• Entendre, comprendre et… Vivre
    Je suis diabétique, ça me tombe dessus comme une pluie d’orage,
    les images et les idées les plus diverses défi lent dans ma tête : les bonnes et les mauvaises, les vraies et les fausses. Les analyses s’enchaînent, les contrôles s’installent comme une routine, les perfusions s’accrochent comme des ballons à la tête de mon lit. Je veux simplement ne pas être là et sortir de ce lit, de cette chambre, de cet hôpital… Et respirer !
    Les médecins expliquent, les infirmières sont attentives ; j’emmagasine les infos, je les ordonne dans ma mémoire. Les émotions et les peurs sont denses et fortes, je ne sais pas très bien à qui dire que je n’aime pas trop les seringues, que je ne sais pas ce que c’est que l’insuline, et que j’ai à peine entendu parler du pancréas dans un cours d’anatomie vers seize ans.
    Je suis sortie de l’hôpital cinq semaines plus tard, complètement paumée, inconsciente de ce qui m’attendait. J’aurais tout le temps de m’informer, de comprendre, d’apprendre et de reformuler des normes à mon cadre de vie. J’avais déjà fait des choix : continuer à travailler, à voyager, faire mes injections moi-même, ne pas faire appel, ni à l’aide familiale, ni aux repas de la CPAS, informer et rassurer mon entourage.
    Mon travail a changé, j’ai moins voyagé, j’avais besoin de stabilité, j’étais devenue « frileuse » à l’inconnu, à l’imprévu. Ma vie changeait de couleur sans vraiment l’accepter…
    La déprime me faisait un petit clin d’œil. Je me suis équipée de la panoplie de la parfaite petite diabétique… Il y a trente ans ce n’était pas triste ! Pas de stylos, pas d’appareil de mesure de la glycémie au doigt, beaucoup moins de choix d’insuline.
    Mon premier retour au Maroc fut une « véritable aventure », tout me semblait plus compliqué, tout était centré sur « ma maladie », elle prenait toute la place, la réalité me semblait toute autre, le rythme de vie, l’ambiance, la régularité des repas toute relative dans ce pays.
    Premier décalage pour ces choses si simples… Tristesse, insécurité, découragement.
    De retour, les hospitalisations » allaient se succéder, dans l’urgence et dans l’angoisse.
    Des petits « bobos » mal gérés de ne plus savoir maîtriser la fatigue, les artérites.
    Les priorités, l’essentiel, les repères étaient à trouver et à construire. Je ne serais plus jamais la même.
    L’occupation : le Maître Mot ! Ne pas tout perdre de ce que j’étais. Tout cela allait venir, pas à pas, au fil de mes observations, de mes expériences, de la place, des valeurs et des cadres que je souhaitais donner à cette maladie. J’avais vingt-cinq ans, la vie devant moi, un travail comme une passion : celle des gens, des relations humaines d’ici et d’ailleurs ; l’horizon était largement ouvert. Tout était possible, avec l’enthousiasme en plus.
    Je me sentais très fatiguée depuis quelque temps, assoiffée comme jamais et l’idée, même, de commencer la journée me décourageait.
    J’étais au Maroc, il fait chaud et plus rien n’était facile pour moi. J’étais soulagée de prendre un peu de repos. Le 1er juin, chaleur moite, soins intensifs… Un monde à découvrir (je n’ai pas mis les pieds dans un hôpital depuis l’âge de cinq ans !). Stupeur, inquiétude, incompréhension…
    Une seule envie : dormir, en sortir vite, repartir. J’ai émergé peu à peu pour  appréhender ce milieu blanc et calme, comme un cocon presque rassurant et apaisant. La journée allait être décisive, il y aurait un 
    « avant » et un « après », un drôle de virage à 180° à négocier.
    Un tournant dans ma vie assez imprévisible.
     
    Entendre, comprendre et… Vivre  
    Comment s’informer, suivre les progrès, choisir les solutions les plus adaptées. Comment gérer tout ce qui entrait en ligne de compte pour être le mieux possible dans la vie, le mouvement, l’optimisme. Toutes ces vibrations, ces émotions…Les repas, l’activité, les loisirs, le repos, les fatigues, les imprévus, les petits soucis, les gros tracas…ça fait beaucoup.
    Bravo le pancréas !  (Il savait gérer tout cela lui ?!). Une journée c’est fait de tout cela ; à moi d’assumer maintenant !
    C’est en vivant vraiment tout cela que j’apprenais.
    Vivre … Normalement ? Non !
    Parce que le cadre, les références et les nouvelles normes, j’ai dû me les donner, me les construire en prenant des risques, en me trompant souvent, en trouvant des trucs, parfois pour me rassurer, pour repousser le découragement.
    Aujourd’hui, 29 ans plus tard, cette maladie n’est pas encore mon « alliée » mais j’accepte qu’elle m’accompagne ! Elle a changé ma vie, mon regard sur les choses, sur les gens et sur le monde dans lequel je vis. Elle m’a donné une certaine force et du courage. Elle a été à l’origine de nouveaux élans. Je n’ai rien « largué », ni mon enthousiasme, ni mes envies d’avancer et de découvrir.
    Je travaille depuis 15 ans avec des jeunes en difficulté. C’est une expérience professionnelle riche en émotions, pleine d’humanité et faite de relations vraies.
    J’ai appris à écouter mon corps : quand il respire, quand il se fatigue, quand il va bien.
    Je l’entends quand il pose ses limites : j’adapte mon rythme, je me donne des poses, je m’arrête avant d’être « au milieu de nulle part » sans pouvoir réagir. Je m’offre des plages de musique, je me donne des espaces de lecture, de rencontres avec de belles émotions, de beaux paysages… Tout ce qui révèle le meilleur de nous-mêmes.
    Mon dernier défi, regarder cette maladie « bien en face », comme une des facettes de ma vie, me laisser accompagner par les médecins qui ont été là tout au long de ce parcours mouvementé. Ils avaient tous un regard différent et singulier.
    Je n’ai rien oublié de leur questionnement, de leur patience, de leurs encouragements et parfois de leur désarroi. Tout cela fait aussi partie de la singularité de mon histoire.
    Il ne faut jamais rester seule dans une telle expérience.
    Je privilégie la relation intense avec ma famille qui a toujours ouvert toutes les portes : celles
    de la tolérance, du courage, du défi et de l’humanisme.
    Dernière nouvelle : je suis retournée au Maroc quelques temps pour travailler dans une association SIDA et dans un orphelinat pour enfants des rues.
    J’ai gardé mon goût des voyages, j’écoute et je regarde toutes les nuances de la vie, je garde aussi mes idéaux, mes rêves et j’ose…
     
    Wardavoir Muriel
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    Les ingrédients pour 4 couverts.
    400g de blancs de poulet ou de dinde, découpés
    en fines lanières
    150g de jets de soja frais
    150g de pois mange-tout (frais ou surgelés)
    1 tête de brocolis détaillés en petits bouquets,
    ce qui donne 150g net.
    1 poivron rouge découpé en petits cubes
    150g de mini épis de maïs en boîte coupés en 2
    (sens de la longueur)
    2 gousses d'ail pressées
    3 cm de gingembre frais pelé et découpé
    très finement ou râpé
    2 c à s de vin blanc sec
    4 c à s de jus de citron
    2 c à s de sauce soja
    2 c à s huile d'olive ou d'arachide
    240g à 280g de riz basmati (sec)
    Une portion c'est-à-dire le quart
    de la préparation complète
    plus une portion de riz cuit de +/- 150g
    apporte :
    7g de lipides dont
    50% de monoinsaturées
    62g de glucides
    35g de protéines
    6g de fibres alimentaires
    452kcal ou 1.9MJ
    Préparation :
    Laver, découper les légumes.
    Blanchir (ou cuire à l’eau) rapidement à la vapeur les brocolis et les pois mange-tout.
    Au moment du repas, placer l’huile dans le wok. Faire revenir le gingembre et l’ail, puis sauter les lanières de volaille. Placer sur le coté dans une assiette.
    Dans le wok, faire sauter les poivrons, les jets de soja, les pois, les brocolis, les mais. Bien mélanger (sans écraser) et cuire 5 minutes. Vous pouvez poivrer si nécessaire. Tous les ingrédients doivent rester croquants.
    Ajouter le vin, le jus de citron, la sauce de soja. Mélanger puis ajouter la volaille.
    Faire bien tout sauter et servir avec du riz basmati cuit à l’eau légèrement salée (50 à 60 gr cru par couvert).
     
    Le poulet, la dinde et les volailles en général, offrent l'avantage nutritionnel de véhiculer de bonnes graisses c'est à dire des graisses plus monoinsaturées et moins saturées. Les filets ou les blancs de volaille sont très maigres (max 5%)
    Les graisses monoinsaturées doivent être plus abondantes dans notre ration alimentaire. Les volailles, l'huile d'olive et l'huile d'arachide contribuent à atteindre cet objectif.
    Cette préparation, riche en légumes, nous assure un bon apport de fibres alimentaires et d'antioxydants comme les caroténoïdes.
    Laissez-vous séduire car la préparation demande peu de temps de préparation.
    La recette est inspirée de Cuisine Actuelle hors série Octobre-Novembre 2001
     
     
     
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  • Tarte aux pommes (pâte levée)
    Ingrédients pour une tarte de 8 portions
    Pour la pâte
    200 g de farine blanche
    50 g de farine complète
    130 ml de lait demi-écrémé
    25 g de sucre
    15 g de levure de boulanger
    Un œuf
    Une pincée de sel (2g)
    Pour la garniture
    Un œuf (n50 g)
    150 ml de lait demi écrémé
    15g de sucre
    3 pommes (315 g partie comestible)
    Une pincée de cannelle
    Technique de préparation
    Faire une fontaine avec les farines
    Déposer la levure délayée dans un peu de lait tiède Ajouter le sucre et l'œuf.
    Mélanger le tout en ajoutant petit à petit le reste de lait Ajouter le sel.
    Laisser reposer la pâte 30 min sous un linge propre à température ambiante.
    Abaisser la pâte à l'aide d'un rouleau.
    Déposer dans un plat à tarte (diamètre 30cm) dans lequel vous avez mis du papier sulfurisé.
    Piquer le fond avec une fourchette.
    Couper les pommes épluchées en lamelles.
    Garnir le fond de tarte avec les pommes en formant une rosace.
    Fouetter l'œuf entier le sucre et le lait ainsi que la cannelle.
    Couvrir la tarte à l'aide de l'appareil œuf -lait. Laisser reposer 15 min.
    Enfourner dans un four préchauffé à 210 °.
    Cuire 25 min.
    Un quartier de tarte = 1 /8 ce qui apporte kcal : 180
    Protéines : 5.8 g
    Lipides : 2g
    Glucides : 34 g dont sucre 5 g
    Fibres 2 g
     
    Le conseil Diététique de l’ABD 03/2005
     
     
     
     
     
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  • Le conseil diététique vous propose
     
    ...une recette a base de Quorn                       
     
     
    Le Quorn est une denrée alimentaire qui est un "substitut de viande" ou comme dise les spécialistes "un analogue de produits carnés".
     
    C'est une plante microscopique, apparentée au champignon, du nom latin de Fusarium gramunearum, présente à l'état naturel dans le sol.
     
    Par le biais d'une technique en fermenteur on produit une myco-protéine qui est une nouvelle source de protéine.
     
    Différents traitements comme la fermentation, le traitement thermique, le développement de la texture, etc., aboutissent aux divers produits de Quorn qui remplacent avantageusement la viande.
     
    Le Quorn ne contient pas de cholestérol, il est très maigre, 3,2g de matière grasses dont 0,6g de graisses saturées pour 100g de produit. II apporte 12% de bonnes protéines. II est riche en fibres, 5% alors que les viandes et volailles n'en contiennent pas.
     
    Le Quorn est peu énergétique (95 kcal pour 100g). II est également riche en vitamines du groupe B.
    II existe plusieurs présentations dont les cubes, du haché, des sticks, des filets, des filets panés, des burgers. II faut consulter les étiquettes car, en fonction des produits la valeur énergétique peuvent changer.
     
    Nous mettons en garde pour les produits panés et frits.
    II se cuisine facilement: mijoté, étuvé, grillé, mariné... De consistance tendre, il absorbe les saveurs des aromates et épices, utilisés dans les préparations. II se cuisine volontiers comme la volaille.
     
     
    Quorn au curry
     
    Ingrédients pour 4 personnes
     
    - 400 gr de Quorn
    - 3 c à s de farine
    - 3 à s de curry en poudre
    - 3 pommes Golden
    - 2 bananes
    - 800g de tomates pelées
    - 1 cube de bouillon dégraissé
    - 200 gr de riz cru
    - Safran, poivre,
    - 3 c.a.s. de noix de coco râpée
     
    Une portion de quorn au curry et de riz apporte:
     
    - 487 kcals
    - 22g de protéines
    - 11g de lipides
    - 75g de glucides
    - 13g de fibres
    - 0 cholestérol
     
    Préparation :
     
    - Faites dorer dans un filet d'huile d'olive, le Quorn déposé dans un plat allant au four.
     
    - Coupez les pommes en dés et les bananes en rondelles.
     
    - Saupoudrez le Quorn du mélange de farine et curry.
     
    - Ajoutez les tomates pelées, les fruits, le cube délayé et le poivre.
     
    - Laissez cuire 45 minutes à four chaud.
     
    - Faites cuir le riz dans l'eau salée.
     
    - Égouttez et ajouter le safran (facultatif)
     
    - Poser le Quorn dans un plat de service et saupoudrez de noix de coco râpé
     
    - Servir bien chaud accompagné de riz au safran.
     
     Bon appétit
     
     
    Revue ABD n° 145/3 • Mai -Juin 2002

     

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  • Tajinede pouletaux légumes
    et à la menthe
     
     
    Préparation: 25 minutes               
    Cuisson: 40 minutes                       
     
    Préparation
     
    1/ Salez, poivrez et poudrez les morceaux de poulet de ras-el-hanout.
    Faites-les dorer dans une grande cocotte avec les oignons émincés et
    3 cuillères à soupe d'huile.
    2/ Pendant ce temps, faites revenir dans le reste d'huile, l'aubergine coupée
        en morceaux. Faites colorer les amandes à sec dans une poêle antiadhésive.
    3/ Ajoutez dans la cocotte les aubergines, les amandes, les petits pois, les
    carottes 
    pelées, les tomates coupées en 4, les pois chiches, les olives, le fenouil émincé, le cumin, l'ail pelé, la menthe ciselée et 25cl d'eau.
       Salez, poivrez et couvrez.
    4/ Laissez mijoter 30 minutes sur feux doux puis disposez le poulet, les légumes
       et leur jus dans un grand plat préchauffé. Décorez avec de la menthe fraîche.
     
    Ingrédients
     
    Pour 6 personnes
     
    • 1 kg de poulet fermier coupé en morceaux 
    • 300g de petites carottes
    • 2 oignons
    1 bulbe de fenouil
    • 3 tomates
    200g de petits pois frais ou surgelés
    • 1 aubergine
    • 50g d'olives
    2 gousses d'ail
    • 10 feuilles de menthe
    • 150g de pois chiches
    • 60g d'amandes mondées
    • 50 ml d'huile d'olive (5 cuillères à soupe)
    • 1 cuillère à soupe rase de ras-el-hanout (épice) 
    • 1 cuillère à café de graines de cumin 
    • sel, poivre
     
    Une portion de tajine de poulet avec 50g de couscous apporte
    600kcal •43g de protéines (soit 29%) •21g de lipides (soit 32%) • 57g de glucides (soit 38%)
     
     
     
    Cette recette de tajine à l’avantage de présenter des légumes inhabituels (fenouil, aubergine…)
    Les légumes ont un rôle dans le maintien du transit intestinal. Ils contiennent des antioxydants susceptibles de protéger l'organisme. Contre le développement (de certaines maladies comme les cancers ou les maladies cardio-vasculaires.
    La présence d'huile d'olive et d'olives permet un apport d'acides gras nonoinsaturés.
    Le poulet à la base de ce plat permet d'obtenir une préparation maigre
     
     
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  • Tartare de légumes
     
     
    Ingrédients :
    3 carottes nouvelles
    1 branche de céleri
    1 concombre
    2 bulbes de fenouil
    2 avocats
    1 bouquet de ciboulette
    3 c. à soupe d'huile d'olive
    le jus d'un citron
    2 c. à soupe de persil haché
    sel, poivre
    Préparation :
    Epluchez les carottes et le céleri. Coupez la base des fenouils et ôtez les feuilles extérieures abîmées.
    Lavez et séchez soigneusement le concombre. Epluchez et dénoyautez les avocats. Lavez, séchez et ciselez la ciboulette.
    Coupez tous les légumes en tous petits dés. Plongez les dés de carottes dans l'eau bouillante pendant 10 min. Egouttez-les et laissez-les refroidir. Mélangez tous les légumes dans un saladier avec le jus de citron, l'huile d'olive
    et la ciboulette. Salez et poivrez.
    Remplissez un ramequin de tartare de légumes en tassant bien et démoulez-le dans une assiette. Recommencez l'opération pour les quatre autres assiettes. Parsemez de persil haché et mettre au frais jusqu'au moment de servir.
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    Que faire si la peau est sèche

    Si la peau est sèche (par suite d'une diminution de la sécrétion sudorale normale des pieds), elle devient moins souple et il y a un risque d'apparition de fissures qui peuvent être le point de départ d'une infection sous la peau.

    • Utilisez une crème simple en application très fine, avec très peu de crème, en massant légèrement (lanoline, vaseline simple ou crème à base d'eau de type cold cream).
    • Attention :
    - Mettez le moins de crème possible (moins il y aura de crème mieux ce sera, mais il en faut quand même un peu).
    - Ne mettez jamais de pommade entre ou sous les orteils, et n'utilisez jamais de talc ou toute autre poudre, cela favoriserait une macération de la peau et le développement d'une mycose.

     

    Que faire en cas de pieds froids

    Si vous avez les pieds froids, il faut faire très attention à la peau :

    • Portez des chaussettes de laine (même au lit) et placez éventuellement des peaux de mouton dans vos chaussures.
    • Veillez bien à ce que les chaussettes ne comportent pas un ruban élastique qui va trop serrer le mollet, et gêner la circulation du sang, sans entraîner de douleurs en cas de neuropathie. Une chaussette doit tenir en place par sa surface de contact élastique avec la jambe, et non par une zone élastique à l'extrémité de la chaussette.
    • Ne marchez jamais pieds nus, même chez vous : utilisez des pantoufles ou des chaussures d'intérieur légères, offrant une protection suffisante des orteils en cas de chute d'un objet sur le pied.
    • N'essayez jamais de vous réchauffer les pieds devant un radiateur, une cheminée, avec des bouillottes, coussins, chaufferettes ou couvertures chauffantes.

     

    Que faire en cas de callosités

    Il ne faut jamais négliger les callosités, parce que tôt ou tard elles conduisent à un mal perforant qui n'aura aucune tendance à cicatriser.

    Les callosités ont toujours une cause qu'il faut rechercher

    • Atteinte des artères, ou surtout des nerfs (diminution de la sensibilité profonde),
    • Mauvaise position du pied : pied plat, pied creux, orteil «en marteau», «en griffe»...
    • Chaussure ou support plantaire mal adaptés ou détériorés (examinez vos chaussures avec la vue et les doigts à l'endroit correspondant à la callosité).

    Pour préciser cette cause, consultez votre médecin avec vos chaussures habituelles «de tous les jours» afin qu'il puisse les examiner et confronter les constatations de l'examen de vos pieds avec les constatations de l'examen de vos chaussures. Ce n'est qu'en traitant cette cause que la callosité ne se reformera pas.

    S'il n'y a pas de cause évidente liée à la chaussure, la prescription de supports plantaires de décharge pour mieux répartir le poids du corps sur la voûte plantaire, peut être nécessaire afin de limiter l'hyperpression qui favorise la callosité.

    Attention, pour décharger la callosité, il faut charger une autre zone du pied avec risque de créer une autre callosité. Dans les cas où les pieds sont très abîmés ou très fragiles, il peut être indiqué de faire confectionner deux paires de supports plantaires avec des points d'appui légèrement différents, à porter à tour de rôle chaque jour, comme pour les chaussures.

    Il est absolument nécessaire de préciser au technicien qui fabriquera vos supports plantaires, que vous êtes diabétique et quel est le degré d'insensibilité de vos pieds.

    Chez les diabétiques :
    • Les supports plantaires en matière plastique ou contenant du métal ne doivent pas être utilisés.
    • Le conseil habituel «Voilà vos supports plantaires, portez-les pendant quelques jours et revenez me voir si cela vous fait mal» est une erreur professionnelle qui peut conduire rapidement à une plaie étant donné la diminution de la sensibilité à la douleur.
    • Après quelques jours, le technicien qui a fabriqué vos supports, ou votre médecin, doivent examiner soigneusement vos pieds pour vérifier qu'il n'y a pas de conflit pied/chaussure et notamment pas de point d'appui excessif.

    Rappelez-vous que la durée de vie normale des supports plantaires portés tous les jours est en moyenne de six mois. Les porter plus longtemps vous expose à l'apparition de nouvelles callosités ou de plaies.

    Les callosités doivent être soignées

    La résolution du conflit pied/chaussure permet de réduire le risque de mal perforant mais ne parvient souvent pas à empêcher l'apparition de toute callosité.

    Dans les mains d'un spécialiste averti de l'insensibilité du pied du diabétique, les callosités peuvent être meulées ou coupées avec précaution. Si une meuleuse électrique est utilisée, il faut faire très attention à l'échauffement de la peau, tout particulièrement chez les diabétiques dont la sensibilité des pieds est diminuée.

    Le gros du travail doit être fait par quelqu'un de compétent, et le seul instrument que le diabétique puisse utiliser lui-même est la pierre ponce pour éviter que la callosité se reforme.

    Dans tous les cas n'utilisez jamais vous-même des instruments pouvant vous blesser (lames de rasoir, couteaux, ciseaux, râpes, meuleuse électrique...) ni de pommades coricides qui sont très agressives.

    N'utilisez pas non plus des bains de pieds prolongés pour ramollir les callosités. L'idée apparemment correcte est cependant fausse. En effet, la plupart des callosités sous souvent fissurées, et les bains de pieds prolongés créent une macération au fond de ces fissures, qui favorise la pénétration en profondeur, dans les tissus sains, des microbes qui se trouvent dans le fond de ces fissures.

    Réduire très régulièrement l'épaisseur des callosités avec une pierre ponce est fondamental pour prévenir l'apparition du mal perforant.

    Il est de loin préférable d'utiliser la pierre ponce une fois par semaine, ou plusieurs fois par semaine si cela est nécessaire, que d'aller tous les mois chez un pédicure.
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  • La polynévrite et les mononévrites

    La polynévrite

    La polynévrite est la forme la plus fréquente de neuropathie diabétique, et elle représente environ 90 % des neuropathies périphériques diabétiques.

    C'est une atteinte diffuse, bilatérale et grossièrement symétrique des extrémités des membres, beaucoup plus souvent aux pieds «en chaussette» qu'aux mains «en gant» (atteinte préférentielle des fibres nerveuses les plus longues de l'organisme).

    Son installation est progressive et son mécanisme est la conséquence de l'hyperglycémie chronique, ce qui explique sa topographie bilatérale. Il y a perturbation des échanges de sodium, de potassium et de calcium qui se font normalement entre l'intérieur et l'extérieur des fibres nerveuses pour assurer la conduction nerveuse.
    Cette perturbation des échanges est la conséquence de deux types de phénomènes : altérations diffuses des microvaisseaux nourriciers des nerfs un peu comme celles pouvant atteindre les vaisseaux rétiniens (il en résulte notamment un œdème du nerf) et perturbations métaboliques (transformation en sorbitol, du glucose en excès dans le nerf, sous l'action d'une enzyme appelée aldose-réductase ; modification par le glucose, des protéines présentes dans le nerf).

    Pendant de nombreuses années, seul un examen par le médecin peut la mettre en évidence, puis apparaissent des manifestations qui peuvent être de trois types :

    • Le plus souvent, il s'agit de fourmillements, de démangeaisons, de sensations de froid ou de chaud, ou de sensations de «coups d'aiguille». On parle de paresthésies lorsque ces sensations anormales sont spontanées et de dysesthésies lorsque ce sont les stimulations externes, comme le contact ou la pression par exemple, qui entraînent ces sensations anormales.

    • Des douleurs peuvent également être ressenties, volontiers plus intenses la nuit, parfois intolérables avec sensation d'écrasement ou de brûlure, de façon continue ou intermittente. Dans certains cas, il y a également modification du seuil à partir duquel la douleur apparaît : soit la douleur apparaît pour une stimulation externe très modeste qui n'entraînerait normalement pas de douleurs (effleurement par exemple), soit seules les stimulations fortes entraînent des douleurs et elles sont beaucoup plus intenses que ce qu'elles devraient normalement être.

    • Parallèlement aux paresthésies, dysesthésies et éventuellement douleurs, ou même sans beaucoup de paresthésies, dysesthésies et douleurs, il y a disparition des réflexes aux talons et aux genoux lors de l'examen par le médecin, et altération des différentes sensibilités du pied :

    - Atteinte de la sensibilité au chaud (la température d'un radiateur ou de l'eau d'un bain de pieds n'est pas perçue comme excessive).
    - Atteinte de la sensibilité au froid (le carrelage de la salle de bain n'est pas perçu comme froid).
    - Atteinte de la sensibilité au toucher (impression de marcher «comme sur un tapis»).
    - Atteinte de la sensibilité à la douleur (un petit caillou dans la chaussure, une craquelure dans la semelle de la chaussure, le frottement du cuir sur la peau, un laçage trop serré des chaussures... ne sont pas perçus).
    - Atteinte de la sensibilité profonde (cette sensibilité transmet des informations sur la position des membres, des pieds et des orteils, sans avoir à les regarder, ainsi que sur les vibrations et les pressions ; son atteinte contribue beaucoup au mal perforant, mais malheureusement elle n'entraîne pas de symptômes qui avertissent de son existence).

    Ces altérations des différentes sensibilités seront envisagées en détail à propos du mal perforant.

    Il s'y associe également une atteinte végétative (atteinte des nerfs de la transpiration, atteinte des nerfs qui commandent le diamètre des vaisseaux, fragilisation osseuse).

    Les atteintes motrices sont par contre rares dans la polynévrite, et lorsqu'elles sont présentes, elles sont discrètes et il n'y a généralement pas perception d'une faiblesse musculaire.

    L'évolution de la polynévrite diabétique n'est pas très bonne :

    • Les douleurs disparaissent dans un peu plus de la moitié des cas.
    • Les paresthésies et les dysesthésies ne disparaissent que rarement. Elles ont souvent une évolution fluctuante avec des phases de stabilisation et d'aggravation, mais même s'il y a atténuation des symptômes, les pieds demeurent extrêmement vulnérables avec haut risque de plaie et de mal perforant.


    Les mononévrites

    Il s'agit d'atteintes isolées d'un nerf (mononévrite) ou de plusieurs nerfs de façon disséminée, simultanée ou successive, comme au hasard, jamais symétriques dans leur installation (on parle alors de multinévrite).

    La fréquence des mononévrites et multinévrites peut-être estimée à environ 10 % des neuropathies périphériques diabétiques.

    Contrairement à la polynévrite, leur début est brutal, le plus souvent en relation avec une atteinte des petits vaisseaux qui nourrissent le nerf (le sang n'irrigue plus suffisamment le nerf et celui-ci ne reçoit alors plus suffisamment d'oxygène et de nutriments) mais parfois il s'agit d'une compression d'un nerf fragilisé par le diabète (en l'absence de diabète, la même compression n'entraînerait pas aussi rapidement une mononévrite).

    Ces mononévrites se traduisent habituellement par des douleurs (avec souvent une recrudescence nocturne) et des signes moteurs déficitaires (moindre force musculaire) :

    Les membres inférieurs sont le plus souvent concernés, et les symptômes surviennent souvent après un effort, ou sont constatés après une position assise prolongée jambes croisées :

    - Cruralgie, atteinte la plus fréquente, témoignant d'une atteinte du nerf crural, entraînant des douleurs de la partie antérieure de la cuisse, une faiblesse musculaire pour monter les escaliers ou pour se lever d'une chaise, puis une amyotrophie (diminution du volume du muscle de la partie antérieure de la cuisse).
    - Méralgie paresthésique entraînant des sensations de brûlure à la face externe de la cuisse et de la hanche.
    - Névrite sciatique poplitée externe, atteinte plus rare, entraînant des douleurs dans la jambe et une difficulté à relever le pied.

    Les membres supérieurs sont moins souvent touchés (nerf radial, nerf cubital, nerf médian). Il s'agit alors souvent d'une neuropathie compressive : compression du nerf médian au niveau du poignet (canal carpien) ou compression du nerf cubital au niveau du coude.

    • L'atteinte des nerfs oculomoteurs (nerfs qui commandent les mouvements des yeux et des paupières) est parmi les plus fréquentes : on estime qu'un tiers des paralysies oculomotrices sont d'origine diabétique. Des douleurs précèdent souvent la paralysie de quelques jours, et assez souvent la paralysie apparaît lorsque cessent les douleurs. Ces atteintes peuvent entraîner une vision double (diplopie), un strabisme, une chute de la paupière. Parfois, il y a un dédoublement de l'image dans le sens vertical dont le diabétique n'a pas clairement conscience, car il le compense en penchant un peu la tête. Par contre, le diamètre de la pupille est rarement modifié en cas de mononévrite oculomotrice due au diabète.

    • Les autres nerfs crâniens peuvent également être atteints par le diabète, notamment le nerf qui commande les muscles de la face, ce qui entraîne une paralysie des muscles d'un côté du visage (paralysie faciale).

    • L'atteinte des autres nerfs est plus rare, mais possible, et il n'est pas de nerf dont l'atteinte n'ait été décrite.

    L'évolution des mononévrites est habituellement bonne, quelle que soit la nature du traitement :

    • Si la lésion vasculaire ou la compression n'ont pas entraîné une destruction du nerf, une régénération nerveuse peut se produire par bourgeonnement de la racine vers l'extrémité. Cette régénération est cependant très lente, de l'ordre d'un millimètre par jour.
    • La qualité de la récupération dépend de la nature et de l'étendue de la lésion (sévérité de l'atteinte vasculaire, durée et intensité de la compression), et de la longueur du nerf qui peut varier de quelques centimètres (nerfs crâniens) à plus d'un mètre (nerfs des pieds).
    • La guérison peut nécessiter quelques mois à plus d'un an, et elle peut être incomplète.
    • Il peut y avoir récidive de la mononévrite, soit pour le même nerf, soit pour un autre nerf.


    En résumé

    • La polynévrite est très fréquente, à début progressif, à localisation symétrique aux extrémités, à symptomatologie sensitive puis douloureuse, avec évolution vers l'aggravation progressive en l'absence de traitement correct du diabète, avec haut risque de plaie des pieds ou de mal perforant, et son mécanisme est essentiellement métabolique.

    • Les mononévrites sont rares, à début brutal, à localisation asymétrique, à symptomatologie douloureuse ou motrice déficitaire, avec évolution spontanément favorable, et leur mécanisme est vasculaire ou compressif.

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  •  Qui est concerné ?
    La personne :
    - Qui a déjà eu une plaie au pied
    - Dont le diabète est mal équilibré ou évolue depuis 15 ans
    - Qui a des problèmes de vue ou de reins
    - Qui a une perte de sensibilité, une déformation des pieds 
      et/ou une mauvaise circulation artérielle
    - Qui ne peut s’examiner aisément les pieds
     
    Pourquoi un pied diabétique ?
    Le pied souffre des complications du diabète parce que :
    - Il y a une perte de sensibilité et une déformation 
      (neuropathie)
    - Il y a une mauvaise circulation (artérite)
    - Il y a une raideur des articulations
     
    Comment prévenir ?
    Réduire le risque !
    - Bannir le tabac
    - Abaisser le taux de cholestérol
    - Limiter la consommation d’alcool
    - Intensifier l’exercice physique
    - Surveiller la tension
    - Equilibrer au mieux le diabète
     
    Comment éviter une plaie ?
    Il existe toujours un facteur déclenchant :
    - Chaussures inadaptées
    - Marche pieds nus
    - Hygiène insuffisante
    - Bains de pieds prolongés
    - Soins de pédicurie maladroits
     
    Que faire en cas de plaie ?
    - Désinfecter avec une compresse stérile et un antiseptique
    - Couvrir la plaie avec une compresse stérile sèche 
       maintenue par un sparadrap hypoallergénique
    - Ne jamais utiliser de pommade ni d’antibiotiques locaux
    - Consulter rapidement votre médecin même pour une plaie
       minime
    - Etre en ordre de vaccination anti-tétanos (valable 10 ans)
     
    Qui peut vous aider ?
    - Votre médecin généraliste
    - Un infirmier spécialisé en soins de plaie ou en diabétologie
    - Un podologue gradué, reconnu par l’INAMI
    - Des médecins spécialistes (chirurgien vasculaire,
    - Orthopédiste, diabétologue, dermatologue)
    - Les cliniques du pied diabétique des centres conventionnés
     
    Le Passeport du diabète
    Il permet de mieux organiser et coordonner votre traitement, 
    de suivre l’évolution de votre état de santé car toutes les 
    informations importantes s’y trouvent.
    Il s’obtient auprès de votre mutuelle sur prescription de votre
    médecin traitant
     
    Il donne droit au remboursement de deux soins de podologie 
    par an.
    Si vous êtes à risque
     
    Dernières Instructions
    Examinez vos pieds tous les jours
    Désinfectez une plaie dès son apparition
    Consultez rapidement si vous présentez 
    une blessure, même minime, 
    au niveau du pied
    Faites un examen de dépistage 
    tous les ans
     
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  • LE GROUPE DES PERSONNES DIABETIQUES DE
    BRUXELLES 

    organise une conférence le 18 octobre 2007 à 14h 
     
    "Comment reconnaître le diabète et ses infections"

      animée par le Docteur REYNDERS
      diabétologue

    A l'Association Belge du Diabète place Homère Goossens 1, 1180 Bruxelles

    Réservation : 02.374.31.95 - Fax 02/374.81.74
    email : abd.diabète@skynet.be


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  • LA NEUROPATHIE
     
    La neuropathie est une complication grave du diabète. C’est une atteinte du système neurologique. Elle peut causer plusieurs problèmes de santé importants.
     
    Le système neurologique est composé de nerfs qui s’étendent partout dans le corps humain.
    Il commande l’ensemble des réponses de notre organisme à différents stimuli.
    Les nerfs sont  comme une autoroute qui permet le déplacement de signaux tels que la faim,
    la douleur, l’envie d’uriner, la perception des sons et des couleurs, la perception de la
    température ambiante, ou encore les mouvements.
     
    LE SYSTEME NERVEUX
     
    Le système nerveux est composé de plusieurs éléments :
     
    Le système nerveux central, constitué par le cerveau et la moelle épinière.
    Le système nerveux périphérique, constitué par :
    des nerfs sensitifs qui amènent à la moelle épinière puis au cerveau les informations en provenance des organes des sens,
    et des nerfs moteurs qui transmettent aux muscles les mouvements commandés par le cerveau.
    Le système nerveux végétatif, constitué par des nerfs dont les terminaisons sont situées au niveau des organes, des tissus et des vaisseaux.
    Il existe deux types de fibres (système sympathique et système parasympathique) dont les effets sont opposés. Par exemple : une accélération / ralentissement du cœur, des intestins :
    dilatation / contraction des bronches, de la pupille de l’œil, des sphincters ;
    stimulation / diminution de la sécrétion des intestins, des bronches : dilatation des vaisseaux…
    La neuropathie diabétique peut perturber le fonctionnement :
    du système nerveux périphérique : troubles de la sensibilité périphérique et mal perforant plantaire et du système nerveux végétatif : troubles digestifs, gastroparésie, entéropathie,
    vessie hypoactive ou hyperactive, impuissance.
     
        
    Quels sont les symptômes ?
     
    * Sensation de Brûlure
    * Des douleurs lancinantes
    * Sensation de décharges électriques
    * Sensation de coups de couteau
    * Sensation de picotements, d’engourdissements des membres, de fourmillements sous la peau
       ou de légères piqures d’aiguilles qui peuvent être douloureuses ou non douloureuses
     
    Il existe trois types de symptômes liés aux douleurs neuropathiques :
     
    1. Neuropathie douloureuse aiguë :
    L’atteinte est précoce et souvent aggravée pendant la nuit. Elle touche souvent les pieds.
     
    Les symptômes se présentent sous forme de :
     - Picotements
     - Fourmillements
     - Diminution de la sensibilité
     - Perte totale de la sensibilité
     - Impression de brûlure
     - Endormissement, engourdissement
     - Douleur à la palpation
     - Trouble de la sensibilité à la chaleur, au froid
     - Douleur au contact des vêtements, des draps de lit….
     
    2. Neuropathie douloureuse chronique :
    L’atteinte est tardive. Les symptômes sont similaires à ceux de la neuropathie aiguë.
     
    3. Complications de la neuropathie diabétique mal traitée :
    Douleurs chroniques des membres inférieurs
    Diminution, voire perte de sensibilité, surtout au niveau des pieds.
    Il s’agit d’une perte de sensibilité à la douleur, au chaud et au froid. Les coupures,
    cloques et d’autres petites blessures ne peuvent être détectées que grâce à un contrôle régulier
    des pieds. La perte de sensibilité conduit aussi à de fréquentes brûlures puisque les patients ne
    sentent plus la chaleur, à une perte d’équilibre et à de fréquentes chutes car les patients non
    plus une bonne sensibilité au sol.
    Mal perforant plantaire : il s’agit d’une lésion de la peau qui devient de plus en plus profonde
    (absence de cicatrisation), localisée à la plante des pieds et apparaissant aux points d’appui.
    Le mal perforant plantaire est généralement secondaire à une diminution, voire à une abolition
    de la sensibilité de la peau.
    Gangrène : elle correspond à l’affaiblissement ou à la mort d’un tissu du corps dû à l’écoulement restreint du sang dans cette partie du corps. Dans le cas du diabète, la gangrène se limite généralement à un orteil ou à une partie du talon.
    Lorsque le tissu est mort, il devient noir et l’unique solution est l’amputation.
    Pied de « Charcot » : pied déformé suite à des multitudes petites fractures.
     
    La douleur et la diminution de la sensibilité peuvent être présentes en même temps.
    C’est ce qui rend difficile le diagnostic de la douleur neuropathique.
     
    Si vous souffrez d’un ou plusieurs symptômes décrits ci-dessus, vous êtes probablement atteint
    de douleurs neuropathiques. Parlez-en sans tarder à votre médecin.
     
    LA PREVENTION
     
    Il y a plusieurs mesures de prévention et la principale demeure un bon contrôle de la glycémie.
     
     
     
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    N°50/5 - Septembre/Novembre 2007

    19

    Faire connaissance avec votre Association

    ses publications (revue, Guide, fascicules sur l’alimentation, les problèmes sociaux, les complications,...)

    ses activités (séances d’information,ateliers, séjours de vacances éducatives et sportives pour jeunes 
    diabétiques, services proposés aux membres,…


    ses groupes de patients de Bruxelles et de Wallonie, ses Maisons de l’ABD

    Rencontrer

    d’autres personnes diabétiques, les membres actifs au sein de l’Association

    les collaborateurs du secrétariat central, des associations locales, des Maisons de l’ABD

    des Conseils médical et éducatif, infirmier et diététique bref tous ceux qui de près ou de loin collaborent 
    aux activités de votre Association.

    Assister

    aux conférences données par des experts, aux ateliers interactifs sur l’alimentation et les problèmes sociaux

    S’informer

    sur les nouvelles techniques de traitement et d’auto-contrôle, sur la prévention des complications 
    sur l’alimentation adaptée, sur les modalités de prise en charge et la législation

    Le Salon du Diabète s’adresse à tous

    aux personnes diabétiques et leur entourage

    aux personnes à risque de développer un diabète

    au personnel soignant médical et paramédical

    au grand public

    Serrons-nous les coudes et tous ensemble relevons le défi sanitaire que constitue le diabète.


    ABDnew-20logo.jpg

    Quelques





    12/10/07 14-18h

    12/10/07 12-18h
    13/10/07 10-17h

    Bruxelles Expo, Palais 11

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