• Qu'est-ce que tension artérielle
    On parlerait plus justement de pression artérielle. A chaque battement de cœur, le sang est envoyé dans nos artères et y crée une pression qui, après avoir atteint un maximum (la pression systolique) décroît jusqu'à un minimum (la pression diastolique) avant que le battement suivant ne l'élève à nouveau. Ce sont ces deux extrêmes de la pression régnant dans nos artères que mesure le tensiomètre.
    Pourquoi l'hypertension artérielle (HTA) est-elle mauvaise?
    Beaucoup de gens craignent l'hémorragie cérébrale à cause d'une poussée d'HTA qui ferait "exploser" une artère cérébrale. C'est pourtant un événement rare. C'est surtout à long terme que l'HTA est néfaste pour les artères, elle est comme le ressac qui érode la falaise.
    Elle est un des principaux facteurs de risque d'athéromatose « (le rétrécissement progressif des artères par des dépôts principalement de cholestérol, un peu comme l'entartrage des conduites d'eau) », avec le tabac, l'excès de cholestérol et... le diabète.
    Le patient diabétique est déjà à grand risque d'avoir des problèmes coronariens (angine de poitrine, infarctus du myocarde), une thrombose cérébrale ou des atteintes des artères des membres inférieurs, par exemple. La présence d'une HTA, même modeste, accroît encore ce risque.
    A titre d'exemple, un homme de 60 ans, diabétique, non fumeur et avec un taux de cholestérol normal, a un risque de 13% de faire un problème coronarien dans les 10 ans à venir si sa tension artérielle systolique est de 120 mm Hg. Si sa tension artérielle est de 145 mm Hg, ce risque passe à 20%.
    De plus, l'HTA est également néfaste pour les reins, en particulier dans l'atteinte rénale du diabète, et accélère également la rétinopathie diabétique: le risque pour le diabétique d'arriver en dialyse et/ou de perdre partiellement ou totalement la vue est donc aussi majoré par la présence d'une HTA.
    Un malheur ne venant jamais seul, l'HTA est particulièrement fréquente chez les diabétiques. Elle est présente chez plus de 70% des diabétiques de type 2. La tension artérielle doit donc être mesurée régulièrement chez le diabétique et un traitement vigoureux doit être installé si les chiffres deviennent trop élevés.
    II serait bien sûr illogique de lutter contre l'HTA sans s'attaquer aussi aux autres facteurs délétères: tabagisme, hyperlipémie, mauvais contrôle du diabète, etc.
    Comment mesurer la tension artérielle ?
    La méthode classique est évidemment l'utilisation par le médecin ou l'infirmière de la manchette placée autour du bras, et l'auscultation des bruits artériels par un stéthoscope lorsqu'on dégonfle ce brassard. Il est important de noter que théoriquement la tension artérielle doit être mesurée en position assise après 5 minutes de repos. Les différents pièges à éviter lors de la mesure sortent du cadre de cet exposé.
    Une mesure ponctuelle n'est pas forcément représentative de la tension artérielle "moyenne" d'un individu, car on sait que les chiffres peuvent varier beaucoup sur la journée et d'un jour à l'autre.
    De plus, il n'est pas rare que la tension artérielle s'élève en présence du médecin: c'est ce qu'on appelle communément "l'effet blouse blanche". Pour pallier à ces problèmes, différentes méthodes ont été proposées.
    La première est l'enregistrement ambulatoire de 24 heures, parfois erronément appelé "Holter tensionnel". Un brassard est relié à un petit boîtier porté à la ceinture. Ce boîtier est programmable, va gonfler le brassard à intervalles déterminés, relever les chiffres tensionnels et les enregistrer.
    Pendant les 24 heures (voire plus) durant lesquelles le brassard est porté, le patient est invité à vaquer à ses occupations habituelles.
    Cette méthode donne une foule d'informations intéressantes, que nous n'énumérerons pas ici, mais elle n'est pas extrêmement pratique au quotidien: si le port du brassard n'est pas très gênant, on imagine quand même mal répéter sou vent l'examen au gré des modifications de traitement, par exemple.
    De plus, le matériel est relativement coûteux, et il faut du temps pour programmer à chaque fois l'appareil, le placer, lire les résultats et les interpréter. Une méthode qu'on pourrait qualifier d'intermédiaire est la prise de tension artérielle à domicile par le patient lui même ou un proche.
    On évite ainsi l'effet blouse blanche et on peut multiplier si nécessaire le nombre de mesures, dans le cadre de la vie quotidienne. Sans être aussi riche en informations que la mesure ambulatoire de 24 heures, cette technique offre une alternative valable, pour autant bien sûr que l'appareil utilisé soit fiable.
    A cet égard, quelques conseils de terrain sont utiles:
    1.      il n'est pas nécessaire d'acheter l'appareil le plus cher, mais ceux vendus à bas prix dans les grandes surfaces se révèlent rarement performants;*
    2.      de manière générale, les appareils à mettre au poignet sont plus chers et moins fiables que ceux à placer au bras;
    3.      les différentes sociétés de lutte contre l'hypertension artérielle publient des listes de tensiomètres validés par leurs soins, et disponibles par exemple sur les sites internet suivants:
    II est préférable de noter les chiffres mesurés avec la date et l'heure pour qu'ils puissent être consultés ultérieurement par le médecin, tout comme on tient un carnet des chiffres glycémiques.
    * l'ABD vend des appareils à ses membres - voir liste du matériel dans la revue
    Quels sont les chiffres normaux de tension artérielle?
    Pour la population générale (non diabétique), on considère que la tension artérielle "normale" est inférieure à 140 mm Hg (millimètres de mercure) pour la systolique et 90 mm Hg pour la diastolique.
    Toutefois, il s'agit d'une "normale maximale" et plusieurs études ont bien montré que le risque d'avoir des problèmes vasculaires diminue encore si la tension artérielle est plus basse. Ces chiffres sont applicables à l'adulte de tout âge: s'il est vrai que la tension systolique a tendance à s'élever avec les années, il n'est plus question de tolérer des chiffres supérieurs "parce qu'on est plus âgé."
    Chez le diabétique, qui est déjà au départ à grand risque cardio-vasculaire, les normes sont plus basses. Les chiffres recommandés varient peu selon les différentes sociétés de diabétologues et d'hypertensiologues. Pour résumer, on dira que: si chez aucun diabétique, la tension artérielle ne devrait être supérieure à 130/80 mm Hg; si le patient présente une microalbuminurie, une insuffisance rénale ou une athéromatose (par exemple en échographie), il est possible que la limite supérieure doive être ramenée à 120/80 mm Hg. Ceci attire de plus l'attention sur la nécessité de pratiquer régulièrement des analyses de sang et d'urine, voire d'autres examens, chez le patient diabétique.
    Ces chiffres sont basés sur les tensions artérielles prises au cabinet médical. Si on veut se référer aux chiffres mesurés en auto-contrôle à domicile (qui sont généralement plus faibles), on devra viser encore plus bas.
    Les cibles tensionnelles sont donc beaucoup plus basses que par le passé, ce qui est la conséquence de nombreuses études réalisées au cours des quinze dernières années et qui ont montré à quel point les complications du diabète et la mortalité étaient plus importantes si on se contentait des valeurs préconisées jusqu'alors.
    Comment traiter l'hypertension artérielle
    Le tableau résume les différents moyens dont on dispose pour combattre l'HTA et ramener les chiffres dans les normes que nous venons d'évoquer.
    On n'insistera jamais assez sur deux aspects apparemment contradictoires, du traitement de l'HTA, particulièrement chez le diabétique: l'importance du traitement non médicamenteux d'une part, et le recours quasi-obligatoire à plusieurs médicaments d'autre part.
    Le diabétique de type 2 a très souvent un excès de poids. Un amaigrissement, parfois seulement de quelques kg, peut réduire les chiffres tensionnels. Sans parler des autres avantages, notamment sur l'équilibre glycémique. En cas de surpoids, une réduction pondérale doit toujours faire partie du traitement antihypertenseur.
    De même, un régime modéré en sel (maximum 6 g par jour) permet souvent de diminuer l'excès de tension artérielle et améliore la sensibilité au traitement médicamenteux.
    Un exercice physique régulier est bénéfique pour les chiffres tensionnels, favorise la perte pondérale et améliore la résistance cardiaque.
    Néanmoins il faudra le plus souvent recourir aussi aux médicaments. II existe de nombreuses familles de médicaments (tableau). Deux d'entre elles, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) et les antagonistes des récepteurs de type 1 de l'angiotensine II (ARA ou sartans) ont particulièrement retenu l'attention ces derniers temps.
    A activité égale sur les chiffres tensionnels, ces médicaments sont plus efficaces que les autres pour lutter contre l'atteinte rénale du diabète, et peut-être même plus efficaces sur les atteintes vasculaires et la mortalité du diabétique. Ils devraient donc être utilisés préférentiellement chez le patient diabétique, surtout s'il y a une atteinte rénale.
    Toutefois, au-delà des différences entre les diverses classes de médicaments, l'important est avant tout de faire baisser la tension artérielle.
    II faut rappeler quelques principes:
    ·         Chaque type de médicament a ses avantages et ses effets secondaires potentiels.
    ·         chaque patient peut réagir différemment et de façon parfois imprévisible à tel ou tel médicament, que ce soit en termes d'efficacité ou d'effet secondaire.
    ·         Il faudra souvent avoir recours à l'association de plusieurs médicaments, surtout chez le diabétique de type 2 souffrant d'excès pondéral; en moyenne, 3 médicaments différents sont nécessaires, mais il n'est pas si rare de devoir utiliser 4 ou 5 classes médicamenteuses pour atteindre l'objectif.
    ·         certaines combinaisons de médicaments sont particulièrement efficaces, d'autres sont à éviter.
    On comprend dès lors qu'il n'y a pas de recette-miracle, et qu'il faudra souvent du temps et un certain nombre d'»essais et erreurs» pour trouver chez un patient donné un traitement à la fois efficace et bien toléré.
    En résumé:
    1) Mesurer régulièrement la tension artérielle et traiter l'HTA dès qu'elle est présente permet de réduire le risque de nombreuses complications redoutables liées au diabète.
    2) Les valeurs tensionnelles à atteindre sont beaucoup plus basses que dans le passé: < 130/80 pour tous les diabétiques et peut-être moins dès que certaines lésions sont présentes.
    3) Le traitement non médicamenteux (perte pondérale, régime pauvre en sel, exercice physique) est très important, permet de diminuer les chiffres tensionnels et de réduire le nombre de médicaments anti-hypertenseurs nécessaires.
    4) Toutefois le recours aux médicaments sera presque toujours indispensable.
    5) Les IEC et les ARA occupent une place privilégiée parmi les médicaments antihypertenseurs chez le diabétique mais il sera le plus souvent nécessaire d'utiliser une combinaison de différentes classes médicamenteuses.
    6) Le traitement doit être adapté à chaque patient, en tenant compte notamment des autres pathologies, des résultats sur la tension artérielle et de la tolérance individuelle.
     
    Dr. Jean-Louis Christophe  -
    Gilly
     
     
     
     
     
     
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    •   Groupe des personnes diabétiques de la région de Bruxelles
     
                                                                                             
    Cher (e) ami (e),
     
    Vous le savez, nous cherchons à organiser deux fois par année un déjeuner payant auquel participe ceux qui le souhaitent.
    Le but que nous poursuivons est toujours dirigé vers une meilleure convivialité et un sentiment d’entraide.
     
    Pour notre déjeuner du  JEUDI 13 DECEMBRE à 12.00h
     
    Nous avons pensé changer de lieu et de style.
    Nous avons repéré et testé un restaurant oriental qui est désireux de nous accueillir, nous avons pensé de vous proposer un menu simple et un peu plus diversifié.
     
    Vous pourrez choisir soit un potage, soit une entrée et ensuite d’office, nous aurons 3 ou 4 plats divers et il vous sera loisible de faire l’essai de l’un ou l’autre. Un dessert ou un thé.
    La boisson reste à votre choix et n’est pas comprise dans le prix.
    Le tout, boisson exceptée, se situe à 15.00 €
    Le restaurant se trouve 1377, Chaussée de Wavre, voir le plan en annexe. 
     
                                             LA CITRONNELLE
     
    Il y a des possibilités de garer sa voiture et l’arrêt du bus 34 (Saint Julien) ou en métro arrêt Hankar est à 100 m du restaurant.
    Vous êtes tous les bienvenus. Nous devons cependant savoir si vous serez présents et pour cela il faut nous en aviser.
     
    Prière de confirmer avant le lundi 10 décembre auprès
    de : Florentine ROSSI tél : 02 660 45 29
     
    Entre-temps nous vous adressons nos meilleures amitiés.
     
     
    Le Conseil des patients réunit les personnes diabétiques et /ou les parents d’enfants diabétiques
    Il a pour but essentiel de diffuser les informations susceptibles de les aider
    Tous apportent leur vécu.
     
     
     
     
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  •  
    LE YAOURT, PRODUIT LAITIER D'EXCELLENCE.
     
    Le yaourt fait partie des laits fermentés c'est à dire de la famille des produits laitiers ensemencés par des ferments lactiques qui lui confèrent un goût plus ou moins acide et une texture plus ou moins crémeuse.
    Le yaourt existe depuis la plus haute antiquité et on le retrouve sous des dénominations variées dans les différentes cultures. Du lait laissé à t°ambiante, se contaminant spontanément et fermentant, laisse penser que le yaourt s'est fait naturellement sans l'intervention de l'homme.
    Tous nous connaissons la belle légende du coursier de Gengis Khan qui ayant demandé une gourde d'eau, reçu une gourde de lait qui grâce à la chaleur du désert et la frénésie du galop de son cheval, coagula en donnant une boisson imprévue mais agréable.
    Le mot yaourt est d'origine bulgare et désigne le lait caillé.
    On a fait du chemin depuis !
    L'impulsion qui implanta les yaourts comme aliments de "santé" est due au célèbre biologiste russe, Metchnikoff, père de la biothérapie, prix Nobel 1908. Il a mis en exergue les propriétés des ferments lactiques vivants.
    Actuellement la fabrication des yaourts et des laits fermentés est standardisée et un AR datant de mars 1980 est le cadre légal auquel ils doivent répondre.
    Le yaourt est un produit non égoutté obtenu en faisant coaguler du lait par l'action simultanée de souches de ferments lactiques : le lactobacillus bulgaricus qui transforme le lactose (sucre du lait) en acide lactique et qui est responsable du goût acide ; et le streptococcus thermophilus qui épaissit et confère l'arôme.
    Les 2 espèces microbiennes doivent rester vivantes en quantité abondante jusqu'à la livraison au consommateur.
    Certains yaourts peuvent en plus contenir des bifidobactéries, espèce microbienne bénéfique pour la santé.
    Tous les yaourts jouissent de nombreuses propriétés "santé".
    On peut retenir principalement :
    une très bonne digestion des protéines grâce à l'action des enzymes fabriquées par les ferments lactiques
    une réduction importante et progressive du sucre du lait ( le lactose) en acide lactique qui diminue le pH et donne du goût
    une amélioration de la digestion du lactose qui peut poser des problèmes chez certains consommateurs
    la production d'une lactase microbienne dans le grêle ou petit intestin qui facilite la digestion du lactose
    un apport de bons micro-organismes dans le colon ou gros intestin ce qui entraîne une amélioration de la qualité de la flore naturelle du colon
    un apport de calcium bien absorbé à raison de +/-140 mg pour 100g ( un peu plus que le lait) que le yaourt soit maigre ou gras.
    un bon apport de vitamines du groupe B.
    Le marché propose de nombreuses formules de yaourt soit à base de lait entier, soit à base de lait demi écrémé, soit de lait écrémé, soit enrichi en crème, en minéraux, en vitamines, en fibres, aromatisés aux fruits ou avec adjonction de fruits, renforcés en grains de céréales, sucrés, parfumés vanille, coco…à consommer à la cuillère ou à boire.
    On parle aussi de yaourt ferme et de yaourt brassé. Ces nuances sont dues à la technologie et ne changent pas la valeur nutritionnelle.
    un yaourt ferme est un lait ensemencé et directement conditionné dans des pots où il fermente,
    un yaourt brassé est un lait ensemencé, fermenté, brassé mécaniquement puis conditionné
     
    LE YAOURT Fait-il BON MENAGE AVEC LE DIABETE ?
     
    Les YAOURTS naturesont soit des yaourts maigres (max 1% de matières grasses), soit demi-écrémés ou partiellement écrémés (de 1,3 à 1,5% de matières grasses (plus rares), soit entiers (environ 3% de matières grasses) soit enrichis en crème (environ 4,5% de matières grasses). Pour d'autres produits, de type yaourt à la grecque, on peut atteindre 8 à 12.5% de matière grasses.
    On trouve également des yaourts nature soit maigres, soit demi-écrémés, soit entiers qui sont sucrés. Les quantités de sucre ajouté sont variables : de +/-8 à 13%.
    YAOURTS nature      kcal     protéines  lipides     glucides     cholestérol
    pour 100g           g.             g.             g       mg
            maigres           40à45            3à4           <de 1        5    <de2
            entiers             60à63            3à4            +/-3          5        12
            plus crème      70à98            3à4              4.5          5        18
            maigres sucrés +/-75            3à4            <de 1         14         < de 2
            demi écrémés sucrés  +/-55    4à5         1.5           6.5         +/-6
            entiers sucrés              +/-95    3à4         +/-3         13à14         12
     
    L'index glycémique (IG) du yaourt est très intéressant ; il est de +/- 30 pour les maigres et de 11 à 20 pour les produits entiers.
    Les patients diabétiques peuvent consommer régulièrement du yaourt nature non sucré : excellent dessert, coupe-faim, complément du petit-déjeuner.
    Ce n'est pas un bon aliment pour le "resucrage" des hypoglycémies.
    Les YAOURTS aux fruits, les yaourts aromatisés,sont très appréciés.
    Ils peuvent être maigres (0%), demi écrémés, entiers ou enrichis en crème. Ils peuvent être sucrés et édulcorés ou uniquement édulcorés.
    Si toutes les propriétés des yaourts sont maintenues, la grande différence se fait par l'apport calorique proportionnel à la teneur en matières grasses, aux ajouts de fruits, de sucre ordinaire, de sirop de glucose, de fructose ou bien d'édulcorants intenses.
    La fraction glucidique comprend les sucres naturels des fruits, plus du sucre (saccharose), ou du fructose, et/ou du sirop de glucose, et/ou du glucose ou dextrose.
    Les yaourts dits édulcorés peuvent être uniquement édulcorés ou bien sucrés et édulcorés ( ce sont les plus rencontrés) et sont quasiment tous à O% de matières grasses. Certains ont une teneur en glucides totaux plus importante que d'autres.
    YAOURTS aux fruits   kcal protéines  lipides glucides
     pour 100g                   g                   g               totaux g
            maigres                    55-70          3à4             <1                 8à13
                                               95              3à4             <1                   18
            demi écrémés           +/-90            3à4             1.3                 +/-14
            entiers                       95à112          3à4             +/-3           14à17
            plus crème               100à110           +/-4             4.5            12à16
     
            YAOURTS aux fruits
            sucrés/édulcorés                 40à50           3à4               0.1            4.5 à 9*
            édulcorés(light)                   35à40           3à4               0.1             +/-5 **
     
    *Vitalinea de Danone® : sirop de fructose, aspartame, acésulfame K
    *Vitalinea cremosso® : sirop de fructose, aspartame, acésulfame K, fructo-oligosaccharides
    *Yoplait ®:fructose, aspartame, acésulfame K
    *Sveltesse de Nestlé ®:dextrose, aspartame, acésulfame k
    *Match® : sucre, aspartame, acésulfame K
    *Sveltesse ®0%fruits/céréales :fructo-oligosaccharides, dextrose, aspartame, acésulfame K
    *Lidl ®yaourt doux diététique :fructose, aspartame, acésulfame K ( 3% de matières grasses)
    ** Delhaize light ®:aspartame, acésulfame K
    ** Lidl Pianola® : aspartame
    **Printiligne, Pâturages® :fructo-oligosaccharides, aspartame, acésulfame K
     
    La teneur en sucres totaux dépend de la quantité de fruits ajoutés, de la quantité de sucres ajoutés. Le type de fruits peut également influencer la teneur en glucides totaux, ainsi les yaourts aux figues sont plus riches en glucides (18,7%) que ceux aux fraises (13%), les yaourts aromatisés à la vanille (17%), à la noix de coco (13%) …
    L'IG des yaourts aux fruits sucrés est de 26 à 40.
    Il faut aussi tenir compte du conditionnement des yaourts car si certains petits pots contiennent 125g de produit, d'autres en contiennent 150g, 200g et même 250g.
    Les YAOURTS à BOIRE( Yoplait énergie, Vitalinéa à boire, Gervais boisson lactée au babeurre et fruits, Yoco drink de Nestlé, Stassano yaourt à boire…. ) ont un IG de 34 à 42 . Ils peuvent influencer davantage la glycémie s'ils sont bus isolément et rapidement.
    Pour l'ensemble des yaourts aux fruits, certaines firmes mettent en avant "sans colorants artificiels", "sans conservateurs". Par contre dans la liste des ingrédients de beaucoup de produits on trouve soit des colorants soit des conservateurs de fruits. On trouve de l'extrait de carottes, du jus de betterave(E162) appelé parfois rouge de betterave, de l'extrait de paprika ( E160c), du carmin (E120), de la lutéine (E161b), de la curcumine(E100), du rouge de cochenille A(E124) du jus concentré de raisin, de sureau, de la bixine (E161b), du jaune de quinoléine (E104),ducaramel (E150b),des conservateurs des fruits comme le sorbate de potassium (E202), des correcteurs d'acidité (E330 ou acide citrique , citrates de sodium E331, citrates de calcium ou E 333), des émulsifiants comme des pectines(E440).
    Dans la formulation des yaourts on peut retrouver des ajouts d'arômes et d’ingrédients tels la gélatine, des pectines, de l'amidon modifié, de la farine de graine de caroube comme épaississants pour augmenter l'onctuosité et aussi pour diminuer la sensation acide.
    On trouve aussi des ajouts d'inuline et d'oligo-fructoses de faible valeur calorique car quasiment non digérés mais constituant un apport en fibres alimentaires de très bonne qualité car elles fermentent dans le gros intestin.
    L'avis du Conseil diététique :
    -préférez les yaourts nature que vous pouvez selon votre goût agrémenter de fruits frais, d'édulcorant non calorique, de compote sans sucre, de café soluble, d'essence de vanille, de coco…
    -pour bien choisir, lire les étiquettes, presque tous les produits ont un étiquetage nutritionnel. L'étiquette vous apprendra tant la teneur en graisse que celle en sucre.
    -si vous choisissez un yaourt aux fruits préférer ceux qui ne dépassent pas +/- 3% de matières grasses et un maximum de 12% de sucres totaux.
    -consommez le yaourt après un repas ou dans le repas ou bien en collation surles conseils de votre diététicienne
    -consommez chaque jour un yaourt pour ses "propriétés santé" et son apport en calcium.
    Conseil diététique de l'ABD  -  15-04-03
     
     
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  • La Journée Mondiale du Diabète, c'est aujourd'hui !
      ====================================

        1. C'est aujourd'hui !
        2. Le livre de la Journée Mondiale du Diabète est en ligne
        3. Plus que 365 jours !


      C'est aujourd'hui !
      --------------------------------------------

    Il y a 50 jours, nous vous invitions à participer à notre campagne
    d'illumination de monuments pour célébrer la reconnaissance de la Journée
    Mondiale du Diabète par les Nations Unies. A ce moment-là, nous avions
    10 monuments sur la liste. 25 jours plus tard, 50 monuments étaient
    confirmés.

    25 jours plus tard...

    Aujourd'hui, 14 novembre, plus de 250 lueurs d'espoir illumineront le
    ciel. Ces cinq derniers jours, plus de 70 nouveaux monuments et sites
    ont répondu à l'appel et s'illumineront de bleu pour la Journée Mondiale
    du Diabète : autant de lueurs d'espoir pour les 246 millions de
    personnes qui vivent avec le diabète à travers le monde.

    Ces derniers monuments sont situés dans les pays suivants : Argentine,
    Australie, Brésil, Croatie, Hawaï, Italie, Jordanie, Lituanie,
    Macédoine, Malaisie, Mexique, Pays-Bas, Paraguay, Espagne, Surinam, Etats-Unis.

    La liste de ces monuments et sites se trouve au bas de cet email. Une
    liste complète peut être consultée sur
    http://www.worlddiabetesday.org/bluemonuments.

    N'hésitez pas à mettre vos photos et vidéos en ligne sur :

        > http://www.worlddiabetesday.org/photos
        > http://www.worlddiabetesday.org/videos


      Le livre de la Journée Mondiale du Diabète est en ligne
      --------------------------------------------

    Le livre de la Journée Mondiale du Diabète est en ligne. Ce livre peut
    désormais être consulté sur http://book.worlddiabetesday.org.

    Dans les jours à venir, nous mettrons ce livre à jour en ajoutant les
    documents que nous recevrons. Nous vous invitons à nous envoyer les
    documents, photos et vidéos que vous jugez appropriés à l'adresse :
    communications@idf.org.


      Plus que 365 jours
      --------------------------------------------

    Nous tenons à exprimer notre gratitude à toutes les personnes qui, à
    travers le monde, travaillent d'arrache pied afin de faire la différence
    pour les personnes atteintes de diabète et pour celles qui sont à
    risque de développer la maladie.

    Vos événements nous intéressent. Nous souhaitons vous aider autant que
    possible. Nous vous contacterons ces prochains jours pour avoir vos
    suggestions sur la manière dont nous pouvons améliorer notre soutien à la
    Journée Mondiale du Diabète et sur ce que nous devrions faire dans 365
    jours.

    La communauté du diabète a réussi à passer une Résolution des Nations
    Unies sur le diabète. Cette Résolution a donné à notre Journée la
    reconnaissance mondiale qu'elle méritait. Sans équivoque, la Résolution
    encourage les gouvernements à adopter des politiques de prévention, de soins
    et de traitement du diabète. Il est de notre devoir de s'assurer que
    les gouvernements entendent ce message et prennent les mesures
    adéquates.

    Cette campagne a été une démonstration supplémentaire de ce que l'on
    peut accomplir lorsqu'on est Unis pour le Diabète.

    Merci pour tout !


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  •  
     
     
    LE GROUPE DES PERSONNES DIABETIQUES DE BRUXELLES CAPITALE DE L’EUROPE VOUS PROPOSE
     
     
    Le jeudi 6 décembre 2007 à 14h30
     
    Au siège de l’Association
    Place Homère Goossens 1
    1180 Bruxelles
     
     
    ‘HISTOIRE ET OBJECTIFS DE L’ASSOCIATION BELGE DU DIABETE’
    Animée par Viviane de Laveleye – Directrice de l’Association
     
     
    L’exposé-débat sera suivi par un goûter de Saint-Nicolas
     
     
    Afin de permettre une bonne organisation de la réunion, prière de s’inscrire
    au secrétariat :
     
     
    Tél. 02.374. 31. 95         Fax 02/ 374. 81.74    Email abd.diabete@skynet.be
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  • FEDERATION INTERNATIONALE DU DIABETE
    La Fédération internationale du diabète (FID) est le porte-parole mondial de près de 250 millions de personnes atteintes du diabète dans le monde. Elle représente plus de 200 associations du diabète dans plus de 160 pays.
     
    Sa mission consiste à promouvoir la qualité des soins, la prévention et la guérison du diabète à travers le monde.
    La FID est une organisation non gouvernementale (ONG) entretenant des relations officielles avec l’Organisation Mondiale de la Sante et associée au Département de l’Information des Nations Unies. De plus amples renseignements au sujet de la FID sont disponibles sur www.idf.org.
     
     
    Montrez votre soutien pour la Résolution des Nations Unies sur le diabète en portant le pin’s, SYMBOLE DU DIABETE et en rejoignant les millions de personnes à travers le monde qui ont choisi d’être ‘unis pour le diabète’. www.idf.org/shop
     
     
    LIFE FOR A CHILD
    Est un programme innovateur et durable de parrainage d’enfants atteints de diabète dans les pays en voie de développement.
    Le but est de fournir à ces enfants de l’insuline, un suivi médical et des formations.
    Vous pouvez ainsi aider !
     
    BRIDGES est un programme qui supporte des projets de recherche visant à « traduire » les leçons tirées des études cliniques en avancées concrètes pour les personnes atteintes du diabète.
     
    Avec le passage de la RESOLUTION DES NATIONS UNIS SUR LE DIABETE en décembre 2006, la journée Mondiale du Diabète a été désignée en tant que Journée des Nations Unies.
    www.worlddiabetesday.org
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  •  
     
    LE l
    Le LE12
    N°50/5 - Septembre/Novembre 2007
     
    Le conseil diététique vous informe que faut-il savoir sur les fromages ?
     
     Comment fait-on du fromage ?
     
    Le fromage est obtenu par coagulation du lait sous l’action cumulée de ferments lactiques et de présure1. Il est riche en protéines, en matières grasses et en
    calcium. Les différentes variétés de fromages se différencient lors des étapes de la fabrication : égouttage, salage, cuisson éventuelle et affinage.
    On distingue plusieurs catégories de fromage (classées sur base de leur teneur décroissante en eau) :
    -             les  fromages blancs (maquée),
    -              les fromages « frais » (nature, aux fines herbes,…),
    -              les  fromages à tartiner ou fromages fondus (nature, au jambon,…),
    -              les fromages à pâte molle – avec moisissures externes (ex : Brie,
               Camembert,…), - à croûte lavée (ex : Pont l’Evêque, Fromage de Herve,…),
    -           avec moisissures internes (ex : Roquefort, Bleus d’Auvergne,…),
    -              les fromages à pâte pressée non cuite (ex : Tomme, Gouda, Edam, Maredsous,
               certains peuvent être « jeune », « vieux », « demi-vieux »),
    -           les fromages à pâte pressée cuite (ex : Emmenthal, Comté, Gruyère,
         Parmesan,…);
     
    Quelles sont les caractéristiques des fromages ?
    Le fromage est un aliment riche en protéines de haute valeur biologique (= protéines de grande qualité).
    A l’occasion, il peut remplacer le morceau de viande ou de poisson ou les œufs du repas.
    Il se caractérise par une teneur élevée en calcium : plus il est dur, plus il en contient. Son apport en vitamines A et D est d’autant plus élevé que le fromage est gras. Il a des saveurs variées, plus prononcées selon le degré d’affinage et donc selon son âge.
    Retenons toutefois qu’il peut être très riche en graisses, essentiellement saturées (= mauvaises graisses), en cholestérol et en calories.
    Il contient des quantités de sel plus ou moins élevées selon la fabrication.
     
    Plus le fromage est dur ou « sec », plus il est gras et salé !
     
    Bon à savoir :
     
    - Le fromage est un aliment qui « évolue » : sa teneur en eau diminue au cours du temps.
    C’est la raison pour laquelle la teneur en graisses des fromages est exprimée sur la matière sèche, c’est-à-dire sur ce qui reste après avoir éliminé toute l’eau. Lorsque vous lisez sur l’étiquette : « 50% de mat.gr2./ ES » (extrait sec3), cela signifie que le fromage contient 50g de graisses pour 100g de matière sèche. Ramenée au poids total4
    (= produit fi ni tel qu’on le mange : cad extrait sec + l’eau qu’il contient), cette valeur sera nettement plus basse.
    Ainsi, la teneur réelle en graisses
    - d’un fromage blanc « entier », affiché à 40% mat. gr./E.S
    (= de matières grasses / extrait sec), atteint environ 6g de matières grasses pour 100g du poids total;
    - d’un fromage à pâte molle à 45% de mat. gr./E.S., environ 20g de matières grasses pour 100g du poids total
    - d’un fromage à pâte dure à 45% de mat. gr./E.S., environ 30g de matières grasses pour 100g du poids total.
    Il faut remarquer que l’étiquetage du produit allégé donne, généralement, la composition nutritionnelle/100g du poids total ; alors que ce n’est pas souvent
    le cas en ce qui concerne l’étiquetage du fromage classique (donné souvent sur extrait sec) : ce qui leurre le consommateur puisqu’on ne compare pas les mêmes choses!
    Hormis les fromages frais sucrés, les fromages contiennent peu de glucides (=sucres).
    Il s’agit du lactose (=sucre du lait) qui influence très peu la glycémie.
    Les fromages bleus apportent une quantité élevée de vitamine B produites par les  moisissures.
    Les fromages avec moisissures internes ou externes sont intéressants pour
     « renourrir » la flore intestinale après la prise d’antibiotiques (Brie, Camembert, Bleus)
    Certains adultes consomment très peu ou pas du tout de lait parce qu’ils digèrent
    Difficilement le lactose. Tous les fromages, sauf les fromages très « mouillés », offrent une alternative intéressante pour apporter les éléments utiles des produits laitiers sans avoir les inconvénients procurés par le lactose chez les personnes qui y sont sensibles (ballonnements, douleurs abdominales, perturbation du transit intestinal).
    Plus le fromage est « sec » par élimination du lactosérum ou « petit lait » restant après
    coagulation du lait, moins il contiendra de lactose.
     
    Le choix de fromages s’est enrichi de nouveautés !
    Les nouveautés sont :
    - les fromages allégés mi-vieux et vieux ;
    - les fromages d’Abbaye allégés ;
    - les fromages enrichis en stérols5 (ColActif)
    - les fromages enrichis en Oméga 36 (Entremont, Primevère)
     
    Petit tour du marché des fromages allégés, ou quel fromage choisir?
     
    moins de 6% de matières grasses sur poids total.
     
    Fromage blanc ou frais ou « maquée » Nature ou non aromatisé :
     
    Étiquetés maigres ou à 0% :
    Fouetté maigre, 0% (Delhaize),
    Maigre Danone, 0% Vitalinea,
    Galaxi fromage frais demi-écrémé
    (Colruyt), Stylesse fromage frais 0% (Carrefour),
    Maigre Campina, Demi-écrémé Campina,
    Maigre Cottage Cheese Danone,
    Petit Suisse 20% maigre Delhaize,
    Petit Gervais Maigre,
    Linessa Vittal et Active (Lidl) …
    Ces fromages contiennent beaucoup d’eau, leur extrait sec est donc faible : il y a peu de différence entre un fromage entier à 40% de mat.gr./E.S. (cad ± 6% de matières grasses/100g poids total), un fromage demi-écrémé ou maigre à 20% de mat.gr./E.S.
    (cad ± 3% de matières grasses/ 100g poids total) et un fromage écrémé ou maigre à 0% de mat. gr./E.S. (cad ± 0% de matières).
    Que faut-il savoir sur les fromages
    moins de 15% de matières grasses sur poids total.
     
    Fromage frais nature, ou aux fines herbes, ou … :
    Effi léger et frais (chèvres, radis- ciboulette, nature, concombre-aneth…),
    Ligne et plaisir St Moret, Fromage frais Stylesse,
    Philadelphia Light (Nature, Ciboulette, Saumon..), Boursin Light (ail et fines herbes), Balade Oméga 3(ail et fines herbes, aneth-citron, Nature)…
     
    Fromage fondu allégé nature ou aux fines herbes ou jambon…:
    Tranchettes Carrefour Light,
    Alma Light (Colruyt),
    Light Party,
    Ziz Light,
    Santane,
    La vache qui rit Light,
    Jogging (Aldi).
    - Triangles
    Jogging Fromage fondu allégé,
    Hochland Light, La vache qui rit Light,
    Ziz Light,
    Maredsous Light (Nature, Jambon),
    Santane, Effi (Nature, Jambon Ardennes).
    - Barquette
    La vache qui rit Light,
    Squizz Light La vache qui rit,
    Maredsous Light (Nature, Jambon).
    - Divers
    Soignon Léger au Chèvre,
    Soignon Léger Light Fromage de chèvre affiné,
    Ligne et Plaisir Chavroux (chèvre),
    Rians Lingot du Berry Leger (chèvre),
    Salakis Light (brebis)
    Mozzarella light (Delhaize),
    Mozzarella light Stylesse
    (Carrefour) Ricottine Light (Santa Lucia),
    Cancoillotte maigre.
     
    Moins de 20% de matières grasses sur poids total.
     
    Fromage à pâte dure :
    - Tranches
    Belleligne Allégé Mi-Vieux,
    St Martain Light,
    St Maarten Light (Originale,
    Mi-Vieux, Moutarde),
    Chimay Light,
    Loo Light,
    Fromage allégé Light (Aldi),
    Linessa Vittal et Activ (doux ou fruité) (Lidl),
    Westlite (jeune, demi-vieux, orties,
    Toscana), Ligne et plaisir
    Chamois d’or,
    Belleligne allégé (jeune, mi-vieux),
    Belgolight (jeune, affiné),
    Gouda light (Cora),
    Maredsous fromage d’Abbaye Light,
    Entremont Leger,
    Nord Holland Gouda Carrefour Light,
    Gouda Light Yoko, Milner Light (jeune reposé, demi-vieux, extra vieux),
    Beemsterlite Light, Noord Hollander Light jeune reposé,
    Belleligne Essential, Leerdamer Lightlife.
     
    - Bloc
    Leerdamer Lightlife,
    Oudendijk Light jeune et Mi-vieux (Delhaize),
     Milner Light demivieux (Campina),
    Babybel light,
    Entremont Leger, Entremont Leger (5 Minis fromage de 20g).
    - Cube
    Oudendijk Light mi-vieux (Delhaize).
    - Raclette
    Belleligne Vache Bleue Raclette,
    Riches Monts Raclette Light.
    - Râpé
    Entremont Light, Belleligne râpé,
    Emmenthal Light (Delhaize),
    Santane,
    Belleligne Pasta,
    Emmenthal Light (Kievit) (Colruyt),
    Stylesse (Carrefour).
     
    Fromage à pâte molle :
    Le Rustique Light,
    Fagotin Light, Coeur de Lion,
    Bridelight Extra léger,
    Bridelight La brique,
    SoLight Balade,
    SoLight Suprême,
    Léger Pavé d’Affi nois,
    Merzer Légèreté et Caractère,
    Président Light Camembert,
    Président Light Brie.
     
    Avis de la diététicienne :
    Dans le domaine des fromages, le terme « allégé » porte sur la teneur en graisse.
    Soyons vigilants : comparons des chiffres comparables, assurons-nous que nous confrontons le pourcentage de matières grasses/100g de poids total pour le produit classique avec le pourcentage de matières grasses/100g poids total pour le produit
    allégé !
    Plus le produit est « sec », plus il est gras. Par contre, notons qu’il y a très peu de différences au sein d’une même variété de fromage entre le pourcentage de
    graisses d’un fromage jeune, mi vieux ou vieux (allégé ou non).
    Citons comme exemple la quantité de matières grasses/100g de poids total du fromage
    light Milner: « jeune reposé » : 18,9%; « demi-vieux » : 19,8%; « extra-vieux » : 20,7%.
    L’intérêt d’enrichir un fromage en stérols5comme certains fabricants le font, se discute. Le fromage, par définition, est un aliment riche en graisses saturées
    et en cholestérol, ce qui est logique car il est d’origine animale.
    Il semble donc plus judicieux de diminuer d’abord notre consommation de ce type
    de produits (beurre, fromage gras, charcuteries…) avant d’en changer la composition
    naturelle.
    L’intérêt d’enrichir un fromage en Oméga 3(acides gras polyinsaturés, retrouvés dans certains produits du règne végétal et les poissons) comme certains fabricants le proposent, se discute également pour les mêmes raisons6.
    Consommons des sources naturelles d’oméga 3 !
     
    Ne mangeons pas du fromage POUR assurer notre quota en Oméga 3 et stérols !
    Vu les variétés de fromages allégés disponibles sur le marché, la composition d’un délicieux plateau de fromages devient aisée :
    Camembert, Brie, Fromage d’Abbaye, Fromage de Chèvre, Fromage de Brebis… Tous allégés bien sûr !
    Aux amateurs de fromages authentiques, nous ne pouvons que conseiller de les consommer avec parcimonie et de limiter leur apport en graisses cachées en règle générale (réduire la consommation d’aliments frits, de charcuteries grasses,
    de sauces, ainsi que les rations et la fréquence de consommation de fromages gras). Ne couvrons qu’une moitié de la tranche de pain par exemple ou limitons le morceau de fromage qui accompagne celle-ci.
    Varions nos choix de fromages (les gras et les moins gras). … et n’oublions pas de prendre le temps d’apprécier, de déguster ce que nous mettons en bouche…et de respecter nos sensations de faim et…de satiété !
    1 Présure : enzyme de l’estomac des jeunes ruminants utilisé pour faire cailler le lait
    2 Peut aussi être écrit : M.G./E.S ou M.G./e.s. ou matière grasse/extrait sec
    3 ES ou E.S. : extrait sec ou fromage sans son eau (= déshydraté)
    4 Poids total : produit fi ni, tel qu’on le mange (=non déshydraté)
    5 Stérols végétaux : ce sont des molécules naturellement présentes dans les huiles, les graines
    oléagineuses, les céréales, les fruits et légumes.
    On peut en ajouter dans certaines denrées alimentaires. Elles diminuent l’absorption intestinale du cholestérol. Les stanols
    sont des stérols hydrogénés.
    6 A propos des Omega 3 consulter la revue ABD 49/1 2006
     
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  • Choux à la crème

    Ingrédients pour la pâte à choux16 choux

    250 ml d'eau

    140g de farine pour pâtisserie

    100g de minarine Effi

    4 oeufs entiers

    Ingrédients pour la crème

    750ml de lait écrémé

    75g de pudding vanille

    15 comprimés de Canderel

    Technique de préparation

    Dans un poêlon porter à l'ébullition l'eau et la matière grasse.

    Tamiser la farine. Lorsque l'eau et la matière grasse sont en ébullition, retirer le poêlon de la source de chaleur et jeter la farine tamisée dans l'eau bouillante en remuant à l'aide d'une spatule en bois.

    Remettre le mélange sur la source de chaleur douce pendant une minute afin de sécher la pâte.

    Retirer de la source de chaleur et ajouter les oeufs entiers un à un en remuant énergiquement.

    Préchauffer le four à 160°.

    Fariner et graisser à l'aide d'un peu de minarine la platine du four ou la recouvrir d'un papier à pâtisserie.

    Façonner, à l'aide de cuillères à café ou d'une poche à douille, des petits tas de pâte, espacés l'un de l'autre afin que les petits choux ne collent pas entre eux lors de la cuisson.

    Enfourner et cuire d'abord 10 min. à 160° puis 15 min. à 200° en n'ouvrant en aucun cas la porte du four

    Laisser refroidir les choux sur une claie à pâtisserie. Farcir les choux par la base avec la crème vanille refroidie à l'aide d'une poche à douille.
    Deux petits choux farcis apportent 215 kcal 
    protéines : 9.6 g
    lipides : 8.4 g 
    glucides : 26g
    fibres : 0.6g 
    cholestérol : 140mg

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  •  
    Le glucagon,
    une autre hormone bien utile à connaître
    Dr Ph. Selvais, CH Hornu-Frameries et Hôpital Erasme
     
     
     
    1. De quoi s'agit-il ?
    Le glucagon est une hormone produite par le pancréas, comme l'insuline. De façon simplifiée, le glucagon a une action inverse de celle de l'insuline: il élève la glycémie, essentiellement en mobilisant les réserves de glucides du foie.
    2. Rôle du glucagon dans le développement du diabète
    L'hypothèse a été faite du rôle possible d'un excès de glucagon dans certaines formes de diabète. L'excès de glucagon augmente la production de glucose par le foie ce qui, en simplifiant beaucoup, augmente la glycémie de base en particulier la glycémie du matin à jeun. Il reste cependant toujours difficile de départager dans ces phénomènes chez le patient diabétique ce qui est lié à l'excès de glucagon et ce qui est lié à la carence relative en insuline ou à la résistance à l'insuline. Dans les très rares cas de tumeurs produisant du glucagon (glucagonome) une intolérance glucidique ou un diabète peuvent cependant se développer.
    3. Utilisations médicales du glucagon
    Le glucagon est parfois utilisé (plus rarement aujourd'hui) dans des tests visant à estimer la capacité de l'organisme à produire de l'insuline.
    L'injection de glucagon augmente la glycémie et stimule la sécrétion d'insuline. Cependant le test est peu utilisé car il est parfois mal toléré (nausées, vomissements) et parce que nous avons d'autres moyens moins invasifs d'évaluer indirectement la sécrétion d'insuline.
    Plus utile en pratique est la possibilité d'utiliser le glucagon pour corriger une hypoglycémie sévère à domicile. En cas d'hypoglycémie, l'organisme se défend en produisant du glucagon, des catécholamines, du cortisol, de l'hormone de croissance, toutes hormones qui vont augmenter la glycémie. Mais cette réponse est retardée,
    et elle est parfois émoussée chez le diabétique qui fait régulièrement des hypoglycémies. On peut en tirer profit en injectant une dose de glucagon exogène.
    Rappelons les grands principes en cas d'hypoglycémie sévère avec troubles de la conscience :
    1. Ne jamais faire boire ou manger un diabétique en hypoglycémie avec troubles  sévères de la conscience, 
        il y a un grand risque d'avaler de travers et de causer 
    une pneumonie très grave,
    2. D'abord éviter que le patient ne se blesse,
    3. Ensuite appeler les secours
    4. Enfin envisager l'injection éventuelle de glucagon.
    4. Dans la pratique
    Le glucagon était jadis extrait de pancréas animaux mais il est maintenant comme l'insuline produit par génie génétique (c'est pour cela que la spécialité commercialisée en Belgique ne s'appelle plus Glucagon mais Glucagen). Il existe des kits préparés comprenant une seringue, le glucagon lyophilisé et son solvant (Glucagen hypokit®, NOVO NORDISK).
    Le glucagon ne se conserve que lyophilisé (au frigo ou à température ambiante mais la durée de conservation n'est pas la même : selon le mode de conservation que vous choisissez notez bien la date de péremption en grand sur la boîte). Il faut donc remettre en solution le glucagon avant l'injection (en intramusculaire ou en sous-cutanées).
    Ceci demande une petite manœuvre et il est bien utile d'avoir lu attentivement les notices et répété les gestes au calme pour pouvoir être efficace en situation de stress.
    manifeste endéans les dix minutes environ, ce qui est généralement le temps nécessaire aux secours pour arriver.
    Ne pas oublier quand le patient sort de son hypoglycémie que cette action est peu prolongée et qu'il faut donc manger pour éviter une rechute en hypoglycémie.
    Ne pas oublier non plus que le glucagon mobilise les réserves de glucides du foie (celles qui sont habituellement utilisées pour remettre du glucose en circulation la nuit) : si l'hypoglycémie a été sévère et que la glycémie de fin de journée n'est pas très élevée il est souvent prudent de réduire de 10 à 15% la dose d'insuline de la nuit suivant l'hypoglycémie.
     
     
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  • PAIN RICHE EN MICRONUTRIMENTS " PROTECTEURS"
    Avis de la diététicienne
    Nous choisissons une farine complète pour les apports en fibres alimentaires, principalement insolubles, qui assurent un bon encombrement du colon et de ce fait, favorisent un bon transit intestinal.
    De plus, la farine de froment complète est riche en vitamines du groupe B, en minéraux et oligoéléments.
    L'ajout de graines de lin, pourquoi?
    Les graines de lin sont de petites graines ovoïdes, luisantes, brun clair parfois rougeâtres que vous achetez dans des magasins diététiques ou spécialisés en denrées biologiques.
    Elles proviennent de la plante herbacée, élancée et gracieuse couverte de petites fleurs bleu ciel en été.
    Les graines de lin sont très intéressantes d'un point de vue nutritionnel.
    Nous retiendrons principalement les points suivants
    la richesse en bonnes graisses:
    pour 30% de lipides, pas moins de la moitié se trouve sous forme d'acide alpha-linolénique, qui est un acide gras essentiel indispensable, faisant partie de la famille des "oméga 3", peu représenté dans l'alimentation des belges.
    Cent grammes de notre pain contient 1.268 d'oméga 3 alors que le pain blanc n'en contient que des traces.
    Ces oméga3 protègent des dégâts de l'athéromatose, ils réduisent l'hypertriglycéridémie, ils diminuent l'hypercholestérolémie, ils inhiberaient la croissance tumorale.
     
    la richesse en fibres,
    38%, principalement sous forme de mucilages qui ont la capacité d'absorber beaucoup d'eau et d'augmenter la teneur en eau des selles, ce qui explique qu'elles constituent un laxatif doux à effet de lest.
    Les scientifiques leurs reconnaissent des propriétés anti-cancers ( cancers du sein, de la prostate, du colon).
    Les graines de lin contiennent également des minéraux, des oligo-éléments, des vitamines dont la vitamine E ou tocophérol qui jouit de propriétés antioxydantes.
    Ces propriétés aident à réduire le risque cardio-vasculaire et à ralentir le processus de vieillissement.
    Pour bénéficier de toutes ces vertus, n'oubliez pas de bien mâcher le pain.
     
    Nous vous proposons une recette de pain riche en micronutriments protecteurs dont voici la liste des ingrédients et la préparation pour un pain, qui nécessite lh55 de cuisson dans une machine à pain électrique (Panasonic ®), déposer dans le moule
     
    1 sachet de levure sèche de 7g (Oetker®)
    500g de farine do froment complet(Pani®)
    2 mesures de sucre soit 25g
    2 mesures de sel iodé, soit 8g
    2 càs d'huile d'olive extra vierge soit 20-22g
    50 g de graines de lin dorées (Priméal®, Lima®)
    50g de carnaux de noix cassés
    350g d'eau du robinet
    Le pain bien doré, sans effort, pèse +/- 945g lorsqu'il est refroidi.
     
    Le pain que nous proposons apporte, pour 100g :
    267 kcal 8.6g de protéines
    8.6g de lipides dont 3.458 de polyinsaturés
    2.6g de monoinsaturés absence de cholestérol
    39g de glucides
    7.8g de fibres
    iode: 13.4mcg ce qui correspond à
    8.9% des ANR de 150mcg/jour pour adultes
    fer: 2.38mg ce qui correspond à
    26% des ANR de 9mg/jour pour un homme
    12% des ANR de 20mg/jour pour une femme
    vitamines B(B1,B3,B9): 3.lmg ce qui correspond à 18% en moyenne
    vitamine E : 0.9mg ce qui correspond à 9% des ANR de 10mg/jour des adultes
    magnésium: 92 mg ce qui correspond à 24% des ANR de 375mg/j des adultes
    Il n'est pas très salé: 0.86g de sel pour 100g (344mg de sodium), un pain de boulanger peut contenir: 1.5g de sel pour 100g (600mg de sodium).
    1-antioxydants: composés naturels protégeant les parois des cellules de l'agressivité de l'oxygène et dérivés
    2-ANR ou apports nutritionnels conseillés: quantités définies par les scientifiques pour chaque nutriment essentiel pour tous les membrés de la population afin que celle-ci garde la santé.
    Revue ABD n° 46/1 Janvier - Février 2003
     
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  • Tous les glucides complexes n'ont pas le même effet sur la glycémie des sujets diabétiques et des sujets normaux. A quantité équivalente de glucides, certains aliments riches en glucides complexes sont très hyperglycémiants (c'est en particulier le cas du pain dans les anciennes classifications, de la purée de pommes de terre...), d'autres ont un effet hyperglycémiant plus modéré (pâtes et riz) et d'autres ont un effet hyperglycémiant plus bref et plus modeste comme les légumineuses (Crapo et al. 1977, Bornet et al. 1989). Ces particularités de comportement ont conduit à proposer la notion d'index glycémique qui peut être défini comme l'effet hyperglycémiant d'un aliment comparé à un aliment test qui est le glucose.
    Après les premières études de Spaethe et al. (1972) et celles de Crapo et al (1977), c'est Jenkins et al qui ont proposé en 1981 la notion de l'index glycémique des aliments. Ce concept permet de comparer les aliments entre eux selon l'importance quantitative de la réponse glycémique postprandiale. L'index glycémique d'un aliment glucidique se calcule en faisant le rapport (en pourcentage) des surfaces sous courbes glycémiques au-dessus des valeurs basales observées avec un aliment test, par rapport à celles observées avec un aliment de référence (glucose sous forme de solution) absorbé en quantité équivalente (en général 50 g) (Wolever et al. 1986). Cette méthode permit de constater que la distinction entre « sucres rapides » et « sucres lents » est totalement inadapté que les glucides se répartissent tout au long d'une échelle entre 10 et 100 % d'index glycémique qu'ils soient ou non des glucides simples ou des glucides complexes (amidons).
    Cette réponse glycémique est plus difficile à mettre en évidence chez des sujets sains qui, quel que soit le repas test, maintiennent toujours leur glycémie dans des limites extrêmement étroites. C'est la raison pour laquelle l'étude de l'insulinosécrétion apparaît comme un indicateur plus sensible et plus spécifique de l'effet des aliments sur la régulation glycémique chez les sujets sains.
    Dans le même ordre de raisonnement, un index insulinémique peut être calculé. Ces index permettent de classer les aliments en fonction de leur réponse glycémique et/ou de leur réponse insulinosécrétrice. Cette classification selon l'index glycémique est particulièrement importante chez les sujets diabétiques, permettant à ces personnes de choisir de façon adéquate les aliments qu'ils consomment et leur quantité, pour maîtriser leur élévation glycémique postprandiale.
    Quelques travaux cliniques ont démontré les conséquences métaboliques à moyen et à long terme de régimes à faible index glycémique. Des effets bénéfiques ont été trouvés, tantôt sur les lipides, tantôt sur le contrôle glycémique chez le diabétique (Fontvieille et al. 1992; Brand et al 1991; Jenkins et al. 1988 ; Wolever et al. 1992; Jarvi et al 1998) et chez l'homme sain (Bouché et al 2002).
    II est possible, mais ceci est une hypothèse, que l'index insulinémique puisse avoir également un intérêt sur la prise alimentaire et/ou la constitution d'une obésité à long terme chez le sujet sain : les aliments à faible index insulinémique pourraient être plus favorables que les aliments à fort index glycémique. La démonstration de cette hypothèse est en cours de réalisation.
    Le pain représente le produit céréalier le plus consommé en Europe. De nombreux facteurs peuvent modifier l'index glycémique et insulinémique du pain parmi lesquels les teneurs en amylose et en amylopectine, le processus de fabrication (panification, mode de cuisson), le degré de mastication ou la co-ingestion d'autres nutriments au sein d'un repas mixte. II nous est donc apparu nécessaire et important d'évaluer l'index glycémique des différents pains français qui varient par leur traitement thermique, leur teneur en fibres, le type de fermentation utilisée et leur forme.
    Première étude : chez l'homme sain
    Nous avons déterminé les index glycémique et insulinémique de cinq pains : baguette courante française, baguette de tradition française, boule de pain français à la levure, boule de pain français au levain, boule de pain complet français.
    Nous avons trouvé que les différentes charges de pains entraînent une élévation glycémique à peine notable, puisque la valeur de départ au temps 0 est de 85 ± 3 mg/dl et que la glycémie moyenne maximale est de 108 ± 4 à102 ± 4 mg/dl
    Nous avons pu démontrer également que les indices glycémiques des différents pains varient entre 57 ± 9 (pour la baguette de tradition française) et 85 ± 27 (pour le pain français complet), et les indices insulinémiques varient entre : 50 ± 7 (pour la baguette de tradition française) et 90 ± 15 (pour la baguette courante française, glucose=100). Les analyses statistiques ont montré que l'index insulinémique de la baguette de tradition française ainsi que celui du pain français au levain sont significativement plus bas que l'index insulinémique de la baguette courante française.
    Deuxième étude : chez le diabétique de type 2
    II nous est donc apparu nécessaire et important d'évaluer l'index glycémique de la baguette de tradition française et de la baguette courante française dans une autre population de sujets diabétiques de type 2. Nous avons trouvé que l'index glycémique est de 73.5±6 pour la baguette de tradition française et de 76±5 pour la baguette courante classique.
    COMMENTAIRES
    Comme cela a souvent été souligné, l'index glycémique a plus de signification quand il est calculé sur une population de sujets diabétiques que de sujets sains (Slama 1998). En effet, la glycémie varie peu chez le sujet sain, quelle que soit la quantité ou la nature du glucide ingéré. II en découle que les surfaces sous courbe ont des valeurs très basses souvent inférieures au coefficient de variation du paramètre. En revanche, l'index insulinémique est un paramètre très significatif à prendre en compte chez le sujet sain. Souvent, la situation inverse s'observe chez le sujet diabétique : forte hyperglycémie, chiffre de surface sous courbe élevé, grande signification de la réponse glycémique et a contrario faible signification de la réponse insulinémique (due souvent à un défaut de la sécrétion de l'insuline). En un mot, la plus grande valeur doit être accordée aux résultats de l'index glycémique du sujet diabétique et de l'index insulinémique chez le sujet sain.
    L'index glycémique de la baguette de tradition française est de 59 % chez le sujet sain (mais n'est pas significativement plus bas que celui d'autres sortes de pains). Cette valeur n'a pas de grande signification clinique et mérite moins d'attention que l'index insulinémique qui est un bien meilleur indicateur de l'effet biologique du produit testé, cette valeur a été observée à 50 % (de celui du glucose) pour la baguette de tradition française et à 59 % pour la boule de pain français au levain chez le sujet sain.
    Chez le diabétique, la baguette de tradition française ainsi que la baguette courante française donnent un index glycémique modéré.
    CONCLUSION
    Des recommandations relativement précises peuvent être données au sujet diabétique, comme au sujet non diabétique en matière de consommation d'aliments glucidiques. La règle générale est à la fois d'éviter les aliments à fort pouvoir hyperglycémiant et de privilégier la consommation d'aliment à faible pouvoir hyperglycémiant (DNSG 2000, BrandMiller et al 2003). Une réduction des facteurs alimentaires favorisant l'athérome ainsi qu'une alimentation équilibrée sur le plan nutritionnel et adaptée à l'état physiologique et une prise en compte de la dimension psychosociale de cette alimentation sont les objectifs de la prescription diététique.
    Dans cette optique, la baguette de tradition française est un pain intéressant à considérer chez le sujet sain. Chez le diabétique, la baguette de tradition française, ainsi que la baguette courante française peuvent être consommées dans les limites des quantités conseillées par le médecin traitant.
    Références bibliographiques:
    1. Bornet, F.R.J., Fontvieille, A. M., Rizkalla S.W., Clonna P., Blayo A., Mercier C.„ Slama G. (1988) Insulin and glycemic responses in healthy humans to native starches processed in different ways: correlation with in vitro alpha-amylase hydrolysis. Am J Clin Nutr 50: 315-323.
    2. Bornet, F.R., Fontvieille, A.M., Rizkalla, S., Colonna, P., Blayo, A., Mercier, C. & Slama, G. (1989) Insulin and glycemic responses in healthy humans to native starches processed in different ways: correlation with in vitro alpha-amylase hydrolysis. Am J Clin Nutr 50: 315-323.
    3. Bouché C., Rizkalla S.W., Luo J., Vidal H., Véronèse A., Pacher N., Fouquet C., Slama G.(2002) Five week low glycemic index diet decrease total fat mass and improve plasma lipid profile in moderately overweight non-diabetic men. Diabetes Care 25:822-828
    4. Brand, J.C., Colagiuri, S., Crossman, S. & Allen, A. (1991) Low-glycemic index foods improve long-terme glycemic control in NI DDM. Diabetes Care 14: 95-101
    5. Brand-Miller JC, Petocz P, Colagiuri S. (2003) Meta-analysis of low-glycemic index diets in thé management of diabetes: response to Franz. Diabetes Care 26:3363-4
    6. Crapo, P.A., Reaven, G. & Olefsky, J. (1977) Postprandial plasma glucose and insulin responses to différent complex carbohydrates. Diabetes 26: 1178-1183.
    7. Fontvieille, A.M., Rizkalla, S.W., Penfornis, A., Acosta, M., Bornet, F.R.J. & Slama, G. (1992) The use of low glycaemic index foods improves metabolic control of diabetic patients over Pive weeks. Diabetic Medicine 9: 1-7.
    8. Jarvi AE, Karlstém BE, Granfeldt YE, Bjorck IE, Asp NGL, Vessby BOH. (1999) Improved glycemic control and lipid profile and normalized fibrinolytic activity on a low-glycemic indx diet in type 2 diabetic patients . Diabetes Care 22 :10-18 .
    9. Jenkins, D.J.A., Wolever, T.M.S. & Taylor, H.T. (1981) Glycemic index of foods: a physiological basis for carbohydrate exchange. Am J Clin Nutr 34: 362-366.
    10. Jenkins D.J.A., Wolever, T.M.S., Collier, G.R., Ocana, A., Venketeshwer,R.A., Buckley, G., Lam, Y., Mayer, A Thompson, L; U; (1987) Metabolic effects of low glycemic diet. Am. J Clin Nutr 46: 968-975.
    11. Jenkins, D.J.A., Wolever, T.W.S. & Buckley, G. (1988) Low-glycemic-index starchy foods in thé diabetic diet. Am J Clin Nutr 48: 248-254.
    12. Spaethe, R., Brinck, U.C., Sabin, J., Wubbens, K. & Otto, H. (1972) Exchange of carbohydrates, following thé principle of biological equivalents, in thé diabetic diet. Journ Annu Diabetol Hotel Dieu 13: 253-259.
    13. The Diabetes and Nutrition Study Group (DNSG) of thé European Association for thé Study of Diabetes (EASD): Recommendations for thé nutritional management of patients with diabetes mellitus. Eur J Clin Nutr 54: 353-5, 2000.
    14. Wolever, T.M., Jenkins, D.J., Vuksan, V. & al, e. (1992) Benefical effect of a low-glycemic index diet in type 2 diabetes. Diabet Med 9: 4.
     
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