sucre

     

    Beaucoup de rumeurs circulent à propos de L’aspartame, qualifié de poison, de tueur silencieux, d'ennemi public n°1. II faut être rassurant car tout ce qui est imputé à l’aspartame du type responsable de crises d'épilepsie, de la sclérose en plaque, du lupus systémique, du syndrome de la guerre "du golf " etc... est faux.

     

    Cet édulcorant acalorique est le plus utilisé dans le monde pour se substituer, en tout ou en partie au sucre (saccharose) dans quelques 5000 produits et dans plus de 90 pays au monde. Faisant suite à la situation alarmiste l'AFSSA (agence française de sécurité alimentaire) le 07-05-02 et le Comité scientifique européen, le 04-12-02, ont tous deux émis un avis sur l'innocuité de L’aspartame.

     

    Pour rappel, l’aspartame est un dipeptide( 2 acides aminés) composé d'acide aspartique et de phénylalanine. II a un pouvoir sucrant de 200X celui du sucre.

    Pour plus de sécurité, un comité d'experts des additifs alimentaires (JECFAcomité d'experts en additifs alimentaires de la FAO et de l'OMS) a défini des doses journalières admissibles.

     

    La DJA (dose journalière admissible) de l'aspartame déterminée actuellement est de 0 à 40mg/kg/poids et par jour.

     

    Ce qui permet d'envisager des quantités élevées par jour, très rarement atteintes du fait du pouvoir sucrant très élevé.

     

    C'est ainsi qu'un homme de 75 kg peut en consommer 3000mg ou 39, une femme de 65kg peut en consommer 2600mS ou 2.6g, un enfant de 25kg peut en consommer 1000mg ou 19 ce qui représente +/- 8 litres de boissons ligth pour un enfant de +/-7 ans.

     

    En Europe la consommation moyenne d'aspartame est évaluée à 1.9mg d'aspartame par jour.

    On reproche à l’aspartame 2 faits qui sont amplifiés et montés en épingle

    *son instabilité à la chaleur

    *sa dégradation en méthanol

    * Son instabilité à la chaleur : oui elle existe à 100-110°. L'aspartame perd son pouvoir sucrant (et pas à la t° du corps comme disent les articles) et donne naissance aux acides aminés de départ qui sont métabolisés comme tous les acides aminés des protéines de la viande, du poisson, du lait, etc...

     

    L'aspartame peut aussi donner naissance, par chauffage prolongé et haute t°, à un composé chimique appelé dicétopipérazine dont la DJA est de 0 à 7.5mg/kg de poids et par jour. Si l’aspartame est très stable à sec il l'est moins en solution aqueuse.

     

    Dans une tasse de café très chaud, il perd rapidement son pouvoir sucrant. Dans une limonade qui est plus acide, il est plus stable. Toutefois le législateur exige une date limite de consommation de 6 mois (voir étiquette) pour les limonades light.

     

    Si vous utilisez l’aspartame à froid il n'y a aucun problème, si vous cuisinez comme par exemple des entremets lactés, ajoutez l’aspartame en fin de cuisson, après l'ébullition.

     

    * Sa dégradation en méthanol: il n'y a pas de méthanol dans l’aspartame mais lorsque nous consommons un produit contenant de l'aspartame, nous le métabolisons entr'autre en méthanol +/- 10%.

     

    Un litre de limonade light produit environ 48mg de méthanol. Sachez toutefois qu'il y en a 5 fois plus dans 1 litre de jus de fruit ou de légumes. Ces quantités n'ont rien à voir avec les intoxications graves avec cécité et troubles neurologiques, déclenchées par l'ingestion de boissons frelatées au méthanol (dans la mémoire des moins jeunes).

     

    Pour conclure,dans le cadre d'une alimentation saine et diversifiée le diabétique peut mettre un comprimé d'aspartame dans son thé ou café, consommer une limonade light ou un yaourt ligth sans danger.

    Pour en savoir davantage sur les édulcorants consultez le site internet de l'ABD www.diabete-abd.be, lisez l'article "Les sucres modifiés" de la revue de janvier-février; "Les édulcorants pour la cuisson" de la revue de mars-avril.

    Le conseil Diététique de l'ABD 01-03-03

    Revue ABD n° 46/2 Mars - Avril 2003

    http://www.diabete-abd.be/l_aspartame_faux_sucre.htm

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  • Conditionnement, concentration
    et conservation de l'insuline


    Conditionnement de l'insuline

    L'insuline est disponible sous plusieurs formes :

    • Flacons de 10 millilitres, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, soit 1.000 unités au total, pour la plupart des insulines.
    • Flacons de 5 millilitres, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, soit 500 unités au total, pour quelques insulines.
    • Cartouches de 1,5 ou 3 ml, contenant 100 unités d'insuline par millilitre, destinées à être utilisées dans des stylos à insuline rechargeables. La dose totale dans chaque cartouche est donc de 150 ou 300 unités. Ces cartouches sont conditionnées en boîtes de 5, et il y a donc 750 ou 1.500 unités par boîte.
    • Stylos à insuline jetables, contenant 3 ml d'insuline à 100 U/ml, soit 300 unités au total par stylo. Ces stylos jetables sont conditionnés en boîtes de 5, et il y a donc 1.500 unités par boîte.

    Les pages précédentes contiennent les insulines disponibles en France et les stylos à insuline disponibles en France.

    Selon que vos besoins en insuline sont importants ou non (en moyenne de 30 à 70 unités par jour), un flacon, une cartouche ou un stylo jetable permettent donc un traitement pendant une ou deux semaines.


    Concentration de l'insuline

    Les insulines en cartouches pour stylos rechargeables et les insulines en stylos préremplis jetables ont été d'emblée commercialisées à une concentration de 100 U/ml.

    Le 30 mars 2000, les insulines en flacons pour seringue, qui étaient commercialisées en France à une concentration de 40 U/ml, ont été remplacées par des flacons d'insuline concentrée à 100 U/ml.

    Toutes les insulines et analogues en flacons, cartouches pour sytlo et stylos préremplis jetables ont donc en France une concentration de 100 U/ml.


    Conservation de l'insuline

    Très schématiquement, l'insuline perd 10 % de son activité en deux ans à 20 degrés, en dix semaines à 37 degrés, et en quatre semaines à 50 degrés. Les flacons d'insuline que vous avez en réserve doivent donc être conservés dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, mais pas au freezer, ni au congélateur, car le gel dénature très fortement l'insuline.

    Par contre, il n'est pas nécessaire de conserver également au réfrigérateur le flacon d'insuline que vous avez entamé, car ce flacon ne va durer qu'une ou deux semaines, ce qui insuffisant pour diminuer l'activité de l'insuline lorsqu'elle est conservée à température ambiante.

    De plus, il est souhaitable que l'insuline que l'on s'injecte sous la peau soit à une température proche de celle du corps :
    • d'une part, parce que la façon dont l'insuline, qui a été injectée sous la peau, va diffuser vers le sang est différente selon que l'insuline est froide ou non,
    • d'autre part, parce que l'injection avec de l'insuline qui vient de sortir du réfrigérateur est parfois plus douloureuse qu'avec de l'insuline conservée à 20 degrés.

    Au changement de flacon, le nouveau flacon peut donc sans aucun inconvénient être sorti du réfrigérateur la veille de l'utiliser.

    Le flacon entamé doit être conservé à la température de la pièce et à l'abri de la chaleur : dans un tiroir par exemple, loin d'une source de chaleur (radiateur, soleil pénétrant par une fenêtre...).

    Pendant les vacances, contrairement à une croyance erronée, vous n'êtes donc pas tributaire d'un réfrigérateur. En effet, même s'il fait très chaud la perte d'activité est au pire de 5 % après un mois de vacances. Autrement dit, au cours des derniers jours de vacances, l'injection de 40 unités d'insuline correspondrait en fait à l'injection de 40 - 5 %, c'est-à-dire de 38 unités, ce qui est facilement compensable par l'adaptation des doses selon les résultats de l'autosurveillance glycémique. Pendant les vacances il suffit donc de conserver l'insuline à l'abri de la chaleur, et après votre retour de jeter les flacons que vous n'avez pas utilisés.

    Par ailleurs, l'insuline doit être conservée à l'abri de la lumière.

    Les flacons d'insuline en réserve doivent être conservés au réfrigérateur

    Le flacon entamé doit être conservé à température
     ambiante


     


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  • Le Conseil dietétique vous propose

    Nous vous proposons 4 recettes pour un barbecue de qualité.

    II se compose d'un potage glacé à la tomate, d'un mixed grill, d'un carpaccio de courgettes, d'une salade de pommes de terre acidulée et d'une salade de fruits frais (fruits rouges, nectarines, pêches blanches...). En temps voulu pensez à allumer votre barbecue!

    Potage glacé à la tomate

    Les ingrédients pour 4 personnes

    500 g de tomates

    2 oignons hachés

    2 cuillères à soupe de persil

    1 bouquet garni

    2 gousses d'ail hachées

    1 cuillère à café de sauce anglaise

    2 branches de céleri vert découpé menu

    1 avocat

    1 citron vert

    1/2 cuillère de tabasco

    4 cuillères à soupe de basilic haché

    1/2 baguette

    sel, poivre noir au moulin

    Technique de préparation

    Pelez et hachez les oignons et les gousses d'ail. Nettoyez les branches de céleri et hachez-les. Ebouillantez les tomates, pelez les, coupez-les et épépinez-les.

     

    Dans une sauteuse, faites suer oignons, ail et céleri à feu doux dans un filet d'eau. Ajoutez les tomates, le persil, le bouquet garni, 500 MI d'eau, sel poivre.

    Portez à ébullition puis laissez cuire 15 minutes à feu doux.

     

    Eliminez le bouquet garni et mixez le potage.

     

    Passez-le au chinois, laissez refroidir puis gardez-le 1 heure ( minimum) au réfrigérateur.

    Coupez la 1 /2 baguette en croûtons et faites-les dorer sous le grill.

    Préparez une purée avec l'avocat, le jus de citron, le tabasco, sel et poivre.

    Servez le potage relevé avec la sauce anglaise dans des bols

    Parsemez-les de basilic et décorez de croûtons garnis de purée d'avocat.

    Par personne cette recette vous apporte

    kcal :180

    protéines 5.3g

    lipides 6.5g

    glucides26g

    fibres6.3g

    cholestérol : 0

    Carpaccio de courgettes à la fêta

    Les ingrédients pour 4 personnes

    - 300g de petites courgettes

    - 1.5 cuillère à soupe d'huile d'olive

    - 2 cuillères à soupe de jus de citron vert

    - 80g de fêta

    - 6 olives noires

    - sel, poivre

    - coriandre fraîche

    Technique de préparation

    Taillez les courgettes en tranches très fines.

    Répartissez-les en corolle dans un plat glacé.

    Arrosez-les de 1.5 cuillère à soupe d'huile d'olive fouettée avec 2 cuillères à soupe de citron vert, salez, poivrez au moulin.

    Parsemez le tout de fêta émiettée et des olives émincées en fines rondelles.

    Garnissez de brins de coriandre et servez ultra frais.

    Par personne, cette recette

    kcal : 105

    protéines : 4.5g

    lipides : 8.5g

    glucides : 2.5g

    fibres : 1,5 g

    cholestérol : 14mg

    Salade de pommes de terre acidulée

    Les ingrédients pour 4 personnes

    800g de pommes de terre fermes

    2 citrons verts non traités

    1 citron jaune

    125 g de crème allégée (Solight)

    1 botte de ciboulette

    sel, poivre

    Technique de préparation

    Effectuez la cuisson des pommes de terre à l'eau bouillante salée

    Egouttez - les, pelez-les, taillez-les en rondelles

    Hachez les brins de ciboulette lavée

    Rincez et séchez les citrons verts

    A l'aide d'une râpe, prélevez le zeste et ainsi que celui du citron recueillez le jus jaune.

     

    Dans un saladier, mélangez les rondelles de pommes de terre, la crème, le jus et zeste de citron, poivrez.

    Parsemez de ciboulette et laissez refroidir au frigo

    Par personne, cette recette apporte

    kcal : 197

    protéines :5 g

    lipides : 2.8g

    glucides : 38g

    fibres : 5g

    cholestérol : 0

    Mixed Grill

    II est composé des ingrédients suivants par personne:

    1 côte d'agneau

    1 blanc de poulet de 90g mariné dans une marinade composée de: huile, yaourt maigre, piment, gingembre haché finement, oignons et ail hachés.

     

    1 brochette de boeuf (3 morceaux de 25g) et de légumes (poivrons, champignons, oignons).

     

    Prévoir les ingrédients en fonction du nombre de convives.

    Penser à faire mariner le poulet au minimum 2 heures au frigo.

    L'ensemble du mixed grill apporte

    kcal: 378

    protéines : 48g

    lipides : 20g

    glucides : 1.5g

    fibres : 2g

    cholestérol : 150 mg

    Dessert

    Une portion de salade de fruits frais de 150g, sans sucre ajouté, apporte

    kcal : 95

    protéines : 1 g

    lipides : 0.15g

    glucides : 22.5g

    fibres : 3.6g

    cholestérol : 0

    Nous vous souhaitons bon appétit au soleil même en septembre!

    L'ensemble du menu de barbecue vous apporte

    kcal : 960

    protéines : 64g

    lipides : 38g

    glucides : 90g

    fibres : 18.5g

    cholestérol : 164mg.

    Le Conseil diététique de l’ ABD 01-07-2004

    http://www.diabete-abd.be/barbecue%20pour%20les%20beaux%20jours.htm

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  • Hyperglycémie le matin à jeun

    L'hyperglycémie le matin à jeun est habituellement due à une dose d'insuline retard insuffisante ou à un malaise hypoglycémique qui a conduit à se resucrer pendant la nuit.

    Il existe également des causes plus rares, dont il faut discuter avec votre médecin :

    Insuline retard d'action trop courte : L'insuline n'agit pas jusqu'au lendemain matin. Il y a hyperglycémie tous les matins et l'augmentation de la dose d'insuline entraîne des hypoglycémies pendant la nuit. L'utilisation de la peau des cuisses pour faire les injections d'insuline retard du soir peut éventuellement être utile car c'est à cet endroit que la libération de l'insuline est la plus lente. On peut aussi envisager l'utilisation d'une insuline d'action plus prolongée.

    Variabilité de la libération de l'insuline retard : Il peut arriver que le profil de libération de l'insuline retard ne soit pas identique chaque jour, avec pour conséquence une variabilité de la glycémie à jeun. Un changement de type d'insuline peut éventuellement être utile, ou un partage en une injection le matin et le soir de la dose d'une insuline agissant 24 heures. L'utilisation d'une pompe à insuline est également une solution intéressante.

    Phénomène du rebond : Hypoglycémie modérée en fin de nuit, très progressivement installée, avec une réaction de l'organisme faisant produire du sucre par le foie. Mais cette réaction a été très douce, sans entraîner de malaise, ni votre réveil. Il y a parfois, au réveil le lendemain matin, la sensation d'avoir passé une mauvaise nuit, ou un mal de tête, ou la constatation d'avoir transpiré pendant la nuit. Il est alors fréquent que l'on retrouve un événement particulier s'étant produit la veille, et dont on n'a pas suffisamment tenu compte (activité physique prolongée pendant l'après-midi par exemple).

    Phénomène de l'aube : Chez certains diabétiques, les besoins en insuline sont plus importants en fin de nuit qu'en début de nuit (il n'y a pas d'hypoglycémie ni de malaise hypoglycémique pendant la nuit, et en fait tout se passe comme si l'organisme est moins sensible à l'insuline en fin de nuit). La démonstration de cet état peut être faite en mesurant plusieurs nuits de suite la glycémie entre 3 et 4 heures du matin : elle est normale ou discrètement élevée, mais à une valeur nettement moins importante que le lendemain matin au réveil, et ceci bien qu'il n'y ait pas eu de prise de glucides (c'est le foie qui libère du sucre en fin de nuit). La solution de ce type de situation peut être d'utiliser une pompe à insuline programmée pour délivrer un taux de base plus important à partir de 4 heures du matin.

    Diabète instable vrai : Il peut exister une variabilité très importante de la glycémie, le diabète paraissant alors se comporter «bizarrement» ou «de façon incohérente» le matin à jeun, mais aussi pendant la journée avec par exemple une glycémie à 4,00 g/l en fin d'après-midi, puis à 0,30 g/l à la même heure le lendemain alors qu'il n'y a eu aucun événement particulier pouvant en être responsable. Ce phénomène, qui est lié au diabète lui-même, est d'autant plus fréquent que le diabète est ancien. Dans ces cas, un schéma insulinique en multi-injections permet de réagir au plus près des événements glycémiques. L'utilisation d'une pompe à insuline est également une solution intéressante.

    Ces cas sont rares. Votre médecin vous aidera à déterminer si vos hyperglycémies à jeun, régulières ou occasionnelles, correspondent à un de ces cas particuliers.


    http://www.diabsurf.com/Mnl/AccMnl/FrMnl.php
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  • Recherches et analyses - Alimentation
    Date : 25-04-2008

    Le soja fait partie des 14 allergènes majeurs responsables ensemble de plus de 90 % des allergies alimentaires. C'est pourquoi, bien que l'allergie au soja ne touche qu'un nombre assez faible de personnes, le risque n'est pas inexistant et la question des allergies au soja doit être approfondie.


    http://www.oivo-crioc.org/files/fr/3219fr.pdf
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  •  

    A propos des glucides

     

    Tous les glucides que nous consommons ont des formules chimiques différentes, une saveur sucrée variable et un effet sur la glycémie propre.

     

    1-Où TROUVER LES GLUCIDES?

    Pour visualiser les 5 tableaux

     

    2-METHODOLOGIE DE L'INDEX GLYCEMIQUE (IG)

    L'IG est une mesure comparative et non absolue de l'effet hyperglycémiant d'aliments ou de repas. Il se définit comme étant le rapport de deux aires sous la courbe glycémique.

    La première aire sous la courbe glycémique est induite par l’ingestion de 50 g de glucose. L’autre aire sous la courbe glycémique est celle déterminée par l’ingestion de la quantité d’aliment qui apporte 50 g de glucides.

    L'IG nous apprend que le type de glucide (ose, polyoside) n'est pas l'élément essentiel pour déterminer ses répercussions sur la glycémie.

     

     

    2-1. Paramètres de variations

    Les facteurs qui influencent la vidange gastrique, l'accessibilité à l'hydrolyse et à l'absorption intestinale sont les facteurs qui font varier l'IG.

    La texture d'un aliment. Plus un aliment est compact, moins vite il sera digéré et inversement. Attention donc aux boissons, comme les jus de fruits encore trop souvent conseillés aux diabétiques et qui sont pourtant très hyperglycémiants s'ils sont consommés isolément.

    La cuisson et d'autres traitements thermiques et technologiques des aliments. Ces techniques, par gélatinisation et rupture des grains d'amidon entre autres, rendent l'amidon plus accessible à l'hydrolyse.

    Ceci explique pourquoi les céréales petit déjeuner sont dans l'ensemble très hyperglycémiantes.

    Les fibres alimentaires. Ce sont essentiellement les fibres solubles qui augmentent la viscosité du bol alimentaire, le rendant plus résistant à l'action des alpha-amylases. Le gel formé est une phase interposée entre la muqueuse intestinale et le bol alimentaire provocant un ralentissement de la vitesse d'accès des saccharides aux sites d'hydrolyse et d'absorption. Ceci explique le faible IG des légumes secs (sans oublier la présence d'amidon résistant)

    La densité énergétique et la présence d'autres nutriments comme les lipides, les protides.

    La biodisponibilité de l'amidon : ce polysaccharide est composé d'amylose (structure hélicoïdale peu accessible) et d'amylopectine (structure arborescente plus accessible) dont les proportions font varier la biodisponibilité de l'amidon et donc de l'IG.

    Les anti-nutriments et autres composants comme les anti alpha-amylases, les phytates, les lectines, et autres glucides indigestibles. Ces derniers éléments pourraient expliquer les vertus hypoglycémiantes attribuées par le public à l'ail, l'oignon, l'avoine..

    la composante individuelle

     

    2-2 Consulter l'histogramme

     

    pour visualiser l'histogramme

     

    2-3 Avantages

    La connaissance du pouvoir hyperglycémiant des aliments glucidiques aide à :

    Limiter l’effet hyperglycémiant excessif d’un repas (remplacer les pdt farineuses ou de la purée par des pâtes ou du riz, cuisson al dente)

    Réserver les aliments hyperglycémiants (pain, pdt) pour le moment de la journée où la glycémie est mieux contrôlée ou tend vers l’hypoglycémie

    - Augmenter le volume alimentaire d’un repas sans modifier la glycémie (40 g de pain ou 250 g de lentilles cuites ont le même effet sur la glycémie)

    Choisir mieux les associations d'aliments

    Anticiper l'effet des aliments sur la glycémie

    Diversifier plus aisément l'alimentation et diminuer les interdits (habituellement non respectés)

     

    2-4 Conclusions

    Les sucres courts ne sont pas systématiquement des sucres rapides, les sucres complexes ne sont pas systématiquement des sucres lents.

    Il n'y a pas de véritables sucres lents et de véritables sucres rapides, mais des aliments glucidiques qui à teneur équivalente de glucides entraînent une élévation glycémique +/-forte et ceci pendant +/-longtemps.

    Certains sucres simples ont un IG moyen ou bas : laitages, fruits, chocolat.

    Certains sucres complexes ont un IG élevé : baguette, purée de pommes de terre, pain.

    Des aliments sucrés ont un IG plus bas que le sucre.

    Le sucre n'est pas à proscrire mais à gérer pour le plaisir en associant la mixité des nutriments ( lipides, protides..)

    L'effet pervers de l'IG d'aliments sucrés mais gras comme le chocolat. Si l'IG est relativement bas (25à45), la densité énergétique (480 à 540 kcal %)

    est élevée et il doit être consommé avec modération.

    Pour un même effet sur la glycémie, le patient peut consommer une quantité plus élevée d'un aliment à IG faible et à contrario le patient peut consommer une quantité plus petite d'un aliment à IG élevé.

    L'erreur souvent commise est de se dire par exemple, que puisque les pâtes ont un IG bas, on peut doubler la ration et alors la glycémie s'élève anormalement!

    Les IG permettent de classer semi-quantitativement les aliments en fonction de leur pouvoir hyperglycémiant afin de maîtriser les excursions glycémiques postprandiales tout en sauvegardant le plaisir de la saveur sucrée.

    La connaissance de l'IG permet de manipuler modestement l'alimentation des patients diabétiques pour influencer leur santé, tout en sauvegardant le plaisir de manger.

     

     

    Conseil diététique de l'ABD - 26-03-03

    http://www.diabete-abd.be/a_propos_des_glucides.htm

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  • Les carnets d'autocontrôle


    Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet.

    On parle de carnets d'autosurveillance ou de carnets d'autocontrôle.

    En fait, ce sont les mêmes carnets, mais on parle d'autosurveillance glycémique lorsque l'on surveille simplement ses glycémies, alors que l'on parle d'autocontrôle glycémique lorsque l'on surveille ses glycémies et que l'on adapte les doses d'insuline.


    Les différents types de carnet

    Il existe de nombreux types de carnets d'autocontrôle.

    Tous comportent des lignes et des colonnes, correspondant aux jours et aux heures, qui délimitent des cases destinées à recevoir les éléments de la surveillance (glycémie, glycosurie, acétonurie...) ainsi que des cases «Observations» pour y noter des événements particuliers de nature à expliquer les variations de glycémie (repas inhabituels, collations, activité physique, hypoglycémie, maladie...).

    Les jours sont regroupés par pages d'une semaine ou d'une quinzaine, et les heures correspondent aux moments de la journée qui sont les plus intéressants sur le plan glycémique :

    avant les repas du matin, de midi et du soir, parce qu'à ces moments la glycémie a le plus de chance d'être la plus basse,

    après les repas du matin, de midi et du soir, généralement 1h30 après ces repas, parce qu'à ces moments la glycémie a le plus de chance d'être la plus élevée (glycémie postprandiale souvent abrégée PP),

    avant le coucher, parce que c'est le moment précédant la plus longue période où on ne contrôlera pas la glycémie.

    Le gros intérêt d'une disposition avec des colonnes pour chaque «moment-clé», par rapport à une disposition où les glycémies sont placées les unes en dessous des autres dans une colonne unique, est que l'on peut immédiatement visualiser des glycémies comparables entre-elles, car elles ont été réalisées à un même moment de la journée et elle sont donc significatives de l'effet des mêmes facteurs (repas, injection, activité physique habituelle...).

    Si l'heure d'une glycémie ou d'un événement ne correspond pas aux cases prévues, il suffit de le noter dans une case «approchante» et d'y ajouter l'heure.

    Dernier détail :

    • dans certains carnets, la glycémie du matin à jeun est en début de ligne, car cela correspond à une certaine logique : début de la journée = début de la ligne, fin de la journée = fin de la ligne

      Matin PP Midi PP Soir PP Coucher Observ.
    Lu

    1,05

     

    1,34

    Coll.
    à 17h

    2,35

     

    1,23

    Anniversaire
    Fred à 17h

    10

     

    8

    8+2

     

    22

    Ma

    1,17

    1,48

    1,05

     

     

     

    0,78

     

    10+2

     

    8

     

    10

     

    22

    Me

    0,78

     

    0,98

     

    0,89

    1,35

     

    Hypo
    à 3h30

    12

     

    8

     

    10

     

    22

    Je

    2,34

    Chaque case peut être utilisée pour y noter glycémies et doses d'insuline, mais aussi toutes autres informations : analyse d'urine, événement particulier...

     

    12

    Ve

    0,89

    Foot
    20h-22h

    12

    Sa

    0,68

     

    12-2

     

    8

     

    10+2

     

    20

    Di

    1,02

    1,67

     

     

    1,12

     

    0,89

     

    10

     

    8

     

    12

     

    20

     

    • dans d'autres carnets, la glycémie du matin à jeun est en fin de ligne, car cela correspond à une autre logique : l'effet de l'insuline retard du soir est ainsi sur la même ligne que le moment où cette injection a été réalisée (la glycémie à jeun de fin de ligne est celle du lendemain matin)

      PP Midi PP Soir PP Coucher Matin Observ.
    Lu

     

    1,34

    Coll.
    à 17h

    2,35

     

    1,23

    1,17

    Anniversaire
    Fred à 17h

     

    8

    8+2

     

    22

    10+2

    Ma

    1,48

    1,05

     

     

     

    0,78

    0,78

     

     

    8

     

    10

     

    22

    12

    Me

     

    0,98

     

    0,89

    1,35

     

    2,34

    Hypo
    à 3h30

     

    8

     

    10

     

    22

    12

    Je

    1,56

    Dans un carnet de ce type, l'effet de l'insuline retard du soir est sur la même ligne que le moment où cette injection
    a été réalisée.

     

     

    Ve

     

    Foot
    20h-22h

     

    Sa

     

     

     

    8

     

    10+2

     

    20

    10

    Di

    1,67

     

     

    1,12

     

    0,89

    0,96

     

     

    8

     

    12

     

    20

    10


    Intérêt du carnet d'autocontrôle

    • Le principal intérêt du carnet est d'avoir sous les yeux les dernières glycémies réalisées pour adapter les doses d'insuline, et une disposition en tableau facilite beaucoup l'analyse.

    Il faut souligner qu'étant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle.

    • Un autre intérêt du carnet est de pouvoir consulter les semaines précédentes afin de se remémorer la façon dont un événement particulier avait été géré dans le passé (repas spécial, activité physique inhabituelle...).

    Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de chaque insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle



    Une disposition des glycémies en tableau facilite beaucoup l'adaptation des doses d'insuline



    La présentation par les lecteurs de glycémie des valeurs mémorisées ne permet pas de réaliser facilement ces adaptations car on ne dispose pas simultanément des valeurs à comparer

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  • L’étude proactive

    Prof. Fr. Féry - Bruxelles

    Lors du congrès de l’Association Européenne pour l’étude du Diabète (EASD) à Athènes, en septembre dernier, les résultats de l‘ étude PROACTIVE ont été présentés devant un auditoire plein à craquer.

    Cette étude était très attendue car elle explore l’effet d’un médicament améliorant l’action de l’insuline, cible thérapeutique peu investiguée par des moyens pharmacologiques jusqu’à présent

     

    INTRODUCTION

    Rappel des faits

    Le diabète de type 2 est une maladie complexe qui s’inscrit le plus souvent dans

    le cadre d’un syndrome plus vaste qu’il est convenu maintenant d’appeler

    «Syndrome Métabolique».

    Ce syndrome comporte, outre le diabète, une série d’autres anomalies telles

    qu’une hypertension artérielle, une dyslipidémie, une hypercoagulabilité sanguine,

    un état légèrement inflammatoire, etc... Qui, ensemble, confèrent un risque

    très élevé de maladies cardiovasculaires. Il existe de solides arguments pour penser

    que toutes ces anomalies relèvent d’un même mécanisme sous-jacent: une insulinorésistance, elle-même aggravée par l’obésité surtout quand au niveau de l’abdomen (voir article du Prof. Balasse dans le N°2 de la revue ABD mars-avril 2005).

    De nombreuses études cliniques réalisées ces 10 dernières années (dont les plus célèbres sont le DCCT dans le diabète de type 1 et l’UKPDS dans le diabète de type2) ont démontré de façon formelle et définitive que l’amélioration du contrôle glycémique permettrait de réduire de manière spectaculaire le risque d’apparition et/ou de progression des complications microangiopathiques (rétinopathie néphropathie-neuropathie) et ce, quel que soit le traitement utilisé.

    Pour ce qui concerne les complications macroangiopathiques touchant les gros vaisseaux (qui se traduisent cliniquement par des infarctus du myocarde, des accidents vasculaires cérébraux ou encore des insuffisances artérielles des membres inférieurs), les choses sont malheureusement moins claires, les bénéfices d’un contrôle glycémique strict sont plus ténus. Ce n’est pas tellement surprenant dans la mesure où, contrairement à la microangiopathie qui résulte principalement de l’hyperglycémie, la macroangiopathie est de nature multifactorielle, sans doute liée à l’hyperglycémie mais aussi et surtout à l’hypertension artérielle et aux désordres lipidiques.

    Les leçons de l’étude STENO

    Conscients du fait que la mortalité cardiovasculaire représente la première cause de décès chez les patients diabétiques de type 2, les cliniciens du prestigieux «Steno Diabetes Center» de Copenhague ont, dès 1993, mis sur pied une étude prospective ambitieuse visant à comparer les effets d’une intervention intensive multifactorielle par rapport à un traitement standard sur le risque d’événements cardiovasculaires. Dans le groupe «intensif», ils se sont efforcés de contrôler le mieux possible, non seulement la glycémie, mais également le poids, la pression artérielle et le taux de lipides sanguins. En plus, tous les patients de ce groupe ont reçu de l’aspirine à faible dose. Au cours d’un suivi d’environ 8 ans, le nombre d’événements vasculaires majeurs a été réduit de 50% dans le groupe traité intensivement ce qui est un résultat largement

    supérieur à celui rapporté dans les études d’intervention centrées uniquement sur la glycémie ou sur un seul facteur de risque.

     

     

    Les glitazones

    Depuis quelques années, l’arsenal thérapeutique enrichi d’une nouvelle classe de médicaments -les glitazones- dont 2 composés sont actuellement disponibles en Belgique: la pioglitazone (actos®) et la rosiglitazone (avandia®). Ces molécules agissent en sensibilisant l’organisme à l’action de l’insuline ce qui a pour conséquence d’améliorer la plupart des anomalies métaboliques associées au diabète de type 2 et au syndrome métabolique. Il était donc logique de penser, au vu de ce qui précède, que cette modalité thérapeutique aurait des effets plus favorables que les autres antidiabétiques oraux sur l’incidence des maladies cardiovasculaires.

    Plusieurs grandes études prospectives ont été mises sur pied pour étayer le bien fondé de cette hypothèse. Les résultats de la première d’entre elles viennent d’être dévoilés à l’EASD et publiés dans le numéro du 8 octobre 2005 du Lancet.

    L’étude PROACTIVE

    Cette étude s’adressait à des patients diabétiques de type 2 dont le contrôle glycémique

    n’était pas optimal (HbA1c >6,5%) et qui, soit présentaient des symptômes objectifs de macroangiopathie, soit avaient déjà eu un accident vasculaire important c’est-à-dire des patients considérés comme à haut risque cardiovasculaire. Plus de 5000 patients répondant à ces critères ont été recrutés et ont reçu en plus de leur traitement habituel (laissé à la discrétion de leurs médecins respectifs) soit de la pioglitazone à dose maximale, soit un placebo (=comprimé inactif) pendant une durée moyenne de 34,5 mois. Comme c’est maintenant toujours le cas dans des études bien conduites, la répartition des participants entre le groupe recevant le médicament actif et celui recevant le placebo a été faite par tirage au sort, de sorte que ni les patients, ni les médecins ne savaient lequel des 2 traitements avait été attribué.

    Trois cent vingt et un centres de diabétologie dans 19 pays européens, dont la Belgique, ont participé à l’étude.

    Au départ, les 2 groupes étaient (comme nous le disons dans notre jargon médical) bien appariés en ce sens que leur situation métabolique était tout à fait comparable en termes de contrôle glycémique, lipidique et tensionnel. L’âge, le degré d’obésité et la durée du diabète étaient également identiques.

    A la fin de l’étude, on s’est aperçu que chez les patients qui avaient reçu un traitement actif, le contrôle du diabète était meilleur, le taux de cholestérol HDL (le bon cholestérol) plus élevé et la pression artérielle légèrement plus basse que chez ceux qui avaient reçu un placebo. Parmi les patients qui ne recevaient pas d’insuline au début de l‘étude, il a fallu en ajouter au traitement oral chez 11% du groupe pioglitazone et 21% du groupe placebo.

    Pour ce qui concerne les événements cardiovasculaires, on a observé une réduction de10% (514 contre 572) ce qui n’est pas statistiquement significatif et ne permet donc pas de conclure qu’un traitement par pioglitazone améliore le pronostic cardiovasculaire.

    D’autant plus que ce bénéfice a malheureusement été compensé par une augmentation du nombre de décompensations cardiaques. Un deuxième effet secondaire classique de cette classe de médicament est une prise de poids de 2 à 4 kg qui a également été observée dans l’étude.

     

    Que peut-on conclure?

    L’étude PROACTIVE suggère (mais ne prouve pas formellement) que quand on améliore l’ensemble des paramètres de risque cardiovasculaires (glycémie, lipides, pression artérielle), il est possible de réduire le nombre d’accidents vasculaires graves comme l’a déjà démontré l’étude STENO. A cet égard, il est dommage que l’étude n’ait pas été poursuivie plus longtemps ce qui aurait permis d’aboutir à des résultats plus convaincants.

    Elle confirme l’effet favorable des glitazones sur un certain nombre de paramètres métaboliques mais ne permet pas, contrairement à ce que nous avions espéré, de savoir si la modalité thérapeutique utilisée (agir sur l’insulinorésistance) pour obtenir cette amélioration est supérieure à d’autres stratégies thérapeutiques.

    Autrement dit, la question qui reste ouverte est celle de savoir si on aurait observé une quelconque différence entre les 2 groupes en intensifiant le traitement du groupe contrôle par des moyens classiques de manière à obtenir le même environnement métabolique.

    Enfin, elle incite à la vigilance chez les patients souffrant d’une décompensation cardiaque débutante qui peut s'aggraver sous les glitazones.

    Les glitazones n’ont certainement pas dit leur dernier mot. Beaucoup d’autres études sont actuellement en cours avec cette classe de médicaments et nous ne manquerons pas de vous en reparler prochainement.
    http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200706/24-25-27pro-activeok%200706.pdf

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  •  

    Le prélèvement capillaire


    • Le prélèvement de la goutte de sang se fait à l'aide d'un petit appareil, appelé «Autopiqueur», qui permet de se piquer juste assez pour obtenir une goutte de sang sans douleur.

    La plupart des autopiqueurs offrent la possibilité d'utiliser plusieurs embases de longueurs différentes afin de tenir compte de l'épaisseur de la peau, ou ont une molette graduée permettant de régler très précisément la profondeur de pénétration de la lancette dans la peau. En milieu hospitalier, on utilise de préférence des lancettes autopiqueuses à usage unique.

    Il ne faut jamais utiliser une lancette sans autopiqueur, ni une aiguille pour injection.

    Il est important de toujours utiliser un autopiqueur, ou une lancette autopiqueuse à usage unique, d'une part car cela fait moins mal, d'autre part car cela abîme beaucoup moins le bout des doigts que l'utilisation d'une lancette sans autopiqueur. Il est vivement conseillé de refuser de se laisser massacrer les doigts par des ponctions sans autopiqueur (en cas d'hospitalisation ailleurs que dans un service de Diabétologie, il est prudent d'emmener son autopiqueur et ses lancettes).

    Toujours avec un autopiqueur

    Le diabétique est en droit de refuser un prélèvement capillaire réalisé sans
     autopiqueur

    • Lavez-vous les mains à l'eau chaude.
    - Il est important de se laver les mains, d'une part pour éviter une infection, et d'autre part pour éviter que des débris alimentaires microscopiques ou la sueur faussent l'analyse.
    - Si l'eau est chaude, la goutte de sang sera plus grosse.
    - Le savonnage prolongé des mains, qui active la circulation du sang, permet aussi d'obtenir une plus grosse goutte de sang.

    Toujours se laver les mains

    • Mettez une lancette neuve dans l'autopiqueur.
    - Il est important d'utiliser une lancette neuve chaque fois car, afin de réduire la sensation douloureuse, elles ont un diamètre très faible (0,2 mm pour les plus fines) et sont très affutées, ce qui fait que leur pointe s'abîme lors de leur utilisation (l'extrémité est émoussée ou tordue). Les lancettes sont «à usage unique» pour que les doigts restent en bon état, et pas uniquement pour accroître le bénéfice du fabricant.
    - Bien entendu, une même lancette ne doit jamais être utilisée par deux personnes différentes, même de façon exceptionnelle.

    Toujours avec une lancette neuve

    • Préparez une bandelette et mettez en marche le lecteur de glycémie. Tous les segments d'affichage s'allument alors pendant quelques secondes, de manière à pouvoir vérifier au passage qu'il n'y a pas un ou plusieurs segments défectueux (ce qui conduirait à un affichage incohérent ou de chiffres erronés).

    • Avec l'autopiqueur, piquez sur le côté de la dernière phalange (c'est à cet endroit qu'il y a le plus de sang et que cela fait le moins mal) des trois derniers doigts de la main gauche ou de la main droite (le pouce et l'index sont les doigts les plus souvent utilisés pour sentir, toucher ou saisir les objets ; il vaut donc mieux ne pas les piquer).



    Trois derniers doigts de la main gauche
    ou
     de la main droite







    Face latérale de la dernière phalange

    • La sensation douloureuse peut être encore réduite au moment de la micropiqûre, en pressant les bords interne et externe de la deuxième phalange du doigt où est réalisé le prélèvement, entre le pouce et les autres doigts de la même main.

    • Il est important de bien appliquer l'autopiqueur sur la phalange. Il est aussi possible de placer le bord du doigt contre un support (table par exemple) et d'appliquer l'autopiqueur sur l'autre bord du doigt. Il est ainsi impossible que le doigt ne soit pas franchement au contact de l'autopiqueur lorsqu'arrive la lancette.

    • Si la goutte de sang est petite, appuyez sur la pulpe du doigt, ou faites venir le sang vers l'extrémité du doigt, en frottant plusieurs fois le bord du doigt, de sa racine vers son extrémité, avec un doigt de l'autre main (les artères des doigts sont situées de chaque côté du doigt, et en frottant le bord du doigt de sa racine vers son extrémité, on pousse le sang vers la zone qui a été piquée avec la lancette).

    • Lorsque la goutte de sang est suffisamment grosse, tournez votre doigt de manière à ce que l'endroit de la micropiqûre et la goutte de sang soient vers le bas (si la goutte est au-dessus du doigt, elle aura tendance à couler autour du doigt pour aller en dessous).

    • Approchez le doigt de la bandelette de façon à ce que l'extrémité inférieure de la goutte de sang vienne au contact de la zone de dépôt de la bandelette. La goutte de sang glisse alors toute seule dans la bandelette.

    • Pour ne pas «rater la cible», c'est-à-dire l'endroit précis où doit être déposée la goutte de sang, il est possible de placer ses deux coudes sur une table (de façon à ne pas travailler avec les épaules) ou de mettre en contact les poignets des deux mains (de façon à ne travailler qu'avec les doigts).

    • Selon le lecteur de glycémie, la bandelette peut être tenue à la main où doit être préalablement placée dans le lecteur avant d'y déposer la goutte de sang. Avec les lecteurs récents, il n'est plus nécessaire d'appuyer sur un bouton avant ou après avoir déposé la goutte de sang sur la bandelette, ni d'essuyer la bandelette après avoir entendu un signal sonore.

    • En ce qui concerne les bandelettes colorimétriques, elles doivent être introduites dans une fente pour certains lecteurs, ou elles doivent être simplement placées sur la zone de lecture, ou un clapet doit être refermé pour d'autres lecteurs. Avec ces derniers lecteurs, il est important de fermer le clapet si on réalise une mesure en plein soleil, ou de se mettre à l'ombre pendant l'utilisation des lecteurs dont les bandelettes doivent être simplement placées sur la zone de lecture (une forte intensité lumineuse peut fausser la mesure de la couleur de la bandelette).

    • Après affichage du résultat, il est possible avec certaines bandelettes, de comparer visuellement le changement de couleur de la zone réactive avec une échelle de couleur présente sur la boîte de bandelettes.

    Notez le résultat dans votre carnet d'autosurveillance. En effet, il est impossible d'adapter des doses d'insuline sans noter ses résultats dans un carnet d'autocontrôle, étant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours précédents.

    Etant donné que l'adaptation des doses nécessite de connaître les glycémies de fin d'action de l'insuline des deux jours précédents, il est illusoire d'espérer réaliser une adaptation correcte si on ne note pas ses analyses dans un carnet d'autocontrôle


    • La plupart des lecteurs s'éteignent automatiquement après quelques minutes de non-utilisation, mais il est préférable d'éteindre le lecteur afin de prolonger la durée de vie de la pile.


    Ces analyses sont nécessaires pour adapter au mieux vos doses d'insuline (adaptation des doses d'insuline) et votre alimentation (validation des choix alimentaires) pour que vos glycémies dans la journée et dans la nuit se rapprochent le plus possible de celles d'une personne qui n'est pas diabétique.

    Jamais sans autopiqueur

    Jamais à l'extrémité de la pulpe des
     doigts

    Jamais pouce et index



    Les lancettes sont à usage unique

    Elles ne doivent être utilisées
    qu'une seule fois

    http://www.diabsurf.com/Mnl/AccMnl/FrMnl.php
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